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(BnF Gallica
Revue de la Société d'histoire
et de géographie d'Haiti
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France --- Page 2 ---
(BnF Gallica
Société haïtienne d'histoire et de géographie. Auteur du texte.
Revue de la Société d'histoire et de géographie d'Haïti. 1931-0601.
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Source gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale deF France --- Page 4 --- --- Page 5 ---
REVUE
DE LA
PAT:
a'Histoire et de Géographie d'Haîti
Société
(Haiti) Juin 1931
Vol. 2 No 8 Port-au-Prince
SOMMAIRE
*
Henri Christophe par D. VAVAL.
Introduction à la Botanique haitienne Dr E. L.EKMAN
Notes
F a
PRIX: UNE GOURDE
IMPRIMERIE V. VALCIN
@
1518; Rue du Docteur. Aubry, 1518.
PORT-AU-PRINCE, HAITI.
1931.
c S063371
524 1a
Haîti
Société
(Haiti) Juin 1931
Vol. 2 No 8 Port-au-Prince
SOMMAIRE
*
Henri Christophe par D. VAVAL.
Introduction à la Botanique haitienne Dr E. L.EKMAN
Notes
F a
PRIX: UNE GOURDE
IMPRIMERIE V. VALCIN
@
1518; Rue du Docteur. Aubry, 1518.
PORT-AU-PRINCE, HAITI.
1931.
c S063371
524 1a --- Page 6 --- --- Page 7 ---
"
REVUE
DE LA
SOCIETT DIUSTOURE ET DE. BEDGRAPIUE D'RAITI
VMTMNINSES
Vol. 2 No 3 Port-au-Prinee
(Haiti) Juin 1981
LE ROI D'HAITI HENRI
CHRISTOPHE L'HOMME ET SON CUVRE DE
GOUVERNEMENT
par Duraciné VAVAL
( Conference prononcée le 6
Société d'Histoire et de
Décembre 1925 à la
Géographie d'Haiti).
=
L'homme dont nous allons nous
plus considérables que notre
occuper est un des
des excès. Mais que de hardiesse race aitp produits. Il commit
conceptions !
et de beauté dans ses
Dans tout ce que lon raconte sur
nation créatrice de la
Christophe, limagipart. La légende donne légendé de lui entre pour une notable
découvertes
une image qui permet des
nue, la lanterne profondes à la
dans son âme. Lhistoire. est ve.
cette vie. Elle dresse main, préciser les faits essentiels de
plus réelle, n'est
à son tour une vision qui, pour être
Il convient de pas pourtant plus vraie. -
avec celles de T'histoire synthétiser les données de la légende
coritempler la véritable pour avoir quelque chance de
sonnage extraordinaire. physionomie morale de ce persévérité cruelle ! En
Que l'on concède qu'il fut d'une
partage les plus solides revanche, vertus reconnaissez qu'il eut en
à la famille, lamour de
privées : le dévouement
l'ordre, la pureté des moeurs, le
Il convient de pas pourtant plus vraie. -
avec celles de T'histoire synthétiser les données de la légende
coritempler la véritable pour avoir quelque chance de
sonnage extraordinaire. physionomie morale de ce persévérité cruelle ! En
Que l'on concède qu'il fut d'une
partage les plus solides revanche, vertus reconnaissez qu'il eut en
à la famille, lamour de
privées : le dévouement
l'ordre, la pureté des moeurs, le --- Page 8 ---
personnelle. Possède-t-on une
sentiment de la dignité
réagisse sur tout Têtre?
seule de ces qualités sans qu'elle
vices de Christophe
Il ne reste pas moins ce fait, queles individualité proé
furent extrêmes. Cela provient de- sonla masse des
minente et forte. Tout homme supérieur.à
C'est
mortels paie le privilèze que lui départit la nature,
qui les tourmente qu'ils doivent leurs excenau génie
tricités:
même d'énergie nerveuse qui les porLaccumulation
amène par
te à dépasser de-la tête les autres-humains Cette intraicontrecoup des désordres dans Torganisme.
si muldont Christophe. donna des preuves
table rigueur
pour ne pas en pâtir; quelle
tipliées qu'on se survéillait
rançon peuten est Ia cause, sinon un état névrosique, active. Ce chef
être inévitable de tant de puissance
prévalaient
obeissait à des suggestions inconscientes qui autoritaire
sur la raison.. Impossible à ce tempérament à 'se gharger
de s'imposer un frein. Ce qui 1 le condamne. il n'eût prode fautes que, plus.maitre de ses passions,
les actes
commises. A ne considérer que
bablementpas
on relève une sécheresse. - de
extérieurs de Christophe,
excessif orgueil.
coeur qui n'est égalée que : par son
constitue le fond de : ce caractère. Quand
L'orgueil devint roi d'Haiti, ilse crut tout permis parce
Christophe
homme est roi, il
que roi. Napoléon disait: ( Dès qu'un
linstinct de; la
est à part de tous; etj'ai toujours Alexandre trouvé
le Grand de
vraie politique dans l'idée qu'eut
rapportées par
se faire descendre d'un dieu>. (Paroles
Mme de Rémusat.)"
Comment souteLe roi d'Haiti ne pensait aitrement.
des rois et la
nir qu'il trouva dans sa.famille la sainteté
des dieux ? Ne lavait-on pas vu au Cap exerçant
majesté
Ne sait-on pas qu'il fut majordome
l'état de domesticité?
accroire qu'il était pré*
d'hôtel? Nimporteli il laissera
destiné à jouer sur la scène du monde un rôle, supérieur.
Il fit répandre le bruit, que des puissances, d'entourer invisibles sa
Tinspiraient, le. protégeaient. Il essaya
qui forme-1 le, fond de l'hisde ce-merveilleux
personne, :
majesté
Ne sait-on pas qu'il fut majordome
l'état de domesticité?
accroire qu'il était pré*
d'hôtel? Nimporteli il laissera
destiné à jouer sur la scène du monde un rôle, supérieur.
Il fit répandre le bruit, que des puissances, d'entourer invisibles sa
Tinspiraient, le. protégeaient. Il essaya
qui forme-1 le, fond de l'hisde ce-merveilleux
personne, : --- Page 9 ---
et de la romaine. Il créa une sorte de
toire grecque
dont les initiés se commusecte ayec rites et symboles
le roi, il
niquaient par des sigues convenus. A-entendre lui révén'ignorait rien de ce qui se passait. Les esprits
de
laient la vérité. Réellement, il tirait ses informations
su police secrète.
du haut de la tourelle
Lui-mème, armè de longue-vue,
observait
les figures et les gestes,
de son palais, épiait mettait au compte de ses converfoule de choses qu'il
sations avec Ies. dieux invisibles.
douter
Si la pensée de Napoléon estjuste, saurait-on de la vraie
le Chef du Nord ne fat doué de linstinct
que
politiquet
surgit cet homme
Pourtant de quel bas-fond impur sur' un trône!, Lui
qui, né dans l'esclavage, se pavana réservées aux gens
aussi supporta les amérès injustices
Les tourments des siens ne constituaientde sa couleur.
folles richesses du colon? Eat-on
ils pas la source des
de sa race?. Ne
jamais des larmes pour les infortunes:
la mojndre
suppliciait-on pas les pauvres africains pour
peccadille?
sur lès habitations, les
Le bruit du fouet marquait, des églises:
heures du jour comme la cloche
à la
même
les alluvions de la mer façonnent
De
que
ses flots, de même l'amlongue les grèves où se bercent idées de lucre, ses préjugés su-
"biance, avec ses fausses' du droit influe après un cerrannés, son mépris brutal humain. Toute notre vie intain temps sur Porganisme des causes. Le milieu envedividuelle est la résultante
modela dans ses contours
loppa Tâme de Christophe, la
D'où ce manet, en sculpta l'image à sa réssemblance. fréquemment
humaine, reproche
que de compassion
adressé à ce héros.
comment lui :
Poui ce qui concerne son despotisme, évident que la
vouloir outre mesure? N'est-il pas
-en
absolutiste constitue un des éléments psychotendance
national? Quand PHaitien
logiques de notre . caractère
il-faut que sa volonté
est à la tête des affaires publiques,
Christophe, la
D'où ce manet, en sculpta l'image à sa réssemblance. fréquemment
humaine, reproche
que de compassion
adressé à ce héros.
comment lui :
Poui ce qui concerne son despotisme, évident que la
vouloir outre mesure? N'est-il pas
-en
absolutiste constitue un des éléments psychotendance
national? Quand PHaitien
logiques de notre . caractère
il-faut que sa volonté
est à la tête des affaires publiques, --- Page 10 ---
4 --
toul. A Poccasion, la liberté, élève
prévale en dépit.de à barrer la route à Tarbitraire. Mais,
sa voix et cherche
reste le plus souvent une arme
la liberté, chez nous,
ull thème à discours dans
dans les mains des-partis affamés ou
de domination. Entenla bouehe des politiciens
dez-les crier à la mullitude crédule :
1 > Ils sont sincères au moment
( A bas.Toppression clameur. Ils vont jusqu'à donner
où ils poussent cette
l'écrasement de la tyrannie gouverneinenleur vie pour
Réussissent-ils à mordre au
tale. Fort bien cela 1..
naturel redu.pouvoir ? Aussitot.le
fruit empoisonné et ils deviennent à laurtouroppresseurs
prend le dessus;
et dictateurs !
oublie ! Ne viC'est César qu'on, imite et Brutus qu'on de feu cireuvous-nous pas sur ! 1l sol où des torrents
sourdelent dans nos, veines, où des volcans mugissent d'une fore exu-:
ment sous-nos pas 1 Sol tout recouvert énervants qui exasbérante. dont émanent des effluves. le tempérament à
pérent la sensibilité et prédisposent
des actes de rudesse.
dire par là que la conscience
Nous n'entendons point
montantes de Pinstinct. Il
ne doit refouler les vagues
pour mieux
convenait d'entrer dans ces particularités
de cértains traits de tempérament
se rendre compte
chez Christophe.:
chance
à lire et à
Tout jeune, il eut la
d'apprendre d'instruction qu'il
écrire. Il s'instruisit lui-même. Le peu
en toutes 'cirne
lui suffire pour saisir
se donna
pouvait
cônstances. la pleine vérité.
subalternes où le sort
Se dégontant des situations
dans
comme soldat. Il ne possédait
l'attela, il's'engagea
grade infime à Pheure où, sous
la milice coloniale qu'un
il prit part à la
le commandement du comte d'Estaing, contre la Grandeguerre des Etats-Unis d'Amérique
Bretagne.
Il fut blessé à Savannah,
les évènements dé:
Apeine retourné à St-Domingue,
retentit de
Le bruit des armes
1789 se déclanichérent.
seconda par son
tous côtés dans'la' colonie. Christophe
il's'engagea
grade infime à Pheure où, sous
la milice coloniale qu'un
il prit part à la
le commandement du comte d'Estaing, contre la Grandeguerre des Etats-Unis d'Amérique
Bretagne.
Il fut blessé à Savannah,
les évènements dé:
Apeine retourné à St-Domingue,
retentit de
Le bruit des armes
1789 se déclanichérent.
seconda par son
tous côtés dans'la' colonie. Christophe --- Page 11 ---
5individuelle Pidéer de liberté germée dans la bonaction
désormais prète à déchirer les
ne terre de notre. ile .et
de ténèbres;ou elle palpitajt, mystérieuse.
euveloppes Mélé dans les rangs de nios premiers combattants à
du, droit, il commença à se signaler -
pour.la cause
Paffaire. du' 30 Ventose (1),
Pattention dès siens: Après
de bataillon. SanToussaint Téleva au grade de chef
tour le
colonel. Le commissairethonax à son
promut
de la Petite Anse,
français lui confia Todministration du
Le
d'oû il passa à celle. de la place
Cap-Franiçais. la plus haute siPremier des Noirs eil yient à occuper
tuation militaire et politique dans la colonie.
Rigaud méconnait son autorité.
Toussaint dirigea coutre cet adversaire ses foudroyan- de
sous les ordres immédiats
tes légions. Christophe, puissamment à la pacification du
Dessalines, contribue lutte' civile, dont on a dit tant dè
Sud. Au cours de cette
logique et néceschoses et qui est pourtant dans Pordre
saire des faits, la vraie nature de cet officier-général
se fait jour 1
habile à exécuter un plan d'attaBrave, courageux,
inflexible de tempérament !
que, par contrei combien
: Les femmes mêmes ne
Nul égard pour les blessés:
d'airaintrouvent de proteetion nàlombre de son bouchier
avoir sur la guerre des idées moyen-ageuses.
Il semble
dans la répression, il se montrea aveu-.
Est-ce pourquoi,
'I :
gle comme le destin.
devant la rade du Capà,
1802 I Leclerc se présente Le général : Henri Chris,.
la tête de larmée d'expédition.
Voir notre conférence : Le Génie politique de Tousminctonverture
publiée (1). dans le Moniteur du 23 Avril au Lhérisson 7 Mai 1923. sur la Bataille de Savannah
20 Note communiquée par M. Gaius
du jeudi 9 Octobre 1779. at Savannah by bravely covering its retreat.
C This legion saved àrmy rendered signal services at that time, were : André,
Among the blacks who
Lambert, who latterly becomé gêne- of
Beauyais, Rigaud, Villate, Beauregard, Henri Christophe, tlie future king >
rals inder the Convention received including a dangerous gunshot wound in Savannah. the United
Haiti( Henri Christophe by thé Honorable Richard Rush, Minister of Society.
Paper secured
in the Pensylvania Historical
States to Paris, in 1849-and U. A. Washington, p. C. 1889.
1779. T. G. Steward.
EEWa
By
,
Among the blacks who
Lambert, who latterly becomé gêne- of
Beauyais, Rigaud, Villate, Beauregard, Henri Christophe, tlie future king >
rals inder the Convention received including a dangerous gunshot wound in Savannah. the United
Haiti( Henri Christophe by thé Honorable Richard Rush, Minister of Society.
Paper secured
in the Pensylvania Historical
States to Paris, in 1849-and U. A. Washington, p. C. 1889.
1779. T. G. Steward.
EEWa
By --- Page 12 ---
:
6toplie, gouverneur de-la ville, parla au Chef
langage en rapport avec le
français le
vous descendez, la terre dramatiqué de l'heure. ( Si:
se réalisa eli tous poiits. vous Neufa brulera. D Prophétie qui
fière et brave arinée qui sé onze nois passés, cette
St-Domingue des brassées dè précipita pour récolter à
-dans lé néantdun morne
lauriers y vint s'abimer :
branches de cyprés:
tomhbeau, -
qu'ombrugerent des
Dommage que Christophe, udmirablément
Toussaint au déliut des hostilités, ait tant
dévoué à
suite! n fit défection le 26 Avril
faibli dans la
Francais avec une centaine de
1802 eir favéur des' 1
de douze cerits hommes.
pièces d'artillerie et] plus -
dans. lame de Toussaint. Coup qui jetà Ja Consternation
Il ne restait
au Premier des'Noirs que la
d'autre alternative
général ou le' repli sans gloire soumission et sans au Capitaine
inaccessibles montagnes. Lourdé
profit dans hos -
racheta éh combattant plus tard, faute que Christophe :
vahisseufs jusquedans leurs
sans relâche, les. en- *
Il fut un des principaux artisins suprèmes retranchements!
tionale. II participa di tous les
de Tindépendance" na-.
Pennemi, et particulierement.a grands combats livrés à
Cap, en-Novembre 1803,à la suite Tassaut-formidable du
commandant supérieur de la -division duquel on le'promut.
avec le Cap pour cheflieu et comme militaire du Nord,
pire proclamé, il devint
résidence. L:ms
terre et de mer-dur territoire généralissime des forces des
lufvalut la suecession de -d'Harti. Gest .ce titire- qui
Assemblée Constituante Dessalines. Notre première
Décembre: 1806. Se rendant l'élut Président d'Haiti. le 28..
Portau-Prince;
à la tête de son armée, à
on'luien
pour préter le serment
barra Ie passâgei H dut
constitutionnel,
Les provinces du Nord;du
retourner sur ses pas..
lui déférérent la
Nord-Ouest et de-lArtibonite.
première:
*
le titre modeste de Président Magistrature, d'abordis sous
ensuite sous la dénomination d'Hatti (17. Féyrier 1807),
28 Mar's 1811).
pompeuse de Roi: d'Haiti,
Aussitôt parvenu au premier rang,
Christophé se pré-
barra Ie passâgei H dut
constitutionnel,
Les provinces du Nord;du
retourner sur ses pas..
lui déférérent la
Nord-Ouest et de-lArtibonite.
première:
*
le titre modeste de Président Magistrature, d'abordis sous
ensuite sous la dénomination d'Hatti (17. Féyrier 1807),
28 Mar's 1811).
pompeuse de Roi: d'Haiti,
Aussitôt parvenu au premier rang,
Christophé se pré- --- Page 13 ---
sente au monde eu
son esprit, sortait come- réformateur de haute envergure, De
Il venait de.
le jet de feu de la, création.
probablemental passer la quarantaine, étant né
l'ile
en,1767, très
De belle stature. - (il desmint-tilristophe mesurait
ou à la Grenade.
légèrement obèse
près de six pieds de
avec un-buste un
haut),
port à T'ensemble du
il
peir long par rap-.
prestance naturelle. Son CorpS, ne. manquait pourtait de
vulgaire, Vous
air de grandeur
vous rappelez qu'en
imposait au
fection de Pétion au Haut du
1802, après la désé hativemnent dans le parti des: Cap, Christophe avait pasdominaient dans lés.environs insurgés. Les' Congos
Souci s'oublia un joui
du Cap. Le chef Sansà Tégard de
jusqu'à se conduire impoliment
Christophe, qui dans le
chargé par les Français, de le
temps avait été +
gnes de Plaisance.
traquer sur les montaSans-Souci lui en gardait rancune.
Christpphe sentant toute sa
re grossier et inculte,
supériorité sur cet adversai.
marcha seul contre le.chef bondit sur Pinsulte et, sabre haut,
terpella Sans-Souci, ( Ne arrogant des Congos: Il in-"
votre cheflui dit-il, colère. sentez-vous pas - que. je suis'
Sans-Souci,
pondit: ( Que voulez-vous général?
interloqué, rétophe, vops reconnaissez
Ah! répliqua Chrisvous, vous ne l'êtes
que je suis votre général, et
et vous n'osez. le uier pas, général;je suis donc votre chef
de ses bandes
>. Sans-Souci, malgré la présence
barbare
nombreuses, baissa la tête, penaud.
fut subjugué par le prestige de
Le
gravité majestueuse de Phomme.
Pautorité et la
yeux illuminés, le souile des
Christophe avait les
qui dénotent un, tempérament narines et le port dè tête
J'ai vu son portrait
volontairé et opiniatre-.
de son Académie authentique. exécuté par un artiste
royale de peinture. Le souverain
représenté campé sur un cheval
est
pleine de dignité et. un regurd
gris, avec une Agure'
son père,'s se tient le Prince parlant. Debout, près de
cérémonie oùr se
royal, en tenue de grande
faut bien croire remarque la. Croix de Saint-Henri. Il
que ce portait ressemblait
que clest lui-même qui en fit don au célebre. au Roi, puisWilberforçe
peinture. Le souverain
représenté campé sur un cheval
est
pleine de dignité et. un regurd
gris, avec une Agure'
son père,'s se tient le Prince parlant. Debout, près de
cérémonie oùr se
royal, en tenue de grande
faut bien croire remarque la. Croix de Saint-Henri. Il
que ce portait ressemblait
que clest lui-même qui en fit don au célebre. au Roi, puisWilberforçe --- Page 14 ---
8des Noirs au parlement britanilapotre et le-défenseur
nique.
allait.avoir sous un tel chef
Il n'y a pas à dire : le pays allait désormais voguer
un pilote hardi avec lequel il,
vers la haute mer; toutes voiles dehors! d'odministration peHenri 1er mit debout un système
de
machine. Quiconque se - détournait
glé comme une
ramené avec : rudesse, trop heula voie tracée,y étaitde la règle
reux s'il ne payait de sa vie Finobservance du
de Port-auimposée. Ayant confié - au cours
siège
de
les clefs du Mugusin aux poudres
Prince, en 1812,
son-homme de confiance,
Tarmée à Mr-Desroches père,
oumégarde en laissa : les portes grandes
celui-ci par
nuit. Le Roi d'Haiti le livra à un Conseil
vertes toute une
à mort. La, sentence fut
de guerre; qui le condamna
fat persundé qu'il n'y
exécutée, encore que Christophe de la part de ce malavait aucune idée de trahison négligence dans le deheureux, snuimentonapabl-de adopta les enfants' du
voir. En revanche le monarque éducation soignée. L'un
condamné-et les dota d'une
favori. Voilà Thomd'eux devint dans Ia suite son page
!
-
me chez Christophe
sévérité-ne s'étenNé.cmoYGZ-pas que cette.iinplacable
les affaires
dait - que SIT les choses militaires. Toutes rigidité impéétaient soumises à la même
du royaume
chargé dela perception des reverieuse.Le persolinel
avèc exactitude. Pernus de'TEtat dut s'en acquitter
détourner un liard
sonne n'oserait, pour rien au monde, moralité
desideniers du fisc. Le' souci de la
publique
s'intronisait dans les esprits. La comptabilité générale sans
se ténait : a jour. L'Hotel des Monnuies nécessaires frappait aux
discnnthuer les pièces'd'or et d'argent
d'un bout à
échanges. Le doublon d'Nspagne circulait
Un descendant de Wilberforce m'avait proposé d'offrir Chef de à la mon LéNote.
ce portrait de Christophe, alors' quej'étais haitien 'le
ne voulant
pouvertiehient gation d'Haiti à Londres ( 1909-1911 ) Le Gouvernement n'y avait pas de fonds disponibles
pas acquérir ce tableau Neinours sous prétexte Auguste, qu'il Ministre d'Haiti à Paris, put finalement
pour cet achat, M.
en devenir Pheureux posseseur.
berforce m'avait proposé d'offrir Chef de à la mon LéNote.
ce portrait de Christophe, alors' quej'étais haitien 'le
ne voulant
pouvertiehient gation d'Haiti à Londres ( 1909-1911 ) Le Gouvernement n'y avait pas de fonds disponibles
pas acquérir ce tableau Neinours sous prétexte Auguste, qu'il Ministre d'Haiti à Paris, put finalement
pour cet achat, M.
en devenir Pheureux posseseur. --- Page 15 ---
9Pautre du royaume, remplissant l'office
taire. Notablement:
d'étalon monédes douanes. Des ts'augrnentatentles masses d'ors
revenus annuels
caves du Trésor: Le comte s'accumulaient de la
dans les
pendaint delougues anées les
Taste qui dirigea
était un homme 1 fort
finances de Christophe
distingué, Il ue
compétence en la matière; ni
manquaitni de
une' nécessité pour les
d'honnéteté, C'est du reste
Rorde se moatrer-à la serviteurs et les ministres du
va rien moins
hauteur de leur
il
que: de la disgrâce en cas Dositio.; n'y
ou - de faiblesse- dans
d'inintelligence
Si ce souverain autoritaire Taccomplissement de la tàche.
exigeait la. plus
éconoinierdans les dépense de
méticuleuse
moins toujours disposéà
l'Etat, on le voyait néau-.
vaux d'utilité publique. prodiguer l'or national aux tra-
: Fallut-il des ponts sur les rivières,. il
jeter. Fallut-il dessécher les
ordopnait d'en
gnes, il'était le premier à vouloir marais, percer les montaEuton besoin d'ouvrir de nouvèlles que la chose,se fit.
cations pour faciliter le commerce voies de communisait des fonds pour Pexécution..
intérieur, il fournisdu projet. Fut-il indisPenable-dfentreprendre de
télle ou télle
son propre mouvement,
construction, le. roi
nombreux cours'd'eau
y pou: ssait activement. De.
d'irtigation, vers des terrains furent dirigés, par des canaux
donnés qu'om retrouvait
incultes.ou arides ou.abansplendide vêtement de peu de temps après parés. d'un
saient. Le Palais de moisson. Nos villès s'embellisla résidence
Sans-Souci s'élevait à Milot
privée du Roi. D'autres
pour
gissaient pour charmer le regard..-On monuments sursoin les routes publiques. Celle de
entrétenait avec
Henri, d'un parcours de cinq
Sans-Souci au Cap.
long. Impossible
lieues, était dallée tout au
cette
de'comparer l'état de nos
époque, à celui de toute
-routes, à
les choses allaient en décadence. PAmérique espagnole, ou
nait de tels résultats
Le Roi d'Haiti n'obtelance.
il
qu'au prix de la plus grande
Unjour lui prit fantaisie de partir
vigid'inspection: d'une ville à l'autre. Voilà
en tournée
bourg de Limonade son
qu'en quittant le
càrrosse s'enfonce. dans un
comparer l'état de nos
époque, à celui de toute
-routes, à
les choses allaient en décadence. PAmérique espagnole, ou
nait de tels résultats
Le Roi d'Haiti n'obtelance.
il
qu'au prix de la plus grande
Unjour lui prit fantaisie de partir
vigid'inspection: d'une ville à l'autre. Voilà
en tournée
bourg de Limonade son
qu'en quittant le
càrrosse s'enfonce. dans un --- Page 16 ---
de_mettre pied à terre, fut saisi
bourbier. Le Roi, obligé
brèche les deux made colère. Il ordonna.de battre en
bêtes attelées à sa : voiture, qui opposaient une
.gnifiques
volonté. Le lendemain, il adressa
des obstacles à sa
la Commune qui
note de paiement au Commandant-de deux chevaux sacrifiés
dut lui restituerle montant des
carrosse royal. De-
'ainsi que les frais de réparation au les chemins, du royaupuis onl ne vit onyues de boue sur
tous. L'état
La leçon infligée à un seul servit pour
me,
influa sur Tagrisatisfaisaut des voies de commnunication Toutes les terres se
culture, qui accrut ses produits. riches sucreries des
Les
trouvaient en plein rapport.
autorités civiles
Colons données à ferme aux principales considérables.
et militaires leur- assuraient desbénéfices
à cinq
quatre
Des généraux de Tépoque possédaient
labouraient
cents carreaux de terre d'un seul-tenant que
>: Ainsi
des paysans. sous l'oeil de quelques 4 gérants
des
d'ouvriers ruraux travaillait au profit
tout. un peuple
qu'un inaigre salaire
autres un sol qui ne leur rapportait attachés à la glèbe puisen.nature. Ils étaient éomme.
la même terre, dont
qu'on les contraignait.a fructifier des conditons équivails ne pouvaient s'en éloigner qu'à le côté honteux.du
lant à la perte de la liberté. Là était
ce système.
régime agricole sous Christophe, quoique essor à la prode grande culture donnàt un splendide les régions pour"
duction. Des Inspecteurs parcouraient
surveiller la bonne marche du labour.
annuellement, un état réguliér des
Ils fournissaient,
habitation. Les denrées
récoltes, effectuées sur chaque
chargés-du monopole
affluaient aux Magasins généraux locaux. Le Roi. lui-méde la vente de certains produits
des cultivateurs.
me.se considérait comme le premier domaines où la
un peu partout de- vastes
- Il disposait
faisait panaehe. dans le ciel tout le
fumée des sucreries
de la nuit. De là Torigine de sa
jour et même une partie
chiffrait à des millions de
fortune personnelle qui se
Le blé, Pavoine,
dollars. L:élevage n'était pas négligé.
donlorge et le seigle plantés sur nos hauts plateaux
produits
des cultivateurs.
me.se considérait comme le premier domaines où la
un peu partout de- vastes
- Il disposait
faisait panaehe. dans le ciel tout le
fumée des sucreries
de la nuit. De là Torigine de sa
jour et même une partie
chiffrait à des millions de
fortune personnelle qui se
Le blé, Pavoine,
dollars. L:élevage n'était pas négligé.
donlorge et le seigle plantés sur nos hauts plateaux --- Page 17 ---
rendements. Il n'a manqué à Chrisnaient d'excellents
qui eût livré ses
tophe que d'exploiter notre soussol,
d'étain et de
réserves de cuivre, de charbon, de plomb, cultures ser
tandis qu'à sa surface de riantes
mercure, sous la brise. La supériorité de nos denrées
balancent
les marchés étrangers. Nos ports ne
s'affirmait sur
des cargaisons de
désemplissuient de navires apportant
d'exriches marchandises en échange de nos produits
florissait autant qué Fagriculportation. Le commerce soulever comme elle la réprobature nationale et sans
du Chef du
tion sécrète des esprits. Le système agraire de notre intéNord parce que fondé sur la souffrance
Mais
rurale mérite des critiques.
ressante population
role dont ne s'assuinent que
il ne suffit pas de critiquer,
Il s'agit pour Thistorien
les esprits stériles et passionnés. mobile de la conduite de
j-hilosophe de déguger le
entèndait constituer
Celui-ci
Chrisiophe- enl r'occurrence. dans le Nord. Savez-vous
une aristocratie territoriale
en se perpétuant, eut
que cette oligarchie patricienne, à l'évolution pacifique du
fourni: le cadre nécessaire d'hommes habitués au conpays? Ainsi une sélection
hériditaires
mandement et transinettant léurs qualités la grandear de
descendants, eût fait à la longue
à leurs
lui aurait façouné un idéal et délernotre nation. Elle
dans la politique
miné un but. Il Y aurait de la continuité
tradition à consever. et à suivrè.
haitienne; une
aristocratie appuyéc sur le sol, et
Ajoutez que cette droit d'ainesse qui en empêche
lc sol protégé. par le
mains, arriveTéparpillement en de trop nomibreuses le
absolu.
la force des choses, à limiter
pouvoir
rait par
terrienne qui posséderait la vraie
Cest cette aristocratie
matérielle par la
souveraineté, Ayant Tindépendance
les feurichesse et la vaste étendue de leurs domaines, à la' merci
dataires du royaume ne se trouveraient pas
qui
Ce sont eux - au contraire
dune fonction publique.
deTEtat:On les supdonneraient du lustre aux charges
leur préd'occuper tel ou tel poste, parce que
une
plierait
de la natioi constitue
sence dans le gouvernement
est cette aristocratie
matérielle par la
souveraineté, Ayant Tindépendance
les feurichesse et la vaste étendue de leurs domaines, à la' merci
dataires du royaume ne se trouveraient pas
qui
Ce sont eux - au contraire
dune fonction publique.
deTEtat:On les supdonneraient du lustre aux charges
leur préd'occuper tel ou tel poste, parce que
une
plierait
de la natioi constitue
sence dans le gouvernement --- Page 18 ---
garantie de stabilité et d'ordie. Cette noblesse
taire, douée de prestige social et d'une sorte propriété intellectuelle qu'elle se fut
de primautune deviendrait, à certains
procurée gràce à sa forPEtat én fournissant des moments la sauvegarde de
grandes causes nationales représentants à
attitrés aux
C'est uné aristocratie
soutenir et à défendre.
tion territoriale.
pareille, tirant tout de la dominaqui a fait
dans le monde. Notre élite l'Angleterre ce qu'elle est
fective sur le
actuelle n'a pas d'action efpays parce qu'elle ne
yens pécuniaires. Elle dépend
dispose pas de mone déLend pas d'elle. La force trop de PEtat, et TEtat
le pays. Notre élite dut s'allier a constamment, gouverné
fiter des avantages
à la force plutôt pour promaitriser par l'éclat de inatériels du pouvoir que pour la
l'esprit.
L'idée de Christophe était
de maux restaient attachés excellente, sculement trop
quelques-uns. Mais
aux privilèges octroyés à
ce
parlons de lindustrie au temps de
Pierre-le-Grund noir. On vit s'élever
un vaste Arsenal parfaitement
au Cap-Henri
litaire des troupes
outillé. L'équipement mi
vaient en sortaient. royales. les armes dont elles se serfabriquait aussi la Dans les manufactures de lEtat, on
poudre, toutes sortes
guerre, même les canons de
d'engins de
vait l'armée. Le fouctionnement gros inodèles dont se serdans les régions du Nord
d'une verrerie établie
Des équipes d'ouvriers,
ne laissait point à désirer.
pondaient à Pattente
formés aux divers métiers, rédes clients.
temps Ton tissa t dans le
Croira-t-on qu'en ce
. lainages ? Dans
pays même de la toile ct des
vait être dépassée. l'ébénisterié, Le
Phabileté manuelle ne pouSaint Louis sous un
trône en acajou massif ou-tel
à certains jours de la chéne-Christophe semaine
rendait la justice
dans le travail. Il en est de même représentait la peifection
Cour. Leluxe de lépoque
des carrosses de la
du vêtement et de la chaussure. donnait de-la vie à l'industrie
yaume où s'éditaient des
A lImprimerie du Rose de la nation, ainsi
ouvrages consacrés à la défenla Cour, régnait
que les gazettes et almanachs de
l'activité fébrile de la ruche.
Christophe semaine
rendait la justice
dans le travail. Il en est de même représentait la peifection
Cour. Leluxe de lépoque
des carrosses de la
du vêtement et de la chaussure. donnait de-la vie à l'industrie
yaume où s'éditaient des
A lImprimerie du Rose de la nation, ainsi
ouvrages consacrés à la défenla Cour, régnait
que les gazettes et almanachs de
l'activité fébrile de la ruche. --- Page 19 ---
13de ce - mouvement régulier, que
Pour que-tout-ellot sécurité. L'ordre est .Je fondement
fallait-il? Une Jarge La vie de chacun se trouvait en sûmême du progrès.
biens: La: police.. de Christophe,
reté de même que ses
machine d'ndministrapièce indispensable dans cette
ne fat troution, veillait que la tranquilité de quiconque du bien d'aublée. Elle inoculait aux foules le respect
au buirui. Ce qui se perdait dans la rue se retrouyait Le vol est chose
reau de la place de la commune.
où vous
dans le royaume. Jetez un sac d'or
inconnue
-touchera. L'oril des Roynl-Dahomets ne
voulez. Nul n'y
(O1 api elait de
Les Royal-Dahomets
luit-il pas partout? noirs tirés d'Afrique et chargés de
ce nom de jeunes habitations de la campague ou certains
surveiller les
de 110S
quartiers de la ville)-étaient à Ge pointredoutés
de façon irrépropaysans que ceux-ci se conduisaient fussent à Tabri de. tout conchable, alors mênie qu'ils
aux cultivateurs
trôle. La police du Roi,ie permettail sans être conveaux marchés des villes,
de se rendre
On ne. sentait nulle part
nabloment vétus et chaussés.
étai.t.tenu d'avoir
la misère daus le royaume. Chacun
celui-ci déSous Christophe,
ua mélier, en tirait-parti. martèle le fer. L'uu est menuisier,
friche le.sol, celui-là
d'admitailleur, ébéniste ; Pautre, ofleior,ou.employé dans ses. vers
nistration. Tel autre est poète; il chante dans. la guerre
ou dans ses drames les exploits duRoi autre sous forme. de
nationale. Tel
de Tindépendance
à la défense du pays et
brochures consacre ses veilles
morales ou philosodéveloppe les raisons bistoriques,
Tel autre
phiques qui justifient nos droits à T'autonomie. des volonagent dévoué et intelligent
est ull politique,
Tous forment une vaste associatés de son Sou verain.
collabore d'une façon raisontion fraternelle où chacun
nable à une fin déterminée.
du travail se renCes diverses maitrises du monde
à un degré
contrent dans la grande ceuvre commune
Qui peut
de hauteur où tout devient paix et harmonie. donna Chrishésiter à admirer Timnpulsion superbe que disposait étaient
tophe à notre pays? Les moyens dontil
volonagent dévoué et intelligent
est ull politique,
Tous forment une vaste associatés de son Sou verain.
collabore d'une façon raisontion fraternelle où chacun
nable à une fin déterminée.
du travail se renCes diverses maitrises du monde
à un degré
contrent dans la grande ceuvre commune
Qui peut
de hauteur où tout devient paix et harmonie. donna Chrishésiter à admirer Timnpulsion superbe que disposait étaient
tophe à notre pays? Les moyens dontil --- Page 20 ---
restreints. Que n'eat-il fait, cet homme,s'il avait d'anpourtant
direction des choses, une vinglaine
apparu à la
vèrs 1835 à 1840, au moment heureux où
nées plus tard,
! Christophe. avec
s'ouvrit en plein Père du machinisme!
eût, transforcet amour de la science quile caractérise routinière et notre
mé totalement notre agriculture forces de la vapeur et. dè la
industrie sous l'action des
inalgré nous à tirer profit
mécanique. Il nous eut portés
moderne en dresindustrielle
de la grande-révolution. armée d'esclaves de fer et
sant à notre service une
notre travail et multiplié
d'acier qui eussont centuplé
nos produits.
le pays se mit.à dormir, se contenChristophe mort,
démodées au lieu d'amétant de la houe et de la serpe
Voilà
les grandes forces cosmiques.
nager à son usage
Voilà la cause primordiale de
par où nous avons péché!
nos malheurs présents ! dans mon Histoire financière
J'ai établi avec rigueur
à nOS jours
d'Haiti de VIndépendance
et écoriomique
nos malaises SOque nos troubles civils finalement périodiques, à la diminution de
ciaux, qui aboutissent d'ordre économique. Nos impuisnotre autonomie sont
dérivent denotre immobilité
sances dans la vie politique
Cela, c'est une des clefs
dans la production matérielle. de fer de PHistoire nationale.
d'or qui ouvrent les portes
à Tesprit haitien.
L'audace de linitialive parait manquer
imériale qui
Précisément c'est cette qualité supérieure Cruel, oui,
distingue Christophe de ses congénéres. d'athlète1 Reautant que vous voudrez, mais cerveau demi plongée
gardez. vers 1807, cette masse inerte,à vint; il s'en
dans la torpeur du sommcil! Christophe D'une main
empare avec une assurance merveilleuse. d'un bond, par dessus
experte, il la secoue, il la poussé
Taurore! Il scrute
les obstacles, vers le progrès, vers
ceil visionnaire de prophète politique
Phorizon de son
de Pidéal. Il la voit. Il convie nos
pour chercher Tétoile
elle
des efforts continus.
populations à s'élever vers
par
plus, elles
Afih que; en s'en rapprochant de plus-en douce Indépendanrestent dignes de la liberté et de ja
bond, par dessus
experte, il la secoue, il la poussé
Taurore! Il scrute
les obstacles, vers le progrès, vers
ceil visionnaire de prophète politique
Phorizon de son
de Pidéal. Il la voit. Il convie nos
pour chercher Tétoile
elle
des efforts continus.
populations à s'élever vers
par
plus, elles
Afih que; en s'en rapprochant de plus-en douce Indépendanrestent dignes de la liberté et de ja --- Page 21 ---
C'est bien - le. Roi
ce, don suprême pour un peuple. du mot, lêtre le plus
d'Haiti dans.le sens originaire
les autres
capable à la volonté de qui se subordonnent
volontés.
à agir dans le
Le pays trouva des avantages précieux à exécuter avec une
son Souverain,
sens qu'indique chose
dit d'exécuter. Cest Phomloyale gratitude lai
qu'il
résume en son âme
lon doit croire et qui
me en qui
de son peuple. De là son poutoute l'énergie pensante domine par son intelligence
voir sur les esprits qu'il
de la nature. Grand
transcendante, héritage généreux
parce que doué de génie d'organisation
administrateur,
qu'il applique aux faits, Christophe
et de vues intuitives, haut
le développement maparvint à porter à un
richesse degré suftelle pour ametériel de notre patrie. civilisation? La
Il faut de plus Tapner un pays à la vraie
port des forces morales.
vertus de caractère autant
Une nation a besoin des
d'énergie
de la vie. Ces qualités
que de la commodité
de la culture du sentiment.
morale ne proviennent que
un état de fait qui favoToute civilisation réelle suppose
humaine.
dela personnalité
rise le libre épnnouissement
de Tor
Ce qui revient à dire que là où la toule-puissance
du devoir moral de solidarité,-ou
exclut la pratique
fraternel
l'injustice sociale empêche le rapprochement foules est brutal et
des classes, où le tempérament individualiste, des
il n'y a pas
celui de l'élite ambitieux et
Téducation de
de société vraiment policée, parce que eivilisé, qu'un
l'ame n'y existe pas. Il faut, pour se dire ses diverses
peuple ait Tadoration de la science sous
de noformes et par dessus tout laide indispensable intensive des hautions morales obtenues par la eulture Thistoire et de Part.
tes théories de la philosophie, de
dans notre société
Linquiétude de fonder Tordre moral de la trempe de
ne saurait ne pas naitre dans un esprit
Christophe. il s'est dit qu'il Y avait lieu tout d'abord
A cet égard
religieuse dans
de favoriser largement une renaissance des autels et le rétales consciences par le relèvement
formes et par dessus tout laide indispensable intensive des hautions morales obtenues par la eulture Thistoire et de Part.
tes théories de la philosophie, de
dans notre société
Linquiétude de fonder Tordre moral de la trempe de
ne saurait ne pas naitre dans un esprit
Christophe. il s'est dit qu'il Y avait lieu tout d'abord
A cet égard
religieuse dans
de favoriser largement une renaissance des autels et le rétales consciences par le relèvement --- Page 22 ---
blissement des cultes. Il s'est dit ensuite
cisme étaittoutindiqué
que le Catholià Pharmonie
pour prédisposernos,
en ouvrant dans leur âme les sources spopulations
négation et d'espérance. Il s'est dit
d'abyance de nos masses au surnaturel encore que la Croaffirmation de
constituait déjà une
foi.en- un Etre
se chrétienne en
suprême; que l'Egliles foules leur
satisfaisant.cette soif de P'idéal chez
adorer l'infini. enseignerait Dans la
en même temps à mieux
sion des' prineipes
pensée de Chiistophe, la diffureligieux dans les masses
pour effet nécessaire de combattre
devait avoir
superstitieuses en donnant
les nofastespratiques
colinaissance des choses
aux esprits une plus juste
nbus ne comprenons
qui nous enveloppent et dont
tés nous
pas le sens, encore que ces réaliLe
dominent et se meuvent en nous!
Catholicismé remis en crédjt,
d'Etat exerça son influence
proélamé religion
nale, rattachant la loi de la vie sur notre existerice natioLes Dimanches et les
au secret de la destinée.
et militaires
jours de fete, nos autorités civiles
les soldats assistaient aux offices divins, de même
en garnison. Les guerriers
que
bles eitoyens apprenaieut à
comme les humdes armées. La piété
s'agenouiller devant le Dieu
Le temple
s'imposait à la décence publique
bien des incrédules saintpouvait voir encore défiler sous sa voute
hiages. De grauds : personne ne lui refusait ses homau Saint Sacreinent houneurs militaires étaient rendus
sorlait
dans les processions. Le prêtre
pour administrer le viatique à un,
qui
accompngné, d'une escorte de soldats. mourant, était
Christophe, de tournure d'esprit, était
gieux. En créant une monarchie
peut-être nelides auciens rois de,Franice,
héréditaire à linstar
éprouvat: comme eux le-"désir n'était-il pas naturel qu'il
trône sur Tautel?
"
fervent d'appuyer son
Le'révéil de la foi religieuse
tion, chez notre peuple, de l'idée coincidatavec de
limplantament de vie motale et de diréetion justice comme éléLe8 Octobre 1811,
spirituelle.
une Cour souveraine de Christophe installa au Cap-Herri
justice décidant par voie d'ap-
à linstar
éprouvat: comme eux le-"désir n'était-il pas naturel qu'il
trône sur Tautel?
"
fervent d'appuyer son
Le'révéil de la foi religieuse
tion, chez notre peuple, de l'idée coincidatavec de
limplantament de vie motale et de diréetion justice comme éléLe8 Octobre 1811,
spirituelle.
une Cour souveraine de Christophe installa au Cap-Herri
justice décidant par voie d'ap- --- Page 23 ---
les sentences des Cours inférieures. Les arrêts
pel sur
être censurés par le Grand
dece haut tribunal pouvaient dans les divisions militaires,
Conseil d'Etat. Il institua,
les contestations cides sénéchaussées qui tranchaient d'Amirauté connaissait
viles et criminelles. La Cour
et maritimes.
les affaires commerciales
spécialement
était pourvue d'un lieutenantjuge rem
Chaque paroisse
de Paix et d'Officier de FEtatplissant Poffice de juge
Civil.
le 24 Février 1812 çontient
Le Code-Henri promulgué
On s'inspira en
le recueil général des lois du Royaume.
tout en.
leur rédaction des lois françaises et anglaises codificatenant compte des convenances locales. Cette
en
la première qui ait eu lieu en Haiti, renfermait
tion,
de
et des dispositions
outre des règlements
procédure,
la loi
militaire. Dans ce monument juridique
sur
pénale
avec l'état.social de la mation,
tout n'était pas en rapport droits de successibilité des
notamment la loi réglant les
cette catéenfants naturels. Cette loi était sévère pour
formant les neuf dixièmes. .de la,populagorie d'enfants
extirper le concubinage
tion. C'est que ie roi entendait
montrant inflexible
de nos moeurs. i pensait qu'en se
il favorisait
les enfants nés des unions illégitimes;
pour
liens matrimonjaux. Dans son ardeur
par là les justes
impoi
régénérer les moeurs, il allait parfois jusqu'à
pour torce tel mari à telle femme; et malheur à quser de
d'appliquer au
récusait son choix! Ce qui n'empèche
Corde TArchevèque
Code-Henri les judicieuses paroles
du Roi: ( Ce
neille Brelle, Président du Conseil privé les droits et les
Code consacre d'une manière solenuelle
adapté
devoirs du peuple haitien, et est principalement
à un peuple agricole et guerrier. >
Qui ue Peût dit, qui - ne Teut pen-,
Un péuple guerrier!
à la merveilleuse :
sé, au sujet des haîtiens, en songeant brandis sous le ciel serépopée de 1804, où nos glaives
Teût reconnue,
virent de bouclier's à la justice;.qui ne militaire des troucette vérité, en voyant la belle tenue
le
de Christophe! Dans une de ses Proclamations
pes
Noublions jamais que le salut d'un peuRoi déclarait:
Teut pen-,
Un péuple guerrier!
à la merveilleuse :
sé, au sujet des haîtiens, en songeant brandis sous le ciel serépopée de 1804, où nos glaives
Teût reconnue,
virent de bouclier's à la justice;.qui ne militaire des troucette vérité, en voyant la belle tenue
le
de Christophe! Dans une de ses Proclamations
pes
Noublions jamais que le salut d'un peuRoi déclarait: --- Page 24 ---
ple libre dépend surtout de la force
Les légions royales n'étaient
de ses armées. >
mée que nous eumes
pas cette: caricature d'arà
en ces derniers temps.
:
T'européenne, elles constituaient
Organisées
ment de gloire pour le Roi d'Haiti. réellement un instrud'atteinte Mndépendance
Elles mettaient hors
apprit à se former en
nationale. L'infanterie royale
exéeuter des feux
carrés; a charger par colonnes et à
tillerie de
d'ensemble, Cette armée maniaitlardité. Elle campagne avec autant d'aisance que de
manceuvrait selon les règles de
ropid'habiles officiers Prussiens,
l'art. En 1815,
rent encore dans la
venus en Haiti PinstruisiLa Maison militaire tactique et la stratégie modernes..
l'élite des
de Christophe se recrutait dans
troupes. A regarder défiler
O1) ressentait un juste sentiment
Ia garde royale,
vait: c Nos artilleurs,
de fierté. Vastey écriexcellents, nos
bombardiers et carnoniers sont
grenadiers et DOS
assaut, lè disputeraient aux
chasseurs, pour un
de. > Si l'on ne veut
meilleures treupes du monles
pas croire Vastey,
temoignages des étrangers?
récusera-t01,
de notre armée ull officier
Ecoutez ce que pensait
qui, à l'issue d'une
blanc, le capitaine White
S. M. laReine
réception . donnée en P'honneur de
d'Haiti, prononiça ces
-
CI Messieurs, dit-il, je suis Anglais paroles:
primer librement mes sentimients.
et habitué à exverains de TEurope, les
J'ai vu tous les Sou-.
jai observé les moeurs troupes de toutes les mations;
pays que j'ai
etles lois des peuples de tous les'
visités, eh bien -
avec vérité, j'ai vu le
Messieurs, je vous dis
j'ai examiné la richesse Roid'Hatti à la tête de ses
des
troupes,
discipline de l'armée
uniformes, la tenue 'et la
et les lois de ce
haftienne, j'ai observéles moeurs
verain qui
pays,ie n'ai point vu en Europe de Souni mieux représente micux, de troupes mieux tenues
disciplinées, ni plus d'ordre.
justice que dans ce
de-régularité et de
êtes, vous ne pouvez royaume, Da, S la situation où vous
invincibles! Ces
craindre aucun erinemi, vous êtes.
guère rapportées paroles du Ca; ilaine White ont été napar le
teur Louis Edouard
remarquable publiciste et oraPouget, danssa brochure en réponse
ays,ie n'ai point vu en Europe de Souni mieux représente micux, de troupes mieux tenues
disciplinées, ni plus d'ordre.
justice que dans ce
de-régularité et de
êtes, vous ne pouvez royaume, Da, S la situation où vous
invincibles! Ces
craindre aucun erinemi, vous êtes.
guère rapportées paroles du Ca; ilaine White ont été napar le
teur Louis Edouard
remarquable publiciste et oraPouget, danssa brochure en réponse --- Page 25 ---
le Roi d'Haiti, dans son fameux
au Dr Bobo. Quand
Roi d'un peuple
Manifeste a,PUnivers déclare - ( que
ni la guerre
libre, et soldat de profession, il ne craignait de la
il n'y avait point là
jactance..
ni ses ennemis >,
sérieux, dressé une arAyant effectué des préparatifs
le droit de
mée prête à toute éventualité, il s'arrogeuit il dominait
parler comme.si, placé sur une éminence,
hommes et événements.
Texcellence de la force et
Christophe avait foi dans
tous les temps, est une
cultivait la force. La force, en
tendent des bras supdivinité vers laquelle les humains
les imaginations
pliants. La force de Christophe frappait Construite à trois
par la figure eolossale- de Laferrière. de
d'altitude, sur le morne
Bonnet-a-L'Eve
mille pieds
insondables, la Citadelle :
que qu'entourent des gouffres
- architecturale
Laferrière résume dans la combinaison seirtiment d'une
de ses lignes Tesprit d'un temps etde Monument dont
race. CEuvre de volonté et de patience! semble porter.à
le faite perdu dans l'immensité bléue
Dieu la peusée de nos populations. foules nombreuses conon voyait. des
4 Au moyen-àge
avec un dévouement
tribuer de leur main-d'oeuvre,
Cathédrales Gopieux, à Tédification de ces magnifiques foi religieuse de
thiques, qui éclairent d'un vif reflet.la
Tépoque.
cultivateurs, ou
Ainsi tout notre peuple: paysans, et officiers, apporta -
vriers, femmes, enfants, soldats
de; la forteresse
leurs humblés pierres à la réalisation
pour atD'innombrables vies furent prodiguées
unique.
teindre le but.
vivantes
Toutes ces forces engloutie, là se retrouvent Les masses.
de l'ensemble.
dans la majesté imposante
linéament de
sacrifiées sont représentées dans chaque
sursaut,:
Tinexpugnable Ciladelle on, dans un suprème toute, face
de lâme nationale devait se roidir
Ténergie
Un système de canali-.
du territoire!
aux envahisseurs
leau et la
sation avait été inventé pour emprisonner forte entourée de;
contraindre à monter daus la place
Si lon
365 canons et bien pourvue dengins de guerre.
posante
linéament de
sacrifiées sont représentées dans chaque
sursaut,:
Tinexpugnable Ciladelle on, dans un suprème toute, face
de lâme nationale devait se roidir
Ténergie
Un système de canali-.
du territoire!
aux envahisseurs
leau et la
sation avait été inventé pour emprisonner forte entourée de;
contraindre à monter daus la place
Si lon
365 canons et bien pourvue dengins de guerre. --- Page 26 ---
c'est le manque d'eau qui obligea les
se. rappelle que
à-Pierrot à Tévàcuer, lors de son
défenseurs de la Crête
en 1802; ne convient-il pas
investissement par Leclerc,
qui fit: amener jusqu'a
d'admirer T'esprit de prévoyance d'immenses réservoirs d'eau
cette hauteur vertigineuse
:
limpidé. événements prirent un autre cours. L'humanité
Les
nouvel attentat de PEurope conn'eut pas à déplorer un
:
tre des hommes libres.
dans PHistoire le rôlé
LaCitadelle n'eût pas à remplir N'importe 1 Elle dereligieux auquél on la déstinait.
dressé en Phonmeure comme un temple symbolique sacrificé de notre
neur de'la force virile et de Tunivèrsel
qui tombe de
peuple à la foi patriotique. Chaque pierre car elle seivait à es-'
Tédifice devrait être une relique,
le déstin d'une grande chose indestruetiblement
quisser
herorque du passé.
liée au.souvénir
les anciens Colons ne se faiQu'on véuille y songer,
plejues de fiel,
saient point faute, dans des brochures contre notre pays.
de pousser la France à Pagression avantages qu'eut pro-*
IIs étalaient avec imprudenceles de l'ile. ( Sans Ia campacurés à la inétropole laroprise français, tout, fait supgne de Russie, dit un publicisté
Haiti) aurait eu
poser qu'une nouvellé expédition (en Desfosses ). Allez
lieu en 1812 ou en 1813 > ( Castonnet Roi n'obéit pas à la
dire, dans ces conditions que notre mobilisant les forces
pluis pure pensée patriqtique armée, en
agriculture, en vue
nationales: travail; richesse, territoire. Le: lait de T'humaine
de la défenserde notre
cet homme: soit. Mais un
tendresse nc coulait pas en
le réhausse infinisentiment vivait et vibrait'en lui, fui
Aucun souvemént Anos yeux:1 le's sentiment tinational.
rain ne-se montre plits orguéilleux de Tindépendance parle de sa
intègrale de soin peuple. Quand Chiistophe et d'amour. S'il
patrie, il y. mêt un accent de conviction ses
d'intérêts avec
concitoyens'
se trouvait en harmonie conservation de 'notre groupement
présents pour" la
plus in-"
d'humanité, combien nè se sentait-il pas'encore
timement lié draffection et de solidarité avec les'milliers
plits orguéilleux de Tindépendance parle de sa
intègrale de soin peuple. Quand Chiistophe et d'amour. S'il
patrie, il y. mêt un accent de conviction ses
d'intérêts avec
concitoyens'
se trouvait en harmonie conservation de 'notre groupement
présents pour" la
plus in-"
d'humanité, combien nè se sentait-il pas'encore
timement lié draffection et de solidarité avec les'milliers --- Page 27 ---
jonchent notre sol et qui sont tombés. pour
de morts qui
à Vertières, à la Crête à PierPidée nationale à Charrier;
rot et dans cent autres combats!
souvenir de tant de disparus héroiques
Le lumineux
C'était l'écho de leur
indiquait la route à Christophe. résonnait dans la voix male
voix qui, par delà la tombe,
comme eux,
et ardente du Roi d'Haiti prêt à courir,
avait été
la réalisation de ce qui
tous les périls pour
Henri 1er fut comme
leur rève et leur suprême pensée. qui oscillent dans un
Tarbre aux branches multiplès
dans les enfluide d'or,. mais dont les racines plongent
dans
silencieuses et profondes du sol (émotion
trailles
Ainsi la sagesse de nos morts continuait
l'auditoire).
vivants. Notre Roi rendait-à ces
de régler ractivité.des eût été le plus capable de les toumorts Phomage qui
qu'il s'inspirait
attestait par sa conduite
cher, puisqu'il
d'eux cette avidité sublime de-bien
d'eux et qu'il terlait
le droit d'user du Pouvoir
faire. Loin de se reconnaitre
procure, le Roi
pour les jouissances que le pouvoir"
semd'Haiti, à la tête d'un gouvernemeut de réclamant SOu pays, la souble se vouer à une tàche supérieure de Tindividu au profit
mission spontanée et mystique
de la collectivité.
nation
êtres absla
haltienne,
La patrie haitienne,
des personnes vivantraits, devinrent pour Christophe de tendresse. Le detes et réelles, objets de respect et
lui
un :
voir de Adélité en vers cet être moral
paraissait vie.
sans craiute y' donner sa
deyoir tel qu'on pouvait
de fièvre, d'ambition et
Le Roi d'Haiti, patrioté pleintotale de notre
d'enthousiaste, eût préféré la disparition de, ces grands
nation dans une catastrophe égule à un
de la nature que de laisser T notre destinée
cataclysmes
extérieur.
politique à la merci * d'un gouvernement ruines de notre patrie
( Nous nous ensevelirons sous atteinte les
à nos droits politique de: permettre la moindre
Roi de la nation
ques > Ainsi s'exprimait le vénérable 1814où se reflète madans le Manifeste du 18 septembre
la dévise
le caractère résolu du Chef.dont.
s'ignifquement
et mon épée. > Sa cause
fuf C Mon Dieu, ma cause,
clysmes
extérieur.
politique à la merci * d'un gouvernement ruines de notre patrie
( Nous nous ensevelirons sous atteinte les
à nos droits politique de: permettre la moindre
Roi de la nation
ques > Ainsi s'exprimait le vénérable 1814où se reflète madans le Manifeste du 18 septembre
la dévise
le caractère résolu du Chef.dont.
s'ignifquement
et mon épée. > Sa cause
fuf C Mon Dieu, ma cause, --- Page 28 ---
Pour. les défendre toutes
dentifiait la cause nationale.
ni.. sur Paide
deux, il ne comptait ni sur la- sympathie, Dieu d'abord, : et
d'aucun autre peuple. Il comptait sur
militaire denos-populations.
en second lieu, sur T'esprit
respect de notre
A
servit tant de rude fermeté?Au
quoi
:
pays.
- est prêt. à se mettre debout pour
Dès qu'un. peuple
il impose à ses adversaires. Il
faire face à sa destinée, lidée de la patrie et l'idée de- la :
peut périr, qu'importe ? sceurs? Pour nos ancêtres la nomort ne sont-elles pas
sans le . sacrifice VOtion du devoir civique n'allait occasion pas oule sort du pays
lontaire de Ja vie. En toute
naturelle et sinest en jeu, ils agissaient avec une fierté relations avec
le Roi d'Haiti dans ses
cère. Considérez
Quelle dignité calme et quelles Puissauces Etrangères.
Il't 'traite d'égal à
esprit d'indépendance ny apporte-t-ill
Souverains les plus anciens - de la terre.
égal avec les
d'une ligne de la déférence qu'on
Ceux-ci s'écartaient-ils
'sentiment des -
lui doit, ils étaientvite ramenés au de:France juster
Jui ayantconvenancés. Des Envoyés duRoi
amé
d'un brigantin.
adressé en 1816, pirfintermédisire
: C A Mousieur.
ricain, une missiveavec cette suscription point cette lettre,
le général Christophe. I n'acepta selon le Protocole. >. f
rédigée
( l'adresse n'étant, pas
de Christophe; cela. a
Méconnaitre le titre. de xRoi>. des droits mêmes
n'implique-t-il pas la méconnaissance
-des Hattiens à élire le IF chef? Nest-ce.pas une ingérenaffaires. intérieures de la natiou?.
ce.intnlérable dars lés
Poccurrence parait judi- L.
La conduite. de Christophe eu.
montrait hautaine et
cieuse.-Autant.sa diplouatie. se
Témoin"
elle-stait rvisée'et prévoyante.
éclairéer-autaut attitudé de notre Roi envers le. President. des
la noble
James Monroë à qui il avaitfaiEtats-Unjs d'Amérique,
en.: France, contre Haiti.
part des menées, des Bourbous,
officielle de
Il sollicita des Etats-Unis la reconnaissance favorablenjent
notre Indépendance. Tout en acceuillant
James Monroë ne crut pas.opporcette communicatiou,
Roi d'Haiti. Cependant Jatun de répondre au désir'du
qui avait pour mismes Monroë envoya au Cap un agent
.
noble
James Monroë à qui il avaitfaiEtats-Unjs d'Amérique,
en.: France, contre Haiti.
part des menées, des Bourbous,
officielle de
Il sollicita des Etats-Unis la reconnaissance favorablenjent
notre Indépendance. Tout en acceuillant
James Monroë ne crut pas.opporcette communicatiou,
Roi d'Haiti. Cependant Jatun de répondre au désir'du
qui avait pour mismes Monroë envoya au Cap un agent
. --- Page 29 ---
un traité de commersion'de eonclure avec Christophe
d'Haiti
ce. Le Roi exigea au prealable 'la reconnaissance avec un
comme Etat Indépendant et refusa de-négocier
accrédité auprès
Agent: qui n'était pas réguliérement
de lui.
officieux il résulte quele Président
De-ces pourparlers
sur la situation inMonroë réfléehit, dès cette époque,
de lEurope en -
tornationaled'Halti et sur les entreprises
du
Deux à trois 'ans' après cette - démarche
du
Amériquer
Sud-Américaines s'étant
Roi Christophe, les colonies' Monroë lança la fameuse
révoltées contre TEspagne,
:
toute intervention européenié
doctrine qui repousse
dans les affaires de PAmérique. (1) nourrissait des projets -
La-diplomatie de: Christophe
méditait d'acqué-,
d'avenir. Le soldat couronné du Nord
:
de lile 'en se la faisant rétroce
rir la partie espaguole
à cet égard. Le,
der par TEspagne, qui fut pressèntie avait ammassé.
Roi-d'Haiti, dans ce déssein patriotique,
être
forte valeur. En attendant que ce projet pût
une
ilcherchait a bienr disposer ên notre faveur"les
réalisé;
Tout: uf travail soutérrain, habile"
habitants de PLst.
sens. Il conclut avéc les poavait été entrepris dans ce alliance et de cominerce. Il -
litiques defEst un traité d
pour : libérer.
leur fourniten 1809.les armeshocessairee française qui occupait
leur, territojre de la garnison
Note (1)
CHRISTÔPHE ET LE PRESIDENT JAMES MONROE
LE ROI
Administration the' attention of the United
In tlie: first summer of Monroe'sA
of:Haiti' in the Northern: part of StStates was dinected to the little. Kingdom of the country. was anxious.to. secureDomingo. Christophe, the. sovereign Independance for he feared that Louis
from America a recognition. of Haytian of France would reelaim Hayti as-a partof
XVIlI, the' restored Bourbon EE PTF
the' French Empire.
of Christophe with 4 favor, and - an agent- I
The President met the overture
to conclude a tresty of" Commnerde
was sent out.in the Frigaté Congress Authorities refused tô negociate with anjagent
with.Kingdom. But the Haitian
Minister to an Independant:S State, and
who was not regulary accredited as a
Page 419. Monroé's Ad:
the Mission resulted in failure and disappointment. United Siates ( 1902 J By John Clark
ministration volume II. History of the
Ridpath. New-York.
Caius Lhévisson.
Note communiquée par
the overture
to conclude a tresty of" Commnerde
was sent out.in the Frigaté Congress Authorities refused tô negociate with anjagent
with.Kingdom. But the Haitian
Minister to an Independant:S State, and
who was not regulary accredited as a
Page 419. Monroé's Ad:
the Mission resulted in failure and disappointment. United Siates ( 1902 J By John Clark
ministration volume II. History of the
Ridpath. New-York.
Caius Lhévisson.
Note communiquée par --- Page 30 ---
Tout cela-était. de, la bonne, politique.
Santo-Domingo.
d'excellentes finances. Les :
La bonne politique suppose étaient réellement prospères et
finances de Christophe
pouvaient à Poccasion
des soldats braves, expérimentés,
appuyerles tractations de la diplomatie royale.
Christophe entendait. que Tarmement fut, sérieusement organisé dans ses états. Il.y donnait une économique préoceupation au moins égale à Padiinistration surprenant. qu'il,
età la richesse agricole. N'est-ce fat pas çouvert d'écoles et
ait voulu aussi que son- royaume
Déet que Tinstruction y fat force smeratemant.rop-atint s'allie au culte- de. l'intellisirer que le.culte de la
toute,:
genee, n'est-ce pas déjà une datas pensée les; écoles mnoderne? etr par les.
Christophe devina que. clest se'formera l'individualité
ecsles.smpatieures surtout Cette, que individualité .que la.culmornle.du gépie haitien. élever en hauteur et éh profondeur
ture doitsans césse
devant lès autres haparviendra seulé à nous grandir.
tions. :
estime la. force, mnais, : il. comprend; queila
Christophe
tant d'etre.servie parla science..
force ne. vaut:qu'en
seientifique? -
La: guerre n'est-elle- pas yn probléme: de. bataille si lon
N'eston pas déjà vaineu sur le champ d'armes perfecs'y améneavec des.soldats non chimistes munis et des-spéciationnées? Les découvertes des.
gage du suceès des
listes ne sont-ëlles pas le' premier
naarméest C'est pour consolider. notre.independance
Lar
chercha & doter son peuple
tionale que leRoidHalli noraux et] physiques quedès avantages intellectuels, E'Ortonnance parué en 1818 sur Pns:
donne-le savoir. constitue un titre à Fadmiration génétruction pablique ce célebre. Edit, Christophe révéla. la pensée
rale. Dans
française dais nos Ecoles et de
de supprimerda langue Tanglaise: Dans qacl but? Pour faire
la remplacer par
disait-il, les souffrances enduoublier à iotre peuples
Il faut retenir de ce docurées sous le régime colonial:
améliorera notre race
mênt cette idéerqué reducation dès individus. L'éducation possèpar'la transformation vertû de faire passer un peuplé de l'état
de la singulière
véla. la pensée
rale. Dans
française dais nos Ecoles et de
de supprimerda langue Tanglaise: Dans qacl but? Pour faire
la remplacer par
disait-il, les souffrances enduoublier à iotre peuples
Il faut retenir de ce docurées sous le régime colonial:
améliorera notre race
mênt cette idéerqué reducation dès individus. L'éducation possèpar'la transformation vertû de faire passer un peuplé de l'état
de la singulière --- Page 31 ---
de nature à l'état de raison, c'est-à-dire
ple à la plus haute,
d'élever ce
perfection. :
peudes Quand Christophe apprit par. sa correspondâncé
Anglais de merque
avec
Lancaster dàns les: Eéoles Tintroduction de. la
du système de
n'eut dercesse qu'il
Grande-Bretagne; il
rouage : d'enseignement neléppliqbata son tour dans notre
and Foreign Schoot
national. Il écrivit au British
ane mission scolaire Society de Jui envoyer sans retard
la jeymnesse.hneltichine. pour Tinstruction élémentaire de
matériel. et du
Des maisons d'écoles munies du
de temps. On y confort.nécessairés appliqua lal méthode s'élévent en un rien
ouvrit des' écoles primaires
lancastérienne. On
les"parojsses. du Nord.: Le Roi osinemsdtscstemies établit
res centrales dans les.: divisions
des écoles primaiProfesseur de lUhivérsite de
militaires. M: Harvey,
Haiti pogr visiter: Jes Institutions Cambridge, vint exprès'en
Te Roi d'Harti. Il fut fort satisfait scolaires-direods par
"et de la bonne tenue des-élaisses. de'Texaieirdése éleves
De Fétour en. Angleterre, le
ditdans des
professeur
'se
-
établissements de même Harvey ren
fesse; 'dit-il, ueje narpoint
genre. xJe consupérigrité, memérau
percu de différence ni de
ralé éntre ces Institutions point de vue-de la discipline généquentées parla jeunesse de mon pays et celles: fréLes meilleurs élèves sortis haitienne des (Sketches of Hayti).
poursuivaient leurs études
Ecoles laneastériennes
au Collège : Royjal
tion-publique-oa Pon
d'Ihstruc1
glais, Phistoireret
enseignait- le latin,le grec; Fanêti
la-géographie. des seiences haturelles
Llesmothemnatigsese On. trouve-dunis lety
port"de.cé Collège cette
prémier rapdée'sur les vrais principes pensée- ( qué Finstruction-/fonmorale est'une des
de liberté, de-religion * ét. de
publique et contribue principales: sourcès de-ld-prosperite
la société et
éssentiellement: ay bon ordre. de
Sir Home a-fobeissance. des lois >.
Pophum,
sejours en Harti mspecta-le amirol-anglais qui-ft
de
Collège
de-fréquents
M.Dupuy,s
Royul en compaguie
gea longuement secretaire-prive les élèvesten duRoi. L'amiral interroenvoya resoudre au tableau-de dimciles mhathematiques. Il les.
problémes d'al-
sperite
la société et
éssentiellement: ay bon ordre. de
Sir Home a-fobeissance. des lois >.
Pophum,
sejours en Harti mspecta-le amirol-anglais qui-ft
de
Collège
de-fréquents
M.Dupuy,s
Royul en compaguie
gea longuement secretaire-prive les élèvesten duRoi. L'amiral interroenvoya resoudre au tableau-de dimciles mhathematiques. Il les.
problémes d'al- --- Page 32 ---
gèbre et de géométrie. Ils
de cet examen. Sir Home s'acquitterent avec aisance
étonné-de cette
Popham parut enchanté et
preuve inattendue du talent des noirs.
Remarquéz que ces faits se passent douze
ne après la fondation de notre
années à pejque la plupart de ces.jeunes indépendance nationale;
tes aux études abstraites
nègres qui se révélent si apchangement
auraient été considérés, sâns le
survenu dans notre état
et
comme des êtres abrutis et de simples politique social,
(Instrumentum vocale).
outils parlants,
L'éducation primaire. et la secondaire ne
pour former T'homme et lui indiquer les lois suffisentpas
Il importe de s'élever à un plus haut
de la vie.
sance. Cest l'ordre de
degré de connaisvre
les ailes à Tintelligence. T'enseignement supérieur qui oufaçon aussi rationnelle
Christophe conçut d'une
haut enseignement
que souple dans ses formes le
L'ouverture d'une supérieur, ( soleil de la science.>
Académie de chirurgie eut lieur
Tenseignement de la médecine, de la
pour
Thygiène publique et privée.
pharmacie, de
Des. médecins appelés d'Europe
res. L'Obsercatoire
tenaient les' chaibliait dans LAlmanach météorologique installé au Cap puet les
royal des bulletins sur' le
phénomènes célestes. Henri 1er
temLs
Académie de peinture, de
fonda' une
pour donner plus de gout à dessin, notre et de musique. C'était
justosse et l'élégonce des
jeune nation dans la
dans le sentimeut de la
formes, plus de technique
:
Tordonnance des détails couleur, Llus d'habileté dans
manquait
par rapport à l'ensemble.
chez nos musiciens de l'accent
Il
dans la pensée
et de la grâce
Semblage des mélodique, de T'architecture dans
sons et de la netteté dans
l'asharmonies de la nature.
l'imitation des
chestration qui constitue Nest-ce-pas le
la science de l'ortion musicale? Comment principal charme dé l'auditirer
certain ou divin sans l'étude des.instrumenits un effet
dans ses diverses
méthodique de la nature
rement le résultat apparences? du climat
L'art n'est pas nécessaiTéducation
et de la race, Il lui faut de
pour se développer.
dans
sons et de la netteté dans
l'asharmonies de la nature.
l'imitation des
chestration qui constitue Nest-ce-pas le
la science de l'ortion musicale? Comment principal charme dé l'auditirer
certain ou divin sans l'étude des.instrumenits un effet
dans ses diverses
méthodique de la nature
rement le résultat apparences? du climat
L'art n'est pas nécessaiTéducation
et de la race, Il lui faut de
pour se développer. --- Page 33 ---
quoique né artiste, n'exprimera rien-de
Un individu,
obligatoire. Ces créaparfait s'il ne subit Tapprentissage à des besoins sociaux et
tions de Christophe répondent le nôtre qui né fait que
comme
un gmnupementhumain
à se servir de monaitre à Texistenée doit apprendre loyale de la nature
yens matériels pour Ia reproduction éminemment éducaet de la vérité. Peisuadé du rôle
de ne pas ériger
teur. de TEsthétique, Henri n'eut garde
des trades-comédies,
un Thédtre où lon représentait
sur les foules
gédies et des Opéras. Ainsi se répandaient de rude labeur.
les joies de la pensée après les journées
une' sorte
Le Roi essayait d'esquisser pour son peuple
de vie
qui le libérât de Tengrenage
de rêve
supérieure
même pour quelques insdes nécessités matérielles,
tants.
les classes populeuses. Pour
Christophe n'oublia pas
furent créées des Ecoles
cette catégorie de citoyens
Dans
pourvues de maitres capables. louvrier
professionnelles
le paysan et
nos campagnes les plus reculéees,
envers la
apprenaient à lire et à satisfaire à ses devoirs de visiter les
divinité. Heuri 1er s'imposail Tobligation élèves méritants.
Ecoles et de distribuer des' prix aux
avait pour
La Chambre Royale d'instruction publique de la culture,
mission de suivre, d'étendre les progrès
et Cold'exercer la haute surveillance sur lesAcadéuies les meildu
d'imprimer ou dacheter
lèges
Royaume,
de choisir les méthodes pédaleurs ouvrages scolaires,
des études.
gogiques les plus propres à Tavancement existaient, : dans
Au-dessous de la Chambre royale
charque localité, des Inspecteurs spéciaux. montrant pàrtiIl faut en 'convenir: Christophe en se devançait de
san convaincu de Téducation universelle
Ni en France, ni en Angleterre,
beaucoup son époque.
Suède où Finstruction
ni en Allemagne, ni mêne en
si loin
était plus en honneur qu'ailleurs, on ne poussait
réducation du peuple.
écrivains: un VoltaiIy y avait en Europe de célèbres
un BoRousseau, un Montesquieu,
re, un Jean-Jacques
Herder ou un Schiller. Mais le
lingbroke, un Milton, un
de Téducation universelle
Ni en France, ni en Angleterre,
beaucoup son époque.
Suède où Finstruction
ni en Allemagne, ni mêne en
si loin
était plus en honneur qu'ailleurs, on ne poussait
réducation du peuple.
écrivains: un VoltaiIy y avait en Europe de célèbres
un BoRousseau, un Montesquieu,
re, un Jean-Jacques
Herder ou un Schiller. Mais le
lingbroke, un Milton, un --- Page 34 ---
croupissait dans une ignopeuple de cette vaste contrée si avancée en matière de
rance profonde. L'Angleterre
Tétat social des
restait en airière par
gouvernement d'instruction primaire: Les politiques
masses privées
considérant Pen-
.
d'Europe ne s'en inquiétaient guère,
privée,. qui
seignement comme une affaire purement
plutot que PEtat. Un lord Anglais
regarde les parents fonds sollicités pour la création de
s'opposa au. vote des
déclarant en plein Parlequelques écoles primaires en savait aussi long qu'un homments que si un cheval en
On ajourna la loi
iln'aimerait pas être son cavalier>.
me,
de cette force. Il faut attendre jusdevant un argument
s'occuper de
qu'en 1832 pour voir la Gronde-Bretugne
l'instruction des classes populeuses.
Guizot, en
Cest seulement vers la même époque que les instituFrance, fondait des écoles normales pour Le mouteurs, dans les chefs-lieux des départements. des Etats-Unis
vement de. la culture des mnasses parl
de la
d'Amérique. Ce sont les heureuses conséquences dans la démocratie
diffusion'de Tinstriction
: puissante
firent réfléchir les hommes d'Etat de
américaine qui
à imiter T'exemple donl'ancien Continent. Ils se mirent
lui, est un préné par le Nouveau-Monde. Christophe, l'activité des individus déIl eut Tinstinct que
- curseur.
de Tintelligence et que TEtat pourvoit
pend de la culture
Téducation donnée à tous.
conservation. par
- à sa propre
était tellement imbu de
Vue géniale! Notre Roi eil
dans une de ses
déclara avec orguejl
: cette vérité.qu'il.
veut; élever au milieu des iles à
Proclamations ( qu'il existait encore dans les Antilles et
esclaves (l'esclavage du Sud) une génération d'homdans toute-lAmérique
vivante de Tégalité morale
mes qui deviendra la preuve
avancés. de PEude leur société avec celle des peuples
coistitue
rope. ) Haiti, dans, la pousée dece monarque, conscient plus
la tête de Phumanité noire. Christophe morale qui échet à
qu'aucunautre de la, responsabilité faire face. La culture
notre nation voulutla.préparer à y
au peumême qui fécondait, les esprits, en Harti,donnait
ple le sentiment de sa dignité.
ité morale
mes qui deviendra la preuve
avancés. de PEude leur société avec celle des peuples
coistitue
rope. ) Haiti, dans, la pousée dece monarque, conscient plus
la tête de Phumanité noire. Christophe morale qui échet à
qu'aucunautre de la, responsabilité faire face. La culture
notre nation voulutla.préparer à y
au peumême qui fécondait, les esprits, en Harti,donnait
ple le sentiment de sa dignité. --- Page 35 ---
Combien fut plus Ingique le Président
voitant pour lui-méme le
Boyer [ui, Collgouvernement
mença d'abord par fermer toutes des
absolu, compar'Christophe, laissa
écoles ouvertes
Princé, le Pensionnat péricliter le Lycée de- Port-aunationàl de
attendant (u'il fit clouerrles portes de la Den.oiselles, en
sité de Santo-Dothingo,
eélèbre Univertilles. L'éducation devait surnommée TAthènes des Andences
ogir en seus contraire des tendespotiques de Christophe. Les.àmes
ries par la littérature, la philosophie,
ainsi nourgiou et la science avaient été
Phistoire, la reliavaient maintenant
agr'andies, et élevées. Elles
ture des divers
une conscieuce plusnette de la ua-
: quieu et
gouvernements, 2 Elless avaient. lu Montesappris de Jean-Jacques Rousseau
poiutjuste si l'on n'est pas humain et
que Fon n'est. -
respecte pas la loi a
qu'un Chef qui ne
:
façonnérênt un ideal de positivement liberté
tort. Les esprits se
tait élouffé dans cette
et de justice. On se senet de prostornation. atmosphère de silence, de ' peur
mieux faire sentir L'instruction recue ne servit qu'à
dre plus-itolemble laidisproportion lai
des choses et à rencondition de tous. La
mentaleimpose la réforme politique.
réforme
Le gouvernement d'Henri 1er avait
le puissant foyer d'ou les idées
allumé lui-méme
transforinerent le cerveay en. Pinondant épanouies en gerbes
obéissait eucore au Roi, mais. -les
de lumière. On
chés de lui. L'étrange
coeurs s'étaient détaet la poignante réalité contradiction entre lidéal conçu
poussait à la chute du système de
compression. Les esprits distingués
le cièl, et les voilà obligés de trainersur aepirsientotteindre
qui arriva avec le Tzar Alexandre
terre: Cest ce
libérateur>. Hl voulait
II de Russie, ( tzar
haute culture et cherchait émanciper. les cerveaux par la
én même temps à enrayer
développement de la liberté.
le
On organisa coup sur coup des complots contre lui
finalement, une bombe
et,
tées dans le Nord par la l'emporta. diffusion Les passions susciinontrer aussi exaltéès
de la culture sans" se
pas moins leur ceuvre de qu'en Russie, ne continuaient
revanche, comme le feu qui
voulait
II de Russie, ( tzar
haute culture et cherchait émanciper. les cerveaux par la
én même temps à enrayer
développement de la liberté.
le
On organisa coup sur coup des complots contre lui
finalement, une bombe
et,
tées dans le Nord par la l'emporta. diffusion Les passions susciinontrer aussi exaltéès
de la culture sans" se
pas moins leur ceuvre de qu'en Russie, ne continuaient
revanche, comme le feu qui --- Page 36 ---
les cendres. L'émeute. n'éclatait pas,'"la
couve sous vivait dans Tair. Qu'uie occasion vienne,
conspiration fait du Roi. Mais Cn présence de tant d'efforts
et ce sera
àux générations
de sa part pour le bien public, répétons et des jouissances,
nouvelles trop avides des houneurs
des hommes
que si le succès cônsacré: la renommée des iutentions et
d'Etat, il n'ya pourtant que la droiture
fassent le
continnue dans l'action qui,
là persévérauce
entama par tous lés points, à
vrai_politiqué. Christophe
Dans chaque prola fois, son oeuvre de gouvernemeht. une colonne de lumière
jet réalisé se dresse comme
L'Instruction publiPunité invariable de ses desseins.
et ample Caforme le couronnémeut de T'invisible
que
notre Roi pour" abriter nos âmes,
thédrale érigée par
sont la religion ret le travail.
et dont les soubassements
exercer, une juQu'est-ce donc. que cet homme pour
dans ce pays qui a rétingradé
si bienfaisante
- fluence lai et sans lui? A la vérité,les masses le considéaprès
sorte d'incarnation de la disinité
raieut - comme une
sans jamais, avoir apdans ce. monde. Lui, imaginait philosophe les moyens les plus propris-la philosophie,
des foules fascinées le prespres à accroitre aux yeux
Pour aller' au devant
tige de son autorité incomparable. qui rend le Pouvoir
de nos populations dans un apparat
l'attirail de la
Christophe adopta
C plus respectable, gardes du corps, hérauts d'armes, sceptre
monarchie: écarlate. Il h'y a pas là qu'un vain étalage
d'or, manteau
abord on ne voit que la pompe
d'orgueil. Au premier.
souci'de" Tà' rprésentation.
des cérémonies' et P'extrèmè
Toutes choses qui sont des maniféstations à Tétat spontanées de virtua-
- de sentiments ésthétiques somméillant
de fnste
lité dan's Tâme de, ce nègrè. Ce déploiement extérieure d'une
chatoyant ne constituait que la façade Persuadez sous bien
idée constructive et originale. à cette créntion monarqu'une haute pensée préside
chique.
héréditaire, avec tiHenri 1ér institue une noblesse récrute les mèmbres dans
tres, dotations et fiefs. Il en aûtre distinction que le
toutes lés classes sociales sans
méillant
de fnste
lité dan's Tâme de, ce nègrè. Ce déploiement extérieure d'une
chatoyant ne constituait que la façade Persuadez sous bien
idée constructive et originale. à cette créntion monarqu'une haute pensée préside
chique.
héréditaire, avec tiHenri 1ér institue une noblesse récrute les mèmbres dans
tres, dotations et fiefs. Il en aûtre distinction que le
toutes lés classes sociales sans --- Page 37 ---
ordre de cette
mérile prrsonael. Le costuyne de-ch.que détérminé ninsi que les
noblessé est rigoureusement
honneurs Y atfachés. les membres de la Maison Civile du
Un Edit énumère Reine et des Princesses du sang. L'orRoi, ceux de 1i
de telle où telle
dre militaire de Saint Henri se portait
de gala
façon selon le rang du dignitaire. Les réceptions Nuln'adressait
avaient lieu avec le cérémonial de style.
sais obtenir
la parole au Roi, dans certaines solennités, par PinterméT'assentiment du Souveriiu
au préalable
Maitre des Céréimonies. On entrait et
diare du Grand tourner le dos à Sa Majesté. On coiçoit que
sortuit sans
officielle êt de rites. protocette affectation de grandeur fusées de rires des petits écricolaires ait so. levé les
dépourvus de sens philosophique.
vains étrangers
Michelet, un Schoelcher ou un
Figurez-vous qu'un
esprits, historiens à
Lamartine, libres et universels à fond la nature humaiidées générales, qui connaissent
à traversl'avoir suivie dans son développement
ne pour
que de'tels penseurs
les ages et les climats, figurez-vous exemples fixés là sous le
qui tennent d'imonibrablés surpris de la création- de. la monarregard; resteraient du Nord? Ils en expliqueroient la
chie démocratique
avec simplicité et profondeur
portée sociale et politi que
autre événement humain.
comme ils eussent fait de tout
des maitres?
La tolérance n'est-elle pas la eoquetterie
les.
du Roi trouvèrent à qui par.
Au reste,
persifleurs
avec un ferme bon
ler. Le Baron Vastey leur répondit
fru de ce publisens. Jamais les qualités de verve et.de
avec Llus d'éclat. ( Qui donc,
ciste 1e se montrèrent surl S noirs, si Jes noirs le peuleur, disnit-il, règnera
est-e. le aussi affectée exveut être Roist La Royauté blanche? Peutil exister des
glusivement-al la couleur
différence des couleurs
motifs de réprobation dans la
les habitauts du globe ?.
: sui diversifient
les vertus, les bons ou lès mauLa force, le courage.
leur source surlépiderne
vais penchants prennent-ils
ou.daus: le coeur de. T'hommet de
de celui-ci
Heuri 1er sans se préoccuper Topinion
est-e. le aussi affectée exveut être Roist La Royauté blanche? Peutil exister des
glusivement-al la couleur
différence des couleurs
motifs de réprobation dans la
les habitauts du globe ?.
: sui diversifient
les vertus, les bons ou lès mauLa force, le courage.
leur source surlépiderne
vais penchants prennent-ils
ou.daus: le coeur de. T'hommet de
de celui-ci
Heuri 1er sans se préoccuper Topinion --- Page 38 ---
32son rôle de roi avec la plus parou da celui-li, exerça visible de notre société il dounait
faite dignité. Tête
et offrait de belles têtes au
Texemple de la vie luxueuse
sociaux aussi.
Tout relevait de lui: les rapports
de
pays.
la vie politique. Plus on se rapprochait
bien que
dans Tesprit du
lauguste monarque plus on grandissait
tout gravispeuple. Le Roi devint le centre vers lequel
sait. Il mit son empreinte sur son entourage." ents de
les élém
: Les hommes neufs qui composaient même des foncsa noblesse; acquirent par le sentiment manières d'être plus
tions élevées où Oll les appelait des
dont le roi se
raffinées. Des fêtes et divertissements
comédies
montrait prodigue: : bals, concerts, réceptions, un certain
parties de chasse, se dégageait
et ballets;
traduisant dans T'attitude, le lansens de sociabilité se
de la Cour. Ceux-ci dongage et le maintien des gens
les officiers du Prenaient le tonaux autres. Est-ce que des
des
: n'étaient. pas, àussi
parvenus
mier Empire
Lannes, Brune, Dachamps de bataille 2 Ott Augercalt; Ant la line fieur de li povout, Masséna avaient-ils appris dévenu roi, connut-il la
litesse ? Où Murat, palefrenier
que les duchesses
courtoisie des salons?Il est certain
11e furent
et les comtesses de la fabrique de Christophe Lefèvre, du-
-pas-plas excentriques qu'une maréchale- mémoircyni plus ridicuchesse de Dantzig, (de célebre
la
de Béles duchesses de, Gaète: ou
princesse
les que
:
névent..
revivre- les institutions de lanNapoléon ên faisant recherchait l'éelat. Christophe pourcienne: monarchie
que Tautre parsuivait le mêmne buts Est-il plus coupable
de vue
noir? Napoléon valait-il mieux au : point
ce que
et des formes, que notre Christode la représentation
Comme le Roi d'Haiti, il était
phe?-On peut en douter. irascible. Il n'était guère galait
violent, fantasque, dames de sa côur. Plus d'une sortait de
avec certaines les larmes aux yeux, parce qu'elle avait
ses réceptions
PEmpereur. Madame de
été maltraîtée en paroles par.
dut s'écrier une fois:
Rémusat, de l'ancienne noblesse, Empereur soit si mal
* Quel dommage qu'un si grand
Comme le Roi d'Haiti, il était
phe?-On peut en douter. irascible. Il n'était guère galait
violent, fantasque, dames de sa côur. Plus d'une sortait de
avec certaines les larmes aux yeux, parce qu'elle avait
ses réceptions
PEmpereur. Madame de
été maltraîtée en paroles par.
dut s'écrier une fois:
Rémusat, de l'ancienne noblesse, Empereur soit si mal
* Quel dommage qu'un si grand --- Page 39 ---
Napoléon qui avait Phaélevêl. Dans son emportement, alla un jour jusqu'à
bitude de cravacher ses' écuyers amiral : Bruix. Celui-ci
menacer de son fouet le brave mettant la main sur-le
faisant deux pas en arrière et
Sire!>
pomm eau de son épée dit: ( Prènez résolu garde de la voix eut la
Ce geste, accentué par le ton subitement le courroux de
vertu singulière de maitriser
comment
T'Empereur des Français. Vous vous rappelez Guerrier
Christophe, furieux de ee que Philippe
notre
plus qu'il ne faut une escouade apportant
laissait reposer
de la fareuse CITA
desmatériaux pour la construction
cet officier haut
DELLe, leva son baton pour en frapper la main sur so1l
gradé. Philippe Guerrier recula et posa vous êtes mort ! -
sab re: C Sire, si vous frappez Guerrier,
être bâtoncombattu ensemble pour ne plus
Nous, avons
avec fermeté forcèrent le
nésls Ces paroles prononcées réveur et surpris, car c'est
Roi à se contenir. Il s'éloigna
rencontré. face à face
pour, la première fois qu'il s'était
se courber de
avec un homme! H dut comme Napoléon
vant Tinévitable.
eti identité de
Différence de couleur chez les humains
naturel. - 5.
des Cours
Christophe, dites-vous; copia le cérémonial Un vif désir
d'Europe. Eh! qu'est-ce que çela dénote? de PAncien
d'emprunter quelque choserà la civilisation d'imiter chez les àuContineut. Est-ce un si grand mal
Iturbià nos secrets penchantst
tres ce qui correspond
Empereur en suir
de, au Mexique, ne se fit-il pas sacrer.
de Napo-
: les rites du sacre
vant ponetuellement
léon I>
n'a rien trouvé à y redire. Ahl j'oubliais
Personne
pas à la
qu'Iturbide est Indien et - que, n'appartenant
il
ce fait du suprème privilège
race noire, jouissait par
le Roi d'Halti soldat
d'agir à sa guise ! Remarquez que
pas, en tant
à la fois grandadministirivers ne manquait et civiles ma anières. 11
qu'homme du monde, de belles
partaux réuse délectait à exercer Thospitalité, à prendre table des Annions de société. Il recevait souvent à sa
Daus
glais de marique de passage dans son royaume.
il
ce fait du suprème privilège
race noire, jouissait par
le Roi d'Halti soldat
d'agir à sa guise ! Remarquez que
pas, en tant
à la fois grandadministirivers ne manquait et civiles ma anières. 11
qu'homme du monde, de belles
partaux réuse délectait à exercer Thospitalité, à prendre table des Annions de société. Il recevait souvent à sa
Daus
glais de marique de passage dans son royaume. --- Page 40 ---
de quelle magnificence nC faisnit-ilpreuces roccasions-la, émerveillé de tout ce qu'ôn avtiit vii: salve? On sortait décoréés de riches peintures et de meules dé réception
étouffant le bruit des pas,
bles de prix, moelleux tapis bronze àr chaque coin des
statuettes de marbre ou"de
vaisselles d'or ct d'arpièces, suberbes et étincelantes
dessus' tout, Ta pargent, bori ordre du service et, par Tout était preire. luifaite affabilité de Tamnphytrion.
sant et harmonieux à loeil:
déliSOS invités
-
Le, Roi jouissait de la confusion de ou la délicatesse
cieusement charmés de ses soujiers
aimable de lides mets alternait 'avee le bruissenicnt
géiéreux ct
bres càuseries arrosées de yins cujitenx,
des
se mélait à Todeur griscuse
gerrares; dontTodeur
une douce: musi-
:
bes de fleurs, égayant la table. Parfois
et de
de violons, de flutes, de clarinettes
que composéc
milieu des trauports de joie
bassons jétait ses notes-au jouer au Roi d'Haiti, dans CeTdes convivés et sémblait
d'envol et dè foi la protains airs pleins de scntiment,
miouvement de Paudiphétie de son immortalité (grand: déploiement théatral de
toire):Les Rois- se ploisent'au
leur mugnificènce. recherchait les tournois cà il était
.- Un François 1er.
XIV
heureux de montrer sa gràce et son agilifé,unLouis: brillait
les carroussels où il
gontait on iepeut plus
que les triomphes
commè élégant cavalier en attendant cortège-touté une foule
de Versailles' lui offrent pour et de nobles Dames,
chamarrée de grands Seigneurs
à la merveilleuse
et viennent domerune vie-de légende éxtérieure sont
Cité des eaux. Les spectaclés à pompe
obligatoire - des monarchies. C'est:
Taccompa, gnèment
à SANS-SOUCI: sa résiainsi qu'après un long séjour
à se rendre au
dence préférée; le Roi d'Haiti se décida fonctionnaires de
Cap-Henti. A-cette nouvelle les hauts
unê granTa Ville se démènent, s'agitent pour préparer De magnifiques
diose-réeeption aT'Augusté - Souverain, sur la route de SANSares-dé-triomphé furent érigés lieues de distance). A
SOUCI au Cap (a peu près cinq eonstruisit un véritable
lentrée même de la Capitale, on
dence préférée; le Roi d'Haiti se décida fonctionnaires de
Cap-Henti. A-cette nouvelle les hauts
unê granTa Ville se démènent, s'agitent pour préparer De magnifiques
diose-réeeption aT'Augusté - Souverain, sur la route de SANSares-dé-triomphé furent érigés lieues de distance). A
SOUCI au Cap (a peu près cinq eonstruisit un véritable
lentrée même de la Capitale, on --- Page 41 ---
: 35
et sa beauté architeciamonuinent par seS Lroportions
( PROTECTEUR DE
rale. On y mit cette inscriplion: ROI ET NOTRE AMI, VOS
NOTRE LIBERTÉ, XOTRE
SUJETS VOUS SALUENT!
les magasins du Cap
Les maisons,les édifices publics,
Le-jour de son
s'ornèrent de feuillages et de d'Haliti drapeaux: prit place dans nn
départ de Sans-Souci, le Roi six chevaux gris pommecarrosse- d'apparnt traine par Devant lui chevauchaient les
lées, manquant le pas. de leurs plus riches costu mes.
garles royales revètues
les marécbaux de
Les grauds O:ficiers de la'Couronne, voiture. La. Reine suiyajt à disla Cour environnentsa a
carrosse de gala. Ses amazoues
tance dans un autre
en lif
te; puis venaient les équipiges
lui servent.d'esco
des Princesses du sang ct des
vrées du Prince Royal,
trainés dans.des
autres membres de la famille régnante, les. chevaux légers
phaetons somptueux qu'entourent civile,. Des gurdes royaet le persounel de leur Maisou
de distance"
les.fernient la haie. Les fanfares placées entrecoupés par
distance jouaient tdes airs vibrants,.
un
en
enthousiastes de la foule! De partout,
des vivats
de tout sexe et de toute condition acpublic de tout àge,
et acclamer TAucourut pour.jouir de ce rare spectuele
guste.Souverain d'Haiti.
mouarchie si ovationet pourtant! cette
* Et pourtant!
dans les esprits, et une fête à
née était déjà écroulée.
nous, venons de dégrond style,du genre de celle.que
crire alait bientôot lui servir de linceul.
:
Le 15.Août 1820, le Roi d'Hajti, accompagné des attirent membres.de sa noblesse et dans un de ces défilés qui
les curieux s'était.rendu à l'Eglise de Limonade loin
.soudainement une
de 1e Au.cours de. la grand'messe, Par.deux fois sa tête frappa.avec
apoplexie le terrassa;
il s'était agenouillé. Le
force le. prie-Dieu devant lequel
consternés.
les .courtisans
sang qui en jaillit'éclaboussa
Tout le
On donna vite quelque soin à CHRISTOPHE. Henri 1er dut
côté gauche du corps demeura parlysé.
maladie
s'enfermer dans son château de Sans-Souci,la conspirer. La
le minant. On profita.de son inaction pour
frappa.avec
apoplexie le terrassa;
il s'était agenouillé. Le
force le. prie-Dieu devant lequel
consternés.
les .courtisans
sang qui en jaillit'éclaboussa
Tout le
On donna vite quelque soin à CHRISTOPHE. Henri 1er dut
côté gauche du corps demeura parlysé.
maladie
s'enfermer dans son château de Sans-Souci,la conspirer. La
le minant. On profita.de son inaction pour --- Page 42 ---
garnison de Saint-Marc se,souleva.
gea sur d'autres poiuts.
L'émeute. SC propaPaul Romain, prince du Limbé,
T'ordre, n'agit pas. Le.duc
chargé - de ramener
laissa faire les
Richard, gouverneur du Cap,
qui aspiraient meneurs. Sans doute ces deux
au pouvoir suprême,
chefs,
de la rébellion. Ils ne virent
pensaient tirer profit
graude
pas, ces esprits
question en débat daus la lutte
bornés, la
qui durait depuis quatorze
en champ clos
province de POuest. Ils
anees entre Te Nord et la
d'ambition
sacrifiérent à d'étroites bensées
persomnelle la doctrine
Souverain: Le Roi
politique de
:
d'Haiti n'avait
leur
force; Voilà
compté qravee la
maintenant que la force lui tourne le dos !
Cette'pristocratie du Nord,-qui devait.
soutien du trône fut-la première
être le solide
re'critique, travaillantainsi
à s'éloigner à cette heucoutre
voyante! Christophe
elle-méme, l'imprémaladie
cependant cherche à
par Pempire de la volonté. Il se dompter la
un bain de rhuin et de piments,
fait préparér
rendit immédiatement de
pulvérisés. Cettè mixture
Le Roi commande
l'élasticité à ses membres.
qu'on lui amène son
présence de Sa Maison militaire
cheval. En
dernière fois, il met noblement le qui l'acclame pour la
d'avoir pu se mettre en selle il
pied à létrier. Avant
s'affaissa sur lui-même.
Comprenant que tout était
de le transporter dans son.lit. perdu, Christophe ordonna
vait à cette minute était
L'isolement où il se trounait, il ne s'abandouna effroyable. Si tout labandonme.et ses enfants qu'il pas lui-même. Il demanda isa femembrassa
un long regard de.pitié sur le Prince silencieusement. Il jeta
signe à sa famille de se retirer. C'est Royal. Puis il fait
un de ses domestiques à.lui
alors qu'il invita
et de leau. Il se lava la main apporter du linge propre
et se couvrit la tête d'un mouchoir comme pour se purifier
après, une forte détonation. On
blanc. Un moment
se tuer. A cet instant, l'émeute accourut. Le roi ivenait de
la hâte on transporta à la Citadelle grondait dans les rues. A
qu'on recouvrit d'une épaisse
son corps ensanglanté
Ceci se passait le huit octobre couche de chaux vive.
1820. Christophe venait
porter du linge propre
et se couvrit la tête d'un mouchoir comme pour se purifier
après, une forte détonation. On
blanc. Un moment
se tuer. A cet instant, l'émeute accourut. Le roi ivenait de
la hâte on transporta à la Citadelle grondait dans les rues. A
qu'on recouvrit d'une épaisse
son corps ensanglanté
Ceci se passait le huit octobre couche de chaux vive.
1820. Christophe venait --- Page 43 ---
d'avoir 62 ans. Lui qui comptait si peu la mort des autres se montra ferme du haut de sa propre mort. Parle
coup de pistolet tiré, droit au coeur, il solda en une fois
toutes ses dettesa-Phumanité. Mme - de. Sévigné s'écria
à là mort du marquis de Seignely: '( Gest la- splendeur
qui est morte >. Ne pourrait-on dire la mênie chose de
Christophe?
Le Roi d'Haiti restera dans le livre d'or de l'histoie
comme un grand civilisateur. A la tête des affaires de
son pays, il ne sc coutenta pas de plrases ou de promesses; il paya-de solides réalités. ll'est le seul de nos
chefs d'Etat qui ait laissé des traces durables de son
passage au pouvoir comhe pour témoiguer à jamais de
la capacité administrative.de notre race.
Dors tranquillé dans ta tombe, Auguste Roi d'Haiti!
La mort n'atteint pas tor génie; il jettè encore des refletséblouissants sous le ciel calme ct bleu! (applaudissemeuts répétés et vivàts.)
Duraciné VAVAL
S E --- Page 44 ---
INTRODUCTION
HAITIENNE
A.LA. BOTANIQUE
DONNÉE A LA SOCIÉTÉ
CONFÉRENCE
GÉOGRAPHIE D'HAITI
D'HISTOIRE ET DE
le 20 Décèmbre
Mesdames et Messjeurs,
très bien le jour, ily :, a quelques semaiJe me rappelle Buch, mon hôte si généreux; habitant
nes, où Monsieur
le Dr Pressoir,
votre charmante ville, vint m'introduire d'Histoire et de Géolé très actif secrétaire de la Société
graphie dHaiti.
mots, que le
Nous avions à peine. échangé quelques de donner une
Dr Pressoir.me fit tout à coup Tinvitation
Haiti. Très
conférence- à la Société sur mes travaux en. véhèmenm'y suis
flattéd'un tel honneur, néanmoins.je lieu parce que, je né sais pas
tement refusé, en premier
élégante, et aussi parce
parler assez bien votre langue récit des excursions d'un
que. je craignais qu'un simple.
intérêt pour
: floriste comme. moi ne puisse avoir quelque
de-public. Pressoir a eu la bonté de me rassurer sur ces
Le Dr.
en réfléchissant sur la bonne
deux points et j'ai accepté, de faire publiquement mes
oecasion qui m'était donnée Haitienne pour Phospitalité
remereiments à la Nation
jour où j'ai mis
dontj'aijoui. dès le. premier
sans égale sur le sol de cette belle Ile.
les. pieds
n'ai pas, eu le temps de meprépa.
1 . Je dois dire que-je
donner une conférence comrer convenablement êtes pour habitués à entendre.
me eelles que vous
montrer des
bien
photographies
-Je voudrais
échantillons vous
en quantilé, des cartes
nombreuses, des
etc. Mais hélas, tout cela,,m'rst
phyto-agcographinues
Je suis contraint de vous
complètement impossible.
cette belle Ile.
les. pieds
n'ai pas, eu le temps de meprépa.
1 . Je dois dire que-je
donner une conférence comrer convenablement êtes pour habitués à entendre.
me eelles que vous
montrer des
bien
photographies
-Je voudrais
échantillons vous
en quantilé, des cartes
nombreuses, des
etc. Mais hélas, tout cela,,m'rst
phyto-agcographinues
Je suis contraint de vous
complètement impossible. --- Page 45 ---
donner une idée de l'état actuel de Texploration floristinaturellement, mes propres
que d'Haiti, en accentuant,
qu'un petit
efforts. Et d'abord rien de plus nécessaire
résumé dé Thistoire floristique d'Haiti, est le berceau de
On peut dire sans.exagerer qu'Haiti Je' me réfère aux
la botanique historique de TAmérique. du roi vers 1690, Ce
travaux du Père Plumier.botaniste Haiti dans un.t temps Oùt les mers
brave botaniste a visité
où ilp'y avait pas de
etaient ravagées par des pirates, fondation de Port-au-Prince,
chemins, 30 ans avant la
et
100 années avant les jour's de Tousaint-Louverture En ce temps
les premières luttes pour rindépendance. où
Père
Haiti était couverte de belles forêts
Pintrépide de ces- plantes
dut avoir trouvé une quantité énorme Plumier n'a pas fait
qu'il aimait tant: les FOUGERES. tout cas pàs en-Hatti.
une collection de ces plantes, manière en
'si parfaite, -qu'on
If les a dessinées, mais d'une
diffeulté. Retourpeut les reconhaitre'sans la moindre partie de sesdénéen France, ifral publie'la première
DES
couvertes dans Fouvrage intitulé C DESCRIPTION FIGURES >
PLANTES DE L'AMERIQUE AVEC LEURS
Malheugravures sur cuivre.
dont il a fait lui-mème'les' laissant la plupart de ses -préreusencnt, il est mort,
de Paris. Le Gouvercieux originaux dahs les archives
d'inclination pour
neinent Français ne montrant point
botaniste Holfaire continuer Touvrage de Plumier, dessius un
et les a pulandais, Burman, a fait copier les
avec
bliés, nous dirons d'une manière peu en servi' rapport de base
leur beauté. Cet ouvrage de- Burman a
de Linné,
rétablissement de beaucoup des espèces
pour
moderne dès plantes
le fondateur de la nomenclature sans que ces naturaet de plusieurs autres-botanistes, primaires, c'est-à-dire
listes aient connu les, originaux
de cette occasion
'les plantes elles-mêmes. Je profite dessin d'une plante,
pour bien faire remarquer qu'un n'a pas la valeur dun
soit-il le plus parfait du mondè,
les
:
échantillon séché, inéme mial séché. Avec
méthodes
modernes on peut
de
arcarinars
jusqu'aux microscopiques cellules
mème pénétrer
de plusieurs autres-botanistes, primaires, c'est-à-dire
listes aient connu les, originaux
de cette occasion
'les plantes elles-mêmes. Je profite dessin d'une plante,
pour bien faire remarquer qu'un n'a pas la valeur dun
soit-il le plus parfait du mondè,
les
:
échantillon séché, inéme mial séché. Avec
méthodes
modernes on peut
de
arcarinars
jusqu'aux microscopiques cellules
mème pénétrer --- Page 46 ---
tandis que le dessin reste -
T'ovaire, si c'est nécessaire, inutile.
là, très beau peut-ètre, mais
à. Plumier, les plantes
Cependant, pour retourner
peu à peu par des
qu'il a dessinées ont été retrouvees Haiti du moins dans les
botanistescollecdeurs, sinon en reviendrons à cette imautres Antilles. Plus tard nous
portante matière.
d'Haiti après Pluier. reflète
L'exploration floristique Des
de grande acThistoire politique du pays.
périodes presque comtivité sont suivies par d'autre d'inactivité fut très caractéLa période d'avant la révolution
: plète.
extrordinaire. En ces
risée par nne activité floristique
comme Swartz,
jours, Haiti fut visité par des botanistes
autres.
Tussac, Nectoux, Martin et plusieurs
Richard,
il y avait
Mème pendant la guerre dé Findépendance, Poitou et
de mérite en Haiti, à savoir,
deux botanistes
d'inacDescourtilz. Après cela ily eut une longue période bien
Ton, croyait, que la flore était déjà
tivitéssoit que lon avait peur de voyager ici. L'inauconnue, soit qué
d'exploration fut marguration d'une nouyelle période
lequel sur Tinsquée par les travaux du Père Picarda, Ign. Urban à Bertigation de Monsieur le Professeur
série d'excursions en Haiti, particulièrelini, fit une
de
et
ment dans les montagnes au Sud
Port-au-Prince ont été adLes plantes qu'il a récoltées
de Miragoane.
de visiteur's à Texposition du
mirées par des milliers
Centenaire, de Chicngo. dans.le Sud d'Haiti, mon :
charCe que Picarda à fait
Monsieur Buch, l'a
mantamiet. mon hôte, généreux,
fait dans le Nord de la République.
deux botanisDans les plantes que lui ênvoyérent ces
Urban a trouvé une grande quantité
tes, le professeur
neuveaux ce qui démond'espèces, et même des genres flore d'Haili était loin d'être
trait bien clairement que la
connue.
où l'on faisait ces explorations en
Al la même époque
Dominicaine de l'Ile
Haiti, les botanistes' de la partie le Baron Eggers déne restaient pas inactifs. Monsieur
du Cibao, une
couvrit à Constanza, dans les montagnes
Urban a trouvé une grande quantité
tes, le professeur
neuveaux ce qui démond'espèces, et même des genres flore d'Haili était loin d'être
trait bien clairement que la
connue.
où l'on faisait ces explorations en
Al la même époque
Dominicaine de l'Ile
Haiti, les botanistes' de la partie le Baron Eggers déne restaient pas inactifs. Monsieur
du Cibao, une
couvrit à Constanza, dans les montagnes --- Page 47 ---
M1de. celle des autres Antilles. Il, y
fiore très différente
plantes de PEurope, non, pas
trouvait même plusieurs
acclimatation qu'on. peut
ces plantes introduites par mais des plantes absoluadmirer à Furcy et Kenscoff,
Chimaphila,. Viola,
ment sylvestres telles que Achemilla,
Eggers
Trisetum (le dernier décrit de la Lapponie), déjà controuva aussi une grande quantité d'espèces du Sud etdu
nues dans les montagnes de TAmérique Antilles. Ces trouvailles
Nord, mais pas dans, les autres récemment par les travaux
de Eggers ont été enrichies
de Messieurs Tuerckheim - et Fuertes. des montagnes
Maintenant.cette flore extraordinaire
Haiti?
n'existerait-elle pas en
de-Seint-Domingue
dout il fallait. cherVoilà un problème d'importance
nos jours les
cher la solution. Il faut savoir que jusqu'a
les plus élvées d'Haiti nont été explorées par
montagnes
Le Père Christ a
les botanistes que très incomplétement à 2.200 mêtres: et
fait l'ascension du morne LA VISITE de la Selle, mème
Monsieur Buch a traversé la Crète'
plusieurs fois,saus y trouver ces plantes haute extraordinaires de la Selle de
de Constanza. Mais la partie la plus
aussi bien que
2.800 metres restait toujours inexplorée
au Nord
cette redoutable châine de montagues
la Hotte,
en hauteul. avec : la Selle.
des Cayes, rivalisant présque
d'Haiti restaient
celles du centre
Outre ces montagnes,
des futurs travaux
toujours incontiues. Le but principal de cés hautes moneu Haiti était donc Texploration
tagnes.
du Père Plumier dont la
J'ai déjà parlé des dessins
aucuri doute. Cegrande majorité a été idendifiée sans
-
pendant, il y avait toujours un assez.grand nombre pardes fougères et des cuctées dont pourlesticulièrement fallaitavoir les plantes mènies pour pouvoir les
quellesil
Voilà encore les raisons, - et
identifier définitivement: les' recherches en Halti. En
très fortes, pour continuer
pour cette -tâche, le
trouver un-hommé
ses etforts'pour Urban s'est tourné an Musée d'histoire-natuprofesseur
Nous avons'là des fonds donnés.au
relle de Stockholm.
et destinés à lex-
: Musée par des botanistes très riches,
aitavoir les plantes mènies pour pouvoir les
quellesil
Voilà encore les raisons, - et
identifier définitivement: les' recherches en Halti. En
très fortes, pour continuer
pour cette -tâche, le
trouver un-hommé
ses etforts'pour Urban s'est tourné an Musée d'histoire-natuprofesseur
Nous avons'là des fonds donnés.au
relle de Stockholm.
et destinés à lex-
: Musée par des botanistes très riches, --- Page 48 ---
ploration botaniqué de TAmérique du Sud.
cade, nous envoyons une expédition
Chaque déce continent.
aiquelque partie de
En 1924 la 3e de ces
partir, destinée
expéditions. était sur le point de
Prof. Urban
comme les antérieurs au Brésil. Mais le
nous fit chauger de
qu'au moins une partie de
projet eu suppliant
fut employée à Texploration l'argent à notre disposition
fait Phonneur de confier
d'Haiti, C'est à moi qu'on a
Suède au mois de Mars ce travail, Je suis parti de la
Havane.
1914. Ma route m'a conduit à la
Nalbeureusemeutje ne
mon voyage, les ports d'Haiti pouyais pas continuer
peurs cubains à cause de
ayant été fermés aux vanique
quelques cas de peste bubopour. faire a-Saint-Domingue. des
Cela me donna une opportunité
flore n'est pas collections moins
dans TIle de Cuba dont la
effet le résultat
intéressante que celle d'Harti. En
surprenant que botanique de mon séjour à Cuba fut si
je ne continuai non
qu'au mnois de Mai 1917. La ville la
voyage en Haiti
Cuba est les Cayes, et c'est
plus en contact'àvec
pour mes premières
elle qui m'a servi de base
ne des Cayes,
excursjons en Haiti. La vaste plaires : L'Islet, la parcourue rivière de par ces quatre grandes rivièm'a donné
Torbeck et la rivière de
plusieurs plantes d'intérêt. Mais c'est T'Acul,
toujours dans les montagnes,
comme
des plantes nouvelles
que j'ai trouvé la majorité
premier
que j'ai découvertes pendant
séjour en Hatti.Jai pénétré dans
mon
la Civette, près de Camp-Perrin,
la Hotte par
pour passer aux jardins
Il y a là un sentier
tation très riche
Coutard; au milieu d'une
en espèces
végéde 800 mètres environ. Jai inconnues, à une hauteur
cursion.de deux
trouvé là dans eette seule exce'-et
jours 20 espèces nouvelles
parmi elles un genre
pourla sciende la famille des Melasto nouveau, ERMANIOCHARIS,
pleisir ce fut de trouver la macae." Ce qui me fit'un grand
ment de ce genré.troavée Bégonia repens,. beau spécilé chemin était très pénible seulement par Plumier. Mais
pas la vraie roûte
et n'était pas yidemment
vais vu la double pour lascension de la Hotte, dout
cime couverte de bois pin, bien j'a- à
et
jours 20 espèces nouvelles
parmi elles un genre
pourla sciende la famille des Melasto nouveau, ERMANIOCHARIS,
pleisir ce fut de trouver la macae." Ce qui me fit'un grand
ment de ce genré.troavée Bégonia repens,. beau spécilé chemin était très pénible seulement par Plumier. Mais
pas la vraie roûte
et n'était pas yidemment
vais vu la double pour lascension de la Hotte, dout
cime couverte de bois pin, bien j'a- à --- Page 49 ---
rOuest. Toujours décidé à faire
met le plus haut, je. cherchai
l'ascention dé ce somvelle base d'opération.
à Port-à-Piment une noupouyoir réaliser mon projet, Molheunousement, je tombai
avant de
fléau des pays tropicaux, la malaria. malade. C'était le
In'y avait pas de quiniue à
beaucoup de temps pour en faire Porba-Piment, il fallait
Enfin j'ai éte condamné à un mois chercher aux Cayes.
je repris mes excursions je n'avais d'inactivité-et quand
fois.
pas l'énergie d'autreC'est peut être pour cela que j'ai été
conde excursion dans la Hotte,
obligé, à ma sepelle, Randelle, Bel-Endroit
sur la route de la Chaet
sans pouvoir réaliser
Drouette, de retourner
timètre, l'ayant perdu Pascension. Je n'avais pas mon alCuba la même année. pendant la révolution arrivéeà
tées dans cette dernière Mais je sais par les plantes collecune hauteur de 1.600.mètres excursion, que j'étais arrivé à
chemin
au moins. Il n'y a
de
danscesh uutes
pas
avanre est faite au sinontagnes,ea va'sans dire. Toute
scie un bambou
moyen de manchette. La liane à
extremément difficile rampint, très abondant, flexible mais
désagrtable
à (*0) per, forme l'obstaéle
aUx voyageurs.
le plus
Certaines, fongères du genre
massès presque
Gleichenia forment des
est obligé de trouver impénétrables sur les crêtes, où lon
tellement
son passage. Cette végétation'est
tunnels épaisse, qu'on a besoni de faire de véritables
pour la pénétrer..
Le résultat botanique de cette
rable à.celle de Civette;
excursion était compaun genre nouveau, le
encore 20 espèces nouvelles et
A mon retour aux PERATANTHE EKMANII.
de
Cayes, j'ai eu des
malaria, et desespérant de m'en
attaques répétées
suis retourné à Cuba.
guérir en Haiti, je
Cependunt, le professeur
mes eollections d'Haiti tant de Urban, ayant trouvé dans
ne me laissait pas
belles espèces nouvelles,
richésses de la flore poursuivre de Cuba. tranquillement l'étude des
te lui avaient servi comme
Mes trouvailles de la Hotun stimulant puissant poyr
.
de
Cayes, j'ai eu des
malaria, et desespérant de m'en
attaques répétées
suis retourné à Cuba.
guérir en Haiti, je
Cependunt, le professeur
mes eollections d'Haiti tant de Urban, ayant trouvé dans
ne me laissait pas
belles espèces nouvelles,
richésses de la flore poursuivre de Cuba. tranquillement l'étude des
te lui avaient servi comme
Mes trouvailles de la Hotun stimulant puissant poyr --- Page 50 ---
recherches. Sur ses supplications on m'a
de nouvelles
nécessaires à une seconde expédition
donné'les moyens
en Haiti. Et me voilà...
de donner le
Cette fois j'avais formé la résolution d'Haiti. Pour
coup de grâce à la flore de la République besoin d'une base
j'avais
réaliser ce plan ambitieux,
celle des Cayes,
plus centrale pour mes opérations Je suis que arrivé ici au mois
c'est-à-dire de Port-au-Prince. etje fus àccueilli avec la plus
de Juillet de l'année passée Buch. Déjà dans mès pregrande hospitalité par Mr.
à Cabrit j'avais la bonne
mières excursions au Morne
d'espèces inconnues,
fortuue de trouver une quantité Haiti, mais connus
méme.deux genres nouveaux pour
à Cuba, Machaonia et Acidocroton.
dans le
anxieux de faire des excursions
Mais j'étais
retrouver et recohnaitre les
Massif de la Selle pour Y
Picarda, Christ et
nombreuses espèces trouvées là par
Gentil Tippenhauer, notre incomparnBuch. Monsieur
alors
à Tétude d'un cheble météorologiste était la occupé bonté de m'inviter à faire
min près de Furcy. Il eut
ses
et
séjour dans la Selle sous
auspices
mon premier
les montagnes de Furcy
durant deux moisj'ai parcouru J'ai prété une attention paret de la Nouvelle-Tourraine. raides de la Selle propre,
ticulière à la flore des pentes
Cabaio, le
c'est-à-dire au Morne la Visite et au Morne
Mes efplus de 2300 mêtres de hauteur.
dernier ayant,
sans doute, je trouvai
forts ont été bien récompensés
genres nouyeaux
beaucoup d'espèces et même quelques
du Cide grand intérêt. Mais ces plantes européennes du Père Plumier
bao n'ont pas été trouvées, les plantes
aussi peu.
jam ais le plaisir de me proCopendantjewochlieret
par exemple,
mener àu sommet du morne Tranchant, de tant de fleurs de ma
dont les prés étaient embellis
Silènes, Myojeunesse, de tous ces tiéfles, geraniums, Véroniques, etc, de
sotis, Margierites, Dents-de-Lion, mais bien aimées malgré cela
mauvaises herbespeutefre.
plus heureux.
comme souvenir d'autres.jours
J'espérance d'y
En me dirigeant vers la Selle, j'avais
par exemple,
mener àu sommet du morne Tranchant, de tant de fleurs de ma
dont les prés étaient embellis
Silènes, Myojeunesse, de tous ces tiéfles, geraniums, Véroniques, etc, de
sotis, Margierites, Dents-de-Lion, mais bien aimées malgré cela
mauvaises herbespeutefre.
plus heureux.
comme souvenir d'autres.jours
J'espérance d'y
En me dirigeant vers la Selle, j'avais --- Page 51 ---
45de ces plantes jamais
trouver au moins quelques-unes
perdu mes illusions
retrouvées du Père Plumier. d'autres Ayant champs de récolte,
de ce' côté, il fallut chércher
à savoir la région de
plus près de la base de Plumier,
Léogâne.
Père avait fait plusieurs excursions dans
Le vénérable
de Baudin>. Tout le
une vallée nommée par lui ( Fond
pas d'être
monde me disait que cette vallée ne manquerait chemini de Jacmel
le Fond de Baudin de nos jours, surle
à
Trouin. Par conséquent je fis une excursion à
par.
de Monsieur Barker,. professeur
Trouin accompagné
de
de Thor. Nous
PEcole d'Agriculture et
Botanique
de
réussimes à trouver là au,moins deux de ces espèces les.
Plumier, la Bellonia aspers et L'Ipomoce digitata,
deux plantes trèsjolies. de la Rivière Bras-Gauche, nous
Dans les falaises
nouveau de Mélestomatrouvâmes, à. part cela un genre
> en
Monsieur Urban"a nommé ( MOMSENIA
cae, que
et historien allèinand bien
Thonneur du philosophe
plantès plus
conru. Mais Plumier y avait trouvé'd'antres
ne dis i
remarquables toujours, et d'une nature qu'elles n'ai rien vup
paraissent pas facilement. De ces plantes je
le Fond 1
et j'en ai conclu que le Fond de Boudin n'est ferais pas miéux' de
de Baudin. Je crois inaintenant que je
des
chercher la vallée en question daus les mornes
Agents Commissaires.
fus invité par Messieurs JenPeu de temps après,je
à Bayeux: Au point de
kius et Gray,a les accompaguer
usine à sucre
vue de Phistoire Botanique, cette petite
sérvi-de
dans le Nord d'Haiti est très intéressante, deux ayant botanistes"
base à de nombreuses excursions aux
américains, Nash et Taylor.
:
par. ces Messieurs et par
Par les plantes çollectées,
la flore du Nord
Monsieur Buch, je savais déjà, que
d'Haiti est bien différente de celle du Sud.
tant
dans ce
Ayant des prédécesseurs,
: renommés faibles dy"
champ je ne nourrissais que. des éspérances En effet,. la plutrouvèr quelque chose. d'intéressant..
et sur les
part des plantes trouvées dans les plaines
V
ains, Nash et Taylor.
:
par. ces Messieurs et par
Par les plantes çollectées,
la flore du Nord
Monsieur Buch, je savais déjà, que
d'Haiti est bien différente de celle du Sud.
tant
dans ce
Ayant des prédécesseurs,
: renommés faibles dy"
champ je ne nourrissais que. des éspérances En effet,. la plutrouvèr quelque chose. d'intéressant..
et sur les
part des plantes trouvées dans les plaines
V --- Page 52 ---
montagnes éruptives de la nature du Morne
étaient déjà connues par lès travaux des
Maleuvre
tionnés et partiéulièrement
bôtânistes men-:
Poiteau.
par ceux de Monsieur
Mais ily a là. dans le Nord L.d'autres
nature très différente,
montagnes d'une
re dur, l'age cocène. Justement c'est-d-dire,des: Mornes-au calcai..
le Morne Brigand,
près de Bayeux s'élève: :
refuge au redoutable nommé ainsi pour avoir servi de :
bandit Padrejan. Ce"
composé partôut de. roches calcaires des morne est
d'un aspect féroce, tout
de
plus dures,
nes et couvert de bois. plein
crevasses et de : caverer
mètres au dessus de la Son"sommet s'elève jusqu'à 1200
sibilité
mer. I me semble que l'inaccesseulement presque complète de ce. morne l'a défendu non
contre les déprédations
aussi contre.le zêle des Botanistes. des habitants mais
foule de plantes
Là j'ai trouvé une
bres
inconnues, même uné douzaine d'arnouveaux,entre autres une
des Cosalpinioidane,
légumineuse du groupe
tout Halti. On l'appelle peut-être l'arbre le plus grand de
Tarvernen originaire, Tarvernon, mais cé n'est pas le
le Lysilona
E
part de ces arbres n'étaient
Planisiliqua. La pluséquent je devrai
pas en floraison et par consaison plus
retourner dans ces' - lieux dans une
favorable à mes fins.
Je suis retourné à Port-au-Prince bien
séjour.dans le Nord du
satisfait de mon
tions pour le professeur pays. Laj'ai préparé mes collecje les lui ai envoyées: Il m'écrit Urban, mon collaborateur, et
première remise il y avait
plus tard que dans cette :
les pour la Science, et,
plus de cent espèces nouvel-:
tes. nouvelles
un assez grand nombré de plan-:
pour PIle, mais connues dans
pays:
d'auti es
Le moment était maintenant arrivé
excursion daus. la Selle. Vous
pour une nouvellequ'on ne peut pas trouver toutes lesp comprenez facilement, -
eni fleurs en méme
plantes d'une localité
sions
temps, il faut faire
pour les trouver en état.
plusieurs excur.
Cette fois je suis allé à
les deux bras de la Rivière Camp-Franc, sur la crête entre'
Blanche et déjà visité par
bré de plan-:
pour PIle, mais connues dans
pays:
d'auti es
Le moment était maintenant arrivé
excursion daus. la Selle. Vous
pour une nouvellequ'on ne peut pas trouver toutes lesp comprenez facilement, -
eni fleurs en méme
plantes d'une localité
sions
temps, il faut faire
pour les trouver en état.
plusieurs excur.
Cette fois je suis allé à
les deux bras de la Rivière Camp-Franc, sur la crête entre'
Blanche et déjà visité par --- Page 53 ---
de cette excursion était
Monsieur Buch. Le but principal de la Selle. J'ai fait une
l'ascension finale du sommet
d'ailleurs de
tournée de reconnaissance, bien payée
jé me
belles trouvailles, et deux jours après
plusieurs
dominante de la Résuis mis en route pour la hauteur
une crête toute:
publique. Je choisis pour l'ascension Par une pénible exnue, près de.la Source de Badeau.
de la Sellé il
périence, je savais que dans les hauteurs dont On a besoin. Je
n'y a pas d'eau, il faut apporter.ce une hauteur de 2.400 mè
suis monté lentementjusqu'a près de non but. Vous pouvez
tres etje me croyais déjà
en voyant sur' le côté
vous faire une idée dé ma surpise
Je les appelai et
de la colline deux hommes Tinformation à cheval.
que le morne.
ils s'arrétérent, me donnant
Morne Emérillon et:
où nous nous. trouvions s'appelait
qu'ily a là un chemin pour Saltrou.
élevé de
est sans doute le chemin le plus
Ce chemin
c'était loin
tous les chemins des Antilles. Cependant, Selle. Du sommet du
d'être le point le plus haut de la toute toute une série :
morne Emérillon, j'ai pu découvrir céluiou j'étais:-H :
de mornes plus à P'Est, plus haût que
le malheur de
fallut donc continuer ma routé. J'ai eu
d'eau: Toutomber et de perdre ma précieuse calebasse chemin vers PEst,
te cette journée j'ai continué des mon roches calcaires toudans les forêts de bois-pin, sur
de végétations,
tes fragmentées et presque dépourvues du coucher du Soleil
pour me trouver enfin, au moment Ilvétait déjà trop tard pour.
sur. le sommet dominant.
de trouver : un
Rien à faire que
faire des.observations.
nuit!'J Je n'avais
lieu pour dormir; et, mes amis, quelle seulement quelques
pas d'eau à boire et je possédais froid glacial; mais
biscuits pour manger. Il faisait un
Au ma
heureusement, il Y avait moyen de s'en garantir. Paltitin du jour suivant, j'ai fait més" observations altimètre sur indi-.
tude et.sur la végétation de la cime. Mon
nécesquait 2540 mètres, c'est-à-dire avec la correction
:
mètres. Cest
de 100 mètres au dessus
saire, 2794
plus
du chiffre officiel, à savoir, 2680 mètres.
les
D'uh autre côté, sur les chartres hydrographiques
heureusement, il Y avait moyen de s'en garantir. Paltitin du jour suivant, j'ai fait més" observations altimètre sur indi-.
tude et.sur la végétation de la cime. Mon
nécesquait 2540 mètres, c'est-à-dire avec la correction
:
mètres. Cest
de 100 mètres au dessus
saire, 2794
plus
du chiffre officiel, à savoir, 2680 mètres.
les
D'uh autre côté, sur les chartres hydrographiques --- Page 54 ---
plus, modernes, on trouve la hautéur de 9186
Di esque exactement 2800 mêtres,
pieds ou.
différence de.6 metrés de la hauteur c'est-à-dire avec une
Disons en passant, que la
que j'ai trouvée.
Saint-Domingue la
montagne la-plus haute de
plus. modernes,
Loma-Rosilla, selon les résultats les
environ,50
s'élèvent à 2655 mètres ou seulement
mêtres de plus que la Selle.
La-vue du sommet aux premiers rayons du soleil
magnifique, à mes pieds la grande
du
était
avec LEtang Saumatre et
plaine
Cul l-de-Sac
la longue chaine de
l'Etang Enriquillo, plus loin -
teux et les
montagnes appelée chaine des Madans le. Nord-Ouest montagnes du Trou-d'Eau, plus loin toujours
s'élevait le Pic double
Rosilla et Pico del Yaque
de la Loma
les. autres
dominant facilement toutes
montagnes dela République
cherché soigneusementla
Dominicaine. J'ai
qu'on avait eru pendant si montagne appelée Loma Tina,
montagne de lIle.
longlemps être la plus haute
confirmé dans
Maisje n'en ai rien vu. ce pui m'a
tagne,la plus haute. Popinion que la Loma Rosilla est la mond'Eau.on
Au Nord des montagnes du Troupeut voir les deux parties les plus hautes
montagnes Noires, à savoir; ;le Morne
desne Nan- Plaine, ou les grauds
Basile et le MorNord-Ouest on
Cahos. Bien loin dans le
aperçoit les
Morhe : Bellance et des
silhouettes bleuâtres du
l'Ouest, le cône du
Montagnes de Terre-Neuve. A
masses noires du Morne Tranchant, lé Pic de Brouet - et les
Vers PEst, La Selle
Cabaio et du Morne La Visite!
les Mornes du-Bahoruco. descénd pour s'élever encore dans
qu'ile de Barahona
Vers le Sud, la mer- et la presjusqu'à l'ile la
- On sait-que je ne suis pas le
Béate!.
sur le sommet. Tout au
premier qui ai mis le pied :
ces très évideuts d'une contraire, ily avait là des indipieds de hojs-pin
visite pas trop lointaine. Des
lés, parlaient
coupés; des ferblancs déjà un
une lague très claire.
peu rouilsuri une roche-calcairei une borne D'ailleurs, j'ai trouvé
tion ( LEVE DE LA
de culvreavecilinscripTEMENT. DES.
RÉPUBLIQUE D'HAITI, DEPAR.
GÉOLOGICAL SURVEY. TRAVAUX PUBLICS, PAR LA U.S.
ÉLÉVATION AU DESSUS DE
de hojs-pin
visite pas trop lointaine. Des
lés, parlaient
coupés; des ferblancs déjà un
une lague très claire.
peu rouilsuri une roche-calcairei une borne D'ailleurs, j'ai trouvé
tion ( LEVE DE LA
de culvreavecilinscripTEMENT. DES.
RÉPUBLIQUE D'HAITI, DEPAR.
GÉOLOGICAL SURVEY. TRAVAUX PUBLICS, PAR LA U.S.
ÉLÉVATION AU DESSUS DE --- Page 55 ---
Mèties. La loi punit sévèrement toute déLA MER. :.:
de cette borne>. Cest remarprédation etle déplacement
la borne Tinformation'la
quable qu'on n'ait pas.mis sur
a trouvéé.
plus,iutéressante, à savoi la hauteur qu'on'
sommét mênie'n'a pas beaucoup
La végétation'du
j'ai trouvées : Bois-pin,
d'intérêt. Voici les plantes que.
Garrya FadyeKaratas, (Agave ), les deux arbrisseaux Bois amère et
nii et Baccharis Myrsinites (appelées Senecio Buchii et Salvia
Balai) deux Pilece, le très beau
aquilinum) ) - d'ailSelleana, une fougèré (Pteridium
GnaphaEupatorium illitum, Bocconia fruticosa,
leurs,
Danthonia domingensis.
lium. domingense,
tant.d'efforts, j'ai-fait un' seruOn coinprend, qu'après
y trouver quelqu'unepuleux examen de la. cime pour effet,
ai trouvé
de Constanza: En
j'en
de ces plantes
des espèces très sembla bles.
plusieurs, ou en:tout cas, vraimeut sylvestres, aucun
Mais de plantes d'Europe
vestige 1
j'ai eu : Popportunité
A mon retour à Port-au-Prince dans la plaine deTArtrès favorable de fàire un voyage
Pérodin. Messieurs
tibonite et dans les Montagnes de
venus pour le
Sweet et Kocher, analystes des terres, de TArtibonite
grand projet de Tirrigation de la plaine
au Palais
m'outinvilé à les visiter-dans leur campement loealité
sur la Crete-à-Pierrol. De cette
de Christophe
Phistoire d'Haiti j'ai pu explorer les
si glorieuse daus Grande Saline, les
de
plaines-désolees
marais salants
du Mont Grade Desdunes, les falaises inhospitalières
ou j'ai démont, les- pentes calcaires près de Dessalines, famille des Aracouvert ull genre nouveau de la noble
la plus hauliacece, et eufn les Grands Cahos. La partie Plaine: Mon
s'appelle Morne Nan
te de cette, montagne
de 1725 metres. La flore
altimètre Y indiqueit Taltitude
le nombre des espey est très singulière, non poiut par
mais pour. sa nature phyto-gengraphique
ces hiconnues,
ayant la flore du
les
éruptives' de 1e 'montagne
I
pentes
sommet calcaire, celle du Sud.
Nord d'Haiti, et son,
besoin de retourner
J'ai déjà remarqué que j'avais
chercher certains
dans le Nord de la République pour Y
. La flore
altimètre Y indiqueit Taltitude
le nombre des espey est très singulière, non poiut par
mais pour. sa nature phyto-gengraphique
ces hiconnues,
ayant la flore du
les
éruptives' de 1e 'montagne
I
pentes
sommet calcaire, celle du Sud.
Nord d'Haiti, et son,
besoin de retourner
J'ai déjà remarqué que j'avais
chercher certains
dans le Nord de la République pour Y --- Page 56 ---
50leurs fleurs. Monsieur Abegg de Port-dearbres avec la bonté de m'inviter à faire de sa maison mon
Paix eut
dans le Nord.je suis resté à Port-dequartier général mois: La flore de cette région d'Haiti- est
Paix plus de7
de celle du Sud. On trouve
très riche et bién différente
extrèmes,depuits les
la'à peu de distancé les plus grands Barre, abondantes
ravines fort humides de la' Rivière desséchés du Môle
en fougères rares, jusqu'aux récifs
très semblable à
St-Nicolas, avèc une florè xérophilé sais combien d'escelle de Cuba: J'ai découvert'ici je ne
aussi bien qu'upèces nouvelles s'des plus remarquables, Haiti. L'intéresne douzaine de genres nouveaux pour
sante famille des Burmanniaced, des petites plante-sa- j'ai
des" Orchidées- laquelle
prophytes se rapprochant le
en Haiti, est: reprée. le plaisirde trouver
premier
et VAptera.
sentée ici par. deux genres, la Cjmbgcarpa le bérceau
L'Te dela Tortue, au Nord de Port-de-Paix, dans tout le monde
de la colonie française, et conhue
fut visitée--par
comme le refuge'des faineux flibustiers;
Poiteau. Le
-
Te Père Plumier et, un sièclé plus tard, par
(auavait trouvé là; dans lai Ravine Roussière;
prémier Ravine de la Rochelle) un Philodendron; dont
jourd'hui
douteuse. Il fallut donc visiter Pile. DéTidentité restait
dé plantes nouvélles,
isespérant d'y trouver beaucoup
de toutes les planjeus l'idée dé faire une liste-com plète trouverais." Pour
ites, même les plus ordinaires que de rester je â la Tortue tout
réalisér ce projet; j'étais obligé
à
Le résultat
un niois et dé Ia parcourir de phare de phare. Tortue. L'ile
:
de més' efforts est une petité flore dorit la' 178 arbres et
possède 750 phanérogames environ,
connues à la
106 arbrisseaux. Le nombre des espèces douzaine eriviron.
Tortue seulement est très petit; uneest Texistence à la Tortue de-certaines
Très notable Iles de Bahamas qu'on ne trouve pas surla
plantes des
mais bien sur la côte du Nord de Cuba.
Grande-Terre, déboisement de rIle, Tacajou et le eèdre
Malgré le
toujours bien abondant. J'ài observé
espagnol y sont
faisant leursjardins ont
avec plaisir, quèles habitants en des arbres' intacts:
pour coutume de laisser toujours
seulement est très petit; uneest Texistence à la Tortue de-certaines
Très notable Iles de Bahamas qu'on ne trouve pas surla
plantes des
mais bien sur la côte du Nord de Cuba.
Grande-Terre, déboisement de rIle, Tacajou et le eèdre
Malgré le
toujours bien abondant. J'ài observé
espagnol y sont
faisant leursjardins ont
avec plaisir, quèles habitants en des arbres' intacts:
pour coutume de laisser toujours --- Page 57 ---
Durarit mes. travaux dans le Nord
mnille fois le
j'ai eu à
manque d'une - carte exacte
déplorer :
ceux qui ont fait des.excursions
d'Hajti." Tout
avoir, observé Tinsuffisance
dans le pays. doivent
et
existantes. Même la meilleure, Tinexactitude.des celle
cartes
Poujol, quant. aux régions
de Thomasset et
imaginaire. Cet étatde choses montagneuses est purément
on réfléchit à l'existence, d'excellentes ontentibepicanineus
phiques dont on pourrait se servir
cartes hydrogrgune carte assez bonne d'Harti,
faeilement pour faire
de cette possibilité, je. les. ai Pour.me faire une idée
même avec une boussole et un employées pour faire moicroquis de la, région entre les Trois allimetne-asmuplement Rivières
un
Nord.J'aurai Phonneur
et la Côte du
de.vous le
Ce serait aller troploin de
montrer-tout alheurenemènts de mes nombreuses- raconter en détails les évéIl suffit de dire que je suis excursions dans le Nord.
avec.17 grauds paquets de retourné à Port au-Prince
Malgré la tâche
plantes rares ou nouvelles.
trouvailles,
cousidérable de cataloguer
je nl'ai pas eu le.pourage de décliner toutes. ces
vitation: de Messieurs Baker,et Barbour de
une ingner daus une
les accompa- 2 -
vivement.ces forêts excursion.dans; la Hotte, Je me rappelais
plus rares et des plus enchantées, pleines de. plantes des
chercher certains
belles, et Popportuuité d'y aller
très bonne. Nous Compositse en pleine floraison
avons pris la route des
était
mes arrivés le même jour, malgré le
Cayes et somchemin. près. d'Aquin. Le
mauvais état du
à Camp-Perriu. Nous,
lendemain: nous étions. déjà,
- te
nous sommes décidés. : pourJarouble. Ciwetie-lindit-Oouland Un.cyclone
Mais- le temps devient. terriNous nous
detrois jours avec une pluie continuelle.
sommes refugiés dans
- nous. sommes restés deux jours et un petit. ajoupa, où
voir sortir. Enfrr obliges de
deux nuits sans. pousaus avoir atteint mênue
retourner à Camp-Perrin
pendantjar trouvé ici,
huille méles de. hauteur, Cefamille des"
un très beau genre louveau de la
Ericucece et une
à savoir:
aanilegouvélleponr Halti,
-
Galletiacee.pat le.genre Tapuru.
Maintenant le temp.ayawt.change,
Monsieur Barker
sommes restés deux jours et un petit. ajoupa, où
voir sortir. Enfrr obliges de
deux nuits sans. pousaus avoir atteint mênue
retourner à Camp-Perrin
pendantjar trouvé ici,
huille méles de. hauteur, Cefamille des"
un très beau genre louveau de la
Ericucece et une
à savoir:
aanilegouvélleponr Halti,
-
Galletiacee.pat le.genre Tapuru.
Maintenant le temp.ayawt.change,
Monsieur Barker --- Page 58 ---
Pascension par un' ehemin difféet moi nous essoyàmes Ravine Sèche, Hatte Esmangard, Lau-.
aent, celui de la Proux. Nous sommes' arrivés à une
rent ét Lamarre
mais hous fames obligés de realtitude de:1800 mètres, d'éauet de temps. Cependant nous
tourner par manque
la possibilité de nous rennous sommes convaincus.de de ce sommet élevé en le.montant
dre victorieux
Ce serà pour
vbar
une crête au Nord-Ouest des Platons.
née prochaine: arrivé à la fin de mes excursions. ôn me deJe suis
mots surle résultàt de mes efforts.
mandera quelques il est
de donner le nombre
Pour le moment
impossible désgenres nouveaux que j'ai
exact des espèces ou même
A part cela jai retrouvés, mais il est très considerable.
du Père
trouvé beaucoup de ces plantés mysterieuses à la
:
phyto-géograPlumier etj'ai contribué grandement
que Je travail
phie de Pile. On prendra en considération scientifique au point de vue
d'un botaniste est purement faudra beaucoup de patience pour
économique et qu'il but final de mes travaux UNE FLOarriver un jour au
REPUBLIQUE D'HAITI.
RE COMPLÈTE DE LA
EKMAN
Dr ERIK
d'Histoire Naturelle de Stocleholm (Suède)
du Museum
circuler dans Pauditoire une carte de la région des
1) Le Dr-Ekman a fait dessins
les planches du P. Plumier.
Trois-Rivières et de beaux
reproduisant 1931 à Moca, République Do2). Le Dr Erik Ekmàn est mort de le grippe. 15, Janvier
minicaine, pendant Pépidémie
NOTES
12 avril 1931,un nouAlaséance du dimanche
veau Bureau a été formé:
Président
Dr PRICE-MARS,
Vice-Président
Mr CANDELON RIGAUD,
et.C. PRESSOIR
DréJ. c. DORSAINVIL
Seerétaires
Trésorier
Me H. ADAM-MICHEL,
:,
Arehiviste
Me L. LOUISSAINT
HA
TNIES
C. PRESSOKR
Le gerantrepensabl-Dre --- Page 59 --- --- Page 60 ---