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Jendi, 25 Septembre
ANNEE. No 76
SOIXANTE DIX-NEUYRENE
MONITEUR
LE
D'HAITE
DE LA
REPUBLIQUE
LOURN IAL AERIEWL
LE LUNDI ET LE JEUDI
PARAISSANT
FONDÉ EN 1845
a
SÉRIE N 60
NOUVELLE
partent
Les sabonnements de
Sommaire :
du 1er ou du 15, au gré
Adresser toutes commuS.ROUZIER. (Suite.) )
Tabonné.
nications à Monsieur
JEANJAOQUE DEBBALINES
MAURICE BRUN, Directeur.
Avis
aa
TARIF DES ABONNEMENTS
Trois mois
:.
Un an Six mois
G. 6 G 4 G. 64 2 3
66 9
64 4
Port-au-Prince. Départements.
12 46 7
Etranger.
RUE FÉROU TÉLÉPHONE: : 439
BUNEAUX & BEDACTION : 330,
VALOIN.
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. était midi, l'armée se Idu 1erMessidor. Il tomba au,
hommes. Il
les cris aux de Dessalines 31 pièces de pièces
PARSTRSE
102 boulivrait au retentirent repos, quand dans le bourg. de 8 démontées, 31 pierriers, 8, 11 écouvilJEAN-JACQUES
armnes
de 300 hommes lets de 24,5boulets de 11 cornes
Cétait un corps
comman- lons de différents calibres, baril
sortant de Tanse-à-Veau,
d'amorces, 1 moule à balles, 1 9
DESSALANES dé par le colonel Piverger, de TRE etdemi de poudre. Le lendemain
croyant Aquin au pouvoir la Juillet, 20 Messidor, à 4 heures de
de Tindépendance d'Raiti gaud, était venu se ranger de la sur mai- Taprès-midi, il marcha sur le Petit
Fondateur
place d'armes, vis-à-vis
Trou. Un espace de 5 lieues sépare
son de Dessalines. Celui-ci se sauva
de
Parvenu
(
TAnsed-Veau. Suita.) )
par une porte dérobée et ordonna d'atta- cc.bourg à anquaride lieue dul bourgil divisa
au 3ème balaillon de la 4ème fut bat- son armée en deuxcolonnes:ia 1ère
quer T'ennemi. La générale el les confiée au colonel Paul Louverture,
chassa Rigaud de la tue ; les troupes se réunirent
ct lui-mèmeà la tête de la seconde,
Dommage
el s'en Rigaudins, enveloppés, se défendans la place. Ily renconplaine du Fond-des-Negres s'avança jusqua Textrè- dirent avec un rare courage. Quand il pénétra des cavaliers et des canonniers
empara. II
11 ne donna pas la cavalerie les chargea, ils prirent tra
le feu qui avait été
mité del la plaine. l'ennemi de reprendre la fuite. Piverger, ayant un bras alimentant aux
A la première
le temps à
à unedivision fracassé par une balle, combattit mis
maisons. qu'ils
haleine, et ordonna d'aller s'em- vailiamment. Il allait être viclime décharge de monsqueterie le
forte de 8.000 hauteurs hommes de Thabitation de la fureur des soldats, quand essuyéreint, Ce fut ilsy andonngrent
des
vers lui bourg.
prendre la fuite. Piverger, ayant un bras alimentant aux
A la première
le temps à
à unedivision fracassé par une balle, combattit mis
maisons. qu'ils
haleine, et ordonna d'aller s'em- vailiamment. Il allait être viclime décharge de monsqueterie le
forte de 8.000 hauteurs hommes de Thabitation de la fureur des soldats, quand essuyéreint, Ce fut ilsy andonngrent
des
vers lui bourg. SoqueDasaliies
parer Dufrété, Clervauxne put en prendre Dessalines se précipita
lui, et s'e- ilt tirer du canonaar de nombreuqu'après un combat des fil un rempart de son corps, la vie, ses embarcations chargées de familpossession sanglants. Dessalines qui s'a- cria : ( Ne lui arrachez pas le prit les qui gagnaient la hauté mer pour
plus
deux colonnes avecle c'est un brave!) ) Dessalines
rendre au Corail et à Jérémie; ;il
vançait sur Tatteignit le 5Juil- sous lc bras, le conduisit au balcon se
couler à fond. Dc mème
reste de T'armée, Messidor ). De Dufrété, il de la maison qu'il occupait, l'entou- ne put lAnse-à les Veau,beaucoup de cullet (16
du Sud ran- ra de considérations et de soins qu'a
lui faire leur soudécouvrit les troupes qui s'étendait Tout à coup, un coup de fusil part, tivaleurs vinrent qui s'était fait
dans Elles la plaine étaient au nombre la balle sifile aux oreilles de Des- suivre mission. des Dessalines prisonniers faits à
B ses pieds. commandés par! le salines. :c'était un oflicierdel la 4ème
Pelit-Trou pour
de 700 hommes
Dessadu Nord qui, voulant Aquin.embarqua; Pivergar et un
en personne. demi-brigade général Rigaud mornes avec la abattue Pivergew. avaitrigili tuer Saint-Maro-lecoh nombre d'officiers de l'armée
lines descendit,
grand
fusillés. colonne . de pendant
son général. du Sud qui furent
tourner
R
Clervaux s'ellorçail de
la Ilélait tombé au souvoirdesvainde Petit-Trou,
II forma irois divisions de
deux drapeaux, une pièce Dessalines partit de l'Asile et revint
nemi. de droite: : la lère ou T'a- 4 en bronze, deux pièces de 24, gravit le.morne
lencolonne
au colonel 3EE
bouche ct le porte- à Aquin Sans avoir rencontré de
vant-garde fut confiéc le centre des munifionsde
Les débris de la légion
Désir Laurent, la 2c ou
feuille de Rigaud. nemi. les ordres de Gauthier,
Dommage, la 3p ou
après la bataille d'A- l'Ouest, sous
St Georges
au colonel
colonel Paul Lou- Deux jours
Messidor,) élaient campés au morne
Tarriere-garde au
frappé quin I juillet 1800 (18 laissé sous etàs St-Louis. Il ne restait de Ccs héros
verture. Le général Rigaud, de Tennemi, Dessalines, après avoir
le que 150 hommes environ. Après trois
de la force numérique d'Aquin. Le les ordres du général Laplume d'Aquin avoir accordé à ses troupes
se replia sur lc bourg
contre reste de son arméc, partit 800 hom- jours de repos, Dessalines marcha
colonel Dommage demi-brigade s'elança for- pour TAnse-à-Veau avec lietes
sur Saint-Louis. Son armée s'arrêta
lui avec la 4ème
Rigaud, à mes. Un espace de 10
sépare au pied du morne St-Georges, sur
mée de 2.000 hommes.
avoir accordé à ses troupes
se replia sur lc bourg
contre reste de son arméc, partit 800 hom- jours de repos, Dessalines marcha
colonel Dommage demi-brigade s'elança for- pour TAnse-à-Veau avec lietes
sur Saint-Louis. Son armée s'arrêta
lui avec la 4ème
Rigaud, à mes. Un espace de 10
sépare au pied du morne St-Georges, sur
mée de 2.000 hommes. attendit dc Aquin de TAnse-à-Veau. Dessalines cctte le sommet duquel étaient campès
la tête de 700 hommes, fut mise en nc put le même jouratleindre
100 hommes commandés par le copied ferme. La 4éme
se dernière ville à cause du déborde- la nuit lonel Jean Cécile. II résolut de tourdéroute : une terreur panique jelérent ment des rivières. 11 passa à deux ner cette position. Il ordonna à
saisit d'elle : les soldais sauve qui sur Thabitation Piémont, la
Clervaux de gravir un morne presleurs fusils en criant: Gabart licuesdel TAnse-a-Veau. Dans jourà travers les préciDessalines confia à
la néedu 7, à deux heures de Taprès- queinacomaible de rochers à pic et
peul! le commandement de
avaient évacué pices profonds,
de
Vaillant le colonel était blessé à midi,les Rigaudins l'avoir livréeau pil- de grands arbres entrelacés eté atta8ème dont
La cetteville après
le sui- lianes. Si lessoldats avaient
la bataille du Fond-des-Negres. attaqua les lage. Dessalines y entra jour et qués dans ces gorges, ils auraient été se
8ème au pas de charge, fusillait â bout vant. Beaucoup de cultivateurs fati- exterminés. Mais l'ennemi ne
Rigaudins. On se la force numé- un grand nombre de bourgeois, lui faire doutait pas qu'ilse eussent pu passer
portant. Cédant commanda à
d'exécu- gués de la guerre, vinrent à Tous- par cet affreux chemin. Dans l'après sorti
rique, Rigaud
leur soumission. Il envoya
le
Clervaux était
ter des feux de chaussée en retraite; saint Louverture ceux qui lui furent midi, de ces défilés général et avait atteint le somil avait deux pièces de canon T'enne- qui désignés comme les plus influents; Il réunit met de la montagne, qui était admi- et,
enlevaient à chaqueinstanta
cétaillesenvoyer à la mort. et rablement cultivé. Il en descendit
SCISEE Rigaud la population surl la placed'armes de l'amnistie traversa la rivière St-Georges pour
para.
ussée en retraite; saint Louverture ceux qui lui furent midi, de ces défilés général et avait atteint le somil avait deux pièces de canon T'enne- qui désignés comme les plus influents; Il réunit met de la montagne, qui était admi- et,
enlevaient à chaqueinstanta
cétaillesenvoyer à la mort. et rablement cultivé. Il en descendit
SCISEE Rigaud la population surl la placed'armes de l'amnistie traversa la rivière St-Georges pour
para. Dessalinesl lançacontre forte de 1.500 luif fit donner -lecture
toute sa cavalerie, --- Page 3 ---
LE MONITEUR.
le
sablonneux de la mer
l'accueil qu'ils avaient reçu, et crai- sur rivage
d'entre eux. Les
trouner le bourg de St-Louis et coud'être confondus avec les les plus marquants
pendant
la retraite à toute l'armée du gnant
exécutions continuérent
Sud. perl Jean Cécile se retira sur St- Rigaudins.
de trois jours. sauvait un grand nomLouis. Toute l'armée du Nord mar- Reooomtnalemsaluse: uneconsterna- Dessalines
en les incorpoDessalines se dis- son armée; ily régga
bre de prisonniers
cha sur St-Louis.
tion
la 4c demibrigade. Tousposait às'emparer du bourg, quand des cérent setlnsarmnurm les exécutions des Rigaudins rantdans saint blâma sévérement sa conduite
Toussaint lui fit connaitre que
noirs et
Beaucoup dc ciloIcs Gonaives. Comme
negociations allaient être entamées
jaunes. n'avaient pas pris une part et partit pour encore des prisonniers.
avec le général Rigaud. 1l suspendit yens qui aux affaires
furent il reslait voulant les faire
Depart etd'autre on était active
publiques, arrêtés ct Dessalines ne
sa marche.
les colons,
à St-Marc, achemina. fatigué de la guerre. Le décourage- le dénoncès par D'autres étaient, lesoir, massacrer les
Mais quand ils
ment était devenu général dans assassinés baionnettés. dans les ruesou chez eux. arriverentau-dela. sur Gonaives. du pontdelEster,
département ansubiescutkaicun Toussàint Chaque après-midi, Dessalines en ils furent baionnetlés partrois comqui s'élaient aperçus que rétablir faisait réunir un grand nombre sur
de la 4c qui les accompane voulait ni ne pouvait de tous la plage, prèsdu forl Lapointeraprès pagnics gnaient. Tesclavage, sc soumetlaient ayant été une seule décharge de mousquete- Un habitant de T'Artibonite nomcôtés. Les Toussnintenvoya négociations l'ordre ric, on tuait à coups de baionnettes atleints, mé Cotro, noir, indigné de tant de
rompues, deconlinuersa marche. ceux qui n'avaient pas été
crimes inutiles, prit les armes
àl Dessalines somma le bourg de St- ou cqui, blessés seulement, respi- hom- à la tête d'une cinquantaine
Dessalines rendre à discrètion. Les raient encore. La plupart des
d'hommes, et alla camper au fort
Louis de se
de l'Ouest qui mes noirs ct de couleur qui, sous de la
près de la
débris de la légion
Rigaud, avaient exercé quelque inCrete-à-Pierrot, Dessalines marcha
occupaient ce bourg, Dessalines n'opposérent passa fluenec, avaient déjà
la fuile Petite-Rivière. contre lui avec deax bataillons. Il
aucune résistance.
encore. La plupart des
d'hommes, et alla camper au fort
Louis de se
de l'Ouest qui mes noirs ct de couleur qui, sous de la
près de la
débris de la légion
Rigaud, avaient exercé quelque inCrete-à-Pierrot, Dessalines marcha
occupaient ce bourg, Dessalines n'opposérent passa fluenec, avaient déjà
la fuile Petite-Rivière. contre lui avec deax bataillons. Il
aucune résistance. en s'embarquant pour Antilles. forl et exhorla Cotro à se
quatre jours à St-Louis. Ilp partitdece
cruel par instinct, et cerna le
de TArtibourg après en avoir conlié lecom- Dessalines, Toussaint Louverture, se rendre à la Petite-Riviere ses griels Il
manbosentsicntmuel Balarquier, excité par
Enméme temps, bonite où il écouterail honnea que rien
chef de bataillon de las 9e, el atteignit baigna semblables danslesang. massacres avaient lui promit surson
sortiCavaillon qu'occupaient les débris de Corail, au Petit-Trou, àl in- ne lui serait fait. Lesinsarges à la
commandé par le lieu au
sent du fort el se rendirent
"du 5e régiment Celui-ci abandonna se-à-Veau, à Miragoane ct au PelitIls furent auiot arcolonel Delva. résislan- Goâve. Dessalines partit de Jérémie, manieipalité. tnés â coups de buounelws. la place qui se soumitsans surthabilation après y avoir laissé un bataillon de Lears rélés, cadavres furentjeles daas le
cc. Dessalinesarriva traversait la grande ia 4e demi-brigade, sous les ordres feuve de TArtibonile. Cette révoite
Delmas que
et fit de Dommage, devenu commandan:
étoufféc qn moins de trois
route des Cayes. Il y campa accordait de TArrondissement de la Grand- avait été
savoir à Rigaud quil lui
Anse. jours. nommé inssix jours pour évacuer la place. Toussaint Louverture En 1801, Dessalines, de culture dans le
Rigaud alla s'embarquera Tibu-. ALéogane, Dessalines général de divi- pecteur général de
déploya la
Tétranger. Dessalines en- nomma
ses
TOuest,
ron
pour
Son sion, en lui retirant de propres département activité pourle maintien
tra aux Cayes en triomphateur. tou- mains le ccinturon de général de plusgrande : il faisail respecter, lesarmée,. quoiqu'elle eût éprouvé livra
et en lui passant celui de dc Tordre
achartes sortes deprivations, ne sc
brigade de division. propriétés ct poursuivailavec les sociétés secrètes
à aucun excès. Ils'élança à laj pour- général Dès Toussaint arriva au Port- nement toutés meltait en praQuandil arriva au
que
dans lesquelles on
suite de Rigaud. il
joindre. lcs
africaines.On
pied du morned de Tiburon, apprit aux HPascei-enuemenibd 11 avait cn cette ville une cinquan- tique superstilidns beaucoup de sorIl revint
y
tant lui rapporta que
son embarquement.
tes
à aucun excès. Ils'élança à laj pour- général Dès Toussaint arriva au Port- nement toutés meltait en praQuandil arriva au
que
dans lesquelles on
suite de Rigaud. il
joindre. lcs
africaines.On
pied du morned de Tiburon, apprit aux HPascei-enuemenibd 11 avait cn cette ville une cinquan- tique superstilidns beaucoup de sorIl revint
y
tant lui rapporta que
son embarquement. il attendit le
en taine de prisonniers Rigaudins,
ciers nommés Vaudoux sc rèunisCayes où
général officiers, soldats bourgeois. Des- saient dans la plaine du Cul-de-Sac;
chef. salines les cuenadtsrt horsde la ville
la tête de cettejbande était une
Quelques jours après, Dessalines dans un petit bois près de Thopital. qu'a femme noire, et qu'un grand
partait des Cayes, suivi de la plus Tous ceux qui, en marchant à la vicille de cultivateurs abandongrande partie de l'armée sous ses mort, démontraient de la fierté et nombre naient les champs pour se rendre
ordres, et s'acheminait sur Jérêmie blancs de la résignation; excitérent son ad- au lieu où se faisaient les sorcelle-. où commandait Gaspard.) Les
miratione et furent sauvés. Lesautres ries. Il vint avec un balaillon de la
de la Grand-Anse, qui abhorraient Des- furent tués à coups de baionnettes. dans 8ème demi-brigade dans la plaine où se
Jes mulâtres, en apprenantquel leur ville, Il existe encore aujourdhui lhô- du Cul-de-Sac, cerna le lieu fit
salines approchait de d'honneur de la savane qui s'étend derrière des
trouvaient réunis les Vaudoux, et
formèrent une garde devant de pital une croix dite
Martyrs faire feu sur la case,, les dispersa
200 cavaliers et vinrentau
tou- élevée sur la fosse commune qui en
qu'il tua â coups
l'armée. Dessalines qui détesta
recevait les cadavres de ces infor- de prit cinquante
joursles blancs, dès qu'il les aper- tunés. baionnettes. voyait le goud
cut,sapprochad d'eux,et leur ordon- ASt-Marcou il y avait 600 Rigau- Lorsque Toussaint Dessalines se placer sous
na de se disperser tous, sous peine
dans les cachots, Toussaint or- verneur. des colons autrefois ses
d'être fusillés. La terreur se répan- dins donna à Dessalines de les faire exé- Tinfluence maitres et secrètement ses plus
dit parmi eux, et ils retournérenta honteux de cuter, Celui-ci fit d'abord conduire
Jérémie bride abattue, --- Page 4 ---
LE MONITEUR. commandait à Jéréà Plai- 1 Dommage qui
de la 4ème. I Gros-Morne. Quand il arriva qui - mie, par un lieutenant Il
dans la
ennemis, il se plaignait sour- sance, il terrifia les cultivateurs Sézaire Savary. du joignit Momcruels
tendance vers T'anen
nombre massacres: haute plaine Cul-de-Sac
dement de cette
fnrent grand pas uneseule décharge point, Magny et Lamartinière d'hon- qui
cien régime. exerçait dans ses tour- de on n'entendit ; ces malheureux sabres et de étaient à la tête de la garde d'être
Dessalines les
des ri- motsquetoric: tués à coups de la
neur. Il était pléin de rage que
nées dans Quand campagnes il rencontrait furent
Les soldats de 4ème arrivé trop.
dement de cette
fnrent grand pas uneseule décharge point, Magny et Lamartinière d'hon- qui
cien régime. exerçait dans ses tour- de on n'entendit ; ces malheureux sabres et de étaient à la tête de la garde d'être
Dessalines les
des ri- motsquetoric: tués à coups de la
neur. Il était pléin de rage que
nées dans Quand campagnes il rencontrait furent
Les soldats de 4ème arrivé trop. tard.1 Il est cerlain
gueurs inouies. qui avait été négli- batonnettes. au fil de Tépée un quart sil avait été au Port-nepublicaits entrés
une habitation l'atelier et fai- passérent de la
on poignarda les Français n'y seraient : terreur
il en décimait
tame-)
population: furent
facilité 1
gée, sait fouetter lc gérant. Lon remar- tous les prisonniers qui Après avoir avec la même sa
eût empè
quait, ce qutconsolat haine le cultivateur, nés devant Dessalines. dans la commune de quimspirait la trahison. présence
qui nignorait blancs, pas sa qu'il ne profonde ména- rétabli Tordre par une affreuse extermi- se lan- ché
S. ROUZIER. contre les les gérants européens, et Plaisance nation, le général de Dessalines Moyse qui
(à continuer.)
geait quil E faisait quelquefois expirer devant ça à la potirsuile
excitant Pie
sous les coups. Les planteurs jamais courait les campagnes. à la révolte. Ayant
A VIS
lesquels amenait il ne s'inclinait à ses pieds, por- cultivateurs que Tordre régnait au
et qu'il
des plaintes pris de Christophe,
et
TOME
EE
taient quelquerois mais Toussaint qui Ténergic de descendre au Limbé
LE PREMIER
contre besoin lui; de son grand courage, sabstint se rendit à la Marmelade auprès si fé- du
DES
avait
militaires, fermait loA cette époque alors
DHAITI
de ses talents
tout en pro- gonverneur. en affreuses cruautés,
ETUDES SUR LHISTUIRE
reille à ces plaintes, blancs son prochain conde ne soulevait plus PindiARDOUIN
mettant aux
que gnation rien publique, cette les campagnedke insurgés fit
DE BEAUBRUN le 15 Octobre à lImprimeremplacement. sous Tous- Dessalines contre
Paraitra
maanmnesadntnlaieats trentaine dhabilations ;
horreur à la colonie;le la rie CHÉRAQUIT,
sera vendu aur
saint une
au moins, cha- cependant des
Tappela
Le volume illustré les personnes
elles lui produisaient annuel de 100.000 peuple couteaur campaghes parce qu'on sy prix de deux dollara.mais le 10 Octobre ne
cunc, un revenu
querre beaucoup plus servi du poi- qui souseriront qu'UN avant DOLLAR. francs. Dessalines, inspecteur était que du fusil. de
le paieront est limité à 500 exemplaires. Le général
dans TOuest et gnard la répression Tinsur- Le tirage
général de culture commandait en 1801 Aprés Moyse, Toussaint ordon- toute
dans le Sud, militaire de ces deux rection à Dessalines de parcourir la
Nationale de la
la division ;il élait le seul divi- na la provinee du Nord, afin que ré- La Banque d'Haitia Thonneur
departements sionnaire quil ly, eût dans Sous Tarméc.
é à 500 exemplaires. Le général
dans TOuest et gnard la répression Tinsur- Le tirage
général de culture commandait en 1801 Aprés Moyse, Toussaint ordon- toute
dans le Sud, militaire de ces deux rection à Dessalines de parcourir la
Nationale de la
la division ;il élait le seul divi- na la provinee du Nord, afin que ré- La Banque d'Haitia Thonneur
departements sionnaire quil ly, eût dans Sous Tarméc. ses tranquillsé y. fut detnitivement fit renirer.a coups Répullique le public que, conIl se tenait à Saint-Marc. com- tablic. Dessalines sur leurs habitations res- d'informer
le Sud,
la
ordres, dans
Nérette Laplume à Saint- de fusil, tous les cultivateur quil formément à Conventiondu
mandait aux Cayes,
pectives, Quand il arriva au Lim- 15 Juillet 1922, sanctionnée
Louis, Mamzelle à TAnse-a-Veau, Dommage à rencontra.
detnitivement fit renirer.a coups Répullique le public que, conIl se tenait à Saint-Marc. com- tablic. Dessalines sur leurs habitations res- d'informer
le Sud,
la
ordres, dans
Nérette Laplume à Saint- de fusil, tous les cultivateur quil formément à Conventiondu
mandait aux Cayes,
pectives, Quand il arriva au Lim- 15 Juillet 1922, sanctionnée
Louis, Mamzelle à TAnse-a-Veau, Dommage à rencontra. devant lui un homme il
2 Aoûtde la même
Desravines à Tiburon, T'Ouest, Charles Bé- bé, on amena A la vue du mulatre, parlaluda billets
dans
de couleur. les
provisires
Jérêmie;
à TArcahaie, Dieu- sécria : Je ne veux plus faire ai année,
à l'échange ceslair commandait
ER
Jambon à Jacmel, Gabart
de cette couleur, jen
non présentés
1924,
donné ceux
c'en est assez! Trop 1
dès le 24 Octobre
à Saint-Marc. 1801, lors de la prise le serment: nous avons été égarés )
seronl,
la
En Octobre
liberatoiredans
Moyse contre longtemps la liberté à ce frère.
d'avoir force
Elle
Marmes du géméral dans le Nord, Donnez Lgerexpedition Leclerc, com- circulation publique.
rap- ces
Menmeintialvedires
que A l'arrivée 1802, Dessalines
de
on disait dans les campagnes au projet en Février les
non pas
pelle aux détenieurs se fait à
Dessalines avait cpnsenti
battit Français,
PERE billets que l'échange
de Tesclavage
à Texgouverneun
du rétablissemest Oelui-ci se trou- vouement mais guide par le sentiment
âses quichetstant
par le gouvernent le générall Dessa- saint,
par la haine quil pntsentationis qu'en Provinvait aux Verrettess
reçut une de Tindepenimnen Ehathrellement aux blanes, et à Porbau-Prince les jours ourrables, de
lines Facompagnait laquelle on portait
la crainte serieuse ce, tous
et
lettre Rt. Gonaives " plus grande et surtout éprouvait du rétablis- à St- 9 hres. a. m. à3 hres. p.m., relui annonçait- que sétait soulevéc. fondée Tesclavage. Il était de
en vue d'activerle
partie du Nord
sement
lcs prie,
et d'éviter
ME
Toussaint ordonna à insurgés Dessalines des Raphael quand 1l mit il heures.
trait des dits billets ne
chasser les
de pas
tEIE
d'aller
lespedition. la
du
OTASE
hauteurs de Plaisance. Dessalines.a de la 4ème arriver dans plaine un espace de tout oncombeement,
la tête du ler bataillon dans le Nord, après avoir Il parcouru était aecomapaghe d'un
à l'échange.
Easeim
demi-brigade, suivre pnétra de toutes les gardes 68 lieues. de la 7ème quila avait R ne les présenter le 7 Juillet 1924.
sc nationales faisant quil rencontrait sur son les bataillon à TArcahaie sur son passage. heure à St.- Port-an-Prince, NATIONALE DE LA REPUBLIQUE
passage. En quelques furent jours inondés stétait arrêté expédier qu'one par mer colonel' des BANQUE
D'HAITI.
quartiers insurges formés des citoyens Marc
verbales au
des bataillons
et du
ESe
de Vallière, de SL-Raphaël