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Jeudi, 18 Septembre 1924
SOIKANTE" DE-NEUTHNE . :
MONITEUR
D'HAITI
DE LA REPUBLIQUE
JOURNAL OFFICIEL
-
#
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
a
SERIE No 58
NOUVELLE
Les sabonnements partent
Sommatre :
ou du 15, au gré de
Adresser toutes commudu 1er
nications à Monsieur
Propos d'Ilistoire II. TERLONGE (Suite.)
T'abonné.
MAURICE BRUN, Directeur.
JEAN-JACQUES DESSALINES S.ROUZIER.
Avis
AST AESTEL 1: E SECATSTEXDA
TARIF DES ABONNEMENTS
Un an Six mois Trois mois
G. 6 G 4 G. 2
Port-au-Prince
€ 9
66 5
Départements.
12 46 7
64 4
Etranger.
RUE FÉROU TÉLÉPHONE : 439
BUKEAUX & REDACTION : 330,
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. colo: jugés, la bataille entre la Révolution
Créée parl le hasard, la société très et l'ancien Régime qui voulait renai- la
D'HISTOIRE niale constitue un fait historique se trou- tre, de même aussi a St Domingue, ConaPROPOS
curieux. A la base de l'édifice disposée première parole de l'Assemblée
vait la masse esclave, très des maîtres; ; tituante : 16 "Tous les hommes naissent
assiste à des évé- à s'assimiler les condamnée, moeurs en raison et demeurentl libres et égaux," suggéra Il n' 'est
Notre génération. réelle importance 80- mais elle était
à
au Colon d'amères réflexions. le
nements d'une
les
tra- de T'exploitation humaine, pourvoir donc pas surprenant de voir Repréciale. Après avoir vécu expirante, jours
l'institution d'êtres humains sans sommet ja- sentant de l'institution de l'esclavage
giques de la République où la force mili- mais prétendre brillaient atteindre les colons au et les engager une ligue contre la le liberté. lui comcette époque agitée les chafs d'Etat lumineux où
D'ailleurs son intérêt
tajre faisait à son gré dey Assem- riches planteurs. l'injustice, mandait. Sous quelque forme que : péti- se
avec la timide complicité elle subit maintenant Constituée à lorigine formait par
un cachent ses desseins pervers
blées politiques, dont nul ne sait le ter- la société coloniale toutes ne les parties pas se tion des grands planteurs des à LouisXVI,
une
occupation
mot rappelle tout compactdont
projet d'indépendance planteurs, les
ime.Occupation.
gré dey Assem- riches planteurs. l'injustice, mandait. Sous quelque forme que : péti- se
avec la timide complicité elle subit maintenant Constituée à lorigine formait par
un cachent ses desseins pervers
blées politiques, dont nul ne sait le ter- la société coloniale toutes ne les parties pas se tion des grands planteurs des à LouisXVI,
une
occupation
mot rappelle tout compactdont
projet d'indépendance planteurs, les
ime.Occupation. ce tristes simple qu'il est im- tiennent sans pourtant s'immobiliser. sera de fa- lutte des pompons blancs contre
des souvenirs si
sans penser en Aussi son trait essentiel et la misère. En pompons rouges, intrigues pour des empepossible de l'évoquer luttes, aux souffran- voriser l'ignorance
intérêt à cher l'amélioration du sort hom
même temps aux
à leur effet, le Colun n'avait aucun
mes de couleur, victoire contre Ogé et
ces de nos pères, àl leur énergie, des qualités élever l'esclave par l'instruction: péris- ; la Chavanne dans le Nord, excitation
ténacité et à l'ensemble de créer la pa- créole blanche, pleine de vanité, : quant des esclaves à la révolte pour commorales qui permirent
sait d'ennui sur son habitation
battre les indépendants, concordat hyparcourt les pages glorieude la Métropole,
tous ces efforts
trie.Sil'on nationale, à peine re- aux fonctionnaires par la crainte pocrite de Damiens,
:
ses de l'histoire dont les fameux sans cesse tourmentés sentaient pas
d'une idée essentielle
connaît-on le peuple
de l'escla- d'une révolte, ils ne se
ta- proviennent arrêter les progrès de la liberté en
hâtèrent l'abolition
malgré la surveillance
par la Régestes les colonies américaines. - en sûreté
Les lois marche, liberté proclamée
mavage dans
les fils des preux tillonne de la maréchaussée. ; aussi bieu volution et qui ruine ses intérêts sans
Sont ce là, dira-t-on,
nous n'existaient pas davantage
tériels. Mais le Colon comptait
immortels de Tindépendancatsi quelle a pu les moeurs étaient détestables. le bras d'un homme providentiel,
sommes des dégénérés,
En principe, le but de toute société
lé génie de Toussaint Louverture. être la cause de cette transformation? sa est de développer T'individualité ou la sans Le grand capitaine, par une intuition
La réponse embrasse peut-étre,dans et force
des molécules sravait deviné la politique des
complexité. l'étude de nos origines ont ciales ascensionnelle la moralité, par l'instruction hime, etionnaires envoyis à Saint- Docelle des faits et fautes d'ure qui force et par f travail, 4 d'assurer à chao yne. Il avait D4086 que le blane
rendu possible l'existence territoire national. dans ses efforts pour son élévatunin COT c.orderait la liberti aux esclaves éviétrangère sur le
Colomb avait dividuelle, la plus grande, Japlu6 sous I 'empire dune n cessité
Origine Christophe et accru plète liberté d'action, par la artiliuiel. suppres- dente En attendant de cette éventuali- Ce
découvert le Nouvesu-Monde l'empire colo- sion de tous ies obstacles
té, il servit la canse l'Espagne.
pour son élévatunin COT c.orderait la liberti aux esclaves éviétrangère sur le
Colomb avait dividuelle, la plus grande, Japlu6 sous I 'empire dune n cessité
Origine Christophe et accru plète liberté d'action, par la artiliuiel. suppres- dente En attendant de cette éventuali- Ce
découvert le Nouvesu-Monde l'empire colo- sion de tous ies obstacles
té, il servit la canse l'Espagne. jes
d'un immense territoire le soleil ne qu'il peut rencontrer sur sa voie; par fnt un grand bien pour "éducation
nial de l'kspagne sur lequel
d'un ladoucissement de tous les obstaeles + oapes qu'il allait former et qu'il dese couchait jumais. Se prévalant les espa- naturels que l'on ne peut détruire;eu des iuté. vait conduire a la victoire. prétaudu droit de conquête 600 ans, avaient un mot par Pharmonisation fusion dans l'in- L'bistoire atteste que le blanc n'a- les
gnols qui, pendant les envahisseurs rêts individuels. leur la
néces vait point voulu de l'égalité avec
combattu pied à pied l'unité avec l'In- térêt cpmmun dont première en nègres et mulâtres libres. Or, depuis
Arabes et recouvré
à un massa- sité est que la lumière se perpétue le 22 Aodt 1791 les esclaves avaient
dépendance, se livrèrent évalués à se renouvelant toujours plus de vive, plus pris, enlevé et retenu leur liberté. cre en règle des d'âmes. indigènes, Le nombre des intense, après l'extinction idéal de société chaque n'é. Sous le souffle puissant de une Toussaint- armée
deux millions réduit qu'un philnthrope génération. le Cet que -le hasard ou Louverture ils formaient de nomindiensfutsi
par humanité, tait point avait type formé à St. Domingue. disciplinée qui avait remporté l'Espagne Lors
égaré, prétend-t-ou des nègres Thabitude
la sociéte colo- breuses victoires pour
proposa de leur substituer Sans s'attacher Fondée sur T'injastice,
que par donc que contraict et foree, Sonthoachetés en Afrique. les espa- niale ne pouvait se maintenir
nax proclama la liberté générale des
aux atrocités commises par indiens, on Tinjustice. Elle se soutint péniblement dansl la co- esclaves le 29 Août 1793; que, congnols sur les malheureux retenir que ics euro- jusqu'au jour od arrivèrent nouvelles de la ré- sultant leurs. propres de intérêts, Toussaint- les
doit néanmoins l'ancien idial chré- lonie les premières
masses, sous les ordres mettre au serpeensatandonant rués eur le Nouveau volution française. des
Louverture, vinrent se hommes,
tien, s'étaient recherche de for, de la Justement alarmé prétentions plus vice de la France, ces
qui
Monde à la
la jouissance. Du de la noblesse, qui, ne fournissant les avaient déjà une force; une puissance
fortune, qui assure venaient aux colonies aucun service, gardait cependant matériels, le acquise, ne devaient rien aux la Commoment qu'ils. les privilèges et avantages
la missaires civils. Désort rmais sur terre
faire fortune qu'importaient
avait protesté par
la
pour
pour y parvenir?
entions plus vice de la France, ces
qui
Monde à la
la jouissance. Du de la noblesse, qui, ne fournissant les avaient déjà une force; une puissance
fortune, qui assure venaient aux colonies aucun service, gardait cependant matériels, le acquise, ne devaient rien aux la Commoment qu'ils. les privilèges et avantages
la missaires civils. Désort rmais sur terre
faire fortune qu'importaient
avait protesté par
la
pour
pour y parvenir? peuple français
s'insurgeant de Saint-Domingue allait la régner large
moyens employés
noirs. enlevés voie de ses mandatairesen mouvement conception la plus élevée, plus sera
Aussi les malheureux n'inspirèrent au- contre l'autorité royale.Ce édifice social. Les de la liberté. : Aucun homme ne
des côtes d'Afrique, imagina même de ébranla l'ancien Michelet, de coeur, de re- plus la propriété de son réalisé semblable. l'union
cune pitié ; lintérêt idée absurde qu'ils n'é- peuples, dit
se sont tous élan. Nos pères avaient enfin
est,
répandre cette hommes ; leur sang de- gard et d'attention mais si elle pro- sacrée contre l'esclavage, qui
taient pas des durant trois siècles, cés vers la droit, France, il Le dépendait pas sous sa forme économique, d'un T'accapa- homme
vait ensemencer
: sous clamait le
triom- rement au profit exclusif
d'un
les plantations de St-Domingue ils subirent d'elle de le faire complètement l'élan sublime de toute la force produetive
le fouet du Commandeur,
pher, De même qu'après
en autre homme. la dure loi de l'esclavage, remplissant soleil de de la Fédération devait apparaitre des
Un fait vraiment curieux appellei
un labeur ingrat sous un
France la lutte des intérêts et préplomb. --- Page 3 ---
LE MONITEUR. résider sur>
avoir fondement du mal paralt
exisCar, après
la
disproportion
l'attention de T'observateur. N'est-il 1 miers gouvernants. à des périls divers, ils jeté tout dans grande lélite et le reste de la
surprenant que les nègres et mu- échappé les foadements du nouvel État, tant entre
pas lâtres, S1 abrutis, un travail forcé, rent étaitdevenu un objet de curiosité nation. En dépit de tous les droits accordés
aient pu relever E tête après trois qui pour tous les Européens et même pour
Constitution, la masse,
siècles d'humiliation ? Si les qualites les peuples de l'Amérique du Nord. etgarantis constitue parla la vraie force, l'armature
morales drénergie, de volonté, d'en- Aiguisée par le préjugé de race, la qui de la société haitienne, ne put jamais ce
durance, de bravoure, ne sont l'apa- tendance des autres Etats était bien indiquer ses véritables aspirations,
nage d'aucun peuple, il faut convenir de nous isoler du reste de l'univers. entraîna l'absence d'opinion publique la race noire a montré à un degré cons- Nos efforts eussent été plus pénibles qui Il n'est donc pas étonnant que
infini l'ensemble des vertus qui le sans le sens politique incomparable du que. cette masse ait été, aux mains des
tituent 1-homme. C'est en vain que président Boyer, qui. céda aux exigenun instrument docile en,
blanc, vaincu dans cette lutte contre ces
du Gouvernement fran- politiciens, mnême de son ignorance et de ga
la liberté, essayera plus tard de diviser Ni la cais, injustifiées en consentant à indemniser les raison misère Les anciens gouvernants, notre conles enfants d'une .même Toussaint, patrie.
parable du que. cette masse ait été, aux mains des
tituent 1-homme. C'est en vain que président Boyer, qui. céda aux exigenun instrument docile en,
blanc, vaincu dans cette lutte contre ces
du Gouvernement fran- politiciens, mnême de son ignorance et de ga
la liberté, essayera plus tard de diviser Ni la cais, injustifiées en consentant à indemniser les raison misère Les anciens gouvernants, notre conles enfants d'une .même Toussaint, patrie. ni anciens colons. Nous aurions peut- les naissant ce côté défectueux de leur
lutte entre Rigaud et
de ce être vécu er paix et accompli organisation inerne.auboetitaiteto Consl'arrestation puis la déportation lan- heureuses destinées qui nous étaient volonté à la loi; à leurs yeux, la
dernier, ni la fameuse expédition vic- réservées sans les tendances d'uu cer- titution était lettre morte. cée par Napoléon, qui malgré liberté ses et la tain groupe de politiciens. Aussi la revanche du peuple fut comtoires avait enchaîné la
Après avoir
dans
au moment du danger ; faute
justice, ni la tentative de rétablisse- toute la République, provoquélagitation, ce parti imagina plête d'une volonté commune, il ne put suiment de l'esclavage, rien ne pourra la seulei issue possible à la situation vre ses oppresseurs de jadis, qui pararrêter l'évolution du grand principe que
était la Révolution, c'est-àde
les principes
formulé par la Révolution. Eile con- politique dire la
civile où il ne récolta laient oubliés de liberté revendiquer et de justice. i'âme
demeuguerre
la
duira à l'indépendance dessein lorsqu'il secret de aucune gloire. Aussi le départde Boyer haitierne était morte, car, selon une
rera évident que le
nous livra en des mains inhabiles. Le
expression de Renan,
Napoléon était bien le rétablissement résultat lepluscertain de la révolution remarquable nation est une âme, un pricipe spirituel,
de l'esclavage, lorsqu'entin le grand de 1843, accomplie sans dessein très ( deux choses qui, à vrai dire, n'en
Alexandre Pétion aura fait proclamer de l'armée net. fut la scission de ia partie de l'Est font qu'une, constituent ce principe
Dessalines général en chef le second et la distribation ininterrompue de
L'une est dans le passe,Tautre
indigène en se réservant
brevets militaires à des individus qui spirituel. est dans le présent. Avoir des volonté gloires
rôle. point combattu sur nos glodans le passé, une fait
Cet exposé montre, sans doute, que n'avaieut
de batail e. Oubliant communes dans le présent, avoir
nous sommes les fils de la Révolution rieux champs les
de liberté,_qui commune choses ensemble, vouloir
française et que la victoire obtenue alors conduit prineipes a la victoire, haitien de faire grandes encore, voilà des conditions
par nos armes est due à une volonté avaieute le cuite de la force. Larmée en essentie:les rour être un peuple. On
unanime. devia pratiqua de sun but. Elie ue fut point aime en proportion des sacrifices qu'on s
Après la proclamation de l'indépen- fut T'instr ument de la defense du territoire a consentis.
française et que la victoire obtenue alors conduit prineipes a la victoire, haitien de faire grandes encore, voilà des conditions
par nos armes est due à une volonté avaieute le cuite de la force. Larmée en essentie:les rour être un peuple. On
unanime. devia pratiqua de sun but. Elie ue fut point aime en proportion des sacrifices qu'on s
Après la proclamation de l'indépen- fut T'instr ument de la defense du territoire a consentis. des soseqeonssoult.nin. des
dance, lors que le dernier soldat la se joie contre 1 ennemi extér cur', la sauve- Or, nous souffrons actuellement a pratiembarqué pour la France, quand
de la duub e dignité de la nation
de nos fautes. du peuple, qui veuait de parattre sou- garde et de la race, - ecoie austère du devoir consiquences de
ler mepris des libartés
voie
de la
instru- que T'injastice,
divisés:
dain cans a
lumineuse vic- etdei T'hunneur. Elle deviut un
nous ont tellement
liberté, se fut exprimée en aecents ment droppression, un meuble de para- publiques rous avons péri comme Byzance. torieux, ia prenière pensée de l'escla- de servant tout au plus à executer les que
nos malheurs, il surgit périorederenu 1.bre, dut être celle de,
et à violer la Depuis
de rédempve,
bilite, car il avait franchi huutes oeuvres politiques Insensiblement diquement un flot montant 1 Ils sont de toutes
la respouliberté des citoyens. teurs. Grands dieux
l'étape A0S une ignorance profonde atta- s'émietta l'énergie eivique, et l'haitien où
les religions. A les entendre, le peuple
de la 1 otr ie 1a responsabilité Comment sc surprit à moins aimer le sol il ne dont ils ont dédaigné Tinstruction a
:
chéeà
uon nouvelle. point son bonheur Notre failformé une République
vivrait-:
( rmais ? Si dans le passé trouvait
done du fait suivant, après avoir aristocratique, n'a jamais
trava sit assuré la fortune du lite proviendrait
une faute tendanice
si l'on
sOn
les
qui constitue, à notre avis, la
été si malheureux! Pourtant
colon, il t au-si certain que habita- places essentielle. Après avoir créé patrie, faisait le bilan de l'époque haitienne, de la
à viere. éragées sur' chaque
nous avons omis de former le citoyen,
différer sensiblemant
tion, éta. servées à son entretien. de développer la liberté par une notion pourrait-il tirée pour la société cclo- Pas
Or aprè. astatious causées Saint- par claire du sentiment du devoir. En nous conclusion un
linlependance,
et leur nom, nos niale par remarguableateur de
Jes guerit
spectacle léguant leur gloire leur tàche. La d'instruction, pas de moeurs, pas
Domingac ft ait T'affigeant
Par père es avaient rempli
lois.pas de patriotisme, pas de gouver- du
A'habitsti. réduites en cendre. nôtre devait être conforme a la conautre le bon plaisir
sureroit les minifestations de la colère ception la plus élevée de l'idéal démo- nement du Proconsul que
envoyés der
l'élément
Général,
mipopulaire a vavent supprimé guider les cratique.
Domingac ft ait T'affigeant
Par père es avaient rempli
lois.pas de patriotisme, pas de gouver- du
A'habitsti. réduites en cendre. nôtre devait être conforme a la conautre le bon plaisir
sureroit les minifestations de la colère ception la plus élevée de l'idéal démo- nement du Proconsul que
envoyés der
l'élément
Général,
mipopulaire a vavent supprimé guider les cratique. Or, elle était rendue pres- de France pour exereer son autorité
civilisateur qui aurait pu
En que impossible par la pratique : fu- litaire absolument discrétionnuire sur
premi iers pas du jeune peuple. l'i.justice sous toutes ses formes
mattres comme sur les esclaves. outre, lignorance et la misère, consé- sillades sommaires, guerres civiles les
de ce tableau le
quences de l'esclavage, était le lot de inceseantes.pillage des denierspublics, Si nous loi, retranchons si nous ajoutions Président
toute la jeune nation.I .Dans ces circonstotale de la masse, dont les mot
nous avons à peu près
tances le Gouvernement de l'Etat de- ignorance 75 OO au moins ne savent pas lire, ou bilan Empereur, de l'époque haitienne, tant il
venait une charge écrasante, accrue absence totale de l'idéede patrie même le
bien haus
nos
à pères
extrême culture est vrai qu'en proclamant dans des
parl la crainte qu'inspirait des
En chez les gens d'une
les plus grands principes
un retour offensif
français. l'incurie administrative avait
nous n'avons
conséquence, il ne faudrait pas de nos puisque abandonné l'enseignement de l'histoire Constitutions pompeuses, l'idéal démocratique fait
jours apprécier avec une rigueur ex- nationale aux mains des Religieux. Le point compris
cessive les généreux efforts des pre- --- Page 4 ---
LE MONITEUR. Bauvais. Le général en cheflui orlérance, la justice et la légalité. inetficace Toute donna d'envoyer plusieurs de demi- Jacet d'abnégation. Au oeuvre de régénération sera des dondans les montagnes
e
renoncement formuler des idées abetraites,
ne tiendra aucun compte aucun brigades lui recommada de respecter
fieu de
mieux de rechercher qui nées fournies par l'Histoire,
mel.Il
de Bauvais qui n'était de
ilc conviendrait
'de nature à
de l'état des moeurs politiques. la neutralité
et
les mesures primordisles
de la compte
barbares? ne
soupgonnai.il. le peuple dans la voie
Faudra-t-il revivre les temps des mesures qu'apparente. des mesures telles qu'il
remettre liberté et de la justice. S'il était possi. Convient-il de prendre assurer l'ordre inté- prendre pat communiqner avec à le se départeble de consulter usepiucesenen sûr qu'il eût préslables pour à la libération propre- ment du Sud,sil venait I pronon- lui enles du peuple, il n'est pas affreux de la rieur ? Quant elle devrait nécomsirement en faveur de Rigaud. voulu revivre les temps
D'ail- ment dite tous les éléments de pro- cer aussi de susciter à Bauvais
corvée et du Soueatismteaita paralt comprendre
et bien joignitd'embarras afin qu'il
leurs le bon sens populaire lui per- blème de la régénération La question hal- toutes sortes de se
pour
qui
. prononcer
g'accordor de la situation librement à son d'autres encore simple, car nous n'a- fût contraint lautre des deux partis, car
met de travailler
tienne n'est pas eu une vraie démooratie.
cer aussi de susciter à Bauvais
corvée et du Soueatismteaita paralt comprendre
et bien joignitd'embarras afin qu'il
leurs le bon sens populaire lui per- blème de la régénération La question hal- toutes sortes de se
pour
qui
. prononcer
g'accordor de la situation librement à son d'autres encore simple, car nous n'a- fût contraint lautre des deux partis, car
met de travailler
tienne n'est pas eu une vraie démooratie. lui- Tun ou
de ce général, maitre
bonheur. de nation doivent Qui vons ne jamais le voit pas est bien vain la de neutralité Jacmel, la clef du département éterLes conducteurs être un réforma. même ? devait rendre la guerre
se rappeler que homme pour d'Etat, il faut Un de nos plus grands génies. du du Sud,
teur, un grand l'homme supérieur, en for. décida nelle. S. ROUZIER. encore que rencontre la formule n-lb.tcnriaEn. de la liberté des esclaves. L'hiscontinuer.)
mulant aspensée, actuelles de son peuple. sort
cependant qu'il ne barba- vou. (à
des nspirations les mots magiques : Li- toire prouve de la liberté dans la
En pronouçant le libérateur rencon- lait point
ses idées et essayons
berté ou la mort, l'âme nationale. La 1ie. Reprenons liberté dans l'ordre, de la liberAVIS
trait sàrement conduisit à la vie- de la
liée avec légalivolonté commune
té indimploblement avec toutes les nations,
de Gourdet-50.00
tcire. la véritable réforme té, l'égalité dans la civilisation. Le chèque I-209 du Palais NaA notre avis, surtout celle des mceurs l'égalité
émis pour T'entretien le mois d'AOUT 1924,
devait l'abandon être des pratiques barbares nous Le 16 Septembre 1924. tional pendant
nul,
par
séculaires. Si
a été égaré. il est déclaré
et des injustices être libres, formons le cito- toH. TERLONGE. Par conséquent, en être dresse. voulons dars la vérité, la sincérité, la
duplicata devant 10
yen
talon- Port-au-Prince le Septembre
ct mise en deronte.Desalince le Grand-. de la
né par Faubersbandonna rêtira à Papelle quil La Banque Nationale
JEAN-JICQUES
Goàve et se
du Sud troud'Haitia Phonneur
fortifia. Les guerriers beaucoup Répullique le
que, convérent au Grand-Goave bouche que lrenne- d'informer public
DESSILINES de munitionsder
Le
à la Convemninndn
mi avaitété forcé d'abandonner. élaient formément
sanctionnée
d'Bali : decouragetent ct la du terreur Nord, que le 15 Juillet 1922,
la même
Fondateur de Vindepentance
tels dans Tarmée avait déjà ordon- parlaloidu 2 Aoûtde
igéneral Dessalines et Léogine sur
les billets provisoires
( Suite. )
:né devacuer lAcul Mais Tadjudant année,
à réchange cesile PorRepoblicsit Toureaux ne poureuioint non présentés disle 940loire 1924,
Nord sc genéral
en place
seronl,
la
gS
Tout à coup Tarmée du de ba- ses succes:il resta
maribenntoivedans
abandonnele champ
leseris de tapncedemandoata d'aroir force
Elle rapsrompl, taille et traverse.
ires
( Suite. )
:né devacuer lAcul Mais Tadjudant année,
à réchange cesile PorRepoblicsit Toureaux ne poureuioint non présentés disle 940loire 1924,
Nord sc genéral
en place
seronl,
la
gS
Tout à coup Tarmée du de ba- ses succes:il resta
maribenntoivedans
abandonnele champ
leseris de tapncedemandoata d'aroir force
Elle rapsrompl, taille et traverse. le Grand-Goave cher contre l'ennemi. Dessalines sauva un circulation publique. de ces
dansleplus grand désordre. quar- A Leogine, nombre de mulatres, malgre pelle aux détenteurs se fait à
hignalayant Temnscrveson Thauzin, Dessalines grand de Dieudonne Jambon billets quc Téchange
tier.genéral à
les fureurs
avec, lc dernier
le
genchestant
vint réoceuper Graud-Goave: dartilleric 'de quil lcs poursuivantl jeuues Pnéscmiatisnsse Provindes pièces
qu'en
venir
au
fes
fit
regaiierenent ueneetiemend été déjà conduts
à Portau-Prince
de
Léogine. ei assiégeu de Thauzin quil quiavaient trouvérent en lui un ce, tous les jours ourrables, 11., et
le wiranchement Le blockaus du supplice enrola dans la 4c demia. 11. à5 hres. P. canonna avec activilé à son feu Hneratcur.i
dont il avait été 9 hres. d Tactiverle rerépondil energiquenent qu'il avait brigade, sa tous favorite, ceux quiallaient àl la les pric, en vue
et d'éviter
et démonta un mortier
lecolonel,
du courage. trait des dits billets
établi contre Thauzin. mort ct demontraient de leurs mères
de ne pas
Dessali res dirigea unc du Sud. attaque Une Ildisait à cclles ne pas en et tout encombrement,
Tarmée le rivage venaient Ic prierde les enrôler.que
geineraleconte passa par
des soldats : "Ne
EeCnee
deses colonnes
le sommet
m'en
mieu quits es présenter à l'échange- 1924. dela mer, pour occuper le blockaus; Dieu
le 7 Juillet
RESaIe
du' Tapion qjurdominan ct culbutée soient soldats fusillés.p la cause Port-an-Prince, DE LA REPUBLIQUE
cette colonne fut arrètée Toureau Dessalines f les deux sagnca chefs del ban- BANQUE NATIONALE D'HAITI. par le colonel Geffrard. de Thau- de Toussaiut Lafortune et Conflant, dévoués à
sortit des retranchements Nord fut enfoncée des
zin. Larmée du
trouvérent en lui un ce, tous les jours ourrables, 11., et
le wiranchement Le blockaus du supplice enrola dans la 4c demia. 11. à5 hres. P. canonna avec activilé à son feu Hneratcur.i dont il avait été 9 hres. d Tactiverle rerépondil energiquenent qu'il avait brigade, sa tous favorite, ceux quiallaient àl la les pric, en vue
et d'éviter et démonta un mortier lecolonel, du courage. trait des dits billets établi contre Thauzin. mort ct demontraient de leurs mères de ne pas
Dessali res dirigea unc du Sud. attaque Une Ildisait à cclles ne pas en et tout encombrement,
Tarmée le rivage venaient Ic prierde les enrôler.que geineraleconte passa par des soldats : "Ne
EeCnee deses colonnes le sommet m'en mieu quits es présenter à l'échange- 1924. dela mer, pour occuper le blockaus; Dieu le 7 Juillet
RESaIe du' Tapion qjurdominan ct culbutée soient soldats fusillés.p la cause Port-an-Prince, DE LA REPUBLIQUE
cette colonne fut arrètée Toureau Dessalines f les deux sagnca chefs del ban- BANQUE NATIONALE D'HAITI. par le colonel Geffrard. de Thau- de Toussaiut Lafortune et Conflant, dévoués à
sortit des retranchements Nord fut enfoncée des zin. Larmée du