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Lundi, 25 Aout 1924
DIX-NEUVHEME ANNEE. No 67
SOIXANTE
a
MONITEUR
D'HAITI
OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE
JOURNAL
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
SÉRIE No 53
NOUVELLE
Sommaire :
Les abonnements partent
du 15, au de
Adresser toutes commuJean Laurent Plerre Nau - ALEX. MADIOU.
du 1er ou
gré
ications à Monsie ar
Auguste LES SIGNATAIKES DE L'ACFE DE LINDÉMENDANCE: : Nicolas Pabonné.
AURICE BRUN, "Directeur.
Geffrard (Fin.)- CÉLIGNI ARDOUIN.
Avis
SRASNONDEDE MAENTETmt M
t ASDYDSSSORCAC.
ET DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES ABONNEMENTS
Trois mois
Un an Six mois
3. 6 G 4 G. 2
Port-su-Prince,
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Départements.
4 12 46 7
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Le numéro courant.
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Le numéro, passé le mois
plus 50 centimes par année,
des années échues. 30 centimes. Pabonné
Le numéro
avec un escompte de 10 0'0 pour
RUE FÉROU TÉLÉPHONE : 439
BUKEAUX & REDACTION : 330,.
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. AUGUSTE JEAN
en1807.Ileut
merlun des sbaithonncurdenom enfants de Dessalines. I mais d'empécherla réussite des ses
LAURENT PIERRE
Enmai
il nignorail point projets:
NAU parle Sénat LentamntNeuprauet à remplacer
et Geffrard gémissaient sur que Pétion
Naquit tal Port-au-Prince,
à la chargede Trésorier Tonnelier du pays,iltenta de les entrainerdans l'avenir
1777,comme il le disait souvent le14Juin occupa jusqu'à sa mort. généralquil sa faction. Quant à Capois, dans le
le ton de la plaisanterie, dans l'an- sur Durant sa longue carrière admi- Nord, il ne pouvait compter sur sa
née des Trois. Septembre. nistrativeAuguste Nau,qui avait des coopération:le ros de
brave Capois, le héA l'age ou l'enfant recherche capacités, cut, en plusieurs circonsVertières, suivait la ligne
reçoit encore les soins tendres et lances, à se
tique de Dessalines, et la
policaresses
et les du portefeuille tioperiemporaisnent dés
même. dépassait
maternelles, Auguste Nau sous le
finances, d'abord
Commandant au Port-dereçut dans le camp des confédérés tournée président du Secrétaire Pétion.durant une Paix,son pouvaitlui éloignementde Christophe
(1701)le tous les baptême de feu. Commc dans les divers
d'Etat Bonnet,
laissersa résolut libertéd'action:
hommes de
cette époque de la
arrondissements de Christophe fier, (1)mais il dele faire sacride transition, si remplic d'émotions et suite,à République, des et plusieurs fois en- qu'à le
ne réussit d'abord
luttes, multiples, il avait aussi
époques ott le président pois faire transférer au Cap.
de Christophe
(1701)le tous les baptême de feu. Commc dans les divers
d'Etat Bonnet,
laissersa résolut libertéd'action:
hommes de
cette époque de la
arrondissements de Christophe fier, (1)mais il dele faire sacride transition, si remplic d'émotions et suite,à République, des et plusieurs fois en- qu'à le
ne réussit d'abord
luttes, multiples, il avait aussi
époques ott le président pois faire transférer au Cap. Cafourni son contingent de concours Boyereut service à pourvoir à la marche du ord eut la deuxième division du
en faveur de la Liberté. du public, pendant les maladies
letfut remplacéau Port-de-Paix
A la création de la légion de Secrétaire d'Elat Imbert. intérêts par Romain, de ami tout dévoué aux
TOuest (1793)1 le grade de
ractére Auguste Nau, qui était d'un caChristophe. La
lui fut décerné. capitaine
doux, aimable et modeste, secondaired sidait de Capois au Cap position où réAprès la chute de Rigaud, ( 1800) tembre mourut 1843.à à Port-an-Prince, le 24 Sep- de P'armée, Christophe, gépéral en chef
Augiste Nau avait subi le joug des
l'âge de 66ans. Tavantage du laissait à ce' dernier tout
vainqueurs res de la en passant pari les misétige tout prestige dans militaire, presprison. Il fut du nombre
ALEMADIOU,
Les puissant
ce temps-là. des infortunés prisonniers qu'un (Exlrait do SO1l album
Geffrard causesdu mécontentemeut de
conducteur bourrenu eut l'infamic
historique)
remontent à l'époque du
de fa: re franchir, liés, à pied, à
premier 1804. massacre des Français, en
de course, huit lieues, en cinq heu- pas
Ce
res, deLéogàne à Port-au-Prince. ub: SICNAT
cision général, de ce en concourant à la déEn Novembre 1803, en son
IRLES
grand acte de
d'ancien capitaine
grade
E
nationale, écouta néanmoins la justice
de la légion de lOuest, quartier-maitre
dethumanité, épargna
voix
sa carrière
tir
etlaissa par
politique se dessina dans la
L'ACTE DE LF'INDERENDANGE pourlétranger tous les Français"
tive d'un bel avenir,. par suite perspec- d'une
qui tion purent se sauver. Cette modérapreuve éclatanted de patriotisme qu'il
déplut que à ne partageait pas Moreau,
donna alors au général en chef Des- NICOLAS
de
Dessalines. Chancy, neveu
salines, qui, cantonné dansla
GEFFRARD
Toussaint, qui avait servi
du Cul-de-Sac,
plaine
nairement dans le
origiserrait de près
iKn.)
médiatement après Sud,y le revint imPort-au-Prince, capitale de T'Ouesi,
sacreet reçut les
premier masqu'occupaient encore les français. Un
reau qu'il
confidences de MoAuguste Nau eut la mission péril- à cacher chefhabileà voilersesdesseins, chef, décidé transmit â Dessalines. Ce
leuse de conduire de Léogane vers de son ambition sous le mas- le reste des à faire main basse sur
Dessalines, à la tête d'un détache- que l'intéret public, et qui, en
Français, voulut cloigner
ment, des bêtes de somme
combattant ar
na- Neenanenentgetment afin de
des
de provisions et surtout chargées dargent tionale, avai.
chefhabileà voilersesdesseins, chef, décidé transmit â Dessalines. Ce
leuse de conduire de Léogane vers de son ambition sous le mas- le reste des à faire main basse sur
Dessalines, à la tête d'un détache- que l'intéret public, et qui, en
Français, voulut cloigner
ment, des bêtes de somme
combattant ar
na- Neenanenentgetment afin de
des
de provisions et surtout chargées dargent tionale, avai. fail. indtépendance ublier Scs odieux mettrela laisser à Moreau le soin Cayes dy
dont lel besoin était impérieux. antécédents, Se travait par son anmesure à exécution. Il préEn prenant la direction des mon- cienneté, au dessus de ses égaux : (1) Cette de
dhui tagnes.p passant par laCoupe, aujour- Christophe, par sa posilion Tadroit Christophe qui, des tard. A la même pensée époqre Christophe de la prise se réalisa plus
Irères Pition-ville et leshabitations vait
dans l'armée, de- Cayes, quelques agitations vers d'armes,
et Pernier, Auguste Nau ar- était espérer succéder à Dessalines, avaient appelé Capois, alois en tournée Laxavon dans;
riva heureusement:
trop
Fre ndissement du
digénes. au camp des in- maitre, impalient de régner en linanrreotion-de Sud,et Fort-Liberté sans doute Apprenant se
pour ne pas exploiter le da rant la à mortde en recpeillir les fruite, Christophe prépa- décigeait, Dessalines.o félicita le que ce rerifort soula- mécontentement salines aussi lui en du peuple. Des-. Il nes, qui pouvait cet être intrépide un obstacle partisan à ses de Dessaliexprima sa satisfaction capitaine Nau et lui sce, en déclarant dans suggéra la
Cap; fit dire à Capois de revenir en toute desseins- hâte
( Je me souviendrai en ces termes. ceptation du titre son acte ase tophe:il Capois revint ne accompagué se doute pas duj projet de Chris- au
sieur.quiau lieu d'aller toujours, Mon dans le choiz deson d'Empereur, que de et. Belair, ses aides de-camp, Placide seulement Lebran, de trois
Porl-au-Prince livrer cesvaleurs directement d cgard d Lancienneté, successeur.sins il
Arrivéau tous Fossé capitaines de et de il quelques guides.; Botter
blancs, vous qvezi mieuaaimé auz le plus habile. Cétait assez désignerait dire â rés des généraux liomain Limonade, et Dartiguenave, y fit rencontre. par des sentiorspenibles etz venir passer me Christophe qu'iln'était point le suc- sans d'une méfiance, nombreuse mais escorte;il Rcmain donne mit pied à enton- terre:
lesremellre, ici, dans les bois. ses gena; tous brandissant leurs le signal à
En
sabres, s'arEaraa
effet, immédiatement après la de tophe songea doncaurenversement mentdel faible escorte. leurs pistolets, Au ete entourent Capois et 88:
capitulation de Port-au-Prince, Des- Dessalines; il
mais vain, orgueil- dit:a Général, vons même êtes mon instant, Romain lui'
salines lui tint parole et le nomma leux, ne pouvait ressembler au rend, pois reconnait et l'inutilité de la prisonnier. résistance Cagarde magasin de l-Etat, le Sé- commun des' factieux. II savait qu'il ne. Romain, maitre de BA personne, et 86
nat de la République lui que conserva dans existait dans T'Ouest, dans le Sud et rassé 8a de mort, ce redontable ce qui s'effectue à l'instant.
, Romain lui'
salines lui tint parole et le nomma leux, ne pouvait ressembler au rend, pois reconnait et l'inutilité de la prisonnier. résistance Cagarde magasin de l-Etat, le Sé- commun des' factieux. II savait qu'il ne. Romain, maitre de BA personne, et 86
nat de la République lui que conserva dans existait dans T'Ouest, dans le Sud et rassé 8a de mort, ce redontable ce qui s'effectue à l'instant. Débar- ordonlel Nord trois hommes capables difficile à Christophe lientenant, d'entraîner il ne fat pas
dans la révolution contre Dessalines. le Nord --- Page 3 ---
LE MONITEUR. textadesrapportse da en même temps de Chancye et man- I on trouva dans ses
frard et Moreau, prés dé lui Gef- jtion dudon de Geffrard. papiers T'annota- acte de
entendrc et les pour, disait-il, les j.en prit de
Dessalines Marchand, folieetseremiten où il arriva route pour
chemin, Moreau concilier. Mais en que Geffrard T'ombrage, accueillait sachant. déjà I midi du ler Janvier dans. Taprèstourner à son reçut ordre de re- officiers de
avecjoie les Plusieurs officiers 1806. tions relatives poste à la avec les instruc- gnons de gloire Rigaud, et tous ses compa- tageaient la société de supérieurs parjetée, et Getfrard celui destruction pro- revenaient dans le d'infortune, pays. Il qui dans cette solennité: PEmpereur
Port-au-Princc lechef du d'attendre au chait aussi à Geffrardle peu d'exac- repro- Pétion, Romain, Cangé, Christophe,
ment alors en tournée, Une gouverne- titude
Pierre Toussaint, etc. etc. Bazelais,
de prés de deux semaines attente det tous larincesisnabeci les Haitiens qui
Excité par
dc
Geffrard: il en
déplut à de Tétranger. arrivaient conseillers et par quelques-uns les
ses
tentement;ses exprima son mécon- En
rapports de
tées à
Neroleslarentrappor Lafleur, septembre de retour 1805, le général G. STEforRATNS salines
Dès Christophe. était
de Marchand où il
soupçonnait de
Pétion et Gefque ce factieux eut résolu le néral allé de recevoir son brevet de frarddètre lei retour du concert pour préparer
renversement faire. de Dessalines, il en fit
brigadeen
gégénéral Rigaud dans le
la proposition à Geffrard. Il ne Vavalet
mémetemps que pays: SCS soupçons
lui fut pas difficile de trouver Dessalines Darliguenave, de se rendre futchargé par deux innocents, tandis planérent sur
agent subtil,
un et de faire de vives
aux Cayes ble coupable, cclui quele véritasion délicate. adroit, pour cette misremontrances à
qui méditait sa
Il s'était entouré Geffrard sur son
perte,jouissait de toute sa confianCap des hommes les plus
au Geffrard qui venait de administration.
CS soupçons
lui fut pas difficile de trouver Dessalines Darliguenave, de se rendre futchargé par deux innocents, tandis planérent sur
agent subtil,
un et de faire de vives
aux Cayes ble coupable, cclui quele véritasion délicate. adroit, pour cette misremontrances à
qui méditait sa
Il s'était entouré Geffrard sur son
perte,jouissait de toute sa confianCap des hommes les plus
au Geffrard qui venait de administration. voirson
cel... L'erreur est le partage de
quel le système ombrageux capables du
mandemeniamoind
com- Thomme.. te de
Tourmenté par la crainvernement éloignait des affaires. gou- de la 2e division militaire parlacréation du Sud, raux se voir lui trahir par deux généBlanchec ainé, depais célebre dans comprit qu'illa? de se
qui avaient rendu desi éminos annales, avail particuliérement lilier aux yeuxae importait jus- nents services, Dessalines conçu: la
obtenu sa confiancc:
qu'alors
Dessaiines;ear jus- pensée de les
térité de cet
ce fut à la dex- Sée de se ilnentrait pasdans sa pen- sans
sacrifier, sanspreaves,
entrainerGeffrard agent qu'il se fia pour d'une jeter dans la voie extrème expéditives jugements, de d'après les' formes
lion. dans sa coniura- lines conjuration. Il écrivilà Dessa- voulut
lépoque : mais il
Blanchet
ia poar lui denander, etil oblin: de ses préalablement plus in'imes. prendre l'avis
dune
partit du Cap à bord permission dalicr lui offrir ses i da as
Darant le bal
lien goëlette commandée pas Bas- hommagesà I occasiondu nouvel lan. L cieux lequel s'ina gurait noire d ' iJean Baptiste, depuis l'un des Pour se rendre à Marchand,i ipassa dans carabinier, ses
Dessalines se relira
contreamiraux de Christophe et
ler appartements et y fit appedéslorsfun des ses
ralJean
Fiaparentce
culation
intimes: une spéLouis François très-malade successivement plusieurs de ses
de sucre couvrit les motifs alors et qui mourut peu aprés. Dau- généraux et les entretint de ses
blas, employé de
et soupçons contre Pétion et Geffrard
FACrnsTrant transporta d'abord à Jérémie se des domainés des Padministration de sa résolution de
où se nait de Marchand, Cayes, le qui reve- médiatement à leur. arrestation. procéder im- On
EANTEST son. jeunc frére, le même
rencontra â ne sait quelles furent les
président de l'Assemblée qui fut le L-meveneibgronigs de TEmpereur. Geffrard paquets des autres conscillersde cettes opinions
ie del 1806; et ensuite, il constituan l'ordre
y trouva mais on eut la certitude soirée;
aux Cayes,
se rendit
derelourner aux Cayes pour tophe, Romain,
que Chrisen Août 1805. Blanchet exécuterdes
Pierre
à
Toussaint
s'ouvril Geffrard; mais ce
de se rendre nxpineescniesavant à Marchand. conbattirent efficacement les
n'avait pas encorepousséson' mécon- général pensait par ce moyen retarder Dessalines Tar- rent çons de de Dessalines et le détourné- souptentement jusqu'à la faction.
derelourner aux Cayes pour tophe, Romain,
que Chrisen Août 1805. Blanchet exécuterdes
Pierre
à
Toussaint
s'ouvril Geffrard; mais ce
de se rendre nxpineescniesavant à Marchand. conbattirent efficacement les
n'avait pas encorepousséson' mécon- général pensait par ce moyen retarder Dessalines Tar- rent çons de de Dessalines et le détourné- souptentement jusqu'à la faction. il rivée de Geffrard'a
sa résolution. poussa les insinuations de Blanchet, rc- éviler Sa jonctio avec Marchand d'autres et
Pierre Toussaint confia le secret
mais il
ge2ia
le
promit de garder et il garda néraux. Mais Geifrard sentait le be- de Marcadieu, colonel
secret de
soin
aide-de-camp
Christophe. de voir Dessuines; ilsehala. En TEmpereur,ce sous
héros de la fidélité
Cependant de nouvelles circonstan- se rendant aux Cayes,
qui,
le surnom de
ces
devaient
volte de Germain Picot, ilappritl tlaré- reçut la mort en défendant Charlotin, les
de Geffrard. Poulu,anciense compliquerla position nait de S cmparer de la (i) qui ve- de son chef. Marcadicu en jours
de Rigaud, arrivédans secrélaire Platons: il se
citadelle des son ami Daumec,
parla à
sollicité
le pays, avait les lieux et porla avec avidité sur Geffrard et son associé ancien ami de
ancien chef quelques dus Sud secours dont pour cet les insensés dispersa sans peine qui était appelé de cette à Jérémie,
en Europe était
la position
qui avaient commis cct lexercer les
ville pour
Geffrard
loin d'être fortunée. fonctions de procureur
tugaises. Poutu, y contribua pour cent por- voyant et sa mère, sa mort, et le churgea il lui recommanda de
son enfant Hotenalseaienediyisiond Daumec ne
del'Ouest,
de
arrêté parles ordres mandation auprès de Papailler la qui, même en recom- ce ignorer ce secret pouvait laisser Geffrard
treunagentsecret Dessalincsqur le soupçonna d'ê- gés ment, contre était Dessalines. aux Cayes dans les rangs des insar- mo- essenticllement. qui lintéressaitsi
de pour préparer dans envoyeparRignud le Sud le retour régiment. (1) Germain Une Picot avait été capitaine au 18e Romain avaitpours secrétaire Bély
cet ancien adversaire de Tous- voyerde ce corps, accusation par infâmante le fit ren- qui, ayant servi dans le Sud, n'avait
saint, fut transféré à Marchand: (1) te. sion militaire. Le désespotr jugement le porta d'une à la commis- E belle perdu le souvenir tout récent de
plaine Entraînant des Cayes quelques dont cultivatears révol- de la cette conduite de Geffrard dans
od (1) il Poutu mourut à Marchand, dans un duel trême, il s'empara de Texaspération la citadelle des était ex- Geffrard partie. et Bély avait été l'ami de
avec échangea son adversaire une dizaine de coaps de pistolet en par profitant une d'un moment d'abandon du Platons, rer à
ne l'avait pas laissé igno1806, à10 heures da Laurore soir, il (abart. Le 9 Oc- repris par partiedel la garnison. Le poste ayantété poste déjà dans Romain. Ce dernier, admis
à son amiJ. P. Boyer, lui écrivit une lettre les bois. Sa Geffrard, tête fut Germain mise à Picot se jotadane à
l'intimité de
qui devait 8e vider le lendemain annonçant matin:.
andon du Platons, rer à
ne l'avait pas laissé igno1806, à10 heures da Laurore soir, il (abart. Le 9 Oc- repris par partiedel la garnison. Le poste ayantété poste déjà dans Romain. Ce dernier, admis
à son amiJ. P. Boyer, lui écrivit une lettre les bois. Sa Geffrard, tête fut Germain mise à Picot se jotadane à
l'intimité de
qui devait 8e vider le lendemain annonçant matin:. ce duel lel livra à une patrouille, et sA prix. tête La cupidité dit Bély de prévenir confidenticl- Christophe,
pré- portéeen ville,la veille de la mort de fat Geffrard. trans- lement gardes. Geffrard de se tenir sur seg --- Page 4 ---
LE MONITEUR
d'Août.! Mais Pélion qui s'était, joint à Gé- de
l'occasion la mort de Geffrard, au mois de rin et qui, dès lors, devint l'âme
Quant à Christophe, n'en pro- Moreau avait découvert le secret ce mouvement national, songea à
était trop belle pour qu'il d'aucun in- la conjuration, il donna Tassurance de
lavenir de son pays:il n'oublia pas
fitât point. Il ne se servit à Geffrard ià Dessalines que les papiers Gef- les
du
de
s'ouvrit
Bouvernement
termédiaire : il
frard, qu'il avait fait mettre sous déceptions il reconnut le pouvoir
et à Pétion. Ces deux généraux, leurs scellés, contenaient une correspon- Dessalines; de
mais il lui fit déclaconvaincus que désormais du dance criminelle entre ce général, Christophe, devait étreappelé
jours, pouvaient ètre à la merci et Christophe et Pétion. A. Dupuy, le rer que le la peuple forme du
de Dessalines,
pltus léger caprice
même qui depuis fut l'un des prin- à régler
gouvernement dut accepmécontents d'ailleurs de la marche
secrétaires de Christophe, el à établir. (1) Christophe une assemblée
adoptèrent Tuni- cipaux
de Dessali- ter cette condition (2)
Pétion,
du gouvernement, les malheurs alors un des secrétaires
constituante, dirigée par
moyen dej prévenir société nais- nes, fut chargé d'examiner ces pa-)
ainé, Lys, David Troy,
menaçaient cette
aucune piéce re-, Blanchet
T.Trif
d'abattre le chef de TE- piers;ils n'ytrouva
res- Bonnet, César Thélémaque. sante : celui
lative à ce projet. (1) Dessalines réalité de chet, etc. qui tous partageaient les
tat. eut ta dans Je doute sur la
de Pétion, rédigea et
Cependant, une explication cette fameuse conjuration. Cepen- sentiments
fut REs
Dessalines, Pétion et Gefles clama une constitution qui
lieu entre
des autres géné- dant, il soupçonna genéralement 1 leur
métralement opposéec aux espéranfrerd, en présence le6 Janvier.
) Dessalines réalité de chet, etc. qui tous partageaient les
tat. eut ta dans Je doute sur la
de Pétion, rédigea et
Cependant, une explication cette fameuse conjuration. Cepen- sentiments
fut REs
Dessalines, Pétion et Gefles clama une constitution qui
lieu entre
des autres géné- dant, il soupçonna genéralement 1 leur
métralement opposéec aux espéranfrerd, en présence le6 Janvier. habitants du Sud;
supposait de Christophe, appelé à la Préraux réunis en conseil, leurs sen- un ardent désir de se replacer le relour sous ces sidence d'Haili. Loin d'accepter ce
Dessalines leur reprocha Rigaud. Pétion, le pouvoir de Rigaud, dont Cette mandat incomplet, insuffisant, selon
timents cn faveurdel lui répon- dans le
était annoncé. le nouveau chef du gouvernetoujours froid et réservé,
portait à des actes vexa- lui,
contre lc pouvoir
mes
fepo
-dit ce peu de mots : Sire, pré- de croyance toires, et son séjour dans lc dépar- ment sc révolta
cédenis me mettent à Tabri
tement fut marqué au coinde la bru- national. fut alors
répudia toute SOtout soupçon à ces snjet-renappelle plus talité. Ce
la qu'il
avait
à votre propre coeur. ." Geffrard, manifesta La puissance révolutionnaire at- lidarité avec révolulion et dont RGT avail
accusé,
aussi, lorsque renversé Dessalines
particnlierenent ;il: avoua ses sym- teignit son apogée:
obs- étél le premier et le principal moteur. de Tindignation: Rigaud, puis, il ajoula: le signal fut donnésurun mais point
Exemple aux chefs de conjurations! pathies "Votre pour Majesté m'avait dit au camp cur,part un hommehardi, le général igno- Il est écrit qu'ils n'en recuilleront mèdonnerait des mil- ré, (Messeroux) et que
se
les fruits, et que souvent
Gérard, qn'elle le
Rigaud Moreau n'eul pas le courage de point ils en seront les vietimes. lions pour voir général Ce
a faire tuer plutô! que de rendre ses ie
retourner dans le pays. général je le se- armes, ce signal, comme une' étinCELIGNI ARDOUIN. -été mon chef et mon ami; défendez pas; celle électrique, embrasa tout le
courrai, si vous ne le lui céderai mon Sud. Alors, Gérin, général intrépide
mais jamais je ne
ma posi- et d'un grand renom.jusque là dé- da 23 Octobre. - Lettre de Fleury, prssident de
bien être actuel, mon rang,
voué sans réserve à Dessalines, ap- du tribunal civil du Cap, 1 à tons 23 ses Octobre, frères action. s
être satisfait de puyé par le emermivawnlnmisren l'armée da Sud un et prooès-verbal de "Ouest,da d'adhésion desDessalines sembla
le con- aimé et apprécié, se mit à la tête de compagnaut chefs et fonctionnaires réunis au Cap le même
-ces explications, et congédia se ren- Tinsurrection ; et cette insurrection jour signa P. R main, Barré, Dartiguenave, Roumag- Gérari, jenpe,
seil; peu après, ces généraux: res- devint une révolution.
'armée da Sud un et prooès-verbal de "Ouest,da d'adhésion desDessalines sembla
le con- aimé et apprécié, se mit à la tête de compagnaut chefs et fonctionnaires réunis au Cap le même
-ces explications, et congédia se ren- Tinsurrection ; et cette insurrection jour signa P. R main, Barré, Dartiguenave, Roumag- Gérari, jenpe,
seil; peu après, ces généraux: res- devint une révolution. Thabares, Thiphane. Ronmage ainé Raphadl, Leroy,
dirent à leurs commandements:
Les insurgés des Cayes eonnais- B. C. Thélémaque, Lemoine,
Beaupert, Delon,, Bonniot, C. Brelle Patit,
peclifs. concerlée eutre Chrislo- saient Taccord secret qui avait existé Almanjor jeune nenng Ferrier, Isaac, J. Hugonin, C. LeLa trame Geffrard demandait
pro- (cur6) ), et Vilton, d'un grand nombre d'autres personphe, Pétion et
entre Christophe etGellrard:ils déjà conte,
du temps avant que les imesures qui clamérent de suite Christophe, chef st- nages. 1 à
16 octobre, silesuccès fussent
en chef de Tarméc. (1) Resistance Ieppression,du
réunie
devaient en assurer Dessalines projélait Uil génèral prème du gouvernement (2) Chris- guéa en conseil Prince. par et les chefs par les de fonctionnaires l'armée
voyage préparées. dans le Sud ; il V complait tophe accepta ce nouveau titre chefs et fit du au publics Port-au- de l'endroit. Gérin et à Pétion
fort de partisans, tandis que adhérer les autorités et les
(2) Lettres de Christophe à
Tinfluence peu de Geffrard y était toute Nord à cetle révolution. (8)
du 23 octobre. puissante. Ce général promit de
M
ARUA J
donner la mortàl Dessalineslo lorsque, de (1) Une opinion les volgaire de Geffrard croit que et fit Dupuy disrendu au milièu des partisans pas paraitre trouva dans dee tièces papiers qui pouvaient coupromet- trouva
AVIS
Geffrard, T'Empereur ne pouvait de la
tre Churistophe. La vérité est qu'il et de n'y Glézil,tous
trop compter Dessalines surlappui relarda popu- son eOdE deux attachôs lettres à Geffrardal de Papailler l'épuque de Ces la guer- deux
le
et le
lation. Mais
Teut effeclué, re de T'indépendance dans le Sud. à Jérémie peu Le soussigné informe publie No. 216 en
voyage: : et avant qu'il
de hommes avaient été envoyés de cette place, commerce que le Récépissé au nom
la mort mit un terme aux jours après l'expnision des s'informer Fratçais d'une intrigue date du 6 Novembre 1908, émis la ComGeffrard. sincère rar onrdie Geffrard, sec de l'endroit contre Férou, de Me. Auguste Bonamy. par effets,
Ce guerrier, objet d'un
nommé parles au commandement de cet arrondisse- Dsssalines mis:ion Dauphin, pour divers est adiamour de la part de ses concitoyens, ment méfier intrigue de Férou qai tendrait et d'une à porter partie de la po- et s'élevant à devant Gourdes en 480.00, être obtenu. futg genéralement regretté. Son corps en- àse Les deux lettres en question renfer ré, duplicata
fut transporté aux Platons, et la ses pulation.
objet d'un
nommé parles au commandement de cet arrondisse- Dsssalines mis:ion Dauphin, pour divers est adiamour de la part de ses concitoyens, ment méfier intrigue de Férou qai tendrait et d'une à porter partie de la po- et s'élevant à devant Gourdes en 480.00, être obtenu. futg genéralement regretté. Son corps en- àse Les deux lettres en question renfer ré, duplicata
fut transporté aux Platons, et la ses pulation. maient, des faits que Dupuy Il retira jogea ce3 inutile, deux
le 25 Août 1924. trailles furent déposées sur de place l'ar- sinon improdeut,de des archives rappeler. de Geffrard et les remit à Port-au-Prince,
d'armes des Cayes, Durcè. au pied Armand dit lettres leurs auteurs. A Christophe du 12 octo- Ppon. AUGUSTE BONAMY,
bre del la Liberté. dans l'église des (2) Lettre de Gérin del l'armée du Sad au même,
qu'il a été inhumé
bre 1806. Octobre. - Lettre
Léo ALEXIS. Cayes. du13 (3) Lettres de Christopheà Gérin et à Pétion,
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