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Lundi, 11 Aout 1924
DIX-NEUVEE ANNEE. to 63
SOIXANTE
MONITEUR
REPUBLIQUE D'HAITI
JOURNAL OFFICIEL DE LA
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
(t a
SÉRIE No 50
NOUVELLE
Sommaire :
Lesabonnements) partent
toutes commu- Les SIGNATAIKES DEI L'ACTEI EDELANDÉReNDAcE
du 1er ou du 15, au gré de
Adresser
Pierre Derenoncourt- - Salntantentatajet- S. ROUZIER.
nications à Monsieur
Louis Bois-Quénez - J. Rapbaël (Manuel)
Tabonné.
MAURICE BRUN, Directeur.
Carbonne.
Avis.
mwtt
ET DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES ABONNEMENTS
mois Trois mois
Un an Six
G. 6 G 4 G. 2
Port-au-Prince
9 66 5
Départements..
6 7
4 centimes
Etranger.
Le numéro courant.
30 centimes
Le numéro, passé le mois
30 centimes, plus 50 centimes par année,
Le numéro des années un échues. escompte de 10 O:O pour l'abonné
avec
& REDACTION : 330, RUE FÉROU - TÉLÉPHONE 439
BUKEAUX
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR,
LES SIGNATAIRES
se à la flotille. Une barge demeurée
DE
en arrière des autres allait
gnons. Le Sénat exalta
turée. Laporte qui la commandait, étrecap- du hérorque de Derenonconrtp par. l'action la loi
L'ACTE
prend, dans ce suprême moment,
12 Février qui ordonna
DE L'INDÉPENDANCE tine hérorque résolution. Il se brûla nouveau garde-côte
qu'un
la cervelle après avoir défoncé la alorsàl le Port-au-Prince,s serait qu'on armait
barge. Ses matelots s'engloutissent Derenoncourt, et que lc nommé
PIERRE
sous les flots aux cris de Vive la d'Haiti serait invité à faire président
DERENONCOURT liberté! Vivelindependancel
un double rôle de
dresser
Téquipage de la
Homme de couleur, né à
si- Conalintiondiansume cadre qui serait
ne,
Lhosnitexteane
marin hardi qui se faisait remar- Léoga- l'armée Gonarves.parmiles officiers ces, suspendu en dans la salle de ses séanquer,en
420RE
1803, pendant Tinsurrection
indigêne; l'acte de l'indéattendant qu'on pût faire un
des indigenes paru une rare intrépi- (arrêtas pendance sur d'Haiti, Le même mois, il action tableau historiqueot ceite
dité. Monté sur une barge pontée taient de mer des blancs ten- Le serait représentée. glorieuse
portant une trentaine d'hommes, Le16 s'enfuirdelElat arlitt troisr Derenoncotrt, forte goëlette à
marchant à rames ouàvoiles, il rui- chef Octobre1806,1. signa comme
mâts, portait une pièce de 24à
nait le commerce français sur notre tulé: dedivision navale, l'acte inti- coata pivot fort sur son pont.
ée taient de mer des blancs ten- Le serait représentée. glorieuse
portant une trentaine d'hommes, Le16 s'enfuirdelElat arlitt troisr Derenoncotrt, forte goëlette à
marchant à rames ouàvoiles, il rui- chef Octobre1806,1. signa comme
mâts, portait une pièce de 24à
nait le commerce français sur notre tulé: dedivision navale, l'acte inti- coata pivot fort sur son pont. Ce bâtiment
littoral et enlevait quelquefois de gé à Résistance à Toppression, rédi- ment où chera TEtat dans un mogros navires marchands armés en contre Port-an-Prince Dessalines parl les instirgés pas à les recettes ne suffisaient
guerre. Derenoncourt, sortant de partie, enJuin Derenonr ourt fit Mais
les dépenses
où se
PArcahaie trouvait
1807, de
FrRend devint,
publiques. taqua dans les
Pétion, at- confiée au général l'expédition temps, la terreur pendant quelques
Riviére
eaux de la Petite- président
Lamarre par le phe à
de ceux de Christode Léogâne un navire de Paix. Il étaits Pétion contre le Part-decause de sa pièce de 24, ce
Bordeaux. Sa barge était montéc de
sous lesordres de 'ana- porta celui-ci à renforcer sa qui
45 hommes
yoty. par de plus gros
marine
fusils, de sabres, presque de nus, armés de En Janvie- 1808,
Pétion subit la même navires. Alors,
hâches. poignards et de Môle. Lamarre élait au ide
nécessité, afin
ordres Derenoncourt, ayant Sous ses 1 pouvoir secourirTarméc
Il prit le navire à labordage
une partie de la flotille:
tionnaire du Môle. expédiun vif. combat, en égorgea après blicaine, avail envoyé le répuen pilla la cargaison et léquipa- le coula la Présidente à la Tortue, en garde-côte possesFid fond. Quand les bâtiments de sion des républicains, puis la PineSAINT-JULIEN
guerre de la station de
lope pourla relever de cette station. MAKAJOUX
blicain, attirés parl le bruit Port-Répu- du canon Deux villons bricks et une goélette sous pa- Homme de couleur, chef de
arrivérent prés de la
anglais, sortant du
vin- taillon à l'arrivée de
bales indigénes avaient Petite-ltivière, déjà
rent leur donner la chasse. Cap, Par sa clerc. Il était né au Texpédition Leeu le temps d'atteindre presque marchesuperieure.la1 Présidente pére blanc et de Cap-Hattien, de
avec leur butin. Des américains TArcahaie et leur échapper, après avoir put Son teint était aussic mére mulatresse,
des Anglais sortant dc Charleston et- leur feu; mais la Pénélope fut essuyé captu- d'un blanc. Son iclair que celui
de la Jamaique venaient
rée parces navires de guerre de la cajoux, un nom péresappellait bien
Mardans le golfe de la Gonâve. louvoyer Les bar- Grande Bretagne efamenéc à la Ja- ilen avait fait un nom français, bien mais
ges indigenes les abordaient de nuit, maique, Le2 Février, Derenoncourt en supprimant Tret en haitien
chargées de café, de coton, de cacao allaitsur la Constiltutionau secours le C parun k. Ses
remplaçant
et échangeaient ces denrées contre dela Présidente retenue dans
filsont
fils et ses petits
des armes et des munitions.
- Grande Bretagne efamenéc à la Ja- ilen avait fait un nom français, bien mais
ges indigenes les abordaient de nuit, maique, Le2 Février, Derenoncourt en supprimant Tret en haitien
chargées de café, de coton, de cacao allaitsur la Constiltutionau secours le C parun k. Ses
remplaçant
et échangeaient ces denrées contre dela Présidente retenue dans
filsont
fils et ses petits
des armes et des munitions. de la Vallée, lorsqu'il fit rencontre leposte de leur RETTL-Tu nom, aujourd'hui
Verslen milieu de
devantJean-Rabel: avec la brick 'A- haines sont éteintes et
les
mi Bode,Marion, Sanglaou, Na:1808.Cange.M: Lanarre vant-garde et deux goëlettes la Pro- français
que Gecn nom
Cadeibode,Isidoree et plusieursautres vince du Nord et le
du suivant nelugubreplus nos contrées,
chefs
Nord. Foudroyant
l'expression de Boisrondindépendants de l'Ouest s'em- Un combat
Tonnerre. Hentoneireerraates réunion solennelle
pour une sitôt entre eux. inégal commença aus- Aprés la déportation de
avec
Toussaint
La flotille sur laquelle Dessalines. ils étaient Aprés avoir résisté à ces trois bà- Louverture, licita de sa le général Leclerc le fémontés était commandée par Dere- timents qui entouraient le sien, se lors du conduite, en Août 1802,
noncourt. Elle se composait de 12 voyant sur le point d'être capturé, tronales désarmement et des
des gardes nabarges marchantà voiles et à rames, Derenoncourt rieuse
préféra une mort glo- faittoutes cultivateurs, Il avait
portant chacune une pièce de 86 et 30
pour] lui et les braves de son de la liberté, lescampagnesde de la
la guerre
hommes.Ellef formait
équipage, à Thumiliation d'étrefaits Anglaisetles
guerre contre les
La première était commandée deuxdivisions. prisonniers; il mit le feu à la sainte re de
Espagnols et dela guerDerenonconrten,
par barbe, la Constitution fut
En Tindépendance dans le Nord. tait la barge: personnequi la mon- dans les airs. Iltermina son emportée existen- net Septembre 1802, le général Brude par Masson. Saint-George: Lel lendemain secon- ce à la manière de
13e donna Makajoux pourguidea la
conférence, Cangé,
de la la Guadeloupe, échappa Delgresse ainsi qui, à Pétion demi-brigade à
commandée
compagnons sembarquérent Lamarreet leurs honte de l'esclavage restauré àla la late. Pétion travers les chemins de TAE
retournero dansl laj plaine de pour France. par Pilate et surprit Sans-Souci à
La croisiére française donnal Léogane. la chas- de Ce combat naval eut lieu à la vue A dispersa sa bande. Lamarre et de sesbraves compa- len) l'attaque du Cap parl Dessalines,
Norenbmetstsgtimenal la capi- --- Page 3 ---
LE MONITEUR. tulation de
sesignalaaux Rochambeau, Makajoux 7 Timportance del'acte
des indigénes.
plaine de pour France. par Pilate et surprit Sans-Souci à
La croisiére française donnal Léogane. la chas- de Ce combat naval eut lieu à la vue A dispersa sa bande. Lamarre et de sesbraves compa- len) l'attaque du Cap parl Dessalines,
Norenbmetstsgtimenal la capi- --- Page 3 ---
LE MONITEUR. tulation de
sesignalaaux Rochambeau, Makajoux 7 Timportance del'acte
des indigénes. coleadugeneraiencher Le commandant fait." lls faisaient cela qu'ils tout avaient Linstant sous les ordres de Jean
foriBrediPegolets rendantavecses du ment, sans orgueil, sans vanité. simple- Le cile de la à la tête de 70 hommes d'élite Cétroupes, le
demandait à Dessalines que ce général Gérin estle seul homme de Sans légion du Sud, sur le brick le
commandant Makajoux l'escortàt temps qui demandait
-Culotle, capitaine
avec une
quarantaine
pension fut donnéea aux enfants qu'une des en pour chercher de la farine Villeneuve, à Jacmel,
qu'aux premiéres lignes dhommesjus signataires de
Avril 1794. Le brick républicain
françaises ce.On riait de insiedefindependan lui. C'est nous, leurs captura la mouche d'une escadreandescendants qui
glaise qui croisait
SCERESTEE
Heopuonetadacins fussent demi-dicux venons rendre à ces Bainet. près des côtes de
respectées. Cefut
tent et qui Thommage qu'ils mérisit la lecapitaine Beuzequi condui- leurvie et à cherchons à connaitre il Millenauvelenvoyas fut
Aquin. Mais
mandant garnison de Bréda êt le com- faits
mettre en relief leurs par une attaqué â son tour et capturé
J. Pégot dans les ligues setgestespourles offrir en exemfrégate anglaise. Les prifrançaises. Le ler Janvier 1804,Ma- res. pleaux générations actuelles et futu- sonniers duits à la du Sans Culotte furent conkajoux d'Harti signa l'ate del lindépendance dons Lhommage nous leur renJamaique. Le gouverneur
aux Gonarves
aprés plus Rute siècle d'oubli, Williamson fit jeterdans) les
dans l'armée indigéne, commeofficier à
de est un justetribut
à la
les matelots blâncs du Sans pontons
ans à peine.Ils lservitactivement T'age 25 haitienne qu'ils ont payé créée en versant patrie Les soldats noirs et de couleur Culotte. furent
l'empereur Dessalines. sous leur sang pour nous. Les emprisonnés trois avec la chaîne au cou. Après lamort de
Combien
officiers avaient été
guerrier modeste, qui l'empereur, ce manité d'hommes compte-ton comme dans l'hu- chés par les pieds à une barre attasa
passa toute
Makajoux fer. Ils
de
du jeunesse bruit au milieurdés camps et qui, après avoir scellé de leur nom sites des recevaient de fréquentes vi
des armes, se retira du Tactei immortel qui consacre l'indé- à
colons des Cayes réfugiés
servicemailitaireponre exercerlachar- pendanced
allés laJamaique, qui leur annonçaient
Srtonibledarp-aiour Ilneréclama se faire de uncnatilon.scratats simples
quils de seraient envoyés aux mines
aucune récompence de ses
demandant
arpenteurs, ne la Côte-Ferme.
ient de fréquentes vi
des armes, se retira du Tactei immortel qui consacre l'indé- à
colons des Cayes réfugiés
servicemailitaireponre exercerlachar- pendanced
allés laJamaique, qui leur annonçaient
Srtonibledarp-aiour Ilneréclama se faire de uncnatilon.scratats simples
quils de seraient envoyés aux mines
aucune récompence de ses
demandant
arpenteurs, ne la Côte-Ferme. Ces colons les
ne croyant pas
services, dépendance Texistence qu'a leur in- présentaient aux
reLa grande qu'on lui en devait. personnelle, à leur tra- monstres,
Anglais comme des
action qu'il avait ac- vail2Un fils" de Makajoux, né au ceintes. assassins de femmes encomplie de l'acte en posant son nom au bas Cap-Hattien, vers 1820, a été
cile, Peu de jours après, Jean Cédel
du 20e régiment des
soldat
Linstant et Quénez furent conn'est pas donné urnidttene à
fait sous-lieutenant en Verrettes; il fut duits sous escorte sur une
mes de faire, il en beancoup attribuait tout d'hom- le le adjoint de place à 1842etensui- places de Kingston pour assisterà des la
mérite au général en chef. Quant à 28 Février 1846, à la chute Verrettes. du Le vente des 70 soldats noirs et de coului, on ne lui devait rien, il n'avait sident Pierrot, ilfit
d'une' pré- dé- leur, leurs compagnons d'infortune. rien fait. Il ne poursuivit
légation envoyée partie
Ces malheureux furent livrés
la carrière militaire pasméme St-Marc à
par la ville de conditions qu'ils ne
aux
un grade
pour arriver à
Port-au-Prince pour jamais rachetés à pourraient étre
droit aux supérieur et pour avoir Priomerionenihnationder le
et lest
Riché par pagnols de la des officiers Esancien honneurs. Il élait le plus nile peuple et
troupes de l'Artibo- périrent la Nouvelle-Grenade. Ils
A l'ouverture arpenteurhatien au Cap. dent Tacie de déchéance du Prési- des mines. Les plupart dans les travaux
reçut
dul Nord, en 1820, il
Pierrot. nérenten trois officiers retourtional. unehabitation comme don na- Sous le président Gef. ard,
un prison. Quelques semaines
dant linsurrection de
pen- après, de
Anglais vint leur
Il mourut de maladie, vers
Cap, en 1865, il
Salnave au les acheter. Il leur proposer
au
1855,
exprimait son mé- seraient bien
promit qu'ils
mille, Cap-Hatien, au milieu de sa fa- contentement au sujet du
traités et, qu'à la paix
sous le règne de
dement decette ville, ot se bombar- générale, dans ils pourraient retourner
Faustin ler, à lage de 76 ans. Tempereur Il
disait-il, toutes sa
trouvait,
leur pays. Ils lui
lait cet age
por ve, il futf fait famille.
au
1855,
exprimait son mé- seraient bien
promit qu'ils
mille, Cap-Hatien, au milieu de sa fa- contentement au sujet du
traités et, qu'à la paix
sous le règne de
dement decette ville, ot se bombar- générale, dans ils pourraient retourner
Faustin ler, à lage de 76 ans. Tempereur Il
disait-il, toutes sa
trouvait,
leur pays. Ils lui
lait cet age
por ve, il futf fait famille. Sous Salna- qu'ils étaient des officiers répondirent de la Rétous les vieuxs snilardemente soldats.S Ses comme mourut à Verrettes, généralde division. Il publique
ont été faitessansf fastes funérailles Le de
vers1869. mourir, s'il Françaiseetquils le fallait
sauraient
comme la dernière etsans bruit,
fils ce dernier, Augustc Mar- neursquils ne
pour leur honA cette
partie de sa vie. cajoux, néaussi
vers au péril de leur ootsentirmienismais
époque, ces hommes, ces 1855,a été auCap-Haitien,
vie, à une telle dégéants, ces demi-dieux quiont
aidede-campdn et fut
Président gradation et ques s'il persistait à leur
l'acte de
signé d'Etat Hyppolite
placé par ce chef faire une pareille
-créé une lindépendance nation,
et qui ont nal de au poste dhonneur de l'arse- ne serait pas en proposition, sureté
sa vieraient comme le commun passaient des et mou- un officier Port-au-Prince de
en 1896. C'est En1795, le général Rigaud parmi eux. tels, sans bruit. On ne parlait mor- ce poste de confiance distinction. Il occupa gea contre
lleséchand'eux. Les
pas
sous
faits
Hiemerpeolicocnandlir
journaux
vernementdu
le
le prisonniers à bord du vaisseau
leur mort et ne n'annonçaient disaient le
PrésidentSimon SomE Switchoold qui s'était jeté sur la
Fea de leur
pas
Folle. consacrait aucun sépulture. On ne leur
Le ler Janvier
que qui fit connaître article nécrologi- LOUIS
le bonheur de signer, 1804, Quénez eut
tion, leur belle
leur belle acBOIS-QUÉNEZ ciers de l'armée, parmi les officonduite. l'acte de
On
Homme de couleur, lieutenant dance d-Harti aux Gonaives. Tindépenpas conscience etsomeaiansie del leur valeur et de rel dans la légion du Sud, que Polvé- nat, En 1807,il fut promu par le Séenvoya des Cayes avec François rondissement avec. Alexis Laforest, dans l'ard
des Cayes et avecLaus --- Page 4 ---
LE MONITEUR
l'auteur de l'assa- té. Il fut placé dans une compagnie
dans Tarrondissement Tn'était donc pas chezl Rigaud, ilslet trou- franche comme sous-officier, parce à ce
rent Anglade, contrôler la contribu- sinat. Arrivés
dé- que l'arrêté du préfet s'opposait
dAquin, pour
vérent couché sur une bergère,
les hommes de couleur fussent
tion extraordinaire de 26.000 gour- de la vorant un mouchoir: Mon Dieu,mes que
des prèlevées sur les citoyens à T'avi- amis, leur dit-il, en les voyant pa- officiers.
comme sous-officier, parce à ce
rent Anglade, contrôler la contribu- sinat. Arrivés
dé- que l'arrêté du préfet s'opposait
dAquin, pour
vérent couché sur une bergère,
les hommes de couleur fussent
tion extraordinaire de 26.000 gour- de la vorant un mouchoir: Mon Dieu,mes que
des prèlevées sur les citoyens à T'avi- amis, leur dit-il, en les voyant pa- officiers. Carbonne fut un des signatairesRépublique pour T'entretien subvenir de Tarmée raitre, à qui pourraije jamais per- de l'acte de Findépendance d'Haiti
1aillement el à
suader que je n'ai pas fait assassiner du 1er. Janvier 1804. en campagne. membre du Con- Quénez ? - A nous, lui répondit
la
de lindéétait
En 1810, il
Bonnet qui lui raconta les disposi- Après tousl proclamation les travaux tendant à
seil du département du Sud pendant' tions dans lesquelles il se rendait pendance, le nouvel Etat étaient faits
la scission. Il était chef de bataillon aux avec Lys au gouvernement, la ren- organiser
Bazelais,
administrateur des finances dernière contre de Bigot et les paroles
par Doiarondl-Tonuerre, et Carbonne. Ce dernier
en 1806. Dans sa. adressées. Diaquoi
Cayes
année, ce dernier leur avait
BE moins instruit queJuste Chantournéc aux Cayes, la même de véri- conciliabule avait été tenu chez. avait Ciril était latte, secrétaire-getéral. et avait
Dessalines chargea Inginac de Quénez de- Rigaud et la mort de réunion. Quénez
moins d'imagination que Boisrond- de
frer Tadministration avait pris les été résolue dans cette
Tonnerre. Les autres secrétaires
pais l'époque qu'ilen Dessalines en- Une rue de Port-au-Prince a reçu le Dessalines étaient Diaquoi, Dupuy memrènes. En Septembre, Louis Almanzor aux nom de Quénez,
et Charéron. Ils étaient de tous
voya lecitoyen aider Inginac dans ses
bres du conseil privé l'empereur de ce derCayes, pour remplacer l'admiDessalines. Après la mort
travaux. et Besa finances Louis Boisnier, Carbonne s'établit à Port-au- du
nistrateur
J. RAPHAEL (MANUEL)
Prince où il vécut modestement située au: X
Quénez,
1811, un bataillon de Officier noir de T'armée indigène produit d'une habitation de PéLe 28Juin demi-brigade se souleva aux
signa l'acte de Tindépendance Vases (Arcahaie don ) qu'il reçut Il laissa
la 17e
dont il attaqua
aux Gonaives, le 1er Janvier tion comme national. Cayes contre Rigaud, Le lende Ttanfs les officiers de l'armée. desenfants qui portérent honorable- et
la maison. Il fut repoussé. Madiou, 1804, parmeil de Raphaël est appo- ment son nom immortel. Quand
main matin.Rigaud. d'après
La signature
le tire où mourut-il % On ne le sail. donna T'ordre de fusiller sans juge- séc au hasde l'acte parl lequell en
ment des hommes dont Pallache- d'empereurt fut donné au général de
S.
. desenfants qui portérent honorable- et
la maison. Il fut repoussé. Madiou, 1804, parmeil de Raphaël est appo- ment son nom immortel. Quand
main matin.Rigaud. d'après
La signature
le tire où mourut-il % On ne le sail. donna T'ordre de fusiller sans juge- séc au hasde l'acte parl lequell en
ment des hommes dont Pallache- d'empereurt fut donné au général de
S. ROUZIER. ment connu pour le président été Pé- les chef Dessalines par les genéraux de brilion fit soupçonner d'avoir ré- T'armée. Il était alors général
du supinstigateurs et les auteurs de la gade. Le général J. Raphaël signa du En haut de la première No page 62, lire:
volte. Bois Quénez, Georges ainé et aussi la Constitution de l'empire con- plément 7 Août da Moniteur, 1926, au lieu de Lundi, T
un vieillard nommé Coquille péri- 20 Mai 1805. Il fit la campagne la mème année. Jeudi, Août etc. rentainsi, sans investigation préa- tre Santo-Domingo, Manuel était
lable. BoisQuénez,en effel,avaitpris Par la suite Le général J. Raphaël du Conseil d'Etat
partà ce mouvement. et sa famille de- devenu membre en 1807. Cette assemA VIS
ia veuve de Quénez de la sollicitude du de blée Christophe, vota, le17 Février 1807, une
vinrent l'objet Pétion qui les combla de Constitution intitulée Acte constitule titre proprésident
tionnel d'Haiti. A l'occasion del la pu- La soussignée a retrouvé
bienfaits. Georges, frére cadet de blication de cette Constitution, dans visoire de l'emprunt Série de la B, émis au
Georgesalnt.jouil. Joseph
aussi toujours de un banquet offert aux généraux, le le No. 437, au et profit accusant la succession somme de
la considération de Pétion. dans général de brigade Raphael à porta Jean cent dollars Zéphyr or américain. Le général Bonnet se trouvait
toast suivant:eA la Liberlé, Egali- Ele renonce, en conséquence, à en
Quénez lorscontre Lamarannule les avis
la maison qu'habitait robe de cham- reatfitlacampogne
ilfut tué. requérir duplicata et
des
que ce colonel, en
rivage el reàl Hort-derascniNiont est enterré insérés tant Juillet dans le dernier Nouvelliste que dans le
Bre, ful arrété, trainésurler odieux, Le général Raphaelqui dc
n'est 19, 22 et 23
fusillé. Indigné de cet acte
au fort Réfléchi Miregoâne, le Moniteur du 31 du même mois. Bonnet alla trouver Lys rendre et tous chez les pas, comme plusieurs personnes de l'acte de
-au-Prince le 4 Août1924. deux résolurent de se
l'au- croient, le signataire
PortRigaud qu'ils supposérent être Pinten- Tindépendance. Vve J. ZEPHYR
teur de cet assassinat, dans
tion de lui déclarer que, de ce moment, ils ne voulaient plus particiCARBONNE
J-58 de Gourdes 33.00
peraux affairesdu Sud. Tandisqu'ils le
émis Le eri chèque faveur de Monsieur Philippe
avançaient vers le gouvernement,
Homme de couleur, officier de
pour les huit jours auxquels ce
colonel Bigot vint précipilamment là-haut, Tarmée indigène, un des secrétaires Boncy
enjuin 1924,comme
au devant d'eux: Vousallez
etaides-de-camp du général en chef dernieravaildroil.
ourdes 33.00
peraux affairesdu Sud. Tandisqu'ils le
émis Le eri chèque faveur de Monsieur Philippe
avançaient vers le gouvernement,
Homme de couleur, officier de
pour les huit jours auxquels ce
colonel Bigot vint précipilamment là-haut, Tarmée indigène, un des secrétaires Boncy
enjuin 1924,comme
au devant d'eux: Vousallez
etaides-de-camp du général en chef dernieravaildroil. Commis du Parquet du: Tribunal de
leur dit-il;1 le vieux doit être furieux Dessalines. Lors de la prise d'armes 1 1ere. Instance de cette ville étant
de ce qu' on a fait fusiller la Quênez; volonté des indigénes au Haut-du-Cap,i1 fut I égaré, il est, déclaré nul, duplicata
vous lui'direz que c'est
eti arrêtée etmis en prison au Après devant en etre,dresse.. du peuple. > Fort étonnés, Lys
Leclerc, Cle
30 Juillet 1924. D'après ce la-mort.ducsenérel
Port-au-Prince; le
Bonnet se regardérent. fit mettreen
FRCEI
venaient d'entendre, Rigaud! colonal Daure,le
quils