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SOIXANTE DIX-NEUVRENE ANNEE. No 62
Lundi, 7 Aoat 1924
Ho
MONITEUR
JOURNAL OFFICIEL DE LA
REPUBLIQUE D'HAITI
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
A
NOUVELLE
SERIE N' 49
Adresser toutes commuSommaire :
nications à Monsieur Lrs SIONATAIKESI DE L'ACTE DE
MAURICE BRUN,
Boyer Lorei Charles cl Michel L'TNDÉPENDANCE: Chevellier
L
Lesabonnements
Directeur.
Pierre
partent
relly Maximilien Louis Roux- - Dinquoi alué Mo- S. ROUZIER. du 1er ou du 15, au gré de
Bolsrond-Tonnerre.
Avis.
l'abenné.
tadl
a Mor
TARIF DES ABONNEMENTS ET DES
VENTES AU NUMERO
Un an Six mois Trois mois
Port-au-Prince.
Départements.
G. 6 G 4 G. 2
Etranger.
6 9 Le numéro courant.
12 6 7
66 4
Le auméro, passé le mois.
Le numéro des années échues..
30 centimes centimes
avec un escompte 30 de centimes, 10 00 plus 50 centimes par année,
pour l'abonné
BUREAUX & REDACTION : 880, RUE FÉROU
TÉLÉPHONE : 439
PORT-AU-PRINCE
EMPRIMERIE NATIONALE, Directeur : VIRGILE
VALCIN, --- Page 2 ---
LE MONITEUR. des
à l'effet de
Qui in'a pas cru, en 1822, que ce Ro- fat militaires former une assemblecotoniale: paroisses,
qu'il
IES SIGNATAIRES
par mes ordres que le général au lieud'é en avisa Toussaint qui lui répondit
main a été tuéà Léogane, la loi ? Eh de se tenir tranquille, que lecoupveDE
tre jugéet fusillé fàcheux d'après évènement nait du Cap. bien! quand mandai ce ici Gédéon et Lo- En 1796 Cherallincomgnndalt était
L'AGTB DE L'INDAPENDANGE arriva, je
m'affirma
Caracolau grade de colonel. II
ret et ce dernier
publiquedévoué à Sonthonax qu'il fayoment devant ce général que Komain très dans les élections de Septembre
avait saisi le fusi! d'un soldat pour Je risa
BOYER LORET
s'en servir et résisterà la garde. de sa 1796. Après T'arrestation du gouverneur
dus accepter cette explication
au le 30 Ventôse, an
mort violente, mais je ne restai pas Laveaux, Cap. Toussaint Lou-. Lorette, et Madiou entièrement convaincu. En 1827, IV (20 Mars 1796)
On prononçait Laurette. Officier de couleur
le décès de Gédéon,, je fis ve- verture fit arrèter Chevallier qu'il
a écrit
Louverture.qui se trou 1 après Loret ici et lui demandai de m'a- emprisonna aux Gonarves. Le 3
de Toussaint
au nir
Romain avait Juillet, il écrivit à Laveauxqu'il réuva aux côtés de Tex-gouverneur dans vouer si réellement
des preuves contre ce coupable. quartier-genérat de Couriotte,
résisté à la garde qui le conduisait. nit Avril 1797, Chevallier, toula plaine de P'Artibonite ct qui Loret me.dit que non; avait re- Le 9
au service de Touss'élait signalé le 11Mars 1802 aufort çu l'ordre de Godéon 1m faire tuer: jours colonel, contribua avec les
de la Crete-a-Pierrol à côté de Des- Romain et de déclarer les faits com- saint colonels Louverture, et H.
garde qui le conduisait. nit Avril 1797, Chevallier, toula plaine de P'Artibonite ct qui Loret me.dit que non; avait re- Le 9
au service de Touss'élait signalé le 11Mars 1802 aufort çu l'ordre de Godéon 1m faire tuer: jours colonel, contribua avec les
de la Crete-a-Pierrol à côté de Des- Romain et de déclarer les faits com- saint colonels Louverture, et H. Christophe, au
salines dont il était Taide-de-camp me il fit alors, parce qu'il était nou- prê- succès de Moyse son chef dans la prise de
et lun des secrétaires avec Morisset, Magny, sumaule quej-pandonneratale il Mirebalais sur les Anglais, ainsi
Lamartiniére, Monpoint,
Veau à ce couable avec lequel Gé- daris celles des Grands-Bois, de Be
Bazelais, Larose, Roux, ctCottereou, des Fran- fallait en finir. Loret approuva avait partagé cahobas, de' Banica, de Las Matas, de
lorsde la premiéreatlaque quel- déon én ajoulant Je le qu'il blâmai sévére- Verrettes,de: Saint Jean ct de Neybe. çais. Il se rendit aux Français dirigée son, opinion. mais c'était tout ce Ces bourgades furent évacuées et
ques instants avant Tattaque
mentà ce sujet, faire.>
leurs
sanglaises se concencontre le fort par le général lui. Dugua. Ce- que je pouvais
unecom trérent garnisons au Cul-de-Sac. En Avril 1797,
Dessalines s'indigna contre
Boyerl Loret commandait
à
en
lorsquil devint général mune de l'Est pendant T'occupation Charles Chevallier commandait lui écrivit sur
pendant
il oublia, à
Caracol. Sonthonax
chef de l'arméc indigene. trahison de Lo- hattienne. aux. Gonatves et fut enqui paraissait
son entréc au Cap,la
Il mourut
A
enetareeconopiratig sc. former en cet endroit, où Moyse
ret etle reprit dans son élat-major. terréprès du fort Raboteau. quelle fût commandait en chef. Dacremrment lors époque? On ne le sait.Quoiquil élevé que Pendant la guerre de T'indépengénéralen chef au Haut-du-Cap l'ar- parvenu à un grade nelappelait plus
que dance, il se distingua dans les prede l'attaque généraledu Cappar 1803. celui de colonel,on
miers rangs des combattants contre
mée indigene, en Novembre écrivit à colonel Loret. les" Français. Il fut fait adjudant-géLa lettre que Dessalines du Hautnéral. Le 1cr Janvier 1804, il signa
Gerin duquartier-gineral Brumaire, an XIIC dien ce grade, T'actede Findependance
du-Cap le 28
1803)pour lui CHARLES O1 MICHSL CHETALLIER d'Haiti, aux Gonarves. Hétaitdévoue 1820,
manche 20 Novembre nous reste et
à Christophe. Le 21 Octobre à
annoncer que le pays
ci- Homme de couleurde Terre-Neu- après la mort de Christophe, lapla capitulation de Rochambeau, 461, est ve, commandant de cette .localité les et proche des troupes du président soutée par B.
ap le 28
1803)pour lui CHARLES O1 MICHSL CHETALLIER d'Haiti, aux Gonarves. Hétaitdévoue 1820,
manche 20 Novembre nous reste et
à Christophe. Le 21 Octobre à
annoncer que le pays
ci- Homme de couleurde Terre-Neu- après la mort de Christophe, lapla capitulation de Rochambeau, 461, est ve, commandant de cette .localité les et proche des troupes du président soutée par B. Ardouin, T.5. P, le lerJan de Porta-Piment. en 1794, pour Boyer, il signa au Cap l'acte de
ceriteparB. Loret. Il signa les of Français. Ces deux bourgades Plate- tou- mission à la Republique-11 fut élu du
vier 1804,aux Gonaives.parmi
cheni à la Bombarde et à la
sénateur en 1835 et secrétaire
ficiers delarmée, l'acte del Tindépen Forme et oni des voies de commu- les Sénat. dance d'Haiti. Loret était colonel, com- nication avec Jean-Rabel passa Il est T'aneètre des Chevallier des
En 1822,
Che
pe
mandant de la place de Léogâne, montagnes ordres de Moustique. des Espognols. de Gonaives et du terrible Victorin
sous les
dont le MACTATmne
principale- vallier. Farrondissement. Le 18. Août1822,lc Toneaintt-ontenures
Paul Romain, qui avait la
LaEarnaraad
général
prison depuis que lui adressait le gouverneur à
ville del Léogane arrèté par une veaux, le 5Mai 1784, l'exhortant Le
PIERRE MAXIMILIEN ROUX
lafin d'Avril 1321, PeNT3 du colonel reconnaitrel la République. lende- P
sous les ordres
Port- main, Toussaint lui rép ondit Jeune officier de couleur qui se
Fmts afin d'être acheminé fut-il à dit) qu'il serait heureux de sc placer trouva à côté de Dessalines les 4 et
au-Prince. Il fit résistance, du fu- sous les drapeaux de la Républi- 12Mars 1802 au fort de la Crête-àalors, en essayant de ses saisir la fuite: que elquil avait été égaré les Pierrot. Il vaudrait mieux dire, une
sil d'un soldat et en prenant
rendit pafut de tousles
Pir
Chevallier
fois
toutes, qu'il
la garde fit feu etuncballe Tatteignit Espagnols, roisse de Terre-Neuve à Laveaux. combals,de pour toutes les batailles, de
mortellement. :
Celui-ci dit,le 9janvier 1795.qu'iliut toutes les
de son géen
Le président Boyer, causant, averti- quele maintrechesallenent
péregrinations tetapréslaguerMr B. Ardouin, en 1840
devait neralaxant.pendlonte
un jouravec
mandant de Terr-Neuve,
1 re
lai dit: 4 Voyez comment les chefs
réunion de chefs
ima-atioaaai
sont à plaindre: avoir chez lui uné
de Gouvernement --- Page 3 ---
LE MONITEUR. Tactede
de TArcahaie contre mi les adjudants généraux, Lhistoire
amit.lasimmoutfailer: avecun 1 dans les mornes Madame Charles Bélair, Tindépendance dHaiti.
neralaxant.pendlonte
un jouravec
mandant de Terr-Neuve,
1 re
lai dit: 4 Voyez comment les chefs
réunion de chefs
ima-atioaaai
sont à plaindre: avoir chez lui uné
de Gouvernement --- Page 3 ---
LE MONITEUR. Tactede
de TArcahaie contre mi les adjudants généraux, Lhistoire
amit.lasimmoutfailer: avecun 1 dans les mornes Madame Charles Bélair, Tindépendance dHaiti. autre: acte antéde Dessalines'? ? Ses lesH Français,
Mirault sous la n'enregistre aucun
chef de Tactivité
letemps fut laissée au Corail
Une Co- rieur ou postérieur le concernant,
aides-de-camp n'avaient pas
garde de l'officier Diaquoi. Faustin Ré- malgré toutes nos recherches. Il sufde souffler. lonne commandée par
fit qu'ilait signé cet acte pour que
Le 1er Jauvier 1804, Roux signa bri- pussard, commandant des Verrettes au Co- son nom soit grandet tpourquili méaux Gonarves parmi les chefsdel pourl les Français, déboucha
rite de passer à la postérité. Cest-ce
de Tarmée, l'acte de Tindépen- rail Mirault.Madame Charles Bélair, en
le Conseil Communal de Portdance gade d'Haiti. Son nom en est' deve- surprise par les Français, tomba au-Prince, que
sous la magistrature dc
nu immortel. leur pouvoir. du M. Clèment Lafontant,n'a pasoublié
Le15Octobre 1806,1 lorsque Tem- Diaquoi devint aide-de-camp, en donnant son nom, à la finde1901,
partitdeMlarehand général en chef Dessalines pendant à une rue de la capitale. pereurDesesalinesp
du la guerre de Tindépendance. Il acil
EaendresenTned
Sud, Roux était colonel; T'accom; compagna avec Covin Tadjudant-gepagnait. Après la mort de l'empe néral Bonnelenvoyé du quartier-ge- 1803,
reuraul Port-au,Rouge, il se sauvade néral de Turgeau, le 5 Octobre
LOUIS BOISMOND-TOXNERME
chez'lui à Port-au-Prince, où l'on pour traiter avec le général français
était allé
l'arrêter. Il sauta sur Lavalette des conditions de la capi-
(Fin.)
cheval alla se cacher sur une tulation de Port-Républicain. Il perun
Far
habitation de la plaine, d'ou il revint suada à un grand nombre de noirs de
quelques jours après se placer sous et de mulâtres, anciens esclaves, mai- Le ler Janvier 1805, à loccasion
la prôtection du général Pétion. ne pas sembarquer avec 1804, leurs Diaquoi de l'anniversaire de rindépendance,
A la fin deJuin 1809, les colonels tres. Le ler Janvier
les offi- ce fut Boisrond-Tontere qui à ret Roux servirent de guides
aux Gonaives, parmi
l'autel de la Patrie
Kr
Lannes
par le prèsident signa ciers de Tarmée, Tacte de Tindepen- nonça sur un discoure où il rappela les
àla rolonneconfiée colonel Lyscontrel laSour- dance d'Hatti. Après la proclamation chand des Français el les hauts
deilsavaientla Pélionau
connaissance prati- de Tindépendance.
ond-Tontere qui à ret Roux servirent de guides
aux Gonaives, parmi
l'autel de la Patrie
Kr
Lannes
par le prèsident signa ciers de Tarmée, Tacte de Tindepen- nonça sur un discoure où il rappela les
àla rolonneconfiée colonel Lyscontrel laSour- dance d'Hatti. Après la proclamation chand des Français el les hauts
deilsavaientla Pélionau
connaissance prati- de Tindépendance. tous nouvel les travaux rtat cruaulés faits de Tarmée indigène. quedesl localités. Roux reçut du gou- teadant à organiser le
Pendant le siège de Santo-Dominvernement de Pétion deux habita- élaient faits par Boisrond-Tonnerte Dia- en Mars 1805, Boisrond, Chantions comme dons nationaux. Il vé- Bazelais, Diaquoi instruit et Carbonne. que Juste
Mentor, Diaquoi etl les autres
était moins
ERE"
Port-au-Prince
cut ensuttepaisiblea
quoi
et
de Tétat-major général parouil nefitpas parler de lui, à côtédu Chanlatte, le sccrelaire-gbnéral. que Bois- officiers de
une constilulion
général Petion dont il devint l'aide- avait moins dimagination Les autres secrê- à laient présenter le jour, des son entrée à
de-campet sur ses habitations qu'il rond-Tonnerre. étaient Dupuy, Tempereur, car toute l'armée
faisait fructifier. II créa une fa- taires de Dessalines Ils étaient Santo-Domingo, inévitable la chûte de la
mille et laissa trois a quiportaient Carbonne,: Charéron. Conseil privé de l'em- croyait Mais dans la journée du 16
son nom illustre. L'histoire n'a pas membres du
1805, à un diner place. Mars,
reçut des dépèches
recueilli la dâte de la mort etl la tom- pereur, Le 16 Juin à ses
lrempereur il
qu'une folte
be de ce modeste héros de Tindépen offert à Marchand
généraux del la pro- par lesquelles avait aperçue des Anà PortT'occasion
aTERL
dance d'Haiti. Maisil mourut A la parl Tempereuràl de la
impé- française glais, se dirigeant sur les Antilles. au-Prince au sein de sa communal famille. de mulgation du 20 Mai, constitution le chef d'escadron Dessalines retourna dans TOuest
fin de 1901, le conseil donna le nom de riale Diaquoi porta un toast: aux géné- Ce furent Boisrond-Tonnerre et
Port-au-Prince
honoont eu Thonneur dc consaRoux à la rue Bonnefoi pour
raux qui
les devoirs des cisur linvitaTECi
des
de T'acte de crer les droits et
titution du 20 Mai 1805,
rer un signalaires d'Harti. Cette dé- toyens. Le mème jour, Diaquoilut! le tion de Dessalines. TIndépendance cision réconforte et fait oublier qu'il code pénal militaire de T'Empire. Le 16 Juin 1805, àun diner offert
a peu d'années; un pelit-fils de En Août1806, pendant la dernière le sud, à Marchand à ses generauxpariEm. Roux faillit abandonner la natio- tournée de l'empereur dans soustraire, pereur, à Toccasion de la promulganalité haîtienne que son grand-père Diaquoi et Dupuypurent nombre de piéces ton de la constilution, radjudant- un
avait contribué à créer, pourréela- dit-on, un grand
divers citola porta à.
'années; un pelit-fils de En Août1806, pendant la dernière le sud, à Marchand à ses generauxpariEm. Roux faillit abandonner la natio- tournée de l'empereur dans soustraire, pereur, à Toccasion de la promulganalité haîtienne que son grand-père Diaquoi et Dupuypurent nombre de piéces ton de la constilution, radjudant- un
avait contribué à créer, pourréela- dit-on, un grand
divers citola porta à. français. fraternité,
RS.-SBRERITIFOSE
mer la qualitéde citoyen
compromeltantes pour de Geffrard. toast : ( A lunion, à
Hattiens, il ne faut pas que nous yens dans les papiers actes de nique dénomination sous les laquelle, Hairougissions de porterler nom hattien. Diaquoi contresignait les
serontj désormais Noirs. connus )
Tempereur Dessalines. tiens, celle de
ChanQuand, comment etoût mourut-il ? Boisrond-Tonnerre et Juste l'inOn ne le sait. latte s'efforçaient de neutraliser auprès del'emDIAQUOI AINE,
fluence qu'acquérait Mentor.) Ils
Recaeidanabnreaeri proprès à faire entrer,
Officier noir, secrétaire de Tousétaient peu dans la voje de la lègalisaint-Louverture, quise trouvia à ses
MORELLY
Dessalines animés
étaient de mau
< de Coule té,
qu'ils
côtés au quartier-genéral
lors Homme de couleur qui signa;
Leur existence était
riotte, en Mars 1802. En Août,
1erJanvier 1804, aux Gonaives, par- 1 vaises passions. de linsurrection de Charles Bélair, --- Page 4 ---
LE
:
MONITEUR
liée à celle del T'empereureti ils étaient et
disposés à sacrifier leurs jours
tés Boisrond-Tomnerre
sa conservation. Ils étaient si cor- pour comme des hommes seraient arrê- Crele-d-Pierrol, Scène VII, actc
rompus surtout Boisrond,
et capables d'égarer le dangereux Charles Moravia fait
I,. travaillaient à la perte de S. chef Christophe mais général en blanc, le chef de la intervenir un
voulant la servir les NPta en ne leur serait fait. qu'aucun mal qui demande à musique du fort,
mesures
lui par violentes
Mentor et-BoisBoisrond-Tonnerre: :
Comme tous qu'ils les faisaient prendre. rond-Tonnerre vers la ville et se promenant à tra- ( Mais, dites-moi,
Boisrond
autres secrétaires, quel leurs têtes ne soupçonnant pas nom de Tonnerre? pourquoi ce
conseil privé Tonnerre de était membre du rent al rrétés fussent menacées, fu- Vous
celui-ci disait T'empereur. Quand nés par
et emprison- cret.. m'excusez?. Je suis indisque sa morale était la avaient été ceux-là méme
mais cenommintrigue unpeu. batonnette, quil ne conduirait le
les compagnons de leurs qui
BoisReND :
peuple que par la crainte des châti- plaisirs et qui leur
le
Vraiment, vous ne savez
ments et de la mort surtout, Boisd'affection depuisle17 témoignaient
Le
pas ? rond Tonnerre
ft cause réelle de leur Octobre. chef:
langage et Texcitait's applaudissait sans cesse à son était l'envie
arrestation
Non ! ses principaux
contre lents à plusieurs qu'inspiraient leurs taBOIsROND :
mait ni
lieutenants. Il n'ai- Ils n'eussent hommes influents. C'est mon nom de
Pétion Christophe, ni Geffrard, ni
probablement
baptème, il est rare el,
et il répétait souvent que ce consenti des à devenir les instruments jamais Le soir oà je naquis fut un sauvage !
's applaudissait sans cesse à son était l'envie
arrestation
Non ! ses principaux
contre lents à plusieurs qu'inspiraient leurs taBOIsROND :
mait ni
lieutenants. Il n'ai- Ils n'eussent hommes influents. C'est mon nom de
Pétion Christophe, ni Geffrard, ni
probablement
baptème, il est rare el,
et il répétait souvent que ce consenti des à devenir les instruments jamais Le soir oà je naquis fut un sauvage ! dernier jouait lerôle de
passions politiques des
L'nuragan déchainé sous le spir ciel lourd de d'orage.. A cette époque, Pétion, Sixte-Quint. révolutionnaires
chefs La foudre tout d'un coup éclatant d'un Torbeck,
douleurs
souffrant de geaient
auxquels ils se ju- S'abat Dans la sur la maison oû ma mère encor coupsec, souffre. rarement rhtimatismales, se montrait nerre et supérieurs. chambre ébranlée, on sent
en
public. Boisrond-TonMentor furent Boisrond-Ton- Un
Podeur du
nerre n'hésitait pas à perdre dans dans le méme cachot. Le enfermés Croit silenee que c'en de mort est fini ! Et mon père effrayé, souffre... T'estime
rendait les sombres idées dont premier Le caeur serré d'angoisse, du bonheur il de du foyer ! ciloyen enpcreronpauel qu'il soupçonnait de
imagination était chargée
son El, me voyant vivant, me fait la lumière,
rer. Si les talents pouvaient conspi- melancoliques qu'il traça en vers Je Et suis la donc né, Monsieur, baptisa sous un Tonnerre! dre de
absou- raille à T'aide
sur la muAamme d'en haut incendia mes cieloragens,
d'imnmorielles limmoralité, il mériterait
d'un clou :
Un C'est souffle peut-être pourquoi s'agite dans ma yeux. tête. couronnes ; il a
(Humide et froid
grandissant
et
:
sanm. puisséjour fait
Cependant
d'orage de tempête,
ntribucar notre; glorieuse C te crime en riant immole paretpour lecrime, Un tonnerre que s'amasse en mon cceur nlcéré
émancipation par ses écrits étince- Que Heuvcat. tes fels sa victime ! qui gronde et que je lancerai! lants d'énergie révolutionnaire. Qrand nu omarpurygodt lapirer
et les bar reaux, Le portrait de
Anssitôt après le retour
uninuocent- epow 2b
de la Boisrond-Tonnctre
des colonels
en Harti Il ne s'altendait pas â être
faisailpartic dre
collection AlexanBigot et
né. Pendant
assasi- Madiou. en 1805, anciens officiers Dartiguenavs, de l'armée lusions, sa mort qu'il se livrait â desil- du La liste rouge du journal la Plume
duSud,Boisrond" Tonnerres avait sugétait résolue. Un de 15 Octobre 1915a cité l'assassinat
frard géré à Dessalines la pensée que Gef- olliciersuividuned pénétra dans le cachot dizainc desoldats, son Boisrond-Tonnerre. de
dans la privoulait favoriser la rentrée de
et annonça à
Port-au-Prince. du Rigaud dans le pays. Aprés la mort Hismad-Tonnereers allaient mourir. C'était Mentorquils
S. 1806, général Geffrard, aux Cayes, en du 23 au 24 Octobre 1806. dans la nuit
ROUZIER. Boisrond-Tonnerre dénonça leva, se tourna
Mentor se
son frére Boisrond-Canal à Dessa- tendit le fatal.
favoriser la rentrée de
et annonça à
Port-au-Prince. du Rigaud dans le pays. Aprés la mort Hismad-Tonnereers allaient mourir. C'était Mentorquils
S. 1806, général Geffrard, aux Cayes, en du 23 au 24 Octobre 1806. dans la nuit
ROUZIER. Boisrond-Tonnerre dénonça leva, se tourna
Mentor se
son frére Boisrond-Canal à Dessa- tendit le fatal. contre le mur et atdines, pour avoir trempé dans la netté, sans coup laisser Il tomba, batonAVIS
conjuration de Geffrard. En réalité, plainte. enlendr. une La
Boisrond-Canal,d directeurdela douavisoire soussignée de
a retrouvé le titre prone des Cayes, avait refusé de faire devint Bolsrondl-Tonnerre au contraire, No. 437, au l'emprunt profit de Série la B, émis au
honneura plusieurs de ses mandats. fait furieux; il s'écria : ( Qu'ai-je Jean Zéphyr et accusant succession
Avantentendudirer
de pour mériter la morl? Je sers cent dollars or américaia. la somme de
cétait Christophe parfempereur qui lui avait sit passe-port d'une à Mentor.> Il se sai- Elle renonce, en
UmA le conseil de
la
cruche et de
requérir
conséquence, à en
sure concernant le prendre me- bouteilles et les lança contré quelques les sol- insérés tant duplicata dans le et annule les avis
batiments
chargement des dats. Mais l'infortuné ne
19, 22 et 23
Nouvelliste des
de denrées, étrangers mais en trois espèces contre les batonnettes; ;il put lutter Moniteur du Juillet 31 du dernier même que dans le
sent,que c'était qu'il voyait à pré- cé de plusieurs coups. lexpira, permois. gouvernement, pour discréditer son La patrie perdit en
Port. au-Prince le 4 Août 1924. qui Técoutait, s'écria Boisrond-Tonnerre : ( Sans doute, hommes, victimes de la jalousic ces deux la
Vve J. car en fait de conspiration, tous les nesse. plus odicuse, talent, courage et
ZEPHYR
moyens sont bons.>
On ne sut jamais
jeuLe 15 Octobre 1806,
où fut enterré
exactement Le chèque J-58 de Gourdes
pereur Dessalines lorsquel'em- Sa sceurlsidore) Boisrond, Moisrond-Tonnerre fite en
émis en faveur de Monsieur 33.00
chand
partit de Mar- des démarches
vain Boncy
les huit
Philippe
pour aller réprimer l'insur- avait
pour savoir où lon
pour
jours auxquels ce
rection du Sud,
enterréson frére. Oneroit qu'a- dernierayaitdroit Commis du
en Juin 1024,comme
Aagcompagna. Boisrond-Tonnerre près son assassinat, il fut enterré lere, Instance Parquet du Tribunal de
Peu de jours après la mori de prison. dans une masure non loin de la égaré, il est déclaré de cette nul, ville étant
Dessalines, il fat décidé quel Mentor
devant en' être dressé. duplicata
Dansson poéme dramatique : lal
Port-au-Prince, le 30 Juillet 1924.
en trois espèces contre les batonnettes; ;il put lutter Moniteur du Juillet 31 du dernier même que dans le
sent,que c'était qu'il voyait à pré- cé de plusieurs coups. lexpira, permois. gouvernement, pour discréditer son La patrie perdit en
Port. au-Prince le 4 Août 1924. qui Técoutait, s'écria Boisrond-Tonnerre : ( Sans doute, hommes, victimes de la jalousic ces deux la
Vve J. car en fait de conspiration, tous les nesse. plus odicuse, talent, courage et
ZEPHYR moyens sont bons.>
On ne sut jamais jeuLe 15 Octobre 1806, où fut enterré exactement Le chèque J-58 de Gourdes pereur Dessalines lorsquel'em- Sa sceurlsidore) Boisrond, Moisrond-Tonnerre fite en
émis en faveur de Monsieur 33.00 chand partit de Mar- des démarches vain Boncy les huit
Philippe pour aller réprimer l'insur- avait pour savoir où lon pour jours auxquels ce rection du Sud, enterréson frére. Oneroit qu'a- dernierayaitdroit Commis du en Juin 1024,comme
Aagcompagna. Boisrond-Tonnerre près son assassinat, il fut enterré lere, Instance Parquet du Tribunal de
Peu de jours après la mori de prison. dans une masure non loin de la égaré, il est déclaré de cette nul, ville étant
Dessalines, il fat décidé quel Mentor devant en' être dressé. duplicata
Dansson poéme dramatique : lal
Port-au-Prince, le 30 Juillet 1924.