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Lundi, 4 Aout 192A
DIX-NEUVIEME ANNEE. No 61
SOIXANTE
LE
MONITEUR
D'HAITI
OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE
JOURNAL
PARAISSANT-LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
n
4 *:
SÉRIE.N
NOUVELLE
ni
Sommaire :
Les abonnements partent
Adresser toutes commuL'ACTE DE L'INDÉPENDANdu 1er ou du 15, au gré de
LEs SIGNATAIKES DB Marion LouisBois- S. ROUZIER.
nications à Monsieur
CE : Ignace Despontreaux
Tabonné.
MABRICE BRUN, Directeur.
rond-Tonnerre.
Avis.
ET DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES ABONNEMENTS
Trois mois
Un an Six mois
G. 6 G 4 G. 2
Port-au-Prince
46 9 66 5
6. 3
Départements.
€ 12
6L 4
Etranger.
15 centimes
Le numéro courant.
30 centimes
Le numéro, passé le mois
plus 50 centimes par année,
Le numéro des années échues. 30 de centimes, 10 0'0 pour l'abonné
avec un escompte
: 330, RUE FÉROU - TÉLÉPHONE : 439
BUKEAUX & REDACTION
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. nom à un
1 général Marion, donna son le capitaine
Marion dont la présence ne pouvait qui beau brick commandé Ce navire EEaR desvoyaque renouveler les désordres car Yayou le Shepheard. à Port au-Prince: il élait
LES SIGMATAURES
avaient existé à Léogâne, comme le principal ges fréquents à M. L: Kernisan. à tort
toujours consigné
géné. DE
considérait auteur de tout ce quis'étail la passé.. conspira- En Décembre avait 1808. Tintérim Tadjudant de l'arEn juillet 1807, Tadjudant. lorsde -général Ma- ral Marion qui de Léogane, fut nommé deL'AGTE DE T'INDEPENDANGE tion de Yayou Léoganea Tarrivée de rondissement dc celul de Jacmel. rion abandonna cette ville et serrendit à Jac- commandant venu vacant parla nomination deBon- le
Yayou en
un asile chez le capi- comme Nécrélaire d'Etat. Et gémel où il trouva ancien ami de la lé- net
Métellus fut nommé
DESPONTREATX MARION tainc Michel, son
néralde brigade de Farondissement de
IGNACE
gion de l'Ouest. fuir devant cette conspi- commandant
né le 2 Dècem- 11 avait da
Léogane. Le 28 Juillet 1909, le Président
de couleur. flagrante. isianvieriona.rad
MaHomme Thabitation Sarrebousse ration
Marion dirigea uneex- d'Haiti
de brigade,
bre 1777sur
1802, penbataillons
RUfaTEENE
En Décembre
indé- indani-genomn composée de sept
pos- rion au grade de ginéral
à Léogâne. desindigénes
contre pédition les troupes de Christophe
dant Finsurrection la
EErasacaum
il quitta sitecommandse de tées sur Thabilation Menardylicard, de Jacmel. du Sud fut propendants. Laucoste et se rendit au camp Déran- aux Crochus, et es en chassa. de Magloire Lorsque la sission 1810, le général
par Cangé à Sarrebousse. Lamour général. A une Lors de la conspiration tronva asile à son noncée, en Novembre général Marion.beaule nomma adjudant
Ambroise.
ant Finsurrection la
EErasacaum
il quitta sitecommandse de tées sur Thabilation Menardylicard, de Jacmel. du Sud fut propendants. Laucoste et se rendit au camp Déran- aux Crochus, et es en chassa. de Magloire Lorsque la sission 1810, le général
par Cangé à Sarrebousse. Lamour général. A une Lors de la conspiration tronva asile à son noncée, en Novembre général Marion.beaule nomma adjudant
Ambroise. Michel
Informé Rigaud écrivitau
lui expliquer
ce réunion solennelle des chefs lieuà indépen- VArca- tour. chez Marion à Léogàne. président frère de Voltaire, du pour de ce dernier
dants de T'Ouest qui Mai eut 1808.Marion, de ce fait,le Senatadresaau tendant à avoir des les causes Jacmel, cherchant départ à avoir son
haie anlemieude Sanglaou, Lamar- Pétion un messave sur la conduité de cet pour
Mimi Baude, Cangé, Isidore et plusieurs Eenseigaemente il n'eut pour, toute approbation. Juiliet 1s11,le général Marion
re, Cadet Bode, Dessalines à l'Ar: officier supérieur du prostuent d'ilanti qu'un si- cessa bn de commander Pomondissement par le
autres senconterent son aulorilé réponse
piainie ou réc ama- de.Jacmel. où il fut remplace
cahaie. Ils reconnurent descronders ses
lence acheus.La Séual àl surd de Michel avait colonel Hilaire M rtin Le généralMa
et Inipromirent chef africain PCEE Dé tion du de telles :meurs dans le pujets contrel le
de se sou- soulevé
norel Nitrion,
de Port au
ils fei-draient
1ag
élait
FREEE
el
Ma- blic, que
ii
undis- 1 in
Viensunasitses Marion
rance auq: à cc qu'il fot abattu. uefar
par Christophe,
urk
melirejusqus Mini Baude, - i tete commnanian, de cogane depuis la mori Sé- de Prince sur Thabitation Bussy sur le avec Morne
rion, Sanglaou,
se Tendirent. sement vit
d' Padresser au plaué et deux canons,
des troupes de Léogane,
dans Yayou.se obligé lettre pour se justi- obusier, Il -avait plusieuts postes
quelques uesecait sur Thabita- nai.le 10 Aoàl.une donné asile à son ami,ason de Thopital. sous ses ordres.quis se reliaient ets'ap- conla plaine tet Cul-de-Sac, jour complementait fier d avoir
de la légion
général Frèd-rique de la ligne
tion Frère. Lebej 1803) rodjodanl-aente ancien TOuest.il compagnon aliégua qu' yavar été et au- Da- puysient.e serva la partie supérieure de la place. Au
(22 Septembre Marion de la division de Léogâne Croix- torisé par les sénateurs Bonnet sur la de défense extérieure du mois Mai, le maral
vintau bourg dela
et fit publier sa lettre
de Mi-:
de Jacmel
DessaliCommencement
et
lls annonça à
vid-Troy journal de cette étant réchal de camp Guerier.comaic et Frédérique
des-Bouquetse était campéa la Coupe Sentinelle,
suivant.
supérieure de la place. Au
(22 Septembre Marion de la division de Léogâne Croix- torisé par les sénateurs Bonnet sur la de défense extérieure du mois Mai, le maral
vintau bourg dela
et fit publier sa lettre
de Mi-:
de Jacmel
DessaliCommencement
et
lls annonça à
vid-Troy journal de cette étant réchal de camp Guerier.comaic et Frédérique
des-Bouquetse était campéa la Coupe Sentinelle,
suivant. Tr: rebalais. chassa Marion
Cangé
50ar Nais,le 5 Septemabre
aussi
Marion descendit
nes
hommes d'infanterie,
fit publier. lettre de cette position. bas, commanavec Sien 200 cavaliers. Baneatanond-tor même journal une autre
à un autre
plus et
par
tilleurs et
1804, Marion signa sur le il d pnna le démenti le plus à ce dé
fit de suite occupé tourner
1er Janvier
oùl
ERE
Le
parmilesa adjndants-aene formel à Marion quant Pé- la RE Guerrier contre ce poste
aux Gonsives
d'Haiti. Le président
canons et lobusier Durant ces
rauxl'acte del independanee il signa à Port- qui le eut concernail. horreur de l'assas inat com- les cribla de projectiles Pétion avait
Le 16 Octobre 1806, intitulé Résistance à tion en 1808 au Cabaret Quatreapresia Am quil combats, le Président
au-Prince l'acte par les insurgés mis
du genéral Magloire vèri- sa longue vue à la ant.oberastinte et espéran' que
rédigé
d'adju- conspiration par contre.une
et la résistance,
Toppresation Dessalines. en qualité
broise II éprouva relativement à la taque Marion eût pu repousser le
contre
Il vivait en mésintelli- dont le table satisfaction Marion qui'eut tla le général Mais,, en voyant -nlever
Oant-generale avec le général Yayou en ve- conduite du génèral recueilliravee hu- Tennemi. de Bussy. il se décida à rempla- ingence caractère était violent, et faillit
pensée chrétiénbeder blessé trouvé dans les bois poste ce
qui neponvail plus charmains aveclui. Neanmoins.l soldats manité un
avaient eu cer genéral des
aux
Fooupea-ie
nir
à empécher les
où ces cruels assassinats tous les fluer sur le moral
de reprendre
était parvenu Sle de se révolter contre ce g6- so lieu et de lui faire
loua haute- gea le général Borgeila subit le jugement d'un
de la
sur! lui à une revue
Marion
cette occasion;
RIPARTL
néral ct de tirer Teffusion dusang soins lacharitéet nécessaires, le noble dévouement Bussy, conseil de guerrre à car ce n'est pas le
lennelle. Pouréviter d'avoir lieu, il ment Marion, lui en fit des compliments dans mais il fut acquitté,
Le présiétait sur le point Pétion quela- de
à faire des recherches
courage qui lui manquait. #. connaitre au genéral comble à Léogane et T'invita
infortunés dent ne le fit juger que sonresemples tdonné à lous
narchic était à son était indispensa ces bois, s'y atinmuesidaatrens tronvaient.on pat leur comme un avertissement Marion resta
et que: sa présence ceditacompaene y,
de blessés diguer tous les secours qu'exige humaine R du les officiers.
à faire des recherches
courage qui lui manquait. #. connaitre au genéral comble à Léogane et T'invita
infortunés dent ne le fit juger que sonresemples tdonné à lous
narchic était à son était indispensa ces bois, s'y atinmuesidaatrens tronvaient.on pat leur comme un avertissement Marion resta
et que: sa présence ceditacompaene y,
de blessés diguer tous les secours qu'exige humaine R du les officiers. Le sans géneral emploi. Il faisait
ble. Pétion s'y
par le capi- manité. Cette conduite
distin- quelque temps
général de l'ar50 dragons commmandes de laile
Marion le fit toujours
Dartic de Tétat-major Bazelais était le
tainel Per et de 100 grenadiers les ordresdu chef général
mée dont le général
sous Par sa modé- guer. de la
la salisfaction
FRAAE
demtbrigades Connident. calna au comble joic,de
des chef. la mort du général Wagnac,
de bataillon réconcilia les parties,
etdu bonheurl lorequ'il rencontrait En1844, un Après
le 22 Septembres
rati ion, il de Yayou et retourna hommes tels que Marion. du I survenue aux Cayes,
les inquiétades le 13 Novembre em- armateur américain, admirateur
à Vort-nu-Prince avec lui T'adjudant général
menant --- Page 3 ---
191. LE MONITEUR. rion. Le portrait du général Mariont
le
au T tre la veuve de Jean-Baptiste Chavan- assisté faisaitp tpartie del la coilection. Alexandré
1813, le général Marion remplaça ne qui vivait encore après avoir
Madiou. commandement de Farrondissement à tous les événements qui se succédèdes Cayes, où il donna des administra preuves rent dans le Nord depuis le glorieux
multipliées de sa bonne
martyre de son mari. Cette lamémoirede courageution. Simon Bo- se femme avait respecté son existence LOUIS BOISROND-TONNERRE
A la fin de 1815, lorsque
Chavanne en soutenant
livar vint aux Cayes. et au l'escadre commence- du et celle de sa famille par une honnète Marion Homme de couleur instruit, né se- à
ment de Janvier lorsque vint mouiller industrie.De retour aux Cayes, de 518 Torbeck cn 1776, qui fut un des
commodore Louis cette Aury ville avec les y recueillit une souscription citoyens crétaires particuliers de Dessalines,
dans la rade chefs de Vénézaéliens. le gé- gourdes, que de firent cette quelques veuve, et il la lui général en chef et empereur dHaiti- de. prineipaux néral Marion commandant do l'arron: en adressa faveur avec une lettre, du 2b Novem- Il s'immortalisa par la rédaction de la
dissement, secondé les autorités accueil bre. Elle y répondit en témoignantsa ses proclamations à l'occasion d'Haiciviles et militaires, Er fit un' entière vive reconnaissance. déclaration del Tindépendance. qui sont
cordial auquel la population d'une Ce fait honoral Marion et lescitoyens ti. Ila laissé des Mémoires style de ses
de la ville ajouta" des marques Il remplit les' quiy, concoururent. Le 14 Octobre bien ondessousquantan. et sont
générosité sans exemple. d'Haiti avec une in- 1821, le président Boyer promut Ma- immortelles proclamations un
vues du président
dévouement rion au grade divisionmaire, ensemble presque en entier panégyrique une
telligence et un véritable
avec Bruny Leblanc et Nicolas Louis., de Dessalines.
style de ses
de la ville ajouta" des marques Il remplit les' quiy, concoururent. Le 14 Octobre bien ondessousquantan. et sont
générosité sans exemple. d'Haiti avec une in- 1821, le président Boyer promut Ma- immortelles proclamations un
vues du président
dévouement rion au grade divisionmaire, ensemble presque en entier panégyrique une
telligence et un véritable
avec Bruny Leblanc et Nicolas Louis., de Dessalines. Ils forment broà la cause des indépendants." le
En 1831, l'avocat Giraudié, que le chure d'une centaine de pages. Il est
Le 20 Septembre 1816, al général occa- général Marion avaitfait emprisonner le
en date des publicistes
Marion prononea un discours de la constitu pour I avoir outragé dans T'exercice Prin- de haitiens. premier En Avril 1803, lors de l'insi n de la publicatjion Il dit qu'elle ses fonctions, se rendlit à Port au
des indépendants dans
tion de 181:, aux Cayes. une juste distribu ce et le dénonç comme voulant du opérer Sud. surrection le Sud, Boisrondl-Tonnerres sortildes
offraitaux citoyens les
co: stitués de une S. ix ssicn du dépertement
à
à la faveur d'un déguisement
tion entre pouvoirs ces chocs dan- Peu après, un autre, bruit venait cireulait à
Cayes rendit auprès du genéral GefT'Elat pourleuroviter menucent toujours le corps Port au-Prince et qui
l'appui etse au
Le général
gare. qui
écarlode Téquilibre de celui-là
frard, Camp-Gérard. avec distinction
socral 1 rsqu'ons
e prosident a ait e padis l'ordre indigéne Tarcucillit
des peu oirs, etc
b mort au gen el Maic
yurle 13eré ci faitacia à sa persomne com.dese- lel
Lorg on apprit aux Cayes Marion giment d'i Tinfantersefoarei le 12e) pour crétaire. Sa famiile habitait bourg
du presidtentiohion le affectueuse géneral pour y tenir garnison it I instar des autres de St. Louis du Sud. qui avait une estime chef-lieu du sud,
de troupes du Sud de lOu est et A la fin de. Juin 1803,lorsquc Deslui, comprit que le
et corps des autres
pen
se rendit dans le Sud pour la
naguére témoin de sa modération dant xcpencmenistreminiti il cong diait ordinaire- salines'
la
de
se
devait distinguer
laquelle
d'ail- première fois depuis guerre
de sa générosilé funébresr rendusas sa ment les vieux soldals;il trouvait
Geffrard le présenta
-dans les honneurs Le3Avril 1818, il procéda leurs euaacymeteerrtl gou- findépendance, au général en chef, le lui recommanmémoire. ordonnée parle Secré- d'entretenir leur altachementau des comme un homme instruit, du
à la cérémonie de l'autorité exé- vernement.Maise commecer régiment da
le
ardent. taire d-Etat chargé
plus
. Le
des fonctionnaires Cayes n'était pas Camivtimmealotement inférieurs patriotisme
de Boiscutive cortège réunis chez lui, le colonel Treumissantiousses
L'attitude et le langage
publics et des citoyens d'armes, où
l'amener au complet, on disait rond-Tonnerre séduisirent Dessase rendit sur la place de la garni- pour se ref fusait à l'exi cution del'ordre liues l'attacha à sa personne.
plus
. Le
des fonctionnaires Cayes n'était pas Camivtimmealotement inférieurs patriotisme
de Boiscutive cortège réunis chez lui, le colonel Treumissantiousses
L'attitude et le langage
publics et des citoyens d'armes, où
l'amener au complet, on disait rond-Tonnerre séduisirent Dessase rendit sur la place de la garni- pour se ref fusait à l'exi cution del'ordre liues l'attacha à sa personne. Le
étaient toates les troupes
om. Ce régiment parvint enqui en chef
pour l'Ouest,
son. LA. sur l'autel del la patrie, 1 président. où ce bruit s'était pro- général
partit
secrébragé par l'arbre del la Liberté. il pro- chef fin àl Liogane le fait du citoyen Lully. accompagné de son nouveau
nonca un discurs à lal louange du
pagé Novembre 1831. le genéral taire.quril nomma adjudant général. On se rendit en Le S
il avait
flattait ses pasde la République. où le service religieux Marion mourut aux (ayes en s'oc- Boisrond-Tonnerre et l'incitait contre Geffrard
suileà léglise, saint recueillement. A éprouvé un excès de fatigue
sions
gése fit avec un
Lafar cupant avec une activité bien louable, dont la modération déplaisaitau le
l'issue de l'office,le représentant lc faire
les maux que la ville néral en chef. Ilsuivit partout gegue fit l'éloge de Pétion. . Après lui, de réparer
néral Dessalines dont il contresiciloyen Hérard Dumesle prit la paro- PEEEERE soufferts d un terrible ouragan qui
les actes, tantôt en qualité de
le et exp.ima à l'assistance les senti- éclata dans la nuit du 12 au 13 Août secrétaire, gnait
taiftôt comme président
ments qu'il éprouvait. Boyer précédent. du conseil. Le 13Janvier 1819,leprésidenil
Cet
éclairé emporta
des
Chaaux
généraux
administrateur
était
le départ Français,
adressa ses instructions Francisque, Lys, les regrets de la population qui restes réron Après et les autres secrétaires de
Bazelais Borgella, Leblanc pour entrer tonfiée à sa haute direction. Ses de l'é- Dessalines furent chargés aux GoMarion et Bruny contre les insurgés de furent inhumés dans Tintérieur
rédiger) l'acte de lindépenen campagne Leurs opérations com- glise à la porte d'entrée. Bor- naives,de ainsi la
par
la Grand'Anse. les
le ler I1 fut remplacé parl le général
dance, quel proclamation à la nation
mencèrent sur tous points l'insurrecavait obtenu du président laquelle on dut annoncer
Février. A la fin de Juin,
T'autorisation gella qui d'aller dans le Sud pour ce grand événement.I Dessalinesavait
tion était vaincue. réparerl les dégats de cet ouragan sur fixé au ler.Janvier 1804 la déclaraEn Avril 1821, le général Marionac- dans ses propriétés. tion solennelle de Tindépendance
compagna le présiden! d'Haiti futlais- Joseph Armand (Durcé) dédia au gé d'Haiti. Après plusieurs jours de tral'Artibonite et dans' le Nord. Il trou- néral Michel Domingue, commandant vail, Charéron n'avait pas achevé sa
sé en garnison au Cap avec des
du département du Sud, le ler Avril Ma- tàche. Cependant, on était au 31 Dét
pes de T'Ouest et duSud oecasion pendant de connal- quel- 1874, une biographie du général
ques mois.
mand (Durcé) dédia au gé d'Haiti. Après plusieurs jours de tral'Artibonite et dans' le Nord. Il trou- néral Michel Domingue, commandant vail, Charéron n'avait pas achevé sa
sé en garnison au Cap avec des
du département du Sud, le ler Avril Ma- tàche. Cependant, on était au 31 Dét
pes de T'Ouest et duSud oecasion pendant de connal- quel- 1874, une biographie du général
ques mois. Il eut --- Page 4 ---
LE MONITEUR
par lès Dessalines est sensé l'avoir pronon- au 15
Cette
I telle. Dolsrond-Tonnerelutip
à Marchand. Cependant,
cembre 1803. pièce, sans précédée cha- : ordres du général en chef, la procla- cée Février 1804, Dessalines parcourait
d'un long exposé de motifss méditée et mation adressée à la nation et lacte le
du Sud. Jeur mais profondément
de l'indépendance. Département
â l'ancalquée surl l'acte de Tindependance Ce- AJérêmie, en Février 1804, pen- ( Je n'aurai jamais égard les
américnine, déplut à Dessalines. fureur dant le massacre des blancs, Bois- ( cienneté, disait-il, quand qualilui-ci ny rencontrait pas la le rond-Tonnerre disait à Dessalines < tés requises pour bien gouvérner dans
qui embrasait son âme contre que les Polonaisqui avaientconabat- ( ne se trouveront réunies recèle
blanc. Ileût voulu qu'on eût simple- tudans lesrangadestrancats étaient < le sujet ; souvent 1a tête qui conment formulé un acte d'extermina- Bois- debravesgens queledempousmenent cle feu bouillant de la jeunesse au bontion en termes foudroyants. armés contrela libertè,que dansleur ( tribue plus efficacement
soma-Tonereematu sa pensée,
ils avaient toujours combattu C heur de son pays la tête froide
is'écria : Tout ce qui a été fait n'est pays, la tyrannie. Dessalines ordonna de C et expérimentée gur vieillard
avec nos disposivoulut
les moments
cdtie
pas en harmonie dresser l'acte ne pas les faire mourir. Il
( temporise seule dans convient. Cfest à ces
lions actuelles, pour il nous faut la même qu'ils devinssent citoyens c témérité que je suis votre supé-
"de Tindépendance: blanc pour parchemin, haitiens. ( conditions et
à celui qui portepeau d'un
écritoire, son sang Boisrond-Tonnerre, Juste
( rieur les malheur du trône, élevé
son crâne pour
moins instruit que
( ra sur degrés
acsier
encre et une baionnette pour
du
( la reconnaissance de son peupour > Paroles sanglantes qui, à le secretaire-genèral avait néanmoins gouverneur plus par d'autres sentiments que ceux
plume. Tépoque, exeitérent une admiration Dessalines,
éclipsaientles au- C ( ple, d'un pèrc de famille. )
presqic générale. Dessalines s'écria dimagination.lls tres secrétaires de Dessalines, qui Cette dernière disposition de la
de son côté: : * C'est justement Boisrond, ce étaient Diaquoi, Dupuy, Carbonne proclamation concernant la jeunesse
que jéprouve moi-même;
et Charéron. provenait delradmiration qu'avaient
je vous charge d'exprimer au peuple des!
Dessalines,
éclipsaientles au- C ( ple, d'un pèrc de famille. )
presqic générale. Dessalines s'écria dimagination.lls tres secrétaires de Dessalines, qui Cette dernière disposition de la
de son côté: : * C'est justement Boisrond, ce étaient Diaquoi, Dupuy, Carbonne proclamation concernant la jeunesse
que jéprouve moi-même;
et Charéron. provenait delradmiration qu'avaient
je vous charge d'exprimer au peuple des! Aussitôt après le massacre des excitée en Dessalinas de nombreux lenr
mes sentiments à Tégard
PoODheNeasaute. Chan- jeunes gens noirs et jaunes par par
b. toutel la latte etles autres officiers qui for- brillante valeur, et quelques-unst
Sisrond-Tonnerre passa ler. Janvier maient l'entourage de Dessalines, ne leurs talents. nil L iu 31 Décembreau l'act de l'indè- cessaient de répéter, avec raison,
S. ROUZIER. 1304, à travailler à
qui quel le titre de gouverneur-peneral
(à coutiuuer.)
peadiaace et à la prociamation rèn- qu'on lui avait donné,s sans reflexion
devait être adressée à la nation, assis par imitation de ce qui s'était fait
fermé seul dans une chambre,
sous Toussaint Louverture, ne indé- conAVIS
près d'une table. clartés de l'aurore venait pas au chef d'un Etat
Aux premières Janvier 1804, la générale se pendant. qui;
a retrouvé le titre prole ler. dans les rues des Go- A la nouvelle Bonaparte consul à La soussignée Série B, émis au
fit entendre
soldats se en 1802, avait Tatied nommé
visoire de l'emprunt la succession
naives. Le peuple enthousiasme et les
en vie par le Sénat, s'était fait procla- le 28 No. 437, au et profit de la somme de
confondaient avec
sur mer Empereur à St. Cloud,
Jean Zéphyr accusant
s'embrassant. La foule se pressa de l'arbre Floréal (18 Mai 1804 ): Boisrond- cent dollars or américain. en conséquence. à en
la place d'armes autour
Tonnerre et Chanlatte le détermi- Elle renonce, et annuie les avis
consacréà la liberté dontl le feuillage
prendre aussi le titre d-Em- requérir duplicata le Nouvelliste des
ombrageait Tautel de la patrie ma- nérentà Ils s'occupérent immédiate- insérés et tant 23 Juillet dans dernier que dans le
gmitigutementdcone Les femmes,les vètues, pereur. ient du mode de procéder à sa no- 19, Moniteur 22 du 31 du même mois
jeunes filles, richement les
mination au titre di.mpereur. Ils
1924. étaient confondues parmi guer- des conçurent lidée de faire une pèti- Port au-Prince le 4 Août
riers qu'elles exallaient par
tion par laquelle le peuple et lrarVve J. ZEPHYR
chants patrioliques, sept! heures du méc demanderaient fat que la forme et
Iétait déjà plusde
du
changée
matin et cependant. l'on ne voyait que gouvernement le titre d'empereur fut donné
J-58 de Gourdes 33.00
Boisrond-Tonnerre sans lequel
Cette péti- Le chèque
Philippe
avoir lieu. au gouverneur général,
fut émis en faveur de Monsieur
Tes cérémonie ne pouvait
tion fut rédigée à Marchand ct
lcs huit jours auxquels cc
Toutétail prét,et Ton n'attendait que envoyée par Dessalines aux géné- Boney pour enduin 1924,comme
Jui.
é
J-58 de Gourdes 33.00
Boisrond-Tonnerre sans lequel
Cette péti- Le chèque
Philippe
avoir lieu. au gouverneur général,
fut émis en faveur de Monsieur
Tes cérémonie ne pouvait
tion fut rédigée à Marchand ct
lcs huit jours auxquels cc
Toutétail prét,et Ton n'attendait que envoyée par Dessalines aux géné- Boney pour enduin 1924,comme
Jui. On le chercha de toutes parts,
ètre signte.Quand clle re- dernieravaitdroil Commis du Parquet du Tribunal de
d'abord sans succès. Enfin, cn de re- la rauxpour vint à Marchand, à la fin d'Août, re- 1ere. Instance de cette ville étant
gardant à travers la serrure
vêtue des signatures, les secrétaires
il est déclaré nul, duplicata
chambre dans laquelleil s'éait ren- de Dessalines travaillérent immédia- égaré, devant en èlre dressé. fermé, on le découvrit profondé- brilait tement à l'acte de sa nomination à
le 30 Juillet 1924. ment éndormi. Une lumière la la dignité d'empereur et à sa procla- Port-au-Prince,
encore sur la table. On Il défonça prit son mation à la nation. Ils antidatérent
porte et on le réveilla. sens ct se l'actede sa nominationau titred'emNo 107 de G. 270.00
bain âl la hâte, reprit Gouvernement. ses
pereur qui porte la date du 25 Jan- Le récépissé adiré est déclaré nul, duplicata
rendit au palais du
des cris de vier et sa proclamation au peuple étant devant en être dressé. Quelques instants après, annon- qui est datée du 15 Février 1804. liberté et d'indépendance d'armes, Cette proclamation est de la plume Port-au-Prince, le 24 Juillet
çaient Tarrivée surla place qui repré- de Tadjudant-genéral Boisrond-Ton- la
du cortège des' généraux milieu d'eux, nerre. Elle n'a été reproduite dansl
Mme. D. FÉCU,
sentaient la nation.Au
brillait Gazette du Cap le 22 Novembre
Mlle. AMÉLIE CHARLOT. le général en ckef Dessalines
Elle fut Alte à la fin d'Août. fc tout T'éclat ae sa gloire immor- I 1804.