--- Page 1 ---
Jeudi, 17 Juillet 1924
DIX-NEUVIENE ANNEE. No 56
SOIXANTE
LE
MONITEUR
D'HAITI
OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE
JOURNAL
LE LUNDI ET LE JEUDI
PARAISSANT
FONDÉ EN 1845
SÉRIE No 43
NOUVELLE
Sommaire :
Lesabonnements; partent
Adresser toutes commudu 1er ou du 15, au gré de
nications à Monsiear LES SiGN APAIRES DE :'ACTE DE LINDÉTENDAN- a S. ROUZIER. Tabonné.
MAURICE BRUN, Directeur.
CE: Etienne Elic Girin [ Suite) )
Avis.
Aa a Nar E COPCOENNINE SERE
LM: ENTS Ei DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES ABUNNI
Six mois Trois mois
Un an
3. 6 G 4 G. 2
Port-au-Prince.
66 5
Départements.
12 46 7
( 4
Etranger.
15 centimes
Le numéro courant.
30 centimes
Le numéro, passé le mois
50 centimes par année,
numéro des années échues.. 30 centimes, plus
Le
avec un escompte de 10 0'0 pour l'abonné
: 330, RUE FÉROU - TÉLÉPHONE : 439
BUKEAUX & REDACTION
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. au-Prince. Le général Gérin blama séges etpar Monsieur Bertrand Pétion Lemoine et vèrement la conduite qu'il avait tenue ouLES SIGMATAIRES
sa réponse à Gérin ainsi du qu'à Nord à la dans cette campagne, lui reprocha de
l'adhésion des autorités
vertement de ne s' être pas emparé
DE
révolution. St Marcet de n'avoir pas marché sur le
Bien que Christophe ait été procla- Cap, les populations étant, de toutes II
L'ACTE DB T'INDÉPENDANCE mé chef provisoire du Gouvernement. Sud ne parts, favorables à la République. la2 2e division. de l'Ouest et le
élait TacUUNnNenAgeSTILE. Pétion deux
reconnaissaient que TautoritédePetion que ce général venailtdesattacher
ELIE GERIN
et de Gérin qui agissaient chef, tsanssincérité dont ils officiers influents du Sud, en exhortant
ETIENNE
à T'égard du général en
et le Sénat à nommer Francisque général
redoutaient T'humeur despotique envieux de de brigade et Borgella colonel. (Suite)
cruelle. Gérin se montrait
Le 18 Janvier 1807, le Sénat réuni à
l'influence de P. tion. eut ordonné les Port-au- Prince, usant des dispositions
publique quel l'or- Lorsque Christophe et leur réu- de l'article 42 dela constitution par les- les
II est de notoriété
Dessa- élections des constituants le Sud ne fouril pouvait nommer à toutes
dre ne fut point donné a'arreterl chefs révolu. nion aPort-ou-Prince, de Gérin comme fonctions quelles civiles et militaires. appela le
lines pour le juger. redoutéde Les livrer à nit que des cr. atures
général Gérin au commandenent celui du
tionnaires cussent
homme T'Ouest n'avait tomneonedencnnture de Christodu Sud et Pétion à
un tribunal militaire un nationaux qui si de Pélion et le Nord,celles
département du département de l'Ouest. rappelait des souvenirs duquel les trou- phe.
in comme fonctions quelles civiles et militaires. appela le
lines pour le juger. redoutéde Les livrer à nit que des cr. atures
général Gérin au commandenent celui du
tionnaires cussent
homme T'Ouest n'avait tomneonedencnnture de Christodu Sud et Pétion à
un tribunal militaire un nationaux qui si de Pélion et le Nord,celles
département du département de l'Ouest. rappelait des souvenirs duquel les trou- phe. l'élection de Le 27 Janvier, l'armée de la Répubrillants et à T'aspect reculaient quand Le 28 Décembre. après le
sur une injonction du Sénat, et
frémissaient et
en tom- Christophe à la prisidence, général blique
Pétion, entra en camEse colèrei i'animait.) Dessalines, necherchapas. Gérin futélu sénateur. commandée s'acheminant par sur le Boucassin,
bant dans T'embuscade, ni à se sauver. Lorsque Christophe marcha et contre la pagne, en deux colofines,la première commannon plus à retrograder. surl les troupes Pétion à Port-au-Prinee que Jan- dée
Yayou, la seconde par
11 s'élança. au contraire, marchant ena avant au- bataille de Sibert eutlieu. Gérin était le 1er retour- Gérin. par, La division de Gérin comet succombaen
vier 1807. le général
du
des 13e, 15e, 16c et17e troupes
dacieusement. de cal- né à T nse-n-Veau :. es troupes posée Sud, fournissant 2.500 hommes, s'aCette lettre avait pourobjet
Sud étaientrenvoyies, à leurs cantonne du
route del'Arcahaie. mer T'humeur défiante de Christophe. écrività ments. P tion avisa Gérin de la mar- vança sur la grander
Pétion
Le 23 Octobre, Christophe tragique q-il che dc Christophe. Celui-ci avait déjà de Après l'ordre avoir d'évacuer enlevé l'Arcahaie, ce bourg et de
Gérin que T'événement cruelle né. subi plusieurs échecs aux postes donna
nomlui avait annoncé et qu'unc
Port-au-"rince, lorsque le genéral Gé- rentrerà Port-au Prince.Ungrand de
cessité avait amené, lavait affligé, ne 9ec rin y arriva à la tétede deux régiments bre de sénateurs étaient partisans de porter à
jamais Torgueil et T'ambition bonheur de ses du Sud et de plusieurs
nationa- Gérin qu'ils se proposaient d'entre eux
vaient dominé et quel le étéson uni- les. Il s'établi le long EE fossésquis'6- la présidence. les Plusieurs vaes de ce genéral réconcitoyens avait toujours la charge de tendaient derrière le palàis du gouver- avaient adopté à un système fédéral conque désir; qu' 'il acceptait aussi honora- nement. de lr ville lativement
de T'adminischef du Gouvernement, difficile; qu'il ap- Lors de l'attaque générale
de traire à la centralisation
ble que pénible et
du 6 Janvier 1807.
fossésquis'6- la présidence. les Plusieurs vaes de ce genéral réconcitoyens avait toujours la charge de tendaient derrière le palàis du gouver- avaient adopté à un système fédéral conque désir; qu' 'il acceptait aussi honora- nement. de lr ville lativement
de T'adminischef du Gouvernement, difficile; qu'il ap- Lors de l'attaque générale
de traire à la centralisation
ble que pénible et
du 6 Janvier 1807. par les troupes tration générale. toutes les mesnresquhawaient
latéle
l'évacuation de l'Arcahaie par
prouvait et pour parvenir à l'établis- Christophe. BartiheiemyMliranlsal du Nord et
Après
fit détruire ce quarété prises,
régénéra- de la cavalerie
del'àrtibo- d Gou- Pétion, Christophe Larose. la
sement d'une constitution
nite. serepandit dans la savane dans tier par le général
Quand parhommes les plus vernement els' efforço depénétrer
nouvelle de la ruine del'Arcahaie les
de
des
FERESME
blée composée éclairés etlesplus amis la pace, mais, les troupes et sousl républicai- les or- vint à Port-au-Prince. la faute partisans sur le
notables lesplus
se formât pour nes rangées sur la ligne. un front Gérin en jetèrent Ils toute dirent celui-ci
de la chose publique ceuvre, quil dé- dres de Gérin, Intopposerent faire
général Pétion. que réunis à
travailler à ce grand lieu où celte as formidable. Ilfut obligé de sonner à la fête de 10.000 hommes
de
signerait le temps. lel ctla quan la retraite. histophe, er.ignant leva des le Port au Prince, distant de 12 licues des malsemblée devrait se réunir, devraient] la com- insurrections sur ses derrières. deux jours Pircahaie, avait laissé égurger avait été d'ètre
tité de membres Gérin, de Milot, le siège de Porl-au-t rince. Pétion sortit heureux dont le crime Entrainé par
I1 adressa
poser. Tt
1807. dévoués à la République. une
le 23 Octobre, la pièce suivante, signéc sprès.lesanvier de Port-au-Prince quelque jours après: T'opinion publique, Pétion annonça
des autorités du Nord :
mais redoutant T'ambition de Gérin, il
campagne contre St Marc. de cette ville. II fit prochaine
le voMinistre de la Guerre et de la Ma hésita à s'éloigner vers St Marc, en se Le 19 Février, deux jours après Christo-
"Au tous nos frères des armées du une démonstration
Il établit son te de sa constilution au Cap, et Gérin comrine età
rendant au Boucassin. mit hors la loi Pétion
Sud et de l'Ouest. quartier-eenéralsur: T'habitation Labar- phe me chefs de complots et soulevés con- Sud
re. Pétion, après avoir confié au géné- tre son
Lepeupledu
Frères et amis,
ral Gérin l'armée campée à Labarre, se
gonvernement le général Gérin comme prédans nos bras et rendit au Camp Drouet à la tête de désignait
celui de l'Ouest, Petion.
loi Pétion
Sud et de l'Ouest. quartier-eenéralsur: T'habitation Labar- phe me chefs de complots et soulevés con- Sud
re. Pétion, après avoir confié au géné- tre son
Lepeupledu
Frères et amis,
ral Gérin l'armée campée à Labarre, se
gonvernement le général Gérin comme prédans nos bras et rendit au Camp Drouet à la tête de désignait
celui de l'Ouest, Petion. Nous vous réunissons serrons à vous de coeur plusieurs bataillons, en prit possession sident La d'Hailiet des sénateurs penchaient
nous nous Comme vous, nous aimons et revint au quartier genéral. Gérin con plupart Gérin. Celui ci était violent, deset d'esprit. vous nous détes- seilla en vain à Pétion d'aller S empa pour ct
prétà remplacer la loi
la liberté. et comme Le général en chef rer de St Marc, qu'on savait ensuite dégarni son pote par sa toujours volonté. Déjà, il avait de soulevé beautonstoppression. rendu ànos voeux qui 'sont con- de troupes, et de porter
Pétion, contre sa personne les passions dans un
s'est
quartier-gencral à Marchand. coup de citoyens, en soutenant de David
Canete que vous lui of- voulant lui enlever l'occasion d'acqué- de cercle d'officiers, en présence
magatraturederEiat
rir de l'influence sur les troupes
le fils d' 'un paysan n'était pas
frcz.>
l'Ouest n' accueillit pas ses conseils. I1 Troy, sien, même aux yeux de la loid
Port-audac
Christophe expédia à
abandonna l'Arcahaie et rentra à Port- Tégal
St GeorPrince par son aide-de-Camp --- Page 3 ---
LE MONITEUR
cCampdu Boucassin,le11 Janvier 18083
sous geait pas, certainement les moyens ; Etienne Elie Gérin, général de divisiond
Le 91 Mars, le Sénat se réunit, Barlatier, d'éteindre l'insurrection de Goman chef de commandant le département du Suda
la présidence du citoyen du
mais, dans son opposition au
pour procéder à la nomination
l'Etat dont il était plus envieux depuis dicta- Au Sénat de la République d'Haitil
mier Magistrat de la République. MEE que le Sénat l'avait revêtu de la la
nombre des membres prescrils fut cons par ture,, il contrariait incessamment
Citoyens Sénateurs,
l'article 68 de la constitution
se politique suivie par Pétion pour
taté. Pétion eut l'adresse de ne
Son caractère absolu 3 Ayant senti mon peu de vocation
présenter à la séance. Mais Ralm col- s'y parvenir. prétait peu d'ailleurs. Le président se pour le genre de déclamation qui conrendit, quoique la plupart de ses Il se. voyait souvent obligé de donner, des vient dans les délibérations. del'année j'avais- expilègues lui fussent favorables. d'étre élu. oidres directs aux officiers supérieurs prié, au mois de Mars membre à
croyait tellement certain costume du Sud pour s'assurer de l'exécution rée, le Sénat de nommer un considéavait déjà fait faire sqn
de ses vues, de désapprouver ceux ma place. Des membres de la
1 président d'Haiti. Avant de procé- s'é- donnés le commandant du dépar- ration de qui je m'honore me tirent
der al'élection, de violents débats de loi tement.
officiers supérieurs prié, au mois de Mars membre à
croyait tellement certain costume du Sud pour s'assurer de l'exécution rée, le Sénat de nommer un considéavait déjà fait faire sqn
de ses vues, de désapprouver ceux ma place. Des membres de la
1 président d'Haiti. Avant de procé- s'é- donnés le commandant du dépar- ration de qui je m'honore me tirent
der al'élection, de violents débats de loi tement. Beri tel conflit entre ces deux cho- sentir le mauvais effort que surtout produirait au
levèrent relativement au projet Bon: antorités ne pouvait quenuire à mécon- la
ma retraite du Sénat, et de la Républisur Padministration, générale,que. donné se
Gérin était encore
moment où le président
aux
net avait rédigé el dont ilavail Ce tent publique. de toutes les mesures administra- que venait detre élu. Je me rendis
leclure au Sénat, le 25 Février. tives et financières que le Sénat avait séances de sa réception, mais conserprojet était contraire à toutes les vues promulguée dans diverseslois parce- vant tacitement le sentiment de ma
administratives de Gérin. Voulant qu'il il avait des idées arrètées à cet démission. Voilà dix mois d'écoulés
ne fat, accepté par le Sénat qui qu Iétait donc un frondeur et des depuis ce moment : les délibérations
devait Eas discuter à une de ses
égard. actes du président etde ceux du Sénat, 'en ont pas moins été leur train; aussi têdu
chaines séances, et transgressant Pies et les fonetionnaires et officiers Sud : quoil ibou? Aujourd hui ma pauvre de
règlements du corps, il prit la parole se tronvaient souvent contraints de ne te. obsédée det tout ce que je vois et faie
et s'efforça dinflnencer ses collégues. 1I en pas obéirà ses ordres ou de les éluder. tout ce que je ne vois la point, nécessité me de
Au lieu de combattre le lui-méme, proiet. lc Dans ces circonstances, après la sentir plus jamais
attaqua le rapporteur
on reçut à Port- fuir loutes charges publiques.Ainsi,
E
général Bonnet, don' toutesl les sympa conspiration Yayou. écrit
mes chers concitoyens, je crois pouf:
étaient Pétion. Il en vint à au-Prince un
satirique
prier de nommer
thies
sous
voirsans craintevous
Rie
à
qui of- au Cap porJuste Chanlatte Sénat de
de la place et de vous à
son égard fette personnalités de T'assemblée de Refexions sur le prétendu
un sujet digne
fensèrent la dignité qu'il fut un de Porl-au-Prinee. Cet écrit produisit un la mienne. de
saluer avect
Auguste Daumec, quoi
prit effet
sur l'âme aigrie de Gérin. J'ai Fhonneur vous
ses partisans les plus chaleureux, faveur du Plusieurs puissant sénateurs "imaginérent, et respect. la parole et se prononça en
Pétioné était bien aise
ET. GERIN
rapport et du pr jet de loi. Gérin,d'une Gérin méchancetés surlout, que de Chanlatte, pour
humeur fougueuse, se voyantcontraric des
influence dans 1 Etat.
'âme aigrie de Gérin. J'ai Fhonneur vous
ses partisans les plus chaleureux, faveur du Plusieurs puissant sénateurs "imaginérent, et respect. la parole et se prononça en
Pétioné était bien aise
ET. GERIN
rapport et du pr jet de loi. Gérin,d'une Gérin méchancetés surlout, que de Chanlatte, pour
humeur fougueuse, se voyantcontraric des
influence dans 1 Etat. Dans sa séance du 12 janvier, le Sédit à Daumec avec colère : ( Votre diminuer leur
entretint l'animo- nat entendit la lecture de cette lettre
diseours est plein d'absurdités. > De II Cette pensée injuste. de Gérin. et accepta la démission de Gérin, sans
sortit de la salle plein de fureur. Sud, sité et T'opposition Bonnet de l'exson remplacement Le pré;
nombreux officiers, la plupart du
Au retour du général Pétion fit éta- procéderà sident ordonna au général Bazelais,
qu'il avait réunis à la porte du l'occa- Sénat, pédition contre St-Marc, un, camp retranché chef de I'Elat-major général, de se
pourimposer à T'assemblée, à
blirau Boucassin Gérin. venu du Sud, rendre au Boucassin pour y faire dression de Télection du pre-sident, moment le sui- dont le général
ILy établit une Sel les contrôles d habillement Mevirent en sa demeure. De ce
eut le commandement dans la discipline impo- content de celleinspection des troupes
datel origine dela chôte de SOn pres- de sévérité telle
benucoup de sol- sous ses ordres. le generaluerin quita Il
tige. Bonnet, désespérait déj- sée aux troupes, que incessamment pour le camp et se rendit dans le Sud. la nominalion Rt Pétioni, prit avantage dats déserlaient
La
décidémnent un boudeur que rien
de cette circonstance et dit aux s-ni- sc rendre : Port-au-Prince. it dilleurs proximi était ne pouvait plus s-tisfaire. teurs : ( Mes collègues, si froisse le gen-ral ainsi té de soldals ves drux à vénir points souvent port. à Port-au- De retour dans son commandement,
Gérin qui est notre égal,
les chercher de la nourriture et il se plaignit hautement de la marche
à notre égard, toutes les convenances, le
Prince choses dont ils avaient besoin. des affaires publiques et de la condai
que ne ferait-il pas, s'il devient
d'autres n'entendait pas qu'un seul te du président d' Haiti. Dans unetourmier magistrat de la AmAS.Fe Mais Gérin
leur poste. Dans la née fit le pr sident, en Mai 1808
Ne serait-il de l'intérêt de la d entre observance eux quittât du dévoir militaire, dans s Sud, à son arrivée à Jérémie,
liberté
nommât président stricte
les troupes n'étant Gérin qui s'y trouvait n'alla pas le voir. saine Pétion te qui, par sa modéra- il avait raison:mais. nourries
Le
Gérin, commandant du déle général
éprouvé, son ré- pas soldéeseti
sconvénablement général du Sud, était tenu, sous le
lion, son patriotisme nous offre toutes faute de moyens, il pouvait compren- tolé- pariement
et
de 'se
publicanisme vrai
dre la convénance d' 'une certaine
rapport militaire politique, de la
sortes de garanties.
Pétion te qui, par sa modéra- il avait raison:mais. nourries
Le
Gérin, commandant du déle général
éprouvé, son ré- pas soldéeseti
sconvénablement général du Sud, était tenu, sous le
lion, son patriotisme nous offre toutes faute de moyens, il pouvait compren- tolé- pariement
et
de 'se
publicanisme vrai
dre la convénance d' 'une certaine
rapport militaire politique, de la
sortes de garanties. ) Cetteproposition et, les rance à cet égard. présenter devant chef le de président 1Etat: la su-7
fut accucillie favorablement, le
Loin de là, 1l fit fusiller plusieurs République,
de toutes mavotes recueillis et dépouillés, génédes officiers pour in- bordination T'exigeait
démisral Pétion réunit 13 voix et les géné- soldats et même et se plaignit haute- nières. Le 27 Mai, il adressa sa sa
Gérin, Magloire Ambroise et Ya- timider les autres
sion au président sous prétexte que
raux
Les partisans ment de ce que le président ne fit santé était délabrée et sa vue affaiblie. you en curentchacunune. aux déserteurs qui entraient RrS
sorte, devant la
de Gérin éprouvérent un mécontente- de autant
Sa mauvaise humeur I1 se posa, en quelque
de ses serment qu'ils ne craignirent pas Port au-Prince. et il était postérité, par Ténumération
contémoigner et qu'ils formulèrent, SOuS allait croissant chaque intraitable. jour De son vices, à partir de la prise 'donc d'armes à la
devenu vraiment
tre Dessalines. C'est
postérité
peu, en conspiration. de Boucassin, il adressa au Sénat
en cette occasion. Quels
Le général Gérin, commandant en camp la lettre suivante: :
de le juger,
chef du département du Sud, ne négli- --- Page 4 ---
LE MONITEUR
e
silconsentait à reprendr :
jours à sc décider pour se ren- demandant
Répondant af
ique fussent ses éminents services ren- quatrej au voeu du Sénat. Il en avait mis sa fonction sénatoriale. nouveau
dus
effacer, ceux dre
de
firmativement.Gerin, préta.de
au pays, pouvait-il avait rendus aussi ? Et dix autres pour arriver T'Anse-à- le serment et reçut de tous I es sénaque de Pétion celui-ci lui avait été préféré pour Veau àl Petil-Goaveeloigne de15 lieues De- teurs le baiser, fraternel. ce que
s'ensuit-il qu'il dat de TAnse-à-Veau. Il arriva le 5
Dès eut pris place, Gérin fit
gouvernerl l'Etat, et envieux au point de cembre.
rendus aussi ? Et dix autres pour arriver T'Anse-à- le serment et reçut de tous I es sénaque de Pétion celui-ci lui avait été préféré pour Veau àl Petil-Goaveeloigne de15 lieues De- teurs le baiser, fraternel. ce que
s'ensuit-il qu'il dat de TAnse-à-Veau. Il arriva le 5
Dès eut pris place, Gérin fit
gouvernerl l'Etat, et envieux au point de cembre. Il n'arriva / Port-au-Prince,
qu'il d'ordre, tendantà ce
en ètre jaloux sous des
à 15 autres lieues, que le 11 No- une motion
d'Haiti
Lal"5
déserter son poste
prélextes situé
fat calculé le Sénat. invitât le président
vembre. Quoique ce retard
avec,
spécieux? commune :
de la
militaire entreterfirune correspondance dont
La patrie était leur mère
évidemment
parid'un
les autorités de Cuba(de cetteile
ils la servaient tous deux, avec des mais vues aussi actifencoredans la force sa lettre delage, de le Sénat nevoulait pas entendre
-politiques différentes, il est vrai;
en eût dit dans
et avecles
quis
LE
caractère et quoiqu'il
avec ler)
Espagnols
si Gérin avait eu un autre il edt démission à Pétion, ilsouscrivait au voeu de insurgés contreles Français dansl-Est de sa
plus de raison dans l'esprit, était Es une sorte de répugnance
enson coeur qui
avaient
chaise cumatestergecd
n'écouter que
à le servir. ses anciens collègues qui et sur- motion, Gérin se leva de sa
re
ché à son pays et continuer
couru son mécontentement,
Sénat durant sa
Ne pouvant maltriser ses passions, deux
Daumec. Il voyait dans leur dé- rule et dit au
que sur un nouveau
mieux valait qu'il se démit de ses que tout marche flatteuse pour lui une mesure traite il avait médités de la République,
fonctions, sénatoriale et politique,, bouderie
ne être agréableà Pé- plan d'organisalion
ces
d'y rester pour continuer sa de l'ins- qui pouvait avait pas retenu en ses mains qu'il produirait incessammeht.A
importune Il avait été faché T'Etat- tion lequel
aux emplois mots,scs collègues pilirentd-emolion, dans
pection que Bazelais. chef de
le nonyoir de nommer
dans ils virent toute une rèvolution
major général.fitau camp de Maintenant, Boucas-in Lmnierstimhosnmered toutjuste pour ne ceplan d'organisation qui de exigerait toules
ordre du président celui- ci allait larmée. Gérin agit sauf à faire ul- probablement labrogation
deF se fachait de ce que 'il y était. pas troploffusquer,
com- les lois déjà rendues par le Sénat
parcourir le Sud pendant qul camarade téricurement ce que la situation com-! 1807, peut-être même la révision
Pétion témoigna à son
porterait. Sous un autre rapport
puis
qui, on le sait. i'ad'armes sesregrets de la détermination; I me militaire, il dut envisager que ce de la constilution eu Passentiment de Pillustre
qu'il prit et lui dit : aJe d'autres pensais ser-i que serait comprometre sa réputation I vait pas
vous pouviez lui rendre la démis : que daccourir à Port-an-Prince, où i guerrier.
-être même la révision
Pétion témoigna à son
porterait. Sous un autre rapport
puis
qui, on le sait. i'ad'armes sesregrets de la détermination; I me militaire, il dut envisager que ce de la constilution eu Passentiment de Pillustre
qu'il prit et lui dit : aJe d'autres pensais ser-i que serait comprometre sa réputation I vait pas
vous pouviez lui rendre la démis : que daccourir à Port-an-Prince, où i guerrier. S. ROUZIER. vices eucore.>1 Pétion accepta
il nc trouverait pas un soldat pour y
(à continser)
sion.: Gérin reteurna àl l'Anse-h Veau, cou- prendre le commandement ville etdc des la cam- garvant son mécontentement de lout l'ac- des nationaux de la
afin de décucil fait au président de la Son République patrio- I pagne et aller la route guerroyer, de cette ville à St
AVIS
dans sa tourné: du Sud. retraite. Vou- sobstruer
le 21
tisme se réveilla dans sa excita les Marc, el arriva à Port-au-Princel
Nationale de la Républilant seconder le Sénat, il à faire une Novembre. Gérin, La Banque a Thouneur d'informer le
habitants de T'Anse-A-Veau vivres du Le 12 Décembre, le général
que d'Haiti conformément à la Convencontribution volontaire en
rendu à Porkan-Port s'empressa d'in- publie que. 1922, sanctiounée
pays et obtintdes caboteurs des mèmes former leSénat qui ne sétait pas réu- tion du 15 Juillet 2
de la même année,
lieux de les transporter au général le
le 5. par la loi du Août ncn
a
Lamarre, au Mole. Informé de cela, ni depuis Nousignorons.nidon de son ar- les billets provisoires le présentés 24 Oc ub €
48 Octobre 1808, le Sénat chargea son na également connaissance d'Haii ou s'il le l'échange cesséront, libératovre dès
dan- ia
sident de lui adresser un messag rivée au président
1924.'avoir force
aux
pour pr lui témoigner sa satisfaction de visita. circuiation de publique: ces billets ilie que rapoci.e l'échange
ce procédé ellen féliciter. Les sympa- Daprès le précédent jéremicétant détenteurs
à ses guichets
il ies des sénaleurs se réveillérent en appele par, le Sénat, il cst probable, adressa 1 se fait à présentation qu'en Provines,
faveur de leur ancieu collégue. sen abstint. Le Sénat lui
tant à Port-au-l'rince de 9 lures. (. I1l. Pendant! le siège de St Marc, en No- qu'il un message pour le féliciter de son zè- tous les hres. jours onoralles, m.. et les prie, en vue
vembre 1808, le Senat invitale général brel le (qui n'avait pas été fort empressé) à 3 le p. retrait des dits bu. Us
Gérin à se rendre dans le Prince plus pour et il en ceriyil lii at tre à Pction où d'activer d'éviter tout encombrement, de ne
délai possible à Port-au de servire.
'il un message pour le féliciter de son zè- tous les hres. jours onoralles, m.. et les prie, en vue
vembre 1808, le Senat invitale général brel le (qui n'avait pas été fort empressé) à 3 le p. retrait des dits bu. Us
Gérin à se rendre dans le Prince plus pour et il en ceriyil lii at tre à Pction où d'activer d'éviter tout encombrement, de ne
délai possible à Port-au de servire. iltil lui disait les motifs avaientpor- et
les derniers jours pour les
reprendre son activilé
forte
à
dea Gérin sa pré- pasattendre
devait être placé à ia tète d'une
té ce corps requérir ct qu'il invi- présenter à léchange. colonne pour établir la librecirculation sénaleurs sence à Port-au-Prince lcs
en con- Port-au-Prince, le 7 Juillet 1924. de terre avec St-Marc. Les Pelage tait leprésidental prendre ec
Daumec, président du Sénat, de sidération et à activer sincralpto pas à BANQUE NATIONALE DE LA REPUBLIQUE
Varcin et Leroux furent serait chargés adresse yant que Pétion le ne Sénat répondaits se résolul à
D'HAITI. rédiger un message où
mit tout son message, à ses fonctions sénaGérm,
Gérin
Remer
à étwit message à emflammer le pa. rappeler
sa démission acceptée
ce qui propre
toriales.malgré
Le
avise que lc Titre
triotisme du vieuxguerrier. Gérin prit la réso- en Janvier précédent. de adresser président de La soussignée émis en sa faveur par
Le 25 Novembre, Port-au-Prince. Daumec proposa lui
séance B No. 00521
de la Républilution de se rendre à lettre fort lon- suiteun message pourlinviter, Gérin la Banque Nationale
de P.150
Il écrivit au Sénat une
tenante, àr rentrer en fonctions. que d'Haiti pour la somme
gue où il se posait en face de la posté- rendit à ce voeu. Introduit parmi est adiré. Elle le déclare nul, duplirité contemporaine etfuture, blâmant se anciens collègues, Daumec lui cata devant en être demandé,
tout ce qu'il ne faisait pas lui-même, ses adressa un discours pathétique, dit le
Vve.C. CHASSAGNE,
parce qu'il croyait posséder las science mis
du 17 Décembre, en lui
infuse en toutes matières. Il avait procés-verbal