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Lundi, 14 Juillet 1924
DIX-NEUVIEME ANNEE. No 55
SOIXANTE
The
MONITEUR
REPUBLIQUE D'HAITI
OFFICIEL DE LA
JOURNAL
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
Gx
RI: No 42
NOU
Of
Les abonnements partent
toutes commudu 1er ou du 15, au gré de
Adresser à Monsie ar LEs StGNATAIKES DISI L'A.
DAN- S. ROUZIER. T'abonné.
nications
MAURICE BRUN, Directeur.
CK: : Etienne Elie Gér.n
Avis.
X cae D
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Port-au-Prince
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PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR,
LES SIGNATAIRES
plus absurdes; ; vingt mille gourdes aussitôt
DE
par an suffisaient, à peine, pour enà Petit-Goâve auprés du
tretenir chacunede ses concubines colonel Lamarre pour le
â
L'ACTE DE L'INDÉPENDANCE dont on coipte, au moins, une Tinsurrection, Brouard
les citoyens gagner Calice
vingtaine; les munitions de guerre
et Nicolas Brotard. Le 14
prodiguécs dans les saluts insigni- Octobre, lard, Gérin fit prisonnier EveilETIENNE ELIE GERIN
fiants. dans un paysot l'on doit s'at- de commandant du poste du pont
tendreàs sc voir envahir parlennemi Miragoane et pénétra au Petit-
(Suite)
étranger; baril de des fortifications sans un Goave,aprés courseun avoirf franchi, au pas de
mais, quiest une) production
espace de six lieues. qu'ôn dre peut sej procurersans fa moin- une Lamarre exhorta Yayou à obtenir
Gérinadressa la lettre suivante au dépense, et cela une défiance celui-ci entrevuc de de Gérin et conseilla â
général Christophe:
malplaeée ct hors FEINAE dansun berté faire occuper le fort-Litemps où tout le monde n'avaitd'ausitué à une petite distance
GA TAnsed-Ven.le12 Octobre 1806, trebut quedestensevelirs sous lesrui- la ville oii il n'y avait qu'une faible de
nes des son pays ou de le défendre en garnison. Gérin sempara
Lc gunéral de division, Ministre homme libre.Mais la liberté, Grand- cette position.yetablit' lc2c aussitôtde
de la Guerre ct dela Marine, au
Dieu,est un vain nom dansce
de la loc commandé par Leveillé bataillon
ral en chef de l'armée d'Haiti. géné- qu'on n'ose plus prononceroutere pays, accepia de Yayou l'entrevue que et
ment, quoiqu'il Soit placéi la tete celui-cilui fit proposcr.
de division, Ministre homme libre.Mais la liberté, Grand- cette position.yetablit' lc2c aussitôtde
de la Guerre ct dela Marine, au
Dieu,est un vain nom dansce
de la loc commandé par Leveillé bataillon
ral en chef de l'armée d'Haiti. géné- qu'on n'ose plus prononceroutere pays, accepia de Yayou l'entrevue que et
ment, quoiqu'il Soit placéi la tete celui-cilui fit proposcr. Mon Cu général,
des actes, mais elle n'existe que là. Bien qu'il exposât aver chaleur
Tous les militaires et le
On a ustirpéles vaeux des génerauz à ce général les causes qui T'avaient
vous regardent depuis longlemps peuple raient pour une le constitution dont' ils igno- tre déterminé à prendre les' armes concommel le successeur-au Gouverne- a 6 premier moi et quine leur Dessalines, il ne put l'entrainer. ment d'Haiti. La tyrannic
conine que torsqu'elle fut Yayou lui répondit : (Jc serais des
sur lrarmée et lc" peuple qu'exerce d'Haiti lc publiée, loule quand on Ta reçue et qu'il vofres, si dans votre parti, les infégénic
aux pieds chaque jour. Si le rieurs avaicnt Su respecterles
luel a DTmNeNENCRAOEROF fait) rompre le frein au peuple ac- cllet despote de' Constantinople leût faite, le rieurs. N'a-t-on pas déja fait mourir supede la partie des Cayes. Le 10, dans existedes n'aurait pas été plus cruelle; il général Vaval 2 Gerin ordonna
la plaine, linspecteur, le colonel nette des lois et l'on fusille,l'on baio- qu'on A la vue introduisit de Vaval dans la salle. Etienne Mentor, a cu la tête tranhommes, de nuit, sans
celui-ci, Yayou, étonné,
chée pour avoir voulu exécuter les jugement. <Enfin, si
semontra irrésolu.l fit encore quelordres qu'ilavait de tuer tous les maux dont le l'on voulait analyser les tues ques avec objections qui furent combathommes, vieux libres, surtout de
peuple est
suceés sur la témérité de
couleur. Cet ordre donné par TEm- lesbourreaux de France même opprimé, en Tintreprise. Les troupes du Sud frapereur, d'abord au général Moreau homme rougiraient; de lej peuple est lassée et nul ternisérentau de
Peutoodarenveccelles
età ceti inspeteunatifsiqude d'autres, existers sous sentiment nc peut plus le T'Ouest, Pétion consentità laisser
a été déjoué par le colonel de la On ne meurt un pareil Bouvernemient. mée commandement au
en chef de l'arcavalerie Wagnac, un des bons ct
qu'une fois, et
général Gérin. Les troupes
braves frères de tout le département. laisse ayilir est digne delêtre, quicon- insurgées défilérent pour Port-auLe général Moreau. a été arrêté Rs de vous n'y ai jamais consenti, mais bien Prince, au pas dc course ; elles
le peuple, etles troupes oni deman- par chef de reconnaître cet
pour le premier avaient courir. Arrivé encore dix sept Heues à pardéleur) paye. Je crois que serai lemoment empire, jusqu'a ce que rin fut
au Grand-Goave, Géobligé d'en faire de méine ti
ver de vive heureux devousle
frappé de l'attitude froide des
éviter la défection des troupes, et pour, les J'ai
voix soit arrivé. prou- deux dent-brigades de T'Ouest. Géai habiller, leur état fait pitié; je vous trés Thonneur d êtrc de V.
éleur) paye. Je crois que serai lemoment empire, jusqu'a ce que rin fut
au Grand-Goave, Géobligé d'en faire de méine ti
ver de vive heureux devousle
frappé de l'attitude froide des
éviter la défection des troupes, et pour, les J'ai
voix soit arrivé. prou- deux dent-brigades de T'Ouest. Géai habiller, leur état fait pitié; je vous trés Thonneur d êtrc de V. Exc. le rin fit prendre la droite les
vu gémirsur leur sorl.. humble serviteur et ami. ct 16c, placa au centre les par 11c et 12e 15e
Comme Ministre de la
dont il se défiait el la
la constitution, je dois faire Guerre, par
Er. GERIN
garde. de 24cà l'arrièreles troupes; mais Sal
payer Gérin confia cetle
des femmes, Beaucoup citoyens armés,
jamais temoigné lemoindre Majesté nc m'a pilaine de barge lettre à un Ca- Tarmée en dcs enfants suivaient
les faire solder. Alors, honorable désirde fAnse-d-Veau. qui appareilla de travers les mornes chantant, ctla en créole, â
ne. général, serait-il point de
d'escadron Borgella, Ifexpedia 1c13,lec chef ble li cassé chaines, plaine : Diadignité de prendre à cceur la cause votre la place d'Aquin, aux conumandant de lines, (Le diable a brisé quimbé Dessadestroupes etduj peupleelde
ordre dehaterl le
Cayes, avec, qu'on prenne
scs chaines,
ner vos ordres; car si lcs chefs medon- de cetle ville ct départ sortit de des troupes loutsurleurp Dessalines. ) Mais parmontrent pas de
le ne Yeau avec les 15e et
lanse-i- les
passage, ils respeclaient
sera bouleversé de Ténergie, fond
pays desetun
16c
propriétés. en
par les suites des démarches comble, mandé parJeanl escadron de dragons demi-brign- com- el linsturreetionétaitt les
toute militaire
sidérées du chef du
incon- aul Poni de Langevin, et parvint fort peu cultivateurs leurs
abandonnaient
le
gouvernement:
Niragoane, le même
travaux
renversement de la
jour, aux armes. Les
pour courir
destruction du commerce cullure, la wanchantcontrelest dont les sentiments troupes de l'ouest Léogine-au insurges, parvenus à
les.fumilles
étranger, pas
ne lui élaient sérent coucher du soleil, y
prictés, dépouillées de leurs proparfaitement connus.. la nuit. Lc lendemain pasjetées dans les rues et les Isetablitan Pont de
pointe du jour, les 15e et 16e, 15, àl la
fatbciemimydfautret ruinées qui traversel
Miragoâne 12c, 21cet 24c
11e,
des amendes, des confiscations Rer au nord de la l'étangde cenom, limite, estadrons de demt-brigades ct trois
lces de l'Ouest Wat et Sud, " provin- mes s'acheminérent dragons, sur 10,000 lé homenvoya Prince ctya arrivérent à 4 heures Port-au- de
15e et 16e, 15, àl la
fatbciemimydfautret ruinées qui traversel
Miragoâne 12c, 21cet 24c
11e,
des amendes, des confiscations Rer au nord de la l'étangde cenom, limite, estadrons de demt-brigades ct trois
lces de l'Ouest Wat et Sud, " provin- mes s'acheminérent dragons, sur 10,000 lé homenvoya Prince ctya arrivérent à 4 heures Port-au- de --- Page 3 ---
LE MONITEUR. Taprés-midi, cade
Gérin plaça en embusau Pont-Rouge les 15e et 16e d'accorder une indemnitéà ceux sur-, pour
demi-brigades. Il établit au Portail lesquels on l'exerçait. satisfaire plutôt à unc
St.-Joseph les 2le et 24c,ct les 11e et dance ( Le commerce, source de T'abon- des passion, que pour régler les intirêts
12edemenrerent: au eentredelaville,
et de la prospérité des Etats et citoyens, furent toujours violées
sous. les yeux de Pétion. languissait sous cet homme stupide, fouléesaux piedspar le Monarque
Les insurgés
dans une apathic dont les vexations ui-mème; aucune loi prolectrice ne
suivante, intilulée rédigérent la pièce et les horreurs exercées sur les garantissait barie du le peuple contre la barpression :
Resistance à Top- élrangers Des
ont été les seules causes. prême entrainait Souverain: : sa volonté Sttcargaisons, enlevées pas la vioun citoyen au sup-
(
Une affrcuse
lence, des marchés aussitôt violés rents plice, sans que ses amis et scs padiepuis trop
tyrannie, exercée que contractés repoussaient de
en pussent connaitre les
et Tarméc, vient longlemps enlin sur le peuple nos portstous lesl bâtiments ; T'assas- déjà causcs. 66
tous les esprils ct les dexasperer sinat de Thomas Thual, négociant Aucun frein enfin h'arrétait la
mouvement digne du porter, par un anglais, connu
ses férocité-de cc tigre. altéré du sangde
naitre, à se lever en motifquil le fit dans le pays par une avanlageusement tion semblables; aucune réprésentamer une digue masse pour for- dence, par une conduite longue résine pouvait rien sur ce coeur
torrent dévastateur puissante contre lc ble et par des bienfaits, a irréprocha- exallé
barbarc, pas même les sollicitalions
Un complot ourdi dans qui le le menace. dignation. Et pourquoi ce meurtre? lin- desa mirons erittensceponee dont nous adla réflexion allait bientôt calme et Thomas Thuat était riche, voilà son "Les tous les rares qualités. les hommes susceptibles de éclater, furent crime. Les négociants hailiens ne (si cet acte Ministres dont laconstitution
ceux capables enfin de faire penser, triom- lages même pas mieux traités; les avan- nom) avait peut déterminé être qualifié de ce
pher les sublimes principes de la loir leur qu'on avait lairde vou- ne purent
les fonctions,
vraie liberté, dont ils sont les défen- calculés accorder, n'avaient été bonheur du jamais les exercer.
ibles de éclater, furent crime. Les négociants hailiens ne (si cet acte Ministres dont laconstitution
ceux capables enfin de faire penser, triom- lages même pas mieux traités; les avan- nom) avait peut déterminé être qualifié de ce
pher les sublimes principes de la loir leur qu'on avait lairde vou- ne purent
les fonctions,
vraie liberté, dont ils sont les défen- calculés accorder, n'avaient été bonheur du jamais les exercer. pourl le
seurs, devaient disparaitre
rait
surl leprofitqu'on
leurs
peuple , leurs plans et
jours; une marche
pour tou- en detst cétaient des pourreprésentations
subversion totale rapide vers la que pressuraie ntdes commis fermicrs avides. ridiculisés ct rejetés furenttoujours avec mépris;
meihomme le plus cfirayait déjà me- ( Toujours entrainé vers ce pen- néral leurzéle ct pour lebien public en gesemblait annoneer indillérent; tout rehaat qui le porie-at-aeal, le
pour celui de Farmécen parchions au moment de' que voir nous tou- du gouvernement, dans la cief ticulierfut par conséquent
se
derniere "Ta
paralvsés
veler ces scènes d'horreurs renou- tournéeq uilit-elcsorgantsn)
che de culture, cette première bran:
proscriptions,
et de sa cruelle avarice suggéra l'idée Tarmée; de
la fortine publique et parti;
ces buchers, ces cescachots,cesg noyades dont gibels, dans faire passer les militaires d'un
ordres culière Heatipiatencommaptee etles
étions les' tristes el malheureuses nous cher un autre, afin de les corps faire mutiler du chef ne tendaient qua
victimes sous le gouvernement
deleur lieu natal,
rapproles malheureux cultides
ini s'occuperdel
pourne point vateurs. Etait-il
enfin
esi Ferrand, Rochambeau, des Darbois
Thtrcmasioneneidnuo cher à cette culture
d'arrades
etc. bras la
RRE
Berger,
AtADpNReNnenvAeE trés assiqui
(
fructifiaient
Moins touché du bonheur de du.Lesoldatélalt sa subsistance privé de sa; paye, de soin lenombre pour grossir, sans bepeuples qu'avide de
ses nudité, tandis etmontrait partout sa voulait ni dcs troupes qu'on ne
chef du
ramasser, le
que le trésor
déjà
payer, ni nourrir,
gouvernement fit dépouiller fournissait avec
public
l'armée était sur un d lorsque
liers injustement de leurs biens des mil- mes de 20.000 profusion des som- table ? 66 Tant de
pi respecde famnilles qui sont en ce
cune de ses gourdes paran à cha- faits, lant de crimes, lant de for
ment réduites à la plusaffreuse mo- peul
concubines dont on rester
vexations ne pouvaient
re, sous le prétexte apparent misé. ne, compterau moins une vinglai- Parmée impunis, lassé du le peuple ainsi
ne pouvaient justifier de leurs qu'elles
soulenir un luxe efiréné
joing odieux
en
ae
de
Ena
propriété, mais dans le fait, titres 3:
méme temps la honte lutimpont.e-ppett, et son
vient son cotirage
augmenter ses domaines.
vexations ne pouvaient
re, sous le prétexte apparent misé. ne, compterau moins une vinglai- Parmée impunis, lassé du le peuple ainsi
ne pouvaient justifier de leurs qu'elles
soulenir un luxe efiréné
joing odieux
en
ae
de
Ena
propriété, mais dans le fait, titres 3:
méme temps la honte lutimpont.e-ppett, et son
vient son cotirage
augmenter ses domaines. pour misére gouvernement ct insullait à la
énergie,
enfin par un
( Nest-il
publique. gonsementspontene de le briser:
avoirjoui, depuis pas constant 10,
qu'aprés ( L'empire des lois ne fut non Oui, nous avons rompu nos fers. d'un bien, on devaiten 20 et 30 ans plusrespecté; une Conslitution pas faite Soldats, vous sercz payés et habillés. le véritable
être supposé par PEmpereur uniquement
Cultivateurs, vous serez protégés. lines ne lignorait proprieiaire? Dessa- Satisfaire à ses vues dictées pour le Propriélaires, vous serez maintenus
suadé même
pas; il était per- caprice et lignorance,
par danislaposessione de vOs biens. 4 Une
perdu leurs titres que ces citoyensavaient sesseckélaires' et; publiée rédigée au nom des par constitulion sage va bientôt fixerles
dans les derniers généraux de Tarmée
droits ctles devoirsde tous. événements; ;11 en profita
seulement
qui n'ont non I "En attendant ce
faire sa cupidité. Dautres pour petits satis- gné cet acte jamais informe approuvé, ni si- il sera possible de mouvement ou:
priélaires furent arrachés
pro mais encore n'en
et ridicule, clarons que
Tétablir, nous dénement de leurs foyers et inhumai- ce
eurent connaissan- la bonne amitié, l'union, la fraternité et
sur les habititions d'ot ils renpoyes blique que et lorsqu'elle fut rendue pu- tre réunion, nous étant ne la base de nodaient, sans avoir égard ni depen- à leur réglementaires promulguée. (1) Les lois armes qu'aprés avoir déposerons les
ige, nid. leur sexe. et sans combinaison formées sans plan de notre servitude et dei abattu Tarbre
Si des considerations
et toujours sement et placé à. la tête notre avilisOII d'intérêt général particulières pas (1) appronvé Plosicursgénéraus, la
il est vrai, n'avaient nement un homme dont durgoiiver
riser cette mesure qui pouvaientauto- avaient apposé leore constitution signalnre. ; mais la pluparty rons depuis
nousadmi-:
été adoptée par les- parait avoir zette Officielle de 1805, elle Insérée àla Ga- et les vertus longtenips et
le. cournge"
gouvernements tous nos généraux de porte les noms de était
qui, comme
au
précédents, moins était-il juste l'ont fait publier avec division solennité et del brigade dans qui ran. l'objet des humiliations du nous,
C
qbartiers respectifs,
leurs 4
ty:
Le peuple et T'armée dont nous --- Page 4 ---
LE MUNITEUR
MA
sommes général les organes proclament le Le
Henri Christophe chef
général Gérin, malgré la
visoire du gouvernement haitien, pro- en 1 testation des révolttionnaires con- pro-I parait parla force sa chôte,
attendant que la
re la constitution de 1805,
la Divine Providence,
quand
conférant
constitution, en lui t porter le titre de
continua événement, a conduit dirigeant cet
guste, en ait définitivemento désigné la ce titreau- guerre et del la Marine.
ament le Le
Henri Christophe chef
général Gérin, malgré la
visoire du gouvernement haitien, pro- en 1 testation des révolttionnaires con- pro-I parait parla force sa chôte,
attendant que la
re la constitution de 1805,
la Divine Providence,
quand
conférant
constitution, en lui t porter le titre de
continua événement, a conduit dirigeant cet
guste, en ait définitivemento désigné la ce titreau- guerre et del la Marine. Ministre Cest à cause de la Pont-Rouge sur le chemin Dessalines du Cul- au
"Donné en Conseil à notre qualification. quartier- de ce titre qu'aprés sa prise d'armes de-Sac, près decette ville, pour être
général de Port-au-Prince, le 16 Oc- contre le cette constilution il avait pris def frappé â mort par le premier coup
lobre 1806, an III de
commandement en chef de Tar- fusil qui ait été tiré depuis cette
et de la vraie liberté, lindépendance mée à son arrivée à
sainte 66 insurrection. (Signé) Le Ministre de la
le 16 Octobre. Port-au-Prince, En commandant cette embuscaet dela Marine: : Et. Gérin; le Guerre Après la mortdeDessalines, lefou- de, javais donné les ordres les plus
commandant la 2e division de général T'Ou- gueux Gérin proposa au Conseil des positifs de dencle point tuer, mais bien
est: Pétion; Yayou, Vaval,
revolutionnaires" de marcher sur T'arrêter pourqu'il fût jugé, Cede brigade;
généraux chef Dessalines-ville pour en enlever 14 te, pendant, au moment où je criai hald'état major: Tadjudant-generat Bonnet; Marion,Verret millions de piastres quelEmpereur en lâcha il se saisit d'un de ses pistolets,
enavait prétendait-on, yavait réunies. Il n'y ments un coup et fit des mouveEecaiE marre, Sanglaou, colonels; Bois- n'eût pas 3 millions.Rien.dur reste, Alors pour rétrograderet ses sauver. blancs Masson,
pu résister à
de
partit CC coup de fusil l'atde division; Derenoncopri, ehefs 12mille hommesdel l'impétuosité teignif, ensuite une
qui la fuMaréchal,J.B, Desmaratte, Hilaire, à Port-au-Prince, surtouf Trotipesmassées dans l'état reur des soldais al'a décharge,ct au point de muFraneclencni.CuF de désorganisation ou sc trouvait tileretdeécharpers rsoncorpsinanime,
MRtigesin Métellus, Adam:J. .Ch. Cadet, Mentor, alors F ribonite eil fermentation en "Le le colonel Marcardieu péril aussi
Léveille, Lévéque,
chels avant même qu'on eût appris la
défeudun. el aexcité bien drs re
de balaillon; Lys, Lespérance, chef dartillerie, mort de Dessalines. I! fallait toute prits grets. La dijfic tile decontenir les esDieudonné. comman-hat provisuire laeruelleenergie deChristoplie pour le monirs et exaspérés a empéché
de
laetten reirisoler
sauver' cet
e)
Port-au-Prince.Bnst baide e
del lesprit révohomme estimable.
un. el aexcité bien drs re
de balaillon; Lys, Lespérance, chef dartillerie, mort de Dessalines. I! fallait toute prits grets. La dijfic tile decontenir les esDieudonné. comman-hat provisuire laeruelleenergie deChristoplie pour le monirs et exaspérés a empéché
de
laetten reirisoler
sauver' cet
e)
Port-au-Prince.Bnst baide e
del lesprit révohomme estimable. Le
Haanscy. nv er.Chevaler. cari
taue Mais, Péuon. froid. sestedo on élal-major est en gr. ande
I
:
sungeur a se saisir pariie ir,
a minis fergutsian commis- et son
daa avis contraire,
Ai.si,le se tyran n'est pius ei Tal-
"taisthits, g4crres, e
Noël, président du plusstirmoyen opinion prévaiut. Cr aui Ie événement, légre publiqie arpau.t i cet
sident duiribunal Commeree, Moreau.pre de Gérin qui ne ddeindrerifuence pouvait
me pour nous comme el V:e a: am-
'missaire. iu gouvernemeni, TehilPresneleom par des entreprises audacieuses. briller que etl'armée nedoulent gouverner. Lepetje
Jeanion. mard,
Perdiriel, Le Conseildacidag
que vous nc vouliez pas,Excellence,
to
Medor.Séae, Jean- Pétion et Gérin quelesgénéraux tions dont ils vous agréer lcs foncbrede eericmrmnpmite signatures. lettres au général amonceraient Christophe
volonté générale] bien chargent par une
Presque tous les
nement qui venait
THRE spontanée. prononcée et
cette piéce en proclamant signataires le de rin adressa la lettresuivante idesacomplit à Chris- Gé <J'ai Thonneur de vous adresser
Christophee chef
général tophe:
sous ce pli,
visoire i:i
Excellence,
i
verneri
Gachefs
unelettre des
séede!:
iti afarriére-p
une de la
premiéredivisiondus
reà la premiére peilPorsirimec.de 3
18 Octobre
relation cela marchede Sud,
Sion fave aile. ueca- M06.an lelindépea
5 et les l'armée
Dessa? csavai
: a:s
heureux
haie.le G0nobreant en: P et
Ma.: Le Minisire de la Guerrc et de la xe.apla. acte été la suite; des
de la Be
baurtionier,
1j
Oor TTGC a me son du peuple qui
nei deani-brijgade avec le CO1Ocata
chef et le' tripliGédéon Thomas,es, avec le chef de bataillon AS. E.I le généralen chof
de dunelettre que je vous écrivis
ordre de lattendre au mée et
lu de Tar vous TAnse-d-Veau, dont aucunes ne
Pont-Rouge. Il avait dità Gédéon ment d'daiti, Saprème Gouvern. que celle sont,j je crois, parvenues, puisdentrer à
que. j'ai Thonneur de
Raest le découvrir Port-au-Prince, debout
remettre cijoint m'a été vous 99
poste Lorsque le bataillon à ce Exsellence,
J'ai Thonneurd'etre,a
rendue.
attendre au mée et
lu de Tar vous TAnse-d-Veau, dont aucunes ne
Pont-Rouge. Il avait dità Gédéon ment d'daiti, Saprème Gouvern. que celle sont,j je crois, parvenues, puisdentrer à
que. j'ai Thonneur de
Raest le découvrir Port-au-Prince, debout
remettre cijoint m'a été vous 99
poste Lorsque le bataillon à ce Exsellence,
J'ai Thonneurd'etre,a
rendue. senta au
les se pré- Depuis
Votre Excellence, le avecrespect, de
Gérin, Vaval-et Pont-Rouge, Yayou généraux vous désiren. longlemps, nos voeux trés-obéissant serviteur. trés-humble et
sonnicrs Gédéon et
firent pri- Une foule alateede notre pays. instances de Gérin, Thomas. Sur les gne parla terreur, daciesarbitraites un reEr GERIN. shabilla et donna soii Gédéon se dé- nombre et un desi injusticess ssans
(ih cnntinuer )
autreollicicr del la même unrorme à un lebut était une Gouvernement dont
S. ROUZIER. que lui. Pour mieux attirer corpulence subversion totale, destruetion et une
nes dans lepiège, Gérin plaça Dessali- vous eussiez succédé nécessitaient au
que
ficier au Pont Rouge à la tête cet of- nous faireoublier vos tyran pour
A VIS
Dataillon de la 15e. d'un vos talents lesexcés par de notre vertus et
Les troupes furent
Le malheur du
Néron. La soussignée avise le
long de la grande route, échelonnées le son comble, il s'cst" peuple, ayant été à B No. 00521 émis en sa que Titre
St Joseph au Ponl. du Portail
levé en masse la Banque Nationale de faveur. par
dant,
En s'y présen- contreceluiquila occassionné,et pré- que d'Haiti
la RépubliDre 1806. Dessalines fut tué le 17 Octoest adiré, Eile pour le la somme de P.150
une [l supériorité Gérin peétendait que 0e titre lui donnai it cata devant en déclare être nul, duplimarquée sur 19e généraux. demandé. Wre.C.CHASSAGNE