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Lundi, 7 Juillet 1924
DIX-NEUVIRME ANNEE. No 53
LIQUE
SOIKANTE
MONITEUR
DES CO
D'HAITI
OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE
JOURNAL
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
FONDÉ EN 1845
SÉRIE No 40
NOUVELLE
Sommaire :
Lesabonnements) partent
1er ou du 15, au gré de
Adresser toutes commu-"
LINDÉPENDANdu
nications à Monsie ur LEs SIGNATAIRES DE L'ACTE DE
S. ROUZIER. labonné.
MAURICE BRUN, Directeur.
CE: : François Capoix (Suite)
Avis.
XECCE SVA
ET DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES ABONNEMENTS
Six mois Trois mois
Un en.
G. 6 G 4 G. 2 3
Port-au-Prince
9 64 5
64 4
Départements.
46 12
6 7
centimes
Etranger. .
15 30 centimes
Le numéro courant. passé le mois
année,
Le numéro,
échues.. 30 centimes, plus 50 centimes par
Le numéro des années
de 10 0'0 pour l'abonné
avec un escompte
: 330, RUE FÉROU TÉLÉPHONE : 439
BUKEAUX & REDACTION
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
TLE MONMTEUR
:
'de Jérémie. Après Le pablic et fe commeroe sontavisée est
Me: TAnse-du-Clerc, qui se trouvait Tartondisaement le départ du general en : chef pour que Monsieur Georges Reinbold de
à Jérémie, furent, arrétés et retenns
pàrtir Férour dans chargé de notré procuration à partir
prisonniers chez. le général Ferou. de (Onest.Getfraed.nt lé but de conquérir son: arrondfese- ce jour. Celui-ci confia lecominandement Trichet, et Fin- ment. Arrivé à lAnse d'Hainault, co-] ce
le ler Juillet 1924. la 18e à Bergerac Dessalines Ifut géméral divisa 9a troupe en deux; du
Port-au-Prince,
surrection contre
lonnes : Tune souslesordres coloREINBOLD &Co. proclamée. A:la fin de Novembre Fè- nel Bazile,prit) laroute intérieure par dei
1806, d'après Madjou.legeneral B.Ardouin, le, cours. de la Grande-Riviere
rou mourutà Jérémie., mourut le 3eremic.fautrenenr sesordres, suivit
sont avisés
ome 6, page 453, dit quil l'auto- celle dulittoral tandis que cette der; Le pablic etle coramuerce
et
16Janvier 1807. Gérin, sans
nière prenait, slincessivemens pos- que Mossioure Joe. Dd Reinbold
risation de Christophe,a avaits souffert session de Dalmarie, des Abricols et &.B. Pento_sont: chargde conjointe- Maiqu'il fut remplacé au commande- colo- des autres", bourgades dè la côte. mgent. de la procarstion ds notre
ment de la Grand'Anse par le
Bazile enlevait de vive force Tes" pos son des Gonaives. nel Bergerac Trichet. tés français établissur leshabitations
:
Le général Laureut Férou, le vain Bourdon et Marfranc. A Tapproche Port-au-Prince, le ler Juillet
queur de Garala, était né sur Thabi- de Bazile.de Jérémie, le généralFreyREINBOLD & Co.
dè la côte. mgent. de la procarstion ds notre
ment de la Grand'Anse par le
Bazile enlevait de vive force Tes" pos son des Gonaives. nel Bergerac Trichet. tés français établissur leshabitations
:
Le général Laureut Férou, le vain Bourdon et Marfranc. A Tapproche Port-au-Prince, le ler Juillet
queur de Garala, était né sur Thabi- de Bazile.de Jérémie, le généralFreyREINBOLD & Co. fation Pinet, commune des Coteaux, blanc, cinet lui fit proposer une suspension le
département du Sud, del Férou, franc d'armes de dix jours
âvoir
et de Thérèse, noire. Cétait un
temps d'évacuer cettc RILE Férouy
mulâtre. Avant la révolution, son ayant consenti, cette évacuation s'oLE COMPTOIR FRANÇAIS
pére lui donna, sur cette propriété, cette péra le 4 Août 1803 et Freycinet fut
Téducalion que recevaient, â
parl les Anglais quifemmenéCnpital 275.000, francs
époque, la plupart des hommes Il ne de capturé rent à la Jamaique avec ses troupes. la
couleur. Il devint charpentier. si- Férou avait consenti à ce que garsnostamosiapostanee
savait ni lire, ni éerire, mais savait il nison française: sembarquat avec ar- Siège Social 145 Rue Victor Hugo Le
gnait son nom. Il parait était riche: qu'il à faire mesetl bagages. Hâvre. compler parcequil
Immédiaement après sa nioi i, le
envie aux colans. avant
Yavarta: caargede eommnan- Dans son assemblée du 16Juin 1924,
Dansses meis als de loisir,
général
Tarroncissc: ment le conseil d'Administration Du Comp. 1700,11 se livrait aux exercices des que derprovisonremeut de la Grand". Anse. Francisque, étant toir Français. décidé à cette date
prenaieut alors montait la plupart à cheval gens et nommé à ce poste, partit de Port-au- rendre mise en liquidstion amiable de la
de couleur;il les cochons marrons. Intré- Princelel 14 février pour s'y conseil société. chassait chasseur, il portait sur le dos là par terre. A la On de 190,le sous Monsieur QUIN 'Arthur Louts; proirace pide de la défense d'un sanglier qui communal de Portau-Princc. de M, Clément La- priétaite,9i Rue LABLONATOACLYVETDT et a
T'avait terrassé. Ilétait brave, empor- la' magistratnre 'la rue des Miractes (France) a été nommé liquidatsur
sévérité, Il devint fontant,désatfecta"
de Férou. les pouvoirs les plus
té et dunegrande et entra dans le : à laquelle il donna le nom
reçu pour agir
militaire en 1793 de Ja légion de Mais les plaques portaient Féron au' étendus. troisième régiment Son
le fit lieu de Férou, ce qui valut une pro- Monsieur QUIN a déli gué ses pouTégalité du Sud. courage
testation de qmelques jeunes gens
à Monsieur Launay Louis Marie
parvenira au grade contre de capitaine Ics Anglais pen- instruits de notre histoire. Ces pla- i voirs assurer Ie réglement de a presendant nos guerres de la commu- ques furent changées immédiate- pour te
en Haiti. et au cominandement Ala chute de Rigaud, ment.
le fit lieu de Férou, ce qui valut une pro- Monsieur QUIN a déli gué ses pouTégalité du Sud. courage
testation de qmelques jeunes gens
à Monsieur Launay Louis Marie
parvenira au grade contre de capitaine Ics Anglais pen- instruits de notre histoire. Ces pla- i voirs assurer Ie réglement de a presendant nos guerres de la commu- ques furent changées immédiate- pour te
en Haiti. et au cominandement Ala chute de Rigaud, ment. liquidation
ont 614 effectués
ne des Côteaux.. Louvertureluiota ce com- Le général Alibée Féry dans ses Les dépots du Tribunal légaux de Commerce et
Toussaint
à Tarrivée des Essais Littéraires, E. Robin, impri- au greffe
Justice de Paix du
mandemeni : 180:, mais. i entra, de nou1876, a con- au greffe de la
Français, en
fut placé à la tête 1 sacré meur, une Portau-Prince. notice à Férou. Havre. veau, au serviceet. communc. En Février
Les débiteurs du Comptoir Frande la même
rétablir
S. ROUZIER. S.A. sont invités à régler leurs
1803, voyant les abandonna Français tous ses
çais dans le plus bref délai. Tesclavage, il
Thabitation
comptes
biens pour' aller sur. indigenes
Port-au-Prince, le 21 Juin 1924. Drouet battrele rappel des
AVIS
pour la Cause de li liberté; il s'arma
contre les Français et: fut proelamé
et le commerce sont avisée
commandant enchefd de T'armée indige- La
avise que le Titr'e Le public
Huneck aura la sine du Sud. A l'arrivée. de Geffrard
soustignes émis en, sa faveur que Monsieur W. il, soumit à BNo. 00521
de,
hos maisons à partir
dans ce département; 1803,
Nationale de la
gnatare foutes
RELEE
son autorilé. Aumilieu Et Depsa. ilfut Banque d'Harti la somme deb.150 du ler. Juillet prochain,
nommé général de brigadé pat. plaine ctadiré, que Elle Lit déclare nul., dupli- Port-au-Prince, legrJuin 1924. linés,au Camp Gérard, dansla
cata devant en étre demande. dès Cayes:. pel avant. réyaguation
REINBOLD & Co. de la Grand'Anse par les" trançais de
Vve.C. CHASSAGNE:
if fut nommé commandant --- Page 3 ---
LE MONITEUR. était chargée de la 31e demi- manceuvrer ses troupes; une discigline elles; ses
SIGNATAIRES
en chef, d'un bataillen franc de IOuest sévère était établie plupart parmi des recrues,
LES
brigade, et de troiscompagnies d'artillerie, sous Les soldats.quoiquela se formaient en colonne serrée et se
DE
les ordres du général le Clausel feu des bati- déployaient admirablement d'évolutions- dans la
I'INDÉPENDANGE troupes, protégies par à l'Est du Petit plaine' par toutes sortes n'étaient point
L'ACTB DB
ments, débarquérent des balles que les Les travaux agricoles était rendue
Fort, au milieu faisaient pleuvoir sur les interrompus; lui-mème, la justice et un ordre parCAPOIX indigènes chaloupes qui abordaient le rivage.
général le Clausel feu des bati- déployaient admirablement d'évolutions- dans la
I'INDÉPENDANGE troupes, protégies par à l'Est du Petit plaine' par toutes sortes n'étaient point
L'ACTB DB
ments, débarquérent des balles que les Les travaux agricoles était rendue
Fort, au milieu faisaient pleuvoir sur les interrompus; lui-mème, la justice et un ordre parCAPOIX indigènes chaloupes qui abordaient le rivage. batail- EE régnait Capoix dans l'étendue de son comFRANÇOIS
Les grenadiers de la 31e et du
mandement. Les femmeset les enfants
(Suite)
lon franc donnèrent assaut au Petit- travaillaient aux champs, coupaientles de
Fort qu'occupait Capoix Ralliés en parl-adju. personne; cannes, les apportnient au mou'in dont les
Leclerc et sous Rochambeau, ils furent repoussés. Ramel, ils marchèr nt l'habitation Taveaus-Lapointe attiraient souvent
cette Sous 1le, habitée aujourd'hui par quel- dent sous le général feu de l'ennemi contre le fort tourbillons defumée canonnaient
misérables pechears.pesenit au Laveaux qu'ils enlevèrent à la baion. les navires vain le de guerre Capoix qui avait fait
ques voyageur un coup d'cil nittoresque leurs bran- nette. En même temps, les marins en de construire en
un rivage. fortflanqué de terrequi
Des orangers, entrelaçant dessus des la flotte qui avaient été organisés
le moulin et répondait par
ches chargées de fruits au l'ile dans tou- bataillon, s'emparérent du Fort grand étaient Fort. protégeait des bouletsrouges au feu des bâtiments Port-desentiersqui traversaient donnaient à l'Euro Le fort Pageot et le des Petit
de guerre. Les guerriers de des vivres,
tes les directions, odoriférant qui le encore au pouvoir Ramel indigènes s'élança du Paix avaient et ubondance
péen un, ombrage
L'adjudant général
sous du sirop. du tafia. protégeait contre Aesardecaredtonsolel de la Tortue, fort Laveaux contre lef-rt Pageot Fort. Il eut Un vieux soldat français que la faim
naeurtrier. L'air sain
renouve- le feu te plus vif du Petit balle et fat avait fait sortir de Port-de-Paix pour
Tatmosphère de Tiletoujours de la un bras fracassé d'une la 31e à cueillir des fruits, fut arrêté le long
lée par la brise fail rafraichissante choisir ce lieu par repoussé, Clausel ramena coup férir dans du grand chemin par le colonel Pourmner, tout avait
établir un r'assaut; il entra sans
cely. Celui-ci l'envoya au quartierle fouvernement Français pour y. y avaient lafortification queles indigenesavaient ralliait les général de Laveaux-Lapointe, Capoix
vaste hopital. Les
batiments; et abandonnée pendant quil navale diri- Taccueillit bien, le traita avec humaniconstruit de magnifiques batiments, ils avaient fuyards. Alors, la divi-ion le Petit Fort té et lui demanda, après lui avoir la
autour de ces milliers de cases.
-ci l'envoya au quartierle fouvernement Français pour y. y avaient lafortification queles indigenesavaient ralliait les général de Laveaux-Lapointe, Capoix
vaste hopital. Les
batiments; et abandonnée pendant quil navale diri- Taccueillit bien, le traita avec humaniconstruit de magnifiques batiments, ils avaient fuyards. Alors, la divi-ion le Petit Fort té et lui demanda, après lui avoir la
autour de ces milliers de cases. en gea tous ses coups contre
enco- fait donner à manger, quelle était de la
élevé plusieurs
des tronesdrar: que les indépendants occuyaient
force effective de la garnison
enfoncant dans la terre fortement re. Capoix paraiseait devoir etre anéan ses
Lc soldat répondit quil y avait
bres entrelacés de de lianes terre grasse. Les ti sous les boulets et la mitraille; et le fort raTN hommes environ. serrées et enduites
l'écorce canons élaient démontés chef de bataillon Répondant toujours aux questions
larges feuilles de bananiers, les hautes tiges ne ripostait plus. Le de l'artillerie, qui lui étaient faites, il fit savoir à Cadesséchée du palmnier, abritaient en Aubry, commandant au centre de
de munitions de
des roseaux du rivage, des cabanes. avait, de son côté,, dressé
les SoknHonrcsete dans le Petit Fort Capoix résolut
forme de toit, l'enceinte de Port- la ville une batterie qui foudroyait
du Petit Fort par un coup
Onyavail transporté du Cap, Liberté la indigènes. Lechef de bataillon Daulion s' de emparer main et d'en enlever toutes les poude-Paix, du Mole, de Fort malades. Des crut) pouvoir enlever d'assaut la forti- dres. Il ordonna à Jean Louis Grand
plupart desblessés et des divin dans fication; il marcha contre elle, mais Maison, inspecteur de culture,de faire
célébraient l'office
furent écr. sés au pied
chaque bataillon de la
apelle construite, à grand trais, d'a- des scs grenadiers rempa-ts a nit vint à se faireet construire 9e deux echelles pour dc 30 pieds de lonct des planches
. sortit alors du fort
et un
L
tp briques
avait dépen lefeu ce sa. Capoix de
gueur sur quatre de largeur
cajou e gouvernement considérables pour sanst tirer un seul coup fusil, ennemie perça, et grand nombr de gabions. Dans furent une
se des sommes
Des casernes à la baionnette, la ligne êtrei inquiété. journée, tous les préparatifs entoutes ces constructions. de soldats aregeni.cai-seat mattres de la commencés et achevés. Capoix loin
logeaient une demi-brigade la police de la petite Les) Français demeurés la Tortue voya Jacques Louis s'établir non le ler
d'êlie, tant
défendre contre les ville, embarquérent lesquels pour il y avait des portes de la ville lui avec ordonna de
ile. que pour RPNEl
Les trou- leurs) blessés parini
Ramel et bataillon de la 9c. II
Anglais, en cas d'agression. étaient souvent re- deux officiers supérieurs: avait
des donner assaut.au fort Pageot dès C-était quit
pes de la garnison Rochambeau y envoyait al- Dolivart.
d'êlie, tant
défendre contre les ville, embarquérent lesquels pour il y avait des portes de la ville lui avec ordonna de
ile. que pour RPNEl
Les trou- leurs) blessés parini
Ramel et bataillon de la 9c. II
Anglais, en cas d'agression. étaient souvent re- deux officiers supérieurs: avait
des donner assaut.au fort Pageot dès C-était quit
pes de la garnison Rochambeau y envoyait al- Dolivart. CBhusel Clausel éprouvé retourna entendrait le feu du Petit-Fort. le ciel était étinnouvelées. ternativement, les soldats respirer un portes considérables. après avoir laissé le comman- au milieu de la nuit; Jean Baptiste Catabois
air plus sain que celui des villes. l'ho- au dement Cap, de Port de- Paix au chef d'esca celant alla s'établir d'étoiles. près du fort Laveaux
Capoix, déterminé à incendier
dron Daulion. Capoix s'était retiré sur
le 4e
de la 9e, avec orpital de la Tortue, ordonna au com- Thabitation Lavemus-Lapointe. située dre avec du lassaillir, bataillon de son côté, dès que
inandant Vincent Louis dc se préparer de surlerivage de la mer,à deux lieues de
l'attaque du Petit Fort. à
une descente. La ruine
Il y, établit son quartier. commencerait Beauvoir partit de Lay opérer établissement devait enlever aux Port-de-Paix. Le lendemain 19 Nivose [9 Le commandant
dela
cet d'immenses ressources. Vin- général. batiments vinrent veaux Lapointe nvecledebstaillond chemin, de St-Louis,
français exécuta exactement les Janvier) plusieurs une batterie 9e,s'arreta dans le
cent Louis
le canonner. Il fitdresser au feu de l'en- àcent pasdu Merseenimeniftret
ordres qu'il avait reçus. 1803 ) sur le rivage et répondit
bâti- lui-mème attaquer lel PelitFort.Illaissa
Le 181 Nivose, an li (8 commandé janvier par nemi par des boulets rouges. Les le canal devant le Norhe-aux-Péres 40 grena- d'atle vaisseau Duquesne Sybille comman- ments sec relirèrent en gagnant de diers et 2 sapeurs et leur ordonna
Querangal, la frégate la corvette la de la Tortue. Les ordres avant-postes du colonel taquer ce poste, dès qu'ils entendraient deux heures
déc par Magendie, brick TAiguille, la goëlet- Capoix sous les
un I le feu des Français. Ilétait
Sandwvich, lel
devant le Pourcely se prolongeaient sur Thabitation jusqu'à du matin. tel la Sophie, se présentérent
mille du Pori-de-Paix, faisait sans cesse Beanvoir, à la tête de son bataillon,
Port de Paix. commandait Desrouline: Capoit
L'eséadre queQuerangal --- Page 4 ---
LE MONITEUR. dans - les autres forts et sur la
pes
les familles
ubphes
chasser le général Capoix d'armes. Toutes les chaloupes de
dans leljamais pu
Celui-ci avait fait
dans
à la Torà travers les buissons attei- de cette position. tous les projec- Sembarquérent
soit
se glissa silence. Qnand il
réunir dans son camp avaient lancés la rade et se Cap. rendirent. Au milieu de la nuit, du
il entra dans la mer tiles que les batiments déterminé à as- tue, soitau Vincent Louis fit tirer bouLE faa ceinture, suivi de essoldats et sur le rivage ets'élait
le colonel
Grand Ifort.
à la Torà travers les buissons attei- de cette position. tous les projec- Sembarquérent
soit
se glissa silence. Qnand il
réunir dans son camp avaient lancés la rade et se Cap. rendirent. Au milieu de la nuit, du
il entra dans la mer tiles que les batiments déterminé à as- tue, soitau Vincent Louis fit tirer bouLE faa ceinture, suivi de essoldats et sur le rivage ets'élait
le colonel
Grand Ifort. Les
jusqu'à EEMEN munitions sur la tète
le Port-de-Paix, les yeux fort Pageot surle la ville y répanportant leurs du Petit Fort bai- siéger Dune pelite taille, il avait
lets qui traversaient
parvint au pied La ville de PORLAE vifs et
D'une audace prodi- le daient la terreur. du matin, le général
gnaient les flots. le rivage de la mer un
pergants. il ne reculaitjamais devant
A une heure milieu d'une grèle
Paix forme sur
duquel s'é gieuse,
ceux Capoix atteigait au Fort contre lequel
demi cercle aux extrémités Fort au Nord-Ouest et danger. Il faisait mourir impilogablement quel- de balles, le Grand échelles. 1l monta à
lèvent le Grand
Les indi- ses soldats commetlaient aimé il appliqua trois soidats et parvint
le Petit Fort au Nord-Est. uneéchelle de lacheté. Are étail, cependant, invin: Tassaut suivi de les ses
où il planet montérent sans ses troupes qui se croyaient àl tête. Il le premier surl remparts En méme
les murailles
leur
sntsames
contre
entendus. NE quand il marchait
à ta le drapeau indigéne: Vincent pénétrait au
être ni vus. ni
ne les croyaient cibles portait Thabstuellement un chapeau temps. le colonel ville et refoulit les FranLes Français, d'audace, etaient
qui avait appartenu centre de la
et le Petit
pas capables de En leurs sen, cornes, galonné, Moyse: Il avait trouvé ce çais dans le fort Laveaux
dans le sommeil: les
au général le pelit Fort de Port-de- Fort. A dix heures, les adjiadants.com furent
EE dormaient sur "avoir remparts. atteint le chapeau dans il avait pris possession de mandants Rippert et Boscus vers la
Les indigènes. après
aulour Paix, ville, quand en 1802, après Pévacuation les contraints de se diriger
feu
se
t
sommet du fort; rangerent Ils découvrirent cette Brunet. Il envoya toutes Paix
S Samberquer.prones ne fut
du
E
du mât du pavillon. les soldats de la
femiesde général stomunedel Port-de ECTA corvette stationnaire. Rippert et Boscus
sous leurs pieds Tintérieur aft
de 100 grenadiers où
pas sans peinc la que corvelte. Trois cents
fortification. nison endormisdans lis Racommencétent sur accompagnées qu: à la Baie des-Mousliques de 8 braquées
Aiteignirent demeurérent au pouvoir
Les Fiançais,
SLE
une vive fusillade. avait deux pièces
général capol-alin
eux
le bruit de la mousquetes rivage.
ert et Boscus
sous leurs pieds Tintérieur aft
de 100 grenadiers où
pas sans peinc la que corvelte. Trois cents
fortification. nison endormisdans lis Racommencétent sur accompagnées qu: à la Baie des-Mousliques de 8 braquées
Aiteignirent demeurérent au pouvoir
Les Fiançais,
SLE
une vive fusillade. avait deux pièces
général capol-alin
eux
le bruit de la mousquetes rivage. Ces femmes Dartageaient trainérent indigtnes.Le était due cette éclaparl
dans
E
réveillés
en désordre
les dangers, de leurs RI de bras jus- trépidité duquel ne laissa pasreposer ses
rie, se précipilerent du furt. Ils commeneerent. ces deux pièces à force
Elles tante victoire,
I terreur
Jes cases
au feu de
de Port-de-"aix. soldats Ilvoulut profiterde devait
un instant après, à répondre
qu'aux environs un espace de de huit La que la prise de Vort-de-Pais les blancs de la
Tennemi
de Pintérieur de la avaient lieues. Capoix, parcouru qui était de parli son armée, avoir répandue Le parmi jour, 13 Avril 1803,
Les Français, succombant de toutes
des Tortue. meme le colonel Vincent
fortification. fusillade. se précipierent onatays s'était arrêté à un demi-mille dans Taprès-midi, Beauvoir s'embarparts sous la se répandre dans la
de la place. Pour quel Tennemi les plaça et le commandant le 3e bataillon de la 9evers la porte furent arrélés et mas: postes ne découvrit passes canons,.ll d'ar- quérent avec
Temorquirenat
ville; mais Ereure
derrière une ligne de branches dominait sur deux radeaux aMia chassèrent les
sacrés. succèsde Beau- bres sur une éminence qui
le plusieurs chalouper Iile. "Les indigènes revinCayoix. apprenantle
et ville vis-à vis d'un fort appels éle Français de
dép uilvoir, partif de Fort Resteats-Lapointtu avec une mallitude la Blockaus; les français la avaient les rentaPortd Rallfancifaie ne fi plus aucunevint femmes au Petit et d enfants qui enlevérent vé hors de re place. Dans se nuit, les. Rochambeau
la Tortue
de
trentemilliers de pouélablirent, pour protéger tentalive pour reconquerin élend
en unclin d ceil, feu vif d'une corvelte indigenes le feu de l'enn mi, des gabions etle Port-de-Paix. Le canalquis nde terre Tut
dre, malgré le
ia rade Après contte
une étendue d'un mille. en eritre celte ile et la gr et il defrauçaise en statio.dans feu aux cases de occupêrent Placide L.ouis se plaça
de barges indigenes de caboavoir fait meltre le
fit enlever E capitaine du blockaus, derrière couvert vint
aux Français
du fort, Capoix
Tintérieur
on remar- embuscade
longue ct épaisse. ter entrele imposibli Mole et le Cap. 1803,
ses bless S, parmi lesquels de la 9e : Alain une 12. rangée Avril, TENREE à 5 heures de ap ès. midi, la Au siège du Cap, était en à Nov-mbre la tête de deux
Michaud. deux capitaines ilr reprit) le chemin de La. Le le colonel Vincent Louis démasqua sur Capoix la Mort de la 9c de Port-de-Paix, le fort
FSt
batterie qui tira igprenaemen baiaillons voulant tourner
le générald TCapoix, La- vit le blockaus, Les Français 6 répondireat heures, une Dessalines,
derrière, envoESRE
ques jours apres, général de au feu des indigenes.
-mbre la tête de deux
Michaud. deux capitaines ilr reprit) le chemin de La. Le le colonel Vincent Louis démasqua sur Capoix la Mort de la 9c de Port-de-Paix, le fort
FSt
batterie qui tira igprenaemen baiaillons voulant tourner
le générald TCapoix, La- vit le blockaus, Les Français 6 répondireat heures, une Dessalines,
derrière, envoESRE
ques jours apres, général de au feu des indigenes. A
Bréda et Lattaquer
suiarriver à son quartier colonel Juson.comdétonation sortit du blockaus ya l'ordre au
Capoix t" chanEtre
veaux Lapointe.le
du Nord. n violente fut
Tuncepaisse vait la grande route du tap, s'emparer
mandant du ler régiment milliers de qui laumtorenveloepet Des pierres et des lambeaurde dans les de direction, et d'aller Charrier
venait chercher quelques du général Romain fumée. humaine tomberent
de SE la butte de Phabitation 11, existait au
poudre de la part Capoix envoya chair des indigénes : la poudrère, Les qui domine Vertières. ravin que trequi occupait le Limbé. frères d'afmes rangs
venait de sauler centre du plateau un
un
avec generosité munitions. à ses
catte fortification coururent humulitucusement Louis versait en face du for! Entre Vertières cel pont
une part de ses
Capoix enleva Français le fort Pageot. Mais Placide les
petit à moitié brisé. des barricades ave
En Avril, le général le Port-de Paix au- vers lcs accueillit par un feu vif, le pour- fort et le ECRVL 'élevaient étaient braquées
sur les Rochambeau Français attachait une haute suivit et entra avec eux dans dans dessus T'armée desquelles indigène quatre pièces Caquel
à cause dela possession où Pageot-la. un combateengagea la
française. contre Pour adeindretharnisn
importance, Tile de la Tortue située en face, ma
garnison flotta -sur cette de canon. en
le ravin. pasde
immense hopital et des hesbeisactomin Le
indigene
poix, devait, longeant de cette batterie. il avait un
Les indigenes, mai- drapeau Il ne resta aux où Français le désor- ser sous le feu vis à-vis du pont, il
gasins de poudre. devaient infailli- fortilication. Tenceinte de la place fut
Quand il arriva feu si vif, que les
ires de Port de-Paix, de ce dépot consi- était à son corable. Ce ne qu'en que fut aceuilli par un et 14e qui formaient
blement s'emparer Les batimeata #
la plus grande énergic et soldats des Be,7e,
dérable de munitions. qui étaient venus déployant
Boscus les tron- Yavant-garde, chancelérent. de guerre français,
le
les
reetlieenean
Sncessivement canonner SAeil Rpinpmemmnmomneare
général de DLayeaux-Lapoinle, --- Page 5 ---
LE MONITEUR
les troupes, en joli cheval richement- eaperagonaé. au
n'avait jamais fui devant lui fit observer le que feu croisé des forts général Capoix. de l'acCapoix qui releva par son audace le passant SOUS
Pierre Michel s'ex-. Capoix fut un des signataires
les Français. et leur fit Bréda, Vertièreset
'Je veux, te de l'indépendance d'Haiti, rédigé
courage de ses grenadiers
à être anéanties. 1804 aux Gonaives. Son
voix
:
poseraient
le
le 1er janvier
de
entendre sa terrible: rendre s'écria Dessalines.
acCapoix qui releva par son audace le passant SOUS
Pierre Michel s'ex-. Capoix fut un des signataires
les Français. et leur fit Bréda, Vertièreset
'Je veux, te de l'indépendance d'Haiti, rédigé
courage de ses grenadiers
à être anéanties. 1804 aux Gonaives. Son
voix
:
poseraient
le
le 1er janvier
de
entendre sa terrible: rendre s'écria Dessalines. que drapeau nom figure parmi douze généraux
"11 faut, mes braves, vous de l'ar- indigène flotte avant une demi-heure
11 était à Port-de-Paix sousmattres de cette butte; le salut
sur le sommet de Charrier, dussé-je brigade. de
dans la divi--
En avant !" Les gre. numéro, les ordres Christophe
mée en dépend. au devant voir disparaltre, numéro veux sion militaire du Nord. Lors du masnadiers de la 9e s'élancèrent française tous les corps de l'armée T sous sacre général. des Français, à Port de
Mais T'artillerie
CGE
de la mort. La vous passiez, l'arme au bras,
Pais.Jreprtslesondres qu'il avait reçus
les culbuta par de vives décharges. 'dans les mitraille des forts:
du
il fit arrêter
9c jeta un peu de désordre
Qui eût pu arrèter! T'élan de ces nom-, Rouverneur-penetal de Ia ville. Il n'yen avait
rangs dela 7e et de la 14e qui Dessalines se repliè- breuses colonnes de troupes, exaltées les Français
Il en sauva cinq qui
rénl sur le quartier général. et
détermination de qu'une quinzaine. de bons artisans et fit massalança contre Vertières les 3e. 11e, par cette énergique ? Les Français avaient, de- étaient reste. 20e demi-brigades qui furent à leur de Dessalines mois, désarmé la butte crer le massacre des Francais; Destour, maltraitées. Capoix, bouillant combat. 1 puis Charrier: plusieurs Ils étaient loin de se dourter salines Aprèsle. avait ordonné à ses généraux
rage, ramena ses. soldats au rang, il les indigènes pussent concevoir de contraire des fortifications dans
Bravant la' mort au: premier qui déjà RLEa hardi projet de se rendre maitres leurs départements, au sommet des
arreta l'élan des Français
de cette postion. prolégée par Vertiè- mornes de l'intérieur les plus inacces:
avaient franchi le ravin, poursaivant
etles baionet de retranla baronnelte aux reins. 1 res. Le soleiletaitbrilant
sibles pour servir d'asile
invales indigènes. Mais la mitraille nettes de la garde de Rochambeau chements au cas d'une nouvelle
Le combats se rétablit.. et
au delà du ravin. Ilyavait
acheva
nos
faisait des ravages dans rangs, dela 9e étincelaient trois heures que l'on Se battait avec, sionéirangbre-Le le fort des Trois généralCapoix Pavillons dans ies. les soldats les plus Capoix intrépides fit un dernier acharhement sur tous les poinis . mornes de Port de Paix. étaient effort. renversés. Monté sur un cheval' richement Pendant que Capoix faisait des Vertiè- proS. ROUZIER. caparaçonné, il s'é élança, de nouveau, diges de valeur au pied du fort le
d'ardeur contrel le fort. Ses sol- res entouré de cadavres, le général
(2 continuer )
plein dats le suivent;ils sont repoussés. 11 Gabar'. armé d'un fusil, et tous lesdeux général
s'indigne; il les exhorle à la le balterie.
richement Pendant que Capoix faisait des Vertiè- proS. ROUZIER. caparaçonné, il s'é élança, de nouveau, diges de valeur au pied du fort le
d'ardeur contrel le fort. Ses sol- res entouré de cadavres, le général
(2 continuer )
plein dats le suivent;ils sont repoussés. 11 Gabar'. armé d'un fusil, et tous lesdeux général
s'indigne; il les exhorle à la le balterie. suivre Jean Lhitippe bataillon Daut, de la suivis 10e et des jeunes
en-ore:il jure. d'enlever alteignent les barrica-. d'un soldats de Port au- Prince qui forAVIS
Ses greuadiers mnais ils tombent sous la mitraille maient le 3e bataillon de la 4c. s'élan:
des, et la fusi lade. Un boulet renverse cèrent dans la magnifique de Vertivres. allée qui
cheval,1 lintrépide général tombe;
long dur ravin
avise le Titre
son
marche et s'étendaille) dirigeaient tous leurs La soussignée
que
mais il se relève aussitot, avant ! La foudre Les Français contre la colonne indigène
00521 émis en sa faveur par
s'écrie : en avant! en
de
coups
de charge, sans de B No. de la
éclate : son chapeau garni plumes et. avançait au fière,au p's milieu de lar mitraille, la Banque Nationale
Républiest enlevé ; nos rangs bord seclaircissent du ravin. De ébranlée. boulets et des balles. Enfin. nos
d'Haiti pour la somme de P.150
la 9e ést arrêtée au retentissent du des baionnettes brillérent avec éclat au. que
Elle le déclare nul, dupligrandes acclamations Vertières.L'on dis
de Charrier, et nos soldatsré est adiré. cote de T'habitation bravp! bravo! sor- sommet aussitôt aul fort Vertières. cata devant en être demandé. tingue les cris de de Ia' garde d'honneur pondirent aurait en s'élançant dans
tant des rangs
du com- Capoix
pu,
Vve. C: CHASSAGNE. de Rochambeau, spectatrice entendre,l le la Savane Hiusna-ntuneimnes lui
toute rebat. Un roulement se fait cavalier beau Cn queue et couper
de
feu des Français cesse et devant un le pont, traite sur le lap. Le commandant ses plus braves
le
sont avisés
françuis, se présentant
Vertières. ayant perdu
soute- Le public et commerce
dit aux ir digênes : < Le capilaine gé- soldats, pensa qu'il ne pourrait assauts
Georges Reinbold est
néral Rochambesuenrole: son admira- nir de nouvesu les formidables livra que Monsieur
de
tion à Loffic er ge éral qui vient de sC de apoix. II sortit du fort qu'il diate chargé de notre proeuration a partir
couvrir Snededor-emined se aux flammes. La 7e ell pril imm com- ce
retira ct le combal recommenca avec ment possession Pendant qu'elle des jour. 1924. une nouvelle fureur. Les détonations battait Tincendie, 1 s indigènes blancs Port-au-Prince, le ler Juillet
multipliees du canon se prolongeaient autres corps s'écriérent: avant! : 1 les < Ils cou:
& Co.
qu'il diate chargé de notre proeuration a partir
couvrir Snededor-emined se aux flammes. La 7e ell pril imm com- ce
retira ct le combal recommenca avec ment possession Pendant qu'elle des jour. 1924. une nouvelle fureur. Les détonations battait Tincendie, 1 s indigènes blancs Port-au-Prince, le ler Juillet
multipliees du canon se prolongeaient autres corps s'écriérent: avant! : 1 les < Ils cou:
& Co. au fond des bois. Dessalines s'aperçut prennent la fuite; en
REINBOLD
que s'il ne s'emparait pas de la butte lui rent après les Français. Charrier, ie succès de la journée maitre de Ceux-ci font volte-face, s'arrétent, fut
échapperait, En se rendant de débus- pointent leurs pièces. 11 Les ne pas
le
sont avisés
lajeurnée, il avait T'espoir butte de T'ha- tiré un seul coup de fusil. Français être Le public et commerce
quer Rechambeau de la
continuèrent leur marche sans
Messieurs Jos. Ed. Reinbold et
Bitation Vertières et d' ouvrir à Capoix inquiétés. La grande route du Cap se que
sont chargés conjointele chemin de la Barrière Bouteille. de trouva ouverte. Les indigènes se et répan- d'in- E. B. Penzo
de notre MaiCapoix, dépuis led commencement des Fran- dirent dans la savane Champin
ment de la procuration
laj journée,contenait) l'ardeur Sil avait trépides chusseurs de la 9e allèrent
Gonaives. çais au pont du fort Vertières.. donner l'alarme jusqu'à la Barrière fort son des
fléchi un moment, l'armée indigène Bouteille, laissant derrière eux le
le ler Juillet 1924
edt été chassée du plateau du Gabart Haut- Champin occupé par les Français. Port-au-Prince,
da Cap. Dessalines demanda à
Le 19 Novembrè, Roehambeau signa
REINBOLD & Co. si en semparant de Charrier, i1 Gabart ne se- F la capitulation du Cap. Il envoyaaan
rait pas, certain de la victoire.