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Lundi, 23 Juin 1924
DIX-NEUVIEME ANNEE, No 49
SOIXANTE
à
he
MONITEUR
REPUBLIQUE D'HAITI
OFFICIEL DE LA
JOURNAL
PARAISSANT LE LUNDI ET LE JEUDI
LFONDÉ EN 1845
Bel
SERIE N" 36
NOUVELLE
Sommaire :
Lesabonnements; partent
Adresser toutes commuDemesvar Delorme EMILE MARCELIN.
du 1er ou du 15, an gré de
nications à Monsieur
LES SIGNATAIKES DE L'ACTE E L'IxDÉVES- S. ROUZIER. a l'abonne,
MAURICE BRUN, Directeur.
DANCE : Yayou (SI uite.)
Avis.
ARZ MAAETH EC1SEDROAEE
ABONNJ EMENTS ET DES VENTES AU NUMERO
TARIF DES
Un an Six mois Trois mois
G. 6 G 4 G. 6. 2 3
Port-au-Prince
9 66 5
6 4
Départements.
6 12 46 7
15 centimes
Le numéro Etranger. courant.
30 centimes
Le numéro, passé le mois
30 centimes, plus 50 centimes par année,
Le numéro des années échues. de 10 0:0 pour l'abonné
avec un escompte
RUE FÉROU - TÉLÉPHONE: : 439
BUREAUX & REDACTION : 330,
PORT-AU-PRINCE
NATIONALE, Directeur : VIRGILE VALCIN.
IMPRIMERIE --- Page 2 ---
LE MONITEUR. de T'énergie et de la
bien différente les faveurs du pu- le constance. triomphe
DEMESTAR DELORME
blic haitien. Le premier eut tandis sans La leçon est faite pour élever la
réserve toutes les louanges,
pensée haitienne. 6 Que cherchent,
qu'on n'accorda qu'une complaisan- dit Delorme, les peuples qui veuCe n'est pas le moindre hommage te admiration au Damné. Nous com- de lent grandir ? La liberté, la sécurité,
à rendre i Delorme, de dire, prenons facilement Tengouement est ai- le travail, la prospérité, le respect de
aujourdhui surtout, plis a été pour tous pour Francesca:le sujet des Tétranger, Tordre dans la paix exténous le précurseur, le Maitre, nous mable et gracieux. L'histoire
rieure." Et il nous présenté, avec un
le sentiment très vif, amours du prince Ottoman, Djem, rare bonheur, la Hollande prospère,
transmettant très sincère, très passionné de T'art pour la jeune italienne, si idéale, respectée, dans la pleine jouissance
d'écrireet del la bonne littérature. bril- émeut, intéresse, captive plus
de son but si longtemps poursuivi,
de faire
de la vie de Ulrich,
d'une réelle
ESE
Et, certes, il importe notre pe- le. récit
l'auteur amasse, menant une vie calme, sans choc. ler toujours bien haut,en la renom- conscience duquel les vices et tous les sérénité, sans heurt et
tit ciel littéraire, la gloire,
accumule tous
Avant de fermer son livre, Taumée justifiée de ce remarquable crimes.
captive plus
de son but si longtemps poursuivi,
de faire
de la vie de Ulrich,
d'une réelle
ESE
Et, certes, il importe notre pe- le. récit
l'auteur amasse, menant une vie calme, sans choc. ler toujours bien haut,en la renom- conscience duquel les vices et tous les sérénité, sans heurt et
tit ciel littéraire, la gloire,
accumule tous
Avant de fermer son livre, Taumée justifiée de ce remarquable crimes. com- teur se retourne vers son pays et lui
écrivain, de notre grand prosateur. Mais ce qui donne un mérite
adresse ces lignes, d'une poésie jeuDelorme, aux premiers instants mun à ces deux romans, cest lesty- et fraiche :
les ovations et le est le même pariout. Les des- ne
de ses debuts.conmut ladmiration du public. Il eut criptions qui sont d'un peintre et d'un Je sonhaite que mon pays, que j'aime plus que
excita
une prise véCeux aiment les petits ta- moi, réfléchisse, médite surirexemple de cc petit
aussi dès ce moment,
et poèle. qui délicate, harmoqui s'est fait si grand ! ritable surl lesprit de son époque bleaux. à la touche
peuple,
de celles devaient suivre. inftu- nieuse et nuancéc, lisent souvent Connais-tu ce pays oit les myries fleurisent? Cest partuc qu'itl exerça lettres une haitien- cette page:
Oui,aurais-je répondu à Gcethe; mais je connais
ence salutaire sur côté les profiter la lit- : Quand le vaissean qui le portait entca dans le mieux que ccla :je connais une sans terre que vous une
nes, faisant d'un
large canal qui s'éleld entre Caprés et Procila, ne connaissez pas, une terre brigands,
térature nationale de son amour Djem poussa un cri d'enthonsiastne. tronver terre aux sites accidentés, aux montaghes sources bleuisde T'esprit, de l'au- Nullé autre part sur lat terre, antre cn part ne peut en ellet, les sant nssiniquement dans baies le lointain, aux deseclaire-deschoses emprnlerchonscumnt plus b àu spoctacle. les rivages. Nuile les iins, l mer, la lumic- sindes, vives et au jnillis-autes,aux bord desquelles s'étendeut. graciensement animées,
tre,imposants idéal. Il inaugura, par une pelite montagnes, re el te.ciel ne s'ha t9 reent avre le pius travaux de soctis gra des villes originales ; un pays aux d'ou brises sohabitudes
uoar
1 un
jamais
M
révolution du goit, des de mesure, deur, de la arec main plus des homurs. de gaus
mnéns, leil ne permanentes s'éloigne , un pays pays fait pleurer d'an- , une
d'élegance, dharmonic, l'avéne- Naples se déroulait, toule blanche de au son loin éclai- gnisse ses enfants exilés aux frondaisons ses rivages féerict prépara en quelque sorte
rée par le soleil couchant, le lung et ses
# ierre aux anses. endormies, enivrants, aux neclars
ses rivages
aux
Encar
ment d'une. littératuro nouvelle, qui cinq replis, s'étendail, entre imense, de Nisène à Cam- ailleurs ques, inconnus; parfums ; aux lles luutes remplies MERt
est bien cellc daujourdhui. jamais, De- panoraina panella, stir uge ligno grandiose infléchies de en sinuosités côles ver- chesses accueillant végétales et l'étranger minérales; avec un hospita- an
démentir
lier.
d'une. littératuro nouvelle, qui cinq replis, s'étendail, entre imense, de Nisène à Cam- ailleurs ques, inconnus; parfums ; aux lles luutes remplies MERt
est bien cellc daujourdhui. jamais, De- panoraina panella, stir uge ligno grandiose infléchies de en sinuosités côles ver- chesses accueillant végétales et l'étranger minérales; avec un hospita- an
démentir
lier. MESITT
Sans SC
en exemple, doyautes, ou moins capriciensemasul profondes lan:ôt des baies, tantot de pays aux forêts toujours bruissantes et pleines de
lorme nous a gardé son culte anses, toules bordées d'habitations et fréinissante poésie 5 un à la puissance de ses
dans tous ses écrits, sa foi,
E jardins. latente n'atlend" qu'un Pinl vouloir dans le
belles ordonnances et du noble A droite, le promonloire
Sorrente dé- enfants, #. de héros, pour se distinguer qui s'est
des
des. idées, jusqu'au vel-ppail au loin ses bords wie garnis Castellamare, d'oran- nonde. Connais-tu à ce pays-la se 9Un
libre,
on se montre
libre et tient toujours
EAL
jonrou arrangement la plume.cette plume fut les jusqu'au ruines de détonr Stabies. Lâ la côte srabaissait lane du fail iudépendant. sur mon pays
Thonneur etlc charme, de sa eeLi E en plage unie, blanche de gravier, et bordée la de sa Voila comment de on edt répondu ! tomba des mains, briséc parla mort. large allait y rouler, Après en ce marmuran, coude, le rivage, se re- dans la cantilène Miguon
Ila aimait beaucoup la littérature, et frangedrccunse. pliant pour a'ler vers Naple-, dessinait graciense. devact Ily, a dans les livres de Deloraveci ferveur, avec enthousiasme, inent ses méandres infinis à en renfler passant des monti- ainsi qu'onle voit, quelque choles lettres n'ont pas trahi son Pompei, où commencent Ces renflements se s'élevaient pro- me, est comme la marque percules noiràires. de la mer et allaient se qui
talent et qui lui
amour. en s'éloignant
sonnelle de son
.. de Delor- gresivement form r un plus feu, lom du les Yésuve, premières croupes domine : donne une originalitébien trânchée:
De tous les ouvrages le Damné, des Petits: la montagne la tèle "t ceinte de son nuage # de fumée flamme. du- c'est le don du charme. me,(Francesca, les Théoriciens au Eis rant jour,et la nuit, de sa couronne
Je me souviens encore de l'avoir
- la Hollande, celui ), jouit d'un plus
Hollande est une vu, l'année même de son décès, un
Pouvoir est succès. qui Ce sont des Les Petits : i tout à fait
jour que jétais allé lui apporter le
grand etl légitime relatée, com- ceuvre d'un intérêt
et histori- partide monadmiration. etla
morceaux d'histoire
culier. Revue intelligente
témoignage de mon esprit. Il
mentée, dialoguée, sur quelques-uns sou- que de Tévolution' d'un petit peuple. reconnaissance au
un séjour
exercé une part
le territoire, le nombre était revenu pays.pour
de ceux quiont
et les Petit parl
par le tra- de
mois, vieilli, brisé par
veraine dans le gouvernemcnt Tout est à des habitants, mais grand par
quelques et la maladie, les yeux un peu
destinées de leur pays..
ignage de mon esprit. Il
mentée, dialoguée, sur quelques-uns sou- que de Tévolution' d'un petit peuple. reconnaissance au
un séjour
exercé une part
le territoire, le nombre était revenu pays.pour
de ceux quiont
et les Petit parl
par le tra- de
mois, vieilli, brisé par
veraine dans le gouvernemcnt Tout est à des habitants, mais grand par
quelques et la maladie, les yeux un peu
destinées de leur pays.. du vail et la prospérité. T'àge voilés
un commencement" de
admirer dans ce livre-Tampleur colo- Delorme nous a montré ici, en
par le cerveau toujours luciton, la beauté du style, élégant,
des dissertations courtes.heureuses, cécité.mais heures inoubliables duré et fin, la souplesse des dialogues. faciles, le modèle d'une nation digne de. Quelles
Delorme rappela
M. Delorme mèle une simplicité érudition. de la liberté parcequelle n'en abusa rant lesquelles de jeunesse et fit le
abondante à une aimable
L'impression- qu'il a voulu ses souvenirs
certainement son meilleur ou- jamais. lumière, récit de ses voyages! Cest
produire par lesfaitsmisen
Je partis enchanté de ce causeur
vrage. le Damné, scs deux les arguments groupés avec soin,est cest
de verve, d'une proprièté de
Francesca et
manière pleine de sens et de bon sens,
plein
romans, ont partagé d'une --- Page 3 ---
LE MONITEUR. langage véler à exquise, moi, qui venait de se ré- tophe. Il
yelle et séduisante, sous une forme nou- du Nord de ordonna s'acheminer aussi au messager Pour éviter l'effusion du
me et derniére
par une supre au-Prince. Ilparcourut sur le Port- était sur le point d'avoir lieu, sang, H qui fit
de lettres. coquettericd'homme ne de Léogane et les environs, ensuitelaj plai- cal- chie onnaitre à au général Pélion que l'anar
EMILE MARCELIN agités mant les esprits qui étaient
que sa était son comble à Léogans et
et préchant aux cultivateurs toujours la Pélion S'y présence rendit. y était indispensable. soumission parvint à Jeurs chefs. Quand il réconcilia
Par sa modération il
exploitait sur Phabitation Faucher, qu'il tudesde Yayou, les parties, calma les inquiéLES
depuis sous Dessalines, il du colonel condamna la conduite
SICNATAIRES
forle appril qu'il se faisait contre lui une tournaa à Dieudonné Charlot et re-. propagande dans les sections de bre, emmenant Port-au-Prince, le 13 NovemDE
Tete-d-Beenl, Fourck de de Grand-Gnave et de néral Marion dontla avec lui l'adjudant g6marre, colonel Pelit-Goave; qae c'était La- vait que renouveler les présence ne pouL'ACTB DB
du 3e bataillon dela24e de et Quique,chef avaient existé à
désordres
L'INDEPENDANCE rigeaient. On lui ce corps, qui la di- considérail, à tort, Léogàne, comme car le Yayou #
s'était concerté avec annonça queLamarre auteur de tout ce qui s'était principal
tantsd del Léogane pourl'abattre plusieurs el quele habi- Yayou, créole de la Grande passé. command., int Quique l'altendait"
ayant contre lui
Rivière,
YAYOU
son bataillon pour le sacrifier, avec trouvait fort peu T'esprit de de localité,:
il se rendrait Sur sa
quand les populations de sympathic dans
(Suite)
platnedePetil-Goave?" propriété dans la tants de
TOuest.
uteur de tout ce qui s'était principal
tantsd del Léogane pourl'abattre plusieurs el quele habi- Yayou, créole de la Grande passé. command., int Quique l'altendait"
ayant contre lui
Rivière,
YAYOU
son bataillon pour le sacrifier, avec trouvait fort peu T'esprit de de localité,:
il se rendrait Sur sa
quand les populations de sympathic dans
(Suite)
platnedePetil-Goave?" propriété dans la tants de
TOuest. Les habiprofondir ces rapports Yayou, sans ap- supportaient Farrondissement avec
de Léogâne
mensongers, revint à Léogâne. qui étaient trés- torité parce qu'il impatience n' 'élait de son leur: aunels Ladindant-général: Marion, les colo- contre agité, se répandant en menaces quartier et qu'il était, du pas reste, trèsétaient Dieudonné Charlot et
en
ceux qui, lui avait-on it, violent. parut se en mésintelligience avec Lamarre lui. Il da à voulaient à ses jours. Il man- Aussitôt après le départ de
repentir d'avoir les
Léogane le colonel
Dieudonné
Pétion,
mes contre Dessalines, appela pris chez ar- lui ainsi que plusieur. officiers de amarre, la 24c. arrestation, Charlol, s'était appréhendant et une:
Inginac, T'ex-directeur des
Lamarre lui répondit gn'il
toute la
du caché, 13
pendant:
ell'entoura de sa protection. Le10No. domaines pis à SUs ordres ct qui ne n'obéirait se
n'avait pu journée
Novembre, on. Grande vembre, un messager arriva de la à porterait Port it Léogane yue po I se rendre trans- minuit. L découvrir général sa retraite. VersRivière du Nord AfL
au Prince où l'appe aient des s'élait réfugié dans Yayou une apprit qu'il. porteur d'une lettre de Léogàne, à affaires priv es. Cette réponse exas du cimelière de
ma'son prég
son adresse. Ce dernier Christophe péra davanlage le général Yayou proposait à la Léogane et qu'il selui inspirer des craintes s'efforçait à
de invectiva contre Lamarre
gui dre les
pointe du jour d'atteinhabitants et des soldats de Tégard des ment. Dès que celui-ci arriva publique- à
qui étaient montagnes en
de Grand-Godve
du Sud qui,1 lui disait-il. détestaient POuest et gâne, il se transporta en la demeure Léo- voya pour I arrêter grande rumeur. Il engens du Nord. Il luirappelail
les de Zayou, et en présence des soldats chément. Dès
un fort délache.:
des circonstances de" la plusieurs montaient la garde chezce
aperçul les que Dieudonné Charlot:
entre Toussaint et Rigaud guerre et civile 4 linjuria avec fureur et le général, coups de snldats, il tira sur eux deux
tait à être sans
T'exhor- même de son
Il menaça une pistolet. mais il tomba sous
de sa famille inquiélude était sur le sort sitôt après pour poignard. le
partit aus- cette décharge de mousqueterie. de-Rivière,
à la Gran- bruit se
l'ort-au Privce. Le
exécution, tout rentra dans Aprèsen Aura
répandit au Petit Goàve
dre à
et
l'orqu'elle était lobje! donnantramaurance de toute Lamarre avait été arrétéà
ancien ascendant. Léogane Yayou reprit son
sollicitude.
famille inquiélude était sur le sort sitôt après pour poignard. le
partit aus- cette décharge de mousqueterie. de-Rivière,
à la Gran- bruit se
l'ort-au Privce. Le
exécution, tout rentra dans Aprèsen Aura
répandit au Petit Goàve
dre à
et
l'orqu'elle était lobje! donnantramaurance de toute Lamarre avait été arrétéà
ancien ascendant. Léogane Yayou reprit son
sollicitude. En terminant
sa chef de bataillon
Léogâne. Rec
il le priait de. croire sa lottre, aucun mouvement Quique, sans faire Le 28 Décembre 1806, le général de
et à la confiance lui à son estime marcher sur
militaire, parla de brigade Yayou fut élu sénatecr
son courage, lui exprima que avait inspirée Ilne revint sur Léogane sa d termination pour le délivrer. l"Assemblée de
Cofstituante. A la séance par
ciait les services qu'il avait gu'il appré- apprenant que son colonel était qu'en Torganisation du Sénat, alors que
la patrie et qu il déplorait rendus à
e Port-au-Prince. Yayou parti Christuphe marchait contre Port-aulines I edt envoyé dans lOuest, que Dessa Fatat de la conduite de Lamarre avisa écrit Prince, au T"Assemblée décida qu'il serait
bligeant à quitter des lieux en lo des paroles de Quique. Lamarre et cer près général de Yayou de faire avanleur avait arrachés aux que sa va- aussitôt arrêté livré à une
fut
la capitale les troupes de
you n'ignorait pas qu'il n'avait Français. été Ya sion militaire jugé et condamné commis- à
Tarrondissement' de Léogane. placé de la Grande-Rivière
dé- tre ans de prison et à la
qua- Dans la soirée du 31
lines qu'à linstigation de par Dessa-! Ie chef de bataillon Quique, dégradation. les était à Porl-au-Prince Décembre, à la tête Ya- de
soemmemiremonnel Christophe, ordres de Pétion, fut arrété et par Ie1 21e
Les
il
demi-brigade. montra satisfaitquillair Cependant, rendit se Port-au-Prince, jugé et conduit è Christophe arrivérent le ler trouyes de
Il communiqua cette lettreà justice. - peine capitale, une condamn préten d ue à 1807, en présence de l'armée Janvier
citoyens qui avaient sa plusieurs rébellion contre
et
caine au bord de la rivière de républilui
confiance. Ils
exécuté
Fsstuet
rappelerent que
dès en place publique. Ces rigueurs irri- Le général Yayou commanda en Sibert. vain
1805, avait entretenu Christophe, une
térent davantage- les
de à la 4e del l"'Artibonite de
dance avecGeffrard contre cotrespon- rondissement
habitants l'ar Le
un instant rétrograders
sa
combals'engagen
que
mauvaise foi était évidente Dessalines, De Son côté, deLdoganecontre le colonel Yayou. L'armée républicaine fut mise après. qu'il ne voulait faire de lui
et Charlot, parent de Lamarre Dieudonné et
route. Le général
fit de en détrument pour bouleverser l'Ouest. qu'un ins. personnel de Yayou suscitait à ennemi ce der- efforts 'pour rallier Yayou les
vains
you, frappé de la
de Ya- nier toutes sortes de
Sibert aDrouillard,
fuyards. De
servations,
justesse ces obcontrariélés en yé la
Yayou avait déploenvoya à Pétion, un méconnaisantsans Sesse.sonautorité.
é et
route. Le général
fit de en détrument pour bouleverser l'Ouest. qu'un ins. personnel de Yayou suscitait à ennemi ce der- efforts 'pour rallier Yayou les
vains
you, frappé de la
de Ya- nier toutes sortes de
Sibert aDrouillard,
fuyards. De
servations,
justesse ces obcontrariélés en yé la
Yayou avait déploenvoya à Pétion, un méconnaisantsans Sesse.sonautorité. plus brillante valeur, à la. capitaine de la 2ie, la lettre de par Chris- L'adjudant-general Marion avait
quelques cavaliers,
tête de
en venir aux mains : avec failli plusieurs charges. d'arréterles s'efforcante. par
Yayou. de Christophe pour donner aux dragons fantas- --- Page 4 ---
LE MONITEUR
colonel Vancol à
NATAAT
pendant, Yayou avait déjà sauvé la tête l'ennemi, de la 17e; par mais le il fut repoussé,
d'atteindrele)
Tste
sins républicains! let temps aux sol- ville. Pétion donna à ce général et Le président Pétion, parti de Port-auPort-au-Prince. Il comianda Ambroise venait d'acquérir une grande gloire Princel le 26 à 31 heures du matin, arridats de la 12e, que Magloire de Pétion, marques éclatantes de son admiration. cette mé. va sur T'habitation Prince à 10 heures
avait envoyés aux secours
posi- Yayou avait été le héros de
le même jour. II blâma le général Yade rétrograder et d'aller prendre est morable, journée. Dans celle. circonsfait attaquer le port de
tion au fort St Joseph. ( Lrennemi quia tance critique, Pétion F'approuva d'a. you d'avoir sans ses ordres. Le général
ne
Boucassin
le
sur nous, s'écria-t-il, songeons entra à voir souffert le pillage d'un, grand été Pierre' Toussaint commandait dans
sauver la wille. > Dès quril les fuyards, nombre de boutiques, car c'eût
Un bataillon del la 4e Toccupait. Porl-an-Prince. il rallia
car augmenter ledésordre que de chercher port. Pétion le fit cerner étroitement. Pierre
prit le commandement de Pétion, de larmée, et, vigou- à le réprimer. Toussaint s'échappa. L'armée républion ignorait secondé le sort de Lys ct de Ca- Le 8 Janvier 1807, Christophe leva caine investissait St Marc Gonaives lorsqu'on par le
reusement il échelonna le long des fossés, le siège de Port-au-Prince. Lc général de apprit Tévacuation des
Pétion
rreaux, des
des pères Yayou, plein de joie de la retraite général Bazelais. Le président et rentra à
la plupart mème jeunes-gens, des enfantsde 15à14 lrennemi, disait avec satisfaction qu'il leva le siège de St Marc
toute
de famille,
compagnies avait bien annoncé qu'on n'eat pas Port-an-Prince, de crainte que sur
ans environ et quelques toutsem- tardé à connaitre Christophe, homme l'armée deChristophe nel lui tombât
de troupes de il ligne. ne désespéra Lorsque pas de la inflezible et de sang. le dos. blajt perdu, dela liberté, Les fuyards qui
le général Yayou Pendant l'absence du président, les
cause continuaient à rentrer groupès, Le 29 Janvier, la première colonne de ennemis personnels de Yayou,envieux
les maisons commanda
le bruit que,
pillaient les magasins fe
au l'armée de la République marchant de sa gloire, répandirent montré
abandonnées.
pas de la inflezible et de sang. le dos. blajt perdu, dela liberté, Les fuyards qui
le général Yayou Pendant l'absence du président, les
cause continuaient à rentrer groupès, Le 29 Janvier, la première colonne de ennemis personnels de Yayou,envieux
les maisons commanda
le bruit que,
pillaient les magasins fe
au l'armée de la République marchant de sa gloire, répandirent montré
abandonnées. Le général Yayou, contre Christophe sous les ordres de pendant la campagne, ils'était discours demilieu de cette confusion, ne faire, pouvant tout Pétion. Celte colonne avait atteint I hostile à Pétion facile ses Yayou de
sévir contre eux. les laissait
.dont le fort oc. vant St Marc. Il
à
Crr
les
à défendre la place Thabitation Sabourin de la 20e de
le président que ses paroles
en exhortant qu'il leur represen- cupé par un bataillon enlevé à la baionnette convaincre n'avaient pas limportance qu'on y atcontre Christophe
Christophe, fut
tait comme un affreux tyran. les par le général Yayou. Elle se à la porta tète tachait. Dans ce moment suprème, tous Le ensuites sur les Vases. Pétion, s'6- Sur ces entrefaites, le Sénat s'ajour"
furent mis en liberté. de la cavalerie de la 1ère co'onne, cerna na. prisonniers colonel Lamarre, qui avait été ladé- con- lança vers T'habitation 8e de Labarre,
L'accord du Sénat ct du Pouvoir
damnéà quatre ans de prisoneta oublié à légard un bataillon de la soldats Christophe.Ya- de mettre bas était de nature à faire comprendre au
gradalien pour avoir
you somma ses
à discréqu'ilétait dans une faus-. de Yayou tous ses devoirs mililaires, les armes ; ils se rendirent
généralYayou
contre la Répuaussitôl après sa sortie de prison, se tion. se voie,en Mais, conspirant il parait
déja
oà se te
quesétant
rendil au lortail St-Joseph
Yayou, laltète d'une brigade formée blique. et étant excité par des
maitle général. Yayou au premier rang
12e, marcha contre le bourg trop engagé perfides qui Fentouraiens
des troupes qu'ilavailr tréunics alla au des1icet dc 1Arcahaie : et la 3e républicaine, conseillers et qui le croyaient plus influent qu'il
devant de lui,T 'embrassa, lui annonça doana sous les ordres du colonel Gedeon, ne rétaitréellement, ilse résolut à tenqu'il avait oublié le passé et lui
traversa ('habitation Corlad et pénétra ter son ceuvre funeste. Se trouvant et à
sa propre monture. dans la grande route de St Marc
Léogâne,, il donna lordre aux 21e au
-
de la
réunir
Pt
A 2heures de T'après-midi, pendant couper la retraite de garnison la
24e demi-brigades de se
de
Yayou attendait T'ennemi avec bourg. Les troupes du première grand complet sous le prélexte
que
on apprit que Pétion était division ctaient animés plus
marcher de honveaucontre St.
sa propre monture. dans la grande route de St Marc
Léogâne,, il donna lordre aux 21e au
-
de la
réunir
Pt
A 2heures de T'après-midi, pendant couper la retraite de garnison la
24e demi-brigades de se
de
Yayou attendait T'ennemi avec bourg. Les troupes du première grand complet sous le prélexte
que
on apprit que Pétion était division ctaient animés plus
marcher de honveaucontre St. Marc,
impaticnce. Blan
ler
ge. avait le pro:
E
débarqué à Mariani Le général
enthousinsme 3c de inspirait qui ainsi le président en
et
vint en même temps au néral Yayou. Rns Christophe. Recl mit à la tète de ces corps
chet jeune
et felicita Yayou de
T'ircahaie, cernée de toutes jet. rendità Port-au-I -Prince où it entra
Portail st Joseph songé à évacuer la ville occupail paris.mit basles armes Pétion prit pos- se un dimancher matin, à lheurede la
n'avoir pas
du
18 Juillet 1807. node
pourse replier sur Léogâne. Yayou cette session bourg. Sénat du 9 Mars rade. Cétait le
duChamp
fui annonça qu'il ne prendrait lenté de Daus la séance du
les Stnupeonatmunnreite Place Pétion. résolulion que si, après avoir
1807, oùt Pétion fut élu président pour deMars, appelée depuis
nouvenu la fortune, clle lui était con- la première fois, le géneral fut Yayou eut
traire. Au même instant, les troupes une voix. Le 19 Mars, il division, nommé comS. ROUZIER. au Portailst
de
de Christopie Elles parvinrent furent accueillies par parle Sénat desarondiseemente général
de Port-
(à continuer)
Joseph. vif d'artillerie ct de mous mandant et de Léogane. Le colonel
un teu
perte. Elles au-Prince
de
queterie eti repousséesavec mais par les Lys commandait sous Tarrondissement les ordres du
revinrent de à la valeur charge; de Yayou, de La- Port au-Prince, Yayou. Le 25 Mai 1807.l'avant
AVIS
marre prodiges et de Blanchet. elles furent cul- genéral de I'armée républicaine sortit du
sous les ordres
Tatées. Se Port-au-Prince,
sur Stsont avisés
Vers les 4 heures de l'après-midi, général Yayou, S 'acheminant
Le public et le commerce la . sicourrier venant de Bizoton se Marc. Monsieur W. Huneck aura
un présenta au Portailetr remit à Yayou En même temps, le général Bazelais mer que gnature de toutes nos maisons à partir
an billet de Bédouet écrit au erayon commandait une expédition par du ler. Juillet prochain. legnel celui ci lui annonçait que contre cette ville. Fres devant rentrer dans la ferme. place, Yayou avait sous ses ordres le Bou. gé- Port-au-Prince, le 21 Juin 1924. i exhortait à y, tenir Pétion toujours fits son entrée néral Wagnac. Il était parvent's Il
& Co. Un instant après,
l'entoura cassin le 25 Mai dans Tapres-tnidi
REINBOLD
a Port-au-Prince. La foule
Ce- fit aussitôt attaquer un fort qu'pecuet f'acclama comme un libérateur.
qui Fentouraiens
des troupes qu'ilavailr tréunics alla au des1icet dc 1Arcahaie : et la 3e républicaine, conseillers et qui le croyaient plus influent qu'il
devant de lui,T 'embrassa, lui annonça doana sous les ordres du colonel Gedeon, ne rétaitréellement, ilse résolut à tenqu'il avait oublié le passé et lui
traversa ('habitation Corlad et pénétra ter son ceuvre funeste. Se trouvant et à
sa propre monture. dans la grande route de St Marc
Léogâne,, il donna lordre aux 21e au de la réunir
Pt
A 2heures de T'après-midi, pendant couper la retraite de garnison la
24e demi-brigades de se de
Yayou attendait T'ennemi avec bourg. Les troupes du première grand complet sous le prélexte
que on apprit que Pétion était division ctaient animés plus marcher de honveaucontre St. Marc, impaticnce.
Blan ler ge. avait le pro:
E débarqué à Mariani Le général enthousinsme 3c de inspirait qui ainsi le président en et vint en même temps au néral Yayou. Rns Christophe.
Recl mit à la tète de ces corps chet jeune et felicita Yayou de
T'ircahaie, cernée de toutes jet. rendità Port-au-I -Prince où it entra
Portail st Joseph songé à évacuer la ville occupail paris.mit basles armes Pétion prit pos- se un dimancher matin, à lheurede la
n'avoir pas du
18 Juillet 1807. node pourse replier sur Léogâne. Yayou cette session bourg. Sénat du 9 Mars rade. Cétait le
duChamp fui annonça qu'il ne prendrait lenté de Daus la séance du les Stnupeonatmunnreite Place Pétion. résolulion que si, après avoir
1807, oùt Pétion fut élu président pour deMars, appelée depuis nouvenu la fortune, clle lui était con- la première fois, le géneral fut Yayou eut
traire. Au même instant, les troupes une voix. Le 19 Mars, il division, nommé comS. ROUZIER.
au Portailst de de Christopie Elles parvinrent furent accueillies par parle Sénat desarondiseemente général
de Port-
(à continuer)
Joseph. vif d'artillerie ct de mous mandant et de Léogane. Le colonel
un teu perte. Elles au-Prince de queterie eti repousséesavec mais par les Lys commandait sous Tarrondissement les ordres du
revinrent de à la valeur charge; de Yayou, de La- Port au-Prince, Yayou. Le 25 Mai 1807.l'avant
AVIS marre prodiges et de Blanchet. elles furent cul- genéral de I'armée républicaine sortit du
sous les ordres
Tatées.
Se Port-au-Prince, sur Stsont avisés
Vers les 4 heures de l'après-midi, général Yayou, S 'acheminant
Le public et le commerce la . sicourrier venant de Bizoton se Marc.
Monsieur W. Huneck aura un présenta au Portailetr remit à Yayou En même temps, le général Bazelais mer que gnature de toutes nos maisons à partir
an billet de Bédouet écrit au erayon commandait une expédition par du ler. Juillet prochain.
legnel celui ci lui annonçait que contre cette ville.
Fres devant rentrer dans la ferme. place, Yayou avait sous ses ordres le Bou. gé- Port-au-Prince, le 21 Juin 1924.
i exhortait à y, tenir Pétion toujours fits son entrée néral Wagnac. Il était parvent's Il
& Co.
Un instant après, l'entoura cassin le 25 Mai dans Tapres-tnidi
REINBOLD a Port-au-Prince. La foule
Ce- fit aussitôt attaquer un fort qu'pecuet f'acclama comme un libérateur.