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No 2: 7
SOETE
LIBERTE; INDEPENDANCE OU LA MORT:
GAZETTE ROYALE D'HAYTI,
Du 19 Juin 1817, quatorzième année de IIndépendance.
L'union fait la Force.
NOUVELLES EXTÉRIEURES.
effectuée, il se démettrait de son commandemnents
Poll- Les dangers dont la France est menacée, ont cté
CExtraitdu Liberals Jourmalfiiduphigue:
die on rovdiaper, dos latres Cdentie ellen i
disgunse/faendeutere A3 wevAkeAiSN9).
assurent quiletiste de vastes plans, combines auUnel lettre reçue directement de la Guadeloupe dedans et au-dehors, et tendansà opérer de nouveaux
et datée du 26 Octobre, dit : M. l'intendant Foulon bouleversemens en. France.
est ici depuis trois jours; rien n'est encore organisé.
Un jonrnal fait la remarque que la liste civile
Le commerce avec la France est disloqué; rien de ce de Bonaparte montait seulement à un vingt-septième,
qui arrive ici ne se vend : plas de consommation ; les et que celle des Bourbons monte à un quinzième du
habitans thésaurisent et font passer tous leursr revenus revenu annuel de l'état.
en Europe ouen Amérique oubliant ce quilsdoivent,
Les colonies seront anéanties par l'esprit mémedeceux M. Grégoire, ancien évèque de Blois, persécuté
qui les habitent. Tout tombe de vétusté sur les habi- et calomnié par un M. Bertrand de Molleville
tations et aucune réparation nes'y fait. Lafievrejaune ayant vainement tenté de faire insérer sa réfutation
enlève presque tous les jeunes gens qui viennent ici dans les journaux francais, qui contenaient les inculpour tenter la fortune; 56 heures de maladie termi- pations lancées contre lui. M. Grégoire s'est yu dans
nent leur existence.
la nécessité de reconrir à la bonté de son ancien et
On lit, dans le Courrierde Londres, rédigé par fidèle ami, le vénérable M. Thomas Clarkson,1 pour,
Pelletier, écrivain qui, depuis 25 ans, est à la solde faire imprimer dans les journaux anglais, la réponse
d'un certain parti:!
quil faite aux calomnies de ce M. Bertrand de
Le voyage que sa grdce a fait en Angleterre con- Molléville.
tinue de fournir matière aux conjectnres. Suivant Nous nous faisons un devoir de publier ces docuquelques-uins, l'objet qui a appelé sa seigneurie à mens, que nous avons extrait du Libéral, journal
Londres, est plus important encore qu'on ne l'avait philosophique politique ct littéraire, du 13 Jand'abord supposé. On prétend anjourd'hui quele noble vier 1817.
duc, qui est, certes, un juge très-compétent pour
M. Grégoire, ci-devant évèque de Blois, trés
prononcer sur la situation actuelle de la France, a connu en Angleterre par ses ellorts constans pour labodéclaré qu'elle était si dangereuse pour la tranquillité lition de l'esclavagé et du commerce des noirs, ainsi
de ce pays et même celle de I'Europe; quil serait que pour une conduite noble et couragetise én toutes
impolitique de rédnire le nombre des troupes qu'il circonstances, éprouve, en ce moment, des perséeucommande , quil désirerait plutôt qu'elles fussent tions dans sa patric. M. Bertrand de Molleville, 1o
ungmentées : di qu'aussitôt qu'nne diminution serait mémequi, il ysquelqussannces, publia, *Londres,
fnioa 6
de I'Europe; quil serait que pour une conduite noble et couragetise én toutes
impolitique de rédnire le nombre des troupes qu'il circonstances, éprouve, en ce moment, des perséeucommande , quil désirerait plutôt qu'elles fussent tions dans sa patric. M. Bertrand de Molleville, 1o
ungmentées : di qu'aussitôt qu'nne diminution serait mémequi, il ysquelqussannces, publia, *Londres,
fnioa 6 --- Page 2 ---
(
envers la
M. Bertrand, Bsitunméchan) homme
mity de mensonges at dinvectives
sociétédes commelistone foi à un tel témoin, M. Bertrand nousf fait
des noirs, continue à Paris de suiyre ce systême En ajoutant
il hante. Mais
torite: fais
amis
que dirait-il lui
de calomnie. M. Grégoire est attaqué par lui dans les voir quelle compagnie si quelqu'un le diffamait suc
snais n'atte
leur
journaux connus par excessive animosité contre mème, et que ferait-il
La relig
tout cequi est distingué dans quelque parti autre que un pareilt Huinoignage? qu'un homme de
mcs privat
le leur, il suflit de les nonimer, ce sont la Gnzette M. Bertrand suppose
coulenr,
jours prof
de France, le Memorial Religieux. - Tdmi de la nonmé Raymond, fut Togentdecetter nom négociationavee
cuser dof
Religtom
les amis des noirs, et cependant ce de Raymond
Conventio
II était naturel de vouloir répondre ade pareilles
plusicurs fois cette fausseté des colons,
cit aujour
a confordlu
sur les troubles de St-Doealomnies, et de faire paraitre la réfatation dans les Lecteur, liscs le ropport
substitné
mémes papiers qui contenaient les inculpations ; nais mingue, fait par Garran Coulon, d'après l'invitation
tions théo
ces journaux, toujours prets à publier des injures, se d'ane commission spéciale et des trois comités, tom. fat ordon
sont refusés à insérer aucune justification de la part 4, p. 489 ct suivantes, Vousy verrez l'infame intriou soitq
de l'accusé, S'adressant alors à un. journal moins in- gue de quelques colons, qui, pour accréditer cette
ouvertem
fluencé par la haine, ctp plus patriotique, M. Grégoire calomnie, ont eul'effronteriedel falsitier runc deslettrcs
écrits,
éprouva cependant un nouvean refusy et il parait que del Raymond,, faua dont ils ont été convaincus. voile de
lesc coneur.fmangisatsient déjà partout prislesdevans. Quiconque considère ces détails d'mn côud, et mon
conduite
Encet état de choses, M, Gregoire s'est adressé à indifference connue; je ne dirat pas mon) mépris pour
vilegiés
moi comme à un ami ancien et fidele Il me mande les avantages que donnent le rang et les richessesy
quil ne lui reste aucun moyen de repousser les atta- saura quellefoi on doit ajonteraux assertions d'hommes
ques du sieur Bertrand, sir ce n'estipar une publica- qui,
par leurs propres sentimens, ne croient
tion dqus les journaux anglais, qui.
'est adressé à indifference connue; je ne dirat pas mon) mépris pour
vilegiés
moi comme à un ami ancien et fidele Il me mande les avantages que donnent le rang et les richessesy
quil ne lui reste aucun moyen de repousser les atta- saura quellefoi on doit ajonteraux assertions d'hommes
ques du sieur Bertrand, sir ce n'estipar une publica- qui,
par leurs propres sentimens, ne croient
tion dqus les journaux anglais, qui. pourront par ha- pasquil jugeant soit possible qu's 'un autre puisse faire le bien
Correspe
sard revenir en France, et Y être lus par ses conci- par amour pour la vertu, et pour obéir au cri de sa
tement
Royens. I estisur, ajonte-t-il, ga'en faisarit un appel conscience. O
passage
a un généreux écrivain anglais dont- les: presses sont Si M. Bertrand de uho.lepnturemedasmeie,
lui est
libres, il n'en sera pas appelé en vain. Voici la tra- dre preuve de son assertion jele somnedelefuarei
C
duction de l'éerit refusé par les journaux frangais. si non.je l'accuse d'etreun calomniateur, quoique je
parler
Vos lecteurs jugeront par son contenu s'il y avait un ne veuille pas accompagner ce zot des épithetes que
Thabe
motif quelconque pour en empécher la publication lui conviennent sij justement. souve aussi
en Francee
Depuis ma prémiere) jeunesseje me suis dévoué ilk
ancie
Sione Trnvce C
causc de ropprine Loin d'avoire rétéguidédans cechoix
mini
du Redlacteurde la Gazette de France. par aucun motifforédiperensel (quàtesyeuxest
faitl
plus que sordlide), jelai aidé toutes les fois que je
deux
Monsieur, lors de mon retour aParis, après deux l'ai pu, non seulement de ma plumes thais aussi de
const
mois d'absence, jar appris que mes ennemis avaient ma bourse; et si en continuant à remplir ce devoirje
form
publiéde nouyelles diatribes contre moi. Je publiai, il suis exposé à de nouveaux outrages, je consensalen
fois
ya deux ans, ma première et derniere réplique aux essuyer, Mcs forees commenocntidtécliner, il Lestvraif
libellistes qui m'avaient attaqué. Cette réplique, qui mais moncouragein'st; pas abattu. Je n'ai pas
quil dang
est bien connue de cenx xopuysont désignés (mais qu'ils mes principes comne d'autres l'ont fait, en chaugé vrais
ont soigneusement scélée à leurs lecteurs ), contient Protées, ont fait prefession de
qui, doctrine à la
une
réfutation des accusations qu'ils osent encore mode, ct les ont rétractés l'instant chaque
de
mettre en'avant, dansl'éspoir sans doute que cette ré- porté lalivrée de tous les partis; suivi d'après; qui ont
géttionleurtiendrait lieu de preuves. toutes les banCependant les libellistes ont avancé tne nouvelle nicres, et qui, ayant conrtisé égalementtouse ceux qui
étaient en place leur surviventà tous, et ont
calomnie, quej j'anrais méprisée au risque de les voir le comble des lionncurs et des
atteint
la
sc prévaloir de mon silence, si je ne croyais quil est leur envie
richesses, ce que je ne
atilede montrer 1a méchanceté de certains individus, Aut certainement pas.
banCependant les libellistes ont avancé tne nouvelle nicres, et qui, ayant conrtisé égalementtouse ceux qui
étaient en place leur surviventà tous, et ont
calomnie, quej j'anrais méprisée au risque de les voir le comble des lionncurs et des
atteint
la
sc prévaloir de mon silence, si je ne croyais quil est leur envie
richesses, ce que je ne
atilede montrer 1a méchanceté de certains individus, Aut certainement pas. et de faire voir à quelles bassesses peuvent avoir retemps oi, sn.laveiccherchée, la fortune me
n
cours.les hommes qui sc plaisent à détruirela réputa- sourit, j'nsai de ses dons d'ane manière qui cause le
d
tion des autres. regret quejaie d'avoir perdu ses faveurs. M. Bertrand de Molleyille, dans un onvrage quil Issont done bien ignorans ou bien perlides ceux qui
lui plait d'intitaler Histoirede la Révolution, accuse disent que jejouis de deux pensions, tandis quejen'en
la sociélé des Amis des noirs de s'être vendue pour eus jamais qu'une, et tencorem'est-elle retirée! Quella
défendre la cause des africains. Il me donne pour ma conduite basse envers un homme qui, outre quil est
part 80,000 fr, ce qui forme une grande diminu- épuisé par la douleur, le déplaisir et la persécutions
tion du calcul de certains colons, qui, ilya quel- est forcé de lutter contre la pauvrété, a1 Tépoque de
gnesannécs, vestimaientiplsieurs) millions les somnies la vie oi les besolns de la nature augmentent et sont
quejed devais avoirr reçues des juils et des Regres. Il est plus impérieux! Cependant, que mes amis vrais ou
vrai gue M. Bertrand apportes ses prenves, etl les voici: faux, ne s'alarment point: : je ne les importunerai
shtiend ecs renseignemens du chevalier Langlés, qui, de més plaintes; bravant l'adversité, je délierai aussi pos
mes ennemis, en mettant en pratique ma maximne fas --- Page 3 ---
méchant homme
C3
Bertrand nous faie
vorite: fais aux hommes tout le bien qTue tu peur,
que dirait-il lui
snais n'attends en retour que le contraire, a
le diffameit sue
La religion, dont je suis ministre, me console de
NOUVELLES INTERIEURES. mes privations. Mais ce meme principe que j'ai tou- Ilest arrivé du Port-an-Prince à Sans-Sonci M. lo
yoe de coulenr,
jours professd, et d'oprds lequeljaia agi, m'a lait ac- chevalier de Léveillé, accompagné d'un officier de la
negociationavee
cuser do fanatisme et de superstition, au temps del la garde de Pétion avec sa sceur. m de Raymond
Convention et plus tard, Ce langage, fort usité alors, Pendant long- temps nous avons cru que M, le
setd des colons,
estaujourdhni) passé de mode. Quelques-uns lui ont chevalier de Léveillé était mort ayant été détenu
des de St-Dosubstitnd une hypocrisie ascétique, at des dénoncia- depuis sept ans dans les cachots du Port- -au- Prince. res linvitation
tions thacologipues que IEvangile désavoue! Soit quil Aprésavoir gémi tant d'années dans ces cachots, il a
comités, , tom. fit ordonné ces hommes de noirdir ma réputation, mis un terme à ses longues souffrances ayant eu le
l'infime intriDu soit qu'ils le fassent par l'intérêt de leur nature, bonheur de pouvoir forcer la prison et de s'évader.
dans les cachots du Port- -au- Prince. res linvitation
tions thacologipues que IEvangile désavoue! Soit quil Aprésavoir gémi tant d'années dans ces cachots, il a
comités, , tom. fit ordonné ces hommes de noirdir ma réputation, mis un terme à ses longues souffrances ayant eu le
l'infime intriDu soit qu'ils le fassent par l'intérêt de leur nature, bonheur de pouvoir forcer la prison et de s'évader. ccréditer cette
ouvertement en mettant lours noms au bas de leurs Ces trois personnes sont arrivées auprès dul Roi, qui
une deslettrca
écrits, ou ( ce qui arrive le plus souvent ) sous le les accucillies avec une bonté vraiment paternelle. aincus. voile de l'anonyme, et par conséquent en liches, leur Le sieur Louis Lubin homme de couleur, ess
coté, et mou
conduite prouvequ'il existe une classe dussassins) pri- aussi venu se rallier à la vraie cause de tous les baymépris pour
vilégics aussi méchans que ceux qui cherchent à tuer, tiens; il est partide laci-devant habitation Truitier,
Cs richessesy
Catcone (ancien évèque de Blois)
résidence de M. Pagnanoty près du Port-au-Prince;
ns d'honumes
ila touché à Saint- - Marc dans un canot, et deld
necroient
Si l'on avait besoin d' 'une nouvelle preuterquela il) s'est rendu par terre à Sans -Souci, od il a été
faire le bien
Correspondauce du Courrier de Londres vient direc- présenté au Roi ; Sa Majestél'a accueilli avec bonté
Paris,
ct lui a donné des
de sa libéralité. au de sa
tement de la police de
on la trouverait dans le
marques
passage suivant, extrait d une lettre particuliere qui Les rapports de ces personnes se confirment àdire
Jai est adressée. qu'il y a dans tout l'Ouest et le Sud, sous le come
cei moin
On: a remarqeé, parmi les orateurs inscrits pour mandement de Pétion une fermentation générale dans
dele fatre
parler contre le projet de loi relatif à la suspension de les esprits tout est màr pour un grand changement. quoique je
Thabeas-corpus - ur nom qui se raunche à tous les Pétion craint beaucoup les généraux noirs; ceux-ci
pithctes que
souvenirs d' 'une police qui, assurément, n'était pas se tiennent sur leurs gardes. nusse libérale que la police actuelle. M. Saulnier, Les hommes de couleur le haissent généralemens
déroué
ancien sccrednanre-geinedral de la haute police sous le ils lui reprochent, avec raison d' 'être la cause et le
son ambition démiesurée, de tous les
dans ce choix
ministere de Savary et deFouché, rerwur ne sest pas moteur, par
civile. es yeurest
fut la réputation dôue resté janais en arrière de ccs maux qu'a produits la guerre
e
s'être fait nommer Présiderst de
fois que
deux grands maitres, en fait de mesures. plus qu'in- Pétion après
trois avais
aussi de
constitniomnelles proteste anjourdhui contre les quiatre ans en quatre ans pendant fois,
devoir
formes légales dont le roi éprouve, pour la dernière terminé sa jonglerie par se nommer lui-même Présibalancé
à
nommer
ns
les
fois peut-dure, le besoin contredes factieux obscurs, dent à vie; ila, dit-on,
pour se
ilest
contre des
mais ila hésité.. il a craint le ridicule;
vrai;
quil serait facile de compter, ou méme
Empereur;
Brutnsdevenu
ont n'auraitj jamais
sans rire,
changé
dangers quil est permis de ne plus prévoir!
terminé sa jonglerie par se nommer lui-même Présibalancé
à
nommer
ns
les
fois peut-dure, le besoin contredes factieux obscurs, dent à vie; ila, dit-on,
pour se
ilest
contre des
mais ila hésité.. il a craint le ridicule;
vrai;
quil serait facile de compter, ou méme
Empereur;
Brutnsdevenu
ont n'auraitj jamais
sans rire,
changé
dangers quil est permis de ne plus prévoir! puregarder
en vrais
Empereur,
délabrées;
lit dans le Courrier Les finances sont extrêmement
la Répuine la
Depuis quelque temps on
menace de faire
sa monnaie de
qui ont
de Londres des articles virulens rédigés contre, le blique
banqueroute;
Roi
des invectives, des cuivre perd plas de cinquante pour cent. bangouvernement du d'ilayti;
calomnics les atroces ne lui Lorsque les assignats perdaient, Robespierre pour
eux qui
mensonges eudes
plas
leurrer le
les faisait rentrer, et une nouatteint
sont pas épargnés; mais ce qui démontre pleinement
peuple, les
bientde
et la méchanceté de leurs auteurs, c'est velle émission d'assignats remplaçait, qui
je ne
la turpitude
était réduits au mème taux
premiers , Pétion
traits
queles
qu'ils n'ont pas même conservé à leurs enve- son fidèle imitateur retire de la circulation sa monde la vraisemblance, tant ils ont été
une me
nimés l'ombre
les effrénces; nous. les naie de temps en temps et la remplace. par d'autrea
ause le
dictés par les passions plus
qui ne valent pas mieus; c'est de cette manière quil
avons attribué à Ja plume vénale ct mercenaire de
le pauvre peuple et engloutit les fortunes des
stipendié par les ex-colons et trompe
giti
certain personnage
particuliers. de LonisXVIII: ces hommes pervers,. en
par la police
Antrefois Pétion avait un penchant décidé pour
par le vil oppit du gain, sous le masque
Juella
gouvernés
à la marine maintenant il se mélie beaucoup de sce
de l'anouyme, distillent leur poison ct disent tour
ont
condu bien ct du mal de tout le monde, suivant marins et les néglige depuis quils tentéde
ition
tour
Thonneur duire ses bâtimens dans un des ports du Royaume. leurs intérêts, et ils nie comptent pour rien
e de
Généralement tous les hommes pensans, tous lca
et l'anour de la vérité,
ont
bons pères de familles soupirent et désirent un chanou
gement qui pourrait les retirer de l'état d'anarchie et
par
de désordres ou ils sont plongés; tous brôleut do 60
aussi
e fao --- Page 4 ---
( 4 )
l'antorité juste et paternelle da Roi Tadministration des finances perçoive en numéraire
voir réunis sous
leurs voux soient Fexaucés! 1 ou en denrées valeur réelle, le montant de la vente. d'Hayti; Diea veuillequel
de Tla fable desl biens domaniaux. Maisdfe leur dirai comme. au charetice
Pour asscoir notre jugement, nous avons supposé
Aide-toi, le Ciel t'aidera. les proportions suivantes:
a de Sbatis DE a
Pour une sucrerie dont le produit serait
du RAPFORT fait au ROI, par te supposé de. 100,000 livres desucre.
en denrées valeur réelle, le montant de la vente. d'Hayti; Diea veuillequel
de Tla fable desl biens domaniaux. Maisdfe leur dirai comme. au charetice
Pour asscoir notre jugement, nous avons supposé
Aide-toi, le Ciel t'aidera. les proportions suivantes:
a de Sbatis DE a
Pour une sucrerie dont le produit serait
du RAPFORT fait au ROI, par te supposé de. 100,000 livres desucre. Suite Grand Conseil Etat et Mouifs du Projet de Pour le quart de subvention, cy. 25,000. Loi sur la Vente des Biens Domaniaux du Pour quartaffecté: aupayement. 25,000. Aux agriculteursponr rleurquart. 25,000. Royaume. Restantau propriétaire. 25,000. Le conseil d'état pense que les biens des' haytiens Quantité égale. 100,000 livres de sucre,
diportés en defeandantlaenedel lal libertéet del l'indé- Les autres biens domaniaux, tels que maisons, emipendance devraient continuerà étrerégis par l'adminis- placemens, hattes, salines, ete. seraient également
tration des finances et de l'intérieur. estimés et vendus pour des espices; les payement pourI soumet cette observation à la sagesse de Votre rait s'effectuer, toujours pour remplir. les vues bienMajesté. NOTE
faisantes de Votre Majesté, par vingtième sur le
Nouscroyons qu'imme commission de vente et d'alié- montant de Tacquisition la première année payée
nation des biensdomaniaux du royaume, nommée par toujoursd'avance, ainsi de suite ct annucllement jusle Roi et, présidée parl rle'ministre des finances, pour qu'an parfait payément: nous avons aussi pris pour
raité être chargeedelay ventedadit.licmauson du Roi. fiser notrej jogement les proportions ci-après:
Pour étallir la régularité et l'uniformité dans les Pour une maison estimce4: ,000 gourdes. opérations dela vente, des commissaires nommés par Premier payement d'avance, le vingtiène. 200 gourd. lei ministre dest finances et del l'intérieur pourraient êre Aunsideonitsamellonond jusqu'au parfaitpayementchargescolletiyenertidelapssativementidelapsstatiomne des actes de vente Pour unemaison de Soo gourdes,
desl biens domaniaux, d'après lc renvoi de la commis- Premier payement d'avance, le vingtième. 40 gour. sion de venseetd'aliénation. Ces commissaires seraient Et annuellement et commedessus. chargés detenirlesé écritures et de présenter à lacom- Le payement de la vente d'un bien domanial cst
mission de vente le résultat de ses travaux laquelle assuré par Thypotheque qui existerasur lefond et lcs
zendrar compte. des siens à Sal Majesté. revenus jnsquan parfait payement. Nous,avons pensé qu'il était juste que les débiteurs Hest Joisibleaus aerméreurs des'acquitter leplutér
delctat ne pourraient sec.
és detenirlesé écritures et de présenter à lacom- Le payement de la vente d'un bien domanial cst
mission de vente le résultat de ses travaux laquelle assuré par Thypotheque qui existerasur lefond et lcs
zendrar compte. des siens à Sal Majesté. revenus jnsquan parfait payement. Nous,avons pensé qu'il était juste que les débiteurs Hest Joisibleaus aerméreurs des'acquitter leplutér
delctat ne pourraient sec. portor acquereurs des biens possible du montant de leurs acquisitions, pour être
domaniaux, qu'autant qu'ils sc seraientlibérés de ce déchargés de tonte hypothèque et obtenir la radiaguils divengatéricuremneat à l'état. tion des biensducadastre général des biens domaniaux. L'action dela vente, des biens domaniaucannullera Parla grande facilitéacondéetam pour acheter que
Rcbailqui en anraitpu avoir été preoolemmentpauseés pouraoquiterlemontuantdesacquisitions, legrandconT'acquéreur entrera en jouissance aprés la passationde seil pensequilserait nkcosainedemglegerde moyens
T'acte de vente, saufà lui al remplir aprèsles autres for- coercitifs contre les acquéreurs de mauvaise foi qui
malités d'usage. seraient convaincus davoir détourné soit partie ou
Le conseil d'état croitquelen moded'achatetdey paye- totalité de ses revenns, afin de diminuer le payement
ment lep plus fcltporisaymdmmda biens doma- quil doit effectuer annuellement, et quil doit être
niaux, serait de prelever le quart tes revenus sur le contraint par voiedejusticea effectuer son payement,
produit brut des habitations suereries, caféteries > et en outre poursuivi criminellement, suivant la loi
cotonneries, cacaoyères et indigoteries, jusqu'au par- sur les fraudes : comme aussi lcs acquéreurs qui
fait payement du prix anquel ces biens auraient été n'auront pas effectué aucun payement dans l'année
cstimés et vendus, independammentdu quart de sub- scrorit tenus de justifier des causes quil lcs en auront
vention et celuiafferant aux agriculteurs, comme tous empéchés, et a l'expiration de quinize années apris
les proprictaires du Royaume sont tenus de payer sar la passation de l'acte de vente, ceux qui nc sc seront
leurs revenus. pas totalement libérés du montant del leurs acquistPar ce système libétal, le payement devient facile tions, y seront contraints par la voie de rigueur ; le
et certain ; il offre aux acquéreurs la faculté d'être conseil ayant pensé que le délai de quinze annces
libérés dans un certain nombre d'années, sans faire de accordé ansdits acrquéreurs était plus que sullisant,
sacrifices, et leur laisselequart des revenus manufac- pour eflectuer le payemenit final de leurs aequisitions,
turés, pour couvtir des frais de faisance valoir et se à moins cependant qu'ils ne justifient en avoir did
procurer des moyens de subsistance. empéchés par descascomsjeureoetinperus,qrluils
Pour concilier les intérêts des acquéreurs des biens sont tenus de faire constater légalement. demanianx avec ceux de l'état nous leur avons laissé
la facilitédeselibérerdu quart alfecté pourleur payeLa Suile au Nunero Prochain. ment, soit en denrées au pris du cours de la place,
-
sgit en numéraire, au choix de l'acquéreur, afin que
ASans-Souci, de L'IMPRIMERIS ROrALR.