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a
LIBERTEÉ, INDÉPENDANCE OU LA MORT:
O
GAZETTE ROYALE D'HAYTI,
Du 17 Octobre 1816, treizième année de Vindépendance,
L'Union fait la Force.
Du Cap-Henry, le IO Octobre.
généreux,ami delal liberté; ;il est instant que nous
recevions une éducation vraiment nationale qui
LA goëlette anglaise Cathérine Anna, capi- enseigne à nos enfans dès leur bas âge à chérie
faine N. Thompson: sortant de Londres en vinat
sdnlatrer nos rois. notre liberiéet notre inde
sept jours de traversée, est arrivée le 21 du mois pendance ; et nos progrés dans les sciences et les
decnier.
arts confondront à jamais nos détracteurs,
M. Prince Saunders ainsi que quatre Messieurs
sont venus passagerssur cette goelette.
Nous avons lu dans plusieurs gazettes anglaises
Sa Majesté, notre très auguste et bien -aimé que nous avons reçues de Loncires, par la goélette
Souverain, s'occupe sans relâche des moyens à Cathérine Anna, que les armemens et expédiemployer, pouri introduire dans le royaume, l'ins- tions faites par les espagnols de Carthagene
fruction publique.
contre les royalistes de la Terre-Ferme avaient
On prépare dans ce moment, au Cap-Henry, eu lieu dans le royaume d'Hayti;il nous semble,.
de très- beaux locals destinés pour Tétablissament et la justice exige, que l'on ne devrait jamais
des écoles nationales, sur le plan et la méthode confondre les opérations et les démarches impode Lancaster. Dans les différentes villes du litiques de Pélionavec la conduile sage' et mesurée
royanme il sera forméscdepareilles établissemens. du gouvernement de Sa Majesté , nous croyons
Sa Majesté a fait un accueil distingué aux Pro- devoir faire connaître à nos lecteurs étrangers que
fesseurs, Artistes et Maîtres d'écoles qui sont par nos lois, le gouvernement ne peut se méier
venus pour se fixer à Hayti, pour enseigner la dans les affaires de nos voisins les intentions forjeunesse; ils ont été traités honorablement et le melles de Sa Majesté sont de ne jamais permettre
gonvernement leur a alloué de bons appoin- qu'il soit fait dans aucun des pors du royaume, 9
temens
soumis à Tautoritéroyale, aucun armement ni
Le projet du Roi est d'introduire l'éducation et expédition, soit en faveur ou contre nos voisins,
la lengue anglaise à Hayti.
étant résolue de garder la plas parfaite neutralité
Combien ne devons nous pas applaudir aux dans les affaires da dehors.
grandes intentions de Sa Majesté : elle veut faire On a élé jusqu'à dire que l'on avait vu nos
au peuple hayien le plus bean présent qu'il est blimens de guerre cingler vers les iles du vent.
possible de luidonner. celai de l'éducation. Ilest Let ce méchamment, lors de l'insurrection de la
instant que nous abandonnions les moeurs et les Birbade] c'est un mensonge avéré; car nos
habitades Trançrises
prendre les mcewrs et bitimens de guerre. depuis long-temps, ne s'ocles maniéres des ENlrE de ce peuple brave et cupent qu'à faire le cabotage, et transporter les
guerre cingler vers les iles du vent.
possible de luidonner. celai de l'éducation. Ilest Let ce méchamment, lors de l'insurrection de la
instant que nous abandonnions les moeurs et les Birbade] c'est un mensonge avéré; car nos
habitades Trançrises
prendre les mcewrs et bitimens de guerre. depuis long-temps, ne s'ocles maniéres des ENlrE de ce peuple brave et cupent qu'à faire le cabotage, et transporter les --- Page 2 ---
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denrées du gonvernement dans lej port de la enpi- de manières l'amour du petiple : anx vices odieux succéda
tale; s'ils sortent quelquefois armds et en vue
de Thonnère et du benu; le
nos ports, ce n'est pour. protéger les le com tivité, de l'indolence la sobriété prirent la place de travail.Fac- la paresse,
merce CPEE menacé les
honorable et de la debauches alors il était
Nous pouvons
aerauient les RESAIE du le devenir. d'être vertueux, chacun s'efforça de
ginois ne fréquentent anlrnsnienr ports
royaume; les haytiens, bien loin de vouloit L'institution sublime de la monarchie. s'expatrier A servirefinstrummeng à aucun parti donnant au gouvernement une forme
en et
quelconque. sont déterminés à rester paisible- solide, nous obligra de faired des
stable
ment chez eux, oà ils ont assez à faire pour con- vers la civilisation : il fallait avoir progrésimmenses de
solider leur liberré et leur indépendance, sans dela couttoisie, des mceurs,
lurbanité, à
aient besoin d'aller se jeter imprudemment cour, et bientôt les nuceursde paraîre se Ja
T des entreprises contraires aux lois de leur dans toutes les classes de Rcend cour répandit
pays, et à leurs penchans naturels, et fortement Josqu'alors à défaut la de société. prononcés de ne jamais abardonrerlearainant
nos propres lois, la
juvtices'administrait sur les reglemens et ordonEU ROP
nances de nos tyrans : la création dn Code Henry
E. vint changer tolalement la face des choses, et fit
Nous avons reçu des gazetles de Londres, disparaître josqu'au dernier
du régime
jusqu'au 22 Aodl.ilparai qu iln'yarien d'extra- colonial:ce code, ne serait-il que seul ouvrage
ordinaire
CEL
la France sur s'efforce le continent de lever d'Europe, unearmée, sinon que Elt.-y.-i@taljgerimeenalmarcer les néguciations, ilévila sa sagesse anom'dans de tomber
faitdes recrnes de tous les côtés, dans et la qu'elle vieills dans ies piéges de Hios ennemis par implacables; il
et la nouvelle garde , les genéraux frangais du sut déjouer leurs coupables projets et repoussee
de Bonapane ont été mis en activité par avec horreur leurs odieuses propositions: : et par
Emh XVIIL On se demandea Loridres, contre SOD énergie et son courage, ilreleva la gloire da
sera dirigé cette armée ? La France aurait- people haytien! en vue quelques entreprises ulérieures ? Ferme el sage avec les ennemis du dehors, il
Nous ne sommes pas très-versés.dans lai politique; s'est montré humain, grand e; généreux envers
mais quechacun fasse comme nous et se tienne les hayliens les égarrés; avec des muyens puissans,
préparé à ioutevénement," c'est le vrai moyen de malgre de provocations d'un insensé, il évita
n'ôtre pas surpris.
ien! en vue quelques entreprises ulérieures ? Ferme el sage avec les ennemis du dehors, il
Nous ne sommes pas très-versés.dans lai politique; s'est montré humain, grand e; généreux envers
mais quechacun fasse comme nous et se tienne les hayliens les égarrés; avec des muyens puissans,
préparé à ioutevénement," c'est le vrai moyen de malgre de provocations d'un insensé, il évita
n'ôtre pas surpris. sagement faire couler le sang haytien, tant
Un article de Bruxelles, da 5 Août, contient pour noire conservation mutuelle que pour ne pas
ce qui suit:
donner des sujels de joie et de itiomphe à nos
liy a quelques jours qu'on écrivit de France implacables ennémis : Is'oceape sans relâche
PA AtmnisNen 2Rritre
des moyens pour allermir notre liberté et notra
sur les moyens les plus ArARBOUNO surs à employer pour faire mises en état de soutenir des sieges pendant inaithdesee
revivre Pesprit guetrier de Tarmée, ont recom- sieurs années l'armée fut mise sur un
mandé quelques expéditions, exemple une 2 dable, Ce eti la population entière: reçut armes. majs
soin
celui de
SLE
S-Domingue CHayi): t faut, disent-ils, tion, premier il
remplit
notre conservadonner à ces troupes.les généraux en qui elles ont
s'occupa de notre prospérité intérieure,
confiance. en tournant ses regards vers Tagriculture et linsNous apptenons de Lille, qu'en outre les tiuction publique,
recrues que lon fait f'armée et surtout pour Linstruction publique! à la vue des bienfaits
la garde royals, un' Eotie particulier est ouvert qu'elle va répandre sur le peuple hayiien,
les recrues destinées pour les colonies. actions de grdce et de reconnaissance ne devons- quelles
Eaema régimens pour la Guadeloupe et Ja Martinique nous pas à notre Roi généreux ? Déjà les écoles
seront d'aburd complétés et ensuite on parle la nationales méthode commencent de
à s'établir sur le plan et
généralement de Téquipement d'une expédition
Lancaster; bieniôt sera établi lo
contre St. Doiningue, dans laquelle beaucoup collége royal d'Hayti, oà nos jeunes gens pourd'anciens soldats seront bien aise de s'engager: ront s'élancer dans les hautes sciences. pourquoi ne pas ajouter tous les ex colons en établie Dejà dans une académie de dessin et de peinture est
genéral joindront Texpédition ? Si Louis XVIIL Des la ville de Sans-Souci. est si embarassé de ces grands faiseurs de plans,
appointemens honorables ont été fixés
de ces
exterminateues, il ne peur mieux
gonvernement aux professeurs et maîtres
faire que derirte les envoyer à
quiviennent pour se
ELSE
Hayti. de la jeunesses
dévoueràl l'instruction
Fin du Coup-doil Politique sur la Situation des A Pierre- Texemple le- des Charlamagne, des Alfred et
actuelle du Royaume d'Hayti. Grand, ces bienfaiteurs de leurs
C'est au commencement d'une guerre civile peuples, les sciencesetle Henry veut il introduire dans le royaume
Henry fot proclamé Présidert d'Hayti, et présent qu'un lesarts,i Roi puisse vent faire nous à faire le plus beau
ges à cette époque même qu'il Is'occupat du projet de linstruetion et des lumières: : son peuple, celui
derdfoameunivmnelieguilmeuriaie depuis longe Tandis nous marchons à
vers
temps dans son coeur.
'est au commencement d'une guerre civile peuples, les sciencesetle Henry veut il introduire dans le royaume
Henry fot proclamé Présidert d'Hayti, et présent qu'un lesarts,i Roi puisse vent faire nous à faire le plus beau
ges à cette époque même qu'il Is'occupat du projet de linstruetion et des lumières: : son peuple, celui
derdfoameunivmnelieguilmeuriaie depuis longe Tandis nous marchons à
vers
temps dans son coeur. la
nous (aisons la friste grands pas
fot de rétablir l'ordre
madr
Son premier soin
dans de l'inflaence que les gouvernemens expérience ont sur
les finances, en adoptant un syslème sage et peuples : tandis que nous parcourons une nouvelle les
économique : tout à coup, il se fit un grand el glorieuse carriere, sous un
et
dans
changement la moralité, les inceurs etles pari une conséquençel bien faneste, Roisage majs naturelle, éclairé, --- Page 3 ---
( 3 viens 3 d'élever une colonne à la liberté et à T'indés
fa portion de nos compatriotes
sous pendance' ponrsuis - il ne manquera rien s'élevec à ta
da
traiire, incapable
le joug dun
a rerente liberté
1Quoi7nous voyons de toutes paris de
s'imprbgpent de tous les vices, oublient LETECRE de tant de gloice des monumens, des. obélisques, des arcs:
et) la gloire qu'ils ont tombent acquises dans au batbarie et triomphes. pour manifester le souvenit. et d'une nous
sang de dernier sacrifices, degré d'avilisement
bataille ou d'un événement ordinaire,
de
:
à
F
dans Esperons que nos concitoyens. nos frères, qui avons des libres souvenirs et glorieux perpétuer,nous nous n'avions
ouvrirons lesyeux sur leur
situation : qui sommes
indépendans, une colonne, qui attestàt
un monument
t
ah ! s'il ne s'agissait de RESA démontrer leurs pas aux siècles à venir M souvenir de ce g'orieux ! les
vraisi intérèis, pour les deade rentrerdans les faire ledevoir, aimer événement : O regret : 6 douleur amère
pour les ramener à la raison pour
voix ossemens épars des guerriers morts Vindéce qui est juste, bon et sage, ma faible
les champs de la CHENE Pierrot,
sernit écoutée sans doute? les élevés la Tannerie, du Haut-du Cap-Henry., à la
Nous n'avons fait que toucher points
dans les mornes du PeritE
acrêtons un instant plaine du Cul-de-Sac,
blanchis sur la
que nous avons parcourus
Goave et. de Tiburon, avaient
nos regards, et voyons ce que nous étions en1789. nous
sans qu'ils aient eu un monument
ce quenous sommes maintenant, et ce
poussière. élevé la
nationale pour
-
recohmaivdahce
pouvons être, si nous sommes constans sages, civileurs cendres ! et nous sommes leurs
à vouloir être un
leur
e
peuple
fruit de
EaEe
si nous persévérons :
frères, et nous jeuissons du
et sang
lisé, Quelprodigieuxe libre et indépendant changement! Tout est disparu, repandu: O Heny-.prince cette magnanime immortelle colontie génétout a changé de face ! on ne peut retrouver celui reux où sera ! élève gravésor à ta Et bronze les noms des illustres
Thaytien. de1789, et on reconnailà mceurs, peine nos fondateurs de Tindépendance's les nois des
delan I" de Tindépendance : Nos les mêmes; traitres quiont trabi cette cause sublime et sacrée
mnanjères.
repandu: O Heny-.prince cette magnanime immortelle colontie génétout a changé de face ! on ne peut retrouver celui reux où sera ! élève gravésor à ta Et bronze les noms des illustres
Thaytien. de1789, et on reconnailà mceurs, peine nos fondateurs de Tindépendance's les nois des
delan I" de Tindépendance : Nos les mêmes; traitres quiont trabi cette cause sublime et sacrée
mnanjères. nos babitudes, nesontplus hommes, ni le même
effacés cruelle lrgon, mais juste châtis
cen'est plus les mêmes
a changé yseront ment pour ceux quion renoncé à lhonneur et à
gouvernement, nile mème peuplesioura tout s'est consoElève, dis jescelte icolonne immorde forme, tout s'est perfectionné, malheureux,
dans l'enceinte de cetto ciladelle forthidabla
ne
ce peuple
DrPAe
lidé;on reconnait de plus
et de l'escla- que tou génie créa pour la défense en de Findépenabruri sous le poids Tignorance retrouve anjourd'hui de dance; c'est en l'embrassant et loi faisant un
vage; en sa familles. place, on de laborieux cultivateurs, rampartde nos que nous serons invincibles; le père
bons; peresdel les bonnes moeurset les vertus sociales; qu'unj jour, tel ABCA fils jeux olymmpiques, lui dire, en regars
prariquant une famille de souverain magna- en y conduisant ce
son Tu puisse vois dans quel pays tues
on yretrouve noblesse héréditaire, des généraux. dant monument:
ettor
nime, une
et Fagoereie no on mérite y TTtminit uni jour que ton pays t"honore! des 112 EAnAeAoad sortis de ce peuple, jadissthumilié, aussi
tous ei lin sont leçon pour le monde ! d'an ouvrage de M.le baron
Si dégi rade: quelle législatenr, ,ômes concito- Nousavonsesteait
des crimes, et des
Cest à cel Monarpie nous devuns cet état de de Vastey la relation suivante, les
ont exeryens c'est à Heny que Tasesveilles, àsesp peines cruautés de tous genres que frangais
gloire et de powpertetces nous devons celle tranquillité césa Hayti. ainsie
et à ses travaux règne que dans nosvilles et dans nos
Témoin L'anteur commence oculaite et auticulaire des faits je
profonile cette qui amélioration quise fait sentit classes P2AE de la rapporte., on ne pent donter de leur Batenit
vinces;
et dans touies les
le fruit Trois hommes devaient êre bralés vils sur la
Aaverieatent sucidé! Ges heureux résultais ne des sont combi- place Royale. du Cap Henry alors Cap-Kran- ville: :
du hazard, mais bien le prodait
et ses
Dès le matin ce bruit cireule en une
Souverain qui mesure pas
se rend sur la place voir
-
naisons d'un
toujours graduellement. . sans a immense de cet horible auto da-fé, pour les uns:
acions, et marche vers le grand bur quil se propose les attirés appareils par une cruelle euriosité, les autres
poetitaion Oateindret
sont écou- se convaincre: leuts
yeux
Bientôt quatorze ans dindépendances
pouvaient aller Ei barbarie s la cruauté nos
LE
lés,et nous wavionspasencorep pyconipawmintoad sont morts au tyrans: Je snivais ces derniers le coeur contristé Arrivé
d'homiages aux gueniers cette qui sublime cause; il de l'action horrible qui allaitse passer.
euriosité, les autres
poetitaion Oateindret
sont écou- se convaincre: leuts
yeux
Bientôt quatorze ans dindépendances
pouvaient aller Ei barbarie s la cruauté nos
LE
lés,et nous wavionspasencorep pyconipawmintoad sont morts au tyrans: Je snivais ces derniers le coeur contristé Arrivé
d'homiages aux gueniers cette qui sublime cause; il de l'action horrible qui allaitse passer. plantés,
champ d'honneur
du sur la place Royale.je visdeux poteaux
mancaai à la m et à la reconnaissance attestât aux un ayant deux anneaux de fer.et Tautre a'ayant
haylien au monument qui !le Roi qu'un seulanneau recetoir les cous des trois
à venir nos immortels travanx décrélant vietimes; des tas MERS sont artistement arranen
LB
a. satisfait à la dette de la nation, élévée aumi- ges aulour des poteaux, on y met des copeauxs
colonne de granit serait Henry, àl la on y. jette du goudron, rendre miatièws
de la citadelle
et
plus et
-
de place
inllammable
Te
Ea el
! 0 Henry, poursuis plus Tout le monde se placei à
ae
liberté
active et violent. Etale
tes glorieuses destinées : que ton âme lamour de du bacher; les uns ont la iête basse et n'osent
la wloire nous inspire
et lever les yeux pour fixer ce setribles cappareils
pasimnée
et de
tur
la patrie, Ta libesté Tindépendance. ulile et
!Ta autres I les ex-colons et leurs acolytesifant
nous élève à tout des institations ce qui est et des lois: grand tu veux ter leur joie. heures de Taprès midi.les général frana
nousa donné
les sciences et les" A trois
commandaut la ville du Cap, se
nous éclairer, enintroduisant
tu çais Claparede,
atts; (u veux faice de nous un grand peuple; --- Page 4 ---
( 4. sont lachés; ils se
rend sur la place Royale arcommpngned d'un nom- Jeurs Les dogues dans un instant les précipitent viclimes sur
breuxéiat major. Les trois vicimeseraient placées déchirées, proies. leur chair paipianteeste en
sont
dans le corps- de gardevoiin. en atiendant Theore
de toulesparis; lambeaux,
de leurs supplices i Claparédedonne lordre de leursangruisselle, que les cris de la douleur et d'une onn'entendp horribles plus
les conduire au bûcher; ils arrivent aux triom- broits les vietimes aux abois implorent la pitié ces
des rambours comme dans une marchet
RrEs
; en vain ils demandent la mort comme
phale, L'infame Gollet la . joie capitaine et la férocité de la gen. sont monstres; une dernière faveur 1 prieres super flues; rien ne
darmerie les précéde, chacune viclimes al pear émouvoir le coeur de ces ligres, ils se sont dépeintes sur son visage;
des
pouillé de tous sentimens humains aux accens
unecanneà sucredans la main; elles sont placées lamentables de leurs tristes victimes, its ne
sur les bucher et attachées aux
par les dent
un ris sardonique et ils continuent répon- à
anneaux de fers tout est prét, Eraehl sacrifice va exciler que les par dogues à mieux dévorerieurs
se consommer ; un morne silence parmi le
la voix des victimes s'est éteinte, projes, l'on
les spectateurs ; Claparède ordonne ten meltrel Cependant, plus leurs gémissemens.
sont placées lamentables de leurs tristes victimes, its ne
sur les bucher et attachées aux
par les dent
un ris sardonique et ils continuent répon- à
anneaux de fers tout est prét, Eraehl sacrifice va exciler que les par dogues à mieux dévorerieurs
se consommer ; un morne silence parmi le
la voix des victimes s'est éteinte, projes, l'on
les spectateurs ; Claparède ordonne ten meltrel Cependant, plus leurs gémissemens. :
feu au bâcher àll'instant la flamme pétille, les n'entend cadavres presque décharnés palpitent encore; les etleurs dogues
pieds des patients commencent: à être embrasés; croit les haletans, sont lassés ils sont repus de chaie et de
on croit déjà rentendre deurs cris; on
sang humains : en vain les bourreaux les excitent
voir se débattre dans ces horribles tourmens; ne encore, ils refusent de continuer leur horrible
mais, 6 courage méme stoique!oi les Sinmepiditérarelster ils restent immo- curée ; on les relire pour les faire rentrer dans
remuent biles, les pas regards fixes pieds; ils bravent leuts bour- leurs repaires, et les monstres à figures humaines
reaux et le feu les dévore; bientôt ils sont achevent d'oier à coup de poiguard le reste de
enveloppés par T flammes ; leurs corps se vie des inforiunées viclimes. fendent, la graisse coule sur le bâcher; une D'un bout de T'ile à l'autre les mêmes cruautés
famée épaisse s'élève avec une odeur de chair se commattaient par les français. grillée; Teffrois'empare des spectateurs, leurs Toussaint Louverture s'était démis volontairecheveux s'hérissent, une sueur froide coule de ment de son autorité et azait déposé les armes :
leurs corps, chacun fuit et se disperse pénéiré reinésrganhabuation.deygatdereerevees grand'horreur; un sentiment de haine et de vengeance deur. telqueceromain celebre,il culivait de ses
s'élève dans le coeur de l'haytien consterné; les mains cette même terre qu il avait défendue
bourreaux seuls restent sur la place, et ne se ses armes; il nous engageait, ses
par et
retirent que lorsque leurs victimes sont entière- son exemple. à limiter, à travailler par paroles e! à vivre
ment réduites en cendres ! paisiblement au sein de nos familles. Contre la
Pourrakjedonnera mes lecteursune description
a exacle du supplice de mes compatriotes qui ont faides ilesta arrété, traités chargé les frangaisTattirent defers;sa femme,sesenfars, dansunpiege;
élédévorés parles chiens;ma plume peu exercée, sa famille, sesolliciers séprouvenisonf
jamais
pa-faitement unta- Jetes à borddes vaisseaux trançais, funestasort. ils vont en
IEtare aussi horrible PTR L'imaginarion et l'âme Europe terminer leur malheureuse
sensible de mes lecteurssuppleront à mon défaut le poison, dans les cachots et dans carrière, les fers! par
d'éloquence Les premiers et de hommes moyens. qui furent dévorés
Les généraux Jacques Maurepas et Charles
les chiens T'ont été au Cap. au couvent des Pt Bélair meurent dans les supplices : Maurepas
gieuses, et dans la maison du général français est cloué vivant sur le grand mat du vaisseau
Boyer, chef d'état-major de Rochambeau!
de mes lecteurssuppleront à mon défaut le poison, dans les cachots et dans carrière, les fers! par
d'éloquence Les premiers et de hommes moyens. qui furent dévorés
Les généraux Jacques Maurepas et Charles
les chiens T'ont été au Cap. au couvent des Pt Bélair meurent dans les supplices : Maurepas
gieuses, et dans la maison du général français est cloué vivant sur le grand mat du vaisseau
Boyer, chef d'état-major de Rochambeau! l'Annibal, en présence de son épouse et de ses
Lepuis, ils transporièrent le théâtre de celte enfans; son cadavre est jeté à la mer avec toute
scàned'horreurs au Haut-du-Gap, surlhabitarion sa famille : l'infortuné Bélair est fusillé avec son
Charrier : on y avait conduit les dogues, et pour le inirépide console, épouse l'exhorte ; cette à héroine l'imiter avant à de mourir mourir
ler donner du godr à dévorer les hommes ils
et
en
étaient nourris de tempsà autres sdechair humaine; brave: : Thomany, Domage, Lamahotière, une
lotsquilsavaientq quelques victimesàfaire dévorer, foule d'officiers et de citoyens de marques éprouc'élait un jour de tête pour les bourreaux : Coller, vent la mort des scélérats, sont pendus; ; ceux qui
Forestier, Teissert Laurent e Darac, commis- échappent à leurs fers assassins ou aux gibels,
saires de policede la ville du Cap (t tous français, meurent par le poison : les généraux Vilatte,
tous ex-colons 1 s'habillaient de leurs uniformes, Léveillé et Gaulard éprouvent ce funeste sort;
et se revêtaient de leurs écharpes municipaux, d'auttes sont déportés êre vendus à la Co.ese rendre sur les lieux,
d'une Ferme ou en France ont terminé leur carcad
foule pour de dogues bipedes curieux accompagnés d'assister à rière dans les galères. l'horrible curée des dogues quadrupedes, mille Lassés de tant de crimes et de forfaits, nous
fois moins féroces
courâmes aux armes; nous nous mesurâmes avec
Plusieurs jours ils avaient eu la pré- nos bourreaux: nous nous battimes corps à corps,
caution de faire-jeûner les chiens,
stimuler homme pour bo mme, à coup de pierres et de
leur faim de temps en temps on riloere présentait bâtons ferrés. pour conserver notre liberé,notre
anel victime,
l'on retirait aussitôt que les existence 9 celles de nos femmes et de nos enfans. chiens voulaient Sralear dessus pour la dévorer; Après avoir versé desi flers del notre sang, conenfin, le moment fatalarriveoue quelques hommes fondu aveci celui de nos tyrans. nous restâmes
ou femmes vont leur êire définiivement livrés; les maîtres du champ de bataille,
ces infortunés sont attachés à des poteaux, en
présence des commissaires, pour les empêcher
de pouvoir se sauver ni de se défendre,
Au CapHangychezP-Rouxx,impsiaeere
-
duRoi
e la ville du Cap (t tous français, meurent par le poison : les généraux Vilatte,
tous ex-colons 1 s'habillaient de leurs uniformes, Léveillé et Gaulard éprouvent ce funeste sort;
et se revêtaient de leurs écharpes municipaux, d'auttes sont déportés êre vendus à la Co.ese rendre sur les lieux,
d'une Ferme ou en France ont terminé leur carcad foule pour de dogues bipedes curieux accompagnés d'assister à rière dans les galères. l'horrible curée des dogues quadrupedes, mille Lassés de tant de crimes et de forfaits, nous
fois moins féroces courâmes aux armes; nous nous mesurâmes avec
Plusieurs jours ils avaient eu la pré- nos bourreaux: nous nous battimes corps à corps,
caution de faire-jeûner les chiens, stimuler homme pour bo mme, à coup de pierres et de leur faim de temps en temps on riloere présentait bâtons ferrés. pour conserver notre liberé,notre
anel victime, l'on retirait aussitôt que les existence 9 celles de nos femmes et de nos enfans. chiens voulaient Sralear dessus pour la dévorer; Après avoir versé desi flers del notre sang, conenfin, le moment fatalarriveoue quelques hommes fondu aveci celui de nos tyrans. nous restâmes
ou femmes vont leur êire définiivement livrés; les maîtres du champ de bataille,
ces infortunés sont attachés à des poteaux, en présence des commissaires, pour les empêcher de pouvoir se sauver ni de se défendre,
Au CapHangychezP-Rouxx,impsiaeere duRoi