--- Page 1 --- --- Page 2 --- contre les hommes libres pour achever d'exterminer à SaintDomingue toutes les ramifications, toutes les nuances de la
race européenne. Veut-on encore des preuvés de cette vérité
depuis long-temps reconnue? il n'a fallu que la fuite de Borel
& de fa horde, pour ramener au devoir les efclaves infurgés de
la Croix-de-Bonquets. C'eft donc fur des têres libres qu'il
faut frapper, flon veut faire celfer les infurrections des efclaves. Mais comment eft - il fi facile aujourd'hui de faire
circuler & adopter des projets de révolte dans les ateliers ?
C'eft que les areliers Jont mal furveillés , mal contenus; c'eft
queles efclaves font traités avec inhumanite; c'eft qu'onnr'erécute ni lcs lois qui obligen: les propriétaires à tenir fur leurs
areliers un nombre de furveillans proportionné à celui des
efclaves, ni celles qui Ont pourvu au bon traitement des
efclaves.
>
>> Pour remédier à ces abus, nous n avons pas befoin de
faire de nouvelles lois fur le fort des efclaves, mais feulement de rappeler & de faire exécuter févèrement les lois
qui- exiften: fur cette matière.
>3 Nous avons ordonné & ordonnons ce qui fuit, &c.
Voilà ciroyens 21 les motifs qui ont dérerminé la procla-"
mation du S mai. Notre intention n'a pas été de créer de
nouvelles peines auxquelles les efclaves n'éroient point 2ffujétis auparavant ; notre inrention n'étoit pas de. faire revivre contre les efclaves des lois pénales que l'humanité des
maitres avoit fait tomber en défuétude 5 mais notre intention
a été de faire exécuter févèrement les lois qui obligeoient les
propriétairés à; avoir fur leurs ateliers un nombre d'hommes
libres fufflant pour contenir & farveiller les efclaves 5 notre
intention a été de faire revivre les lois qui ordonnent le bon
traitement des nègres : voilà Tefprit dans lequei notre proclamation.a été faite.
- A La féance eft lovée.
C Le - regiftre des préfences eft figné : J. Pit. GARRAN, préfident ; LECOINTE ( des Deux
fecrétaire ; Foucui
(de Nantes), DABRAY,
CASTILHON.
Poaiemnlié
Findu Tome fecond --- Page 3 ---
VUES GENERALES
SUR T'mmportance du eommerce
sur Torigino et TE le caractcre du des Colonicss
les
Feuple
cultive 2 a ainsi que sur les
qus
faire la constitution qui lcur moyens de
convient,
dvee guelguts obstruations
sources des désastres de cellés
sur les
Monde, depuis
NodzequER
la Revoliuion:
Icsensdes le 64 frimaire à da
tionale par B. GOULY, Convention naHauples Dépuré des le-de-Erenon Représentant EN
da
A PARIS
Delimprimatrie de RUBAT,rOe Melse, 89.55.
que sur les
qus
faire la constitution qui lcur moyens de
convient,
dvee guelguts obstruations
sources des désastres de cellés
sur les
Monde, depuis
NodzequER
la Revoliuion:
Icsensdes le 64 frimaire à da
tionale par B. GOULY, Convention naHauples Dépuré des le-de-Erenon Représentant EN
da
A PARIS
Delimprimatrie de RUBAT,rOe Melse, 89.55. --- Page 4 ---
Cq
:
I
d
a R R A T A
&
Page 2 del'svertistement, lig. 25, A cette égard, lisez : à cet égard.
la
Page 4lig. 2, des colons et des étrangers, lisez: des coloas et de celui
fa
des eurangers.
C!
Paze 81 lig. 14, qu" - lui stnit, lisez : paisqu'il lui étoit,
Page igliz. 22 denote, d'antreantecdent, lisez: i'autres antécétens,
Ci
Page 2 1 lit 41 de lanste, ar ne parsille, lisez : par une pireille.
U
-Idem lig. 25, sitr' l'arfaire, lisez: et sur laffaire.
Pag 39lig. 4 de li mte,-atalsien, lisez : oF, il eSi bien.
a
der lig. 17, qu'ils eurichissoi nt, lisez : qa'il enrichissoit,
C
idem lig, 13, et ruimuient, lisez: et ruinoit.
a
-Ihem lig. 18, C'-st bien ie, lisez : C'est le
Page : derniere 1g. 11 texte, aye,t), lisez: fraye (2)
-Idem t1 renvoi de la dernicre noie, auleu He(1) c'est (2).
Pige 0 iig. 20, qu v it lispensnble, lisez : qui v st indispensable
Page 4: dr la note, et qu'eile s: sera eclairie, lisez : et qu'elle se
sera assurée.
Page 5E lig, 13 ie la note, rt spotane nent ca droits civils, lisez : et
spontanenient l'exercice des droits civils.
Page 56 lig. 31, d:oas un siecle travaillent à la, lisez : depuis deuz
siecles travillent pourla.
Fage volig. 6,queicimirente pour, lisez : que je lui ai remissure
Page 65 lig. 2a0 renvoi de a note, au lieu de 1) c'est t2)-
Fage 66 lig. a dela 3e. no'e, ouiy a, lisez : or il y a.
Fage 6; lig. 21, deuxiem: aunee, lisez :trisième aanée.
Fage 70 lig, 22, ter nos, lisez ? dé mes
Fage' 72 lig." 30: iaveuvres, 9 le enfin, lisez : manceuvres, cafin,
Page 75lig 13, Joir atcacher a, lisez : pour rattacher z.
Page 82 lig, 15, 4: tont ce qu'ils pussedent, lisez : le tout Cc que
ces potriotes posse tent
Fage 88 lig. 5, iis cherchsont, lisez : ils cherchérent.
-Idem lig. .6, de la Wrancs,-lies : de France.
Fage 8g derniére lig., point animée, lisez : point ranimée.
Fage 91 lig. 2: et pour, lisez: et par.
Page 92 lig. 38, tout s'opposeroir, lisez : tut s'opposoit.
Page 44 lig. 11, pour elles nênes, lisez : par elles- uèmes.
Page 26 lis. 20, que de plus grands troubles, lisez : que d'exciter de
plus grands troubles.
)
: de France.
Fage 8g derniére lig., point animée, lisez : point ranimée.
Fage 91 lig. 2: et pour, lisez: et par.
Page 92 lig. 38, tout s'opposeroir, lisez : tut s'opposoit.
Page 44 lig. 11, pour elles nênes, lisez : par elles- uèmes.
Page 26 lis. 20, que de plus grands troubles, lisez : que d'exciter de
plus grands troubles.
) --- Page 5 ---
AVERTISS E M E N T. En vertu du décret qui autorifeles représentans du
pràmer à l'imprimerie nationale., et diftribuer à la
peaple à faireims
Tendant à l2 reftsuration et' à l'amélioration du conyention, : tourprojet
B. Gouly a Fait imprimer. et diftribuer à fes commerceet de la marine;
Berniér, les. vuès générales sur l'importance. des collègues, lc fix frimaire
etc., sans projei -de. décret. Leneuf, environ colonies etde leur, COHIMETGE
et en' Labsence de B. Gculy, M. fir les' trois heures et demie,
. dénonça. cet ouyrage à la tribune Dufay, dela cavoyé convention de Sainr - Domingue,
préfenta comme dangereiix et contetant des
nationale, etle
atteinte à Punitd. .et a 'indivifbilité de la priricipes liberticides, portant
dans grimant-les déerets bienfaisuns de ia convention republiques comme blanant, déles colonies et voulant en
sur l'abolition de
de celui du
provoguer'
Pesclasage
torité
16 pluviose; en ah mot ,. comme lerctablissement: été par la Sispensicn
mités de supposée derla CO nyention et par un abus ayant dui imprimé sous Taue
faire imprimer les projets de leurs tembres, pouveir conféré aus5 cala Timprobation pofitiye de la conduite et de
Dutay demzndsnon
convention vonldr bien déclarer
les l'opinion vues de Gouly; mais, que
par ce. représentant à son.examen, parla que distribution géntrales sur etc.., s.livrées
membres, les
n'aycicht paseté impriméès de son aveu,. et, faite à chacun de ies
principes; afin d'éviter, dit,il, les mauvais
gi'elie en reprouvole
prodnire dans les colonies et notainment à
effets qu'ellés pourroient
S la demande de l'infertion au bulletin Saint-Demingue: et dn
H.terming
de prononcer, , (r) et du décret à intervenir;
difcours gu'il venoit
contre poison aux mhaximes et auxc hérésies pour servir, Rjonra-t.l. Gouly, 11 dans cet ouvrage. politiques professtes Par B. jettér falloit, de la pour faire réuffir cette perfide et infidieufe
legues et les défavenr habitués sur des ce représentant et prévenir les efprits aénohciation,s de fes coifiton diftribuer avec profusion trhunes.aufi, quatre heures avant de
lui, sous te nom de Belley lafricain, cuxtribumeset confrère de aux dépurés un libelle démoneer, coptre
pour appuyerice dernier, et, son disconrs
Dufay; tout étoit disposé
gues paragraphes de
d'une note fini; lecture fut faite de
cond article d'un projer Pouvrage de décret
swrmtout, et d'une partie quelcomités de salut public, de marine présenté, et
en pluviose > an deus, duse.
sous te nom de Belley lafricain, cuxtribumeset confrère de aux dépurés un libelle démoneer, coptre
pour appuyerice dernier, et, son disconrs
Dufay; tout étoit disposé
gues paragraphes de
d'une note fini; lecture fut faite de
cond article d'un projer Pouvrage de décret
swrmtout, et d'une partie quelcomités de salut public, de marine présenté, et
en pluviose > an deus, duse. de rapport avec. Jes vues genérales
des colonies, ét
aux
Ronies , distribnées en frimaire, l'an sur P'impertance du. commerce n'ayant des' point :
Parc cDamPmnemADoni4
trois républicain, et
9que,sans cette amalgame,
contondiedeax ouvrages densocratiane. a plar; l'on osa davantage, léchafaudage l'on
dn discoars du désenciareur differens; parce
et méme tronquées, l'on 'enfit des interprèra forcément des pirases toinboie
gue Pavoit insinué Dufay, et la convention applications: dans Ze sers gire le isoltes
sAns discussioni préalable, sàns entendre le fut entrainée, sans repports rohilrit
représentant du peuple Gouly,
(1) Voir page 67'et
le
et comtesse 'Agonténigres suivantes, diccours de Dufav, beau péte de comte
eel,ce: qui: cst. encore. pire 9 ex-marquis lui-meme, ou s'étant, fait passer
bitations, leplus 2ééctle, plus ex-grandiasine propriétnire de
ct pour
en 1701
actifaduiat-ur
nègres d'hamirsaires 1792et:79a: civils
protégé à Saint-Deningueerr Ld0nmmpnac.emns. protecteur à
enragé
sujonrdhui ponr devastateurs un sans-culotte ct tyrans de cette colonie 5 voulant Paris.des se ex-coinwne telle conversion, d'apcés
et un ami de l'égalité ct de faire pascer
pocrite et ridicule, à Jaquelle ses habirudes, n'est qu'une
la probitéf
est paseé, celui des clievaliers personne ne croira : car le muétamorphiose temps des hyRcarmes dc sang passera axssi.
protecteur à
enragé
sujonrdhui ponr devastateurs un sans-culotte ct tyrans de cette colonie 5 voulant Paris.des se ex-coinwne telle conversion, d'apcés
et un ami de l'égalité ct de faire pascer
pocrite et ridicule, à Jaquelle ses habirudes, n'est qu'une
la probitéf
est paseé, celui des clievaliers personne ne croira : car le muétamorphiose temps des hyRcarmes dc sang passera axssi. d'indunrie,, des pervers i des ambiticuz, miracles des --- Page 6 ---
Cese par le commerce des deux Indee
erla Hollande onr élevé tour-astour, leur trône que sur l'Angleterre
Si nagueres la France tenoit la balance entre lcs fOcéan.
rains de l'Europe, si elle a ancanti pendant un Souveprétentions d'une rivale roujours jalouse de sa temps, les
c'est à la prospérité de la culture des Colonies, splendeur, c'est la
richosse de leurs productions qu'elle le devoit; et cc a sera
encore à ces productions, jointes au génie qui anime les
Frangais, qu'eile devra la gloire d'érablir la liberté de
jes mers et lé commerce Ic plus florissant de
toutes
son sein.
l'Europe daus
La prospérité dcs Colonics françaises a eu un cours trésrapide, (t) mais si peu sensible au-dela des villes
que la France;,
maritimes,
t e connoissoit
bien jusqu'à l'époque de la dernière guerre, Be
pas
encore toute l'importance
voit attacher à SCS posscssions dans le Nouveau-Monde qu'elle deau-dela :du Cap de Donse-Espérance,
ct-
"Les premières inquictudes que donna la crainte G
de la
guerre en 1778, opcrerent dans. le prix des denrées celoniales une révolution qui les porta, à Tinsisat, dans tous les
muarchés de PEurope, aun
au-dessus du prix ordinaire...
Les Aortes nombreuses Rur destinées pour
pour TInde, sortireht des ports del France pendant FAmériqus, la
celles qui partirent de'] la Martinique,de la Guadeloupe,
Plste-de-France, de
Ierl
mécs de deux à. trois St.-Domingue, cents
et qui,. quelquefois forvoiles, remplirenr à-la fois tous :
les ports marchands; les secours aussi prompts qu'inattendus :
que troûvérent les armées navales dans les Colonies deverues de théatre de la guerre; rout, jusqu'aux navires qui
furent.ia proie de Pennemi, tout apprir. à da France et aux f
puissences de PEurope, ses rivales, que.dans ses possessions
coloniales, la France trouyoir une auire Franee.
Aeinguela de égre Pétosnement de PEurope, lorsqu'à
l'époque de la, paiz clie a Yu le commerce dans tous nos
potts redoubler dt'accivité ct réparer cn un instant les pertos
immasuses çue lui 2voir cause la guerre ! quel a dà être
ton: éronnement lorsqua cette époque clle a vu les Colonice
frangaises plus brillanres, plus florissantes que jemais!
C'est-par la: somme des denrées quc. fournissent les Cos.
(1La crilrire de la'caume à fucre s'étendit à
avec mne. .prodigicufs Fapidité, ct los produits en Saint-Domingue fucre" farent
V
ccnfiderables, cH'on aifaie duc 1es magnifigues 'palais de
et de Tolede gai soRt Penvrage de' Charles Onint, furent Madrid
mheit batis da Teul produit' des' droits
entièree
9UAi: 5 o cherlaroiss tOrE 7 F:3 4a1. d'entrés de FlCEE de Sgiate
mne. .prodigicufs Fapidité, ct los produits en Saint-Domingue fucre" farent
V
ccnfiderables, cH'on aifaie duc 1es magnifigues 'palais de
et de Tolede gai soRt Penvrage de' Charles Onint, furent Madrid
mheit batis da Teul produit' des' droits
entièree
9UAi: 5 o cherlaroiss tOrE 7 F:3 4a1. d'entrés de FlCEE de Sgiate --- Page 7 ---
$
Faniceic'est o'est
le par la quantité de celles
dans par nombre des vaisscaux qui sont qu'clles conommens,
tous nos ports, c'est par le nombre armés et expédics
de arinemens occupent et earichissent, que d'hommes l'on
que ces
du Timporcance dcs cultures de nos islcs
pourra juger
commerce intérieur dé la France.
posr laprospérité
Que la Necion juge à présent combisn les
de précicuses les
a la France; qu'clle sente bien toute Colonics sont 3
la liberié conserver, donc et de donner à SGS rapports avec l'imporrance
le bonheur
ciles ont besoin pour assurer alles, toute
du peuple qui ies cultive,
Izistence et
faire Qui. conacire peur l'éclairer, sur cette iniportance P
ces rapports? Les
qui peur lui
senter les mvilleurs moyens d'assurer Colons. Qui peur lui prés
l'étendre encore en donnant à
leur prospérité, de
elle est suscepcible? Les, hommes chacune le developpement dont
les onc consiicrées sous rotis les qui les ent habitécs et qui
Mais dans un moment où l'amour points de yue..
ie coeur des
de la liberté échauffe
les hommcs le Français boiheur et de les porte à partager avec tous
bitraire ; Phabitant des Colonies ne pius. s.obéir au pouvoir arsentifnenc génércux, le poignard a vu dans le délire d'us
II venoir avec sécurié. confondre. qui doir percer son sein,
avec le peuple d'une rerre éloignée fes.senrimens; ; ses intérêts
ses péres; et au moment qu'il la 1 autrefois le pays de
effrir tin tombeau!
touche, elle semble lui
Les Français sont représentés
veulent que tous ceux qui vivent par sous leurs députés ; ilg
seus la proiection de la loi, et cette leur empire soiene
né Français la liberté de sa
loi donne à Phomme
les droits civils et palitiques.Cette personne et l'exercice de tous
tendre pour les. erangers
sent arrivés loi ne peut done s'én
sans des. modifications et d conditions dans les Colonies,
titution. et sur lcs rapports de la nation fondées coloniale sur la Cullse
mere-parrie, qui ne peril veir comrite
avec la
des terres que deuz, trois et quaire dipartemens mille
de France
plactes dans un autre monde: qui ne
lieues de mer ont
des hommies-nis en Afrique et en peut croire Français
nentent ciranger et despotique. Ainsi, Aste, sous. Zn gouver
le Nation: n'est: point assemblée
rassurez-Yous, Colons.:
des loirefuwiveres clle ne
aujeurdhui pour donnar
Bes lois ne Daseronrpacles bornes s'occupera des que de la France, cs
nnies.ecformontia République
contrées curopéenncs
gaise veut conserver. ses.
démecratique : la naionfrau
ebmmerce, eile prenidra Colonies, toutes les raviver et faire fleurir le
parvotas.ce: lins ; ct pour céla le mesureslcs Souyersin, plus propres à
o4, ec gut
clle ne
aujeurdhui pour donnar
Bes lois ne Daseronrpacles bornes s'occupera des que de la France, cs
nnies.ecformontia République
contrées curopéenncs
gaise veut conserver. ses.
démecratique : la naionfrau
ebmmerce, eile prenidra Colonies, toutes les raviver et faire fleurir le
parvotas.ce: lins ; ct pour céla le mesureslcs Souyersin, plus propres à
o4, ec gut --- Page 8 ---
est le meme, Rts reprécentaus, e'instreiron: du
Colons! et des tirangers qui eltivent les
ceractéredes
fueace dii climat quils hisbhient, de la Colonies, de: lindes inoyens de les concerver, * d'étendra awrdespropnets, les culiures er de les
perfectionner pour le bonhour des Colons iet la
ia France." Les questions et les propositions suivantes-mrone prosperitede
paru remplir parfaitemen: ce but; eiles ScIÉ soumises-d la
sagesse. à la prudence et à la juetice de ia Comvention
Naticnale (t).
QUESTIONS SUR LES COLONIES (2).
Q. Qu'est-ce
les, Colonies ?
R. Ce sont Cadée parties d'Afrique s d'Asie et- du: nouveau
Monde, habitées et cultivées par des hommes de diverse.
origine , dont l'ensemble forme. un: 'peupie
séparé de PEurope par une immense érenduc. particulien,
Q. Qulecuce que le nouveau monde? J
de.mer. (
R: Cest celte partie du globe terrestre qui fut
il y a trois cents. ans, par Christophe Colomb: découverte Les Européens s'en rendirent maitres, en détruisant
2 les naturels. 40
presque. tous
Q. Qutls furent CCs Européens ?.
R. Les Espagnols, les Français, les Anglais, les Hollandais,
3 (t) Propofer diredlement à la Convention
: difenter, àréfondre; c'eft lui foumertre fes narionale c'eft des au quefions.
bercher à s'éclairer. Une relle condairé be doures, devoit ni ne moins
je penf, laiffer ancune prife à la calomnie; mis
pouvoit, er
roicer un ouvrage enl'abfence de l'auteur, d'une préfenter. déCt avcc des interprétations forcées, ctfaire précéderla manière dénonciation infidieufe
dun :libefte. dans les tribunes ct aux membres de ia Conventicu; Pst
certaincment une acrion, méprisable et maidvole; ; dxbs
N est pour tout et la chose publique pour rien: c'est laquelle
Cutre pronver. bien fortement quel'on craint le
eu
Ja. vérité er que, l'on est capable d'entreprendre developpement Jes. chosee les de.
Hlussindignes pour chercher à Tétouffer; telle dst la marcie
crimne avérs. Ovesem
cn
A
"1 Cet oavrage: est le frait des méditations d'un citoyen
qi modeste; guip
Autilles en observateur prche
e fidcle,n qui
de tres-prés les hommes
les instrujt,
sur-rour
qui
MASNTE
ceux qoi les Cultivent, din de hien connoitre ce habitent, con
vient A Chzcun-d'cux: Je a'si-fait" que développer et classer qui
idies Praité, consignées forr
dans. un" Mémoire imprimé en) 179:, et dang, sest ung
SPAS symbsk, insructif les sgr la culture de la canne à sucre, qui ais
CNHE,
mains: ce Républcam sd nomme Burrones
qui
MASNTE
ceux qoi les Cultivent, din de hien connoitre ce habitent, con
vient A Chzcun-d'cux: Je a'si-fait" que développer et classer qui
idies Praité, consignées forr
dans. un" Mémoire imprimé en) 179:, et dang, sest ung
SPAS symbsk, insructif les sgr la culture de la canne à sucre, qui ais
CNHE,
mains: ce Républcam sd nomme Burrones --- Page 9 ---
les Portugais et Ics Danois qui s'y
et
ront certaines contrées, sous la protection érablirent de leurs cultivé. clxefs
respectifs.
& A qui appartiennent CCS contrées?.
Aux peuples qui les habitenr GE qui les, cultivent etty,
jourd'hui,
Q. Qucls sont ces pouples?
K. Les Asiatiques les Alicnins, les Américains et ceux
parleur séjour dans CeS diverses
sont qui,)
Q. Commenc se son-ils formés? cenrés,des devenus.
R. En appelant à cux d'atitres Européens ct en a
Africains que les négocians d
receyant les
Q. Les habitans des
Europe leur porioieut, :
sieurs races d'homines? Colonies sOnt donc un mélange de pluR. Oui, ily cn 2 de blancs, de noirs, er d'autres
tes couleurs cntre CCS deux extrêmes.
de touR. a. 1l; Quelle est la condition de ces hommes ?
sont nes libres Ou csclaves. (1)
0. Que sont les blancs?
R. Tous libres, nos en Amérique, en Asic, en
venus d'Burope.
Afrique, on
& Que sont les noirs ?
Presque tous nés : esclaves dans nos Colonies,
porrés d'Asic CE d'Afrique.
ou transo. Que-sont les sang-mèlés-ou gens
R. Nés tous du
de-couleurs.
: croient
indlange des blancs CE des noirs, les cis
esclaves, ies autres libres : parmi ces.
des beaucoup sont afiranchis, Ct le doivent à
derniers,
blancs.
Pattachemenc
@.. Les- Colons forment donc un peuple particulier,
l'Surapéen 2
comme
R. Oui ct ce peuple est > comme ce dernier, formé de
plusieurs nations qui, dans un caractère gcabral, preesclaves () En Afrique comme en Asie : les hommes naissent
; puisque dab6 nulle coutrée du monde 11 ahsoluinenr
vie,et geuvernement de
plus despotique 1 et que les tyrans y ont u'esiste de
Je" traic des mort; CC qui n'cupéeche pas que l'on n'y, fasse droit.de. encote
gouverne et hommer.mi, du particulicr 9 pacta, les 7. sant esclaves et du davpote qui
les nègres n'étoient pas véritableunent qui
achère. esclaves Dans sos Colonies,
eoptiantedu.refetc, tection.de
puisque leurs, personnes éroient 2 dans joute Pasment
Ja loi, et que l'autorité de leurs jatrons soes étcit la p:owaelzuefris, paternolle.er. la domesrique: si quckques Colons en o:t aliisé pure
ganvernement ancien,. prévaricarion gai de la loi te peut etrcimputée qu'au
lariretentasetit
négligeo.t da pNir CI gai farerieis
,
eoptiantedu.refetc, tection.de
puisque leurs, personnes éroient 2 dans joute Pasment
Ja loi, et que l'autorité de leurs jatrons soes étcit la p:owaelzuefris, paternolle.er. la domesrique: si quckques Colons en o:t aliisé pure
ganvernement ancien,. prévaricarion gai de la loi te peut etrcimputée qu'au
lariretentasetit
négligeo.t da pNir CI gai farerieis --- Page 10 ---
sentent des earactéras particuliers ct relarifs à fa natien
européenne qui'a contribué à le former.
e. Les Français ont donc conservé leur caractère en
dans les Colonies ?
passang.
R. Non-y mais ils conservent le type de cé caractère,
il leur en reste toujouis quelques
ils- attachent et
sur-tout uit grend prix au nom de sianes; Français.
Q. Pourquoi donc ont-ils voulu être indépendans ?
R. Ils-iont point" voulu étre independens, cela seroit
impossible : mais ils ont voulu être libres, et ils doivent
lêtre,
e. Comment! il seroit impossible que les Colonics fussent
indépendantes ?
R. L'iadérendance des Calonies est une chimère et unc
absurdite 1)
Q. Eh! pourgnoi?
R. Parçe qu'elles ne peuvent former par elles-taêmes une
puigrance politique.
Q. Qui les en empèche?
R. Cett que pour former une puissance politique il faut
nécessaifement lo concours de deux forcer, la force morale, et la force physique.
Qe'antendez-vous par ka forée moralc *.
R La çonstitution d'ua peuple, sa' voionté, la loi.
Q. Cette force ne pourrcit-elle 12:5 suftire aux Colonies 2
Z. La force morale poarroit sutfire aux Cslonies, 8: toutes
les puissances convenoient de les fréjuenter librement; car
alors n'ayant plus d'anndmis, cllés n'auroient plus besoin
de défunse : mais il Csi impossible que jamais toutcs les,
puissances se metteRt.d'stcord sur la liberté da' commérco,
dans lcs Colenics : aiusi, la forcc morale. GSt démontrés.
incufisanrd.
D.Et! peurquoi 19
KDvegnkshestaus. ces puissances ne ponrr roient
profiter de cette liberie, et qu'aucune, de celies qui le
pourroiéne, nesontett rie seront jansais er dintdosoutenir
(). Ur parnil micimnement pe. tend. peint, insinuer avx
qs'elles daivent Stro lndépendanens da gouvernement français; Colonies, mais,
Pu coutratre à pronver gn'elles C'ost
songer a le
et. iue c'éie é:8 nie rrande SArtise à jamaispn elics, méme une aheardire. dewenir,
dy penser; enfn ie dars ro dernier cas, il legr auroit.éré impossible de réaliser ure pireiile chinere.
Ce persgraphe sewi porr. Thomme de tenpefoi détruit sans sreplishe la Parteinre prérencre portés a l'anirecr à lindivisbilité de
Republigne, de
et dimentre Ja pa.sion. lignorance c: la
lanoe
celai qui' a fiit are telle allégatign
maiveis
enir,
dy penser; enfn ie dars ro dernier cas, il legr auroit.éré impossible de réaliser ure pireiile chinere.
Ce persgraphe sewi porr. Thomme de tenpefoi détruit sans sreplishe la Parteinre prérencre portés a l'anirecr à lindivisbilité de
Republigne, de
et dimentre Ja pa.sion. lignorance c: la
lanoe
celai qui' a fiit are telle allégatign
maiveis --- Page 11 ---
n
1k eoridufrenée aveela
dont 1a -
-
lation et les
vaud
denrées lui assureroiene tous position, lès la pope*
dommerce: Aux Colonies et dans cettc pynotlase, il faudroit avantages da
I'acte social, pour uné force plysique pour le maintien encore de
la société, dont l'ensenible l'exécunion dela loi, pour lais shrete: de
hommes, aux. leux' et aux consicéré se par rapport aux
Ta forée physique est la' rurion efsicte nomme Pattie : or,
armés, dlle' manque aux' Colonies: Thomiues corstammeng
& Pourquot mangue-Lella?
1y :
C'est qul'elles ssont peiipldes senlement
sonimercane, ét que lént
d'ngtienlicurs
eux soins de leur corimerca, population indigere rie sufit pas
euliures.
GL cuz travauz ce leurs
Q. R. Parce Pourquoi nes suffit-ellepis?
Ot
qu'elie est danis
grande que ces soins, ces travaux wneproportion d'aatant nidins
et que pour la seconder, ilfut nécesaairemenit angmentent davaniage.
ebsolue erdngers, dont le nombre er lesr forcés
appeler des
de la prospérité des
sont la- meshre
1 bommes qui let chitivent. i Colunies, et dubontieur'das C
Q. Les Colons Français
dans nos Colonice 2
potvolentesicappeler lusaAnglais
été R. Cetappel étoit impossiblede la part des
impolitique et extravagant de: k
ColonssTTent
Faccepter.
1e0
part de's ansliiside
Q. Eh! pourquot inpossible de
13 E301rY
Ics en a accusés'et on les en accuse la part des' Colbas9"on
R. On les.e ena, accusés et on les.en joseaéllemenet-aiom
vrai; les législateurs et le
accuse encore,il e3t
les Colons, ni. les Colonies peuple, ont qui été ne conroissent ni
lomnie qui n'étoit qu'un leurre : car dhupes,de pour cette ca.
Anglais, ilfalloit ain
appeler, ilee
Rjelloit un changement semurmentsacwaudern subit et
Colon:,
leurs racière, dans leurs repports avec gendraldans la
leursehabitiudes, dans'leurs goits, mive-patris, GCnR.
dans leurs vues, dans letirs
dans leurs affections,
et.ce, changement étoient absolument intérêts : ce consenlekens
impossibics(s).
tentel MI seelérateise fall aex MerdeTAiMeiatel et fay-tonr rs
fovwrsemancaaast atrote . limmoralité gee
et tonte le ftrociti 2s Dotia CS CaR a
lons sur-tont demanderet) de
receroir carompb) des secoars ponr des forcer canemis nne paote de 1 es Co
kuirs Imissaire TAngleterre: inspirolent la la térretr gue les' forfaits de ces sgers France,
e rompre des lieks qu'she mort crainte dix supplte asser las Scohrrarvn dA
cux-I saas doure' sohr
cruelle et inévitable anroit rompas
cpipebles,"eur ont trArl duoret l'one
de
receroir carompb) des secoars ponr des forcer canemis nne paote de 1 es Co
kuirs Imissaire TAngleterre: inspirolent la la térretr gue les' forfaits de ces sgers France,
e rompre des lieks qu'she mort crainte dix supplte asser las Scohrrarvn dA
cux-I saas doure' sohr
cruelle et inévitable anroit rompas
cpipebles,"eur ont trArl duoret l'one --- Page 12 ---
e: Pourquoi impolitique ei exrravegante de. la pert. de
PAngleterre.
R. Parce que toutes les puissances sy seroient
- séess.et quand méme elles eutsent gardé les silence oppo: , les
Anglais n'auroient pu ni repeupler, ni
les Colonies ; ils n'ont pour cela ni hommes, approvisionner ni
rées 1 ni asseZ de vaisseaux. Leur ministère a
denment conçu ce système ; mais il" a du étro probable. étonné
de l'immensité dés moyens qu'exigeoit son exécption.
C'est alors qu'il a yu toute la foiblese de
et
toute la puissance de ia France : c'est TAngleterre, alors
chercher. non a s'emparer des Colonies, mais qu'ila à les
truire, afin
Be
:
d'abaisserla France au terme de sa foiblesse,
qu'illui étoit ipossille de s'élever à sa hauteur.
Q. Pourquoi donc accusoit-on les Antilles de vouloir
se. donner aux Anglais ou de vouloir être indépendontes?,
R: Nous venons de voir qu'elles ne. pouvoient se donner
de aux Anglais, 9 (quoiqu'il soit vrai que quelques-uns
ses habitans des trois coulsurs aient manifesté ce
voen ); et quand même elles eussent pu le faire, les
Angleis ne pouvoient Jes conserver; mais bien les détruira; nous avons prouvé plus hant qu'elles ne
1 voient paint-se randre. indipendantes, parce. que fo
popolation, leur- sureté exigenient des. hommes et des
forcés d'une nation européenne
à laquelle
elles assarent, pour prix de ses eipuissanto, les avaniages
exclusifs: de
fofoes,
l'échange de ieurs denrées.
e: Les T Colonics n'ont donc aucune
4 momes?
force par elles- :
R: Non, elles n'ont ni hommes,
f
ni vaissecux, ni minitions, ni les moyens de s'en procurer; : ainsi, elles
sont sans forces plysiques, donc elles ne perventformer, une puissance politique et independanie (1): -
Q: Comment ! c'est. uniquemént pour s'assurer une force
armée, que les Colonies sont liées a une puissance
européenne?
abandonnée , mais ceux qui SORt restés fdiles malgré -Ick
tions, sans exemple, qu'is, ont. éprouvées et. qu'ils éprouvent persécn- ehcore, doit-on doivent-ils même, à leur être traités, comme des réprouvés !et: peur 08,,
(1), Cette copclusion ,
sujer,, est peremptoire, én croire teurs elie. ne.laisse, oppresscursil! plus le molndre
doute: sur les vues et les principes de. l'anteur, donc ellis ne
vent toriées formèr une puissance poltiqae et indépencante: Aonc elies FEU- song
di: resier, unies à li Frunce : certe conséquence. yient d'cilg
eusme,ici,n cemmentatcur perfide doitetré fort embsriissé, t
, én croire teurs elie. ne.laisse, oppresscursil! plus le molndre
doute: sur les vues et les principes de. l'anteur, donc ellis ne
vent toriées formèr une puissance poltiqae et indépencante: Aonc elies FEU- song
di: resier, unies à li Frunce : certe conséquence. yient d'cilg
eusme,ici,n cemmentatcur perfide doitetré fort embsriissé, t --- Page 13 ---
le
R. Oui, cette forco est. le premier principe, premier : les :
intérêt de leur liaison de leur dépendance
Colons n'abandlonnent h garde de leurs personaes,
natonturnplerne
deleurs Rormontertt-2fanins de ponvoir rse livrer entièrement
quilesT protège 1 qu'alin de leur commerce: ct il est de
à Texploitation des sources
de. les maintenir
Pintéret de celte narion, non-seulement efforis de tous
en paix, mais encore de seconderleurs sheetedes Colons etla
ses moyens : d'oi il résulte quea tiennentala confiance réciprospérité de leurs cultures, de cette natien
: et
proque des Colonies et detruire ceite confiance; protectrice que lon a
c'est uniquement pour
vouloient cteindépen:
avancé que les Colonies,1 rarçaises vouloient se donner
danies, et queles Colons d'Amerique, servirent ci qui servent.
aua Anglais. Les hommes. qui
naturels:
encoreles vues secretes des rivaux etdesennemis réussi à
ces
de la France, n'ont que trop bien
régandre
absurdités!!
Q. Les Colonjes sont donc bien importantes? eliess seules sont la source
R. Oui, bien. imporiantes ; car
étoit immense, et
et l'aliment de notre coinmerce qui
Nations.
quinous assuroit la suprématie surtontesles
e: Et, comment cela?
d'Amérique produisoient deux
k. Les Colonies millions françaises de denrées nécessaires à lEurope;
cent vingt leur donnoit en échange, pour piès de denx
la France millions deses propres denrées; cet : échange exicent
à huit cents navires marchands: les ariegeoit sept et le' scrvice de ces navires entreienoient et fors.
mens soixante mille matelots. Nos villes maritimes
s'enrichissoient moient
des armemens de ces navires et du
mouvement de ces denrées, dontlap préparation la animoit e
Pactivité de nos ananufnctures, en assurant dela France, prospérile dont
tant dei T'agricuiture devenoient des Coionies Jes que tributaires par le betoutes les nations
lesquelles elles lai
a soin des denrtes coloniales, pour soizante millions,
payoient, en nuinéraire, une somirede
Si'les colonies sont détrnites, plus de plus commerce de marine , plus -
de.manuiactures, , plus d'anrieniture, milions de melheumsz-inditcne
eonséquenm-nt quaire et a, la charge du, irésor de' laRE
de iplus en France,
du sonverain,: dans une depublique nulle: devant portion de faim et de misère.
mocratie, ne
périr
territoire de ces Colonies est donc d'ins MieR
Q:La
grande éreadue?
tA
3AT
de plus commerce de marine , plus -
de.manuiactures, , plus d'anrieniture, milions de melheumsz-inditcne
eonséquenm-nt quaire et a, la charge du, irésor de' laRE
de iplus en France,
du sonverain,: dans une depublique nulle: devant portion de faim et de misère.
mocratie, ne
périr
territoire de ces Colonies est donc d'ins MieR
Q:La
grande éreadue?
tA
3AT --- Page 14 ---
&. Kon, ellés ont tr8s-peu fe
inbs-consitérables
d'étendue. a) mais ellcs sont
mingue, sur-tout, par leurs produits. Celle de St:-Dovingt milions de denrées, exploitoit aussi porrau moins.cent qnatrele parti dd Petranger s'est acharné est-ce sur celle-ci qu
plus de ravages.
ct,a fait exerces
X Quel est le pouveraement des
Elles n'en ont : plus ee stable Colonies?
et avant, les forces euronéennes depuis la révolution;
leur sfirete ei a leur déferse, qui devoient servir a
émparées de
s'eioient,avec le temps,
étoil devenu T'adoninistration, ct leur gouvernement
Q. Et, pourguoi purément depuis ia arbitraire.
de gouveremeit stable? révolution n'ont-elles plus.
R Parce qus les decinrarions de l'Assemblée
eonstituante les ayant comme
nationale
ellés ne vonloient ni ne dévoient renilues à elles-meines,
par les lois qu'eiles auroient plus étre gouvernées
Pour dans lenr" sein,
discutées et prépa:
les honimés qsti les habitent pour ussurer le Lontieur de tous
e. Toutcs les. Colonies
indistiàictement.
méthes principes P
françaiscs sont - elles dans lss
R.
per Deirent-elies la déclaration en avoir d'antres - que ceur consacrds
jeures dans
dés driits P. Lesi circonstances mas
sont
iesquolles se trouvent toutés les
térêts absolumimnt politiques, les mémesi; ciles ont les mémes Colonies. inles mémes
vues.
besoins" et les mêmcs.
e. Les Golonies pourroient donc se
cap' de Honno-Faptrance, ainsi
rennir au-dela da
Monde, pour représenter dans qne dans. le Nouveanan même pers, nne même
chacune de ces parties
R. Oni, sais doute, et cette nation?
3 relle,en méme temps'
réunion est toute natu-.
incontestable.
qu'elle est de droit absoin et
e. Quoi! vous voulez que les
forment une nation différento habitans'de de la
ces. Colonies,
R. Ce n'est pas moi qui le
Nation française P
Q. Ces habizans cependant n'ont vaux, c'est la nature.
me uns nation differeute. de la jamais été considérfs.come
R C'est que jamais les Colonies, Nation ni les française?
bien connus en-Europe, - et que méme Colons n'ont été
voulu sentic l'importarice de les bien on n'y a jamais
C Mais les Colonies, He ferent donc connoftre,
pire français?
plus partie de lEma
eenieoiro (t) Elles Re penvent mème en
est eirconscric et bomné par acqaérir la aner. dans les iies dant R
de la jamais été considérfs.come
R C'est que jamais les Colonies, Nation ni les française?
bien connus en-Europe, - et que méme Colons n'ont été
voulu sentic l'importarice de les bien on n'y a jamais
C Mais les Colonies, He ferent donc connoftre,
pire français?
plus partie de lEma
eenieoiro (t) Elles Re penvent mème en
est eirconscric et bomné par acqaérir la aner. dans les iies dant R --- Page 15 ---
R. Non,si elles sont détruites; 11 mais il est
de les conserver et de faire
toujours elles bien Prcile
sent partie 3 puiague le gan
cher
en Jasse
(
plus
de
Tp
sont" expatries porr les fàire prospérer, est ceuz d'etre gri
tonjours frangais.et soumis à son empire
e. Ei, de quelle mnanière feroient-elles partie de cet
tution pire, si ? l'assemblée nationale ne faisoit pas leur consti- em.
R. Cest que pour fairé partie d'un empire, il suffit
mémes intéréts at le Ieme centre d'ézécution. d'avoir dans les lo
gouvernement.
e. Peut-il avoir, dans le même
deux
et des ik de deux sortes? c'est ce cmpire,
constitutions
R. Oui,sans
quiest inconcevable.
doute,parce que deux payssitués en
cloignés et tres-ditiérens, deux nations différentes climars'trésavoir une constitution ét dés' lois différentes, et doivent
différentes, la constitution et les lois de chacune quoique d'elles
peuvent alierdu méme but, qui est Fintérét
Q. Chaque
nation doit
general.
4 législatif fdifidrent? pays, chaque
donc avcir son corps
R.l'esimpossible" que cela scit autrement; car pour faire
constitution d'ut pauple, il faur être
la
ses lois, il faur le connttre;il faur egre lu-mème; das les licux pour faire
habite,il lfaurcomnoitrelce choses qui
gu'il
là constitisicn ct les lois sont relatives Penoirerzetsputique aux
licux craux chosca.
hommes, aux
Q. L'on croit cependant, l'on prétend même
avoir deux corps législarify dans ie même qu'il ne peut y
idée est assez spécieuse?
empirc, et cette,
R.Sile mot ompire est pris poir: synonymede
2 raison; car. il est impossible que deux royaume l'on
existent dan's un même royaume, danis un même corps législacifs
la mêmc nation ; mais si le mot empire est pris pays, dans pour sa
jusresignifcation, s'il veut dire
alers que le même centre d'exécutioni commandemant, ohconcevra
tel antre pays, à telle autre nation ; ainsi peut deux commander dans
larifs pourront être mus dansle riênie
corps légiss
Far dus lois differentes, sans que ces deux remps, nations ensens opposé,
se nukose
brer (s) Est ce aiafi que € l'ou raisonne, Jorfme l'on cherche
nn.Empire? Parie-t-on un pareii
à décaen:
iadépendant! patrits
paisque le Fri 1e plus cher langage de CeRx- lorsga'on se rext : etro
a sounisa pour son jaire" prospérer les Colpaies, est d'itre qui sont - co
ore et les plus epira! catétés, on qu'ils te demande aux hommes toujours les plas fran:ais pré.
répondent cathegoriguenser ef ears'
t Latege
- :.
l'on cherche
nn.Empire? Parie-t-on un pareii
à décaen:
iadépendant! patrits
paisque le Fri 1e plus cher langage de CeRx- lorsga'on se rext : etro
a sounisa pour son jaire" prospérer les Colpaies, est d'itre qui sont - co
ore et les plus epira! catétés, on qu'ils te demande aux hommes toujours les plas fran:ais pré.
répondent cathegoriguenser ef ears'
t Latege
- :. --- Page 16 ---
Nine à Fautre, et surs qu'ellés cecsent
cela
partie du meme empire(t).
pour
de faits
Cincune peut donc faire des Jois
Gantanalogues aux climats et
différentes, qui,
ne seront exécutées quesur propresa chaque nation;
bonkeur commin.
chacune-sepatenitnt, pour l2
e. Un pouvoir législatif dans les
ne seroitil pas une puissance élevée Golonies, ainsi conçu,
qui pourroit devenir. dangeranse P. contre la France,
R. Point du tout; ilj n'auroit qu'une
Gai jamais ne seroit à craindre; puissance les morale,
nayant à elles ni troupes ni vaisseaux, puisque n'ont de Colonies
que celles qu'elles tirent des droits de la naluré; forces droits
gui par-tout ne peuvent étre
et la raison.
dirigés que par la justice
e. Mais cominent deux nations
tre elles des relations morales de difffrentes qhi ont enports d'intéréts de tont genre et toute sounises espèce, des rapEouvérnement,
au mema
R. Elles le pourront peoriont-clia-emicndre ct saccerder?
titution et aux lois aisément l'une de. l'autre. en concourant a la consQ: Ce concours peut-il avoir lizu
- les"
1 loniea n'étant pas entièrenient aujourdhuf, Covention nationale ?
represenices a la'CouR. fl n'est pas besoin que la
soit entière; ; il suffit que la représentation Conyention des Colonies
constitution des. Colonssera Rite dans las déciare que la
de quelle manière la France pourra
Colomes, et
Q. Comment, faire la constitution des y Colons concourir.
Colonies P n'est-ce pas à Ja
à
dans les
R. Non: ce que nous venons Convention de dire fait la faire?.
à Ja France à concourir à la constitution voir que c'est
par des déptités ad hioc.
des Colons,
2. Pourgnoi donc?
-
aa
R. Parce que Ja constitution coloniale ne
que dans les Colonies, et
peut, étre fuite
kire dans ces contrécs, connoitre que pour J concourir. fant
choses qu'elies
les hiosimes et les
nfinssairement lés présentent. Pour les connuitre if fuut
es sont
avoir vus et étudiés; er'siles Coloees
reprèsentées ia
à la Convention française par
tes Colonies daputés, France doit étre auissi représentée dais
par'des : 16 députés éius par Jes déjartemens,
MMen 52 perse pas gw'ène telle
fairs 2 Tauteur
réponfe ruife éraver l'in0
D I. méme gue en suppofant SCS principes sont le costrefosiTunie
e: ct,sa loglyte rranvaise. 9'ie cercle de son ta
es
reprèsentées ia
à la Convention française par
tes Colonies daputés, France doit étre auissi représentée dais
par'des : 16 députés éius par Jes déjartemens,
MMen 52 perse pas gw'ène telle
fairs 2 Tauteur
réponfe ruife éraver l'in0
D I. méme gue en suppofant SCS principes sont le costrefosiTunie
e: ct,sa loglyte rranvaise. 9'ie cercle de son ta --- Page 17 ---
:
: 13
:
D. Est-ce qne des députés pris dans le seini de la Conventionne pourroient pas aller représenter ia France dans
les Colonie?
R. Les membres de Ia Couvantion sont los mandataires
. de-la Natiou 3 ils out élé dépuies par. ie peuple consii- ties
divers déparicmuns, pour-formor ie plan d'une
tution, posr piopuser des lois d'aprés cette consutution, propras a regir la France', , pour la régénérer et
non pour preps:er ies loix d'ane naiion absolument d'outre-mer, diftsforince de plusieurs races d'hommes
fxctians
reus xil moral et ari. physiqie. Les diverses
q-5
ont failli renverser la liberté et perdre ia France de , lont
forcie quelquelois d'envoyer un petit nombre
ses
membres duns les départeuens et aux armées; mais cile
Lefy est déreininée que dans des' circonktances exJes
trdordinaires, pour -
faireinspecter de plus près agens des
du, pouvoir exceutif, pour prendre connoissange d'eclairersa
lieux et des choses sur lesquelsil importoit meiveiliens, ,ies aris*
sigosse; pour contenir et panirles
ne
tocrates, les intriguns etles fripons; inais cesdéligués
Houzoient décréter des Jois difinitivenient; tous leurs
arrétés devo:et aveir sa sanction et étoient souris.a
sa censure.. La Convention a pu sans inconvenient, SLI:
tout pendant ui gouvernenient revolutio.naive, adoje de
ter Cutle mesure. en Europe 1 et elle le pourroit
même dans les Colonies
y rétablir Tordre, colcnial, preparer
e: scyndurforgrnacisn Cp pouvoir Ligisiatij
dont ilvient d'eiie parté; enfin pour y eaercerie pouvoir
exicutif dans toute sa pleaitude. sous son autorité s
jusqu'a la con ection de la constituhion ef des lois pra:
presaux Colonies. (1) Cur ce n'est qu'en allant eliw-mène
dans ces contrées lointaines, que la Nation pourzasér
clairer sur la véritabie cause. des désastres des Color
nies; c'est sur les lieux, qu'elle en découvrira les sources, qu'elle pourra les suivre dans leurs détours et en
conulire toute létendue; et c'est de cette couroissanca
bien clairie
tireia tous les moyers der crreter
le cours, de S9e réparer et d'en prevenirle reiour. Four
(11 Certe propolition démontre. que. l'exécution du cft plan d'organifitien des Colusics. ainf qu'i! ch corçu et qu'il prefenté
avrir fon efiet'
la
et
bat
e: L.C doir
Cra paix: meejefrucs-la, de la méte
a Pon Gemande meme r'elles foient rigies ex
er.du ik
matiere que. les aulics parties de la Répnbliguc y Europe, ctibir Pordzé,
y fvir envoye des. repecieptays du, peuple, Pur Cu
a
pr: uret : con ier erc. cf.ce) Ja: vouloir bouieverfer chercher
nye
otu saies aMEG tors tÈs tp:zmes guiler Rabirentt Répenle : reet er,
ta:
intéressds et mdetiecis
foient rigies ex
er.du ik
matiere que. les aulics parties de la Répnbliguc y Europe, ctibir Pordzé,
y fvir envoye des. repecieptays du, peuple, Pur Cu
a
pr: uret : con ier erc. cf.ce) Ja: vouloir bouieverfer chercher
nye
otu saies aMEG tors tÈs tp:zmes guiler Rabirentt Répenle : reet er,
ta:
intéressds et mdetiecis --- Page 18 ---
jamais; c'est éncare de cetie
tora tous les moyens de denander coanoieance qu'elfe tis
trespassés et actuels, de ce qu'ils ont compte aur minis
ont dujeire; car enfin il est
jai, de ce qu'ils
responsabilité ne soient plus temps que les lois de le
pensables, ces ministres éclairds chimériques. lls sont rese
tentionués OL perfides; iis
on ignares, bien in-
-agens'; leurs agens scitt les sont responsablas de leurs
malheurs cies Colonies Les prinsipcux auteurs des:
sajoard'hui touvrir leur ministres ne peuvent pius
linviolabilité dun roi; la Coavention perfidie ou leur ineptie de
couvrir non pius, Car elle doit
ne peut pas les
peuple quis'éclaire chaque
compte au souverain, au
doit plus espercr de tromper. jour davantagu et qu'oa ne
e. Mais pour que la France soit
sentte dans les Colonies, il faut convenwblement un dépvté
repré.
temext, et cette députation seroit bien
par dépatR. Oui, mais clie ne le seroic [as
Homibreuse?.
a sont bien
trop; cai les Colonies
impertantes, et eiles mécitentd'etro bisn exaanindes, d'être bien connucs sous tous les pointsde vue
possibles.
p.Cein demanderoit bien da temps et de grandes dépenses?
R.Ce n'est ni le temps ni lés
e
il. faut voir les colonies, alin dépeuses de bién qu lfut celculer:
ritables liens, ; les véritables inérêts connoitre les les véàla France : pour fuire, leur constituion qu
eitachent
#l faut connoiure leurs vrais rapports de commerce etleursloiz,
la mère patrie et en déterminer l'étendue; il faut avec voir
quels soiit tous les moyens de prospérite qu'eiles
sontent dans lears cultures actuelies et
les arts
la
possibles,
M
faut assurer u'exige le succès préparation de
de lears denries : il
les'
ces moyens; il faut détraire
prejuges et les idées romanesqncs que l'on a sur Cos
contrées; it Jaut se métire en garde contre lainours
propre, le mensonge et- lintrigue des hommes
ent matériellement
qui les
force
parcourues ; il faut savoir quelle
publique est nécessaire à la' sureté des
au maintiende la loi et àla défense des Colonies ; il
deterniner la nature et,la
eEs
mesure de cette force, tant
en paix qu'en guerre ; il faut connoitre et
les objets done l'importation et l'exportation désigner doivent tous
être exelusives; 5I faut prévoir et énoncer les cas d'urgence dans lesquels l'intérêt commun doit autoriser Çes
exceptions; il faut encore faire connottre quelle est toute
létandue de l'influence des Colonies dans le commerce
intérieur et extérieur de la France 9 commerce dons
elles sont la source, comme l'aliment principal,
de cette force, tant
en paix qu'en guerre ; il faut connoitre et
les objets done l'importation et l'exportation désigner doivent tous
être exelusives; 5I faut prévoir et énoncer les cas d'urgence dans lesquels l'intérêt commun doit autoriser Çes
exceptions; il faut encore faire connottre quelle est toute
létandue de l'influence des Colonies dans le commerce
intérieur et extérieur de la France 9 commerce dons
elles sont la source, comme l'aliment principal, --- Page 19 ---
e. Mais où thoutera-f-on # hommes
Adeux, trois elquatre mille licues de
veuillent aller
tous les perils des mers et du
, courir
gints
R. Quoi! des milliers de
climat?
battre
Français y sont allés
3 pour y porter le carnage et la mort, et pour Lon comtrouveroit pas une centaine qui
n'en
Ja paix et lo bouheur.
voulussenty aller porter
2. Maisa chaque renouvellement de legislature ,il faudroit
eavoyer ane noavelle députation?
R. Non, la France n'auroit besoia d'etre
les Colonies qu'une fois tous les quinze représentée ou
dans
attendu qu'il n'y auroit de conventiou
vingt ans;
cea époques éloignées, par les raisons que coloniale nous qu'à
déduire.
allons
e. Comment formeroit-on la première convention
niale?
calox
a. Tres-atsément:les députés de Franse se
entre toutes les solonies ; et aprèsyavoir partegeroient fait un
d'environwmesndes" - ilssc réuniroient a des
sijour
chacunes d'elies, dans l'une des isies
deputés de
la plus commode pourformer cette convention que lon croiroit
Q. Pourquor un intervalle de gainze ou vingt ans Générale. entre
chaque convention générale?
&. fonilamentales C'est que cette convention générale ayant posé les bases
de la constitution,
- organisé tous les pouvoirs et tous ayant les déterminé cE
ctition : ayant fait touies les lois, ayant moyens tracé d'exélonies, des rapports cormerciaux. entre Ja France et le les cercle Corenfermer et. désigné tous les objets que- CG cercle devroit
; ayant laissé aux autorités constituées
portion du pouroir ndministratif et
la 7
la police intérieure et
réglementeire
ETE. honames qui les
domestique sur tous
les bases et les bornes habitent, de
et cela après evoir fixé
pourroit alors aisément s'atiministrer ce pouyoir, chaqne colonie
Ig comgnandement el la sutveillance du elle-même soue
de la Républigue, en
qui assureroit gouvernement
lonies une certaine quantits
troupes, de aux Code
Ai
munitions de guerre; ce qui constitueroit vaisseaux, la
playsique coloniale.
forca
* e France Qiels dans avantages, trouves vous à faire représenter la
R: Deja je les ni les exposts Colonies?
contestable que Jes Colonies plus hani;j'ajoute, qu'il est ine.
culier, que le peuple qui des habite forment est un pays partipeuple particulior que CP
égalem aent ap.
pays, ee pesple ent par is
quantits
troupes, de aux Code
Ai
munitions de guerre; ce qui constitueroit vaisseaux, la
playsique coloniale.
forca
* e France Qiels dans avantages, trouves vous à faire représenter la
R: Deja je les ni les exposts Colonies?
contestable que Jes Colonies plus hani;j'ajoute, qu'il est ine.
culier, que le peuple qui des habite forment est un pays partipeuple particulior que CP
égalem aent ap.
pays, ee pesple ent par is --- Page 20 ---
-
nature, le droit de se faire une des Jois; mais les habitons, eonstirution des
et de se
Lr"FAIE France Oili été si intimement
Colonies et de
fundus jusqur'i ce jour, et il est d'une li4s, tellement si
COS
Fortance pour la mire-putrie de retablir grande inses liaisons, son intimitd avec les Cotcnies, et de conserver
parctt que le seul noyen de déterminer les qu'il nous
pectifs de clugnenation,
droits reseacore leurs relations, leurs Contreamtriderpmnemugr meme
concourir à Ja constitution l'une licisons, est de les faire
Les députés de
de Tautre:
colonies un caractère France, ail surplus, portant dans les
particulier, en
national, marqué par un costunie
le désordre; ; ils rétaulirojent imposeroient à teus ceux qui cansent
cence; alors tous les
la, paix pir liur seule prea
titution convenable à Colous, Jeur 7 certains d'avoir une consdies deuz nations
état, convendble auz intérets
pendant un stjour 1 paisible lartendroien: d'ûne "avec confance; et
France auroient le temps de S année, les députés de
concerne les vrais intérêts des instruire sur tour ce qui
patrie.
Colonies-de la mereQ. ticulier Ponrguoi Proposez-vous de donner un
aux députés qui iront
costume pardans lcs Colonies?
représenter la France
R. Parce que lés blancs , les mulitres ct les
connu jusqu'a ce jour, que l'autorité nègres n'ayant
latres 7 les negres sur-tout, soit dans royale; les niudans les Colonies, ont
leur pays, soit
étoit concentrée dans unseul toujours vu que cette autorité
particuliurs, que des signes homme, queidés vétemnens
linguoient, que des
frappans et exclusifs disatt dessus de tous ; ces honneurs et destiommages élevoient
ncurs, Ces' hommages vètemens, Cas signes, Ces honrespect - de vénération commandojent un sentiment de
C une soumission d'aatant méme; moins d'autant plus profond,
tinctions etoient plus marquées, réféchie s que les dislus honnmages étoient
que les helneurs et
A Mais depuis la révolution, plus grands (1). 90 :: -
laquelle aucune sociéré ne cette puissance d'opinion sans
5.1 truitee Ecs agens décêtre autorité peur exister, ont étén est cntiércment dédès-lors, les. blanes, les mulatres
méprisés, anéancis;
co
n'ont plus rien respecté,les
6)> Trop: long-tems encore en
ppc les homnies; en genéral, fe France et dans le reste de lEudans les 442 i : liralong à plus, fore laifferont raifoncles conduire. par les fens
Colcais, oti ils ici: fins
homines de couiérr
moyens de s'en procurer,
inffucuien et dépourvus des
Negres
atres
méprisés, anéancis;
co
n'ont plus rien respecté,les
6)> Trop: long-tems encore en
ppc les homnies; en genéral, fe France et dans le reste de lEudans les 442 i : liralong à plus, fore laifferont raifoncles conduire. par les fens
Colcais, oti ils ici: fins
homines de couiérr
moyens de s'en procurer,
inffucuien et dépourvus des
Negres --- Page 21 ---
-17.
Migreségarés, corrompus tantôt parunparti, tantôr par Tautre
sesonclivrés a toutes les horreurs de la dusurnction; a; aucune
puissance merale ne peut les arréter sujourchu:Onieur adit
quel la souverajnetéde la nation éroit laseulee qu'ilfalloitrecon
noitre, etilsne peuvent se former une idée dela
ile peuvent piendre leurs ci-devant maitres pour nation,. elie;on carils leur a
dit qu'elle éroit en Frange;ilfaur donc,
idée dela Nation française, de sasouveraineté, pourleurdonner ilfaut
une
voient dans des hommes à cux inconnus,d décorés
qu'ilsla
et
frappante, nouvellé chere à leurs yeux; il faur d'unemarque
senee de ces hommes leur,
que la préapprenne qu'ils sont la
personne:que c'estila volontéde cette Nation quils nationen, doivent
obdir;et que cetta volonte sera exécutée surtous (1), avecla.
forcephysique confiée aux chefs de Vadministration.S Si parce
moyen vous ne créez une nouvelié puissance moraledansles
Colonies, et promptement, elles seront
A conséquemment détruites.
liyrées.aup plusfort, et
Q. Mais convient-il à la
à
-
d'être
majesté, la grandeur dela Nation
représentée dans. les Colonies 7
:
R. Et lui convient-il mieux de voir .ses représentans
toutes les assemblées nationales, se livrer à des
dans
scandaleuses et tyranniques , dans lesquelles.divers discussions
aveuglés par toures sortes de. passions, par toure espèce partis de
préjugés, conduits parmille et milleinttigues,se cembattent
par des mensonges, par des calomnies ) et montrent à
FEurope entière toute, la turpitude de. leur
sur les Colonies ? Aureste, la majesté, la
ignorance
nation qui a proclaméles droits, de Phomme grandeur et
d'une
liberté des peuples; sont-elles donc comme la qui veur la
la majesté des despotes 1 qui
leurs grandeur et
et qui veulent des esclavés soumis? proclament
volontes,
Cest par la justice. qu'unc nation. est majestueuse
grande, et non par les hommes et les nations qui. traireis G
(1) Vouloir que la volona de la nation
des députés envoyés ad.hos
les
frangaise, exprimée
les Colonies sur tous , n'est par pas départemens, chercher à - foir les exécutée RAr
République, encore moins à les soustraire à son féparer de la
puilgne tous Jes pouvoirs 1. jusgu'à
gouvernement,
font exclufivement attribués: demander l'oryunisation. enfuite définitive , leur
son:eflable agissere" également sur tous, eft bien cerfainement que une ses pouvoirs
er que l'autéur que l'on ne veut pas : opprimer Jes hommes
inregarde tous
couleur;
Tad.
gouvernement comie égaux aux les yeux hommes de Ja vivans loi, soRS Je même :
qu'i's soient 7 'mais pour cela il ne les croit
en guslque état
ficiper à ce gouvernepient dans les Colonies pas encore- rous apresà parligifation.
moins
-
àla
tous, eft bien cerfainement que une ses pouvoirs
er que l'autéur que l'on ne veut pas : opprimer Jes hommes
inregarde tous
couleur;
Tad.
gouvernement comie égaux aux les yeux hommes de Ja vivans loi, soRS Je même :
qu'i's soient 7 'mais pour cela il ne les croit
en guslque état
ficiper à ce gouvernepient dans les Colonies pas encore- rous apresà parligifation.
moins
-
àla --- Page 22 ---
- 7
avec clle:; en'ost-ce.p pes un acses.grandréle, que-celui de
porter des cohmoissances et. des socours à tORE un peuple
issu: deunco aysur, expatriés pour la prosperité comimune,
doniassurer lesalut ct. le.benheur par.la puissaace de ses
lammeres. cr. par le sentincat do.scs-bienfaite?
IaNiatisnhanguisene doit pasienir le inngage
les. coloNics. sont Hbrosimaintenant, leur puissance:
cdnuieng
estexcorot umefoisinddpendame 5 etsi la Convention :e la
respecre pRs, la Natton ne pourra se dire: grande que par
sas erersy par SeS injustices,
les maiheurs dont son
et son
auroni
la: cause.
1EE
orgueil
ignorance
bes foisy.qui: se croycient. ei se croient encore baducoup les
suadessuis-ces nations: * se font bien représenter: dans
Colomes par.des hommes qu'ils décorent du nom de. vicerat Ou de. comiandant- généraly et le souverain frangais,
voulant légalits dédaigneroit de le faire par queigues-uns
de s8s! inembrest
attaché-une si 1AR haute
Q. Est-ce que jamais aucune nation a.
importence à des Colonies, que celle que vous Pleitt- proposéz
de leur donner ct que vous voulez qu'elles aient
dcs
tail jannis é16 permis de be donrier unei constinution,et
lois2a ft
:
A0
R. Siceli n'a jameiscte, c'est que jamais rucnne netion
c'est:
jana en-des Colonies aussi-importentes (1);
que
:1 Les Cclonies Eicient fihjettes du fontetzin; le fonverain les etoit Cc.
r- devant-un rol, ct le roi étoit tout ct le penple rien; 1a
Jonies ceffant c'être fnjettes d'un roi, fost ainft: que France,
devernes libres.et. soirveraines: mora'ement : elles ne font pervent fes dsre
plus étre sujettes de la Nation dit françaife, inonde : puifqu'elles ellés scnt ses enfans égales mais
ct situles sw.feuroLPNiN doivert recevoir des conferis, des feenfans devenus majeurs, gris ton. pas dts lois'; elles forment comme
conis de Jelr. matrto-mate-n allez grande maintenant pour étre anie et affonne cite autre à fs. mére nation et hors d'ane éépendaree absolue t
CoAssi Jorsqu'en dira,les Colonies dela ngt fes' on: amies, ie tationdes (5s assocites
Tonics c'est dire.t2s enfans du tont de ta les naro, sujeriis. : En nation ailant Rant
Ce Ta Colonies ration, iroit et.point voir fos enfins, ecancitre Yaurs veritables inté:
Jes rètt poir tralier exssinlite 2t 22 Poure 7a fimils. Ce ofest qné ot
dans cas princibes w'elles pourent, Amile Yonr trivre les en plhs Fonne creelles: frrelligence lcs plee
en Baix: fes matelies do
mOrt: CS: donc à isA
acharntes, soavent elles 'conntt :ont la pl"s muissante, à en Fority
urie 2 coinnei phis le sase,
S2S 'enfnns.
cours EE porter Banbeir chet
a C'ef cattel tiote > Gtl du moins. cc, ptemier reragraphe, get
prefenté ctinterpreré farcément et ibelles meligalemepr répandas rer dans içs. Ics complices.de tribunes et
Santhonaxer Pclverel,t parles
, soavent elles 'conntt :ont la pl"s muissante, à en Fority
urie 2 coinnei phis le sase,
S2S 'enfnns.
cours EE porter Banbeir chet
a C'ef cattel tiote > Gtl du moins. cc, ptemier reragraphe, get
prefenté ctinterpreré farcément et ibelles meligalemepr répandas rer dans içs. Ics complices.de tribunes et
Santhonaxer Pclverel,t parles --- Page 23 ---
mais ancune nation
me; c'est" qte jeinais n'avoitproclamé les droits de T'homprincipes
aucune nation - n'avoit établi
Ses
d'hssocintion, fait sa
les
: et dont'les loisg'droins méconnus jusqu'à constitution, ce jour
consenti
tion
Colons veulent
ou méprisés
a leur pays; application aujourd'hui a
faire
aller concourir, mgis
laquetle Ja France Tapplican- doit
wI sa:s violer tous les
qu'elle ne: peut plus
de qhelle nutre manière principes la qu'elle a consacrés. émpécher Eh!
rée sur les diffirences France peui-elle être éclailes lieux, dans les
que lai Jature y
ne est par ses
choses et dans les présonte dans
bien les habitans reptisentans qui verront hommes; 7- St ce
leurs
des Colonics différent sur-tout combesgins, dans Jenrs
entr'eux dans
ce sera sur une
facultés, dans leurs
ses
repporiss
qu'offrent ces nmumecaXt-anar des
bases
sie la constirutien lrabitans, qu'ils pourront établir d.iftrens les
ranger dgns
qui leur convient,
* occuper (1). l'ordre socul, chacun à la, place qulldoit pour les
aux'imembres Jes intenrions de' de la convention , en a prévenu
Ja
Gonly , et, en trompant
quelques a : uns contre
rénssir, hminaseaeprooaese ons'efabftenue 'de lire des le principes feçond de Tasanincdn fon ouvrages pour fait mieux appityee
Jeplas fraternel montre le
paratraphe: qui avec
y
Pgtric. L'on apperçoit et plus vifintérér pour la
lelangare
et. agents de Erands Npsroltgee fes détractenrs, prospéritede Anciers la mére
dans Gonly les
ou" priviégiés, ils ne font préchant l'égalité 2 la" tribune privilégils et
cût FF en efclave, et pas connus, auroient voalt
écrit ce, qui n'ést. ni dans fon. coeur, que ni comme dans eux, ib eût dit'er que
Ce
fon efprit;
ainsi sue premier les, autres paragraphe parties ne de signifie la
autre chofe, finon,
recevoir morzlement
lè Jait de Za révouition" Republique, davenues qu'érant,
de ioft arbircaires
elles nè souveraines
les consentir et les préparer, comme sous 'le règne d'un' doivent roi, mais plns
dancune et formant puissance, mais bien Duisgu'elies faisant partie ne sont du, plos les sujettes
monde: néanmoins comme l'on une autré nation située dans fonverain d'autres frascai,
côté à la méchanceré, si convient que cette note parties du
dent ne la démentoit formellement. chaque page de Touviageet d'atitre preteroit antici- le.
hantemest 52 -() On. ef rappellera. sans doure que
ce comité contre étoit le comité colonjal; on" Mirabean sait
s'étoit déclaré
une. hérésie. dansla
qu'il avoit dit
3 la. comhattroit discussion fortement ses erreurs, copstirucion; >: er qu'il devoit il avait S
sryle 1p représentation" qui produisit de la le décret du mai 1706 proposer,
far pas mort à cette'
il France dan's 13 Colonies: (vieux s'il"ne
pant ce systême avec €poque, roure 1a clarté edt' dont cettainoment, il
en dévelora
tteit capabls, pres
dansla
qu'il avoit dit
3 la. comhattroit discussion fortement ses erreurs, copstirucion; >: er qu'il devoit il avait S
sryle 1p représentation" qui produisit de la le décret du mai 1706 proposer,
far pas mort à cette'
il France dan's 13 Colonies: (vieux s'il"ne
pant ce systême avec €poque, roure 1a clarté edt' dont cettainoment, il
en dévelora
tteit capabls, pres --- Page 24 ---
Ges mémes députés; après avoir vu les cultures des
Colonies et leurs produits, après avoir considéré les
diverses denrées que la France fournit en échange, après
avoir examiné quels soit les moyens dé faire cet échange,daquelle maniereenlgs met en usago, 3 connoltroient
alors que les. intérêts du cuitivatenr des Colonies, du
cultivateur, du mannfacturict, de Partisan, erfin de
tout le peuple frangais sont communs : qu'étant ensemble produetenrs et consommatcars, il leur importe à
chacun, il importe aux deux nations, de produire et
de consommer le plus possible; il leur importe de mettre dans les moyens d'échange Pordra et Féconomie-les
mieux combises.
Qu'entendez-vous par moyens d'échange ?
& J'entends les négocians, qui, scrvant d'intermédiaires
aux commerçans des deux mondes 2 portent et rapportent les denrées de France et des Celonies.
Q. Mais les négocians sent les commorçans?
R. Non:les négocians doivent être bien distingués des
commerçans.
Q: Eh! pourquoi*
de
A. Parce que le commerce dtant l'échange
denrées
conire denrées eu, contre argent, celni qui produit s
celui. qui consorme : saxit seuls les véritabies commerçans; ainsi le cultivateur des Celonies, Partisan 1 le
mansfacturior, l'artiste et le savant de" France sont lesvéritables producteurs, les véritables consemmateurs,
faisant sans césse échange du produit de leur industrie,de leurs connoissances et de leurs talens; et étant
les seuls commerçans.
Q."Mais les négocians font aussi le commerce?
R. Nen : les négocians serveni au commercs; ils négo-.
cient entre le preducieur et le consommateur, ils sont
un moyen d'échange 5 le producteur et le consemmateur penvent exister et échanger smns-négociant; et
il'né peut négocier sans cux.
Q. Ces disinctiens sont difficiles à saisir?
R. Un exemple les rendra sensibles : n'est-il pas vrai.
deux persoanes qui sont en opposition sur des
Paites
d'intérêts qui leur appartiennent, ont chacune leur invénu tous les malheurs qai, depuis, ont affligé les Colomies, SaintDomingue sur-tout,et Ia France n'eàt peut-étre pas été autait et
si Jong-tems déchirée dans l'intérieur > parce que cette mesure ede,
fait échouer toutes les" trames Ferfides, ourdies par Pitt et suivies
par ses agens."
vrai.
deux persoanes qui sont en opposition sur des
Paites
d'intérêts qui leur appartiennent, ont chacune leur invénu tous les malheurs qai, depuis, ont affligé les Colomies, SaintDomingue sur-tout,et Ia France n'eàt peut-étre pas été autait et
si Jong-tems déchirée dans l'intérieur > parce que cette mesure ede,
fait échouer toutes les" trames Ferfides, ourdies par Pitt et suivies
par ses agens." --- Page 25 ---
térêt partioulier à déf ndro : et que si elles ne neuvans
s'entendre, soit parce qu'ellessont trop éloigndes,
ce qu'cllesne sont pas ussezécinirées, elles ont recours soit par- ou
a des arbitres'ou à des kommes de loi-qui les éciairent
et les arrangent; CC qui leur en coûte est pris sur chacune, et est. autant de moins pour l'intérêt commun.
Il est aisé de voir que dans leurs arrangemens Ce8 deus
les persennes sont seules récllenient intéressées. et, que
intermédiaires goinégocient peur elles etentr'elies,
ont un intérét particnlier qui lea occupe
et
souvent plus que celui de leurs commettans. teujours, Cette dif.
férence entre le véritable cemmnerçant et le
est palpable, puisque l'intérot du premier est négociant çommun.
atous, et est dans la nation, et que Pintérét du sccond
se rapporte à lui seul, et so,trouve par-tout, dans et
le hors, Feur et contre Pintérds national, et cela suivant
lieu , suivant les cirçenstances dont il sait
tirer avantage. Il est bien aisé de voir par toujours ce
nous venons de dire., combien il a dié absarde d'ap- qua
pelér les négocians a déliléror sur les intérêts des
Colonies dont ils n'ent que des idées erronées' 7 ct
leur intérêt particulier ayant été tonjours on
tion avec l'intérêt général.
opposir -
Q. Pourquoi donc les négocianis traitoient-ils du commerce des Colonies comme de lenr propre effaire?
R. Cest que la Nation française n'étoit point encore assez
éclairée; mais elle le sera bientét si ella a des
sentans dans les. Colonies, alors les négocians zeront repreduits à leur juste position. On ne les considérera réque comme des indis idus, que comme les
plus
des commercans : et en effet ils ne sont rien colportenrs entre
se (1), puisque les Colonics sont un pays parricalier, clippuisque les Colons sont et doivent être considerés
ine une nuon particnlière.
comQ. Pourquoi l'Assembiee constituante vouloit-elle feire
Ja constitiition des Colons et les lois des Colonies,
que les Colonias sont un pays particalier et les Colons pujsune nation particulière?
R. C'est.qu'elle étoit aveuglée sur lss bornes de ses droits,
(1) Il faut espérer qn'à P'avenir les négocians seront
cuiteurs, maneficturiers, II
er que la nation toute entiere zussiagri- on-a
merçante. faur etre de borie foi" et conveni.
cqu.
est représentéd dans les Colonies, leur importance 1ue scra $1 la France
mieux woicre, connue; gue ce moven mèmc Cst le seul-de les bien heatcoun
et de traiter RTeC elics pear lc plus grand integet
con-.
adiiens.
deddqux
négocians seront
cuiteurs, maneficturiers, II
er que la nation toute entiere zussiagri- on-a
merçante. faur etre de borie foi" et conveni.
cqu.
est représentéd dans les Colonies, leur importance 1ue scra $1 la France
mieux woicre, connue; gue ce moven mèmc Cst le seul-de les bien heatcoun
et de traiter RTeC elics pear lc plus grand integet
con-.
adiiens.
deddqux --- Page 26 ---
7G 1K0VR Ve 54
* MATING Ra
ear 'si TAssemblée constituante déclaroit, le 8 mays
1790, guelle n'avoit jamais entendu coiriprendye les' Golonies dans là Constitution qu'elle a décrétée. pour 'la
'France, ni les assujetir d'des lois qui pourroiéns étre
incompatibles avec leurs convenances locales Tet pdrticulièrés, c'est qu'elle feconnoissoit alors coimo. ute
vérité incontestable et 'attachée à la 'nature: meme tles
choses, qu'elle re pouvoit ni nc devoit décrétéri des
loisquc pour Ta France;que les Colonies; placées das
un autre monde, dans d'autres climats, présentant rece- un
autre 'ordre d'hommes et de choses, ne. pouvoient
voir de Constitution et de fois que d'elles-mémes. coris-
"Ilsuit donc de cette déclaration que LAssemiblée ine
tituante avoit recgnnu qgl'il falloit aur Colons
Comconstitution particulière 2 tast pourla prospéritd du ide
merce français, que pour la conservation et le tbonheur
tous les hommes qui habitent'et cultivent les Colonies.
Q. Pourquoi donc ne leur a-t-elle pâs laissé le - soincde
faire, cette Constitution; car d'après la déclaralionudes
droits et d'après.les décrets duS'n mars 1790; ellen'avoit
aucun droit des'en méler?. M 030eu:
dmessA de -
R. C'est qu'il convenoit aux vues des qmhelgmesindtvidus les intérêts, toutes
fixer dans un comité particulier afin de tous s'armer de la
les affaires des Colonies,
puissance aussi
de la Nation pour les gouverner des 8 et 28 despotiquement; mars sont tellement
les décrets et instructions trouve tout ce que l'on veut pour
conçus,
droits Ton'y
des Colonies, et tromet contre f
etlesintéréts
pant lAssemblée constituante, on lui'a fait commettre
un abus de pouvoir, relativement Assemblée â l'Assemblée avoit colo- été
niale, dite de Saint-Marc; cette
dissoute par la force, pour s'être opposée aux actes
arbitraires des agens de Capet et de la Luzerne; tels que
les Peyniere: Mauduit, etc. Un grand nombre de ses
membres époit venu en France avec confiance; onn'avoit
pas droit de les juger, et on ne les a point entendus;
on ne pouvoit pas condamner ct aunuller les actes s'est
de cette Assemblée sans les connolire, et on motifs I
refasé d'en.connoitre les principes et les motifs;
etles intrigans n'ontcesse
nseonmnsameare de calomnier, d'interpréter et de présenter selon. leurs
vues liberticudes, ctles passions qu'ils vouloient satisfaire: elle dévoit
La révolution s 'étoi: opéréc. dans les Colonies; l'on
y être générale et ent ere's si les obstacles.que
soit à la
da
porterent
KapTOR
régénération
gonvernement,
xeprésentans de Saint-Domingue, dans cetle isle, ado
cesse
nseonmnsameare de calomnier, d'interpréter et de présenter selon. leurs
vues liberticudes, ctles passions qu'ils vouloient satisfaire: elle dévoit
La révolution s 'étoi: opéréc. dans les Colonies; l'on
y être générale et ent ere's si les obstacles.que
soit à la
da
porterent
KapTOR
régénération
gonvernement,
xeprésentans de Saint-Domingue, dans cetle isle, ado --- Page 27 ---
grandes extrémités, c'est qu'ilny avoit
établies a leurs ponvoirs, qui, danse
pas de bornes
estraordinaires, dans une révolution, sderencosutancertog
"(a). Les Coloniesétoient devenues libres étoien; souverains.
PAssemblée constitunnte a consacirés par-les principes
:
TEnA révolution elles sne pouvoient plus
parile faisde
dela nation française - qu'en
reconnoiire leChef
avecila Nation, un: nouveau faiantavce-int, ou plurot
tau lieu de demander aux Colons conigatsifaliontdonea leurs,
alorr,
titution quileur C
veeuxsurla consprincipes sur lesquels Cniarirat devoient Atre établis
France et des Colonies:i il-fulloit exposer dans les-liensdela leur
semble, dans leurs détails, tous des
enont entr'elles; spuis déterminer:
rapports qu'elles
devoit étre faite, quels étoient TCT quileur consaituifor
dietfes par in raison, la
moyens deila faite;
preinières
justice et Tintérét ginéral ces
du-8 mars Sreraeaimainacae 1790 : eiles aproient-été
au décret
pour les Golonies les vraies
pour la Nation. et
avoient besoin.
instructions dont : toutes
Il est impossible de concoyoirqu'an momientmémeod
TAssembiée constituante proclamoit la
droits, au moment. où elle posoit les Déclaration des
des Nations, ,1 son : Comité colonial luifaisoit bases. dellà liberié,
SwaiNmartermamilier
décréter
et-sur les-lois qui lenr.sont. propres.:" veeu:sur-in d'on censtitution
ce. comité, dont ançon.nembre n'avoit Tan voir que
des
aicune con.
Tetsanpeanprofinuie té deifaire- l'acte sacial Colonies, se réservort.laficulfalloit donc,avant de des C Golons et leurs lois;: il
penser ala constitution des Go-
-f1)lsest. arrivé
mais :. les mémes cansessont LSains-Damisgue. prodnir des ce: effets qni est rarrivé ten.France:
majorité. Certe. des tiolons 3 vonloitone
différens. VT,a grande
anéanti Constiturion - ces.lois > si.se elleseuxentsére Constitntion:er des.lois nouyeles.
doit l'antoriré despotique-et les:
faires taaroient
point. tiressurpris aueices-chefs dépeédarions-des se soient servis chefs. On.ae
mayéns,-mine les iplus' destrucseurs, pour tenir les de 1045, les
jouE, ma puisque, -etrangers RNX: Colonies,
Colons rien sous: le
gagner. commeColoss, et
is-gavoient
a.perdre
c3mme adiministrateurs :anssi aucoatreire.rosta gagner ou 2Ferdre
ceux gui onteu: quelque energie womin-riocarglige ;
pour se vengernde
cnt tout sucrifépour: fairé
qui.ont.voulu s'y oppeser, et qui
dt les.droits des Colans triampherila libertl; li justipe, la vérité
F6u, pouvoir. exécutif dans asitnuperz.Oaand iles. Colonies. du la: condeite des agents
riise gu: grand jour, ilene restera
nanvcan monde : sera
-vorités; S1 sera
plne-de.douterser ces serribles
cace et salotaire. ret-tre-trep-tand rearap. Porter-maisemide ed
s'y oppeser, et qui
dt les.droits des Colans triampherila libertl; li justipe, la vérité
F6u, pouvoir. exécutif dans asitnuperz.Oaand iles. Colonies. du la: condeite des agents
riise gu: grand jour, ilene restera
nanvcan monde : sera
-vorités; S1 sera
plne-de.douterser ces serribles
cace et salotaire. ret-tre-trep-tand rearap. Porter-maisemide ed --- Page 28 ---
24:
ionies ; s'éciairer surles.
existence ; on
principes. et les causes de leur -
sontfond.s -les liens
-roa
- devoit présenter leurs Sooran
il falloit déclarer
la wehablearapportss avecla France;
voit être faite
que dans Constitutien des Colons ne poubresquiles que
les Colonies et par les hommes li+
habitoient, en indiquant-de quclle
devoient y procéder et quelle part les
manièreils
droient: Par cêtte conduite franche, Français y prenjuste; on eute évité les erreurs, les loyale autant qué
abus des pouvoirs; d'étuitau comité inconséquences colonial à
etles
ces, unesures a l'Arsemblée
Il
présenter.
parce que
constituante. ne 1a pas fait;
ils'ast contenté clerchanttigovarner de
les Colonies à son gré,
lois
tédiger un plan de constitution et,de
pour elles; plan qu 11 vouloit faire dlécréter comme
Constitution, comme lois
- la Déclaration des. uroits, contre provisoires; la liberté ce quiétoit contre
contre les prineipes., conire les décrets méme des Nations; de
semblée constituante : néaumoins
LAsdiscussion CC projet, il proposa à l'assemblée pour faire passer de sans
à l'isle Saint-Martin un, congrès des Colonies, former
fixer l'état des gens de. conleur (1). ILavoit donc afin-de
nécessité die réglar d'une manière ge nérale et uniforme sentila
Tetatdeshiomues de couleur dans les Colonies. Pourquoi
(n) il faut être de bien mauvaise foi pour avoir osé dire et
primer que le plan de Gouly est le même que celui du club imKamacl" qui, dir-an, vouloit un congrés à l'isle
simuler pour fisser, Pétat des gensi ide Coueur; puisque lon ne Saint-Martin $
qu'il n'y a absolument d'autre similitude
pent se discongrés de St-Martin, et celur-ci, que la proposirion entre d'une le plan du
cher députés dans l'une.des isles du nouveau monde. L'on va réunion de
au doigt 'ec àl'oil-tout le ridicule de' cette
faire tou.
ee la difference ga'ily a entre : la 4 mésure
comparaison
ouvrage et celle qu'on attribue à l'hotel de proposée dans cet
s'agissoit. de régier le sort des gens de couieur libres Massiac ; là, il
fa des députés pris dans chuque C lonieseulement ;ici tt l'on non consacre libres,
chaque page la liberté de
l'on
ceux nés Français jouissent des l'espèce droits kemres; civils.
veut que tots
que couleur gu'ils soient'; I'on demande
et la politiques 9 de quelenvoie un député. 'par département; pour, que
Nation fran; aise
les dépurés du. peuple des Colonies, établir concommiramment une
avec
Ioix locales 3 d'apr-s la. diclaration des droits et les Constitution erdes
biseains,er venir ensuite soumettre les
principes répuquises : et leur travail à la sanction du lumières qu'ils auront acLe la Je but du congrés de Saint-Martin souverain Ya-t-il en France. Htoit.
rersemblance dans les vues, les intentions
même la moindre
il fant-érre plus qu'impudent Bour avoiri Osé et dans les-principes a
arinoe preille ruse à égarer l'opinion
l'avancer et chercher
t sur ieguire des Coigniss.
publique, et sur Gouly 3
es répuquises : et leur travail à la sanction du lumières qu'ils auront acLe la Je but du congrés de Saint-Martin souverain Ya-t-il en France. Htoit.
rersemblance dans les vues, les intentions
même la moindre
il fant-érre plus qu'impudent Bour avoiri Osé et dans les-principes a
arinoe preille ruse à égarer l'opinion
l'avancer et chercher
t sur ieguire des Coigniss.
publique, et sur Gouly 3 --- Page 29 ---
donc n'a-t-il
:
pas vonlu.voir que les
liens. que les rapports des Colonies principes , que'les
voient érre aussi généraux, et
et'de la-France detuton et les lois coloniales uniformes; quc la Constigénérales et
devoient être
ponvofentere uniformes, et que les unes et les pareillement autres ne
Colonies-etde la aitesnanparune Convention generale des
durunAregelanuimte" France, et dans les Colonies; queles
être ligislatives;
seules el isolées, ne devoient
qu'elies ne peuvent être
poins
anammtrmicsrmee elles doivent
et que danscecas que seulement roglet
des Assemblies avoir'le faculté de Faire avec l'assentiment
tances locales et primaires, parricubères les règlemens que les circons:
Q. Mais n'est-ce pas les dépurés exigent(s). des Colonies
mémes BrovegnerAgenticec
qui ont euxdans une question
constituante: sur les esclaves
R. Oni,' c'est Ce qui n'est' quileur étoit tout a-fait étrangère?
quéles hommes les plus pas irrefléchis concevable; car its ont fait ce
n'aurotenijamaise osé faire. Les esclaves et les moins éclairés
élnt, et on leur a donné celni de non-libres. alors étojentsans
snaissoient esclaves par la loi,e et
Les esclaves
libres par la Déclaration des
depuis ils naissoient
décrets du 311
droits,e et même par: les
ribres ne peuvent mais791 Jamais (vieux style)(a);carles mois non1 dans aucune
darenirayhonyme. du mot
circonstance 2
c'est l'Assembiée constituante esclave; d'ou ils'ensuit gne
esclaves.
qui a décrété la liberté des
Q. CommentPAsembiée
ration
constituante auroit par sa
du 31 mai des-droits 1791, 1 et particulièrement par son Décla- décret
la liberté des esclaves? réellement ancanti l'esclavage etdécrété
R. Oui sansdoute, ,etil
autrement que nous swcienpoaibedfonondre ne le déveioppons
son décret
ici; car, ou le
(1) Les suites fatales et
cipes aussi sacrés, éclayreront désastreuses sars qu'aeue la violation de
et la mettront en mesure
doute la Convention nationales prin.
dans-les. mêmes erreurs. l'our d'éviter les mêmes écueils et de tomber
ritablement conformes aux vrai, présenter ces mesures, les seules
Colonies et de la France, il principes, aux véritables intérêts
portance
faut bien de T'ancien des Colonies; il faut n'être point connoitre investi la nature et Pimdespotignes. régime 7 ni adopter ses vues bernées par et ses les suppèts
21 Un tei raisonnement
moyens
dans les Coionies; c'cst-d-dire consacre, de 7 je pense, la' liberté des
"tuante eucun 1 avost désigné sous le nom de ceux que l'2ssemblie eonsti. Hègtes
rapport à y msiateni; F'esclarags... non libre, et he tend sous
itre investi la nature et Pimdespotignes. régime 7 ni adopter ses vues bernées par et ses les suppèts
21 Un tei raisonnement
moyens
dans les Coionies; c'cst-d-dire consacre, de 7 je pense, la' liberté des
"tuante eucun 1 avost désigné sous le nom de ceux que l'2ssemblie eonsti. Hègtes
rapport à y msiateni; F'esclarags... non libre, et he tend sous --- Page 30 ---
a6
sill'est. tkotesclave dstsynonyme denon-tibres, ou il nel'est pas:
poorquoi a-t-elle refusé de
par ce.mot non-libre alle auroit igalement Temployer, consacré puisque lesTationdes clavage, ce.quielle ne pouvpitfaire sans vialerla Decladroits. sens violer tousles principes,
décrets (1):. et s'il ne l'est pas , ellea donc mémeses les
Colons en donnantun premier état de.liberiénuxerelaves trompe
quinavoient point d'état.
2 LAscemblée cousituante ne leur.a
né la. liberté?
cépendant peint donR. Elle laleura donnéesm.ais, à la vériré, elle ne. leur
a point laissé la jouissance; ils sont restés tels qu'ils étoigne ,en
eradiction parrapport à leurs ci-devant maitres;. ce qui est une condont il formelle et frappante dons T'expression du décret
s'agit et dans, la Déclaration des, droits; car,
ment elle auroit voulu consaçrer l'osclavase et l'auroit autrenait consacré libre effeetivement : il n'y a point de.milieu;
ou esclave;s'il nair libre, il:doit letre, loneare
et elle ne pouvoit modifier son état; s'il-nait toujours,
ne pouvoir changer son SOTI, sans,la volonté. esclaveelle imaicre. L'Assemblée constituante a donc. trompe-le .de.son.
trompé le celon.
negre,ou
Q. Mais. pourquoi les-blancs me vouloient-ils
hommes, - de couleur fussent citoyeas; car eniin pas quc les
nés libres, ils sont propriérairess et contribmablas? iisisoxt.
R. Jamais les iblancs pairiotes n'ont-méconm idans les mulatres et. les. nègres nés libres , les droits attachés à-ces
conditions ; mais ils. ont voula quell'exercice en
par la raison et la justice 9 sur leur mérite individuel fitréglé et
sur l'étendue de leurs facultés intellectuclles,
Dans les Colonies, où lcs blancs même ont
tion et I1C 3 peuyent s'en procurer,
peu-d'instrucsable d'en-donner aux mulatres daurinigres.nds n'étoit-il-pas indispen-,
afin qu'ils. çonnussent l'étendue de leurs devoirs libtes, avant
d'exercer Ia- plénittide dc leurs droits civils et politiques :
c'estrec que desiroient les Colons 9. patriotes.
Un intervaile quelcongue étoit donc néccssairé pour-donfaireinwfrer.dans tr). Ceux-goi ont :0xé, avancer -à Aa trihune de la
sen bulerin de leur prop: e sutoritt, convention, aficher
zonres les ruesde Paris : et débirer dans des libelles que le dags reloitifaire présentant river de penple les fers-des Gonly n'aimoir point Ia liberté, qail: vonquanr de rapport. 2nidécret.du negrrsdans. 16-piawiaresetot.doe les e Caleni-s, cn provoKripuuramingat3 la conyeationet aupeaple? Ceparagra- sciemment
phe le.. prouve!
prop: e sutoritt, convention, aficher
zonres les ruesde Paris : et débirer dans des libelles que le dags reloitifaire présentant river de penple les fers-des Gonly n'aimoir point Ia liberté, qail: vonquanr de rapport. 2nidécret.du negrrsdans. 16-piawiaresetot.doe les e Caleni-s, cn provoKripuuramingat3 la conyeationet aupeaple? Ceparagra- sciemment
phe le.. prouve! --- Page 31 ---
sertervecevoirtees instructions 97
veitresprirde'la tonstitution, : sranyexigeant, oN yui
blancs la'pasiende ide 'ces qui Waccorde aur irancais
terminé :
datis Te licu oti il doit qu'aprés 'un' : séjour dés
Q. Lesi
exercer:"
aerta
facultés minlatfes;lé, quc les blancs; nègres ils deivent peuvent avoir tous avoir les-mèmes
R." Oui; mais la société entre les'l
les'mêmes droits
sur ce qu'ils pourroicnt ètre, mais hommes biensur ne's'établir point
lés blancs, les mulatrés et les noirs" dilferent ce qu'ils sont:
physique, aul moral., dans leurs besoins, cutreneau
cultés; et c'èst sur lés différences
dans leurs faP'ordre de leur' sociéré doit être qu'ils présenteat, que
faur
la former suivre ta nature nécessairement et non la 'érabli : Ht
ert dites
commander.
dans ses' besoins, quethommeuiftre dans ées factiltés au physique 22 moral,
peat-il-donc présenter ?
;8c quelle-ditférence
Rlea du présente dans.la couleur dela peau:, dans
Kots
'de la't corps, tête, dans dans la la"forme tournure deises memibres; dans T'habitude la coupe
parties du: vicage, dans l'étar ,danis &z l2 dispositica des diverses
-nes' "des sens ) dans : ses
dans laptitude des orgadenombre de ses besoins & appetis dans-les 1 Hano-ses iddes., dans
Tare,dans le modc8c tansl'étendue moyens dé les éatigQ-"Catie différence doit disparoitre aux deises yeux facultés.
yant laguelle tous les hommes
dei la-loi,de-
'R. Cette proposition-est trop sontdzaux ?1
les hommes-ne sont point ézaux. générale Les pour loisi êrre Vraie: Tous
conventionnelles sont Telatives-à da constitutione naturelies , les
péramenr des hommes er"aux lieux
erau temvent. Lepècc homme ptésente,
daus lesquels ils vi-
"entr"elles 2 er tous lesindividus plusieure de races qui-dilférene
entr'eux. L'égalité nic' penceêtre
chaque race diffèrent
ment dans les Colonics que dans fobleicomsiatecie les
de chaque race p et cntr'eux seulement. rapporis des individus
de Ha" supposer possible
Ilseroit- absurde
dans lagociété, qu'ch raison autrement; des facultés car l'oa n'a de droite
rales
apporte:
physiques et -moQ.
-
considérez-vous Phomme
KS
-R ments sous le rapport animal que sous le plus particulibre.
C'estiu 'ii-f fautde considérer d'abord fvpport moral?-
et par co. quil présente de plas visible par"ce quilest
vivre ret, pour se reeoduise-quul.est : c'est, pour
zéuniren société. Sise ces'detik bezoins contraint dee
constans du momontsqu'ils
n'étoient pas
errame etivagabonde coime coinmencent, sat vie seroit
Trer-amuianatayeest onc-de la-matugo-de canNesmucap-ter
sesbesoins,
considérer d'abord fvpport moral?-
et par co. quil présente de plas visible par"ce quilest
vivre ret, pour se reeoduise-quul.est : c'est, pour
zéuniren société. Sise ces'detik bezoins contraint dee
constans du momontsqu'ils
n'étoient pas
errame etivagabonde coime coinmencent, sat vie seroit
Trer-amuianatayeest onc-de la-matugo-de canNesmucap-ter
sesbesoins, --- Page 32 ---
ste leur nombre et des moyens de Jes satisfaire que la
kgislateur doit s'occuper dans ia Constitntion d'une SCcieté, , dans la formation des lois qui doivent
les hommes de cette société. gouverner
Q. Mais lhomme n'est pas né seulcmont pour manger ct
pour travailler à sa reproduction ? R.Ce sont pourtant ces besoina qui l'occupent le
et prasquenigsement; toutes ses actions ise plus,
constamment vers le bue qu'ilse proposc. dirigent
Q.IL faut. cependant aussi considérer Thomme dans ce
qu'il est au moral, dans ses idées ? R. Lhomme n'est autre chose que ce que le sol et Jes
objeis qui l'environnent le font être : moins il a des besoins, moins il a d'ieées ;. et plus il est brut, plus 4
est soumis aux circonstances locales (4). asible w/1),L'ame du nègre, dAfrigue sur-tout, semble n'être accesxbruyans que d'aa par l'organe de louie: il ne. s'anime guéres qu'aux sons,
=point de
tambonr ou d'une voix exprimée avec force. 11,n'a
physionomie; ses traits sont s2ns expression 2 ses yeuxsans
pvivacité, =élléchit et sa il figure présente limage del la stupidité; il agit et ne
pas : parle peu et souvent il chante; janais un
stiment prefond de douleur Ou de plaisir ne fait couler des senadeses yéux; : jamais le rire ne vient fur -fes joues peindre pleurs
adouce fruation d'une zme fensible qui invite à
le cette
ndont elle jouir, Le nègre exprime fa joie par partager des
bonheur les
>font le témoignage de sa aouleur; il fouffre ct ne chants fe ; cris
wil, est fans honte et non pas fans pudeur; il n'a plaint de point;
>mais il a des volontés; il n'a de paflion que pour point la
desira, il
aime le repos et tait absolument le travail; fen
danse;
axien faire, et il met tout son tonheur à dormir. plaifir Jamais eft il de n'eft ne
avivemenr pressé par 1es. befoins, dont le cercle est extrêmement
>n'eft wétroit; il
bezucoup, mais il n'eft ni avide ni gourmand ; il
point Faafr daus le choix de fes alimens, gu'il
slontiers avec ies femblables; il aime les liqueurs
partagavo. et il
sen abuse guand il peut; alors il eft facile de lui spiritueuse, faire
wies plus grands forfaits, fans qu'il foit
de commettre
>de remords: dans cet érat, rien ne peut fufceptible Pairéter; il crainte, ni
snome capable d'imaginer qu'il Jait Tigin Quel fitjet r'est pas de
xéllexions amères et doulourenfer préfente 2ux
Profond.
ies femblables; il aime les liqueurs
partagavo. et il
sen abuse guand il peut; alors il eft facile de lui spiritueuse, faire
wies plus grands forfaits, fans qu'il foit
de commettre
>de remords: dans cet érat, rien ne peut fufceptible Pairéter; il crainte, ni
snome capable d'imaginer qu'il Jait Tigin Quel fitjet r'est pas de
xéllexions amères et doulourenfer préfente 2ux
Profond. portrait 1 sur- - tout dans les circonstances oit se trouvent législateurs les un tel
Bians' dans les Colonies, ct es égard encore aux démarches Eure- days. delquelles les crianes et Vintrizne ont entralné" "ficcelavement les
Assemblées' coloniales!.. Continuons le. porrrait:
wSon penchant pour le plaisir le rend infidele et inconftant
afes amours ; il carefie peu fes enfans qu'I
daas
La moirdre chofe fuffit pour fatisfaire 1a vanité,. abandonne çui, fons cfl peine. nct dont . on doit toujours fe fervir pour le conduire. Sa gratde
>e Eorne pressa'à la réminisceace; il ne compte point, ndmoire et - s'ik
erappelle le pate, ce n'est que par des époques: il jonit
sient, m218 il ne s'en necupe paser il ne. eonçoit
du préi n'inyente jasais; L imite mais sans exacutude, pwint Iraibit P'avenir,
Rvez --- Page 33 ---
-
2 Cependant les idées de T'homme ne viennent
de ses besoins? pollt
R, Non; mais souvent ils en font naître en
shose qu'il desire, le moyen dese la. procurer & rappelant d'en faire la
pla
grande. perfpicacité les défauts de celui
>et Pat cherche toujours: à cn profter ; il
qui le gouverne à
siqui le comimandent; mais soit q:'il les n'aimenine estime; soit hait les blanes
sprise, il les respecre toujours. I obéit, non pas
qu'il les me-
>murmurer; il suit ses fantaisies, ses caprices, quelquefois sana
"gnent deses devoirs et, qu'il ait la certitude d'être quoiqu'ils. l'éloi-
=promptement le souvenir des châtimens, méme de puni., 1
>croit injustes. L'idée que le nègre x'est
ceux
E
sélevée, qu'ella le confond; ilPadmire formée di blanc estsi
>exécute souvent sans les, concevoir,. mais dans dont tous il se ses travauxqu'il
>l'instrument. Le nègre reconnotr dans le blane un glorifie d'etre
*dont la force le subjugue et le tient enchainé pour génie supérieur
>général, il n'a point d'idées de l'être suprême, et
jamais. Ea
sune, ce seroit d'aprés ceile qu'il a. conçue de sj1 s'en formoit
aredoute rien 2 pas méme la niort dont 5! ne PEnropéen : il ne
>comme il. vit. sans desirs , il meurtsans regrets. s'inquiète point; et
Tel est l'Africain (I) qu'aujourd'hui vous
ment votre frére, votre aii, mais qai ne deviendra nommez affectuenss
égal; car la nature que l'on invoque à cet. égard jamais votra
absolument. FRANÇAIS, quoi que. s vous puissiez s'y oppose tress
leverez jamais jusqu'a vons, cet homue
faire, vous ne Vé. viez descendre jusqu'à Ini, it vouis mépriseroit.
quiète point; et
Tel est l'Africain (I) qu'aujourd'hui vous
ment votre frére, votre aii, mais qai ne deviendra nommez affectuenss
égal; car la nature que l'on invoque à cet. égard jamais votra
absolument. FRANÇAIS, quoi que. s vous puissiez s'y oppose tress
leverez jamais jusqu'a vons, cet homue
faire, vous ne Vé. viez descendre jusqu'à Ini, it vouis mépriseroit. noir; Il et mérite si vous pouteus vos soins, et vous pouvez le servir, en &
cependant
fèglemens sages sa conduite dans les Colonies, dirigeant oû
par, des
à plaindre comme on le pense ct comme on a voulu il- n'est le point
eroire, et od jl-auroit éto. toujours. faire
maltre eût toujours pu viure dans l'aisance heureux, ct si de son ci-devant
moyens. ses propras
S (1) L'on voit bien qv'il'n'est qhestion ici gue de ce
noir Affricain dans son pays,et lung-temps encore
qu'estle
parini les Eurepéens ; et point du rout du noir après qu'il estr
wons. C'est donc a tert et méchamment
l'on élevé parmt
ee porrrait aux hommes de couleur en général, que
et a appliqué
incriminé. Tout prouve
l'intention a été de peindre qu'on Va
Africain de l'intérieur a l'Afrique ainsi
le negrd
du Sud, , pour déizontrer combien il avoit gue besoin celui de l'Est et. avant de pouyoir ezercer les droits civils et
d'instroction,
teyens franguis 2 et combien il seroit dangereux politiques des cin,
hôte de l'en fuiré jouir spontanéniint et sans Ic poar lui et sor
'cessaire pour lui en faire connoitte
préalable hétue les devoirs.
ain de l'intérieur a l'Afrique ainsi
le negrd
du Sud, , pour déizontrer combien il avoit gue besoin celui de l'Est et. avant de pouyoir ezercer les droits civils et
d'instroction,
teyens franguis 2 et combien il seroit dangereux politiques des cin,
hôte de l'en fuiré jouir spontanéniint et sans Ic poar lui et sor
'cessaire pour lui en faire connoitte
préalable hétue les devoirs. La vérité ne
l'ireportance. , en même temps
Lelle l'éclaire au contraire et le peur prépare pas déprimcr au nouvel l'homme. noir;
destine, en lui faisant connoitre combien il est étatqu'on lux,
P'iestruise et qu'il règle sa conduite : c'est donc iniportant un
gn'il
cervice à lui rendre que de le peindre au 1 moral
véritable
du: tel gu'il est généralement parlent. et zu phisi. --- Page 34 ---
usage: ila est vrei que P'homme, quel-qu'il soit, n'al d'idées
que par ses sens, que son cxistence phisique. & morale est
entièrement subordonnée aux objers.qui le frappent & à
Ta manière dont. cès objets sofit. apprrçus : car. mnins les
tieux changent, moins Ies hommes changent de lieu & moins
ils. ont. d'idées. S'ils. habitent consiamment. des, lieux qui
ne changenr point., alors il s'établit enir'eux & les abjets
que ces lieux présentent, un rapport d'habitudes qui dispensc en quelque sorte CCs hommes de penser.;, & en cela
anéantit. le moral ou au moins. l'atténue tandis. que
leur constitution physique s'assimile tellement à l'influence
du sol, que souvent ils ne peuvent le quitter sans danger
de. la vie, ou au moins de la sante. Ainsi les hommes qui
ne voyagent point, qui habitent des, lieux différen, sont
rous inégaux entre eux, 8z, diffèrent au 'moral & au-physique en raisor dcs lieux; ceux qui changent scuven: de
lieux, ou dont le lieu chauge souvent, ont plus. d'idécs:
ces changemens. développent cn cux les tacultés de se rapde
de réféchir; mais, ces facultés sont
-
comparer
E foibles quand elles me sont. point exercées, 8c.que,leur
exercice n'cst pas consiamment.suiyi. :
3Y
Ona en France un exemple de ces différences entre les,
habitans des diverses parrics du territoire 3 entre ies habitans
des villes &c ceux des campagnes; mais ces. différences sont
bien moins marquées que dans les parties de la. terre, dont
la température est. constamment chaude > comme. sous la
gone torride, ou constamment froide comme dans là zôna
glacialc. Il faut cncore e considérer Phomme. dans son inrelligence, dans sa raison 3 dans les facultés de l'ame,
dans les affections du cceur , dansles combinaisons de l'esprit,
dans l'étendue des mouvemens de Timagination, dans la
conception. 8z. dans l'activité du génic, enfn dans-tout ce
qu'il cst àu moral.
y
Le moral de. Phomme sc rapparte à Phomme ou à Dieu :
les rapports de l'homme à Dieu sont tcls que Timagination
de chacun lesluiprésente; les rapports de Thomme à lhomme
sont. des mouvemens d'attraction - des sympathies dont les
premières causes sont toujours physiques: cessympathies sont
SearORDANCESHEALTETIT autre: s'exercent sur les facultés du corps ersont méntales. Les besoins de
ghomme . ses rapports a Phomme doiveut Servit de base a4
eontrat social: car les besoins sont pour le legislateur ce
ette sontlesprerres pourfatchitecte, et le moral iestilacte
sontlés ornemens et les ameutlemansaun
socialquece que - :
-
ddiica.
21 est cependairdcr-vérnes morales'si généralement senties
qu'elles peuvent servir de base à une Constitution?
corps ersont méntales. Les besoins de
ghomme . ses rapports a Phomme doiveut Servit de base a4
eontrat social: car les besoins sont pour le legislateur ce
ette sontlesprerres pourfatchitecte, et le moral iestilacte
sontlés ornemens et les ameutlemansaun
socialquece que - :
-
ddiica.
21 est cependairdcr-vérnes morales'si généralement senties
qu'elles peuvent servir de base à une Constitution? --- Page 35 ---
R.
L S1
Ilin'en est pas de ples
besoin de manger.
généraler reat sentios que le
Q. Veus présentéz toujours. l'homme
ilne phyziques. ne suivant
sous les rapports
connoit pas de ialse l'instinct, et daas. Cet éiat
RS,1 en connoli,
Q. Et quelles lois?
R. Les lois
s'en écarte naturelles;il 8e trouve d'autant
Q. Mais il est moins, et elles sont les plus stres. mieux qu'il
sans lois de. convention, impossible qu'une société puisse
protégent les
, qai établissent Tegalité éxister et
sacritiés aux. plus foiblee, forts. 8Ri1s quoi ils- seroient toujours gui
R.Silesh kommes, considérés
au plus fort, cela démontre dans Pétet naturel, sont sormis
natureile, et en CC CRs" le
quela loi duplusfort est lalei
tionnelies ne doivent etra; meillnuresa autant ainsi, les: lois conyencomstqu-ncos des lois natirelles qa'on d'oi le peut, que des
Thvomme'le plus fortau
;
il'résulte
fait pour Bouverner; et physique la:
et au mnoral, est aut
rétabilannt
convention
la domination légalité du a onvert une nouvelle nationale, en
la imême état, la loi plus doit fori; car Jde Frangais étant carrière dans à
et. laisser un
encliainer ses. farcès
dividus les plus libre.coursàs forts ses forces moreles: : aiusi, physiques
leur inérite et leuirs talens; par leur probité, leurs Jesind'hui gouverner la
leur courage, lumnières,
plusieurs races France; anais dans un wontnujour
la plus
d'hommes, il fat
peuplé de
intelligenite, celle dont la
que
ESNENE
plas CPS grande, konvethe; et si la force morale est-la
etre races., enchaine est la
bornie, , sa /orce plus membreuse de
par
et
Tres, doit faire fe loi, cette loi, duns physigue-doit les:
pour les individus. pour lai race, ce qu'elle fait en Françe Colon
e. Ehl pourquoi ne, pas laisser dans
cours à 1 force morale des.
les Colonies. un libre
la laisse en Frince: aux
divérses reces, ainsi
RCes
individus ?:
gu'oa
ment.la quie. dàns les Colonies oi ces diverses
bornress popuintion, d'on il des plus. nombreuses races forsant dy pouoir de. est évident qu'un seul individu sont les.plus abubrenspe, ef des
topinion sur-lune des
plus Yobuses, . telle
plus nomne, gat en memie - terts es: la plis que la race a/ricaise_jacultie intellactaslie,
cirepnscrite dnas
pourroit en un insiant préa
'oa
ment.la quie. dàns les Colonies oi ces diverses
bornress popuintion, d'on il des plus. nombreuses races forsant dy pouoir de. est évident qu'un seul individu sont les.plus abubrenspe, ef des
topinion sur-lune des
plus Yobuses, . telle
plus nomne, gat en memie - terts es: la plis que la race a/ricaise_jacultie intellactaslie,
cirepnscrite dnas
pourroit en un insiant préa --- Page 36 ---
cipiter ces contréesdans un désordre d'autant plus.grand
que les instrumens sont plus aveugles (1)..
Q- Vous distinguez donc l'cspe èce homme en diverses races; sur quoi' 'sont fonices ces distinctions 2
R. Sur les differences morales et physiqques qui viennent
d'être présenties : car la valeur intrinsèque de Phomme consiste. dans ses fauultés intelleciuesles et.tient au
génie.
Q Mais PAssemblée nationale n'a point eu (gard.3 ces
différences n'a point fait de distinction dans la déclaration des droits?
R. Elle ne le pouvoit pas non plus; la déclaration ne porte
. que surleipice. cesti-dire, sirlhomihe en geneval(i);
Tapplication qi'elle en a fuito aux Français est vraie
pour eux tous, aitendu qu'iln'y avoitpas de différence
physique ni morale entre les diverses classes des habitans de la France; celle qui existoit n'étoit que dans
lopinion: : aujourd'hui. l'opinion a bien changes mais
le caractère, ie génie, les: facultés intelicctuelles du
Français sont lés mêmes ;.il jouit de. la 1 même existence
civile 7 a les mêmes droits à Pexistence politique. a:
e. Quelle différence mettez-yous entre l'existence civile ct
l'existence politique?
R. L'existence civile est celle qui attache l'homme au contrat social, aux lois de sa nation; cette existence le fait
(1); Cette vérité est malheurensement trop pronvée aujourd'hui
pat la maititude des faits qui SC sont passés à St.-Domingue et
autres Antilles : Dans la partie du Port- 2u-Prince, les mulâtres
ont toujours été conduits par les chefs de l'ancien gouvernemeht,
et ces chefs étoient des comtes, des barons, des' marquis; tous officiers décorés de signes militaires de l'ancien despotisme ; ces contre-révolationnaires se sont servis de : ces hommes, 9 pour qui la
révolution devenoit l'aurore du bonheur, pour exterminer.les blancs
parriotes, dans J'intention de faire exterminer les mulâtres à lear
tour.par. les négres. Mais dans la partie. du Cap,. quelques blancs
et mulâtres royalistes ont secrètement dirigé les nègres qu'ils avoient
fait révolrer, et leur ont fait massucrer indistinctement les blancs
et les mulâtres ; ce qui étoit positivement le plan de Pitt, qu'exé.
cutoient les mulâtres au Port- au-Prince, et les nègres au Cap.
(1), L'on véut donc que l'espèce hommesoit. absolument libre sur
rout le sol Français; mais aussi l'on pense que les étrangers quiy
bnt été aportés ne peuvent ni ne doivent devenir spontannément
eitoyens; c'est à dire pertié du souverain, sans la plus grande injustice pour les membres de: ce souverain qui se sontexpatriés à
travers mille dan ers, etiqui ont encore formé les. Colonies, et sans
com promettre d'une manière irréparable l'intérêt national ; telle
parcit être l'opinion de l'auteur; une autre I - jrétation de'ses
assertions et allégations, est la plus noire calomnie,
:
ni ne doivent devenir spontannément
eitoyens; c'est à dire pertié du souverain, sans la plus grande injustice pour les membres de: ce souverain qui se sontexpatriés à
travers mille dan ers, etiqui ont encore formé les. Colonies, et sans
com promettre d'une manière irréparable l'intérêt national ; telle
parcit être l'opinion de l'auteur; une autre I - jrétation de'ses
assertions et allégations, est la plus noire calomnie,
: --- Page 37 ---
aitayen, en lui assaraar le dreit et la
ia liberté de sa"
faculis de jouir ei
EAF politique
perconne ei de Ses
raison sculement de CSt celle qui donne au- propridtess
cule de
ses luniercs ei de ses cheyen, Ci
concourir à
talen-;la faFappelle à délibérer sur Pacannieracion P'intérét
de la cité et qui
L'une est un droit de la nature, général de la Natica. que la socicié aitache
Ci Pauure'est un
fes (s)
au mérite GL aux vercus privilége
socien
Africaine (i) Il n'ost pas besoin-de
et ga'elie d'est pas la nation preuves, pour affirmer qae la
est all
Française. qu'elle n'en fair
natien,
aais encore d'une contraire autre une' pation non seuiement pa. partic,
dent toire gne.Jes négres part e du nioade ; est - il bied ctcangere,
tence Franceit,paf le droit d'Ainue naturel. ne ni Peuvent ayoir sur le terri- évidans. ieur politiaue, sution ijue la société et Ja nature Fexistence civile,'ui Pexis-
"pa: suite des
c'est-à dire en Aitigue; d'oi ne leur ils donuent gue
sarins
spéculations des
onr ét6
merce. d'ioarepe, qui seels, négocians. . des marchaude et tirés
sous inhemain P ce FOnt eux faicolent gui
un héncfice daus ce com- dcs
de Haantennedetineieet
pertoient les negres znx
birans P'afrique, des et qui les Eauvernemeuts achetresent de ce leurs sont cux. qui les Ccions, roient
a ces derniers Colonies; seuls le n'est-ce pas étre inique tyraris et non les-hzla loi à cet égerd comnerce de ia
que d'imputer à crimne
entichiseient
et qui n'en retiroient tiaste, eux à qul'on faisoit
et ruinoienr très plus de deux millions
aucun lucre; fandis gu'ils
du
souvent ceux
decitoyeis domicilié, en
temps
decCuloriss, cardelà
France,
Trt vendeurs l'imposmbilité de satisfaire à
provenoir la plus. Colon-, en raison desclaves: de : ceux gni calomuient leurs aussi engagemcas avec
le procés à ces deux ce commerce, he rélléchi-sent srossieremeuris
négocians et marins et millions non de citoyens de
pas qu'ils.fong
que les seconds
aux habitans des France, marchiods,
reurs des nègres achereurs, u'on
et qui devenoient Colonies les
qui n'éroienc
tue existence, en. les associant. venoit de Jeur apparter; à pores et les tufaisoit fearir lai France et
a leurs traveax, quiils donr assofuieut
sance.
échi-sent srossieremeuris
négocians et marins et millions non de citoyens de
pas qu'ils.fong
que les seconds
aux habitans des France, marchiods,
reurs des nègres achereurs, u'on
et qui devenoient Colonies les
qui n'éroienc
tue existence, en. les associant. venoit de Jeur apparter; à pores et les tufaisoit fearir lai France et
a leurs traveax, quiils donr assofuieut
sance. C'est bicn le
vivre. S,oco,cce d'individus le résnline
yeux de Pizt et de' ses grand crime des français des dans l'oient-ils éré bien cruellomee agents; amssiolas Kialheureuv Colonics auzy
tres franyaie ont-ils kecondés des. punis! mais, pary quelie Colons c#
sastrenses et persécuré avectanr vees aus-i
faralitechnz
qui s'sroient exposés à mille d'scheteeniene libertieides, ausi, liri-e
périe T'an chinat bralant mort., ,et qui onr learverincbler suporté les frores
parrie ! Serour-ce
pour egrichir et faire
infemGeux auxquels on
gu'ils sont nés Liancs
prospérer linree
et e core. les
ctjiuuyats, er
ACOST
la neinre, d'une la ciitre parie. du sacrifier moude!' 2 sont ais noirs et parce que
des Colonier justice et la raison.; Cette
kirurg.rs
seront
ils. VUs et
jasques à thulantopte guznd les ca5iage
Africaans, doat la
traités plus
fratcais
éruel qu'tle
translation parmienx fair Hohnnamenent le
que des
etl lafrattnilt ep-tvereDe ac scronr chinge bienier, la justice konbetc;
1 lesre
deng: - rou PE2
Gi
moude!' 2 sont ais noirs et parce que
des Colonier justice et la raison.; Cette
kirurg.rs
seront
ils. VUs et
jasques à thulantopte guznd les ca5iage
Africaans, doat la
traités plus
fratcais
éruel qu'tle
translation parmienx fair Hohnnamenent le
que des
etl lafrattnilt ep-tvereDe ac scronr chinge bienier, la justice konbetc;
1 lesre
deng: - rou PE2
Gi --- Page 38 ---
e Est-ce que teus les citoyens n'ont pat droit à l'existence
R. politique? Tous T'ent : mais l'exercice de ce droit ne devroit être
confié qu'zux pius éclairés, aux plus probes.
Q. Comment les connoitre?
R. Cela, est difficile; en France, où le nature ne présente
aucun signe caractéristique ct sensible de ces qualités : mais
la loi fixera sans doute la différence sur les divers dcgrés d'instruction;. ce qui n'est pas dans les Colenies,oa,
la couleur est réellement un signe certain de linégalité
dans les facultés intellectuelles généralement parlant.
Q., La couleur dans les Colonies est donc le signe de la valeur.intrinsèque de Phorame?
R. Elle Test bien certainement dans les Colonies, puisque
l'érat et le sort des hommes ne s'y règlent pas sur l'opinion, mais bien . sur le sentiment intime de leur valeur
réelle, et sur une conviction profonde de la différence de
valeur; car les negres d'afrique nese jugent pas inférieurs
aix blancs, parce qu'on le leur dit, mais bien parce qu'ils
se sentent incapables de concevoir ce que le blanc conçoit,
de faire ce qu'il fait : le génic, Tintelligence, l'activiré lui
eu Dlanc, le confondent; tous ses travaux sont pour
des merveilles; 2ussi. ie nègre se persuade-t-il par tout cei
qu'it voit, par tout ce quil sent, que sa race est inc2pablé de peifectionner, et que le blanc est Phomme par
excellence, le tipe de la perfection humaine; ce qui prouwe. d'ue manière imifragable qu'il faut lui faire
courir plustetits périodes des connoissances
FLERLESA
pour ie niettre u méme d'avoir. cette ezistence politique
et de jouir de tous les avantages que doit lui assurer
alors la société chez 1472 pauple augiel il est absolument
eiranger) et oi ila reçu Thospitalité qui lui étoit refusée
dans son pays natal () par son gouvermement.
Bntone ples qa'2 mourir, en regrettant" de R'avoir pas ét6, ven
i: N :1!
Ex vain argeera-t-on que l'intérêt seul chérement conduiscir cesx cette qri
fe disoient hospiteliers: qu'ils Africains faitoient su'ils bien recevoient et payer achetoient
aospitalité comme des aux betes malheureux de sonme : puisqu'ils les accabloient de travaex
et de coups peur satisfaire leur cupidité. et les laissoient rien en quel- tirer,
quefois périr de misére, quand ils no pouvoient plus
03 bien is les revendoient! et mulâtres se sont livrés à des
1 est vrai vis-a-vis que plusicurs leurs esclaves, blancs dont Phumanité s'indigne ; nous
pirocirés
les
abhorroys de tels hommes:
R pritendens psia:
disculper,noms
accabloient de travaex
et de coups peur satisfaire leur cupidité. et les laissoient rien en quel- tirer,
quefois périr de misére, quand ils no pouvoient plus
03 bien is les revendoient! et mulâtres se sont livrés à des
1 est vrai vis-a-vis que plusicurs leurs esclaves, blancs dont Phumanité s'indigne ; nous
pirocirés
les
abhorroys de tels hommes:
R pritendens psia:
disculper,noms --- Page 39 ---
Si, par la grandenr; si, par li fercc de
ropéen s'et porté à l'exiremité la
SOM géaie, l'Eur
tances, la foiblesse et Pinerrie de plas élevée de ces disjancual'eatrémitce opposéc.
PAtricain Pont fixé pour
les LEnrepses, nations; il maitre du monde, peut s'érablir chez
en son pouvoir peut de y porter des lois, mais il n'est toutes
scnt sa sepériorité;g partager avec ellesles facultés qui point
gu'llenedrl la
quand il le pourroir, il faudroit érablis
volonté, et cela est
chcore
L'Europe ne reioncera point à impozsible.
arrivoir qu'un seul de ses souverains T'empire du monde, et s'il
sions chez les autres
abandonnàr ses
renducs à
nacions, elles seroient à
posses- *
clles-mémes, Ou soum',: :S à une
Pinstant Oi
il doive Quoiqie le légre étranger soit homme, autreputisnee.
jouirde tous les droits
quoigua ce titre
cemameiln'a de
d'idécs gue celles communs asor espèce, (:X
besoins attachés, à cette espèce, quitiemuent au petit nombre
entièrement privé de Sentimenc cemme il est presque
sairement des ruteurs pour te moral, il, lui faut nécesfraye(s).
diriger dans la-reute qu'on luz
maie neus devons observer
primant de tels actes, et ne qu'il existoit des lois
elaves qu'une. autorité
doanant aux maitres défendant sur
, réoat cté enfreintes
parernelle et domestique: que si leurs ces esvernement qu'il faur quelquefcis en
sans punitions, c'est à l'ancien lois
peut-il, génsral. Dans quel pays, impater au reste, le dans crime et. non. -aux colons gou- erz
panse:" donc doit-il les même vivre sans travailler! : quel il corps social l'homme
xoirs devoient
n'en est aucun',
Stre-regardes du
avoir été plus travziller, et ne penvent pour je
maitre de les conserver en malheureux;' Car 1l; étoit de
cela.
L'esclave, comme ouvrier, comme santé et poinr du tout de les P'incérét
avantage legé, sur l'homme libre du même manceuvre, ayoit même épuiser. un
minurion traité et soigné dans ses maladies état; et il étoit nourri, vêtn,
tervalles. fixes quelconque et invariables de ce -qu'il gagnoit on sa récoltoit vieillesse, dans 1 sans dimaitre ; ce dont ne jouissoit que lui laissoient les travaux de les inde prendre toutes ces
pas l'homme libre, , qui étoit son
climat qui n'est pas le dépenses sien. Ces sur le fruit de ses suéurs, 2. dans obligé un
sitivement Aeuroux: que l'Africain esclave dans observations les démontrent' bien
que ne le sont en
Colenies y étoit
manceuvres; les lois
Europe vingt
plg
Lement exécutées, sous la pretection desquelles millions il d'ouyriers et. de
saas moyens, Devenu libre aujourd'hui,
vivoit, littérafera-t-il! qu'on gue deviendra-t.il, s'il se refuse l'esclave an sans propriérés,
(r Ces droits J réflechisse sans passion.
travail, que
tiou française; néanmoins sont de rigueur il doit dans sa nation et non cher la n2quérir (actign et d'en jouir dans un
avoir T'espérance de les J ac--
et sa conduite.
temps déterminé et d'après son ins-
(1) Cette preposition loin de tegdre à
tve les fos des migro,
-il! qu'on gue deviendra-t.il, s'il se refuse l'esclave an sans propriérés,
(r Ces droits J réflechisse sans passion.
travail, que
tiou française; néanmoins sont de rigueur il doit dans sa nation et non cher la n2quérir (actign et d'en jouir dans un
avoir T'espérance de les J ac--
et sa conduite.
temps déterminé et d'après son ins-
(1) Cette preposition loin de tegdre à
tve les fos des migro, --- Page 40 ---
e I faut donc au nbgre dans les Colonies, Rta gouversonzt fondé sur
fondé sur son état plsysique et moral ,
* parsiculier,
sur le ciimat, sur ses
: ses besoins préséns ct futurs fonde
à la sociesé, et'ce
rapports avec les hommes qui Tappellent A
gouvernement doit etredomestique?
la couleur établice
R. Les besoins > les hommes faculésimeletuelles, actuellement dans les Coloaiesune
igant: entre les
temy n'effacera peur-errejamais,
ligne de démarcation quele sans douie moins sensiblel Ainsi
A maist qu'il rendra dahs 3. cesi contrées éloignées, des hommes
en dont réunissant; les facultés physiques et morales préscatent les deux
extrémités de lespèce ( homme), en-les associant aux les
Créoles gui-ofirent,e"- ces deux extrémités, de donner tous à
intermédfaires, il est ausolument nécessaire ceux donr
sertesociétédes principes qui, s'étendant sur tous
elle est formée, donnent une base fixc aux lois; lois,
en les unissant entre eux, marqucront néanmoins-la
E:
de leurs
-
qu'ils doivent garder dans la proportion
besoins;ue
: Jeurs facultéser de leurs rapports réciproques,
CE
Q.11 faut donc une Constitution particuhère aux Colonies;
cette constirution soit fairedansles Colonies;car, d'aprés
2 que
ce tableau et ces raiéonnemens, la Coan
ces dérails, d'après
droit delafaire?
Vehtionnarionale ne pourroit,ni n'auroit-le avons déduit
haut
R.Non,elle ne le pourroit; nous en
plus
alesraisons,
les Colons sont divisés, et qu'ils
Q:Mais - aujourd'hui que cncore, quels moyens emploira-c-elle.
so diviseront peut-êrre rHeabir-Tordre,Faur, les disposer
paurles concilier, une constitution pour
et des lois; car.) les Colonies
eafin à se faire au
, alt point ou elles étoient au
commeacément sopt, quant gouverhement de larévolution. Eie aura donerecoutsala
persuasion ouà la force? de
qui, d'ordinaire, sont les
R Dans les querelles famille,
la
et P'insplus lonzues ct les plut murtrières, lou persuasion doit cmployer
truction sont lés seuls vis-4-r1s moyens que la Nation coloniale doit
or,. là Nation française d'autant
de raison quelleaperience
enagir.ainsi; avcc
plus
manière bien affreuse que la.force qu'elle
cae éprouved'une à des commissaires civils, pour concilier les
a coniée
dans les Colonies, n'a' produit
Colous el plus hitoblirfordrs grande division et une dévastation horrible.
ou'une
n'ayant point ct ne pouvant avoir le,
Der commissaires
snontre an çontraire un
*. r wilir et, à. les remettre fflicitéet sous lear 1: fouet, civilisation.
gif tdret pour.lewr
manière bien affreuse que la.force qu'elle
cae éprouved'une à des commissaires civils, pour concilier les
a coniée
dans les Colonies, n'a' produit
Colous el plus hitoblirfordrs grande division et une dévastation horrible.
ou'une
n'ayant point ct ne pouvant avoir le,
Der commissaires
snontre an çontraire un
*. r wilir et, à. les remettre fflicitéet sous lear 1: fouet, civilisation.
gif tdret pour.lewr --- Page 41 ---
earserdre
borner fuguste de représenter la
/
deront veligiausement à laire exdeuter. mation;. les et devant se
ont le jamais aux Colons ( fussent-ils des lois; ne persua. tation ct pouvoir leurs d'améliorer lois intérieures leur sort , nis que Jeur
Convention nationale en
doivent êtrc faites
METE
metinte.Comme les Colonies France, sans leur concours psr im- la
dela première constitution. ont été positivement
prises dans la
ct qu'elles n'ont
exclues
seconde, il est bien
point étécemjamais cu de
évidcnt
entrc. les
.constitution, et que la cause. qu'elles de
n'ont
son-ceulement Colons, et de la subversions des
la division
lesont laisstes delincertitude où les
Colonies, vient
mais
sur laurearistence cirile Asseinbiees nationalos
tranger, encore de. lintrigue des agens de alpolitique la
(L),
qui, par des
faction de l'6Europe, et dans le Nouveau- insinuaticns -
perfides; animoit:e en
eontreles . autres, pour les monde,lesr à Colons des Has
testeohntmteforas de Acher engager des démarchas GOR. cuelqua vraisenilance
Pant Ore leSenat vrai de dire, et perfonne
ehler-miamner. fraticais, et ce
on 3 propofe n'ignore que diverfes foie,
ertachés W la France, qui e'ef éroit bien rlue dabandomner révoltant les Calenios
eomine devant étre le prix
Pon n'a rougi pour'd de des Jes honignes
Iamwoir-ny avoir
T traité, ala
diligher
d'étre vendns et de Pour des, Colons rien de paix avec les Angiais
Tel a éréle fyftéme detenir dé la claufe dummarche ples. humiliant
royaliftes, les ariftocrates Chatame et de Pitt, que avecnos enreiet
sonde-retrardvite enfaire d'Enrope et
nalbeureufmene las
ruine eariére dela France pins
desColonies ont trop bien fe--
ncs
:
taremnentaune
Pitt Cnlonies favcit pour ruiner CET norre, l'intéret.de PAngleterre contre-revolurion étoit de patla
de nos fort bien que ces coutrées cemmerce et tos
déirnire
fix mitlions richefiet, d'individus: et Gu'elles afurorent eloigacés en
éreient manwfacroess. la fource
ks. Celonics, f
ces fix millioas: France Ta obEAance à
Firt pouvoit fe fervir tronvoient de Jeurs réduis à la d'inditidne, en:i et ditruisart
truire en Fance: alors les hras pour ront mendiciré, renverfer alers M
ruinées devenoient
Colonics et la Frauce, ettoui dkpwiffinces eralifées. nécefairemene 11 n'y
la preie de
dévaftées, ct
river hyce bet, que lest a point de doure gte Pangleterre st des
velnzieunsiron.
onvoient de Jeurs réduis à la d'inditidne, en:i et ditruisart
truire en Fance: alors les hras pour ront mendiciré, renverfer alers M
ruinées devenoient
Colonics et la Frauce, ettoui dkpwiffinces eralifées. nécefairemene 11 n'y
la preie de
dévaftées, ct
river hyce bet, que lest a point de doure gte Pangleterre st des
velnzieunsiron. d'hui
on, ce ci agens eft le ec Pipr fe font Hiés: c'éteit anx pourasfrappe gue la.téte TefyReme de de Fitt cf méree, anx Hher-i8as. nftraire. Aujour. Ont pris d'tne main fos agene, les Colexs dévetle, que dans la jaflice leur ddfgne et
hierriurs duns
ctrangore et ennemie
difepoir,
des
mait-crucie set
S feceurs
sentimens que.la
assurée, conservent
coatré les
la a relyea UcNere: re Sirocite font éererentdan
pour leur parrie
mire ratrie de rappeler des' enfane egarés slaiteadiene, au'il be a cherché
visnapose
tient
toluniez.
xs dévetle, que dans la jaflice leur ddfgne et
hierriurs duns
ctrangore et ennemie
difepoir,
des
mait-crucie set
S feceurs
sentimens que.la
assurée, conservent
coatré les
la a relyea UcNere: re Sirocite font éererentdan
pour leur parrie
mire ratrie de rappeler des' enfane egarés slaiteadiene, au'il be a cherché
visnapose
tient
toluniez. -
veiles et certribteraps hercail; à la lerrs fautee menics 'A deprospfrité cogmune daas les --- Page 42 ---
atroces
H'ont icessé de répandrs
kur calomnies
qu'ils. la ration sur ses véritables
avec eacès, pour tromper des Colonies, et porter laireintérêts et sur nationale limportance à des actes d'une rigueur inconprésentation sidérée , qui; n'étant vus que comme des actes de despotisme et de spoliation, ne pouvoient que provaquer une
querelle de famille entre la mère-patrie et les. fs'ensuivre Coloniss 2
erla guerre civile entre les Colons; d'oi devois
indubitablement la destruction des Colonies.
scivils :
Maintenant il est démontré que des commissaires coxfence des Gone pourront plus avoir ni Testimé ni la
ceux qui
lons ; il faut acanmoins et tras-absolumcat; les que de reinseront chargés, er Fetat ois setrouvent choses,
plir la mission de conciliateurs et' de régénérateuts,
obtiennent exclusivement Pune er lautre.. Pour opérer ces
deux effets, tour le génic, toute la puissance de ia nation
sont donc xécessaires, et mul ne peut porter nationcle: cette puissance dans les Colonies, que la représentation destrucles autres moyens sont illusoires, s'ils ne sent pas
teurs. La Convention nationale doit donc 80 presser de maniQ.
afin de ranimer Tespérance des
fester ces principes, et
afin de
ceux qui,
Colons trompés égarés,
fidèles? rappeller
persécuiés, sont toujours nationale restés manifestoit par une
R. Oui, si la Convention des
envers leurs frères du
adresseles sentimens Français
s'ils ont été
de Nouvens-monde, en leur apprenant inventé que, at-suivi par nos
victimes d'un systèine la infernal, nation à
leurs malheurs:
annemis communs,
partagé
fixé la
mais qu'sujotrdhui, le génie dela de France sa
ayant et de son
victoire, clle les appelle à jouir
gloire
bonheur.
reconquérir
e Maiscette adresse ne suffiroit point pour
Saint-Domingue et autres Antilles? beaucoup: car les CoR. Non, mais elley contribueroit adressc,
bien
lons (), rassurés par cette les efforts dela seconderoient nation contre les
plas vigeureusenient les contraindre à abandonner un pays ot
Anglnis, pour plus espérer de trouver d'amis : et cerils ne pourroient alors, d'avoir une constitution et des lois établies
tains,
L'on n'entend point ici parler de ces hommes qai, ayant
lichement (:)
abandonné leur patrie, et confpiré contre elle; ont et porté ches
lasrs moyens et leur indafirie chez Los tels ennemis individus naturels a T'indignation
d'aares pniflances: xOXS vouoas de
CE iw vindicte pablique,
espérer de trouver d'amis : et cerils ne pourroient alors, d'avoir une constitution et des lois établies
tains,
L'on n'entend point ici parler de ces hommes qai, ayant
lichement (:)
abandonné leur patrie, et confpiré contre elle; ont et porté ches
lasrs moyens et leur indafirie chez Los tels ennemis individus naturels a T'indignation
d'aares pniflances: xOXS vouoas de
CE iw vindicte pablique, --- Page 43 ---
sur- les véstablesinterdis, 39
lonies avecla France,les surlesvrais rapperts des Ca.
de de confiance que de zeleau Acalemeilee.spreneed autant
leurs cnitures,
rétablissement de P'ordre et
dont la prospérité owucesprineipalese assurera. celie
Q. La Convention nationale
de la denonrecommerce, France.
outre, gae cetle Constitution doit donc aussi déclarer en
daus lesColonies par une Convention et ces lois seront faites
dedéputis ei de députés de la France, élus adthospa pasticuitne/ormLe les
R. Une telle pris dans clinque Colonie. diparieness,
Seroit plus aucun décinration, doute à conforme leurs aux principes, nolrissurl les véritables intentions et les ames justemen: inquibtos
aleur égard; elleebrainleroit la sentimens des Franeais
lcurs propres Colonies, celle des puissance des Augiais dans
rois Europe qui dominent Espngnols les
et desanires
d'Aftique et du
nations d'Asie,
ces nations fixer Nouveau-monds leurs
: bientôt l'on verroit
nationale guiperteront près regards d'elle sur la une représentation
souverain, ; biehtôt
: appeller de loute part aussi, l'attention l'on verroit meneahospeapie la renomméo
SUT, le Conventiuri ijrangaise coloniale. de ces mémies nations
frappée Limaginntion de la grandeur des hommes de qui forment ces
inspireroit ic desir
sa nouvelle puissance, nations, leur
dont en secret ils wsascouerieions projeltent
qui lcs accattovet
despotes qui iles iyrannisent Hantantiludhentse alors les
janais : l'espéraacese mélant leuraerotentpins à la'l haine,
olfensauo
retireroit
préparereit une
toutc la gloire et tous
dontla
FE
volution
lesa
alrance
deviendroit un des moyens avantages,e de
cetterée. promptement Mais on
les malheurs de Saint
réparer plus
ce que la apportera Convention sans doute. beaucoup Domingue.
csta sans
adopte cette grande d'obatacles.a mesure,. qui
R. circonstances Lomtint-teo etaux
convénable aux
Oni, l'on apportera inicsdisdelaFrance des obstacles
et des Colonics?
Convention d'adopter ces vues
pour détohrner l2
peuveniseules ic
atteindge.
grandes et étendues, qui
butqu'elles présenient promptsment, : Ton va
et avec Su88e3;
indiquer
SASPAiCR ee quils diront
haldetonsahmeelt quels sons
les agens de Piit pour essagordeles combauire. D'abord, annoncer
Brissor, Danton, Lneroix, jetteront les hauts cris; ceuxi
génie destructeur. les
Robeapierre ont légué leuc qus
Rsr des intrigues, Ceux qui appaieront simeginent wedours-clamenes. et
ancore guisers
va
et avec Su88e3;
indiquer
SASPAiCR ee quils diront
haldetonsahmeelt quels sons
les agens de Piit pour essagordeles combauire. D'abord, annoncer
Brissor, Danton, Lneroix, jetteront les hauts cris; ceuxi
génie destructeur. les
Robeapierre ont légué leuc qus
Rsr des intrigues, Ceux qui appaieront simeginent wedours-clamenes. et
ancore guisers --- Page 44 ---
possible defse le pouvoir absolu dansila mrin d'un
seulou dans cdflendunspetiummire (1),cenx qui
d'voir pour PAfcicain des sentiunens qu'ils feignent à
Teurs fréres : à leurs parens - a leursamis, et quir ref-sent répèient
ir pelto ceite belle sentence de Robespierra
dans l'Assemblés constituante, et renoevellie présentée dans-le
Contention, périssent les Colonies.
de
ZT3 prin ipe ! (ce qui veut dire, pluor piutdique quede ne pas sacrifier céder
à roire volonid souverdine ): tous ceux enfin,
des vnes, par des iniérêls particuliers, ernignent qui, par
la Nation ne éclaire sur l'existence
et morale que
des Colonies ; ceur sur-iout qui craignent physique la véritine
-
gue
pora -212 trop grand jour sur les mensonges, EILT les caTomiias.surles intrigues', sur-les: : brigandages, sur les
crimas.surles foraits, que la lumiere et ies Bincbres ont
deicirds et couveris depuis cing ans; tous Ces
dis-je. bian certaineient, rejetteront la mesure hommes, dela
roprésen: aioninationale dans les Colonies , là seule
ble d'établirdans Ces contrées,la granie puisnnced'onte capa
nion, nv *idispensnbley pour relever et mintehirl'espé
rance er le couraze des Colons qui n'aimen: la pairie jue
porelie-mema et qii n'ont servi la revolutionque pour le
triomphe de la libert/. Ils répétéront raissi, ces hommes -
v273,tous les lieux comunsd dont ils berneni le Peuple
de fringaiadepuis troplong-tomps:; ils ne manqueront pas
nire. en outre,: que cette mesare porte atteinte à
l'anité ctàl l'indivisibilité de la République, et que c'est
urLe monstruo.itide proposer denx constitutions sous le
mame gouvernement, mame que c'est un acte contrerévolutionnairo: o:comme si, danstout; gonve rnement bien
ennetisus.iny avoit pas denx choses principales à consilérer; 1°. linielligoice et la main qui sonvernent;
2o, les hommes, et les choses gouveinces. L'intelligence
prépare et fait les lois, et se nomme pouvoirlgisletif 9
lamain quiexécute se nomme pouvoir exicuti! :Jes comy
Lewid-cidmrurparet formentle gouvernoments
or c'est l'action de CGS combinaisons qui doit étre une,
e. indivisible; core nous auons proposé et que. nous
eitendons conserver au pouvoir eaécutif de France ia -
pouvoir exteutif des Colonies (2); on ne porte'donc,
1) Ce langage cftil dimocratique, arifocratique, oligrrch RId 4 ue
c1 royalifte qu'on répondel
21 Cf dane le poayoir exéentif que réide la dipnition
rect! de -Ia force iphysigne d'un empire; or vonloir Jaiffer ex
clasivenent au poaveir exécatif er franes,legeateir exdegtit, ders
cutif de France ia -
pouvoir exteutif des Colonies (2); on ne porte'donc,
1) Ce langage cftil dimocratique, arifocratique, oligrrch RId 4 ue
c1 royalifte qu'on répondel
21 Cf dane le poayoir exéentif que réide la dipnition
rect! de -Ia force iphysigne d'un empire; or vonloir Jaiffer ex
clasivenent au poaveir exécatif er franes,legeateir exdegtit, ders --- Page 45 ---
dans ce eas, tneuné atteinte
de.la. Républiqne, pnisque le aloniéetif Tindivi.fuilita
sera tonjonrs le centre: de lexre gnuverhement.le cution dies lois France
aux-Colonies, même de celles de leur
propres
pr'paration et la confectivn leur intérinur, dont la
vement, ainsi quie noos venons de le appartient exclusie Maisibdoit y. avoir aussi unité et démontrer.
voir . législatif, ainsi qu'il en est indivisibilité du poumnent, ajouteront ils, c'est porter ponr atteinte.à lexcontif; l'unite autre-.
l'indivisilailiré de la République; c'est,
et à
ralisme.?
consacrer le féilé2: Pronoser et vonloir/nnitd et Tindivisibilié'du
légisintif, ponrles habitans de detix
nouvoir
le gouverneinent Français. sereit monilea, unvivant sous
ponr qu'ilyent anité de Igisintion, il faudreit abatrdité: car,
ett unité de racrs, d'indis idus. de lieux, de
qril 3
climais, de jours, de mits, d'intérêts, de choses, de
frlu phrsiques et morales, et. de
bescias, de
conraire existant absolument, il ne 8 moyens ; or, le
nnité de législation, 'ohils'ensnit entdonc y evoir
et les lois. de Lin erieur cies Celonies que la oonstitntion
faites que dans.Jes Colonies
ne doiven: être
9 par les hiommes nésfrançeis
elibrss.qui.lns habitent, et
députes de Farce.
concomnuitamment avec des
R EN SU M E.
des Quoique Celons les conditions qui doivent 7 pour le
et pour la prospérité de la Erance, bonhenr
plus etroitement à la
les unir
en elles-mèmcs, sojent nirespatrie. conformes à I 3. coient trés-simples
peu étendues, je eraius cependanc tous les PEpcipe: et
que dans, CC moment
Jes faflent Colnnies; c'ett déclarer bien
toujours partie de
formellement qu'on vent qu'elles
mife. da fon goayernement. l'empire c'ef de français, et qu'elles sojeur soukilite de chercher à s'y
p'ns les mettre. dans l'impcffi.
tection ancnne force phili jue, fouftratre, et que celle puifzu'elles n'ent par elles-mônes.
,doit étre formée dirigée ct qu'on demante poar leur
Françaie et refter fous fa
envoyte par le gonvernemere pros
cher 2 les rendic fouvercinés ferverlanee; et
limpnration odicufe Recherà la: honte des calomniatenrs indéjendantes de Gouly. tombe donc à pli:; ;
is (1)-En la ce vouloir perter artointe à Paniré et à
Républigec,qus 3a s'expligaar-ains: tos'perfides Tindirifkiliné defrmeresr
refter fous fa
envoyte par le gonvernemere pros
cher 2 les rendic fouvercinés ferverlanee; et
limpnration odicufe Recherà la: honte des calomniatenrs indéjendantes de Gouly. tombe donc à pli:; ;
is (1)-En la ce vouloir perter artointe à Paniré et à
Républigec,qus 3a s'expligaar-ains: tos'perfides Tindirifkiliné defrmeresr --- Page 46 ---
il ne leur soit pas facile de 42 lcs obtenir, tant est
prévention élevées eontre euss, tant est grands la force forteis de
Tintrigue, tant il est difficile de porter la, vérité
prit de ceux que l'inertie de Pignorance tient attachés dans l'esPhabitude de l'errcur. C'est donc aux Colons à
i
ie plan de ces conditions, se faire voir tels présenter
à faire connoitre les contrées, qu'ils
qu'ils sonr,
on ne voudra cnvisager et considérer habitent, dans tout autrement cC
concerne que ce qu'on voit dans ce
regarde Ja qui les
ec, ct alors on Ics jugeroit mal pour ct
FranColons d'Afrique, d'Asie et
pour. eux.
3a Nation, diresa la Canvention d'Amérique; nationale dites donc à
x'est point la France ; que vous n'êtes point que votre pays
que cependant vous vivez sous lc gouvernement Européens, de la RcPancien publique française, que vous. ayez vécu seus les lois de
Y'ont été gouvernement; mais que ces lois, faites pour
scuvent et mêmc toujours sans votre
vous,
qu'aussi, elles ont cté sans force, quoique participations l'on ait tour
zoujours employé même vous contraindre à Jes accepter; qu'il en sera
toutes
son
tre des hommes éclairés les fois que l'on voudra soumetCE libres à des lcis qu'ils n'auront
pas consenties.
Aujourd'hui, Colous, vous dcvez voue-mêmes
et préparer vos lois, sous engager dans la
discuter
naiionale à' line obsissance sacrée et donner au Convention.
reinentles moyenside vousyforcer : (I)à cer cflet gouver- il
faut une représentation nationàle dans Ics
vous
Ccs loisdoivent avoir deux objets particuliers Colonies. : vos
ports avec la France ct VCS. rapperis avec les
rapsriétés qui cultivent vos terres, faisant naguére partie de étrangers vos
et dont la distractien doit être liquid'e
proColous pauvrer,fidtles 2 ia patrit,avec ies' biens pour les
dans les Colonies par lestraitres et les lachés quiles laisses ent
dbandenitter.et trakies,
-
Les indérets de la Nalien sans doute l'éclaireront
le premier objet, Wéclaireren: peut-étre assez pour que vous surpuissiezerpérer d'être contanz;thais surie second, qui pourra
Péclairer? Vous seuls, conctrremmens avec, les
sentans du peuple qu'elle enverra sur.lés liauz, Représ
des graphes maximes qui la de cet ouvrage fe font tjen girdés de lire les
des
confacre; ils fe fout attachésà cesx
para.
cluent denres : et des quefions à réfeudre et aon à a eeux qui préfentene qui COR-
-
(ij, Que les lectenrs fassent bien attentien à
lopposer aux sophismies des malveillente. ce paragraphe pour
, les
sentans du peuple qu'elle enverra sur.lés liauz, Représ
des graphes maximes qui la de cet ouvrage fe font tjen girdés de lire les
des
confacre; ils fe fout attachésà cesx
para.
cluent denres : et des quefions à réfeudre et aon à a eeux qui préfentene qui COR-
-
(ij, Que les lectenrs fassent bien attentien à
lopposer aux sophismies des malveillente. ce paragraphe pour --- Page 47 ---
Dites encore * la Nation, à la Convention
La narure, en imprimant sur Phomme le caractère nationale qui le :
distingue de
des espèces animces, a mis entre ces caractéres
exprimées. grandes Ccs diststes,rompiice distances
par des nuances fortement
ral, deux extrèmités si éloignéos, présentent at des physique, au mone les rapprocheront peut-être jumais. que
milliersdesiecles
Nation, Colons dites asiatiques, à la Convention airicains et américains, dires à la
vateurs; nos terres, donr vous consommez : Nous commes tous cultisont cultivées par un peuple que la nature, les ainsi productions, la
prouvé, sembleavoir elle-méme condamséà
qu'on
en fixant dans les lieuxx de sa naissance l'empire la servitudé, du dessous potisme la le plus absolu; porté parmi nous, ce peuple éloit
protection des
- besoins, nos soins st lois; lui nous fournisstons t tous ses
de sa vie; notre existence embrassoient nous:
tous à les temps
desse suT la sienne : sasanté: sa force, forçoit son bonheur weiller sans
fn.faisoient de
toute notre richesse. Nous devions les ennos cultures à son travail, dont la
fruits
étoient. margués, et apres leque! iZ mesureet le temps
de sa personze et de ses propriétés. jouissoit en liberté
famille Nos rapports dvec ce pouple étoien: ceux d'un père de
mais occupé sans cesse das besoins de ses
:
souven: des circonstauces trop malheureuses enfans trompoient nOs espérances st nous
ee que nous aurions voulu pour empéchoient son'mieuz-éire, de_faire tout
les Dans léchange que nous faisions de nos denrées
vôtres, vos matchands Eous dépouilloient de la avec
grande partie du fruit-de nos peinea; les lois qui noas plus
régissoient, etqu'ilsavoient imspirdss.nous enchainoiext
mirereinanermrir délivrez de
particulier. Si veusnous
SAAS cesse dgités l'inquiétnde dans laquelle ils, nous ont tenus
pour notre
nos ouvriers et pour tous les besoins smbsistance, de pour ceile. de
remplirons
nozculturer.mous
librement avec tont@outalomemgtucnesse eux; at vous assurerez que Hous aurons pris
prospérité du commerce français,
pour jamais la
eu peiaple dtranger que le soria attdeiéà notre.borieur notre ezisience. et celui
lberté Cest ce peuple que le Français, dans l'ivressa. d'une,
frire,son nouvellemont ami, mais acquise, nonme avec plaisir sort
sement, devenir son egal(1), qui Re pourra jamais, malheuresquai.que l'on fesse, quoi
grer 13) dc Ces veir exprefiens ct'e dc téinoienent d'ane manière bien poltire lereconzbitre. une race d'hommes ancapables ditre
.borieur notre ezisience. et celui
lberté Cest ce peuple que le Français, dans l'ivressa. d'une,
frire,son nouvellemont ami, mais acquise, nonme avec plaisir sort
sement, devenir son egal(1), qui Re pourra jamais, malheuresquai.que l'on fesse, quoi
grer 13) dc Ces veir exprefiens ct'e dc téinoienent d'ane manière bien poltire lereconzbitre. une race d'hommes ancapables ditre --- Page 48 ---
Kon ose dixe:e'est ce pauple 44
déntl'ame
NS R
T" des lien's matériels
est enchainéetransmeti; re limpression dés trop épais 2, sans doute, , ponr
vain
sentiinens qu'envoudroiten
de faire luiinspirer : c'est ce peuple disrje, que l'on'viunt
connoltre à la Nation, à la Convention nationale,.en en traçant un portrait dont on ne pent
soupçonner in bonne foi;il est fait d'après nature
mon peincean aep la vérité pour guide : jela dirai f17; toujours. je la dois ce Thumaniti,je la dois à la
au bonheur de la France; m patrie: Je me résume. prospérité,
Francais, je ne vous parierai point de la coulcur du
nepre: il est hoiame, ef pour les amis.des hommes, la
couleur ny fait rier; cepandant je dois vous
que Cetle conleur vons montre assez à qucllodiatance rappeler la
nsturea placd loin de vous le noir éranger, notamment
Pafricain; et que son moral ne peut être, quand il arrive
parii: nous ctitis-long-semps encore après y avoir labiré,
appele de
que son inctinct. Gardez-vous donc bien,
sacritier à des idées, autant
Français,
les richesses immenses
impolitiques que morajes,
que vous devez aur bras de:
ple: d'Afrique, réunis à ceux de vos séritables-frbis ES
franyais; richesses sur lesquelles seules sont fondées la
prospérité et la pussance de Lenipire frangais.
gir
vous penples! que la nature semble aveir condamnés à une eristence preaqu'entièretenir
vous
que ia nécessité d'obéir à quelques bes-ins physiqne, absclis arrache à peine au - sommeil, ou restcz à jamais dans les
lieux qui veus ont vu-naitre, ou rendez graces à Tactivité des hommes. qui, veus ayant enievéa linertie,
absolumext Pégale de laz raCe europlenne moralemènt
le plsint méprice certe race; l'auteur des vues généroles etc. $ parlant; l'aime, et l'og se
répendes avec, pas, ainfi qu'on a voalu Viusinuer par des diatribes
Cenleur. #
profusion cans Paris : sur-teut, parmi - les, gens de
() le compte rendn à la convention rationale par. :
gaclgees jours aprés SOR arrivée de Sajntet Dofar,
par ordre du comité d'inftruction
Domingue s'il imprind
telin, Voici gue le portrait que l'on vient, Ebligse.preavernir. de faire n'eft
erétcit
Domingnc: ce que dir Dufay in folio 55, en perlant des négres pas elergé. de Sr.-
es cCS penles maigré eNCOre la grossièrett cu plastct la nuliité des
brutes, dont leascouy snéme viennent desi principes
dantrapaphages, vendus
et gue la guerre qu'ils hitsoient aux blanes horees
pixs féroccs , Rous diroas que les dé:emués del la
avait
ROS roujours respeut/s par-ce cidlange de nations, gi: n'ont, Iratceserent aueua
coutames, de nos loix, : de no3 usages
I -
1 r
rampar Nous servilement SONG des despotes:
geoiqn'ollee ne fercns" cojent aneanes fort telexions *ur Ics oxpressions de Duf
opporées à celles dost i s3ser:
féroccs , Rous diroas que les dé:emués del la
avait
ROS roujours respeut/s par-ce cidlange de nations, gi: n'ont, Iratceserent aueua
coutames, de nos loix, : de no3 usages
I -
1 r
rampar Nous servilement SONG des despotes:
geoiqn'ollee ne fercns" cojent aneanes fort telexions *ur Ics oxpressions de Duf
opporées à celles dost i s3ser: --- Page 49 ---
fa tyraniie et à ta cruaxid 45
wous Jont pertager leurs implacalle de vos chee;
vons associant à leurs besoins. paines et leurs piassirs, eu
Les hommes naissent libres es
dgauz en droits.
tout, Cependant et par-tour Pinézalité le foible physique ct. morale existe.
pire du. plus fort.
se soumet de lui-méic à pars
Cerre égalité de
6.
leniassociation d'hommes droita,. établic comme principe d'uno
les peuples que la crainte éclairés ne peur étre sentie par
et n'obeissent gu'à la force seule anime, qui ue cédene
Comme la sociéré est fondée sur. les
Récessairemeut entre les hommes/une besoins, elle ess
Lorsqu'il y a égaliré de besoin, chacun affaire de calcul,
eoncourir aux moyens de lcs
doit égslement
lament droit aux loix qui.lient satisfaire, et chacun a
le parrage de ses bénélices,
la, sociécé et qui assurent égahommos Malsst chez. les circonstances appellent à vivre ensemble des
diérence, entre lesquels la somme l'étar de phisique leurs ct moral met une
Keu tendue de leurs facuités, légalité besoins; entre l'ésans douie, ar mais, comme comme-houemas auie
sera inégal; et celui qui aura citoyens, le partaga
merce de la socicié, devra mis le plus dansle comdavantage.
nécessairement en recirar
lité Sila de société est formée d'une
si clle est droiis forméc est absoluc sous sedargediommer, tous les
Tégaalors bien
de plusieurs races
rapports; il mais
pèce de ceux distinguer les droits qui sonr, différelites, communs faur
dreits de
gui appartiennedt a chaque
iles
chaque race doivent être
Tace, car-les
ehacune met dans. la société.
relatifs à ce que
Lhomme, considéré dan; l'espèce, est
érendi physique; finstinct chez lui est seuleinont presqu'entibremest
que dans les autres
un :
csr de tous les animaux espèce-, parce que
er. que la
a le
FeRt
nature a dà celuiuqui
plus de besqias
de ressources dans les attacher.a moyens de son les
plus
(ij Je ne
: doi
MaRe
français, dansiles citerai qu'un exemple de cette terrible vérité :
en jouiffoicil fous dcpattenengs le regre 'di ia fentoit-il cette égaliré des le
Thibertismel Non, car
triunviviat, fous
Rtiers
forgeoit de nouveaux if fervoit. d'enclune fur la: dommnation : de
hereufemnent pour & fers, et il ne les a brifes laquelle que:
o2 lui
Nver:
liberté, 93 s'eft trop emprens de parce los: que; Ini
cette terrible vérité :
en jouiffoicil fous dcpattenengs le regre 'di ia fentoit-il cette égaliré des le
Thibertismel Non, car
triunviviat, fous
Rtiers
forgeoit de nouveaux if fervoit. d'enclune fur la: dommnation : de
hereufemnent pour & fers, et il ne les a brifes laquelle que:
o2 lui
Nver:
liberté, 93 s'eft trop emprens de parce los: que; Ini --- Page 50 ---
46 -
i'ex voit qie, si Phomme reate dans an licu ou il
sans peine satisfaire à ses besoins abrolus, il sera peut
élcigne de l'espace qui, dans lordre des êtres animés, peu
approche le -plus de lui. Aussi Thomme brut touchet-il de tres-près à T'ourang-outang dans ses habitudes et
dans ses goits.
Si-dans lasocidfdeThommel brat, il s'établit un gouversament, se scra sur le droit du, plus fort; il sera
rement despotique.
puTel est lei peuple nègre del'Afrique,tel cst aussi son
gouvernement.
Si Phommc, dgns la partic du globe qu'il
forcé àtravailicrlarerre pour obtenir les chosernécessairce habite,est
* la vie, sile climar l'expo:e sans cesse à une alternative d'intempéries, se3 besoins étant plus
sa
socicié s'érend à mesure qu'ils se multiplient; nombreux, ct sonesprit, en s'exergant dans les noyens de les
devient ingénieux en s'en créantide nouveaux. satisfaire C'est alors 7
que toutes ses fecultés se développent; ses idéos g'àSo: ame s'éiève, sa raison-se
elle
sur
forifie;
lui-méme, sur tous
Rotenr
ceux qui
sur toutes les choses dont il sC sert ; bientôt l'eavironzent, son
ne - conaoit plus de bornes; tous lcs êtres de l'uxivers espric
fixent son attention; il les étudie dans tous leurs rapports avec lui; enfiu son imagina:ion
et Tavenir, perte le plus grand jour rapprochantlepaset sur l'immensité-de
EES besoins présens : livré à icur empire, il prend une
existençe nouvelle. Un aveugle instinct, autrefois
cipc de ses mouvemens, est maintenant changé en prin- une
ante éclairée:. SCS facultés perfectionaces par une lexgue
éducation, en ont fait un nouvel être, lhomme moral
Tel est Thomme qu'aujoura'hui nous voyons
1(x). à
se donner des lois: sans doute elles devront avoir appelé
base des principes qui puissent s'étendre à tous
êtres de son
Mies
espèce; mais cette base ne peut être mesurée que sur les lieux qu'il habite. Ces lois ayant
ebjet le nombre et lérendue de ses besoins , ne peur
ront porter au-delà de leur base, et ne seront pourcables qu'à lui.:
appliLc Français, en se créant une Constitution, ens se don
nant des lois - calculécs sur ses besoins > prendra sand
doure les mesures les plus sages pour s'assurer les meyens
S
(rj Cette métamorphofe eft palpable dans l'homme de
rié parmi nous, et le developpemenr'de fes facultés
couleur
est bien plus sensible quand il vi: et habite avec les intellectuelles blancs,
leur base, et ne seront pourcables qu'à lui.:
appliLc Français, en se créant une Constitution, ens se don
nant des lois - calculécs sur ses besoins > prendra sand
doure les mesures les plus sages pour s'assurer les meyens
S
(rj Cette métamorphofe eft palpable dans l'homme de
rié parmi nous, et le developpemenr'de fes facultés
couleur
est bien plus sensible quand il vi: et habite avec les intellectuelles blancs, --- Page 51 ---
de les satisfaire; afa de s3 47
les sociéiés qui
readre indépendant detoutes
sème diminué eI l'eaviromnent; affoibli lès liens sans quoi il auroit luiQ. Porté au plus haut poinc d'élévation de sa soeiété.
atteindre, il
si le Français jette un
que Phomme
est paiti,que verma-t-i1? coup-d'ceil sur l'érat PaRs
glie lz Constitarion qu'il crée L'Afri-ain. Croira-t-il alers
à cet honme bru:?"
atjourd'hui puisse convenir
-R. Non, sans dourr.
Q. Mais voudra-t-il
R. Lhumaniu Zi l'abiadoiner en Afrique à ses tyrans ?
0. Que fera-c-il donc" enferois ur crime.
R. Quil
: parer à Linstruise 1:e nouvelle ct Ladmette à ses travauz pour le
res ef it ses pleiairs czistence, fj
ei Lessocian: à SES
Tel
Pt
doit étre meintetiant le van
droit quand ce vau allieses intérêts i des Français. et c'est
égarer ses sentimens,
Phumerit, qu'on voules Lc Franctis, el traitant à Favenir Ryed
un Colonics, sentinent ne sera pas sculement
"Africain dans
noble et
dirigé par lintéret;
qu'il donne ck ce
maguanime se melera aux soins
une nouvelle carrière. malheureus, auguel iZ vient d'ouvrir
noirs Les Colonies sont pouplées de
à
d'Asie, et d'Afrique, de biancs, blancs d'Europe de.
mérique, et d'une race
de noirs at
a des TaccS bianches et noires, mixie, produite du mélange
Les blanes d'Europe
grande activité de
acquièrent dans les Colonies ane
s'earichir échatffe corps sans Gt d'esprit, que le desir da
cesse.
a et Lenoir de
d'Afuique sort à peine de
2.
Pinectie dans lesquels la
Tangonrdisemient
aaéanti ses
nature
organes.
semble ayoir
Les Asiatiques, les
et
Américains libres,
# deux tang-nelos, extrèmes partagent les facultés et les blenes, défauts noirs
qui viennent s'anir à ettx.
des
zien L-Européon, perdre des en droits passant dans les Colonics, ne
Le Colon Americain, qu'il a en France.
peus
nant en Franice, doit acquérir Africain tous Ou Asiatique, en ve.
sure aux Français; les uns et les autres ceux que la loi asayant la même
(aj Hommer de ceuleur
cet ouvrase, CE vousy
qui faver lire! parcoirez aveca
l'ami ardent et défintéressé reconnoitrez de fon l'amif fincère de l'efpèce attenrios homme 2.
Riestayase, des Fipons, ao; inirigang pays c: et des Pimplacable eunemi 4.
solérats.
iatique, en ve.
sure aux Français; les uns et les autres ceux que la loi asayant la même
(aj Hommer de ceuleur
cet ouvrase, CE vousy
qui faver lire! parcoirez aveca
l'ami ardent et défintéressé reconnoitrez de fon l'amif fincère de l'efpèce attenrios homme 2.
Riestayase, des Fipons, ao; inirigang pays c: et des Pimplacable eunemi 4.
solérats. --- Page 52 ---
erigne, semblables dans leur coulenr, égaux dans leurs
faculin's, se. truuvent natureliement liés:
les
wéires. besoins et distincts des auires," ontr'euxpias
L'Asiatique, "Africain et l'Américain ont aussi la
ineme origme et sont semblables dans ieur couleur;
naais Tinégalits dans les beshins en - a necessairement
établi une dans les faculiés, cta IHis entrieux, par
port à eux, une différence que leurs prejug's ont rap- encore augmentée, méme dans Pétat domesriqite,
Lhomme noir, né Français et libre, peur jouir. comme hommie et comme citoyen, de tous, les droits
la loi assure aux blancs.
que
Los Colonies dans ITS auire mends, dans d'autresclimals.ne tiennent à la-France que par des
de commerce que Thumanité et la politique cherche- rapports
ront siins, doute à étendre encore pour le benheur
des hommes qu'ulles / orment à lx soctcti,.pour la
periti et la puissance de lempire (rançais.
prosLes Colonies doivent denc avoir unc Constitution
pariiculière qui ilg peut être faite en France, parce
que les Wgisrateurs'dun peuple, les legielatours dun
pays doiven: etre 12: cessatrement paimi le peuple. et
dans lapays dont ils veulent conrioitre et calculer les
besoins.
Les Colonies étant peupldes de trois races d'hommes
différentes, CCS races étant dans des états differans,
il faut absoluinent que leur Constitution soit fondéo
sur les besoins commans et particuliers 2 ces
sur léurs rapports réciproques; il faut que cetie races, Constitntron soit mixte, mais qii'elle soit libre.
Lorsquela Convention nationale, qui, a fait la constitution de la France, aura établi des lois et donné le
forme deg gouveinement qui convient à leor exécution
elle pourra s'occuper de la constitution des Colonies. 2
Mais il sstindispensable.pioar rumplirceteimpontante
mission avec toute la sagesse qui caractérise le véritabie
législateur, qu'un députéwe chaque depariemient, cheisi
adkoc,soit envoyé dans! les diverses islts.otquaprés les
avoir parcourues, après avoir pris counoissance dles
hommes quilus habitent, après avcir examiné leurs cultures,lesra manufoiures, leur commerce, ces députés
se reurissent avec un egal nombre d: députis de chacune
d'elies dans l'isle qui leir parolra la plus couvenable et
la plus isolie, dfnite) airele plen dunec constitut on libre,
et pour présentor, sur ce plar, les lois et la forme da
gouvcrncinen: domnestique qesige ceitc toastinton,
dles
hommes quilus habitent, après avcir examiné leurs cultures,lesra manufoiures, leur commerce, ces députés
se reurissent avec un egal nombre d: députis de chacune
d'elies dans l'isle qui leir parolra la plus couvenable et
la plus isolie, dfnite) airele plen dunec constitut on libre,
et pour présentor, sur ce plar, les lois et la forme da
gouvcrncinen: domnestique qesige ceitc toastinton, --- Page 53 ---
Cettedche a ance an-milieu remplie, de tous les députés se rendroient
roiont-sursoutes. les PAssemblée nationale; ils"
en
parties de leir
létairs
assantiment et la sanction. ouviage, obtienairoient
fous les. hommes
dopeupie
daus les
souverain(a),. libros(a), SaiLs distinciion ni Colonies; nés francais et
ezceptions, deivent être
die (1) cès Aussitôt que la Convenzion
lu propositions, et gu'elie se sera nationale se sera fait
général dirussion, si elle adopte ces
éclairle, de leur redrecompré
d'excaution. mesures, on lui
avantage par
(ri Le 16 pluviofe,
présentera Hn plan
de comenr, n'érois pas jour àla cue fat rendu le décret
un'gros rhame qui me retint trois Convantion j'artivois de relatifanx gens
failefentir à laffemblée les
jours chez :
miffion avec
sans mode d'exécution ni inconvéniens etles. moi;. je ne: PHs donc
éns préfent il m'edr
m'y opposer; et lors' dangers ménie de ce décret
Yenthounafine - pour éréimpolible cette
d'élever la' voix tant gue j'aurois
des Colonies pour n'être mefure L perfide : il fnffifoit étoir. grand
Mais 1e19 et le 20 suivast: point écouré sur une
ghe je vinfe
marine' er"des Colonies d'celui réuni avec. mes' pareille matière. mode: % d'exécntion- et
dc falut
collagues ducomiré de
is trer.combien un.rel. l'arréter , je ne public pour delibérer for le
même les fitites funeftes décret éroir défaftreux negligest et rien" pour démondes mefures" dtexécution calguées qu'il auroit dans les Amnpoliliquerie prédis
euvrage. et fur les
fur les principes Celomertie propofat
choses dans cés contrées connoiffances que l'avois des exposés dans cer
me dit de dépofer mon lointaines; Pon n'y eut nul hommes et des
un, projer de décret morivés rapport et l'oni demarda à égard : l'on
fur depuis, le comité de marine et j'envoyal le mien le chacan. .de nous
cette importante affaire. des colonies ne. fut lendemain.e et
encere au comité de falur Teutes les pièces
plus confulré
expofé. :. public; elles atteftenr duement la hignées foar
Le décret dont
vérité de cer
liards
s'agit, en même
- Anglais effectifs, peur à la Franee: qu'il en temps a qu'il enlève sepe miltrancais à être nous faire. la guerre; qu'il livré. trois au moinis aux
Jes Africains neirsla égorgés boire sans de utilité peur expose la cent cinquante mille
avoirservi d'instremens: la Pandore ouverre; patrie, Car ces est aufh pour
et la Dius florissanre colonie faction de anglails ponr détruire négres : après
intrigans de roures les
l'anivers, aini
laplus belle
vance: Cauz d'estre eux coleurs, ils ne censerveront qu'aux.
. trois au moinis aux
Jes Africains neirsla égorgés boire sans de utilité peur expose la cent cinquante mille
avoirservi d'instremens: la Pandore ouverre; patrie, Car ces est aufh pour
et la Dius florissanre colonie faction de anglails ponr détruire négres : après
intrigans de roures les
l'anivers, aini
laplus belle
vance: Cauz d'estre eux coleurs, ils ne censerveront qu'aux. pacirone dies
euésiparder feélérats, des qui auront échappé aux pas miéme lespidu pouvoir exécurif
royalittes et parles agensdé maflacres provoz
etau nein sacrf de la françois, libere, retomberont, 2 soLs
toute de Za espèce
présenter lidée,
dans an
levègne
liberte
régner fur. des parce qu'il sera celui efclavage du crime dont rien ne peur
qu: hnira par' se cadavres, détraire sur des terres incultés effréné er qui a voulu
seux des' forêts, ne
lai-méme ; les monftres
incendices A
prois, fans fe deckirer, ponvant les. fe difpurer
humains, comme
pour.t Ir evirer-le chatimene plus prompts à long-remps la Cnrée fe une même
irui .f niotile de to4s LeNrs qu'is mériten: en
Aatfest dr
simss, chez lies snceni inywnraveedel l'or,
nacurels, --- Page 54 ---
P
5e
appelés à csneourir à la eenstitution des Colonies ; is y. jouiront de tous les droits que leur assure.la constitetion
dela Frence; tous serent appelés auX asserablées primaires, des gu'is wonststeront un an der résidence. D'après Jes principes cuz J'on vicas d'établir et les
raisons ci- dessus présentces alappui, iln'est pas besain
de direique tous les nègres qui ne sent pas nés français
et libres, et-les' domestiquus : ne doivent être appeles à
ducune assemblée; ils ne penyent être representes par
eix-memes peur faire la constitation.des Goloniea; mais
ile le serontpar les dépusts de France et par ceux de
chaque Colonie; les motifs de cette rastrictiondoiveut
étre facilemeatraisis: ils sont d'ailleurs,bases surla COHStitution acceptée: et. sarctionnée par le souverain el
France
chez d'autres, nations étrangères; mais s'ils échappent à la
ils ne peuvent fe fouftraire aux cris de leurs conscience, eucore mort,
moins, à l'ignominie ct a l'exécration publique. Des mille ct une preuves quejerponrrois ofiir des grandes vérités
qui vieanent d'être ditcs et. des tarribles conféquences qu'elles oat
eues, ct gn'elles peuvent encore avoir, si' 'on, lie. sehitede lesprivenir en, adoptant les mefures propofdes dans: cec. ouvrage, et cR
enyoyant de suite trois membres de ia convention aus Antilles pour
en préparer. et en atiurer le faccès én mine temps qu'is y rétabiiroicnt Poidre; des mille et une prenves, dis-je, je ne donneiai
que le précis dumnaffacre qui a: eu; lieu à Saut-Domingee : le 7
juiller 1794 ( vieux ftyle ) à onze beures du matin : Cer récit convainera les enthcufieftes les plus obftinés, gue-lestiommes qui ont
provoqué le décret da 16 pluviofe, sans présenier.
én mine temps qu'is y rétabiiroicnt Poidre; des mille et une prenves, dis-je, je ne donneiai
que le précis dumnaffacre qui a: eu; lieu à Saut-Domingee : le 7
juiller 1794 ( vieux ftyle ) à onze beures du matin : Cer récit convainera les enthcufieftes les plus obftinés, gue-lestiommes qui ont
provoqué le décret da 16 pluviofe, sans présenier. Lin mode. d'csrécntlon converable ais lieux a1 auo: choses, aux individus. Ct aux eir. couStunces; ont trompé la convention mationcie, le peuple
et sent des ennemis, de la france -Ekifque, par.ce. décret frungais, ils Oilt :
fecrifé cent cinquante maille de leurs frères hlasics à fept cent
mille africains noirs; paisqu'ils ont eulevé à la parrie deax cent. einquante nlliens de denrees chague année; dcrr centvingsmullicos
zCHS, ferveient d'échange. 2vec les étrangers-, puisqu'i's our /eplevé
me. falfiftance affurée à piès de cing miillons d'aruiftes.. d'ar:
rifans, et de janceuvres qui anjaard'hsi périssent de faim Ct
de misère. Cuelie philanitropie, graad dieux ! quelle juftice! quel amour de la patrie! gaa les rairsances coaliées conire
notre lilerté ct notre indlnendinee ont Eil Licn seryies! car, qoels
plus grands mauxamroieut - elles purous fairei Légifateurs, qui
voules qee ia jufice et la probité regnent. sur la répubirque irauçalie, gui voulcz fender toàtes les, plaies frites à 1a Hatrio par, jdes
enfaus féroces, dénaturés c: pervers, redichifer sur les moyens
qu vots reftent encore de fauver les reftes infortunés erépers des
colons patriotes, et Ies colonics 1 françrifes; et ne belancez pas
un inflenc à los, employgr,'ces' moyens. et- à punir les auteurs des
forfaiis sansi aombre comme sans exer:ple qai Y cnt été commis,
idi Snit lonvrage portant poar titre, Vules générales, etc
somtte le
qu'i préscate aereit eige discure pour n'érrs mis --- Page 55 ---
PREcIs lejwillel du massacre qui a eu lieu au Fort-
(isie
1794(Vicux style), i II heitres Deuphin, du malin,
cunt-Domiiguer (r)"
Lp7 juillet, à 11 heures du matin,
Dnupliu, un prétré espagnol,
arriva anFort. venant de Laxabon, pstit bourg escorte. par six guides,
quutre licues dineKort-Douphin esprgnol, distant de
demanterent qitelles nouvelles plusiestrs citoyens lui
aucunes, et quie; tout le monde sfapportoi,i ifiépondic:
Une heure après, Jean
pouvoit être trainquille. insurgés de la pai neda cap, Frangois, général des négres
etila soleedes
depuis le mbisd'aont
lemois de juillet Espagnols,tui et toute son
1791,
son] premier
1793, entre dars la ville armde,depuis
dont
capitaine et un corps de 8oo atcetlenijninibg
li place cinquante du
à cheval.
le monde sfapportoi,i ifiépondic:
Une heure après, Jean
pouvoit être trainquille. insurgés de la pai neda cap, Frangois, général des négres
etila soleedes
depuis le mbisd'aont
lemois de juillet Espagnols,tui et toute son
1791,
son] premier
1793, entre dars la ville armde,depuis
dont
capitaine et un corps de 8oo atcetlenijninibg
li place cinquante du
à cheval. ; il-se rendit avee nègrgs sa tronpe armés,
de
marclé; alors Jean François donna sur
iners sans distinction désexc ad'age; touslas Pordra
Franguis. L'ordre fot apeine donné, gue les blancs
répandirent dans toute la ville; un fort
Legres Se
porta'du côté du: bord del da mer; oû étoit déiechenentse
armes, Uin grand nombre de blancs; les rassenibté sans
impitoyablement sur eux,"
négres se jeterent
salut en se jettantala merp plasieurs, cherclierent leur. timens
dibient mouillés pour gagner ale naga des' baefforts Eat vains; tous' furent dans le port, mais leurs
penidantque les differens dans'la ville la méme mnassnorés scène avoit sans" lieu pitié,
quurtiers. Cetic horrible
dans. boucherie a duré
cclui à exécntion quis'est ga'à la paix, l'on n'a point proposé de
à la Convention, trouvéa estla la fin de cet oavrage, lors de projer fa de décrer:
an denx,aux cemités suite du' ra rportfair Jes 18,19. distribetion
relation des malheurs demarine, -arrivés à des colonies et de salut caipluviose, pablic. Lz
entre, prouve. hien que ce décret Saint n'étoit Domingue qui se troave
louvrage; c'est donc
point la conclusion de
Ce précis a été mechamsient transmis qu'on l'a présenté comme telg:
colonies et au comité de saldt ofkciellement à Ja commission,
rales, etc. qu'afin de prouver pablle: iln'a éréjeint aux Vues des
armés pour la France en ce que tous les negres ne sout géné
trahisons arrivées aux Antilles, moment , et que les plus
Dàs
été faités par Ies mulâtres et netamment: à Sint
grandes'
quis; et non par les blancs, nègres libres accolés à Drimangiey unglques OrE
nier, de proscrire et. de faire que l'on ne cesse cepencant de mar-"
voin combien les africains éroient wiussucrer. L'oa a cussi vealu parainseront lexr dangereux, conduits par des hommest faciles à égarer, et combian. faire ild
accordant.avec la lberré et
pervers crambiriens, eti
politigutes; enfin que le
spontandneer,Jes
caste bisuche, cOnp cquen systéme actuel est là
droits : civi's CE
:
He.
mar-"
voin combien les africains éroient wiussucrer. L'oa a cussi vealu parainseront lexr dangereux, conduits par des hommest faciles à égarer, et combian. faire ild
accordant.avec la lberré et
pervers crambiriens, eti
politigutes; enfin que le
spontandneer,Jes
caste bisuche, cOnp cquen systéme actuel est là
droits : civi's CE
:
He. coutes dastruction les
--- Page 56 ---
52. Jusqu'à conséciitives près des sept heuresdusoir, ce qui faithuit heures
de carnage. Un grand nombre de Ceux qui
DHTIAECTNESET la muit, Lag garnison
furent égorgés pendant
de ligna, étoit sous espagnole,de les arHies
plus de 800 hommes
lorsque eJsan Frauçois sdonna l'ordre sur la de place du marché,
resta jusqa'à huit heures du soir, se réjouissant tout tuer:elley
affreux spectacle, et crianravec force ; voilà le sort de cet
maéritent les Français Plusieurs
que
par les nègres, coarurent vers les troupes blancs, poursuivia
Spbsyipmperbwrele
aspagnoles,
àla puinte deleurs baionnett-s, -hecipuilueneies etles voyoient
de sang-froid; le cri des troupes
et des massacror
assassins éloit: vive le roi! vive le
A Ce
xegres ces
étrocités,
eri,a
ERTT
noirs!j jugez de l'usage que font deves bienfits ces
enneini! jugez s'ils en sont dignos en servant un roi votre
jugez du sort quia atrend les Eurepéens! Les citoyens Dumaine et Carabes, gni s'étuient
à la
nage sur ler cable d'an
rélugiés
été apperçus par léquipage, hatimentrdeguerre furent Ris espagnol,ayant à mort à
d'aviron.Le nombre des morts trouvés dans Ja ville ceups est
de 842, sans y comprendre Ceux qui ont été noyés, ni
çeux qui, cherchanta fuir dans la plaine, ont été aussi
massacrés par les-nègres de la bande de Jeen François,
quioniouroient la ville
que pas un seui blanc françaisn n'échappât à leur nitnuer
Huit français, établis depuis plusiaure années au
de Laxabon, ont éié chasses de leurs maisons-puar. les bourg Espagnols, qui se sont' empares de tout ce
doient. Madame Prieur est la seule femine qu'ils les posadct, les.Fspagnols aient
ainsi que lègres
pourquoi? vousle devinercz épergnée, bien,
que son mari;
Le Port : au -Prince,
:
le Cette villes'est rendue, sans tirer un coup de canon, a
4uin; le commissaire elle mulâtre Monibrun, commndanit, se sont plus occupés à sauver leur or et leur
ergenit, qa'à défendre la ville, , puisque la plus granda
partie des archives de'la cominission civile a été prise par
isAnglais : il est certain que Montbràn aveit envoyé un
émissaire aul g'néral angiois pour capituler;cet émissaire
étoit sur Tescadre qui s'e 'est prisentde devant la ville, et
ilesia aujourd'hui sucrétaire du g'néralanglais : son noi
erDela Rae, je ne sais ni qui il est, ni d'oi il vient.
ville, , puisque la plus granda
partie des archives de'la cominission civile a été prise par
isAnglais : il est certain que Montbràn aveit envoyé un
émissaire aul g'néral angiois pour capituler;cet émissaire
étoit sur Tescadre qui s'e 'est prisentde devant la ville, et
ilesia aujourd'hui sucrétaire du g'néralanglais : son noi
erDela Rae, je ne sais ni qui il est, ni d'oi il vient. - ingluis se sont empares, 1°, de 58 navires, tous
2n --- Page 57 ---
ehargés en. denrées coloniales et des effets Tes
eieux des habitans de la vilia:20. de tontes les plus préqui se trouvoient dans les magasins: 30. de toutes denrtes lés
marchandises el gen-ralement de tous les effeis des'
ticuliers : 4i ils ont: chassé de Jeurs maisons tous par- lés
eioyens patriotes pourles occuper eux-mémes s'appropriant tout ce, qu' 'il y: avoit. Crs malheurenx,
dans la plus profonde misère, ont été en pariie embar- réduits.
nent qués ; les uns pour la Jamnaique, les autres pour le contiderAinérique.
Les Anglaisn' 'avoient pour catte expédition
700 hommes de troupes de ligne - et en ontre qu'environ deux
sorps d'armée, l'un surla route
pélits
le Boucassin: les scélérats qui cemposoient del.dogenno,Tantre ces'
par
mées étoient presque tous mulatres de
deux ar:
quelques émigres venus de la Jamaique, St.-Domingue, parmi
et
ily a beaueoup d'sclésiastiques, etc.
lesquels
mandant Qielques jours après.la prise de cette place. le comanglais forma un délachement
et de
mnlatres, et força plus de deux cents colens d'emigrés blancs à
dela marcher centre aRe baude -dc nègres dans les hantenrs'
Charbonnieriscess detbioredemenloisar
de ligne poar aller avec enx : refus formal; de'la et troupe
mirent en route, commandds. par un
ils 86.
datachement étoit d'environ. 500
officieranglais; ce
dans les montagnes, il toinba dans hommes; larsquil fnt
presque tout-le délachement fal haché une embuscade ot
s'est pas sauvé 60 hommer, ct l'on
en piéces; ilne
les Anglais les-ont envoyés ala boucherie. peut bien.dire que
Si les troupes anglaises ne périssent
en
tant, ellcs périssent de maladies ; T comliatForfaits qu'eiles font commetire, Les lettres par da expient les
du Port-au-Prince l'annoncent et
28juillet,
les navires pris dang le part, caboteurs portent et que lous
me, les chalonpes,
antres, mdla Jamaique:
les piroguesy denrées ctc., ont été envoyrs à
que
et marchandises ont
vendnes et einbarquées: que les Auglais
ELE à
embarquer anssi jusqu'nux meblles volés s'renpent aux
tes, se disposent a éyacuer la place. 91 est bien petriodre qu'ils n'y laissent nn grand noubre de Colons derain."
triotés. et qu'ils ayent lc memesort gue CCuX du paDauphin! les nègres disent qu'il faur iner tous les blancs fort
Français.
lly.a tout licu de croire qe'ils dvacneront anssi
ganne qui leer devient à cliarge,
Lcode denrées;
parce qu'ii nya plas
Rigaud 7 malaurc, et cemmandent aux
91 est bien petriodre qu'ils n'y laissent nn grand noubre de Colons derain."
triotés. et qu'ils ayent lc memesort gue CCuX du paDauphin! les nègres disent qu'il faur iner tous les blancs fort
Français.
lly.a tout licu de croire qe'ils dvacneront anssi
ganne qui leer devient à cliarge,
Lcode denrées;
parce qu'ii nya plas
Rigaud 7 malaurc, et cemmandent aux --- Page 58 ---
Carti, ayant Fait. braler toRtes les habitations de ia
plaine et des mornes, ct insurger tousles negres. Quant é:ant
à l'Ascahaye, Vases et Boueassin, CeS la quartiers font eiz
sons le.cemmanuletment du mulatre Peinte
- revenu : Ja plus grande partie des nègres sont K sur,
Jeurs habitations respestivos; ; les Angiais n'y: ont:
hommes de
el deux olficiers. La
Ertts
vingt
garnison de mulàtres et de
liprincipale bres, sous est. las conposée ordres de la Pointe, qui a regu ntrt breveide colonel du rodAngletemeves récompense" d'avoir
livré tons 68S quartiers sans briler une amoree; et dans
la ferme résolution d'abandonner la place aussitôt million qu'ils
serent attaqués: ce la Pointe a déjà prèsid'un'
rendu àla Jamaique.
"
:
Saint-Marc est Aussi sur le point d'être évacué par
les Anglais; ils n'y ont pas, cent soldats de. lenrnation; mulitres
mais bien environ trois mille hommes, tant
que blancs, qui ént été obligés de subir la,loi, et sur- été
tout boabcoup d'émigrés et prétres: Celte ville a
attaquée pendant trois jours consécutifs, les 25, 26 et
s7jillet, par un certain nègre nommé Toussaint et Lou- 0e P
vertires nonamé général par les; Espagrols, dleur
solde. Ce nègre a soas ses ordres, une armée. de.
a huitmilie nègres qui grossit tous les jours,
hant
ies
ont évacué, sans rien dire, lcs Goque Espagnols
leur
naives, Pelite Rivière et les Verelles: et, apres
retraite,ils'ont envoyé. Ge nègre Toussaint Louverture qui a massacré ious les blancs, brale,Je bourg
de la Petite * Rivière, et mis en insurrection, tous
les nègres de la. plaine et des mornes de Aitibonite; de sorte que les Anglais, harcelés: lous les jours
par cette horde de-brigands, faisvient Jeurs préparatifs
ic' 28 juillet, et embarquoient lous-leurs effets ct bagages; etily a tout lieu de croire que cette.xille
etitout. je
et compris le;
4AE
tibonite) sont encore quartierjusques intactt.,vont être réduits en
cassin, cendres qui par. les mnanceuvres des Espagaals, Que de
vietimes vont tomber, sous le fer de ecs nègrcs fana-.
tisés Le ! mole n'offre pas plus de streté sux Anglais. Le
la Veaux est maltre depuis le Cap jesqw'a Bom-
. EE et iiy A tout liea de croire
lorsqne le Portau-Prince, "Lcogonne, l'Arcahaye a3 Saint-Marc seront
évacnes, ils abandoneron: anssi cette place inportante,
à moins qu'iis xy jeltent lous leurs meyens de défense.
Jerémie soul tiendra jusqualarravée des forces que la
isés Le ! mole n'offre pas plus de streté sux Anglais. Le
la Veaux est maltre depuis le Cap jesqw'a Bom-
. EE et iiy A tout liea de croire
lorsqne le Portau-Prince, "Lcogonne, l'Arcahaye a3 Saint-Marc seront
évacnes, ils abandoneron: anssi cette place inportante,
à moins qu'iis xy jeltent lous leurs meyens de défense.
Jerémie soul tiendra jusqualarravée des forces que la --- Page 59 ---
met eette ville
Répablique doit envoyer; a.l'abri sa position dos incursions, etleseti toutes ses. Tabanienneront dépendanses
qu'su dernier moment,
Anglais ne cotte place ne leur ocoupe que cent hemmes ct.
garnison; que ; toates les habitations y sont comme intactes, dans la
son revenu
EE
chacun y cuitive et y fait
. plus profonde paix.
Qui. a pérdu Saint-Domingue? que ce sont les Colons blancs ; cxe
8 Qu'on ne dise pas Mole..
- cepte Jérémie et
Qui 2 livré Snine-Marc?
& Les mulàrres.
-
Q: Qui a livré Léogane ?
libres.
R. Les mulâtres et Jes nègres Ascahaye et Roucassin?
Q: Qui a livré les Vascs,
la Pointe.
R. Les. mulatres, et principalement
Q. Qui livrerailes encore: Gaye:? car Rigaid a envoyé des émisR. I.es mulàrres
avec des propositions : celuisaires au général anglais, évacuant
il ira
ci les a accepiées; et en
Ssint-Domingue, fixé, un vaisseau ct
à Jérémie et Tiburon; et à jour
les Cayes,
quelques frégates anglaiseese navires prdenerondegsel marchands, pilleront
prendront dix-huit a vingt Rigaud. le mulâtre aura ue
ia ville et s'en retourmeront. le.
a fait et. feza
brévet de colenel, et tout pillage avec qu'il eux.
avec les Anglais, et se retirera de :outes les.isles, mais
Exfix les Anglais. oat proscrir
tous les Colons
de Saint-Domingue,
ceux
parteulieremenxt
réfugiés :
triotes. En ourre de ' la prescription;
contre ua
Philadelphio, qui ont signé wne protestation
les royalistes et les Pomtne-ainnlattosmnaire
service que faire pour le repos de l'ame du. ci-devani
vouleient
n'a
eu lieu d'après. les
ae
Lonis XVI, et qui
pas aux magistrats de Philasentatiens des Colons patriotes
de faire ce serviee,
delphie qui défenditent de aux leurs prètres biens quel les axglais ont
ent étc dépouillés faire tous vendre et conhisqwer le produit
séquestrés, pour en
des foxs pon: acheter:
à ur proit, s'n se weaye
repos de l'ame du. ci-devani
vouleient
n'a
eu lieu d'après. les
ae
Lonis XVI, et qui
pas aux magistrats de Philasentatiens des Colons patriotes
de faire ce serviee,
delphie qui défenditent de aux leurs prètres biens quel les axglais ont
ent étc dépouillés faire tous vendre et conhisqwer le produit
séquestrés, pour en
des foxs pon: acheter:
à ur proit, s'n se weaye --- Page 60 ---
RAPPORT
Sur le décret du I6 pluviese, relatif. à la liberté des
negras dans. les' colonies, STLT le mode d'eascution,
suivi elu projet de décret, présente par B. GOULY,
céputé de l'isle de France, les 19 at 20 du méme
mois, 9 au coinité de salut public, de marine eb des
Colonies réunis
Donner la liberté aux hommes. de couleur dans les
Colonies françaises, sans préalablement indemmiser les
hommes libres au service desquels ils étoient, et sans
réglerle mode d'après lequel ils devront fairs usage de
Cetie liberké, c'esc vouloir, sacrifier en méme-témps les
Colenies, tous les Européens quiies habitent etrenoncer
2t commerce; c'est vouloir augmanter-la force er'laprépondérance en. Hurape ee nos ennemis maturels(a);c'est enfix
ancantir la marine frauçaise: ear nul doute. que les Colonies qui, jusqu'à ce jour ont été tranquilles erfidèles à
la République, ne soient livrées aux anglain par les aristocrates et les égoistes a la première nouvelle du décret;
nul doute que les patriotes ardens qui voudrent s'y
epposer ne seient massecrés; nul doute que le feu de
la guerre civile ne s'ya ailume, et que ceux qu'en a voulu
élever d'emblée au rang de citoyen Jrançais.,n'en soient'
les' victimes, à moins qu'ils ne parviennent à exterminer
teus les blancs et tous ies gens de çouleur libres ayant
des propriétés. Quelle philantropie que celle qui met les
armes à Ja' main à huit cent mille hommes, vivant en
paix et travaillant pour faire feurir la mére-patrie 1 quelle
ghilosophie, guelle morale que celle quifait sacritier
froid cenr cinquante mille de ses enfans, qui scsont expatriés desangàt travers milie dangers, et'q quidepuis un siécle travailiental la
prosperité nationale, à environ huit cent mille étrangerstirés
des sables brûlans d'Afrique, ouils végétoient sous des despores ayanr droit de vic et de mort ! AU lieu
dans
xes Colcnies ils vivoient sous l'auterité des lois que et celle
(1). L'original eft regiftré au comité de salut public, dans une
premicre divisien, sous le No. 363; et dansune feconde,seestelwi
179*.
(1) Les Anglais.
huit cent mille étrangerstirés
des sables brûlans d'Afrique, ouils végétoient sous des despores ayanr droit de vic et de mort ! AU lieu
dans
xes Colcnies ils vivoient sous l'auterité des lois que et celle
(1). L'original eft regiftré au comité de salut public, dans une
premicre divisien, sous le No. 363; et dansune feconde,seestelwi
179*.
(1) Les Anglais. --- Page 61 ---
deleunsmeitres, autorité qui éroit purement paternelle et
domestijue. De quel droit prononcez-vous lanathéme ct la
destructiox contreles citoyens blancs,ves véritables
.
Vous l'ont ils. donné ce droir?,
frères?
cipes, pouvez-vous yous l'arrozer? Ersans.déroger aux prinpouvez-vous les dépouiller sans offrir quelque 4ododimagememiDan quel
abime, par un fol. enihausiasme, je dis plus,
un
moment d'injustice, ne les jetez-vaus pas, cux ct par laurs
familles actuellement. en France ? Vous les laissez à la
merci des hommes de.couleur, qui devenant libres toutà-coup. auront des vengeances à exercer et
on
n3 peut se soustraire. Dans des islcs, il n'y auxquelles point de
portes de derrière; sans vaissenux on ne peut a en.sortir:
il fau: donc être inhuinainement massacrésans
fa patrie, Oli massacrer. Quelle eruelle êt douleureuse utilité pour
alternative! Eh biea! c'est cette elrernative que votre dscret, présence à cent cinquante mille Européens disséminés dans les Colonics françaices. D'enfans seumis
étoient., ils deviendront peut-être des ennemis irrécsenci- qu'ils
liabies qui Yont se jeter dans les bras, des Anglais
e-happer au sort affreux qui les menace
pour
et dont. vous pouviéz les garantir. Certes, il de.toutes falloit cholir perts,
Teselavage, mais ilfalloit le faire
tous les
Colons sy fussent prérés, en afranclrissant insensiblement:
ceux des honmes de couleur. dont Ja, conduite d'eux-mémes
rité leur confiance; ils se les seroient
a méassurant les moyens
artachés, en leur
dans Jeur pays les mauvais d'exisrer, mais ils eussent renvoyé
dernicre classe
sujets et les faintans. Cette
malhcureurement Re vivra que de vols et de' rapine: elle est
nourrir de
trop nombreuse ; elle ne voudra plus se
du pain manioque ni peut-eire de mais;il leur faudra
comme zux Européens. Ot prendra-t-on le blé
pour alimenter tent d'individus (I 7 et qui pourra les ré-.
selivreront primer, ces soflerats, puisqu'ils seronr les plus forts ? Iis
doncà toutesles horreurs poursariofaire
sions, rien Lc pourra les reienir,
leurspas
aurre puissance :: enne s'cmparcr du territoire jusqu'à ce qu'une
pour roujours la Nation française.
eten priver.
Ces vérités qui doiyent s'appliquer à toutes les
nies, sont parciculières à celies au-delà ducapde Bonne- Colo-
:
(1) Le fol de ces illes, fnfceptiblede
planté en eitier 3 te ftiroi: pas
produire les
ce grain, enétant
denc renoncer aux. riche.les que dornont ponr jes noarrir tons : ifandra
mentent et font fleurir le eommerce en Franee. antres cultures "TR: ali-
és qui doiyent s'appliquer à toutes les
nies, sont parciculières à celies au-delà ducapde Bonne- Colo-
:
(1) Le fol de ces illes, fnfceptiblede
planté en eitier 3 te ftiroi: pas
produire les
ce grain, enétant
denc renoncer aux. riche.les que dornont ponr jes noarrir tons : ifandra
mentent et font fleurir le eommerce en Franee. antres cultures "TR: ali- --- Page 62 ---
5S
Repérance: : l'on sait que les Anglais les convoitent
plus d'un siecle; lon sait" tous les sacrifces
depuis
roulu faire pour les avoir; l'on sait,
qu'iis ont
In clef- et le Gibraltar s'Asie; qu'en enin, les pérdant gu'elles il sont
renencer au cemmerce des Indes orientales, et à toute faut
alliance dans Cat partic du monde; que c'est accrcitre la
forcune avoir ct la puissance des Anglais, qui, apres nous en
charséss triompheront facilement de
le. scui ami- qui HOUS reste, et le seul qu'ils-redouient; Typoo-Sulktan,
qu'enfin c'est redenner des forces et du
à. dcs
eanemis presque aux abois, etrendre la courage de
liberté contre la tyrannia plus. meurtrière ct guerrc
la
c'ezt meme compromettre le sort et la gloire plus de lengue; la.Republique française.
Je pensc donc qu'il faut suspendre lexécution du décret
dont t'agit, jusqua la paix, et que pour empécher les
machinations perfides des malveillans et retenir; dans
âdélité les isles, qui jusqu'à cc moment n'ont point été la
agitées; il est urgent d'y envoyer des représentans, du
peuple, prebes et termes, avec pouvoirs illimités. Ils
pareront. les. esprits des Colens. à cette
ils renverrant dans leurs
grande
RedLte
vaise conduite;ils éclaireront paysles gens de couleur de mauen
les autres sur leurs devoirs
De méme-temps qu'ils leur feropr connoitre leurs dreits.
ectte manière il sc fera une régénération progressive,
qui encrainera après elle peu d'inconvéniens ,
aura cu lc temps de préparer et de' s'assurer des parce moyens qu'ox
cotrciufis,néceomaires à maintenir l'otdre et la tranquillité
publique. Les Colonies seront, ainsi que les
qui ics habitent , conservées à la Fraxce; eten Européens y faisant
passer à la paix de pauvres.er honnétes citoyens,les travaux reprendront toute leur vigucur. Par cette mesure
la que prescrit impérieusement le salur pablic et. que diete
memis justice, le sang innocent aura été épargne, t nes afiTR s'enrichiront pas de MaS dépouiiles pour
assurer lcurdomsination tyrenniqueshr,er An-delà des Facrs;
lours prcjets liberticides seront encore une fois déjoucs:
car;n'en doutons pas,iln'est point,dans les
de mesure plus cenire-révoturionmaire que ce cirronstarces,
ea donnant la liberté à :ous les gens de coulehr,. décrer, qui, sans
le préalable nécessaire, lesfait jouirs spontanément de rous
les droits de citeyen français, axelescing sixièmes
tr'euz FonE incapables de conneire, d'apprésier, consé- d'enquomment d'exercer: vingt aus sufirontà peine peurlent
en donner les SOINIONSALEOS preliainaires.
évoturionmaire que ce cirronstarces,
ea donnant la liberté à :ous les gens de coulehr,. décrer, qui, sans
le préalable nécessaire, lesfait jouirs spontanément de rous
les droits de citeyen français, axelescing sixièmes
tr'euz FonE incapables de conneire, d'apprésier, consé- d'enquomment d'exercer: vingt aus sufirontà peine peurlent
en donner les SOINIONSALEOS preliainaires. --- Page 63 ---
Telle est le nature de-1 la sonstitution physiqne et mor
rale.de tous les hommes de ceuleur nés dans ile sud et
l'est dc PAfrique; il. est de notoriété publique,
snf
huit cent mille hommes non libres actuellement
-
Si
Colonies françaises, sept cent: cinquante mille sortent dc
PAfrique, ouils étoient bien
malheureux qu'ils,ne ils
le sont aujourd'hui
nos
les Européens :
Eltu
parmi
sont donc incapables dejouir en ce moment,. sans danger
pour eux et pour les blancs, de la liberté qu'on Jeur
donne; ils n'en feroient' d'autre usage que celai de se
soustraire au travail, de se.livrer à des intrigans. quiravageront et dévastersnt les habitations et les ateliers,
pour vivre et les faire yiyre, et qui après avoir mis tout
à feu et à sang, s'entuiront avec le frair de leurs crimes salut
dans une terre étrangère: jc rappelle 2u comité de
public le travail que je lui ai remisp pour lesIndes orienEales;il sentira Pimportance de la censervation des Colonies au-delà du cap de Bonne - Espérance. Je crois avoir
développé dans ce travail de grandes vues policiques, et
avoir présenté des moyens surs de.les faire triompher avec
grand avantage pour la République: il scroit' inutile de
me répéter ici; mes vues et mon opinion étant toujours
les' mêmes. Jc laisse au surplus à sa-sagesse et à sa pre:
dence le soin d'en faire l'application,
PROJET DE DECRET
La convention nationale, SC trouvant dans la nécessité
de déployer les forces maritimes 'de la République, afin
d'empêcher les progrès intérieurs des ennemis delarévotion, qui, par -des manceuyrcs perides, ont porté le
fer et le feu dans plusieurs colonies françzises cu ils se
sont fait un jeu de la vie des hommès et de leurs propriétés; et ne voulant pas laisser plusiong. -temps les bons
citoyens cxposés aux inquidtudes que les ennemis de ia
France cherchent à leur inspirer sur ses principes; sur ses
dispositions relativement aux Colonies; voulant au centraire ôter aux traitres quil ont cherché Ou chercheroiest de
direcrement ou indirectement à soutenir las ennemis
la révolution, teure expèce de parden CE d'excirees 5 de.
clare solemnellement:
; et ne voulant pas laisser plusiong. -temps les bons
citoyens cxposés aux inquidtudes que les ennemis de ia
France cherchent à leur inspirer sur ses principes; sur ses
dispositions relativement aux Colonies; voulant au centraire ôter aux traitres quil ont cherché Ou chercheroiest de
direcrement ou indirectement à soutenir las ennemis
la révolution, teure expèce de parden CE d'excirees 5 de.
clare solemnellement: --- Page 64 ---
6e
la I", Que toutes les Colonies font partic
république française une et
intégrante de
garde commer Fdes sections de indivicible: ia
qu'eile lcs requ'en conséquence piles sont inaliénables. souveraineté du peuple;
. - 20, Qu'elle
que ces parties recoanoft, en raisen des grands avantages
qu'elleleur doit une procurent er procureront àla mére-patrie,
tant pour les garantir prorection d'invasion aussi pniasante que
la
de la part des ennemis
R-pubtlique, que pour y
ECagE
quillité; et qu'il y auroir autant maintenir l'ordre cr-la transibilits da vorloirles
d'injustice que d'imposde la
assimiler en tout auc
France, eii ce que les
departemens
sitent
circonstances locales nécesiniéfieur absolument de
une différence entre les lois du
qiie.
ces différentcs partics d'uie, même Republi- régime
libres, 30. Qn'élls garantit à tous les hommes nés
qui les habitent et les cuitivent, la français et
percarbable les
de tous. les droits civils Ct
jouissanceimmer sous la sauve-garde spéciale de policiques la
5 qu'elle
garde comme traître à la ,
nation et reà y : portér atteinte eu à patrie quiconque chercheroit
y exeiter des
conséquence, et d'après ces
Ia souléveimens. Én
tionale décréte:
prindipes, convenrion naA RTICII E P R E M I-E R.
Il sera envoyé dans les Colonies
sentans du peuple, quatre pour cellcs françaises du
sept repré.
ei trois pour tous les écablissexaens
Nouveaul Monde,
de Bonne-Espérance; ils sontinvestis: français au-deladucap.
pouveirs que ceux près les armées. à cerefferdes siêmes
II.
Ces
f
représentans sont
mode etl'époque de l'exécution spécialement du déeret chargés de réglerle
du 16pluvose, (*)
(1) C'est le premier membre de cette phrafe du fecond
de ce projet de décret qui 'a fourni au dénonciarenr
article
né ales sur t'importance du commerce des colomies,
des vues geculpation teudante. à préfenrer for
6r6., le fujet de l'intablir
auieur comme ayant voulu rém
l'esclavage ec rerzrder l'exécution da, décret du
à ce sujet, inculpation inscrée dans UR difeours innidieux 16 ploviose
et ger-
rafe du fecond
de ce projet de décret qui 'a fourni au dénonciarenr
article
né ales sur t'importance du commerce des colomies,
des vues geculpation teudante. à préfenrer for
6r6., le fujet de l'intablir
auieur comme ayant voulu rém
l'esclavage ec rerzrder l'exécution da, décret du
à ce sujet, inculpation inscrée dans UR difeours innidieux 16 ploviose
et ger- --- Page 65 ---
6r
relatif à l'abolition de l'esclavage dans les colonies; ils
auront pour unique but, en statuant, la conservation et le
plus grand avantage de tous les hommes
les habiteht et les cultivent, ainsi que le plus grand qui intérêt dela
Nation française; ils sC
aux instructions à cet cenformeront 2 autant que possible,
les comités de
égard, qui leur seront transmises
E
marjne et des colonies, de commerce,
législarion et de salut public réunis.
III
Lc comité de salutpublie est chargé derégler les
militaires et navales qu'il convient de confier
forcee
sentans pour leur destination
aux reprérespective, et de faire
suter le présent décret sans délai.
cxéz
fide, la à la tribune de la convention, 7 le 9. frimaire, et inféré dans
le bulletin du 10, au mépris d'un ordre du jour 2 far la demande de
l'insertion , ainsi que sur celle du renvoi à l'examen des trois comisésde geuvernement, 2 del'opinion du repréfentant du penple
qui n'avoit pu être entendu, puifqu'il étoit hors, de la convertion Gouly,
ane dcmi-heure avant que Dufay mentât à la tribune pourle
il faur observer que ce décret. ne fait nullement
des dénoncer;
nérales, ayant été préfenté comme l'on vient de le dire partie le,a1 vues géet les vues générales ne l'ayant été quel (le 6 frimaire de phviose, l'année
suivante. Rien au farplus dans, ce décret ne tend à rétablir l'esclavage, encore moins à remettre les nègres seus le fouet ; il seroie
au refte à desirer pour l'humanité et pour l'intérét national, qu's
edt éte adepté lersqu'il fAt présenté.
é comme l'on vient de le dire partie le,a1 vues géet les vues générales ne l'ayant été quel (le 6 frimaire de phviose, l'année
suivante. Rien au farplus dans, ce décret ne tend à rétablir l'esclavage, encore moins à remettre les nègres seus le fouet ; il seroie
au refte à desirer pour l'humanité et pour l'intérét national, qu's
edt éte adepté lersqu'il fAt présenté. --- Page 66 ---
LIBEITE distribué avec profusion, dans les tribunes
et aux environs de la Convention 1 ainsig qu'aur membres, sous le nom delAfricain Bellay, par Dufay'es ses
accolyles, le 7 Frimaire, quatre heures" avant de cienoncer les Vues génicrales sur Limportance du C9mMLBTCE
des Colonies eic.; piésentces, par B. Gouly, lasix odie
méme neois.:
Le bout d'oreille des Colons, ou le systéme de Thotal
de Massiac, mis au' jour par Gouly.
BELLEY, Député Noir de Saint-Domingue, I
SES COLIEGUES
Cest jusques dans le sein desiroprésentans du penple
Hbre'qu'un COLON BLANC, Député de l'Isle de; France s
a répundit, sous son Rom, une brochire- dangereuse et
libeiticide, Les absurdités contradictoires aux dreits sacrés del'homme et de tous les principes: qee.Gouly a mis en avant
dans cerouvrage, n'accuseroient gu'an défant dejugement
et d'esprit, sila situation tecknique et moralo de ce planteur indien n'étoit pas connue de ses collégues; ; légoisme
qui pervertit tens les coeurs avides, a fermé dans le sien
lacees*a la morale sublime de notre conspitntion : Gouly
ne sent profondément que les spéculations négricides ;
son talent politique et mercenaire ne-sait créer un' commerce, rétablir nos. Colonies qu'anx dépeas de lhumanilé; il. faut, selon-lui, sur la larre infortunée des Antilles; des fers, des esclaves et des tyrans?!
En est-il un de vous, Représentans du "peuple, qui ait
pu, sans indignation, parcourir ce libelle assassin de la.
liberté P Gouly a-t-il voulu, par des sophistiaes adreits,
par des séductions insidicuses présentées à Pintérêt et au
commerce Français, anéantir un principe indestructible,
vieler la déclaration des droits de Thomme, et armertous
les vices de la eupidité contre la sagesse. de vos lois?
Ua membre de la Représentation nationale de Franbe
s'élève, sans honte, contre un dicret qui'détrilti Pesclavage des neirs : cet atteritat conspirateur dont la chaine
est bien Isngue, ne peut, Citoyens Collégries, eire: rejete'sur la liberié d'opisions qudi pppartiont a Goaly; c'est
A son égoismne, d'eil a son nt
taut
upidité contre la sagesse. de vos lois?
Ua membre de la Représentation nationale de Franbe
s'élève, sans honte, contre un dicret qui'détrilti Pesclavage des neirs : cet atteritat conspirateur dont la chaine
est bien Isngue, ne peut, Citoyens Collégries, eire: rejete'sur la liberié d'opisions qudi pppartiont a Goaly; c'est
A son égoismne, d'eil a son nt
taut --- Page 67 ---
-
Gouly est plaatear lui-mems
rapporier : car, apprenez que
et propriéiaire d'esciaves:
même il seroit pos:
LOr, dans cette lypothèse, quand
les noirs fassent
sible de vous démontrer que, pour
usclaves et SOn*
et du café, il faut quils
dees
du le fouet, sucre ca n'est pas ca un plantenr colou à proposer vichimes; las,
moyens de. river les fers de ces malliepreuses s'iln'est pas dirigé par
son suffrage est an moins suspect,
une factiou condamnable. Citoyens Collegues, qxela prefesC'est de aujourd'hai, foi de Gouly doit vous donntt la mgsure du. pa.
sion triotisme des Colens proprivtaures d'asclaves; ont vous de aurea
sans doute senti tout ce que ces la propositions voile est déchiré; Ds
tieux, de blancha perlide, des anjenrehai Antilles demande un pouvoirlegisristocratie Jatif, Febnesntion de la sonveraineté cénventionnelle as
le droit de fairc encore des malheureux et des rivalisans esc'aves
Quels sont donc ees tyrans impérienx les lsis de la qui; Bépublieme,
Pantorité nationdle, leur repoussent paissance à côté de la-votre? Quoil
et veulant ériger c'est vainemont que la Frante s'est épuidepnis six ans.
C'est en vain' que ses Hlottes, ses
séc pour SeS Colonies?
le salut de. ce pays.mal
trésors ont été prodignes pour du peupie ase déclarer anheureux ? Un Fspresentant écrit
par"o ordre de la Coi-,
joanlhui, dans un
imprimé est moralement souverdin, que
vention', que S-Domingue est independante de la nôtré, que le pousa, constitution lui
gite s'il vsui bien recevoir
voir légisiatif de la appurtient,et France,il ne' doit jamais en Tecevoir
des conseils
des lois. (1) Collégues, Gouly est députe des Colonies; si
les Citoyens députés de tous les départemens préchoient pour leurs
constituans rospectifs, une moralc-aussi. désorgenisntrice, guerre cn déla Republique indivisible divisés. seroit dissoue,la vous mêmes si, sen
chireroit les lambeaux
Jugez de la République.
hérésie sacrilége est les destrnetible Faits dont Gonly accuse les hommes.
de En couleur dépouillant et les ci-devant esclaves, nous prouveroris.
bien facilement qu'il est un calomniateur, et pent-étre
plus criminel encorc;. - ses habindes avec les Colons,
scs pareils, ennemis nés des principes français, êtres de et pour
lesquels la liberté et l'igalité soni des
raisen. de
P'identité frappante de sa dectrine perverse avec celle
(1) Qeulle peridie dans cette interprétarion, dans cette analyss,
sn
go € Couly ne présente de parsilles soletienstt
qu'il est un calomniateur, et pent-étre
plus criminel encorc;. - ses habindes avec les Colons,
scs pareils, ennemis nés des principes français, êtres de et pour
lesquels la liberté et l'igalité soni des
raisen. de
P'identité frappante de sa dectrine perverse avec celle
(1) Qeulle peridie dans cette interprétarion, dans cette analyss,
sn
go € Couly ne présente de parsilles soletienstt --- Page 68 ---
ces hommes qui ne voient de bonheur sur la terre que
dans, l'esclayage et le malheur de leurs semblables, tout
prouve que le colon. Gouly est laur.complice., et qu'il
s'est. chargé d'imprimer et de glisser dans le .gouvernement et jusques dans le temple de la liborté, le poison
spécieux dont l'intrigue- active et dévorante dos Colens
Neut surprendra la Convention elle-même.
Cn vous 'dit, : égislateurs d'un pouple libre, on - ose
ecrire que votre décret sublime du 16 pluviose est désastreux, impolitique et barbwre. Les Colons publient sur.
les toits qails le feront rdpporter (1)-, Veus avez rendu
la liberté i deux mnillions d'honmes arrachés par la cnpidité à-leur patrie; vous avez. brisé leurs fers trop appé.
santis,les instrumens de leur malheur, de leurssmpplices!
Un homnme, on tigre qui s'est vingt ans acharné à torturer des Africains à l'isle de France. qui a fait. son
bonheur aux dépens des sueurs etdu sang de ces infortunés, Cet homme s'éleve aujourd'hui coritre le jour
heureux que vous avez fait luire pour lesinalheur sans.
appui; il veut arracher cette palme giorieuse au génie
de la liberté, etsa dangereuse avarice lui a fait. perdre
de vn9 yes principes et ses devoirs.
Quiz n'ast pas son'extil'indignation et.de pitié en lisant le
porirait bisagre que Gouly fait des noirs ! est-ce en. effet
an homme que ce colon a veulu peindre? , : Oui citoyens,
c'est un homme, un homme sans vices, car s'il avoit eu
eopnisdoux siécles cenxde ses uppNtenfyciesite
qu'ilo n'exisieroient plus ! Mais cet homme ebruti. par l'es:
ciavage, le fouet sans cesse suspendu sur sa sête, ramené à
l'enfance par ce châtiment honteux et cruel, qui dégrade
P'hunanité et la pudeur, cet homme n'est pas insensible ;
soname flétrie > morte al'espérance, fut long-tems dans le
découragement qu'inspirent les tyranslrenreux et cruels !
Dienzonventiwieunie en secret la larine amèredu malleur
auxabois; ; l'essor d'une pensée énergique conduiseit sttrementàl la mort l'esclave qui osoit, T'exhialer! ct leurs
presseurs viennent ici lcs assimiler à des brutes, et Ruetr
reprocher d'aveirdes ames sansphysionauie.. Al! Gouly,
toi qui oses ainsi profaner la nature, tu prouves bien que
c'est ta plysionomie qui est sans ame!
Croyez vons, citoyens collègues, que la naiure soit injuste, qu'èlle ait,ainsi que Paifirment les colons, formé
(a" Je suis inftruit qu'il se fabriqee chez Page, Fruiey et 18
plice une pétition qai doit, selon cxx, frapper a de mRoFt A Mberte
gie vous aveg rendue aux peirs.
, tu prouves bien que
c'est ta plysionomie qui est sans ame!
Croyez vons, citoyens collègues, que la naiure soit injuste, qu'èlle ait,ainsi que Paifirment les colons, formé
(a" Je suis inftruit qu'il se fabriqee chez Page, Fruiey et 18
plice une pétition qai doit, selon cxx, frapper a de mRoFt A Mberte
gie vous aveg rendue aux peirs. --- Page 69 ---
autres. Ne voyez.vous
des hommes pour atreletiesclavesdes.
des
pas dans cette indigne assertion - la mesure humaine? principes Je snis
de CPS horribles déprédateurs del'espèce dans l'enfance sur le sol de
né en Afrique, noi, Amené
travail et nies sueurs,
la tyrannie : jai, par mon pénible honorablement depuis
conquis une liberté dont je jouis
trente ans, en chérissant ma patric.
Lesbourréaukdles Noirs iooheeeaeieiis sont des brutes,
osentassurer que ces hornmes oppriniés ils ont les vertus de la
s'ils n'ont pas les'vices nout de l'Europe, : au nom de tous mes frères qui
nature; c'est en leur
reconnoissans, qui Tous se sont
sont des êtres sensibles, ré du bonheur erriels liberte,
ranimés à laceent inesp: de vos lois bienfaisantes; elles
que Jinvoque le maintien l'effroi de leurs tyrans. Vous'avez frappé
sont, je le sais,
leur cupide cruauté, mais vous avex
de mort leur avarice .
des bonmes infors
rendu à la vie homaine, : au bonheur, latteste Gouly, ont depuis
tunés que les colons, ainsi les que animaux, ( (1) et qu'ils traitent
long-tems rangé parmi :
avec plus d'iuhumanité,
les impostures dont
a Ne creyez pas, çitoyens collèzues, infàmes etcorruptears. Si quel3 Gouly a étayé ses principes
et
de couleur, grands planteurs propriétaires
ques ciroyeus
commun, réunisaux cojons (x)
d'esclaves, se sont, parintérêt et vendre de concert divers. points
poirtrahir la république àla puissance ennemie qui protégeoit
de Saint-Domingue: des hommes de couleur et des ci-devant
- l'esclavage,lur masse
reconnoissance et par devoir à ia
esclaves est dévouée par Est-il même possibie que cela soit
république française. le sort des noira dépend de la prosditfèremment, puisque
périté de la France. d'ailleurs contre Ce tissu de mensonges, 1 des
Il existe matérielles du contraire: Ce qui prouve que Gouly
preuves
et corrompu, c'est qu'il ose a firmer
est un écrivain partial colonie ou il n'avoit jamais mis le
des faits passés dans une lieues, et de laquelle il n'a eu des
pied; en étant à 4000 les
infidèles des colons
renseignemens que sur trop rapporis. faux, pour jamais rendre
planteurs, trop astucieux,
(:) Gouly n'a point attesté ce qui n'a jomais existé.
(2) Donc il y a des homnes de conleur, dans les antiler, quiont des
trahi la republique, d'après l'aueu inéms de Belley la P'africain 2 la masse merite;
gens de couleur est bonne Goniy lui rend justice des amis qu'elle de Belley -6t
unais la masse des hlans étnit excellante; Pexterminar:! pourguai
Be.ley veuient-ils la prosctireet
A
é ce qui n'a jomais existé.
(2) Donc il y a des homnes de conleur, dans les antiler, quiont des
trahi la republique, d'après l'aueu inéms de Belley la P'africain 2 la masse merite;
gens de couleur est bonne Goniy lui rend justice des amis qu'elle de Belley -6t
unais la masse des hlans étnit excellante; Pexterminar:! pourguai
Be.ley veuient-ils la prosctireet
A --- Page 70 ---
an Sait véritablé, gaand il est sur-tout contraire à leuré
intérêts. Oui, je l'atteste, ce queles Anglais et les Espagnols pos- été
sèdent de la partie française de Saint-Domingue, leur a
livré par les colons de touie couleur, propnaminessedaet ja
Les blancs sur-tout, dominateurs nés, ont employé rebellion pér- les
fidie et la séduction, pour entrainer dans leur
propriétaires de couleurdost l'ameintéressée, s'estouverie
a leurs insinuations criminelles. (1)
J'atteste aussi que si les Anglais n'ent pas réussiàs'emde teut Saint Domingue, c'est parce que les noirs
parer devenus libres et français, ont fait un rempart de leurs
corps à cette invasion, et defendent ayec intrépidité les
dreits dels république. Il eststr que si ces braves patriotes
avoient desarmes et des munitions, les Anglais etles traitres
colons arroseroient tous de leurindigne sarg, eette terre
qualeur présence souille trop leng-tems. (2)
des
L'évènement du Fort-Dauphin est une vengeance
Espegnols et le prix de la trahison de ceux quiont péri.
1ls s'éloient mis sous la' protcétion de S. M." Catholique
contre les entreprises de ia France, mais les. traitres sont
inconstans,ils ontappelésles Anglaisdontle gouvernement instruits de
leur sembloit plus sonvenable ;les, Espognols
cette perfidie, les ont livrés au fer des assassins. Ceux qui
ont
sont des
royalistesfs)mtisen insurrectionpar
les égorgés
fassemblée coloniale du Cap en 1791. vendu àla faction des
Gouly! homme sans principes et
planteurs, tes' amis et tes complices, je t'avcis déjà jugé
auxjacebins, lorsque le 5 thermidor, je te voyois assis aux
pieds de Robespicrre; tu le flagornois si grossièrement,
(1) Pourquoi Belley ne parle t-il point des 40000 esclaves homm. révoltés es
depuis quatieans armés pour Capet 3 et ensnite pour son fils;ces
Zà n'étoient pas propriétaires.
(2) Que leur prèsence, ( les blans, ) souillent trop long-lems! avoir fait il est couler certain que, pour un africain devenu dans ligislatexr les Isles français, du après nouvean monde, il
à grands flots le sang frangais,
bientôt anniantis,
mettre ses
est à desirer d'y voir la YaCC blanche
n'avoir pour plus à craindre
pareils à s2 place, partager ses dépouilles, et
cricront
ies témoins de tant de forfaits ; qui, tant qu'ils respireront,
vengeance et justice.
(3) Ce sont des nègres libres et des esclaves ou il y a. des nègres
libres et des négres esclaves royalistes 1 donc Gouly l'ont n'est fuit pas parler partial sont
n'en 2 point imposé; donc Belley,, ou ceux qui
caloniniitcurs.
à craindre
pareils à s2 place, partager ses dépouilles, et
cricront
ies témoins de tant de forfaits ; qui, tant qu'ils respireront,
vengeance et justice.
(3) Ce sont des nègres libres et des esclaves ou il y a. des nègres
libres et des négres esclaves royalistes 1 donc Gouly l'ont n'est fuit pas parler partial sont
n'en 2 point imposé; donc Belley,, ou ceux qui
caloniniitcurs. --- Page 71 ---
qu'il Fut obligéde repousser publiquement tes
teries par son mépriset sa. réprobation(4TH t'en basses Racs
Gouly! tu demandois, ce jour, une séance extraordinaire sonviensy
pourielendemain, la conspiration parce queRobespierre vouleit dénencer
liberté.
qui se tramoit ( dizoit-il) contre lui et la
ruption Aujourd'hui tu acheves de déceler ton ane vile et la cOra
qai te guide.
Je termine,
projet de décret citoyens suivant. collegues,. en vous preposant le
ART. I. La loi du 16 pluviose qui abolit
les colonies. françaises, sera
T'esclavage dans
tous les endroits olt elle
incessamment éire
envoyée dans
- !I. Les comités de gouvernement n'a pu
promuiguée.
poser un réglement général de culture sont chargés de pros
librés.
par des maing
III. Le peuple de Saint.Domingue
liberté,arràte les progrès destrattres colons qui, au nom de In
sera prompicment secouru. Le comité de salut et des Anglnise
chargé des inesures à prendre pour l'cxécution public est
sente loi.
de la pre4
BELLEY.
EXIRAIT du Bulletin de la Convention
IO Frimairs, deurieme année républicaine. nationale, di
Dafai a dit:
CITOYENS,
II est pénible pour mci d'avoir à me
vous d'an collégue ; mais il s'agit du
plaindre devant
ral de la République : cela me
grand intérêt géné
et me fait méme espérer un accueil promet votre attention,
c'est un devoir.,
favorable, puisque
à Vous faire avez autorisé vos comités, par un décret
imprimer sous le nom de la
général,
abus de ce décret, un de nos
Convention. Par un
de publier, avec ces mots : imprimées collégues, Gouly, vient
Convention, des Vues générales
par ordre de'la
Ces Vues
sur les Colonies..
générales sont le
noncé du systême colcaial qui développement tourmente nos Ees-prodepuis cinq ans, qui a amené leur raine instantanée Colonies
audacieuse (a) Gouly répond victoriensement dans la pièce
imposture; voir page 7i.
suivaite, à cetto
un
de publier, avec ces mots : imprimées collégues, Gouly, vient
Convention, des Vues générales
par ordre de'la
Ces Vues
sur les Colonies..
générales sont le
noncé du systême colcaial qui développement tourmente nos Ees-prodepuis cinq ans, qui a amené leur raine instantanée Colonies
audacieuse (a) Gouly répond victoriensement dans la pièce
imposture; voir page 7i.
suivaite, à cetto --- Page 72 ---
et qui est la cause que nous sommes aujourd'hui privés
de ces ressources précieuses. le dire, sont anti-sociales 9
Ces Vues générales, j'ose
évidemment contraires
antirépnblicainee. anti-politiques, de la République; et.il est imà l'anité, a P'indivisibilité. même le plus imbu dea préjugés dn
possible fédéralisme que colonial l'esprit et de l'indépendance du corps législatif, n'en soit pas révolté. nous nous sommes rendus au
Mes collégues et moi, lui
le danger et lcs
comité de salut funestes public de pour cet écrit, AENSCLEL à être publié
conséquences dans nos Colonies. Les différens membres ont. partagé
ontimprouvé cet écrit,Pont trounotre mécontentement,
et nous ont même
vé, comme nous, tres-impolitique, étant les seuls
conseillé de vous en parler comme d'avance les mau- qui
puissiezy porter remède, et d'ampécher ,s'il étoit connu dans
vais. Colonies. cffets qu'il. Si pourroit cet écrit produire dans le sens des Colons,
nos
fait, d'hommes, et ne: voulant
grands planteurs, propriétaires
est
ans les-lois françaises,
pas" : reconnoitre depuis cinq on- verra, ssous, le nom resenvoyé. à St.-Domingue, de la Convention, y.
que les Colonies
pectable et respecté
aux peuples qui les habiapparuennent à elles-mèmes, elles
donc
tent. Si-ce principe est vrai,
appartiennent
en, sont les souverains, (quoiaux grands doivent planteurs. deux milliards qui à la France). Eh! alors que
T la souveraineté nationale.? Mais si elles appartiennent - aux peuples qui les habitent, elles appartien- à la
droient bien plus réellement à la grande mnajorité,
grande masse du peuple, c'est-à-dire, aux noirs ou naturels du pays qui les ont tecondées, arrosées -de leur
sueur et méme de leur sang.Sice principe nationale.? s'accréditoit,
que deviendroit encore Gouly la est souveraineté colon, ainsi il a pu se tromMon. mais collégue mnoi, je me souviens que les. décrets disent
per; explicitement que les Colonies font partie intégrante de
3 la: Républiquie française, et que la, Constitution, rpublicaine dilque la République est une et indivisible : et
certainement aucun département n'a le droit de se croire
une prissince, et, de consulter partionlièrement, c'est- de
e-ilire, accepier ou rejeter les lois qu'il vous plaira
décréter.
en
Dans cet. écrit.on a l'imprudence de. réyoquer honorent le
doute un de vos décrcts, 'un. de ceux qui,
: Républiquie française, et que la, Constitution, rpublicaine dilque la République est une et indivisible : et
certainement aucun département n'a le droit de se croire
une prissince, et, de consulter partionlièrement, c'est- de
e-ilire, accepier ou rejeter les lois qu'il vous plaira
décréter.
en
Dans cet. écrit.on a l'imprudence de. réyoquer honorent le
doute un de vos décrcts, 'un. de ceux qui, --- Page 73 ---
plus la Convention
6g
universelle et des félicitations nationale, de qui a réçu une sanction
Republique - le décret du. 16 toutes les parties de la
- temrs qu'il honore Thumanité, pluviose, yui, : en même
naire, un' volcan qui doit dessécher est un levier révolutionla Tamise, réduire à linaction les bientot les eaux de
terre,et faire de la France la
vaisseaux de TAngletime et commerciale.
première puissance marie
Ce décret bienfaisant et' juste
corollaire de T'art, XVIII de la n'est pourtant que le
et certes cette déclaration est inviolable déclaration des droits,
Ce decret a été mirement réfléchi; il et irrévocable.
Il dactions : ainsi il a été soumis trois fcis a subi trois ré:
a été envoyé par votre comité de salut à votre jugement.
Domingue, traduit en anglais, en
public, a Saintdais, pablié par-tont avec le
espagnol, en hollanavec les plus vifs
plus grand apparei, reçu
répétées de vive la transports, Conventien aux acclamations mille fois
blique fiançaise ! vive le Peuple nationale! vive la Répuplainement
rançais ! Ce décret est
exteneanjourdial Un
vention, ? sous T'autorité
de mumbre la
de la Conen propres termes, dans apparente son projet de décrct, Convention, dis
professe toutes les hérésies
les
après avoir
ses, < qu'i! faut régler lApoque politiqnes de
plus dangereucrel >; commne si cette exécution étoit l'exécution- de cc déCetie équivoque, cette,
éventuelle..
être ie signal de nouveaux incertitude apparente; péuvenr
rémédiabies. Pense-t-on désastres et de calamitis irun immense bienfait des mains que des d'une hiommes qui reçoivent
sent,de sang-froid, se le voir arracher grande au même nation, puis.
les' Que' diront? ils, que feront-ils, s'ils voient moment
faire enchalner par la même
qu'on veut
vrés P Vos einemis vont
main qui les a. délide décret qui le suit, comime peindre cet écrit, ct le projet
éipes et de vOs bienfaits; ils une révocation de vos prinla Convention nationale, à chercheront à déconfiencar
pays qui combattent pour la égarer les noirs naturels da
voiter. Ceux-ci se croiront Rpablique, et à les ré
les ramener i nous. Ce frompes, n'est et rien ne pourra
ETu but qu'on se propose.
pas là, sans donte >
n'est Prétendre établir un nouveau joug de
qui Tak une crumuté horrible, c'est au xioins servitude, une sice
seroit pitié : niais je le déclare à la
folie
tenter une close impossible, oui Convention, ce
à toutes les fcrses de la France; ee' sereit impossible, même
eosipromettre
et à les ré
les ramener i nous. Ce frompes, n'est et rien ne pourra
ETu but qu'on se propose.
pas là, sans donte >
n'est Prétendre établir un nouveau joug de
qui Tak une crumuté horrible, c'est au xioins servitude, une sice
seroit pitié : niais je le déclare à la
folie
tenter une close impossible, oui Convention, ce
à toutes les fcrses de la France; ee' sereit impossible, même
eosipromettre --- Page 74 ---
l'autorité nationale : ce seroit pervertir la morale, dé:
truire tous les principes; ce seroi: préter à ios ennenis
dés armes centre' sous; atix Anglais eux-mimes qai ac
cusereien: Pinstabilité de nos lois et calomnieroient notre
gouveratement,
Citoyens, ce qu'on ose vous proposer dans cet ouyrege,
qui n'atoit pas Fait pour être distribue dans le temple
de laliberte. est la répétition ou la contingatiox de ce
qui s'est fait jusqa'a ce jour poar les Colonies, des dé.
ersts faits et défiits; et des actes toujours-comtradicioires.
Mais, sans doute,la: Conveation, cclairée par les Gvenes
mens antérieurs, plus sage, pius claivoyante que ies
deux asserbiées qui lont précédés, ne suiyra pas leurs'
exemples ei leurs variantes.
Je respecte 'trop la Convention peur donter un instant
de ses prineipcs-ja ine repose sur sa sagesse.
Je demande, Ron pas que la Convention impronve positivementmon colligue, mnnis déclare qu'elie n'n pas donné
son: approbatiou à Pécrit dont jeume plains, suin'est que
P'opinion inolée d'aau de ses membres, et non émise à
Ia tribune, et qu'elle veniile bien ondonner limpression
de nos. observations, ei, comme mesures coniscrrstaires
d'une de nos ples precieuses Lossessions commerciules,
lour insertion all Lallena,pour servir de contre-poison
parlapublicite.
DECR E T,
e La Convention nationale déclare que l'écrit de Gouly,
ayan: pour itte: Pues gerierales suri iimportanee du cOmserce des Colonics,el la cerackre du peuple qui los cultive, ainri que tisr les ioyeis de faire la Constitution
quileur corvient, contenant soixahte-douze pages in'4".
8: Enissant per Ces mets : ct de Jaire excécuisr le prisent
décret.sans dilais n'a pas 6t8 imprimé par son ordre 9
ni par colni'd'rucrn de sea connités, et qu'elle en impropve lesprinepes >
du cOmserce des Colonics,el la cerackre du peuple qui los cultive, ainri que tisr les ioyeis de faire la Constitution
quileur corvient, contenant soixahte-douze pages in'4".
8: Enissant per Ces mets : ct de Jaire excécuisr le prisent
décret.sans dilais n'a pas 6t8 imprimé par son ordre 9
ni par colni'd'rucrn de sea connités, et qu'elle en impropve lesprinepes > --- Page 75 ---
Du 11 Frimaire, an troisième républicain.
BEILEY,
RÉPONSE au Libelle distribué par'LAfricain DES COIONS,
ayant pourtitre, LB BOUT D'OREILLE
GOULY,
mis an jour par
: ou LE SYSTÉME DE MASSIAC, la Conventiananationaler
en raison d'ur ouvrage présentea
sur Timportance
le 6. Frimaires intitulé,. Vues généralos
da Commerce des Colonies, etc.
Député de Tisla-de-Irance, à ses Collèguess
B. GOULY,
nasionale ne veut plus
AUJOURD'HUL que. la Convention mais bien scruler la
se lsisser conduire par des prestiges, de ceux qui ont coopéré à de
conduite privée et politique
et examiner les projets
grands évinemens 7 réfléchir afin d'aftarmir la République
qu'on pourra lui présenter,
pentilae Hattor
-
Belley.afitenin.
eraugnontersn; prompérité,
publiqne, et de prévenir
: d'egarer encore ong-ematoptaion
les membres de la
1 nterpréRE
j'ai présentées, sur-tout en lesdénaturant, d'injures et de pardes calomr. es et en
tations/oreées, accompagnées
deces
winiwsaimataie
sc servant
exptessions,
boui
dès
E
quées, systéme de Thôtel Massiae, oi d'oreille ces lienx cenur uns
grands planteurs. Le tems cat passé
Sunoientfortume.desl François CIe dintribesre'est
plene s'en Rtntoneninulnnaeit l'on rpardes combat desfaits et EE
des tanse.demuonemmente que
propositions,
Belley ou de Gouly,
REAEE
eeite mannière de répondre, qui.de Les amis du promiar craignant
montre le bout de Toreille? éclairer leurs actions et leurs crim es;
le grand jour le qui réclame doit et ne le craint point.
et Gouly
nationale autorisaattous
D'apresun décret dela convention
vuesetleurs
ret distribuerlaurs raarine,
sesi HEoeirentinsinthtonid Tamélioration du commerce et Celonies dela at-de
projete pour
suri limportance des
Jaiémis mon opinion sur la source des dvènamens désastreux à Saintleur cemwerce;
et xolamment
qnionteu lieu dans quelques-anss eurlorigine et le caractère du peupis
Domingue, ainsique Frengais,les labile etinesaltire:
sranger qai,asecias
vuesetleurs
ret distribuerlaurs raarine,
sesi HEoeirentinsinthtonid Tamélioration du commerce et Celonies dela at-de
projete pour
suri limportance des
Jaiémis mon opinion sur la source des dvènamens désastreux à Saintleur cemwerce;
et xolamment
qnionteu lieu dans quelques-anss eurlorigine et le caractère du peupis
Domingue, ainsique Frengais,les labile etinesaltire:
sranger qai,asecias --- Page 76 ---
J'ai propoad ensuite les inoyens qui me paroissent les
plus propres et les plns convenables, en létat oiz sont les
Colonies,a conserver les hommes et la chose pour le grand
intérét dela mère-patrie ; en céla, j'ai fait mon devoir, et
je n'ai outragé personne. Je savois néanmoins que les
grandes vérités que j'ai développées armeroient contre
mci la calomnie, et que les passions S 'agiteroient en tout
sens pour les atténuer, et péme pour les incriminer, s'il
étoit possible; mais comme mes intentions sont bien connuosde la très-grande majorité de la Reprisentation nationale, cela ne m'a point arrêté 9 parce qu'il est teins que le
peuple français ne se laisse plus éblouir para des presiges,
cuncuite pardes vociferations, et qu'il connoisse ses vrais
cmisJai donc parlé; etj'observe, .Quedanslesidées
soumises àla
de la Convention nationale ,
Rea
ji
sagesse
ne voit nulle part qu'il soit question derasibirferclavegs
encore moins de rapporter le déeret du 16 pluviose, qui,
jeler répète, etoit alors, à mon avis, autant perfide qu'ims
politiqua; j'en ai donné-les raisons ; mais sculement de
régier le mode de son exécution, eu égard aux lieua, aux
choses et aux differentes races d'hommes qui forment la
population dies Colonies ; et de régler, ce mode., de
manière qu'il en résulte le bonheur genéral, et la prospérité
du coimerce en France; qu'en conséqeence j'ai cherehé à
prouver queles Colonies ne pouvoient être assimilécs en
toutaux départemens, à moins qu'on ne voulût les voirse
détruire et perdues à jomuis pourla République, oû elles
alimentoient les manufactures, le. eommerce, la marine,
etoù ellesf faisoient vivre dansl'aisance cing millions d'hom
mes, tant artistes, ouvriers, mnarchands, manceuvres, que
enfin cinq (millions de sans-culottes.
J'ai dit et je sowtiens que ceut cinquante mille Français
épars surle sol françuis, en Asie, en Afrique, en Améxique, ne peuvent et ne doivent pas être sacrifiés à environ
neuf cent mille étrangers, ni éirogouvernés par eux, de
quelque maniere qu'ils aient été apportésparmi les Français.
J'ai dit qu'il falloi: assurér 1272 sort libre à ces étrangers,
etleurlaisser la perspective etl'assurance de devenir aves
le tems citoyens français, parce qu'il-étoit indispensable, etjouir du
avant qu'ils pussent participer au gouvernement à conneltre
titre glorieux de Français, qu'ils apprisseat
l'étendae des devoirs qu'il emporte avéclui, et à le respecter, pour étre dans le cas.d'en excrcer les droits civils et
politiqués.
urér 1272 sort libre à ces étrangers,
etleurlaisser la perspective etl'assurance de devenir aves
le tems citoyens français, parce qu'il-étoit indispensable, etjouir du
avant qu'ils pussent participer au gouvernement à conneltre
titre glorieux de Français, qu'ils apprisseat
l'étendae des devoirs qu'il emporte avéclui, et à le respecter, pour étre dans le cas.d'en excrcer les droits civils et
politiqués. --- Page 77 ---
J'ai dit enfin,qu'il est dejustice rigourense de faire faire
la constitution coloniale dans les Colonies par des dépatés
du Souverain français nemmes adhec parles des dépertemens, Colonies, et
et concommitamment avec des députés ceuvre, rétablir l'ordre
qu'il falloit, pour.préparer ce grand
ceiles qui ont
dans ces conirees eloignées, et reconquérir des
du
aux
représentans
étélivrées J'ai ajoute Anglais, que enyenroyant c'éioit le seul moyen de connoitre
peuple.
l'aristocratie et lo
la vérité sur tous les érènemens Nouteau-Monde, que
etsur Ix
parti de Pitt ont produit dans le des
pouvoir exescclératesse quia dirigé les pas
agensdu la révolution.
cutif 'daus toutes les circunstances, depuis
Une réflexion bienimportante, est qu'un ouvrage aussi
considérabie ne pouvoit ni ne devoit etre juge, ainsi quil
l'a été, sur la lecture de notes qui ne sont que des observations, et de quelques peragrephes isoiés, qui ne sont que
des raisonteniens et non des miazimes: ei sur-tout d'apres
l'analyseet! le dénonciation de gens intéressesà le deprimer:
cestourlensemble et sur le nésultat qu'il présente, qu'il
faut asseoir son jugement; car il estr ossible de quelquefois
mal raisonneretdel bien conclure; enfin de préscuter quelque chose de bon Gt d'utile.
Jen'aifait d'application à nul individu des principes,des il
vérités et desfaiis que Fai reproduits au grendjour: et une y
a plus que de limpodeur à les combattre par
diatribe: : aussi, recounois-je bien. à cette façon d'argumenter, la methovie d'iommes qui ne rougirent jamais. et
ei quina surent répondre à des inculpations positives
majeures, queipar des sottises et d'atroces ealomnies,en lacheté!Je ne
seservani encore du ICHE d'un cutre. Quelle de celles dont il me
puis donc pas en youluir à Lelley,
ouvriront
pratifie au nom de sa ràze:et Convention j'espere netionale qu'ciles etsur les
les yesxeuxmesbres, maiheureuse sde la
catasirophe des Colonies du
individus Nouveas-Monde; esurla eiles leur rappelieront que, pour peu
que Fon lève le voile faugeux qui la couvre, tous les complices entrent eil convulsien ei en délire, au lieu derépon- Si
dre cathegoriquenen. à tout ce qu'on leur reprocie. T'ai
Beliey est de bonne for, je vais ie convaincre qu'on et
trompé suri mnou ceurpte,uc je suisl'ami de ses parcils,
qu'il m'a-mai jugé.
Ne me connoissent pas et ne m'ayant jamais parlé >
il m'a; joge d'apiès des ames poar lesqueles le crine est
rent eil convulsien ei en délire, au lieu derépon- Si
dre cathegoriquenen. à tout ce qu'on leur reprocie. T'ai
Beliey est de bonne for, je vais ie convaincre qu'on et
trompé suri mnou ceurpte,uc je suisl'ami de ses parcils,
qu'il m'a-mai jugé.
Ne me connoissent pas et ne m'ayant jamais parlé >
il m'a; joge d'apiès des ames poar lesqueles le crine est --- Page 78 ---
tine habitude comme un délice ; il 38 répentira, mieux
justruit de SR dématche; car je ne demande quà être
éclairé; Et l'on ne m'éclaire ni,ne m'intinnide par des
insultes.
Jesuis plantenr AlTsle-lo-France, yil est vrai; cette contrée, tonjouis fdéie a da féputliqse, antant que terrible
pourses ennomis, n'a Aprotivé aucia désnstio-jusqu'au 22
avril derhier, cpoque des dernières nouvelles; alaquelle de
nouvenuxarbres de liborté ente ftéplantésdans tons les cantors parles eotonspatsiotes, avec sertnet da les défendre
contre les Anglais, jusgui la dernitre- gostte de leur
sang:
Siftsla-de-Franee s'est garantie des malheursaerivés à
St-Domingne et autres 4 nlilles, c'estqu'at premierinstant
die'la.révolution, elle partagea sans difficulté Fexercice de
tous les droits civils et politiques avec les gens rie couleur,
nes libres, et que spontanéanent son assembiée coloniale
arréte de demandler.et demande à l'Assemblée nationale
constitmaste, Faniciioration de sort des-non-libres, qu'elle
rompit toules les entravds mises à l'affraneisiasemeat par
Tandenrigime-Teuis de cetteassminbife: coloninleyde son
comitéde égislation.et depluspatron des gens de conlsar.
Balley deir ofr par-li, gue je n'ai jamais éré Fennemi des
Negres, DOR plus que Jes colons'plamieurs gite j'ai l'avantngo sxoprcionterdnsie Sénatf français, et qu'ilcaiomnie
anssi gratuitonenr que moi. 11 ne sait pas, Belley, que 9
quninae plantenrs, ces colons sont tous issns d'artistes, de
marchands, d'ouvriers, de inanosuvres. de marins ct de
soldais passrs au service d'une compagnie souveraine sous
lerèy n5 desCapet. etqu'ils sont pourle inssvawlamajorik,
paurres citabarieur; ilne connolt pa's, Belley, les saerifices
qu'ils se réjouissantet se glorifient d'avoir faits, et de faite
pourle trionphe de la liberté, Tétablissement de la démoeratie, et potr lo regne de la justice.
Bolley te sait pas non plus que, malgré
j'aie cembsitu la décret du 16 pluviose, parce que T1 le regardois
comme la mesnre la plus. contrerevoletionnairer dans
Ioi tesans qu'il fut surpris à Ia Convention nationale en.
zaison des suites fanestcs gue je prévoyois qu'il devoit
avoir pour les intérèis de la République; il ne sait
dis-je, qu'en méme-tomps que je proposois le décret Ti
est d la suite de l'ouvrage qee je viens de fire distribuer, ed qui nienfuit poirs partie,je eonsacrois la Jiberté
des gens de coulour qui drojent a mon service, à lIsie
fut surpris à Ia Convention nationale en.
zaison des suites fanestcs gue je prévoyois qu'il devoit
avoir pour les intérèis de la République; il ne sait
dis-je, qu'en méme-tomps que je proposois le décret Ti
est d la suite de l'ouvrage qee je viens de fire distribuer, ed qui nienfuit poirs partie,je eonsacrois la Jiberté
des gens de coulour qui drojent a mon service, à lIsie --- Page 79 ---
de-France, par un acte devant
rue Honoré, au-dessous de la Raison notnires, passé à Paris,
je donnois a ceux qui' n'avoient point Noailles, de
et qao
pent de terre en propriété absolue,
mdticr un axPour faire vivre ciiaque tete Cn
quaatite-sufisapta
passé dens le silence, et drja cravaillant. (Cet acta
Honne-tapérance. estidle la fin envoyé de
su-del du Cap de
dela Ropublique ). Voir chez le pluviose, Tan deurème
Est ce la, Dolley, vouloir river notaie. les fers
Est-ce Jà être leur ennemi et
de tes pareils?
de thomme? Est-ce enfin être perter aiteinte REX droits
nne coanoissois sous lo.rapport cupile de et égoiste.? Situ
lerois pas ainsi, Helns, ta me juges lintéret, d'après tu ne parfréquentes intimément! Mais gaoique,
ceax que tus
satisfait. à mon. penchant, en
par cet acte,.ais
amis de ceux, qui jadis laisoinnt cherchant a Jne fairo des
je n'en devois pas noins coirbatire partie de ma rropricté,
vidse, sans inode d'eafcution,
ledicret du IS pluenvoyé en France ponr satisfaire parce mes que jo n'étois pas
unerace dhomines
penshans et servir
gene et frangaise, erangers, mnis bien au déirinant drla race. indi- (
stontle peaple franeais
pourarroailteran bonheurde
ainsi.
jo Taifait, excinsivenent; de
ilmeloitbian permis
ceax. 17 la Tatrie; et me sacrifiér taire les ines intérets, mais non
lorsque jétois appeld, eomme
19 et 20 plavidae,
rine et des Colonies, 2
memubre dp comite de madu decret du 16, avec délibérer le comite surle mode d'ezécution
ététrahir et mes commettanretmr de salut public, e'ett
pliquai-je de décret d'oprès elle, et proposai-je conscienee. dès-lors Aussi le m'exvoulu faire qui est à la suite' de l'ouvrage dont projsuivi,
Tanalyse; projet qai, s'il eut éié Belley a
les Golonins lorsque je le présentai le plaviose, eût accepté ili Ct
frangaises de
gara
matheurs
des
rr.i2.
Si
inouis qui En ont ctiiasuile !1 Anglais, et des
tion prouvant Celle ratification de liberté de na part et la doneni ne suis plus que, proprictairs quoi quil arriva, jene puis plus êire,
plavidse, edt été conaue de. d'esclaves Delley, le depuis la fin de
calomnic lui.serois tombé des
poigaard de la
roit plus-resté de duste
ninias, puisqu'il ne lui Sk1 mon attachement" pouries sur na facon do penser, et sur
bres, OuL non libres, et qu'tl hommes eit
de couleur, nisili- .
les moyens que ju propose,
falla qu'il prouvit qbe
Colonjes à la mene patrie, et pour attacher à jamais les
seuls jastes et ies. seuis
que je parsiste G croire les
centenables, ne le.sent as;en:
de la
roit plus-resté de duste
ninias, puisqu'il ne lui Sk1 mon attachement" pouries sur na facon do penser, et sur
bres, OuL non libres, et qu'tl hommes eit
de couleur, nisili- .
les moyens que ju propose,
falla qu'il prouvit qbe
Colonjes à la mene patrie, et pour attacher à jamais les
seuls jastes et ies. seuis
que je parsiste G croire les
centenables, ne le.sent as;en: --- Page 80 ---
ln, qne mes argumens comme mes observations ; sont
erronées. Mais cette tâche étant des plus difficiles à remplir, il lui a été beaucoup plus commode d'injurier
de répondre et
au reste de
E
prouver. Ny ayant point
repressive contre la calomnie, il s'est donné en ce genre
toute la latitude pessible, à tel. point, qu'oubliant qu'il
s'agit de Pimportance des Colonies, et de la consgrvation
de tous les hommes qui les habitent 2 il fait une citation
controus ée de ce qui s'est passé aux jacobins le 5 thermidor, dit-il, entre Rubespierre et moi 2 au sujet d'une
motion courrcet ferme que iy fis": il croit par ce petit
moyen fire.voir plus favorablement la manière perfide
avec laquelle il présente T'analyse del'ouvrage dont s'agit:
ce subrerfuge ne réussira pas au gré des desirs de ses
amis, lorsqu on connoitra la vérité du fair,t le motif
de cette motion, rappelée par Belley.
Couthon, placéà côté de moi au bureau, (j'étois alors
secrétaire), ne cessoit de déclamer d'une manière virulente contre cinq ou six Représentans' du peuple, dont qu'il
taxoit de conspirer contre la liberté pablique, et
il demandoit la mort, SCBS les nemier : Robespierre renchérissoit sur ces déclamations qui avilissoient la Convention; fatigué de. cette conduite, et fort éloigné. de
Robespierre qui se.plaçoit toujours au dernier banc d'en
bas, & gauche du président, je lui dis de nomer les
conspiraieurs; je répétai la méme chose à Couthon; et
voyant qu'il ne. le faisoient ni l'un ni Pautre, je montai. à la tribune, et je demandai une assemblée extraordin wre pour le lendemain, à l'effet de faire expliquer déRobespierre et Couthon sur les Représentans qu ils
peignoient comme conspiraeurs, cherchantà connoitre parli,et faire connoitre au peupleleurs projets. Ma motion fut
effectivement repousséc avec audace, 'mépris et aigreur
par Ce tyran; parce qu'il sentoit bien qu'elle ne servoit
tendoit tau
ni son ambicion, nisa vengeance ; qu'eilene manière bien
contraire qu'ala dévoiler; certes! voici une
plaisante de le Hag gorner : c'est la seule et unique fois
que je Ini ai parle aux jacobins. Qu'on consulte ceux qui
Me connoissent depuis 25 ahs, ils diront si jamais Gouly
rampé devant aucune autorité, à plus forte raison,
2eratt unhomme, qu'yl ne connoissoit ni ne pouvoit connoiire. Jodéclare en outre, n'avoir jamas parlé qu'une
fois à Robespierre hors desJacobins, et ne lai avoir écrit
qu'en faveur de citoyens opprimds par, la faction d'Hebert,
Chaumette, Vincans, ainti que pas cella des Robuspiarre,
hs, ils diront si jamais Gouly
rampé devant aucune autorité, à plus forte raison,
2eratt unhomme, qu'yl ne connoissoit ni ne pouvoit connoiire. Jodéclare en outre, n'avoir jamas parlé qu'une
fois à Robespierre hors desJacobins, et ne lai avoir écrit
qu'en faveur de citoyens opprimds par, la faction d'Hebert,
Chaumette, Vincans, ainti que pas cella des Robuspiarre, --- Page 81 ---
et n'avoir jamaia eu d'affiniré 17 avee Rucuns des
ni des chefs dc ces factions. Toi et tes anis, suppois;
vez-vous les
en prouver autant? je vous en défie, Belley. parce ponle journaua, vos corie espondances et vOS
que
Commune de Paris et ailieurs, vous démenticojent apparutions.à formellement; tous les factieux au reste, l'impression ces papiers troavés chez
péris sous le glaive de la Loi,
irréfragablement ce que j'avance.
prouvera
Je déclare anssi, et, je défie de prouver le
n'avoir jamais eu aucuine liaison avec aucun' colon contraire, de
Domingue, et ne leur avoir parlé
St,-
affaires renvoyées à mon rapport ; que pour traiter des
auprès des comités qu'auprès die la davoir tout fait, tant
soutenir ce "ui m'a paru juste; sans Convention, pour
ni de personnes ; je me flatte; au ezcepiion de couleur
les services qui ont dépendn de surplus, d'avoir rendu
blancs et noirs, venant des Colonirs; moi, a tous les hommes
et malheureux. Sois assuré, Belley, quejai cru patriotes
tamment de mème, et que je nerveux que j'en agis conssur le territoire soumis au
pas plus d'esclaves
française, que je ne veux gouvernement te la Npublique
et dambitieur
mopitarud-intngons, de
due
cowre-reholuteanzinas
Jripons
Je te préviens que, comme le temps impunis. d'un
appartient au' peuple, et qu'il ne doit
ligislatene
préparer sa felicité,je ne
l'employer
de quelque part qu'il vienne. répondrai Je plus à aucun TE
apporté d'or des Antilles,
t'observa que je n'ai point
en France, et que je suis obligé que personne ne m'en fournit
et fairé vivre six personnes gai forment d'emprunter ma
pour vivre
qu'en consequence il me seroit
famille à Paris;
frais d'inpression. Je
donc" impossible die payer les
de ta conscience, et le l'engage méme
à voir, avec'le calne
ce. qui se sera dit ct, écrit pour sarg-froid la
que moi, tout
lonies, et celle de cent cinquante mille conservarion des Coque lon ne cesse de faire
Frangais blancs
tion, sous des prétertes aussi massacrer, frivoles , depuis la révolapromets, en revanche et de bien bonne que tarbares. Jeta
de tout mon pouvoir, à' ée
foi, de m'opposer
prétcxte, ily. ait un seul homme que de jamais, ta et sous aucun
sous le' gouvernement de ma patrie; et couleur, de
esciave
sible pour leur bonheur comme hommes et faire l'imposgers.
conime eiranswis Telle Fest ma professian dei foi, et le bnt
propo:é, en.émettant moie epinion EHT les que-jeme moyens de
que tarbares. Jeta
de tout mon pouvoir, à' ée
foi, de m'opposer
prétcxte, ily. ait un seul homme que de jamais, ta et sous aucun
sous le' gouvernement de ma patrie; et couleur, de
esciave
sible pour leur bonheur comme hommes et faire l'imposgers.
conime eiranswis Telle Fest ma professian dei foi, et le bnt
propo:é, en.émettant moie epinion EHT les que-jeme moyens de --- Page 82 ---
;8
rattacher pour jamais et plus particulièremant las Colo:
nies françcises c la mère-patrie.
J'observe encore une foisà hies colléguesque c'est en vertu
du décret de-la Convention mationale, qui autorise tous Jes
représentans du peuple a Caire imprimer leurs projets
sur le corneree et la marine, que j'ai-fait distribuer
mnes Vues genérales sur Timportance du commerçe
des Colonies.0r, clestâtort que Tonaaeancique j'avois agi,
eno cette nccavion.sons ietessueprohedels Convention
nationcle, puisqu'il existe tn décret renciu en brumaire,
cet (gard, et qui n'est pas celui relatif ati droit qu'ént
les comités de donner une tclleautorsatiion:donc 9 jen'ai
-point abusé de ce droii.
J'observe amssiqullexiste daumsiCajonutengoseelae da
Nonvenu-Monile, qu'ilimporte essentiolfentent a la France
deconserver, d'aniantplus qu'clles sont uniques par leur
pesition. que depois la révolation elles n'ont jamais devic
des vrais principes; et qu'en les perdant. C1 accroitroit
d'une matière ineniculable la puissance des Anglais : ce
sont les Iles de France, de la Réurion et aatres adjacentes. Je pense de plus que les mesnres Gni peuvent
convenir à Saint -Domingue, e72 Ielat oit ilse trouve,
allumeroit Ja guerre civile dans ces isles,, dans l'état oic
eiles sont, et les iivreroientà nos ennemis.. Il étoit donc
de mon devoir de présenter des vues. particulières pour
les garantir de ce double mallieur.
RAPPORT SUT Timportance du commerce de rIndé, des
Isles de France et de la Réunion, et sur Lurgence de
s'cccuper de la conservattron de! CeS deux Colonies,
feit GT comite de salut pullic, le
vendémiaire
dernier, et distribué à la convention, % 1frimaire,
par B. GoUiY, député de YIsle ds France.
Chaque pa: de nes armées de terre a été marqué par
une victoirc. On a vu notre république naissante triompher
de la réputarion des généraux les plus fameux, de l'expérience si vantée des légions du Nord, de ces tactiques savantcs crédes par le génie dc Frédéric, et de: toutes les
peridies dc la vieille politique européenne. Nous avons
W7
% 1frimaire,
par B. GoUiY, député de YIsle ds France.
Chaque pa: de nes armées de terre a été marqué par
une victoirc. On a vu notre république naissante triompher
de la réputarion des généraux les plus fameux, de l'expérience si vantée des légions du Nord, de ces tactiques savantcs crédes par le génie dc Frédéric, et de: toutes les
peridies dc la vieille politique européenne. Nous avons
W7 --- Page 83 ---
mnontré le même
vionis obrenir ies' courage mêmes sur les mers; mais nous, ne psuLes causes en sont- trop. succis. multipliées ct
plus qu'on les indique ici; l'empire des mers trop "est évidentes donc'
pour
perfide de tous les peuples: un
resté au
jour n'est pas éloigné, oût le pluc brave jour cr viendra er ce
y réprendra tous ses diroits.
le plus généreux
Loin de nous une vaine
guiser nos maux; nous
pusillanimité qui nous ferpit déde l'énergic naciunale. Ne sembierions, craignons > cn les cachent, douter
puisque nous sommes surs de les réparer: pas de les découvrir,
cheniens: il est vraisemblable
ozonsle dircfrmn-.
ont été la proie de l'ànglererre. que La nos possessious en Asie
notre marine ne nons permcr pas, sans siucion actueilc de
seroit efforts necessaires pour les reprendre. Une deute, telle detenier les
de la liberté prématarée dbit ef imprudente cn ce moment: proposition lc
se compromet à la se fuis composer ild d'audace et de sagesse génie : il
quand ose
pas assez.
trop ct quaxdiln'ose
Nous devons maintenan:
nos
nous, La France 2 perdu la porter méditerrapce: regards plus pres de
conquérir. Il fant recrécr sa
ciie doit lairedu Levant des sources
marine, r'ouvrir au commarce
assurer Tapprovicionmemnest d'opulente des trep long-rempe fermees,
blir une communication facile avec dépertenens du Midi, étaà la Porte l'espoir de notre
Coastatinople, monirer
timens à des projets ples étendus, alliance, et assacier SeS ressenDans lOcéan, nous n'avens pas ua moindre
I
proréger notre commerce, de
besoin de
ct de secourir nos colonies des contenir deux la tyranaieanglaite,
Voilà ci se bornent nos
mondcs,
cC n'cst pas ou doivent 'se borner vocux les plus preisans; mais
Nous avons jusqu'ici pius accri nos notre espérances.
chesses, La politique avareidel
goire que f10S ritout différent : cile pen! Sa PAngleretre a fair un calcui
ct son er la consele de soR renoigee, déshonneur. mais clie s'enrichic,
quefois à'la moutrer dans un érat
Oa s'est plu quclgueur; il est diflicile d'en découvrir d'épaizenest er, de lanPSs besoin d'exagérer la foiblesse de le motif. On n'avoit
donner plus d'assurance. A-t-on voulu nos cnnemis, pour nous
cette prétendue détresso
dire, en nous peiBOArPE érat est inevitzble,
de'TAnzletere, quelac ciâte
est plus que la soif de P'or; quand la passien deminanic. n'y
petic nombre de mains; quand quand les fortunes Tors'accumule dansuu
individuelles,
er, de lanPSs besoin d'exagérer la foiblesse de le motif. On n'avoit
donner plus d'assurance. A-t-on voulu nos cnnemis, pour nous
cette prétendue détresso
dire, en nous peiBOArPE érat est inevitzble,
de'TAnzletere, quelac ciâte
est plus que la soif de P'or; quand la passien deminanic. n'y
petic nombre de mains; quand quand les fortunes Tors'accumule dansuu
individuelles, --- Page 84 ---
devenant de plus en plus eolossales, donnent Aquelques ris
ches tous les' moyens de domination, et favorisent par degré les éternelles conjurations du trône contre le peuple et
la liberté. Nous conviendrons de la vérité de ces remarques:
mais ce n'est pas sous ce point de vue moral et politique
qu'on nous a présenté la situation de l'Anglererre; on a
voulu nous persuader qu'elle étoit véritablement appauvrie;
on a cherché, dans une pénurie imaginaire qu'elie n'éprouve
pas, les causes de sa décadence prochaine, qui ne peut
être que l'ouvrage de ses vices et de sa corruption.
Ceux qui nous ont fait cC tableau n'ont ils pas dà craindre
d'entretenir une dangereuse sécurité parmi nous, en diminuant à nos yeux la puissance réelle de nos ennemjs 2.Ignoroient-ils que ces insulaires ont des ressources inépuisables
dans leurs possessions dans les Indes orientales; que les
subsides qu'ils tirent de CeS immenses possessions sont si
considérables, que la compagnie anglaise destinée àles recevoir, ne suffit
pour les importer en Anzleterre,
et que la plupart S autres compagnies ou particuliers qui
font ce commerce, prennent à Londres des letires-de-change
sur l'Indc.
et attestée les moC'est une chose digne d'attention,
par
numens les plus anciens de Phistoire; que les peuples
ont tour à' tour dominé dans PInde, ont été les plus" Jens de l'univers. Cette terie antique et féconde renouvelle
à ehaque instant ses trésors , ct le temps ne l'a point encore usée sous les révolutions.de la nature et sous celles
des empires; c'est elle
nourrit l'orgueil et l'opulence
des tyrans des mers: il att donc les attaquer tôt oti tard
dans ce centre de leurs richesses véritables et de leur puissance maritime.
)
-.
détrnit
Point de paix avec T'Angleterre, que nous n'ayons celui
la suprématie qu'clle affecte sur lès mers : Ce voeu est
dc tous les français; mais il nc peut se réaliser. que sur les
débris de son commerce dans les Indes. Cest la_qu'il faut
la frapper; où toujours prompte à réparér ses blessures , elle
y. trouvera dans de nouvelles richesscs, les moyens de nous
diviser, de nous corrompre, ct d'acketer des ennenis contre
la République.
Lindignation que le desporisme anglais inspire à tous les
princes indiens,lancienne 8 juste animosité de'Typpo Sultan,
que limpéritic du gouvernement royal a trop peu secondé; en
un mot, les cruautés commises par leg gouvernement britannique
dans cexbelloscoatréas, rournous assure contre ce gouveractent
y. trouvera dans de nouvelles richesscs, les moyens de nous
diviser, de nous corrompre, ct d'acketer des ennenis contre
la République.
Lindignation que le desporisme anglais inspire à tous les
princes indiens,lancienne 8 juste animosité de'Typpo Sultan,
que limpéritic du gouvernement royal a trop peu secondé; en
un mot, les cruautés commises par leg gouvernement britannique
dans cexbelloscoatréas, rournous assure contre ce gouveractent --- Page 85 ---
des alliés ardens & fdèlés; &g Thumanité qui vainement des bords sa
du Coromandel. et du Malabar, a fair cntendre
atvoix contre les ctimes: d'Hasting &c de ses complices &c 1 des
rend que nous lui portions à la foia dcs consolations
vengeances.
vues, au comité diplomatique - & je
Je laisse ces de répondre grandes à une objection souvent répotée,
m'ompresse laFrance d'avoir des possessions dans T'inde ?
Convient-ilà doute., si les Anglais pouvoient en écre'expulNon sans
étoit iibre pour nous comme pourlea
sés; si le commerce y
: mais tant qu'un peuple enneautres natiens maitre, européennes tant qu'il Y trouve des moyens immenses
mi en estl le
de richesses de domination, notre intérêt
& incalculables de
ces proprictés, & de nc pas denous ordonne partager
les tributaires de notreplus
venir, par une fausse politique,
cruel, et plus puissant ennemi,
On 4 cité souvent > en parlant de nos Rome. rapports Ces avec. l'Anglede Carthage & de
rpprocheterre , T'exempic
des lieux communs, plus brillans que
mens offrent quelquefois différence des remps des lieux &e'des mcurs
solides. La
la
des siècles anciens éclaire
permer rarement que politique
a voulu
celle des siècles modernes. Cependant 9 puisqu'on naturellenous dirons qu'il s'adapte
établir ce parallèle nous 1 venons de développer. Tant que los
ment aux n'eurent yues que à combatre autour d'eux que des. ennemis
Romains
il n'employèrenr
du fer.8c du
belliqueux & pauvres, ils furent obligés de ter contrel'opucourage; mais quand
as'emparer aussi des sourlence de Carthage ilscherchèrent créer, des fortes, les entretenir &c
ces de leurs richesscs ils suivirent pour absolument lc plan que nous
les. renouveler 5
leur rivale dans ses colonies les
traçons. Ils attaquérent ils frappérent son commerce dans les Espaplus Horissantes ; Carthage
succomba sous Fasgnes, & dès-lors Rome, &c reçut appauvrie les lois que lui imposa la viccendant de
roire.
de
l'exécu.
Nous ne proposons pas sans doutc
précipiter doivent
tion de ce projet 2 mais de préparer les neus moyens reste qui encore,.
en assurer le succès; il en est un qui
doit
laisser
et que la sagesse de la Convention ne
pas
échapper. L/Inde n'est pas, absoldment perdue pour nous, tant Roue qie
resterons possesseure des isles dc France et dela
mous
F
a la viccendant de
roire.
de
l'exécu.
Nous ne proposons pas sans doutc
précipiter doivent
tion de ce projet 2 mais de préparer les neus moyens reste qui encore,.
en assurer le succès; il en est un qui
doit
laisser
et que la sagesse de la Convention ne
pas
échapper. L/Inde n'est pas, absoldment perdue pour nous, tant Roue qie
resterons possesseure des isles dc France et dela
mous
F --- Page 86 ---
8e
siion: c'est une clef précieuse à con-erver, et toute natre
politique doit SC borher dans cC moment a la retenir dans
nos Iains. Les Anglais en connoissent Pimportance 3 8 en
convoitent depuis long-temps la conquete, conquète qu':ls
chercleut plus que jamais à efectuer.
Diverses circonstances doivent fixer notre attention sur la
situation politique de ces isles. Le décret sur la liberrédes
negres, pu armer des intérets rivaux, fomenter quelques
mc.ontentemens, exciter des troubles, &c donner des espén
rances aux complois de Parisvocratie Ct de T'Anglererre,
qui est là, en force pour les favoriser guertant le moment
propice d'envahir ces cclonies, de faire égorger tous les
habitans patriores, qui depuis la révolution, sont restés dévoués à la république, &: ont tout fait pour. déjouer lenrs
projets cumrc-dvolitionsairet, &c ruiner leur. commérçe afin
de 2 s'emparer plus facilement de tout - CC qu'ils, possèdert.
Cest ainsi que ces féroces Anglais en ont agiar SaintDoningue &c autres Antilles; etlon ne doit pas espérer qu'ils
réservent un meilleur sort aux patriores celons dc lisie'de
France, dont ils ont tant à'se plaiadre.
Las premiers dangers de ce décret qui n'a été connu au
plaror que sur: la fu. de juillet, ou au plus tard en
dernicr, sont.sans doute passés ; mais
.SE
d'en tesitre prévenir de nouyeaux. Plus ces isles sont inportantes
dans votre système, plus votre surveillance doit ètre active.
Envoyez-y denc sans délai des forces plysiques &c morales.
Une petite fiotte suffira en ce moment pour tanimer. le
courare des patriores & garantir ces isles de toute. artaque
aPextérienr & de la guerre civile dans lintérieur. Quelques
veprésentans du peuple formeront la. force morale ; ils maintiendront-lfecprit public, comprisneront les ennemis de tous
et régleront toutes les parties de Tadministration
geures, duprès les principes républicains, jusqu'à ce que vous
statué sur le mode corganique qui convieat aux coloayez
seule peur rérablir.le calme dans les
nies, Leur prérence alarmés x aités & nousdoaner daus ces
resprits contrées justement loingnines, nous le répétons, la force morale qui
puisqu'il vous est impossible d'y faire
vou: y est nécessaire,
uve force physiques telle qu'illa
HrssEAoPhat faudroit pour n'ayoir rier à redoitter & pouvoir toul entre- le
prendre. Dos représchtans du peuplc., en y assurant
ur rérablir.le calme dans les
nies, Leur prérence alarmés x aités & nousdoaner daus ces
resprits contrées justement loingnines, nous le répétons, la force morale qui
puisqu'il vous est impossible d'y faire
vou: y est nécessaire,
uve force physiques telle qu'illa
HrssEAoPhat faudroit pour n'ayoir rier à redoitter & pouvoir toul entre- le
prendre. Dos représchtans du peuplc., en y assurant --- Page 87 ---
bonheur et la paix intérieure, vous
Tallianee, ; et des secours de toure assureront en
ecautres puissances
espèce de' méme-temps
vo:S attacher, De asiatiques, quil est de votre Typoo-Sulan
temps qu'ils garantiront concert les avec ces puirsances intérét. en. de:
nion & une invasion ou d'un isles de Fyunce et de là miésee Réireprésentens du péuple
bouleversement g-néral,
tion offenaive dans ies préparéront les succès, d'une ces
de vos. possessions que les indes, Anglais rant pour reconguérir opéra- celles
veulent que pour: les dépouilerde celle vienncat des de vous enlever 9
ilsont ris s'emparer; eL ou,. d'accordiavce Hollandais les.
dont ils
garnison.
Siathouderiens,
Il est du grand intérêt deula
samment dans la mer des
nation de se porter
conserver les isles de
Indes, , avec des forces
incesau commerce de
France et de la
capables de
nos ennemis.
Raumion, ef demuire
L'on sait que la saison est
pourles moment à perdre, & que les succès avancée des 2 qu'il n'y a pas ua
o du- cheix voye du ages de long cours - dépénd expeditions aavales,
temps oi on lès earreprend. presque toujours
Sil'on
fl sans rétour néshiseiuetant-mere deux superbes de ces mesures, vous
Anglais près de deux cent cinquante colonies 7 & vous. livraz perdez aux
précicuses pour alimentcr HOs
millions de matières
cemmerce en France; vous mwanufactures & raviver
tes & plus dc cinquanre livrez aussi trois belles
le
plupart sont chargés;
savirés
dont fregamers et piolonges la ehin, vous leur marchands assurez
la
de toutguoivous restez guerrede la ayvainiscontire Lempire la des
Voici le
responsables à la Nation liberié:
Projet de décrer qae l'on
/rahgaise,
propose :
ARTICIE RREMIER
Il sera envoyé trois
cap de Bonne Espérance; feprésentans ils
du peuple an-delà
voirs quc. les
sont investis des
du
dans les departemens. repréceatans du peuple Prés les mémes armées pouC et
IL
dc, Deut Prance Feprésentans ede
du
sont destinés
les alifres Possessions. la LREN 2 et Je troisiére pour les isles
françaises
pour
Esperance 2 ce'dernier
au-dela du-sap de toutes
-lcs islés de France et nenourra #e'la exercer aueun popyoir BonneReunion,
dans A
dans les departemens. repréceatans du peuple Prés les mémes armées pouC et
IL
dc, Deut Prance Feprésentans ede
du
sont destinés
les alifres Possessions. la LREN 2 et Je troisiére pour les isles
françaises
pour
Esperance 2 ce'dernier
au-dela du-sap de toutes
-lcs islés de France et nenourra #e'la exercer aueun popyoir BonneReunion,
dans A --- Page 88 ---
III
Ces trois représentans concerteront néanmeins ensemble
toutes les opérations navales, militaires et diplomatiques, de même
que-les circonstances exigeront:" ils en agiront
pour celles des finances, et se conformcront, autanr que
possible aux instructions que leur donneront les divere incomités de la Convention nationale, pour l'organisation
térieure de ces ceionies.
IV.
Le comité des finances présentera, dans dix jours & SARC
nul délai, un. projet de décret à la Convention nationale
moyen de retirer le papier-monnoie & les bons
sur dc caisse le émis dans ces isles, 8z d'y substituer des assiau décret du huit bre
gnats républicains 9. conformément
maire de l'année dernière.
Is.
V.
Le comité de salut public est chargé de nommerles mission, re &c
présentans du peuple les plus
à cette décret.
de faire exécuter tres-promptement nFicy présent
B. Gourr.
CONSIDÉRATIONS sur les causes, qui, en France es
ent produit les divers mouvemens contr Terévolutionnaires e1z Amérique, dont les Colonies ont étéagitées : (I)par
B. GoUIY, représentant dupsuple, dépuiéde TIsle-ded
France : distribuées à lai convention' nationale, le IO
brumaire dernier, pour servir de préliminaire aux vues
du commerce des colosies etc,
générales sur Vimpertance
EN F R'A NCE.
Dans les mouvemens qui ont eu lieu en France par
aux colonies, il y a trois moteurs à
emar,
port
savoir:
()-Ilest essentiel que l'on sache que B. Gonly n'a jamais voysge dans les Antilles, mais bien à la partie méridionale de T'Amézique : qu'il a/ toujcurs résidé à 2500 lieues de Saint-Domingue,
gril n'a jamait en d'intérét digecs Bi indirect dans les Antilles i q"4
EN F R'A NCE.
Dans les mouvemens qui ont eu lieu en France par
aux colonies, il y a trois moteurs à
emar,
port
savoir:
()-Ilest essentiel que l'on sache que B. Gonly n'a jamais voysge dans les Antilles, mais bien à la partie méridionale de T'Amézique : qu'il a/ toujcurs résidé à 2500 lieues de Saint-Domingue,
gril n'a jamait en d'intérét digecs Bi indirect dans les Antilles i q"4 --- Page 89 ---
La ministère,
Les négocians,
31 Et les colons résidens.
1°. Le ministère
présente le ministre et les bureaus.
Le ministre de la marine rarement étoit
verner. Jamijs il n'avoit de-comnoissances bien proprc à gouJes colonies. Il recevoir des bureaux. et des positives sur
T'envirenhoient, diverses impulsions d'après personnes qui
eonduisoir; et jusqu'a "ce jour, l'intérét national lesquelles.il se
point été son objet.
n'avoit
Les bureaux étoient formés de commis
térêt particulier pour qui la. chose.
dominés par Pinn
qu'un objer de fortune. Les commis publique n'étoit rien
noissance des colonies,
celles
n'avoient aucune congouvernement dans
que
qu'ils tirent des agens du
ces contrées,
Les vues du ministre ct des commis étoient
rigées, soit en France, soit dans Ics
toujours ditérêts des négocians
Colonies, par les ina
gardis comme faisant qui seuls jusqu'à Jc.
ce jour, , avoient été: recroyoit bonnement
commerce : ct le ministère
enrichirla nation. qu'en enrichissant les négociants, , cétoit
20. Les négocians des ports de mer
particulière, sans ccsse en,
formoient une classe
hommes
rapport avec les colens,avec les
eontrées
vont et viennent des colonies, 3 prenant sur ces
notions
Rer
des spéculations
vagues, d'après lesquelles ils formoiene
nistère secondoit convenabies à lcurs intérêts, que le miet les
presqud toujours. Placés entre ies colons
français, entre les français et les colons , les négocians
*y connote personre 7 qu'en conséqmence il ne peut être
wues particulières dans ce qu'il di: sur ces précieuses
taxé de
eonnoissances ga'il a acquises sur ces contrées
colonies. Les
dté transmisés par Ies divers rapports dont il a éloignées été
, lui ont
chargé
vendémiaire, , an deux, qu'1 est membre du comiré de marine deptis
ecolonies ; notamment par le rapport de la conduite des et des
szires civils, Santhonax et Polverel. Si B. Gouly eût commisJence sur cetre importante affaire, parce gu' eile est passée gardé à la leske
mission des colonies, il eit été coupable; ; il devoit
coin>,
1 Conrention de tes déconvertes
doncefaire part 6
vEE 2HI fles de
sur les causes des maiheurs ariixk
l'Amérique : il l'a fait
t
notamment par le rapport de la conduite des et des
szires civils, Santhonax et Polverel. Si B. Gouly eût commisJence sur cetre importante affaire, parce gu' eile est passée gardé à la leske
mission des colonies, il eit été coupable; ; il devoit
coin>,
1 Conrention de tes déconvertes
doncefaire part 6
vEE 2HI fles de
sur les causes des maiheurs ariixk
l'Amérique : il l'a fait
t --- Page 90 ---
85:
ct le tpinistere diyalant mntuellement dans leurs opérations aui svolant 61 it bat d'os coid; tintonetpaticcliers
et del Pa
: NC7 absolr.
o, Les O1
:2 V1s
France to: 16 11 isolds' ct livrés
à leur exiCI
onnoiene 119 nérocians le soin de
et T de
rier psaryu qu'ils reg
Lr
df ions.
La plupar n'avoit point
et bd les
connoissoit ras; ceux qu
. : Ci :
pnservoient
que des idees fausses. Tanto.
C a
E115 vues des
négocians, Pila avoient dus incerdt:
tancot dans
celles du ministère, s'ils sollicitoient ues cmplois cu desfaveurs. Tres-peu ont eu le courige de se rallier pour "intérêtipublic ; ils craignoient tiop de déplaire aux négocians
ou aux ministres.
E N A M ERIO U E.
Dans les monvemens des colonies, il yae également trois
moreurs à considérer; savoir;
Les.agons du ministre,
Les commissiounaires,
Er les, colons.
ro., Les agcas. du ministre regevoient du ministrey sur
tous les points de Padministration, des instructions qu'ils
suivoient ayec plus 02 moins d'exactitude, suivant les circonstances, suivant Piniérèt et les Dassions qui les dominoient,
Rarement sils' étoicnt -éalairés, et presque honjours ils se
livroieut à des subalrernes.qui scuyent abusoient de leur
confiance. Jainais ces agens ne rendoient-de compre deleur
administration qu'au minisaresjanais silsne présentoient lem.
ploi.des impôts, levés sur les colons et- sir leurs denrées.
La forruse de, tous les agens du gouveruement étoit attàchée a1 maintien de l'ancien régimc.
1°.Lca commissionaaires habitent lcs villes des colonies
ils recevoient les commission; des nérocians de France,, scit
pour vendte, soit pour-acheter. Da.faisofenraux Colons dcs
crédite plas OL moins longs sur les denrées qni leurétolent
adressées: quclquefois ile Tette faisoient des avancess surles
fonds qui leur restoient. Les eulons,plus ottimoins éloignes
des vilies, chargeoient aussi ces commisstonnaires de vendre
leurs denrées et d'achcter toues celles dont 1 avojent beroin.
Ainsi les négocians et les. colons eruient à la marci deces
sorantisionnaires, 9ui avoient sculs cops
moyens d: : taire
olent
adressées: quclquefois ile Tette faisoient des avancess surles
fonds qui leur restoient. Les eulons,plus ottimoins éloignes
des vilies, chargeoient aussi ces commisstonnaires de vendre
leurs denrées et d'achcter toues celles dont 1 avojent beroin.
Ainsi les négocians et les. colons eruient à la marci deces
sorantisionnaires, 9ui avoient sculs cops
moyens d: : taire --- Page 91 ---
87.
le de monopole.avec les étrangers, et qui souvent
concert avéc les ddministrateurs. La fortune le faisoiete
tous ces cemimissionnaires étoit,
de presuue
du ministère, attachée au mainrien aingi-que de l'ancien celies des agens
3*: Les colons cultivateurs
régiznc.
tions, ou enFrance.Dans ce étoient, ou sur leurs habitales remplaçoir. Parmi les colons dernier'cas, un fondé-de pouvoir
ily en 2 beaucoup qui avoient des dettes qui habitent les Colonies,
ne s'empressoient guéres d'acquirter. considérables qu'ils
fairoient une cour assidueaux chefs; ;ils Ceux-citrès - adroirs
graces, : afin de devenir les coufidens gagnoient er les leurs bonnes
leurs plaisirs certàins qu'alors ils
compaguons de
aux poursuites de leuts
résisteroient aved succès
soir pour eux, soit pour créanciers, leurs enfans, ou qu'ils des obtiendroient,
faveurs de la cour.. L'intérée de ces colons emplois ou des:
entier dans le maiatien de'l'ancien régime. étcit aussi tout
Mais il éroit, et il est d'autres colons
eupis sur leurs habitations, vivoient qui, sans cesse 0e-.
gouvernement, quils ne
sloigris des chels citsde pouvoirs, ies marcha: voyentipresque ds, les ouvriers jamais- lés rondés
une grande partie de la" population libre formoientavec des
eux
Cette qu'indépendante des administratetre et des coloatesyp presclarge, la seule vrainent
commissionsaires.
avoir tour a gazner dans uir nouvel laborieuse ordre de , vraiment utile,
autres tour à pefdre: il'escdone
chores, et les
T'aimoit (la resolution),
conséquent decroirequ'elle
Tels-étoient l'état et les intérêts des
nous venons de. considérer, lorsque,
divers les
partis' que
mars 1790, tous furent frassurés sur la par conservation décrets dus
la propriétés; suite alors les avancazes cr.les pertés
alloient cic leurs
incvitable de la
qui
êtter
les Colonies,
rézénération du gouvernement dans
les. cenintisgionnairee dtantopposés, bienzor les agens du
partis
et les colons SC partagérent ministére, en
l'un opposés, qui employèrent tous les
deux
pour revarder, fatitre pour accdlérer moyens les poesible-,
revolution.
:
progresdela
Le ministère,
qui proftoient des Rsotsstmwia abus, sc
colons,
lus autres habirabs qui voyoicur Cainteoenmir daus les
sembiée constituante, dans' SCy dertets dics rrinripes"de Pasavantages Que les calonies
sars, tous ies
administration nonrelle, Anusetmetrecureder d'ude
position 'des
formérent n second parti.
e.asuiferent intéreca ce joirhit cetiedoe 2t
Alop-.
tuus les esprits,
opres cut
et mireni foutes le;
exaitérent tous 136
pasaons ei2 délire. -
sencriwens,
sembiée constituante, dans' SCy dertets dics rrinripes"de Pasavantages Que les calonies
sars, tous ies
administration nonrelle, Anusetmetrecureder d'ude
position 'des
formérent n second parti.
e.asuiferent intéreca ce joirhit cetiedoe 2t
Alop-.
tuus les esprits,
opres cut
et mireni foutes le;
exaitérent tous 136
pasaons ei2 délire. -
sencriwens, --- Page 92 ---
Le ministère, ses agens Ct ses suppôts, après les décrets
du 8 mars, qui les rassuroient sur leurs propriérés, crurenz,
qu'ils pcurrosentimaimumir l'ancien régime ou qu'aumoins, ils pourroient lc conserver avec de légéres modificatious ; et dans CCS vues., ils chercheront à dominer les
assemiblies coloniales, comme il est arrivé à laMartinique
età la Guadeloupe, ou à les dissoudre, méme par force,
comme il est arrivé à l'assembléc de. Saint - Domingue
séante Saint-Marc.
Lcs colons qui étoient dans l'esprit de Ia révolution, animés par le desir de voir un nouvel ordre de choses s' établir
dans les colonies, agités par la crainte erlesinquiérudes que
lear donnoient les intigues et les efjorts du ministère et
doses agens, agités encore, en tout scns, par les diverses
nouvelles qu'ils recevoient de la France,. formérent à la
Martinique et a Ja Guadeloupe un parti foible contre le
gouvemement ct l'assemblée coloniale réunis: ils cn formèrent également un, à Saint-Domingue pour l'assemblée
de Gain-Marc, contre les chefs du gouvernement.
Leg ouvernement * soutenu par la. volonté de maintenir
Tancien régime et per Tespérance d'une contre-tivolution,
a excitéides désordres, des divisions de toute espèce, par.
tous Las moyens possibles, afn de persuader que la paixine
pourroir se rétablir que par Tappareil de la furce, alin
ministre obtint des troupes et.
Cz
sur cette perstasion, enchainer ie les colons plus puissamment que
vaisseaua pour
jamais. II eût été. très-facile de prévenir les troubles qui ont agité
et qui agirent encore les Colonics;elles seroient entières. ct.
paisibles depuis long-temps, si l'assemblée constituante avoit
chargé des députés nationaux de porter ses décrets du 8
mars. Ces dépuités auroient etd Tappui, les guides des bons
colons et la terreur des méchants.
constituante laissoit
Par CCS décrets du 8 mars, Passemblée
leur
colons
l'exercice de leàrs droits; mais en le
aux
i falloit (:)
les efforts combinés de l'intérêt
laissant,
prévenir il falloit éclairer er
leur raiet de l'amour * propre;
les colons diriger
à
ipnoroient
son et leurs vues.Places 2,o0olieues
SE passoit Ell Frarice, ou plutos ils en dtoient mal
ce instruits. qui Agites par rousles sentimens, par tous les intérêts,
toutes les craintes, par, toutes les espérances, il étoit
par
(iJe comprends dans cé mot Colgns tous les hommes libresdes
tolonies,
il falloit éclairer er
leur raiet de l'amour * propre;
les colons diriger
à
ipnoroient
son et leurs vues.Places 2,o0olieues
SE passoit Ell Frarice, ou plutos ils en dtoient mal
ce instruits. qui Agites par rousles sentimens, par tous les intérêts,
toutes les craintes, par, toutes les espérances, il étoit
par
(iJe comprends dans cé mot Colgns tous les hommes libresdes
tolonies, --- Page 93 ---
et livrés aux intriimpossible qu'abandoanés à minstère eux-mémes, odieux, ils ne fussent
gues et aux surprises d'un fautes.
pas entraînés à de grandés
décrétées sà la suite des déLes instructions du 28 mars, es dansle sens et contre
crets dus, pouvant être interprèté des. inquiérudes, de la
le sens dei ces décrets Passemblée 1 inspirèrent constituante. Les colons
défiance même contre desmesures contre les intentions qu'on
cturent devoir prendre
deces disposilui prétoit; le ministere et ses agens profitant des préteztes et des
rions, trouvèrent dans, ces assentblées instructions coloiales,cfine de les
moyens pour contrarierlesa
dissoudre ou de les gagner.
différé de s'ocLassemblée censtituante avoit rès-sagement éclairée sur ces
cuper des Colonies; elle ne se sentoit point ( et la Convention
importantes contrées ; et elle ministère nele pouvoit et ses agens 1 ni par, les
ne peur Tètre), ni par le ; le mensonge et Vintrigue l'enColons 2 ni
les négocians il en est de mème aujourd'hui.
vironnoient :" toutes parts: avoit bien considéré que les
Si l'Assemblée constituante monde, dans d'autres cliColonics étoient dans un autre les hommes qaileshabitene
mats.; si elle avoit considéré les que besoins, par les facultés; que la,
diffèrent entre eux par
leur. conviennent doivent étre
constitution , que les lois qui des hommes, des lieux & des
prises de la connoissance connoissance nc peut être acquise que
&c que cette
la France seroit
ata dans Colonies, elle éût 2 alors declaré que chargés de Ja
représentée dans les Colonies. Ses députés, été dans ces contrées
confiance de la Nation, auroient concourir avec les Colonsà
apprendre à les connoitre. constitution pour qui leur convient. Leur
former le plan de la
aux bons citoyens. 8,
présence eût inspiré de la confiance du
de la crainte aux. méchans ; les agens gouverasement. des représentans.
arrêtés par le respect dû au caractéresacré tenter, pas même condu Peuple français, n'eussent la liberté pu des Colons, contre la
cevoir des projets contre
souverainete nationale.
monde, elittémoigné
L'éclàt de cette députation dansle la novean Nation atrachoit aux Coloaux Cclaas Pimportance que auroit propagé les principes de
nies; certe députation 8 auroit y éclairé les Colenssuristendue
PAssemblée nationale, ccrtains d'avoir une constitution, ils nese
de ces principes; dans les moyensielafaire, Tesintiguesdes
seroient paspressés auroient cessé instant,Taveagle cupidité
agens du minictère ne se seroit point animée 5 la vanite
des cominissionnaires
Nation atrachoit aux Coloaux Cclaas Pimportance que auroit propagé les principes de
nies; certe députation 8 auroit y éclairé les Colenssuristendue
PAssemblée nationale, ccrtains d'avoir une constitution, ils nese
de ces principes; dans les moyensielafaire, Tesintiguesdes
seroient paspressés auroient cessé instant,Taveagle cupidité
agens du minictère ne se seroit point animée 5 la vanite
des cominissionnaires --- Page 94 ---
go
de quelques Colons n'eût point ézare.leur raison, & les,
eraincer deioas. auro. ent été dissipdof, O1 les No: n'eussent
point 1 TLS ies. armics. taniulpois, tentecontte le. rvolution,
Les € eputis de fet France, auroient eclain la Nationsur
le vérisable siabu uescolonies, sur les' ra S
delles
presententic.riles mémeset àla mure-pairies 2L0
no études de amis des noirs p'auroient plus eud: fandemeut lors,
les in.rignes des Colons résidens 9. celles den 0eroc c1ls,
lez meiéesd ministredeia marineeides bureaux aurcient.
écd sansy aucun erici.
Taniis q"e-l'Asemblée constituance poscit les bases de la
cons.ituion française : rardis qu'cile, organisoit tols les
pou-oire ; lee députés de ia Frarice dans les Colonies se se
roiene instruits sur Ieur état actuel et possisie sur leurs
rapports présens et futurs, enfin SuT les véritables intérite
deoutes las paries ce lempirs, sur lintéret national,
etla constituion, déérdiée par PAssembice conventsonelle,
aireient seroi de base et d'instruction poir celle'qui
conviens cur Colonies.
Lus deputés instruits sur toute létendue de la constittion el, des lois françaises, instruits pendant un séjour
de deux ans dans lcs Colonies, sur tout Ce qui les concerné, se seroient réunis avec des dépntés de chacune d'eilcs
pour former dans une convention générale la constiturion des
Colons, leurs lois intérieures et le plan de leurs. loix
commerciales avec la France; et ceplai, arrêté après une
discussion approfondie sur tous les points.. eut ete
te en France per des_dleputés nalionaia et par des
pTOE
putés des Colonies, pour eire, ,str leurs molifs, discuté
et consenti par la Convention française.
Telle étoit, dl'après les principes consacrés dans la de.
claration desaroits, la marche que, dans sa sagesse J'Assemdléc constituante eût di prendre, et du'elie cûr prise sans
doute, si lesamis des noirs, si des Colons résidens, si des
nezocians, si le ministre et les bureatix,de la marine, dirigés tous par des vues particulières n'avoient soulevé le
peuple des ports de mer, let n'eussent en quelque sorte
forcé l'assemblée constiruarte rompre : le silence- qu'elle
avoit si ragement gardé.
Forcée de former un comité colonal,7sweiabléess
emidremenrsurce CO'A aité, du serc des colonics, soit q471
TRRt
facile de fixer dans unesimple déclaration des principes fondds
sur les cau:es de leur exisience, sur les liens qui les aitecheat à la mère patrie, sur leurs. rapports entre. clies et
forcé l'assemblée constiruarte rompre : le silence- qu'elle
avoit si ragement gardé.
Forcée de former un comité colonal,7sweiabléess
emidremenrsurce CO'A aité, du serc des colonics, soit q471
TRRt
facile de fixer dans unesimple déclaration des principes fondds
sur les cau:es de leur exisience, sur les liens qui les aitecheat à la mère patrie, sur leurs. rapports entre. clies et --- Page 95 ---
intérèrs 9f commns!" Mais" pour Airécette
avec elle, sur' leurs falloit des connaissances tresrapprntondies et
déclaration, il droites', Formé ct investi de négocians,
des inientions
et
ministère, ce comité
de- colons, instrumens dans les suppors'du décrets ct les insyructions des
enveloppa avec le art, germe de toutes lés divisions qwi devoient
8 et 28 'mars,
je plus absolu: germe qualinstang
engendrer le desportsmne exécutif frent éclore ct. développerene
lesazens du pouvoir
aussi les troubles devinrent-is
avec une activité ineroyable; plus nrientes;ies agens du pouvoir
plirsigrands, lcs divisions
absolus.
exécutif plus audaciéux des et pluis nutres, lés Colons vinrent en
Accusateurs. Jes uns
a'Tassemblée: Renvoyes an
France porter leurs plaintes
et trompe,leur fit
comité colorial, ce comité, suivises pravenn instructions : et pour rétaun ctine Vie dans n'avoirpas les Colonies, sl proposa de déployer conblir la paix
comne sices forces eussent
tr-elles des forcekredontalies: er l'intéràt et Tamour propre,toupur pérsnader et iclwit avengles qu'or les coniratie davantage.
jcurs d'autant plus
la Nation dans les C.lories;
Personre re. riprisenloit poavoir exiéculif; les commistont 3 dteit suborinneaa Molant ses' agers; les troupes qui leur étoient
saires civils
êire etont 6i8 canse et instrumens de
con nees,ponvotaar tivite. Qui sern vesponsable de leur conduite? effets?
la' gierre éclairecla Nation sur ces causes et ces des canses
Qui
la Couvention V Osera-t-elle jug-r à 2000 lieues
des
Rlesane
cachéas, des agene rdivers, les choses effets' opposes sur les leux et pour.
de distnce3si elie n: voit
eile-men:e.
si dans les Colonies la nnisitre
On navoit pas Vit que; dicrets de PAssembiléa niationale,
agissoit conireleaprities véritables iniérêts des Colonics et de la Fyance
euntre les tout-puissant par ies Torces qu'on lui confiolt. dhe les
d.venu
d'instance ses vues despotiques:
suivroit avec plus opprimés plus que jamais; *t qa'aiurs le
Colons scroient
, la conviction intine de leurs
sentiment de Tinjustice contrel'Astenhice inmtiohalagiue à
dionts les souleverorent
bientorsa resistance
nettant sAs maximes en ponr prrtique, eux le pius saint des : devoirs;
Loppression devienilroit
aux désordives les
gn'alors les Colonies : seroient liyrées
pius affreux: : c'est ce qui est arrive, les troublesdes Colonies
Unn'avoit pas vi non plus coibintisons que
Ges cmas de la
souvroient les protondes deasonugniseircs gutaians Ut
psosperitide la Faaaseisse
ientorsa resistance
nettant sAs maximes en ponr prrtique, eux le pius saint des : devoirs;
Loppression devienilroit
aux désordives les
gn'alors les Colonies : seroient liyrées
pius affreux: : c'est ce qui est arrive, les troublesdes Colonies
Unn'avoit pas vi non plus coibintisons que
Ges cmas de la
souvroient les protondes deasonugniseircs gutaians Ut
psosperitide la Faaaseisse --- Page 96 ---
perfides, que des troupes faciles à séduire ou à tromper
seconderoient, leurs vues destructives. Les grandes considérations- politiques, les grands intéréts de la Nation. ont
été sacrifies à. de petites passions, àc depetits préjuges;
de. petils intérêts.
-
été
Les instructions du 8 mars 1790 avoient
le prélexte
et la cause des troubles des Colonies : le comité colenial,
persistant dans ses erreurs 2 imagina que des instructions
plus étendues seroient micux comprises et mieux suivies.
1l en forma donc de nouvelles, qui ne furent point adoptées ,mais qui donnèrent lieu à de
et scandaleuses
discussions, d'ou sortirent! les décrets CRETS 13et:5 inai 1791.
Il falloit instruire la Nation toute entière sur Pétat des
Colonies, sur les grands iniérêts qu'elles présentent a ellesmêmes et à la France; il falloit, par nne constitution, par
des lois bien éclairées, assurer leur prosperité . multiplier les
leursrapports avec la métropole, resserrer les liens qui
attachent à lamère patrie. On, ne pouvoit, pour se conformer aux principes de la déclaration des droits, remplir France
ces vues et arriver à ce but, qu'en déclarant que la
seroit représentée dans le Nouveau-Morde. de PAssemCe parti, le seul qui convenoit a la sagesse fut
blée constituante et aux intérêts de la Nation, ne
point étoit
proposé par le comité colonial ;le cercle de ses' vues
trop: étroit.
ministère,
renveril ne fut point proposé
lc
puisqu'il des bureaux
soit le despotisme du CEIELNE et les menées
de la marine.
Il ne fut point proposé par les négocians, qui craignoicnt
plus
jamais de voir la Nation s'éclairer sur les Coloniese Il
sur a véritables intérêts dans leurs rapperts aYec elle.
ne futp point proposé non plus par CCS hommes. des Colenies,
ambitieux ei aristocrates, qui craignoienr d'ètre vus de trop
près, et qui espéroient d'obtenir de l'Assemblée nationale,
par lcs difficultés dont la cause des Colonies se trouveroit éclaienvironée, beaucoup plus que l'intérêt de,la Nation
rée par. ses représentans.
constituante
Tout. s'opposeroit donc à ce que l'Assemblée
la seule mesure qui convenoit aux droits des Colonies. Colons,
r'h limportance et.à la grandeur de la cause des
L'intérêt général fut doncsacrifié à des coasidérations, à des
vues particulières. l'Assemblée constituaute de décréter des
ai On proposa à
instructiens pour les Colonies. On aura peinc avjourd'hn:
SA
ER
par. ses représentans.
constituante
Tout. s'opposeroit donc à ce que l'Assemblée
la seule mesure qui convenoit aux droits des Colonies. Colons,
r'h limportance et.à la grandeur de la cause des
L'intérêt général fut doncsacrifié à des coasidérations, à des
vues particulières. l'Assemblée constituaute de décréter des
ai On proposa à
instructiens pour les Colonies. On aura peinc avjourd'hn:
SA
ER --- Page 97 ---
soncevoir comment il étoit entré dans la tête de quelques de.
hommes qui n'avoient pas la moindre idée des des Colonies, instructions
faire sur leur constitution et éclairer leurs lois, l'Assembléc nationale
propres à diriger lcs Colons, les à divers intérêts que
et à instruire la Nation 'sur
présentent
ses précieuses contrées.
Projets de
Mais qu'entendoit-on par ce met instructions?
constituante pouvoit-elle denc. sc permeutre
loi, décrérer L'Assemblée des projets de loi, qui décrétés, étoient ou n'éde
une loi
être dé-
:
toient pas, loi ? En.bons principes,
peut-elle ?
crétée, avant d'avoir été discutée et consentic des Comment! lois
lAssemblée constituante proposoit aux Colons il devoit. néces- qu'ils
auroient la faculté. d'accepter ou derefuser:i
sairement résulter de cette faculté tis-acomuitutonasiley
division incalculable. dans les opinions, * une opposition
insurmontable une
dans les intérêts, dans les amours-propres :
nationale eàtdonc imposé Pinstruction come
alors, TAssemblée alors le comité colonial eût fait la censti- &
me loi absolue; les lois des Colonies; alors un seul homme peutrutien eût et
cette constitution et ces lois. Quel despotisme
être. efirayant fait ! quels effets ne peuvoienz-ils. pas en résulter
tim les Colonies, dans la France méme.
deux intérêts dans la cause des Colonies:
Il se présente national et l'intérêt des négocians:
lintérét national est composé de l'intérêt de la France
L'intérêt celui de routes les parties de l'empire situées auet de
Pour bien.
de lintéret national, iz
delà des mers.
avec juger celui des autres nations,,
faut le mèttre bien en connoitre rapport les productions et les besoins 9
dont il faut relations dans les matières et dans les 1120lès diverses C'ost après avoir embrassé toute l'étendue
yens d'échange. diverses considérations, qu'on pourra juger l'inde ces national sans tous ses points, dans toutes ses comtérêt
Cetintérêt consiste principalement à produire
binaisons.
les plus simples et'dans l'état le plus paravec les moyens est
de produire: Il consiste à
fait, tout ce qu'il possible la fabrication des matièrés preporter la préparation haut 1 point de perfection dans les momières, au dans plus les résultats, afin que le producteur et la
yens et
qui sont les seuls et véritables commersonsommateur.
la nation, trouvent dans l'échange et
eans, consommation et quiforment des denrées, le plus grand avantage,
Rog: bien joger de Tintéret national dans son ensems
avec les moyens est
de produire: Il consiste à
fait, tout ce qu'il possible la fabrication des matièrés preporter la préparation haut 1 point de perfection dans les momières, au dans plus les résultats, afin que le producteur et la
yens et
qui sont les seuls et véritables commersonsommateur.
la nation, trouvent dans l'échange et
eans, consommation et quiforment des denrées, le plus grand avantage,
Rog: bien joger de Tintéret national dans son ensems --- Page 98 ---
ble. dans, ses rapports avec lès t Colonies, il faut bien
coanoitre les productions et lest besoins de toutes ces contrées; iZ faut les aveir bien vues dans ce qu'elles sont,
dans Ce qu'elles peuvent étre, dans les, moyens qu'elles,
ont, dans eeux qu'elles petvot.rreir-enhis, c'est après
les avoir bien étudiées, bien apprr-fondies: qu'on verra
qua,T'intérêt.de la, Francé. lintores des, Colonies.doivenit
Ss réunir se conjondre, pour fermer lintéret natienal.
Le ministre avoit toujours considéré I'iniérêt de la
Fremce SON8 un rapport particnlier rret les Colonies camme-des établissemens préraires.. sans intéret pour elles.
mismes. Aujourd'iiui les. Coionies présentent aussi nn in1érêt colonial;elles ont unc. existenet.tolitiane bien majeurer Il importe,que leur intérél se. lie, se confaide aves
celui de la Frunce et ne jasse qun, et pour que cela
soit, il faut, nécessairement que a Nation s'rcleire sur
Istendue et la somme de 9es propres DIO Artors, sur la
mulitude de ses besoins: sur les prodnctions des Coionies, sur Tesp èce et la quantitede denries qurelles consomment; il faut gu'elie s'eclaire encore siir tous ies
mpyens d'éehanges sur les négo.inns: ces derniers qua
tes Colons.Anericains et les Irançais sont obliges, 'employer, Ont ug intérêt bien, pauteulier, qui a tonicars
cherché àse placer entie la France et les Colonier, efin
yde CCs deux partics de J'empire, divisées, la Fronce yit
Tintérêt national dans le seal intérêt, de la-Frauce, et
qu'alors sette darière nit, le nigociantde. son core pour
pressurer les Colonies, et s'euricinr de leurs dépouilles.
Telles étoient les vues. d'un ministère odieux, 9 dost la
plissance absolue cherchoit à s'établir sur, tous les François, à Ia faveur des divisions qu'il savoit exciter sans
cesse, et entretenir avec, art.
Les Coionies, piacées dans un.autre monde, demenient
qainta alx ieax. quant aux.hommas,des, lois particulieres;
comaent copncitre les moyens de les faire?. Pour ceia,
il. fast. necessairement voir et éturlier les. Colonies.
Csst de ia différence des preductions, c'est de la difference dans ies moyens de-satisfaire à leurs besoins, que
siesent eL s'établissent les rapports entre la. France et
lua Colonies, Pour connoitre ces tapporis, ib faut nécessairement counolue les différeneessil faut donc' les'avoir
3o vues dans ler Veuvesu.Monde:
Il a exista dani les Colonies deux ciosses-d'hommes: Il
o
ment voir et éturlier les. Colonies.
Csst de ia différence des preductions, c'est de la difference dans ies moyens de-satisfaire à leurs besoins, que
siesent eL s'établissent les rapports entre la. France et
lua Colonies, Pour connoitre ces tapporis, ib faut nécessairement counolue les différeneessil faut donc' les'avoir
3o vues dans ler Veuvesu.Monde:
Il a exista dani les Colonies deux ciosses-d'hommes: Il
o --- Page 99 ---
classes un 95 ordre soeial, qui assure les
fant à ces deus
chacune. La Convention peut-elle
iroits et le benheur'de social de ces deux classes? Non : la-raison
fosmer l'ordre le lui défendent. Doit-elle les abandonner
et lad justice
ne s'acà
ellestuemes? Non:Toxpérienee prouvequwiles les habitent,
corderoient jamais, et que les hiommes comme gii sur leurs dee
égerés aujegdhui sur leur droits,
woirs, firiroient par S6 détruire.
habitent
connottre les hommes qui
* Là France doit intérêts Tappellent à concourir à l'ordre
les Colonies: ses ces hommes, à tracer le cercle des pous -
de la sociéé.de
cet ordre: La France doit convoirs propres à inaintenir de conmerce entre elle et Jes Coloziottre les rapports
à tracer le cercle de ces rapnies; elle doit conceurir ne
se faire que dans
ports; et toutes ces choses La France peuvent doit done
repreMonde.
Teint
ie Nonvean dés dépures Alors les Colons seront tranquilles,
sentée par
dans linterét.maalors la Nation ne sera point trompée
des
tional, alors elle's sera éclirte sur Tintérêt particulier
ngocians et sur-ses, véritables intéréts. faut
dissiLes habitons. des Culonies, il ne ils le pas:se-le, sont daffeemuler; soat bien Français dorigine, ;mais ils, LF le sons
tion, ils le sont par les ni Girconstances; les
par lesusages,
point par le caracière, par moeurs,ni qui les sépar-de la
ni par les besoins. -La granrledistance font comme un peuple parliculier:
France : et la natureen.
les rapports les
Ce peuple doit étre lié aux Français par
Mais ces
plus intimes; par: les liens les plus puissans, dans toute leur
rapports ne peuvent être bien ces connus liens ne peuvent être
étendue, que dans les Colonies; les Colonies ; et C'est sur-tont dans
bien forinés que dany
former crc lions,
Ia mauière de présenter ces rapporis,.de et. la solidité. Et dans
que Ton-en-ausbrera les; avantages d'y réussir, si ce n'est dens le
quel lieu peut-on eipérer
Nouvean- Monde. les liens des Colonies entr'elles, des CoL.es rapports. France, :
sont une véritable alliance entre
lonies: avec la différens sous lous les points de vue posdeux peu: nles
mère et ses enfans. Cettc alliance,
siblés - enfin entreune cerealliance, pour a-surer. les sencimens
9 pour èrre durable, les
leurs frères d'outre mer et
do fraternité: entre
Français la paix et la prospérité dés Golenies
d'Europe, pour assurer doit éirc Faits dans les Colonies avee ses
: e de la France,
habitaus.
avec la différens sous lous les points de vue posdeux peu: nles
mère et ses enfans. Cettc alliance,
siblés - enfin entreune cerealliance, pour a-surer. les sencimens
9 pour èrre durable, les
leurs frères d'outre mer et
do fraternité: entre
Français la paix et la prospérité dés Golenies
d'Europe, pour assurer doit éirc Faits dans les Colonies avee ses
: e de la France,
habitaus. --- Page 100 ---
Mais il n'est pas seulement question de former détruire la Cons routes
titution et les lois des Colenies; ilfaur encore
en les
les fausses idées qu'ont les Français sur ces contrées, hommes
les
éclairant sur le caractère et sur l'étar"des de leurs
qui
habitent, et sur la nature et la qualité
productions,
les
de benheur et de prospérité qu'elles
sur tous à moyens elles - mèmes et à la France, sur les mesures
présentent convient de prendre pour assurer le succès dc ces
qu'il Des députés nationaux peuvent seuls surmonter tous
moyens.
lignorancc et les passions des Colons peules obstacles. que
ceux
l'intérêt et la cupidité des
vent opposer, tous
ceux que
négocians offriront 2 rous
nationaux qu'un gonvernement sculs
Des
LE
faire naître.
députés
peuvent
pourra
chimériques que des hommes coupables
truire les espérances
voudroient entretenir.
calcule
ici les frais de cette députation,
Qu'on ne
qu'importante. point
Elle ne coûtera pas le quart
aussii indispensable
d'hommes et de vaisseaux qui ont
des
éxpéditions qui n'ont eu, jusqu'à ce jour 7
été ARtere ? expéditions
troublcs, deplus grandes
d'autre effer, que de plus grands
sans réflexions, et
divisions; expéditions qu'on a proposées été détrétées sans calculer, et dirigées
qui ont
les Colonies, il faut porter la paix,
Il faut connoitre ilfaut en assurer le Redhene et la prosil faut les instruire, éclairer la nation toute entièresur tout ce qui
périté, ilfaut
contrées, et des députés seuls preconcarne ces précieuses de temps tous ces avantages.
cureront en peu
Golonies.
agitoient et divisoient'les
Deux causes uniques dcs assemblées nationales : Lintérêt et
avant les décrets
Tamour-propre. réunit les négocians de France et les commissionnaires L'intérêt des colonies contre les colons. entr'eux, et les rend
L'amour-propre divise les colons Démontrez donc aux
injustes les uns à l'égard des autres. leur intérêt n'est
négocians et aux commissionnaires Démontrez que aux français, que
point dans lintérêt national. des commissionnaires, est ennemi
P'intérêt des négocians, Démontrez que Pintérèt national est
de l'intérêt national. Tintérét de la France et de l'intérêt des Colocomposé de démontrez
les colonies ne peuvent être
nies réunies ;
comme France, qu'il faut un autre
cultivées ni régies
sur les mêmes principes; et alors
ordrede choses, queigue entre les habitans indigènes, les étrap:
zoute divisien cesse
national. des commissionnaires, est ennemi
P'intérêt des négocians, Démontrez que Pintérèt national est
de l'intérêt national. Tintérét de la France et de l'intérêt des Colocomposé de démontrez
les colonies ne peuvent être
nies réunies ;
comme France, qu'il faut un autre
cultivées ni régies
sur les mêmes principes; et alors
ordrede choses, queigue entre les habitans indigènes, les étrap:
zoute divisien cesse --- Page 101 ---
gers et les négocians. Les députés nationdue peuvent seuls
apérer cet effet.
Quant à. e l'amour-propre, vous ne pourres, le combattre
portant des lumières et des connoissanses dans les
SECAET il ne cédera jamais qu'à des hommes éclairés,
proces, 1 fernies, Sevères et étrangers aux colons, quisaiTônt leur. en imposar par leur carestère, les eonvaincke
par la force de la persuasion et par la vérité des' prinsipes. Des députés nationauz peuvans seuls 7, réussir
Autour d'eux se rallieront les hemmcs sensés; et bientôt ce
tas d'hommes incohérens dans leurs yues; étourdis dansleurs
actions, extravagans dans leurs projets, céderont à l'empire
dela raison et de la justice ; c'est à la commission des colonies à présenter premptement les meyens de faire triompher
Fun et l'autre: --- Page 102 --- --- Page 103 ---
CONVENTIGN
NATIONALE
CONSIDE
RATIONS
Sun les causes
gni, e12 France et enz Ame.
rigue, ont produit les divers
mouvemens
contre - révolutionnnires dont les
Colonies
onteté agitées ;
scicniment oubliées et
saepbaiamnanropus
reproduitess
PAR B. GOULY, reptéfentant du
peuple, dépuité de
PIsie-de-France.
IxrniMizs PAR OEDRE DS. LA CONVENTION
NATIONALE,
EN FRANCE
Dw les mouvemens qui ont ex lieu
aux Cnlonies, il y a trois moteurs à en France 5 par rappors
Le miniftère
conidérer; favoir,
Les negucians, >
Et les colons réfidens.
L Le minifière préiente le minifre & les
minifre de la marine rarement étoit bureaux.
Jamais il n'avoit de connoilfances bien
propre à gouverner.
recevoit des bareaux & des
politives fur les colonies. il
verfes impulfions d'après lefquelles perfonnes il fe qai Tenvirennoient, dijour, Tintérêt national n'avoit point ét6 conduifoit fon
5 & jufqu'a ce
Les bureauix étoient formés de commis dominés objct.
ticulier, pour qui la chofe publique n'étoit
par l'intérêt parfoitune. Les commis n'avoient aucune
rien qu'un objet de
suc cclles qu'il tirolent des agns du connoiffanre des colonies,
contréns.
gouverremcnt dans ces
Les vues dt minifre & des commis
foit en France, ioit dans les Colouies, étoient Par ies toujours intérets dirigées 2
dus négoA --- Page 104 --- --- Page 105 ---
b236€
V.
(sope 19s)
CATDE
Jabu Carter Arolun
Lilnny
Bmmi Anitersity --- Page 106 ---