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Azok
+3 - ome --- Page 3 --- --- Page 4 ---
4 -
(4o)
Devrions a nous être incarcérés : 2 pendant
que de tels adversaires sont libres?
Les Commissaires des patriotes de Saint-Domingue dépuiés près la Convention nationale.
LARCHEVESQUE - THIBAUD
THOMAS - MILLET, BRULLEY,
CLAUSSON, DUNY, PAGE 2
VERNEUIL.
LEGRAND,
Secrétaire, garde des archives de la commission.
Maison d'arrêt des Quatre Nations, 2 Ce IO brumaire,
l'an trois de la République Française 2 ane et
indivisible.
De lImprimeric de LAURENS, ainé, rue d'argenteuil,
No. 211. --- Page 5 ---
TR AITS
ME
DE PATRIOTIS
D E
POLVEREL ET DE SONTHONAX.
Eeonern les Colons, braler l'escadre
et le convoi ; enlever au Peuple Français dont
le sucre 1 le café,e coton, l'indigo, sans
il étoit charges mettre Saint-Domingue
ain d'en rendre la conquête plus
défense, 2
tel était le plan de
facile à TAngleterre,
organisérent
Sonthonax erPolvereljonsqitis et les rixes entre les hommes
les dissentions
allumer ta
de couleur et les matelots, du pour
Tel decivile et lincendie
Cap.
guerre voit être le résultat de l'ordre qu'ils donau cit
nèrent L 3 le 20 juin 1793 (V. l'anillerie, S.),
toyen Noel, commandant le convoi. La résistance pour
braler l'escadre et
leur criminelle espéde cet officier trompa sauva
un
rance, 2 le convoi se
lui par les victimes départ
précipité :, emportant avec armés
Sonthoéchappées aux assassins
deux par
nax et Polverel. Alors, ces
tigres, et
acharnés à la destruction de cette flotte
des infortunés qu'elle avoit reçus, rendirent
la proclamation suivante :
A --- Page 6 ---
CPUCD
(2)
COMMISSION
NATIONALECIVILE
> Nous, , Etienne Polverel et
> cité Sonthonax
Leger Féli-
, commissaires
> civils,
nationauxdélégués aux isles
>
françaises de
TAmérique sous le vent, 2
W l'ordre et la
pour y rétablir
tranquillité publique.
>) Le traitre
avoir
>
Galband,apres
réduit
laville du Cap en cendres,
> mène avec lui
part et emplusieurs bâtimens dela
> publique et les navires du
Ré
> étaient dans la rade du
commerce qui
> à
Cap. Il va lesl livrer
l'anglais ou à l'espagnol. Avant de
* ter la côte, il paroissait
quic-
>) braler et dévaster
encore tenter de
villes
>)
plusicurs
de la
Colonie.
>5 Pour prévenir ce nouveau
$ défendons à tous
forfait, nous
commandans de
5) commandans de troupes de
place, 3
w
ligne et gardes
nationales, à toutes
a
municipalités et à tous
dépositaires de la force armée de
> ou permettre à aucun bâtiment., souffrir
>> guerre, d'entrer dans
armé en
aucun des
>> baies etrades de la
ports, 2
coloaie,nic d'en
> cher à portée du
approcanon, sous
> texte
quelque pré
que ce soit, même de
> de secours, rafraichissemens, besoins,
2 avitail-
nationales, à toutes
a
municipalités et à tous
dépositaires de la force armée de
> ou permettre à aucun bâtiment., souffrir
>> guerre, d'entrer dans
armé en
aucun des
>> baies etrades de la
ports, 2
coloaie,nic d'en
> cher à portée du
approcanon, sous
> texte
quelque pré
que ce soit, même de
> de secours, rafraichissemens, besoins,
2 avitail- --- Page 7 ---
(3)
> lemens et autres quelconques: Ordonnons
> auxdits commandans, municipalités, dé-
> positaires de la force armée et. générale-
> ment à tous les citoyens d'employer tous
>> les moyens qui sont en leur pouvoir pour
>> repousser et détruire lesdits bâtimens.
>> Déclarons, traitres à la patrie tous ceux
> qui recevront lesdits bâtimens, qui leur
>> porteront secours ou qui entretiendront
>> des intelligences avec eux.
> Requérons le gouverneur général par
9 interim des isles - sous -le - vent, de tenir
>> la mainal'exécution du présent ordre.
s) Fait au quartier-généraldu camp-Bréda,
> ce 24. Juin 1793, l'an deuxième de la ré22 publique, . signéà lar minute POLVEREL,
SONTHONAX.
99 Par les commissaires civils de la répu22
blique,s signé Proerevan,scéuircst
de la commission.
22 joint
Il est prouvé
Sonthonax et Polverel
ont provoqué et @c exécuter lincendie de
la ville du Cap. Il est prouvé que les quartiers défendus par Galbaud et les marins ont
éréseuls préservés de cet incendie. Ilest certain que Galbaud n'était pas sur ia flotte, --- Page 8 ---
(4)
et s'il eût donné l'ordre de la livrer à
l'ennemi, elle ne serait pas venue à sixcent lieues dans l'Amérique du nord, pendant que les possessions anglaises et espagnoles, sont à 30 et 40 lieues du Cap.
Repousser, détruire et livrer à l'ennemi
les vaisseaux échappés de l'incendie; repousser et détruire les vaisseaux qui leur
étaient annoncés de France pour escorter
le convoi et ranimer l'espoir des Colons;
détruire, repousser de tous les points de StDomingue les habitans préservés du massacre du Cap, telle étoit la volonté fortement
exprimée de Sonthonax et Polverel. Abreuvés du sang des Colons, ces tigres poursuivaient encore lesrestes infortunés de cette
population industricuse; ils craignaient, avec
raison, que, débarqués sur quelque point de la
colonie, cespatriotes courageux n'arrétassent
les anglais dans leur projet de conquête. En
effet les pavillons anglais et espagnols n'ont
flotté sur le territoire de la partie française
de Saint-Dominguc, qu'apres que CCS infortunés ont été chassés de la Colonie,Voila cependant les hommes qu'on ose accuser d'émigration 2 après les avoir expulsés de leurs
propriétés en cendres, afin d'en faciliter la
conquéte à l'Angleterre. C'est en les accusant
d'émigration que Polverel, Sonthonax etleurs
complices veuient, sous prétexte de confisca-
otté sur le territoire de la partie française
de Saint-Dominguc, qu'apres que CCS infortunés ont été chassés de la Colonie,Voila cependant les hommes qu'on ose accuser d'émigration 2 après les avoir expulsés de leurs
propriétés en cendres, afin d'en faciliter la
conquéte à l'Angleterre. C'est en les accusant
d'émigration que Polverel, Sonthonax etleurs
complices veuient, sous prétexte de confisca- --- Page 9 ---
(5)
eux et les leur, 5 les
tion, se réserver 2 pour de nouveaux trésors au
moyens d'accumuler
St-Dominmoment oà la France reprendra les Colons de leurs
gue. Ils veulent dépouiller défendues contre
propriétés qu'ils ont envain
Voudraitles agents de la faction Angloise.
leur
encore de leur amour pour
on les punir
des sacrifices en tout genre
mère Datrie, et
lui conserver ces prequ'ils Ont faits, pour
plus évicieuses contrées? quelles preuves constant à la
dentes de leur attachement
République, que l'acte ci-après ?
Extrait des proces-verbaus des assem blées des Colons
patriotes tenus a Philadelphie, Newyorck ct Baltimore,
SOLLS les auspices des autorités constituées des Etats-Unis, des réfugiés
qui ont attesté les principes républicains
Frangais de Saint-Domingus. verbaux sont déposés anl secréDaplicata du ministre de ces de procès la République Française 2 près les Etatstariat
Unis d'Amérique.
des
L'an 1793 etc.. - après l'élection
les Colons formant
> présidens etsecrétaires,
juré fidélité et attache-
> T'assemblée, ayant
à la constitution française, on a pro-
>> ment
la voie du scrutin à la nomination
>> cédé par
députés près la convention
7 de commissaires
Le résultat a donné les citoyens
> nationale.
Thomas Millet,
> Verneuil, Page, 2 Brulley,
> Clausson, Lmbimege-nhasaad,Day --- Page 10 ---
(6)
2) Fondeviolle',
lesquels se
>>
réunissant aux
commissaires avoués par la
>> ses
Colonie,avant
derniers
désastres, 2 sont
> chargés,
spécialement
> De reclamer au nom de la
>
justice, de
Thumanité, de la nature
>> punition
outragée, la
exemplaire des dévastateurs
> sins 2 Polverel, Sonthonax
assaset
>>
complices.
D'employer tous les moyens
obte-
> nir de
pour
prompts secours en
>
munitions de
hommes, armes,
guerre et de
$
bouche, bâtimens de l'érat et de
>9 célérer le départ,
transport; d'en ac-
>>
chaque jour
tant les obstacles
augmenau rétablissement
>) Saint-Domingue.
de
> De donner au nom de la Colonie,
> les renseignements.
tous
2 toutcs les
>
instructions
qu'ils Croiront nécessaires
pour éclairer la
> convention et tous les Français.
> Ils sont chargés spécialement de se
> senter à la barre de
pré2 prononcer
l'assemblée, 2 pour y
au nom de la Colonie et
> nôtre particulier, le serment
au
solemnel
P fidélité à la
de
mére-paiie et y renouveller
>> nos voeux sincères pour le suceès de
ses
2 toutcs les
>
instructions
qu'ils Croiront nécessaires
pour éclairer la
> convention et tous les Français.
> Ils sont chargés spécialement de se
> senter à la barre de
pré2 prononcer
l'assemblée, 2 pour y
au nom de la Colonie et
> nôtre particulier, le serment
au
solemnel
P fidélité à la
de
mére-paiie et y renouveller
>> nos voeux sincères pour le suceès de
ses --- Page 11 ---
(7)
9 armes et la défaite entière de ses mépri9) sables ennemis. >>
Signés Desroches Président, Breton
Lavillandry, Fondeviolle Secrétaires.
A ces expressions reconnaissez-vous des
contre-résolationaites, des émigrés? Si ces
Colons avaient livré St-Domingue aux Anglais, ne seraient-ils pas retournes dans cette
Colonie au lieu de venir implorer les secours
et la protection du peuple français P Huit
cens d'entr'eux, 2 pressés par la misère et le
désespoir, se sont rendus au Fort Dauphin.
Les negres quiayoient allumé l'incendie du
Cap et massacré ses habitans les ont inhumainement égorgéle 9juiliet dernier, (vieux
style ,) après avoir crié dans la ville, 9 Vive
le roi d'Espagne ! Périssent tous les França:s 11! ils avoient à leur tête un nègre
décoré d'un ordre m.litaire d'Espagne,
Environnés du deuil et de la misère, chassés de Saint-Domingue par Sonthonax et
Polverel, persécutés dans l'Amérique du
EFe Nord par le ministre de France,
s'est
de repasser en force dans leur pays pour le
garantir de l'invasion des Anglais. Emprisonnés 2 vexés, 2 opprimés sous les yeux
de la convention nationale ; accusés d'émigration, égorgés à leur retour à St-Domingue par les anglais et les espagnols $ dans
quelle parrie de la terrre, les Colons doivent-ils donc chercher un asile, contre la --- Page 12 ---
(8)
haine de la faction
qui les punit
d'avoir aimé la France ataile
Jusqu'àq quand cette faction criminelle
tera-t-elle parmi eux des germes de
dicitos
et de discorde P inutilement par un mémoire apologétique de la corporation des
pompons blancs, depuis long-tems dissoute,
elle veut raviver des passions éteintes. Les
Colons paralyseront cette intrigue en se ralliant autour d'un intérêt commun 7 pour ,
sous les auspices du gouvernement, faire renaitre de ses cendres le commerce national.
Au surplus S, on déjouera toutes ces manceuvres au moyen de la discussion contradictoire
que nous n'avons jamais cessé de demander.
C'est par elle que l'on connoitra la vérité.
On' se convaincra que Polverel et Sonthonax sont du nombre de ces terroristes,
de ces égorgeurs, de ces incendiaires dont
la punition doit assurer la tranquillité de
la République, faire renaitre la confiance
des Colons, et préparer le rétablissement
du commerce et des Colonies.
A Paris, ce 3 frimaire, an troisieme de la République.
THOMAS - MILLET, BRULLEY,
CLAUSSON, DUNY, PAGE,
VERNEUIL.
De l'Imprimerie de LAURENS ainé,
rue d'Argenteuil, n". 211,
gorgeurs, de ces incendiaires dont
la punition doit assurer la tranquillité de
la République, faire renaitre la confiance
des Colons, et préparer le rétablissement
du commerce et des Colonies.
A Paris, ce 3 frimaire, an troisieme de la République.
THOMAS - MILLET, BRULLEY,
CLAUSSON, DUNY, PAGE,
VERNEUIL.
De l'Imprimerie de LAURENS ainé,
rue d'Argenteuil, n". 211, --- Page 13 ---
3 0
FACTION ANGLAISE, SES PROJETS.
- 09
AD 9 RE
S "S" E
UD
nanon
CONVENTION NATIONALE,
ssbnbm 2511u5 b ane 291 0R52ST f
S1
U0y 32 RLCEADALOT OSTINOD
1200000 1G 513 ino 2HOV iup 29712
Iaie doute quil existe contre le commerce de France et la liberté,du, peuple une conju-,
ration profonde: T9200XO 2107 2nolls 2uoMI elarinoezo
Il est hors de doute que les conjurés cherchent 2
par tous les moyens possibles, à étouferlaffaire des
Colonies, dont le développement romproit le fil élecn
trique par. lequel TAngleterre a dirigé,, depuis cinq.
ans, les factieux, 3 qui se, sont élevés dans lesein de
la représentation nationale. TT 92 uP X899 191097
Ces, conspirateurs n'ont pas combattu, defrond les
indications utiles que nousavons données pour avoir
la vérité : mais des mesures perfides en ont toujours.
écartéles effets. Seroit-ce par suite des erreurs qu'ils,
ont jettées dans la convention nationale, que toute
question relative aux Colonies est renvoyée, sans,
discussion, aux comités 2 Seroit-ce par eux, que tout
projet relatif aux Colonies,, présenté au nom des
comités, est décrété sans examen ? Ainsi faisoit Bar- --- Page 14 --- --- Page 15 ---
Enas
028be
V h --- Page 16 ---