--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Babir Carfer Arolui
Lihmry
Shnvmn:puinerstify
The John Carter Brown Library *
d
Brown University
Purchased from the
Louisa D. Sharpe MetcalfFund
C *
&
ON
CP --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
E
T R AIT
DE
JAUNE
LA FIEVRE
D'ANÉRIQUE;
son origine ses causes 9
OUVRACE dans lequel on recherche
qu'elle
terre
sur les vaisseaux, et T'analogic
tant sur
que
examine, d'après lcs
avec d'autres maladies ; on y
présente
si elle est contagieuse; on y indique
faits et Fexpérience,
mais encore
les différens moyens curatifs 7
non seulement
les militaires, 9 lcs marins, et
ceux qui peuvent en préserver les deux Indes et en Afrique.
autres qui passent dans
Docteur en médecine ; ancien
PAR LOUIS VALENTIN, des armées de Saint.Domingue, et
Professeur; ex-premier Médecin
; Membre de la Société
en chef des hôpitaux français en Virginie
de Phides Sciences et Arts du Cap; de la Société philosophique d'Albany
de celle d'Agriculture, Arts et Manufactures
ladelphie,
américaine de Cambridge
( Nouvelle - York) ; de l'Académie de Madrid; Associé national
(Massachusetts) ); de T'Académie royale Toulouse, Tours, Bordes Sociétés de Médecine de Paris, Lyon,
des Professeurs de
Marseille, Montpellier, Caen; de celle
deaux,
de Paris; et de la Société d'émulation du Var.
YÉcole de Médecine
A PARIS,
rue. de l'Ecole de
lainé, Libraire 7
Chez MÉQUIGNON
Médecine, no. 3, vis-à-vis la rue Haute-Feuille,.
Ax XI. - - M. DCCC. III, --- Page 6 ---
Cctte Ldition est placée sous la sauve-garde de la Loi et la
probité des citoyens.
Deux exemplaires de cct Ouvrage ont étédéposésà la Bibliothèquc nationale, conformément à la Loi.
On trouve chez le même Libraire :
Recherches et Expériences chimiques et médicales sur le
Diabéte sucré Ol la Pluthisurie sucrée, par MM.NiCOLAS
et GUEUDEVILLE, Profeseurz-Aadecins à Caen. c - Un
volume in-8°, Prix, broché, e
2 liv. --- Page 7 ---
A MES
COLLEGUES
C M P O S A N T
LA SOCIETE DES PROFESSEURS
D E
LECOLE DE MEDECINE DE PARIS.
LOUIS VALENTIN. --- Page 8 --- --- Page 9 ---
AVERTISSEMENT.
LE directeurdel'Bcole de Médecine
de Paris m'a adressé, à Nancy, la
lettresuivante, en datedu II frimaire
an IX:
cc L'École s'occupe en ce moment, citoyen
>> collègue, 9 d'un objet qui, par son impor-
>> tance extrême, attire l'attention publique:
> la fiévre jaune qui ravage l'Espagne. Nous
>> savons que vous avez été à portée d'obser-
>) ver cette maladie aux États-Unis ; que vous
>> avez même été témoin plusieurs fois de ses
>> effets désastreux, 2 et que tous les moyens
>> de combattre un fléau aussi terrible vous
->> sepatdremscomLNencemmiNoerediewes,
>> à cet égard, votre zèle et VOS bons offices;
>> le concours de Vos lumières ne peut être
>> que très-avantageux à PÉcole, pourle tra-
>> vail auquel elle se livre. Vous connaissez
A
aux États-Unis ; que vous
>> avez même été témoin plusieurs fois de ses
>> effets désastreux, 2 et que tous les moyens
>> de combattre un fléau aussi terrible vous
->> sepatdremscomLNencemmiNoerediewes,
>> à cet égard, votre zèle et VOS bons offices;
>> le concours de Vos lumières ne peut être
>> que très-avantageux à PÉcole, pourle tra-
>> vail auquel elle se livre. Vous connaissez
A --- Page 10 ---
AVERTIS S E MENT.
>> toute notre estime pour vous, et
>> une entière confiance
c'est avec
S sur votre
que nous comptons
empressement à nous
>> L'Ecole se proposant de mettre seconder. la
>> grande célérité dans les recherches plus
>> a commencées, vous ajouterez à qu'elle
> gations, en nous faisant
nos obli-
> tement le tribut de VOS parvenir promp-
>> nous apprécions d'avance observations, dont
>>. Agréez, citoyen
tout le prix. -
a> de mon entier
collègue, 9 les assurances
dévouement. >
THOURET,
Ler4plaviose suivant,
ce
j'aienvoyé
travail.Ledirecteur? Thouretm'en
a accusé la réception le 4
en m'informant
la ventose,
que
lecture en
avait été commencée dans la séance
de la Société de
PEcole - > tenue le
24 pluviose. Après m'avoir instruit
de l'établissement que le
ment venait de former dans gouverne- le
de
seim
l'Ecole, d'une Société : qui doit
remplacerla ci-devantSociété royale --- Page 11 ---
AVERTISSEMENT,
de Médecine et l'Académie de Chirurgie; et de la double existence qu'a
prise ainsi l'Ecole ; la lettre est terininée comme il suit : ( C'est dans
> unede . ses Séances de Sociétéqu'elle
> a pris connoissance de votre pré-
> cieux travail ; dont je suis chargé
> de vous remercier. Aussitôt que la
) lecture en aura été terminée, PÉ-
> coles'emmpressera de vous faire part
>) de ses vues 2 que l'étendue, lim-
>) portance du travail et le mérite de
> l'auteur doivent vous faire assez
> pressentir d'avance >.
Paruneletresucdidesuceédente,leméme
directeur m'a mandé : C Votre mé-
> moire sur la fiévre jaune a été lu
> en entier, 2 et entendu avec tout
> l'intérêt que méritaient également
> l'importance du sujet et la manière
> très a distinguée dont vous l'avez
> traité. On alu également tla disser-
>) tation qui y étoit annexée et quile
A 2 --- Page 12 ---
AVERTISSEMENT
> terminait. La Société de T'École
> élantdlansl'intention de
> premier recueil de
publierun
ses travaux
>> votre Ouvrage seral'un de
>
ceux sur
lesquels on comptera le plus
> cette première publication... pour
Vous
> pouvez être assuré de toute lim-
>> pression qu'a produite la lecture
> de votre mémoire, et
de toute la
> reconnaissance de l'École et de la
> Société pour son auteur. >
Plusieurs personnes m'ontobservé
qu'il serait plus convenable, dans les
circonstances actuelles, d'isoler mon
travail, de changer le titre d'Essai,
que je lui avais donné
celui de
d'abord, en
Traité, et de ne pas différer
plus longtemps à le publier séparément, afin qu'il pût être plus généralementrépandn. Quelquessociétés
même m'avoientinvité aleurdonner
copie du manuscrit envoyé à l'École
de Paris: En conséquence,
n'ayant
les
circonstances actuelles, d'isoler mon
travail, de changer le titre d'Essai,
que je lui avais donné
celui de
d'abord, en
Traité, et de ne pas différer
plus longtemps à le publier séparément, afin qu'il pût être plus généralementrépandn. Quelquessociétés
même m'avoientinvité aleurdonner
copie du manuscrit envoyé à l'École
de Paris: En conséquence,
n'ayant --- Page 13 ---
AVERTISSEMENT
d'autre mobile que le desir d'être
utile; je me suis déterminé à l'offrir
d'addiau publie, 2 avec beaucoup
à
tions. Heureux si j'ai pu indiquer,
iraient habiter les lieux où
ceux qui
cette maladie règne ordinairement,
quelques moyens de s'en-préserver;
seraient dans le cas de
et à ceux qui
documens qui
la traiter, quelques
les mettre en situation de
pussent
et d'éclaircir certains
faire mieux,
points de doctrine quila concernent.
Lorsque cet Ouvrage alloit être livré à limpression, et deux ans après
à PEcole de Médecine
sa réception
brochure de
de Paris, il a paru une
centpagrs,aymntpor titre: : Histoire
médicale de Parmée de St.-Domingue
en Van X,ou Mémoire sur la févre
jaine, apec un aperçu de la topographie médicale de cette colorie 2 2 par
N. B. GILBERT, médecin en chef de
titulaire delhocette armée z médecin --- Page 14 ---
AVERTISSEMENT T.
pital militaire de Paris, etc.. Voici
l'extrait de cet opuscule :
Le 15 pluviose an X, le général
en chef Leclerc, commandant l'expédition, opère la descente au port
Lacul, à douze lieues du, Cap. Le
même jour, cette superbe ville est
incendiée. M. Gilbert, arrivant dans
cette colonie, qu'il voyait pour la
première fois, ne négligea rien pour
recueillir avec soin tous les renseignemens propres à l'éclairer sur la
topographie médicale du pays, sur
ses maladies et surtout sur la fiévre
Jaune. Quoiqu'il n'y soit resté que
quatre mois et demi, et qu'il n'ait s
été témoin de l'épidémie au Capque
pendant deux mois, ce qu'il a noté,
ce qu'il a vu, concernantcette fatale
maladie, lui a servi pour en concevoir quelques idées justes.
Sa topographie médicale n'est
qu'un aperçu très-abrégé, pour le- --- Page 15 ---
AVERT TISSEMENT.
quelil annonce avoir eu recours aux"
et de
ouvrages de Poupés-Desportes
Dazille, attendu qu'il n'a pu visiter
d'autres lieux que le Cap. La botadans laquelle il parait. être
nique,
n'a pas moins fixé son
très-versé, et te charmé ses loisirs. Dans
attention qu'il a tracée des arbres et
l'esquisse
se sont offerts à -sa
des plantes qui
vue, dans les petites excursions qu'il
à une demi-lieue de la ville,
a faites d'un.bel arbre de la famille
il parle
fleurs
des papilionacés - 2 dont les
le ben oleiferes
sont odoriférantes,
moringa. Qu'il me soit
guilandina
une 9
permis de relever, en passant,
petite erreur à l'égard de son fruit,
qui n'est point une noix, comme le
dit l'auteur, mais bien une grosse
silique de huit à dix pouces de loncontenant des
gueur, à trois pans, 2
semences triloculaires 2 d'un goût
agréable à peu près comme la pis-
- 2 dont les
le ben oleiferes
sont odoriférantes,
moringa. Qu'il me soit
guilandina
une 9
permis de relever, en passant,
petite erreur à l'égard de son fruit,
qui n'est point une noix, comme le
dit l'auteur, mais bien une grosse
silique de huit à dix pouces de loncontenant des
gueur, à trois pans, 2
semences triloculaires 2 d'un goût
agréable à peu près comme la pis- --- Page 16 ---
AVERTISSI ET M EN T.
tache, et à trois ailes,
effectivement
2 fournissant
P'huile de
se rançit
ben, qui ne
pas (1).
Ce que dit notre
fluence de
collègue de l'incolonies
T'atmosphère dans les
3 est
<
généralement exact :
température très - chaude et
trèshumide, ou appelée
> pourrissante
vulgairement
2 frappant les
S souffrans et malades,
corps
> ces même de la
dansles soursensibilité
> l'irritabilité. Le
et de
solide
> abandonne à
vivant s'y
une
> gulière,
prostration sinet, par un effet
> de ce défaut de
nécessaire
réaction
5 humeurs
vitale, les
senisaoletycontrmcienton
(1) J'ai donné des semences de cet
lier à des botanistes entre les mains arbre singuont réussi, nolammnent dans les
desquels elles
J'en ai vu un très-beau
serres de Nancy.
nier, au jardin national pied fleuri lautomne derest indigène
de Marseille. Cet arbre
d'Afrique. --- Page 17 ---
AVERTISSEMI E N T.
d'altération
les fait mar-
> genre
qui
vers la décompo-
> cher à grands pas
Cette constitution est regar-
> sition.
la
comme
> dée, depuis Hippocrate,
à la
et au
>
plus propre
production
des fiévres putri-
> développement
des maladies con-
> des, malignes,
et
: de-là
> tagieuses
pestilentielles
> les effets désastreux à St.-Dominles maladies aigues ont, le
> gue; où
un cours précipité,
> plus souvent,
d'anomalies. Les
> irrégulier, plein
de la nature
sont sans
>) pouvoirs
y
les crises difficiles, lentes 2
> force,
incertaines : le retar-
>) imparfaites,
des
> dement dans l'administration
> remèdes est une occasion perdue
les er-
> qui ne se retrouve jamais;
du
du médecin ou de
> reurs
malade,
la vie.
coûtent souvent
> la nature, y
chro-
> D'un autre côté, les maladies
sont
rebelles;
> niques y
longues,
fu-
> elles y ont une terminaison --- Page 18 ---
AVERTISS: E M EN T.
>) neste; elles appellent les secours
> d'une médecine active, 2 et la mé-
> decine activeye est toujours contre-
> indignudeparfirmniations
compagne
>inséparable des maladies de toute
> espèce sous la zône torride.> (Quelques maladies chroniques apportées
d'Europe y trouvent aussi quelquefois plus promptement leur guérison. )
Vient ensuite l'indication des maladies propres aux saisons (iln'y est
pas fait mention de T'ophthalmie ),
et des conseils thérapeutiques
généraux, notamment sur l'administration du quinquina
3 qu'il recommande de ne jamais prescrire malgré
la prostration des forces,.qui semble
l'exiger, ( tant qu'il existe séche-
> resse, chaleur brûlante à la
> soif, douleur vive,
peau, 2
langue aride, 2
> dyspnée, dificultéd'uriner, urines
>) rouges, âcres, brôlantes, consti-
'ophthalmie ),
et des conseils thérapeutiques
généraux, notamment sur l'administration du quinquina
3 qu'il recommande de ne jamais prescrire malgré
la prostration des forces,.qui semble
l'exiger, ( tant qu'il existe séche-
> resse, chaleur brûlante à la
> soif, douleur vive,
peau, 2
langue aride, 2
> dyspnée, dificultéd'uriner, urines
>) rouges, âcres, brôlantes, consti- --- Page 19 ---
AVERTIS: SEM E N T.
du bas-ventre, 6lé5 pation, tension
> vation ou dureté des hypocondres;
> tant que la fiévre n'est pas décidéc'est-à-dire, que
> ment rémittente,
des redoublemens ne
>> les retours
et très-évi-
> sont pas très-marqués
Pour faire
> demment périodiques.
> usage de ce remède comme exci-
>> tant, il faut toute la prudence et
> toute la sagacitéd'un, praticien condans le traitement des ma-
> sommé
> ladies des Antilles Les opinions
induire en
contraires pourraient
> erreur les médecins qui commen-
> cent à pratiquer dans ces régions.>
Après avoir parlé des maladies 1
simples qui affligèrent l'armée dans
au Cap, de leurs
son premier séjour
causes et des circonstances qui leur
donnèrent un caractère demalignité
pendant la campagne du mois de
ventose, M. Gilbert fait une histoire
abrégée de la fiévre jaune, qui OC- --- Page 20 ---
AVERTISSEMEN: T.
cupe la seconde moitié de l'ouvrage;
en commençant par quelques observations relatives à cette affection. La
fiévre jaune a pris naissance au
à la fin de germinal,
Cap,
lorsque l'armée
y est rentrée : dès ce moment, il se
promit de ne voir, dans les premiers
temps de son séjour, d'officiers malades de la fiévre jaune,
qu'assisté,
autant qu'il le pourroit, d'un médecin du pays.
De treize observations consignées
dans cet ouvrage, la dixième est relative, 7 en général, aux malade's et
prineipalementaux officiers desanté
atteints de la fiévre jaune dans les
hôpitaux. Sur douze
le
maladesquifont
sujet des autres observations, neuf
sontmorts; trois ou quatre seulement
paraissent avoir eu la fiévre jaune;
cinq ont été traités par des femmes
créoles ou par des médecins du
qui en ont guéri deux, et les pays,
sept --- Page 21 ---
ITISSEMENT.
AVERT
le médecin en chefou asautres par
officiers de santé.
sisté d'autres
des malades augMais le nombre
d'inmente, la maladie acquiertplus
tensité, et devient chaque jour plus
toutes les méthodes de
redoutable;
infructuenses, et
traitement sont
très-aflil'état des choses devient
: alors, une assemblée génégeant
officiers de santé est ordonrale des
Leclerc. L'assemnée par le général
D'après les
blée.a lieu le II prairial.
faites, dans cette conpropositions le docteur Gilbert, 2 et
férence, par
de la discussion
en conséquence
dans
adoptée, il rédige un rapport
la marche de la
lequel il présente
maladie, 3 dont 2 malheureusement témoin
la science, iln'a pu être
pour
ayant quitté la COplus longtemps,
lonie le 5 messidor suivant.
La maladie a commencé à offrir un
les
blée.a lieu le II prairial.
faites, dans cette conpropositions le docteur Gilbert, 2 et
férence, par
de la discussion
en conséquence
dans
adoptée, il rédige un rapport
la marche de la
lequel il présente
maladie, 3 dont 2 malheureusement témoin
la science, iln'a pu être
pour
ayant quitté la COplus longtemps,
lonie le 5 messidor suivant.
La maladie a commencé à offrir un --- Page 22 ---
AVERTISSENEXT
aspect
elliayantdanslemois de
rial, à raison de la chaleur
praidinaire
extraorqu'on a éprouvée. M.
a vu le thermomètre de
Gilbert
Réaumur à
trente-sept et trente-huit
22 prairial, au
degrés le
pris directement, Cap-Frmnesis.Paiape
par des anciens
habitans, qu'ilavait régné,
le jour en l'an
pendant
dix, une irrégularité
extraordinaire; au lieu de la brise du
large, c'étoit un vent d'ouest dont
ville se trouvaitabritée
la
ce qui contribuait à parle morne, 2
y entretenir une
y augmenter et
En
chaleuraceablante,
parlant des symptomes, il dit
que le premier état ou paroxisme
d'invasion dure douze,
trenté 2
vinge-quatre,
quarante-huit
plus il est court, plus il heures; est
que
Jelaivudurere
sinistre.
huit
quarante à quaranteheurés, 2 et être quelquefois
sinistre qu'un court
plus
paroxisme : ilya
--- Page 23 ---
AVERTISS S EMENT T.
des hémorragies par les narines, 2 par
lanus setemumwnniran
Parmi les malades traités hors des
celui qui fait le sujet de
hôpitaux, treizième observation, 2 et qui a
la
est le,seul qui ait eu une
succombé,
hémorragie, et c'était par le fondement. Mais quel horrible spectacle
celuid'un malade chez qui licque
dont le sang ruistère a commencé,
quelselle des ouvertures naturelles,
de la
et
quefois des lèvres, 2
langue,
s'infiltre sous la peau, comme je l'ai
de TAmérique! Ces
vu au continent
mahémorragies ne se sont point
nifestées. d'une manière aussi effrayante et n'ont pas été aussi multipliées à Saint-Domingue pendant
de trois ans quej'y ai passés, à
près
malheureuse de la première
l'époque
révolte des nègres et de la guerre qui
l'a suivie, dans laquelle nous avons --- Page 24 ---
AVE FERTISSENENT
pareillementp perdu un grandnombre
d'hommes. La plupart périssaient de
la fiévre maligne des
pays chauds,
sansictère ets sans vomissemens noirs.
D'après les détails que j'ai reçus du
Cap, il en a été à peu près de même
enl'an dix, avec cette différence
la maladie a attaqué en partie les que
ciens habitans
ancomme ceux nouvellement arrivés. Des
capitaines de
navires, 3 des passagers venant de la
Guadeloupe, des matelots, onttombé
malades au Cap-Français, etly sont
morts en germinaleteny
avoir eu les
prairial, sans
yeux jaunes ni d'hémorragies, sinsiquejel'aiappris pardes
témoins, et de la bouche même de
ceux qui ont succédé aux employés
dans ces navires.
A l'occasion des deux causes g6nérales, notre collègue s'est servi de
la vieille expression des colons
: le
sang
matelots, onttombé
malades au Cap-Français, etly sont
morts en germinaleteny
avoir eu les
prairial, sans
yeux jaunes ni d'hémorragies, sinsiquejel'aiappris pardes
témoins, et de la bouche même de
ceux qui ont succédé aux employés
dans ces navires.
A l'occasion des deux causes g6nérales, notre collègue s'est servi de
la vieille expression des colons
: le
sang --- Page 25 ---
AVERTISSENENT T.
bouillir dans les veines.
sang parait
Cette idée, fausse en elle-même, ne
sorte
contribue pas peudinspirerunes
de crainte aux Européens, 7 et à jeter
l'épouvante dans l'esprit des nouQuelques-uns, en
veaux débarqués.
petit nombre à la vérité 5 n'éproueffets des causes
vent pas toujoursles
qui exercent leur empire dans ces
climats. - La cause particulière qui a
donné, cette année, plus d'intensité
à la maladie, a été la température
suneretisatpomem-dheldegis régné
partout pendant plusieurs mois, eti il
s'appuie, avec raison, de l'autorité
de Poupée-Desportes, qui a observé
que la fiévre jaune, qu'il nommait
maladie de Siam, a été-toujours d'autant plus cruelle au Cap, que les années ont été plus sèches. Cependant,
on a vu quelquefois cette maladie
exercer ses ravages au continent, B --- Page 26 ---
AYERTISSEMEXT
malgré élespluies, lorsquele eventrestait au sud ( zoyez ci-après, S. I):
Liopinion du docteur Rush, de Philadelphie, quiattribue la fiévre jaune
de cette ville, en 1793, à des ballots
de café gâté qu'on laissa dans des
magasins, 2 non au bord de la mer,
mais de la Delaware, a etquise putréfiérent, est erronée, désavouée
plusieurs médecins
par
anglo - américains, et par tous les Français.
La fiévre jaune a, ditl'auteur, des
rapprochemens plus ou moins marqués avec le causus ou la fiévre ardente, Si elle en diffère beaucoup,
suivantlui,j'aivu néanmoins qu'elle
se terminaitquelquefois par la suffusion ictérique.
Ne pas séparer de la pestela fiévre
jaune, serait une opinion erronée.
Uexiste quelques symptômes communs qu'il indique; mais la peste
--- Page 27 ---
AVERTISSEMENT T.
dit-il, est eudémique à certaines régions : la fiévre jaune ne l'est que
pourles individus qui n'ont pas encoré habité les pays chauds; la peste
contane se communique que par
gion : la fiévre jaune n'atteint plus
les individus une fois acclimatés.: ;
la fiévre jaune est le produit d'une
chaleur extrêmé sur les corps vivans
quine sont point accoutumés à cette
impression ; les. épidémies ont un
temps déterminé pour leur cours :
la fiévre jaune'attaqué en masse OU
isolément les nouveaux débarqués;
les épidémies n'épargnentpersianes
les habitans sont rarementatteintsde
la fiévre jaune... Quoique le fond de
ces propositions soit vrai, sous certains rapports 2, ceux qui n'ont. pas
habité plusieurs contrées de PAmérique n'auraient pas une idée trèsjuste de la maladie, ên trop généraB 2
émies ont un
temps déterminé pour leur cours :
la fiévre jaune'attaqué en masse OU
isolément les nouveaux débarqués;
les épidémies n'épargnentpersianes
les habitans sont rarementatteintsde
la fiévre jaune... Quoique le fond de
ces propositions soit vrai, sous certains rapports 2, ceux qui n'ont. pas
habité plusieurs contrées de PAmérique n'auraient pas une idée trèsjuste de la maladie, ên trop généraB 2 --- Page 28 ---
AVERTISS SEN MEN T.
go
lalettre
lisant ou en s'en rapportantàl écrit
de ceux qui in'ont
aux ouvrages
d'un seul
d'après les épidémies
que
le docteur
endroit. Mais ensuite, 7
de
Gilbert ajoute, 7 avec beaucoup
( on ne
peut eependant
justesse :
la fiévre jaune
5) disconvenir que
les
- lorsque
3) devient épidémique
la
agissent
>
causes qui
produisent
sur les individus accoutuD même l'action de la chaleur : telles
> més à
des diverses
> ont été les épidémies
même
de PAmérique, ou
> contrées
> de PEurope. >
tracer unel ligne
<Ili faut également
entre la fiévre jaune
> de séparation
et des pri-
> et dés fiévres d'hôpitaux
bien
aient beaucoup
>> sons,
qu'elles
mais il
> de symptomes communs
qui
> est des symptomes spéciaux
font de la fiévre jaune un genre
s
tels sont les vomisse-
> particulier, --- Page 29 ---
AYERTISSEMENT
la suffusion ictérique,
> mens noirs,
lirrita-
> la suppression des urines,
très-vive dans linva-
> tion toujours
et l'oeil ar-
> sion, 7 le visage rouge
> dent. >
Jenel pense pasque ces symptomes
dussent faire un genre particulier,
mais seulement une espèce. Comme
on voit souvent la fiévre jaune sans
qu'ilyait des vomissemens noirs, et
les vomissemens noirs et la sufque
n'appartiennent pas
fusionictérique exelusivement à la fiévre
toujours
jaune, ils ne peuvent être appelés
amtaaeirr:
c'estl'ensemble etla réunion de plusieurs symptomes qui constituent
cette maladie.
est-elle bien disC La fiévre jaune
des fiévres bilieuses? Il y a
> tincte
>> tout lieu de croire qu'elle n'est que
des fiévres rémitten-
> le maximum --- Page 30 ---
AVERTISSENENT
tes bilieuses, > Ce que dit ici M. Gilbert est conforme à ce
servé : les méthodes que j'ai obleur conviennent
curatives qui
sont
En parlant des crises identiques.
nostic de la
et du promaladie, on lit: : C il
> toujours bien
faut
> fiévre
distinguer, dans la
jaune, la présence de la
> fiévre ou l'état
>)
d'iritation ; l'absence de la fiévre ou l'état
> neux.>Jer
gangrén'aipastoujours vu
ces états; car
ainsi
absence de
fnequemmentilyavoit
fiévre, 2 et les viscères n'é
taient point encore frappés de
grène.Dans ce
gancnoplusiersmnalades
Buériseaientmalgroles
comme on
hémorragies,
le verra dans ce traité
s'ils étaient confians et dociles. *
Ik
n'estpasquestion,
docteur
dansl'ouvrage du
Gilbert, d'aucune
de cadavres.
ouverture
DE
Parmi les bons avis donnés al'ar
emmentilyavoit
fiévre, 2 et les viscères n'é
taient point encore frappés de
grène.Dans ce
gancnoplusiersmnalades
Buériseaientmalgroles
comme on
hémorragies,
le verra dans ce traité
s'ils étaient confians et dociles. *
Ik
n'estpasquestion,
docteur
dansl'ouvrage du
Gilbert, d'aucune
de cadavres.
ouverture
DE
Parmi les bons avis donnés al'ar --- Page 31 ---
AVERTISSEMENT T.
on
ticle Traitement préseriatif.,
a adopté
voit, avec peine 2 qu'il médecins
l'idée de quelques anciens
et de
phébotomistes des colonies,
Thion de la Chaume ( traduétion
des maladies des Européens dans
chauds de Lind, tome H,
les pays
recommande à
page 31), lorsqu'il d'une consticeux qui sont doués
faire faire
tution phlétorique de se
une où deux saignées 2 en arrivant
à St.-Domingue.
méthodique, il
Dansle Traitement
de
convient d'appliquer les remèdes
manière à ce que les excitans n'irritent pas 3 et que les adoucissans savoir
n'affaiblissent pas ; il faut
marcher entre ces deux écueils. M.
Gilbertditqwiln'ya) apasgrand'chiose
deslavemens de quinquina
à espérer
lorsque Tirritation de l'estomacs'opde ce rOpose à P'administration --- Page 32 ---
AVERTISSENENT
mède. J'ai cependant tiré un grand
parti de cette méthode, en
santleslavemens d'uner
compomanièreconvenable et en les faisant garder
qu'ils puissent produire leur effet. pour
Onne trouve pas qu'il soit fait mention, en rien, des acides minéraux
ni de l'opium sagement combinés.
Ce paragraphe est terminé par la
transcription du traitement usité
par le docteur
à
Rush, 2 qui consiste
administrer, toutesl les six
une
heures;
poudre composée de jalap et de
mercure doux. C Ilya lieu de
> tonner, dit
s'6-
> tion des
l'auteur, que l'irrita-
.
organes ait permis
> de ces moyens. Il faut qu'à l'usage Phila-
> delphie elle soit
moins
>>
beaucoup
vive que dans notre colonie elle -
> y est, principalement dans (6
> sud des Etats-Unis,
toutle
au
>
vive qu'aux
moinsaussi
Antilles). Je m'éton- --- Page 33 ---
AVERTISSEMENT T.
senlement qu'un traitement
> nerai
dans la fiévre jaune de
> si vanté,
été pratiqué
> Philadelphie, ,n'aitpas
même maladie quia ravagé
> dansla
ville dans l'an
> cette malheureuse
et 1798). >
> six et l'an sept (1797
M.Gilbert: n'a pas été ndellementinformé: le docteur Rash,etquelques
autres ont continué à employer. ce
traitement 7
dans les épidémies sucmais plusieurs l'ont varié
cédentes;
abandonné.
ou l'ont entièrement
manifeste
lauteur
- L'aversion que
linvasion
pour la saignée 7 depuis
conseils
de la maladie, d'après les
est trèsde Poupée - Desportes 2
il en est de même à l'égard
fondée ;
-
del Pémétique. 1lpense, 2 avecraison,
cette maladie a atteint de tous
que
dans les colonies, les Eurotémps,
ont abordé. Ses causes
péens qui y
loin de delocales et temporaires,
uteur
- L'aversion que
linvasion
pour la saignée 7 depuis
conseils
de la maladie, d'après les
est trèsde Poupée - Desportes 2
il en est de même à l'égard
fondée ;
-
del Pémétique. 1lpense, 2 avecraison,
cette maladie a atteint de tous
que
dans les colonies, les Eurotémps,
ont abordé. Ses causes
péens qui y
loin de delocales et temporaires, --- Page 34 ---
AVERTISSENENT
venir permanentes, dit-il,s'affaibliront insensiblement d'elles-mémes,
ou plus promptement si les
convenables
moyens
d'hygiène publique
sont employés. Je vois avec satis- y
faction que son opinion coincide
avec la mienne, en prononçant
la fiévre jaune n'est
que
pas d'une origine étrangère; qu'elle a sa source
dans un air très-chaud, saturé d'émanations marécageuses ; qu'elle
exerce des ravages d'autant plus
redoutables, 3 que les lieux où elle
se répand sont plus voisins des
foyers des miasmes, et que, selon
l'opinion de la généralité des
.
praticiens, elle n'est pas contagieuse.
Cependant, il ne décide rien sur ce
dernier point, parce qu'il a vu,
dans les hôpitaux, des officiers de
santé et des employés être victimes
de la maladie x et que les hommes --- Page 35 ---
AVERTISSEMENT
les plus acclimatés n'ont pas même
été épargnés par ce fléau.
Ces circonstances n'offrent rien
qui doive surprendre, dans l'hypothèse où l'on se' trouvait, sur les
ruines d'une ville incendiée pour
la seconde fois depuis huit ans et
demi, encombrée de substances infectes d'où s'élevaient, comme il le
ditlui-même, des miasmes méphytiques, et oûl'on éprouvait tant de
privations, tant de peines morales
etphysiques. D'ailleurs, ces officiers
de santé étaient déjà exposés aux
influences des mêmes causes que
leurs co-débarqués. On conçoit aussi
très - bien que telle maladie, qui
n'est pas nécessairement contagieuse dans T'origine, le devient
quelquefois consécutivement, ainsi
que je Pai exposé.
Enfin, cet opuscule, terminé par
tiques, et oûl'on éprouvait tant de
privations, tant de peines morales
etphysiques. D'ailleurs, ces officiers
de santé étaient déjà exposés aux
influences des mêmes causes que
leurs co-débarqués. On conçoit aussi
très - bien que telle maladie, qui
n'est pas nécessairement contagieuse dans T'origine, le devient
quelquefois consécutivement, ainsi
que je Pai exposé.
Enfin, cet opuscule, terminé par --- Page 36 ---
AVERTISSEMENT.
des conseils de salubrité, fait beaus
coup regretter, 2 sous tous les rapports 2 que notre collègue n'ait pas
pu demeurer plus longtemps dans
ce pays, pour être à même de faire
P'histoire médicale et - la topographie de St.-Domingue. --- Page 37 ---
INTRODUCTION
JAr
rassembler, pendant cinq années
j'ai pu passées aux Etats-Unis d'Amérique,
quej
matériaux sur la maladie désasquelques
est connue sous le nom de
treuse qui y
Plusieurs faits
yellow fever, fiévre jaune. été témoin aux
dont j'avais 2 auparavant,
les militaires
Antilles , principalement parmi
de
Ies troubles avaient obligés
et ceux que
de la guerre, me
prendre part aux fatigues
furent offerts de nouveau, au continent septentrional, sur un grand nombre de malades;
en outre, une corresponet j'entretenais, médecins des autres lieux où
dance avec des
La diversité
l'épidémie exerçait ses ravages.
d'opinions dont retentissaient les papiers puet où l'on
blics, les écrits qui paraissaient,
discutait sur son origine, ses causes et sur
sans résultats satisfaisans,
son traitement,
de nouvelles lumièmn'engagèrent à attendre
Ma résidence ordinaire et mon emploi
res.
Confiant
étaient à Norfolck, en Virginie. --- Page 38 ---
I N T R O I) U C TI O N.
dans la méthode curative
à
que j'avais suivie
SL.-Domingue, je tins à peu près la même
conduite.
Privé, alors, de toutes ressources bibliographiques, sans une note et sans un seul
volume,à raison de l'inceridie de ma bibliothèque, de mes papiers et du pillage de tout
ce que je possédais au Cap-Français, il
fut impossible de consulter
me
Un
aucun auteur.
voyage que je fis dans le Nord, me
fournit d'abord l'occasion de
séjourner dans des
passer et de
endroits où la maladie
existait, de converser avec des médecins
de recueillir de leurs entretiens
et
connaissances plus étendues
quelques
ou moins équis
voques. Presque tous ceux du pays la regardaient conme une fiévre maligne
lentielle
pesticontagieuse, > importée des Indes
occidentales. Me trouvant ensuite à
de mettre à profit ces nouvelles
même
de les vérifier dans les
notions, et
grandes épidémies ;
quienlevèrent
ANorfoicksetlement, en
et
179,Fresgelesisiène de sa population,
je me flattais, comme Sydenham,
étudié et suivi la nature dans les qu'ayant
tableaux
premiers
qui me furent offerts, et que me
e
lentielle
pesticontagieuse, > importée des Indes
occidentales. Me trouvant ensuite à
de mettre à profit ces nouvelles
même
de les vérifier dans les
notions, et
grandes épidémies ;
quienlevèrent
ANorfoicksetlement, en
et
179,Fresgelesisiène de sa population,
je me flattais, comme Sydenham,
étudié et suivi la nature dans les qu'ayant
tableaux
premiers
qui me furent offerts, et que me --- Page 39 ---
I N T. K 0 D U C T I O N.
ainsi dire, à sa place, je
mettant, pour heureux dans les suivans,
pourrais être plus
actif et plus asen marchant d'un pas plus
de
des époques
suré. J'espérais, y qu'après
de
désolation aussi réitérées, des personnes
très-étendue
lart; exercées par une pratique
familiarisées avec un fléau qui, depuis
et
n'a pas manqué, chaque
173jusqu'aprésent,
année, de sévir plus ou moins dans quelques
maritimes, fixeraient enfin l'opinion
villes
d'une aussi grande impublique sur un sujet
portance. Je me persuadais, qu'au moyert
d'un mode de traide bonnes lois sanitaires,
fondé surl'expérience et une rigoutement observation, les habitans de ces conreuse
le
rassurés sur le
trées, consolés sur passé,
présent ét remplis d'espoir pour l'avenir,
abandonneraient toute idée d'importation,
et de contagion, cesseraient de
pestilentielle
de déserter les villes,
fuir leurs habitations,
les liens
d'oublier les devoirs de la charité,
de l'amitié et de la consanguinité. Mais, j'ai
en
sans avoir été,
quitté ce continent
1798,
beaucoup plus satisfait sur, les, principaux.
cetiologiques et thérapeutiques qui
points
de leurs controverses: 3 et il ne:
font l'objet --- Page 40 ---
I N T R 0 D U C T I 0 N.
m'a pas paru que leurs
égard, aient été
connaissances, à cet
plus avancées
la maladie a commencé.
que lorsque
Dans l'automne de
1798 et
reur était encore la même
1799, la terde
parmiles
shabitans
Philadelphie, 2 qu'en 1793. Le.
jaune était arboré
drapeau
avait des
sur les maisons où il y
malades, les magasins étaient
més, toutes les affaires
ferpendues, les rues absolument commerciales susGouvernemeut.
désertes, et le
avait établi son siége à
ton, dans le
TrenNew-Jersey, 9 à trente milles de
Philadelphie (1). Dans tousles
on faisait observer la
ports de mer,
dans les années
quarantaine. Comme
précédentes, le
pouvait pas
voyageur ne
poursuivre sa marche.
autres
Entre
exemples, on voit qu'en date du 15
(1) Les nouvelles de Philadelphic,
niéreépidémie de 1802,
concernant la derhabitans
portent à 30,000 le nombre
réfugiés dans les
des
aux ravages de la fiévre campagnes, pour se soustraire
ville s'est trouvé
jaune. Le commerce de cette
plus particulièrement entièrement suspendu. La maladie a
plus
régné dans la classe du peuple la
pauvre 7 et parmi les victimes qu'elle a enlevées
trouvaient un grand nombre d'émigrans,
se
septembre
émie de 1802,
concernant la derhabitans
portent à 30,000 le nombre
réfugiés dans les
des
aux ravages de la fiévre campagnes, pour se soustraire
ville s'est trouvé
jaune. Le commerce de cette
plus particulièrement entièrement suspendu. La maladie a
plus
régné dans la classe du peuple la
pauvre 7 et parmi les victimes qu'elle a enlevées
trouvaient un grand nombre d'émigrans,
se
septembre --- Page 41 ---
I N.T R 0 D U. C T 10. N,
du maire
septembre 1798, une ordonnance
de Baltimore , défend à toutes personnes
de Philadelphie et de
venant de Newyork,
Wilmington, oh la maladie régnait, d'apde Baltimore de plus près que trois
procher à moins d'un certificat qui consmilles,
sont sorties de ces lieux depuis
tate qu'elles
quinze jours.
Cependant, nous avons eu la satisfaction
de voir que tous les médecins français qui
avaient exercé sous la zone torride, n'ont
varié dans leur sentiment sur la cause
pas
de cette maladie; qu'ils n'ont pas
originelle
qu'elle fût essentiellement contaremarqué
été les moins
gieuse, et qu'ils orit toujours
malheureux dans le traitement des malades
leur ont été confiés. Quelques - uns
qui
de reconnaissance
d'entre nous , pénétrés
et d'affection envers des peuples généreux
dont les actes d'humanité et
et hospitaliers,
s'étaient déployés à l'envi,
de bienfaisance
l'incendie et les massacres dans nos
lorsque
colonies eurent forcé les habitans à se réfugier chez eux, etày chercher un asyle, penétait de leur devoir d'émettre
sèrent qu'il
et d'en
leur opinion sur une telle calamité, 3
C --- Page 42 ---
I N T R ODUCTI O N.
prévenir les magistrats : ceux de Norfolk
m'ont quelquefois consulté à ce sujet (1).
(1) Recherches et observations sur les causes et les
effets de la maladie épidémique qui a régné à Philadelplie, en 1793, par Jean Devèze,
Français, chargé alors,
chirurgien au Capcomme Médecin, de Phopital de
Bush-Hill, par le comité de
Lettre du même, officier de santé.Philadelphie, santé
1794en chef de Phopital
français, à Philadel,hie, à M. Miffin
Pensylvanie, 27 août
7 gouverneur de
1797.
Avis de L. Valentin, ayant pour titre : Felix
potuit rerum cognoscere causas, publié dans le Herald qui
Norfolk and Portsmouth advertiser, 4
J'y rassurais les habitans sur Porigine septembre1795,
non contagieuse de la maladie, et il purementlocaleet est à
qu'ils n'ont pas fui leurs demeures. A la même remarquer
je développai cette opinion dans une lettre adressée époque
professeur Mitchill, dont il a fait consigner
au
dans une dissertation inaugurale,
l'extrait
soutenue par Saltonstall, au collège de Columbia, à
(Voy. la Bibliotheq.
Newyork, en 1796.
britannig., tome 3 des
et arts, page 22).
sciences
On the diseases non prevalent in
S. M. Dunan, licencié de la faculté Philedelphia de
par
dans PAurora, 28 août
Paris, publié
1797.
On the yellow fever asit appeared at
the summer and automn
Baltimore in
ef1800, par Chatard, de
ue par Saltonstall, au collège de Columbia, à
(Voy. la Bibliotheq.
Newyork, en 1796.
britannig., tome 3 des
et arts, page 22).
sciences
On the diseases non prevalent in
S. M. Dunan, licencié de la faculté Philedelphia de
par
dans PAurora, 28 août
Paris, publié
1797.
On the yellow fever asit appeared at
the summer and automn
Baltimore in
ef1800, par Chatard, de --- Page 43 ---
I N T R 0 D U C T I O N.
On doit dire, à la lonange des principanx
des côtes de la Virginie et de la
médecins
Lettre au D. Miller, insérée dans le
Saint-Domingue.
medical Repository 1 vol IV, page 253.
Moniteur universel du 20 fructidor an dix, donné
Le
de Newyork, en date du 24juilun extrait de nouvelles
les
on voit le regret qu'éprouvent
let 1802, > par lequel
des médecins français,
habitans de cette ville, du départ
habisoit
les Antilles, qu'ils
-
soit pour l'Europe, 2
pour
circonstance, est-il
taient avant leurs désastres. C Cette
car on convient
> dit, nous est encore tres-défavorable; mieux à traiter les
qu'ils s'entendent
> généralement
de la fiévre jaune, et il est vrai de
>> malades atteints
redevable des cures les plus
> dire que ce pays leur est
de maqui ont eu lieu dans ce genre
> remarquables
> ladie >.
de Newyork, du 28 juillet,
Dans d'autres détails du fructidor an dix, on lit
insérés dans le Moniteur 27
peine un malade, saisi de la fiévre jaune,
ce quisuit:eA
labandonne
d'en être attaqué, qu'on
> est-il soupçonné sur le lit de douleur, sans daigner
s las plupart du temps,
dont il a besoin. On croit
aucun des secours
> lui porter
a mis
beaucoup fait pour sa guérison, lorsqu'on
* avoir
table, une bouteille
> à côté de son lit, sur une petite
laisse à
de vin de Madère et une carafe d'eau, qu'on
>>
On se borne ensuite à entr'ouvrir, trois
5 sa disposition.
la porte de sa chambre 2 en se
> ou quatre fois par jour,
C 2
douleur, sans daigner
s las plupart du temps,
dont il a besoin. On croit
aucun des secours
> lui porter
a mis
beaucoup fait pour sa guérison, lorsqu'on
* avoir
table, une bouteille
> à côté de son lit, sur une petite
laisse à
de vin de Madère et une carafe d'eau, qu'on
>>
On se borne ensuite à entr'ouvrir, trois
5 sa disposition.
la porte de sa chambre 2 en se
> ou quatre fois par jour,
C 2 --- Page 44 ---
I N T R O D U C TIO N.
Nouvelle-York, qu'ils ont presque
lement considéré
généracette maladie comme indigène, et qu'ils n'en faut pas aller chercher
la cause ailleurs que dans leurs
se trouvent les
villes, oà
foyers d'infection
à
la
propres
développer 2 selon les diverses modifications locales, l'état et les
dispositions des individus, pendant que d'autres
imaginentque
>> tenant la bouche et les narines bien serrées
> mouchoir ( ou une éponge ) imbibé de
dans un
>1 de s'assurer si le pestiféré
vinaigre 2 afin
respire
>> devons-nous dire, à la gloire des encore.
Anssi
> des colonies, qui ont résidé
médecins français
sur ce continent
s quelques années, qu'ils n'ont jamais sacrifié pendant
> ou à leur propre santé ou à leur
personne
> toujours vus
répugnance : on les a
2 au plus fort de la
> rues en rues 2 de maisons en contagion, courir de
maisons,
trer leurs soins, jusqu'à la dernière pour adminis-
>> familles entières de
extrémité, à des
malades et de
3> desquels ilsse rendaient à la moindre moribons, auprès
> Le peuple de ce pays, et même les invitation.
>> quent den'être pas
gens qui se pipeuple, ne sont
> à comprendre que la fiévre
pas encore parvenus
jaune n'est
> dans les villes où elle
point timportée
exerce
>> vages, > et que ces villes en renferment communément ses raD leur propre sein, etc..
les germes dans
>. --- Page 45 ---
I N T R O D UCTIO N.
d'infection ne sont que les véhices foyers
la contagion apportée
cules qui propagent
d'audu dehors. Depuis ce temps, beaucoup
tres médecins ont reconnu la véritablesource
de la fiévre jaune, ainsi qu'on le verra dans
le cours de cet ouvrage.
Je n'ai hasardé aucune relation sur cette
maladie, malgré qu'on m'en ait demandé,
parce que je m'attendais que quelque judicieux observateur frmngpt.gpantlopeape
climats
un travail exhabité ces
, publierait
auquel le mien serait toujours resté
professo, très-inférieur. On s'est plaint si souvent et
surtout depuis que l'idéoloavec raison,
prendre un certaiit
gisme en médecine parait
ascendant, , qu'il y a des sujets dans cette
science sur lesquels on se hâte trop d'écrire.
D'ailleurs, depuis longtemps, les Anglais
avaient donné plusieurs descriptions sur celui-ci, et les Anglo-Américsins, , en diverd'opinions entr'eux, en ont publié
gence
épidémie. Mais le retour anaprès chaque
méridionuel de la maladie, tant à la partie
nale du Nouvean-Monde, qu'àla septentrionale, occupe les esprits et attire en Europe,
II seniplus que jamais 9 l'attention publique.
se hâte trop d'écrire.
D'ailleurs, depuis longtemps, les Anglais
avaient donné plusieurs descriptions sur celui-ci, et les Anglo-Américsins, , en diverd'opinions entr'eux, en ont publié
gence
épidémie. Mais le retour anaprès chaque
méridionuel de la maladie, tant à la partie
nale du Nouvean-Monde, qu'àla septentrionale, occupe les esprits et attire en Europe,
II seniplus que jamais 9 l'attention publique. --- Page 46 ---
I NT. R D D U C TI O N:
ble, depuis quatre ou cinq ans 2 que les
Français, inquiets et effrayés sur le sort de
ceux qui partent pour ces
parler d'une maladie
pays 9 entendent
nouvelle et inconnue
jusqu'à présent. Comme la
on craint
son introduction dans
peste,
nos ports.
Sensible àla confiance que les
de l'Ecole de Médecine de Paris veulent professeurs
me témoigner, je cède. à leur
bien
en leur présentant aujourd'hui invitation,
cette faible
esquisse. J'aurais desiré la rendre
cise, Peut-être plus concluante, plus conet éviter des
répétitions sur ce que l'on connaît
cernant cette affection; mais
déjà con-
'en matière de
recherches, et dans l'exposition du tableau
d'une maladie aussi
désastreuse, 2 il convient
d'examinerfensembla, des effets qui
nous conduireaux causes, s'écarter peuvent
fois de l'analyse
quelquethèse,
pour procéder par la syncomparer les résultats des moyens
connus, d'après leur application aux cas
offrent la même similitude, les varier qui
les
selon
différences, ou s'il est possible, en substituer d'autres qui conduisent plus sàrement
et plus efficacement au but.
Si cet ouvrage n'ajoute rien aux connais- --- Page 47 ---
I N T R OD U C T I 0 N.
39dans ces pays lointains, ou
sances acquises
pourraitle
s'il ne confirme pas, autant qu'on
desirer, les
déjà reçus., l'emploi
principes
la pludes moyens adoptés et célébrés par
des médecins nationaux; 5 ou si, enfin,
part
résoudre, plus ou moins,
il ne concourtpasà
de
concernant le véritable type
le problême
à la contagion,
cette maladie, par rapport
son identité avec celle qui a dévasté une
et
d'Espagne en 1800, c'est que réelprovince
d'autre ornelement je n'ai pu y apporter
la vérité dépouillée de toute hypoment que Je n'offre
ce que j'ai vu, ce que
thèse.
que
des
j'ai fait ét ce qui m'a été transmis par
amis avec lesquels j'ai conservé une correspondance.
J'ai cru devoir faire mention, en passant,
l'occasion s'en présente, des fiéet lorsque
ou malignes qui.affligent
vres pernicieuses
vers les
les habitans des lieux marécageux,
côtes maritimes et ceux des contrées nouvelles ou des établissemens dans l'intérieur,
*
de leur
analogie avec la fiéà raison
grande
les
et de l'identité des causes qui
vre jaune,
modifications
produisent, d'après certaines
et influences générales ou particulières.
passant,
l'occasion s'en présente, des fiéet lorsque
ou malignes qui.affligent
vres pernicieuses
vers les
les habitans des lieux marécageux,
côtes maritimes et ceux des contrées nouvelles ou des établissemens dans l'intérieur,
*
de leur
analogie avec la fiéà raison
grande
les
et de l'identité des causes qui
vre jaune,
modifications
produisent, d'après certaines
et influences générales ou particulières. --- Page 48 ---
I N T R ODU C T I O IV
J'évite toute discussion sur les
chimiques de l'atmosphère,
propriétés
tres à décider si le
laissant à d'aus'exhale des lieux méphytisme ou gaz qui
des palus,
resserrés et mal-propres,
2 des places
a abandonnés dans
fangeuses, que l'eau
et des
les temps chauds et secs s
corps en putréfaction, est l'azote oxigéné, le septon du docteur
bien l'azote
Mitchill, Ou
hydrogéné, et si son union au
sang peut en expliquer la dissolntion, Ia
tréfaction, etc. Mais autant
pucussions
j'évite les dispartielles et plus ou moins
tiques, autant je
systémarappellerai les observations
générales, faites pendant un grand
de siècles, depnis le
nombre
démiques
précieux livre des Epid'Hippocrate , et son traité
aere > aguis et locis; en un
De
influences
mot, sur les
terrestres et atmosphériques
agissent dans les divers états de santé qui
maladie sous les différens
ou de
treprendrai
climats. Je n'enpas de redire ce qui se trouve
épars dans les écrits des
cins et
naturalistes, médevoyageurs : je renverrai à
tion des PRINCIPES
l'introducNATUR BLS du docteur
Lejayand (5 vol. in-80, ),
extrait,
après en avoir
cependant, ce qui a des rapports --- Page 49 ---
I NT R. 0 D U C T I O N.
des madirects avec les moyens préservatifs
épidémiques et contaladies endémiques 7
gieuses.
amateurs de la
Cc Les vrais philosophes, dans tous les
>> simplicité, , ont représenté ,
>> siècles et chez les nations les plus cultivées,
vivaient longtemps
>>. que plusieurs peuples
très-bien sans médecins;
>> et se guérissaient
à leurs remèdes
>> que la iature avait pouryu
manière
> comme à leurs alimens, s d'une
certaine et plus évidente, 2
>> plus simple, plus
et les
les méthodes 2 les systêmes
>> que par
Mais aujour-
> rêveries de l'imagination.
la
s'est répàndue pres-
>> d'hui,
contagion
connaît
s que dans toute la terre ; on ne
les Lapons qui vivent dans
> plus guère que
-
et depuis trente - cinq ans
>> la simplicité ;
sache, des
>>. qu'on n'a publié 2 autant que je
sur leur régime,-il se peut
> observations
Mais suppo-
> qu'elle soit déjà corrompue.
leur
> sant qu'elle ne - soit point changée, 2
est encore aussi simple que celle
> médecine
; ils traitent
2 des Grecs avant Hippocrate
lumalades suivant la tradition et
D leurs
sativa),
(angelica
>> sage, avecl'angélique
font cuire
> une: espèce de mousse qu'ils
. qu'on n'a publié 2 autant que je
sur leur régime,-il se peut
> observations
Mais suppo-
> qu'elle soit déjà corrompue.
leur
> sant qu'elle ne - soit point changée, 2
est encore aussi simple que celle
> médecine
; ils traitent
2 des Grecs avant Hippocrate
lumalades suivant la tradition et
D leurs
sativa),
(angelica
>> sage, avecl'angélique
font cuire
> une: espèce de mousse qu'ils --- Page 50 ---
I N T R OD U C T I 0 N,
> dans le lait, le
lauréole, 2 le
ran-
>
fromage
gifère, 2 le laiteron, quelquefois le tabac
> son huile, dansles
et
coliques
9> les noixvomiques
spasmodiques;
dansl'esprit de
>> la décoction d'écorce de
froment,
saule, 2 les cendres
> de bonleau, 3 le fiel d'ours,
>
d'anguilles et de
quelques oiseaux, 3 la résine de
le
> lait, le petit-lait, les
sapin,
mâres, les
>> l'airelle rouge, les baies d'une fraises,
de
> bruyère, l'ustion
espèce
qu'ils pratiquent
le
>> moyen de l'agaric, les
par
> cion (1), etla
ventouses par sucsaignée qu'ils emploient rare-
(1) Cette
sieurs
méthode, 2 par succion 2 est commune à plupeuples. Les Egyptiens, 9 les
les Africains et des
Arabes, presque. tous
Américains, se servent d'une
corne percée à son sommet : c'est le même
petite
j'ai vu employer au continent de
procédé que
ai prescrit
T'Amérique. Quand i'y
lapplication des ventotises, des nègres l'exé.
cutaient tres-adroitement : pour cet effet, ils
une corne de bison, de
prennent
taureau 2 ou autre convenable.
Après avoir lumecté ou non la peau du
soufle
a
lieu., par leur
seulement ou avec un doigt mouillé,
quent la base de la çorne, et aspirant l'air
ilsy applitrou, ils forment le vide, ils scarifient la contenu, par le
quent la
peau, 2 réappliventouse, et, par un mouvement de la
et des lèvres, placent dans le trou du sommet langue
un petit
A 2 --- Page 51 ---
I N T R O D U C T I O N.
aromatiques, âcres et
Les remèdes
> ment.
savent rendre plus ou
qu'ils
>> échauffans,
sont d'autant plus faleur
> moins incisifs,
leurs maladies sont
toutes
> vorables, que
ou catar-
> inflammatoires 9 lymphatiques deshu-
>
parlépaisissemente
rales, produites
a aussi des causes particulières
> meurs. Ily
Montin. Leurs aliRosen et
> désignées par
leurs remèdes sont
> mens, leurs maux et
et vivent
Ils meurent peu
> très- simples.
santé très-vigoudans une
> très-longtemps minéral ne leur fournit
>> reuse. Le règne
>> pas le moindre remède...
observer le
'>> Si les nations avaient pu
de la
le'règne
des morts, pendant
> nombre
les événemens et les
> simplicité, exceptant qui ont si souvent
meurtrières
P, révolutions le globe ; le nombre des morts,
>>, ensanglanté
la médecine en
lon a réduit
> depuis que
la comparaison des
22 méthode et en systême,1 affectés à chaque cli-
> résultats généraux,
coule quelquefois assez abondamment,
bouchon;les sang
n'a pas dans les villes
et supplée aux sangsues 2 qu'on
maritimess
> nombre
les événemens et les
> simplicité, exceptant qui ont si souvent
meurtrières
P, révolutions le globe ; le nombre des morts,
>>, ensanglanté
la médecine en
lon a réduit
> depuis que
la comparaison des
22 méthode et en systême,1 affectés à chaque cli-
> résultats généraux,
coule quelquefois assez abondamment,
bouchon;les sang
n'a pas dans les villes
et supplée aux sangsues 2 qu'on
maritimess --- Page 52 ---
I N T R O D U CTI O N.
> mat, aurait terminé le différend
> les
qui agite
philosophes et la société
>> siècles. Mais les
depuis tant de
>>
prétendrions faire comparaisons de
que nous
notre
>> siècles précédens,
siècle, 2 avec les .
seraient
> LaT, les maladies
défectueuses ;
populaires
>vaient être bien
surtout, deplus
>> meurtrières,
fréquentes et plus
tandis que
> que toute couverte de l'Europe était presbois,
> marais, de bronillards
d'étangs, de
et de
> tes, d'habitations
vapeurs infecmal-saines,
>> humides; tandis
obscures et
que les
> nuellement
hommes, contimolestés par les
l'anarchie et de la
vexations de
snperstition,
>> sant dans la
croupis-
> n'avaient mal-propreté et dans la crasse,
pas 3 comme nous > la
> renouveler leurs
facilité de
vêtemens. Tous
>> mens devaient se ressentirde
leurs ali-
>>
tant d'impressionsnuisibles; et de fait, tous les
> qui servent à leur nourriture, végétaux
5> cultivés et donnaient des
étaient peu
> taires.. Lesnations,
sucs moins salu-
> bordsdel'Océan: surontyqsihabitentles
>> gées
Lemeotiealieatimtpom
continellencnredanse une
2 nébuleuse et infecte,
atmosphère
nourries
a grossier. , non
d'un pain
fermenté, de chair crue 0u --- Page 53 ---
I N T R 0 D U C T I O N.
quileur servait de
> sléegtontjnsguailean
intarissable
devait être une source
>> boisons,
règne de la lèpre,de
>> de maladies.Cétaitle de toutes les autres mala-
>> l'éléphantiase et
d'une vérole
>> dies de la peau, de la plique,
du scorbut et des ulcères, qui
> affreuse,
parce que
>> passaient alors ponrincurables, au milieu des
hommes vivant sans cesse
>> les
causes
les avaient produites,
>> mêies
qui
de les guérir,
>> il était presque impossible dans tous les au-
>> comme on peut le voir
de ces malaont donné P'histoire
s teurs qui
des maladies épidé-
>> dies. C'était le règne
meurtrières,
si fréquentes et si
> miques,.
être com-
> que leurs ravages ne pouvaient La France
ceux de la peste.
> parés qu'à
des
les plus saines et
>> même, l'une
plages
et dans ce
de l'Europe,
>> les plus agréables
méridionales qui
> bel empire, les provinces
celui des
d'un ciel plus pur que
>> jouissent
n'étaient point à Pabri
5> autres provinces, universelle, comme on
> de cette désolation
seulement un
>> peut s'en assurer en jetant
sur
d'oeil sur le tableau de la France,
>> coup
lorsl'état des
et des maladies,
>>
léproseries
réglemens
Louis XIV fit de nouveaux
> que
de l'Europe,
>> les plus agréables
méridionales qui
> bel empire, les provinces
celui des
d'un ciel plus pur que
>> jouissent
n'étaient point à Pabri
5> autres provinces, universelle, comme on
> de cette désolation
seulement un
>> peut s'en assurer en jetant
sur
d'oeil sur le tableau de la France,
>> coup
lorsl'état des
et des maladies,
>>
léproseries
réglemens
Louis XIV fit de nouveaux
> que --- Page 54 ---
I N T A O D U C T IO N:
ordonnances, et en pars
>> et de nouvelles
M. Raimond a
le
abrégé que
S courant petit
de la lèpre," de Pélé-
> écrit sur Thistoire
du scorbut.
de la vérole et
>> phanthiase,
attribuer à notre
>> Ainsi lon ne doit point
être dont
le mieux
>>
pratique. médicinale,
ou mémais à l'industrie
> nous jouissons; qui a creusé des canaux 2
>> decine naturelle desséché des plaines, con*
>> élevédes digues,
les feuves, abattu
> traint les rivières et
comblé
percé les montagnes,
3) les forêts,
détournéles torrens, donné
> les précipices,
riante et fertile, au ciel
5 àla terre une face
salutaire; à l'in-
>> sa pureté et son influence
les
les vêtemens,
a multiplié
> dustrie qui
changé
commodes et saines,
2 habitations
le grain
>le raisin en une liqueur précieuse;l
substance bien fermentée, et cultivé
S en une
> en tous lieux des végéaux.
sur la terre
doute il existe encore
5> Sans
les Lapons, soumis
>> d'autres peuples que
être
lois de la simplicité, et peut-
>> aux
et barbare; mais
> d'une simplicité grossière médecine natu5> on connaît trop peu leur
>> relle pour en pouvoir parler.
aient
20 : Il ne parait point que les Lapons --- Page 55 ---
I N T R 0 D U C T I O N.
par un aussi grand nombre
>> été tourmentés
nations
: ils
fléaux
les autres
(1)
> de
que
affaiblir
> n'ont rien connu de ce qui peut
Thomme, la guerre et la cor-
>> et dégrader
même
des arts; leur superstition
> raption
aux conde chose, comparée
>> est très-peu
partie
A
ont agité la plus grande
>> vulsions qui
climat et leur sol n'ont -
> du globe. Leur
aussi frapde changemens
> point éprouvé
constitués
n'étaient point
>> pans, parce qu'ils
fermentation pu-
> pour être altérés par une
souaussi continulle.L.esercice
> tréfactive
des passions
des alimens simples,
> tenu,
donnent des maladies
A plus naturelles, 9
simples
des remèdes plus
> moins graves,
aisés. Les Lapons ne connaissent
> et plus
les fiévres continues, continentes 2
>> point
9 malignes 7 pété-
> rémittentes 2 putrides
la cachexie, le scorbut,
> chiales, la peste 2
la vérole, les maladies spas-
>> Phydropisie,
l'apoplexie : ils
99 modiques et convulsives,
(1) Yoyez les Voyages de Regnard :
Harmens et, fellstroem, medicina Lappon.
Rosen et Montin, medicina Lappon.
connaissent
> et plus
les fiévres continues, continentes 2
>> point
9 malignes 7 pété-
> rémittentes 2 putrides
la cachexie, le scorbut,
> chiales, la peste 2
la vérole, les maladies spas-
>> Phydropisie,
l'apoplexie : ils
99 modiques et convulsives,
(1) Yoyez les Voyages de Regnard :
Harmens et, fellstroem, medicina Lappon.
Rosen et Montin, medicina Lappon. --- Page 56 ---
I NT R O D U C TIO N.
>> sont rarement attaqués de fiévres inter-
> mittentes, encore plus rarement de
5 vérole et de rougeole. On servira
petite
la
> lation de cette contrée en réformant popul'édu-
> cation des enfans. Il est
S Rosen, combien les
incroyable, dit
maladies des enfans
A dévastent cette nation, au
>> qui n'ont
point que ceux
pas encore passé un
>> tuent la moitié des
an, constimorts : il attribue ce
>> fléau à l'éducation dure et cruelle
2 leur fait
qu'on
éprouver en les exposant nus au
>> grand froid, et en les plongeant dans les
>> lacs et dans les rivières. Ceux
5 à cette épreuve n'en
qui résistent
deviennent
> robustes ; mais ceux qui auraient que plus
>> plusicurs années,
pu vivre
périssent. Les
>> jouiraient d'une santé encore
Lapons
plus
sans I'nsage effréné du tabac et de ferme,
> de froment.
l'esprit
> Enfin ils ont très-peu de remèdes
> mais de
et jacompliqués : telle fut aussi à
D près la médecine chez les
peu.
Egyptiens, chez
D> les Grecs, les Indiens, les
Japonais, les
> Chinois, les Scythes, les
>
Américains,
comme on voit dans le régime de
D> gore, dans Hippocrate, Platon,
PythaHomère,
Ilésiode, --- Page 57 ---
N T R o D U 0 T I O N.
Hérodote, Aristote, Thucydide,
s Hésiode,
Dioscoride, Plu32 Aretée, Théophraste,
Pline, Lucrèce, Prosper. - Alpin,
$ tarque,
Mandesloo,
5> Guillaume Pison, Kempfer,
Paxmann etun grandnombre
5 Furstenau,
avec cette
écrivains et voyageurs ;
5> d'autres
constamment observée : autant
5 différence
recherchent avidedu nord
>> les peuples
rémèdes et
> ment les aromates, les autres
autres alimens échauffans qui croissent
> les
les Africains et les In- 2
5 dans l'Inde, autant
extrê-
>> diers sont portés aux rafraîchissans
dit Pison, ou ne faisant pas
5 mes, ignorant, l'un ou l'autre excès est nui5 attention que
>> sible. Mais ily a apparence qu'ils ne l'ignocomme le prétend cet écrivain 3
> rent point, immémorial les Indiens em-
> car de temps
leurs
dans leurs alimens et dans
> ploient,
modération et succès, des
>> remèdes, avec
âcres et échauffans;
>5 végétaux aromatiques,
>5 on ne les emploie pas avec moins d'avantadansles lieux oùl le sol et
3 ges senAmérique,
chauds et humides, jettent
>> l'atmosphère
le reiâchement et la mollesse ; mais
>5 dans
le
dominant chez les peu3> l'instinct, 7 goit
habitent l'équateur, est naturels ples qui
D
>> remèdes, avec
âcres et échauffans;
>5 végétaux aromatiques,
>5 on ne les emploie pas avec moins d'avantadansles lieux oùl le sol et
3 ges senAmérique,
chauds et humides, jettent
>> l'atmosphère
le reiâchement et la mollesse ; mais
>5 dans
le
dominant chez les peu3> l'instinct, 7 goit
habitent l'équateur, est naturels ples qui
D --- Page 58 ---
C
*TRODEGTI U N.
> lement et généralement pour les rafrai
>> chissans.; à mesure qu'on s'éloigne
>
del'astre bralant, ce besoin doit
et il
>>
diminue en effet
diminuer,
(page 44 et suiy.) >>,
Cette introduction, de 76 pages,
mée en 1784, est le tableau le plus
imprile plus
frappant,
philosophiqne et le plus conforme à
ce quis'est passé 3 - et à tout. ce que présentent
encore aujourd'hui les diverses régions du
globe, les peuples qui les habitent et la médecine. quiy est en usage.; à l'égard de cette
dernière et des systêmes quil'ont dénaturéc,
on peut dire que les épidémies de fiévre
jaune ou autre s dans lesquelles l'ictère se.
manifeste, en offrentaussi beaucoupd'exemples.
En effet, c'est une chose bien déplorablo
que ce chaos d'opinions, que ces controverses dont on aura lieu plus d'une fois de
s'afiliger en lisant cet écrit. Outre P'orgueil;
cela ne vient-il pas, en grande
partie 2 de ce
que l'on ne se pénètre point assez des observations de Sydenham, et que l'on ne fait pas
attention, autant qu'on le devrait peut-être,
quelesmaladies épidémiques du mêmegenre
et de la même espèce, varient et ne conser- --- Page 59 ---
I N T R OD U C TI 0 N.
6s
vent pas toujours la même ressemblance?
Beaucoup de casesn'iaifluent-elles
le même
pas, sous
climat, sur la santé, sur les
et sur les maladies? N'est-ce
moeurs
une calamité, en
pas vraiment
s'agit d'éclaircir médecine, que lorsqu'il
la diversité des
quand le retour fréquent de
faits, et
fournit si souyent
ces fléaux en
que dés choses
l'occasion, on ne trouve
vagues, des
des assertions
contradictions, s'
principes
générales ou fausses et des
douteux? Voici encore, à cette OCcasion, comment s'exprime M, Le
Cc Gémissons,
Soyaud :
dit-il, sur la
>> turelle d'un art si variable difficulté na-
>
et si incertain
enlui-même, au lieu
>>
par des sarcasmes d'accablersanse cesse, >
>>
infortuné
déraisonnables, l'artiste
qui ne trouve aucune
>> certaine ni dans les
ressource
> servation, ni dans principes,nic dans l'obl'analogie.
>> les médecins, chacun
Assemblez
> thode, souvent
vous apporte sa méopposée et
>> jours différente; ; de-là
presque touce
e concordia medicorum. proverbe Rara
Cen'est
2> imitateurs soient
pas que les
plus rares en
>> qu'en
médecine
poésie ; mais je demande à
> teur, qui s'avance le
l'imitacerveau rempli des
D 2
ic dans l'obl'analogie.
>> les médecins, chacun
Assemblez
> thode, souvent
vous apporte sa méopposée et
>> jours différente; ; de-là
presque touce
e concordia medicorum. proverbe Rara
Cen'est
2> imitateurs soient
pas que les
plus rares en
>> qu'en
médecine
poésie ; mais je demande à
> teur, qui s'avance le
l'imitacerveau rempli des
D 2 --- Page 60 ---
11 N T R O D U.C T I 0 N.
ce
de Baillou netdeSydenham,
>> observations croit-il agir en Baillou et en
>> qu'il va faire ;
ce n'est point le
Hélas ! non;
> Sydenham?
hommes qui va
de ces deux grands
>> génie
c'est le sien, qui en
2> faire l'application;
les ténèbres
souvent autant que
>> diffère
et la mort de la
de la lumière,
>> diffèrent
de génies se sont épuiCombien
5 santé
qu'une étincelle ou
5 sés pour n'apercevoir
qu'ils
faible luéur de la vérité, parce
5 une
avait été frayée !
la voie quileur
>> ignoraient
souvent sans le savoir
>> Ils se sont rencontrés leurs découvertes ;
sans étendre plus loin
>> et
humaines aules connoissances
5 tandis que
immenses, s'ils fus5 raient fait des progrès
s'étaient
du point où les autres
>> sent partis
le systême
On ne verrajamais
>> arrétés découvert et développé par
>> de la nature
agit suivant
seul homme. La multitude
>> un
observer les rapports : elle
en
3> ses lois,sans voir tout en masse, les incontente de
> se
causes et les effets; elle s'ar-
>> fluences, , les
etlaisse à ceux qui sont
>> rête à la superficie,
le soin d'examipour la diriger,
>> préposés
dans lintérieur.D'abord
>> ner ce quipénètre
emystère,d'au-
>>
oiyleimampessetite --- Page 61 ---
IN T R 0 D U C T 1 O N.
à l'entrevoir ; les plus
> tres commencent
que
écartent le voile et soutiénnent
>> hardis
rien enfermé de mystérieux
>> la nature n'a
ne
dans T'homme, rien dont.les rapports
>
démontrés avec ce qui existe à l'ex-
> soient
disent-ils, auraite
intérêt,
>> térieur. Quel
d'inconnu?..
> elle ày placer quelquechose
est exécarté, bientôt le mystère
> Le voile
nombre;
curiosité d'un plus grand
3> posé àla
la vérité, elle se perfec2 alors on observe
à travers
>> tionne par degrés, et parvient, à former
les
de tous genres, 9
>>
contradictions
comme
doit être regardé
> un systême qui
l'ont observé;
de tous ceux qui
>> T'ouvrage
la nature montre que la vé-
>> c'est ainsi que
à tous les
> rité est un bien qui appartient suivant la
chacun contribue
>> hommes; ;
y
en naisqu'il apporte
>> portion d'énergie
détermiet les circonstances qui en
>> sant,
>> nent f'application.
de la terre! vous répugnez
cc Sonverains
voir couler le sang de voS sujets ; mais
>> à
un fléau plus
>> il existe dans vOS empires
Pinfrac*
destructeur que la guerre ! c'est
k
continuelle aux lois de la simplicité d 9
> tion
donnés par
2 et l'oubli des autres préceptes
naisqu'il apporte
>> portion d'énergie
détermiet les circonstances qui en
>> sant,
>> nent f'application.
de la terre! vous répugnez
cc Sonverains
voir couler le sang de voS sujets ; mais
>> à
un fléau plus
>> il existe dans vOS empires
Pinfrac*
destructeur que la guerre ! c'est
k
continuelle aux lois de la simplicité d 9
> tion
donnés par
2 et l'oubli des autres préceptes --- Page 62 ---
I N T R O D U C T I O N:
> tous les grands médecins : il en est de
S essentiels
bien
quej je n'ose désigner : il
>> permis àl'homme
n'est pas
d'évoquerà la fois toutes
> les vérités nues et brillantes
>> elles feraient
sur la terre ;
rougir trop de
> on proposoitun:
parjures ! Si
moyen
5 mille hommes tous les d'ajontercinqante
ans à la
>> de chacun de vos Etats,
population
>> le poids de l'autorité
vous mettriez tout
S
pour que rien ne
posâtà son exécution, Vous en conserveriez s'op-
>> bien davantage si la médecine
étaitexercée
comme clle doit l'être, et seulement si tant
> de compositions absurdes étaient
S tes : LA MÉDECINE MÉRITE
proscri5 PLACEDANS
UNE NOUVELLE
LE CODE DES
les
S hommes se sont accoutumés Lo1S,puisque à
S
traiter si
légérement ce qui doit le plus les inté.
5 resser( (pages 29, 64, 65 et72)>,
Depuis le siècle d'Hippocrate
fin du 18e. de l'ère
jusqu'à la
moderne, c'est-d-dire,jusqu'en 1784, époque où M. Le
a écrit les PRINCIPES
Soyaud cité,
des
NATURELS, on avait vu
Aristophane et des Molière
la médecine et
s'égayer sur
plaisanter les médecins : On
avait vu des encyclopédistes
doute sur quelques
propager le
articles 2 et répandre --- Page 63 ---
I N T R o D U C. T I O N.
l'obscurité sur le plus grand nombre.Jamais
on n'avait tant parlé de la nature, jamais on
ne s'en était plus éloigné dans la. pratique et
dans la théorie : la médecine avait besoin,
d'une législation nouvelle, M. Le Soyaud ena démontré la nécessité; il en a découvertles
bases, et on lui devra, en grande partie Dr
limpulsion extraordinairequel'lonremargue
déjà dans quelques écrits.. --- Page 64 --- --- Page 65 ---
TRAITI E
D E
FIEVRE JAUNE
LA
D'A M: ÉRIQUE
LA fiévre jaune, febris fava americana,
n'est point une maladie nouvelle d'un genre
particulier, mais seulement une espèce de la
nature des fiévres ardentes bilieuses ou inflammatoires, du kausos ou causus d'Hippocrate, souvent avec complication de putridité
gastrique; quelquefois c'est une rémittente
intermittente
maligne ou
ou
pernicieuse,
ou moins
atazique. La couleur jaune, plus
prononcée qui se répand sur tout le corps
formant le symptome
ou quelques parties, lui a fait donner cette déle plus tranchant,
nomination. Onlaappelée./févre de la Barbade,fiévre putride rémittente jaune des
çlimats chauds fiévre maligne des Indes
souvent avec complication de putridité
gastrique; quelquefois c'est une rémittente
intermittente
maligne ou
ou
pernicieuse,
ou moins
atazique. La couleur jaune, plus
prononcée qui se répand sur tout le corps
formant le symptome
ou quelques parties, lui a fait donner cette déle plus tranchant,
nomination. Onlaappelée./févre de la Barbade,fiévre putride rémittente jaune des
çlimats chauds fiévre maligne des Indes --- Page 66 ---
F I I V R E J A U N E
occidentales, typlus grave, typhusicterotdes,toyplais tropicus, sinoque ictéroide.Sauvages l'a appelée tritéophie
On l'a aussi nommée mal de d'dmérique.
les signes de la dissolution Siam, 3 lorsque
sont au comble,
qu'outre la jaunisse, le sang s'extravase
la peau, s'ouvre une issue
sous:
parles différentes.
ouvertures naturelles, et transsude
pores de quelques
par les.
points de la surface cuticulaire ; mais cette dénomination
plus applicable à ce
n'est pas:
pays qu'à ceux
ment situés entre les
pareilletrôpiques et dans quelques parties de la zone tempérée
où j'ai vu absolument les mêmes d'Amérique,
que ceux que l'on avait dit être symptomes
maladie
propres à la
apportée du royaume de
Saint -
Siam, à
Domingue, par des vaisseaux
gnols. (r).
espa-.
(a) On a connu cette maladie aux Indes
dans le dix-septième
occidentales 2
P. Labat,
siècle, 2 et même auparayant. La
qui était à la Martinique en
y avait été apportée
le
1694,. dit qu'elle
par vaisseau
revenant de
VOrifamme,
Siam, 2 avait touché au
oùr qui,.
maladie faisait de
Brésil,
cette
ans. Du temps de grands ravages depuis sept ou huie
Poypéo-Desporter, 4 médecin, morg.
ptième
occidentales 2
P. Labat,
siècle, 2 et même auparayant. La
qui était à la Martinique en
y avait été apportée
le
1694,. dit qu'elle
par vaisseau
revenant de
VOrifamme,
Siam, 2 avait touché au
oùr qui,.
maladie faisait de
Brésil,
cette
ans. Du temps de grands ravages depuis sept ou huie
Poypéo-Desporter, 4 médecin, morg. --- Page 67 ---
D' A M É R I Q U E.
maladie s'est manifestée
a Il paraît que cette
de leur étadès l'origine
sur les Européens,
ile St.-Domingue, en 1748,jusqu'à
Aul Quartier-Morin,
dans nos colonies 1 une
l'époque actuelle, on faisait, de Siam et la fiévre jaune,
distinction entre la maladie
de fiévre ardente
qui n'y était connue que sous le nom l'a aussi
fiévre bilieuse maligne : on
appemaligne 2 ou
'Ces maladies sont identilée quelquefois la matelotte.
d'effets. Le typhus des
ques, ou n'offrent qu'une variété
exemune fiévre jaune 5 par
tropiques n'est pas toujours
a nommée
de fiévre maligne qu'Huzam
ple, cette espèce
dans le genro
etque Cullen a comprise
lente nerveuse,
accompagnée ou suivie des
du typhus, est plus rarement
et celle-ci est presproprcs à la fiévre jaune,
symptomes
Labat dit que les symptomes
que toujours un typhus.
différens
les tempéradu mal de Siam étaient aussi
que les causes
en étaient attaqués , ou
qui
mens de ceux qui
Souvent il survenait un débordelà pouvaient produire. les conduits du corps, même par
ment de sang par tous
des
de vers
on rendait
paquets
les pores. Quelquefois Cette maladie émportait en six ou
par haut et par bas.
a
après
jours au plus : il en a vu un seul qui guéri
sept
Quelques personnes, 7 qai ne se sentrente-deux jours. de mal de tète 2 sont tombées mortes
taient qu'un peu
prendre l'air. Presdans les rues, 2 en se promenant pour noire et aussi pourrie
toutes avaient la chair 'aussi
s'ils.
que
d'heure après qu'ils étaient expirés, que
un quart
émportait en six ou
par haut et par bas.
a
après
jours au plus : il en a vu un seul qui guéri
sept
Quelques personnes, 7 qai ne se sentrente-deux jours. de mal de tète 2 sont tombées mortes
taient qu'un peu
prendre l'air. Presdans les rues, 2 en se promenant pour noire et aussi pourrie
toutes avaient la chair 'aussi
s'ils.
que
d'heure après qu'ils étaient expirés, que
un quart --- Page 68 ---
F I E V R E J A U N K
blissement dans les deux Indes et à la côte
méridionale
d'Afrique, et qu'ellea exercé,
de temps en temps, ses ravages avec plus ou
moins de fureur, selon la situation des lieux
bas et
marécageux, 9 la saison des pluies et
après les inondations; comme en Afrique la
sécheresse, comme dans certaines contrées
de l'Amérique, l'accroissement de la
lation, le genre de travail, la manière popu- de
vivre des habitans, etc.
Onl'avue en Nubie, en Abissinie, le
de la côte occidentale de la
long
mer Rouge 2 jusqu'à Babel-Miandel,etimeme sur l'Euphrate,
comme à Bassora 2 et sur les côtes de la
eussent été morts depuis quatre ou cinq
A
A
jours. Les
Anglais, que nos flibustiers prenaient tous les
> dit-il, portèrent cette maladie dans Ieurs iles jours elle 9
> communiqua de la même façon chez les
i
se
A les Hollandais. Elle faisait
Espagnols et
encore de grands
s lorsque je partis des iles, en 1705. J'en ai été ravages
A deux fois : j'en fus quitte, la première,
attaqué
s jours de fiévre et de vomissemens de pour quatre
S seconde fois, fus six
sang; mais la
je
ou sept jours en danger. 3
(Nouveanz Yuyeges anx iles de
Labat. Tom.I, in 8°.,
PAmérique, 2 par
pag.73ct74. --- Page 69 ---
D'A M i R I Q U E.
en Syrie, versAlexanPerse etc. ; en Egypte,
etsurtoute
drette, Tripoli, Acre 2 en Chypre très-mal
cette côte del la Méditerranée qui est
enfin, dans quelques régions chaudes
saine;
de la Grèce, dans lile de Sardaiet humides
etc. On prétend
gne, dans celle de Minorque,
à Cadix,
même maladie a été apportée
quela d'oà elle s'est répandue par contaen 1800,
dans huit
gion d'une manière épouvantable
autres villes de la province d'Andalousie,
disent les relations d'Espaoù elle a enlevé,
de cent mille,
personnes, ct près
gne,79,500 la mortalité des bourgs et vilen y ajoutant
quelque
mais, à la même époque,eto
lages ;
une fiévre pestilentielle
temps auparavant, de Maroc, et s'étendait
ravageait les ports
le
dans l'intérieur de ce Royaume (Yoy. paragraphe IX. d'année où la fiévre jaune ne
11 n'y a pas
del'Ainése manifeste dans quelques parties
principalement en temps de guerre 2
rique, les Antilles, soit au continent; tout
soit dans
dele long de la côte, sur la mer Atlantique, de
Rio de Janeiro, vers le 23€. degré
puis
46€. degré de latitude
latitude sud,jusqu'au
étanord. Dans cette immense étendue 3 les
ume (Yoy. paragraphe IX. d'année où la fiévre jaune ne
11 n'y a pas
del'Ainése manifeste dans quelques parties
principalement en temps de guerre 2
rique, les Antilles, soit au continent; tout
soit dans
dele long de la côte, sur la mer Atlantique, de
Rio de Janeiro, vers le 23€. degré
puis
46€. degré de latitude
latitude sud,jusqu'au
étanord. Dans cette immense étendue 3 les --- Page 70 ---
F I i V R E J A U N E
blissemens où cette maladie
règne le plus
ordinairement, sont sur les côtes du Brésil
de l'embouchure de
et
LAmazone, àla Guiane
française et hollandaise, à
3 Caraque, à la
Guayra, Veneznela, Carthagène,
Bello, Honduras et tout le
Portogolfe du Mexique, comme à la Verra. - Crux, à la basse
Louisiane (2) et aux Flbrides. En continuant
(1) En 1797, elle exerça ses ravages dans la Haute
Lonisiane,surl les bords du
bouchure du
Mississipi, > près de l'emMissouri, comme à Neuw -
Saint-Louis, etc. D'après le
Design - à
kins du
rapport du docteur WatKentucky, cette maladie avait, deux
ans auparavant,
ou trois
la fiévre dépeuplé un village indien. Il a déclaré
que
de son pays et des lieux où il a
dans le sud-ouest, ressemblait en tous
voyagé
venait de voir à
points à celle qu'il
Philadelphie et à
était évidemment et
Baltimore; qu'ello
uniquement le produit des
et jamais contagieuse. La même fiévre a été marais,
fatale aux habitans de Mobile, de Pensacola quelquefois
lieux dans les Florides.
et autres
Don Ulloa, commandant au
quer sur Ja teinte de la
Pérou, sans s'explipeau,dit que les fiévres
tentes et rémittentes sont si
intermit.
dans la partie basse du
communes et si malignes
pays, dans les guebradas
fondes, qu'elles dépeuplentquelguedfsis
procescontrées. Ces --- Page 71 ---
D'A M t R I QU H:
nord sur le territoire des Etats-Unis, > qui
eu
le 31e. degré de latitude nord
s'étend depuis
endroits
jusqu'au 460.; ; on trouve plusieurs
maladie s'est développée, et où elle
oi cette
Voicil'ordre
a été plus ou moins meurtrière.
des époques où on l'a observée :
Elle a paru onze fois à Philadelphie, deétablissement de cette ville
puis le premier
savoir : dans les années 1699, 1741,
en 1683;
1747, 1762, 1893 (très-légérement en.1796),
aheamsjepwalsardites
3797,379Betless
tadhusrement.lapreniàre fois, on appritque
auparavant elle avait causé une
longtemps
maladies ont du rapport avec celles quirègnent en quelendroits de PItalie, il suffit d'y séjourner pour
ques être
Ceux qui en apportent le germe dans la
en
pris.
ces maladies aux napartie haute ne communiquent pas
turels. (Mém. Philosophi., 2 vol., traduits et publiés
à Paris en 1787. )
dans
Les mêmes maladies de nature ataxique règnent
plusicurs endroits de la Californie s notamment à SanJoseph 5 Chappa d'Auteroche y a péri en 1769;les trois
des habitans avaient succombé 9 et le reste avait
pris quarts la fuite. (Voyage en Californie 3 1772, pag. 39 et
suiv. )
turels. (Mém. Philosophi., 2 vol., traduits et publiés
à Paris en 1787. )
dans
Les mêmes maladies de nature ataxique règnent
plusicurs endroits de la Californie s notamment à SanJoseph 5 Chappa d'Auteroche y a péri en 1769;les trois
des habitans avaient succombé 9 et le reste avait
pris quarts la fuite. (Voyage en Californie 3 1772, pag. 39 et
suiv. ) --- Page 72 ---
F I É V A E 3 A U N E
fles des Indes
grande montaliédanspladeund de 1793, qui a duré
occidentales. L'épidémie
vers
d'août jusque
depuis le commencement
a emporté 4,048 personle 1O de novembre,
la
à presque
nes; en 1797 s on a évalué perte
ames :
la population est de 55,000
autant;
écrit de Philadelphie, en date
en 1798 on a
le relevé fait,
du 18novembre, 9 que,d'après de la fiévre
3,446 personnes y sont mortes nombre 1,554
et si lon ajoute à ce
jaune,
sont allé mourir en campagne,
habitans qui
on aura 5,odo perses atteintes,
en fuyant
à cette cité par ce fléat. On
sonnes enlevées
à s'établir à
qu'elle avait commencé
ajoutait
Royalton, Wind
Newmilford (connecticut),
Sles du lac Champlain.
sor et dans quelques
à Charleston
Lamême férresestmontréel dans les années
méridionale )
( Caroline 3739,176,748.194 1794,
1700, 1732,
1800 ; mais dans
1795, 1796, 1797, 1799 5 s'est adoucie, eta
les dernières années elle
moins de victimes qu'en
frappé beaucoup elle a sévi avec la plus grande
1796 et 97,oh
du docteur Ramforce. D'après le rapport médicale de cet Etat, la
say, lu à la société
en juin, par
fiévre jaune de 1799 commença
des
,748.194 1794,
1700, 1732,
1800 ; mais dans
1795, 1796, 1797, 1799 5 s'est adoucie, eta
les dernières années elle
moins de victimes qu'en
frappé beaucoup elle a sévi avec la plus grande
1796 et 97,oh
du docteur Ramforce. D'après le rapport médicale de cet Etat, la
say, lu à la société
en juin, par
fiévre jaune de 1799 commença
des --- Page 73 ---
s' A M É R I Q U E.
des matelots d'un navire espagnol ; en juillet,
d'autres marins en furent attaqués; mais elle
vers le milieu
ne devint épidémique que
d'août, et continua jusqu'au milieu, d'octobre, malgré l'abondance de la pluie (1).
/
(1) Les époques où cette maladie s'est manifestée à
Charleston, telles quej j'ai pu me les procurer et ainsi que
je les ai désignées dans mon premier travail, se trouvent
avec celles
ont été indiquées par un
en conformité
qui
sont
des plus habiles médecins de cette ville, et qui me
depuis peu. Le docteur David Ramsay les a
parvenues telles qu'il les avait reçues du docteur Priorapportées
Samuël
leau, d'après les manuscrits de son grand-père,
Priolean, écuyer , observateur'exact 2 mort à Charleston à74 ans. La seule différence est qu'au lieu de 1700
la première époque,ilya a 1699, etau lieu de 1748,
pour I'a écritle docteur Lining qui en a été témoin s
comme
il est marqué 1749. Il dit aussi que la fiévre jaune reparut en 1753 et 1755 2 mais sur un petitnombre d'individus ; que lors de sa première apparition 2 elle passait
être la Peste : mais on a jugé dans la suite que c'éa
pour
toit la fiévre jaune. Malgré qu'on l'edt supposée importée et contagieuse 2 on observa 7 cependant 7 que les
infectées de cette) maladie et qui allaient moupersonnes rir hors de Charleston 9 ne la communiquaient pas aux
habitans de la campagne. Pendant 42 ans 2 après 1749,
E
ividus ; que lors de sa première apparition 2 elle passait
être la Peste : mais on a jugé dans la suite que c'éa
pour
toit la fiévre jaune. Malgré qu'on l'edt supposée importée et contagieuse 2 on observa 7 cependant 7 que les
infectées de cette) maladie et qui allaient moupersonnes rir hors de Charleston 9 ne la communiquaient pas aux
habitans de la campagne. Pendant 42 ans 2 après 1749,
E --- Page 74 ---
F I L V R E J A U N E
Elle fit son apparition en
Virginie, principalement à Norfolk, en 1741,
1747,1795,
iln'y eut point d'épidémie de fiévre jaune. Dans
rens étés 2 seulement, on observa
diffédiques de la maladie. ( Discours lu quelques à la
cas sporacale de la Caroline du Sud le
Société médisiècle
, premier jour du
2 ayant pour titre : A review of the
19.
mente,progress and State
improveofMedicine, in the 18th,
century).
Dans une lettre du même médecin au docteur Miller
de Newyork (18 novembre
il
1800), dit: << Les dis-
> putes qui ont agité les Etats du nord, concernant lori-
> gine de la fiévre jaune n'ont jamais existé à
> Il, n'y a qu'une opinion parmi les médecins Charleston.
> tans : c'est que la maladie n'est ni
etles habiimportée ni conta-
> gieuse. C'est le sentiment unanime de la Société médi-
> cale qui, en couséquence, a donné 7 l'été
>> opinion au gouvernement, surl'inutilité dernier, son
des lois
> reuses qui ordonnent la quarantaine à cause de la rigou- fiévre
>janne. ( The Medical.
vol,
218).
Repository $
IV, page
On pensait bien différemmenta Charleston
qui, après
Savaunah en Géorgie 7 est la ville la plus méridionale de
PUnion, avant qu'une nouvelle ère de Cette maladie eût
Iccommencé en 1792 ; car le docteur Lining,
donné la description de la fiévre jaune de
qui a
guelle le tableau des
1748, dans lasymptomes est généralemnt vrai, --- Page 75 ---
D'A M 6 R t Q U i
1797, très-légerement
vantes,plus
les deux années suiviolemmenten 1800
démiede 1795, et plus
eti8o1;f'épide 1797 ont été plus particulièrement celle
lence des
remarquables par. la violes étés et symptomes; les
mais j'ai vu dans tous
Norfolk
automnes que j'ai passés à
(latitude nord 360 55',
760 28'), surles bords de la baie longit. ouest
peak et dans les contrées
de Chésavres rémittentes de
adjacentes, des fiéavec un égal succès le
natalbaimitelemploge
même
Saint -
traitement qu'à
Domingue. La victoire
en bourrant les malades
était certaine
de bonne
Pérou, en poudre fine,
écorce du
sait quelques
aussitôt qu'il paraissignes de
mnière ou la seconde malignité, dès la prerémission ou
sion, , et sans autre
intermisde rendre
préparation préalabileque
quelquefois les premières doses
dit qu'elle avoit été apportée des iles
cette maladic est:
de PAmérique, 2 oit
quait par contagion. épidénique, Cette
et qu'elle se communiçais, est insérée dans le description, traduite en franannée 1758, tom.
journal de médecine de Paris,
étonné de ce
VIII, pag. 408. On pourroit être
xotre langue, que nous n'en avons pas eu d'autres en
Ba
éparation préalabileque
quelquefois les premières doses
dit qu'elle avoit été apportée des iles
cette maladic est:
de PAmérique, 2 oit
quait par contagion. épidénique, Cette
et qu'elle se communiçais, est insérée dans le description, traduite en franannée 1758, tom.
journal de médecine de Paris,
étonné de ce
VIII, pag. 408. On pourroit être
xotre langue, que nous n'en avons pas eu d'autres en
Ba --- Page 76 ---
F I i V R E J A U N E
l'addition d'un sel neutre.
purgatives, par
trois mille Français,
Nous étions environ
à Norfolk et à
lorsque nous débarquâmes composant la
Portsmouth, des yaisseaux
sousles ordres du Contre-Aminal.Cam
flotte
la malheureuse
bis, en Juillet 1793,après Plusieurs de ceux quiy
catastrophe du Cap.
furent atteints
restèrent, ou aux environs, dela fiévrejaune
de cette fiévre, ,mais aucun
cette
dite, qui n'y a pas paru
proprement transition subite, d'une grande
année. Notre
misère 2 et
aisance dans la plus profonde indicibles,
avoir échappé à des dangers
notre
après
suffisamment affecté
semblait avoir
à cette malamoral, pour nous prédisposer d'une atmosdie, que la saison,la stagnation site bas et comme
phère très - chaude, un devoir déterminer
semblaient aussi
noyé, dans le pays où nous arrivions. suivit notre
Dans le troisième mois qui donné tous mes
débarquement, après avoir
et
malheureux compatriotes,
soins à nos
toute attente, retrouvé
après avoir, contre cher à mon coeur (1), je fus
l'objet le plus
l'on disoit avoir été la victime
(1) Mon épouse 2 que --- Page 77 ---
D'A M i R I Q U E.
atteint de la fiévre rémittente
moi-même
encore la tête à moi,
pernicieuse : ayant
rémissiôns,
dans les deux ou trois premières rendu de
d'après le compte que l'on m'avait
les exacerbations, je me
mon état, pendant
rouge en substance,
fis donnerdu quinquina
il me réussit
autant queje pouvais en avaler;
complétement, et je lui dois mon salut.
de différence entre ces
Iln'y a réellement
des vomaladies et la fiévre jaune, que par
de peine à armissemens qu'on a beaucoup
rêter ( on vomit souvent dans les premières),
la suffusion bilieuse, et communément
par
On verra ci-après que
par des hémorragies.
sont anquand celle-ci arrive, celles-là, qui
la tournure et ont frénuelles, en prennent
mais les
une issue semblable ;
quemment dui Collège de médecine de Philamembres
dans leur adresse à la législature
delphie,
de la fureur des Nègres 2 et qui, 1 débarquée à Newyork
et pareillement incertaine sur mon sort, put découvrir
lieu
sur: ce continent, par un avis
en quel
j'existais fait insérer dans l'une des gazettes de la
qu'elle avait
august. 10; 1793 ),
même ville. ( Daily Advertiser,
issue semblable ;
quemment dui Collège de médecine de Philamembres
dans leur adresse à la législature
delphie,
de la fureur des Nègres 2 et qui, 1 débarquée à Newyork
et pareillement incertaine sur mon sort, put découvrir
lieu
sur: ce continent, par un avis
en quel
j'existais fait insérer dans l'une des gazettes de la
qu'elle avait
august. 10; 1793 ),
même ville. ( Daily Advertiser, --- Page 78 ---
F I E v R B J A U N E
de
Pennsylvanie , en 1797, disent
cette différence
qu'il y a
mnittente
essentielle, que la fiévre rémaligne n'a jamais été
dans ces, climats
contagieuse
(2).
(1) L'Académie de médecine de Philadelphie,
depuis que les médecins du
formée
Collége ont manifesté leur
opinion sur T'importation de Cette maladie et sur
ture
sa nacontagieuse, 7 a prononcé différemment dans
réponse au gouverneur
une
Les médecins
Miffin 7, le décembre 1798.
la
qui la composent reconnoissent enfin
fiévre jaune a pris sa source'dans leur ville
que
sieurs autres villes éloignées de la
; que pluvées environnées des
mer, qui se sont trouteintes de la même mêmes causes 2 ont éprouvé les attée
maladic, sans qu'elle leur ait été por-
; qu'elle était rarement contagieuse
retiré dans des
lorsqu'on s'était
camp pagnes ou dans des villes non
sées aux exhalaisons
expoputrides. 45 Nous dvons
documens 2 disent -ils 2 qui prouvent
plusieurs
en Europe, le retour de la fiévre
qu'on a prévenu ?
Elle a régné autrefois
jaune par la propreté.
en Italie 7 en
en
en
Espagne 2 France,
Allemagne 7 en Hollande, et
Angleterre et en
accidentellement en
Irlande, sous les noms de fiévre
tride 7 maligne, bilieuse et même de
pude black fever ( maladie du
gall sicknefs et
dernière
fiel, fiévre noire ). Cette
dénomination dérivait du vomissement
qui est si souvent le symptome d'une
noir *
mort prochaine --- Page 79 ---
D' A M $ R I Q U E.
7t
ABaltimore, la fiévre jaune s'est déclarée
beauconp de victimes.
en 1794, et y a frappé
sépassai deux fois à cette époque et j'y
J'y
plusieurs jours. Elle régnait
journai pendant
lieu situé au
principalement à Fell'spoint,
midi de la ville et distant de plus d'un mille,
environ sept à huit cents
où l'on a construit
maisons surles bords d'une espèce de grand,
bassin naturel, formé par une large rivière
et où l'on construitet renommée Patapsco,
nombre de navires.Je n'ai pu
çoit un grand
oùt la maladie y a
sayoir au juste les époques
amérdmromenàeliedis mais elleya
paru,
exercé ses ravages en 1797 et
de nouveau,
toutes les années suivantes jusqu'à présent.
L'épidémie de 1800 a encore enlevé, en trois
mois, onze cent quate-vingt-dix-aept perdans les fiévres bilieuses. > ( The. Medical Repository,
vol. II, pag. 327.). du climat de la Hongric, l'un
Kramer, en parlant
des plus mal sains de P'Europe 7 dit que les maladies quisont fait sentir. dans ce pays en juillet, août et sepse tembre, sont les mêmes que celles des côtes de Guinée,
Jes Indes orientales et occidentales,
, en trois
mois, onze cent quate-vingt-dix-aept perdans les fiévres bilieuses. > ( The. Medical Repository,
vol. II, pag. 327.). du climat de la Hongric, l'un
Kramer, en parlant
des plus mal sains de P'Europe 7 dit que les maladies quisont fait sentir. dans ce pays en juillet, août et sepse tembre, sont les mêmes que celles des côtes de Guinée,
Jes Indes orientales et occidentales, --- Page 80 ---
F I 3 V R E J A U N E
sonnes. La population est de près de
mille ames (1). Les côtes du
dix-sept
en été et en
Maryland offrent
automne, les mêmes fiévres
celles de la Virginie.
que
(1) La Faculté de médecine de
de reconnaitre la vérité,
Baltimore vient enfin
ceux qui conviennent 7 et d'augmenter le nombre de
fiévre jaune sont locales. aujourd'hui que les sources de la
cette capitale du
Dans une adresse au maire de
mestique de la maladie Maryland, concernant Porigine doFaculté dit:
pestilentielle de 1800, , cette
que la même maladie a
temps dans d'autres lieux de
régné en même
voir : dans le comté
l'intérieur de cet Etat; sad'Harford 2 sur les bords de
Susquehannali, dans les comtés de
la
de Dorchester
Cécile,de
2 etc, ;
Charles,
de contagion humaine; que cette maladie ne vient pas
de
; que les dispositions
Patmosphère ont exercé leurs
morbifiques
sur les animaux dans diverses
influences délétères
que la calle des navires
partics des Etats - Unis ;
ductive des effluves
est quelquefois la source proet
nuisibles, engendrés dans un
propre par d'autres
lestimles Jotes
substances en putréfaction. Parmi
sur-ajoutées, je place celle-ci
de plaisir qu'elle coîncide
avec d'autant plus
que j'avais émise aux Etats parfuitement - Unis
avec Popinion
consignée , ily a plus de deux
en 1795, et quej'ai
thke
ans, dans cet écrit: (Vid.
Maditeallygentoery, vol, IV, pag. 351). --- Page 81 ---
D' A M $ R I Q U S.
elle s'est manifestée en 1743,
A Newyork,
( légèrement en 1794 ) , 1795, 1796,
1800, 1801 et 1802. L'épidémie
1798, 1799,
celle de
de 1795,qui a été plus générale que
1796,a duré depuis le milieu de juillet jusvers la fin d'octobre, et n'a enlevé que
ques
mais en
sept cent trente - deux personnes ;
1798, elle' en a enlevé deux mille quatrevingbsix.Les deux tiersdes habitans, à-peuprès comme dans les années sujvantes 2
avaient abandonné la ville. La population
est d'environ quarante mille ames.
A Wilmington ( de Laware), les épidémies de 1798 et 1802 ont été des plus remarcelles
quables. A Newlaven (Comecticut),
de1743, ,1794: A Newlondon, celle de 1798.
A: Boston et à Newburriport ( Massachusetts), 1796; mais principalement à Boston,
1799. A Potsmouth (Newen 1797, 1798,
A Bristol et à Prohampshire:), en 1798.
vidence (Etat de Rhode-Island), en 1795,
1796,1797.
la scarlatine, la
Il est remarquable que
rougeole, la dyssenterie et le cholera-morbus, régnsientaBostone en 1797 etsévissaient
sujets, d'une manière extraorsur plusieurs
port ( Massachusetts), 1796; mais principalement à Boston,
1799. A Potsmouth (Newen 1797, 1798,
A Bristol et à Prohampshire:), en 1798.
vidence (Etat de Rhode-Island), en 1795,
1796,1797.
la scarlatine, la
Il est remarquable que
rougeole, la dyssenterie et le cholera-morbus, régnsientaBostone en 1797 etsévissaient
sujets, d'une manière extraorsur plusieurs --- Page 82 ---
FI E V R E J A U N E
dinaire, jusqu'an mois d'août;
maladie dont il
qu'alors Ta
s'agit, par son influence plus
puissante, y imprima son caractère, et les
convertit toutes en sa propre forme.
La fiévre jaune paraît plus
dans les villes maritimes.
ordinairement
Celles de
et les
l'intérieur
campagnes en sont
les mêmes
exemptes 2 Jorsque
causes d'insalubrité
existent
pas. On a
n'y
observé, en 1798, qu'elle s'était
montrée à Alezandrie, sur le fleuve
mack, oùt elle a causé parmi les
Potogrande mortalité; et dans la marins, une
à
même année s
Détersbonrg, sur la rivièré
en Virginie.
Appamatoz,
En 3796, elle avait régné à
sur la rive occidentale
Galllopolis,
du grand
delOto,af'opposte
Kanhaway, 2 parmi les
qui ont formé et qui
Français
établissement.
composent ce nouvel
Elle s'est aussi manifestée
quelquefois dans d'antres lieux des
de
pays
l'ouest, jusques vers la rivière Miami du
lac. Ons'est assuré que les différens
où la fiévre
endroits
jaune a régné, et qui par leur
éloignement, n'ont aucune communication
aveclamer, étaient enviromnéndesmbaancen --- Page 83 ---
D'A M $ R I Q U E,
etd'eaux stagnantes dont le
en putréfaction,
avait laissé, en,
lit resserré par la sécheresse
la superficie de la terre à découvert.
partie , étendue des Etats-Unis offre,dans,
Lavaste
hestmn.lesmenpfo-dets marécagenx
où les fiévres biet sujets aux inondations,
les rémittentes et intermittentes perlieuses 2
Pinel a nommées,
nicieuses, que le professeur.
les.
sont endémiques : telles sont
ataxiques 2.
et dela Caroline du sud;,
rizières de la Géorgie
Newles environs de la baie d'Albermarle,
dans la Carobern, Edenton, Washington
dans le
line du nord; dans la basse Virginie ;
milieu de la Pennsylvanie - 2 à l'ouest de la
Susquehannah : tel qu'en 1797 et 1798, dans.
comté de Mifflin à Shawangunk et à Coxle
sackie, dans la Nouvelle-York; à Salisbury,
dans le Connecticut; ; à Sheffield, sur la riet dans lajuridiction de
viere Hausatonack,
sur les rives des,
Canaan au Massachusetts ;
Erié, Ontario et desautres,
lacs Champlain,
tribut de
petits lacs qui paient à ce dernierle
TOneidas
leurs eaux : tels sontlOnondage;
le Cayuga, le Sooda0),eyinipdees
() En 1795 et 1799 2 la fiévrejaune s'est développée.
ork; à Salisbury,
dans le Connecticut; ; à Sheffield, sur la riet dans lajuridiction de
viere Hausatonack,
sur les rives des,
Canaan au Massachusetts ;
Erié, Ontario et desautres,
lacs Champlain,
tribut de
petits lacs qui paient à ce dernierle
TOneidas
leurs eaux : tels sontlOnondage;
le Cayuga, le Sooda0),eyinipdees
() En 1795 et 1799 2 la fiévrejaune s'est développée. --- Page 84 ---
F I É V R E J A U N E
la'rivicre
Genessee,jusqu'a celle de
ra ; tout le territoire des
NiagaEtats-Unis, qui
avoisiselesgrandslacs set presqué toutlehaut
Canada, est extrêmementi insalubre.
Le pays de Genesy ou Chenessee
offre l'exemple d'un
, qui
accroissement étonnanten population depuis
un des plus mal-sains.
1792, est pourtant
La fiévre rémittente
ou intermittente maligne
dixièmes des
y attaque les neuf
habitans à la fin de l'été et en
antomne; elle a conservé le nom de
du
fievre
Genesy , dont Oni se preserve
fois en buvant à
quelquejeun un verre d'eau-de-vie
dans lequel on a fait infuser une cuillerée
café de quina en poudre. Ces
à
proviennent
fiévres , qui
Vocremendemagirende
récageuses dans des lieux nouvellement
frichés, mais entourés
déoù l'air
encore par des forêts
ne circule pas
suffisamment, ne sont
accompagnées, del'aveu des
cune contagion
medecins,d'auspécifique.
dans les comtés de l'ouest de l'Etat de
établissemens du lac Seneka et dans le Newyork, sur les
la nomme : lake fever, fiévre des lacs. voisinage > où on --- Page 85 ---
D' P A M i R I Q U E.
comme disent les
Mwclatreralrert
vellement remuées 3 ou 2
made
près des maAnglais , new
grounds, débordemens,
raisetdesrivieres exposées aux
Partoutoi
sontfatales aux premiershabitans.1 dans des
Phomme porte la hache et la houe,
et marécageux, il trouve orlieux sauyages tombeau. C'est ce qui ardinairement son
de la frégate VEméraude,
riva à l'équipage
de faire létablissement à Gambie,
chargé
en 17843 à celui duvaisseau
côte d'Afrique,
M. de GirarYEzpériment, commandé par
abordaàla Côte-d'Or, en 1786,pour
din, qui
dAmokou, ; à la petite
y faire l'établissement
à Bucolonie anglaise transportée en 1792,
et à Sierra Leone, côte
lama ou Boulam,
d'Afrique
à des
à
nous
époquesantérieures:
(1) Si nous
reportons Européens qui ontvoucelles-ci, nous trouverons queles
les marins qui
lu faire des établissemens en Guinée 2 que
nuits, ou seulement une nuit à terre,
ont passé quelques
les funestes effets de Pinfluence
y ont toujours éprouvé
retournaient à
de Tatmosphère ; tandis que ceux qui du soleil et qui
bord deleurs vaisseaux avant le coucher
distance des lieux insalubres,
Se tenaient à une certaine
1) Si nous
reportons Européens qui ontvoucelles-ci, nous trouverons queles
les marins qui
lu faire des établissemens en Guinée 2 que
nuits, ou seulement une nuit à terre,
ont passé quelques
les funestes effets de Pinfluence
y ont toujours éprouvé
retournaient à
de Tatmosphère ; tandis que ceux qui du soleil et qui
bord deleurs vaisseaux avant le coucher
distance des lieux insalubres,
Se tenaient à une certaine --- Page 86 ---
F I L V R E J A U N E
Les travailleurs de
seuls atteints
VEspériment furent
d'unefiévre maligne nerveuse
qui ne differait de celle
qu'on nomme ainsi
en Europe que parla violence de
très-effrayans : ilsemblait
les symptomes
que
erhalaisons morbifiques sortaient de la terre àchaque coup de houé qu'ils donnaient. Les
après un court et léger frisson,
uns,
fiévre des
> avaient une
plus ardentes avec chaleur trèsvive et secheresse extrême
la langne et les dents
partout le corps;
noircir : les
ne tardaient pas à se
autres, ayant le pouls
naturel, mais étant
presque
dans un grand affaissement avec aberration ou délire, avaient les
yeux rouges, étincelans et
de tête violent, semblable saillans, un mal
duisentles
à celui que provapeurs méphytiques sdu
le coma 2 des convulsions.
charbon,
Plusieurs
vaient une petite toux ayec douleur épronvive et
wéprouvaientancuno. altération dans leursanté,
Essai sur les maladies des
(Voy.
chauds, par Jacques Lind, Européens traduit dans les pays
dernière édition de
de l'anglais sur la
Thion de la Chaume). 1777 2 et augmenté de notes, 7 par --- Page 87 ---
D'A M $ R I Q U E.
du-
-mtt
dans lè bas-venreté et un embarras général
tre, aveco constipation plus ou moins longue,
des contractions violentes de
des spasmes >
continuels de
l'estomac, 2 des vomissemens
matières poracées si âcres et si caustiques,
enflammaient la gorge etl l'intérieur
qu'elles bouche la
et la peau de
de la
;
conjonctive
toute l'habitude du corps devenaient jaunes; ;
la stupeur, la cardialgie 5 2 le hoquet 3 une
froide et abondante couvrait tout le
sueur
au bout de
corps,, etla mort terminait,
quelheures, cette horrible scène.
ques
N'ayant pas d'hôpital à terre 7 ces travailleurs furenttraités dans le vaisseau oàilscommuniquèrent la maladie à ceux quiy étaient
restés (c'est à dire qu'elle ne devint contaconsécntivement, ou par suite de
gieuse que
concentrés
la réunion de tous ces hommes,
Mauget, quien était
dans un petite espace).
faillit lui-même en être
le chirurgien-major,
victime. La plupart ont eu des hémorragies
les émonctoires naturels et par la peau; 2
par
des enflires
des
des échymoses
générales,
hydropisies 3 des ulcères malins succédaient
aux vésicatoires et gchendaientjeqe'aus ar-
centrés
la réunion de tous ces hommes,
Mauget, quien était
dans un petite espace).
faillit lui-même en être
le chirurgien-major,
victime. La plupart ont eu des hémorragies
les émonctoires naturels et par la peau; 2
par
des enflires
des
des échymoses
générales,
hydropisies 3 des ulcères malins succédaient
aux vésicatoires et gchendaientjeqe'aus ar- --- Page 88 ---
F I 3 V R E J A U N E
ticulations. Tous ces accidens furent
vés par une traversée de
aggra.
quatre-vingts jours
ponurrevenirenlrance: detrois centshommes
qui composaient l'équipage, 3 cent trente ont
péri. Il paraît, d'après les notes quim'ont été
communiquées en Amérique, sur cette expédition, quela saignéea été contraire, mais
queles vomitifs etlequina ont été d'un grand
secours.
Dans toute la Guinée, en remontant la rivière de Gambie, celle du Sénégal,
depuis
Podhorjusqu'a Galam 2 comme dans
sieurs contrées de
plul'Amérique, surtout dans
les saisons
pluvieuses 9 les cicatrices se rouvrent, la moindre plaie ou entaille
légère se
eonvertitprountement en un ulcère rongeant,
putride qui consume les chairs jusqu'à l'os.
Nos hôpitaux, aux Antilles et au continent,
ont offert beaucoup de faits semblables sur
les blessés s et ces exemples ne sont pas rares
dans l'histoire des épidémies. Dans tous ces
cas, comme dans ceux rapportés par Lind,
on aperçoit aisément les effets d'un
d'un mouvement intestin
lazum, s
qui détruit la texture et la force de cohésion des solides,
vertit la mixtion des fluides et les
persecrétions,
tend --- Page 89 ---
D' A M i R I Q U E.
et à la corruption
tend à la désorganisation
les fiévres
générale, d'où naissentle scorbut,
scorbutiques, aigués, quise rapprochent tellement des fiévres malignes pestilentielles
pourraitles rapporters au même genre,
qu'on
n'ayant pas d'autre caractère spécifique.
La fiévre jaune des Américains, quin'était
dans l'équipage de PExpas problématique
évident avec la conpériment, a un rapport
cette constistitution scorbutique , soit que
soit
tution ait été déterminée lento gradu 7
parl'effet prompt de ce principe méphytique
putréfactif, émané des marais, ou des corps
putrescibles qui se mêle aux boissons, aux
alimens et inhalé dans les poumons, à quoi
la répercussion de la
il faut surtout ajouter
transpiration cutanée, principalementapes
le coucher du soleil, 9 ainsi qu'il est expliqué
ci-après. les défrichemens etlesterres nouQuoique
obvelles soient nuisibles, O11 a cependant
que certains cantons deveservé quelquefois
avoir été éclaircis
nus très - salubres, après
ont entiérement perdu cetavanet défrichés, les habitations sont restées totatage lorsque
d'arbres. Un Européen qui
lement dégarnies
F
ée, principalementapes
le coucher du soleil, 9 ainsi qu'il est expliqué
ci-après. les défrichemens etlesterres nouQuoique
obvelles soient nuisibles, O11 a cependant
que certains cantons deveservé quelquefois
avoir été éclaircis
nus très - salubres, après
ont entiérement perdu cetavanet défrichés, les habitations sont restées totatage lorsque
d'arbres. Un Européen qui
lement dégarnies
F --- Page 90 ---
F I E V R E J A U N E
aux États-Unis, 2 ne peut s'empêcher
voyage
étonnement en voyant les
d'exprimer son
villes , et principaleenvirons des grandes
de Philadelphie > nus et dépourvus
ment
ailleurs, en font le principal
d'arbres qui,
très-petit nombre
ornement : il n'y a qu'un
trouve.
devant lesquelles on en
de maisons
cependant, pourformer
Ils conviendraient, les chaleurs excessives
contre
un ombrage vivifier et purifier l'atmosde l'été, pour
exhalent pendant
phère par T'oxigène qu'ils de campagne semaisons
le jour. Quelques
si on y en avait laissé
raient plus agréables Américains les abattent
subsiter; mais les
dire avec
et on pourrait
impitoyablement, moderne : qu'ils les ont pris
un voyageur
la terre qu'ils habien dégoilt, parce que
tent en est couverte.
BT CAUSES DE L A MALADIE.
ORIGINE
n'ont jamais tant varié sur
LES opinions
d'une épidémie, que
P'origine et les causes
nombre des Amésur celle-ci. Le plus grand avait été apportée
ricains a prétendu qu'elle les réfugids du
des Antilles, et on a accusé --- Page 91 ---
D'A M a R I Q U E.
français de l'avoir communiquée s en
Cap
Partout
1793, aux habitans de Philadelphie.
oû la maladie s'est fait sentir, dans les années
en faveur
suivantes, les personnes prévenues
de cette idée, ont toujours cru en découvrir
la source dans les vaisseaux nouvellement
arrivés des lieux où régnait la fiévre jaune,
articles de leur cargaison,
ou dans quelques
à raison de ce que des hommes del'équipage
des
en ont été les premières
ou
passagers,
commencé à
victimes, et qu'elle a souvent
dans le voisinage du lieu où
se manifester
Tout
le bâtiment suspect était mouillé (4)-
(1) On a toujours cru 1 à Philadelphie 1 que l'épidémie de 1793 était due à une cargaison de café avarié et
d'une goëlette venant de Saint - Dopourri 1 déchargé
la maladie se propagea à ceux
mingue. L'équipage périt 3
habitaient le lieu oà l'on avait fait le déchargement,
quil de-là dans les différens quartiors de la ville. En 1797,
et
aussi un navire suédois venant de Marseille,
on accusa
des raisins et autres provisions
duquel on avait déchargé
état de
d'y avoir introduit l'épidémie
en
putréfaction, les hommes de léquipage en furent les preparce que
mières victimes, etc.. . D'autres pensèrent qu'elleavait
étéa apportée du Port-au-Prince.
F 2
avait fait le déchargement,
quil de-là dans les différens quartiors de la ville. En 1797,
et
aussi un navire suédois venant de Marseille,
on accusa
des raisins et autres provisions
duquel on avait déchargé
état de
d'y avoir introduit l'épidémie
en
putréfaction, les hommes de léquipage en furent les preparce que
mières victimes, etc.. . D'autres pensèrent qu'elleavait
étéa apportée du Port-au-Prince.
F 2 --- Page 92 ---
F I É V R E J A U N E
navire suspect, arrivant des Antilles où Ja
maladie existait, était,
faire
partout, obligé de
quarantaine, et était inspecté par des
officiers de santé préposés à cet effet.
Nous avons vu la maladie
Norfolk, sans
commencer à
qu'on ait pu en accuser aucun
navire récemment arrivé : les médecins de
ce lieu n'ont même
jamais eu cette opinion.
La plupart de ceux de Newyork, à la tête
desquels je me plais à placer le célèbre docteur Mitchill, professeur de chimie, d'histoire naturelle et
d'agriculture, au
de Columbia, et aujourd'hui
collége
membre du
congrès, pensent, avec raison, que la fiévre
jaune est indigène et engendrée dans le sein
même de leurs villés; qu'elie provient d'une
atmosphère empoisonnée par les effluves des
immondices et des matières
mulées dans des bassins, putréfiées accudes égoûts, des
mares, des cloaques, des
la
excavations, et de
manière de vivre des hablsans;aqsoinons
ajouterons, que la mauvaise situation de
plusieurs logemens en bois, près de l'eau,
assis sur un sol en grande partie susceptible
de
décomposition ou environné de vase à
marée basse, l'angmentation de la chaleur, --- Page 93 ---
D'A M É R I Q U E.
de la terre et la terreur dont
le desséchement
les esprits sont frappés, en sont les principales causes. Plusieurs circonstances] peuvent
jusqu'à un certain point, ces proprouver,
à éclaircir la question.
positions et concourir
Ce sont des faits que les personnes imparfamiliarisées avec la connaistiales et déjà
obsance des maladies épidémiques, ont pu
fois dans un lieu ou dans un
server chaque
autre.
S. I:
dans
La fiévre jaune ne paraît jamais que
l'air est
la saison la plus chaude, 3 lorsque
étouffant et peu mobile 2 comme dans les
mois de juillet, août, septembre et octobre.
en 1795,
Je l'ai vue se développer àNorfolk,
dans les premiers jours de septembre ; un
nombre en avait été atteint vers la fin
petit
d'août. Le printemps avait été très-pluvieux.
Aux chaleurs excessives et à la grande sécheresse de tout le mois d'août, sans aucune
ventilation dans l'atmosphère 9 succédèrent
des pluies abondantes pendant les dix premiers jours de septembre. Le vent restait
toujours au sud et sentretenaitune chaleurque
les habitans m'assurèrent n'avoir pas sentie
jours de septembre ; un
nombre en avait été atteint vers la fin
petit
d'août. Le printemps avait été très-pluvieux.
Aux chaleurs excessives et à la grande sécheresse de tout le mois d'août, sans aucune
ventilation dans l'atmosphère 9 succédèrent
des pluies abondantes pendant les dix premiers jours de septembre. Le vent restait
toujours au sud et sentretenaitune chaleurque
les habitans m'assurèrent n'avoir pas sentie --- Page 94 ---
F I É V R E J A U N E
beaucoup d'années : elle
aussi forte depuis
être plus insupportable
me paraissait
Cette chaleur du
sous la zone torride (4).
devenait, sans doute, un agent puismide
intestin et de la décomsant du mouvement
putrescentes qui
position des substances
de la
environnaient. Le relâchement
nous
débilité de nos corps, 3 augfibre, la grande
abondante penmentée par une transpiration des causes prédant le jour, formaient une
alors,
de cette maladie qui a,
disposantes
et qui s'est prédéployé toute son énergie,
toute la cohorte des symptomes
sentée avec
le vent
Le 19 septembre,
les plus effrayans.
mais l'épifraîchit un peu et passa au nord ;
de son intensité jusques
démienerellcharien d'octobre; c'était seuvers les premiers jours
exerçait ses ralement à cette époque qu'elle continna ( quoià Newyork, où elle
vages
latitude plus froide) un peu plus
qu'à une
Norfolk. Ily eut également
longtemps qu'à
qu'en 1800, pendant plus de
(1)Je viens d'apprendre la chaleur. a été aussi consideux mois après le 25juin, 2 Farenheit a offertgs degrée,
dérable. Le thermomètre de
esiscommunément plus de 90. --- Page 95 ---
D' A M E R I Q U E.
chaleur et humidité extraordià Newyork
fiévre
n'est pas nécesnaires. Ainsi la
jaune
car, au rapsairement détruite par la pluie, moisd'août
port du docteur Ramsay 1.c.,les à Charleston,
et de septembre 1799 furent, l'année : il tomba
les plus humides de toute
dans le prede l'eau pendant dix-sept jours devint épioù la fiévre jaune
mier, époque
radansledernier.
démique, et pendantdisjourse seulement commespoEni 1796, elle parut
et dans le
radique à Norfolk, à Portsmouth moins alarvoisinage. Ses symptomes furent
et elle fut moins meurtière quel'année
inans,
Ce n'était que la fiévre annuelle
précédente.
ou la fiévre bilieuse rémitdont j'ai parlé,
médecin, M.Taylor,
tente queleplns ancien traiter à chaque saison
me dit avoir eu à
à
se joid'été et d'automne 2 et laquelle
la
des vomissemens et quelquefois
gmaient Cette année fut si pluvieuse 1 que
jatunisse. basses et tout le pays plat ayant été
les terres la récolte du mais ou blé indien
inondés,
fnt très-mauvaise. sécheresse fut remarquable et
En 1797., la
les
tellement constante à Norfolk 3 pendant
octobre
mnois de juillet, août, septembre,
se joid'été et d'automne 2 et laquelle
la
des vomissemens et quelquefois
gmaient Cette année fut si pluvieuse 1 que
jatunisse. basses et tout le pays plat ayant été
les terres la récolte du mais ou blé indien
inondés,
fnt très-mauvaise. sécheresse fut remarquable et
En 1797., la
les
tellement constante à Norfolk 3 pendant
octobre
mnois de juillet, août, septembre, --- Page 96 ---
F I É V R E J A U N E
etlesdouze
premiersjours de novembre,
nous eûmes la plus grande difficulté à que
procurer de
nous
l'ean, (quiy est généralement
mauvaise ), toutes les
étant à
Celle
pompes
sec.
quiapprovisionnait notre hôpital français à Ferry-Point et où les navires font aiguade, était la meilleure. La fiévre
déclara
jaune se
frit des épidémiquement aveci fureur, et ofsymptomes plus malins et plus insidieux que les années
mença à la fin
précédentes : elle comd'août, et ne se termina qu'en
novembre : elle fizt plus
tale
particulièrement faaux étrangers. Il gela un peu les 8 ctg de
novembre ; les jours suivans furent chauds
jusqu'au 15 ; le froid reprit ensuite
deux ou trois jours > et la maladie pendant
entièrement, ainsi qu'il arrive dansles disparut
lieux aux approches de l'hiver.
antres
La constitution débilitante et
ne subsiste dans ces contrées putrescente
trois ou quatre mois. Anx Antilles que pendant
constante. La chaleur et
elle est
Phumidité y
sent incessamment
agisavec plus d'énergie dans
la
plaine 7 principalement dans les villes et
près des licux marécageux. Mais la
nence des vents alizés,
perma3 les brises réglées de --- Page 97 ---
D' A M É R I Q U E.
jour, celles de nuit, ces zéphirs bienfaisans,
il serait difficile de vivre dans
sans Jesquels
rafraîchisces climats, 2 les pluies, les orages effets dessent l'atmosphère ettempérentses
tructeurs. Si la chaleur est accompagnée
d'une longue sécheresse, s'il y a quelqu'anomalie dans les directions des vents ou qu'ils
constamment du sud, la malaviennentplus
rarement
die devient épidémique eti manque
davantage son caractère meurd'imprimer
ordinairement à l'arrivée des
trier. Elle finit
mais
d'antomne et des vents du nord;
pluies
hors ce temps, si la pluie survient parintervalles et que le vent reste au sud, la maladie paraît ou continue à frapper ses victimes.
Sur la côte d'Afrique, c'est surtout pendant
etimmédiatement après la saison pluvieuse
les maladies se développent et que les
que
directement
causes sédatives attaquent plus
les sourcesdelavie.
S. 1 II.
les
La fiévre jaune attaque principalement
étrangers et ceux qui sont nouvellement débarqués. Elle épargne presque tous ceux qui
entreles
ont vécu pendant un certain temps
tropiques et qui ont pu 3 comme on dit,s'y
.
Sur la côte d'Afrique, c'est surtout pendant
etimmédiatement après la saison pluvieuse
les maladies se développent et que les
que
directement
causes sédatives attaquent plus
les sourcesdelavie.
S. 1 II.
les
La fiévre jaune attaque principalement
étrangers et ceux qui sont nouvellement débarqués. Elle épargne presque tous ceux qui
entreles
ont vécu pendant un certain temps
tropiques et qui ont pu 3 comme on dit,s'y --- Page 98 ---
FI E V R E J A U N E
créoliser. Mais, iln'y a pas eu
au continent où quelques
d'epidémie
n'aient été
naturels adultes
emportés par cette maladie. Elle
sévit plus fortement sur les blancs
noirs
que surles
(1); sur les hommes
mes ; sur les adolescens
que sur les femetles adultes
les enfans et les vieillards,
que sur
derniers
(le nombre de ces
est rare dans la basse
Elle attaque plus
Virginie ).
particulièrement les indigens, les débauchéss ceux dont lesheuresdu
coucher
sontirrégulidrese ceux qui imangent
beaucoup de viandes, et qui font un
immodéré des liqueurs
usage
boissons
spiritueuses et des
stimulantes où ils ajoutent souvent
du girofle s de la cannelle, de la muscade
ceux qui sont longtemps
;
du soleil
exposés à l'ardeur
pendant le jour, et àl'air froid et
humide pendant lanit; ceux qui viventdans
les lieux infectes, dans des rues
sétroites,dans
(I)Jen'aivu que tres-peu de nègres en être atteints en
Virginie, , et partout ailleurs, le nombre en a
été beancoup moins considérable. lls
toujours
exempts de Pépidémie à Norfolk
n'ont pas été
sont morts de la fiévre
en 1800. Plusieurs
dans
jaune à Charleston, notaminent
l'épidémie de 1799 et de 1800. --- Page 99 ---
D' A M $ R I Q U E.
sdel'eau croupissante
leiguandenlephuonses ceux dont l'ame est
ou de la vase ; et enfin
d'une terà des chagrins et frappée
en proie
idée de fiévre jaune.
à la seule
reur panique d'Américains ont en outre 7 la
Beaucoup
de coucher 7 en toutes
mauvaise habitude
dans des lits de plumes, quelquefois
saisons,
ceux qui se servent de mnamême sans draps :
barbe espagnole,
telas de spanish beard,
en longnes
tittlandsia espèce de gui pendant
des chênes d'Amérique,
touffes capillaires sainement. La garderobe
sont couchés plus
nombre est aussi trèsen linge du plus grand
rarement, et ils
exigné : ils en changent plus
Thabitude
commeles Européens 2
n'ont pas ,
nombre ; enun petit
de se baigner, excepté immédiate de la peau
sorte que la propreté
tandis qu'elle
n'est pas des plus recherchée, maisons des classes
dans les
l'est beaucoup
même d'une médiocre aisance.
les corOn a observé que les bonchers 1
de
les tanneurs (1), les fabricans
royeurs,
exemples qu'en temps de pesle, ls
(1)11) y a plusieurs
cexempts de la contagion.
tanneurs ont été absolumente
se baigner, excepté immédiate de la peau
sorte que la propreté
tandis qu'elle
n'est pas des plus recherchée, maisons des classes
dans les
l'est beaucoup
même d'une médiocre aisance.
les corOn a observé que les bonchers 1
de
les tanneurs (1), les fabricans
royeurs,
exemples qu'en temps de pesle, ls
(1)11) y a plusieurs
cexempts de la contagion.
tanneurs ont été absolumente --- Page 100 ---
F I I V R E 3. A U N E
savon et de chandelles,
plus épargnés
ont été beancoup
par la maladie, 2 et qu'à Newyork, aucun boucher ni
qui manient et
corroyeur, ni ceux
soude, n'en ont inspectent la potasse et la
dant
été atteints. II faut
en excepter
cepenparmiles
l'épidémie de 1798 ; car s
inspecteurs de potasse etles savonniers, on a compté plusieurs
victimes ( The
Meditalheposieo vol. II, pag. 200).
S. III
Si cette maladie
peut être
ne l'est pas à la manière des contagieuse,elle
mies. Ceux que la fermeté
autres épidégeux
d'ame, un couradévouement et Phumanité ont
soigner les malades, ne l'ont
portés à
S'il est arrivé
pas contractée.
de la même que six, huit, ou dixindividus
été
famille, 3 comme je l'ai vu, ont
pris de la maladie plutôt
c'est qu'ils étaient sonmis
ou plus tard,
mêmes
aux influences des
causes > ce qui était relatifà
ou moins
à
leur plus
d'aptitude en éprouver les
Les ouvertures des cadavres
effets.
ne l'ont jamais
communiquée à aucun de nous. Les vêtewens,leufsurmiurendesl slitsquiavaient S
servi --- Page 101 ---
D'. A MI É R I Q U E.
à des personnes infectées
fiévre
ou mortes de la
jaune, et qui ont passé à
avoir même été
d'autres sans
ne laleur ont aérés, 9 lavés ou parfumés, >
exemple
pas transmise. On en a eu un
frappant dans les
ont été vendues de
fournitures qui
immédiatement
Thôpital de Bush-Hill
après l'épidémie des
par le comité de santé de
1793,
agens de lal Répablique Philadelphie 3 aux
litaires malades,
feangaiss.pourlesmi
Deveze
comme la rapportémon. ami
auquel ils ont été confiés.
Un jeune Français; nommé Grand
arrivé d'Europe en Virginie
Didier,
ans, et employé dans notre depuis cinq à six
Point, depuis
hôpital de Ferryla fiévre
quelques mois, > fut atteint de
jaune, dansle milieu du mois d'aoft.
1795 et en mourut. Cette maladie
point encore à Norfolk ni à
n'existait
dont cetétablissement
Portsmouth,
n'était
deux branchesdelar rivière séparé que par
ne s'y est manifestée
d'Elisabeth:elle
I eut des
que quinze jours après.
morragies échymoses sous la pean, des hénazales ; le sang exudoit par les
poresdelalangue, dela bouche
son corps 2 complétement
etdeslèvres;
même
jaune > exhaloit,
avantlamort, une odeur insupporta-
ait
dont cetétablissement
Portsmouth,
n'était
deux branchesdelar rivière séparé que par
ne s'y est manifestée
d'Elisabeth:elle
I eut des
que quinze jours après.
morragies échymoses sous la pean, des hénazales ; le sang exudoit par les
poresdelalangue, dela bouche
son corps 2 complétement
etdeslèvres;
même
jaune > exhaloit,
avantlamort, une odeur insupporta- --- Page 102 ---
F I É V R E J A U N L
de
ble. Nous lui donnâmes tous beaucoup
étaient constamment
soins : les infirmiers
la maauprès de lui; personne ne gagna
ladie.
d'unmauVingt jours après, on transporta
enviromméd'ane
vais logement, enj planches, desséchée près de la
mare linoneuse à demi
un autre Français
rivière, au mêmehôpital,
et atmndhsmomtennattenre
indigent,
dela même
teint, depuis trois ou quatrejours,
;
mourut au bout de huitheures
maladic.I1 y
setvomisetson corps étaient
eedisrebaenter
semens de sang : ses yeux
afDes militaires et des matelots
très-jaunes.
maladies ordinaires 7 qui
fligés de diverses
salle ct à côté de lui,
étaient dans la même
de fiévre jaune.
n'ont eu aucun symptome d'autre exemple de cette
Nonsn'avonspas eu
sévissoit si cruellemaladie pendant qu'elle Norfolk oùl j'en suiment sur les habitans de
d'oà
journellement, et
j'eusse
vais plusieurs
et la communiquer >
pu aisément l'apporter
aucune esd'autant mieux que je ne prenais
ni préservatif quelconpèce de précaution
que. matclots de nos bâtimens de guerre
Les --- Page 103 ---
D'A M É R I Q U E.
monillés dans la rade, mais loin des jetées et
constamment à bord,
des cales et couchant
abann'en ont pas été atteints. Un seul ayant
bâtiment pour rester au service de
donné son
de France à Norfolk en
Duhail, vice-consul
le médecin
en fut atteint et traité par
1797 7
quatrième
le plus ancien du lieu.llmourutleg
de la
Son maître venait de succomber
jour.
avoir
fiévre jaune au quatrième jour s après
près
été affaibli par un dévoiementpendant
dedeuxmois. Ce vice-consul effrayé, depuis
la maladie réune quinzaine de jours, 2 par
tomba malade après une intranspignante ,
mouilration et reraeatromandbapely
une matinée dans son jardin.
lés pendant
de
Malgré tous les soins , ili me futimpossible
qui, à la
le sauver comme son prédécesseur
vérité, n'avait pas eu les mêmes symptomes
De sept autres personnes dans
de malignité.
même maison; dont un enfant, une seule,
la
de veilles et de fatigues , eut une
accablée fiévre de peu de jours, qui n'était pas
simple
Enfin, il est de notoriété
dela même nature.
habiet c'est une
ventelacmtemalenmalal
ont fniles villes , pendant quel'épitans qui
ne l'ont jamais
démiey exerçait ses ravages,
n'avait pas eu les mêmes symptomes
De sept autres personnes dans
de malignité.
même maison; dont un enfant, une seule,
la
de veilles et de fatigues , eut une
accablée fiévre de peu de jours, qui n'était pas
simple
Enfin, il est de notoriété
dela même nature.
habiet c'est une
ventelacmtemalenmalal
ont fniles villes , pendant quel'épitans qui
ne l'ont jamais
démiey exerçait ses ravages, --- Page 104 ---
F I É V R E J A U N B
à ceux des campagnes parmi
communiquée
lesquels ils se sont réfugiés (1).
: , de ce que
Il ne s'ensuit pas 2 cependant
de se comcette maladie n'est pas susceptible
à
le contact, ou d'unindividu
muniquer par
exemple, ainsi
l'autre, comme la peste, par
n'est
dont la contagion
quedtautnermalaties
des mémoires de William
(I) Dans une critique
la fiévre jaune de 1798
Currie, de Philadelphic, sur
et contaqu'il croit toujours être importée suivante
(maladie
l'année
gieuse, ainsi qu'il l'a encore publié
the Rise progress
dans un autre ouvrage : a Sketch of
les éditeurs du Medical ReposiYellow fever; ; etc.) ),
hommes appartory. $ tom. II, pag. 299, disent: C Sept
furent emà
de la ville de Newyork
tenant Phopital
saison de la maladie dc 1798 à
ployés pendant toute la
cercueils 3 et pen.
mettre les morts de cette peste dansdes plus de 500 ca- -
dant le cours de leur servicei il manièrent Quoique ces
davres dans différens états de putréfaction. la qualité de
hommes ussent été très -incommodés par
fusils entraient et qu'ils
Pair des salles dans lesquelles
un ne fut assez
sent obligés de vomir fréquemment 2 pas discontinuer son
indisposé pendant toute la saison pour
ni
de Pétat de Newyork,
emploi. Ni dans Phopital
n'a offert aucune
dans celui de la ville, la fiévre jaune
qualité contagieuse."
pas --- Page 105 ---
D'A M É R I Q U K.
97.,
ne puisse quelquepas un problême, , qu'elle
fois produire cet effet dans certaines circonstances, ou secondairement.Ne voit-on pas, ;
d'ailleurs,
des fiévres de mauvais carac-
, que
vulgairement putrides
tère et qu'on appelle
des dyssenteries , se communiet malignes,
émanationsdesmalades
quentsouventparle
de leurs excrétions, - 9 à ceux qui les soiou
environnent, selon certaines
gnent et quiles
modifications,lese dispositions moralesetphyles lieux, la saison, le régime, etc. ?
siques ,
isolément sont connus de
Ces cas considérés
tous les médecins. Mais examinons plus par- o
ticulièrement les causes locales de la maladie qui nous occupe, sans perdre de vue le
convient d'attacher aux mots in
sens qu'il
fection et contagion.
S. IV
Toute la côte orientale de l'Amérique du
nord étant basse, plusieurs endroits sont environnés de Palus, de mares, 2 de lagunes
d'étangs où l'eau est en stagnaet d'espèces
tion, de creeks ou petites baies, dans lesquelles la marée monte plus ou moins et oit,
locales de la maladie qui nous occupe, sans perdre de vue le
convient d'attacher aux mots in
sens qu'il
fection et contagion.
S. IV
Toute la côte orientale de l'Amérique du
nord étant basse, plusieurs endroits sont environnés de Palus, de mares, 2 de lagunes
d'étangs où l'eau est en stagnaet d'espèces
tion, de creeks ou petites baies, dans lesquelles la marée monte plus ou moins et oit, --- Page 106 ---
F. I É V R 1 J A U N E
ainsi que sur les bords des rien se retirant,
sont bâties, , elle laisse à
vières où les villes
l'ardeur du SOnud une fange échauffée par très-infecte.
d'où s'exhale une odeur
leil,
outre celles qui séjournent
ESUE
s'y pourrissent, ,
des excavations - 2 dans
dans des fosses 2 dans
des lieux les plus
des petites rues et allées
dans les
commerçans 2 et principalement bois
sous les bâtimens en
qu'ona
wharfs ou dessus. La rue appelée Waterconstruits par
rue de l'eau, est presque toujours
Street,
des immonremplie de boue, encombrée .
par dontles émades animaux morts,
dices, , par
tellement affecté
nations ont quelquefois des nausées.
l'odorat, qu'elles excitaient
qu'on nomme en français
Les wharfs 1
de jetées ou quais en
cales, sont des espèces
dans les rivières.
fort avant
bois, projetées
s'avancent
de forme rectangle,
Ces jetées,
à former entre
de manière
irrégualièrement
danslesquelles les vaiselles des embrasures
est très-com3 ce qui
seaux viemnentseplacer,
débarquerles
mode pour embarquer et pour
le desire.
marchandises d'aussi près qu'on
obstruent
Mais des maisons et des magasins --- Page 107 ---
s' A M É R I Q U Et
le long du
les communications'
et empêchent fait
n'y a pas un quai
rivage, ce qui
qu'il
exemdit. A Philadelphie, par
proprement
sont
par une
ces
inconvéniens
aggravés
ple,
et
colline située entre Water-Street
petite
prolongedu nord au sud,
Front-Street, quise
en été: c'est
de la
Sraeseat-amenleatere
de cette élévation 3 sur le bord
au pied
le fonDelaware et oà est Water-Street, que
avoit dessein de former un quai et de
dateur
mais, la cupiplanter des avenues d'arbres;
en a décidé autrement. On
dité mercantile
comment une cruelle expéne conçoit pas
forcé les habitans à
rience n'a pas encore
plus de précautions pour se préserprendre
ennemi
depuis six anver contre un
qui,
arrête l'extension de leur population;
nées, mieux qu'il est constant que la mad'autant
commencé par ces quartiers
ladie a tonjours
sont
sont
tous ceux qui en
éloignés
et que
d'une
remarquad'une beauté et
propreté
bles.
dans le même
Newyork est à peit près
du commerce se
cas : la partié principale
trouve sur la riviere de l'est ; les maisons y
les rues étroites,sales
sont très-rapprochées,
G 2
population;
nées, mieux qu'il est constant que la mad'autant
commencé par ces quartiers
ladie a tonjours
sont
sont
tous ceux qui en
éloignés
et que
d'une
remarquad'une beauté et
propreté
bles.
dans le même
Newyork est à peit près
du commerce se
cas : la partié principale
trouve sur la riviere de l'est ; les maisons y
les rues étroites,sales
sont très-rapprochées,
G 2 --- Page 108 ---
1oo
y I E V R E J A U N E
et mal-saines
pendantlen.-Ouoique des bassins, des fosses qui renfermaient des
stagnantes et des matières
eaux
en putréfaction
eussent étécomblés après l'épidémie de
on n'a cependant pas étép préservé des 1795,
tes. Malgré la prévoyance des
suivanmagistrats de
Newyork, où l'on ne peut accuser l'ean
y est bonne et qui ne filtre à travers
qui
cimetrière,
aucun
3 la maladie a toujours commencé
près de la rivière de l'est où il y a
de vase, et y a frappé plus de victimes. beancoup
ville aurait été tres-saineetserait
Cette
des plus beaux ports du
devenue un
globe, si on eût construit des quais sur la rivière d'Hudson
sur celle de l'est, et si l'on eût formé les et
de ce côté depuis
rues
Broad-Iayjusqui cette
dernière. Iln'y a point de quais dans aucune
ville des
Bontaibenpatsuaweumes sorte de
sentiment donloureux, que lanouvelle-wille
fédérale de Washington (maintenantla mé.
tropole de ces Etats et le port de l'Amérique
le plus reculé à l'occident, après
Quebec) ne
sera pas exempte du même défaut (1) ).
(1) On peut voirla description quenous avonsdonnée
de Çes villes, > etc, dans le sixième volume de la
Géogra- --- Page 109 ---
D'A M $ R I Q U E.
fox
à Norfolk et dans plusieurs
A Baltimore 2
nombre de magasins
autres ports, un grand
de maisons en bois sont bâtis sur des terres
et
au bord de l'eau 2 dans laquellerapportées
de
et oû,
baigne même le pied quelques-uns
et à moins:
pour combler plus promptement
de frais les espaces qui en. étaient couverts 2des
de bois, 2 des troncs et:
on a jeté
pièces
rodes branches d'arbres mêlés de quelques
cailles. A Norfolk, tout Water-Strect jusla rivière a été ainsi formé. Il est peu de
qu'à
dessous ou dans l'intervalle descesmaisons,
laissant çà et:
quelles les eaux croupissantes,
là le limon à nud, ne renferment beaucoup
en
C'est toude corps organisés putréfaction.
dans cette partie de la ville que j'ai vu
jours
nombre de- malades et plus.
un plus grand
la fiévre jaune avec
gravement travaillés par
les conyalescences: moins assuhémorragies,
récs, plus longues et les rechutes presque
toujours mortelles. Geslaqselogentlaplue
commentée de Guthrie 2 troisième édition 2. pu+
phie
Hyacinthe P'Anglois 2 à Paris 1 an X *
bliée par
( 1802. )e-
j'ai vu
jours
nombre de- malades et plus.
un plus grand
la fiévre jaune avec
gravement travaillés par
les conyalescences: moins assuhémorragies,
récs, plus longues et les rechutes presque
toujours mortelles. Geslaqselogentlaplue
commentée de Guthrie 2 troisième édition 2. pu+
phie
Hyacinthe P'Anglois 2 à Paris 1 an X *
bliée par
( 1802. )e- --- Page 110 ---
F I É V R E J A U N E
part des commis, des matelots, des onvriers,
desindigens souventréunis en grand nombre
dans la même
chambre, autour desquels se
trouve beancoup
demalpropreté et tous ces
foyers d'infection. C'est aussi cette classe
qui, comme dans la peste, est frappée la
mière et où la mortalité est
presidérable,
toujours plus conS- V.
D'après ce qui ivient d'être dit et selon l'o-:
pinion plus généralement admissible, il
raîtrait évident que les effluves
paputréfactifs,
quiémanent de ces lieux, agissent non seulesentaurlespoumons, parla
la surface cutanée
respiration,etsur
2 mais encore sur les COmestibles et les boissons qu'ils altèrent
ceux-cien
; que
étantimprégnés et commesaturés,
portent ce poison septique dans l'estomac et
dans le tube intestinal
conjointement à celui
quis'unit à la salive pendant la mastication;
en sorte qu'on peut regarder les
j
voies
premières
principalement, comme le vrai laboratoire où éclosent les causes prochaines de
la maladie.
Toutes ces causesprobantes setbienavouées --- Page 111 ---
D' A M É R I Q U E.
point encore pourquoi la fièvre
n'expliquent visité les villes maritimes des Etatsjaunen'a
Unis qu'à certaines époques. Elle n'avaitpas
depuis trente-un ans, lors
parnaPhiladelphier
del'épidémie en 1793, età Charleston depuis
lorsd decelle de 1792. Dansces
quarante-deux, ilys avait eu des époques de
longaintervalles,
; les
sécheresse plus ou moins remarquables
mêmes causes d'insalubrité y existaientà peu
comme ailleurs ; mais la population était
près
considérable. Dans d'autres
beaucoup moins
les bords de
villes 2 les terres rapportées sur
leau, les fosses, les mares, les cloaques comblés surl lesquels on a construit des magasins,
offrent des raisons qui peuvent satisfaire en
mais
ne résolvent pas totalement
partie 3
qui
ce
avait autorisé les médela question 3
qui
cins du collége de VAladoplieadedaerge
cette fiévre était occasionnée par une contagion étrangère
Ces médecins ont encore déciaré depuis qu'elle
était - (I) importée des Indes occidentales et propagée par
contagion. Quel contraste avec l'académie de médecine
del la même ville 7 citée précédemment !
Le docteur Charles Caldwell > de Philadelphie 2
avait autorisé les médela question 3
qui
cins du collége de VAladoplieadedaerge
cette fiévre était occasionnée par une contagion étrangère
Ces médecins ont encore déciaré depuis qu'elle
était - (I) importée des Indes occidentales et propagée par
contagion. Quel contraste avec l'académie de médecine
del la même ville 7 citée précédemment !
Le docteur Charles Caldwell > de Philadelphie 2 --- Page 112 ---
F I E V R K J A U N
S. V I.
déduits
Tamaniradadamee
delaposition
lesquels on
Rernabauedans
pourrait être conduit par la
dans une adresse à la Société médicale
il établit
en 1801, où
T'analogie entre la fiévre jaune et la
peste, comme étant occasionnées
vraie
dit: que la fiévre
par les mêmes causes,
d'origine
américaine s qu'il regarde comme
domestique 3 n'étant pas
peste d'Asie ne doit pas l'être
contagieuse, la
et l'autre sont souvent
davantage ; que l'une
les, , à bord des
engendrées par des causes locavaisseaux que l'on
ment les avoir apportées d'endroits suppose injustesitués
mers ; que la peste des ports de l'ouest de la au-delà des
née, , n'a pas été introduite de
Méditerramais
PArchipel et du]
qu'elle a pris sa source dans des
Levant,
défaut de soins et de règles
navires parle
convenables pendant
voyages 9 ou plutôt pendant la
leurs
obligés de subir au lieu de leur quarantaine qu'ils sont
tendre,
arrivée. On doit endit-il, par pestilentiellestoute.
d'une atmosphère viciée et
maladioquimatt
la fiévre
maligne. Comme la
jaune ne paroissant
peste s
endroits
épidémiquement dans les
quiy sont exposés, qu'à certaines
gulières et après desjutervales
périodes irréde temps indéfinis, l'une --- Page 113 ---
D'A M i R I Q U E.
et à
suite, à quelques autres conséquences
moins incer--
porter un jugement peut-être
tain.
ou suivies dans
et l'autre sont précédées, 9 accompagnées
de nouvelles maladies ou par
les lieux adjacens 1 ou par
Paugmentation dans la fréquence 9 et plus particalièren
ment dans la malignité des maladies communes 1 etc..
concomitante des chiens, des chats, des cheLa maladie
et même des oiseaux et des poissons-,
vaux) des vaches 7
opinion par
procède de la même cause. En appuyantson
il
locales sur l'Egypte et la Syrie 1
des considérations
hardiment que la peste d'Orient n'est pas proprononce
mais par le medium d'une atmospagée par contagion 2
phère infectée.
(vol. IV, pag:
Les éditeurs du Medical Repository
de l'esapplaudissent au courage et à la justesse
400),
le louent d'avoir osé s'écarter de la
prit de Pauteur 2
ainsi les ancommune doctrine dcs écoles 7 en secouant
et l'autorité. Cependant, ils ne sont plus.
ciens préjugés
établi Pidentité générale de
de son avis 2 lorsqu'ayant
la fiévre
cause et de caractère entre la peste et
jaune,et
lcs bornes de son plan, il entreprend
qu'outrepassant différence radicale entre la peste et la
de prouver la
fiévre des prisons.
la
E. H. Smith de Newyork, dans son Essaisur
d'Athènes, ouvrage bien fait et instructif, trouve
peste
dans l'origine locale et la nature de
tant de ressemblance
de son avis 2 lorsqu'ayant
la fiévre
cause et de caractère entre la peste et
jaune,et
lcs bornes de son plan, il entreprend
qu'outrepassant différence radicale entre la peste et la
de prouver la
fiévre des prisons.
la
E. H. Smith de Newyork, dans son Essaisur
d'Athènes, ouvrage bien fait et instructif, trouve
peste
dans l'origine locale et la nature de
tant de ressemblance --- Page 114 ---
F I i V R E J A U N E
les Etats-Unis soient placés
1.0 Quoique
latitudes éga-
"sous la zone tempérée et qu'à huit à douze.
les à celles d'Eurepe, ily ait de
au-delà de froid plus
degrés et quelquefois continent, il In'en est
intense que sur notre
chand pendant
pas moins vraiquilyfaitplus dans les villes mal'été et que cette chaleur,
est
des Etats du milieu et du midi, 2
ritimes
accablante qu'entre les tropiques , parce
plus
qu'il n'y est
qu'alors l'airy est plus stagnant,
des brises reglées.
pas balayé et entraâné par
la maladie ne se déclare
Il est constant que
la
cette
époque, principelsmenclerageel
qu'à
considérable et plus sousécheresse est plus
la contenue, ou que des pluies survenant, ausreste toujours
stitution atmosphérique
comme on
trale et débilitante ; tandis que,
avec les fiévres jaunes, qu'on peut déclarer,
cette peste
sontles mêmes. Les symptomes,
dit-il, que ces maladies
lune et lautre
les circonstances qui accompagnent
malgréla
Funité de causes qui les a produites,
essai
prouvent
(Voyez ma traduction de cet
différence des temps. de littérat. médic. étrang. ou
avec des notes 2 Recueil
de Médecine, tome
Sepplement au RecucilpériodigI, pages 74 et228 )- --- Page 115 ---
D' A M i n I Q U E.
et
sait, la fiévre des vaisseanx $ deshôpitaux
même la peste, si elle est propagée par consévissent aussi bien en hiver que dans
tagion,
les autres saisons,
20. Si on examine la situation topogrades montagnes à PAtlanMARESEEE
partie qui s'étend
autrefois coutique,ont trouve que des places
vertes par les eaux, en sont aujourd'hui partotalemént dépourvues. Queltiellement ou
sont couvertes enques-unes de celles qui en
après les pluies d'automne ou àl'occacore ,
des fleuves et des rision des débordeméns
vières, dont une étonnante quantité arrose
ces pays et y porte l'abondance s sont,
l'été ou à demi desséchées ou
pendant
2 En observant plusieurs de
entièrementàs sec.
dontlasuperficie tremblesous
cesfondrières de ces terreins bas et enfoncés, aux
les pieds,
et des
environs de la baie de Chesapeak,
fleuves qui s'y rendent, et dans lesquels,
autrefois, le flux del la mer avait accès, des
Américains m'assurèrent qu'ils s'apercevaient sensiblement de la retraite graduclle
de leurs pèrcs, tel
de l'eau ; qu'au rapport
tel
ou bog et telle extréswamp 2 pool, fen
rières de ces terreins bas et enfoncés, aux
les pieds,
et des
environs de la baie de Chesapeak,
fleuves qui s'y rendent, et dans lesquels,
autrefois, le flux del la mer avait accès, des
Américains m'assurèrent qu'ils s'apercevaient sensiblement de la retraite graduclle
de leurs pèrcs, tel
de l'eau ; qu'au rapport
tel
ou bog et telle extréswamp 2 pool, fen --- Page 116 ---
F I E v R E J A U N E
mité de creek
que je ne voyais couverts
par, des herbes, des
que
roseaux ou des brossailes, ou par une croûte fangeuse,
autrefois
l'étaient
par l'eau (1).
Or,.T'expérience de
(r) Mackensie 2 qui a traversé depuis
à l'autre 2 cette partie du
peu d'une merlant des causes de Ia
nouveau continent 2 en partempérature plus froide de l'Amé-.
xique, quoique sous les mêmes latitudes qu'en
dit: (. On sait en effet que la masse des
Europe,,
> continuellement;
eaux y diminue
que beaucoup de lacs
>. que les rivières qui coulent du haut s'ydessèchent;
>> des terres qui les comblent
pays y apportent
2 et que cela
2 une influence partielle surla
peut avoirobservé
dans
température. .> Ilaaussi
que 9
les contrées ou la main de
ne s'était pas fait sentir encore
l'homme
7 le climatavait
une amélioration
éprouvé
marquée >. ce qui lui fut
les naturels du
Ceci
confirmé par
pays.
se rapporte à
où
ce
l'opinion est
voyageurque) l'âpreté du froid diminuera dans le
de T'Amérique, et que la température
nord
douce.
y deviendra plus
(Yoyage dans Pintérieur de
tentrionale en
PAnérique sep-.
1789, 1792 et 1793.).
Cette retraite des eaux s'observe
pareillement dans.
beaucoup d'endroits des Antilles. D'un autre
alluvions qui transforment
côté, les
en marais des pièces
y diminuent la profondenr de quelques
d'eau,
même en obstruent Pentrée,
rivières, , et
tion de la mer surl leur
conjointementavee la réaccourant, d'où résultent les baies.
PAnérique sep-.
1789, 1792 et 1793.).
Cette retraite des eaux s'observe
pareillement dans.
beaucoup d'endroits des Antilles. D'un autre
alluvions qui transforment
côté, les
en marais des pièces
y diminuent la profondenr de quelques
d'eau,
même en obstruent Pentrée,
rivières, , et
tion de la mer surl leur
conjointementavee la réaccourant, d'où résultent les baies. --- Page 117 ---
D'A M E R I Q U r.
tonsles
1o9
muisibles ssildhessapprisque les marais ne sont
que. lorsqu'ils sont à demi
ou que la terre fangense
desséchés
n'est plus
d'eau; Car c'est moins l'eau
couverte
limon humide
que la terre Ou le
dontla surface
et en contact avec
està déconvert
les vapeurs
l'atmosphère 2 qui lance
malfaisantes. Lese
diométriques n'ont
sexpériences eupas encore fourni
2 juscomme sur la côte méridionale
Florides 2 au Mississipi
des États - Unis, aux
sciences et arts du Cap avait > etc.
Notre Société des
gramme de 1791 : quelle
demandé, dans son pronution des sources dans peut être la cause de la dimiSt.-
parition totale de
Domingue, celle de la dispourrait employer plusieurs 2 et les moyens que l'on
d'eau ?
pour conserver le même volume
Le professeur Rus/ide
il y a près de vingt ans, Philadelphie, les
que
ayantremarquéy
mittentes étaient devenues fiévres bilieuses et intervanie qu'elles ne Pétoient plus fréquentes en Pensyl.
gement , 1°, Pétablissement autrefois 2 attribue ce chany avait des contrées dans
des étangs de moulins : il
ces fiévres
lesquelles on ne
jusqu'à ce qu'on ett arrêté connoissait pas
former des
les eaux
30,aux étangs ; 29. à la destruction des pour
quantités inégales de pluie. (
foréts;
Soe.philosoph. de
Transact, de la
Philad., tom, II).
équentes en Pensyl.
gement , 1°, Pétablissement autrefois 2 attribue ce chany avait des contrées dans
des étangs de moulins : il
ces fiévres
lesquelles on ne
jusqu'à ce qu'on ett arrêté connoissait pas
former des
les eaux
30,aux étangs ; 29. à la destruction des pour
quantités inégales de pluie. (
foréts;
Soe.philosoph. de
Transact, de la
Philad., tom, II). --- Page 118 ---
f t f V. R I 3 A u N E
iio
en attendait
a
les lumières qu'on
qu'aprésent,
physiques de
connaitre les propriétés
pour
Pair marécageux (1):
difficile de trouver à rectieillit dans un
(1) Sil est
Hyppoerate et même
champ tantde foisretourn@depuis
a
jeune médecin très - recommandable
depuis qu'un
ouvrage 9 le précis des vérités
réuni 1 dens un excellent
auquel il a ajonté le.
transmises par. nos prédécesseurs, (J. L. Alibert, disobservations
fruit de ses propres
oi ataxiques sei
sertation sur les fiévres pernicietises reste toujours 1 au
conde édition , an IX; 1801 Phistoire ,il des maladies épide donner
moins 1 très-ntile
d'affliger si soitentles peus
démiques qui continuent
curatifs qu'ona opposés
et d'indiquer les moyens
Société
ples 1
dévastateurs. Aussi Pancienne
à leurs effets
constamiment réclamé de
royale de Médecine avait-elle
des lumières sur ce sujet.
toute part
offrait lui avaient déjà
:
gu'elle
Les encouragemiens collection de matériaux 5 sur les
procuré une riché
de différens lieux de la France
topographies médicales
bien importante Poci
etsur les épidémies. Une question marécageux : elle la mit
coucernoantles miasmes
par
cupaif
en ces termes: : Déterminer
proposa
au concoursetla
sont les maladies qui résultént
P'observation quelles
et despays mas
des eaur stagnantes
des émanations
habitent dans les envis
récageuz, soit pour ceuz travaillent qui
d leur desséches
rons, soit pour ceuz qui
icales
bien importante Poci
etsur les épidémies. Une question marécageux : elle la mit
coucernoantles miasmes
par
cupaif
en ces termes: : Déterminer
proposa
au concoursetla
sont les maladies qui résultént
P'observation quelles
et despays mas
des eaur stagnantes
des émanations
habitent dans les envis
récageuz, soit pour ceuz travaillent qui
d leur desséches
rons, soit pour ceuz qui --- Page 119 ---
D 3 Ar M E R I Q U E.
3.0 Ces faits considérés ens généraltrouvent
leur application aux sites et aux ports des
et quels sont lès moyens d'y remédier ? Le
ment, était de 600 1., fut adjugé en 1789 et parprix, qui
: les docteurs Bicher,-à
tagé entre trois concurrens
Rotterdam Ramel, résidant aujourd'hui à la Ciotat,
maintenant
à l'école
et Baumes de Nimes 7.
professeur
de Montpellier,
Aux environs de Rotterdam 2 iin marais de 6,000 ars
dont la surface avoit été couverte 2 depuis plus
pens
ayant été dessée
d'un siècle d'une eau croupissante,
ché et son sol ezposé d Paction du soleil, une épidé.
mie régna avec tant de fureur en 1779 2 1780, 1781,
qu'elle était de la nature
que des médecins prétendirent
la consternation et éloigna
de la peste 9 ce qui répandit
avaient besoin.
les secours dont les malades
en partie
la Société BaC'est probablement à cette occasion que
tave de Rotterdam proposa un prix sur la question suides marais eapose-tilles lavante: : Le desséchement
- bitans du voisinage d une maladie épidémique, ou ag.
grave-t-Aaeulement. les fiévres automnales ordinaires?
dans le dernier cas 2 quelles sont les causes de cette
aggravation? 2 quels sont les meilleurs moyens de prémaladies et d'en garantir les individus ? Le
venir ces
docteur Bicher de la même ville.
prix fut adjugé au
( Mem. de la Soc. Bat., tom. IX,i-4°., Rott.1790).
Enfin un autre prix vient d'être proposé par la So2
adie épidémique, ou ag.
grave-t-Aaeulement. les fiévres automnales ordinaires?
dans le dernier cas 2 quelles sont les causes de cette
aggravation? 2 quels sont les meilleurs moyens de prémaladies et d'en garantir les individus ? Le
venir ces
docteur Bicher de la même ville.
prix fut adjugé au
( Mem. de la Soc. Bat., tom. IX,i-4°., Rott.1790).
Enfin un autre prix vient d'être proposé par la So2 --- Page 120 ---
F I $ V R E J A U N E
Iesl bords
On conçoitque
villes en particulier.
où ces cités noudes rivières et dépendances dontle lit est comvellessont assises (rivières
ont
et le cours fort lent)
immnémentrès-large
une
laisser, peu-à-peu,
dû nécessairement
des débris de toute espèce qui
vase remplie
dont les effluves sont si
s'y décomposent et
chaleurs. En garedoutables pendant les
Gard, à Nimes 1 à loccasion du
ciété de médecinedu
étendue de marais qui va opédesséchement d'une vaste
du Gard. 3
du canal du département
rer la terminaison
conduire à Beaucaire. C Une
doit
qui d'Aiguesmortes
ayant prouvé que ces opéraaffligeante
> expérience
pour les travailleurs et pourles
>> tions sont meurtrières
de médecine cherchant à
> pays voisins 2 et la Société
en être une consé*
Jes maux qui peuvent
> prévenir
le sujet d'un prix, qui sera
>> quence 2 propose pour la valeur de 500 fr. etqui sera
> une médaille d'orde
extraordinaire le5
décerné dans une séance publique
>>
la question suivante : y a -t-il quel:
> germinal an XI,
de détruire
physigues ou chimiques
a> ques moyens dangereuses qui s'ezhalent des
> les émanations
nouvellement remuées OLL des-
> terres marécageuses
ceur gui sont soumis a
s séclées 7 et d'en préserver
? >
% leurs influences
gnant --- Page 121 ---
b' A M $ R I Q U Es
i13,
gnant inseusiblement du terrain, à
que ces villes deviennent
2 mesure
projetant dans la
pluspopuleuses sen
fange des arbres et de longues pièces de bois, on y
les
et par cette espèce de mauvais prolonge
cales,
accumule avec
pilotis, 9 on y
empressement les
les magasins.
maisons et
Ainsi, , en faisant affluer
leurs ports les richesses de
dans
du monde, les habitans
toutes les parties
treés
de ces paisibles con5 se voyent frustrés
inopinément, de
leursjouissances en négligeant
des mesures plus convenables, d'extirperpar
mortelles et les larves
3 les racines
perfides d'un hydre
exterminateur.
C'est sans doute un grand
que les jetées, 9 qui is'avancent inconvénient
pour les embarcatious, ne soient
pas 2 comme en Europe > construites en pierres. Des
de bois placés parallelement
morceaux
et
ment, 2 plus ou moins
horizontale
éloignés les uns
autres s dont on a comblé les
des
de la superficie avec de la
intervalles
morceaux de
terre, s quelques
pierres et de la boue,
toujours 9 en se pourrissant
2 laissent
d'interstices et des
7 beancoup
excavations
vers le fond, quirecèlent
9 surtout
les débris d'une
H
bois placés parallelement
morceaux
et
ment, 2 plus ou moins
horizontale
éloignés les uns
autres s dont on a comblé les
des
de la superficie avec de la
intervalles
morceaux de
terre, s quelques
pierres et de la boue,
toujours 9 en se pourrissant
2 laissent
d'interstices et des
7 beancoup
excavations
vers le fond, quirecèlent
9 surtout
les débris d'une
H --- Page 122 ---
F I i V R E J A U N E
multituded'animans et d'insectes
sent, y croissent et
quiynais:
tout j'ai
y périssent (1). Parremarqué qu'à marée basse, les
rayons d'un soleilardent,
échanflantles bois
altérés et la vase fangeuse autour
antres de
et dans ces
décomposition
spontanée, où se
glissentlesentrailles et lesdébrisdes
que l'on prépare et où l'on
poissons
substances
jette toutes les
corrompues, donnent lieuau dégagement des gaz délétères dont les exhalaisons sont si désagréables
l'entrée de la nuit
7 principalement à
(2). Ce sont ces émana-
(1) Il n'est peut-être pas inutile d'observer ici
les bois de PAmérique
que
septentrionale ne se conservent
pas 2 à beaucoup près, aussilongtemps dans
cepté le bois de cèdré
Teau, ex7 que ceux de l'ancien
et que les vaisseaux qui en sont construits durent continent,
que les autres.
moins
(2) Il ne faudrait pourtant pas conclure de
l'odorat est affecté par la puanteur
ce que
sont pernicieux et capables de
2 que les effluves
causer des maladies. Car
l'expérience a prouvé que Patmosphère est
chargé de miasmes délétères et destructifs qtielquefois
dorat n'y reconnait
2 Jorsque l'otion n'en est nullement aucune qualité, et que la respiraincommodée. De méuie, ona vu --- Page 123 ---
D' A M ii R I Q U E.
l'atmosphèré locale,
tions qui contaminent
donnent
et qui, selon le Doct. Mitclill,
nomme gaz ou
l'acide de putréfaction qu'il
nitrenx):
acide septique (gaz
4°. La population de ces pays ayant singu:
lièrement augmentée depuis douze années
c'est-à-dire, depuis le comparl'énigration,
à jamais mémencement de cette révolution
vient de changer la face polimorable qui
les plus comtique de P'Europe, les places
Le
nierçantes se sont accrues en proportion.
des colonies françaises 7 les
bouleversement
de toutes celles des
besoins en tous genres
manullitédu commerce
Antilles,! la presque
ritimedesnations européennes belligérantes,
l'Angleterre, ont ouvert un champ
excepté
des Américains, et
vaste aux spéculations
eil Ieur
leur active industrie a fait pencher
à Hambourg 7 en Angleterre 1 etc. 2. des
en Hollande,
et des débris de baleines, dont la
amas d'entrailles 5
que
putréfaction exhalait une odeur plus désagréable
d'aucunes voiries 2 et des tas de fumier les plus
celles
famille; à aucun canton en
cadavereux 2 sans qu'aucune
aient été malades.
TT 4
éculations
eil Ieur
leur active industrie a fait pencher
à Hambourg 7 en Angleterre 1 etc. 2. des
en Hollande,
et des débris de baleines, dont la
amas d'entrailles 5
que
putréfaction exhalait une odeur plus désagréable
d'aucunes voiries 2 et des tas de fumier les plus
celles
famille; à aucun canton en
cadavereux 2 sans qu'aucune
aient été malades.
TT 4 --- Page 124 ---
F I B V R E J A U N E
faveur, la balance des bénéfices.
ditions pour toutes les
Les expémers, devenant beaucoup plus
multipliées 3 la navigation
rieure et le cabotage
intétion,
augmentant en
7 nécessitèrent bientôt
propornombre de navires
un plus grand
; de-là lenr
niment plus considérable
afiluenceinfidans
celle d'un plus grand nombre letirsports, et
lài unenouvelle
d'hommes; dedirection
un certain mouvement idomnéenuxaflaires,
mé aux esprits
extraordinairei impripar l'espoir du lucre ;
enfin, un
de-la,
accroissement, un
de tontess
encombrement
ssortesd'immontices,
de salaisons et autres
souventmême
provisions altérées et
corrompues.
D'après ces
circonstances, 9 est-il doncsurprenant que depuis l'époque eil question, la
maiadic épidémique ait régné constamment
chaque année avec plus ou moins d'intensité
dans quelques ports de ces Etats ? En vain objecterait-on que l'arrivée et le retour du flot
àchaque marée,surtont pourles villes situées
sur les bords de la mer ou à une
très-petite
distance, balaient et entraînent ces différens débris et ces immondices. Au
si une portion suit le
contraire,
courant, lautre,- et --- Page 125 ---
D' A M f R I Q U E.
Coclepleconilenatie,e est
ou dans l'intervalle
poussée dessous
pourris qui
des bois plus ou moins
composent les wharves ou
etc qui soutiennent les
cales
s'enfoncer
terres, ou finissent
etse mêler avec la Vase
par
vêt ou les environne, d'oà
quiles reci-dessus
resultent les effets
d'affermir mentionnés ; en sorte , qu'an lieu
les ports', les cales,
a. laissé ajouter
les jetées, on
annuellement
de Causes d'insalubrité
beaucomp plus
déjà.
à celles qui existaient
50. Plus les hommes
les
sont rassemblés dans
villes, plus ils doivent redoubler
pour ce qui concerne la
de soins
pas que la
salubrité, Ilne suffit
soit
propreté des rues et des maisons
strictement surveillée,
vent ces dernières
qu'on lave souavec de l'eau
pendant des fortes chaleurs,
commune
toujours
ce quin'est pas
chausées où (principalement l'on
pour les rez-deplanchers
conche, pour celles dontles
Sont en bois, et où le
point d'accès) aussi
soleil n'a
T'imaginer ; il faut avantageux qu'on pent
enceinte les
encore éloigner de leur
s
cimetières, les débris
verses substances
des didans les
putrescibles amoncelécs
égoûts 9 dans le limon des
mares cu
oujours
ce quin'est pas
chausées où (principalement l'on
pour les rez-deplanchers
conche, pour celles dontles
Sont en bois, et où le
point d'accès) aussi
soleil n'a
T'imaginer ; il faut avantageux qu'on pent
enceinte les
encore éloigner de leur
s
cimetières, les débris
verses substances
des didans les
putrescibles amoncelécs
égoûts 9 dans le limon des
mares cu --- Page 126 ---
F I É V R E J A U N E
laissent les
cloaques, ou dans la fange que
borles bassins et les maisons qui
eaux vers
Dans le
cas , il
etc.
premier
dent les ports 2
cités,
d'avoir dans les grandes
conviendrait
et des fontaides eaux courantes à volonté
fussent
etqueles rues detousles ports
nes(1),
de esubstituera au bois,
pavées ; danslesecond,
Deveze avait proposé à Philadelphie
(1)Mon collègue
à feu pour faire
de placer sur la Delaware une pompe la distribuemonterlean dans la ville, où des fontaines
en attendant que le canal de la
raient pour les besoins,
pit
commencé depuis longtemps,
rivière Sclnylkill,
Pabondance d'une eat safacilement y répandre avait placé, en 1801, une
lutaire. J'ai appris qu'on
moyen de
à feu assez près du Schnylkill, 2 par le
pompe
de cette rivière est portée dans la ville par
laquelle l'eau
sous la superficie de la terre 9
différens conduits placés
fait
l'eau à volonté pour Virrigation
desquels on
jaillir
des rues 2 etc.
de Manhattan,
Déjà; , parles soins de la compagnie
aussi d'être
rues de Newyork viennent
les principales
passent à environ trois pieds
pourvues d'aqueducs 1 qui
portent à différentes maisons particulières,
sous le pavé,
le moyen de pompes
de l'eau de très-bonne qualité 9 par
à la source qui
foulantes placées dans un grand puits
est dans la yille, et mues par des chevaux. --- Page 127 ---
D' A M i R I Q U E.
soutenir les terres 2 servit
de la. pierre pour
cales destide revêtement aux jetées et aux
et rendre, au besoin,
nées anxembarcations,
la même
le curage plus facile ; d'employer
matière ou de la brique pour la construction
des magasins qui y sont situés 9 ou, ce qui seencore, de former des quais et de
rait mieux
des arbres sur les lieux les plus conplanter
venables..
S: VII.
Siunnavire vient mouiller très-près de ces
lieuxinsalubres, et que peu après son arrivée
quelques personnes. de l'équipage, qui ne
prenentontiasiseents aucune précaution,
couchentsurle pont ou dans des maisons
qui situées comme nous venons de le dire, soient
de déatteintes del la fiévre jaunes. est-iljuste
l'ont apportée du lieu d'oiz
clarer qu'elles
obligés de
elles sont parties ? Les équipages
faire quarantaine dans une gaison,chande,
malades avant ouàl'ex-.
tombent quelquefois
piration du terme de Teur détention, 2 tant:
qu'ils ont cessé l'exercice anquel ils
parce
d'oirésultaitla diaploétaient accoutumés,
le dire, soient
de déatteintes del la fiévre jaunes. est-iljuste
l'ont apportée du lieu d'oiz
clarer qu'elles
obligés de
elles sont parties ? Les équipages
faire quarantaine dans une gaison,chande,
malades avant ouàl'ex-.
tombent quelquefois
piration du terme de Teur détention, 2 tant:
qu'ils ont cessé l'exercice anquel ils
parce
d'oirésultaitla diaploétaient accoutumés, --- Page 128 ---
X20
F I É V R E J A U N E
rèse nécessaire àleur santé,
négligent de se couvrir cony que parce.qu'ils
dant la nuit, et d'entretenir avenablement perila
autour d'eux
propsetéstimportante. à bord, Onn'est
plus autorisé à porter le même
pas
quand même
jugement
quelques- s-uns d'eux auraient
péri dans la traversée, On sait,
que les marins qui n'ont vécu d'ailleurs,
vaises provisions
que de mauet
en tous
quinégligent la propreté
genres, sont souvent dans un
au moins très-voisin du
état, 3
déjà
scorbut,s'il n'est pas
déclaré; qu'à leur arrivée ils
et se livrent à toutes sortes de s'enivrent
Aussi
débauches.
, ai-je observé que cette classe
d'hommes et les
à
passagers qui se conduisent
peu près comme eux > ou qui
étaient frappés par la terreur
arrivant,
nom seul de la maladie,
qu'inspire le
dès le début, des
avaient souvent s
hémorragies, une
prostration de forces la
grande
voix foible, le raisonnement peu sûr ou aliéné, et dès le
mier ou le second jour, la jaunisse.
preS- VIIL
Ce qui vient d'être exposé n'infirme
pasl'opinion que cette maladie
donc
puisse naître. --- Page 129 ---
D'A M E R I Q U E.
au contraire, beaudansles vaisseauxmême:
compifesempirepronvete queles causes propresiladévelopperon une autre à peu prèsde
souvent réunies
la même nature,Sytrouvent
ou
en tout ou en partie, et que des équipages
des soldats bien portans au départ des vaisn'ont été atteints de la fiévre jaune,
seaux ,
ou de la fiévre propre à une telle reclusion,
dans la traversée. Voilà ce qu'on prend,
que
des pays
mal-à-propos, 7 pour importation
étrangers. Parmi des exemples récens, 2 on
citer ceux d'une frégate et de deux bapeut timens armés des Etats-Unis (Le Gange et
dont les équipages atteints de
la Delaware)
ne
la fiévrejaune, renlantieusaigation,
dans les lieux où ils
la communiquérent pas
débarquèrent.
En 1799, la frégate, Le Général Green s
partie de Newport (Rhode Island) pour la
Havane. Ayant essuyé de la tempête pendant
plusieurs jours, ce bâtiment , quoique neuf,
faisait beauconp d'eau. La grande chaleur
qui succéda fit corrompre toutes les provisions. L'air de la cale et de la sentine était
tellementinfecté qu'il éteignoit les lumières.
Malgré toutes les précautions prises immé-
rent.
En 1799, la frégate, Le Général Green s
partie de Newport (Rhode Island) pour la
Havane. Ayant essuyé de la tempête pendant
plusieurs jours, ce bâtiment , quoique neuf,
faisait beauconp d'eau. La grande chaleur
qui succéda fit corrompre toutes les provisions. L'air de la cale et de la sentine était
tellementinfecté qu'il éteignoit les lumières.
Malgré toutes les précautions prises immé- --- Page 130 ---
B I i V R E J A U N E
diatementpourlas salubrité, la fiévre
déclara. La frégate arrivée à l'ile jaune se
entra dans le port de la
de Cuba,
rurgiens
Havane, etles chis'empressèrent aussitôt
un médecin de la ville;l la
d'appeler
tait pas dans cette
fiévrejaune n'exisplace. La violence des.
symptomes et le nombre des malades
mentant, le bâtiment quitta le
augpour escorter un
port le 6e jour
Etats-Unis.
convoi et retourner aux
de
De 40 hommes atteints en
cette maladie, 20 périrent dans
mer
de IO jours 9. dont la
l'espace
Le
plupart en 24 heures..
nombre clarurgien-major et le payeur furent au
des victimes. Au retour
à Newport, en
delafrégate
environ
juin, on transporta à terre
IOO malades, dontplusieurs affectés
d'ulcères aux jambes et
Jadies vénériennes.
quelques-uns demale même
Tous furent traités dans
hôpital. Malgré que les
eussent été apportés du bâtiment vêtemens
on entretenoit des
avec lequel
communications
sonne. à terre ne fut atteint de la 2 perjaune.
fiévre
Au. mnois de septembre
frégate retourna
suivant, la même
en mer où elle fit
croisière dans différens
unelongue
climats : elle resta --- Page 131 ---
D'A M É R I Q U E.
un mois en station àl'emensuite pendant
Malgrélap propreté
bouchure du Mississippi.
recomd'acide nitrique
et lés fumigations
et Patterson,
mandées par les Doct. Smyth
mais
la fiévre jaune s'y déclara de nonvean,
nombre d'hommes (1).
sur un plus petit
De toutes les nations qui font un grand commerce
(1)
paraissent être plus épargnés
maritime 9 les Hollandais
Cependant, Rouppe,
par Jes maladies des vaisseaux.
décrit très-exacteun de leurs meilleurs médecins, a
épimentla fiévre jaune , à laquelle il donne plusieurs
s'est déclarée à bord d'un vaisseau de guerre
thètes, qui
morbis nahollandais, à lile de Curacao en 1760 (de
68 et suiv. ). Dans une réponse sago
sigantium pag.
les habitans de Newyork, repréet digne de remarque,
de la cilé, de la
sentés par les comités de corporation
et du
Société médicale, de la chambre du commerce
du bureau de santé, à ceux de Philadelphie 3
comité
disent que la maladie peut
en date du 14 janvier 1799 2
comme cela est souaussi s'engendrer dans des vaisseaux
arrivé pendant des voyages ; qu'il estidapradentde
vent
ct de ne pas déretenir les équipages en quarantaine, des lieux convecharger promptement les cargaisons en
de
à l'eau tout ce quiserait corrompu ;
nables, ou jeter
suffisant
2 il faut
les fumigations ordinaires ne
pas
quc
que la maladie peut
en date du 14 janvier 1799 2
comme cela est souaussi s'engendrer dans des vaisseaux
arrivé pendant des voyages ; qu'il estidapradentde
vent
ct de ne pas déretenir les équipages en quarantaine, des lieux convecharger promptement les cargaisons en
de
à l'eau tout ce quiserait corrompu ;
nables, ou jeter
suffisant
2 il faut
les fumigations ordinaires ne
pas
quc --- Page 132 ---
FI É V R E J A U N E
Dans les mois de fructidor
miaire an
et de vendé10, six hommes d'un bâtiment
laverlesn navires avec une forte lessive
ou de sonde, ou même de la
alkaline de potasse
chaux.
Ily aquelques ports des Etats-Unis
n'a pas été observée tous les
oila quarantaine
en 1800, malgré
ans 7 notamment à Norfolk,
la maladie
que des navires vinssent des lieux où.
existait.
L'opinion des docteurs
prononcée sur cet
Mitclill et Miller est bien
tride
objet. Ils pensent que la matière
peut - être convertie en matière
pucertains changemens
pestilentielle par
rables qui
chimiques dans les fluides
s'exhalent de la peau et qui restent perspitemps dans les vêtemens, et dans les
trop longetlurine. Le venin qui dérive des évacuations alvines
leurs excrémens, ,n'est
corps humains ou de
pas de nature
parl'action vasculaire, mais de cette spécifique, préparé
que la putréfaction
qualité commune
engendre
toute cette classe de
occasionnellement dans
ingrédiens constitutifs. corps inanimés qui contiennent ses
unedyssenteric
C'est pourquoi une fiévre jaune,
peurs septiques ntesaenprantetd d'un baril de boeuf
des varompus, , que des gardes-robes
ou de poisson corsubstances animales
ou des vases remplis de
tion aussi
semblables dans un état de
avancé, évacuées de
corrupd'une personne
l'estomac et des intestins
qui en fait sa nourriture. Les
tilentiels sont ainsi formés dans des
fluides pescesaisseaux arrivent au licu
vajsseaux ; lorsque
deleurdestination, ; le poi-
prantetd d'un baril de boeuf
des varompus, , que des gardes-robes
ou de poisson corsubstances animales
ou des vases remplis de
tion aussi
semblables dans un état de
avancé, évacuées de
corrupd'une personne
l'estomac et des intestins
qui en fait sa nourriture. Les
tilentiels sont ainsi formés dans des
fluides pescesaisseaux arrivent au licu
vajsseaux ; lorsque
deleurdestination, ; le poi- --- Page 133 ---
D'A M É R I Q U E.
venant de Proviaméricain, la Columbia,
morts à Marseille de la fiévre
dence sont
dont le troisième et le quatrième
jaune,
en cette ville. Les deux
pendant mon séjour
deux maisons
premiers y furent soignés dans
particulières et les autres au Lazaret. Les
avaient traité les deux premédecins qui
et Delacourt) ayant
miers (MM. Ségaud
les particubien voulu m'en communiquer
son qu'ils contiennent y est conséquenment transporté
les fàcheux effets quis'ensuiavec eux. Alors 3 d'après
ils s'explivent, on dit que la pestilence est importée ;
doit entendre par le mot importation
quent sur ce qu'on
comme
d'après P'acception ordinaire et commerciale,
chose apportée d'un port ou d'une ville étrangère; ce
s'est formé ou engendré à bord pendant la navigaqui
introduction. Si des vaisseaux
tion, n'est qu'une pure
des maexhalent le poison engendré par la malpropreté
de
telots et des passagers > ce n'est point une preuve
spécifique. La fiévre jaune a paru à Newyork.
contagion
de Pexdurantle tenips froid de 1798, en conséquence
position aux exhalaisons 7 de boeuf corrompu pendant
Pété vendu depuis à l'enchère, acheté par des mar7
dans des chambres où demeuraient
chands et conservé
(the Medes familles indigentes qui le consommaient
dical Repository, vol. 111, pages 295 et 400.) --- Page 134 ---
F I É V R E J A U N E
larités et me demander mon avis
ture de cette
sur la na=
maladie, je répondis,
leurs détails bien
d'après
circonstanciés
n'avais aucun doute
$ que je
que ce ne fit la fiévre
jaune.
C'était l'opinion qu'ils avaient émise dans
le procès-verbal de l'ouverture des
C'est aussi celle
cadavres.
qu'ils ont maintenue, ainsi
que trois autres médecins nommés d'office
qui ont assisté ; 1e avec eux,
àl'ouverture des
troisième et quatrième décédés au
tous m'ont assuré avoir
Lazaret :
la
trouyé les yeux et
peau jaunes, à peu près
avec
universellement
des taches livides; et dans l'estomac
quelques portions des intestins,
et
ceux des deux
comme dans
premiers, une matière
épaisse et
noire,
gluante 3 ressemblant à du
dron.
gouMais, en applaudissant aux
à la constante et active
sages mesures,
sollicitude des conservateurs et directeurs du bureau de
pour préserver cette place
santé,
l'introduction
importante de
d'aucune maladie étrangère
susceptible de se
les médecins
communiquer, je rassurai
sur la non-contagion de celleci. Ce quis'était passé
enEspagne, deux ans
épaisse et
noire,
gluante 3 ressemblant à du
dron.
gouMais, en applaudissant aux
à la constante et active
sages mesures,
sollicitude des conservateurs et directeurs du bureau de
pour préserver cette place
santé,
l'introduction
importante de
d'aucune maladie étrangère
susceptible de se
les médecins
communiquer, je rassurai
sur la non-contagion de celleci. Ce quis'était passé
enEspagne, deux ans --- Page 135 ---
D'A MI- 1 R I Q U E:
était bien de nature à alarmer
auparavant,
avaient fait reet à légitimer les motifs qui
à l'égard des navires
doubler de précantions
arrivaient d'Amérique : étranger et inqui
composent l'office
connu aux membres qui
de santé, je ne pus entrer au Lazaret ni
être témoin des deux derniers faits'; mais
aussi la satisfaction de m'entretenir
j'eus l'un des deux médecins de ce lieu (le
avec
docteur Bouge) qui me dit qu'il regardait
cette maladie comme une fiévre bilieuse
Nous ne différions
maligne sans contagion.
la dénomination, et même nous
que sur
car, d'après ses détails qui
étions d'accord;
de candeur et à peu près
me parurent pleins
entendus
coincidens avec ceux que j'avais
aux symptomes et à
des premiers, quant
c'était la
T'autopsie, il était notoire que
fiévre dite d'Amérique ou des Indes occidentales, née et développée dans le navire
des causes quiy ont produit l'infection:
par
un * cinquième et un
quelque temps après,
sixièmé matelot tombèrent malades et périrent de la même maladie; le dernier était
un nègre.
navire venait
Il est à remarquer que. ce --- Page 136 ---
f t E , R E 3 A U N E
de la Havane lorsqu'il
partit de
dans le nord des
Providence s
États - Unis; mais
avait pointde maladie
qu'il n'y
ni dans l'autre
épidémique dans l'une
place, lorsqu'il les a quittées;
que l'équipage qui avait fait le
de la
Havane en était revenu bien voyage
néanmoins les hommes
portant; que
qui le
furent changés,
composaient
celui-là
excepté un seul, et que c'est
qui est tombé malade, le
à Marseille où il périt;
premier 5
le bâtiment avait
qu'ayantd'y arriver, s
relâché à Malaga et à Alicante ; que les hommes, au nombre de
torze, s'étaient bien portés
quapendant tout le
voyage ; que les deux premiers
des pilules mercurielles
prenaient
vénérien,
pour cause de mal
lorsqu'ils tombérent
le bâtiment avait
maladessque
déjà subi quinze jours de
surveillance dans un lien du bassin,
à cet effet, lorsque le
destiné
de la maladie
premier fut atteint
; que ledit bâtiment
fut
remis après la mort du second,
y
ment
et finaleenvoyé en quarantaine, à
distance d'environ
Pomègue,
une lieue de la ville 5
qu'aucun particulier 2 2 ni ceux qui firent
l'euverture des cadavres ni
assistèrent ne
ceux qui y
contractérent la maladie, et
qu'enfin
,
à cet effet, lorsque le
destiné
de la maladie
premier fut atteint
; que ledit bâtiment
fut
remis après la mort du second,
y
ment
et finaleenvoyé en quarantaine, à
distance d'environ
Pomègue,
une lieue de la ville 5
qu'aucun particulier 2 2 ni ceux qui firent
l'euverture des cadavres ni
assistèrent ne
ceux qui y
contractérent la maladie, et
qu'enfin --- Page 137 ---
D'A M 1 R i Q U E.
qu'enfin; la Columbia fut le seul navire à
Marseille où cette maladie s'est déclarée.
(On m'a dit que des peaux composaient une
partie de sa cargaison.)
S. IX.
Les principales causes prédisposantes sont
l'état de pléthore ou de turgescence humorale,mais plus encore le relâchement de la
fibre. Les causes excitantes sont la malpropreté, le défaut de ventilation 2 le défaut
d'exercice les mauvais alimens, le boeuf, le
poisson salés pourris et autres marchandises,
provisions, ou toutes substances animales et
végétales corrompues dans des vaisseaux 2
les vêtemens mouillés conservés sur le corpss
les intranspirations, surtout pendantlanuit,
dans les climats chauds, etc. Quelques capitaines américains font peu d'attention à ces
circonstances, qui deviennent la source des
maladies si ordinaires dans les voyages de
long cours, et qu'il est bien plus facile d'éviter dans les navires où il y a peu d'hommes
dans les vaisseaux de guerre où ils sont
que
souvent plus entassés.
C'est dans un bâtiment de cette nation que
I --- Page 138 ---
F I É V R E J A U N E
s'estdéveloppée, dit-on, à Cadix, la maladie
PAndalousie. Si elle s'est rapqui a désolé
de la fiévre jaune
prochée par sescaractères,
de l'Amérique, elle en a différé, certainequi s'est
ment, par sa nature contagieuse
extraordinaire sur
portée avec une fureur
toutes classes indistinctementde
D'après un supplément à la gazette
Madrid, du 28octobre 1800, ,etl'extrait d'une
lettre du Docteur Soucrampe de Séville, en
decembre, consignés dans le Redate du 27
de la Société de Médecine
ceuil périodique
del Paris, tome IX, pag. 268,et tome X, pag.
la maladie a commencé à
264, il paraît que
à Cadix du 10 au 15 d'août,
se manifester
par des cordans un quartier très-fréquenté
qu'ensuite elle s'est
saires et des matelots;
à tous les autres quartiers 5
communiquée
n'a pas tardé à s'étendre aux autres
qu'elle
villes dela province et même aux campagnes;
dans aucun des malades on n'a
mais que
charbons
observé de bubons pestilentiels,de
qui sont les signes propres à la
nid'anthraa, verra plus loin qu'on en a renconpeste (on
celle-ci a de commun avec
tré) 3 que ce que
éminemment
elle, est seulement la nature
tous les autres quartiers 5
communiquée
n'a pas tardé à s'étendre aux autres
qu'elle
villes dela province et même aux campagnes;
dans aucun des malades on n'a
mais que
charbons
observé de bubons pestilentiels,de
qui sont les signes propres à la
nid'anthraa, verra plus loin qu'on en a renconpeste (on
celle-ci a de commun avec
tré) 3 que ce que
éminemment
elle, est seulement la nature --- Page 139 ---
D'A M $ R. I Q U Es
et l'extrême proscontagieuse et meurtrière
dans
tration des forces 3 qu'elle se rapproche
dela maladie connue sous
tous ses caractères
décrite
les méle nom de fiévre jaune et
par
decins qui l'ont vue dans P'Amérique septentrionale, etc.
d'EsLes détails que je me suis procurés
à plusieurs égards, con
pagne paraissent,
été insérés dans le Reformes à ceux qui ont
de la
quant au diagnostic
ceuil périodique,
et à son traitement.
maladie, à ses périodes
aussi il est bien vrai qu'ily a eu grande
Mais
les médecins dont
diversité d'opinion parmi
la
prétendent que ce n'étaitpas
quelques-uns
n'avait point été imfiévre jaune et qu'elle
les calala saison, la frayeur,
portée ; que
le blocus de Cadixavaient
mitésdelaguerre,
les individus et
singulièrement prédisposé
la fiévre simple, dans le principe 9.
aggravé
nombre a été atteint. Des
dont le plus grand
français quise sont trouvésenEs
particuliers
pendant ou à la fin delamaladie, parpagne
dernier sentiment. La séchetagent aussi ce
de
été constante à Cadix pendant plus
resse a
de Farenheit
mois et le thermomètre
quatre
s'y est élevé à 85 degrés.
Ia --- Page 140 ---
F I $ V R E JA U N E
reste ce n'est pas la première fois
Au maladie 9
de cette nature 5 ou à peu
qu'une
à Cadix : elle y avait
près, s'est développée
régné en 1740, et au mois de juin jusqu'en
Elle y était connue 2 comme à
octobre 1764.
Vera Crux, sous le nom de
laHavane et à la
M. Périé,
womissement noir épidémique.
résidantà Cadix,attribuant
médecin français
de l'air
la cause de cette maladie à l'infection
la
des chaleurs excessives à
occasionnée par
employa avec sucsuite d'un hiverpluvieux,
Il donna
cès, le vinaigre dans les boissons.
malades riches une once de vinaigre disaux
livre de
lait aussi distillé,
tillé, sur une
petit
à la dose d'un verre d'heure en heure(1).
dans les mémoires de
() Voyez une note consignée
des sciences et arts de Toulouse,
P'académie royale
tome II, in-4. pag-47que la
Lind 2 après avoir dit très -judicieusement moins
ieinte jaune de la peau n'est pas un symptome autres
fiévres épidémiques et
>
çommun dans plusieurs
chimérique de limporet après avoir.réfuté l'opinion
Indes occidentales,
tation de cette maladie de Siam, aux
aussi lépidémie de Cadix, de lannée 1764.(Essai
cite
,
P'académie royale
tome II, in-4. pag-47que la
Lind 2 après avoir dit très -judicieusement moins
ieinte jaune de la peau n'est pas un symptome autres
fiévres épidémiques et
>
çommun dans plusieurs
chimérique de limporet après avoir.réfuté l'opinion
Indes occidentales,
tation de cette maladie de Siam, aux
aussi lépidémie de Cadix, de lannée 1764.(Essai
cite --- Page 141 ---
D'A M E R I Q U E.
Voici encore de nouveaux renseignemens,
beaucoup plus étendus 2 que j'extrais de
été
par lel Docceux quim'ont communiqués
membre de l'Académie royale
teur Durand,
1802.
à Madrid, en date du 4 décembre
< Il est bien difficile, m'écrit ce médecin,
< de vous donner des renseiguemens posisur la maladie
qui a rava-
> tifs
contagieuse de PAnda-
> gé, ily y a deux ans 2 les côtes
du
au centre
> lousie 7 puisque > placés
notre académie en a manqué
> royaume 2
encore remplis
> et que nous nous trouvons
>
Far-rwrritosoha
notre académicl'apin-
> qu'elle a présentés,
fievre conta-
>> tôt considérée comme une
du
que comme
>>
gieuse
genre pestilentiel
vraie
; et si elle a eu
>> une
fiévre jaune
avec cette dernière,c'est
>> quelqu'analogie
la
doute
la
climat,
>)
sans
par saison, parle
et le tempérament naturelle-
> disposition
surles maladies des Européens dans les pays chauds,
tom. I,I pag. 171 et suiv. ).
er
Voyez aussi Phistoire de l'épidémie en Catalogne s
1764,par le docteur Masdewal. --- Page 142 ---
F I É V R B J A U N E
>> ment très-bilieux des habitans
> Car, j'ai observé le
de ce pays.
typlus
3> la Jievre
icteroide ou
jaune, il y a sept ans
> hépitaux de notre
2 dans les
armée de
> chez des soldats
Catalogue,
qui se trouvaient
> conditions et soumis
dans ces
à
>> rale des fiévres
l'influence généataxiques
> Le royanme de Maroc, quiyregnaient.
>> troit de Gibraltar
que le seul d'é2 large de
> lieues, sépare de
quatre à cinq
notre
>> prouver et souffrait
pays, venait d'éencore d'une
2> pestilentielle
maladie
qui l'avait
>> rité, elle n'avait
ravagé. A la vépas, etil en a été de
> de celle de Cadix, le véritable
même
>> la peste du Levant;
caractèrede
> ralement
car, 3 on n'a pas généobservé des anthrax ni des
22 bons; mais on en trouvait
bu-
>> La contagion de cette maladie quelquefois.
>> bien constatée, etl'on
se trouve
n'en peut
J le moindre doute, si
concevoir
>
l'on réfléchit
5 l'années suivante 1801, onl'a
que
> et se répandre dans Medina vucreparaître
> l'année
Cydoniag qui,
précédente, en avait
3 ce qu'on
éuéépargnée,
auraitpu attribuer à sa
> pent-être, une des plus salubres position, de
> la terre. Mais le
toute
quartien oùt elle s'est dé-
peut
J le moindre doute, si
concevoir
>
l'on réfléchit
5 l'années suivante 1801, onl'a
que
> et se répandre dans Medina vucreparaître
> l'année
Cydoniag qui,
précédente, en avait
3 ce qu'on
éuéépargnée,
auraitpu attribuer à sa
> pent-être, une des plus salubres position, de
> la terre. Mais le
toute
quartien oùt elle s'est dé- --- Page 143 ---
D'A M $ R I Q U E.
et
>> clarée ayant été cerné convenablement mis
ayant été
>>
tous les moyens nécessaires
dans
étendue
> en usage, elle ne s'est pas
entièrement.
> les,autres et elle a disparu
Sur
de douze cents malades, elle en a
>
près
>> enlevé plus de sept cent cinquante. aussi
5> Dans la même année, 2 on en a vu
étincelles à Séville et
>> reparaître quelques étouffées à temps,
été
> ailleurs qui, ayant
Sans
aucun résultat fâcheux.
>> n'ont eu
de
aurions eu des nouvelles.
> doute nous
de Caautres lieux des environs
> quelques
admis
5 dix, s'il n'était pas politiquement
maxime
contribue au repos
5 comme
qui
habitans d'un
et à la tranquillité
> des
pays cacher, dans de pa5 publique, de toujours
caractère des
, le vrai
> reilles circonstances
de cette espèce. C'est ainsi que
> maladies
toutes les
connues en Europe >
D dans
pestes
mêmeles mé-
>> on a vu les gouvernemens et
decins en cacher ou nier le caractère con-
>
leurs
désasce
progrès
tagieuxjusqu'à que
de tous les
> treux les eussent mis à portée
5) yeux.
de Séville a souffert à plu-
> Le royaume
dansdessiècles: santérieurs,
> - sieursreprises, --- Page 144 ---
F I É V R E J A U N E
> de maladies
pareilles. Mais
>> des maladies
ont-elles été
épidémiques
>>
locales ou des
contagionsappornes de chezles
>> ou de quelqu'autre
Africains,
> rait bien diflicile part P C'est ce qu'il sede
>>
décider,
sieurs écrits des
malgré plumédecins
> témoins,
qui en ont été
>> Cadix, par sa
5 gu'ile
position sur une' presquis'étend à près de deux
> mer, séparée de la terre ferme lieues en
> par une chaussée
seulement
> doit être
3 comme une ville
regardée
> vue de tout et bien très-propre, bien pour-
>> en tout
policée : son
et
séjourest,
temps en toutes
> lubre : le caractère de
saisons, 9 très-sases habitans
etjovial, Ecija, Cordoue,
est gai
>> et autres villes sont
Séville, Xerès
moins
> situées et sont infiniment heurensement
plus
souffrir de l'influence
disposées à
des causes
S supposées.
locales
Cependant les deux
2 se sont préservées de la
premières
contagion
> précautions
par des
majeures et même un
> dives. Je suis persuadé
peu tar22 contagion introduiteà qu'il n'y a qu'mmo
>> influences
Cadix, et non les indu climat, etc. 3 qui ait
33 exercerles ravages
pu y
qu'on Y a vus cettefois,
ouffrir de l'influence
disposées à
des causes
S supposées.
locales
Cependant les deux
2 se sont préservées de la
premières
contagion
> précautions
par des
majeures et même un
> dives. Je suis persuadé
peu tar22 contagion introduiteà qu'il n'y a qu'mmo
>> influences
Cadix, et non les indu climat, etc. 3 qui ait
33 exercerles ravages
pu y
qu'on Y a vus cettefois, --- Page 145 ---
D' A M É R I Q U E.
dans le quartier
3 La maladie a commencé limitée assez de
: elle s'y est
> de Sopranis
s'étant
à sa
mais rien me
opposé
> temps ;
les fuyards
elle a passé,avec
5 propagation, à tous les lieux des environs
>> épouvantés,
su s'en préserver,
9 de Cadix quin'ont pas
où on ne
dans Medina Cydonia
>> excepté
La contagion ne
>> laissa entrer personne. dernière
s'est introduite dans cette
place
>
sans doute par quelques
> qu'un an après,
à la purificameubles cachés ou soustraits
>
furtivement des
> tion générale et apportés
l'énerci-devant infectés. Mais > par
>> lieux
le seul quartier où elle
> giedu gonverneur,
été cerné à temps,
> s'est manifestée, ayant
au reste
elle
éteinte sans se propager
>>
s'yest
des médela ville. Il est singulier que
>> de
à Medina
cins même de Cadix, 9 appelés
>
iavaient été témoins de ce
>> Cydonia et qui
ayent
>
quis'étaitpasse Famméeantécélante,
caractériser.
a douté et différédela
il
à la fiévre jaune d'Amérique,
> Quant
médecins de cette
bien fâcheux queles
> est
d'accord sur sa nature
> partie ne soient pas
; car plusieurs la comparent
> contagieuse yeulent même qu'elle en soit
3 à la peste, et --- Page 146 ---
F I É V R E JAUN:
> une espèce, et
> des autres
qu'elle leur soit apportée
pays. Cette
>> tient dans la
discordance nous
perplexité,
b suis de l'avis de
Cependant, je
Lind,
> fiévres sont
que toutes les
plus ou moins
S> je crois que,
contugieuses, et
d'après les
>> tutions et
différentes constidispositions des
> elles ne font
sujets, s etc. s
que
> vers, etque les prendre des aspects di-
>
circonstances
cette
quifacilitent
contagion, ne sont
a vées. J'ai vu des
pas assez obserépizooties
23 diatement de la
suivics immé-
>> d'une fiévre
petite-vérole, - et celle-ci,
ataxique très -
> qui passa pour
meurtrière, 2
5>
épidémique, parce
ne remonta point à son
qu'on
> l'on ne s'arrêta
à
origine et que
pas son
3 gieux.
caractère conta-
> J'ai vu, dans une
>> leux dont la maladie maison, deux variotrès -
> duisit la fiévre susdite
bénigne prochez
>> ceux qui Phabitaient. La
plusieurs de
mère
>> varioleux,
delun des
s qu'elle nourrissait
>> dun anthrax à la joue sur
2 mourut
> souvent le visage de
laquelle posait
son nourrisson.
>> Quoiqu'on ne paraisse pas d'accord
>> l'origine de la maladie en
sur
question, il pa-
la maladie maison, deux variotrès -
> duisit la fiévre susdite
bénigne prochez
>> ceux qui Phabitaient. La
plusieurs de
mère
>> varioleux,
delun des
s qu'elle nourrissait
>> dun anthrax à la joue sur
2 mourut
> souvent le visage de
laquelle posait
son nourrisson.
>> Quoiqu'on ne paraisse pas d'accord
>> l'origine de la maladie en
sur
question, il pa- --- Page 147 ---
D'A M $ R I Q U E.
et tout le monde en convient,
>> raît vrai,
américain, ou autre 2
>> qu'un vaisseau
qui
des marchandises
>> ayant déchargé
rue de
dans un magasin
> furent déposées
travaillèrent
> Sopranis > tous ceux qui y
furent malades les
et moururent
9>
premiers,
la maladie gagna tout ce
>> bientôt ; que
longtemps avant de se répandre
>> quartier,
de laquelle ce
> dans le reste de la ville,
même
est
séparé ; que
>> quartier
presque
négode cette cargaison,
>> le propriétaire
amis, s'enfuit
de Cadix, et de mes
> ciant
oà il périt
de Sainte - Marie,
> au port
de même que tous ceux
# promptement,
>> de sa maison.w
s'accorde avec les reLe reste de la lettre
les
ce qui concerne
lations précitées 7 pour
M. Durand
et le traitement.
symptomes
des bubons et des anajoute qu'ily a eu
tous
thrax; mais qu'ils ont été rares ; 4 que
curatifs ont échoué dans le
>> les moyens
; que
de cette épidémie
> commencement
état, nul n'a
son cours et dans son
>> dans
la préférence, 2 et
>> mérité exclusivement
réussi dans son
> que tous ont également
où des malades guéris-
> dernier période, --- Page 148 ---
F I É V R E J A U N
* saient aussi bien
E.
> quelque manière sans leur secours. De
qu'ils
39 ils restaient dans
eussent été traités, s
une
> et une espèce
extrême foiblesse
d'aliénation
> tuité, pendant
d'esprit, ou faune longue
>> S'ils venaient à
convalescence.
>
rechuter, ils périssaient
presqueinfaillidement : une fois
> il paraissait que la
rétablis,
S>
contagion n'avait
d'empire sur eux. On a
plus
>> quelques
remarqné que
Américains oul autres
9> qui avaient séjourné
personnes
9> vaient point
en Amérique 2 n'apris cette
sans doute,
maladie> I ce sont
2 ceux qui avaient habité
les tropiques ).
entre
S. X.
Parmi toutes les causes déterminantes
excitantes de la fiévre
ou
nais
jaune, s je n'en conpas de plus puissante quele
ou la diminution de l'insensible refoulement
tion. C'est après le coucher du soleil transpirafrappe plus promptement
qu'elle
éprouvé une chaleur
ceux qui, ayant
jour,
étouffante pendant le
négligent de se vêtir
et de sC garantir contre les convenabiement
vapeurs fraîches
.
Parmi toutes les causes déterminantes
excitantes de la fiévre
ou
nais
jaune, s je n'en conpas de plus puissante quele
ou la diminution de l'insensible refoulement
tion. C'est après le coucher du soleil transpirafrappe plus promptement
qu'elle
éprouvé une chaleur
ceux qui, ayant
jour,
étouffante pendant le
négligent de se vêtir
et de sC garantir contre les convenabiement
vapeurs fraîches --- Page 149 ---
D'A M $ R I Q U E.
humides de la nuit, princiet extrêmement
près des lieux
palement ceux qui séjournent
situées
marécageux , ou dont les maisons
sont baignées par
surdes terres rapportées
ceux quis'endorment
des eaux stagnantes;
mouilsurla terre, surlepont des vaisseaux
lés, près des endroits mal-sains, etc.
la
Cette imprévoyance est * en général,
toutes les maladies, mais
cause de presque
chauds. Les
particulibrement dans les pays
transportés entre les tropiques oi
militaires
de nuit 2 à biils sont obligés à un service
dans
youaquer souvent en temps de guerre,
dans les lieux enfoncés et aquala plaine,
atteints des matiques, sont toujours plutôt
sont les
ladies attachées à ces climats ;telles
fiévres rémittentes et intermittentes ataxiles fiévres bilieuses ( qui
ques 9 le causus 2
conséquemment notre espèce
comprennent
la diarrhée
typhus ictéroide), la dyssenterie,
chronique ets tsonventlfophilalnie ; c'est par
la cause dont il s'agit que nous avons vu périr l'élite de la belle et brave jeunesse de St.-
et la plus grande partie des
Domingue, 7
troupes qu'on y avait envoyées en 1791 5
et 1793. C'est la même qui y a détruit
--- Page 150 ---
F I E V R E J A U N E
plus de quinze mille
occupé
Anglais, lorsqu'ils ont
dant quelques places dans cette
la dernière
ile, penmême cause
guerre. C'est encore la
qui vient d'y sévir avec tant de
rigueur sur nos
sous le
troupes, en l'an X(I 1802),
commandement du capitaine
Leclere, qui, après
général
et de peines morales beancoup de fatigues
heureuse
sur l'étatde cette malcolonie, a été lui-même
de la fiévre jaune
victime
(1).
(1) Ce capitaine général a d'abord été
malade d'une: fiévre que le
quatre jours
croyait être lente
médecin en chef de l'armée
ensuite
nerveuse. Les forces vitales
balancé, pendant trois jours, celles
ayant
ladic 2 en sorte que le malade avait
de la ma -
voulaitsortir, le mal s'est
semblé guéri et qu'il
manifestéle8
avec son véritable
brumaire an XI,
caractère, et le
claré, ce même jour, que c'était la médecin. a dédans toute son intensité chez
maladie de Siam
Le9, il a vomi des matières de Un homme déjà épuisé,
urines ont cessé de couler. Le couleur brune, et les
éte plus fréquent et est devenu 1O, le vomissement a
peau peu changée
noir, la couleur de la
2 ezceptépendant les
alors, elle devenoit noire et laissait vomissemens;
Ituiest sorti un pert de
une teinte jaune.
s'esti infiltrée dans les sang parles yeuz ; une partie
parpières. Il a succombé dans la
ières de Un homme déjà épuisé,
urines ont cessé de couler. Le couleur brune, et les
éte plus fréquent et est devenu 1O, le vomissement a
peau peu changée
noir, la couleur de la
2 ezceptépendant les
alors, elle devenoit noire et laissait vomissemens;
Ituiest sorti un pert de
une teinte jaune.
s'esti infiltrée dans les sang parles yeuz ; une partie
parpières. Il a succombé dans la --- Page 151 ---
D'A M $ R I Q U E.
Ceux qui sont habitués à une transpiraou chez lesquels elle n'est
tion abondante,
Le
de la maladie est signé :
nuit du Ioau 11. journal
Peyre, medecin en chef.
Les officiers de santé qui ont fait Pouverture du cadavre, ont trouvé Pestomac eztrémement phlogose,la
interne sphacelée, enduite d'une humeur
tunique
lls disent que la mort du gonoirdtre et visqueuse..
denéral est l'effet de la constitution épidémique qui,
puis six mois 2 fait tant de ravages sur les européens
la
fois à Saint-Domingue (Voyez
venus pour première
les détails dans le Moniteur universel, du 17 nivose
an XI, 7 janvier 1803 ).
A la fin de brumaire, ces ravages continuaient à
Saint-Domingue, 2 à la Guadeloupe, à la Martinique,
d'une manière si effrayante, que la désoet à Tabago 7
suivi
lation. était générale dans le peu de temps qui a
Parrivée du capitaine général Villaret - Joyeuse à la
Martinique : beaucoup de personnes de toutes classes,
au-dessous de l'àge de So à 33 ans 2 des femmes, des
enfans arrivés avec. l'expédition, ont succombi.De3,500
soldats transportés à la Guadeloupe, sous les ordres du
général Richepanse 2 il n'en restait plus que 800 au
commencement de brumaire : le général et le médecin
en chef Gremillet avaient pareillement succombé. La
chaleur et la secheresse extraordinaires qui ont régné
généralement cette année paraissent avoir puissamment --- Page 152 ---
F i É V R E j A U N E
déterminéeque parl'exercice et le travail,et
quedescirconstanoes) forcentensuite.
età l'oisiveté,
au: repos
les
éprouventencore, plus souyent
funestes effets de la
faut de
suppression ou du décette évacuation
ceux
naturelle, que de
trop généralement et trop
attribués
légèrement
aux combinaisons
chimiques de
l'atmosphère, aux alimens, etc. C'estencore
développé les causes locales de la maladie. Au
Français, par exemmple, ily a eu nne grande
Caprité. dans la direction de la brise du
irrégulajour. Des
qui ont habité cette ville pendant plus de personncs
m'ont assuré quel la chaleurn'yavait
vingt ans,
que parce que des vents d'ouest augmenté enl'an X,
tamment régné
y ont presque conspendant le jour, au lieu des vents accoutumés du nord-est, ou de la brise du
fraichit
large qui raPatmosphère ; cette variété, 7 dont elles
n'avoir pas eu d'exemple, a certainement
disent
augmenterles maladies. La brise avait
concouru à
ce que le morne du
abrite
peu d'accès, parrésultait
Cap
cette ville à l'ouest d'oà
un air plus chaud et plus étouffant dont les
habitans même se trouvaient
pluie tombée de
incommodés : un. peu de
temps en temps n'a pas
la
maladie de s'aggraver,
empêché
parce que la même
a continué,
température
augmenterles maladies. La brise avait
concouru à
ce que le morne du
abrite
peu d'accès, parrésultait
Cap
cette ville à l'ouest d'oà
un air plus chaud et plus étouffant dont les
habitans même se trouvaient
pluie tombée de
incommodés : un. peu de
temps en temps n'a pas
la
maladie de s'aggraver,
empêché
parce que la même
a continué,
température --- Page 153 ---
D'A M $ R I Q U E.
habitués à une vie aclorsque les hommes
tive, à des exercices soutenus, se trouvent
réunis dans l'inaction 7 que la
tout à coup
ordinairement à les asmaladie commence
saillir.
S. X I.
moderne et àctuelle
L'histoire ancienne, 2
dans les
fourmille d'exemples d'épidémies
climats chauds ainsi que dans les climats
raset dévéloppées parle
froids, 2 engendrées
d'hommes dans un
semblement de beancoup
circonscrit, oà non seulementils manespace du travail habituel qui leur procurait
quent
de la pean,mais
cette escrétionindispensaller mutuellement en viencore ouils s'infectent
: tels
ciant l'air qa'ils sont obligés de respirer
sont les camps , les forts etles villes bloqués,
les vaisseaux même isolés > les
les flottes,
relatifàl Pintenprisons, ce qui est toujours
sité d'action et à l'intensité de dimension.
de-là
naissent toutes les maladies
C'est
que
la
pestilentielles plus ou moins contagjeuses,
fiévre des camps, des prisons, des hôpia
scorbut noir > qui
taux, ce qu'on appelé
K. --- Page 154 ---
F I $ V R B 3 A U N E
n'estautre chose
la dyssenterie,e
greustewnelenesermusg
etc.,
tent un facies et des
quynseigolsapreen
difficiles à
niances différentes et
elles
limiter, 9 n'ont pas moins entre
la plus grande connexion. La
humaine se transmet à
contagion
certains
comme la peste,
égards 2
3 sans cependant en avoir
toujours les mêmes
tiques. Mais
symptomes caractéris2 en général, des fléaux semblables ne paraissent ordinairement
temps de guerre.
qu'en
C'est ainsi que s'est
dansl'escadre
déseloppéelrépidémis
commandée parle
ral F'anstabel,quivints
çontre-amide
mouiller dans la baie
Chesapeak, 9 en février 1794, où une
de St.-Domingue
flotte
l'attendait pour être convoyée en France. Avant de partir de
les équipages
Brest,
plongés dans la débauche et
Tinsubordination,
ayantdépensé leurs avances, 9 ne purent s'acheter de linge ni les vêtemens nécessaires et souffrirent en mer
malpropretd. Quelques-nns
parla
même,après leur
quart > retournaient à leur hamac où ils
couchaient avec la chemise ou la camisole se
mouillée sur le corps.
La maladie
commença par les vaisseux le
ages
Brest,
plongés dans la débauche et
Tinsubordination,
ayantdépensé leurs avances, 9 ne purent s'acheter de linge ni les vêtemens nécessaires et souffrirent en mer
malpropretd. Quelques-nns
parla
même,après leur
quart > retournaient à leur hamac où ils
couchaient avec la chemise ou la camisole se
mouillée sur le corps.
La maladie
commença par les vaisseux le --- Page 155 ---
B'A M É R I Q U H:
Jean Bart etle Tigre, à leur arrivée en Virdes soldats et des
ginie : elle se propagea,
matelots aux ofliciers. Notre hôpital n'étant
fallut en établir trois antres
pas assez vaste,il
officiers de santé
et mettre en requisition les
des vaisseaux de guerre et de ceux du comconcourir et aider au service.
merce, pour
Environ la moitié d'entr'eux et desi infirmiers
faillis être vicpérit de cette maladie, dontje
time un despremiers.
Jenechappsisservde
de la fiévre dont je fus atteint, vraisemblalogeais à Norfolk
blement que parce que je
mois aupara*
et que j'avais essuyé 7 quatre
vant, la maladie dontj'ai parlé.
Celle-ci s'est montrée sous deux aspects
différens : les uns arrivaient dans une telle
foiblesse, avec dévoiement de matières noirâtres, rendues souvent involontairement,
etquelquefois le délire, qu'à peine pouvais-je
trouver de la fiévre ; quelques-uns même en
étaient fort éloignés, car je ne comptais pas
plus de 40 à 50 pulsations par minute s" tant
les forces vitales étaient diminuées et opprimées. On en a vu mourir dansle premier ou
lesecondjauriplasdeums sont devenus jaunes
comme dans la maladie qui désole ces pays,
K 2 --- Page 156 ---
F I f V R S J A U N B
fit froid et que ce ne fût pas la
quoiqu'il
ni
saison, mais presque sans vomissemens
considérables. Quelques 4 uns
hémorragies
avaient la langue noire, sèche et gercée ;
d'autres, des symptomes péripneumoniques
et des vers.
seconde classe, ou
Coencpuicnepenientlas
l'irritabilité était augmentée s
chez lesquels
avaient un délire furieux : ils arrachaient
vuantaiesvehsuismtoue
leursliens,leurs et de
et cherespèce de boisson
remedes,
en
chaientàse ramemmeataemdandd-alle
même qui se sont ainsi échappés et que
est
près des bois.Quand rien n'al'on a rattrapés
le
vait pu calmer cette frénésie 2 j'appliquais
sur la nuque et sur l'occiput avec
fer rouge
Jene perdis pas un des offiun grand succès. hors des hôpitaux ( le caciers que je traitai
le Tygre,
pitaine PHermite 3 commandant
etla maladie ne se commuétait du nombre),
point à Norfolk ni à Portsmouth.
niqua
à faire cesser cette épidémie
Jene parvins
reclamant du ministre Fauchet, pléniqu'en
de la république française près
potentiaire et du vice-consul en Virginie 9
du congrès
à obtenir cet effet.
tous les seçours prepres
hors des hôpitaux ( le caciers que je traitai
le Tygre,
pitaine PHermite 3 commandant
etla maladie ne se commuétait du nombre),
point à Norfolk ni à Portsmouth.
niqua
à faire cesser cette épidémie
Jene parvins
reclamant du ministre Fauchet, pléniqu'en
de la république française près
potentiaire et du vice-consul en Virginie 9
du congrès
à obtenir cet effet.
tous les seçours prepres --- Page 157 ---
D'A M B R I Q U E.
Je rétablis la plus grande propreté qui avait
éténégligée pendant que ma maladie m'avait
mon service. Les malaforcé d'interrompre
fis
des étant transportés hors des salles, j'en
raclerlesplanchers p'onlanaavecatiention
blanchirles murs avec de la chaux, parfumer
etchanger les fournitures. Par surabondance
deprécautions,1 les vêtemens des morts furent
brûlés, ceux des hommes guéris entièrement
changés sou lessivés avantde: retourneràleurs
vaisseaux où l'on fit aussi tout ce qui convela salubrité. Je conseillai d'embarnait pour
avec des provisions fraîches etvégétales
quer
de cidre etdebière. L'éune bonne quantité
pidémie ne fut entièrement terminée qu'en
dans le troisième mois, époque à laavril,
l'escadre et une flotte très-imporquelle
remettre en mer et revenir en
tante ont pu
France (1)-
L'état d'indolence ou de désccuvrement où se
(1) les soldats confinés dans des vaisseaux ( les
trouvent
s'ils sont constamment
matélots se soutiennent mieux,
exercds), surtout ceux dont les expéditions longues ou, --- Page 158 ---
F I É V R E J A U N E
S. XII
Il a toujours été si difficile
d'établir
que chose de certain au
quel.
sujet des
que nous ne pouvons
contagions,
que nous référer simcontrariécs se font en hiver ou qui arrivent à leur
tination dans un temps froid et
desété une des principales
bruseux, a toujours
causes des maladies
accablés. Combien n'en
qui les ont
les cscadres
avons-nous pasd'exemples dans
françaises etanglaises, seulement
siècle dernier, et très-récemment
pendant le
commandée
le
encore dans l'escadre
par contre-amiral
son expédition de la Méditerranée Ganthaume, lors de
l'an 9 ?
2 dans Phivér de
Entr'autres
lité
exemples > on peut citer la grande morta
quiarriva dans l'armée anglaise de
et 200 chevaux
12,000 hommea
comte
embarqués en 1724, sous les ordres du
Mansfelde ; celle d'un autre
15,721 hommes en
embarquement de
1725, aux ordres du duc de
kingams celle de l'escadrille de l'amiral
Buc1740 et 41; celle qui
Anson 2 en
nombre de
détruisit, en 1746, unsi grand
Français parmi les 10,000
cadre du ducd'Anville à la
que portait l'esprendre
Nouvelle-Ecosse, > pour re-,
fotte de Louisbourg ; et enfin, en 1757, une autre.
13,000 hommes de notre nation
pour cette
aux ordres du duc de
kingams celle de l'escadrille de l'amiral
Buc1740 et 41; celle qui
Anson 2 en
nombre de
détruisit, en 1746, unsi grand
Français parmi les 10,000
cadre du ducd'Anville à la
que portait l'esprendre
Nouvelle-Ecosse, > pour re-,
fotte de Louisbourg ; et enfin, en 1757, une autre.
13,000 hommes de notre nation
pour cette --- Page 159 ---
D' A M É R I Q U E.
plus coniplement aux effets quisep passentle
munémeut sous nOs yeux. Si des personnes
de PAmérique du nord, etc., tandis que
même partie
de trois ans avec
le capitaine Cook 7 dans un voyage
de ladys118h hommes, n'en perdit aucun de la fiévre,
qu'il donnait la plus rigousenterie et du scorbut, parce
d'en user 7
attention aux alimens 2 à la manière
reuse
des personnes 1 de leurs
à la propreté des vaisseaux 7
etc. Ce favètemens des couvertures, des hamacs ,
préférait le feu et la fumée auxlavages
meux navigateur vaiseau avec du vinaigre, pour le pude Vintérieurdu
dans Pinterrifier, et il faisait entretenir la sécheresse
valle des ponts.
et surtout
C'est aussi par de semblables précautions
humidité dans Pintérieur, que
en évitantla trop grande
26j Sjanvier 1788,
La Pérouse est arrivé à Botany-Bayle
seul
Les deux frégates qu'il commansans un
malade.
de Brest
dait, la Boussole et PAstrolabe 2 partirent
alors à bord, en tout, 237.
le 1er. août 1785, ayant
Aucun
n'a fait une campagne
hommes. K
navigatour
de
n'a parcouru un développement
> aussi longue,
sans cesse de climat,.
route aussi étendu, en changeant
leur arrivée
> avec des équipages aussisains 7 puisqu'à mois de camaprès trente
* à la Nouvelle-Hollande, de seize mille lieues de routes , ils -
> pagne et plus
leur départ de Brest. >>
bien portans qu'à
>>- étaientanssi de La Pérouse autour du monde, rédigé par.
(Voyage
K
navigatour
de
n'a parcouru un développement
> aussi longue,
sans cesse de climat,.
route aussi étendu, en changeant
leur arrivée
> avec des équipages aussisains 7 puisqu'à mois de camaprès trente
* à la Nouvelle-Hollande, de seize mille lieues de routes , ils -
> pagne et plus
leur départ de Brest. >>
bien portans qu'à
>>- étaientanssi de La Pérouse autour du monde, rédigé par.
(Voyage --- Page 160 ---
F I É V R E J A U N E
chargées de soigner les malades
qui se trouventdans ces circonstances
de parler, entrent
dontnous venons
et séjournentdlans ces lieux
resserrés, dans ces foyers
contractent
d'infection, elles
commmnément la maladie. On
a
Pereilementfevomple que des équipages
Fortetesmbandanihed des vaisseaux
l'ont quelquefois
communiqué à ceux chez
lesquels on les a logés, quand ilsy
réunis, aussitôt
étaienttrop
après leur
en est de mêine du
débarquement. Il
typhus des
mission du gaz des
malades hôpitanx.L'écorps
se commule général
du discours Millet-Mureau, et publié en 1797 1 page 50
évité le scorbut préliminaire. Voyez aussi comment il a
et les autres maladies, tom.
tom. IV, pag. 228 et 236 ).
III, P. 19;
Nul doute qu'il ne SC forme dans les vaisseaux
hydrogène sulphuré, dont l'effet sur les
du gaz
soit plus ou moins pernicieux.
hommes ne
decin Prunelle, à
L'observation du mé.
l'escadre de
l'occasion de ce quis'est passé dans
Ganthaume 2 et les
faites surdes animaux
expériences curieuses
le
avec ce gaz lc plus délétère,
professeur Chaussier, peuvent, dans la suite par
pandre un certain jour sur cette matière.(Vide 7. répériodique de la Soc, de
Recueil
méd., tom. XV, --- Page 161 ---
D' A M É R I Q U E.
niquant aux corps sains, soit par le toncher,
contactum, soit par les voies
contagium per
forme
de la respiration et de la mastication, 2
la véritable contagion dont la virulence >
dans les contagions à virus fixes, est
comme
des sujets, à leur afrelative à l'idiosyncrasie
foiblissement, à leurs dispositions moraleset
physiques, etc., tandis que ceux quihabitent
ou autres lieux hudes endroits marécageux
des miasmes des submides d'onl'émanation
et infectantes est actistances putrescentes
véeparle calorique,se trouvent dans Pinfeccirconscrite qui
zion; parce quel'atmosphère
est infécté ou imprégnée de ces effluves, en
devientle vélicule. Dans ce dernier cas, l'influence n'est que locale ou caractérise Pendémie, et il n'y apas de contagion, ou ce qui
ceux qui en
revient au même, pour peu que
Caaataa
forme la cause éloignée de lépidémie 2 ils
à d'autres leur malan communiquent pas
dit : l'infection n'a pas la proprieté contagianse à posteriori. Or, c'est ce qui se passe
dais notre fiévre jaune, comme dans la fiévre
rénittente ou intermittente, 2 à moins que les
indiidus ne se trouvent rassemblés et entas-
apas de contagion, ou ce qui
ceux qui en
revient au même, pour peu que
Caaataa
forme la cause éloignée de lépidémie 2 ils
à d'autres leur malan communiquent pas
dit : l'infection n'a pas la proprieté contagianse à posteriori. Or, c'est ce qui se passe
dais notre fiévre jaune, comme dans la fiévre
rénittente ou intermittente, 2 à moins que les
indiidus ne se trouvent rassemblés et entas- --- Page 162 ---
F I i V R E J A U N E
sés, comme dans des cas précités. Car,alors,
la fiévre jaune ne soit. pas contaquoique originairement, elle peut le devenir
consécutivement. gieuse
En outre, 2 il y a quelquedansun hôpital ou autre
fois en même temps,
et
lieu, émanation des miasmes marécageux
émanation des miasmes animaux.
dans la sphère d'acCeux qui se trouvent
( malativité de la variole, de la rougeolle
contagjeuses), qui toudies spécifiquement
en sont infectées >
chent les substances qui
la
souvent , comme dans la peste 7
prennent
à d'autres et la
contagion, la transmettent
dansles cas
Mais,
peripmtincenliemetse
chanprécédens, si iles malades sontnétoyés, des
hors des yaisseaux ou
gés, transportés
à l'air salubro, ils ne
hôpitaux, et exposés
toutes ces causes
BP
serions induits à considérer
indentiques. Comme la peste, 9 CES.
comme
limitées dans la sphère d'acimaladies sont
des matières
vité de Patinosphareiaiseade,oa
donnent et entretengâtées 9 corromhpuesqui D'après cela, nou ne
nent Vinfection (1).
docteur John Davidge, de Baltimore dans.
(s) Le --- Page 163 ---
D' A M E R I Q U E.
refuserune grandeanalogie
pourrionsencore
la maladie
a déentre la fiévre jaune, > a
qui
automnale des
un petit traité sur l'épidémie endémique
et
climats chauds, vulgairement appelée fiévre jaune 2
cette maladie est le produit
dans lequel il expose que
des causes locales où le gazhydrogène est très-accumuls
combiné 7 dit que Pinfection n'est
et particulièrement
nuisible qui n'émane pas d'un
qu'une substance gazeuse
malade comme la contagion. Il observe qu'endécorps
l'antithèse de
Il rejette la docmique est
contagieux.
naissent
trine du caractère contagieux des maladies qui
effluves des
et la fiévre jaune est du même
des
marais,,
mais il compte la fiévre des prisons et la peste
genre; des maladics de contagion spécifique 2 comme
au rang
Les éditeurs du Médical
la petite-vérole et la rougeole.
Repository, tom. II,) ,pag. 85, ont judicieusementreless
aussi bien que celle par laquelle il précette erreur 2
intermittentes et
tend que la fiévre jaune, s les fiévres
seulement de la putréfaction
rémittentes 7 dépendent
végétale et de l'eau stagnante 1 tandis qu'elles peuvent
également dépendre de la putréfaction animale.
M.Noak Webster (abriefHistory ofEpidemic and
E
Histoire abrépestilential diseases 3 etc., c'est-à-dire,
les
gée des maladies épidémiques et pestilentielles, avec
phénomènes du monde physique qui les préprincipaux
et les observations décèdent et les accompagnent 7
à
duites dcs faits qui y sont établis; 2 vol. in-8o.
1 tandis qu'elles peuvent
également dépendre de la putréfaction animale.
M.Noak Webster (abriefHistory ofEpidemic and
E
Histoire abrépestilential diseases 3 etc., c'est-à-dire,
les
gée des maladies épidémiques et pestilentielles, avec
phénomènes du monde physique qui les préprincipaux
et les observations décèdent et les accompagnent 7
à
duites dcs faits qui y sont établis; 2 vol. in-8o. --- Page 164 ---
F I l V R E J A U N K
solé l'Andalonsie
3 la peste 3 la
la fiévre des vaisseaux;
dyssenterie, y
, et la fiévre des
sons ou le Typhus
pricarceraire.
Hartford dans le Connecticut,
présenté Pidée qu'il convient 1799), pareillement
fection et
d'attacher aux mots in-.
contagion : C Les pestilences
s dit-il, sont, plus ou moins
épidémiques,
3 violence et le lieu où elles contagieuses > selon leur
existent.
> reuses dans les endroits
Elles sont danges> fermécs et dans les
reserrés 2 dans les chambres
rues étroites mais
>> ces maladies ne s'étend
;
l'infection de
qu'à
S tance et
quelques pieds de dispeut se dissiper à lair
S annihiler
libre, de manière à
ou à réduire le danger
>9 estdemême desmaladies
presqu'à rien, Il en
de pure
32 pas épidémiques. Les maladies infection quine sont
3) de l'infection,
qui ne dépendent que
s'introduisent
3 villes, dans des
quelquefois dans des
hopitaux où elles
>> grande mortalité; majs elles
occasionnent une
>> tact etn'affectent
se propagent par le conpas le caractère des autres
>> intercurrentes, La
maladies
conséquence résultant de ces
> cipes, est que la pestilence
prin-
> notre pouvoir
épidémique est hors de
; mais les maladies
>> infection peuvent être arrêtées propagées par pure
et vaincues.
> peut éviterl'infection de toutes les
On
> celles de contagion
maladies, même
spécifique, comme la
32 role et Ia rougeole, en se tenant éloigné de petite-vés en sont atteints. L'infection des
ceux qui
maladies qui ne sont
::
équence résultant de ces
> cipes, est que la pestilence
prin-
> notre pouvoir
épidémique est hors de
; mais les maladies
>> infection peuvent être arrêtées propagées par pure
et vaincues.
> peut éviterl'infection de toutes les
On
> celles de contagion
maladies, même
spécifique, comme la
32 role et Ia rougeole, en se tenant éloigné de petite-vés en sont atteints. L'infection des
ceux qui
maladies qui ne sont
:: --- Page 165 ---
D'A M € R I Q U E.
dePabwsmtoemamnbasat
risavoitproposéen: 1790,1a questionsuivante:
contagieuses 7 comme la peste, 9
8 pas spécifiquement
et la fiévre des prisons 9
> la fiévre jaune, la dyssenterie
la
. .La
ètre anéantie
Pair libre et propreté.
3> peut
par
est entiérementin-
>> doctrine commune de la contagion
; car, si elle est adB suffisante et point philosophique
prèsde la cause-
> mise, elle ne nous conduitjamaisplus,
L'infection est une cause subordonnée à celle quipro-
>
mais elle est elle-même
> page les maladies malignes 3
dont la
effet de
cause plus générale 7
> un
quelque
formidable
a force est cent fois plus puissante et plus
des
celle de Pinfection. L'apparition uniforme
es que
de la pestilence,
w autres épidémies comme précurseurs
avee
manifeste dans Patmosphère 2
s etle changement accessoires de la peste et de la fiévre
> les nombreux
sont d'origine
évidemment qu'elles
>> jaune , prouvent
domestique. >>
historien
qu'il existe un grand rapCe, savant
pense
entre les épidémies pestilentielles
port ou coincidence
du monde, telles que
et divers autres phénomènes
les tremles comètes 2 les éruptions volcaniques 2
du
blemens de terre 1 les météores 2 les extrêmes
chaud et du froid 7 les pluies et les sécheresses exhautes marées > les inoncessives 2 les tempêtes 2 les
le
la
extraordinaire d'insectes 2
dations 9
quantité la famine, etc. Il passe en remanque des moissons ,
dans
les maladies
et les compare >
yue
pestilenticlles
les tremles comètes 2 les éruptions volcaniques 2
du
blemens de terre 1 les météores 2 les extrêmes
chaud et du froid 7 les pluies et les sécheresses exhautes marées > les inoncessives 2 les tempêtes 2 les
le
la
extraordinaire d'insectes 2
dations 9
quantité la famine, etc. Il passe en remanque des moissons ,
dans
les maladies
et les compare >
yue
pestilenticlles --- Page 166 ---
F I $ V R E J A U N E
Ya-til quelque analogie entre le scorbut
etlesfiévres de prison de
Pringle, les lentes
serveusesd'tiuxam, oucellea
décrites
desvaiseauz,
pard'aures
utilité cette
auteurs; et de quelle
recherche
le traitement de
peutelle être pour
maladies
ces differentes
de
2 La question
espèces
fisamment
n'ayant pas été sufqui en ont approfondie, le
soit parce que ceux
plus approché ont confondu le
scorbutépidémique, avecl la
Iente
fiévremaligne ou
nerveuse, 3 soit parce qu'ils n'ont
fait attention que celle-ci
pas
ladies
paraît être aux maaiguès ce que le scorbut est aux
ladies
machroniques, elle a été remise au concours 2 pour un prix de la valeur de 600
liyres , qui devoit être adjugé dans la
séance
l'ordre oû elles se sont présentées dans les siècles
plus reculés, avec les circonstances
les
dées 2
qui les ont précéaccompagnées ou suivies.
Pour corroborer son opinion , M.
bléd'autres: faits dans une lettre écrite Webster a rassem.
Newyork en
au doct. Miller de
1801, sur la connection des
de terre avec les maladies
tremblemens
sion des épidémies.
épidémiques et sur la succescet
(Veyez P'Extrait que j'ai donné de
ouvrage 2 magasin Encyelopédiques tom, V.) --- Page 167 ---
D'A M $ R I Q U n:
du mois d'août 1793, mais qui in'a
publique
des circonstances de la
pas eu lieu à cause
révolution. Il est présumable que cette question reste encore à résoudre.
Notre ci-devant Société royale des sciences et arts du Cap-Français avait proposé
dans sa séance
intéresamindempnesemme
publique du mois d'août 1792, cette
Assignerles causeséloignés
sante question:.
etle traitementde
et immédiates; 3 la nature
ardente maligne des Indes occilafiévre dentales. La Société exigeait que les auteurs
des mémoires envoyés au concours assignassent la' dénomination la plus convenable à
maladie ou fissent la différence qui
cette entre le 9 malde Siam, laj fiévre jaune,
existe
et
maligne pestilafiévre ardente , lafiévre
lentielle. Elle demandait qu'en développant
lui donnent naissance et déles causes qui
signant la classe d'hommes la plus exposée
à la contracter 2 les auteurs indiquassent les
précautions à prendre pour s'en garantir.
Enfin elle imposait aux concurrens l'obligation de déterminer 1e , si, d'après la connaissance du caractère de cette maladie, elle
peut-être contagieuse.
e pestilafiévre ardente , lafiévre
lentielle. Elle demandait qu'en développant
lui donnent naissance et déles causes qui
signant la classe d'hommes la plus exposée
à la contracter 2 les auteurs indiquassent les
précautions à prendre pour s'en garantir.
Enfin elle imposait aux concurrens l'obligation de déterminer 1e , si, d'après la connaissance du caractère de cette maladie, elle
peut-être contagieuse. --- Page 168 ---
F I É V R E j A U N E
Les troubles de la mère patrie et Thorrible
avions alors à souguerre intestine quenous
la
tenir dans toute la colonie, ont empêché
sclution de la question. Aucun mémoire ne
nous
nos malCrae
générale. L'année suivante, tous
étaient-au comble : le muséum, les
heurs
les archives de cette Soriches collections;
tout
ciété, des mémoires prêts à être publiés,
devint, comme nos propriétés 3 la proie des
Dès cette fatale catasflammes et du pillage.
trophe, tous les sociétaires furent dispersés.
nous avons reconquis nos CODepuis que
les fiévres rémitlonies, où la fiévre jaune,
moismalignes ont
tentes et intermittentes
on
nombre de nos braves,
sonné un si grand
est de la
doit sentir, plus que jamais 3 qu'il
d'obtenir, dans tous
plus haute importance
le développement de la question
ses points 7
fixes sur lesdifférences ou
et d'avoirdesidées
le traitement et les
l'analogie, les variétés,
prophylactiques de ces maladies.
moyens
des médecins Anglais aient déjà
Quoique matières avec plus ou moins d'atraité ces
beaucoup à faire:
vantage e, il reste encore
qui ont
annuelle d'épidémies
La succession
fégné --- Page 169 ---
D'A M $ R I Q U B.
pendant toute cette guerre 2 avec une
régné
n'a
d'exemple, 7 soit au
fureur dont on
point
le plus ou
continent, soit aux iles Antilles,
dont elles ont été acmoins de malignité
fourni aux
compagnées, ont nécessairement
médecins qui ont habité ces pays, des' occad'acquérirdes connoissions trèsemnultipliées
conétendues et plus positives;
sances plus
séquemment,ils se suoarerontiessenipias
à même de satisfaire à l'objet desiré.
formons les voeux les plus ardens
Nous
société savante se charge
pour que quelque même
7 ou à peu
de remettre la
question
au concours. Puisse le gonvernement
près,
aussi intéressantes 2
attaché à des possessions
des toporeconnaître la nécessité d'obtenir
médicales de chaque colonie et
graphies
division de celles : qui offrent
même de chaque
les médeune vaste étendue ; d'exiger que
auxcins et les chirurgiens , surtout ceux
la santé des militaires est confiée, s'atquels
constitutions épidémitachent à observerles
à la
à connaître es affe ctions propres
ques, 3
dans le nombre il y en
zone torride,et que
ait
toujours de rigueur 2 une partie qui
ait,
nédéjà acquis, dans ces pays, T'expérience
L
même de chaque
les médeune vaste étendue ; d'exiger que
auxcins et les chirurgiens , surtout ceux
la santé des militaires est confiée, s'atquels
constitutions épidémitachent à observerles
à la
à connaître es affe ctions propres
ques, 3
dans le nombre il y en
zone torride,et que
ait
toujours de rigueur 2 une partie qui
ait,
nédéjà acquis, dans ces pays, T'expérience
L --- Page 170 ---
r62
F' I É V R E J A U N E
cessaire au traitement des maladies
pour en avoir une idée
; car s
bienjuste,
avoir observées dans les
ilfant-lés
climats où elles
sont endémiques (1).
Deux médecins français,
Poupée Desportes, dans son Histoire des maladies
St.-Domingue(
de
(Bvol.imia), et Dazille, dans
sesObeervationss généralessurles &
maladies des
climats chauds, et plus récemment
des
sur celles
nègres, 2 ont déjà tracé des
ces objets.. Le dernier
règlesutilessur
dant à
présente un plan tenperfectionner la médecine
entre les tropiques. Il s'attache à faire pratique
naître les vices de situation des
conhôpizaux,
villes, des
etaux moyensde conserverlasanté
des soldats et des matelots. Sous
point de
ce dernier
vue, on lit aussi avecintérêt un
vrage que le Doct. John Hunter a
ouLondres en 1788,
publié à
ayant pour titre : Obser-
(1) En tout état de cause s les colonies
d'autant mieux que les chefs des différentes prospéreront
militaire, civile, médicale y auront
branches
autant que possible, un certain faitpréalablement,
aurontacquis la connoissance noviciat, et qu'ils y
des localités, --- Page 171 ---
D'A M $ R I Q U E:
diseases
Army in Jawvations 01 the
ofthe
le
maica ; et un autre par Lamprière 3 sous
1799), dans lemême titre (avol.Londres
il donne des observations pratiques sur
quel
les troupes
les maladies qui ont régné parmi
1792 jusqu'en 1797 9
à la Jamaique, s depuis
et plusieurs avis très-utiles.
Il est encore à desirerquele gouvernement;
lorsque la paix et la tranquillité seront enréhabilite à St.-Dotièrement rétablies 3
la Société des Sciences et Arts, avec
mingue
laquelle les savans de toutes nos autres possessions d'Amérique puissent correspondre
Les travaux de cetteSocomme auparavant.
fort loin : elle posciété étaient déjà poussés
les
sédait des matériaux précieux tant sur
maladies régnantes, , les épizooties, la salude
etles eaux minérales,
brité, 3 la météorologie,
la
sur. Phistoire naturelle 2 la botanique ,
que
compris celle du nopal
culture en général,y
etl'éducation de la cochenille, 2 etc.
Symptomes.
S'ils sont les mêmes par leur nature dans
la fiévre bilieuse et dans le typhus, ils n'ofL 2
ait des matériaux précieux tant sur
maladies régnantes, , les épizooties, la salude
etles eaux minérales,
brité, 3 la météorologie,
la
sur. Phistoire naturelle 2 la botanique ,
que
compris celle du nopal
culture en général,y
etl'éducation de la cochenille, 2 etc.
Symptomes.
S'ils sont les mêmes par leur nature dans
la fiévre bilieuse et dans le typhus, ils n'ofL 2 --- Page 172 ---
F I E V R E J A U N K
frent de
différence, dans celle dont il
que par leur degré, leur nombre
s'agit,
tensité
et leur in2 selon la constitution des
genre d'exercice
sujets 3 leur
nière de vivre. s leur situation et leur maLes symptomes les plus ordinaires
une douleur
étaient
aigué aux parties antérieures et
latéralesdela
leur dans
tête, avec un sentiment de chal
les yeux,
de froid
accompagnés ou suivis
universel, de légers
nant
frissons, altersouvent, pendant six ou huit
avec des bouffées de chaleur
heures 5
de la rougeur à la face
2 de la pâleur et
leur arrivait
; quelquefois la chalange de froid. promptement Les
sans aucun médouleurs
malades se plaignaient de
lombes plus ou moins vives au dos ou aux
et aux extrémités inférieures,
pression à la poitrine, d'un
d'opla région
serrement vers
épigastrique avec cardialgie, qui
augmentaient par. la pression de lai main. Les
unsavaient des renvois, des nausées
le froid; ; les autres se
pendant
leura ardente à
plaignaient d'une chatrémités
l'intérieur, pendant que les exétmientftoides.Laplus, petit nombre
éprouvaityquelques jours avant la fiévre, des
lassitudes, des anxiétés, des maux de tête
s --- Page 173 ---
D'A M É R I Q U E.
d'appétit, ,de
unediminution ou dépravation
des insomnies ; mais en général
la tristesse, 3
tout à coup sans ancun signe
ils étaient saisis
précurseur.
avec élévation 1,
Les uns étaient constipés
donloureuse aux hypodureté et sensation avaientun cours de ventre
condres; les autres
de coliques
ou la dyssenterie, 2 accompagnée avec une
d'ardeurs dans les entrailles, 9
et
Lorsqu'on excitait quelgrande altération. bas, elles étaient blanques évacuations par comme dans la jaunisse ;
châtres , glaireuses était bien distincte, elles
mais si la rémission
étaient brunes ou bilieuses.
du froid ou
la cessation
Le pouls, après
devedes frissons du premier paroxisme 2
plein,
nait prompt, dur, tendu,quelquefsis) Alors, la surface
surtout dans l'après-midi.
chaude et
devenait extrêmement
du corps
La langue, tousèche, et la soifaugmentait.
les deux
blanche et humide pendant
jours
variait ensuite et devenait
premiers jours 3
raboteuse, brune ou
tantôt rouge, sèche 3
: ce
tantôt limonneuse ou jaunâtre
noirâtre,
était favorable lorsqu'il
dernier symptome
s'offrait dansla rémission avec une apparence
out dans l'après-midi.
chaude et
devenait extrêmement
du corps
La langue, tousèche, et la soifaugmentait.
les deux
blanche et humide pendant
jours
variait ensuite et devenait
premiers jours 3
raboteuse, brune ou
tantôt rouge, sèche 3
: ce
tantôt limonneuse ou jaunâtre
noirâtre,
était favorable lorsqu'il
dernier symptome
s'offrait dansla rémission avec une apparence --- Page 174 ---
F I É V R E J A U N E
de moiteur à la peau. Les yeux rouges et
paraissaient humectés
comme enflammés ,
décroisparles larmes, ce qui augmentait et
sait avec la fiévre.
Chez quelques-uns - , il y avait propension
Chez le plus
continuelle au vomissement.
se manifesgrand nombre., 9 les vomissemens
le surtaient dès le début, le lendemain ou
quatrièmejour et
lendemain, quelquefoisan
anême plus tard. Ils étaient toujours accomviolentes, de grands
pagnés de contractions
déchirante et
efforts, d'une douleur vive s
intolérable à l'estomac, avec des soupirs profonds, fréquens, larespiration entrecoupées
douleurs vagues à la poitrine, une grande
agitation et des insomnies.
rejetaient dans le comLes matières qu'ils
après les alimens, , étaient glaimencement, bilieuses tantôt c'était une bile
reuses ou
;
moins abon-'
poracée, érugineuse plus ou
dante; ; tantôt des matières muqueuses grifaisant mal à la bouche
sâtres et très-aigres,
de i'estomac
et agaçant les dents.Lirritation
vomisétait si considérable, que la plupart
saient toute espèce de boisson quiy parveconstamment d'une
nait. Ils ge plaignaient --- Page 175 ---
D' A M É R I Q U E.
chaleur bralante dumscatorpas.fonmries
verslesattaches
inexprimables et depression
du diaphragme.
à jaunir
Le blanc des yeux commençait troisième ou
le plus ordinairement. vers le
formait la
le quatrième jour. Ce symptome
Mais
seconde période ou stade de lamaladie. des
se soutenaient avec
si les vomissemens
des efforts redoublés , la jaucontractions,
promptement partont le
nisse se répandait
la face, le col et
corps, en commençant par
ou elle n'en teignait qu'une parla poitrine,
était petit, profond,
tie.Dans ces cas, le pouls
plus ou moins accéléré. mais généralement
dur, tendu et serré.
du troisième o11 quatrième
A cette époque
beaucoup
jour, et quelquefois plutôt, après des matières
d'efforts sréitérés,ils vomissaient
bruCes smatières devenaient
sanguinolentes.
à des mares de café, en
nâtres ou semblables consistance plus épaissuitenoirdtres, d'une
sàdu goudron Ou
semblables
se 7 quelquefois de suie et d'ean. Ce vomisseà un mélange
communément vers
menteirarmaialephes,
: i
lafin,et
Kamnatinatlsdenstarpeiede
ières
d'efforts sréitérés,ils vomissaient
bruCes smatières devenaient
sanguinolentes.
à des mares de café, en
nâtres ou semblables consistance plus épaissuitenoirdtres, d'une
sàdu goudron Ou
semblables
se 7 quelquefois de suie et d'ean. Ce vomisseà un mélange
communément vers
menteirarmaialephes,
: i
lafin,et
Kamnatinatlsdenstarpeiede --- Page 176 ---
F I É V R E J A U IV E
étaittoujours consideré comme le
le plus fâcheux
symptome
(2).
(1) Le vomissement noir en
enespaguol
7 anglais :
; vomino preto,
Llacksonit,
bilario, est
somitoprietto, vomito atragénéralement regardé comme mortel.
vu guérir presqu'aucun de ceux
Jen'ai
Ce
qui en étoient atteints.
symptôme, qui est le résultat d'une transudation
sanguine, n'est pas exclusifà la maladie
quelquefois produit
des
jaune : il est
taux 3 on l'observe aussi par
poisons minéraux et végédans certaines
ou chroniques, tantôt
affections aigués
tantôt
après le vomissement de
sans avoir été nullement
sang 2
de ce fluide, comme dans la précédé par l'évacuation
maladie noire
maladie nommée Melana,
dit : - ( de morb. d'Hyppocrate. Ce père de la médecine
wulg.) que les
un signe mortel,
déjections noires sont
quoiqu'il nous ait transmis deux
servations de guérison, l'ine
obl'autre au
au quarantième jour et
pronostic. quatre-vingtième, Ethmuller porte le même
Cependant, nous avons quelques
tions d'après lesquelles il conste
observacomplétement
que des malades ont été
guéris du morbus niger. On sait
que les anciens
encore
:
manifeste
Pattribuaient à Vatrabile, 3 et qu'elle se
2 selon eux 9 plus ordinairement dans los
constitutions atrabilaires et
Le docteur Cathrall, de mélancoliques.
matières noires
Philadelphie, a analysé les
rejetées par le vomissement
qui étaient atteints de la fiévre
> chez ceux
jaune, Il y a trauvé yn
ont été
guéris du morbus niger. On sait
que les anciens
encore
:
manifeste
Pattribuaient à Vatrabile, 3 et qu'elle se
2 selon eux 9 plus ordinairement dans los
constitutions atrabilaires et
Le docteur Cathrall, de mélancoliques.
matières noires
Philadelphie, a analysé les
rejetées par le vomissement
qui étaient atteints de la fiévre
> chez ceux
jaune, Il y a trauvé yn --- Page 177 ---
D'A M $ R I Q U E.
commencait à voAussitôt que le malade
la fiévre,
des matières brunes ou noires, 2
mir
offert ni rémission ni
qui n'avait souvent
à dimiintermission parfaite, commençait
surchose arrivait lorsqu'il
nuer. La même
de matières semvenait un cours de ventre
le malade
s'aliénait,
blables. Alors, , laraison
et les
mieux, le hoquet
se croyait beaucoup
se resurvenaient, les extrémités
foiblesses
cadafroidissaient; 3 la face prenait un aspect
exhalait une odeur fétide.
véreux ; le corps
des tendons s
rarement sonbresants
Ilyavait
des tremblemens s
mais plus fréquemment
terminait cet
des convalsions > et la mort
horrible spectacle,
quin'est ni le' carbonique,niler phosacide prédominant,
mais qu'il présume êtres
phorique 3 ni le sulphurique 5
il a fait avaler de
sans oser Vassurer, le muriatique :
de la
matière noire 2 prise dans le dernier degré
cette
des
à des chiens, à des volailles, dont
maladie , à chats,
altération. Ses expériences
la santé n'a éprouvé ancune
(Memoir
sontle résultat de sept années de recherches. in the
the
of the, black vomit ejected
Or
Analysis the Yellow Fever 2 Philadelphie 3
tast stage of
1800 )a --- Page 178 ---
F I É V R E J A U N E
Dans d'autres cas 2 lorsque le
cessait ou devenait plus
vomissement
bait dans le
rare, le malade tomcomateux, coma profond, ou dans.le délire
Souvent aussi, leponls n'était
plus fréquent , ou il l'était même
pas
dans l'état de
moins que
Alors,
santé, mais petit et profond.
s'iln'avait pas été possible d'apporter
depromptss secours, le sang sortait
les
rines 2 les gencives
par
na2 Ia
les
par les intestins,
langue, lèvres 3
sait dans
9 par la vagin : :
le tissu cellulaire
ils'extravasousla peau du tronc où il formait 2 principalement
des
des taches,
vergetures ou respèces de
des échymoses
flagellations s.
plus ou moins
bles à celles qui résultent
larges,semblaCet état du
de meurtrisstires,
corps ressemblait à celui des su-.
jets atteints du scorbut au dernier
Jen ai vu périr quin'avaient
degré.
la
de jaune
sclérotique et la face livide ;
que
avoir eu la moindre
d'autres, sans
nuance
hémorragie ni taches
jaunâtre, sans
pétéchiales,
que des vomissemens
n'ayant eu
indifférens ou
ment des boissons qu'ils
simplemême famille
prenaient. Dans la
2 le mari mourait du vomissement noir et
tandis que la femme, sanguinolent avec jaunisse 2ayant à peine dela fiées
de jaune
sclérotique et la face livide ;
que
avoir eu la moindre
d'autres, sans
nuance
hémorragie ni taches
jaunâtre, sans
pétéchiales,
que des vomissemens
n'ayant eu
indifférens ou
ment des boissons qu'ils
simplemême famille
prenaient. Dans la
2 le mari mourait du vomissement noir et
tandis que la femme, sanguinolent avec jaunisse 2ayant à peine dela fiées --- Page 179 ---
D'A M € n I Q U E.
vre, mais une irritations ispasmodijueaieito- boissons ou ses
mnac, ne vomissant que ses
frappé de terreur ,
remèdes et ayant l'esprit
couleur
périssait subitementen conservantsa
cirnaturelle.. Je n'ai remarqué ces dernières
étaient ailleurs assez ordiconstances 2 qui
naires , que dans l'épidémie.de 1797. chez la
Les déjections alvines différaient
plupart : tantôt elles étaient bilioso-mutantôt verdâtres, brunes ou noiqueuses, râtres,semblables à celles du vomissement;
de sang
tantôt sanguinolentes , quelquefois J'en ai vu
pur, avec ou sans odeur putride.
d'autres oila maladie débutait par un léger
nazale diffiaccès de fiévre, une hémorragie
desl le premier ou
cile à arrêter, etlajaunisse
fréle second jour ; le pouls petit, pas plus
dans létat naturel ; mais, Phéquent que
même sans vomismorragie recommengant,
deils s'affaissaient, les extrémités
sement,
le
enfoncé et vermivenaient froides 2 pouls
de léculaire: ils avaient un délire ohscur,.
mouvemens convulsifs et ils périssaient
gers dans le troisième ou le quatrième jour.
Tel futle cas d'un anglais de Pile St.-Vinmatelotsdunavire qui
cent, et dedeuxjeunes --- Page 180 ---
F I f V R E J A U N
l'avait amené à
K
une des maisons Norfolk. Il se logea dans
en bois les
sur les jetées oà le
plus mal situées,
navire étoit
matelots ne furent
amarré, Les
maison que le
conduits dans la même
après
second jour de la maladie
que le
et
capitaineleur eut administré
purgatif drastique. Ils s'étaient
un
durant la traversée
bien portés
viandes salées
9 n'avaient vécu que de
ritueux. La 2 de biscuit, de thé et de
fiévre jaune n'existait
spiVincent
pas à St..
lorsqu'ils en partirent.
peine trois jours
Ily avait à
lorsqu'il fut
que l'Anglais était à terre
pris tout à coup d'une forte
hémorragie nazale à la suite de
commença à jaunir. Il résolut
laquelle il,
solument d'autre
de ne faire abremède que de boire
punch et du vin de Madère.
du
seillé au moins
Je lui avais conun régime, des
une limonnade
précautions et
minérale: il n'écouta
inolisadonplhdmoragier
que son
selait de sa bouche;
revint;l lesang ruisbarbouillé et
son visage en était tout
jaune
son corps avait une couleur
très-foncée. Il mourut
ment, Un des deux matelots presque subiten'eurent pas de
périt aussi : ils
vomissement noir.
D'autres malades ayant des
rémissions ou
un régime, des
une limonnade
précautions et
minérale: il n'écouta
inolisadonplhdmoragier
que son
selait de sa bouche;
revint;l lesang ruisbarbouillé et
son visage en était tout
jaune
son corps avait une couleur
très-foncée. Il mourut
ment, Un des deux matelots presque subiten'eurent pas de
périt aussi : ils
vomissement noir.
D'autres malades ayant des
rémissions ou --- Page 181 ---
D'A M is R I Q U E.
des intermissions complètes et qui auraient
mieux entendu,
pu guérir par un traitement
avaient
en écartant les affections de l'ame,
des angoisses 9 un abattement considérable,
le hoquet et moudes sincopes 3 quelquefois
attendait le moins.
raient lorsqu'on s'y
Lorsque la maladie se terminait par la
mort, c'était le plus ordinairement du quasecond.
trième au hutibnejenryraremestke:
On a vu ailleurs des personnes périr dansles
heures : celles-ci dans le calme et l'affais24
celles-là dans le transport etle délire.
sement,
mourir
le huitième
Ceux que j'ai vu
passé
manquaient de soins, ou étaient maljour,our situés. Un seul qui était d'un jaune brunâdix-neuvième jour. Il était.
tre a été jusqu'au
du nombre de six que je soignais chez un
boulanger dans la même chambre, 2 située
dans un des quartiers les plus insalubres 2
dont quatre ont guéri.
dont la maladie avait été
Quelques-uns
jugée Heathremurigakirais
symptomes et les accidens les plus graves 9
ayant eu toute la peau jaune 2 parsemée de
taches sanguines ;de pétéchies , ont périd'indigestion ou de rechutes. On en a vu d'autres --- Page 182 ---
F I f V R E J A U N
qui, quoiqu'en
E
sont mortssmbiteinent apparence hors de danger s
pris cette dernière d'hémorragis. J'aiapvilles, ainsi
circonstance des autres
que des exemples de
qui ont gagné, une seconde
personnes
jaune, ce que je n'ai
fois, la fiévre
ginie.
point observé en VirCette maladie a toujours
effets surle'systême
paru exercer ses
gastrique ethépatique,er
consécutivement sur le genre nèrveux. Le
pronostic était toujours facheux
symptomes de malignité
lorsque les
paroissaient dès le
Emmsenf bilité
la dédenndms,latipothynipjer délire
quel'onnep
obscur;
Csomnonwesi.-odient
terlesvomissemens,
se
frayait
lehoquet, etque. le
une issue par les
sang
ouvertures naturelles.
pores et par les
la
Il en était demême de
grande diminution ou de la
totale des urines. On
suppression
jugement
pouvait porter le même
lorsque le dévoiement se
mait ; car, il était alors suivi du
supprihoquet, de la
coma, du
prostration de forces et de
mouvemens convulsifs;
. de courte durée
un accès violent et
dans l'invasion, était ordinairement d'un mauvais
avons vu aussi de longs présage; mais nous
paroxysmes qui n'é-
ême de
grande diminution ou de la
totale des urines. On
suppression
jugement
pouvait porter le même
lorsque le dévoiement se
mait ; car, il était alors suivi du
supprihoquet, de la
coma, du
prostration de forces et de
mouvemens convulsifs;
. de courte durée
un accès violent et
dans l'invasion, était ordinairement d'un mauvais
avons vu aussi de longs présage; mais nous
paroxysmes qui n'é- --- Page 183 ---
D'A M £ R I Q U g:
moins sinistres. La fiévre consertaient pas
rémission distincte
vant son intensité, sans
les deux premiersj jours, avec déjecpendant
de
était toujours
tions de couleur gondron,
les vomissed'un mauvais augure, > quoique
mens fussent rares et seulement glaireux.
et lesaccidens étant commuLes symptomes
intenses chez les
nément plus graves et plus
d'une constitution forte etrobuste,
personnes
imminentprésageaient: 2 aussi un danger) plus
Ilyararement eu des évacuationscritiques
lorsque la maladie s'éparles selles, excepté
bilieuses ordicartait peu du type des fiévres
auxquelnaires ou des rémitentesgatriques
derde putride et en
les on a domnél'épithète Les sueurs ont sounierlieu d'adynamiques.
lorsbeaucoup de soulagement
vent apporté
ou
qu'elles n'étaient pas trop prématurées
provoquées à contre-temps.
des
L'excrétion abondante et soutenue
favorable. Du
urines était un symptome
foible inreste 9 on ne pouvait tirer qu'une
duction de leur nature 3 si ce n'est qu'elles
souvent teintes de bile , quoique
n'étaientp pas
cela arrive toula peau fat jaune, comme
a fait
dans Victère ordinaire ; ce qui
jours --- Page 184 ---
F I $ V R 3 j A U N B
médecins de Newyork
penser à quelques
n'était pas due à la
que cette maladie jaune
dans la jaurésorbtion de la bile, comme
Poride
mais à Pacide septique et à
nisse,
de donde septon qui a la propriété
gazeur
noire, épaisse - paner au sang une couleur
état de dissodans un
raissant fréquemment
très-promptelution, sujet à se corrompre
*
offre les mêmes phénomènes
ment et qui
cet acide dans les vaissoit qu'on ait injecté tiré du
dans les
soit qu'on ait
sang
seaux,
contiennent (1).
vases quile
croit aussi que la teinte
Joseph Frank maladie', ne vient pas de
dans cette
jaune,
dans les vaisseaux
ce que labile est épanchée dépend des gloet sur la peau, mais qu'elle
la fin d'une
bules sanguins, , comme vers c'estla même
Il prétend aussi que
échymose.
la couleur jaune aux cracause qui donne
docteur Mitchill à Jonathan Havens,
(1) Lettre du
concernant les
congrés des Etats-Unis,
du
représentantau
ou la combinaison
effets des fluides pestilentiels système sanguin des anisurle
septon avec Vozigène, de P'espèce humaine,
maux, et particulitrenent
chats
ules sanguins, , comme vers c'estla même
Il prétend aussi que
échymose.
la couleur jaune aux cracause qui donne
docteur Mitchill à Jonathan Havens,
(1) Lettre du
concernant les
congrés des Etats-Unis,
du
représentantau
ou la combinaison
effets des fluides pestilentiels système sanguin des anisurle
septon avec Vozigène, de P'espèce humaine,
maux, et particulitrenent
chats --- Page 185 ---
D'A M É R I Q U E.
etnon la bile,
chatsdans les péripneumontes,
le suppose communément (r).
ainsi qu'on
que la couD'autres, comme Todd, pensent
du CTILoT dissout. Mais
leur jaune dépend
cette dissolution ne se rencontre pastoujours
dans l'inspection cadavérique.
en soit, cet aspect de la peau s
Quoi qu'il
livide
tantôt jaune ou jaunâtre, tantôt
2 parsemée de taches ou d'échymoses et quelquedénote l'état morbide
fois tout ensemble, 3
des solides,
ou le relidhemeteersertiastrel
des
altération dans le mélange
une grande
la dégéfluides 7 d'oà suit nécessairement
nérescence scorbutique.
n'ai
point vu de parotides 5 jaJe
presque
charbonnenses
mais d'anthrax, de tumeurs
de bubons (2); rarement des dépôts >
ni
Méthode de PInstitut clinique de Pavie, ? 1795.
(:)
Davidson écrivoit du Fort-Royal de la
(2) George
à James Mease , médecin à
Martinique, en 1796,
qu'ilavoit rencontré ces trois symptomes
Philadelphie, atteints de la fiévre jaune dans cette ile ;
sur des sujets
docteur Chisholm, auteur du traité
qu'à la demande du
de la Grenade et chirurgien général,
sur la fiévre jaune
succès le mercure calciné, à la
il avoit employé avec
M --- Page 186 ---
F I $ V R E J A U N E
maisquelquefois des taches de
On
a
gangrène.
vu ailleurs la gangrène s'étendre
et s'emparer des extrémités.
dose de deux grains, etun grain
salivation ( the Medical
d'opium, en excitant la
vol, I, pag. 165). Le P. Repository La
of Newyork 2
dans la même
Bat , L. C., avoit vu
A la Vera ile, des bubons aux aisselles et aux aines.
Crux, les bubons sont communs et
comme le vomissement noir
forment,
pérés.
1 les Cas les plus désesIlyaeu des épidémies où les
lymphatiques
parotides > les glandes
inguinales et cervicales ont
anoins affectées. Dans celle de
paru plus ou
a observé des
1798 1 à Newyork 2 on
bubons, des anthrax que l'on cite comme
preuves additionnelles de la pestilence de cette
(Z. C. vol. II, pag. 199 ).
maladie.
Comme la peste frappe aussi
sans qu'il ait paru des bubons quelquefois ses victimes
as souvent dit :
ou des charbons 9 on nous
fiévre
puisque les causes occasionnelles de la
jaune paroissent être les mêmes
peste qui est endémiqueà
que celles de la
l'Egypte et dans
droits du
et
plusieurs 'enLevant, qu'ily a beaucoup de
dans les autres symptomes
similitude
de même
7 pourquoi ne seroit-elle pas
contagieuse ? pourquoi n'auroit- elle
virus sui
pas un
generis 2 etc. etc. ? Le chapitre des
peut présenter, dans ce cas, comme dans mille pourquoi
autres en
jaune paroissent être les mêmes
peste qui est endémiqueà
que celles de la
l'Egypte et dans
droits du
et
plusieurs 'enLevant, qu'ily a beaucoup de
dans les autres symptomes
similitude
de même
7 pourquoi ne seroit-elle pas
contagieuse ? pourquoi n'auroit- elle
virus sui
pas un
generis 2 etc. etc. ? Le chapitre des
peut présenter, dans ce cas, comme dans mille pourquoi
autres en --- Page 187 ---
D' A M $ It I Q U E.
Autopsie.
Il résulte de ce qui vient d'être exposé
soient communs
que quoique ces symptomes
les
les fiévres bilieuses, les ataxiques, 3
avec
la
et que le lecteur
typhus, y compris peste,
retrouve un certain rapprochepraticien y
dont la réunion
ment, il en est cependant,
le vrai diaétablira
offrira un ensemble qui
de la fiévre jaune. L'excitation aug
gnostic
vomentée dansles S organes épigastriques,les
et souvent de matières
missemens opiniâtres
la caracles hémorragies 3 l'ictère,
noires >
mais n'en forment
térisent spécialement,
pas,à la rigueur 2 dess symptomes pathognomnoniques.
L'ouverture des cadavres a présenté pludésordres, effets de l'inflammation et
sieurs
l'érode la gangrène , tels que la rougeur 2
etla destruction dela membrane villeuse
sion
des problèmes dont la solution n'est pas en
médecine, >
Pourquoi la vaccine préserve-t-elle de
notre pouvoir. ?.. Notre devoir ici est de nous attala petite-verole
aux faits.
cher purement et simplement
M 2.
dess symptomes pathognomnoniques.
L'ouverture des cadavres a présenté pludésordres, effets de l'inflammation et
sieurs
l'érode la gangrène , tels que la rougeur 2
etla destruction dela membrane villeuse
sion
des problèmes dont la solution n'est pas en
médecine, >
Pourquoi la vaccine préserve-t-elle de
notre pouvoir. ?.. Notre devoir ici est de nous attala petite-verole
aux faits.
cher purement et simplement
M 2. --- Page 188 ---
F I $ V R E J A U N E
de plusieurs points des petits
de l'estomac ,
du duodenum (1).
intestins et principalement
de l'estomac ont paru souvent
Les tuniques
Dans
dans l'état naturel.
plus épaisses que
des matières bruquelques-uns, 3 on trouvait
ou moins
nes 2 noires ou noirâtres ? plus
et du sang caillé (2) : Dans d'autres,
épaisses
et bilieuses :
des matières muqueuses
du fiel tantôt vide, tantôt plus
La vésicule
Philadelphie, les uns disenta avoir
(1). A Newyorketàl du duodenum aussi emflammé
trouvé le commencement il l'aurait pu être par P'effet
que Pestomac, et comme
dcre. Les autres ont
de Parsenic ou du poison le plus
désordre dans
jamais trouvé aucun
rarement ou presque
cet intestin.
les inalades rendent par -
(2) Cette matière noire que
alvines comme
les vomissemens ou par les déjections
du 2
des
dit
haut, parait être le produit sang
il est plus
7 vais1 gastro-hépatiques,
vaisseaux gastro-épiploiques, qui rampent et s'anastoseaux courts et méséraiques 2
et des intestins,
mosent dans les tuniques du ventricule
et s'6lesquels il transsude , s'ouvre une issue,
par dans ces cavités oùl il subit bientôt unealtération
panche
peu qu'il y séjourne. C'est cette
et se carbonise pour
les sucs
et intesmatière qui, se mélant a vec
gastrique
bile les humeurs pituiteuses ou bilioso-mutinal, la
--- Page 189 ---
D'A M É R I Q U E.
de bile naturelle, mais
ou moins remplie
semblable à la
quelquefois noire et épaisse,
matière rejetée par les vomissemens: soit
Le foie souvent dans l'état naturel,
malades eussent vomi beaucoup ou
que les
fût arrivée
de bile, ou que la jaunisse
eût
peu
tard, ou que le malade
plutôt ou plus
teinte jaune sur la
succombé sans aucune
de cas, il était
peau 3 dans un petit nombre rougeâtre, phlotrès-engorgé, volumineux, renfermait des foyers
gosé ou enflammé et
purulens :
tantôtlivide et comme
Le rate tantôt dure,
pourrie.
L'intérieur de la vessie a paru quelquefois
l'urine brunâtre et
phlogosé ou gangrenés
sanguinolente. le désordre était à la poitrine
Quelquefois
d'altération dansl'abtandis qu'ily avait peu
On trouvait, tantôt un épanchedomen.
y
ainsi
séreux et mêine sanguinolent,
ment
(à Boston on a trouvé
que dans le péricarde
aussi cette sorte de tenacité poisseuse
queuses, acquiert dans.les cadavres.
que lon rencontre
brunâtre et
phlogosé ou gangrenés
sanguinolente. le désordre était à la poitrine
Quelquefois
d'altération dansl'abtandis qu'ily avait peu
On trouvait, tantôt un épanchedomen.
y
ainsi
séreux et mêine sanguinolent,
ment
(à Boston on a trouvé
que dans le péricarde
aussi cette sorte de tenacité poisseuse
queuses, acquiert dans.les cadavres.
que lon rencontre --- Page 190 ---
F I $ V R E J A U N E
jusqu'à deux ou trois onces de
dans le péricarde),
sang fluide
tantôt du
caillots, d'autres fois
sang pur en
stice musculaire.
extravasé dans l'interLes poumons 3 souvent
fraient aussi, chez
très-engorgés, ofinfiltré, des traces quelques-uns s du sang
de
d'intlammation et même
suppuration: : ils étaient
un état de
quelquefois dans
sydération ou de
Le coeur s ordinairement gangrène.
comme flétri,
pâle, vide et
était,
excepté l'oreillette
3 dans d'autres cas
droite 9
renfermait des caillots de 3 tres-voluminenx, ,
des concrétions
sang noir et épais,
polypeuses.
On rencontrait
épanchemenis
aussi, quelqnefois S; des
sanguins dans le cervean.
TRAITEN E N T.
Il conviendrait,
ici les différentes peut-être, s de rapporter
méthodes qui ont été employées par les médecins
la disparité de leurs
américains ; mais
leurs
opinions comine celle de
moyens n'ayant pas prouvé que l'art ait
beaucoup gagné à toutes les
qui en ont été le résultat
contestations
pendant le temps --- Page 191 ---
D'A M $ R I Q U E.
j'ai vécu parmi eux 2 je me dispenserai
que d'entrer dans de longs détails.
méconOn n'ignore pas quequelquesmns, à Philadeltens de leurs insuccès, en 1793, traitement
changèrent leur mode de
phie,
les
suivantes, , quoique
dans les épidémies
de la maladie fussymptomes et la marche
les
les mêmes. En général,
sent à peu près
drastiques,
saignées réitérées 3 les purgatifs forment la
et les cordiaux
les mercuriaux
C'est aussi celle de
base de leurs méthodes. anglais qui prapresque tous les médecins sous la zone tortiquent ou qui ont pratiqué estordinairement pour
ride et dont l'autorité
eux d'un grand poids.
dedeux principaux
La maladie présente distinctes : celle d'érégrés ou périodes bien
d'atonie ou
thisme ou d'irritation et celle
ils
d'affaissement. Dans la première période, les
beaucoup, 3 selon que
saignent et purgent
prédominent.Les
symptomes d'inflammation; du jalap ou de
purgatifs sont commiunément
et du calomel, quelquefois
la gomme gutte
le plus usité par! le docdes sels. Le purgatif
de
Rush et ses partisans est composé
teur
de jalap et dix grains de muquinze grains
irritation et celle
ils
d'affaissement. Dans la première période, les
beaucoup, 3 selon que
saignent et purgent
prédominent.Les
symptomes d'inflammation; du jalap ou de
purgatifs sont commiunément
et du calomel, quelquefois
la gomme gutte
le plus usité par! le docdes sels. Le purgatif
de
Rush et ses partisans est composé
teur
de jalap et dix grains de muquinze grains --- Page 192 ---
F I E v R E J A U N
riate mercuriel sublimé
E
doux
calomel), à prendre
(aquila alba,
D'autres
toutes les six heures.
chaque emploient dix grains de chacun
de putridité troisheures, selon qu'ily a des signes
dans les
déjà eu occasion de premières voies. J'ai
au Rec.périod. de la remarquer Soc.
(Supplem.
pag. 39) qu'un remède
de méd. tom. 1 s
ployé par le professeur semblable élait emRivière de
lieril y a plns d'un siècle
Montpeln'ayait
i et cette
pas échappé au Doct.
remarque
tait un scrupule de
Mitchill, C'époids de résine de calomelas avec moitié du
jalap ou de
(Cent. 4, obs. 97); ; ensuite, sile scammonée
survient ou
vomissement
continue, ils
lomel seal comme
administrent le Cadernier effet se
apéritif et laxatif. Si ce
de l'opium.
porte trop loin, ils y ajoutent
Quelques-uns ont
100 grains de calomel
donnéjusqu'a
Docteur Rhus
en trois jours; ; mais le
trente
a été jusqu'à IOO et
ou trente-six
120 en
Currie a tant de
heures, et le Docteur
confiance dans le
qu'il . le nomme la clef du
mercure
Comme l'intention
systême hépatique.
le mercure
de ces médecins est
affecte la bouche le
que
tement possible, ils ont aussi plus promprecours, dans --- Page 193 ---
D'A M É R I Q U E.
à des frictions d'onguent merles cas.1 urgens, 3
mercuriel doux
curiel, età celles de muriate La débilité est
sur les gencives, leslèvres, etc.
noir arsi grande, lorsque le vomissement est dans
rive, que le systême lymphatiqne beaucoup de sa
un état de torpeur et perd
disentles
faculté absorbante, d'on il arrive;
Indes
médecins anglais qui ont pratiqué aux d'imoccidentales, que le mercure fait peu
Chisholm,
E2eaheaanded
Boag, Clark, Wade, Hagues-Saundenis
Wright,Beane,
Blane, WatkerDrummond) Todd, etc., ont publié
Bryce, Lemprière,
plusieurs faits et observations, parlesquelsil
la maladie guérit ordinairement
conste que obtenir, assez à temps, le ptyalissi l'on a pu
rapporte
me desiré. FfatterdelaJamsiqse jusqu'à 1600 grains
qu'nn seule malade prit
ont, en
de calomel et guérit. Ces médecins
suivi l'idée du Doct. Gilchrist (comme
cela,
d'après les essais et observations
il parait,
qui pend'Edimbourg, tome III,pag-498), le mersait, ily a plus de soixante ans, débilité que liée à la
cure est très-ntile dans la
cette opifiévre inilammatoire. C'est d'après
nion qu'on a appliqué la pratique mercu-
ont, en
de calomel et guérit. Ces médecins
suivi l'idée du Doct. Gilchrist (comme
cela,
d'après les essais et observations
il parait,
qui pend'Edimbourg, tome III,pag-498), le mersait, ily a plus de soixante ans, débilité que liée à la
cure est très-ntile dans la
cette opifiévre inilammatoire. C'est d'après
nion qu'on a appliqué la pratique mercu- --- Page 194 ---
F I E V R E J A U N E
rielle aux
inflammations du foie dans les Indes orientales (2). Elle avait été
au Massachusetts
introduite
célébre
par un Ecossais éleve du
Pitcairn, et elle y réussit en 1734,
(1) Lind, Clark et
Robert Hamilton
plusieurs autres en ont parlé,
( Méthode de traiter les maladies
in.lammatoires avec le mercure etl'opinm,
Médical
Commentaries, tom. IX), et James Lind
cacité du mercure dans le
( De l'effiflammatoires
traitement des maladies in. à
et de la dyssenterie Journ. de méd. de
Londres, tom. VIII), ont exposé les
méthode,et il les
avantages de cette
tatent l'utilité, ontappuyés par des faits qui en cons
(Poyez la traduction du doct.
Journ. de méd. de Paris, tom. 84,
Martin,
pag. 3- Voyez aussi:
pag-363; et tom. 85,
Essaisur les maladies des Européens dans les pays chauds
Thion la
, par Lind, traduit Par
Chaume, tom. I, pag. 125 et
On ne peutnier que le calomel marié suiv. ).
rendu de grands services
à Popium, n'ait
dans quelques
natoires et dans la
maladies inflamchauds ; c'est la manière dyssenterie chronique des climats
tions on the diseases indiquée par Clark ( ObservaWhick prevail in
to hot climates
long voyages
réussi
3 pag. 340 ) ; c'est aussi celle
au docteur Edouard Miller de
qui a
le cholera ou diarrhée bilieuse
Newyork, dans
duction de ses
des enfans (vid. ma traremarques dans le Suppl. au
tiodig-; ou Littérat. médic,
Recweilpe
étrangeré, tom.I, pag-33).
climats
tions on the diseases indiquée par Clark ( ObservaWhick prevail in
to hot climates
long voyages
réussi
3 pag. 340 ) ; c'est aussi celle
au docteur Edouard Miller de
qui a
le cholera ou diarrhée bilieuse
Newyork, dans
duction de ses
des enfans (vid. ma traremarques dans le Suppl. au
tiodig-; ou Littérat. médic,
Recweilpe
étrangeré, tom.I, pag-33). --- Page 195 ---
D'A M $ R I Q U E.
de maux de gorge
l'occasion d'une épidémie
dont
de la nature de ceux
gangréneux,
une déscription.
Huzham a donné depuis
Parmiles autres médecins des Etats-Unis;
les émétiques 9 les purceux-ci ont employé
d'une dose
gatifss ssalins, quelquefois précédés
et de
de vingt-cinq ou trente grains de jalap
les bains froids, les
dix grains de calomel,
les anodins,
toniques ; ceux-là, les délayans,
de suc
le
d'alcali végétal,
les sédatifs; julep
et la
de citron avec l'eau de menthe poivrée
teinture thébaique ; presque tous l'opium
ils font un très-grand usage de
(en général,
toutes les maladies).
ce remède dans presque
le
Dans la seconde période, le vin, quinles racines de serpenquina et ses teintures, 7
le quastaire et de columbo (quelques-uns ou aux
sia), les vésicatoires aux poignets
des
derrière le col,
chevilles internes
pieds,
et quelquefois sur l'épigastre.
être réLorsque le vomissement né peut
quelconque et que
primé par aucun moyen
de forces angmente, 3 quelquesla prostration
les poignets
sur. l'estomac,
uns appliquent
dans l'eset les pieds, des flanelles trempées
chaud ou l'ean-de-vie, et expriprit-de-vin --- Page 196 ---
F I E Y R E J A U N E
méesque l'on couvre de girofle, de
de toute épice, ou de
cannelle,
gingembre et de
noir; ou bien on frotte les
poivre
T'huile de
parties avec de
girofle, du
de
d'olive, J'en ai
laudamum, l'huile
vu qui
creux de l'estomac,
appliquaient sur le
avec
un topique
quelques succès,
phre,
composé de thériaque, de camd'essence de menthe
peu de mouches
poivrée et d'un
cantharides.
nier Quelques autres ont cru trouver, en derlieu, un moyen plus efficace,
de chaux ou dans
dans l'eau
Enfin,
son mélange avec du lait.
plusieurs de ceux qui avaient été trèspartisans des boissons
spiritueuses et échauffantes, des bains froids, des
trance, et même des
saignées à ouse relâcher
mercuriaux, ont fini
ou par les abandonner dans par les
dernières épidémies.
que les alcalis ont
Aujourd'hui, il paraît
pris fayeur, comme on en
peut juger par ce que mon ami, le docteur
Mitchill, me mandait à la fin de 1 800 :
> puis que vous avez quitté notre
<De-
>> il a paru nombre de
continent,
>> doctrine du
nouveaux essais surla
septon (1). Cette réforme fait
(1) Septon 2 au lieu d'azote ou nitrogènc, Cette doc-
pidémies.
que les alcalis ont
Aujourd'hui, il paraît
pris fayeur, comme on en
peut juger par ce que mon ami, le docteur
Mitchill, me mandait à la fin de 1 800 :
> puis que vous avez quitté notre
<De-
>> il a paru nombre de
continent,
>> doctrine du
nouveaux essais surla
septon (1). Cette réforme fait
(1) Septon 2 au lieu d'azote ou nitrogènc, Cette doc- --- Page 197 ---
D'A M É R I Q U E.
rapides en Amérique, et les
>> des progrès
les
sont considérés comme
plus
>> alcalis y
de la santé et les meil-
>> grands promoteurs
qui soient au monde-
> leurs antiseptiques
vous assurer qu'on fait, à présent,
>> Je puis
des observations et
>> dans les Etats-Unis,
de
très-utiles. Les ravages
>> des expériences
réveillé
2> notre peste ont si prodigieusement
d'émulation et de recherches , que
>> l'esprit
résultera un
qu'il en
grand
>> je suis parsuadé
la cause de la
>> bien pour la société et pour
>> science >>.
une
Ce médecin a écrit en janvier 1797 2
docteur Thomas Percival, concerlettre au
remèdes alcalis dans les
nant l'usage des
fiévres, et l'analogie entre Pacide septique
dans laquelle il dit que
et les autres poisons,
être consile suc gastrique et la biie peuvent
été
à Newyork en 1795 : Remark on
trine a
publice
and on the
the gazeous ozidof azote ar of nitrogène
when generated in the stomach *
effects it produces and
to the" skin: being
inhaled into the lungs
applied
to ascertain the true nature of contagion
an attemps
there upon the phenomena offiver,
and to explain
SumuelLathan Mitchill.
par --- Page 198 ---
F 1 É V R E J A U N E
dérés comme les deux grands antiputridés
dans l'estomac et les petits intestins ; que la
contre
dernière estun des grands préservatifs
l'a accusée de produire (1);
les maux qu'on
lorsqu'ils n'exercent plus leurs proque
le régime dans lequel le
priétés respectives,
surasepton ou le principe de la putréfaction
tourner à l'oxide de septon ou
bonde, peut
administre les
à l'acide septique. Alors,si on
a elles
substances dont il fait l'énumération, 3
comme des sels alcalins ; et tandis
agissent
les acides plus faibles sont dégagés 9
que
l'acide septique les change respectivement
de potasse, de soda,d'ammoniac,
en septites de
S'il n'y a point
de chaux et
magnésie.
dans le canal alimentaire 9
d'acide septique
les sels neutres de son catalogue n'éprouvent
et exercent leurs diaucune décomposition
respectives de sudorifiques,
verses qualités
remarquable que la con for-
(1) C'est une singularité celle d'un fameux évèque
mité de cette opinion avec
dit cet
d'Emesse, en Phénicie : Bilis tum propter se,
aliud, constituta est; nam et ad
évèque, tum propter
eacrementorum
concoctionem confert et depulsionem
movet.
els neutres de son catalogue n'éprouvent
et exercent leurs diaucune décomposition
respectives de sudorifiques,
verses qualités
remarquable que la con for-
(1) C'est une singularité celle d'un fameux évèque
mité de cette opinion avec
dit cet
d'Emesse, en Phénicie : Bilis tum propter se,
aliud, constituta est; nam et ad
évèque, tum propter
eacrementorum
concoctionem confert et depulsionem
movet. --- Page 199 ---
D' A M É R I Q U E.
catartiques ou diurétiques 7 sans interrupFuller, Rivière
tion. Ilcite particulièrement
des sels alcalis
et Cullen, comme partisans
dans les fiévres. Le preiier dont l'ouvrage,
eatemporaned, a été publié
Pharmacopea
du dix-huitiène siècle,
au commencement
formules de remèdes alcadonne plusieurs
utiles
lins,qu'il considère commeinfiniment
dans les fiévres qui ne cèdent pas au quinquina lorsqu'ily a des vomissemens symptomatiques, etc. (Page 63, 101, 299, 383.)
Rivière était tellement partisan de la podans les fiévres, qu'il donna le nom de
tasse
à l'eau imprégnée de sel de tartre.
fébrifuge
était composée de sulSa potion fébrifuge
vitriolé ou sel de
fate de potasse (tartre
duobus), dans de la décoction d'absynthe; ;et
l'on sait que son remède contre le vomissedans les fiévres malignes, consistait à
ment
administrer un scrupule de sel d'absynthe,
avec du suc de limon dans l'état d'effervescence. Ainsi, dit le professenr Mitchill,
l'examen des causes des maladies
d'après
il y a tout lieu de croire
pestilentielles,
qu'elles naissent du gazacideseptique) einhalé
du dehors ou engendré dans le corps ; d'ou --- Page 200 ---
F I $ V R E J A U N E
les alcalis en sont les vrais
il conclut que
antidotes (4).-
docteur Saltonstall explique complétement la
(1)Le
dans une brochure ayant pour
doctrine de ce professeur,
the chemical and
Dissertation o1
titre : an inaugural
and
Medical. History ofsepton 9 azote or nitrogène,
combination With the matter ofheat and theprinits
1796. Abstraction faite de
ciple ofacidity 9 Newyork
pluchimique, > cet ouvrage présente
toute hypothèse intéressans qui se lient beaucoup avec
sieurs points
nouvelle théorie de la
notre sujet, Il est terminé par une
des notes et
fiévre, qui est celle du professeur 7 par
SCS
lettres de celui-ci, dans lestjuelles il développe
trois
connoissances. On en trouve un extrait
profondes
des notes dans la Bibliothèque britanfort étendu avec des Sciences et Arts, pag. 3 et 281.
nigue, tom. III
des médecins amériDepuis cette époque , la plupart
avoir
cains qui ont écrit sur la fiévre jaune, paraissent conthéorie du docteur Mitchill, qui est au
adoptéla Pancienne doctrine du gaz alcalin ou ammoniatraire à
de la putréfaction. Ils donnent des
cal, comme produit alcalines qu'il recommande (il
éloges aux substances
de soude); mais il
d'administrer le carbonate
préfère
excluent l'usage de la saignée 2 des meren est peu qui
curiauxet des vésicatoires.
du 17e.
Yanholmont 1 qui vivoit au commencement
Pestomac contient un acide qui
siècle, enseignoit que
Je
alcalin ou ammoniatraire à
de la putréfaction. Ils donnent des
cal, comme produit alcalines qu'il recommande (il
éloges aux substances
de soude); mais il
d'administrer le carbonate
préfère
excluent l'usage de la saignée 2 des meren est peu qui
curiauxet des vésicatoires.
du 17e.
Yanholmont 1 qui vivoit au commencement
Pestomac contient un acide qui
siècle, enseignoit que
Je --- Page 201 ---
D'A M E R I Q U E.
Je dois maintenant exposer la conduite
tenue a au milieu de ces scènes de
que j'ai
sert à la fermentation 9 dont la trop grande quantité OCcasionne des maladies. Aussi, à l'exemple de son maitre
duquel il avait puisé ses principes,
Paracelse 2 àl'école
faisait-il grand cas des boissons alcalines.
Sylvius de le Boë 2 qui vivait vers le milieu du 17C.
la prédominance de l'acide comme la
siècle, regardant ordinaire des maladies, faisait un grand
cause la plus
usage de lalcali volatil.
de Pringle, cité par
Les expériences nombreuses
à l'idée PHuzam et autres
Macbride, en opposition
de
pensent que les sels ou esprits alcalins ajoutent
qui
et tendent d augmenter la diathèse puPhuile aufeu
leur vertu antitrescente 2 semblent cependant prouver
septique. médecins comptant l'alcali volatil au nomPlusieurs
lont embre des meilleurs toniques alexipharmaques 7
lorsque les foiblesses 2 la dépression du pouls 2
ployé
et les dépôts gangreneuz anles taches pétéchiales
smpintundineriesiee Mais ils recommandaient
d'en user avec économie, de peur que le sangn'ang
dissolution et en acrimonie. Dans les fiémentât en
Phiver
de la basse Provence, pendant
vres pestilenticlles
de
de 1755, après un été plus chaud et plus long que
Darlue s'en est sorviavecbeaucoup de succès,
coutume,
tantôt sous forme sèche. Il l'assotantôt en liquide,
N --- Page 202 ---
1 I i V R E J A U N E
curatifs
deuil ét de mortalité; les moyens
ou variés selon le type de
que j'ai employés
En
la maladie et la nature des symptomes.
ils ont été simples et peu nomgénéral,
j'ai été appelé au commenbreux, lorsque
et les
Mais, dans les cas graves
plus
cement.
les multialarmans, il a fallu quelquefois
mieux dire, les substituerles
plier, ou, pour
les adapter aux ciruns aux autres 7 pour
la
dans ces cas difficiles,
constances ; car,
les décoctions de serpentaire de Virginie, de
ciait avec
la fleur de camomille, le camphre même,
contrayerva 2
le
de vie > de condans Vintention de soutenir principe
résister
totale des lumeurs et de
battre la corruption de Méd., tom. VIII, pag.367 2
alagangrène. (Journ.
année 1758).
années, n'a-t-on,pas vanté et
Enfin, depnis quelques des succès plus ou moins maremployé ies alcalis avec
la
contre les maladies vénériennes et cancéreuses,
qués
le cholera morbus 2 la fiévre puerpérale,
dyssenterie,
maladies de
Pasphyxie, le tétanos, la bralure, plusieurs lantidote de la
etc. ? Comme lammoniac est
la peau 9
insectes, on l'a aussi
mnorsure des serpens et de plusieurs
n'a-t-il pu
essayé contre la rage 9 mais 2 hélas ! que
conaux espérances qu'on en avait
répondre encore
çues !
,
qués
le cholera morbus 2 la fiévre puerpérale,
dyssenterie,
maladies de
Pasphyxie, le tétanos, la bralure, plusieurs lantidote de la
etc. ? Comme lammoniac est
la peau 9
insectes, on l'a aussi
mnorsure des serpens et de plusieurs
n'a-t-il pu
essayé contre la rage 9 mais 2 hélas ! que
conaux espérances qu'on en avait
répondre encore
çues ! --- Page 203 ---
D'A M É R I Q U E.
médecine expectante n'eût été qu'une véritable méditation sur la mort. En considérant
le trailes causes et les effets, j'ai pensé que
tement de cette maladie devait consister à
remplir quatre indications (1):
et prévenir les effets ultéIo. Empêcher
rieurs des agens morbifiques ;
Calmerliriation, d'on dépend la vio20.
lence des symptomes inflammatoires ;
30. Combattre l'état putrescent des premières voies, et prévenir ses effets sur tout.
le systême;
4°. Soutenir les forces pendant la seconde
et les rétablir après la solution de la
période
maladie.
Je remplissais la première en faisant éloiles malades autant qu'il était possible,
gner
d'impuretés
des lieux malsains et des foyers
pouvaient activer la cause générale; ei
qui
(1) Selon une maxime d'Hippocrate, quiconque
connait la nature d'une maladie 9 connait la méthode
de la guérir ; mais aussi, il observe que l'on peut connaître la nature d'une maladie, par le succès de la méla guérir. ( Lib. de art.
thode qu'on a employée pour
subfinem ).
N 2 --- Page 204 ---
F I E V n E J A U N E
recommandantla plus grande propreté,1 l'air
frais, le calme, la tranquillité d'ame sinécesoccurrence, et en faisant
saires en pareille
consolateur d'une guérison
naître l'espoir
de fait
prochaine. C'était déjà un grand pas
lorsqu'on avait pu fixer les idées, abattre
totalement du moral
la crainte, et s'emparer
dans le prindes malades. Plusienrs,affectis
d'une fiévre simple ou d'une légère
cipe,
tombaient souvent, sans cette
indisposition,
de
confiance intime, sans cette persmasion
T'éloignement du dauger, dans unétatdésespéré et hors de toutes ressources. L'opinion,
disoit le docteur Percival, de Londres, est
la base de la confiance, , la confiance celle de
etl'espérance le souverain corl'espérance 2
dial des malades. indication, la nature des
Pour la seconde
déterminaitl'emploi des moyens.
symptomes
1o. à procurer la liberté du
Je m'attachais,
lorsque les malades étaient constipés;
ventre relâcher et à assonplir la surface du
20. à
En
afin d'y rappeler la transpiration.
corps,
toute espèce de
conséquence 2 je supprimais stimulantes, et les
boissons spiritueuses et
animales. Je recommandais les
nourritures
nature des
Pour la seconde
déterminaitl'emploi des moyens.
symptomes
1o. à procurer la liberté du
Je m'attachais,
lorsque les malades étaient constipés;
ventre relâcher et à assonplir la surface du
20. à
En
afin d'y rappeler la transpiration.
corps,
toute espèce de
conséquence 2 je supprimais stimulantes, et les
boissons spiritueuses et
animales. Je recommandais les
nourritures --- Page 205 ---
D'A M É R I Q U r.
délayans etles tempérans, , tels que l'eau de
tamarins confits, la dissolution de tartrite
acidule de potasse (crême de tartre) dans
leau, ou dans de la décoction d'orge ou
suffisante de sucre
d'avoine, avec quantité
l'orangeade,
ou de arap,Ponen.fesinai,
lalimonnade ordinaire, celle d'ananas, quelques infusions théiformes avec l'éther.
Lorsque la chaleurdevenait considérable,
le pouls dur, plein, la peau sèche et aride,
et arla tête douloureuse 7 les yeux. rouges
des lavemens, des bains
dens,je prescrivais
de pieds chauds. Je faisais faire des lavages 2
des petites douches avec de l'eau froide sur
la tête, et quelquefois sur la poitrine etl l'épifaisais tremper les mains. Les asgastre ; j'y
persions et les immersions partielles froides,
exacerbations, diminuaientla viopendantles
fiévre les douleurs, les anxiétés
lence de la
(7), Les bains généraux tièdes
et l'agitation
(I) Ce moyen tonique et rafraichissant que l'on avaie
employé autrefois à Breslaw.; dans desfiovresputrides
accompagnées de prostration de forces 7 que le docteur
Currie de Liverpool recommande aux médecins d'Amé- --- Page 206 ---
F I E V R E 3 A U N E
convenaient quelquefois dans l'invasion s
avait douleurs dans les reins et
lorsqu'il y
de malaise et de
aux membres, sentiment
chaleurs dansles enfroid général, coliques,
trailles, etc plus tard, ils réus sissaient moins
Leur usage,ici, n'est
bien et affaiblissaient.
le docteur Edouard Millerde
rique et tout récemment,
m'était très - familier à Saint - Domingue s
Newyork 2
de fiévres rémittentes perdans les cas les pusalarmans
fallait abattre
nitieuses et d'ardentes bilieuses. Lorsqu'il
artéPeffort de réaction du système
le spasme 2 tempérer
des fluides
riel et prévenir une trop forte détermination
et
la tête lcs affusions d'eau froide sur cette partie
vers
>
ce bienfait.
quelquefois sur tout le tronc 9 procuraient
quel point j'ai tiré parti de ce
Il est surprenant jusqu'à
à propos. Je le fis emprocédé lorsqu'il était appliqué
des redouployer sur moi-même à Norfoik, 2 pendant
fus
blemens de fiévre, dans un temps fort chaud 5 j'en
Le pouls devenait moins accéléré,
constammentsonlagé
l'agitation et
Paccablement général 3 Poppresion 2
lanxiété diminuaient très-sensiblement.
docteur Isaac Rand, en parlant de lépidénie
Le
dit que rien n'a calmé la soif, l'agide Boston en 1798,
trenté
d'étation et rafraichi le corps, comme
gouttes les
de Clutton dans de l'eau fraiche, entre
lexir fébrifuge
doses de calomel,
accéléré,
constammentsonlagé
l'agitation et
Paccablement général 3 Poppresion 2
lanxiété diminuaient très-sensiblement.
docteur Isaac Rand, en parlant de lépidénie
Le
dit que rien n'a calmé la soif, l'agide Boston en 1798,
trenté
d'étation et rafraichi le corps, comme
gouttes les
de Clutton dans de l'eau fraiche, entre
lexir fébrifuge
doses de calomel, --- Page 207 ---
D'A II E R I Q U E.
relatif
indifférent : il est, d'ailleurs,
point
circonstances de la maladie,
aux temps, aux
l'on habite. Sij'emau lieu et au climat que dans Pintention de
ployais les bains tièdes
l'insennétoyer la peau, d'aider à rétablir
des
d'abattre l'éréthisme
sible transpiration, etde modérerle moumouvemens convulsifs
vement des fluides, je faisais quelquefois de l'eau
laver la tête en même temps avec
froide ou de loxicrat, etj'y faisais appliquer le
La ventilation,
des topiques réfrigérans.
renouvellement de l'air frais s procuraient
toujours du soulagement.
employé la saignée, quelles
Je n'aijamais indications touchant le pouis,
que fussent les
lirritation et l'état
la rougeur de la face,
inflammatoire. Outre qu'elle ne prévenait
davantage les effets de l'agacement du
pas
ni qu'elle n'empêchait
systême gastrique, elle accélérait la débipas les hémorragies, bientôt l'extinction
lité, la prostration, et
aurait obligé de
des forces vitales, ce qui
aux vésicatoires
recourir plus promptement cela arrivait ailleurs.
etaux toniques, comme
d'une
Les personnes les plus vigoureuses, fleuri,
constitution athlétique et au teint --- Page 208 ---
F I f V R E J A U N E
succombaient comme les autres,
saignées
malgré les
répétées. Le jeune
mort dans l'un de nos
Grand-Didier, 2
parlé
hôpitaux, dont j'ai
était malade précédemment, était dans ce cas : il
depuis vingt-quatre heureslorsque je le vis pour la première fois.
les indications réunies
Toutes
en faveur de la saignée s engagèrent un
de
lui en faire deux
chirurgicn
garde à
rent. Le
copieuses, qui le soulagèlendemain, la saignée s'étant
verte pendant l'agitation et les
roudeson corps ,il perdit encore la valeur mouvemens
troisième saignée. Une rémission rd'une
succéda le troisième jour. A la fin du complète
blement suivant, il tomba dans
redoul'affaiblissement, vomit, les hémorragies
succédèrent
promptement, et la jaunisse devint universelle. Tout bien
de malades
considéré, j'ai vu plus
guérirl en leur laissant leurs
forces, qu'en lesen privant pardes
quand bien même on ne les eût saignées,
qu'aux cas où il n'y avoit point appliquées de
de putridité gastrique, ainsi
signes
uns l'ont recommandé.
que quelquesLa troisième indication consistoit
cuer et empêcher les efiets de
à évala fermenta-
èrent
promptement, et la jaunisse devint universelle. Tout bien
de malades
considéré, j'ai vu plus
guérirl en leur laissant leurs
forces, qu'en lesen privant pardes
quand bien même on ne les eût saignées,
qu'aux cas où il n'y avoit point appliquées de
de putridité gastrique, ainsi
signes
uns l'ont recommandé.
que quelquesLa troisième indication consistoit
cuer et empêcher les efiets de
à évala fermenta- --- Page 209 ---
D'A M É R I Q U E.
du coutenu des premières voies
tion putride
Les vomitifs sont, en géuésur le systême.
dans cette maladie ; ceral, très-dangereux doit
les en exclure irrépendant, 2 on ne
pas faut la considérer
vocablement, parce qu'il
et saisir
sous deux points de vue principaux
les différences ou les nuances qu'elles peudans son invasion : ou elle
vent présenter
et des intermiss'offre avec des rémissions
marais, ou
sions semblables aux févres des
donne aucun relâche pendant les
elle ne
etla rémission
deux ou trois premiersj jours 2
y est obscure et imparfaite.
ou intermission
c'est une fiévre perDans le premier cas,
nicieuse que lon aà combattre,mais quine
moins communément à sa suite 5
traîne pas
dans certaines exposidans ces pays comie
des Indes occitions de la côte d'Afrique et
dentales le cortége des accidens quilui ont
donner 7 le nom de fiévre jaune. Alors, si
fait
était sale, le goit mauvais, 9 Phala langue
s'il
leine fétide, la tête embarrassée ;
yavait
des signes de saburres et de plédes nausées,
sans aucun autre symptôme
thore bilieuse s
vomitif
d'irritation arenomacjedousibune
c'était ordinaiayec précaution et enlavage: --- Page 210 ---
F I É V R E J A U N E
rement de l'ipécacuanha, ou un éméticocatartique, et le malade buvait du thé léger
de menthe ou de mélisse, ou de fleurs de camomilleromaine, pendant l'effet,. qui était
quelquefois suivi d'une moiteur.
Sila prostration de forces 9 la foiblesse du
pouls, la sueur froide, etc.,ne permettaient
me hâtais d'administrer le
pas ce remède, je
abord, en
quinquina en substance, de prime
rendant purgatives les premières doses seulement, suivant l'indication, et s'iln'y avait
de cours de ventre : un jour de délaiétait
pas irréparable. J'ai vu des personnes 2 surtout
un lavement
à St.-Domingue, 3 auxquelles
causait des syncopes, s même dans lej premier
de fiévre, par la déplétion subite qu'il
jour
L'indication la plus
opérait en le rendant.
était donc de commencerpard'em
pressante du malade, s'il est permis de s'expriparer merainsi. Je donnais le quina rouge en poudre très-fine, sans égard aux doses, et en
l'estomac pouvait
aussi grande quantité que
j'y ajoutais un peu
le supporter. Quelquefois
et de
de poudre de racines de serpentaire
carbonate de potasse. Son véhicule était tantôt de l'eau aromatisée avec de l'eau de can-
le rendant.
était donc de commencerpard'em
pressante du malade, s'il est permis de s'expriparer merainsi. Je donnais le quina rouge en poudre très-fine, sans égard aux doses, et en
l'estomac pouvait
aussi grande quantité que
j'y ajoutais un peu
le supporter. Quelquefois
et de
de poudre de racines de serpentaire
carbonate de potasse. Son véhicule était tantôt de l'eau aromatisée avec de l'eau de can- --- Page 211 ---
D'A M. É R I Q U E.
tantôt de l'innelle ou de fleurs d'orange,
de l'eau
fusion de menthe, 1 le plus souvent
du vin. S'il passait par les selles, un peu
et
prévenait cet effet ;
de teinture thébaiqne
inconvémais, comine l'opim a quelques
la
surtout quand il faut en augmenter
niens, l'addition de gomme kino y suppléait,
dose,
et son action était plus permanente. faisois prenSi l'estomac le rejetoit, j'en
fois autant en lavemnens,
dretrois ou quatre
ou tiers de seringue, ce qui prodnià demi
inanière de l'adsait un effet égal à lautre
les
mninistrer, quand les malades pouvaient
Quelquefois la maladie
ganderanfitsament. le troisième paroxisime - 5
était guérie après
dimirué
et même le second était beaucoup
avoir
Il fallait encore
s'il n'était pas prévenu.
accumulé et
attention à ce que le quinquina
dans les intestins fat évacué après
aggloméré
effet, afin d'éviter les scyavoirproduit son
les chaleurs d'entrailballa, les coliques,
des lavemens
lcs, etc. On y parvenait avec
des boisquelquefois aidés par
appropriés,
sons laxatives.
fiévre est continue
Dans le second cas ,la
la
et il y a peu de rémission; l'altération, --- Page 212 ---
F I E V R.E J A U N E
sécheresse,!
sont
Téiatspasmodique de
plus ou moins
l'estomac,
considérables.
est. rouge ou
La langue
insomnies et un
des
Hunbe.ly.drerihant
fallait biense serrement aux précoeurs. Il
garder ici
mitifs, sous
d'administrerdes VOcipalement quelque forme que ce fut, prinIls
lorsqu'ily y avait constipation (1).
déterminaient
sement continuel presque toujoursle vomisou
existait
T'augmentaient s'il
déjà, ce qui hâtait la
l'estomac et des
gangrène de
autres viscères.
pléais, dans certains
J'y supplusieurs
cas 2 en faisant avaler
tasses d'eau tiède. Dans
d'amtres,
(I) Les saignées et les
dans la maladie
émétiques ont tété très-muisibles
d'une escadre qui a affligé les militaires et les marins
anglaise à lafin de
cadie ou Nouvelle Ecosse. Il résulte 1796,4Halifix dans l'Asuis procurés à ce sujet,
l'on des détails que je me
reux effets de l'essence que
a retiré les plus heudont On mélait trois de spruce (Pinus canadensis),
deux livres d'eau cuillerées dans une bouteille ou
verres à une heure chaude. Le malade en prenait trois
refroidi. Tantôt il d'intervalle, lorsque le mélange était
d'autre effet
en était purgé, tantôt il
sensible que Je diminution n'éprouvait
symptomes. Lorsque le remède
graduelle des
on en suspendait l'usage,
purgeait suffionmment,
On mélait trois de spruce (Pinus canadensis),
deux livres d'eau cuillerées dans une bouteille ou
verres à une heure chaude. Le malade en prenait trois
refroidi. Tantôt il d'intervalle, lorsque le mélange était
d'autre effet
en était purgé, tantôt il
sensible que Je diminution n'éprouvait
symptomes. Lorsque le remède
graduelle des
on en suspendait l'usage,
purgeait suffionmment, --- Page 213 ---
D' A M 1 n I Q U K.
catartiques, telsquelessels: sneupardelégers
tres dans l'eau detamarins, dans lepetit-lait,
dansl'eau de poulet, dansl l'infusion de fleurs
potasse
de camomile, parlatatnieaciluleden Aux
soluble, quelquefois par la magnésie.
de délayer de
Antilles, 2 nous avons coutume
du
la moëlle de casse dans du petit-lait avec
sned'orangeadesboises au besoin, on y ajoute
de sel
Ce mélange est trèsun peu
purgatif.
etc.
gastriques,
usité dansplaicnnafleciomg
difficilement -
Quand Pestomac supportait
même la manne ou
aucun de ces moyens 9
si
l'huile de Palma Christi (Castor Oil),
usitée dans ces pays, un peu de laudanum
dans l'eau de menthe, ou une pilule d'un
et demi d'extrait thébaique, donnés
grain deux heures avant le purgatif, emune ou
etl'effet n'en était
pêchaient qu'il fit vomi,
moins suffisant quoiqu'il fit retardé.
pas
quelquefois leslavemens
Enfin, j'employais
purgatifs.
-
Ceux qui mênent une vie irrégulière 2 qui
habitués à boire beaucoup de brandi,
sont
de
de vin, de porter, etc. >
de rhum, gin,
et qui ne. vivent presque que de substances
animales, sont plus sujets à cette fiévre con- --- Page 214 ---
F I E V R E J A U N E
tinne quine tarde pas à se montrer
l'appareil de la putridité
avectout 4
Au bont de dix
et de la malignité.
ou douze
le délire, la chaleur, heures, l'agitation,
3 la soif sont diminués.
Lorsqu'ily y a des nansées, des
ils tourmentent moins le
vomissemens,
donlenrs dansles
malade; mnais les
memnbres, 3 la
sécheresse de la
foiblesse, la :
peau, 2 la rongeur des
etc., subsistent, et la vâtesse du
yeux,
peu près lamême. C'est dans
pouls est à
faut évacner
ce mnoment qu'il
sans délai et administrer
corce du Péron sous toutes
l'éformes
sans égard à la
possibles,
sécheresse de fréquence du pouls, et à la
la peau.
Cette pratique, très-familière
cins des côtes maritimes
aux médede la Virginie,
y
Aealeltondtiairceent, tandis
ou se plaignait que I'usage
qu'ailleurs
du
trop prémataré
quingnina, dans ce type de
des inconvéniens.
fiévre, avait
Quand la rémuission était
plns complète, son effet était
certain. Pendant les
tonjours pins
exacerbations, ils donmentabondamment dela décoction de
de serpentaire
racine
fisante
àlaquelle 1 ils ajoutent une suf
quantiré de laudanum
mac est très-irrité. Cette
lorsque l'estométhode m'a paru
trop prémataré
quingnina, dans ce type de
des inconvéniens.
fiévre, avait
Quand la rémuission était
plns complète, son effet était
certain. Pendant les
tonjours pins
exacerbations, ils donmentabondamment dela décoction de
de serpentaire
racine
fisante
àlaquelle 1 ils ajoutent une suf
quantiré de laudanum
mac est très-irrité. Cette
lorsque l'estométhode m'a paru --- Page 215 ---
D'A M i R I Q U E.
lorsque le malade ne poutrès-avantageuse
ni en décoction,
voit supporter le quinquina
de
ni infusé à froid avec un peu de carbonate
ni en extrait. Mais 9 à l'exemple de
potasse 2
ont bien décrit la
Bruce et d' Hillary, qui
l'acide
l'addition de
fiévre de la Barbade,
à la décoction de racine de sersulfurique
formait un bon tonique antiseppentaire,
tique (1),
Bruce né à la Barbade, où ila pendant long-
(1)
déclaré contre les vomitemps exercé la médecine, , s'est
Le
tifs dans cette maladie. Hillary a la même opinion.
la décoction de racines de
premier 2 en recommandant
aussi, dans
serpentaire avec Pélixir de vitriol;y ajoutait
de foiblesse extrème et de froid des extrémités. 2
les cas
faite de la même décoction sans élixir acide,
la potion
l'addition de vin de Madère et la teinavec le safran,
la confection cardiature stomachique; quelquefois de 2
etc. 11 presle camphre 7 la teinture
quina 3
que,
antiseptiques et anocrivait des lavemens pareillement d'extrait d'écorce
dins, et une pilule avec quatre grains
d'extrait
du. Pérou, un grain de camphre et un grain
deux ou trois heures 2
thébaique 2 à prendre"chaque ventriculi et intesdonec sistantur paululim motus
tinorum.
à Erlangen, imaginant
Chretien Reick : professeur --- Page 216 ---
F I f V R E J A U N, E
médeIly ya environ un demi-siècle qu'an
exercait avec succès aux' iles
cin anglais qui
était la plus morVierges, où la fiévre jaune
d'années, faisait boire
telledepuis beaucoup
traits, pendant cing ou six heures,
à longs
de séné et de
une decoction de chardons,
crême de tartre. Quoique cette boisson proetles selles, il trouvoquât le vomissement
ses malades en étaient beaucoup
vait que
bouillir dans deux
micux. Ensuite il faisait
d'eau, deux onces de serpentaire de
pintes
décoction nilfaisaitfaire
Virginic, etaveccette
ordinaire. Ses malades
du PwnckAlamaniere
il les faisait
étant au lit bien chaudement,
les
six heures, en
suer au moins pendant
chaud au lieu
obligeant de boire ce mélange
de thé.
difficiles à surMais les obstacles les plus
Tirritation del'estomac,
monter sont toujours
la fiévre en général, et notamment celle-ci, provient
que
de la
grande diminution de Poxigène 9
du défaut ou
trop
mais principalement
recommande les acides minéraux 7
comme un
Pacide muriatique ozigéné 1 qu'il regarde
des remedes les plus puissans et les plus agréables. les
ire ce mélange
de thé.
difficiles à surMais les obstacles les plus
Tirritation del'estomac,
monter sont toujours
la fiévre en général, et notamment celle-ci, provient
que
de la
grande diminution de Poxigène 9
du défaut ou
trop
mais principalement
recommande les acides minéraux 7
comme un
Pacide muriatique ozigéné 1 qu'il regarde
des remedes les plus puissans et les plus agréables. les --- Page 217 ---
D' A M É R I Q U E.
vomissemens bilieux, noirâtres ou sanles
les hémorragies. Dans
guinolens, le hoquet,
faisais prendre
cette situation déplorable,je
de
effervescente de soude ou
pola mixture
réitérée aussi soutasse et de suc de citron,
était rejetée; j'y ajoutais l'éther,
vent qu'elle
le laudanum, , ou je les donnais séparément
l'eau dementhe poivrée, ou une pilule
avec
le camphre
d'extrait thébaique ; quelquefois
et le nitre seuls, ou plus souvent mariés avec
; l'acétite ainmoniacal 5
Textrait thébaique
avec l'un
l'eau très-froide seule ou acidulée
des acides minéraux. Les malades suçaient
aussi des oranges, des citrons, des tamarins,
différens fruits confits, etc.
J'étais souvent obligé d'alterner ou de moatferonaoyemjaeplece quef'eussetrouvé
crntreenaats mieux.
en même temps les laveJe recommandais anodins, d'autre fois les
mens émolliens et
lavemens froids amidonnés où l'on' ajoutait,
de l'acide sulphurique, ou
dans Poccasion,
alcoolisé, comme lorse
de l'acide nitrique,
de chaleur briqu'il y avait un sentiment
dans les
lante dans les entrailles ou du sang
gardes-robes. --- Page 218 ---
F I É V R E J A U N E
chaudsautourd despieds,des
Des cataplasmes enveloppées de linges mouilbriques rougies
le long des extrémités,
lés, placées à propos
éthérées, surl'abanodines
des embrocations
etles hydomen, notamment sur l'épigastre
n'étaientpas négligés. Quelques
pocondres,
delapotion
Emaczeaeaimeseand
suivante :
de Virginie
R. De racines de serpentaire
once.
concas. o
0 1
De columbo. - e
- . ". once.
bouillir dans eau commune . 8 onces.
Faites
Ajoutez, vers la fin de l'ébullition,
du Paradis et safran, aa . I gros.
graines
édulcoréz et acidulez conAprèsla colature,
ou l'ayenablement avecl l'acide sulphurique
alcoolisé pour prendre par
cide nitrique deux heures, avec trois goutonce, chaque
tes de teinture thébaique.
l'éther
Dans les cas de hoquet,j'employais teinture théseul ou uni à la
sulplurique
et l'opium. Le musc
baique, ou le camphre
qui est encore un puissant antispasmodique L'éaisément à Norfolk.
ne se trouvait pas
d'après l'aphorisme
ternuement provoqué
singultum curat,
d'Hippocrate, sternutatio
rique deux heures, avec trois goutonce, chaque
tes de teinture thébaique.
l'éther
Dans les cas de hoquet,j'employais teinture théseul ou uni à la
sulplurique
et l'opium. Le musc
baique, ou le camphre
qui est encore un puissant antispasmodique L'éaisément à Norfolk.
ne se trouvait pas
d'après l'aphorisme
ternuement provoqué
singultum curat,
d'Hippocrate, sternutatio --- Page 219 ---
D'A M $ R I Q U E.
m'a
réussi dans ces maladies;
ne
jamais
comme le vomissement et tous ses
parceque,
accessoires, le hoquet était toujours symptomatique. La mixture suivante parvenoit cequelquefois àl'arrêter ou à le suspendant
pendre:
Versezsuran morceau desucre, : sixg gouttes
d'huile decannelle et broyez-le dans un mortier.
Ajoutez-y eau commune - 0
- 3 onc.
espritvolatil aromatiq. . 1 gros.
teinturethébaique- . 25 gout.
cuillerée aussi souvent
pour prendre par
qu'on le juge nécessaire.
J'aidais l'action de ces moyens par des topiques calmans sur l'épigastre et quelquefois
un vésicatoire.
en y appliquant
le Docteur
Al'égard du vomissementnoir,
Drummond de la Jamaique donnait 2 pour
une pilule de trois grains de poivre
l'arrêter, 2
contide Cayenne avec du mucilage , qu'il
nuait en même temps que le calomel. William) Wright vante beaucouple capsicum(s),
dont on ignore l'inventeur 2 et qui, sans
(1) C'est le capsicum annuum, que nous nommons
2. --- Page 220 ---
F I i V R E J A U N E
le poivre de Cayenne,
être aussibrôlantque
donné avec sûreté et efficacité 2
peut être
maladie aussi évidemment
dit-il, dans une
Observations OTL
inflammatoire. (Medical
Treatment ofa cute diseases particuthe
). Je n'ai
larly those of the West-Indies
employé ces deux médicamens.
point
noirs ou sanguinoMais les vomissemens
alvines de même nature,
lens, les déjections caractérisent la deuxièles hémorragies qui
tellementles matourmentaient
me période,
affaislades et les jetaient dans un si grand
le médecin avait la douleur de
sement, que
sans succès.
voir souvent tous ses moyens
oû, ni
Dans une situation aussi affligeante acides
nile vinaigré camphré, niles
T'opium,
que peu ou point de
minéraux n'apportaient
s' 'étonner si l'on
sonlagement, , il ne faut pas
à la
abandonné le malade
a fréquemment
nature
pimentrouge dans nos colonies. Collins;
ordinairement,
le recommande beauécuyer, de Pile de Saint-Vincent,
contre Pesquinancie maligne.
toup A la Vera CTUC 2 les médecins ne connaissent
(1)
arrêter les vomissemens, et presque
aucuns moyens pour
de
minéraux n'apportaient
s' 'étonner si l'on
sonlagement, , il ne faut pas
à la
abandonné le malade
a fréquemment
nature
pimentrouge dans nos colonies. Collins;
ordinairement,
le recommande beauécuyer, de Pile de Saint-Vincent,
contre Pesquinancie maligne.
toup A la Vera CTUC 2 les médecins ne connaissent
(1)
arrêter les vomissemens, et presque
aucuns moyens pour --- Page 221 ---
D'A M i R I Q U E.
( alcali volatil) fuor) reL'ammoniaque ranimait la chaleur qui,
levait les forces, 7
considérablement,
diminuait
à cette époque,
directement au but. J'ai
etsemblaitaller plus
avoir pas fait un
pent-être à regretterden'en
plus étendu et plus libéral,
usage
j'aiacquis la conQuant aux mercuriaux, inutilité. Je ne me
viction au moins de leur
le muriate de mercure
suis pas aperçu que
ait combattu plus
sublimé doux ( calomel)
Je. n'en ai
efficacement tous les accidéns.
dans un petit nombre de cas >
fait usage que
lorsqu'il y avait complication
et seulement
la nature et la cause de la maladie. Ils prescririen sur
demi-heure avec de Phuile de
vent des clystères chaque boire de la limonnade. Ils ne
ricin et del'eau 2 et font
fait
excepté un médecin 7 qui
saignent presque pas 2
faita
sur l'abdoprendre de la glace et qui en appliquer moins étonné
a des succès. On sera
men : cette pratique
se
de la glace dans
de savoir comment on peut procurer saura que des
cette partie de la zone torride, lorsqu'on les
de Ja neige en
tous jours
mulets relayés y apportent
éloignées de
des montagnes d'Orrissava 1
glaçons 2
dix sous une livre de
quarante lieues. On a pour
glace. --- Page 222 ---
F I É V R E J A U N E
vermineuse. Le parallèle des succès ne milite certainement
pas en faveur de ce remède
dans une maladie qui tend à la
tion
décomposigénérale, 2 et où le sang s'ouvre communément, des issues de toutes
médicamens
parts. Les
qui contiennent beaucoup de
gaz acide
carbonique, ceux qui restituent
au corps sl'oxigène dont il a besoin, semblent
mériter, à bon droit, Ia
tout ce
préférence 9 malgré
qu'on a pu dire en faveur du mercure. D'ailleurs, des
saient
personnes qui en faiusage contre la maladie
n'ont pas été plusé
vénérienne,
de la fiévre
épargnées 2 et sont mortes
jaune (1).
(t) Dans un ouvrage composé par le docteur Samuel
Brownsur la nature, Vorigine s les progrès et le
tement de la fiévre jaune
traila Société d'humanité 2 lequel a remporté le prix de
gu'il recommande
de Boston, , en 1799 7 on voit
encore les mercuriaux et la
En remontant aux causes des maladies
saignée.
établissant les effets des exhalaisons des pestilentielles,
corps
marais et des
celle humains, pour prouver l'origine et la localité de
donti il est question 2 il nie avec raison
soit
acquise et propagée par aucune contagion qu'elle
bserve qu'on ne doit appeler
spécifique. Il
maladiescontagieuses que
, en 1799 7 on voit
encore les mercuriaux et la
En remontant aux causes des maladies
saignée.
établissant les effets des exhalaisons des pestilentielles,
corps
marais et des
celle humains, pour prouver l'origine et la localité de
donti il est question 2 il nie avec raison
soit
acquise et propagée par aucune contagion qu'elle
bserve qu'on ne doit appeler
spécifique. Il
maladiescontagieuses que --- Page 223 ---
D'A M $ R I Q U E.
J'avais toujours plus d'espérance de saula grande diminuver les malades, malgré
héde légères
tion des forces, lapparition
des pétéchies, des taches livides,
morragies,
à
J
parvenait
des échymoses,1 lorsquel'estomac
à
garder quelques-uns des remèdes propres
prévenirl le collapsus parfait et à combattre
intestinale. Dans ces extrémités,
laputridité
la décoctel malade qui ne supportait pas
tion d'écorce du Pérou, de serpentaire acis'accommodait quelquefois trèsdulée, etc.,
d'Huxam.
bien de la teinture antiseptique
J'en ai tiré le plus grand parti dans des cas
désespérés, où je la donnais par demi-cuilcuillerée entière, chalerée, quelquefois par
deux ou trois heures, tantôt seule, tanque tôt dans de lalimonnade simple ou vineuse s
dans. del'eau panée ou sucrée, avec ou sans
fois la aconstitution, et dont
celles qui n'atiaquentqu'une
le
les symptomes ne sont nullement changés par
type 9
aucune variété de l'atmosphère. n
le climat ou par
et admet', en
adopte la doctrine du docteur Mitchill,
les alcalis et les substances calcaires 9.
conséquence antidotes 9
des effets de l'acide de putréfaccomme
tion. --- Page 224 ---
F I É V R E J A U N R
acide, ou dans du petit-lait au vin, quifaisaient ordinairement, dans cette période,
la boisson de mes malades. Le camnphre à
grandes doses, marié éavecle nitre en poudre
ou en pilules > et les lavemens très - chargés
de quinquina 2 où l'on en délayait encore
ensubstances, m'étaientd'un grand secours ;
Souvent mêine il ne me restait que ce dernier. Dans les cas de foiblesse extrême,
je faisais ajouter du vin aux lavemens que
j'ai même aussi rendus quelquefois nourrissans.
Malgré que l'objet le plus essentiel dans le
traitement de cette maladie, soit de parvenir
à faire supporter le quinquina, on conçoit,
est difficile d'obtenir ce
cependant > qu'il
bienfait tant que l'irritabilité de l'estomac
subsiste, et qu'il serait même imprudent de
s'opiniâtrer lorsqu'il y a inflammation à ce
viscère. C'est pourquoi, sans perdre un temps
extrêmement précieux, P'expérience m'a apl'on devait y suppléer par des lavepris que
mens où l'on délaye la poudre de ce remède;
nonobstant certaines contr'indications,
que
mieux
avoir recours de bonne
il valait
y
heure, appliquer une espèce de bourreletde
subsiste, et qu'il serait même imprudent de
s'opiniâtrer lorsqu'il y a inflammation à ce
viscère. C'est pourquoi, sans perdre un temps
extrêmement précieux, P'expérience m'a apl'on devait y suppléer par des lavepris que
mens où l'on délaye la poudre de ce remède;
nonobstant certaines contr'indications,
que
mieux
avoir recours de bonne
il valait
y
heure, appliquer une espèce de bourreletde --- Page 225 ---
D'A M É R I Q U E.
chiffons autour de la canule de la seringue,
afin de former un tampon sur l'anus,lorsque
retenir le lavement;
le malade ne peut pas
enfin,
ne négliger aucune voie poset
3 pour
des fricsible d'absorption, 2 faire au besoin,
tions sur les extrémités, avec de la teinture
spiritueuse de quina ou d'angustura.
était regardée par
L'écorce d'angustura
dela Virginie, comme un antides médecins
septique tonique, encore plus puissant que
celle du Pérou. Mais, étant beaucoup plus
amère, et les malades la gardant trés-difficilement lorsqu'ils en prennent plus de quinze
en substance, sa teinture au
ou vingt grains
filtrée, réusvin de Madère ou de Ténériffe,
sissait encore assezt bien. Ce remdde,quel'on
convenait aussi ivers la fin de
peut édulcorer,
comme
la maladie et dans la convalescence,
la teinture d'Huram (1).
On
encore le genre et l'espèce d'arbre qui
(1) ignore écorce. Il croit dans la Floride orientale,
fournit cette
de
5 cortex Augustini,
aux environs Saint-Augustin
méridionale, à
dans quelques contrées de lAmérique
iles
lile de la Trinité, et probablement dans d'autres
de la Virginie de Pécorce
Antilles ; car, jairapporté --- Page 226 ---
F I f V R E J A U N E
Taieuquelquefoiss la
toute
satisfaction, et contre
attente, de sauyer des malades
accad'angustura, 7 que l'on m'a assuré avoir été
l'ile de Saint-Vincent. J'en ai
recueillie à
de médecine de
donné aux écoles spéciales
Paris, de
et à plusieurs
Montpellier, de Strasbourg
nâtre,
particuliers. Sa poudre est de couleur jauCette écorce 9 cortez
corter parait être la même Angusturinus 2 angusturae
dans
que celle dont
son Voyage aux sources du Nil, parle Bruce,
en Abissinie l'arbre
tom. V. Ila vu
qui la produit, où on le nomme
Wonginois. Il fut guéri del la
en fitavec du lait de chameau. dysemntenepelumnprgnl
ont - ils nommé l'arbre
Aussi, des botanistes
brucea antidysenterica, brucea
ferruginea. On ne doit point confondre cette
comme je l'ai vu 1 avec celle du
écorce, 2
croit dans
quinquina caraibe, qui
presque toutes les Antilles
9 notamment à
Saint-Domingue, 9 à la Jamaique, à la
la
à
Guadeloupe, à Sainte-Lucie,
Martinique,
espèce très-amère
etc., ni avec une autre
9 commune à Saintcinchona angustifolia, décrit
Domingue, le
par Swartz, Flora indiae
occidentalis 2 tom. I, 1797.
L'écorce d'angustura se donne dans les maladies
cèdent
qui
ordinairement au quinquina. Elle agit
promptement et il en faut moins contre les fiévres plus
mittentes.
interQuinze 3 vingt, au plus vingt-quatre grains
Martinique,
espèce très-amère
etc., ni avec une autre
9 commune à Saintcinchona angustifolia, décrit
Domingue, le
par Swartz, Flora indiae
occidentalis 2 tom. I, 1797.
L'écorce d'angustura se donne dans les maladies
cèdent
qui
ordinairement au quinquina. Elle agit
promptement et il en faut moins contre les fiévres plus
mittentes.
interQuinze 3 vingt, au plus vingt-quatre grains --- Page 227 ---
D'A M É R IQ U E.
blés
des hémorragies, par une faiblesse
par rendant des caillots de sang par les
extrême,
vomissemens et parles gardes-robes, et ayant
tout le corps d'un jaune très-foncé, en faisant usage de l'alun et lorsqu'ils pouvaient
garderl le inélange suivant :
R. de poudre fine de quina rouge. 1 once.
d'alun, a
aa. -
2 scrupules.
de nitre,
Mêlez exactement et divisez en six ou huit
dans l'espace de douze
parties. , pourprendre
à quinze heures.
Dans l'intervalle des doses, ils prenaient
équivalent à environ un gros de poudre de quina. Quelmédecins l'ont administrée avec beaucoup de sucques cès en teinture aqueuse 1 vineuse ou spiritueuse, contre
la diarrhée 2 la dyssenterie et autres affections où les toniques sont indiqués. C'est en 1788 que M. Ewers 7
médecin de l'ile de la Trinité 2 envoya à Londres de
l'écorce d'angustura, et le Journal de médecine de cette
ville en rendit compte en 1789. Brandepublin, en 1791,
des expériences et observations sur cette écorce (Vid.
Journ. de med. de Paris 2 tom. 89, pag. 202; tom. 90,
medicaminum
P. 296; et principalement PApparatus
d'André Murray 7 vol. VI, pag. 172. Gottingue
1792 ). --- Page 228 ---
F I $ V R E J A U N E
une, deux ou trois cuillerées d'une
faite avec alun.
potion
Sirop ordinaire
. I gros.
Eau
- e
1 once.
commune .
0 5 onc.
Laudanum liquide
Ether-s
25 gout.
On
sulphurique e
e . 40 gout.
peut augmenter la dose de l'alun
les circonstances.
selon
Robert Morton, commis au bureau de la
poste à Norfolk, accablé
dens, fut un des
par tous ces acciSanté
principaux malades dont la
se rétablit avec une promptitude incroyable et presque sans autre remède
ces deux préparations.
que
Je n'ai pas remarqué que les vésicatoires
aient communément été d'un grand
niqu'onait pu raisonnablement attribuer secours,
cune crise aux suppurations
auà leur
qui succédaient
application. Ils m'ont toujours
contraires dans les cas
paru
cet état si prochain de d'hémorragios et de
dissolution.
celui qu'on nomme
Lorsque la débilité, la
tion aux
disposisyncopes, > la faiblesse du pouls, le'
tremblement des mains, la
délire comateux
typhomanie ou le
exigeaient des stimulans,
j'en faisais appliquer pour obtenir seulement
auà leur
qui succédaient
application. Ils m'ont toujours
contraires dans les cas
paru
cet état si prochain de d'hémorragios et de
dissolution.
celui qu'on nomme
Lorsque la débilité, la
tion aux
disposisyncopes, > la faiblesse du pouls, le'
tremblement des mains, la
délire comateux
typhomanie ou le
exigeaient des stimulans,
j'en faisais appliquer pour obtenir seulement --- Page 229 ---
D'A M $ R I Q U E.
effet, sans exciter d'autre supleur premier
étant d'ailleurs sujète
puration, lulcération
au besoin;
à se gangrener, et je les répétais
antantqu'ilétait possible,
mais je préférais,
les synapismes.
létat sténique était
Quand aleacitabilitd, détermination vers la
considérable, que la
tête donnait lieu à une grande agitation, au
convulsifs,
délire furieux, aux mouvemens bains de
les douches d'eau froide, les
que
etc., n'avaient pu calmer, et
jambes tièdes,
rien avaler ?
que les malades ne pouvaient
vésicatoire sur le somj'appliquais un large
cautérisais cette
met de la teresquelquefoisjee
avec le fer rouge (4).
région ou l'occiput
indication,
Pour satisfaire à la quatrième
des crêmes de pain rôtiet passé,
je prescrivais
des crêmes de riz, des gruaux d'orge,d'avoine
la
la poudre ou fécule
ou de mais; panade, flèche d'Inde, mad'arrow-root (racine de
Jai luà la Société de médecine de Paris $ à mon
(1)
un mémoire dans lequel j'ai rapretour des Etats-Unis,
de Pustion 7
porté les heureux effets que j'ai phtenus
dans plusieurs maladies. --- Page 230 ---
F I $ V R E J A U N E
le sagou simple ou au
ranta arundinacea);
vin, la farine du même, que les Anglais nomsago, 2 dont la préparation que
ment patent
est aussi prompte qu'agréal'on aromatise,
de
ou de
ble; les bouillons de veau, poulet
on dissolvait de la
tortue 3 dans lesquels
arabique ou adragant, ou un jaune
gomme
les compotes de fruits,
d'oeuf; les purées,
et aniles confitures 2 les gelées végétales
males, les raisins, quand on pouvait ts'en proles fruits del la saison, etc.;
curer,1 les figues,
ni
le sangree sans girofle
le punch léger,
blanc et
muscade (1); la limonnade au vin
bon vin vieux, tel que le claret ( (vin
enfin le
à
est toujours préférable
de Bordeaux),qui
cordiaux et aléxipharmatous les autres
ques.
maladie commençait à céder 9
Lorsque la
fois
il arrivait une moiteurà la pean,d'autres
Le Sangree ou sang-gris se fait communément
(1)
Madère 01l de Canarie 7 du jus de ciavec du vin de
de girofle et de cannelle en
tron; 2 du sucre 2 un peu muscade et une croûte de pain
poudre, beaucoup de
est très - échanffante et ne
rôtie. Cette-boisson agréable
la soustraction des
conviendrait. pas souvent ici sans
épices sles plus imflammables.
moiteurà la pean,d'autres
Le Sangree ou sang-gris se fait communément
(1)
Madère 01l de Canarie 7 du jus de ciavec du vin de
de girofle et de cannelle en
tron; 2 du sucre 2 un peu muscade et une croûte de pain
poudre, beaucoup de
est très - échanffante et ne
rôtie. Cette-boisson agréable
la soustraction des
conviendrait. pas souvent ici sans
épices sles plus imflammables. --- Page 231 ---
D'A M i R I Q U E.
pouls devenait plus
une sneuruniversall.Le)
lent et plus égal; le mal - aise
plein, plus
les douleurs des memgénéral diminuait;
La bile ne
bres, du dos disparaissaient.
coulait ordinairement dans les gardes-robes,
la maladie différait peu des réque lorsque
ordinaires ou des fiévres
mittentes gastriques
jabilieuses simples. On n'observait presque
mais d'évacuations critiques par cette voie,
la maladie avait exigé heancoup de
lorsque
du
et
célérité
Padministration prématarée
Les urines coulant en plusgrande
quinquina.
peu à peu de
abondance 9 se rapprochaient
à dél'état naturel. Le malade commençait
sirer des alimens : il n'éprouvait plus que de
la faiblesse, , et peu de jours après il était
rendu à la santé.
toniJe terminais par de légers purgatifs
une nourriture
ques, etjf'accordais -
par degré
succulente. Mais, pour assurer la conplus
rechutes , je faisais
valescence et prévenirles
prendre, avantle repas, une teinture dequide racine de serpentaire ou de columbo
na, de l'élixir d'Huzam 3 ou sinplement
avec cuillerée ordinaire de ce dernier, édulune
coré ou non avec un peu de sirop. --- Page 232 ---
F I $ V R E J A U N E
Moyens préservatifs.
Ils concernent
vivent entre les particulièrement ceux qui
les
tropiques et dans les régions
plus chaudes de la zone
principales règles
tempérée. Les
d'hygiène consistent :
10, A éloigner toutes les
brité et à purifier
causes d'insalumoyens connus. l'atmosphère par tous les
20, Ceux qui sont dans la crainte
tante de contracter une maladie
expecou Ia fiévre rémittente
épidémique,
ataxique, ou la fiévre
jaune,propres aux denx Indes
se disposent
etalAfrique,
queiquefois à la recevoir d'une
manière plus bénigne, en allégeant la
charge du systême
surgastrique par des évacums,desaliérans, un
mais
ils n'y
régime;
souvent
Ragmentrienlorsquils, sonteffrayés (1).
(1) Thion de la Cheume, traducteur
les maladie des Européens dans les
de l'Essai sur
moyens d'en prévenir less
pays chauds, et les
sonquec'estdans ces ssuites, par Lind, dit avec raipayseque la
s est peut-être la plus nécessaire: médecine préscrrative
>> il faudrait faire marcher
c'est là que du moins
de front l'étude et des pré30. La
agmentrienlorsquils, sonteffrayés (1).
(1) Thion de la Cheume, traducteur
les maladie des Européens dans les
de l'Essai sur
moyens d'en prévenir less
pays chauds, et les
sonquec'estdans ces ssuites, par Lind, dit avec raipayseque la
s est peut-être la plus nécessaire: médecine préscrrative
>> il faudrait faire marcher
c'est là que du moins
de front l'étude et des pré30. La --- Page 233 ---
D' A M É R I Q U E,
3°. La gaité, la tranquillité d'ame, l'exerou la
cice modéré 1e s la sobriété, l'abstinence
diminution desnourritures: animales, surtout
les frictions sèches sur la
pour le souper ;
froids
peau; 3 l'usage de quelques bains plutôt
chauds, et de lavemens à l'eau fraîche
que
sont en général, trèslorsqu'on est constipé 3
utiles.
la débauche en tous
4°. Eviter les veilles 9
des
l'excès des épices, des aromates,
genres,1
des vins
cordiaux, des liqueurs spiritueuses,
aussi en même temps 2
trop généreux, , ayant
dans l'excès
l'attention de ne point tomber
immodéré de thé, de
contraire par un usage
limonnade,de boissons simplementaquenses
débiliteraient et affaide bouillons, etc., qui
dans une saisor
bliraientle systême 3 surtout
cautions à
pour éviter les dangers du climat,
s
s'annoncent prendre
et des ressources contre les
> lorsqu 'ils
>>
du mal, lorsqu'il a porté ses coups. Nous
> atteintes
mais nous blâmons même
n'adoptons cependant de pas 7 faire tirer du sang, s'il y a
le conseil qu'il donne se
dès
et de se purger tous les quatre jours qu'on
pléthore 2 d'arriver dans ces climats. ( Voyez pag. 9 de
gera prêt tom. I; et pag.. 31 du tom.I II)-
la préface,
P --- Page 234 ---
F I É V R E J A U N E
et dans un climat où les solides tendent
relâchement et à l'atonie. L'eau
au
limonnade
et le vin, la
vineuse, s le punch très-affaibli,
l'oxicrat édulcoré ou non, qui a leprécieux
avantage de rafraichir, d'être
tiseptique, et
tonique et and'entretenir l'excrétion de la
matière perspirable,
commej'en ai acquis la
certitude, principalement lorsqu'on
mente un peu la quantité de
auggénéralement les boissons vinaigre, sorit
le mieux. Ceux
qui conviennent
que la frayeur portait à me
consulter pendant l'épidémie de la fiévre
jaune, pour éviter ses atteintes, et auxquels
je prescrivais une
limonnade, avec suffisante
quantité d'acide sulphurique étendu
en ont réellement
d'eau,
éprouvé des succès. L'eau
antiputride de Beanfort, n'est rien autre
chose. Les personnes
titution
replètes , d'une consbilieuse s ou qui ont
le ventre
naturellement
paresseux ou resserré, se trouvent
fort bien d'une limonnade
légère de tartrite
acidule de potasse soluble (crême de
ou de tamarins.
tartre),
50, Ily a des personnes dont le
ment exige qu'elles soutiennent tempérale ton de
l'énergie et
l'estomac, par une petite dose de
'est rien autre
chose. Les personnes
titution
replètes , d'une consbilieuse s ou qui ont
le ventre
naturellement
paresseux ou resserré, se trouvent
fort bien d'une limonnade
légère de tartrite
acidule de potasse soluble (crême de
ou de tamarins.
tartre),
50, Ily a des personnes dont le
ment exige qu'elles soutiennent tempérale ton de
l'énergie et
l'estomac, par une petite dose de --- Page 235 ---
D'A M É R I Q U E.
amère ou
vin amer , de teinture spiritueuse
d'élixir stomachique > , comme celui de Bu-.
d'Edimbourg, ou
chan ou de la Pharmacop.
de Whitt, de Stougthon 1 ou
d'Huram, 3
de teinture delavande composée, ou simplement d'une teinture de quinquinà , qui se
onces de cette écorce sur deux
faitavecquatre
déjeàner, et
livres d'eau-de vie,priseayantle
autant avant le dîner ou le souquelquefois
de
Il en est qui délaient un peu
quina
per.
d'autres
dans un spiritueux quelconque s
avalent du rhum OuL du brandi: c'est ce
qui
habitans des bords des lacs et des
que les
Vantifogmarais 2 en Amérique, appellent
matic. Rollo a préservé les troupes anglaises
dans les Indes occidentales,
des maladies, 3
donnant
quelques jours un petit
en
pendant
verre d'une mixture faite avec quarante gros
dans deux pintes d'eau comde quinquina
de rhum. Il
avec un demi - setier
mune 2
il
revenait de
en faisait cesser l'usage 5
y
temps en temps, jusqu'à ce que chaque
homme eût pris deux onces de quinquina.
aussi le bain de mer de grand
Il prescrivait
matin, etd'y resterquelquefois deux heures.
60. Il est essentiel d'éviter les promenades
P 2 --- Page 236 ---
F I E V R B J A U N E
après le coucher du soleil, dans les
bas, humides et insalubres,
lieux
d'yrester dans
s encore moins
l'inaction, sil'on
vêtu
n'estpasplus
que pendant le jour ; de ne
cher dans les endroits
point Çouenvironnés d'eau stagnante 2 de cloaques 2 de mares
fangeuses
presque entièrement à sec, etg
dans tous les terrains
généralement
marécageux.
quand on ne peut pas faire
Mais,
doit allumer du feu le soir autrement, on
dans les couverts
ou abris 2 dedans ou près des tentes ou des
lieux oùt l'on se propose de passer la nuit. Il
faut en agir de même dans les chambres
en fermer les portes et
fenêtres, et se couvrir pendant tle sommeil (1).
La précaution qui concerne les vêtemens
est une- des plus importantes surtout
pour
(1) Rien n'est plus
inhumain, 2 dit Lind (
eité, tom. 1, pag, 206 ), que de forcer des Couvrage
qui ne sont point acclimatés, à remonter des Européens
rivières
pour pénétrer dans des terres incultes, surtout
la saison pluvieuse, cà ils: ne.peuvent être à l'abri pendant de l'air
pestilentiel de la nuit, Cette conduite est d'autant
inexcusable que les avantages qu'elle
plus
R s'obtenir communément
procure peuvent
par d'autres voies. Toutes les
personnes, dit-il, à qui l'on fait abattre des arbres ou
point acclimatés, à remonter des Européens
rivières
pour pénétrer dans des terres incultes, surtout
la saison pluvieuse, cà ils: ne.peuvent être à l'abri pendant de l'air
pestilentiel de la nuit, Cette conduite est d'autant
inexcusable que les avantages qu'elle
plus
R s'obtenir communément
procure peuvent
par d'autres voies. Toutes les
personnes, dit-il, à qui l'on fait abattre des arbres ou --- Page 237 ---
D' A M É R I Q U E.
les guerriers et les matelots, 2 dans dés pays
où P'humidité et la fraîcheur des nuits contrastent avec la chaleur du jour.
Comme presque toutes les' maladies qui
ravagentles deux Indes etles climatso chauds,
spécialement pendant la guerre, 2 sont dues
à cette cause 7 il est donc extrêmement utile
tous ceux qui font un service de nuit, 9
que
surtout dans les lieux désignés, soient pourqu'on emploie à toute autre espèce de travaux pénibles
et funestes dans lés pays chauds, doivent se couvrir la
tête, pendant la chaleur du jour, d'une vessie trempée
communément avec
dans du vinaigre : ( nous portonis
avantage 2 dans les colonies d'Amérique, un chapeau
blanc qui absorbe moins de rayons ); avoir souvent du
d'avaler leur
vinaigre dans la bouche 2 prendre garde
salive $ màcher au contraire un petit morceau de rhubarbe 2 ou quelqu'autre amer qu'elles renonvelleront
fréquemment ; se boucher les narines avec un peu de
toile ou d'étoupe imbibées de vinaigre camphré; faire
de
d'ail et de rhubarbe dans
infuser un peu quinquina,
de leau-de- vie 7 et prendre un gros de cette infusion
ou délayée dans leau, matin et soir. Elles feront
pure bien aussi de quitter le travail avant le coucher du SOleil et de n'y retourner, le jour suivant 2 que lorsque la
chaleur -de ses rayons aura bien raréfié les vapeurs de
l'atmosphère et pompé les rosées malfaisantes etc. --- Page 238 ---
F I E V R E J A U N E
vus. d'une capote ou d'un manteau, et qu'ils
évitent, autant que possible 2 de couçher
sur la terre. Ceux qui ont la facilité de
porterun giletet des caleçons de flanelle fine,
de sergette ou finette, , et encore mieux de
tricot de soie 7 peuvent parer à beaucomp
d'inconvéniens. 7 et se préserverdes funestes
effets de la répercussion de la transpiration.
80, Puisqu'il est constant que ceux qui habitent les mornes 2 tous les lieux élevés et
autres éloignés des rivages impurs, des estères, des palétuviers 2 des marais infects,
sont ordinairement à Fabri de ces maladies, >
les européens qui veulent s'y soustraire et
s'acclimater, doivent, autant qu'il ser
choisir leur deméure et
peut,y
y passer au moins la
saison des maladies. Les malades et les convalescens qui onttoutes les commodités
effectuer cet éloignement et aller habiter pour des
cantons on des endroits plus salubres : en
,
épronventt tousiesavautngeaguil I
est possible.
d'espérer (1).
9°. Quant aux habitations, aux villes, aux
(1) Par quelle fatalité la santé des hommes a-t-elle
tonjonrs Até comptée ponr si peu de chose dans
presqua
y passer au moins la
saison des maladies. Les malades et les convalescens qui onttoutes les commodités
effectuer cet éloignement et aller habiter pour des
cantons on des endroits plus salubres : en
,
épronventt tousiesavautngeaguil I
est possible.
d'espérer (1).
9°. Quant aux habitations, aux villes, aux
(1) Par quelle fatalité la santé des hommes a-t-elle
tonjonrs Até comptée ponr si peu de chose dans
presqua --- Page 239 ---
D'AN NI É R I Q U E.
dans lesquels il
hôpitanx, aux vaisseaux,
dont onI n'a
règne une épidémie pestilentielle
prévenir linfection ," et où la maladie se
pu
serait bien imporpropage par contagion 2 il
eftant que l'on pût suspendre et arrêter ses
prompts et
fets par quelques moyens plus
plus efficaces que ceux que l'on a employés
Formons donc des voeux:
jusqu'à présent.
ce bienfait
pour qu'un jour la chimie ajoute
la société a déjà retirés de ses
à ceux que
celle du cé-:
étonnantes découvertes. Déjà
lèbre Guyton de Morveau a prouvé-ses
les fumigaavantages : on a reconnu que
tions, avecle gaz acide muriatique oxigéné,
de désinfecter l'atmosphère
ont lapropriété
un certain point la conet d'arrêter jusqu'à
tagion. Puisse cette propriété se confirmer
tous les établissemens qu'on a formés entre les tropiques?
et pourquoi a-t-on faituns si mauvais choix dans T'emplacement de la plupart des bourgs, des villes, des hôpitaux
et même de plusieurs habitations 2 Il est clair que l'on
n'a considéré généralement que les facilités du commerce 2 l'avantage des communications pourks embarcadaires et les entrepôts, 2 la stircté de la passe 2 du
mouillage > de l'abri des vaisseaux, etc. --- Page 240 ---
# I E V R E * A U N E
de plus en plus, d'une manière
ble !.:
irréfraga10. S'il était reconnu et bien avéré
les frictions d'huile sur tout le
que
des meilleurs
corps sont un
préservatifs de la peste
doit supposer gu'elle n'est
(ort
clarée
point encore désur Pindividu soumis aux
ne pourrait-on pas les employer aussi onctions),
même suiccès
avec le
sur ceux qui vivent dans des
lieuxinfectés et où règnentd'autres:
maladies
pestilentielles (r)?
11°, Un autre moyen
prophylactique de la
(1) D'après l'expérience du P. Louis de
à
Smyrne , auquel M. George Baldwin
Pavie,
consul général
( Baudouin ),
d'Angleterre à Alexandrie, avait, communiqué sa découverte 2 il parait que les
d'huile ont même été le remède le plus efficace frictions
personnes attaquées de la peste. Ce
sur les
de Berchtoldavait
moyen, quele comte
publié à Vienne et dont nous
donné connaissance par la traduction de
avons
l'extrait d'une instruction sur la
l'anglais, et
du premier volume de
peste 2 placée à la tête
Liuénaturemédiale
a été confirmé 2 - plus d'un an
le étrangère,
chef de notre armée en Egypte après, par médecin en
( mêmeRecueil,t tom. II,
pag. 224). Cependant, la question reste encore à résoudre; car le savant professeur Desgenctes
observe,
donné connaissance par la traduction de
avons
l'extrait d'une instruction sur la
l'anglais, et
du premier volume de
peste 2 placée à la tête
Liuénaturemédiale
a été confirmé 2 - plus d'un an
le étrangère,
chef de notre armée en Egypte après, par médecin en
( mêmeRecueil,t tom. II,
pag. 224). Cependant, la question reste encore à résoudre; car le savant professeur Desgenctes
observe, --- Page 241 ---
D' A M E R I Q U E.
etautres maladies contagieuses, comme
peste
trouvé dans les
la petite-vérole, la rougeole,
d'un vieux médecin qui en avaittail
papiers
plusieurs annee
usage avec succès pendant
sans
qu'ilavait passées parmi les pestiférés
été atteint dela contagion, a été
avoirjamais médecin de Besançon et anpublié par un
noncédans la Gazette salutaire du 2 mai1771.
s'appliquer aux fiévres
Peut-être pourrait-il
etc. Il consiste &
des camps, des hôpitaux, ,
trempées dans unedécocporterdeschemisest de soufre en poudre et
tion de partie égale
le mélange comd'eau comm :7 ne. Lorsque
à bouillir, on le retire du feu pourle
mence
des
laisserun peu tiédir, ensuite on y trempe
fait sécher à l'air. On doit en
chemises qu'on
changer comme on en change ordinairement
toutletemps où Pon est au milieu de
pendant
la contagion.
de cette méthodes
dans une notice contennileapriceptes médicale de Parmée d'Oconsignée dans son Histoire
rient qu'il n'y a rien eu de déterminé avec précision
des frictions d'huile, parce qu'on n'a pas
sur Pefficacité
ceux
multiplié ni assez répété les expériences parmi
de Parmée que la peste a frappés, --- Page 242 ---
234:
F I E V R E J A U N E
12°. Quelgnes-unst
prétendent avoiréchappéàlinfection des fiévres
çomiales et de la fiévre carcéraires, 2 nosombac.
jaune,en mâchant du
Turner, dans une lettre à
Aind recommandent
Pringle, et
sieurs
cette précaution. Pluconseillent de fumer. Mais, combien
n'a-t-on pas été déçup par ce moyen aussi bien
que par l'usage de l'ail P
130, Ceux qui ont confiance aux
aux amulettes, en
sachets >
portent de différentes espèces, sur lesquels je n'ai rien à dire.
mans (Hist. nat. dela Floride).
Roune amulette d'ail et de
recommande
camphre,
140. Les exutoires ne sont d'aucune utilité, car ceux qui portaient des
des cautères,
vésicatoires, s
2 ou des ulcères
n'ont pas été plus exempts de la suppurans fiévre
que les autres. Les médecins
jaune
sur. laj peste, ontfaitla
qui ont écrit
même observation.
150, Selon la doctrine de
raîtrait que les alcalis,1 la chaux, Mitchill,il palesterres calcaires
la lessive,
tie des
offriraient une; grandepar
avântages que l'on desire ; que non
seulement les villes et les habitations situées
sur des terrains de pierres à
beaucoup moins
chaux, sont
aflligées par les endémies
médecins
jaune
sur. laj peste, ontfaitla
qui ont écrit
même observation.
150, Selon la doctrine de
raîtrait que les alcalis,1 la chaux, Mitchill,il palesterres calcaires
la lessive,
tie des
offriraient une; grandepar
avântages que l'on desire ; que non
seulement les villes et les habitations situées
sur des terrains de pierres à
beaucoup moins
chaux, sont
aflligées par les endémies --- Page 243 ---
D' A M. i n I Q U E.
queles autres, mais encore que
épidémiques
dans
la potasse, la sonde, , la chaux répandues
dans les rues et surles placesinles maisons,
nentralisentles vapeurs
fectées, absorbent,
ces fiévres pestilonacides qui produisent
en grais, ce
tielles ctles converisentenriches
faitcroire àl'autear que cette pestilence
qui bientôt soumise à des règles municisera
pales et rurales.
nombre d'éDepuis plus de quatre années
féconde
crits sont encore sortis de la plume
sur les fluides
de cet infatigable professeur,
annihipestilentiels et sur les moyens de les
ler. Quoique les ouvrages de Guiton-Morsur lesmoyens
veau et de CarmichaelSonyth.
de désinfecter l'air, l'un par les fumigations
acide
oxigéné, 2 et l'autre
de gaz
muriatique
lui soient
par celles de gaz acide nitrique, >
connus, il persiste de plus en
parfaitement
et beaucoup de ses
plus dans son systême 2
l'ont adopté. Il avait déjà excompatriotes
lesquelles
posé, en 1796, les raisons pour de l'alil s'est déclaré contre la doctrine
calescence et de Vammoniac comme prodela putréfaction, dans une
duits prétendus
Jolin Maclean au collettre au professeur --- Page 244 ---
FIÉVRE JAUNE D'AMÉRIQUE.
lège de Princeton, 2 dans le Nouveau-Jersey (r).
Pour donnerune idée de l'opinion du docteur Mitchill sur les alcalis et sur les substances graissenses, j'ai faitl'extrait d'un de
ses mémoires dans lequel il prend la défense
de deux classes d'artisans dontle
dans les villes, passait
commerce, s
pour nuisible,
cru
quej'ai
devoir joindre à ce traité.
(1) On the Nature ofSeptic Gases 7 with an ezamination ofthe Ezperiments made in France and. England to destroy Contagion by fumigation with marine and Nitrous. Acids. (Vide The Medical Repository > vol, II, pag. 216 ). --- Page 245 ---
R E M A RKS
of the
0 N some late Proceedings
Legislature of the State of Newyork; ;etc. C'est-à-dire: Observation
surquelques - uns des derniers actes
de PEtat de la Noude la législature
relativement à V'éloipelle - York,
de certains commerces et
gnement
de la
manufactures de Penceinte
wille de Newyork 2 oùt l'on fait
Tapplication de la doctrine Mitchillienne des fluides septiques c
plusieurs métiers, particulièrement
auzfabricans de sapon et de chandelles.
Car écrit, fait par le professeur Mitchill, de
objet de faire rappeler une partie
a pour
à Albany en 1797 > qui relègue
la loi passée
de la législature
relativement à V'éloipelle - York,
de certains commerces et
gnement
de la
manufactures de Penceinte
wille de Newyork 2 oùt l'on fait
Tapplication de la doctrine Mitchillienne des fluides septiques c
plusieurs métiers, particulièrement
auzfabricans de sapon et de chandelles.
Car écrit, fait par le professeur Mitchill, de
objet de faire rappeler une partie
a pour
à Albany en 1797 > qui relègue
la loi passée --- Page 246 ---
OBS E R V A T I O N S
hors des lieux les plus peuplés de la ville de
Newyork, les mannfactures de
chandelles. Il
savon et de
prétend que l'opinion commune, que ces matières ont la
de
vicier l'air d'où dérive la maladie propriété
mique,n'est; nullement fondée.
épidéPour comprendre comment la salubrité de
T'atmosphère est détruite au point de faire
périr les animaux quiy y vivent, il
dit
notre auteur, une étendue de
faut,
d'expériences
recherches et
siècles
quetoutel'indnstrie réunie des
passés n'a encore pu accomplir
depuis très-peu de temps. On'a enfin
que
vert que les plus grands effets de l'air décousur le corps humain ne
vicié
corps terreux ou
provenaient pas des
nations des
métalliques, mais des émasubstances animales et
en putréfaction. La nature de
végétales
longtemps
ces miasmes
inconnue, ne peut s'apercevoir
queparlenr combinaison avecd'autres
parle moyen de l'attraction
corps
En considérant les
chimique.
animaux et les
changemens que les
plantes subissent
la
on
mort,
s'est aperçu de bonne heure après
n'étaient pas toujours de nature
qu'ils
quelques espèces des deux
muisible $
classes pouris- --- Page 247 ---
YOR: K. 239
SUR LA NOUVEELEsaient sans causer aucun accident, tandis
être toujours malfaisantes,
qued'autres,sans
dans
l'étaient plus ou moins fréquemment,
F-sn
humain ait fait assez de progrès à cet égard,
des camps et des armées étaient désolés, des
villes dépeuplées par les maladies pestilentielles, et l'on était presque toujours induit à
été apportées de quelcroire qu'ellesavaient
des
places étrangères. La fiévre jaune
ques
d'Amérique, par exemvilles de. commerce
pour avoir étéimportée
ple, a toujours passé
des Antilles. Les habitans de ces fless'accordent à penser le contraire ; mais ils différent
sur son origine s soit d'Asie 9 de Siam, ou
Si les Malais et les Nèdes côtes d'Afrique.
avaient coutume de lire nos ouvrages 9
gres
pareillement de repousser
ils s'efforçeraient
introduccette calomnie et d'attribuer cette
infecté yenant d'Étion à quelque voyageur
ou à quelques matelots des fles Phithiopie, De même les Athéniens renferiés
lippines. dans leurs murs et bloqués par terre par les
Péloponnésiens leurs ennemis, disaient que
la
dont ils furent atteints avait été appeste d'Égypte dans leur port. Ces rebuts
portée
ousser
ils s'efforçeraient
introduccette calomnie et d'attribuer cette
infecté yenant d'Étion à quelque voyageur
ou à quelques matelots des fles Phithiopie, De même les Athéniens renferiés
lippines. dans leurs murs et bloqués par terre par les
Péloponnésiens leurs ennemis, disaient que
la
dont ils furent atteints avait été appeste d'Égypte dans leur port. Ces rebuts
portée --- Page 248 ---
a BS K R v A T I O N S
pestilentiels que personne ne veut ayouer
que l'on regarde comme
*
vagabonds et errans
depays en pays, , sont engendrés
ils sont nés chez
parnos vices:
nous 9 et tout hideux
sont, nous ne devons
qu'ils
connaître.
pas refuser de les rev
Il n'y a aucune partie de la terre
quine puisse leur
examine les
rdeeracluungimalron
faits, il n'y a point de
bité dans les Etats-Unis
lieu haoù les maladies
tilentielles ne puissent se
pesla
déclarer, 3 lorsque
corruption et la malpropreté
Les effluves
y règnent.
putrides 3 produits de la dé.
composition des animaux et des
la surface de la terre,
végétaux sur
, se volatilisent dans
certaines
circonstances et corrompent l'atmosphère de manière à Causer des maladies
endémiques et épidémiques. Ces
une qualité acide, et cet acide vapeurs ont
acide de
qu'il nomme
putréfaction, 3 acide
neutralise, dit-il,
septique, se
calcaire,
avec l'alcali et la terre
L'auteur étaye sa doctrine
raisonnemens
par des
chimiques sur le
desquels il résulte
nitrogène,
s que les débris des ani.
maux et des végétaux pourris le long de la
stumatbnesiergmerinmien ruesdel New.
york, ont donné lieu à ces émanations nuisis
bles --- Page 249 ---
L E- YORK. 241
SUR L A NOUVELI
arrêter dans l'origine par
bles que l'on peut
la chaux et parles alcalis.
des manufacOn a cru que les émanations avaient contures de savon et de chandelles
la masse des vapeurs pestribué à augmenter
lon
tilentielles. La chaux et la potasse que
dans celles de savon, 1 sont les plus
emploie
leurs effets et préefficaces pour suspendre
Mitchill en apvenir l'infection. Le Docteur
l'on
connaissent] l'usage que
pelle à ceux qui
si on ajamais
fait de la potasse, pour prouver
soit
vu la maladie > soit dans ces fabriques 2
dans les lieux où on lessive les cendres pour
fat
obtenir l'alcali. Si cette pestilence s'y
en
elle eûtété bientôt anéantie.
'montrée, ,
y
constitue
Quant au suif ou à la graisse qui
du savon et de la chandelle, 9
l'autre partie
seraientrances eti fétides,
quandbiemmbtmetlas
smalfaisans
Lrrandarabrratna La distillation de la
qu'on leur reproche. dans des vaisseaux clos 2 ne
graisse animale l'acide sébacique, aucun sel
donne, excepté
la pu
volatil.L'obaervation, a appris qu'après
tréfaction, le résidu des cadavres amoncelés
comme on l'a vu derdans les cimetières,
transformé en mornièrement à Paris, était
Q
andbiemmbtmetlas
smalfaisans
Lrrandarabrratna La distillation de la
qu'on leur reproche. dans des vaisseaux clos 2 ne
graisse animale l'acide sébacique, aucun sel
donne, excepté
la pu
volatil.L'obaervation, a appris qu'après
tréfaction, le résidu des cadavres amoncelés
comme on l'a vu derdans les cimetières,
transformé en mornièrement à Paris, était
Q --- Page 250 ---
BS E R V A T I O N S
ceaux de graisse presqu'anssi fermes
spermaceti. L'art
que le
ture
peut en cela imiter la naet convertir une portion de la chair. la
plus maigre en graisse ou en suif. Une fois
que lesmuscles et les autres parties sont désorganisés ret ont exhalé leurs
bles, les parties
vapeurs nuisigraisseuses ethuilensesconservent leur innocuité.
Les hommes qui travaillent à la
à Fhnile soit végétale, soit
graisse et
animale,
servent àl'extérieur et à
quis'en
point sujets à la
l'intérieur, ne sont
peste, à la fiévre jaune ni à
aucune maladie quileur ressemble.
enayoirune
Peut-on
preuve plus évidente,
dans
ceux qui préparent l'huile de baleine que
? Leur
navire est rempli d'exhalaisons d'huile
substances
et de
des
putréfiées, et l'on entasse dans
barils des portions de l'animal
transportées et préparées dans des pour être
térre : les hommes, leurs
maisons à
du navire, les
vêtemens , le pont
riames, les canots ; etc:,
est pénétré par T'huile, et il est rare
tout
un homme malade
d'avoir
dix-huit mois
pendant un voyage de
ou deux ans.
- La coutume des
Cafres, peuple sale et dégottant, de se barbouiller le corps d'huile et --- Page 251 ---
SU K L: A NOUVE LL E- Y ORI K. 213
eux
de graisse - , n'a jamais produit parmi
maladie pestilentielle ni contagiouse.
aucune Hottentot civilisé éàJaya, dont parle
Le jeune
vécu longtemps nu et exRousseau, ayant
de Batavia,
posé aux vapeurs corrodantes de Bonnesoupirait après son retour au cap
Espérance, et à devenir encore une fois membre d'une société où I'usage lui permettaitde
des maladies. pestilentielles par
se préserver
des onctions de graisse.
détaillées avec
Les coutumes des Juifs 3
d'exactitude dans le Lévitique, 2 étaient
tant
dont il
parfaitement conformes au principe
qu'ils aient
s'agit.Onn'ap pas eu connaissance
été - atteints d'acunes maladies pestilentielles
les effluves de la. graisse que
causées par
hors du camp 2 la
Carcsem
sacrifices. On emportait
la chair, la tête, 9 les pieds, les enpeau,
des animaux, etc.
trailles et les excrémens
des huiles animales et
Les exhalaisons
des graisses sont sans danger, soit pendant
qu'elles bouillent dans
qu'elles se putréfient,
brûlent à un feu
des chandières ou qu'elles
libre,soit qu'on en oigne la peanlorsqu'ellcs
sont fraiches ou rances..
C 2
es. On emportait
la chair, la tête, 9 les pieds, les enpeau,
des animaux, etc.
trailles et les excrémens
des huiles animales et
Les exhalaisons
des graisses sont sans danger, soit pendant
qu'elles bouillent dans
qu'elles se putréfient,
brûlent à un feu
des chandières ou qu'elles
libre,soit qu'on en oigne la peanlorsqu'ellcs
sont fraiches ou rances..
C 2 --- Page 252 ---
OBS E R V A T I O N S
Lechalieconstitnenten, article de
riture de plusieurs nations
lanourdes pays méridienau.itesEsguinnuse dui nord se régalent,
lorsqu'ils ont faim, d'huile de chien de
ou del baleine, même dans l'état le
mer
et le plus
plus rance
le
désagréable, 2 sans qu'il en résulte
moindre inconvénient.
Cependant, on aargué que siles
dont il s'agit n'étaient
fabriques
elles étaient
pas pestilentielles,
trés-prejudiciables et incommodes, qu'elles altéraient l'air et qu'elles devaient être transférées hors de la ville. On
croit généralement que les choses vont
bien, quand les yeux et le nez ne sont assez
affectés par la fumée ou
la
point
odeur. Il
par
mauvaise
n'y a eu que très-peu ou point
d'exemples de plaintes lorsque l'airn'avait
pas perdu sa transparence s et qu'on n'était
point incommodé par la puanteur. L'on sait
gu'une émanation de la plus mauvaise
ture peut exister sans être infecte
naautre côté,
; et d'un
9 comme l'histoire des
l'a démontré
épidémies
2 l'atmosphère était extrêmement délétère et destructive
connoissait à
lorsqu'on y repeine aucune qualité sensible
par la vue, 2 ou par l'odorat. --- Page 253 ---
SUR I A XOLVEELE-TORK
On pourrait imaginer que les particules
s'exhalent des corps adorans, rendent
qui
le camphre, le suif,
l'air impur, 2 tels que
tanneries,
l'ambre gris, les ceufs pourris , les
les
où l'on brûle du goudron,
les chaudières
etc..
solutions de soufre et de phosphore,
Mais l'air vital, l'oxigène pur 7 serait trop
stimulant pourla santé et la lonactif et trop
ne l'avait temgévité,silAnteurd de la nature
de manière qu'environ une quatrième
péré
est mélée
partie d'air de qualité vivifiante,
ce quile rend proà trois quarts d'airimpur,
à la respiration et à la circulation. Ilya
pre
dansla nature et dans les arts,
des opérations
de l'air respiraqui détruisent ces propriétés
aussi des
ble et qui donnent la mort. Il y a
et sans
fluides volatils qui, quoiqu'inodores
occasionnent des manuire à la respiration,
des maladies : telles sont les exhalaisons
C'estlacide
rais, des corps en putréfaction.
afqui produit la peste et autres
septique fections de la même nature, ce qui induit
l'auteur à penser que l'on devrait nommer
constitution de l'atinosphère, pestilencette
tielle 3 plutôt qu'impure.
doive
Il ne prétend pas que la législature
sans
fluides volatils qui, quoiqu'inodores
occasionnent des manuire à la respiration,
des maladies : telles sont les exhalaisons
C'estlacide
rais, des corps en putréfaction.
afqui produit la peste et autres
septique fections de la même nature, ce qui induit
l'auteur à penser que l'on devrait nommer
constitution de l'atinosphère, pestilencette
tielle 3 plutôt qu'impure.
doive
Il ne prétend pas que la législature --- Page 254 ---
O B S E R V A T I O N S
entièrement défendre les manufactures
ticulières, mais qu'elle
parles modifier,
pourrait les limiter, s
et régler la méthode de les conduire. Elle a eu des
qui travaillent
preuves que les ouvriers
au savon et à la chandelle ont
été entièrement
exempts de la fiévre
lentielle de
pestiPhiladelphie, en 1793, et ceux de
Newyork en 1795 ét 1796. On avait remarqué avec beaucoup de surprise, et sans
voir en donner
poufiévres
l'explication, que durant les
épidémiques en Angleterre et en Irlande, ceux qui étaient employés à ce
de travail en étaient
genre
généralement
et très-souvent aussi
exempts
plusieurs de leurs voisins. Il pense que dans quelques
de l'empire turc, les maladies
cantons
étaient liées avecla
pestilentielles
de
rareté ou le manque total
savon.
des maitres des
-am
fabriques, qu'ancun de leurs
ouvriers n'a été atteint de la maladie.
Il fait voirlimposibilité de découvrir
l'air
pestilentiel ou septique parle moyen de l'eu:
diomètre. Il termine enfin cet ouvrage dont
je ne donne qu'uneanalyse
une
tràs-ressernéespar
note sur l'efficacité de la potasse
pour --- Page 255 ---
E-YORK. 247
SUR L A N COUVELLE
détruireles vapeurs patidesCrentanebonns la
la viande
recette de famille par laquelle
redevenir aussi douce et
plus puante peut minutes
la fraîche:
aussi saine en peu de
que
des
de la lessive claire faite avec
prenez faites bouillir de la viande trois
cendres,
y
soit
à quatre minutes, ou jusqu'à ce qu'elle
douce;lavez-la ensuite, et personne ne pourdécouvrir si elle a été puante ou pourrie.
ra
être très-utile à une armée ou à
Ceci peut d'un vaisseau, , où l'on peut eml'équipage la solution de potasse au lieu de lesployer
revensive claire. On a appris que quelques
avaient acheté. à très-bas
deurs de Newyork
viandes de toutes
prix du boeuf puant et des
adouespèces altérées, et qu'ils les avaient
les lavant et en les trempant dans la
cies en
lessive des savonniers. On a trouvé que quelseaux de lessive ou de dissolution de
ques
redonnaient à un baril de viande
potasse
si elle n'avaitjapuante la même qualité que
mais été altérée.
appris que quelques
avaient acheté. à très-bas
deurs de Newyork
viandes de toutes
prix du boeuf puant et des
adouespèces altérées, et qu'ils les avaient
les lavant et en les trempant dans la
cies en
lessive des savonniers. On a trouvé que quelseaux de lessive ou de dissolution de
ques
redonnaient à un baril de viande
potasse
si elle n'avaitjapuante la même qualité que
mais été altérée. --- Page 256 --- --- Page 257 ---
ERR A T' A.
e 54, ligne 1, du quatrième alinea, au lieu de : nOr
prevalent, lisez : now prevalent.
51,
12, au licu de : Le Soyaud, lisez: Le Joyand.
54,
5, de l'alinea, lisez : Le Joyand.
63,
9, de la note, an lieu de : Chappa d'Auteroche, lisez : Chappe d'Auteroche,
68,
1, de la note, la victime, effacez la,
108,
23, idem, au lieu de : baies, lisez : Dares.
117,
8, âu lieu de : affermir, lisez : d'assainir.
121,
3, de l'alinea, , au lieu de : Havane, Ayant,
lisez : Havane 3 ayant.
150,
7, après toutes, lisez : toutes les.
143,
4, du deuxième alinea de la note, au lieu de:
générale dans le, lisez : générale. Dans les
idem,
7, du même alinca, au lieu de : Martinique :
beaucoup, lisez : Martinique, beaucoup.
152,
2, au lieu de : dans ces, lisez : dans les.
161,
25, après d connoitre, ajoutez : les.
167,
20, au lieu de : mares de café s lisez : marcs
de café.
192,
5, du deuxième alinca de la note, , au lieu de :
au contraire, liscz : contraire.
194,
1, au lieu de : mortalité; les mnoyens curatifs
quej'ai employés ou variés, lisez : mortalité. Les moyens curatifs que j'ai employés
ont varié,
199,
6, au lieu de : érétluisme des 9 lisez : éréthisme,
des.
205,
4, lisez : le tartrite.
216,
7, au lieu de : substances, lisez : substance,
225,
2, dela note, au lieu de : s'annuncentjecdes,
lisez : s'annoncent, et des.
243,
15, au lieu de: d'acunes, lisez : d'aucunes,
245,
2, au lieu de : adorans, liscz : odorans, --- Page 258 ---
Heller
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E803
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