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Jabit Garter Bromn
Citniry
Brmir Anitrersihy --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 --- --- Page 7 ---
t-2. C-30
TOUSSAINT
LOUVERTURE,
Génécalien.chef de l'Armée dé Saint-Domingues
4 tous les bons
et sincères Amis Frangais, de la
aur vrais
: ses
Liberté, à tous
r. Défenseurs. CITO X B, N Sa
Au moment ou, fort de ma
jonissais deli douce
au bonheur de mes udotniorarecreis ponsetence je
rempli la promesse concitoyens, de celle d'avoir
dn Directoire et à quej'avais la braze faite, aux Agene
connande, de ne prendre de arinée que je
que ennemis j'aurais les chassé du sol de repos la liberté que-lorsremerciais VAA acharnés; à l'instaut oà i'en ses
liberté, frut:il que spprême les
et le génie de la
du tion qui fut terrassée Agens la secrets de la facDirectotre) ).au 18 (par
mâle, énergie
nouveau faire ressentir Fructidor, au
viennent de
Domingues les effets
penple de SaintJes libertickdes? Faut-il qu'ils sanglans de leur-r rage
scènes d'horrenrs dont viennent renouveler
ne fut. trop. cette ile infortunée
Qne f vrais long-sempe amis de la le thédtre?. Jent! qu'ils sorient de
liberté se réveil. gique (mi les accable! Iasenupissement létharsant T'abyme affreux qu'ils voient en frémispas, le sort qu'on entr'ouvert. sous leurs
Aberté,es qu'ils reconnaissent préparait aux asnis de.lz
philantropes, non
les
dans ces faux
iberte, les amis de Fe
défenseurs de la
"Frence sépublique: mais Constilmion Tet de la
entemis les plus acharnés! au contraire leurs
--- Page 8 ---
t-2J
a : :
officiers, sous-officiers ct solC'est a vous,
brave. arince Iute je coinRunpoaat.la inséparables de mes tra1M18 compagnons m'avez si braveinent sécondé,
vauxy vous qni
je dois tous d les brilet à la valeur desquels remnporté; vons qui, déJans' Succ8s qne j'ai nonrrituré, sans paye,
poukvis de: tontysans: vêtemensy n'ayant pour
sans moyens, sans
pour Torce que
sontien que votre intrépidité, amour
liherté,
votre courage et votre chassé, du, sol ponr'la de la liberté
avez pour jamais le plus acharné; c'est'a vons
son ennemi
Que les euuate
je m'adresse principalement ceux qui viennent d'arriver
mnens passés, que
vous l'objet des plus
réremment, soient pour qu'ils vous fassent renousérictises réilexions, le serment que vons fites si
veler de nonveau
à la
gonvent: Haine à PAnarchie etfidélité
Constitation de Fan trois. mes Amis; n'est
Mon but, vons le savez ni d'altérer. votre attapoint de vous abuser,
mes principes
chementa lat France républiqne, sont trop connus 3 mais
et ma religion 5
vous amour
la liberté m'en
je veux (et mon
pour contre les écrits
dait un devoir) vons prémunir contre les fanx
calomnieux et mensongers, de la liberté. ont
Tapports que les eninemis arrivé au Port-Libere,
fait de l'événement
les événempens
en rappelant a votre infortunée mémoire Colonie fut le
divers dont cette
théêtre.
liqne, sont trop connus 3 mais
et ma religion 5
vous amour
la liberté m'en
je veux (et mon
pour contre les écrits
dait un devoir) vons prémunir contre les fanx
calomnieux et mensongers, de la liberté. ont
Tapports que les eninemis arrivé au Port-Libere,
fait de l'événement
les événempens
en rappelant a votre infortunée mémoire Colonie fut le
divers dont cette
théêtre. tout
de
tont désir
Loin de nous
esprit noscment, parti, sans préde vengeances analysons conduite des Agens
wention, sans animosité,la
elle n'offrira
duDirectoire à Saint-Doningue, sensible que le tablean déal'eeil chirant delhomme de la trahison et de la perlidie. X
As --- Page 9 ---
[ 3 1e ]
Suivons Sonthonax dans sa
sion, nous le verrons
première misfroid, au nom de la loi, ordonnant, le
de sang
cendie, se servir des homnes de meurtre et l'inaffermir son autorité et rendre couleur pour
impunis. Dans sa seconde
ses crimes
cipes sont changés, suivant mission, les
ses prinsecrêtes il
qu'il a reçu da parti
instrunctions
se déclare alors l'ennemi le qui le fait agir,
hommes de couleur; il jure leur plus cruel des
ment, et veut rendre les noirs
anéantissede sa vengeance. Jetons un
les instrumens
sur la conduite qu'a tenue la coup-d'eil rapide
la Commission it choix
Délégation dont
exécution les lois dans Ja pour faire mettreà
chissons sur les hommes partie du Sud; réflé6 nous ne reconnaitrons dans qu'elle y envoya, et
des hommes pervers et
SCS Diélegués,
le flambean de la discorde, immoraux, medie
sions, anéantissant le
semant les diviles troupes à Tinenbordination, epummerce, provoquant
camps [limitrophes des
révoltant des
contre leurs chefs; des hommes possessions ennemies]
tmnantlanarchie aux lois
enfin qui subsblique dont l'exécution leur paisibles delaRepndésordre à la tranquillité
était confiée, le
la partie du Sud à deux qui y existait, mirent
dont ils accusent après, doigts de sa perte,
songers, le général Rigaud par des écrits menlorsque c'est à lui seul
d'être
conservation. Pour
que l'on en Tanteur doit da
tructions qu'elle avait ne point s'écarter des ins-
: c'est-à-dire Sonthonax reçu, la Commission,
geait tout J déclarc dans [car les c'est Iniqui dirisa proclamation du 23
articles Iet III de
:. gués sont à l'abri de Frimaire, tout
que ses Délé.
témnoigne la plus grande satisfaction reproche, et leur
de la çoj.
s menlorsque c'est à lui seul
d'être
conservation. Pour
que l'on en Tanteur doit da
tructions qu'elle avait ne point s'écarter des ins-
: c'est-à-dire Sonthonax reçu, la Commission,
geait tout J déclarc dans [car les c'est Iniqui dirisa proclamation du 23
articles Iet III de
:. gués sont à l'abri de Frimaire, tout
que ses Délé.
témnoigne la plus grande satisfaction reproche, et leur
de la çoj. --- Page 10 ---
[ 4 1
-duité sage et modérée qu'ils ont tenu dans. Ja
dont ils étaient chargés; le général
mission
déclare par elle - rebelle
Rigaud est au contraire tel; il est ordonné de
al la loi, destitué comine vif. Eh !
est son crime,
larrêter mnort ou
aimerla quel liberté, celni
grand Dieu ! cclui detrop
d'attad'avoir donne de tron grandes preuves d'avoir
chement à la République, celui i-enfin les anglais
combattu avec trop d'acharnement avec attention
et les émigrés. En examinant dont les
du gouquels sont les homines
amener agens secrétévernement se servirent pour
de Saintment la perte et le bouleversemnent toujottrs ils emDomingue, nons verrons leurs que trames perfides,
nloyérent, pour ennemis ourdir de la liberté, et choistdes blancs l'exécution de leurs projets libera
rent pour des hommes de couleur ou des noirs.
ticides,
homes Sonthonax fit-il choix,
De quels voulut amener la subversion totale
lorsqu'il de la partie du Sud, qne la première ? H1 fit delé. la
gation avait totalement bonleversée à des noirs
Commission délegner ses'] pouvoirs
à
[), parce qu'il les croyait divisions plus à propres la favenr
semer les horreurs des
de l'éniderme qui les couvrait. sur les événemens
Réfléchissons UII instant
Fort-1 Liberté,
qui viennent de se des passer au 25 et 26 Vendedans les journees
24, les
a
maire dernier, et sur
moyens qu'on
employé pour les amener, et nous reconnat- maltro's dans les auteurs de débris ces évenemens de la faction
heureux, les coupables
Lafortune, hommes ambi-
[) Mentor. Annecy et Gracia Mentor, aussi. ralit-illeconidfat
tieux d'honneurs, sur-tout Soathonaz,
des secrets du perfide
,
qui viennent de se des passer au 25 et 26 Vendedans les journees
24, les
a
maire dernier, et sur
moyens qu'on
employé pour les amener, et nous reconnat- maltro's dans les auteurs de débris ces évenemens de la faction
heureux, les coupables
Lafortune, hommes ambi-
[) Mentor. Annecy et Gracia Mentor, aussi. ralit-illeconidfat
tieux d'honneurs, sur-tout Soathonaz,
des secrets du perfide --- Page 11 ---
f 5. J
terrassée, rélever
au 18 Fructidor, cherchant à se:
dont pour andantir la liberté d'un
elie fat toujours l'ennemie la peuple
acharnée.
plus
Comment prépare-t-on
nemens, pour abuser les le.peupleà hommes ces évé-:
crédnlos, pour, prouver la
faibles et:
traires que l'on veut commettre, justioe'des.actes arbiplus de vraisemblance aux
pour donner:
doit faire, on commence à accusations que l'on.
de
accuser. , sur la fin.
Prnctidor, an six, les noirs de
egorger les blancs PAgent lei-mème m'en vouloir instruit) (IJP Le 1er
vait, dit-on, être Vendemiaire, le dernier,
an sept, de-.
lation blanche: Hommes, jour de la
tous devaient être sacrifias. fainmes, IPTSC
auteurs de cette accusation?, Quels sont les.
de l'antorité supérieure, l'antorité les émissaires
Qiael homme pouvait douter 01 elle-inême.
doute une telle nocusation.,
révoruer en
portée par l'autorité meunefaussi lorsqa'elle était.
les soupçons, amena-t-elle la fit-elle.aitre
craindre la réalité; c'est le but defiance, et Sc
proposait. Les. sonpçons bien
que, lon se
cuse, au Fort- Liberiepun
etablis, on ac1II général du même crime; regiment entier,et!
Tappui de cette accusation des on apporte. àr
faites par des hommes, ou séduits, declaratinns.
doyés t2), ct lorsqu'on est revêtu des ou sonpieces
fausseré 0 C'est de Faccosarion, d'après sa lettre, que quoigue persuadé de la.
quejladressai à tousles commandans je me. décidais.a faire une cireulaire,
et que vous trouverez ici anexé sous en chefdsnrondiogmenr: le
accusation furbien démentie,
Numéro I: Cette
dans toute la Colonie, dans la puisque cettejournée s'esepassée,
du el [] Keié Larivière, homme: : coulear, parfaite tranquillité, fue
dans capitaine Charles Zamor,-est co
qui
l'assassin
cette affaremuibeurenie.
des premiers délareurs
. décidais.a faire une cireulaire,
et que vous trouverez ici anexé sous en chefdsnrondiogmenr: le
accusation furbien démentie,
Numéro I: Cette
dans toute la Colonie, dans la puisque cettejournée s'esepassée,
du el [] Keié Larivière, homme: : coulear, parfaite tranquillité, fue
dans capitaine Charles Zamor,-est co
qui
l'assassin
cette affaremuibeurenie.
des premiers délareurs --- Page 12 ---
t6 I
mécessaires pour assurer l'impunité du crina,"
on cherche des exécuteurs.
Deux se préséntent 2 le chef de brigade"
Grandet et le citoyen Raffin commissatire
du ponvoir exécutif près ladministration thais ils sont
anenicipale du Fort-Liberté [2];
blanes, et il n'en faut point pour l'exécution; des
jamais des blancs ne furent les exécutenrs
complots qui se tramèrent à Saint-Domingue; Il faut
ils n'en furent que les conspirateurs.
zirt noir, Raffinletrouve : selon lni, Manigat,
juge de
du Fort-Liberté, homme simples. le
sans er peut seul mettre à cxécntion
complot projeté; et rendu au Cap, il le
à Fagent Hedouville, qui de suite Rse
pose et Ini délègue ses pouvoirs., le 24 de'
cepte Vendémiaire; ; et'le chef de brigade Grandet,
chargé de ces paquets précieux, et a'qui chef-de l'on
avait promis le commandement en
Parrondissement de "Est, si le projet réus
à nenf heures,
sissait', se rendle même jour,
à terre"
du soir, au Fort-Liherté, met il lui pied fait remise
chez le juge de paix Manigat;
il trouve
des dépêches dont il était porteur; y de son
linsinuant Raffin,
déjà de retour
du Cap, vaAr devancé. Les paquets.
voyage sont ouverts, etl'on trouvel'arrêté de lAgence
du 24,qui délégunit à Manigat tous les potvoirs civils et militaires. C'est-là où
de Raffin se déploie ; c'est - làr
Ert
tortueux
toutes les objectiona
il se surpasse [2). Malgré
] Le premier (le chefde brigade Grandet) est un intri"
gant, qui ne doit son avancement, que
que des son ennemis ambition dé
servir les projets
SLRESCP
lui liberté.s fit coujours lautre. (Raffn) est un homme sans Fort-Liberté, moralité, sans : 4
pripcipes, et perdu trouverez dans dans lesprit la déclaration public'au gue fait Manigan;
L] Vous
ux
toutes les objectiona
il se surpasse [2). Malgré
] Le premier (le chefde brigade Grandet) est un intri"
gant, qui ne doit son avancement, que
que des son ennemis ambition dé
servir les projets
SLRESCP
lui liberté.s fit coujours lautre. (Raffn) est un homme sans Fort-Liberté, moralité, sans : 4
pripcipes, et perdu trouverez dans dans lesprit la déclaration public'au gue fait Manigan;
L] Vous --- Page 13 ---
[ 7 h
que et le peut lat faire Manigat sur son
-
refus qu'il fait d'acepter ; Inerpactie réfis
contrarinit les; intentions de Raffin ti
qtri
Grardet ; il "s'attache 'à lui
et de
salut public l'exigeait. Mahignt perstader que:le
d'apres la promesse que lui fait Rafih'de acceptd ,
ne
-
RetneTabandonner de' so corscil:
d'un instant, ct'deldider
donner
Le temps pressait, et' abar
Marigat à Ini-meme, Tni
tenips. de la refesion, pouyait faire laisser"Te
Te a di conp ; il pouvait tronver"del Ja manquer
faire
de sang froid dés repughande
'commel CRr des hommesqut avaient trancais
alaprospelire de la Colonie; Raffin corrcourts
on lui fair dônc lancer de.suite le snichil:
mation , basée sur des rapports faits une proclahomunes perfides, sondoyés
par dès
et après avoir accnsé dans par là faction,
'5e regiment d'avoir méconnus son content" le
combiné les moyens de soumeitre les 2 antorités,
sance
une obet
Roraset pussive , ltvrer à la mort les ames
son desarmnenuent. leurapropriete au pillage, ilordante
mit que se composent C'est dans l'ombre dela
"cèt arrêté
cette proclamation et injuste, i : qui assurérent
es,
Tassassindt
sotis le
Pa,
121 mor
trompé 'sa Nemiro "bonne - que Raffo avait depuis lopg- temps AX
signer. -mille choses ks dostilo'a abusé nulle de sa crédnlité, gail Ti fit
que Manigat tefusa., .plasieurs connaissances voos-verrez
e que "Agent du Directoire loi avait fois s: d'accepser le poavoir
a gu'aux pressantes sollicications du petfide delégué, et qWIAES Saa
:. E Obrervez que larréré de,
Raffip.
: neuf heures de soir.,. et que FAgence arriva te 24 a
: commic le 25 au marin, Cest lassassinar du : régiment,se
fur faite fa proclamation qui donedansl ordonnait la le nuit duat aurgqve
régiment, erl l'arrèré qui
le
Ataimimentdng
- fur alors absent. (. Preuve desticgait général Moyse, quoiquil
eramait, y
cogvaincante du complor guiese
,
Raffip.
: neuf heures de soir.,. et que FAgence arriva te 24 a
: commic le 25 au marin, Cest lassassinar du : régiment,se
fur faite fa proclamation qui donedansl ordonnait la le nuit duat aurgqve
régiment, erl l'arrèré qui
le
Ataimimentdng
- fur alors absent. (. Preuve desticgait général Moyse, quoiquil
eramait, y
cogvaincante du complor guiese --- Page 14 ---
I 8 J
dn 5€ régiment le déshionnenr-et la destix
tution du génèral Moyse. Tous arrive ses enfin
de
froid,
LJ
combinés doit éclairer sang cette affreuse jonrnée.
jour (Le S Vendémiaire ).
les fenêtres
Après avoir fait mettre, sous
du
du chef de brigade Dalban, les bataillous
Morlihan et Fort- - Liberté, les 84 et 106
Réziment, la Garde nationale, lar Gendarmerie D. du Fort-Liberté, et la Cavalerie
avait amené de
aALEOE
gaals, que Grandet
après leur avoirait a
hrist et de Lazavon;
et les savoir mis
tous délivrer des cartonches
d'artillerie;
Scns la protection de cing veille, pièces l'inspection
sprès avoir fait faire, la major dudit régides armes par l'adjudant
savoir siles
ment, que-Ton avait gagné,. pour
soldats avaient des cartouches [d; aprèsavair en
donné ordre au 50 régiment de se ranger
bataille sous les fenètres du général Raffin,se Moyse.:
Manigat, escorté du faux patriote fait conrend 25 au pied del'antel de la patrie, lui sont
naitre au peuple les pouvoirs qui ordonne
aclegnés, eten vertu de ces pouvoirs,
au
5-réginent, et prescrit
le Resarmementdu de la loi l'exécution de cette mesure.
nom Eh ! à qui le prescrit-il ? à des hommes à E
"Ton avait ou séduit on soudoyé [2],
[l Le nommd Fringnat, adjudant major du depuis s* régiment, quelqués
pourservit le patti auquel il était livré, avait, aux soldats, pour én
jours. donné plus de deuz et il cens avait perinis donné connaissance, que le
diminuer la quanrité, qui restait était sans cartouches, et n'avaient
peu que de fort troupes peu de pietres à feu 3 il s'est embarqué avec T'agent
Hedouville. La réponse de Manigat a r'Agent, que vous porrugaises trouverez de
"yous le Numito i, ptoave qut! reçut'cent --- Page 15 ---
I 9: I
hommes
servaient par inclination le
qui les
agir. Sur
AR
que voulnt faire le quelques
uionluget
corps ( le citoyen Adrien chef de brigade de JCe
de inotifs qui exigeaient ) sur la déduction
cuse de
cette mesure, on l'acAcesignal rebelliun; un mouchoir blanc est levé,
destinées destructeur, l'artillerie etles
de leurs à tremper leurs mains dans trompes le
frères, 9 font feu sur le 5sang
qni, ne s'attendant pas aune pareille régiment,
dépourvu-de cartonches, cherche trahison,
dans la fuite; :mais cerné
la
son salut
cavalerie, fort
par gendarmerie
peu trouvent les moyens
s'évader; une
E:
partie des soldats tombent
yictimne,er ceux que le fer-assassin
n'ayant lites
pu se sauver, sont pris
épargne, les
de leurs bourreanx.
qni, ne s'attendant pas aune pareille régiment,
dépourvu-de cartonches, cherche trahison,
dans la fuite; :mais cerné
la
son salut
cavalerie, fort
par gendarmerie
peu trouvent les moyens
s'évader; une
E:
partie des soldats tombent
yictimne,er ceux que le fer-assassin
n'ayant lites
pu se sauver, sont pris
épargne, les
de leurs bourreanx. De par
satelchefs de brigade et de baraillon ce nombre, les
ment , les citoyens Adrien et.. de ce régis
c'est sur enx surtoutquealogeroel la Lalfricain,
ils sont vexés, huniliés,
vengeance;
entous, senss on les lies on. fraprés les et torturés
que huit autres
garrotte ainsi
d'unofliciers; on les jette à bord
de bâtimnent, et on les conduit au Cap
T'Agent, qui les fait de suite transforer. auprès à
bord des, frégates. 21 Charles Zamor, capitaine de grenadiers
s
de #Agent, dont l'emploi ne lai fa: s pas prescrir, la
défendait; jr mais, quelles sont. les
politique
lorsqu'on voit Agent donner
réfexions subréquentes
au moment ou les coffres sont cent porcugaises à Mauigar,
'est sans moyens, au moment ou vides, l'on ou la caisse nationale
habiller la troupe, au moment ou ceux De peur ni payer ni
blique sont dans la plus affreuse
qui servent la Ripu. subséquenre: est que. cet argent, a indigence servi à : La réfexion
troupes.qui qui leur ont si bien mis a exécution le récompenser les
était confé,
projet destructeye
--- Page 16 ---
I 10 1
d'uné bravonré et d'ane intrépidité reconnne Keid -
est Hchement assassiné
les traitres homine de
Lariviere et Tatireau, trpe premier
éouleur et Paatre *homme noir ; ils n5sonfissent leur 9
rage impnissante sur le cadavre
de ce brave délensenr qu'ils vêcu. n'eussent Et pag
osé régarder en face sii éfit
aprAs 18
Favoir déponillé de son uniforme , que
perfide Taurcau eut le front de porter, mutiletit, apres
lui avoir Oté tous ses vêtemens, ilsle'n baionnettes
le pérce à coups de sabres et de
ils se portent. à des' excès qui m'empôche déshonorent dè
Phoinanité, et que la pudeur
nominer. *
Voilh, rhes Amis, comme-Ton ! Voila récompensé le sort
la bravonre et Vintrépidité
de la patrie:
que l'on réserve aux défenseurs sortant de verser
Des officiers d'honnenrs 1
lenr sang pour elle,au moment onT'expulsion leur
totale des anglais de Saint:] Domhingue sont
proinettait le bonheur et la tranqailhie: ati
1achement assassinés'; ceux qui échappent comme
fer assassin 9 sont liés et garrottes d'opprobres et
des criminels 1 sont couvert' 1
al'humiliations.
de la patrie:
que l'on réserve aux défenseurs sortant de verser
Des officiers d'honnenrs 1
lenr sang pour elle,au moment onT'expulsion leur
totale des anglais de Saint:] Domhingue sont
proinettait le bonheur et la tranqailhie: ati
1achement assassinés'; ceux qui échappent comme
fer assassin 9 sont liés et garrottes d'opprobres et
des criminels 1 sont couvert' 1
al'humiliations. Le.-régiment qui frtomiosontsenmaiea tous les lanriers
de vos travaus, qui partagea dans la campagne qui
que vous cueilites
si heurensement par
vient- de se terminer
l'expul-ion totale des anglais , qui supporta , "et
avec vons les fitigues et formé les pridations 6a0 Dogdol,
du inoment'queje l'eus
qui
de combattre les 1 ennemis 1 de la
ne cessa
fermeté des claets
Aiberté, qui, soutenu résista parla seul aux attaques
iquiles commandait, continuelles: de-l'émigré Rouvray',
aviveset
alors de la Graile-RAir,
en possession --- Page 17 ---
[ nt J
qai sut repousser quatre mille
:
dirigés sur le
dont la espagnols
était confiée', Dontor, et
défense lui
de cartouches, qui," se 'trouvant dépourvu
en
defonça des barils de
balles graing; et suppléa par des roches poudre aux
8a résistance quilni manhaient, et me donna
D aussi vive
par
temps de voler à son:
qu'opiniâtre > le
- Pour-recompenser? la secours.
ciers etla sienne aux ordres soumission du
de ces offisoumission dont il donne des gouvernement,
qu'ayant à sa tête les chefs de preuves, lorsEx) et Henri
il brigade fit
Moyse
de la Vendée Christople, de Sainti -
la coiquête
tandis que le général Domingue; lorsijue,
commandant la plus forte Desfourneaux, partie dé quoique
marche, Hw'onpara,akeels
l'armée en
de tonte 1a
rapidiseleleclair,
de
Gramle-neiores des
Sans-Sotei; des
Eernuisest
le Morma-a-Diable, Fuads-Hlens, les
lia Mine,
Bassin ; pour prix de tous Perches les et le Grandrégiment a rendu à la €
services que ce
dernière campagne, on, Répablique, sans
dans la
s'être emparé del l"Escahobe etde vivrès, apres
postes ennemis, il vint former divèrs autres
Fimprenable forteresse du
le siége de
quelle il ne sé rendit maître Mirebalais, del las
dasioge après avoir essiyé qu'après de
un mois
sieurs sorties méurtrières ; on l'ennemi ordoniné
désarmement, on
Bas
ebiciers,ete cetix qui lagorge, ne sont on assassine ses
tiunes,sontliés et
point tombés vici
fréinissez - ines XmNaCLELLeiuE Amis,
que votre cceur
- saigne
e'ese s-In) anx Le brillans général succès Moyse de h'était alors que chef de
$2 promotion au grade de ceieeanpapre, général de qu'il dur brigade en partig
brigade,
P
on l'ennemi ordoniné
désarmement, on
Bas
ebiciers,ete cetix qui lagorge, ne sont on assassine ses
tiunes,sontliés et
point tombés vici
fréinissez - ines XmNaCLELLeiuE Amis,
que votre cceur
- saigne
e'ese s-In) anx Le brillans général succès Moyse de h'était alors que chef de
$2 promotion au grade de ceieeanpapre, général de qu'il dur brigade en partig
brigade,
P --- Page 18 ---
C 12 T
de; doulenr à.la vue de vos frères liberticide! assascindse
tombant victimes d'un complot
Le général Moyse était alors absent, plein
du désir de rendre à cette Colonie son ancienne splendenr, il parconrait les montagnes. lesi
de la Grande-1 Rivière pour y précherPobeise encourager
cultivateursau travail.pourlenr cette affreuse nousance aux lois; il apprend navré de donlenr; il
velle, son coeur en est
dans l'espoir
part de suite avec trois dragons, maux, suite:
de remédier à des plns grands. il arrive anx.
certaine d'un pareil événement; qu'il trouve
portes dela ville du, Fort-Liberté, cominanfermée. Grandet, chef de brigide, les
s
dant de Monte-Christ, lui en ouvre
portes
en lui disant: vous ponvez entrer mais puisque. si votre
vous n'avez
trois nombrense, dragons; l'entrée de
escorte eit 2t5 plns interdite. Voila la réponse
Ia ville vons eût été
commandant dans la
d'un officier snbalterne,
de brigade come
partie espagnole, à un général
Trop
mandant en chef de Parrondissement. le général
occnpé du malheurenx de événement, suite chez Jni, pout
Moyse se transporte informations, et pour obe
Y. prendre quel-jues.
à de plus grands
vier par des mesures est-il snges rendu dans son apparmalheurs. A peine
l'ordre
tement, qu'il reçoit du dilegue.Manigat, sous le Numéro
imperatif que vous trouverez
Moyse
trois 9 et auquel: le général réponse
sous le Numéro quatre,
da
répondit
tr] La réponse sage et mesurée du général celle Moyse, au contraire, prouve
ane iptention décidée de ramenerla Raffio pair; lui-méme. . est maiquée
de Manigat, dictée et écrite erde par la désunion, et cache des projets
au coin de la discorde
qui serécutèrent.
, sous le Numéro
imperatif que vous trouverez
Moyse
trois 9 et auquel: le général réponse
sous le Numéro quatre,
da
répondit
tr] La réponse sage et mesurée du général celle Moyse, au contraire, prouve
ane iptention décidée de ramenerla Raffio pair; lui-méme. . est maiquée
de Manigat, dictée et écrite erde par la désunion, et cache des projets
au coin de la discorde
qui serécutèrent. --- Page 19 ---
[ 13 ]
les teste en sa faveur; mais pacifier et
choses n'auraient pas été exécuter concilier
nement les ordres que-lon avait
pleigeance de ces homines altérés de reçu. La venpas assouvie, la destruction et le sang n'était
du 5, régiment ne leur suffisait désarnement
ou détruire ou destitner celui pas, il fallat
l'ame. On accuse, donc de suite qui le en était
Moyse de n'avoir pas voulu
général
lettre du délégné
répondre à la
des intentions Manigat; on l'accuse d'avoir
hostiles 3 on le fait,
comme un homine quia
parler
d'avoir Crié aux armes méconriu; on l'accuse
rébellion; on le
[); On l'accuse de
courir sus et de destitue, 9 et on ordonne de
était alors dans 2
l'arrêter mort ou vif. 1l
sement instruit à sa chambre; il fut heareupour échapper à la temps, surveillance et laissant son cheval
che' des assassins
et à la rechersuite il se
qu'on avoit mis à sa'
sauve dans les
pourrend à pied avec beaucoup de mangles 7 et se
Blanc, , où les cultivateurs lui peine aiz Boiscorte et lvi donnèrent les chevaux servirent d'esponr Se rendre.
nécessaires
Voilà donc, mes Amis, la
l'Agent du Directoire réservait récompense à
que
de la liberté, qui
Ce défenseur
tant pour sa défense, perdit un oeil en combatson sang
chasser 13 qui versa tant de fois
blique. Apbaur, prix de
ennemis de la Répurendu,
tous les services
on le déshonore en le
qn'il a
une mort ignominieuse et anssi destituant, et
eellequ'éprouva Charles Zamor. luie est cruelle Traletie
déclararion [J Touces de ses fausses inculpations sont démenties
la
Moyse a'a rica Manigar dit ai fait lui-méme de 1 qui assure que le géatral par
sontradictoire aax lois,
, prix de
ennemis de la Répurendu,
tous les services
on le déshonore en le
qn'il a
une mort ignominieuse et anssi destituant, et
eellequ'éprouva Charles Zamor. luie est cruelle Traletie
déclararion [J Touces de ses fausses inculpations sont démenties
la
Moyse a'a rica Manigar dit ai fait lui-méme de 1 qui assure que le géatral par
sontradictoire aax lois, --- Page 20 ---
4 I
Egaminons actuellement la - conduite. de
TAgent. A peine est-il arrivé à
des ennemis les plus
PTESE
s'entoure des hoinmes perdus dans l'esT la liberté,
par un
Peu de temps a près ilête,,
la ration à tous les officiers supérieurs,
les
PAET
diminue celle du soldat, arrête payemens, et
de pénurie des magasins,
sous prétexte
habillemens,
refuse à la troupe jusqu'aux des officiers de V'armée
il donne à plusieurs
qu'ils
que je, commande. des s;ilsèmela ordres
dans
miens;
lation
désobéisentaux
fait craindre aux blancs
toutes les couleurs,
Passassinat, accorde une protection marquée dans
aux hommes de couleur, me fait passer homme
T'esprit de mes. concitoyens pour dont un les vues
ambitieux, jaloux de l'antorité, Cette accusation
tendent à T'indépendance. si dénuée de sens comest si invraisemblable,
de youer aul mépris
mun, que je me contente
Pent-on
et l'accusateur et l'accusation.
Tonssaint Lonverture, qui
E
sumer Sonthonax que
parce qu'il visait à l'indépenEt.e pît y viser hi-même? donne à la France la
Au moment oùt je
en
.plus grande prenve de à évacuer mon attachement, les villes. de
forçant les anglais PArcahaye, la Croix-des-Bou.
Saint- Marc,
évacuation
quets et le Port-Républienin, conquête 1
laquelle je le contraignis de toutes parla les montagnes et
-pide que je fis
A linstant O
plaines
en dépendaient.
de Jérémie
REt des riches possessions à la France
et du Mole, assure pour de jainais sOnl cabinet il mases Colonies, du fond déshonneur. Sousles
chine ma ruine et mon
du salut public,
dehors de l'amitic, anom
.
Saint- Marc,
évacuation
quets et le Port-Républienin, conquête 1
laquelle je le contraignis de toutes parla les montagnes et
-pide que je fis
A linstant O
plaines
en dépendaient.
de Jérémie
REt des riches possessions à la France
et du Mole, assure pour de jainais sOnl cabinet il mases Colonies, du fond déshonneur. Sousles
chine ma ruine et mon
du salut public,
dehors de l'amitic, anom --- Page 21 ---
{ 15 3
ilm'invite consulter à me rendre au - Cap,.
sur des affaires
pour nons
- Confiant dans un Agent d'importance. du
malgré tous les avis que j'avais Directoire
des Gonalves pour me rendre auprès reçus, E parti
accompagné d'un
seulement-d'un aide de
lui, et
capitaine de cavalerie -
camp
chez Dhéricourt,
lorsque, rendi
heureux arrivé an j'apprends fevénement malpreuves plius
Fort.Libeité; ; j'ai alors des
Pon avait désseind anthentiques, qui m'assure
d'attenter à
que
ma mort était décidée. De quelles mesjours, stqjup
avait-on fait choix? Qni devait
personnes
Des noirs [1 Poussés à' 'ce.crime m'a 'assassiner?
nouveaux Seide, ils
par PAgent,
sinerlenr
s'élaienc.chargés d'asacaccompli, bionfaicteur, l'on m'accusait leur père; etlemenrtre
aliedependancs,
d'avoir voulu viser
Mes assassins alors d'avoirvonlu devaient trahirla patrie.
sauveurs de la Colonie.
passer pour. lés
à Voila, celui mes Amis, le sort que l'on réservait
pays, à qui, celui deptis qui si long - temps, sert son
sut, secondé par
Jeconquérir, dans les parties du
vouS.,
ouest 3 toutes les possessions
Nord est
trahison avait. livrée aux
françaises gue la
gnols [al Pour prix de anglais, tous
aux espames services,
1 (rl-Léveillés, Mats Belley,
devaient me porter le premier Domingue, voilà ceux
eet assassinat, l'on avait flacté coup l'ambicion . et pour les euRt
geance les uns et les aurres.
et excité lal vése
lne (J restair Personne à n'ignore que dans le
- Pore- de- Paix, la Repub'ique
les Nord,FEster villes du rOuex,
Saint-Domingne, et qu'on ne Sor qu'a la brave Cap armée et du
toures les possessions qui était sous mes o:dres, la
de
ausespagaols,
que la trabiton avais livzées conquète aax anglis de
icion . et pour les euRt
geance les uns et les aurres.
et excité lal vése
lne (J restair Personne à n'ignore que dans le
- Pore- de- Paix, la Repub'ique
les Nord,FEster villes du rOuex,
Saint-Domingne, et qu'on ne Sor qu'a la brave Cap armée et du
toures les possessions qui était sous mes o:dres, la
de
ausespagaols,
que la trabiton avais livzées conquète aax anglis de --- Page 22 ---
[ 16 3
m'avoir lâchement assassiné, on mé
après déshonorait aux yeux de la postérité, moi cruelles qui
préfère la mortan déshonneur. Que de dans mon
réflexions repassent mon successivement coeur est ulcéré ! Qire
esprit l'ame agité navrée : Que ! Que nous devons gémir
éternellement j'ai
de tant d'atrocités et de complots ! Que ne devons-nous pas faire? Que ne
devons-nons pas faire, mes chers Amis, malheurs? pour
nous garantir à l'avenir de pareils
nous
Car nous devons être bien persnade, que
n'avons pas dans l'univers rien de
pervers,
rien de plus méchans, que ceux
CRSFREEE
depnis si long temps, de nous poursnivre nons et
Hélas, mes Amis, que
nous persccuter. malheureux ! que nous soinmes à
sommes !
notre fidélité et notre attacheplaindre à la France que est mal récompensé ! Qu'il
ment
est denloureux poir nous, nprès.avoir, par
notre conduite sage, laboriense voir et ent moderee, but à la
fait le bien général, de nous et en proie à la
ealomnie, à Peppression, anciens' dominateurs ; car Ce
tyrannie de nos leur faction
mnontre si
sont eux, c'est
qui'se
acharnée à notre perte.
événement ne
Quelles réflexions ce dernier sont les
doit-il pas faire naitre? Quellés à notre
se
btet
mières qui doivent
presenter doivent suivre
Les voici: voilà la marche que réveilier, sortir
tous les amis de la liberté, se.
accable,
Eamenminrn frme dans
être à jamais unis, inseparables, tuut
leurs opinions, et tont risquer, etlearlibérte; entreprendre pour conserverleor faire droit aimer des ingrats
quand on ne peut pas se l'on voit qu'ils cherpar! les bienfaits, lorsque
.:
clent,
btet
mières qui doivent
presenter doivent suivre
Les voici: voilà la marche que réveilier, sortir
tous les amis de la liberté, se.
accable,
Eamenminrn frme dans
être à jamais unis, inseparables, tuut
leurs opinions, et tont risquer, etlearlibérte; entreprendre pour conserverleor faire droit aimer des ingrats
quand on ne peut pas se l'on voit qu'ils cherpar! les bienfaits, lorsque
.:
clent, --- Page 23 ---
[ 17 J
chent, parde bonnes paroles, à vous
lorsqu'on il fant
ne peut éviter cet
anéanfir;
Voilà je préférer mourir libre, anéantisdement, à vivre
les bons crois, mes Amis, la marche que esclave.
doivent suivre. patriotes, les vrais amis de la
tous
-
liberté,
Quelle juste idée le peuple de
peut-il se faire des
St-Domingua
française, lorsque Representans de' la Nationlorsque
toujours il fut leur
toujours ces Antorités
victine,
pouvoirs sans borne
le s'étayèrent des
avait de délégué pour amener que la subversion Directoire leur
confiance Gaine-Domingner P Il n'y a que la totale
et la parfaite qu'il a dans la sagesse du Directoite grande
qui puisse connaissance le rassurer qu'il a de ses prin2re ses craintes.
sur sa liberté et
La mort, l'ignominie
pense des détenseurs de seraient-elles la
Ia récomAmis, soyons plus justes envers patrie? le Non, mes
n'attribuons nos malheurs
Directoire,
ment, et n'accusons
qu'à notre
naissons coupables. que ceux que nous dloigne reconVraiamidela
sans doute plus liberté,le de' justice Sénat à la frangaisrendra
intentions, et l'expulsion totale des pureté de nos
Saint-Domingue testera
anglais de
que tous les écrits
plus en notre faveur
et détrnira, n'en dontez que nous pourrions faire,
tions mesongères des pas, toutes les asser-
$ 0 vous cultivateurs ennemis de la liberté.
défenseurs de da
qui vous êtes réunis aux
si.bien. soutenu. vOs patrie, droits à ceux qui avaient
projets liberticides de nos
pour déjouer les.
recevez ici le tribut
anciens
tez
d'éloges peraéeuteurs,
IL/orage est dissipé,
que vous mérireprenez vos: travaux
B
dontez que nous pourrions faire,
tions mesongères des pas, toutes les asser-
$ 0 vous cultivateurs ennemis de la liberté.
défenseurs de da
qui vous êtes réunis aux
si.bien. soutenu. vOs patrie, droits à ceux qui avaient
projets liberticides de nos
pour déjouer les.
recevez ici le tribut
anciens
tez
d'éloges peraéeuteurs,
IL/orage est dissipé,
que vous mérireprenez vos: travaux
B --- Page 24 ---
[ 18 1
soyez sounis aux lois bienfaisantes
en respectant les autorités
ETt la République,
Ayez pour les
qui en sont les organes. un respect sans rt.mae
sonnes et les proprictés France
que le
et faites voir à la
république quoique victime de
de Saint-Domingue, saura toujours reconKEERIRE de ses
l'imnaitre:le. bienfait tAsTa elle l'a comblé par
mortel décret du 16 Pluviôse. couleurs
chérissez
Français de toutes les
qui
qui aimez vraiment la France répu-!
la liberté, vous laissez point entrainer par;
blique, ne
perfides, tranquillises vous;
des suggestions vos craintes se dissipent : Analysez
que toutes pnblique et privée de Toussaint
layconduite Louverture depuis la révolution, et vous verrezfut toujours humaine et tgééreuses vous
qu'elle qu'il fut en tout temps lappui du faible,
verrez
de l'opprimé; vous trouverez en lui
le. sontien de vos droits, l'ami de la Constile défenseur
du commerce; vous
tution et le toutes protecteur ses actions ne lendent qu'à
verrez ranimer que la culture, et donner le premier
T'exemple du respect dû aux personnes et aux
iléchissons le
-
propridtés.
Réunissez , vous donc à moi, prions le de
genoux devant favorable PEtre suprême, sur des enfans qu'il a
jeter un regard
levons les inains vers lui,
tiré de lesclavage,
et il ne. nous abanimplorons son secours,
les lumières nécesdonnera pasilnousdonnera)
liberticides de
saires pour déjouer et la force les et projets le courage nécessaire
nos ennemis,
etles anéantir, s'ils osaient
pour les combattre liberté !
attenter à notre
Signt TOUSSAINT LOUVERTURE:
ême, sur des enfans qu'il a
jeter un regard
levons les inains vers lui,
tiré de lesclavage,
et il ne. nous abanimplorons son secours,
les lumières nécesdonnera pasilnousdonnera)
liberticides de
saires pour déjouer et la force les et projets le courage nécessaire
nos ennemis,
etles anéantir, s'ils osaient
pour les combattre liberté !
attenter à notre
Signt TOUSSAINT LOUVERTURE: --- Page 25 ---
N U M Én o 1.
adresse à tous les Commandans
daronditwment
en chef
dut Lorsqu'aux succéder le excès déplorables
vous
delarévolntion
rendis
rétahlissement de l'ordre,
pule troubler; responsable et
de tout ce qui aurait je
de la guerre, dans lorsqu'an milieu des horreurs
dela France, vous sttes, l'absence des lois, le silence
maintenir T'heureuse secondans mes
établie sur les débris harionie que efforts, j'avais
penser que, par votre delanarchie; propre
pourrait-on
chercheriez à la
négligence,
la fuite de nos ennemis, dernefeepeeotor alors vous
dre constitntionnel
Tutatitermint del'or- que
NTI heureux avenir? promettent à
chement àla
Persuadé de SL-Domingue votre
Yotre chef, qui France, trouve à ses lois, à vos
attarécompense la
dans cette
devoirs,
pense pas.
plus douce à ses persuasion la
à persuader Cependant la
peines, de le
que les noirs malveillance venlent
cherchie
blanes; et, malgré
égorger les
imposture, dans des
elle ne Tiavatsenbianco laissera Das de
de cette
esprita
s'accréditer
envers. un peuple faibles, bon, qai, devenus
de ne pas
injustes
le
empécher fistrodtparvn accuser
Aju'ils redontent.
malheur
A ces. causes,
chimérique
que l'intention Suoiguintimement convaincu
noirs de
injurieuse que l'on prête aux
lancé par Amim-Donineues la
est un nonvean. trait
prescrit de mettre malveillance, de
inon devoir me
ponsabilité, la
nouveau, sous.votre
à votre
tranquilliné des quartiers soumis resde
commandement A cet effet,
surveillance, et faites vous rendre redoubles
compto --- Page 26 ---
[ 20 ]
Betonslespropos qui pourraient troublerlebon
ordre et altérer la tranquillité de vos quartiers. qu'aucun
Démontrez-en! leridicule, etempéchez avoir liet ; vous
gassemblement ne puissent devant les
de
ferez arrêter et traduire
juges tenir des
paix, tout ceux que vous laissant découvrirez aux autorités
criminels; les et,.en coupables, vous vous
t de punir maintien du bon ordre, dats
pelerez que le est sous votre responsalbilité,
votre quartier, conséquent vous ne devez rien néet que par empêcher tout ce qui pourrait le
gliger pour
troubler.
chefdesarnadisunnense
Les scommandansen d'adresser copie collationnée de
sont chargés circulaire, à tous les commandans
la présente lesquels seront chargés de s'y conamilitaires,
former.
la République française et respect
Salut en
à ses lois.
Descahaus, le 2 VendéQuartier général
miaire, lan septième.
Le général en chef,
TOUSSAINT LOUVERTURE.
Signé
Pour copie conforme >
Signé TOUSSAINT LOUVERTURB.
arnadisunnense
Les scommandansen d'adresser copie collationnée de
sont chargés circulaire, à tous les commandans
la présente lesquels seront chargés de s'y conamilitaires,
former.
la République française et respect
Salut en
à ses lois.
Descahaus, le 2 VendéQuartier général
miaire, lan septième.
Le général en chef,
TOUSSAINT LOUVERTURE.
Signé
Pour copie conforme >
Signé TOUSSAINT LOUVERTURB. --- Page 27 ---
. 21' 1
Nu M É R O 3.
Fort- Liberté, le 25 Vendémiaire, an
Le Délégué de
septième,
citoyen PAgence du Directoire aiz
général Moxsz.
fiance Investi, du général citoyen Général, de toute la con.
les pouvoirs civils et agent militaires Hedouville, j'ai tous'
l'ordre et la tranquillité
pour maintenir
commune : telle est la prblique dans cette
premier de son arrêté disposition du
de l'article"
L'article II met
jour d'hier,
la force armée, Je absolument'sons mes ordres
peut
puis seul la faire agir
suspendre tout fonctionnaire
; je
destituer tout commandant
public, et
que faire mettre en état
militaire, ainsi
C'est en vertu de cet d'arrestation. arrêté
prescris de venir prendre
que je vous
je vous rends
mes ordrés, et que
tout ce qui pourra personnellement responsable de
survenir.
A M3 a2
Nu M i R O 4.
Réponse à la précédenre da même jour.
MOYSE, genéral de
mandant
brigade 5 com:
citoyen MAXTOAT, Parondtssemens de P'Est 3 az
du Gonvernenent.
délégué de LAgence
D'après les pouvoirs quivons ont
par l'Agentdn
éte confiés,
me refuser à conconrir Directoire, 3 je ne puis,
rétablir f'ordre et la avec vous au. désir
les
GEPRE
circonstances. J'ai tranqnillité été
Qu'exigens
forces arrivées dans-cetté surpris de voir des,
commune, des pièces --- Page 28 ---
[ 22 1
de éandn chargées et braquées sur le 56 régi
ment et enfin d'entendre des rapports qui
*
a quelque chose qui
mne font présumer qu'ily sureté.
en consés'attente. contre la
générale; avec vous
quence s je désire l'ordre; communiquer il est nécessaire que les
pour détachemens mettre des différens lieux se retirent
dans letr poste, et je réponds sur mna tête Je
la tranquillité sera de suite rétablie.
que suis mortellement fàché de voir ces désordres,
et sur-tout d'avoir appris que les citoyens
s'étaient assemblés sans quily ait eu aucnne
disposition hostile, et sans que.le 5* régiment
en aie eu connaissance. satisfaire au désir
Veuillez, je vous prie,
que j'ai de voir renaître la tranquillité.
Salut et fraternité.
Signé M OYSE.
Potr copie conforme,
Certifiée par le général MOYSE.
N U M $ R O 2.
Fort-Liberté, le jo Vendémiaire.
LoDillguldotdgene au géndrefiiedowvills
agent particulier à Saint-. Domingue.
Je viens de redevoir votre lettre du 28 de
avecles cent portuigaises dont vous
ee mois,
me
l'emploi.
voulez bien ne pas
prescrire de vous assurer
F'ailhonneur, citoyen j'en ferai Agent, remplira vOS voetx ;
que l'usage
ni, au-delà ni an-dessous
ne me
Renaieat
et je bornes
le soulagement des troupes
Bes # l'état de que pénurie nous fixent.
ier à Saint-. Domingue.
Je viens de redevoir votre lettre du 28 de
avecles cent portuigaises dont vous
ee mois,
me
l'emploi.
voulez bien ne pas
prescrire de vous assurer
F'ailhonneur, citoyen j'en ferai Agent, remplira vOS voetx ;
que l'usage
ni, au-delà ni an-dessous
ne me
Renaieat
et je bornes
le soulagement des troupes
Bes # l'état de que pénurie nous fixent. --- Page 29 ---
Me
€ 23 3
à Valière trouvant deux actuellement autorisé à laisser
fe viens de
compagnies du 5e régiment, 9.
Simion de les garder permettre au citoyen Charles
occasion dont j'ai auprès de lui. C'est une
témoignages de ma confiance prolité pour à donner des
dant, de qui je viens de recevoir Ce commanposr m'annoncer qu'il m'envoyait une lettre
militaires du 5*,
demain ces
L'admministration
lettre du Général en municipale chef, me la ayant reçu une
ainsi que sa réponse.
communiqua,
Son neveu nous a fait
an libelle, dans lequel les passer aujourd'hui
Caseeuz, Raffin et moi, nous' çitoyens Dalban, 9
avertiset menacés des mesures qu'il sommes tous
et'des terribles effets
va prendre,
dans cette ville; mais que cet produirait son entrée
n'est pas ponr nous un
homme conpable
s'il n'était déjà puni par Snjet la de crainte >: et
digne de la réputation dont il lor, son oncle S
serait de faire justice de ce jonit,
nation.
criminel ASPSE de
ntile, Croyant je vous qu'un bâtiment de lÉtat nous est
en envoyer un prie, si vous citoyen le
Agent, de nous
J'ai crn que le citoyen pouvez.
que je prisse un arrêté le Séjourné méritait
vous tronverez sous ce pli concernant; et que
l'argent que vous avez eu la bonté avec le reçu dé
pour cette ville.
de destiner
Je vous supplie,
au 84, à la compagnie citoyen Agent, d'envoyer
Liazavor, commandéc
de Gendarmes de
et au citoyen Keié
parle citoyen Vornier,
d'éloges : la lettre Larisiere: tous deux
en
tous les autres qu'ils méritent, et dignes qu'ont
corps.
verez sous ce pli concernant; et que
l'argent que vous avez eu la bonté avec le reçu dé
pour cette ville.
de destiner
Je vous supplie,
au 84, à la compagnie citoyen Agent, d'envoyer
Liazavor, commandéc
de Gendarmes de
et au citoyen Keié
parle citoyen Vornier,
d'éloges : la lettre Larisiere: tous deux
en
tous les autres qu'ils méritent, et dignes qu'ont
corps. --- Page 30 ---
I 24 I
Si vous ne trouviez pas ma demandeimpor- de
je vous prirais, citoyen Agent membre s
ainsi
chaque
satn me
passer, municipale, gu'à
une paire de
de T'administration que noas employerions
pistolets et un de sabre, la liberté générale et des
au triomphe si elles étaient encore attaquées et en
vertus, danger 3 car nous sommes sans bornes.
Je vous salue respeotuetsement.
Signé MANIGAT.
Pour copie conforme 3
Délivrée le 20 Brumaire, 9 an septième.
N U M E R 0 5.
Fort-Liberté,le 3 Brumaire, an septième républicaines:
CITOYEN GÉxEnAL,
Je vous, dois la vérité sur les ville événemens les
survenas dans cette
23,
malheureux et 25 du mois de Vendémfiaire dernier;.je
la dire toute entière, afin de vous
vais vous
n'ai d'autres torts que de
convaincre que je
aveuglément au citoyen
m'avoir rapporté trop du directoire exécutif
Raffin, commissaire
m'a guidé dans tout
près la municipalité, qui
tous les écrits
ce que j'ai fait, et qui a rédigé pour lui une
que j'ai rendu public; m'ayant j'avais tonjours paru un
confiance défenseur avengle, de la liberté.. C'est plutôt
ardent
l'on doit accuser; çar si j'ai
lui que moi que
faisais, et il
signé, c'est sans savoir ce que je je signais,
m'arrivait presque tonjours. de que, lui, ni je n'en
sans avoir communication la confiance
prenais aucune lecture sij'ai par donnéd des csti
maitingint,etiques
'ai rendu public; m'ayant j'avais tonjours paru un
confiance défenseur avengle, de la liberté.. C'est plutôt
ardent
l'on doit accuser; çar si j'ai
lui que moi que
faisais, et il
signé, c'est sans savoir ce que je je signais,
m'arrivait presque tonjours. de que, lui, ni je n'en
sans avoir communication la confiance
prenais aucune lecture sij'ai par donnéd des csti
maitingint,etiques --- Page 31 ---
[ 25 ]
c'est d'après ses vives instances et
tations, ainsi qu'on va le voir
ses sollici:
Le 23 Vendémiaire,
par la suite.
du bruit dans la ville, apprenant qu'il y avait
la place
je me suis rendu
vais toute d'Armes, la
sur le minuit, où je trou- sur
garde nationale, troupe le 5e assemblée, ainsi
la
de la maison du
régiment était aites côté
Jeur faisant face; général là
Moyse, et les autres
Cui avait répandu le j'entendis bruit que le citoyen
voulait égorger les blancs, et que ce régiment
palité avait donné réquisition que la municiDalban pour faire assembler au commandant
pourvoir à la tranquillité
la, troupe et
tendis dire que l'on avait publique; là
fois chercher chez lui le
envoyé
mais
commandant
is
le qu'il ne s'y était pas
Adrien,
citoyen Romain,
tronvé; qu'alors
ment, et le citoyen Collet, commandant du 84* régis'étaient
adjoint
transportés aux
municipal,
ment, pour tâcher de l'y càsernes du 5 regil'awaient vu sortir d'une rencontrer, de
et qu'ils
entendn dire anssi que
ses casernies; j'ai
avaient eté aux casernes lorsque du
ces citoyens
les soldats étaient
5- régiment, tous
plutôt arrivé sur tnes-tranquiltess la
il ne fat
RP Adrien,
place, que le cominanciers de son accompagné de sept à huit offimnandant de régiment, la
se rendit chez le combruit dans hatteri de qu'ayant la
entendu du
mandant, je me suis
maison de ce comce que c'était, et je vis approché une
pour savoir
entre ces officiers, le
grande discussion
lan municipalité, et les commandantde officiers
la place,
qui
du5*
hommes demandaient un ordre
régiment
de la
de leur corps dans PeT mettre cent
ville; Ce que le commendant principal de
fort
la place
ant de régiment, la
se rendit chez le combruit dans hatteri de qu'ayant la
entendu du
mandant, je me suis
maison de ce comce que c'était, et je vis approché une
pour savoir
entre ces officiers, le
grande discussion
lan municipalité, et les commandantde officiers
la place,
qui
du5*
hommes demandaient un ordre
régiment
de la
de leur corps dans PeT mettre cent
ville; Ce que le commendant principal de
fort
la place --- Page 32 ---
L 26 dus
feur X3 retiai ensuite de-la, je me retirai
chez moi.
commissaire
Le 24, dans Yaprès.midi,le avaient établi- le
et la municipalité, chez qui le commandant de
lieu de leurs séances
chercher, et me rela place, m'envoyèrent je décachemi aussitôt;
mirent un paquet,
du général Agent.et
nne
itter
j'y trouvais
il nie déléguait ses pous
an arrêté par lequel
Ce fut le citoyen
voirs civils et militaires. donna lecture; je fus, je vous
Raflin quim'en Général, étonné
l'Agent que je
Javoue,
seule RS mit entre mes
n'avais vu de qu'une
car je ne me sentais ni
mains tant ponvoirs; capacité de les remplir, c'est ce
Ia force, nila alar municipalité, et sur-toutau
quejobservais citoyen Raffin, quai me sollicita vivement et
d'accepter, en me disant
à plusieurs reprises, vouloir le bien et être
quil ne fallait que
remplir une pareille
honnête homme pour
d'ailleurs il ferait tout, que je
place;, n'aurais que qu'à signer, et qu'il me guiderait
dans tout ce que les circnnstances exigeraient. vue
le
Tant de sollicitations n'ayant en
que
croyantde poubien etla tranquillité publique, cet emploi pénible.
voir y parvenir, j'acceptai
En conséquence de ces pouvoirs que réunis jen'avais à la
accepté que forcément, je, me du Directoite
municipalité, au commissaire
de la force
près d'icelle et au commandant et
armée, afin d'opérer avec eux, Fordre parvenir et la
à ramener les esprits, ramener le restant du jour
tranquillité; nous passâmes
les troupes
et la nuit ensemble, et quoique tout futt assez trandemeurèrent en lendemain présence, 7 25, jour de désasquille de jusqu'an désolation
touté ame 'sensibletre et
pour
unicipalité, au commissaire
de la force
près d'icelle et au commandant et
armée, afin d'opérer avec eux, Fordre parvenir et la
à ramener les esprits, ramener le restant du jour
tranquillité; nous passâmes
les troupes
et la nuit ensemble, et quoique tout futt assez trandemeurèrent en lendemain présence, 7 25, jour de désasquille de jusqu'an désolation
touté ame 'sensibletre et
pour --- Page 33 ---
( 27 1
Le: 25, de grand
au commandant de-la matin, Yon vint annoncer
de Maribaronx demandaient place que des dragons
ordoniné dé leur ouvrir la Tantrees il fat
les séquencete cammamdantdle la barrière, en conclefs au commandant
place efitremettra
Moyse rentra parmi eux. Grandet, et le général
sur la place, il fit battre Lorsqu'il fut rendy
les tronpes et la garde l'assemblée, et toutes
soit couchés, soit à se nationale qui étaient,
sous les armes. C'est alors promener, se mirent
instances réitérées du citoyen que, malgré les
que je n'aille pas au-devant Raffin, ponr
je desceridis de la maison de ce géneral,
Dalban, et que je fus sttr la da commandant
d'une recevoir; là, nous nous donnâmes place pour le
amitié
la main
rendre à l'endroit réciproque, où était et je l'invitais à se
cipalité; il m'a réponda assemblée la muniallons voir tout à Pheure, amicaloment, nous
rentré, et le voyant aller du côté enswite je suis
citoyen Raffin lui
du fort, le
pour P'engager à écrivitunelettre venir prés de que jesignai
munieipalies des
afin de prendre moi et de la
potivoirs dont j'étais
connaissance
s'y est point rendu. Anssitôt revêtn ; mais il ne
Raffin pressa > me sollicita, après, le citoyén
térée, de me rendre à l'autel de avec instance réi
y donner lecture de mes
la patrie, pour
reconnaitre s en me disant potvoirs et me faire
pressait pour faire
qne le moment
mettre bas les
accompagné régiments me rendis donc sur armes la
an
t la
saire du directoire mmnicinalité, dn commis- place,
autres citoyens. Arrivés exécutif et d'environ donze
la patrie, le
au pied de l'autel de
un ban, ordonna commandant le
Dalban fit battre
silence, et mes pouvoirs
e, pour
reconnaitre s en me disant potvoirs et me faire
pressait pour faire
qne le moment
mettre bas les
accompagné régiments me rendis donc sur armes la
an
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saire du directoire mmnicinalité, dn commis- place,
autres citoyens. Arrivés exécutif et d'environ donze
la patrie, le
au pied de l'autel de
un ban, ordonna commandant le
Dalban fit battre
silence, et mes pouvoirs --- Page 34 ---
t 28 1
farent Ins par le citoyen Raffin, qui fit le ensuite monde
tendant à ramener tout
un lunion discours et à la concorde; cela fait, j'ai
à.
Adrien, chef de brigade Br
pelé le citoyen
réitérées et aux
5 régiment, aux sollicitations Raffin; et là,
instances du citoyen
Raffin qui me Famnt
instigné par le citoyen fallait
ede temps,
toujours qu'il ne
pas le perdre chef de brigade
il me dicta de sommer rendre
de Pantel de
Adrien d'avoir à se ordonner près de faire mettre
la patrie, et de lui
ce que je fis
bas les arines à son régiment;
les conmalloureusement sans en connaître savoir ce que
séquences, et même sans trop vie
à une
paisible
je faisais; car accoutumé sein de ma famille, à
et retirée, à vivre au
et concilier
lni donner mes soins paternels,
ces
autant qu'il est en moi mes concitoyens, troublé
troubles m'avaient tellement inquiété, totalement
mes esprits et mnes sens, que j'avais à plein colperdu la carte, et que je donnais, l'on me tendait et à
lier, dans le piége que
lorsqu'il
la tranquillité. Le chef de brigade, se retira
ent reçu cette première sommation, mais voyant qu'il
à la tête de son régiments bas les armes, le
ne. lui faisait pas: mettre de nouveau pour
citoyen Raffin me sollicita et lui ordonnér
faire la seconde sommation,
pas fait,
de mettre bas les armes; ne l'ayant ledit Raffin,
je fug nonvellement sollicité sommation, par à laghelle il
etje fis la troisième.
et solline.fut pas obei;. alors toujours ponssé me dictait tout
cité par le citoyen Rafin , qui malheurendevais faire. me laissant
ce que je
lui, je fis donner l'ordre
sement guidé
Alors la genPa: se tenir prêts.
aux canonniers à la tête de laqueke était le citoyen
darmerie,
ledit Raffin,
je fug nonvellement sollicité sommation, par à laghelle il
etje fis la troisième.
et solline.fut pas obei;. alors toujours ponssé me dictait tout
cité par le citoyen Rafin , qui malheurendevais faire. me laissant
ce que je
lui, je fis donner l'ordre
sement guidé
Alors la genPa: se tenir prêts.
aux canonniers à la tête de laqueke était le citoyen
darmerie, --- Page 35 ---
[ 29 C i
Keié Lariviere, et qui était placé
l'infanterie, fit un mouvement
derrièré
pour se porter du côté du 5* parla gaucha
que j'en eusse donné l'ordre régiment, et
sans
quiila été donné; c'est à ce que je sache
eri la cavalerie
mouvement
part et d'autre, que les l'action a commencé de
à tirer, et le 5 que
canons ont commencé
a pris la fuite régiment et
a été mis en déroute
partie hors de la a cherché son salut, une s
où ils s'étaient ville, et l'autre dans la
action n'a heureusement cachés; cette Autiapae
de temps.
duré que très-p peui
Dans tout cecil ilegénéral
et en aucune manière,
Moyse étaitabsent,
puisse luia attribuer cetté 3 je ne crois pas quel'on
le coeur, et de
scène qui me déchire
queje vivrai, Jaquelle je mne rappelerai tant
en erreur par des pour ne plus me laisser induire
des ennemis de la malveillans tranquillité qui ne sont que
Revenu un pen à mes sens, publique.
ordre ne fit pas de nouvean pour que le bon
personnes et les
troublé, et que les
troublées et qu'elles propriétés fussent ne fussent point
donnai despatrouilles,
respectées, j'orde ne faire de mal à auxquelles il fut prescrit
devers moi, tous les personne, officiers et d'amenerp
régiment que l'on trouverait et soldats du Pgs
venant que si quelqu'un se épars, et en prévexation; même quelque permettait quelque
que je les ferais punir
propos contre enx,
toute la riguenr de la sévèrement, loi;
en suivant
m'en fut conduit un certain nombre effectivement, il
respectés ; et après cela,
qui furent
propriétés du général
pour conserver les
scellés chez lui, étj'y fis Moyse, établir je fis apposer les
luisauva et conserva tout ce
une garde, qui
quiluiergemenalty
épars, et en prévexation; même quelque permettait quelque
que je les ferais punir
propos contre enx,
toute la riguenr de la sévèrement, loi;
en suivant
m'en fut conduit un certain nombre effectivement, il
respectés ; et après cela,
qui furent
propriétés du général
pour conserver les
scellés chez lui, étj'y fis Moyse, établir je fis apposer les
luisauva et conserva tout ce
une garde, qui
quiluiergemenalty --- Page 36 ---
[ 30 ]
je fis même soigner ses chevaux, avec défense
ne s'en serve. Son épouse, qui
que personne ses hardes, je les luifit remettre,
me demanda
et
témoigné
ainsi iqu'à une ménagère, m'ayant lui donnai;
qu'elle n'avait pas de quoi vivre, je
ensuite
de ma poche, deux
par jour; de Marije donnai ordre à gendarmerio
trpeu
baroux de se transporter sur Phabitation de ce
Général, pour conserver ses propriétés, avec
défense expresse, sous toutes les enlèvement peines portées ni
par la loi, den'y. faire ancun être; ordre à son
dégradation que ce pnisse la note de tous les anigérant de m'apporter
et
maux, afin de les conserver préciensement,
de me rendre compte de tout ce qui pourrait au bon
être fait sur son habitation de contraire
ordre et à la tranquillité.
le citoyen Raffin,
Enfin le 26 Vendémiaire, consulté avec moi,
saus s'être préalablement
et un arrêté
me présenta une proclamation lecture, et dont vous avez
dont il me donna
; je lui observai
eu sans doute connaissance arrêté et cette proslamation
dl'abord que cet trop violentes, , et. je refusais
me formellement paraissaient de les signer; : ce n'est qu'après
avec ledit Raflin,
avoir combattu long-temps ses instances réitérées,
après ses sollicitations, c'était conforme à la loi,
et m'avoir dit que
inalheurcusement Ces
gue je me déterminais mon Général, n'étant
actes, que je vous jure,
toujours été
pas dans mon coeur, car j'avais et
irès-lié avec le général Moyse, quiln'avait
aucun reproche a se faire dans ce malhaureux Général;
événement. Voilà, citoyen et brave; ije sais
tout ce que j'ai àvous dire, tout ce que
et
de cette. scène sanglante, dont je gémis
gémiai
Rompeapasanto --- Page 37 ---
[ 31 1
nuls et non avenus, tous les écrits
signé par faute de connaissance
j'ai
plutôt quel'on m'a forcé à
ou
ett.ter
de désastres, et que l'on signer a
dans ces jours
Pont gnement de mon bon sens dans profité les de l'éloisuivis,
jours qui
sentimens Recevez, de citoyen et vertueux Général, les
principes et votre mon respect pour VOS vertus, vos
attachement à la
française, notre bienfaictrice.
République
Salut et respect.
Signé MANIGAT.
douze Je proteste aussi contre un écrit
signer aujourd'hui, pages, que le citoyen Raffin d'environ m'a fait
maire, à l'arrivée du dans la matinée du 4 Bruen ignorant absolument général le Moyse, comme
contenu.
Pour copie conforme.
Signé TOUSSAINT LOUVERTURE.
Au Cap, chez P. Reur, imprimaeur de la
République,
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asiy: --- Page 39 --- --- Page 40 --- --- Page 41 ---
E799
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