--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Habir Garter Sromi
gitrarg
Bromt Mutrersity
a --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 --- --- Page 6 ---
furent intercalés & foumis a
du Cap; ils y
vécu
militaire. Ils y ont
penla difcipline
dant plus de fix mois, logeant & mangeant
marchant enfemble contre
avec les: foldats,
ré:
les brigands, & fe donnant des preuvés
d'eftime & d'amitié. Pendant tout
ciproques il ne s'eft élevé aucune rixe pàrtice tems
Cette conduite défeipéra
culière entre eux.
rien pour
les agitateurs qui ne négligeoient
du Cap dans leur parti
attirer le Régimént
les Citoyens de couleur. Il parcie que
contre
réufli dépuis notre déIa faéion y a enfin
de' la Colonie, fi lon en juge
portation
Civil Sonla lettre du Commiffaire
par
thonax.
étoit
de
Quelques mois avant elle
parvenue
-
l'Affemblée Coloniale
même à faire prendreà
du Cap:
retirer du Régiment
un arrêté pour
& Nègres libres: : d
les Citoyens de couleur
fervice..
cette réfolution nous *affligea > le
fouffrit beaucoup, mais nos
militaire en
de cordialité avec eux continuèrent,
rapports
malgré cette féparation.
l'an
A l'Abbaye 2 > le 31 Janvier 1793,
fecond de la République.
CAMBEFORT
des Frères CHAIGNIEAU, rue & aux
Des Imprimeries Écuries de Chartres; rue Mâcon, no.9.près
Petites
& rue des Méneftriers,
celle gane-Andve-detAnt
prés celle Saint-Matin.
no, 17, --- Page 7 ---
k
TOUSA 2e RD,
LIRUTENANT-COLONEL
DU CAP,
DU RÉGIMENT
A
NATIONALE.
LA CONVENTION
Votre écrit n'a point fait, d'un làche brave incendiaire. militaire, >
Un traitre, chacun un affaflin, fes légitimes un
droits 1
Afurer à s'il. le faut, pour fonder furles Loix
Et La mourir, Liberté, la Paix, la voilà Fortune toute publique ma politique. 2
Tels font mes vocux;
verfois
Lonsour,fousmn: autre hémifphere,jes
aux Anliberté; queyenlevois
mon fang pourla
& que je perdis le bras
glois une piéce de canon,
j'étois loin
droità cêtte aétion mémorable refte feroit autalors quele bras qui me
d'imaginer forcé de tracer ma défenfe; que je ferois
jourdhui
&c de complots contre la
accufé de manoeuvres
naître, &
liberté du pays qui m'a vu
quey'aurois
(1) Voyez la piéce I,re
A
mon fang pourla
& que je perdis le bras
glois une piéce de canon,
j'étois loin
droità cêtte aétion mémorable refte feroit autalors quele bras qui me
d'imaginer forcé de tracer ma défenfe; que je ferois
jourdhui
&c de complots contre la
accufé de manoeuvres
naître, &
liberté du pays qui m'a vu
quey'aurois
(1) Voyez la piéce I,re
A --- Page 8 ---
(2)
&
accufateurs & pour juges, les délégués
pour
pour létablif
fubdélégués du peuple François,
fement de fa liberté,
font
augufte dont mes accufateurs
Le caraêtère
ils ont fait ufage
revêtus nem'enimpofera pas (1):
un.
pouvoirs pour déforganifer
de leursimmenfes
fa foumiffion aux loix &
Régiment difingué par
ceffé d'en donner
à des chefs, qui n'ont jamais ils ont abufé du
l'exemple. Pour nous écrafer,
& fervi les
nom facré des loix ; ils ont adopté
fous le,
d'une faction,
paffions & les vengeances maintenant affervis. La
joug de laquelle ils font
en, eux que
Convention nationale ne verra plus
& elle trouvera en moi un citoyen
des hommes,
eux.
a
injuftement opprimé par nationaux civils, déL'écrit des Commiflaires exécutif aux Iles fous
légués par le Pouvoir
des
&
contenant les motifs
fiufpenfions
le vent,
qu'ils. ont prononcées
déportations en France,
les Officiers civils & militaires employés
contre
contre
2 &c particulièrement
à Saint-Domingue
m'ont été faites d'après
moi; & les queftions qui colonial de la Convencet écrit, par) le Comité
la caufe ou
tion, m'ont enfin fait connoitre
Polverel, Sonthonax & Ailhaud,
(1) Les Citoyens Exécutif, le 7 Juin 1792, aux
deegués par! le Fouvoir
2ies fous le vent de PAmérique. --- Page 9 ---
(3 )
des traitemens que géprouve
plutôt les prétextes
détention aguelle
depuis trois mois, & de,ma
dans les prifons de PAbbaye:
les Militaires
Il me fera facile d'établir que
du Cap,
différens grades fervans au Régiment
des
vidtimes de leur patriofont, ainfi que moi,
loix &aux ordres
tifme, de leur obéiffance aux 8c qu'ils ont fucde ces mêmes Commifiires, autant qu'aéive
combé fous la haine implacable dont la conduite
& des fadieux,
des intrigans
avecla leur,
étoit perpénuellément en oppofition tant de fois
8 fur-tout avec leur attachement
frande la régénération
éprouvé aux principes
çoife. A
fentimens &c
Ma conduite perfonnelle 2 mes me forcent
calomniés direêtement,
mes opinions
à publier ma défenfe particulière. en date du 22 OcC L'écrit des Commifhires, ,>
ce
dont je viens de parler, porte
tobre 1792,
me concerne:
qui fuit en ce qui.
M. Cambe-
.QueM Teshripanagoacase) contre-réfort les mêmes foupgoris de principes avec les Efclaves
volutionnaires & d'intelligences
révoltés; étoit venu nous déclarer que Fordre
29: Qu'il
de fe. rendre
par nous donné à M. Cambefort, exécuté; que fon
par-devers nous, 2 ne feroit pas
Régiment ne le fouffriroit pas ;
A 2
me concerne:
qui fuit en ce qui.
M. Cambe-
.QueM Teshripanagoacase) contre-réfort les mêmes foupgoris de principes avec les Efclaves
volutionnaires & d'intelligences
révoltés; étoit venu nous déclarer que Fordre
29: Qu'il
de fe. rendre
par nous donné à M. Cambefort, exécuté; que fon
par-devers nous, 2 ne feroit pas
Régiment ne le fouffriroit pas ;
A 2 --- Page 10 ---
(4)
3°.Qu'il a cherché à éngager les Gardes nationales duDépartement de PAifne dans la même
révolte, à laquelle il croyoit avoir déterminé
le Régiment du Cap;
4". Qu'il a pour le moins partagé avec les
Officiers, Sous-officiers & Soldats
més,
ci-après nom2 la réfiftance à notre ordre concernant
P'embarquement : de M, Cambefort,
Ces guatre accufations fe réduifent à deux.
1°, SoupçoNs de contre-révolition & d'intelligences avec les Efclaves révoltés,
20, RÉSISTANCE à l'ordre donné à Cambefort
parlesCommiflires, en engageant le Régiment du
Cap &le Bataillon dè Gardes nationales du D.-
partement de PAifne à s'y oppofer.
Quant aux Joupgons répandus fur ma conduite
&jufques fur mes intentions, je vais les détruire
par le feul narré des faits; & l'accufation ridicule de révolte & de réffance, en établiffant
obéiffance
mon
paffive aux Loix, & aux ordres des
Commifairesa agiffant en leur nom, Le fimple récit
de ma conduite contiendra plus de
n'en eft néceffaire.
preuves qu'il
Abfent
que de l'arrivée des
crhrosisanaaeae
Commiffaires qui m'accufent,
jen'y étois de retour que depuis dougejours,
ils ont pris contre moileur Arrêté du
quand
22 Octobre. --- Page 11 ---
(5)
connoiflance
doncleur avoirdonnéune
Qui peut
8 de mes opinions
auffi intime de mes fentimens des foupgons qu'ils
politiques, & leur infpirer
répandus?
annoncent comme ginéralement de toutes les couleurs
Sont-ce les DRAGONS
de' la ville du Cap?
à la barrière de Du-
:
Ce n'eft pas fans doute d'avoir des intelplaa qu'ils m'ont foupgonné Làje leur ai appris
ligences avec les révoltés? méprifabless > laje
àne pas craindre des ennemis de venger la mortde
leur ai procuré la douceur
je les ai con.
leurs freres maffacrés; le premier malgréle feu de
duits au milieu de ces brigands, nous leur avons pris;
trois piéces de canons que camarades ont été
& fi quelques-uns de leurs qu'ils ont verfé a été
bleffés à mes côtés, le fang
de MATHURIN
complettement expiépar la mort Cefoupgon ne vient
& d'une multitude des fiens.
point d'eux.
PATRIOTIQUES du Cap font
LES GRENADIERS militaires ; meilleurs Juges
la plupart d'anciens
celui qui marchoit
de la valeur, ils ont apprécié de
foupsonils n'ont jamais eu pareil Limoà leur tête;
de
oublié nos campagnes
Ils n'ont point
de celles du Limbé vaincues,
nade;1 les difficultés
je les ai conduits (1);
8cles remparts fur lefquels
de la Campagne de. Limbé.
(1) Voyez le journal
A 3.
ADIERS militaires ; meilleurs Juges
la plupart d'anciens
celui qui marchoit
de la valeur, ils ont apprécié de
foupsonils n'ont jamais eu pareil Limoà leur tête;
de
oublié nos campagnes
Ils n'ont point
de celles du Limbé vaincues,
nade;1 les difficultés
je les ai conduits (1);
8cles remparts fur lefquels
de la Campagne de. Limbé.
(1) Voyez le journal
A 3. --- Page 12 ---
(6)
non; je n'en doute pas : je conferve des droits
à leur eftime.
Ce'ne font pas les VOLONTAIREST
du Cap; compagnons
NATIONAUX
inféparables de nos Chafeurs, dont ils partageoient la gaicté, la bravoure au milieu des dangers; ils
d'avoir infinué des Jotipgons auffi fontincapables
Chef auquel ils avoient
odieux fur un
toujours ils m'ont
accordé leur confiance :
dû des fuccès
futivi, & toujours je leur ai
(1).
BRAVE JEUNESSE du Cap, vous dont
à mon retour du Limbé,
je difois,
en vous préfentant à la
reconnoiflancedes Corps; populaires: wJ'aitrouvé
> tous les genres de courage dans des
>> pleins
leur
jeunes gens
d'honneur, que
éducation
>> pas deftinés ni accoutumés
n'avoit
>> fatigues
aux travaux & aux
militaires. >> Il eft impofible
ayiez énoncé, un. pareil
Je
que vous
Joupgon.
ne changerai
jamais d'opinion à votre égard (2).
Une accufation aufi atroce n'a point été
gérée par les HOMMES LIBRES, ci-devant de fiugleur; ils ne peuvent avoir oublié
Cous'eft fait entendre le
que ma voix
bléc
25 Août1791,d dansPAffemcoloniale, & a provoqué en leur faveur
PArrêté des-deux
Afebléordanisaianepre été
( I ) Voyez les journaux.
- 2) ) Voyez la piéce i2.
2).
Une accufation aufi atroce n'a point été
gérée par les HOMMES LIBRES, ci-devant de fiugleur; ils ne peuvent avoir oublié
Cous'eft fait entendre le
que ma voix
bléc
25 Août1791,d dansPAffemcoloniale, & a provoqué en leur faveur
PArrêté des-deux
Afebléordanisaianepre été
( I ) Voyez les journaux.
- 2) ) Voyez la piéce i2. --- Page 13 ---
(7),
,oit o1 les
arracher de l'Eglife des Religienfes, de les
les
que je me fuis occupé
tenoit renfermés; à même d'aider au Régiment
armer; deles mettre
8c d'en repouffer
ville du Cap,
F à défendre la
les Corps populaires,
qu'aidé par
armés
les brigands; les ai mis en campagne, leur
en quatre joursje)
celle du Limbé,
& montés; , que pendant Teffet que je m'étois
confiance en moi produifit Proclamation que je leur
propolé dans une
en fit rentrer plus de
adreffai (1) > paifqu'elle devoirs, 8 les rattacha
400 dans leurs véritables le 8. Novembre 1791
à la caufe des Blancs; fanétion que
de PArrêté du 5
me fuis oppolé à la
après la paix à
je
remettoit
du même mois ? qui
Ilsfe fouviennent
ftatiér fur leur état politique.
ce fujet,
du difcours (a)quej jel prononsia les Repréfenencore lesbafes ont éséjufiniées Décret par du 28 Mars,
&dont de la Nation, dans un
coûté ma
tans
le 4 Avril 1792, 8 quim'a énoncé
famationné
croire quils ayent
Je ne puis
dans des
populantis qui m'ont fait plonger confiance que
des Joupgons
yai employé la
m'accor
cachots; lorfque
& les Citoyens gémic
les Corps populaires tirer ceux des leurs qui y
doient, pour en
foient (3).
(1) Voyez Ia piéce 8.
(2) ) Voyez la piéce 9-
(3 ) Voyez la piéce 1C,
A 4
croire quils ayent
Je ne puis
dans des
populantis qui m'ont fait plonger confiance que
des Joupgons
yai employé la
m'accor
cachots; lorfque
& les Citoyens gémic
les Corps populaires tirer ceux des leurs qui y
doient, pour en
foient (3).
(1) Voyez Ia piéce 8.
(2) ) Voyez la piéce 9-
(3 ) Voyez la piéce 1C,
A 4 --- Page 14 ---
(8)
Ce Joupcon émaneroit-il
millaires? Ils ner me
direétement des Comconnoiffoient
donc en accufer que la faétion paslJe.ne puis
& qui les, opprime. C'eft
qui les entoure
projets
elle qui a accompli les
de
conçus depuis l'Arrêté de, l'Affemblée
Saint-Marc, dans
noncer le
lequel On avoit ofé prolicenciement des troupes, Ceft elle
remplila ville du Cap d'une
quia
à fes ordres, tirés de la multitude d'hommes
Cayes, du
Saline, du Môle, des
du fang de Port-an-Prince, &c qui ife font couverts
ton, Molay, Ferrand-iclauticres, Codere, Guittimes,
Grelier, Palerme, & d'autres vicCes effrénés 2 formant un
d'êtres inconnus
aflemblage inoui
aux Citoyens le
ment domiciljésà
plus ancienne
à ceux qui dans Saint-Domingue, la ville
fe font réunis
exécuté les affaffinats des avoient provoqué &
Août dernier,
25 Août 1791 & 14
journées où la, deftruétion
gens de Couleur avoit été
des
Voilà les véritables
folemmdlementinee
fation & des
auteurs de la; déforganiquelles
dénonciations fous le poids def
nous gémiffons en ce moment.
Ces Joupgons de contre-révolution
dénués de la vraifemblance
font donc
infpirer; il en eft de même qui pouvoit les
Commiffaires
de ceux que. les
été
prétendent, dans leur écrit, avoir
conçus fiur des intelligences
criminelles avec
ilà les véritables
folemmdlementinee
fation & des
auteurs de la; déforganiquelles
dénonciations fous le poids def
nous gémiffons en ce moment.
Ces Joupgons de contre-révolution
dénués de la vraifemblance
font donc
infpirer; il en eft de même qui pouvoit les
Commiffaires
de ceux que. les
été
prétendent, dans leur écrit, avoir
conçus fiur des intelligences
criminelles avec --- Page 15 ---
(9)
méchans oul
ces brigands! -
Accufateurs les amis que vous me
aveugles! Pourquoi donc ont-ils dévafté mes
faites fervir fi gratuitement
avec un
(1), brilé més pofffions la Colonie
plantations
perfonne dans
acharement que vous ?. - Pourquoi m'ontn'ignore spas même
feuls
que
ils donc réduit à mes
appointemens, de mes foncquoique provifoire,
donc
la fufpenfion,
de m'enlever ? Pourquoi
tions vient encore
ma femme & mes enfans
ai-je été forcé d'arracher
dirigeoient contre
flamme 8 au fer qu'ils
à la
fur une terre étrangere
eux , 8 de les envoyer
2 leprix de mon
une penfion
ofez
Cartlsadphis).l reffource?. - : Et vous
fang, eft toute leur
vie &la leur! ! Voits
ménageois & ma
audace,
dire quie je
votre criminelle
pouffez plus loin encore
Chefs, mes braves
vous accufez nos
puifque
d'armes, & moi peronnellement,
Compagnons criminelles avec ces affaffins , ces
dintelligences
dévaflateurs des propriétés
incendiaires, ces
cette lettre (2) - que m'écoloniales: Lifez donc
Préfident de TAffemblée provincialé:
crivit le
M. le GouNous avons eu, Monfieur 2 par
d'hier.
K
le détail de vos évolutions fatisfac-
>verneur, avons vu avec une trés-grande
> Nous
("1 ) Voyez la piéce 2.
(:) Voyezl la piéce 4.
dévaflateurs des propriétés
incendiaires, ces
cette lettre (2) - que m'écoloniales: Lifez donc
Préfident de TAffemblée provincialé:
crivit le
M. le GouNous avons eu, Monfieur 2 par
d'hier.
K
le détail de vos évolutions fatisfac-
>verneur, avons vu avec une trés-grande
> Nous
("1 ) Voyez la piéce 2.
(:) Voyezl la piéce 4. --- Page 16 ---
(1o,)
>.tion que vous étiez forti fain &
>> tion que vous avez eue, Nous
fauf de l'ac-
>> Monfieur, de recommander permettrez-vous, à
>> d'arrêter les élans
votre prudence
quelquefois
> d'une bravoure
trop. impétueux
qui pouvoit
>> jours précieux d'un Général compromettrel les
>> tant de titres?>
qui nous eft cher à
Scrutez ma vie militaire depuis la révolte des
Negres & des autres rébelles aux Loix de la
Patrie ; arrêtez-vous un infant fur les mere
gnages honorables de confance
témoiCitoyens m'ont
que les bons
toujours accordés, &
porta à me. demander
qui les
mander
au Général pour les com-
(1). Examinez mes adtions 2 mes démarches julqu'au moment où ma fanté
me força de folliciter
délabrée
rétablir à la
un congé pour f aller la
Nouvell-Angleterre Les détails
tous ces faits font confignés dans
dé
publics & dans mes journaux
les papiers
colonial de la
dépofés au Comité
Convention; on peut les confulter ; je dois me borner à les indiquer.
Ce congé (2) devenu néceffaire par les fatigues d'une auffi longue campagne & l'air malfain du Fort-Dauphin, eft revêtu de
formes civiles, militaires
toutes les
&
j'avois à remplir comme
patriotiques que
Oficier, comme bon
(:) Voyez la piéce 4.
(2) Voyez les piéces 5, 6&7. --- Page 17 ---
Ca)
de famille 8c estivatirsolest flotté fur
Citoyen; pere
léger foupson etit
vrai que le plus des trois corps populaires
moi, la furveillance les dénonciations étoient
étoit alors très-altive; etit mis obflacleàr mon
admifes 8c fréquentes, on
des témoignages
départ. Eh bienlje n'ai reçu que de me voir reved'eftime, de regrets 8 du defir
a
nir promptement.
j'ai été; jy ai palfé
Ceft à Philadelphie que ce n'eft pas auprès
les fix mois de mon congé;& des chefs de la Répudu grand Washington & puife des principes
blique américaine , qu'on
exhale des fentisoatmtrérehasieensinee liberticides qu'on : ceux qu'on y
mens ou des projets
la
& la
hautement pour régénération e
profelle
en font trop oppofés:
liberté de la France,
indignation. jai
C'eft ainfi que dans ma jufte
de contersbvelation
dû repouffer des Joupgons
& des révolavec des brigands
& d'intelligenees
ils ne
exciter
n'étois accufé
pourroient
tés: fije
que mon mépris.
enfuite les délits militaires dont
SiJexamine
refte convaincu qu'au
contre moi, je
on argue
les détails,les
moment e
même où Pon en traçoit
n'y dondans leur confcience,
Commiffaires, 2
Il eft en effet impofnoient aucune croyance. véritablement mépris au
fible quils fe foient
ils ne
exciter
n'étois accufé
pourroient
tés: fije
que mon mépris.
enfuite les délits militaires dont
SiJexamine
refte convaincu qu'au
contre moi, je
on argue
les détails,les
moment e
même où Pon en traçoit
n'y dondans leur confcience,
Commiffaires, 2
Il eft en effet impofnoient aucune croyance. véritablement mépris au
fible quils fe foient --- Page 18 ---
motif & à
(12)
T'époque de la vifite
faite; & j'en ai
que je leur ai
qu'ils me
pour garant les remerciemens
je leur donnois prodiguerent fur de fimples avis que
&. de la
pour le rétabliffement de
paix dans toute la fincérité
l'ordre
Au furplus, quels ont été
de mon ame.
geai, je les preffai même ces avis? Je les engaremede aux
de chercher
maux & aux troubles
quelque
coient, & de les employer
qui s'annonconjurai de fe rappeler
fans délai; je les
&
l'affafinat de
d'éloigner un malheur
Mauduir,
çoit un excellent
femblable, qui menaprochable, à qui la Militaire, un Citoyen irréfalut; & ce
Colonie a dû fouvent fon
Militaire, c'eft le
ment oû je fers! Il me feroit Colonel du Régi-.
ter jufqu'aux
difficile de rapporexpreffions dont
cette
je me fervis en
circonflance; mais le motif
duit chez eux, étoit
qui m'a' conprendre, & cei / font
pur : ils n'ont pu s'y me
le droit
éuxque j'ai maintemant
d'accufer. Je leur demande
acquis
ont ofé préfenter
comment ils
che toute
comme une révolte une démar
pacifique, que je faifois de mon
mouvemerit", 2 comme fimple
propre
que fubalterne, &
particulier, n'étant
faire officiellement n'ayant auçun titre pour la
?
Loin d'avoir déterminé le
à la révolte, je n'euffe
Régiment du Cap
conduite méritât cette jamais imaginé que fa I
qualification : jelevoyois,
é préfenter
comment ils
che toute
comme une révolte une démar
pacifique, que je faifois de mon
mouvemerit", 2 comme fimple
propre
que fubalterne, &
particulier, n'étant
faire officiellement n'ayant auçun titre pour la
?
Loin d'avoir déterminé le
à la révolte, je n'euffe
Régiment du Cap
conduite méritât cette jamais imaginé que fa I
qualification : jelevoyois, --- Page 19 ---
(3)
de douleur
ainfi quetous mes camarades, 9 pénétré révoltarite dont
& de l'injuftice
de Tingcatinude
de fon Colonel; mais il a
on ufoit à l'égard
fans tumulte;
exprimé fon voeu tranquillement, comme dans les
On voyoit dans la contenance 2
des hommes profondément
difcours des foldats,
déterminés à obéir au
indignés & affligés, mais
ainfi qu'ils fe font
feul mot de LA LoI. C'eft
Sonthonax ; ils
conduits envers le Commiffaire
Mon
leur voeu 8x leur chagrin.
lui ont exprimé franc ne me permet pas de
caraétère loyal 8
leurs fentimens.
diffimuler ici que j'ai partagé Oétobre, il eft aifé
Suivez fa conduite, le 19 ni moi n'avons fait
de voir que ni les Officiers, des Commifaires.) Je
de riffances aux volontés feul ordre donné légales défie de produire un fait exécuter fur-le-champ
lement, quejen'aie pas qui femble avoir été
dans cette fatale journée, opérer la diffolution
préparée & dirigée. pour de tous les Officiers
du régiment. Les démarches
me
les miennes (puifqu'on
& particulièerement
n'ont eu pour objet
force d'établir ma défenfe), haut prix, & non
la paix, & même au plus
Les
que
de révolte 8c de réffance
de foufler l'efprit
Picard & Domergue, m'en
Officiers municipaux
rendront témoignage.
hoftiles; &
Une révolte annonce des projets deux pieces
ceft moi qui ai fait démonter. nos
arches
me
les miennes (puifqu'on
& particulièerement
n'ont eu pour objet
force d'établir ma défenfe), haut prix, & non
la paix, & même au plus
Les
que
de révolte 8c de réffance
de foufler l'efprit
Picard & Domergue, m'en
Officiers municipaux
rendront témoignage.
hoftiles; &
Une révolte annonce des projets deux pieces
ceft moi qui ai fait démonter. nos --- Page 20 ---
de canon. Je me fuis (14) porté à la bouche
que lès factieux conduifoient
de ceux
prefque tous les foldats étoient contre nous, &
Témoins de mon
affis par terre,
dévouement, les deux Officiers
municipaux que j'ai nommés, m'ont embraffé
larmes aux yeux : Lachaife lui
les
dant une des quatre colonnes -même, commantieux, m'a donné le
aux ordres des facbaifer de paix !
Enfin, les vifites quej j'ai faites chez les
miffaires n'annoncent-e elles
Comen eux & la pureté de
pas ma' confiance
mes intentions?
euffent douté, ils étoient les
S'ils en
berté dans ce tems,
maîtres de ma liils
comme ils l'ont été
n'avoient qu'un mot à
depuis;
& leur maifon étoit
dire,T'étois chez eux,
ils favoient bien environnée de troupes! Ah!
que je n'avois pas
troubler la
envie de'
tranquillité du Cap: moi! eh!
avois-jé pas placé mon bonheur? Dans n'y
rue, dans quelle maifon
quelle
n'aurois-je
un parent, un frere, un ami
pas trouvé
Quant à l'accufation d'avoir voulu
bataillon de TAifne,Ty
féduire le
c'eft une calomnie de réponds en peu de mots;
ticulier c'eft d'avoir plus. Ce qu'elle a de parété préfentéc de
n'exciter d'autre fentiment
maniere à
Elle repofe fur
que celui de la pitié
une fimple affertion ; on ne
pas même entourée de ces
l'a
communs dont elles font détails, de ces lieuix
ordinairement tiffires,
voulu
bataillon de TAifne,Ty
féduire le
c'eft une calomnie de réponds en peu de mots;
ticulier c'eft d'avoir plus. Ce qu'elle a de parété préfentéc de
n'exciter d'autre fentiment
maniere à
Elle repofe fur
que celui de la pitié
une fimple affertion ; on ne
pas même entourée de ces
l'a
communs dont elles font détails, de ces lieuix
ordinairement tiffires, --- Page 21 ---
(:5) une telle abfurdité
fuffit contre
& la dénégation
Javois
8cjedemandes esily en auroit
bon fens,
Dé-
-aecaan
doient du
aux Gardes nationales du
euà moi à mejouer
leur infpirer la défopartement de PAifne, pour.
nationaux, 2
béifiance à la volonté des Commilfaires avoient fait le
fur-tout après le refus qu'ils
gé-
&
Gouverneur
matin d'obéir à d'E(parbès,
néral ()?
des faits conftans 8 notoires
Jai répondu par
à de fimples foupgons. le détail de ma conduite, que
Jai prouvé, par étoient aufi peu fondées.
les autres accufations
de
avec
réfume: on m'a accufé partager les
f Je me
Colonel du Régiment du Cap,
Cambefort,
8c d'intellimêmes sfoupgons de contrerévolation révoltés.
gences avec les Negres
par les preuvés
Je les détruits, ces foupcons, contre ces mêmés
d'une adivité continuelle Ténoncé de mes combats
Negres révoltés, par côntre eux; par une ablence
& de mes fuccès jai paffés à la Nouvell-Aagke
de fix mois, que femme 8c mes enfans ; ce n'eft
terre avec ma
d'un. Rome-orclatenaie
pas là la marche
& les formalités que
Mon conges fa publicité Saint-Domingue; ; enfin
jai remplies en quittant
le Mémoire de Defparbés.
(1) Voycz --- Page 22 ---
(16)
mon retour dans cette colonie qui, n'étant
térieur que de douze jours à l'aête
anma fiufpenfion & ma
qui prononce
laiffer le tems de naitre déportation, n'a pu même
aux foupçons fur lef
quels on a cherché à ler motiver, Mes
dévaftées; mes habitations
plantations
nement avec
incendiées; l'acharlequel ces brigands, nos
amis, m'ont pourftivi dans
prétendus
celle de mai famille &
ma perfonne, dans
dans la deftruétion de
mes propriétés : les lettres (1) infiniment
norables que j'ai reçues des Préfidens des
hopopulaires & en leurs noms ; la réputation Corps dont
j'ai toujours joui dans ma conduite
privée : la terreur que mon nom feul publique &
parmi les Negres en révolte ; le fuccès répandoit de
différentes campagnes contre
mes
rante bouches à feu
eux; plus de quaEn eft-ce
(2) queje leur ai enlevées,
affez pour répondre aux
de
ces Commiffaires P
Joupgons
Ils me reprochent enfuite ma réffance à leurs
ordres, la révolte prétendue du
Cap & celle à
Régiment du
laquelleje me fuis efforcé de
miner les Gardes nationales du
déterP'Aifne, relatiyement à
Département de
befort
l'embarquement de Camprononcé par eux,
(1) Voyez les piéces 8, 9, IO & II.
(2) Voyez les Journaux.
On
Joupgons
Ils me reprochent enfuite ma réffance à leurs
ordres, la révolte prétendue du
Cap & celle à
Régiment du
laquelleje me fuis efforcé de
miner les Gardes nationales du
déterP'Aifne, relatiyement à
Département de
befort
l'embarquement de Camprononcé par eux,
(1) Voyez les piéces 8, 9, IO & II.
(2) Voyez les Journaux.
On --- Page 23 ---
(17)
contraire dans le récit fimple
On a vu au
obéiffance paffive,
& vraide ma conduite, mon
des
amour de la paix & de la tranquillité
mon
il fuffit de Pavoir lu pour
citoyens du Cap;
fait depuis larévolution,
être convaincu querai Oaobre dernier, 2 tout ce
&c notamment le 19
d'un Militaire expérique Fon devoit attendre fur-tout d'un excelient
menté & prudent, &
citoyen & d'un pere de famille.
mais ma
Je rougis de tracer ici mon éloge;
défenfe & celle de mes camarades 2 compagnons impéde mon infortune 2 l'exigent
maintenant
rieufement.
de Phonorable miffion de
Si j'étois chargé
ferois connoître
juftifier le Régiment (1), je
dans
dans tous les tems,
fa conduite exemplaire fa fubordination inaltoutes les 'circonftances; abfolu à la colonie 2
térable ; fon dévouement tiers de fes Soldats &
qui lui a coûté les deux
ce brave
de fes Officiers. Je montrerois
la moitié
comblé de témoi-
& incorruptible Régiment
de Pattachement & de la reconnoiflance
gnages
des éloges &c des bénédiétions des
des citoyens,
moment où les ComCorps populaires jufqu'au defcendus dans cette inmiffaires aétuels font
le Mémoire de Cambefort, Colonel de ce
(:) Voyez
Régiment.
B --- Page 24 ---
(18)
fortunée Colonie, Je peindrois tous fes
vemens pendant la fameufe
moubre, écjedémontrerois
journée du 19 O8toque le jour qu'on
avoir choifi pour ofer l'accufer,
femble
à l'évidence de fon
a misle comble
fance
patriotifme & de fon obéif
paflive aux ordres émanés d'une autorité
légitime; je dirois quel les Officiers en ont
les premiers
donné
l'exemple en exécutant,
allcunes réclamations
Jans
, l'ordre d'embarquer le Ré.
giment. Qui pourroit donc leur faire un crime
aujourd'hui de. s'être foumis à cet ordre même
d'avoir fuivi leur
;
les dangers dont chef@cbaweleohumiacient leur
&
départ a été accompagné P
CITOYENS NOS
conduite du
REPRÉSENTANS, examinez la
Régiment du Cap depuis la révolttion, & voyez tous les piéges dans
voulu l'engager.
lefquels on a
Voyez-le feul, contre une horde d'affaffins &
d'incendiaires, fe portant
difproportion
par-tout 2 malgré la
incuie. .de fes forces; difperfé fiur
près de foixante lieues de côtes, & maintenant
par-tout l'ordre public, faifant refpeéter les loix
& les propriétés; infpirant la confiance
toyens, & leur montrant fans ceffe
aux cidu vrai patriotifme, du
l'exemple
courage & de la fubordination.
Voyez la moitié des braves gens dont il étoit
compofé, plus heureux hélas! que nous ne le
. .de fes forces; difperfé fiur
près de foixante lieues de côtes, & maintenant
par-tout l'ordre public, faifant refpeéter les loix
& les propriétés; infpirant la confiance
toyens, & leur montrant fans ceffe
aux cidu vrai patriotifme, du
l'exemple
courage & de la fubordination.
Voyez la moitié des braves gens dont il étoit
compofé, plus heureux hélas! que nous ne le --- Page 25 ---
(19)
fuccomber aux fatigues
(ommes en ce moment,
avec lefquels on ofe
ou fous le fer,des brigands, leur mort, d'avoir
pourtant les accufer, après forcés de repaffer en
d'autres
été d'intellgence; Pétat le plus déplorabie, & proFrance, dans
dont les Commiffaires
noncez fur le fort 'de ceux
la déportation;
Pouvoir exécutif ont ordonnél
du
ont été conduits
qui,à leur arrivée en France, enfin dans les pride cachots en cachots & jetés
fons de P'Abbaye.
FRANÇOISE,
FONDATEURS DE LA R RÉPUBLIQUE efpece de
inaccefibles à toute
nous vous croyons laiflez pas entrainer par celle
Ne vous
prévention.1
donner les Commiffaires
que pourroient vous Hâtez-vous de diffiper les
du Pouvoir exécutif.
fur les fena voulu vous infpirer
doutes qu'on
des Officiers du Régiment
timens &le patriotifime leur conduite.
du Cap : juges-les par
bras
fonder fur
Pour moi, j'ai perdu un
pour américaine. Je
des bafes inébranlables la liberté Si les différens Mivous offre celui qui me refte. avoient exécuté à
niftres qui fe font fuccédés,
confituante
égard les décrets des Allemblées
mon
m'auriez vu depuis longtems
&1 légilative, vous
d'ancienneté me
fur les frontieres où mon rang écrites à ce fujet font
les lettres que j'ai
fuffifoit
plaçoit;
Javois cru qu'il
demeurées fans réponfe.
fe trouvoit avan-.
de leur indiquer que mon nom
B 2
oient exécuté à
niftres qui fe font fuccédés,
confituante
égard les décrets des Allemblées
mon
m'auriez vu depuis longtems
&1 légilative, vous
d'ancienneté me
fur les frontieres où mon rang écrites à ce fujet font
les lettres que j'ai
fuffifoit
plaçoit;
Javois cru qu'il
demeurées fans réponfe.
fe trouvoit avan-.
de leur indiquer que mon nom
B 2 --- Page 26 ---
20 )
tageufement placé dans tous les
cette maniere de folliciter
papiers publics;
dye, n'étoit
une faveur qui m'étoit
pas fans doute celle que je devois
employer, puifqu'ils font reftés fourds à cette
voix,
CONCITOYENS, c'eftà vous qu'il la appartient de
réparer leurs injuftices
& celui de
2 mettez à profit mon zele
nierel la
braves militaires calomniés de la maplusatroce, &qui brilent, ainfi
d'aller de nouveau répandre leur
que moi,
tenir dans toute fon
fang pour mainintégrité le territoire de la
République. Le mien eft accoutumé à arrofer les
terres où la liberté s'éleve; faites-lui
fon cours naturel; que la vérité dans la reprendre bouche
d'un foldat, plus accoutumé à manier les
que la plume, brille enfin à Vos
armes
vous avoir démontré
yeux ; puiffé-je
militaires
l'innocence de tous les
accufés du Régiment du Cap!
Calomniés &cprefquefierifiésdu, moment
a prononcé nos fipenfions & nos
qu'on -
avilis enfuite & traités en
déportations;
miere entrée fur cêtte
criminels, notre preterre de liberté, a été
marquée par la privation de la nôtre; mais nos
ames flétries par l'injuflice & les humiliations,
reprennent toute leur énergie, lorfque nous
ions que nosJuges
penenticre
fontlescitoyense dontla France
attend fes loix & fon bonheur,
TOUSARD, Lisuenant-Colonel
du Rigimene du Cap. --- Page 27 ---
(21) )
EXTRAIT
guejai citées (1).
Des Pieces juffeatives
No. I.
de Henri LAURENS, Prefdent dont
Une Lettre Datteufe
Le Refolved,
du Congies, qui accompagne
lextrait) tfuit:
traduite bcumifltpuiBaiomis
L'une 6l'autre) epiece date du 29 Odobre 1778.
FRANKLIX, en
lettre..
qui contient un
AvANT reçu une courageufe de M. Toufard,
expofé de la conduite
de la Fere,
d'Artillerie du Régiment
de
Capitaine
D'UNE PIECE D'ARTILLERIE
en S'EMPARANT
agionila a PERDUT UN BRAS
Yennemi, dansl laquelle
qui lui étoit oppofée.
parl la décharge d'une piece de M. Toufard dans
RÉSOLU que Tintrépidicé
mérite les
la derniere aétion de Rhode-lland, le Congrès, en conplus grands éloges, 8c que & du malheur qu'il a
fidération de fon zele Toufard par brevet au
éprouvé, éleve ledit M.
dans les armées des
grade de Linttenant-Colond recevra une penfion, de
États - Unis, & qu'il
Comité
-
ces pieces font dépofées au
(1) Les originaurde
eolonial.
B3
rite les
la derniere aétion de Rhode-lland, le Congrès, en conplus grands éloges, 8c que & du malheur qu'il a
fidération de fon zele Toufard par brevet au
éprouvé, éleve ledit M.
dans les armées des
grade de Linttenant-Colond recevra une penfion, de
États - Unis, & qu'il
Comité
-
ces pieces font dépofées au
(1) Les originaurde
eolonial.
B3 --- Page 28 ---
(22)
30 dollars par mois, durant fa vie fur le
dcs États-Unis de PAmérique.
tréfor
Extrait dei ia minute. SignéCharles
THONPSON, Secrétaire,
I I.
EXTRAIT, de nion Difcours
a"Afemilé coloriale,a mon retour du Limbé, le
GNonombreizgi.
. . DÉA jaijoui, ainfi que mes braves
compagnons d'armes 2 de la reconnoifance
toutes les malheureufes viétimes
de
arrachées des mains des
que nous avons
rechercher dans le
brigands, & qu'il a fallu
fond des bois, de retraite en
retraite: ; j'en ai déjà fait paffer au Cap foixantetrois: aujourd'hui vous en allez voir arriver
pareil
un
nombre, 2 fans compter plus du double de
femmes & enfans de Gens de Couleur
libres.
Déjà plus de 500 Mulâtres &
fontrendus aux deux
Negres libres
partie d'entr'eux
camps que j'ai établis : une
a été armée par les habitans.
du
Enfin le territoireLimbé ne fera plus fouillé du fang des fréquentes viétimes que la rage de ces forcenés : immoloit à leurs fréquentes fantaifies.
Je dois, Meffieurs, faifir ce moment
mercier, en préfence de cette
pour reMeflieurs les Oficiers & Soldats augufte Affemblée,
des troupes
triotiques, du courage & de la conftance.q paqu'ils --- Page 29 ---
(3)
longue &
ont montrés pendant une campagne
ils ont
accoutumés chez eux à Vaifance,
pénible;
la nourriture frugale
partagé, fans murmurer, fouvent réduite, avec
que les circonftances ont
fuis plus fouvent
de ligne. Je me
nos troupes
exceflive fatigue, qu'ils ne m'en
apperçu de leur
ont êntretenu.
d'armes ! Je ne parle
Mes chers compagnons
de votre counos
Repréfentans,
pas à
auguftes
ne leur dis pas qu'il
rage devant l'ennemi ; je
conduifant fur ce
m'eiit été difficile 2 en vous
d'entre
teint du fang de plufieurs
fameux rampart
un Gred'affurer fi c'eft un Volontaire,
vous,
Chaffeur
y eft monté le prenadier ou un
qui obftacles
vous avez
mier ; que dans tous les
toujours que être les
rencontrés, vous auriez voulu
les furà vous mettre en avant pour
premiers
trouvé tous les genres de courage
monter. J'ai
d'honneur que leur
dans des jeunes gens pleins ni accoutumés aux
éducation n'avoit pas deftinés
militaires.
travaux 8 aux fatigues
SEPONUEDUFAENDENT
IL. Bis.
MONSIEUR LE COMMANDANT,
doux d'être en ce moment PorIlm'eft bien
& de pouvoir vous
gane de TAflemblée générale,
B 4.
les furà vous mettre en avant pour
premiers
trouvé tous les genres de courage
monter. J'ai
d'honneur que leur
dans des jeunes gens pleins ni accoutumés aux
éducation n'avoit pas deftinés
militaires.
travaux 8 aux fatigues
SEPONUEDUFAENDENT
IL. Bis.
MONSIEUR LE COMMANDANT,
doux d'être en ce moment PorIlm'eft bien
& de pouvoir vous
gane de TAflemblée générale,
B 4. --- Page 30 ---
(24)
offrir, au nom de la partie françoife de. SaintDomingue, le tribut de reconnoiffance
eft dii à tant de titres, ainfi
qui vous
taires
qu'aux braves miliqui ont combattu fous VOS ordres.
Le plaifir & P'empreffement
les citoyens à fe réunir fous
que témoignent
vous laifent
VOS drapeaux, ne
aucun doute, Monfieur le Commandant, fur la confiance
que vous avez fr leur
infpirer , & l'attachement
Animées
qu'ils vous portent.
par votre exemple, & affurées de la
fagefe de vos plans, & de
de
binaifons, les
lajufufe VOS cOmtreupes que vous commandez ne
trouvent point d'obftacies
poftes imprenables,
infirrmontables, de
fuccès le
d'ennemis invincibles, & le
plus complet a toujours couronné Vos
opérations.
Mais tel eft-le malheur des
tandis
circonflances, que
de cette Ssycund@obificsfords, dans une partie
dépendance, en exterminant les brigands
qui Finfcftoicnt 2 vos pofelions devenoient la
proie des fammes : ainfi donc, viétime de votre
patrictifme, vous avez fait taire votre intérêt
particulier devant l'intérêt général.
Jamais les habitans. de la ville du Cap, de la
province du Nord, de la Colonie entière, n'oublieront le zèle que vous avez mis à voler à leur
défenfe ;j jamais ils ne pourront oublier
follicitude
que votre
scAprincipalementy portéefiurung grand --- Page 31 ---
(25)
de vieillards & d'enfans ;
nombre de femmes 2
&
fequi étoient au pouvoir des brigands, qui affafindubitablement péris fous le fer des
roient
étiez
à les fauver;
Ans, fi vousne vous
emprefié
& votre nom, cher à tous les Colons, 2 demeudans leurs coeurs en traits ineffaçables.
rera gravé
Signé PETIT DESCHAMPEAUX, Préfident.
BESNARD BOISSET, Vice-Préfident:
IIL
L'Extrait de la lettre de Domergue, Préfident,
eft mis dans le Mémoire : Poriginal eft au Comité
colonial.
I V.
Ordre de Commandement.
du
D'après le vceu de PAffemblée provinciale
configné dans la dépêche de fon Préfident,
Nord,
M. Touen date de ce jour 2 nous autorifons du Cap,
Lieutenant-Colonel du Régiment
fard,
des forces patrioà accepter le commandement Pinfurreétion des
tiques., deftinées à réprimer
M. Toufard
atteliers, laquelle miffion remplie,
reprendra fes fonétions dans fon Régiment.
An Cap, le 23 Aoitt 1791.
Signé BLANCHELANDE:
B 5
é dans la dépêche de fon Préfident,
Nord,
M. Touen date de ce jour 2 nous autorifons du Cap,
Lieutenant-Colonel du Régiment
fard,
des forces patrioà accepter le commandement Pinfurreétion des
tiques., deftinées à réprimer
M. Toufard
atteliers, laquelle miffion remplie,
reprendra fes fonétions dans fon Régiment.
An Cap, le 23 Aoitt 1791.
Signé BLANCHELANDE:
B 5 --- Page 32 ---
(26) (
V.
Extrait du Conge accordé à M. Toufard.
a Sur la demande
Citoyen
qui nous a été faite par le
Cambefort, Colonel du
du
Cap, d'un congé de trois mois, Régiment
fard., Lieuténant - Colonel audit pour M,Toui
l'effet de paffer à la nouvelle
Régiment, à
y rétablir fa
les Angleterre, 2 pour
fanté, que
fatigues exceffives
qu'ila éprouvées depuis la révolte des
ont extrêmement dérangée,
efclaves 2
Signé BLANCHELANDE,
VI."
Extrait des Regiftres du Greffe du
du Cap, du 30 Mars 1792.
Siége-Royal
VIL
Annonce du départ, par trois fois, le 31 Mars
1792 & fitivans, a Journal des débats de P'AC
femblée coloniale de Saint-Domingue,
P. 880.;
No, VIIL,
Proclamation aux Gens de Couleur G
du
Negres librest (
Limbé,
Jengage tous les Mulâtres du Limbé à venir --- Page 33 ---
me rejoindre:
(27)
claves révoltés? que font-ils dans le camp des efêtre les efclaves Eft-ce aux enfans des Blancs à
d'infames
de les exterminer tous
brigands? Jai juré
dans leur
: craignez d'être compris
ma bonté profeription : profitez du moment
vous accorde;
que'
grace : vous, vOs
autrement, plus de'
habitations ferezla enfans, VOS femmes & vos
Venez
proie & du fer & dès
avec confiance, je vous
flammes,
c'eft moi qui vous en donne recevrai de mêe,
ma parole,
Au camp du
le
Carefour, 31 Otobre 1791.
Signé TOUSARD.
No, I X.
Extrait du dfoursprononcpar
delAfemblie
Tonfard à la fance
trois Corps coloniale,le8 Odobre '791, oicles
militaires populaires, les Chefs de Corps civils 6
avoient éuéinvités d'alfer(1).
MESSIKURS,
Soldat citoyen, je vous dois,
invitation, 2 la
d'après votre
fur le fujet communication de mes penfées
qui vous occupe, comme
ma patrie le fecours de
je dois à
mon bras; fouvenez-vous
befort (1)1 L'original eft la piéce 19 de la production de
Cam-
,le8 Odobre '791, oicles
militaires populaires, les Chefs de Corps civils 6
avoient éuéinvités d'alfer(1).
MESSIKURS,
Soldat citoyen, je vous dois,
invitation, 2 la
d'après votre
fur le fujet communication de mes penfées
qui vous occupe, comme
ma patrie le fecours de
je dois à
mon bras; fouvenez-vous
befort (1)1 L'original eft la piéce 19 de la production de
Cam- --- Page 34 ---
(28)
du jour oit, revenant de ma
premiere
dition, vous daignâtes
expédiEnhardi
la
applaudir à mon zèle;
par
confiance que vous me témoigniez 2 j'ofai 2 en élevant la voix dans
enceinte, mettre fousvos yeux la foibleffe de cette
moyens militaires
nos
éteindre les
pour réprimer la révolte &
flammes qui nous environnoient
tous côtés; frappé du fpeétacle
de
à mon arrivée,des Gens de couleur quis'étoit préfenté
refte cherchant
de
maffacrés, le
près vous un afyle & vous demandant fauve garde ; j'ofai, dis-je,
vous préfenter une grande vérité; j'ofai Mefieurs, vousdire
qu'il vous étoit impoffible de fauver la Colonie
fans armer les Gens de couleur & Negres
cette motion reprife dans
librés :
l'unanimité
l'après-midi, adoptée à
parles deix Affemblées réunies;
afurle
vous
champprocuré un renfortde fix cents bons
& excellens Soldats.
Depuis ce moment, par juftice & par reconnoiffance, vous n'avez ceffé de vous
de leur fort & de leur état politique. occuper
les difcours de
J'ai fuivi
vos,Orateurs à leur fujet & les
raifonnemens qui ont décidé évos arrêtés en leur
faveur, des 5, 6 & 20 Septembre dérnier.
Je les ai préfentés'comme motifs d'encouragement à tous les braves gens qui m'ont procuré"
quelques ficcès : ils ont vu avec une fenfibilité
qui a accru leur dévouement, que tandis qu'ils --- Page 35 ---
combattoient
(29)
préfentans pour la patrie, les
de la Colonie,
auguftes Res'occupoient d'améliorer dont ils font partie,
politique,
leur fort & leur état
Qiiel changement !
5 détruit entiérement Meffieurs; votre arrêté du
annoncé que vous feriçz tout ce que vous aviez
Qie pourront-ils
enleur faveur. 4
Meffieurs. Que
penfer de vOs difpoftions?
vous les avez pourrontils penfer
-
trompés,
demoi? Que
de mêmc,
que je les ai trompés
SiM.le Général
s'il deyenoit loi fantionnoit un pareil arrêté;
craignéz,
pour les Gens de
Meffieurs,
Couleur;
ne croyant
que dans leur
vaffent
plus à vos
pofition,
vos menaces & promeffes, ils ne braGénéral n'y donnera vos ordres, Non, M. le
pas fa
fandion;. e
Voici donc,
foi: : je fuis trop Mefieurs, avaré
ma profeffion de
toyens & des Soldats du fang de mes conciordres, & ils me rendront qui feront fous mes
pour les mener dans tel
juftice à cet égard,
vince oi il exifteroit
quartier de cette
des Gens de
une neutralieé
proCouleur
arnde, ou
par la
entrainés à
défiance, 2 le
Tinfiredion
naces,
découragement & lcs me-
je fuis trop Mefieurs, avaré
ma profeffion de
toyens & des Soldats du fang de mes conciordres, & ils me rendront qui feront fous mes
pour les mener dans tel
juftice à cet égard,
vince oi il exifteroit
quartier de cette
des Gens de
une neutralieé
proCouleur
arnde, ou
par la
entrainés à
défiance, 2 le
Tinfiredion
naces,
découragement & lcs me- --- Page 36 ---
(30)
Je crois qu'il eft du plus grand
la Colonie de
intérêt pour
généralé de fes Saint-Domingue, , que l'aflemblée
lui eft attribué Repréfentans yfant du droit qui
par Particle III du Décret du
24 Septembre, 2 faififfe avidement le
d'accorder aux Gens de
pouvoir
Couleur, comme un
bienfait, ce qu'elle étoit décidée à leur
der par néceffité, & de les
accoren mettre fitr-lechamp en poffeffion.
Je crois que - la reconnoidance
dans le coeur des Gens de Couleur qu'excitera
vous prendrez au moment oit
le parti que
rend les arbitres de leur
la France vous
ter inaltérablement
état, peut feul cimenrêts
l'union intime de leursi intéavec' les
lument
nôtres; que Cette union eft abfonéceffaire pour détruire nos ennemis
communs, &c..
No; X.
Extrait des regiftres de PAffemblée
partie
genérale de la
frangoife de Saint-Domingue (1).
De la féance du7 OStobre 1791 a été extrait
qui fuit: :
ce
L'Affemblée génér ale délibérant furle
d'une lettre de M. Toufard, du
contenu
5 de ce mois;
(:) Piéces 16 & 17 de la produstion du C. Cambefort.
A --- Page 37 ---
& après avoir entendu (31) le
miffairefur les caufèsde la rapport de fon Comde Couleur
détention des Hommes
libres, en faveur defquels
follicite les bontés de T'affembléc, M.Toufard
A arrêté & arrête qu'à l'égard
Gélard;JeanLouis
des nommés
d'Almettres
Minifter; M. L.; Pierre
Pierre-Paul, dit
Georges
Loufaur, dit Dacufo;
Bauregard; N. L. &
difant libres', & qu'on
Jacques Paul, fe
Efdras, détenus dans les croit appartenir à M,
ville aux ordres du prifons royales de cette
fatuer ce que de droit: bureau de Police, pour
du préfent Arrêté
auquel
efft,expédition
M, Toufard, fera
ainfi que de la lettre de
remife au bureau de
police;
Qu'en ce qui concerne'le nommé
naud, M. L., auffi condamné
Charles Bis
trois ans, pour fait de rébellion aux galeres pour
garde
contre
armée, 2 prenant en
une
la demande de M, Toufard grande confidération
en fa faveur..
De plus, Garfan &
Pierre]
Counbrellant, N. L.&
Lallemand,O. L.:
SenPONCIGNON
Approuvé BLANCHELANDE
au bureau de
police;
Qu'en ce qui concerne'le nommé
naud, M. L., auffi condamné
Charles Bis
trois ans, pour fait de rébellion aux galeres pour
garde
contre
armée, 2 prenant en
une
la demande de M, Toufard grande confidération
en fa faveur..
De plus, Garfan &
Pierre]
Counbrellant, N. L.&
Lallemand,O. L.:
SenPONCIGNON
Approuvé BLANCHELANDE --- Page 38 ---
(32)
XL
EXTRAIT de difirentes letres des Préfidens des
diférens corps populaires.
24 Septerabre 1791:
MONSIEUR LE COMMANDANT,
Les applaudifféemens au bruit defquels vous
avez été accueilli & reconduit ce matin, quand
vous nous avez fait l'honneur de venir parmi
nous, ne vous ont exprimé que foiblement le
plaifir qu'a éprouvé PAilemblée à vous recevoir
dans fon fein, & a recueilli de votre bouche le
récit du fiiccès de VOS armes.
Signé DOMERGUE, jeune, Préfident.
MONSIEUR,
Cap, 9 Décembre 1791
L'Affemblée provinciale, à qui M. le Lieutenant au Gouvernement général a communiqué
vos dernieres dépêchcs, me charge de vous témoigner qu'elle voit avec beaucoup de fatisfaction la conduite pleine de fagefle & de fermeté
que vous tenez à la tête de l'armée, qui doit
protéger la partie de l'EC de la province, fans --- Page 39 ---
(33)
expofer un feul homme, fans verfer
goute de fang ; vous avéz jufqu'à une feule
tenu les brigands, &c
préfent conleshommes
prefque ramené à leur devoir
de Couleur égarés; PAffemblée
que vous terminerez
efpere
glorieufement ce grand ouvrage; vous
faut, &
perfaderez, vous vaincrez, s'il le
vous ajouterez. de
ceux qui vous ont déjà concilié nouveaux titres à
tachement de
l'eftime & l'atVOS concitoyens,
Salut,
JOUBERT, Prifident.
Cap, ce IO Décembre 1791,
Votre derniere lettre a manifefté
blée VOS foins & vOs follicitudes
à-PAfemde la Colonie & la
pour l'intérêt
font confiés;
proipérité des objets
elle ne s'attendoit à rien quivous
Votre part; & comme elle eft
moins de
talens 2 & qu'eile eft
convaincue de vos
fuivre
accoutumée à vous voir
par-tout de la vidoire; elle
tièrement fur VOS fuccès,
compte en2 dans la commifion
importante où vous vous êtes voué &
toujours flattée d'être
fera
fance de la
Porgane de la reconnoif.
aurez fait, Colonie pour le bien que vous lui
Salut,.
DEMUN, Préfdent.
comme elle eft
moins de
talens 2 & qu'eile eft
convaincue de vos
fuivre
accoutumée à vous voir
par-tout de la vidoire; elle
tièrement fur VOS fuccès,
compte en2 dans la commifion
importante où vous vous êtes voué &
toujours flattée d'être
fera
fance de la
Porgane de la reconnoif.
aurez fait, Colonie pour le bien que vous lui
Salut,.
DEMUN, Préfdent. --- Page 40 ---
(34)
LE
PRESIDENT de LAfemblie
M. Toufard , Lieutenantcoloniale à
du
Colonel du Régiment
Cap, ce18 Dicembre
1791.
Chargé par PAffemblée coloniale de
exprimer les fentimens
vous
mérités d'elle
que vous avez fi bien
; je me félicite d'être fon
auprès de vous, Elle a vu, M. le
organe
dans la lettre
Commandant,
des émiffaires (:) que vous avez adreffée à lun
des brigands,
lorfque vous lés avez
congédiés, 2 que vous faviez allier au
les talens précieux du
même degré
du chef militaire.
négociateur, & la fermeté
teffe la conduite Vous avez preffenti avec juf
&
que lui prefcrivoit fa
VOS vues fe trouvent
dignité,
parfaitement
avec celles qui l'ont
conformes
Commiffaires
dirigée, ainfi que MM. les
le
nationaux. civils; elle en attend
plus grand fitccès, pour la
partie du Nord, qui doit
tranquillité de la
tere
autant à votre caracperfonnel, qu'à VOS victoires, le
dont l'Affemblée coloniale
bonheur
pérer
a tout lieu d'efque cette intéreffante province
bientôt.
jouira
Vous avez bien mérité le
M.
mandant, mais la chofe
repos. 2
lc Compublique eft toujours
(:) Cette lettre eft dans mon Joural. --- Page 41 ---
en danger, &c votre (35)
fa
ame aéive s'occupera de
votre confermration.jufques ouvrage.
ce que vousayiez achevé e
& les
Moiffonnez toujours les
voir lauriers, il vous fera bien
palmes
à vous" repofer fous leur plus doux d'aombrage,
Salut,
DE FAYARANGE, Préfident.
Pour extraits fidellement tirés des
pofées au Comité colonial de la piéces originales déce 16Jaavier 1793, l'an fecond Convention. de
A Paris,
la République.
Signé TOUSARD,
Nous foufignés,
F'Adreffe du
ayant pris connoifance de
Conyention nationale, Lieutenant-colonel Touard à la
fion à ce qu'eile renferme avons donnénotre adhécomme témoin de la conduite ; moi Cambefort 2
depuis quejefiis Colonel du
de cet Officier
nous Gabriël ILavallinreslotph régiment du Cap; &
Marielouicvincnt Poitou Labigne; PierreLamorandiere,
; Eienne-Francois
Louis Manfty; Capitaines; ; Paul
Charles
Ancelet-dy;
lard, Henri-Gabrial
Vauloger; Pafcal d'AL
Bajolicre,
Liununs; Frangoofcnr-bintevfare, David
Landais, owurlintonia Strunze ; Philippe
Adjudane; Ambroife
André-Francois Nona,
du régiment du
Girard, Sois-Ofcior; tous
Cap, en ce moment détenus
amorandiere,
; Eienne-Francois
Louis Manfty; Capitaines; ; Paul
Charles
Ancelet-dy;
lard, Henri-Gabrial
Vauloger; Pafcal d'AL
Bajolicre,
Liununs; Frangoofcnr-bintevfare, David
Landais, owurlintonia Strunze ; Philippe
Adjudane; Ambroife
André-Francois Nona,
du régiment du
Girard, Sois-Ofcior; tous
Cap, en ce moment détenus --- Page 42 ---
ettgratx (36)
aAbbaye comme témoins 8cayant
fes
travaux militaires, & notamment en partagé ce qui regarde lajournée du 19 Ottobre 1792 : en foi de
quoi nous avons figné la préfente adhéfion. A
TAbbaye, le T6 Janvier 1793, l'an deuxieme
de la République Françoife,
CAMBEFORT. LAVALLIERE, POITOU. LABIGNE,
LAMORANDIERI E. ANCELET-D'AY, MANSUY,
VAULOGER. D'ALLARD. BAJOLIERE. PICOTSAINTE-MARIE. STRUNZE, LANDAIS, NONA.
GIRARD,
Nous Colonel & Commandant P"Artillene à
Saint-Domingue durant tous les événemens rapportés au préfent Mémoire, reconnoiffons &
donnons notre adhéfion à tout ce qui-yef
rapporté, Signé POMEIROLS iecat S7
: 1507 2 : De l'imprimerie de. N. H: NyON, Imprimcur
riie Mignon, 1793. --- Page 43 ---
(
PRECIS
de JoskPn-Paur.
DE la jufification
Colonel
AUCUrTIN CakséroRr: s Midu
des aures
dul Regimene cy:e
31 litaires: diponis de Saint L1 Domingue,
DÉNONTRES
RICOUARMSAMERT
dépofes
parl lesfeudes Piéces jeflificatise Convention: Na
all Comité Colonial dela
tionale.
faites atix militaires
Les diverfes inculpations
de Saint - : Dodu Régiment du Cap, déportés délégués
mingue par ordré des Commiffaires renfermées
toutes de Pouvoir exécutif, font
avoir conçus; &
des foupgons qu'ils prétendent
les autres
t
ces foupgons, il cn eftUx dont
parmi ne font que les conféquences néceffaires. étions d'accord
ot CE SOUPÇON révoltés, eft que nous & autres rébelles
avec les Negres de la Mere- Patrie, & que-nous
- aux Loix
A --- Page 44 --- --- Page 45 ---
E793
C 175 oi --- Page 46 --- --- Page 47 ---
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