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DE SAINT-DONINGUE --- Page 6 ---
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FIN A. N CES
DES
DE SAINT to DOMINGUE,
le réfumé des Recettes & Dépenfes de
Contenant
depuis le T Janvier 1789,
toutes les Caiffes Décembre publiques, de la méme annéc.
julquiau 31
LE CHEVALIER DE PROISY,
PARI Mo
las eMlazines
Conmuisteie Dc
faptune Jou EES le
DSaoment Dee Sflec Siangojec
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AU HORT.AUTRTTS.
DE LIMP RI I M ERIE DE syg M OZARD.
M. DCC XC. --- Page 8 ---
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RETITE
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Zouer loc Jommne Dont.i i esL questions Dama cens
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Doc Coloner. On Jait
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touzuoi y est comptée goou une
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hra" Cirane --- Page 9 ---
T A B L B
DES TITR ES.
des Finances
Err
Janvier '790
de Saint-Dontingue, GIL premier
Érat gentral des deues aëlives
Page
/
Carfos de la
en faveur des diverfes
1 er Janvier Colonie, all 10 Novembre 1785 G alL
Etat des deues palfives, à la
des
de la Colonie
charge diverfes Caiges
Compre par Bref-Ent des Receues G
Caife de la Marine
Dipenfes de la
2 pendant Lannée 1789
Compte des Receues & Dépenfes de la
Caife générale. 25
Compie des Receues e Dipenfes de la Caife des Liberés.
Caifes des droits Domaniaux,
baines, Batardifes, Dishérences, dmendes, Epaves, Aude deux pour cent
Conffeations G Droit
Compte par BrfEat des Receues €
4Eninpis
Dépenfes des Caifes
Caifesdes Comfgnationapour
palrage d'Efclavese sen France. 40:
Compte des Iavalads par BrfFEnat des Receues e Dépenfes des Caifes
> <
- > - --- Page 10 ---
A
Receues G Dépenfes des Fonds provenans des
Etat des
Défarmemens .
des Denrées exportées de chaque quartier
Récapiulation
des Cultures & Manufaalures
61 Exat de la Populations
de la Colonie .
générale des Recetes 6 Dépenfes des 45
Récapiuulation diverfes Caifes de la Colonie
des Beaux 8 Marchés pafls pour les entreEtat géntral
relatives au fervice de la Colonic. 47
poifs 8 fournitures
Domaine d'Occident G de 45 liyres par iége
Droit du
dans la partie du Sud
de Noirs introduits
des diverfes Paroifes de la
Compulilié des Fabriques
Colonie. e
Fin de la Table des Titres.
: Sycnets
45
Récapiuulation diverfes Caifes de la Colonie
des Beaux 8 Marchés pafls pour les entreEtat géntral
relatives au fervice de la Colonic. 47
poifs 8 fournitures
Domaine d'Occident G de 45 liyres par iége
Droit du
dans la partie du Sud
de Noirs introduits
des diverfes Paroifes de la
Compulilié des Fabriques
Colonie. e
Fin de la Table des Titres.
: Sycnets --- Page 11 ---
T A B L E
DÉS ÉTATS
No,
I. Etar
CÉNÉRAL des dettes aclives
en faveur des diverfes Caifes de la Colonie,
au 1oNovembre 17850 alL 1 Janvier 1790.
II. Compte par BrefEat des Recetes e Depenfes
de la Caife de la Marine, 2 pendant Lannée
1789.
III. Compte des Receues G Dipenfes de la Caiffe
générale.
IV. Compre des Receues e Dépenfes de la Caife
des Libernés.
V. Caifes des Droits Domaniaux,
Epaves, Aubaines, Bawardifis, 2 Déshérences, Amendes,
Corffiations & Droit de deux pour cent.
VI. Compre par Bref-Exat des Receues G
Jes des Caifis d'Enepôs.
DépenVIL Caifes des Confignations pourpafage
en France.
d'Efclaves
VIII. Compie
BrfEut des Receues G Dépenfes
des bigil des Invalides.
IX. Ear des Receues e Dijenfes des Fonds
venans des Dfarmenens.
proR --- Page 12 ---
des denrées exporées de chaque
X.- Récapinulation & Etat de la Population, 9 des
Culures Quanier & Manufallures de la Colonic.
générale des Recetes & De
XI. Récapinlation des deverfes Caiffes de la Colonie.
penjes
XII. Erat général des Beaux 8 Marchés pales
& fournisures relatives au
T
les entreprifes
vice de la Colonie.
Fin de la Table des États.
> 2 22
SNEt --- Page 13 ---
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CELEEO
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DES FIN AN CES
DE LA COLONIE
DE SAINT-DOMINGUE,
olu
Janvier
poeuior
1790.
4 * Noepkfrepkde 4 &
I
me feroit difficile de diffimuler le
tume que j'éprouve en me rappelant les fentiment d'amer"
ont mis les rénes de TAdminiftration de circonflances qui
mes mains, , &c qui deviennent
cette Colonie dans
compte que je fuis dans le cas de aujourd'hui rendre de T'occafion du
un Adminiftrateur
fes finances :
partant avec fa famille,
qu'il ne le croyoit, pour échapper à des plus promptement
entreprifes contre
A
S >
it difficile de diffimuler le
tume que j'éprouve en me rappelant les fentiment d'amer"
ont mis les rénes de TAdminiftration de circonflances qui
mes mains, , &c qui deviennent
cette Colonie dans
compte que je fuis dans le cas de aujourd'hui rendre de T'occafion du
un Adminiftrateur
fes finances :
partant avec fa famille,
qu'il ne le croyoit, pour échapper à des plus promptement
entreprifes contre
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S > --- Page 14 ---
I 2 ] cclui
de droit à le
fa perfonne; fon Coopérateur s
appelé
faire
remplacer, s'abftenant () de prendre le fervice, 9 pour
produite
des inculpations dont
ceffer une fermentation
& par Tels font les aufpicès
O11 ignore encore la nature Tobjet.
été
malheureux & inquiétans fous lefquels j'ai
porté 1
& T'ancienneté de mes fervices, aux
par fonStions mon d'intendant. grade
Je ne me fuis pas caché combien
étoit pénible la tâche qui m'étoit impolée ; il ne falloit rien
moins fans doute que lc fecours que Jattendois, & TAdminif que j'ai
obtenu de la part des officiers qui compolent d'un fardeau
tration, pour me déterminer à me charger forces, fi
faurois confidéré comme fupérieur à mes
je
que n'euffe été convaincu que le zèle peut en tenir lieu.
J'ai fuccédé à un Adminiftrateur connu pour avoir d'éco- porté
dans toutes les parties du fervice un régime d'ordre, de fon Conomie & de furveillance ; Jai rempli la place
opérateur dont T'habileté & la prudence font juftement
donc craindre un inftant &c me défier c
précides ; j'ai
pu
&
mais les témoignages publics parmes propres moyens,
Sa
a bien voulu donticuliers de fatisfaétion que Majefté
de conduite,
ner à leur admini(tration, en traçant ma règle mieux mériter
me font devenus garants que je ne pouvois
foutemaintenant leurs inflitutions,
fon approbation qu'en & confervant leurs formes.
nant leurs principes, M. de Marbois
la Colonie doit Tavantage
Ceft à
entière que de la manutention de fes
d'avoir une connoiffance
& colonial; je n'ai trouvé
diverfes branches de revenu royal le Miniftre du Roi aucun
dans fa correfpondance avec
(1) La lettre écrite par M. Jauvin, dans Commiffaire la
Nord, Ordonnateur, le 21 Oatobre à M. &
en fecond
partie
Ehicad
de Vincent, Commandant Adminiftrateur m'a lui-m3me adreffée le 1 Novembre, font la
celle preuvé que qu'on cet ne
porter plus loin fon refpect pour Topinion d'une partie du Public SLEM
Set eata
revenu royal le Miniftre du Roi aucun
dans fa correfpondance avec
(1) La lettre écrite par M. Jauvin, dans Commiffaire la
Nord, Ordonnateur, le 21 Oatobre à M. &
en fecond
partie
Ehicad
de Vincent, Commandant Adminiftrateur m'a lui-m3me adreffée le 1 Novembre, font la
celle preuvé que qu'on cet ne
porter plus loin fon refpect pour Topinion d'une partie du Public SLEM
Set eata --- Page 15 ---
L3
à
L réfultats de cette partie
ordre qui Tait obligé pulblier trouvé la
que Sa
de fon adminifration. , mais jai
preuve du
Majelté avoit daigné applaudir à Texécution
qu'il
fon arrivée dans la Colonic.
dhipoEE
en avoit formé à
moi une Loi que le voeu des Colons
fition cit devenue pour
me forà
avec un empreflement qui
me porte remplir, détails précieux & du plus grand
cera à facrifier quelques
intérêt.
été agréable de joindre aux tableaux de finance
Il m'eut
à la fin de cet Écrit, ceux du commerce
qu'on trouvera la
& les étrangers; ; mais ce
de la Colonie avec métropole mois la
de ce
travail auroit retardé de pluliceurs
publication fatisfaire
& les circonftances m'invitant à
limpacompte,
jai été forcé de la renvoyer à un autre
tience publique,
moment.
d'obferver
rendant compte de la
Il fera facile
T'année qu'en 1789, c'eft bien moins
geflion des finances pendant celle de M. de Marbois; cette confià. ma décharge devra qu'à fervir à éviter le reproche qu'on croiroit
dération
ne donnois fur toutes les
me
faire,fije
opépeut-être pouvoir faites
les 9 ou IO premiers mois,
rations de finance auffi pendant clairs & auffi fatisfailans que je le
des renfeignemens les euffe dirigé moi-même; néanmoins, fans
ferois, fi je
de croire
les détails dans lefquels
aveir la préfomption
que
afje vais entrer ne me laifferont rien à defirer, je rien puis
furer dans la plus exaête vérité que je ne laifferai
igno- des
n'omettrai rien fur tout ce qui pourra répandre
rer 5 je
vais traiter, &cje ne puis affulumières fur T'objet que Fintention je
où je fuis que mon adrément mieux prouver
foient fcrutées &
miniftration &c celle de mon prédéceffeur
dit
examinées avec foin, que de répéter ce qu'il a plufieurs
dans
d'une OCfois lui-même, & ce que jai annoncé
plus
cafion : c'elt ce que les documens originaux, les regiftres,
rer 5 je
vais traiter, &cje ne puis affulumières fur T'objet que Fintention je
où je fuis que mon adrément mieux prouver
foient fcrutées &
miniftration &c celle de mon prédéceffeur
dit
examinées avec foin, que de répéter ce qu'il a plufieurs
dans
d'une OCfois lui-même, & ce que jai annoncé
plus
cafion : c'elt ce que les documens originaux, les regiftres, --- Page 16 ---
141 les pièces de comptabilité, en un
les bordereaux, les états,
d'être demandé & commumot tout ce qui fera fulceptible de toutes les perfonnès
niqué, fera offert à la vérification connoiffance. Mais comme tous
qui defireront en prendre à même de fe procurer cette fales Colons ne font point
de confiance que méritent
tisfaétion , pour fixer le degré Écrit, il n'eft pas indifles réfultats qui accompagnent cet comment ont été rédigés les
férent de leur faire connoitre M. de Marbois, & celui que
comptes publics préfentés par de leur offrir.
jai moi-méme la fatisfation de la finance confifte dans
La partie la plus importante dontle
fert à payer
la perception des droits d'oltroi,
produit militaire, dAddu Roi, ceft-à-dire, le fervice
les charges de Juftice, &xc. Ces droits d'oetroi fe perçoiminiftration,
de la Colonie; chaque
vent dans les différens départemens il fubit une vérification,
receveur en produit fon compte, TIntendant & deux Commiffaires
enfuite il eft procédé par du débet réfultant de chaque compte
du Confeil à T'arrêté
: c'eft fur le réfultat
& au fommaire de chaque perception érabli T'article de recette
unique de ces comptes ceft-à-dire, qu'eft le plus confidérable de
des droits d'oftroi,
tous.
n'ayant lieu qu'en
Les objets de recettes extraordinaires il eft facile de conftater
vertu d'ordonnances particulières, &c des fommes qu'ils employent
l'exaSlitude des comptables bordereaux. Les recettes des caiffes
fous ce titre dans leurs
font
établies avec moins de
générale &x des libertés ne
pas
foin & d'attention.
de Tunité de fervice in-
'Quant à la dépenfe 3 au moyen
TIntendant ou
troduit dans cette partic de TAdminiftration, TOrdomnateur dans la
celui qui en fait les fonSions, des & fonds & en ordonnent
partie du Nord difpofent feuls
& extraordinaire, conYemploi pour le fervice ordinaire
-
Ma ACAta
leurs
font
établies avec moins de
générale &x des libertés ne
pas
foin & d'attention.
de Tunité de fervice in-
'Quant à la dépenfe 3 au moyen
TIntendant ou
troduit dans cette partic de TAdminiftration, TOrdomnateur dans la
celui qui en fait les fonSions, des & fonds & en ordonnent
partie du Nord difpofent feuls
& extraordinaire, conYemploi pour le fervice ordinaire
-
Ma ACAta --- Page 17 ---
Esl
la comptabilité, par
formément aux règles preicrites pour
YOrdonnance de 1689. & traitemens ne fe payent qu'en vertu
Les appointemens
dûment enregilrés, de commifde brevets de Sa Majefté
S'arrétent chaque mois; les
fions ou d'états porticuliers qui
achats,
ordonnances de paiemens pour approvilfionnemsrsy ne fe délivrent
fournitures & autres objets de ce genre, 7 notaires, de cerqu'en vertu de marchés pallés par-devant vifés de l'officier chargé
tificats fignés des gardes magalins, de la marine; celles pour
de leur détail, & du Contrôleur civils, conftruélions nouréparations, entretiens des bàtimens des fortifications ne le
velles, &c ce qui concerne la partie les entrepreneurs 2 certifont que fur des toifés fignés chargé par des travaux, & vifés
fiés
T'officier du génic fortifications ; toutes les autres
par Eb Dircéteur général des
foit l'objet &c quelque
ordonnances de dépenfes, quelqu'en
qu'en vertu de
foit la caiffe qui les paye, ne Sexpédient
ne fe reformalités à-peu-prés pareilles : ces ordomnances & enreavoir été numerotées
mettent aux parties qu'après tenus, fous les yeux de TIntendant,
giltrécs fur des regiftres
elles font en cet état dé-
& ceux de YOrdonnateur au Cap; les préfentents aux comptables,
livrées aux parties prenantes derniers qui les portent en dépenfe fur
qui les acquirtent. Ces
qu'ils fourniffent chaleurs regittres, & dans les bordereaux
font adreffés à
ces bordereaux
que mois à TAdminiftration; remis au bureau des finances 3 on y
lIntendant >. & font
& I'on conflate, d'après les regit
procède à leur vérification
des acquits de dépenfe
tres qui fervent aux enregifiremens TOrdonnateur, 2 fi les
délivrés tant par TIntendant que par
dans ces bordefommes employées en recette ou dépenfe fur les regiftres 2
reaux font conformes à celles portées des comptables, cette vé-
& je dois le dire ici ià la louange lieu à des reflifications.
rification ne donne prefque jamais
& I'on conflate, d'après les regit
procède à leur vérification
des acquits de dépenfe
tres qui fervent aux enregifiremens TOrdonnateur, 2 fi les
délivrés tant par TIntendant que par
dans ces bordefommes employées en recette ou dépenfe fur les regiftres 2
reaux font conformes à celles portées des comptables, cette vé-
& je dois le dire ici ià la louange lieu à des reflifications.
rification ne donne prefque jamais --- Page 18 ---
[6]
Tels font les documens originaux, élémentaires & cermettent TAdminiftration à même d'établir avec prétains, cifion R recette & la dépenfe de chaque département, &
fervent à former les comptes de chaque caifle & de
qui chaque année ; on voit qu'ils émanent des regiftres & qu'ils
font effentiellement liés aux pièces que chaque comptable
peut & doit repréfenter. dans ces détails arides & peut-être
J'ai cru devoir entrer les circonftances me les font regarder
faftidieux 2 parceque
mais malgré leur léchecomme néceffaires & importans 3
des formes,
reffe, je m'eftimerai heureux, fi en indiquant
à faire
j'arrête la facilité étonnante avec laquelle on parvient
préfumer des diffipations, des déprédations qui font impof
à la mauvaile foi & à la
fibles, fans croire à Tintrigue,
leur caraétère &
fraude d'une infinité d'officiers,
par
leurs
font, comme les
eux-mémes,
TSTA
principes
au-deffus du foupçon.
mon intenJe n'en dirai pas d'avantage fur cet article; d'éviter les
tion en donnant ces éclairciffemens n'eft point
vérifications ; je les offre & les verrai avec plaifir : 2 je n'ai
non plus celle de renouveller les difcuflions auxquelles
pas
lieu
motions faites au Cap concernant
ont donné
quelques la fatisfaction de mon prédécef
les finances : jeipère pour
fans
feur &c pour la mienne, que le Public y aura prononcé intérêt
retour, dès qu'il aura lu cet Écrit &c examiné avec
&c attention les tableaux qui Taccompagnent, M. de Marbois, à
Le mémoire d'infiruStion laiffé par les états de finance
fon départ de la Colonie, à M. Jauvin,
& dapprovilfionnemens qu'il a fignés & dont il a emporté
les doubles, deviennent néceffairement le point duquel je
dois partir quant à la partie d'adminiftration qui m'elt perfonnelle ; après avoir conftaté par la fignature des Comptables, qu'il laiffoit dans les différentes caiffes à ma dilpofi-
:
NESHaANal
22 >
Stion laiffé par les états de finance
fon départ de la Colonie, à M. Jauvin,
& dapprovilfionnemens qu'il a fignés & dont il a emporté
les doubles, deviennent néceffairement le point duquel je
dois partir quant à la partie d'adminiftration qui m'elt perfonnelle ; après avoir conftaté par la fignature des Comptables, qu'il laiffoit dans les différentes caiffes à ma dilpofi-
:
NESHaANal
22 > --- Page 19 ---
171 les fonds des caifles de
tion plus d'un million, non compris affuré de la même manière qu'il
fimples dépôts; après m'être
en tout genre
laifloit dans les magalins des approvifionemense
de
des fommes confidérables & parriculièrement prés
pour barils de farine 1 j'avois conçu T'efpoir de maintenir
4000 Texaatitude des paiemens, en faifant continuer lexécution
ordonnés par Sa Majefté, mais je n'ai pas tardé
des travaux
de jouir de cet avantage: T'enà reconnoitre Timpofibilité formé prefqu'a la fois, dans tous les Cagorgement quiseit le revenu dans les caifles royales & COnaux qui portent
des embarras;
loniales, n'a pas tardé à me faire éprouver folder les
de
Texpiration del T'année, la néceflité de
dépenfes
& la défiance qui fe manifeftent
T'exercice, 2 Tinquiétude d'une nouvelle Adminiftration,
toujours dans les principes faciles à fentir, mais longues &
mille autres circonflances
la
des caiffes.
inutiles à expliquer, ont fait exagérer pénurie T'ont
je
Pour rendre le Public juge des caufes qui
opérée, de
fuis déterminé à diftinguer Tépoque de ma gellion
me
& en partant de Tétat qu'il a
celle de mon prédécelleur,
fon dernier mémoire, 2 jai
dreffé & de la date indiquée par
&
des
divifé les ccmptes rendus pour les recettes dépenfes deux exertrois caiffes les plus importantes de la Colonic, en entièrement
cices, Tun comprenant les neuf premiers T'autre mois les trois derde Tadminiftration de M. de Marbois,
font
de la mienne, queique
niers qui
plus particuliérement le OStobre; Je ne dois
je ne fois entré en fonSions que M. 27 de Marbois, parti la
pas néanmoins laiffer ignorer que
dans Tintervalle
veille, avoit confommé au Port-au-Prince,
opérations
du I" Oétobre, au jour de fon départ, plufieurs de nature à
effentielles, qui ne m'ont cependant parues étoit utile de conme déterminer à rompre E liaifon qu'il
il laifferver entre mon adminiftration &c l'état dans lequel
foit, au I OStobre, toutes les caiffes de la Colonie. --- Page 20 ---
[8] fucceffeur d'avoir la faIl fera fans doute donné à mon
TédificatisfaStion de continuer les travaux entrepris: -pour &c de
de Juftice au Port-au-Prince,
tion du nouveau palais fontaines
à Saint-Marc,
faire commencer ceux des
la promifes
des droits
à Léoganc & aux Cayes; mais perception été prefd'oéroi fur les nègres & fur les mailons été ayant privé de T'anulle dans tous les départemens , jai
tous les Cique
de faire exécuter les ouvrages dont
vantage
toyens fentent la néceffité.
uer les travaux entrepris: -pour &c de
de Juftice au Port-au-Prince,
tion du nouveau palais fontaines
à Saint-Marc,
faire commencer ceux des
la promifes
des droits
à Léoganc & aux Cayes; mais perception été prefd'oéroi fur les nègres & fur les mailons été ayant privé de T'anulle dans tous les départemens , jai
tous les Cique
de faire exécuter les ouvrages dont
vantage
toyens fentent la néceffité. l'adminiftration de mon prédéceffeur, la
Soit que pendant Colons ait été fondée fur fes principes ou fur
confiance des
mieux, & les débifes talens, les contribuables payoient exa@tement; je demeure
teurs au Roi sacquittoient plus la pénurie des caiffes n'eût
convaincu que s'il fit refté,
n'auroient
les recouvremens
eu lieu.,
du
parceque
E
pas
il en a été autrement: ; à peine chargé
été fufpendus:
à des dépenfes qui ne permettoient
vice > j'ai eu à pourvoir les recettes ont été prefque fupas de remifes ni de délais;
les reffources d'une fébitement arrêtées, & jen'ai point eu
fur d'anciens
vérité falutaire pour opérer des recouvremens dà confommer en fort peu
comptables;j j'ai conféquemment
ou ceux
de temps les fonds lailfés par mon prédéceffeur, dans plufieurs caiffes
qui font reftés fe font trouvés épars
fe prêter
affez cloignées les unes des autres pour Ce ne pouvoir court inftant de
les fecours que le moment exigeoit. jai été foupçonné , mais
gêne a augmenté la défiance; flence aux déclamations de
je n'ai pas tardé à impofer déterminé à rendre tous les Cola malignité : je me fuis
produire TexaSlritude
lons juges des caufes qui pouvoient j'ai contragté & rempli
ou Tincertitude des paiemens 5 tous les mois la fomme des
T'obligation de faire connoitre
fur les droits
recouvremens faits dans chaque efclaves département & le loyer des maiimpofés pour la capitation des
fons s
: Cilai
--- Page 21 ---
& [2] de la majeure partic des
fons, & les recettes dépentes le revenu royal & colonial;
caifles dans lefquelles fe verfent
de tout ce
jai fait plus, jai offert la communication détail chaque article qet
pouvoit conduire à connoitre avec
que les
recettes & dépenfes dont je ne pouvois préfenter mefure avoit
fommaires. J'ai remarqué avec plailir que cette
de faire
produit les effets que j'en attendois; & le premier, la néceflité de s'acientir à chaque contribuable la juftice fous tous les rapports
quitter; ; le fecond, de démontrer fouffrir-Texamen. que
Je continuerai
mon adminiftration pouvoit de
réfultats, & lorfque la maffe
à fournir chaque mois pareils affez confidérable, M. le Gédes fonds libres fera devenue
faire fuivre Texécunéral & moi nous nous concerterons faire pour commencer ceux dont
tion des travaux conmencés, &
mois les fourles projets font arrêtés; deft ainfi que chaque ont des marnifleurs, les entrepreneurs, en un mot ceux qui la fituation des
chés avec le Roi, & intérêt à connoitre Tétat de celle qui devra
fuivre de l'oeil
caifles, pourront
entrepriles ou leurs fournitures, en
les payer,, & réglerleurs d'un paiement plus ou moins prorailon de la peripellive
chain.
encer ceux dont
tion des travaux conmencés, &
mois les fourles projets font arrêtés; deft ainfi que chaque ont des marnifleurs, les entrepreneurs, en un mot ceux qui la fituation des
chés avec le Roi, & intérêt à connoitre Tétat de celle qui devra
fuivre de l'oeil
caifles, pourront
entrepriles ou leurs fournitures, en
les payer,, & réglerleurs d'un paiement plus ou moins prorailon de la peripellive
chain. à donner, ainfi que Ta fait mon préIl me refte maintenant
fur les états qui compolent
déceffeur, quelques explications vais m'efforcer à les don-
& accompagnent ce compte; lailfent je le moins poflible à definer, telles qu'elles ne
que
à même de faire les
rer aux perionnes qui ne feront point du travail & mettent favérifications, & qu'elles épargnent defireront sy livrer. En un
cilement fur la voie celles qui
de finance autant que
mot, je développerai chaque circonferites partie d'un pareil ouvrage,
les bornes, naturellement
pourront me le permettre. B --- Page 22 ---
No. L
GÉNÉ RA L
ÉTAT
DES DETTES ACTIVES
Dec Diversex Caissex
enJavcuo
Se la Colonic9,
89 all 2" Sanvier 1790.
chu zo Novembre 1785
de 1789, quoique ce foit moi qui le préLE compte
effentiellement à Tadminiftration de
fente, appartient trop
fait une loi de ne point
M. de Marbois pour ne m'être pas comptes qu'il a publiés
rompre les liaifons entre les premiers fuis donc parti pour former ce
& celui de Jadite année: je
en y, rappetableau, de Tépoque du IO Novembre 1785, des diverfes
lant la maffe des créances conftatées en faveur faits pendant
cailfes; jai réuni la fomme des recouvremens
années de fon adminiftration ; jai porté
les trois premières
les fommes recouvrées en 1789,
dans une colonne féparée
Texamen de ce tableau,
&c voici les obfervations auxquelles
donnera lieu.
comparé avec celui de Tannée précédente, faits fur les déPendant l'année 1788, les recouvremens la recette des droits
biteurs aux diverfes caifles, y compris
d'oStroi arriérés, fe font élevés à la 78g16atig'4
fomme de
y 2
Se gantsllee
ées en 1789,
dans une colonne féparée
Texamen de ce tableau,
&c voici les obfervations auxquelles
donnera lieu.
comparé avec celui de Tannée précédente, faits fur les déPendant l'année 1788, les recouvremens la recette des droits
biteurs aux diverfes caifles, y compris
d'oStroi arriérés, fe font élevés à la 78g16atig'4
fomme de
y 2
Se gantsllee --- Page 23 ---
Dxl
t s a
783,162 19 4
De Taure part .
n'ont
En 1789, ces recouvremens
13 9
celle de
352,810
produit que
La diférence en faveur de Tannée? 430,352 5 7
1788, elt de .
: 5. il fera facile de prouSur la fomme recouvrée en 1789,
plus de
les derniers mois
entrent pas pour
ver que 3 liv. Ces deux E arithmétiques démontrent
45 à 50,000
ne
le faire de longs raifonfans doute mieux que pourroient & les débiteurs au Roi font
nemens, 2 que les contribuables les inflans ou une adminifration nouaux aguets, & épient la multitude des objets qui embraffent &
velle , affoiblie par
eft en
forte forcée d'oupartagent fon attention, elle quelque les leur rappelle, elle n'en
blierleurs engagemens 5 de ou voir fi naitre de nouveaux combats,
tire d'autre fuir que follicitations, des inftances pour obtenir
des demandes, des enfin des promeffes auffi vaines que
de plus longs leur délais, remet fous les yeux.
celles qu'on
ici avec cette fermeté que tout homme
Je le configne
fur 8 millions de créances acpublic doit à fon caraétère; au I" Janvier de cette antives qui refloient à recouvrer néceffairement des non-valeurs,
née, dans lefquelles il y a de années. Ma correfponmoitié
Tètre dans Fefpace n'ai 4 craint de faire des médance Eart la preuve que je
pas
que les befoins fe
contens 3 jai été d'autant plus néammoins, preffant,, celt à-peu-près vaimanifeftoient plus vivement; jai follicité, fije puis le dire, ceux
nement que jai prié, débets que eftle moins fulceprible d'indulgence.
dont la nature des
avoit confidéré quil feroit peut-énre
Mon prédécelleur la lifte des débiteurs au Roi & aux cailles
utile de publier
que les befoins fe
contens 3 jai été d'autant plus néammoins, preffant,, celt à-peu-près vaimanifeftoient plus vivement; jai follicité, fije puis le dire, ceux
nement que jai prié, débets que eftle moins fulceprible d'indulgence.
dont la nature des
avoit confidéré quil feroit peut-énre
Mon prédécelleur la lifte des débiteurs au Roi & aux cailles
utile de publier --- Page 24 ---
L ]
à fournir un
de la Colonie. Si les circonftances me à forçoient fe reprocher de n'apareil état, combien n'auroient-ils leur cnt été faites, au
aux demandes
hre
voir pas fatisfait Juftice la
exagte? Et combien un parcil tanom de la
plus les caufes de tant d'animofités
bleau n'expliqueroit-il pas
particulièeres P donc ici, auffi long-temps que tiendrai
Je le répète
dans 2 plan que
les rênes de TAdminifitration, je perfifterai des
je me fuis fait de forcer ceux qui ont pris engagemens à
tenir, & d'obliger ceux qui n'en ont pas pris, payer
à les
crois être d'autant plus jufte dans
& à fixer des termes; 20 je la tenois pas, les créanciers du
cette conduite, , que fije ne des établiffemens utiles, me
Roi ou ceux qui demandent vérité, ainfi que je Tai déjà dit, que
repréfenteroient avec
mon indulgence eft une arriérés injuftice. réfultans de la capitation des
Quant aux droits de maifons, je ne diffimule pas comefclaves &c des loyers
de févérité; ; le moindre alte,
bien il m'en coûte de m'armer
eft fouvent
toujours humiliant pour celui qui Sy expole, donc de
coûiteux que le droit en lui-même : jinviterai
mes
plus
les contribuables à Sacquitter, &cjefpère que
nouveau
d'autant plus d'effet, que je puis leur affuinflances auront Général & moi fupplierons de nouveau Sa
rer que M. le
le produit en foit employé à la
Majelté de permettre que
dans les villes dont la
conftruétion de fontaines pabliques,
d'établiffement
population exige impérieufement ce jufte genre qu'il foit, dans les
d'une utilité inappréciable; & quelque
les finances de la
circonftances embaraffées où fe trouvent de Timpôt que
métropole, de ne rien retrancher du produit fans elpoir d'obtenir
la Colonie paye au Roi, je ne dans fuis pas les états de dépenfes à
la permiflion de comprendre,
fa charge, les frais de ces établiffemens.
Ya MAANaSITE
2 2
érieufement ce jufte genre qu'il foit, dans les
d'une utilité inappréciable; & quelque
les finances de la
circonftances embaraffées où fe trouvent de Timpôt que
métropole, de ne rien retrancher du produit fans elpoir d'obtenir
la Colonie paye au Roi, je ne dans fuis pas les états de dépenfes à
la permiflion de comprendre,
fa charge, les frais de ces établiffemens.
Ya MAANaSITE
2 2 --- Page 25 ---
a
E
T
A
T
DES DETTES PASSIVES
2e Diverfec caide 2c la Colonic).
al la chiasge
:
avoit annoncé, dès T'année dernière, le peu
M. de Marbois tableau
ne fervoit qu'àa remettre fous
de néceflité d'un
dette qui
au moment ou il a
les yeux la fomme de la
publique qui a eu lieu penpris le fervice, & Textinétion graduelle fuivi; ila amnoncé
dant les trois premières années confidérée quifont comme n'ayant
que la Colonie pouvoir être
fes réflexions fur ce
ceft
L
de dettes paflives;
d'après un tableau dans lequel un
jai cru pouvoir fupprimer
non fans quelques réRi objet pourroit encore figurer,
ferves.,
bien
s'agit ici des prétentions du Sieur
On fentira
qu'il fuccefleur d'entrer dans quelques déArtau : je dois à mon connoitre dans quel état je laifferai cette
tails qui lui feront
importante affaire.
d'après ce qui a été publié
Le leéteur fe rappèlera,
2 le Sieur KE
M. de Marbois, qu'au IO Novembre 1785; livres, que fa
tau fe préfentoit créancier de 3,141,165 lui-méme Texiftence,
créance C dont il ne foupçonnoit pas ou débiteur, mais
S'il feroit créancier
< puifquil ignoroit
ou en moins ne feroit que d'en-
>> que la différence en plus fa créance, dis-jc, avoit donné
>> viron 100,000 liv. >), que avoient été foumifes à Sa Majefté,
lieu à des oblervations qui il.avoit été payé à cet entreprequ'en attendant fa décifion, --- Page 26 ---
14]
avoit
fomme de
de 1,700,000 livres, qu'il
neur une
des plus
pour en payer une autre
de plus été pris
engagemens effet
les. de 800,000 livres, qui a été en
acquittée pendant
neuf premiers mois de 1789. le 8 Mars de
Les chofes en étoient à ce point, lorique
rendit
Tannée dernière, Sa Majefté etant en fon Confeil, celle-ci:
entr'autres difpofitions, contenoit
un Arrêt, qui,
à de nouveaux toifés defdits ouvra4f qu'il feroit procédé le Sieur de Marbois nommera tel
>> ges, à Teffet de quoi,
fera tenu le Sieur Artau de
lui
2> ingénieur qu'il plaira; autre ingénieur ou expert pour
2> nommer de fon côté un
avec celui défi3> procéder aux opérations Intendant, conjointement & ce dans le délai de
>> gné par le Sieur
de la
du E
5> tre mois, à compter du jour
fignificaticn finon & à faute
>> fent Arrêt à perfonne ou à domicile, ordonne Sa Majefté, que
>> de ce faire dans ledit délai,
choifi par le Sieur
>> lefdits toifés feront faits par Tingénieur
>> Intendant feulement 2).
défi3> procéder aux opérations Intendant, conjointement & ce dans le délai de
>> gné par le Sieur
de la
du E
5> tre mois, à compter du jour
fignificaticn finon & à faute
>> fent Arrêt à perfonne ou à domicile, ordonne Sa Majefté, que
>> de ce faire dans ledit délai,
choifi par le Sieur
>> lefdits toifés feront faits par Tingénieur
>> Intendant feulement 2). Arrêt fort relatives à celle
Les autres difpofitions de cet
ci-deffus. fait
TArrêt & a nommé, conMon prédéceffeur a fignifier
du
formément aux ordres de Sa Majefté, , un officier génie
procéder à de nouveaux toités. pour Telle étoit la fituation de cette affaire lorfqu'il eft parti;
confidéré le délai de T'Arrêt du Confeil comme
n'ayant point
fait
le Sieur Artau d'obéir aux ditfatal, Je n'ai pas preffer & de fon côté il n'a fait aucune dipofitions quil contient, le defir de faire procéder à ces nouligence toifés; qui annonçit il ne m'a fait aucune demande de paiement,
veaux qu'il a bien fenti que je ne pourrois me permettre de TAr
parce
les difpofitions
d'en ordonner aucun qu'au préclable au moins en ce qui le
rêt du Confeil n'euffent été remplies, la rédalion des nouconcerne; ce ne fera donc quaprés
57177 2
NEoaha AX
--- Page 27 ---
1:1
juger s'il eft créancier ou déveaux toilés qu'on pourra
biteur. fuis entré relarivement à cette
Les détails dans lefquels je
d'inftruire mon fucaffaire, outre Tavantage qu'ils auront TAdminiftration n'eft
ceffeur, feront auffi connoitre que
aucunement en retard envers cet entrepreneur. de Marbois a définitivePendant T'année demière, M. auffi,
une autre réclamation bien importante
ment réglé
Clément frères qui fe préfentoient avec des
celle des Sicurs
ils ont été liquidés par
titres de créance bien confidérables;
M.Jauvin, alors Ordonnateur au Cap, 1,:84,253" Buga
à la fomme de. . Mais comme ils avoient reçu pen- 160,000 >> 5>
dant Tadminiftration de M. de Bongars 1,1
Iln'eft refté à leur payer que celle? 124,252 8 9
- 5
de. :
refusérent d'alord de foufcrire à Texécution
Ces créanciers de MM. de Vincent & de Marbois qui ftade T'ordonnance
cette fomme fut en conféquence
tuoit fur leurs prétentions 3
sle départ de ce dernier Adconfignée à leurs rifques: depuis
donné le défiflement
minifirateur. 2 les Sieurs Clément ayant
& cette affaire
de leurs prétentions, ont levé la confignation,
fe trouve ainfi terminée -fans rerour."
à la décharge des
On obfervera que cette créance, viendroit payée accroitre la maffe de
précédentes adminiftrations, Novembre
mais il me pala dette publique au IO
1785;
ulérieure,
inutile d'en faire une mention
roit d'autant plus à croire
ceft la dernière de ce genre,
que je fuis fondé
que fuis
du fervice, il ne
puilque depuis fix mois que je chargé arriérés.
ainfi terminée -fans rerour."
à la décharge des
On obfervera que cette créance, viendroit payée accroitre la maffe de
précédentes adminiftrations, Novembre
mais il me pala dette publique au IO
1785;
ulérieure,
inutile d'en faire une mention
roit d'autant plus à croire
ceft la dernière de ce genre,
que je fuis fondé
que fuis
du fervice, il ne
puilque depuis fix mois que je chargé arriérés. m'a été fait aucune demande d'objets avoit donc de créance
Ainfi au I Janvier 1790, iln'y
--- Page 28 ---
1:61
de la caiffe de la marine , que celle qui pourra
à la charge
des nouveaux toifés du Sieur Arréfulter éventuellement faveur du tréfor royal, réfultante du
tau &c celle en
en 1788 & 1789, PEE
duit des droits additionnels, perçus vient de demander la
verlé dans ladite caiffe. Sa Majefté
Tétat des finanremife de ces perceptions, pour couvrir, le tréfor vu royal a faites
ces du Royaume, les avances que accordées au commerce
pour les primes d'encouragement
& à Tagriculture des Colonies. m'ont déterminé
Je viens d'expofer les confidérations elles qui aménent naturelà fupprimer l'état des dettes paflives, de la marine fous le No,I. lement le tableau du compte
a
No, II,
--- Page 29 ---
GAX 0 a 0. No, IL
C
M P T E
PAR BREF-ÉTAT
DES RECETTES ET DÉPENSES
Delu Caive. De luflaierpol
Pama9789,
DCD-O9HC9HCON9
Voicr cC que difoit mon
réflexions fur le compte de prédéceffeur en terminant fes
(6 Les
cette caiffe. 55 je crains apperçus pour 1789 ne font point fatisfailans, &
que malgré la
55 prépoles, le revenu
vigilance foutenue des différens
9) cédentes; ; au refte, ne retombe au taux des années prétoutes les
5) faites pour que le fervice ne fouffre difpofitions néceffaires iont
55 diminution, & j'efpère même
aucunement de cette
95 ne feront guére moindres à la que fin de les fonds de réferve
5> la fin de 1788 >),
cette année, qu'à
La première partie de cette obfervation
fiée de la manière la plus abfolue &
fe trouve vérifeconde Teût été
la plus exacte, & la
à la téte de
infailliblement, fi M. de Marbois fut refté
anciens comptables TAdminiftrarion, euffent
parceque les verfemens des
tenus
été plus réguliers & mieux
2 qu'is ne l'ont été fous la mienne. fouPour fe convaincre de T'une & de
de comparer le produit des oEtrois l'autre affertion, il fufit
tées en 1788, avec celui de
fur les denrées expor1789. Pendant la première
C --- Page 30 ---
[181
N- S S
il s'eft élevé à
. 6,924,167 19 II
année
feconde, feulement à . 6,353,845 8 2
Pendant la
570,322 II 9
Différence de . des droits d'oftroi pour la capitation des
Le produit
des maifons, seft élevé en 1788
efclaves & le loyer
957.178" goga
à
feulement à
478,532 13 4
En 1789,
12 4
Différence de e
478,645
fur les débiteurs de cette caiffe ont
Les recouvremens
en
.
à . 6,353,845 8 2
Pendant la
570,322 II 9
Différence de . des droits d'oftroi pour la capitation des
Le produit
des maifons, seft élevé en 1788
efclaves & le loyer
957.178" goga
à
feulement à
478,532 13 4
En 1789,
12 4
Différence de e
478,645
fur les débiteurs de cette caiffe ont
Les recouvremens
en
. 1gH4o11111A
produit 1788
15 3
En 1789, feulement :
129,508
16 8
Différence de
99,893
du
de ces trois points de comIl réfulte diminution rapprochement dans la recette de 1789, compaparaifon, une
de plus de I, 148,000
rée à celle de l'année précédente,
de ce
Ton n'a
livres; S'étonnera-t-on d'après cela, ou
laifloit que oilifs
point employé les fonds que M. de Marbois laiffés à fon
dans les cailles, ou de ce que les fonds qu'il a
confommés? ? S'étonnera-ton
départ ayent été promptement
inftant dans les moudes embarras qui fe font fait fentir un
la renvemens de cette caille, fi l'on veut confidérer que
--- Page 31 ---
droits fur les nègres fur les maifons a été entréc des
1ade
fufpendue ? Si enfin On
même temps, & prefque par-tout
à
fixes,
veut obferver que. fur les recouvremens fur les débiteurs époques au Roi,
que M. de Marbois laifloit à faire derniers mois
la modiil n'a été reçu pendant les trois
que
fomme de 16,382 1. 2 L I d. de la
que Une différence auffi confidérable dans le produit
des droits d'oStroi fur les denrées, femble emperception l'idée d'une diminution dans la quantité des produits
porter
de la Colonie ; le tableau en feroit afrécoltés & exportés Colons
& aux circonfAligeant, & je dois aux
conduiront eux-mêmes à faire connoitre
tances, des oblervations qui
moins de droits qu'en
comment en 1789, le Roi a reçu
fait moins de re1788, quoique le cultivateur n'ait pas
venu. il avoit été rendu une Ordonnance qui fixoit
En 1787, intérieures & extérieures des barriques de fules dimenfions
ne
contenir que 16
cre, de manière à ce qu'elles puffent beaucoup de
à 1700 livres. Cette Ordonnance éprouva
fuivie 2
difficultés à Texécution, elle ne fut pas également
des
mais ceux qui ne purent sy conformer les droits 2 produifirent fur le poids
faétures certifiées, & acquittérent
réel de leurs fucres ; c'eft à cette mefure avantageufe faut 9 qui atpar-tout dans la Colonie, qu'il
fut adoptée prefque
des 12 millions de fucre terré &
tribuer une grande de fucre partie brut qu'il y a eu de plus en 1788,
21 millions
déclarés en 1787, en raifon inverle
que fur les produits L'Ordonnance concernant le jeaupendant l'année 1789.
ures certifiées, & acquittérent
réel de leurs fucres ; c'eft à cette mefure avantageufe faut 9 qui atpar-tout dans la Colonie, qu'il
fut adoptée prefque
des 12 millions de fucre terré &
tribuer une grande de fucre partie brut qu'il y a eu de plus en 1788,
21 millions
déclarés en 1787, en raifon inverle
que fur les produits L'Ordonnance concernant le jeaupendant l'année 1789. été perdue de vue, par-tout ailgeage des barriques ayant
l'on avoit fubftileurs qu'au Cap, ainfi que Tufage que
y
celui de
tué de fournir des faétures certifiées, On reprit le
de
déclarer
barrique de fucre que pour poids
ne
chaque dansle fait elle pesit 1900 à 2000
Ijoo livres, quoique
--- Page 32 ---
[ 20 1
la diminution
livres. Ceft à cette caufe quil faut tandis imputer qu'elle n'eft que
réelle dans le produit de Timpôt, des
5 & en effet,
fieive dans le réfultat effeétif exportations; influé d'une manière bien
fi ce que jindique ny avoit pas croire
ait été fait en
formelle, feroit - il poflible de
qu'il
millions de fucre terré de moins qu'en 1788,
1789, 23
de fucre brut n'ont été qu'imtandis que les exportations
pendant ladite année;
percepciblement plus confidérables ait que été, comme je le penfe,
ou filon veut fc perfuader il qu'il faut conclure que les étrangers
fait plus de fucre brut,
en fraude des droits,
en ont emporté une grande quantité unimportant avan-
& qu'ilsfet font, de cettemanière, procuré
tage fur le commerce de d'autres la métropole. détails fur le compte des
Je n'entrerai point de dans la caiffe de la marine, je ne pourrecettes & dépenfes
dont font émargés la plurois que répéter les oblervations
feroient plus frappanpart des arricles ; il m'a paru qu'elles
donne lieu, mais
tes en les lifant à côté de Tobjet qui y fommaire renvoie
je dirai pour la dernière fois, que à des chaque regiftres, des bordeà des documens particuliers,
fera donnée aux
reaux, des états, dont la communication avec confiance
perfonnes qui le defireront, & j'affurerai foit avec ceux de
qu'auicun article ne fait double emploi,
foit avec ceux des autres comptabilités. la même caiffe,
ce tableau, d'une maJ'aurois defiré faire connoitre par de chaque départenière diftinête & féparée, 3 les dépenfes morcelé le
& je me
ment; mais cette forme auroit
travail,
borné à le faire éxécuter pour répondre
fuis en conféquence manifefté les habitans de la partie du Nord. au voeu qu'ont
En voici le réfaltat. les tréforiers particuliers du Cap
Les recettes faites par
des oétrois du Fort-Dau-
& du Mole, & par les receveurs la partie des oftrois & de
phin & du Port-de-Paix, pour
D
celé le
& je me
ment; mais cette forme auroit
travail,
borné à le faire éxécuter pour répondre
fuis en conféquence manifefté les habitans de la partie du Nord. au voeu qu'ont
En voici le réfaltat. les tréforiers particuliers du Cap
Les recettes faites par
des oétrois du Fort-Dau-
& du Mole, & par les receveurs la partie des oftrois & de
phin & du Port-de-Paix, pour
D --- Page 33 ---
Lx)
#f J S
d'Occident s'élèvent à . . 2,748,157 4 9
domaine
déLa contribution de ces mêmes
partemens , dans les articles de recette
extraordinaire, y compris les rembourfemens des avances & des acomptes, fe 1,423,072 I 3
monte à
4,171,229 6 >
Les dépenfes réelles de ces départemens,
dis celles acquittées par ces
2 je tréforiers & receveurs, préfenmêmes tent une mafle de 4,8 847,302 4 II
à quoi ajoutant la
fomme payée par
le tréforier princi5,647,302 4 II
pal,
acquitter
les htnead de change acceptées au
ArprofirduSieur
800,000 >> >>)
tau
non-feulement les fonds
d'où il réfulte fans réplique, que
été confommés
du Nord n'ont point
de
de la dépendance
mais qu'ils ont été infuffifans
par les deux autres, d.
1,476,0721 1. 18 LIT
néanmoins de déduire
Sur laquelle fomme il convient le montant des décelle d'environ 470,000 livres, Nord pour les bâtimens de la
penfes faites dans la parie du fe rembourfe par
en lettres de
ftation, dont le tréforier principal caille
des vivres
change fur le tréfor royal, ou la
générale
que la
de la marine 3 il reftera toujours démontré en déinitif,
--- Page 34 ---
[ 22 1
du Nord aura confommé plus d'un million des fonds
partic
des deux autres parties.
bien
à ceux
Sans doute ce réfultat paroitra
furprenant les tréforiers
qui ont confidéré les paflages des fonds entre
ruineux
cette dépendance, tandis que c'eft au
comme le pour qui a fervi à alimenter la caiffe du
contraire
moyen
Cap. il me refte maintenant à dire, que malgré la pénurie mofe manifefter dans la caifle de la mamentanée qui a paru
journellerine, malgré les avances confidérables qu'exigent dont le remment la fation des bâtimens de Sa Majefté,
bourfement devient chaque jour auffi plus difficile, malgré
enfin la prefque nullité des recouvremens fur les débiteurs
au Roi; au moment où je publie ce compte, aucune dépenfe liquide à la charge de cette cailfe n'eft arriérée, auaucun
ni fourniffeur
cune n'eft en fouffrance 2
entrepreneur raifon de
ne peut dire quillui foit di, pour
fournitures les tratravaux ou entreprifes de quelque genre que ce foit;
vaux de Tembranchement, au chemin de communication en-
& la
rivière des Gonaives, ont été foldés
tre la grande
petite mois de cette année.
pendant les trois premiers des vérités
tendent à prouver les cauMais en difant
qui
fes des embarras qui ont accompagné mon adminiftration, trouvées.
je ne dois pas laiffer ignorer les reffources que jai de la LouiOn fe rappelle qu'en Mars 1788, la Colonie
&
fiane avoit éprouvé les ravages d'un affreux incendie,
les Adminiftrateurs de Saint-Domingue s'emprefserent
que
(1) On ne confidérera pas ftrement comme une dette, Ou des ce fournitures qui peut faites être
dii pour des travaux exécutés dans l'annéc courante, non confommés à l'époque
dans le mois, ou pendant le précédent; font 2 les toujours fonds un gage fuffifant pour ces
des derniers jours de chaque mois,
fortes de dépenfes,
- 22
-
endie,
les Adminiftrateurs de Saint-Domingue s'emprefserent
que
(1) On ne confidérera pas ftrement comme une dette, Ou des ce fournitures qui peut faites être
dii pour des travaux exécutés dans l'annéc courante, non confommés à l'époque
dans le mois, ou pendant le précédent; font 2 les toujours fonds un gage fuffifant pour ces
des derniers jours de chaque mois,
fortes de dépenfes,
- 22
- --- Page 35 ---
exigérent des avandy envoyer des fecours; ces fecours
Colonic étoit reftée à découvert, jufqu'au
ces, dont cette Marbois autorifa le tréforier principal à
moment où M. de fomme de
1. 3 I I d. en
fe rembourfer de la
241,784 du tréfor royal au
délivrant des traites fur TAdminiftrateur devoit lui-même en recedépartement de la marine 2 qui
ces traites ont eu
voir la valeur de la Cour de Madrid; article de recette
lieu, le montant en eft porté demeurées au dernier fans cffet, parcede cette caifle, mais elles font dont M. de Marbois rendoit
qu'entre le temps de T'opération 8c de fa réponfe, il reçut avis que la
compte au Miniftre donné des ordres à la Havanne de
Cour d'Eipagne avoit
à Saint-Domingue; ; ces
faire ce rembourfement en efpèces de Février de cette
ordres ont été exécutés, & au mois
de
année, M. le Général voulut bien expédier un batiment
alla chercher à Saint-Domingue la fomme qui
la fation, qui
Cette fomme fera pordevoit confiruer ce rembourfement. de l'année courante,
tée en recette extraordinaire au compte
pour ne point
& je n'anricipe fur Tinftant d'en caché parler, les que reflources que les
m'expofer au reproche d'avoir &
j'ai fait fervir au paiecirconftances m'ont fournies, que
ment de tous les objets dûs & exigibles. de
dans les
M. de Marbois, dans fon compte 1788,8 le progrès que
inftruétions qu'il a laiflées, a fait connoitre des comptes
l'on failoit dans la rédagion & la vérification
je ne
arriérés de l'exercice de l'ancien tréforier donner principal; des éloges au
pourrois parler de ce travail, quepour eft
le compte
zèle & à Tativité de T'officier qui en chargé; les dépenles
de 1783,le plus confidérable de tous,
d'être arrété;
toutes foldées,
Emaird
de la guerre ontété prefque de
& 1785, qui donneil ne refte plus que ceux
1784 Le débet du compte de
ront beaucoup moins de peine. 1783,sdève à la fomme de e
Jhofj.ajorisroh
--- Page 36 ---
[41
Le Publica connu par un mémoire,
pulbliép parles exiousun-tetementines
de cet ancien tréforier, 9 la majeure à la
partic des reprifes qui viendront du
f U S
décharge de ce débet, &c celui
TO
compte de 1787, qui eft de : . : 4618,6,8 Sieur Volant dont 3 mon
Le compte de 1788, rendu par le eft également vérifié &
prédéceleur a fait de juftes éloges, arrété, & Teût été plurédigé; il pourra être inceffamment
de cet important
tôt, fi la maladie de M.
partic des reprifes qui viendront du
f U S
décharge de ce débet, &c celui
TO
compte de 1787, qui eft de : . : 4618,6,8 Sieur Volant dont 3 mon
Le compte de 1788, rendu par le eft également vérifié &
prédéceleur a fait de juftes éloges, arrété, & Teût été plurédigé; il pourra être inceffamment
de cet important
tôt, fi la maladie de M. Dezert, charge cclui de 1789,
détail, n'en eût fufpendu la rédaétion. Quantàc lêtre dans Tannée
à la charge du tréforier agtuel, il pourra
qu'exige nécourante; mais le temps & la circonfpeélion
ceffairement un travail dun figrand intérêt, ne Sieur permettentp Bizouard tpas
de répondre à Tempreffement avec lequel fa le
; cet emseft porté à produire les pièces de comptablité & démontre
prefement fait feul la preuve de fon exa@itude, être trop tôt connue. qu'il: ne craint pas que fa fituation la puiffe fatisfaStion de reconnoiJe laifferai à mon fucceffeur a d'avoir à traiter avec
tre tous les avantages qu'il
la furveillance ; il
des
qui ne
point
.852
comptables
combien il eft important pour le bon
reconnoitra avec moi,
des
que des
ordre des finances, de ne charger leur comptablins & le genre
perfonnes qui par leur éducation,
aptitude Tenfemble
de leurs occupations ont appris Thomme à en connoitre fur lequel repofe
& les détails, 8 je dirai avec
ceft dans les bureaux
la confiance de tout le royaume, que
doit fe former la,
& fous les yeux de TAdminiftration devenir que les
des
pépinière des fujets deftinés à
dépofitaires
deniers publics. SR
No. IIL
y
yhire
--- Page 37 ---
No, IIL
C O M P T E
DESRECETTES ET DÉPENSES
De las Caise gaduls). Janvier 1789, il reftoit dû à eette caiffe,
Au premier débiteurs, plus de I, 500 mille livres; fur cette
par fomme d'anciens il n'a été reçu dans tout le courant de T'année,
celle de 145,105 1. I5 L 2. d. ceftà-dire, moins d'un
que dixième de la fomme due, ainfi qu'on peut le voir par
les articles 4 & 5 portés en recette au compte de cette
caiffe. Cette maffe de dettes aStives s'eft encore accrue par doles débets de quelques comptes des vacances & &c droits les
maniaux appurés pendant le courant de T'année, par
arrérages des fermes de bacs & de poftes. D'après Tétat figné par mon prédécelleur, il ne fomme reftoit
dans cette caifle au 1 Oétobre qu'une confommée, modique puif
de 38,493 1. IO £ 6 d.
Cette maffe de dettes aStives s'eft encore accrue par doles débets de quelques comptes des vacances & &c droits les
maniaux appurés pendant le courant de T'année, par
arrérages des fermes de bacs & de poftes. D'après Tétat figné par mon prédécelleur, il ne fomme reftoit
dans cette caifle au 1 Oétobre qu'une confommée, modique puif
de 38,493 1. IO £ 6 d. elle fut bientôt
&
que les dépenfes fixes pour émolumens, appointemens livres. gages, s'élévent chaque mois à 12 ou 13,000 caiffe du
&c
Les circonftances qui ont privé cette
établi prix fur la
des arrérages échus
le fermage du bac de la nullité de
rivière du haut du
ont été le fignal
Em
& il
que fes débiteurs ont penfé,
fes autres recettes,
paroit
d'une partie
puifque cette caiffe ie trouvoit dépouillée
que
D
--- Page 38 ---
a
il
en leur faveur quelde fon revenu fixe, pouroit
Lsfleuer
révolutions, dont le moindre effet feroit de faire ouques blier leurs engagemens; ; la fuite n'a que trop.p prouvé que
tous ont conçu cet efpoir; fi l'on ajoute à cette
prefque prefquabfolue de recettes ordinaires & extraorprivation
de dépenfes (1) réfulrantes de
dinaires 9 un accroiffement dans la Colonie, on fera peut-être
tout ce qui fe paffoit
dans laquelle cette caifle
moins étonné de Timpoftibilité à toutes les ordonnances
s'eft trouvée, de faire honneur
délivrer. que je n'ai pu me difpenfer de faire toujours les fuites du
La misère & les délits font prefque
les
défordre; jamais les dépenfes dhopitaux., pour pauvres, les frais
n'ont été aulfi fortes que depuis fix mois ; jamais enfin les frais
de geole n'ont été auffi confidérables, jamais criminelles, n'ont
de conduite, de capture 2 de procédures département 2 les
été auffi mulripliés; dans prefqu'aucun n'ont fuffi à leurs dépenfes,
recettes des caifles domaniales la caiffe générale, enforte
il a fallu les faire fecourir par
il refte déqu'en définitif, recevant moins & payant foutenir plus., le fervice ;
montré qu'elle ne pouvoit long-temips
c'eft en effet ce qui eft arrivé. le moment de crife
Dans la confiance où jétois, que fis prêter du fecours à
ne feroit pas de longue durée, je
caifle
celle de la marine, dont je ne pouvois pas
cette
par
ces fecours éteignirent quelques créanprévoir les embarras; retarder les murmures & les cris;
ces, mais ne frent que fait
ne rien laiffer en fouf-
& ceft après avoir tout
pour des
d'acompte
france , pour obtenir fans rigueur entendu paiemens des créanciers
de la part des débiteurs, que jai
(1) Les frais de voyages & de minutes vacations des Greffes alloués à de plufieurs diverfes Jurifdic- officiers
du Confeil, pour la vérification extraordinaire des pour cette caiffe, qui n'apu encore
tions, ont été une charge
les folder entièrement.
que fait
ne rien laiffer en fouf-
& ceft après avoir tout
pour des
d'acompte
france , pour obtenir fans rigueur entendu paiemens des créanciers
de la part des débiteurs, que jai
(1) Les frais de voyages & de minutes vacations des Greffes alloués à de plufieurs diverfes Jurifdic- officiers
du Confeil, pour la vérification extraordinaire des pour cette caiffe, qui n'apu encore
tions, ont été une charge
les folder entièrement. --- Page 39 ---
11 de
de violarépandre dans le public des propos d'autres fpolintions, difcours de ce genrc.
tions de dépôts, & beaucoup fucceflions ou héritiers qui fe (ont
Quelques créanciers de
ont élevé un
trouvés ou fe trouvent encore en fouffrance, faveur à leurs réclamadonner de la
fyitème nouveau pour
la caifle générale étoit une
tions; ils ont prétendu que les fonds de fucceflions devoient
caille de dépôt, ou tous
faire face aux réclafe trouver pendant trente ans, pour des créanciers; ils ont
mations éventuelles des héritiers ou
à TAdminiftrateur
quil n'avoit pas dû être permis
prétendu
d'en dilpofer.
confirutionnels de
Il faut bien peu connoitre les principes élever une pareille
cette partie du revenu colonial, 9 pour ceft en vertu du droit
prétention : peur-on ignorer que les débets des fucceffions
éventuel de la déshérence, 1 que
Sa Majefté s'eft
font verfés dans la caille genérale; or, quand faveur de la Codéfifté de ce droit réel ou éventuel en
les fonds qui en proviendroiott,
lonie, étoit-ce pour que inurilement dans une caiffe pendant
demeuraffent enievelis
en faire la réclamad'années
a accordées pour
autant
qu'elle attendre une demande plus qu'incertion : Éroit-ce pour y
eût été adopté 2 quels reproches
taine P Si un pareil fyftème
la ville du Portà TAdminiftrateur (),8
des
ne feroit-on pas
de Tavantage d'avoir aujourdhui la
au-Prince jouiroit-elle vainement pendant quinze ans :
fontaines qu'elle a defirées falubrité d'une ville populeufe peutfanté des citoyens, la
la fouffrance momentanée,
clle entrer en comparailon avec de paiemens, d'une réclamation
réfultante de la fulpenfion d'une faveur?
quinit fcuvent que l'effet
En voici des exemples frappans.
création de cette caiffe, ni TÉdit de de 1781, con-
(1) Ni Y'Ordonnance portant vacantes, 2 ni aucune autre Loi, ne preferit
concernant les fucceflions
vacantcs comme des objets de dépôt.
fidérer les fonds des fucceffions
2 -
paiemens, d'une réclamation
réfultante de la fulpenfion d'une faveur?
quinit fcuvent que l'effet
En voici des exemples frappans.
création de cette caiffe, ni TÉdit de de 1781, con-
(1) Ni Y'Ordonnance portant vacantes, 2 ni aucune autre Loi, ne preferit
concernant les fucceflions
vacantcs comme des objets de dépôt.
fidérer les fonds des fucceffions
2 - --- Page 40 ---
[281
Il eft échu, il a plus de treize ans, une fucceffion
dévolue au Roi à Tan d'aubaine ; le débet en a été verfé
dans la caiffe générale, une partie des héritiers a obtenue
de la munificence de Sa Majefté un brevet de don du produit de cette fucceflion ; on fe préfente avec ce titre enreordonne en conféquence la délivrance;
giftré au Confeil,j'en
vole chez le receveur, il eft
le porteur de mon ordonnance
croire
cette
étonné de n'être point payé, & paroit
que
fomme devoit fe trouver dans la caille,ptilqu'elle Ta reçue
lya tant d'années; il ne feroit pas éloigné de confidérer, fi
comme une violation de dépôt, Temploi d'une fomme
bien acquife à Sa Majefté & dévolue a la Colonie
T'effet
a bien voulu en
à fon
atec
de l'abandon que le Souverain
profit; d'autres fe préfentent avec des titres qui prouvent que
les fucceflions ont été gérées par des curateurs, mais quel
l'on ait à leur démontrer que ces mêmes
qu'attention n'ont que verfé leurs débets dans la caifle générale,
curateurs ni
en obtenir le paiement, nl
ils ne font
preffans pour
AEa
moins mécontens déprouver des retards (1)-
Il me refte maintenant à prouver que mon prédéceffeur éventueln'a pas été imprévoyant pour les réclamations
les; en effet, à fon départ il laiffoit à-peu-près 200, 000
livres d'arrérages de fermes dont il ne pouvoit prévoir que
feroit fiufpendu; il laiffoit de plus une fomme
le paiement confidérable à recouvrer fur des débiteurs dont queltrèsdes
à termes fixes, mais
ques-uns avoient pris
engagemens
& méme à des
dont la tenacité a réfifté à mes invitations,
menaces fuivies de quelques aêtes de rigueur.
Dans la fituation difficile où fe trouve cette caiffe, par
(1) Cette caiffe n'éprouveroit pas d'embarras, fi elle n'avoit verfés toujours les cura- payé
que les fucceffions dont les fonds avoient été réellement ordonnés, quoiquil par ait été
teurs; mais il y a eu plufieurs refloient rembourfemens débiteurs des reliquats de leurs comptes.
prouvé que les curateurs
- Th
-
P
êtes de rigueur.
Dans la fituation difficile où fe trouve cette caiffe, par
(1) Cette caiffe n'éprouveroit pas d'embarras, fi elle n'avoit verfés toujours les cura- payé
que les fucceffions dont les fonds avoient été réellement ordonnés, quoiquil par ait été
teurs; mais il y a eu plufieurs refloient rembourfemens débiteurs des reliquats de leurs comptes.
prouvé que les curateurs
- Th
-
P --- Page 41 ---
bien déterminé à ne lui
les raifons que je viens
marine dont
la)
faire faire aucun nouveau prét par la caifle de la
dois refpeéter les
& les dépenfes, puifqu'elles
à
engagemens de niveau avec les recettes, jai cru ne
& tiennent peine
de
pouvoir prendre un parti plus conforme aux les principes créanciers
Juflice & d'impartialité,
je dois à tous
de déterminer qui'ils
à
titre
ce
(1), que
lelec
quelque
fuivant Y'ordre des dates de Tenferont payés
en
aeLS
regiftrement de leurs ordonnances, fans exception feule ni privi- réfaveur de
que ce foit, & fous la
vilége en
qui affeétds fur cette caiffe; cette forme
ferve des appointemens eft certaine dans fes effèets, & m'a paru préde liquidation
d'acomptes, qu'on pourroit croire
férable à des paiemens
foit de la
arbitraires , foit de la part de TAdminifration,
part du comptable. les détails dans lefquels je viens d'entrer
Je defire que
dérerminent les débiteurs
fur les embarras de cette caiffe, fituation
les conà être plus exaats, & que cette
puiffe leurs convaincre que les jouiffances quils fe procurent par envers ceux
tinuelles évalions font réellement des injuftices
attendent leurs paiemens., & je ne doute point que
qui
données, le Public ne demeure pé
d'aprés les explications
toutes les fois qu'un Adminif
nétré de cette vérité 2 que les fonds reçus ont été employés
trateur peut prouver que
à des dépenfes jufteconformément à leurs deflinations 2 le voeu & les befoins
ment ordonnées & indiquées par
des Citoyens, il doit être exempt de reproches. à dire à TéJe ne terminerai pas néanmoins ce que jai
de la caifle générale, fans faire connoitre mon opinion
gard
(1) 11 n'eft pas inutile de faire obferver que livres, toutes & les qui créances feroient arriérées bientôt
de cette caifle ne s'élèvent pas à plus lieu. de 83,000
payées f les recouvremens avoient
*
>>
indiquées par
des Citoyens, il doit être exempt de reproches. à dire à TéJe ne terminerai pas néanmoins ce que jai
de la caifle générale, fans faire connoitre mon opinion
gard
(1) 11 n'eft pas inutile de faire obferver que livres, toutes & les qui créances feroient arriérées bientôt
de cette caifle ne s'élèvent pas à plus lieu. de 83,000
payées f les recouvremens avoient
*
>> --- Page 42 ---
L3oi
il convient d'employer
fur la circonfpeétion avec fucceffions laquelle
par les curateurs
les fonds provenans des
feroit de gérées Juftice que les fonds
aux vacances; ; je crois qu'il déformais rendu compte en cOndes fucceffions, dont il fera demeuraffient réellement en déformité de TÉdit de 1781,
années à compter de
pôr dans cette caifle pendant trois les 7 héritiers ou les
la date du compte appuré, afin vainement; que
je dis plus, &
créanciers ne fe préfentent pas
étoient également sûrs
je crois que fi tous les comptables mieux aux intérêts des
& exa@ts, il conviendroit peut-être les fonds reftaffent en leurs
héritiers & des créanciers que lefquelles ils feroient temains pendant trois années, final après & défiritif de chaque fucnus de rendre un compte trois années, la préfomption de la
ceffion; mais après ces
les fonds de ces fucceffions
déshérence devient fi forte, que
permet à
de domanialité qui
prennent alors un caraétère
au profit de la Colonie,
Adminiftration de les employer confifcations, & autres
comme ceux d'aubaines, d'épaves, lui a fait T'abandon. Je n'en
de ce genre, dont Sa Majelté les bornes naturelles de
dirai pas d'avantage à cet égard, d'indiquer les modifications
cet hx rit ne me permettent pas être fiulceptible.
dont TÉdit de 1781 pourroit
permet à
de domanialité qui
prennent alors un caraétère
au profit de la Colonie,
Adminiftration de les employer confifcations, & autres
comme ceux d'aubaines, d'épaves, lui a fait T'abandon. Je n'en
de ce genre, dont Sa Majelté les bornes naturelles de
dirai pas d'avantage à cet égard, d'indiquer les modifications
cet hx rit ne me permettent pas être fiulceptible.
dont TÉdit de 1781 pourroit --- Page 43 ---
No, IV.
C
M P T E
C A I 1 : 3 S E
D E LA
ODee Pbectée.
LE Tableau des recettes &c dépenfès de cette caiffe, dont
donnera lieu à plufieurs obfervations importantes,
fe fera naturellement aux circonftances.
Tapplication Voici celui de tous les affranchiffemens payés depuis
quatre ans.
# 6 3v
365 affranchiffemens ont donné .
523,425 > >>
(en 1786,
> >>
O 1 J en 1787, 273 * . idem :
547,89: 463,025 IO *
A en 1788, 297 : . idem .
465,216 > >
A en 1789, 256 : . idem -
que le nombre des afOn voit par ce rapprochement tres-femfiblement; ce réfultat, confranchifiemens a diminué
de la Colonie, a été obforme aux principes conffituticnels
que lélévation
tenu fans efforts & fans autres difpofitions le
de cette
de la taxe; on voit d'un autre côté confacré produit à des dépentaxe, dont je ne ferai pas Tapologie, fe payer fans augfes d'utilité générale, qui ne pourroient ; ceft fans doute
mentation de charge fur les contribuables;
--- Page 44 ---
L 1
d'incchérence qu'il
corriger autant qu'il eft poflible Tefpice & le don de la liberté.
y a entre la taxe de Tafranchiflement qui m'ont précédé
On a reproché aux Adminiftrateurs dans Texercice de cette taxe 3 je
d'avoir mis de T'arbitraire
mérité ce reproche, mais il
fuis convaincu quiis n'ont pas
de plufieurs mois,
m'eft facile de fentir par une expérience des oblceffions leur ardes confidérations particulières,
&
que
des exceptions aux règles générales,
rachent quelquefois
le caraétère le plus ferme eft obligé
quil en eft de telles, que faveur à cet égard doit d'autant moins
de Aéchir; mais toute faut obrenir le concours des deux
paroitre fulpeête, qu'il
doit être
à perfonne de
Adminiftrateurs, & il ne
permis de la fource
leurs bienfaits ne partent point
foupçonner que
aa plus pure. Nord
avoir mis un intérêt particulier
La partie du
paroit
faites à fon profit fur
à connoitre le montant des dépenfes
inexafls,
le revenu de cette caiffe; d'après des renfeignemens contribuoit pour moitié
On s'étoit perfuadé que cette partie ; Tattention que jai eu
dans le produit des affranchillemens:
fe trouve
de faire connoitre pour combien cette dépendance mettra à médans chaque fommaire de dépenfe,
de
employée
réellement cette caiffe a payé plus
me, de conftater que c'eft-à-dire, plus de 66,000 livres au delà
266,000 livres,
follicités par fes habitans 5
du produit des affranchiffemens du même genre fervir ont
ce réfultat & quelques autres
contre la précipitafans doute à mettre le Public en garde
des Adminif
on
les opérations
tion avec laquelle prejuge
trateurs.
avoit fait préter à cette caifle, à diMon prédécefleur
la mettre à même
verfes époques de T'annéc 1789, pour fomme de 169,000 lide faire face à fes dépenfes, une fond de
liv.
vres; il y, laiffa au r O8obre un & le fuivant 35,566 que fe
1of1o d. ce fut pendant ce mois
liquiderent
Adminif
on
les opérations
tion avec laquelle prejuge
trateurs.
avoit fait préter à cette caifle, à diMon prédécefleur
la mettre à même
verfes époques de T'annéc 1789, pour fomme de 169,000 lide faire face à fes dépenfes, une fond de
liv.
vres; il y, laiffa au r O8obre un & le fuivant 35,566 que fe
1of1o d. ce fut pendant ce mois
liquiderent --- Page 45 ---
fortes E3l à fa charge , en forte
liquidèrent les plus
dépenles faire rembourler les prêts
que non-feulement je ne pus fus obligé d'en faire faire
qui lui avoient été faits, , mais je de
nouveaux juiqu'à la concurrence
Ihtesliotsd
de
les recettes ayant été fupérieures aux
mais en Décembre,
de remettre à celle de la
dépenfes, cette caiffe fut en état fait
& un léger à
tout ce que je lui avois préter,,
marine 1
ordonné
M. de Marbois : pendant le
compte fur celui
mois par de cette année il a été fait
courant des trois premiers
où jécris la créance
d'autres rembourlemens, & au moment fe trouve réduite à
de la caifle de la marine, à fa charge,
fuceffivement
1. 13 f 6 d. Je veillerai à ce que ordonnées
147,680 fans laiffer en fouffrance les dépenfes
elle s'étcigne
aura des fonds libres,
& liquidées, & dès Tinftant qu'elle fommes d'accord de faire
M. le Comte de Peinier & moi intéreffans du nouveau
reprendre & terminer les travaux
de MM. chemin de Jacmel, ordonnés fous Tadminiftration mon préde Belcombe & de Bongars, recommandés a doublement
décefleur 2 & dont T'importance d'ailleurs pour la facilité
fentie fous les rapports de fureté publique, d'utilité particudes communications en temps de guerre & 2 enfin pour ne
lière pour le quartier qu'il traverle, de
liv. Os
rendre vaine une dépenfe de plus
300,000
pour cet objet depuis quatre ans. être agréable à tous les CoJai confidéré qu'il pourroir
de la ville du Portlons, & particulierement aux Citoyens l'ordre & l'éconoau-Prince, 2 de connoitre ce que péuvent intérêt, & de favoir ce
mie dans des travaux du plus grand Tadminiftration de mon
qu'ont coûté ceux exécutés pendant ville trois fontaines (1),
prédéceffeur, pour procurer à cette
L'eau de ces fontaines eft conduite par un canal à partir en maconnerie, de la prife COu- jufvert (1). & voûté, ayant 2,096 attenant toifes de à dévelc la promenade ppement. 1 publique. qu'au baflin de diftribution
E
--- Page 46 ---
134 1
une aiguade & un
deux lavoirs, une promenade publique, la commodité d'abreuver
abreuvoir fait non-leulement fous le pour de vue bien plus important
les animaux, mais
point d'eau, dont Tutilité deviendroit
de fe procurer un réfervoir
inappréciable dans un cas d'incendie.
enant toifes de à dévelc la promenade ppement. 1 publique. qu'au baflin de diftribution
E
--- Page 46 ---
134 1
une aiguade & un
deux lavoirs, une promenade publique, la commodité d'abreuver
abreuvoir fait non-leulement fous le pour de vue bien plus important
les animaux, mais
point d'eau, dont Tutilité deviendroit
de fe procurer un réfervoir
inappréciable dans un cas d'incendie. Iréfualte de Tétat général fourni par M. Sorel, ingénieur
chargé de la conduite de ces travaux, que main-d'oeuvre, tous les objets
tuyaux en fer & autres matériaux, compris les années 1787,
ci-deffus indiqués, n'ont coûté pendant de
1. 2 f8 d. 1788 & 1789, que la fomme 770,394 néanmoins n'ont
les journées de nègres, qui
en calculant
des caiffes,
ont été fournies
Tac fortir d'argent
puifqu'elles
TAdpas l'atelier du Roi. Il eft fans doute agréable pour
par miniftration, de fe repréfenter que les circonftances ont
d'établiffemens précieux à une
permis de procurer beaucoup à plus de moitié moins de
ville comme le Poreau-Prince, donner une feule fontaine au Fortce qu'il en a coûté pour
Dauphin. des débiteurs de cette caiffe, je ferois
Je ne parle pas il n'a rien été payé dans tout le couforcé de me répéter,
ont été pris & doivent
rant de 1790; quelques engagemens le
de 1790 fera
écheoir pendant T'année courante ; compte eft
pour
connoitre s'ils ont été exécutés: ce qui tranquilifant trèsceft que cette caile n'a pas ou que
mon fucceffeur, arriérécs, elle n'a proprement pour créanpeu de dépenfes
cière que la caiffe de la marine.
n'a rien été payé dans tout le couforcé de me répéter,
ont été pris & doivent
rant de 1790; quelques engagemens le
de 1790 fera
écheoir pendant T'année courante ; compte eft
pour
connoitre s'ils ont été exécutés: ce qui tranquilifant trèsceft que cette caile n'a pas ou que
mon fucceffeur, arriérécs, elle n'a proprement pour créanpeu de dépenfes
cière que la caiffe de la marine. A --- Page 47 ---
SNE 4e
No. V.
C A I 5 S S
DES DROITS DOMANIAUX,
chabeinses
elmonee, Cpances
&9
Confifatioue
F2
Diliona,
De Qeuxo ypour cem9.
caiffes eft
de diverfes parties
LE revenu de ces
compofé
mais qui font
qui paroiffent étrangéres les unes aux autres, de domanialité;
véritablement communes fous les leur lieux rapport où il y a des Jurifdicelles font établies dans tous
jamais
leurs recettes varient & ne fuffifent prefque
tions:
font affignées.
aux dépenfès qui y
toral des perceptions de ces caiffes,
En 1789, le montant JurifdiStions de la Codans toutes les
e 808,;64" 6u,a
lonie, s'eft élevé à -
faits
Sur quoi déduilant les verfemens
la caiffe générale 2 pour les mettre
8 5>
par même de faire face à leurs dépenfes 75,472
à
18 7
Elles fc réduifent à
732,891
livres de moins que Tannée
cefca-dire, environ 43,000
précédente.
--- Page 48 ---
36 -
En confidérant maintenant chaque partie féparée de ces
ce tableau donnera occalion de remarquer que'la
recettes, 2 des
a été bien plus forte qu'en 1788, &c
recette
épaves
I'ont été auffi dans une proportion
que les rembourfemens
de douter que le
a-peu-près égale ; ce qui ne permet pas
de
de faire vendre les épaves avec plus
régime adopté, faifoit
ne foit infiniment
célérité qu'on ne le
précédemment, recouvrent le
avantageux aux propriétaires, qui au moins
de leurs efclaves, 2 ou de leurs animaux avant qu'un
prix long féjour dans les geoles ne les ait dépréciés, ou
trop n'en ait abforbé la valeur.
dès Tinftant
Mon prédécefleur avoit manifefté, 2
qu'il
a connu la nature du revenu fifcal réfultant des bàtardifes,
combien il defiroit que des Lois plus conformes aux moeurs
de la Colonie le réduifent à tout ce qui ne poura pas .
droits
de la nature & du fang;
nuire aux
impreferiptibles lui & tous les Colons, & je fuis certain
je fais ce voeu avec
à TAffemblée nationale.
qu'il ne fera pas vainement chole préfenté amener une grande diUn nouvel ordre de
peut
minution dans le produit des amendes acquifes au Roi pour
raifon de fol appel ; il faut convenir que îi d'un côté il peut
être jufte de punir le jufticiable qui appelle mal à propos doit
de
inftance, d'un autre côté,il
d'un jugement révoltant première
celui qui a des griefs fondés
paroitre dur &
que obtenir Juftice des
fupépour en appeler, ne puiffe
Juges enrieurs qu'en confignant une fomme dont l'avance ajoute le
à fes embarras. S'il paroiffoit néceffaire 2 comme je
core de
la facilité des appels, ne devroit-ce pas
crois,
réprimer amende
à la charge de Tappelant,
être par une
prononcée dont eft
feroit contirmée,
dans le cas où la fentence
appel
?
mais fans en exiger une confignation anticipée avec raifon
Quant aux confifcations, elles ont toujours il cft probable
été confidérées comme un revenu odieux;
embarras. S'il paroiffoit néceffaire 2 comme je
core de
la facilité des appels, ne devroit-ce pas
crois,
réprimer amende
à la charge de Tappelant,
être par une
prononcée dont eft
feroit contirmée,
dans le cas où la fentence
appel
?
mais fans en exiger une confignation anticipée avec raifon
Quant aux confifcations, elles ont toujours il cft probable
été confidérées comme un revenu odieux; --- Page 49 ---
réfultantes de contrail
aura quc
u
que bientôt i'y,
interlope, & même le régime
ventions pour fait de commerce adouci, dans ce moment; 3 que TAdprotibitite eft tellement n'avoir à faire punir aucune contravenminiftration efpère
tion fur cette matière. n'ai parlé de ces diverfes branches de
Au furplus, domanial, je cédé à la Colonic, que pour donner à
revenu occafion de remarquer que leur nullité prochaine
difficiles à cacher,
qu'elle
EEa
TAdminiftration des embarras
celles-ci acquitrejette fur d'autres caiffes les dépenfes faire comme que autrefois des
toient, foit qu'elle leur fafle rembourfer, foit enfin qu'elle
prêts qu'elles ne pouront jamais
ce qui eft à tous égards
laiffe leurs créanciers en fouffrance,
le parti le plus inquiétant.
> --- Page 50 ---
)
-
No. VI.
C d0 O M P TE
PA R BREF-ETAT
DESRECETTEST ETDÉPENSES
Dee Cainel D'Emnepoa.
CV- se
es
PoUR éviter les répétitions, je renverrai le Leéteur au
tableau du compte de ces perceptions, pour lui rappeler eft leur en
vertu de quelles Lois elles ont été établies, & quel
emploi. Ces perceptions font les feules dont la recette ait été
forte
l'année précédente; la raifon s'en trouve dans
plus les circonftances que qui ont déterminé à permettre aux étranTimportation des farines &c bifcuits, & Texportation
gers des fucres &c cafés: le droit d'un pour cent s'eft élevé à
près de 100,000 livres de plus que celui perçu pendant &x
l'année 1788. Ceft comme fi lon difoit quadlivement dix milpaffivement les étrangers ont fait en 1789, pour
&
lions de commerce de plus que T'année celle-ci, précédente, la fomme
comme 2 avec une Colonie telle circonferite que
dans la valeur
du commerce eft naturellement
on
d'exportation de fes denrées & de fon numéraire, peut fait
avec
que la métropole en a
en conclure
affurance, dix millions de moins.
pendant la même année pour
lon difoit quadlivement dix milpaffivement les étrangers ont fait en 1789, pour
&
lions de commerce de plus que T'année celle-ci, précédente, la fomme
comme 2 avec une Colonie telle circonferite que
dans la valeur
du commerce eft naturellement
on
d'exportation de fes denrées & de fon numéraire, peut fait
avec
que la métropole en a
en conclure
affurance, dix millions de moins.
pendant la même année pour --- Page 51 ---
139] 1 perception n'en a prefQuant aux droits additionds,l 1788.
que pas été plus confidérable qu'en cette dernière partie de
Il eft inutile d'obferver que fi, comme M. de Peinier
recette n'aura pas lieu en 1790, veut bien confirmer les dif-
& moi Telpérons, Sa Ordonnance Majetté du cinq Février dernier 2
politions de notre
qui en fufpend la perception.
o
A
> --- Page 52 ---
No, VIL
C AI d0 S S E
DES
COXSIGNATIONS
P'Esdavee er Franc).
Burpasage
AN
ands uasemasan
LEs Lois nationales, ainfi que le dit mon prédéceffeur, les
celles du climat, écartent du royaume
d'accord avec
les
de couleur ; ces Lois ont acAfricains & tous
gens
puilqu'elles fe
quifes aujourdhui une force conffitutifs inexprimable, de la fureté de la
trouvent liées aux principes
des efclaves en France,
Colonie : le danger de conduire
font
grand de les en ramener 2
particu-
& le danger plus
de M. le Comte de
lièrement développes dant une dépêche adreffée à MM. le
la Luzerne, du 29 Novembre 1789, dans laquelle il recomComte de Peinier &c de Marbois, de veiller à ce qu'il ne s'emmande aux Adminiftrateurs le
petit nombre poffible d'efbarque
France que plus
claves Etie deux fexes
ont été
On remarquera qu'en 1789 les confignations en réduinombreufes qu'en 1788; les mefures TAdminiftration prifes
plus néceffairement le nombre en 1790: :
fera
ront
& prévient les Colons qu'elle ne
le verra avec plaifir,
qu'il a été donné des ordres en France au- ,
(1) Il paroit par cette dépêche faire paffer d'un bâtiment fur un
dans tous les ports de PAmirauté arriveroient : pour fucceflivement des Colonies.
tre tous les eiclaves qui
aucune
es qu'en 1788; les mefures TAdminiftration prifes
plus néceffairement le nombre en 1790: :
fera
ront
& prévient les Colons qu'elle ne
le verra avec plaifir,
qu'il a été donné des ordres en France au- ,
(1) Il paroit par cette dépêche faire paffer d'un bâtiment fur un
dans tous les ports de PAmirauté arriveroient : pour fucceflivement des Colonies.
tre tous les eiclaves qui
aucune --- Page 53 ---
L 4: 1
quand
difficulté à faire rembourler les confignations, de lefclave
aucune
juftifieront de la préfentation
de
les configontaires de la Coionie, 8c de Texécution
dans un des ports
du Roi du 18 Août 1778,
Tarticle S de ia Déclaration avoir été remis dans les dépôts;
pour ceux qui pourroienr lui
jufte d'ajouter à la
qu'en efet, il ne
paroit pas
de la
parce de Tefclave lc retard du rembourfenient
privation
coulignation.
d
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--- Page 54 ---
2224.
No. VIIL
C
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PAR BREF-ÉTAT
RECETTES ET DÉPENSES
DES
Dex Caisex Qer Suvalides.
dont les
& T'objet font fufiCEs perceptions 2 dans TEdit principes du mois de Juillet 1720,
famment développés les Colonies de Tempire François,
fe lèvent dans toutes
titre que ce foit pour le
fur les dépenfes faites quelque
fervice de la marine.
font tracées
Les règles qui régiffent cette comprabilité données
Sa Madans les inftruétions
par
avec précifion mois de Mars 1787; outre la furveillance que
jefté au
la finance exerce fur cette parTAdminiftrateur en chefde
tic, elle eft foumife à celle d'un Adminiftrateur des particulier, entre les mains duquel fe verfent les débets Tréforier compde chaque
: il en fait la remife au
tes
comptable
des ordres de Sa Magénéral des Invalides, en conformité
être renjefté, mais avant que tous les comptes fix mois puiffent de Tannée fuidus, il fe paffe toujours environ
vante.
N --- Page 55 ---
GEE
No. IX.
T
A
T
DESRECETTES ETDÉPENSES
Qer ODejatmemens..
Da fonie pravcauant.
e 29TP an esteeter
IL deviendra déformais inutile de joindre aux comptes
des finances de la Colonie un tableau particulier
publics
dans létat agtuel
de cette elpece de comptabilité 2 puifque remife de fonds,
des choles, il ne réfulte prefquaucune
les défarmemens qui
les gogus acquis aux équipages, pour traites fournies
fe fout dans la Colonie, fe payent conformément en
aux BRE
les Capitaines fur leurs armateurs des mois 7 de Juillet 1742 &
pofitions des Ordonnances la fureté des
on exige main17593 mais pour
paiemens, les négocians
tenant
ces traites foient cautionnées par
de la Sieie
remife de fonds,
des choles, il ne réfulte prefquaucune
les défarmemens qui
les gogus acquis aux équipages, pour traites fournies
fe fout dans la Colonie, fe payent conformément en
aux BRE
les Capitaines fur leurs armateurs des mois 7 de Juillet 1742 &
pofitions des Ordonnances la fureté des
on exige main17593 mais pour
paiemens, les négocians
tenant
ces traites foient cautionnées par
de la Sieie --- Page 56 ---
a
&e DFERA
X E2 2A a E
E2
No. X.
RECAPITULATION
DES DENREES
EXPORTÉES DE CHAQUE QUARTIER,
lis
2e Culuzes 69 cMaw
Etar Delo
>
2t 2e ta Colonic).
GHOONGOHGOMCOIO
de ce tableau n'eft, à proprement
LA première partic juflificatif du premier article de reparler, qu'un document de la caiffe de la marine 3 il a pour obyet
cette du compte
à même de connoitre la totalité des
de mettre les Colons
de denrées, & de la comparer
produits de chaque nature
avec celle des années fert précédentes. à établir Tétat de la population,
La feconde partie
de la Colonie.
des cultures & manufa@tures
jrs --- Page 57 ---
No. XI
GÉNÈRALE
RECAPITULATION
RECETTES ET DÉPENSES
DES
Qiversol Caiset 2e las Colomic).
De
fommaire des opérations des reCE tableau cft le réfumé caiffes de la Colonie; ; il pré
cettes & dépenfes des diverles la maffe des fonds perçus
fente fous un feul point de dont vue YIntendant a la clipofition
& employés par les caiffes,
A Tépoque du a
& Tenfemble des fonds non confommés.
sélevoientà 1,54.798-1
31 Décembre 178g,ibs le reftant à
Il convient d'y ajouter
faitcs
la mêmc époque des avances
aux divers entrepreneurs, puilqu'elles
feront ou rembourlées ou précomp- &
tées dans le courant de
dédiminuent d'autant 471
qu'elles penfes à faire pendant la dite année,
5> 2>
:
200,000
environ *
d'y, joindre
Il eft également jufte faites par
le montant des dépenfes
les bâtimens de la fation pendant n'éT'année 1789, dont la Colonie
toit pas rembourlée faute, d'avoir pu
1,742,798 14 >>
rembourlées ou précomp- &
tées dans le courant de
dédiminuent d'autant 471
qu'elles penfes à faire pendant la dite année,
5> 2>
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200,000
environ *
d'y, joindre
Il eft également jufte faites par
le montant des dépenfes
les bâtimens de la fation pendant n'éT'année 1789, dont la Colonie
toit pas rembourlée faute, d'avoir pu
1,742,798 14 >> --- Page 58 ---
S
De laure part :
1,742,798"14
placer des lettres de change fur le
tréfor royal; ces dépenfessdevoient à
300,000 55 5>
environ ()
Ce qui porte la maffe des fonds?
14 2>
e -
(1,043,798
non confommés à
Il convient maintenant de déduire
de cette fomme , celle due au 31
Décembre, pour le montant des perceptions des droits additionnels qui
n'ont été verfés dans la caifle de la
marine qu'à titre de dépôt.
E fen 1788 ... . 303,317 18 97 741,250 2 I
en 1789
437,932 3 4)
Il ne reftoit donc au 31
II II
bre
des fonds réellement
1,301,548
BNTTET
1789,
bres dudit exercice, que -
Plus de moitié de cette fomme refloit due à la caifle
des
en alivité ou fortis
de la marine par
-comptables de M. de Marbois : tel
d'exercice pendant Tadminiftration
le réfultat définitif
eft auffi exagtement qu'il eft poflible millions de recettes 3
& le modique réfidu de plus de 14
d'un côté,
mais il n'a rien d'inquiétant quand On confidère fommes, & de
des recouvremens à faire pour de grandes feule créance
T'autre, aucune dépenfe arriérée &c une folide.
éventuelle qui peut fe changer en un a8tif
(:) Cet objet & le précédent ne peuvent pas arrêtés. être déterminés avec une
précifion abfolue. Les états n'en font point encore --- Page 59 ---
a
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No. XIL
GÉN N 1 E R AL
ÉTAT
DES BEAUX ET MARCHÉS
69 Somniuse.e eelativex
Sinapurt le Cinopifa
26 la Colomics).
ail Jevice
des marchés paffés
CE tableau ne comprend que
dont la IRCE
; je n'en ai fait aucun
mon prédécelleur
de mon fucceffeur.
puiffe s'étendre fous Tadminiftration
telle que celles de
Plufieurs adjudications importantes,
du Roi au Cap & au Port-au-Prince,
divers entrepreneurs
je me fuis difpenfé de faire
font arrivées à leurs termes;
laiffer à celui entre les
procéder à de nouvellcs, pour
la faculté de faire
mains duquel je remettrai le fervice, 2
tout ce que je
les intérêts du Roi & de la Colonie, de traiter auffi
pour
faire moi-mème, & Lincertirude
n'aurois pu
M. de Marbois, & de payer tout au
avantageufement que lui, m'a infpiré un fentiment de défiance
comptant comme
à diffimuler.
que je ne cherche point
7 A
à de nouvellcs, pour
la faculté de faire
mains duquel je remettrai le fervice, 2
tout ce que je
les intérêts du Roi & de la Colonie, de traiter auffi
pour
faire moi-mème, & Lincertirude
n'aurois pu
M. de Marbois, & de payer tout au
avantageufement que lui, m'a infpiré un fentiment de défiance
comptant comme
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que je ne cherche point
7 A --- Page 60 ---
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M
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DOMAINE D'OCCIDENT,
DU
De eloe iuholuric Dacla
Crs 2e 45 puride 2u 0580.
poattie
ont été établies par une Ordonnance Jérémie
CES perceptions elles ont eu lieu aux Cayes, à
du Mars 1789, defiré pouvoir en préfenter le tableau,
& ? Jacmel; ; Jaurois
remis les comptes à temps
mais les comptables n'en ont pas Tenfemble; au furplus ces perpour que je puiffe en offrir 8c n'ayant été que momenceptions étant extraordinaires
doivent fe trouver
tanées, les fonds qui en font provenus en ont été chargés; il en
entre les mains des receveurs de qui recettes extraordinaires au
réfultera des ordonnances marine, dont le montant fera emprofit de la caiffe de la
courante. D'après un
ployé dans le compte de T'année 8 fauf Tappurement
apperçu fourni par le vérificateur, sélèvent point à plus de
des comptes,, ces perceptions ne
trente-huit mille livres.
COMPTABILITÉ --- Page 61 ---
C O MPTABILITE
DES FABRIQUES
De Diveso Paoinel 2c ta Colonic9).
J'AUROIS defiré pouvoir, comme mon prédécefleur, des fabridonner un état de fituation de la comptabilité
pendant T'année 1789; fa correfpondance prouve qu'il forT propofoit de recueillir les renfeignemens propres à
travail. L'année étoit trop avancée quand jai pris
mer ce
de les comTAdmimiftration, pour me permettre abandonné d'efpérer le projet: d'ailpléter, jen ai en conféquence les biens des fabriques,
leurs TEdit de 1781, concernant
&
n'accorde à TIntendant qu'une furveillance pallive, je
craindre qu'on ne fe méprit fur le motif de mes
pouvois
d'ailleurs digutant moins d'avantage à en
recherches;javois celles faites par M. de Marbois, n'avoient
efpérer, que
la
grande partie des comptafervi qu'à prouver que plus
n'eft
fuivie avec
bilités abandonnées aux paroifliens 1 Tintérêt pas de chaque
l'attention qu'elles méritent, parceque eft
au-deffous de la
particulier dans Tobjet commun, trop
qui réfulteroit pour lui du temps & des foins qu'exiperte
gent les affaires publiques.
à dire
C'eft ici où finit naturellement ce que j'avois de finance pour
répandre quelque jour fur les diverles parties
des
dont je viens de traiter. Je me difpenferai de parler de
comptabilités particulières, telles que celles des hépitaux
bacs fur les rivières de Jérémic,
Providence, des diférens
G
R
Tobjet commun, trop
qui réfulteroit pour lui du temps & des foins qu'exiperte
gent les affaires publiques.
à dire
C'eft ici où finit naturellement ce que j'avois de finance pour
répandre quelque jour fur les diverles parties
des
dont je viens de traiter. Je me difpenferai de parler de
comptabilités particulières, telles que celles des hépitaux
bacs fur les rivières de Jérémic,
Providence, des diférens
G
R --- Page 62 ---
[so,] Je ne dirai que deux mots
du Borgne & de LAribonite. fera
qu'elle
de la caiffe municipale, & ce
pour rappeller diverfes
dans le courant de Tannée 1789, pour
a payé
de ponts &c radiers, plus de 164,000amh
confruclions qu'en outre il a été payé pour elle, pour &
parcils objets, par celle de la marine
103,240 55 >>
à titre de prèt o
267,240 9> 5>
Enfemble
inutile de faire obferver que dans cette fomme
Il n'eft pas
été
au profit de la province
confidérable, il n'a
employé livres, & rien en faveur de celle
de TOueft que 23,500
du Sud.
démontrer
l'état particulier des
Ce réfultat facile à
toifés par faits par MM. les offitravaux exécutés, & par les
ce n'eft pas toujours
ciers du génic, fervira à prouver à Ep plaindre.
celui qui fe plaint qui a le plus
fe préfenter dans un
Le compte que je terminegne vais le peut foumettre à la Colonie
moment plus intéreffant ; je
en devenir les Juges, je
aflemblée, fes Repréfentans vont qui femble l'attendre pour
le livre à Timpatience Ton générale doit prendre de mon prédécelleur.
fixer Topinion que
que mérite un pareil travail,
J'ai compté fur Tindulgence Fai faic exécuter,la vérité &
& la célérité avec laquelle je
chaque fois que j'ai parlé
Timpartialité ont tenu ma plume;
fes opérations avec
de lui, je me fuis borné à expofer qu'il m'a été pofmible ;
autant de clarté & de précifion n'être point dévcloppées
elles perdent infailiblement à
cette franchife qui CenRt
lui-méme : jai parlé de moi Tabri avec de la cenfure dans lexécuque, ije ne fuis pas à
--- Page 63 ---
Est] ] dans Tintention 3 je n'ai
tion, je fuis exempt de reprochie tout autre n'eût pas
point la préfomption de croire étoit que infiniment difficile; fucfait mieux, mais ma pofition dont les talens ne font pas mis en
ceffeur d'un Intendant de fon
dont la répudoute, tenant la place
n'eft coopérateur,
jai bien
tation d'intégrité & d'habileté
pas équivoque, faire
Tintuffifance de mes moyens ne ferviroit quà
jugé que fentir le prix de leur adminiftration ; mais n'ayant
mieux
foutenir le fervice dans les circonftances
rien épargné s'eft trouvée la Colonie, je dirai comme
inquiétantes
des
g
: 46 Heureux tandis que tous les ordres
mon prédécefleur
bienfaifant à
concourent avec un Monarque
5> Citoyens
heureux d'avoir
5> la régénération de Tempire François : joindre mes foibles
>> pu, en exécutant fes commandemens, Taccomplilfement de
>> efforts à ceux qui fe réuniffent pour
>> cette grande entreprife >>.
oecom le
69 lee Cablamxoy ameecks
2e la Mlatinen
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Nria
Depofh
clu Sumbines le 29 chuil1790.
Signls, PROISY.
2e las Matine.
Depfi all Connole
Signls, DESCHAMPS.
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la régénération de Tempire François : joindre mes foibles
>> pu, en exécutant fes commandemens, Taccomplilfement de
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>> cette grande entreprife >>.
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