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DH
PARI
3olt Curtr Sirolmnt
Libraru
firomn Inincrsty --- Page 3 ---
- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
É
T A
T
DES
FIN ANCES
DE
C
SAINT-DOMINGUE --- Page 6 --- --- Page 7 ---
E T A
T
DES
FIN ANCES
DE
SAINT-DOMINGUE,
Contenant le réfumé des Recettes & Dépenfes de toutes les Caiffes
depuis le I. cr Janvier 1789, jufqu'au 31 Décembre de la même
année.
Par M. LE CHEVALIER DE PROISY, Commifaire de la Marine,
faifant fonctions d'Intendant des Iles Frangoifes fous le Vent.
A
P A R I S,
DE L'IMP R 1 M 2 ERIE ROYALE --- Page 8 ---
AVERTISS E M E NT.
Toutes les Jonmes dont il efl queftion dans cet Ecrit Jont
argent des Colonies. Onfait que le change J ef d 337, cefs
ddire, que la liyre tournois J ef comptée pour ume liyre dix fouss --- Page 9 ---
a
Eteol a
E
T
A
T
DES FINAN € CES (a)
DE LA COLONIE
DE SAINT - DOMINGUE,
Au premier Janyier 1790.
IL, me feroit difficile de diffimuler le fentiment d'amcrume
quejéprouve,en me rappelant les circonflances qui ont mis les
rênes de l'adminiftration de cette Colonic dans mes mains, &
qui deviennent aujourd'hui l'occafion du compte que je fiis dans
le cas de rendre de fes finances. Un Adminiflrateur partant avec
fà famille, plus promptement qu'il ne le croyoit, pour échapper
(a) Cet état des finances de Saint-Domingue ell le troiféme qui paroit, e il fait
fuite aux comptes de 1786, 1787 & 1788, rendus par M. dc Marbois.
A
'adminiftration de cette Colonic dans mes mains, &
qui deviennent aujourd'hui l'occafion du compte que je fiis dans
le cas de rendre de fes finances. Un Adminiflrateur partant avec
fà famille, plus promptement qu'il ne le croyoit, pour échapper
(a) Cet état des finances de Saint-Domingue ell le troiféme qui paroit, e il fait
fuite aux comptes de 1786, 1787 & 1788, rendus par M. dc Marbois.
A --- Page 10 ---
(2)
fa
; fon coopérateur , celui
à des entreprifes contre perfonne s'abftenant (8) de prendre le
appclé de droit à le remplacer,
des
faire ceffer une fermentation produite par
fervice, pour
encore la nature & l'objet : tels font
inculpations dont on ignore
fous lefquels j'ai été porté,
les aufpices malheureux & inquiétans
& l'ancienneté de mes fervices, aux fonctions
par mon grade
fuis
caché combien étoit pénible la
d'Intendant. Je ne me
pas
fans doute
m'étoit impoffe; il ne falloit rien moins
que
tâche qui
&
j'ai obtenu de la part des Offile fecours que j'attendois, que
à me
Y'Adminifration, pour me déterminer
ciers qui compofent
confidéré comme fapérieur à mes
charger d'un fardeaa quej'auroise
le zèle peut en tenir lieu.
forces, fije n'cuffe été convaincu que
dans
Adminiftrateur connu pour avoir porté
J'ai faccédé à un
d'ordre, d'économie & de
toutes les parties du fervice un régime
dont l'habileté
place de fon coopérateur,
fineilencesfaismpila
: j'ai donc pu craindre
& la prudence font juflement apprécices
mais les témoiinflant & me défier de mes propres moyens; ;
un
de fatisfaction que Sa Majefté a bien
gnages publics & particuliers
ma règle de convoulu donner à leur adminiffration, en traçant mieux mériter
duite, me font devenus garans que je ne pouvois
foutenant
maintenant leurs inftitutions >
fon approbation. , qu'en
leurs formes.
leurs principes, & confervant
d'avoir
C'eft à M. de Marbois que la Colonie doit l'avantage branentière de la manutention de fcs diverfes
une connoiffance
; n'ai trouvé dans fa correfches de revenu royal & colonial je
ordre l'ait obligé à
avec le Miniftre du Roi, aucun
qui
pondance
de fon adminiftration, mais
publier les réfiultats de cette partic
applaudir à
trouvé la preuve que Sa Majeflé avoit daigné
j'ai
Commiffaire général Ordonnateur, à M. de
(b) La lettre écrite par M. Jauvin, dans la partic du Nord, le 21 odlobre, & celle
Vincent, Commandant en fecond lui-même adrefféc le premier novembre, font la preuve
que cet Adminiftrateur m'a loinfon refpecl pour l'opinion d'une partic du Public abufé.
eu'on ne peut porter plus
de cette partic
applaudir à
trouvé la preuve que Sa Majeflé avoit daigné
j'ai
Commiffaire général Ordonnateur, à M. de
(b) La lettre écrite par M. Jauvin, dans la partic du Nord, le 21 odlobre, & celle
Vincent, Commandant en fecond lui-même adrefféc le premier novembre, font la preuve
que cet Adminiftrateur m'a loinfon refpecl pour l'opinion d'une partic du Public abufé.
eu'on ne peut porter plus --- Page 11 ---
( 3 )
l'exécution du projet qu'il en avoit formé à fon arrivée dans la
Colonie. Cette difpofition cft devenue pour moi une loi, que le
vaeu des Colons me porte à rempliravec un empreffement qui me
forcera à facrifier quelques détails précieux & du plus grand intérêt.
II m'eût étéa agréable de joindre aux tableaux de fnance qu'on
trouvera à la fin de cet écrit, ceux du commerce de la Colonie
avec la Métropole & les étrangers ; mais ce trayail auroit retardé
de pluficurs mois la publication de ce compte, & les circonftances
m'invitant à fatisfaire l'impatience publique, j'ai été forcé de le
renvoyer à un autre moment.
Il fera facile d'obferver qu'en rendant compte de la gcflion
des finances pendant l'année 1789, c'eft bien moins à ma
décharge qu'à celle de M. de Marbois. Cette confidération devra
fervir à éviter le reproche qu'on croiroit peut-être pouvoir mc
faire, fi je ne donnois fur toutes les opérations de finance faites
pendant les neuf ou dix premiers mois, des renfeignemens auffi
clairs & aufli fatisfaifans que je le ferois f je les euffe dirigés
moi-même ; néanmoins, fans avoir Ja préfomption de croire
que les détails dans lefquels je vais entrer , ne laifferont rien à
défirer,je puisaffurer, dans la plus exaéte vérité, queje ne laifferai
rien ignorer ; jen'omettrai rien fur tout de ce qui pourra répandre
des Jumières fur l'objet que je vais traiter: & je ne puis affurément
mieux prouver l'intention où je fuis quc mon adminiftration &
celle de mon prédéceffeur foient fcrutées & examinées avec foin,
que de répéter ce qu'ila dit plufieurs fois lui-méme, & ce que j'ai
annoncé dans plus d'une occafion; c'eft ce que les documens
les
les
de
originaux, les regiftres, 3 les bordereaux, états,
pièces
comprabilité, ent un mot tout Ce qui fera fufceptible d'être demandé
& communiqué, fera offert à la vérification detoutes les perfonnes
qui défireront en prendre connoiffance. Mais comme tous les
Colons ne font point à même de fe procurer cette fatisfaction,
pour fixer le degré de confiance que méritent les réfultats
qui accompagnent cet écrit, iln'eft pas indifférent de leur faire
A ij
res, 3 les bordereaux, états,
pièces
comprabilité, ent un mot tout Ce qui fera fufceptible d'être demandé
& communiqué, fera offert à la vérification detoutes les perfonnes
qui défireront en prendre connoiffance. Mais comme tous les
Colons ne font point à même de fe procurer cette fatisfaction,
pour fixer le degré de confiance que méritent les réfultats
qui accompagnent cet écrit, iln'eft pas indifférent de leur faire
A ij --- Page 12 ---
(4)
connoître comment ont été rédigés les comptes publics préfentés
par M. de Marbois, & cclui que j'ai moi-méme Ja fatisfaction de
Jeur offrir.
La partic la plus importante de la finance confifte dans la
perception des droits d'oétroi, dont le produit fert à payer Jes
charges du Roi, c'eft-à-dire, le fervice militaire, d'adminiftration,
de juftice, &c. Ces droits d'oétroife perçoivent dans Jes différens
départemens de Ja Colonie ; chaque Receveur en produit fon
compte, il fubit une vérification, enfuite ileft procédé par 'Intendant & deux Commiflaires du Confeil, à l'arrété du débet réfultant de chaque compte, & aul fommaire de chaque perception :
c'efl fur le réfuiltat unique deces comptes qu'eft établi l'article de
recette des droits d'oétroi, c'eft-à-dire, le plus confidérable de
tous.
Les objets de recettes extraordinaires n'ayant lieu qu'en vertud'ordonnances particulières, il eft facile de conftater l'exadlitude
des comptables & des fommes qu'ils emploient fous ce titre dans
Jeurs bordereaux. Les recettes des caiffes générale & des libertés
ne font pas établies avec moins de foin & d'attention.
Quant à la dépenfe, au moyen de l'unité de fervice introduit
dans cette partie de l'Adminiftration, l'Intendant ou celui
en fait les fonétions 1 & l'Ordonnateur dans la partie du Nord, qui
difpofent feuls des fonds, & en ordonnent l'emploi pour le fervice
ordinaire & extraordinaire, conformément aux règles prefcrites
pour Ja comptabilité, par/Ordommance de 689.
Les appointemens & traitemens ne fe pavent qu'en vertu de
breveis de Sa Majeflé dûment enregiftrés, de commifions ou
d'états particuliers qui s'arrêtent chaque mois, Les ordonnances de
payemens pour approvifionnemens, achats, fournitures & autres
objets dece genre, 1 ne fc délivrent qu'en vertu de marchés paffés
par-devant notaires,de certificats fignés des gardes-magalins, vifés
de i'Officier chargé de leur détail, & du Contrôleur de la marine;
celles pour réparations entretiens dcs bâtimcns civils, confruc-
ats particuliers qui s'arrêtent chaque mois, Les ordonnances de
payemens pour approvifionnemens, achats, fournitures & autres
objets dece genre, 1 ne fc délivrent qu'en vertu de marchés paffés
par-devant notaires,de certificats fignés des gardes-magalins, vifés
de i'Officier chargé de leur détail, & du Contrôleur de la marine;
celles pour réparations entretiens dcs bâtimcns civils, confruc- --- Page 13 ---
( 5 )
tions nouvelles, &'ce qui concerne ja partic des fortifications, ne
le font que fur des toifés fignés par les entrepreneurs 1 certifiés
l'Officier du génie chargé des travaux, & vifés par le Direcpar
teur général des fortifications. Toutes les autres ordonnances de
dépenfes, quel qu'en foit l'objet & quelle que foit la claffe qui les
paye,nes'expédient qu'en vertu de formalités sà peu-près pareilles -
ces ordonnances ne fe remettent aux parties qu'après avoir été
numéroiées & enrégiftrées fur des regiftres tenus fous les yeux de
fIntendant, & ceux de l'Ordonnateur au Cap: elles font en cet
état délivrées aux partics prenantes qui les préfentent aux comptables, qui les acquittent. Ces derniers les portent en dépenfe fur
leurs regiftres s & dans les Lordereaux qu'ils fourniffent chaque
mois à l'Adminiftration ; ces bordereaux font adreffés à I'Intendant, & font remis au bureau des finances : on y procède à leur
vérification, & l'on conftate, d'après les regiflres qui fervent aux
enregifremens des acquits de dépenfe délivrés tant par l'Intendant que par 'Ordonnateur, files fommes employées en receite
ou dépenfe dans ces bordercaux, font conformes à celles portées
fur les regiftres; & je dois le dire ici à la louange des comptables,
cette vérification ne donne prefque jamais lieu à des redtifications.
Tels font les documens originaux, élémentaires & certains, qui
mettent l'Adminiftration à méme d'établir avec précifion la recette
& la dépenfe de chaque département, & qui fervent à former les
comptes de chaque caiffe & de chaque annéc ; on voit qu'ils
émanent des regiftres, & qu'ils font effentiellement liés aux pièces
que chaque comptable peut & doit repréfenter.
J'ai cru devoir entrer dans ces détails arides & peut-être faftidieux, parce que les circonftances me les font regarder comme
néceffaires & importans ; mais malgré leur féchereffe, je m'cflimerai heureux 3 fi, en indiquant des formes, j'arrête la facilité
étonnante avec laquelle on parvient à faire préfumer des diffipations, des déprédations qui font impoflibles, fans croire à l'intrigue, à la mauvaife foi & à la fraude d'une infinité d'Ofliciers >
faftidieux, parce que les circonftances me les font regarder comme
néceffaires & importans ; mais malgré leur féchereffe, je m'cflimerai heureux 3 fi, en indiquant des formes, j'arrête la facilité
étonnante avec laquelle on parvient à faire préfumer des diffipations, des déprédations qui font impoflibles, fans croire à l'intrigue, à la mauvaife foi & à la fraude d'une infinité d'Ofliciers > --- Page 14 ---
(6)
qui, parleur caraétère & leurs
niftrateurs
principes 9
eux-mémes - au-deffus du font, comme les AdmiJen'en dirai pas davantage fur foupçon.
donnant Ces
cet article: : mon intention, en
éelairciffemens, n'eft point
je des offre & les verrai avec
d'éviter les vérifications,
renouveler les difcuffions plaifir; je n'ai pas non plus celle de
motions faites au Cap, auxquelles ont donné lieu quelques
la fatisfaction de
concernant les finances;
mon prédéceffeur &
la j'efpère, pour
Public yaura prononcé fans
pour mienne, que le
examiné avec intérêt & attention retour , dès qu'il aura 1à cet écrit,&
Le mémoire d'inftruction
les tableaux
laiffé par M. de quilfaccompagnent.
part de la Colonic, à M. Jauvin, les
Marbois, 3 à fon déprovifionnemens qu'il a fignés, & dont états de finance & d'apdeviennent néceffairement le
il a emporté les doubles,
à la partie d'adminifration point duquel je dois partir quant
qui m'eft
conflaté par da fignature des
perfonnelle. Après avoir
difiérentes caifles à ma
comptables, qu'il laiffoit dans les
des fonds dcs caiffes de dilpolfition plus d'un million, non compris
même maniere,qu'il laiffoit fimples dépôts ; après m'être affuré,de la
dans des magafins dcs
mens en tout genre pour des fommes
approvifionneJièrement près de quatre mille barilsde confidérables, & particupoir de maintenirfeadlitule des
farine,Javois conçu l'cf
l'exécution des travaux ordonnés payemens, en faifant continuer
tardé à reconnoitre T'impoflibilité par Sa Majefté, mais je n'ai pas
de jouir de cet
gorgement qui s'eft formé prefqu'à da fois dans avantage : l'enqui portent le revenu dans les caiffes
tous les canaux
royales &
pas tardéà me faire éprouverdes cmbarras
coloniales, n'a
da néceffité de folder les dépenfes de
l'expiration del'année,
la défiance qui fe manifeftent
l'exercice, 3 l'iquiétude &
nouvelle adminiffration,
toujours dans les principes d'une
mille autres circonflances
mais longues & inutiles à
faciles à fentir,
des caiffes,
expliquer, ont fait exagérer la pénurie
Pour rendre lc Pablic juge des caufes qui l'ont
opérée, je
néceffité de folder les dépenfes de
l'expiration del'année,
la défiance qui fe manifeftent
l'exercice, 3 l'iquiétude &
nouvelle adminiffration,
toujours dans les principes d'une
mille autres circonflances
mais longues & inutiles à
faciles à fentir,
des caiffes,
expliquer, ont fait exagérer la pénurie
Pour rendre lc Pablic juge des caufes qui l'ont
opérée, je --- Page 15 ---
(7)
de ma geftion de celle
me fuis déterminé à diftinguer l'époque de l'état
a dreffé & de
de mon prédéceffeur ; & en partant
qu'il divifé les comptes
fon dernier mémoire 3 j'ai
la date indiquée par
des trois caifles les plus
rendus pour les recettes & dépenfes
de la Colonie, en deux exercices,l'un comprenant
importantes
entièrement de l'adminiftration de M. de
les neuf premiers mois
font plus particulièrement
Marbois, l'autre les trois derniers qui
je ne fois entré en fonéions que le27
de la mienne, quoique
laiffer ignorer que M. de
oétobre. Je ne dois pas néanmoins
dans
Marbois, parti la veille, avoit confommé au Port-au-Prince,
l'intervalle du Ie octobre au jour de fon départ, plufieurs
ne m'ont pas cependant paru de
opérations effentielles , qui
la liaifon qu'il étoit utile de
nature à me déterminer à rompre
l'état dans
il laifconferver entre mon adminiftration &
lequel
oétobre, toutes les caiffes de la Colonie.
foit, au 1e
fucceffeur d'avoir la fatisfacII fera fans doute donné à mon
l'édification du
tion de continuer les travaux entrepris pour
& de faire comnouveau palais de juflice au Port-au-Prince,
des fontaines
Saint-Marc, à Léogane
mencer ceux
promifes,à
mais la perception des droits d'oétroi fur les Nègres
& aux Cayes ;
nulle dans tous les départe-
& fur les maifons , ayant été prefque
exécuter les
été
de l'avantage de faire
ouvrages
mens, j'ai
privé
dont tous les citoyens fentent la néceffité.
la
l'adminiftration de mon prédéceffeur >
Soit que pendant
été fondée fur fes
ou fur fes
confiance des Colons ait
principes
Roi
les contribuables payoient mieux, & les débiteurs au
talens,
exaétement. Je demeure convaincu que s'il fût
s'acquitoient plus
les
refé, la pénurie des caiffes n'eût pas cu lieu, parce que
n'auroient pas été fufpendus : il en a été autrerecouvremens chargé du fervice,j'ai euà pourvoir à des dépenfes
ment; à peine
de remifes ni de délais : les recettes ont
qui ne permettoient pas arrétécs, & je n'ai point eu les reffources
été prefque fubitement
fur d'anciens
d'une févérité falutaire pour opérer des recouvremens
énurie des caiffes n'eût pas cu lieu, parce que
n'auroient pas été fufpendus : il en a été autrerecouvremens chargé du fervice,j'ai euà pourvoir à des dépenfes
ment; à peine
de remifes ni de délais : les recettes ont
qui ne permettoient pas arrétécs, & je n'ai point eu les reffources
été prefque fubitement
fur d'anciens
d'une févérité falutaire pour opérer des recouvremens --- Page 16 ---
8 )
comptables ; j'ai conféquemment dû confommer
tempsles fondslaiffés
en fort peu de
fe font trouvés
par mon prédéceffeur.ou ceux qui font reflés
épars dans plufieurs caiffes, affez
des autres pour nc pouvoir fe préter les fecours dloignées les unes
exigcoit. Ce court inflant de
que le moment
été
gêne a augmenté la défiance;
foupçonné, mais je n'ai pas tardé à impofer filence
j'ai
mations de la malignité. Je me fuis déterminé
aux déclaColons juges des caufes
à rendre tous les
qui pouvoient produire l'exadtitude
l'incertitude des payemens ; j'ai contradté &
ou
de faire connoitre tous lcs mois la fomme rempli des l'obligation
faits dans chaque département fur les droits
recouvremens
tation des efciaves & le loyer des
impofés pour la capidépenfes de la
maifons, & les recettes &
majeure partie des caiffes dans
fe
le revenu royal & colonial ; j'ai fait plus, j'ai offert lefquelles la
verfe
cation de tout ce qui pouvoit conduire à connoitre communichaque article des recettes & dépenfès dont
avec détail
fenter que les fommaires. J'ai
je ne pouvois prémefure avoit produit les effets reinarqué avec plaifir que cette
de faire fentir à
que j'en attendois ; le premier,
chaque contribuable la juftice & la
de
néceffité
s'acquitter; 3 le fecond, de démontrer que fous tous les
ports mon adminiftration pouvoit fouffrir l'examen.Je
rapà fournir chaque mois de pareils
continuerai
des fonds libres fera
réfultats; ; & lorfque la maffe
devenuc affez
le
& moi nous nous concerterons
confidérable,M. faire
Général
pour
fitivre
travaux commencés, & faire commencer
l'exécution des
font arrétés. C'eft ainfi
ceux dont les projets
que chaque mois des fourniffeurs,les entrepreneurs, en un mot ceux qui ont des marchés avec le
intérêt à connoitre la fituation des cailles,
Roi, &
l'eeil l'état de cclle qui devra les
pourront fitivre de
payer, & régler
ou leurs
leurs entreprifes
fournitures, en raifon de la perfpeétive d'un
plus ou moins prochain.
payement
Il me refle maintenant à donner, ainfi
l'a fait
déceffeur, quelques
que
mon préexplications fur les états qui compofent &
acconpaguent
des marchés avec le
intérêt à connoitre la fituation des cailles,
Roi, &
l'eeil l'état de cclle qui devra les
pourront fitivre de
payer, & régler
ou leurs
leurs entreprifes
fournitures, en raifon de la perfpeétive d'un
plus ou moins prochain.
payement
Il me refle maintenant à donner, ainfi
l'a fait
déceffeur, quelques
que
mon préexplications fur les états qui compofent &
acconpaguent --- Page 17 ---
(9)
accompagnent ce compte ; je vais m'efforcer à les donner, telles
qu'elles ne laiffent que le moins poffible à défirer aux perfonnes
qui ne feront point à même de faire les vérifications, & qu'clles
épargnent du travail & mettent facilement fur la voie celles qui
défireront s'y livrer. En un mot, je développerai chaque partie
de finance autant que les bornes naturellement circonfcrites d'un
pareil ouvrage, , pourront mc le permettre.
N. I.
ÉTAT général des dettes actives eil faveur des
diverfes Caiffes de la Colonie, au I O Noyembre
1785 dr au I er Janvier 1790.
Le compte de 1789, quoique ce foit moi qui le préfente,
appartient trop efentiellement à l'adminiftration de M. de Marbois,
pour ne m'être pas fait une loi de ne point rompre les liaifons
entre les premiers comptes qu'il a publiés & celui de ladite année: :
je fuis donc parti, pour former ce tableau, de l'époque du IO
novembre 1785, en y rappelant la maffe des créances conftatées
en faveur des diverfes caifles ; j'ai réuni la fomme des recouvremens faits pendant les trois premières années de fon adminiftration ; j'ai porté dans une colonne féparée les fommes recouvrées en 1789, & voici les obfervations auxquelles l'examen de
ce tableau, comparé avec celui de l'année précédente, donnera
lieu.
Pendant l'année 1738, les recouvremens faits fr les débiteurs
aux diverfes caiffes, y compris la recette des droits d'oétroi
arriérés,fe font élevés à la fomme de..
783,162" 191 4
En 1789, ces recouvremens n'ont produit
que celle de.
352,810. 13. 9
B
auxquelles l'examen de
ce tableau, comparé avec celui de l'année précédente, donnera
lieu.
Pendant l'année 1738, les recouvremens faits fr les débiteurs
aux diverfes caiffes, y compris la recette des droits d'oétroi
arriérés,fe font élevés à la fomme de..
783,162" 191 4
En 1789, ces recouvremens n'ont produit
que celle de.
352,810. 13. 9
B --- Page 18 ---
(10),
La différence en faveur de l'année 1788,
430.352" 57
eft de.
il fera facile de prouver
Sur la fomme recouvrée en 1789,
plus de 45 à
les trois derniers mois n'y entrent pas pour
que
Ces deux faits arithmétiques démontrent fâns doute
50,000 liv.
le faire de longs raifonnemens, que
mieux que ne pourroient les débiteurs au Roi font aux aguets 7 &
les contribuables &
Adminiftration nouvelle, affoiblie par
épient les inftans où une embraffent & partagent fon attention,
la multitude des objets qui d'oublier leurs
; ou fi
forte forcée
engagemens
eft en quelque
elle n'en tire d'autre fruit que de voir
elle les leur rappelle,
des demandes, des follicitations 7
naître de nouveaux combats,
délais, enfin des proobtenir de plus longs
des inflances pour
celles qu'on leur remet fous les yeux.
meffes auffi vaines que
fermeté
tout homme public
Je le configne ici avec cette
que de créances actives qui
doit à fon caraétère; ; fur huit millions
année, dans lefrefloient à recouvrer au 1.e janvier de cette
l'être
néceffairement des non-valeurs, moitié peut
quelles ily a
années. Ma correfpondance fait la preuve
dans J'efpace de' quatre faire des mécontens; j'ai été d'autant
que je n'ai pas craint de
vivement;
les befoins fe manifeftoient plus
plus preffant, que
vainement que j'ai prié, que j'ai
néanmoins, c'eft à peu-près dont la nature des débets eft le
follicité, fije puis le dire, ceux
moins fufceptible d'indulgence.
feroit peut-être utile
avoit confidéré qu'il
Mon prédéceffeur des débiteurs au Roi & aux caiffes de la
de publier la lifte
à fournir un pareil
Colonie. Siles circonflances me forçoient
n'auroientils pas à fe reprocher de n'avoir pas
état, combien
leur ont été faites aut nom de la juftice
fatisfait aux demandes qui
tableau
la plus cxaéte! & combien un parcil
n'expliqueroitil
!
les caufes de tant d'animolités particulières
les
pas
donc ici, auffi long-temps que je tiendrai
Jc le répète
dans le plan que je me
rênes de l'Adminifration, je perfifterai
pas à fe reprocher de n'avoir pas
état, combien
leur ont été faites aut nom de la juftice
fatisfait aux demandes qui
tableau
la plus cxaéte! & combien un parcil
n'expliqueroitil
!
les caufes de tant d'animolités particulières
les
pas
donc ici, auffi long-temps que je tiendrai
Jc le répète
dans le plan que je me
rênes de l'Adminifration, je perfifterai --- Page 19 ---
fuis fait de forcer ceux
(u)
& d'obliger.ceux
qui ont pris des cngagemens à les tenir,
qui n'en ont pas pris, à
termes. Je crois étre d'autant
payer & à fixer des
fi
plus jufle dans cette
que je ne la tenois pas, les créanciers du
conduite,
demandent des établiffemens utiles
Roi, ou ceux qui
vérité, . ainfi que je l'ai déjà dit, , me repréfenteroient avec
injuflice.
que mon indulgence eft une
Quant aux droits arriérés réfultant de la
& des loyers de maifons,
capitation des efclaves
coûite de m'armer de
je ne. diffimule pas combien il m'en
diant
févérité; le moindre aéte,
pour celui qui s'y expofe, eft fouvent
toujours humile droit en lui-méme. J'inviterai
plus cofiteux que
buables à
donc de nouveau les contris'acquitter, & j'efpère que mes
tant plus d'effet, que je puis leur affurer inflances auront d'aumoi fupplierons de
que M. le Général &
nouveau Sa Majefté de
produit en foit employé à da conftruétion de permettre que le
clans les villes dont la population
fontaines publiques,
d'établiflement d'une utilité
exige impéricufement ce genre
foit, dans les circonflances inappréciable; & quelque jufte qu'il
de da
de
embaraffées oùt fe trouvent les finances
Métropole,
ne rien retrancher du
que la Colonie paye au
produit dc l'impôr
da
Roi,je ne fuis pas fans
permiffion de comprendre, dans les états de efpoir d'obtenir
charge, les frais de ces établiffemens.
dépenfe à fa
ETAT des Dettes
pafives à la charge des
Caifés de la Colonie,
diverfès
M.
de
DE MARBOIS avoit annoncé, dès
peu de néceffité d'un tableau
l'année dernière,
fous les yeux la fomme de da qui ne fervoit qu'à remetire
il a pris le fervice, & l'extinélion dette publique au moment oi
graduclle qui a eu dieu penB ij
les frais de ces établiffemens.
dépenfe à fa
ETAT des Dettes
pafives à la charge des
Caifés de la Colonie,
diverfès
M.
de
DE MARBOIS avoit annoncé, dès
peu de néceffité d'un tableau
l'année dernière,
fous les yeux la fomme de da qui ne fervoit qu'à remetire
il a pris le fervice, & l'extinélion dette publique au moment oi
graduclle qui a eu dieu penB ij --- Page 20 ---
12 ) l'ont fuivi ; il a annoncé
dant les trois premières années qui
comme n'ayant plus
la Colonie pouvoit être confidérée
que
c'eft d'après ces réfexions fur ce point, que
de dettes paffives;
tableau dans
un feul objet
un
lequel
j'ai cru pouvoir fupprimer fans
réferves.
pourroit encore figurer, non
quelques du fieur Artau :
On fentira bien qu'ils'agit ici des prétentions détails qui lui
fucceffeur d'entrer dans quelques
je dois à mon
état
cette importante affaire.
feront connoitre dans quel jelaiferai
a été publié par
Le leéteur fe rappellera, d'après ce qui le fieur Artau fe
M. de Marbois, qu'au IO novembre 1785, fa créance (dont il
créancier de 3.141,26; liv. que
prétendoit
lui-méme l'exiflence, < puifqu'il ignoroit
ne foupçonnoit pas
mais que la différence en
feroit créancier ou débiteur,
> s'il
d'environ 100,000 liv, >> ),
>> plus oul en moins ne feroit donné que lieu à des obfervations qui
que fa créance, dis-je, avoit
attendant fa décifion,
avoient été foumifes à Sa Majefté; qu'cn fomme de plus de
il avoit été payé à cet entrepreneur une des
pour
liv. qu'il avoit de plus été pris
engagemens effet
1,700,000
de 800,000 liv. quia été en
acquittée
en payer une autre
mois de 1789.
pendant les neuf premiers
le 8 mars de
Les chofes en étoient à ce point 2 lorfque Confeil rendit un
Sa Majefté étant en fon
l'année dernière,
contenoit celle-ci: C qu'il
arrêt, qui, entr'autres difpofitions, toifés defdits ouvrages, à l'effet
à de nouveaux
> feroit procédé
Marbois. nommera tel Ingénicur qu'il lui
le fieur de
>> de quoi,
fieur Artau de nommer de fon côté un
>> plaira. Sera tenu le
procéder aux opérations
ou Expert pour
>> autre Ingénieur
le fieur Intendant, & cC
avec cclui défigné par
>> conjointement
mois, à compter du jour de la figni-
>> dans le délai de quatre
ou à domicile; finon & à
du
arrêt à perfonne
>> fication préfent
ledit délai, ordonne Sa Miajeflé. que
>> faute de ce faire dans
choifi par le fieur
toifés feront faits par l'Ingénicur
>> lefdits
>> Intendant fculement. >>
Intendant, & cC
avec cclui défigné par
>> conjointement
mois, à compter du jour de la figni-
>> dans le délai de quatre
ou à domicile; finon & à
du
arrêt à perfonne
>> fication préfent
ledit délai, ordonne Sa Miajeflé. que
>> faute de ce faire dans
choifi par le fieur
toifés feront faits par l'Ingénicur
>> lefdits
>> Intendant fculement. >> --- Page 21 ---
(13)
de cet arrêt font relatives à celle
Les autres difpofitions
ci-deffus.
l'arrêt & a nommé, conforMon prédéceffeur a fait fignifier
de Sa Majefté, un Officier du Génie pour
mément aux ordres
procéder à de nouveaux toifés.
Telle étoit la fituation de cette affaire lorfqu'il eft parti.
confidéré le délai de l'arrêt du Confeil comme
N'ayant point
n'ai
fait preffer le fieur Artau d'obéir aux difpofitions
fatal, je
pas
contient, & de fon côté il n'a fait aucune diligence qui
qu'il
le defir de faire procéder à ces nouveaux toifés; il ne
annonçât
demande de
parce qu'il a bien fenti
m'a fait aucune
payement,
d'en ordonner aucun, qu'au
que je ne pourrois me permcttre du Confeil n'euffent été
prélable les difpofitions de l'arrêt
remplies, au moins en ce qui le concerne ; ce ne fera donc
qu'après la rédaction des nouveaux toifés qu'on pourra juger s'il
cft créancier ou débiteur.
Les détails dans lefquels je fuis entré relativement à cette
affaire, outre l'avantage qu'ils auront d'inftruire mon fucceffeur,
feront auffi connoitre que 'Adminiftration n'eft aucunement en
retard envers cet entrepreneur.
définitivement
Pendant l'année dernière, M. de Marbois a
bien
auffi,celle des fieurs
réglé une autre réclamation
importante
Clément frères qui fe préfentoient avec des titres de créance
bien confidérables; ils oni été liquidés par M. Jauvin alors
Ordonnateur au Cap, à la fomme de... 1,284,253" 8 94
Mais comme ils avoient reçu pendant
l'adminiftration de M. de Bongars
1,160,000. 1 Il
Il n'eft refté à leur payer que celle de..
124,252. 8. 9.
Ces créanciers refusèrent d'abord de foufcrire à l'exécution
de l'ordonnance de MM. de Vincent & de Marbois, qui flatuoit
fur leurs prétentions : cette fomme fut en conféquence confignée à Jeurs rifques. Depuis le départ de CC dernier Adminiftra-
l'adminiftration de M. de Bongars
1,160,000. 1 Il
Il n'eft refté à leur payer que celle de..
124,252. 8. 9.
Ces créanciers refusèrent d'abord de foufcrire à l'exécution
de l'ordonnance de MM. de Vincent & de Marbois, qui flatuoit
fur leurs prétentions : cette fomme fut en conféquence confignée à Jeurs rifques. Depuis le départ de CC dernier Adminiftra- --- Page 22 ---
(14)
teur, les fieurs Clément ayant donné le défiftement
tentions 3 ont devé la
de leurs pré.
ainfi terminée fans
confignation, & cette affaire fe trouve
retour.
On obfervera que cette créance, payée à da
cédentes Adminiftrations, viendroit
décharge des préaccroître la maffe de
publique au IO novembre
la dette
inutile d'en faire
1785: mais il me paroit d'autant
une mention ultérieure, que je fuis fondé plus
que c'eft la dernièrc de ce genre,puifque
à croire
chargé du fervice,il Iner m'a étéf faitaucune depuis fix mois que je fuis
Ainfi au 1*r janvier 1790, il n'y avoit edemandesfoljctaminée donc de
charge de la caiffe de da marine
créance à la
éventuellement des
1 que celle qui pourra réfulter
fâveur du Tréfor nouveaux toifés du fieur Artau, & celle en
nels
royal, réfultant du produit des droits additionperçus en 1788 & 1789, & verlés dans ladite
Majefté vient de demander la remife de
caiffe. Sa
couvrir, vu l'état des finances du
ces perceptions, pour
le Tréfor royal a faites pour -les
Royaume, les avanccs que
dées au commerce & à
primes d'encouragement accorl'agriculture des Colonies.
Je, viens d'expofer les confidérations
fupprimer l'état des dettes
qui m'ont déterminé à
le tableau du
paffives ; elles amènent naturellement
compte de la marine, fous le No II.
No. I I.
COMPTE par bref-état des Recettes ir
la Caiffe de la Marine,
Dépenfes de
pendant lannée 1789.
cc
difoit
Vorer
réflexions fur le que
mon prédéceffeur en terminant fes
compte de cette caiffe:
<c Les aperçus pour 1789 ne font
32 crains que malgré la vigilance
point fatisfailans, & je
foutenuc des différens prépofés,
de la marine, fous le No II.
No. I I.
COMPTE par bref-état des Recettes ir
la Caiffe de la Marine,
Dépenfes de
pendant lannée 1789.
cc
difoit
Vorer
réflexions fur le que
mon prédéceffeur en terminant fes
compte de cette caiffe:
<c Les aperçus pour 1789 ne font
32 crains que malgré la vigilance
point fatisfailans, & je
foutenuc des différens prépofés, --- Page 23 ---
(15)
>> le revenu ne retombe au taux des années précédentes ; au
>> refte, toutes les difpofitions néceffaires font faites pour que le
>> fervice ne fouffre aucunement dc cette diminution, &j'efpère
>> même que les fonds de réferve ne feront guère moindres à la
> fin de cette annéc, qu'à la fin de 1788. 15
La première partie de cette obfervation fe trouve vérifiée de la
manière la plus abfolue & la plus exadte, & la feconde l'eût été
infailliblement, fi M. de Marhois fût refté à la tête de l'Adminif.
tration, s parce que les verfemens des anciens comptables euffent
été plus réguliers & mieux foutenus qu'ils ne l'ont été fous la
mienne.
Pour fe convaincre de l'une & de l'autre affertion, il fuffit de
comparer le produit des octrois fur les denrées exportées en
1788, avec celui de 1789. Pendant la première année il s'eft
élevé à.
6,924,16," 19f 114
Pendant la feconde s feulement à... 6,353.845. 8. 2.
Différence de.
570,322" TIf 9d
Lep produit des droits d'oétroi pour la capitation des efclaves &
le loyer des maifons, s'eft élevé en 1788 à 957,1 178# 5 84
En 1789, feulcment à.
478,532.
13. 4.
Différence de.
478,645" 12f 43
Les recouvremens fur les débiteurs de cette caiffe ont produit
en 1788.
229,402# I1f II4
En 1789, fculement..
129,508. 15. 3.
Différence de.
99,893" 16f 84
Il réfulte du rapprochément de ces trois points de comparaifon, une diminution dans la recette de 1789, comparée à
celle de l'année précédente, de plus de 1,148,000 livres ; s'éton-
Les recouvremens fur les débiteurs de cette caiffe ont produit
en 1788.
229,402# I1f II4
En 1789, fculement..
129,508. 15. 3.
Différence de.
99,893" 16f 84
Il réfulte du rapprochément de ces trois points de comparaifon, une diminution dans la recette de 1789, comparée à
celle de l'année précédente, de plus de 1,148,000 livres ; s'éton- --- Page 24 ---
(16)
cela, ou de ce que l'on n'a point employéles
nera-t on d'après
laiffoit oilifs dans les caiffes, on de ce
fonds que M. de Marbois
été promptement
les fonds qu'il a laiffés à fon départ ayent fe font fait fentir
que
des embarras qui
confemmés! ! S'étonnera-t-on
fi l'on veut condans les mouvemens de cette caiffe,
un inflant
des droits fiur les Nègres & fur les maifons,
fidérer quela rentrée
fufpendue ! f enfin On
été en même temps, & prefque par-tout
M.
a
fur les recouvremens à époques fixes, que
veut obferver que faire fur les débiteurs au Roi, il n'a été reçu
de Marbois laiffoit à
la
fomme de 16,3821.
lestrois derniers mois que modique
pendant
2 I 1 d.
confidérable dans le produit de la percepUne différence auffi
femble emporter l'idée
des droits d'oétroi fur les denrées,
&
tion
des
récoltés exportés
d'une diminution dans la quantité produits &je dois aux Colons
le tableau en feroit affligeant,
dc la Colonie; circonflances , des obfervations qui conduiront
eux-mémes & aux
le Roia reçu moins de
à faire connoitre comment, en cultivateur 1789, n'ait pas fait moins de
1788, quoique le
droits qu'en
fixoit les
revenu.
avoit été rendu une Ordonnnace qui
En 1787, il
extérieures des barriques de facre, de
dimenfions intérieures &
contenir que 16 à 1700 livres
manière à ce qu'elles ne puffent
dc difficultés à l'cxécution,
éprouva beaucoup
Cette Ordonnance
fuivie ; mais ceux qui ne purent s'y
elle ne fut pas également des factures certifiées, & acquitèrent
conformer, produifrent de leurs fucres. C'ell à cette mefire
lcs droits fur lc poids réel
par-tout dans la Colonie,
avantageufe , qui fut adoptéc prefque des douze millions de fucre
faut attribuer une grande partic brut
eu de plus en
qu'il
millions de ficre
qu'ilya raifon inverfe
terré, & vingt-un
déclarés cn 1787, en
1788, que fur les produits
concernant le jeaugeage
l'annéc 1789. L'Ordonnance
ailleurs qu'au
pendant
été perdue de vuc, par-tout
dcs
des barriques , ayant
ayoit fubftitué dc fournir
ainfi quc l'ufage quc l'on y
fadlures
Cap,
millions de ficre
qu'ilya raifon inverfe
terré, & vingt-un
déclarés cn 1787, en
1788, que fur les produits
concernant le jeaugeage
l'annéc 1789. L'Ordonnance
ailleurs qu'au
pendant
été perdue de vuc, par-tout
dcs
des barriques , ayant
ayoit fubftitué dc fournir
ainfi quc l'ufage quc l'on y
fadlures
Cap, --- Page 25 ---
( 17)
factures certifiécs, on reprit celui de nc déclarer chaque barrique
de fucre que pour le poids de 1500 livres , quoique dans le fait
elle pefit 1900 à 2000 livres. C'cft à cette caufc qu'il faut imputer la diminution réelle dans le produit de l'impôt, tandis qu'elle
n'eft que ficlive dans le réfitltat effeétif des exportations ; & en
effct, fi ce que j'indique n'y avoit pas influé d'une manière bien
formelle, > feroit-il poffible de croire qu'il ait été fait en 1789,
23 millions de fucre terré de moins qu'en 1788, tandis que les
exportations de fucre brut n'ont été qw'impercepiblement plus
confidérables que pendant ladite année ! ou filon veut fe perfuader qu'il ait été, comme je le penfe, fait plus de fucre brut,
il faut conclure que les étrangers en ont emporié une grande
quantité en fraude des droits, & qu'ils fe font,de cette manière,
procuré un important avantagc fur lc commerce de la Métropole.
Je n'entrerai point dans d'autres détails fur le compte des
reccttes & dépenfes de la caiffe de la Marine, je ne pourrois que
répéter les obfervations dont font émargés la.plupart des articles;
il m'a paru qu'elles feroient plus frappantes en les lifant à côtéde
l'objet qui y donne lieu; mais je dirai pour la dernière fois, que
chaque fommaire renvoic à des documens particuliers, à des
regiftres, des bordereaux, des états, dont la communication fera
donnéc aux perfonnes qui le défireront, & j'affurerai avec confiance qu'aucun article ne fait double emploi, foit avec ceux de
la même caiffe, foit avec ceux des autres comptabilités.
J'aurois défiré faire connoitre par CC tableau, d'une manière
diflinéte & féparée, les dépenfes de chaque département ; mais
cette forme auroit morcelé le travail, & je me fuis Cn conféquence
borné à fc faire exécuter pour répondre au voou qu'ont manifellé
les habitans de la partie du Nord; en voici le réfultat.
Les reccttes faites par les tréforicrs particuliers du Cap & du
Môle, & par les receveurs dcs octrois du Fort-Dauphin & du
Port-de-Paix, pour la partic des oétrois & dc domaine d'Occident,
is'élèvent à.
2,748.157" 4f 91
C
quence
borné à fc faire exécuter pour répondre au voou qu'ont manifellé
les habitans de la partie du Nord; en voici le réfultat.
Les reccttes faites par les tréforicrs particuliers du Cap & du
Môle, & par les receveurs dcs octrois du Fort-Dauphin & du
Port-de-Paix, pour la partic des oétrois & dc domaine d'Occident,
is'élèvent à.
2,748.157" 4f 91
C --- Page 26 ---
(18 )
La contribution de ces mêmes départemens, dans les articles de recette extraordinaire > y compris les rembourfemens
des avances & des à-comptcs, fe monte
a
1,423,072. 1. 3.
4,171,229. 6. F
Les dépenfès réclles de' Ces départemens, je dis celles acquittées par ces
mêmes tréforiers & recevcurs 7 préfentent
une maffe de 4.847302" I 1o
à quoi ajoutant la
fomme payée par lc
Tréforier principal >
5.6+7.302 4 I I
pour acquitter les lettres de change acceptées au profit du fieur
Artau.
80o,0co. li 1
dou il réfulte fans réplique, que non-feuleaient les fonds de
la dépendance du Nord n'ont point été confommés par les
deux autres, mais qu'ils ont été infuflifans de 1,476,072 livres
18 f Il deniers.
Sur laquelle fomme il convient néanmoins de déduire celle
d'cnviron 470,000 liv. pour le montant des dépenfes faites dans
la partic du Nord par les bâtimens de la flation, dont le Tréforier principal fc rembourfe en lettres de change fiir le Tréfor
royal, ou la Caiffe générale des vivres de la Marine; il reftcra
toujours démontré en définitic. que la partie du Nord aura
confommé plus d'un million des fon Is des deux autres parties.
Sans doute ce réfultat paroitra bien furprenant à ceux qui
ont confideré les paflages des fonds entre les Tréforiers comme
par les bâtimens de la flation, dont le Tréforier principal fc rembourfe en lettres de change fiir le Tréfor
royal, ou la Caiffe générale des vivres de la Marine; il reftcra
toujours démontré en définitic. que la partie du Nord aura
confommé plus d'un million des fon Is des deux autres parties.
Sans doute ce réfultat paroitra bien furprenant à ceux qui
ont confideré les paflages des fonds entre les Tréforiers comme --- Page 27 ---
(19) tandis que c'eft au contraire le
ruineux pour cette dépendance,
fervi à alimenter la caiffe du Cap.
moyen qui a maintenant à dire, que malgré la pénurie momenIl me refle
manifefter dans la caifle de la Marine, malgré
tanée qui a paru fe
journellement la ftation des
les avances confidérables qu'exige
devient chaque
bâtimens de Sa Majefté, dont le rembourfement
nullité des
auffi plus difficile, malgré enfin la prefque
jour
fur les débiteurs au Roi; au moment où je publie
recouvremens
dépenfe liquide à la charge de cette caiffe
ce compte, aucune
aucun entrepreneur
n'eft arriérée, aucune n'eft en fouffrance,
raifon de fourni fourniffeur ne peut dire qu'il lui foit dû pour
foit.
travaux ou entreprifès de quelque genre que ce
nitures (c),
de communication
Les travaux de l'embranchement ou chemin
foldés
la
& la petite rivière des Gonaives, ont été
entre grande
pendant lcs trois premicrs mois de cette année.
difant des vérités
tendent à prouver les caufes
Mais en
qui
adminiftration, je ne
des embarras qui ont accompagné mon
dois
laiffer ignorer les reffources que j'ai trouvées.
pas
la Colonie de la LouiOn fe rappelle qu'en mars 1788,
&
les
fiane avoit éprouvé les ravages d'un affreux incendie, que
Adminiftrateurs de Saint-Domingue s'emprefsèrent d'y envoyer
des fecours. Ces fecours exigèrent des avances, dont cette
Colonie étoit reftée à découvert, jufqu'au moment où M. de
autorifa le tréforier principal à fe rembourfer de la
Marbois
fous I denier, en délivrant des traites
fomme de 241:784livres 3
de la marine,
fur l'Adminifrateur du Tréfor royal au département
devoit lui-même en recevoir la valeur de la Cour de Madrid.
qui Ces traites ont ei lieu, le montant en eft porté au dernier article
de cette caiffe; mais elles font demeurées fans effet,
de recette
fûrement comme une dette, ce qui peut être dà pour
(c) On ne exécutés confidérera dans l'année pas courante, , ou des fournitures faites dans Te mois, 3
des travaux le précédent; les fonds non confommés à l'époque des derniers jours de
ou chaque pendant mois, font toujours un gage fuffifant pour ces fortes de dépenfes.
C ij
en eft porté au dernier article
de cette caiffe; mais elles font demeurées fans effet,
de recette
fûrement comme une dette, ce qui peut être dà pour
(c) On ne exécutés confidérera dans l'année pas courante, , ou des fournitures faites dans Te mois, 3
des travaux le précédent; les fonds non confommés à l'époque des derniers jours de
ou chaque pendant mois, font toujours un gage fuffifant pour ces fortes de dépenfes.
C ij --- Page 28 ---
20 )
parce qu'entre le temps de l'opération dont M. de Marbois
rendoit compte au Miniftre & de fà réponfe, il reçut avis que
la Cour d'Efpagne ayoit donné des ordres à la Havanne de faire
ce rembourlement en cfpèces à Saint-I Domingue : ces ordres ont
été cxécutés, & au mois de février de cette annéc, M. le Général
voulut bien expédier un bitiment de la fation, qui alla chercher
à Saint-Domingue la fomme qui devoit conftituer ce rembourfement. Cette fomme fera portée en recctte extraordinaire au
compte de l'année courante, & je n'anticipe fur l'inftant d'cn
perler, que pour nc point m'expofer au reproche d'avoir caché
ics reffources que les circonfiances m'ont fournics, & que j'ai
fait fervir 211 payement de tous les objets dûs & exigibles.
M. de Marbois, dans fon compte de 1788 d dans les inf
truétions qu'ila a laiffées, fait connoitre le progrès quel'on faifoit
dans la rédaélion & la vérification des comptes arriérés de l'exercice de l'ancien tréforier principal. Je ne pourrois parler de ce
travail, que pour donner des cloges au zèle & à l'aétivité de
l'officier qui cn eft chargé; le compte de 1783, le plus confidérable de tous, parce que les dépenfes de la guerre ont été
prefque toutes foldées, vient d'étré arrété; il ne refe plus que
ceux de 178+ & 1785.qui donneront beauccup moins de peine.
Le débet du compie de 1783, s'élèveà
da fomme de.
. 55.985,850" 12f64
Le public a connu par un mémoire,
publié par les exécuteurs tefamentaires dc
cet ancien tréforier, la majeure partie des.
reprifes qui viendront à la décharge de CC
débet, & celui du compte de 1787, qui
cfl de.. -
4.618.638. 3- 10.
Le compte de 1788, rendu par le ficur V clant dont mon
prédéccffeur a fait de juflcs éloges, efi également vérité A rédigé;
ilp pourraétre fhreffmmentarecte. de Peût été plustor.f la maladie
de MI. Dezert, chargé de cet important deuil, n'en cût fitfpendu
débet, & celui du compte de 1787, qui
cfl de.. -
4.618.638. 3- 10.
Le compte de 1788, rendu par le ficur V clant dont mon
prédéccffeur a fait de juflcs éloges, efi également vérité A rédigé;
ilp pourraétre fhreffmmentarecte. de Peût été plustor.f la maladie
de MI. Dezert, chargé de cet important deuil, n'en cût fitfpendu --- Page 29 ---
(21 )
la rédaction. Quant à cclti de 1789, à la charge du tréforier
aétuel, il pourra l'être dans l'arnéc courante; mais le temps &
la circon/pcction qu'exige néceflairement un travail d'un fi grand
intérêt, ne permettent pas de répondre à l'empreflement avec
lequel lc fieur Bizouard s'eft porté à produire les pièces de fa
comptabilité : cet empreffement fait feul la preuve de fon cxaélitude, & démontre qu'il ne craint pas que fa fituation puiffe être
trop tôt connuc.
Je laifferai à mon fucceffeur la fatisfaction de reconnoitre tous
les avantages qu'il y a d'avoir à traiter avec des comptables qui
ne redoutent point la fairveillance;il reconnoitra avec moi, combien il eft important pour lc bon ordre des finances, de ne charger
des comptabilités que des perfonnes qui par leur éducation, > leur
aptitude & le genre de leurs occupations, ont appris à cn connoitre l'enfemble & lcs détails, je dirai avec l'homme fur lequel
repofe la confiance dc tout le royaume, que c'eit dans les bureaux
& fous les yeux de 'Adminiftration que doit fe former la pépinière des fujcts deftinés à devenir les dépolitaires des deniers
publics.
No, IIL
COMPTE des Recettes dr Dépenfes de la Caiffe
générale.
Avr janvicr 1789 il reftoit dû à cette caife par d'anciens débiteurs, plus de 1,scomille livres; fur cettefomme in'a
étéreçudans tout le courant de, l'année, quc celle de 145.rogliv.
15 C 2 d. c'eft-à-dire, moins d'un dixième de la fomme due,
ainfi qu'on peut le voir par les articles 4 & 5 portés en recette
au compte de cette cailfe.
rale.
Avr janvicr 1789 il reftoit dû à cette caife par d'anciens débiteurs, plus de 1,scomille livres; fur cettefomme in'a
étéreçudans tout le courant de, l'année, quc celle de 145.rogliv.
15 C 2 d. c'eft-à-dire, moins d'un dixième de la fomme due,
ainfi qu'on peut le voir par les articles 4 & 5 portés en recette
au compte de cette cailfe. --- Page 30 ---
( I 22 )
Cette maffe de dettes adtives s'eft encore accrue par les débets
de quelques comptes des vacances & droits domaniaux 3 appurés
pendant le courant de l'année, & par les arrérages des fermes de
bacs & de poftes.
D'après l'état figné par mon prédéceffeur, il ne reftoit dans
cette caiffe au I.S oétobre qu'une modique fomme de
liv. 10 C 6 d. elle fut bientôt confommée, puifque les dépenfes 38.493
fixes pour émolumens, appointemens & gages, s'élèvent chaque
mois à 12 ou I 3,000 livres.
Les circonflances qui ont privé cette caiffe du prix & des arrérages échus pour le fermage du bac établi fur la rivière du haut du
Cap, ont été le fignal de la nullité de fes autres recettes, & il
paroit que fes débitcurs ont penfé que puifque cette caiffe fe
trouvoit dépouillée d'une partie de fon revenu fixe, il pourroit
réfulter en deur faveur quelques révolutions, dont le moindre effet
feroit de faire oublier leurs engagemens ; la fuite n'a que trop
prouvé que prefque tous ont conçu cet efpoir. Si l'on ajoute à
cette privation prefqu'abfolue de recettes ordinaires & extraordinaires, un accroiffement de dépenfes (d) réfultant de tout ce
quife paffoit dans la Colonie on fera peut-étre moins étonnéde
l'impoffibilité dans laquelle cette caiffe s'eft trouvée 1 de faire
honneur à toutes les ordonnances que je n'ai pu me difpenfer de
faire délivrer.
La mifère & les délits font prefque toujours les fuites du
défordre : jamais les dépenfes d'hopitaux, pourles pauvres, n'ont
été auffi fortes que depuis fix mois; jamais les frais de géole n'ont
été auffi confidérables, jamais enfin les frais de conduite, de
ture, de procédures crimineiles, n'ont été auffi multipliés; cap- dans
(d; I.cr frais dc voyages & devacations 1 elioués à plufieurs Officicrs du Confeil,
pour la vérification des minutes dcs grefies de diverfes Jurididions, ont été une charge
extreordinairepour ccttc cailfe, qui n'a Pu encore les folder entiérement.
ont
été auffi confidérables, jamais enfin les frais de conduite, de
ture, de procédures crimineiles, n'ont été auffi multipliés; cap- dans
(d; I.cr frais dc voyages & devacations 1 elioués à plufieurs Officicrs du Confeil,
pour la vérification des minutes dcs grefies de diverfes Jurididions, ont été une charge
extreordinairepour ccttc cailfe, qui n'a Pu encore les folder entiérement. --- Page 31 ---
(23)
prefqu'aucun département, les recettes des caiffes domanialesn'on:
fuffi a leurs dépenfès ; il a fallu lcs faire fecourir par la caiffe générale, en forte qu'en définitif, recevant moins & payant plus,ilr refle
démontré qu'clle ne pouvoit long-temps foutenir lc fervice: c'eft
en effet ce qui eft arrivé.
Dans Ja confiance où j'étois, que le moment de crife ne feroit
pas de longue durée, je fis préter du fecours à cette caiffe parcelle
de la Marine, dont je ne pouvois pas prévoir les embarras; ces
fecours éteignirent quelques créances, mais nc firent que retarder
les murmures & les cris; & c'eftaprès avoir tout fait pour ne rien
laiffer en fouffrance 1 pour obtenir fans rigueur des payemens
d'à-compte dela part des débiteurs, quej'aientendu des créancicrs
répandre dans le public des propos de poliations, de violations
de déjôts, & beaucoup d'autres difcours de ce genre.
Quelques créanciers de fucceffions s ou héritiers, qui fe font
trouvés ou fe trouvent encore en fouffrance, ont élevéun fyftème
nouyeau pour donner de la faveur à leurs réclamations; ils ont
prétendu que la caiffe générale étoit une caiffe de dépôt, où tous
les fonds de fucceffions devoient fc trouver pendant trente ans,
pour faire face aux réclamations éventueHes des héritiers ou des
créanciers ; 'ils ont prétendu qu'il n'avoit pas dû étre permis à
'Adminiftrateur d'en difpofer.
Ifaut bien peu connoitre les prirrcipes conflitutionnels de cette
partie du revenu colonial, pour élever une pareille prétention :
peut-on ignorer que c'eft en vertu du droit éventuel de la déshiérence, que les débets des fucccfions font verfés dans da caiffe
génércle! or, quand Sa Mlajefté s'eft défiftée de ce droit réel Ol
éventucl en faveur de la Colonie, étoit-ce pour que les fonds
qui en proviendroient, demeuraffent enfevelis inutilement dans
une caille pendant autant d'années qu'elle a accordées pour Cik
fairc.la réclamation : étoit-ce pour y attendre unc demande plus
qu'incertaine ! Si un pareil fyftène clt é16 adopré r quels
or, quand Sa Mlajefté s'eft défiftée de ce droit réel Ol
éventucl en faveur de la Colonie, étoit-ce pour que les fonds
qui en proviendroient, demeuraffent enfevelis inutilement dans
une caille pendant autant d'années qu'elle a accordées pour Cik
fairc.la réclamation : étoit-ce pour y attendre unc demande plus
qu'incertaine ! Si un pareil fyftène clt é16 adopré r quels --- Page 32 ---
24) )
reprochcs ne feroit-on pas à l'Adminiftrateur (e)! & la ville du
Port-au-Prince jouiroit-clle de l'avantage d'avoir aujourd'hui des
fontaines qu'elle a défirées vainement pendant quinze ans! Ja fanté
des citoyens, la falubrité d'une ville populcufe peut-clle entrer
en comparaifon avec la fouffrance momentanée , réfitltant de la
fiulpenfion de payemens , d'une réclamation quin'eft fouvent que
T'efet d'une faveur!
En voici des exemples frappans.
II cft échu, il y a plus de treize ans, une fucceffion dévoluc
au Roi à titre d'aubainc ; le débet en a été verfé dans la caiffe
générale, unc partic des hériticrs a obtenu de la munificence de
Sa Majeflé un brevet de don du produit de cette fucceffion ; On
fe préfente avec CC titre enregiftré au Confeil,j'en ordonne en
conféquence la délivrance;1 le porteur de mon ordonnance vole
chez le receveur > il eft étoné de n'être point payé, & paroit
croire que cette fomme devoit fc trouver dans la caiffe, puifqu'elle l'a reçue il y a tant d'années : il nC feroit pas dloigné de
confidérer. comme une violation de dépôt, l'emploi d'une fomme
fi bien acquife à Sa Majefté, & dévolue à la Colonie par l'effet
de l'abandon quc le Souverain a'bien voulu en faire à fon profit;
d'autres fe préfentent avec des titres qui prouvent que les fitcceflions ont été gérées par des curateurs ; mais quelqu'attention
gae l'on ait à leur démontrer que ccsmêmes curateurs n'ont pas
verfé leurs débets dans la caiffe générale, ils ne font ni moins
preffans pour en obtenir lc payement , ni moins mécontens
d'éprouver des retards (F).
II me refte maintenant: à prouver que mon prédéceffeur n'a pas
(e) N: T'Oalorrance portant ereadon de ccte caiffe, ni PEdit de 1781, concernant les f.ccetionsvaconiss, ni cucunceutre Loi, nc preferit de conlidérer les fonds
des fecccfions vacantes cemme desgleets dedipit. 1
() Cettec ca'fe n'iprouserettpss d'enbarras; f cile n'avoit toujours payd quc les
fuccullions dont les fonds avuic : recitemeet verlis par les curzteurs; mais ily*
ca plufienrs renshouefemens ordieris, geigiil ait été prouve que les curateurs reftoient delficurs des rcligsatrdel r omptes.
été
des fecccfions vacantes cemme desgleets dedipit. 1
() Cettec ca'fe n'iprouserettpss d'enbarras; f cile n'avoit toujours payd quc les
fuccullions dont les fonds avuic : recitemeet verlis par les curzteurs; mais ily*
ca plufienrs renshouefemens ordieris, geigiil ait été prouve que les curateurs reftoient delficurs des rcligsatrdel r omptes.
été --- Page 33 ---
(25)
été imprévoyant pour les réclamations éventuelles. En effet, à
fon départ, ilfaiffoit à-peu près 200,000 liv. d'arrérages de fermes
dont il ne pouvoit prévoir que le payement feroit fufpendu; H
laiffoit de plus unc fomme tres-confidérable à recouvrer fir des
débiteurs dont quelques-uns avoient pris des engagemens à termes
fives, mais dont la tenacité a réfifté à mes invitations, & même
à des menaces fuivies de quelques aétes de rigueur.
Dans la fituation difficile ou-fc trouve cette caiffe, par les
raifons que je viens d'indiquer, bien déterminé à nc lui faire faire
aucun nouveau prêt par la caiffe de da marine dont je dois
refpecler les engagemens & les dépenfes, puilqu'elles. sfe ticnnent
à peine de niveau avec lcs recettes, j'ai cru ne pouvoir prendre
un parti plus conforme aux principes de juflice & d'impartialité,
que je dois à tous les créanciers à quelque titre que CC foit (g),
que de déterminer qu'ils feront payés déformais en fuivantl'ordre
des dates de l'enregiftrement de deurs ordonnances, fans exception ni privilège en faveur de qui que ce foit, fous la feule
réferve des appointenlens aflcétés fur cette caiffc. Cette forme
de liquidation eft certaine dans fes effets, & m'a paru préférable
à des payemens d'a-comptes qu'on pourroit croire arbitraires, foit
de la part de F'Adminiftration, foit de la part du comptable.
Je défire que les détails dans lefquels je viens d'entrer for les
embarras de cette caiffe, déterminent les débiteurs à étro plus
exacts, & que cette fituation puiffe les convaincre que les jouif
fânces qu'ils fe procurent par leurs continuelles évafions, font
réellement des injuflices envers ceux quiattendent Jeurs payemens;
& je ne doute point que d'après les explications données,le Public
ne demeure pénétré de cettc vérité, que toutes les fois qu'un
Adminiftrateur peut prouver queles fonds reçus ont été crnployés
conformément à leurs deflinations, à des dépenfes jullement
(s) Iln'efl pas inutile de faire obferver que toutes les créances arriérées de ce:te
caiff: ne s'élèven: pas à plus de 83,000 livres, & qui feroient bientô: payécs, fi les
recouvremers evoientlicu.
D
vérité, que toutes les fois qu'un
Adminiftrateur peut prouver queles fonds reçus ont été crnployés
conformément à leurs deflinations, à des dépenfes jullement
(s) Iln'efl pas inutile de faire obferver que toutes les créances arriérées de ce:te
caiff: ne s'élèven: pas à plus de 83,000 livres, & qui feroient bientô: payécs, fi les
recouvremers evoientlicu.
D --- Page 34 ---
(26) ) les befoins des citoyens 7
ordonnées & indiquées par le veeu &
ildoit être exempt de reproches.
j'ai à dire à l'égard de
pas néanmoins ce que
Je ne terminerai
connoitre mon opinion fir la circonfla caiffe générale, fans faire
d'employer les fonds provenant
avec laquelle il convient
Je crois qu'il
pection
parles curateurs auix vacances.
défordes fucceffions gérées
des fucceffions, dont il fera
feroit de juflice que les fonds
de l'Édit de 1781, demeurafmais rendu compte en conformité caiffe pendant trois années,
fent récllement en dépôt dans cette
afin que les héritiers olr
de la date du compte apuré,
dis plus, & je
compter
pas vainement; je
les créanciers ne fe préfentent étoient également furs & exacts,
crois que fi tous les comptables intérêts des héritiers & des
peut- être mieux aux
mains
trois
il conviendroit fonds reftaffent en leurs
pendant
créanciers, que les
feroient tenus de rendre un compte
années, après lefquelles ils
mais après ces trois années,
chaque fucceffion;
les fonds
final & définitifde
devient fi forte, que
de la déshérence
de domanialité
la préfomption
prennent alors un caraétère
de la
de ces facceffions
de les employer au profit
&
à Adminiftration
confifcations,
qui permet
ceux d'aubaines , d'épaves, ,
Je n'en
Colonie, comme dont Sa Majeflé lui a fait f'abandon. écrit
autres de cC genrc,
les bornes naturelles de cet
davantage à cet égard; ;
dont T'Édit de
dirai pas
d'indiquer les modifications
ne me permettent pas
pourroit être fufceptible.
N. IV.
des Libertés.
COMPTE de la Cailfe
de cettc caiffe, donnera
Le Tableau des reccttes & dépenfes dont l'application fc
obfervations importantes,
lieu à plufieurs
circonflances.
fera naturellement aux
. écrit
autres de cC genrc,
les bornes naturelles de cet
davantage à cet égard; ;
dont T'Édit de
dirai pas
d'indiquer les modifications
ne me permettent pas
pourroit être fufceptible.
N. IV.
des Libertés.
COMPTE de la Cailfe
de cettc caiffe, donnera
Le Tableau des reccttes & dépenfes dont l'application fc
obfervations importantes,
lieu à plufieurs
circonflances.
fera naturellement aux --- Page 35 ---
I 2 27 )
Voici celui de tous les affranchiffemens payés depuis quatre ans;
S A V 0 I R:
En 1786, 365 affranchiffemens ont donné... 523,425# uf
En 1787, 273. .idem..
463,025. Il
En 1788, 297. .idem.
547,892. 10.
En 1789, 256.. idem..
465,226. Il
On voit par ce rapprochement, quc lc nombre des affranchif
femens a diminué très-fenfiblement ; ce réfuultat, conforme aux
principes conftitutionnels de la Colonic, a été obtenu fàns efforts
& fans autres difpofitions que l'élévation de la taxe : on voit
d'un autre côté le produit de cette taxe, dont je ne ferai pas
l'apologie, > confacré à dcs dépenfes d'utilité générale, qui ne
pourroient fe payer fans augmentation de charge fur les contribuables; c'eft fans doute corriger, autant qu'il eft poflible,f'e/pèce
d'incohérence qu'il y a entre da taxc dc l'alfranchiffement & le
don de Ja Jiberté.
On a reproché aux Adminifrateurs qui m'ont précédé,d'avoir
mis de l'arbitraire dans l'exercice dc cette taxe. Je fuis convaincu
qu'ils n'ont pas mérité ce reproche, mais il m'eft facile de fentir
par unc expérience de plufieurs mois, 7 que des confidérations
particulières, des obfeffions, deur arrachent quelquefois des exceptions aux règles géncralcs, & qu'il en eft de tellcs, que lc caraéière
le plus feric cfl obligé de fléchir; mais toute faveur à cet égard
doit d'autant moins paroitre fulpedte, qu'il faut obtenir le concours
des deux Adminiftrateurs, & il ne doit étre permis à perfonne de
foupçonner que leurs bienfaits ne partent point de la fource la plus
pure.
La partie du Nord paroit avoir mis un intérêt particulier à
connoitre le montant des dépenfes faites à fon prolit furle revenu
de cettc caifle. D'après des renfeignemens inexacts, Oil s'étoit
perfuadé que ceite partic contribuoit pour moitié dans lc produit
des affranchiffemens : l'attention que j'ai cue de fire connoitre
Dij
de
foupçonner que leurs bienfaits ne partent point de la fource la plus
pure.
La partie du Nord paroit avoir mis un intérêt particulier à
connoitre le montant des dépenfes faites à fon prolit furle revenu
de cettc caifle. D'après des renfeignemens inexacts, Oil s'étoit
perfuadé que ceite partic contribuoit pour moitié dans lc produit
des affranchiffemens : l'attention que j'ai cue de fire connoitre
Dij --- Page 36 ---
(28)
fc trouve employée dans chaque
pour combien cette dépenfc à même de conftater que réellefommaire de dépenfe, mettra
livres, c'eft-à-dire, plus
ment cette caiffe a payé plus de 266,000 affranchiffemens follicités
de 66,000 livres au-delà du produit des
du même genre
fes habitans. Cer réfultat & quelques autres
la
par
doutc à mettre le Public en garde contre précifervirant fans
les opérations des Adminifpitation avec Jaquelle on préjuge
trateurs.
avoit fait préter à cette caiffe, à diverfes
Mon prédéceffeur
la mettre à même de faire face
époques de l'année 1789,pour de
livres ; il y Jlaiffa au
à fes dépenfes $ une fomme
169,000 livres 1O fous IO deniers :
1" oétobre un fonds de 35.566
fe liquidèrent ies plus
fut pendant ce mois & le fuivant que
ce
forte non-feulement je ne pus
fortes dépenfes à fa charge, en
que été faits, mais je fus
lcs prêts qui lui avoient
faire rembourfer
la concurrence
d'en faire faire de nouveaux jufqu'à
les
obligé
livres 16 fous 2 deniers ; mais en décembre,
de 33,223
cette caiffe fut en
recettes ayant été fupérieures aux dépenfes,
lui avois
à celle de la marine, tout ce que je
état de remeutre
fur celui ordonné par M. de
fait préter, & un léger à-compte
mois de cette
Pendant ic courant des trois premiers
Marbois.
rembourfemens, & au moment où
année, il a été fait d'autres de la marine, à fa charge, fc trouve
yéeris,la créance de la caiffe
6 deniers. Je veillerai à ce
réduite à 147,680 livres 13 fous
les
elle s'étcigne fans Jaiffer cl fouffrance
que fucceffivement
; & dès l'inflant quellc aura des
dépenfes ordonnécs & liquidées Peinier & moi fommes d'accord
fonds libres, M. lc comte de
intéreffans du nouveau
& terminer les travaux
de faire reprendre
fous l'adminiftration de MM. de
chemin de Jacmel, ordonnés
& de Bongars, recommandés par mon prédéceffeur.
Bulcombe
eft doublement fentic fous les
d'ailleurs
& dont fimportance
la facilité des commumications
rapports de fareté publique, pour
le quartier quil
de
d'utilité particulière pour
en tcmps guerre,
te de
intéreffans du nouveau
& terminer les travaux
de faire reprendre
fous l'adminiftration de MM. de
chemin de Jacmel, ordonnés
& de Bongars, recommandés par mon prédéceffeur.
Bulcombe
eft doublement fentic fous les
d'ailleurs
& dont fimportance
la facilité des commumications
rapports de fareté publique, pour
le quartier quil
de
d'utilité particulière pour
en tcmps guerre, --- Page 37 ---
(29)
rendre vaine une dépenfe de plus
traverfe , & enfin pour ne pas
ans.
de 300,000 liv. faite pour cet objet depuis quatre les Colons,
être agréable à tous
J'ai confidéré qu'il pourroit de la ville du Port-au-Prince,
& particulièrement aux citoyens l'ordre & l'économie dans des
de connoitre ce que peuvent & de favoir ce qu'ont coûté ceux
travaux du plus grand intérêt,
, pour
l'adminiftration de mon prédéceffeur,
exécutés pendant
(h), deux lavoirs, une proà cette ville trois fontaines
procurer
& un abreuvoir fait non-feulement
menade publique, une aiguade,
mais fous le point
d'abreuver les animaux,
pour la commodité
de fe procurer un réfervoir d'eau, dont
de vue bien plus important
d'incendie.
f'utilité deviendroit inappréciable dans un cas
réfulte del'état général fourni par M. Sorel, Ingénieur chargé
Il
main-d'ccuvre, tuyaux en fer
de la conduite de ces travaux, que
ci-deffus indiqués,
& autres matériaux compris , tous les objets
la
coûité pendant les années 1787, 1788 & 1789, que
n'ont de
1. 2 f 8 d. en y calculant les journées de
fomme 770.394 néanmoins n'ont pas fait fortir d'argent des caiffes,
Nègres, qui
fournies l'atelier du Roi. Il eft fans doute
puilqu'elles ont été
par
les circonfP'Adminifration, de fe repréfenter que
agréable pour
d'établiffemens précieuxà
tances ont permis de procurer beaucoup à
de moitié moins de Ce
une ville comme le Port-au-Prince, plus
coûité
donner une feule fontaine au Fort-Dauphin.
qu'ilen a
pour
de cette caiffe, je ferois forcé de
Jene parle pas des débiteurs dans tout le courant de 1790 ;
me répéter, il n'a rien été payé
engagemens ont été pris & doivent écheoir pendant
quelques
le
de 1790 fera connoitre s'ils ont
l'année courante ; compte
c'eft
été exécutés : ce qui eft tranquillifant pour mon fucceffeur,
cette caiffe n'a pas > ou que très - peu de dépenfes arriérées;
que
créancière que la caiffe de la marine.
eile n'a proprement pour
L'cau de ces fontaines eft conduite par un canal en maçonneric, couvert de &
(h)
2,896 toifes de d.veloppement, à partir de la prife jufqu'au ba.in
voûté, ayant
diftribution attenant à la promenade publique,
ft tranquillifant pour mon fucceffeur,
cette caiffe n'a pas > ou que très - peu de dépenfes arriérées;
que
créancière que la caiffe de la marine.
eile n'a proprement pour
L'cau de ces fontaines eft conduite par un canal en maçonneric, couvert de &
(h)
2,896 toifes de d.veloppement, à partir de la prife jufqu'au ba.in
voûté, ayant
diftribution attenant à la promenade publique, --- Page 38 ---
(30)
N. V.
Amendes,
des Droits domaniaux 3
CAISSES
Bâtardifes dr Déshérences,
Aubaines,
Epaves, d Droit de Deux pour cent.
Conffcation
caifles eft compofé de diverfes parties qui
Le revenu de ces
autres, mais qui font vériétrangères les unes aux
elles
paroiffent
fous leur rapport de domanialité;
tablement communes les lieux où il y a des juridictions ; leurs
font établies dans tous
jamais aux dépenfes qui
recettes varient & ne fuffifent prefque
y font affignées.
total des perceptions de ces caiffes,
En 1789, le montant de la Colonie,
dans toutes les juridiclions
a
808,364"
s'eft élevé à.
les verfemens faits
Sur quoi déduifant
les mettre à
la caiffe générale, pour
8. H.
par de faire face à leurs dépenfes - . 75.472.
même
732,891. 18. 7:
Elles fe réduifent à.
livres de moins que l'annéc
c'efl-à-dire, à environ 48,000
précédente.
maintenant chaque partic féparée de ces
En confidérant donnera occafion de remarquer que la recette
recettes,ce tableau
forte qu'en 1788, & que les remdes épaves a été bien plus
à
l'ont été auffi dans une proportion peu-près
hourfemens
dc douter que lc régime adopté,
égale; ce qui ne permct pas
ifent à.
livres de moins que l'annéc
c'efl-à-dire, à environ 48,000
précédente.
maintenant chaque partic féparée de ces
En confidérant donnera occafion de remarquer que la recette
recettes,ce tableau
forte qu'en 1788, & que les remdes épaves a été bien plus
à
l'ont été auffi dans une proportion peu-près
hourfemens
dc douter que lc régime adopté,
égale; ce qui ne permct pas --- Page 39 ---
(31)
de faire vendre les épaves avec plus de célérité qu'on ne le
faifoit précédemment, ne foit infiniment avantageux aux propriétaires, qui au moins recouvrent le prix de leurs efclaves,
ou de leurs animaux, avant qu'un trop long féjour dans les
geoles ne les ait dépréciés, ou n'en ait abforbé la valeur.
Mon prédéceffeur avoit manifefté, dès l'inftant qu'il a connu
la nature du revenu fifcal réfultant des bâtardifes, combien il
défiroit
des loix plus conformes aux moeurs de la Colonie
le réduifent que à tout ce qui ne pourra pas nuire aux droits
impreferiptibles de la nature & du fang; je fais ce voeu avec
lui & tous Jcs Colons, & je fuis certain qu'il ne fera pas
yainement préfenté à PAffemblée Nationale.
Un nouvel ordre de chofes peut amener une grande diminution dans le produit des amendes acquifes aul Roi pour raifon
de fol appel. Il faut convenir que fi d'un côté il peut être jufte
de punir le jufticiable qui appelie mal-à-propos d'u jugement
de
inflance, d'un autre côté, il doit paroitre dur &
première
révoltant quc celui qui a des gricfs fondés pour en appeler, ne
puiffe obtenir juftice des Juges fupérieurs, qu'en confignant une
fomme dont l'avance ajoute encore à fes embarras. S'il paroiffoit néceffaire, comme je le crois, de réprimer la facilité des
devroit-ce
être par une amende prononcée à la
appcls, ne
pas
la fentence dont eft
charge de f'appelant, dans le cas où
appel
feroit confirmée, mais fans en exiger une confignation anticipée!
Quant aux confifcations 9 clles ont toujours avec raifon été
confidérées comme un revenu odieux : il eft probable que bientôt
celles réfultant de contraventions pour fait de
il n'y aura que
eft tellement
commerce interlope ; & même le régime prohibitif
l'Adminiftration
n'avoir à
adouci dans ce moment, que
efpère
faire punir aucune contravention fur cette matière.
Au furplus, je n'ai parlé de ces diverfes branches de revenu
domanial cédé à la Colonie > que pour donner occafion de
comme un revenu odieux : il eft probable que bientôt
celles réfultant de contraventions pour fait de
il n'y aura que
eft tellement
commerce interlope ; & même le régime prohibitif
l'Adminiftration
n'avoir à
adouci dans ce moment, que
efpère
faire punir aucune contravention fur cette matière.
Au furplus, je n'ai parlé de ces diverfes branches de revenu
domanial cédé à la Colonie > que pour donner occafion de --- Page 40 ---
(32) 1 1
à P'Adminiftration
remarquer que leur nullité prochaine prépare
fur d'autres
des embarras difficiles à cacher, foit qu'elle rejette
leur
celles-ci acquittoient, foit qu'elle
caiffes les dépenfes que
faffe faire, comme autrefois, des prêts qu'elles ne pourront jamais
rembourfer, foit enfin qu'elle laiffe leurs créanciers en fouffrance,
ce qui eft, à tous égards, le parti le plus inquiétant.
No. VI.
bref-état des Recettes àr Dépenfes
COMPTE par
des Cailfes d'Entrepôts.
renverrai le leéteur au tableau
Poux éviter les répétitions, je
de
lui rappeler en vertu
du compte de ces perceptions 7 pour
loix elles ont été établies, d , & quel eft leur emploi.
quelles
font les feules dont la recette ait été plus forte
Ccs perceptions
la raifon s'en trouve dans les circonfque l'année précédente ;
ont déterminé à permettre aux étrangers l'importation
tances qui
&
des fucres & cafés : le
des farines & bifcuits 1
l'exportation
liv. de
droit d'un pour cent s'eft élevé à près de 100,000
plus
l'année 1788. C'eft comme fi l'on
que celui perçu pendant
les étrangers ont fait en 1789
difoit qu'aclivement & paffivewent
dix millions de commerce de plus que l'année précédente;
pour
Colonie tclle
celle-ci, la fomme du
& comme, avec une
circonfcrite que dans la valeur d'exporcommerce cfl naturellement
de fes denrées & de fon numéraire, on peut en conclure
tation
la Métropole en a fait pendant la même
avec affutrance 7 que
année pour dix millions dc moins.
droits addlitionnels, la perception n'en a prefque pas
Quant aux
été plus confidérable qu'en 1788.
I
année précédente;
pour
Colonie tclle
celle-ci, la fomme du
& comme, avec une
circonfcrite que dans la valeur d'exporcommerce cfl naturellement
de fes denrées & de fon numéraire, on peut en conclure
tation
la Métropole en a fait pendant la même
avec affutrance 7 que
année pour dix millions dc moins.
droits addlitionnels, la perception n'en a prefque pas
Quant aux
été plus confidérable qu'en 1788.
I --- Page 41 ---
(33)
H eft inutile d'obferver que cette dernière partie de recette
n'aura pas lieu en 1790, fi, comme M. de Peinier & moil'cfpérons, 3 Sa Majcfté veut bien confirmer Ics difpofitions de notre
Ordonnance du 5 février dernier, qui en fufpend la perception.
No. VII
CAISSE des Confignations pour pafage d'Efclaves
en France.
Lis loix nationales, ainfi que le dit mon prédéceffeur, d'accord avec celles du climat, écartent du Royaume les Africains &
tous les gens de couleur ; ces loix ont acquis aujourd'hui une
force inexprimable, 3 puifqu'elles fc trouvent liccs aux principes
confitutifs de la sûireté dela Colonie. Le danger de conduire des
efclaves en France, & le danger plus grand de les en ramencr,
font particulièrement développés dans une dépêche de M. le
Comte de la Luzerne, du 29 novembre 1789, adreffce à MM.
lc Comte de Peinier & de Marbois, dans laquelle il recommande
aux Adminiftrateurs de veiller à cC qu'il ne s'embarque pour
France que le plus petit nombre poffible d'efclavcs dcs deux
fexes (i).
On remarquera qu'en 1789,les confignations ont été plus
nombreufes qu'en 1788; les mefures priles en réduiront nécef
fairement le nombre en 1790 : l'Admniniftration le verra avec
plaifir, & prévicnt les Colons qu'elle ne fcra aucune difficuité à
(i) II paroit par cette dépèche 3 qu'il a été donné des ordres en France,darstous
les ports de P'Amirauté, 3 pour faire pafer d'un bâtiment fur un autre totts les ciclaves
qui arriveroient fuccellivement des Colonics,
E
ures priles en réduiront nécef
fairement le nombre en 1790 : l'Admniniftration le verra avec
plaifir, & prévicnt les Colons qu'elle ne fcra aucune difficuité à
(i) II paroit par cette dépèche 3 qu'il a été donné des ordres en France,darstous
les ports de P'Amirauté, 3 pour faire pafer d'un bâtiment fur un autre totts les ciclaves
qui arriveroient fuccellivement des Colonics,
E --- Page 42 ---
(3+)
juftirembourfer les confignations, - 3 quand les confignataires
faire
de l'efclave dans un des ports de la
fieront de la préfentation
l'article VIII de la Déclaration du
Colonie, & de l'exécution de
avoir été remis
ceux qui pourroient
Roi du 1 8 aoûit 1778, pour effet ilne lui paroit pas julte d'ajouter
dans les dépôts ; parce qu'en retard du rembourfement de la
à la privation de l'efclave, le
confignation.
No. VII 2 I.
des Recettes dr Dépenfes
COMPTE parl bref-état
des cailfès des Invalides.
&
font fufifam-
- JES - - perceptions dont les principes l'objet
fe lèvent
dans l'Édit du mois de juillet 1720,
ment développés
de l'empire François , fur les dépenfes
dans toutes les Colonies
le fervice de la marine.
faites, à quelque titre que ce foit,-pour
font tracées avec
Les règles qui régiffent cette comptabilité, Sa Majefté au mois
précifion dans les inftruétions données par l'Adminiftrateur en chef
Outre la farveillance que
de mars 1787-
: elle eft foumife à cclle d'un
de la finance exerce fur cette partie mains duquel fc verfent les
Adminiftrateur particulier, entre les
;il en fait la remife aul
débets des comptes de chaque comptable;
des ordres de Sa
Tréforier général des Invalides, en conformité être rendus S
Majefté; mais avant que tous les comptes puiffent fuiyante.
environ fix mois de l'année
il fe paffe toujours --- Page 43 ---
(35 )
No. I X.
ÉTAT des Recettes dr Dipenfes desfonds provenant
des defarmemens.
I deviendra déformais inutile de joindre aux comptes publics
des finances de la Colonie, un tableau particulier de cette efpèce
de comptabilité 9 puifque dans l'état aétuel des chofes, il ne
réfulte prefqu'aucune remife de fonds.Les gages acquis aux équipages, pour lcs défàrmemens qui fe font dans la Colonic, fe
payent en traites fournies par les Capitaines fur leurs armateurs 9
conformément aux difpofitions des Ordonnances dcs mois de
juillet 1742 & 1759 : mais pour la sûreté des payemens, Onl
exige maintenant quc ces traites foient cautionnées par lcs Négocians de la Colonie.
No. X.
RICAPITULATION des Denrées exportées de
chague quartier ; dr état de la Population 3 des
Cultures dr Manufastures de la Colonie.
Lip première partic de CC tableau n'eft, à proprement parler,
qu'un document juftificatif du premicr article de recette du compte
de la caiffe de la marine; il a pour objet de mettre les Colons
à même de connoître la totalité des produits de chaque nature
de denrées, & de la comparcravec celle des années précédentes.
La feconde partic fert à établir l'état de la population, des
cultures & manulactures de da Colonie.
E ij
ures dr Manufastures de la Colonie.
Lip première partic de CC tableau n'eft, à proprement parler,
qu'un document juftificatif du premicr article de recette du compte
de la caiffe de la marine; il a pour objet de mettre les Colons
à même de connoître la totalité des produits de chaque nature
de denrées, & de la comparcravec celle des années précédentes.
La feconde partic fert à établir l'état de la population, des
cultures & manulactures de da Colonie.
E ij --- Page 44 ---
(36)
No. XI.
générale des Recettes
RECANTULATION
des diverfes caifès de la Colonie.
ds Dépenfès
Cr tableau eft lc réfumé fommaire des opérations des recettes fous
caiffes de la Colonie ; il préfente
& dépenfes des diverfes maffe des fonds perçus & employés par
de vue, la
un feul point
la
1 & l'enfemble des
les caiffes dont PIntendant a difpofition décembre 1789, ils
confommés. A l'époque du 31
fonds non
1.542:798* 14 H.
s'dlevoientà..
ajouter le reftant , à la
II convient d'y
des avances faites aux
même époque, 7
puifqu'elles feront 9
divers entreprereurs,
dans le
ou rembourfées, ou précomptées
courant de 1790, & qu'elles diminuent
d'autant les dépenfes à faire pendant ladite
B Il.
200,000.
année , environ. .
le
II eft également jufte d'y joindre
des dépenfes faites par les bâtimontant de Ja flation pendant l'année 1789,
mens
rembourféc,
dont la Colonie n'étoit pas
de
faute d'avoir pu placer des Jettres
change fur le tréfor royal ; ces dépenfes
H U.
s'dlevoient à environ (K)
300,000.
Ce qui porte la maffe des fonds non 2,042,798" 14 I.
confommés, à.
être déterminés avec une
(k) Cet objet & le précédent ne peuvent pas arrêtés.
précifen abfolue. Les états ne fontpoint ençore --- Page 45 ---
(37)
Ci-contrè..
2,042,798# 14' IS
Il convient maintenant de déduire de
cette fomme, celle due au 31 décembre,
pour le montant des perceptions des
droits additionnels qui n'ont été verfés
dans da cailfe de la marine qu'à titre de
dépôt.
SAVOI R:
En 1788. .
303,317" 181 97
En
741,250 2
I.
1789.
437.932 3 4
Il ne reftoit donc au 3: décembre
1789, des fonds réellement libres dudit
excrcice, que.
1,301,548" IIf IId
Plus dc moitié de cette fomme reftoit due à la caiffe de la
Marine par des comptables en activité, ou fortis d'exercice pendant l'adminiftration dc M. de Marbois. Tel eft, auffi exactement
qu'il eft poffible, le réfultat définitif & le modique réfidu de plus
de quatorze millions de recettes ; mais il n'a rien d'inquiétant,
quand on confidère, d'un côté, des recouvremens à fairc pour
de grandes fomines , & de l'autre, aucune dépenfe arriérée
& une feule créance éventuelle qui peut fc changer en un aétif
folide.
M. de Marbois. Tel eft, auffi exactement
qu'il eft poffible, le réfultat définitif & le modique réfidu de plus
de quatorze millions de recettes ; mais il n'a rien d'inquiétant,
quand on confidère, d'un côté, des recouvremens à fairc pour
de grandes fomines , & de l'autre, aucune dépenfe arriérée
& une feule créance éventuelle qui peut fc changer en un aétif
folide. --- Page 46 ---
(38) I
No. XIL
ÉTAT général des Baux dr Marchés pafes pour
à fournitures relatives au fervice
les entreprifes
de la Colonie.
des marchés paffés par mon
Cr tableau ne comprend. que
s'étendre
je n'en ai fait aucun dont la durée puiffe
prédéceffeur;
fucceffeur.
fous l'adminiftration de mon
telles
celles de divers
Plufieurs adjudications importantes,
que font arrivées
entrepreneurs du Roi au Cap & au Portau-Prince, à de nouà leurs termes : je me fuis difpenfé de faire procéder remettraile
Jaiffer à celui entre les mains duquel je
velles, pour
les intérêts du Roi & de la
fervice, la faculté de faire, 2 pour
; & l'incerColonie, tout ce que je n'aurois pu faire moi-même de Marbois, &
titude de traiter auffi avantageufement que M.
comme Jui, m'a infpiré un fentiment
de payer tout au comptant
à diffimuler.
de défiance que je ne cherche point
du Domaine d'Occident, à de 45hh
DROIT
introduits dans la partie du Sud.
par rtête de Noirs
Crs perceptions ont été établies par unc Ordonnance du 9
elles ont eu lieu aux Cayes, à Jérémie & à Jacmel.
mars 1789;
tableau, mais les comptables
J'aurois défiré pouvoir en préfenterle
, m'a infpiré un fentiment
de payer tout au comptant
à diffimuler.
de défiance que je ne cherche point
du Domaine d'Occident, à de 45hh
DROIT
introduits dans la partie du Sud.
par rtête de Noirs
Crs perceptions ont été établies par unc Ordonnance du 9
elles ont eu lieu aux Cayes, à Jérémie & à Jacmel.
mars 1789;
tableau, mais les comptables
J'aurois défiré pouvoir en préfenterle --- Page 47 ---
(39)
n'en ont pas remis les comptes à temps pour que je puiffe en
offrir l'enfemble: ; au furplus, ces perceptions étant extraordinaires, & n'ayant été que momentanécs, lcs fonds qui en font
provenus doivent fe trouver cntre les mains des Receveurs qui en
ont été chargés ; il en réfultcra des ordonnances de recettes
extraordinaires au profit de la caiffe de la Marinc, dont le montant fera cmployé dans le compte dc l'année courante. D'après
un aperçu fourni par le vérificateur 3 & fauf l'apurement des
comptes, ccs perceptions ne s'élèvent point à plus de trente-huit
mille livres.
COMPTABILITE des Fabriques des diverfes
Paroifes de la Colonie.
JAUROIS défiré pouvoir, comme mon prédéceffeur, donner
un état de fituation de da comptabilité des fabriques pendant
l'année 1789; ; fa correlpondance prouve qu'il fe propofoit de
recueillir les renfeignemens propres à former ce travail. L'année
étoit trop avancée quand j'ai pris l'adminiftration, pour me permett e d'efpérer de les compléter, j'en ai en conféquence abandonné le projet d'ailleurs, l'Édit de 1781, concernant les biens
des fabriques naccordeal'Imtendant qu'une furveillance paffive,
& je pouvois craindre qu'on ne fe méprit fir le motif de mes'
recherches ; j'avois d'ailleurs d'autant moins d'avantage à Cn
efpérer, que celles faites par M. de Marbois n'avoient fervi qu'à
prouver que la plus grande partie des comptabilités abandonnées
aux Paroiffiens, n'eft pas fuivie avec l'attention qu'elles méritent,
parce que l'intérêt de chaque particulier dans l'objet commun, eft
trop au-deffous de la perte qui réfulteroit pour lui du temps &
des foins qu'cxigent lcs affaircs publiques.
moins d'avantage à Cn
efpérer, que celles faites par M. de Marbois n'avoient fervi qu'à
prouver que la plus grande partie des comptabilités abandonnées
aux Paroiffiens, n'eft pas fuivie avec l'attention qu'elles méritent,
parce que l'intérêt de chaque particulier dans l'objet commun, eft
trop au-deffous de la perte qui réfulteroit pour lui du temps &
des foins qu'cxigent lcs affaircs publiques. --- Page 48 ---
(40)
C'eft ici oùt finit naturellement ce que j'avois à dire pour
fur les diverfes parties de finance dont je
répandre quelque jour
de parler des comptabilités
viens de traiter. Je me difpenferai
de providence, dcs
particulières, telles que celles des hôpitaux
bacs fur lcs rivières de Jérémie, du Borgne & de PAnidiferens
dirai
deux mots de la cailfe municipale, & CC
bonite. Je ne
que
dans le courant de l'année 1789,
fera pour rappeler qu'elle a payé
diverfes conftruclions de ponts & radiers,
pour
164000* II H.
plus de..
qu'en outre il a été payé pour elle, pour parcils
l il.
celle de la Marine & à titre de prêt 103,240.
objets, par
267,240. Il Il.
Enfemble
inutile de faire obferver que dans cette fomme
In'eft pas
au profit de da Province de
confidérable, il n'a été employé
faveur de celle du Sud.
livres, & rien en
l'Oueft que 23.500
l'état particulier des travaux
Ce réfultat facile à démontrer par
du
les toifés faits par MM. les Officiers génic,
cxécutés, & par
n'eft
toujours celui qui fe plaint qui
fervira à prouver que ce
pas
a le plus à fe plaindre,
fe
dans un
Le compte que je termine, ne peut foumettre préfenter à la Colonie
moment plus intéreffant : je vais le
les
je le livre
fcs Repréfentans vont en devenir juges :
affemblée,
femble l'attendre pour fixer l'opinion
à l'impatience générale qui
J'ai compté fur
l'on doit prendre de mon prédéceffeur.
avcc
que
mérite un parcil travail , & la célérité
l'indulgence l'ai quc fait exécuter : la vérité & l'impartialité ont tenu ma
laquelle je
de Jui, je me fuis borné à
plume ; chaque fois que j'ai parlé dc clarté & de précifion qu'il
expofer fes opérations avec autant infailliblement à n'être point
m'a été poflible ; clles penlent de moi avcc ceite franchife
J'ai parlé
développées parlui-môme. fuis
à l'abri de la cenfitre daus
qui autefe que 1 fi je nc
pas
l'exécution,
laquelle je
de Jui, je me fuis borné à
plume ; chaque fois que j'ai parlé dc clarté & de précifion qu'il
expofer fes opérations avec autant infailliblement à n'être point
m'a été poflible ; clles penlent de moi avcc ceite franchife
J'ai parlé
développées parlui-môme. fuis
à l'abri de la cenfitre daus
qui autefe que 1 fi je nc
pas
l'exécution, --- Page 49 ---
l'exécution, je fuis
(41 )
exempt de reproche dans
point la préfomption de croire
l'intention. Je n'ai
mais ma pofition étoit infiniment que tout autre n'eût pas fait mieux,
dant dont les talens
difficile ; fucceffeur d'un Intenfon
nc font pas mis en doute, tenant la placc de
coopérateur, dont la réputation d'intégrité &
pas équivoque, j'ai bicn jugé
d'habileté n'eft
ferviroit qu'à faire mieux fentir que l'infuffifance dc mes moyens ne
mais
le prix de leur
n'ayant ricn épargné pour foutenir le fervice adminiftration ;
tances inquiétantes où s'eft
dans les circonf
M. de
trouvée la Colonie, , je dirai
Marbois : < Heureux, tandis
comme
>> citoyens concourent
que tous les ordrcs des
avec un
>> nération de
Monarque bienfifant à la
f'Empire heureux d'avoir
régé.
> commandemens
pu, cn exécutant fes
> joindre mes foibles
>> réuniffent pour
efforts à ceux qui fe
laccomplifement dc cette grande entreprife -
Seront le préfent ir les Tableaux
de la Marine.
J annexés dépofés au Contrôle
Au Port-au-Prince, le 29 Avril
1790.
Signé PROISY
Dipofis ail Eontrôle de la Marine.
Signé DescHAMPs.
E --- Page 50 ---
(#5
T A B L E
TITRE - S.
DES
ÉTAT des Finances de Saint-Domingne ; al premier Janvier
Page I
1790.
Etat général des dettes afives eli fayeur des diverfes Caifes de la
à all 1", Janvier 1790.. IO
Colonie, ai 10 Novembre 1785
Erat des dettes palives, à la charge des diverfes Caifes de la
Colonie
bref-etas des Recettes à Dépeufes de la Caiffe de
Compte par
la Marine , peudant Tannée 1789.
Compte des Recettes e Dépenfes de la Caiffe générale. :
des Recettes i Dépenfes de la Cailfe des Libertés... 26
Compte
Caiffes des Droits domaniaux , Amendes, Épaves, Aubaines,
Batardifes, Déshérences, Conffcatious er Droit de Deux pour
cent.
bref-état des Recettes à Dépenfes des Caiffes
Compte par
d'Eutrepôts.s
'Caifes des Confignations pour paffage d'Efdaves enl France. : 33
des Recettes e Dépenfes des Caiffes des
Compte par bref-btat
Invalides:
État des Reccttes i Dépenfes des Fonds provenant des Défar35
meicns
aines,
Batardifes, Déshérences, Conffcatious er Droit de Deux pour
cent.
bref-état des Recettes à Dépenfes des Caiffes
Compte par
d'Eutrepôts.s
'Caifes des Confignations pour paffage d'Efdaves enl France. : 33
des Recettes e Dépenfes des Caiffes des
Compte par bref-btat
Invalides:
État des Reccttes i Dépenfes des Fonds provenant des Défar35
meicns --- Page 51 ---
(43)
Récapitalation des Denrées exportées de chagae gaartier, e état
de la Populatiou, des Cultures er Manufallures de la Colonie, 35
Récapitulation générale des Recettes e Dépenfes des diverfes Caiffes
de la Colonie..
État général des Baux e Marchés pales pour les entreprifes e
fournitures relatives au fervice de la Colonie.
'Droit du Domaine d'Occident , er de 45 liy, par tête de Noirs
introduits dans la partie du Sud.
ibid.
Comptabilité des Fabriques des diverfes Paroiffes de la Colonie, 39
Fin de la Table des Titres. --- Page 52 ---
(44)
T A BL E
D E S
E T A TS.
No, I. ETAT
général des dettes adives ell faveur des
Caifes de la Colonie 1 au IO Novembre
diverfes
1", Janvier
1785 e au
1790.
IL. Compte par Uref-état des Recettes er Dépenfes de la
Caife de la Marine, pendant Tannée
IIL Compte des Recettes er Dépenfes de la 1789.
IV. Compte des Receties er
Caife générale.
Dépenfes de la Caile des
V. Caiffes des Droits domaniaux
Libertés:
Aubaines
s Amendes ,
- Batardifes , Déshérences
Epaves >
Droit de Deux pour cent.
1 Confftations e
VI Compte par bref-état des Recettes er Dépenfes des
d'Entrepôts.
Caifes
VII. Caiffes des Confignations
VIIL
pour pafage d'Efelaves en France.
Compte par bref- état des Recettes er
des
des Invalides.
Dépenfes
Caifes
IX. État des Receltes er Dipenfes des Fonds
Défarmeneus.
provenant des
X. Récapitulation des Denrées exportées de
élat de la
des
chaque quartier; e
Population 1
Cultures er
la Colonie:
Mamfadures de
XI Récapitulation générale des Recettes e Dipenfes des
Caifes de la Colonie.
diverfes
XIL Etat général des Baux er Marchés
fournitures relatives
pafes pour les entreprifes er
aufervice de la Colonic.
Fin dc la Table des États. --- Page 53 ---
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DE LA LETTRE
DE MESSIEURS
DE L'ASSEMBLÉE FROVINCIALE DU NORD
DE SAINT-DOMINGUE;
DATÉE du Cap le 2 Novembre 1790,
A MESSIEURS
LES COMMISSAIRES EXTRAORDINAIRES
A UPRES DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE.
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Massiuns ET CHERS COMPATRIOTES,
L'ÉVÉNEMENT que nous éprouvons dans ce moment
nous fait une loi de vous en inftruire de fuite, afin de
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