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Jehnt Curter Srotu
fihrary
Oromn Ininersitg --- Page 3 ---
SRAR à --- Page 4 --- --- Page 5 ---
e
dsr --- Page 6 --- --- Page 7 ---
SUR LES
TROUBLES
DESAINT-DONINGUE
D'Anges, le 31 octobre 791
AU PATRIOTE
FRANÇOIS
Mosstun,
QuOIQUE malade, et pouvant à
je ne Puis voir en silence les
Peinc tenir la, plume,
nouvelles qui se
sur
Saine-Domingue, mon pays natal. Témoin
répandent
Erainsemésparle parti
déjà decantd defaux
Siceanieundealieure despotique de CC pays, quia stz s'en
persuadé que l'on avoit banni cetteterred oujem'étois bonnement
les droits de Thumanité,
tout cC qui pouvoic blesser
je me suis habitué,
pour cn faire l'asyle pur er
ticisme
sans y songer, à recourir à un sacre,
que les Barnave, les
ccp-
:
Lameth, les
Maury, > les Blin, les
Maloner, les
- ont su inspirer
Gouy et les Moreau, dit
àThomme réfechi: C'est à Saint-Méry, ce
que je dois les ieAékions dont
sentiment
qui, venant d'un
je vais vous faire part, ct.
propriétaire de la colonie,
intéressé à en suivre avec attention
qui fortemene
e ayant lui-méme détourné de
tous les événemens, en
à la confiance
tres-funestes, a quelque droit
publique; sur un article d'oi
zoute $2 fortune,
dépend presque
d
detEte
réfechi: C'est à Saint-Méry, ce
que je dois les ieAékions dont
sentiment
qui, venant d'un
je vais vous faire part, ct.
propriétaire de la colonie,
intéressé à en suivre avec attention
qui fortemene
e ayant lui-méme détourné de
tous les événemens, en
à la confiance
tres-funestes, a quelque droit
publique; sur un article d'oi
zoute $2 fortune,
dépend presque
d
detEte --- Page 8 ---
A
Du
(2)
Lorsquil est question d'éclairer tout un
objet aussi intéressant
de
empire suir tia
qu'une Scs plus
vinces, et sur des faits sur slesquels la nation importantes protourner tous cés regards, le bon
entière doit
citoyen doit
sa pensée cette crainte, plus souvent affec
écarter de
destic qui ne permet pas de
de
ée, de la moanimé du seul amour du bien, parler il
soi avec avadtage;
des faits
peur indiféremment citer
auxquels il a cu part, sur-tout lorsque les vérités
qu'il a à cxposer nc tendent à lui attirer ni
ni récompenses. Je l'ai
louarges,
prouvé en ne faisant
mes droits à ccs dernieres, le
pas usage de
servicés,
par temps et les faits de mes
, attestés par tous les gouverneurs de la
sous les ordres desquels j'ai servi, et dontil colonie,
en France, tels que MM. de
est plusieurs
Raynaud, de
de
Peyniers tous les colons qui sont à Paris Lalancour,
MM. Lavie, Mortatt, dit
s te's même que
connoissance de
Saini-Mery, Blin, ctc. ont
rout, ou d'une grande partie dc cc pleiae
vais dire, ctsur quoije ne crains point de rencontrer que je
contradicteur, même
uD seul
parmi mcs cnvieux de la colonic.
Je parlerai donc de ce.quc j'ai fait,
ile
de mes services est nécessairement)
parce quel genre
Ja colonie en cc
laux faitsqui troublent
moment, 5 ct quc Ics hommes de. couleut
libres, seuls, comme l'on verra, peuvcut faire
s'ils sont traités ct commandés comme des hommes,, cesscr,
hommcs essenticls ct bons ciroyens, dojvent létré. Par erdes
moyen, ils eussen: aussi- prévena, pour bien des
ce
les désastres dont la colonie est menacée
années,
faut des esclaves,
2 Puisqu'il lni
Jc serai
:
il
peut-être un peu long 5 mais pour une telle
faur être clair, et la vérité,
cause;
malheareusemene, p5 àibe-
des hommes,, cesscr,
hommcs essenticls ct bons ciroyens, dojvent létré. Par erdes
moyen, ils eussen: aussi- prévena, pour bien des
ce
les désastres dont la colonie est menacée
années,
faut des esclaves,
2 Puisqu'il lni
Jc serai
:
il
peut-être un peu long 5 mais pour une telle
faur être clair, et la vérité,
cause;
malheareusemene, p5 àibe- --- Page 9 ---
(3)
soin encôre de' s'appuyer sur des exemples
leshommes.
pour persuader
S Au surplus , quelles sont lcs noevelles
Domingue, de tant de manières
arrivées de Saintdetempst : On a vu
difsrentes, et en si peu
qu'elles ont toujours été
tronquées, sclon les vucs du parti
exagérées ou
dtoit dans le comité de
colonial, dont le foyer
l'assemblée
d'en connoitre 3 on a vu les énormes consrituante, chargé
dépenses des colons
pour gagner une partie de la première
vu la versatilité des demandes de la législature; ; on a
fameuse assemblée
de Smne- Marc, qui n'a pu se réhabiliter
-
qu'en Aattant cc
qu'en semblant cmbra- -sser le parti barnavien ; on a vu
le parti colonial ct le parti miu.. -istériel étoit un synonyme que
reçu de tout le public; on a vu, d'unè . la lenteur, ou
plutôt le criminel silence du ministre, pai.,
a fallu
faire partir les commissaires
lorsqu't -
ct de, l'autre
pour le décict du 13
son cxtrême précipitation
maip
lorsqu'il a fallu annoncer la
pour les expédier
sauvoit lile, s'il eut été
révocation de cc décrer qui
va encorcl
accucilli dans la colonic ; on a
Tempressement de ce ministre à faire
bataillons sur des
partir deux
oui-dires, pourun lieu qui est devenu
ministériel, et que l'on peut justement
tout
cher à se
soupconner de cherdont il fortifier, pour être en état de rejecer un décrer
ignoroit la suppression ; on à vu la crainte
manccuvres des ministéricls
ct Jes
législature les
pour écarter dc la seconde
Brissot, les Clavière et les
suivis jusques dans l'assemblée
Faucher, pourstratagéme du
méme ; on a vu le grossicr
commerce pour seconder le
on a vu Texagération
parti barnaviens
du'
dégoûrante du rapport de l'armateur
Triton, sur le nombre des nègres tués
des blancs contre
dans la sortia
cux; on a vu enfin, 2 pour
pour écarter dc la seconde
Brissot, les Clavière et les
suivis jusques dans l'assemblée
Faucher, pourstratagéme du
méme ; on a vu le grossicr
commerce pour seconder le
on a vu Texagération
parti barnaviens
du'
dégoûrante du rapport de l'armateur
Triton, sur le nombre des nègres tués
des blancs contre
dans la sortia
cux; on a vu enfin, 2 pour abréger 3 gue
A 4
ROrRAN --- Page 10 ---
T
(4)
l lettre de la
municipalité du
27 du courant, réduisoit
cap, arrivée à Nantès le
Eh bien! avec
ce nombre à la
un peu de
centième partie,
qu'il faut encore réduire temps on
cette
apprendra.peucêne
supposant qu'il far vrai qu'il centième partie. Mais en
par les blancs,
y ait eu cent nègres tués
jen'y verrois rien qui
piraticn génèrale, mais seulement annonçic une cons*
plusicurs fois formé
une suite du
par quelques
projer,
puis plus de quatre-vingss
nègres déterminés, del'esclavage, et des'isoler dans ans, de secouer le joug de
démontrer par.
les bois. C'est ce que je vais
depuis cette époque, sous des
des nègres
etmareiCa:
mises à à une sorte de
chefs ct Par des bandes souJe commencerai discipline.
par citer Polydor, nègre
entreprenzne qui, en 1703, se forma
intrépide et
marons, avec laquelle il
une bande dc nègres
nément les blancs
ataquoit et massacroit
l'audace
jusques dans leurs
impuet le crime jusqu'à leur enlever maisons, Portant
femmes. On marcha cnvain
leurs filles et leurs
lejoindre. Ce ne fut qu'apeès contre lui, on ne put jamais
qu'ayant commis
sept ans des plus cruels
il
un acte de violence
excès,
en fur assassiné,
envers un desa bande,
Trois ans après il fut succédé
moins barbare,
par un auitre nègre non
II eut bientôt formé couragenx ct plus fin, nommé
sa
Chocolat:
les mêmesa atrocirés;
bande, etil se mit à commettre
les cut poussées bien plus'adroit et plus hardi que Polydor, il
h
la rivière à Limonade, plus loins'il nese fit noyé en traversant
blincs pendant près de douze après avoir inquiéré et pillé les
Diverses
ans.
la colonie, circonstances les
ayant conduir plus de blancs dans
campagnes s'étant
établics, ce moyen nc
Chocolat:
les mêmesa atrocirés;
bande, etil se mit à commettre
les cut poussées bien plus'adroit et plus hardi que Polydor, il
h
la rivière à Limonade, plus loins'il nese fit noyé en traversant
blincs pendant près de douze après avoir inquiéré et pillé les
Diverses
ans.
la colonie, circonstances les
ayant conduir plus de blancs dans
campagnes s'étant
établics, ce moyen nc --- Page 11 ---
(5)
parut plus praticable aux esclaves
cuter leur projet, Un. nègre, nommé entreprenans pour exé.
homme Profendément
Frangois Mancandal,
prits de ses semblables,s'en méchant et habile à capter les espour lui le respect, la confiance cmpara au poistquilisporérent
plus grand fanatisme
et la vénération
: ils croyoient
jusqu'au
candal étoit
fermement que Manles esclaves de envoyé leur tout exprès du ciel pour délivrer tous
pourlui, ils
Joug, ct que, dussent-ils même
ne feroient que retourner
mourir
sein de leur famille,
dans leur patrie, au
courageux dévouement, recevoir la récompense duc à leur
assuré de l'esptit de Quand Mancandal crut être bien
moyen d'autant
tous les esclaves, il recourue à un
aile
plus perfide et plus sûr, , qu'il étoir plus diffii
ne laissoit desengarantir. Il employa, a au lieu defer, le
aucune trace de la main
poison, qui
1748, il fr des ravages
qui lavoit préparé. Dès
campagnes : les blancs cfiroyables dans les villes ct dans les
Heureusemiens
ne mangeoient plus qu'en
pour la
tramblanr.
une négresse créole colonie, 3 Mancandal fur trahi par
chargée de
qui aimoit SOI maitre, er qu'on avoit
T'empoisonner, Ce
et brulé; ; des milliers de
conspireteur infàme fut pris
ct les buchers, et la colonic nègres périrent dans les cachots
L'espoir des esclaves
fuc préservée pour cette fois.
chef plus fn
ne se perdit point; inspirés un
que tous les autres, 9 puisqu'il n'a par
découvert, et qu'il avoit su donner le
jamais été
les esclaves, en moins d'un mois
mor d'ordre à tcus
horrible de massacrer
ils formèrent le dessein
vation de la
tous lcs blancs, à l'instant de l'élés
messe de minuic, Une jeune
aimoit encoreson
mulâtresse; qui
maitre, en eût
ct
vint, CC quis sauva encore les blancs connoissance l'en pré4
Ces grandes
cetref fois, -
entreprises paroissant à la plus gtande partit
A3
RatHGRA
'un mois
mor d'ordre à tcus
horrible de massacrer
ils formèrent le dessein
vation de la
tous lcs blancs, à l'instant de l'élés
messe de minuic, Une jeune
aimoit encoreson
mulâtresse; qui
maitre, en eût
ct
vint, CC quis sauva encore les blancs connoissance l'en pré4
Ces grandes
cetref fois, -
entreprises paroissant à la plus gtande partit
A3
RatHGRA --- Page 12 ---
(6)
trop difficiles a exécuter comme ilfaut, les
ne songérenr plus qu'au
plus déterminés
marronnage, dont les
inaccessibles de la colonie leur offroient des montagnes
rées. Il en partitc un grand nombre dans la ressourcesassue
du sud, qui infestèrent bientôt
partie de l'ouest ct
Bois etde Neyba, a
les montagnes des Grandsdodilsrarageoient
tions françoires, erleshattes
également les habitamens se concertèrent
espagnoles. Les deux
ct frenrbientôr:
gouvernede ligne et de milice contre
marcher des troupes
purent jamais les
ces brigands; mais elles ne
découvrir, ne
trer sur ces montagnes
pouvant pas même péné.
pour pouvoir y porter des trop munitions escarpées et trop éloignées
et oi on marchoit des jours
de boucheetdeg guerre,
une goutte d'eau
entiers sans pouvoir trouver
pour se désaltérer. Les
pagnols, à qui il faur moins de
dérachemens esjusqu'au pied de Neyba; mais des provisions, arrivérent.
pendus furent lancés sur
rochers préparés ct susgran! nombre d'hommes. eux, et tuèrene ou blessèrent un
des poursuites démontrées On renonça des deux côtés à
nègres, qui,s'érant déclarés inutiles, et l'on traita avec ces
sous
lihres,sont
condition de ne plus souffrir de triburairede létat,
parmi cux. Cette clause du traité nouveacx marrons
força les nouvcaux marroas à se cxactement observée,
du Port-de-paix,dut
jetter dans Içs montagnes
du Dondon, de la Borgne, de Plaisance, du gros More,
nade et du
Grande-rivière, de Vaslière, de LimeDauphin, 9 d'oà ils se réunissoient
chemensavec d'auiges rerirés dans les
par détade Laxavon, pour aller chas er les montagnes espagnoles
pour venir échanger la viande
bé:es dans les hattes,
avcc les
tatjons, s cantre des vivres du
nègres des habiet de la roudre.!
pays, Ct contre du plonaly
-
,
nade et du
Grande-rivière, de Vaslière, de LimeDauphin, 9 d'oà ils se réunissoient
chemensavec d'auiges rerirés dans les
par détade Laxavon, pour aller chas er les montagnes espagnoles
pour venir échanger la viande
bé:es dans les hattes,
avcc les
tatjons, s cantre des vivres du
nègres des habiet de la roudre.!
pays, Ct contre du plonaly
- --- Page 13 ---
(7)
Les choses en étolent à ce point,
mier interim de M. de Rainaud, lorsque , sous le premarrons, devenues
les bandes des nègres
considérables, osèrent
m:ne des vivres dans les habitations enlever ouverte
milices ne cessoient de faire des
des fronrières. Les
marrons, mais
dérachemens contre les
bandes,
toujours sans saccès. Une des
commandée par le nègre
principales
eantonnéc dans la
Toussaine, se trouvoit
quartier. Plusieurs de mentagne Noire, dépendante de mon
mes nègres s'y étoient retirés.
que tra-jeune, j'obtins, comme officier de
Quoiun ordie de chasse contre
M. deRaynaud,
de prés de cent
cette bande. Elle étoit composée
bien
nègres. Je pris avec moi soixante
composés, et je me portai au lieu de leur mulâtres,
gue j'avois su découvrir. Ils firent
retraire, a
tance ; mais leur chef ayant étét une vigourcuse résispaux soutiens, une grande
rué,insi que Ses princifendre sur cux les
partie blessés, le reste voyans
prirent la fuite; intrépides mulâtres le sabre à la
on en prit quaiorze à la course, main,
qui étoient restés sur le champ de
2 er neuf
et six autres rués;sepe mulâtres
baraille, avec le chef
ne périr. Lc bruit courut au furentblessés; mais aucua
nègres et pris plus de cent. cap que j'avois tué deux cents
Cesuccès disipaentièremenr cettel bande,er
les marrons chez leurs maitres.
fitrentrer tous
continuèrene
Mais les autres bandes n'en
pas moins leurs ravages dans les autres
tiers, jusqu'en 1774, parce que les petites vucs de quarséance ne permettoient pas de m'y
à
préj'érois, n'étant
envoyer lage ou
dérachement que lieutenant, comme commandant un
dans des quartiers qui n'étoient
Les nègres ne l'ignoroient
pas les miens.
eonsidérables
pas : il s'en forma trois bandes
dans les quartiers Dauphin, des Ecrévissese
A 4
Epe
autres
tiers, jusqu'en 1774, parce que les petites vucs de quarséance ne permettoient pas de m'y
à
préj'érois, n'étant
envoyer lage ou
dérachement que lieutenant, comme commandant un
dans des quartiers qui n'étoient
Les nègres ne l'ignoroient
pas les miens.
eonsidérables
pas : il s'en forma trois bandes
dans les quartiers Dauphin, des Ecrévissese
A 4
Epe --- Page 14 ---
m
(8)
et de Vallitre; qui portèrent l'audace
justement craindre une révolte
au point de faire
vernement recourut à
oaverte et générale. Le
téte des chefs
son moyen bannal de
gou-,
à prix. II réussit à
mettre la,
commandée par Noël
légard de la bande
bord des
Barochen, qui avoit osé
habitations; ; il fut trahi
camper au:
par un ancien soldat
par un des siens, et tué,
jetta dans celle de Baeuf, apposté à cet effer, La bande se resissoit chague
et sur-tont de Canga,
jour, et qui passoit déjà
qui gros-, -
quinze cents négres. Ces deux bandcs pour avoir plus de
nées depuis la mort de Noël,
devinrent plus achardes actes de
er exercèrent
violence, main arméc,
publiguemene
M.dEnnery, , qui
sur les habitations.
toutes les milices du gouvernoit alors la colcn'c, mitsur
licu, fit faire
pied
trouilles et des chasses. Mais continuellement des pa,
nègres d'un côré, ils
tandis qu'on cherchoit leg
Plusieurs détachemens pilloient lcs habitations d'un auue;
s'étoient
étoiept tombés dans
estropiés, La chose
dcuripièges ct
jamais : c'étoit le sujer de parut devenir plus sérieuse que
et rour le monde étoit
toutes les conversations da
dansla
pays,
avoir plus de dix millen
persuasion, et de fit, quily
Dieussitcommelesf nègres dans ces deux bandes seules,
M. Fontenelle, uincosnreragfirdser) les lieuxmémest
commandant
ses biens dans lc même
d'artillerie au cap , ayant
de ce quie mon détachement quarrier que moi, etse ressouvenant
en fit le récit à M.
avcit fait contre Toussainr,
un corps de mylâtres dEnnery, er lui conseilla de foimer
nommer le commandant, chasseursa mon choix, ct de m'en
je purgerois le pays de l'assurant qu'avant deux mois
ce conseil,
ces scélérats. Le
et
général adopta
m'envoya une
CC corps. En trois jours j'avois lcs commission pour formes
cent : vingt-six anulieres
ouvenant
en fit le récit à M.
avcit fait contre Toussainr,
un corps de mylâtres dEnnery, er lui conseilla de foimer
nommer le commandant, chasseursa mon choix, ct de m'en
je purgerois le pays de l'assurant qu'avant deux mois
ce conseil,
ces scélérats. Le
et
général adopta
m'envoya une
CC corps. En trois jours j'avois lcs commission pour formes
cent : vingt-six anulieres --- Page 15 ---
(9)
shasseurs, ct six officiers blancs
bientôt découvert ou
pour me seconder. J'eus
sc tenoit la bande de
laily attaquer. Il
Canga; j'alm'opposa une
téte de trois cents nègres
courageuse défense, à la
blessa
qui formoint. son arméc. Il
que trois chasseurs, dont un seul
ne
dix-neuf nègres tués, huit
mourut, Il eut
de
blessés ct pris sur le
bataille, et vinge trois à la course
champ
intrépides. Canga
par les mulâtres
reçut une balle à la téte; mais
ingambe, il sut nous
fort ct
une habitationd'un échapper 1 ctse traina jusques dans
mulâtre, dont les deux
Le reste de la bande fut dissipé;
enfansle prirent.
Sc rendirent blessés chez leurs quatre-vingt ct quelques
maîtres.
Je me mis aussi-tôt à la poursuite de la bande de
dont j'avois découvert aussi la retraite, Il
Bauf,
Saisi de terreur, il abandonna
en fut averti.
dans les habitations
sa bande , qui se rendic
d'ou elle sortoit. Jc pris, en m'en
retournant dans mon quartier,
peur avoir dissipés dans les beaucoup de nègres que la
partic
bois, et je laissai toutc la
Dauphin sans un marron ; je
ou
ceux qui s'étoient
dissipai
pris tous
réfugiés dans les hautes
gnoles. De là je me portai dans celles du montagnes espartie espagnole qui lT'avoisine,
Don et de la
dont
ctj'en dissipai les marrons, s
je pris une trentainc, Sur le bruit de
de mon approche, les
mes succès ct
chez leurs
nègres des autres quartiers rentrèrent
maitres, ct le calme se rétablit
bon d'observer en
par-tout, Il cst,
seul, M.le
passant, que de mes six officiers, un
deux
Tellier, put soutenir unep partie de mes
en sont morts 5 mais c'étoit un jeu
courses; 3
Jc n'oubliera
pour les mulâtres:
que je pas dire pas d'observer aussi que malgré tout CC
pour attester la vérité, il est resté dans la
groyance publique de la colonic,
3 que J'avois tué plus de
A;
AnUgPA
, Il cst,
seul, M.le
passant, que de mes six officiers, un
deux
Tellier, put soutenir unep partie de mes
en sont morts 5 mais c'étoit un jeu
courses; 3
Jc n'oubliera
pour les mulâtres:
que je pas dire pas d'observer aussi que malgré tout CC
pour attester la vérité, il est resté dans la
groyance publique de la colonic,
3 que J'avois tué plus de
A;
AnUgPA --- Page 16 ---
( 10)
eing cents nègres, et dissipé plus de dix
eu cinquante chasseurs de tués dans les mille; quej'avcis
javois été blessé,
diverses actions; quc"
ctc, erc.
Après la mort de M.
Angleterre. Six mois d'Ennery , je partis pour la nouvelle
après, les nègres
ler maronner
recommencèrent d'alpar bandes, et ces bandes sc
dans plusieurs quartiers. Le
formoient déjà
dans le néant, avec le
corps des chasseurséroit rentré .
formé deux
souvenir de ses services. On en avoit
firmarcher, compagnics de la milice du quartier ; on les
sous les ordres de leurs capisaines,
matrons; mais lorsqu'ils vouloient
contre les
ils pensoient
gravir les montagnes où
rencontrer les nègres, leurs
morts de
capitaines, à demi
farigue, s'y refusoient.
- La bande la plus considérable se forma
du nommé François,
sous la direction
lement
nègre rres-intelligent, et capable
par son courage, 3 des plus grandes
égabande
entreprises. Sa
assassina, par ses ordres,
et
plusieurs blancs françois
espagnols, ct pilloient les habitacions et les
Revenu de mon voyage, la voix
hattes.
peloit hautemient à mon
publique, en 1789,m'apde famille,
premier emploi; mais devenu
, je ne servois plus que comme
père
dans mon
simple milicien
quartier, et ne songeois plus à
service opposé alors
à
reprendre Un
à M. Vincent,
peur-être mon âge. Le publics'adressa
seau le
commandant duc cap, pour obtenirde M. Chisrérablissement du corps des chasseurs, sous mon
commandement, Le gouvernement
à cette demande des habitans
espagnol s'étoit joint
fr la
françois. M. Vincent m'en
proposition ; mais je consentis seulement à
les attroupemens des
dissiper
mes liens
nègres, ne pouvant plus abandonner
pour suivre ce service rrop assujertissant. Lc
général, sur ma demande, me ft expédier des ordres de
1 - 1
irde M. Chisrérablissement du corps des chasseurs, sous mon
commandement, Le gouvernement
à cette demande des habitans
espagnol s'étoit joint
fr la
françois. M. Vincent m'en
proposition ; mais je consentis seulement à
les attroupemens des
dissiper
mes liens
nègres, ne pouvant plus abandonner
pour suivre ce service rrop assujertissant. Lc
général, sur ma demande, me ft expédier des ordres de
1 - 1 --- Page 17 ---
(n)
de prendre avee moi, pour les exé:
chasse, et le pouvoir
je le jugerois à propos:
tel nombre de mulâtres que
curer, de trois mois j'avois pris plus de cinquante nègres,
En moins
chef du nombre, et dissipé tous les
tué unc vingtaine, le
d'aucun blinc, n'en trouvant
attroupemens, sansle secours
dans
voulàt hasarder de m'accompagner
pas un seul qui
àtravers mille dangers 1 sans parces doubles montagnes, milieu des
de Tété.J'en
ler de ceux du climat, au
pluies
belles lettres du gouvernement et du commandant,
reçus de
l'ordre rétabli par-tout, , je mo
comme à Tordinaire; ct, affaires, et tout finit par là.
à mes
retirai tnanquillement
route'la colonie, quej'avois
Lc bruit courut encore, dans
dis-je au cap
tué
de deux mille nègres 5 que
pris ou
plus
on disoit affirmativeinême, à huit lieues de Tendroit, de dix mille. Téj'en avois pris ou tué plus
ment que
excessive exagération 1 je puis donc, sans
moin de cette
tués dans la sortie
hasarder, réduire les cent nègres
trop
du Cap à une dixaine , la révolte à quelques
des blancs
l'esprit colonial actuel, qui n'est
attroupemens, connoissant
de tels faits.
porté à diminuer le rapport
pas
del T'assemblée du Nord, le bruit
En 1790 s étant député
avoit dans le morne du Cap
tout-à-coup qu'il y
se répandit
considérable de nègres, bien pourvus de
un attroupement
formoit le noyau d'un soulèvefusils, canons, etc. qui
colonie. Je fus chargé d'en
de nègres de la
ment général
qu'il
Mes recherches m'apprirent
prendre des imformarions.
marrons de ce morne s
y avoit une trentaine de nègres les autres de serpes, etj'en
armés, les uns de manchettes, s bruit subsistoit, je ne
rendis compte à l'assemblée; la
le desir que je
persuader, L'assemblée me témoigna
pus
RERA
qui
colonie. Je fus chargé d'en
de nègres de la
ment général
qu'il
Mes recherches m'apprirent
prendre des imformarions.
marrons de ce morne s
y avoit une trentaine de nègres les autres de serpes, etj'en
armés, les uns de manchettes, s bruit subsistoit, je ne
rendis compte à l'assemblée; la
le desir que je
persuader, L'assemblée me témoigna
pus
RERA --- Page 18 ---
U -
(12)
fisse une chasse contre ces nègres. Je ne demandai
einquante mulâtres; mais on vouloit
que
On me donna,
déployer plus de forcer
malgré toutes mesreprésentationd, six cents
hommes de troupes, s tant de ligne que
faire cette chasse. Ce rassemblement patrioriques, pour
d'éclat, occasionna
considérable fit tant
tant d'apprêts , que les nègres en furent
imformés ct décampèrent. Je le sus > et j'en prévint l'assembléc, en l'engageant à contremander le dérachement,
Mais dans lesv vues, disoit-elle,
awerimpolitiquement, d'en
imposer aux esclaves, elle exposa les blancs, quimarchoient
à lenvi, à Se rendre de fatigue à moitié
lâtres à faire une corvée
route s er les musis dans les
excessive sans sujet. Je les conduicases des marrons, 9 qui venoient récemment
les
de
abandonner.De: retour de cetre fameuse
pris que cette trentaine de nègres s'étoient expédition , j'apretirés
cent autres dans les montagnes du
auprès de
Borgne, du
et du gros Morne: : je m'offris à les aller Port-de paix
tête de cent mulâtres;
y
attaquer , à la
l'assemblée s'y refusa. Ce n'est
depuis le désarmement des hommes de couleur
que
libres,
j'ai su pénétrer les vrais morifs de ce refus.
que
Ne séroit-il pas possible que les nègres cussent formé
de nouvelles bandes de marrons > c: que ce qu'on
à dessein d'un soulèvement
qualifie
général, pour effrayer l'assemblée, ne fit qu'un de ces incideas dont je viens de *
ler, er grossi, selon la coutume de tout
paret les vues de l'esptic.
temps de ce lieu,
oublié
colonial: Car, les colons n'onc rien
pour faire paroitre le décret du 15 de mai, comme
environnné de tous les dangers pour cux. Mais comment
porroiene-ilk.armibuer cette révolte des nègres à ce décrer,
gui seul pouvoit la prévenir: C'est cn
supposant qu'il y
MLCE
incideas dont je viens de *
ler, er grossi, selon la coutume de tout
paret les vues de l'esptic.
temps de ce lieu,
oublié
colonial: Car, les colons n'onc rien
pour faire paroitre le décret du 15 de mai, comme
environnné de tous les dangers pour cux. Mais comment
porroiene-ilk.armibuer cette révolte des nègres à ce décrer,
gui seul pouvoit la prévenir: C'est cn
supposant qu'il y
MLCE --- Page 19 ---
(33)
avoit des blanes et des mulâtres à la tête des
voltés. Mais comment
nègres ré:
avec cette lettre
concilieroient - ils : cette nouvelle
que j'ai reçuc du Cap,en date
juillet, ou je trouve cet article : >
du 28
disions un mot
Soyez sûr que si nous
hommes de
, nos esclaves, indignés de l'audace des
couleur libres de vouloir
les massacreroient
s'égaler aux blancs,
en demander la liberré impiroyablement. Ils ne cessent de nous
$ mais les sang-mélés étant
quilles, nous nous gardons bien de
tranune telle action,
permertre ànos esclaves
main
2 et qui, en leur mettant les armes à la
, finiroit par les leurs faire tourner
mêmes ce,
contre nousIl se pourroit cependant que les
clins à la révolte,
esclaves, toujours en2
les
voyant les injustices exercées contre
libres, ct voyant désarmer les seuls hommes
craignissent, ct qui fussent en état de les
qu'tls
les montagnes escarpées où ils sc tiennent poursuivré dans
ronnages, sûrs da ressentiment
dans leurs maret de l'impuissance de leurs
antagonistes s voulussent çn profiter
joug comme, 3 ils l'ont déjà tant de fois tenté, pour secouer le
cas, qui en seroit la faute: Ce
Mais, en ce
bare et sot
seroit lc fruit d'un barpréjugé. Mais pour arrêter lc mal, ces colons
orgucilleux qui, foulant leurs sauveurs sous leurs
qui arrêtent les navires
pieds,
défendre,
pour avoir des hommes peur les
qui en demandent à grands cris à la
qu'ils menaçoient d'abandonner dans leur mère-patrie,
soire, ou plutôr dans leurs folles
prospérité-illuils les armes à la main de ceux prétentions, remertrontqu'ils ont avilis et méprisés, pour leur confesser leur
a les défendre
impéritic, et les appeler.
contre leuts esclaves qails avoient seuls
s,
défendre,
pour avoir des hommes peur les
qui en demandent à grands cris à la
qu'ils menaçoient d'abandonner dans leur mère-patrie,
soire, ou plutôr dans leurs folles
prospérité-illuils les armes à la main de ceux prétentions, remertrontqu'ils ont avilis et méprisés, pour leur confesser leur
a les défendre
impéritic, et les appeler.
contre leuts esclaves qails avoient seuls E 6 --- Page 20 ---
DMOR
(:14)
eontenus si long-temps 3 et ces hommes
sottise et la vanité
dégradés par le
1. que
connois; sans réféchir, répondrontilst. . Ob: je les
oubliant toutes
cées sur eux, ils
lesinfamics. exerreprendront leurs armcs
eux colons, dans leur plus
, pour prouver
lcs ont
grande détresse à combien ils.
peu connus. Mais les colons voudront-i's
eux, ct un dernier effer de leur
recourir à
pas de les dédaigner
pusillanimité ne seroit-t-il
la colonie
encare? Alors, hélastje ne puis
est perdue sans ressource, dans le
letairca
lévement général, ainsi
cas d'un souque je l'ai déjà prouvé ailleurs.
Je n'ajouterai aucune. autre réflexion
viens d'exposer ; si vous les
aux faits que je
public, soir en tour
jugez dignes de passer au
je désire
ou cn partic, il les fera dc lui-méme:
lesalur se.lement que T'assemblée n'y soit pas
de la plus riche des colonies
indifférente;
tous les cas, je crois
en dépend. Mais, dans
de telles
qu'elie feroit bien de ne rien
nouvelles doiventétre
précipitere
doir pas perdre de vuç
absolument officiciles. On n:
du
ce que la lettre de la
Cap rapporte 3. et quirabat déjà
municipalité
centièmes de la nouvelle du Triton. Quaue-viogrdis-neuf
Elle
poursuivoit Jes autres nègres
ajoute qu'ca
certain que si les nègres étoient vigoureuscmenr. Il cst très,
rection, ilseroit
généralement en insurimpossible de les poursuivre
mille hommes de troupes de
, câton dix
cheroit dans
ligne : tandis qu'on les cherun quartier, > oùr f'on aura mis
semaine à se rendre, les attres
plus d'une
moins de vingt
sercient ravagés, er, 3 en
-quatre heures, il seroit
biancs qui échapperoient à la, furcur
impossible aux
ks habitations, de les aller
des insurgens daps
woient, et ou
attaquer oà ils se retranchcl'on nc poyrroir porter ni munitions de
Resouf
eroit dans
ligne : tandis qu'on les cherun quartier, > oùr f'on aura mis
semaine à se rendre, les attres
plus d'une
moins de vingt
sercient ravagés, er, 3 en
-quatre heures, il seroit
biancs qui échapperoient à la, furcur
impossible aux
ks habitations, de les aller
des insurgens daps
woient, et ou
attaquer oà ils se retranchcl'on nc poyrroir porter ni munitions de
Resouf --- Page 21 ---
"t15)
guerre,ni provisions de bouche. Je laisse à votre
à mesurer l'étendue de cette cruelle, mais
sagesse
grande activicé,
J'ai T'honneur d'être aveç un sincère ct fraternel attachements Monsieur,
Yotre tres-affectionné serviteur,
MILSCENT, créole.
P. S. ETANT malade, je n'ai pu finir ma lettre
au soir; ct ce matin 9 on me remet les nouvelles de qu'hiee Paris
Je lis le rapport affligeant du Patriore
:
nestcs troubles de
fiançois sur les fu-.
ma patric s du lieu oi j'ai laissé
toute ma fortune, et une mère tendre et chérie. presque
larmes dont je n'ai pu retenirle
Aprés les
et mon effroi diminue aussi-tôt. juste tribut, je réféchis,
Que sont-ce des nouvelles
venues par un navire étrangers Ayons assez de sang-froid
pour nous bien, persuader que si la colonic se trouvoit -
dans une situation aussi urgente, elle enverroit
sément, non pas un aviso 9 mais dix
expresciellement à sa
pour l'annoncer offimbre-patrie, dont elle implore les secours. Ce ne sera qu'à ceux qui ne connoissent
le
pays que l'on pourra persuader, I°, que 5o mille pas
se soient sassemblés dans une plaine qui n'en
nègres
dix mille; 2°, que les nègres rassemblés
peut nourric.
en si grand nombre
n'eussent pas de suite emporté toures les villes de
s'ils se, fussent procuré des canons 5 3°. qu'ils aient trouvé. l'ile,
des canons et des munitions de guerre cn si peu de
puisque la lettre de la municipalité do
temps,
que d'une poignée d'esclaves,
Cap ne parloit
si
que les blancs poursuivoient
vigoureusement quelques jours aupatavant; ; 4°. que les,
nègres, pon expérimentés, ayant su se retrancher si vite
dans unc plaine o ils peuvent écre artaquésde
toutes
Ane
ons 5 3°. qu'ils aient trouvé. l'ile,
des canons et des munitions de guerre cn si peu de
puisque la lettre de la municipalité do
temps,
que d'une poignée d'esclaves,
Cap ne parloit
si
que les blancs poursuivoient
vigoureusement quelques jours aupatavant; ; 4°. que les,
nègres, pon expérimentés, ayant su se retrancher si vite
dans unc plaine o ils peuvent écre artaquésde
toutes
Ane --- Page 22 ---
TLA
(16)
parts; 5°. qu'ils sacbent même faire
des artilleurs instruits ; 6°.
usage du canon,sang
à leur
qu'on n'ait que I 5oo
opposer; CC seroit compter
hommes
patriotiques du pays, ainsi
les poar rien les troupes
Mais qui nous dira si tout que hommes dc couleur,
colonial, pour avoir des
celan'est pas un jeu du Parti
dessein € Qu'on n'oublie troupes pour mieux exécuter son
deux
pas la prompre
bataillons dc troupes de
expédition des
que le
ligne, au lieu de
ministre, si momentané dans
volonraites,
d'ordonner. Je dirai donc,
sa vigilance > vieng
aveç M.
sons pas de nous alarmer et de Brissor, ne nous prescroire absolument,
tour croire ; et s'il faut
tionné n'enverroit croyons que le ministre si bien intenpas que deux
une colonic qui auroit à souffrtir baraillons pour secourir
mille
l'attaque de
de
nègres en état de porter les armnes. Lc
plus 94
bléc de la colonie à
soin delassem.
poser un embargo
cepter toute connoissance de
pour nous inter.
de nous en instruire
cc qui s'y passe > au licu
ne Ia priveroit
ofliciellement par dix goëlettes qui,
dis-je,
pas de beaucoup de soldats 5 ce
nous reçommande assez d'être çn
soin,
aanccuvres du parti colonial.
garde contre Ics
(Faits importans
qu'on ne sauroit erop souvent représenter au public et aux legislateurs,
faut bien poser avant de résoudre
et qu'iz
quiles suivent.
lés problémes
L'ASSIMBLÉE générale de
firuce telle qu'à la
Saint-Domingue ne s'est consII
majorité de 67 voix contrc
cSt démentré quc les trois
46.
cinquièmes seulement da
'être çn
soin,
aanccuvres du parti colonial.
garde contre Ics
(Faits importans
qu'on ne sauroit erop souvent représenter au public et aux legislateurs,
faut bien poser avant de résoudre
et qu'iz
quiles suivent.
lés problémes
L'ASSIMBLÉE générale de
firuce telle qu'à la
Saint-Domingue ne s'est consII
majorité de 67 voix contrc
cSt démentré quc les trois
46.
cinquièmes seulement da --- Page 23 ---
(17)
is colonie soht contre le décret du
prouvé qu'ilyadins
i; mai; il cst dond
- Le Triton, sortant adederpirnidinisnemay de
prononcést
Léogane, devant
séquemment par les iles
débotquer conment anglois,
Turques, ou par le
rencontre
débouque.
cependant, sur les côtes des
Domingue, unc. goélette expédiée du
Saint:
apprend qu'elle est porteuse d'ordres de Cap, M. 3 laquelle lui
pour aller poSer f'embargo sur tous les
Blanchelande, $
la colonic. Cettc
navires des ports de
révolte des nègres dc goèlette fait au Triton le récit d'une
Borgne; elle dit que les Limonade blancs 3 T'Accul, le Limbé ct le
contre les rébelles, dont ils avoient déjà fait une sortia
sc préparoit à une seconde avoien: tué dix mille 3 qu'on
Un navire arrivé à Nantes sortie, ctc.
Cap
le 27 d'octobre,
même, ne portant aucun détail
venant de
lement une lettre de la municipalité particulier, 3 mais seu-,
réduit le rapport du Triton à la.
de cette ville, qui
Pcu de jours après, une frégate centième partie. : 4. GE
teuse de lettres qui font
angloise Sc trouve Poresclaves révoltés à
monter le rasemblement des;
la plaine du Cap, cinquante à deux mille, bien retranchés dans:
leur disposition
lieues de cette. ville, ayant
canons 3 poudrc, etc.
Lorsquil s'agissoit d'employer les
sévèrcs pour prérenir les funestes
moyens les plus
esprits dans leur principe
effets de - la division dçs
ministre, pétrifié
même, on ne put obrenir du
non-sculement parle parti colonial, de: faire
les gardes nationaux:
partir :
généreusement,
qui s'y offroient si
dont la
mais, pas même les commissaires de
partic saine de l'assemblée
paix
décrété l'envoi. Cette criminelle
constituanté avoie
ignorée de L'assemblée
inexactinde du ministre fag
pendant trois mois!
ar
istre, pétrifié
même, on ne put obrenir du
non-sculement parle parti colonial, de: faire
les gardes nationaux:
partir :
généreusement,
qui s'y offroient si
dont la
mais, pas même les commissaires de
partic saine de l'assemblée
paix
décrété l'envoi. Cette criminelle
constituanté avoie
ignorée de L'assemblée
inexactinde du ministre fag
pendant trois mois!
ar --- Page 24 ---
(18)
Aussi-rôe que le bruic de la
s'est
sédition de
répandu, ce même
SaincDoniague
venu
ministre, quin'en est
s'cst oficisiemenr, et gui-n'en a ni décrçt poiat préempressé de faire partir deux
ni ordre,
lignes 1 qui sans doute lui
bataillons
de
sont
desroupers
M. Blanchelande n'aara
bien conpus; cc dont
pas à se plaindre.
Lorsqu'on appric la révolution de la
Domingue , et qu'on voulut
France à Sainecipes, la crainte du
y propager les heureux
connoissoit
pouvoir exécutif du
prins
partaitemenr; fit
pays, gue l'on
gulier pour donner an motif imaginer an stratagéme sinmes spontanée et
apparcnt à une ptise
dans la ville du générale; cc far de répandre
d'ardo plus de
Cap le brair d'une
sabirement
20 milles nègres
invision prochaine
enlever la ville,et 1a livret armés, qui venoient
joua le mieux du monde au carnage et au pilage. pout
du soir; l'obscurité
cette comédic : il étoit
Oa
scconda"
dicheures
Chacun courat aux
merveilleuieuienr ce
moins d'un
atmes; on s'assembla sur Ia projet:"
l
qeart-d'heure. Le
place en
peur le rendit actif: i
peuple étoit de
dans le mystère:
n'y avoit quc peu de boine-fois per
peuple
Enfin, CC fur de ce
sonnes,
s'empara du
moment que le
dy accéder.
pouvoit, et que T'exécutif fut obligé
Probleme 2 résoudre.
1,Le même
29,1 La colonie stratagéme étant.
ne peut-il pas étre tépétée
de
manifestement
principes $ qui nous dira si la divisée d'opinions et
coloniale n'est pas le: parti
majorité de Tassemblée
lopposant au décret du ministériel, ct conségueiniene"
sévocations
15 mai, dont il ignoroit alors la
.
pouvoit, et que T'exécutif fut obligé
Probleme 2 résoudre.
1,Le même
29,1 La colonie stratagéme étant.
ne peut-il pas étre tépétée
de
manifestement
principes $ qui nous dira si la divisée d'opinions et
coloniale n'est pas le: parti
majorité de Tassemblée
lopposant au décret du ministériel, ct conségueiniene"
sévocations
15 mai, dont il ignoroit alors la --- Page 25 ---
(19)
3°.1 Le parti opposant s quoique plus
peut-il pas avoir recoaru à un nouveau considérable, ne
obrenir du ministre, par un motif
stratagéme pour
lc pas compromettre, des forces assez spécicux pour ne
l'autre parti et le contraindre à nécessaires pour balancer
pourroit-il pas avoir été soufflé céder: et tout cela ne
4°. Cette
d'ici même :
marotte n'a-t-clle pas eu tout le
préparer et d'être
temps da se
n'est
le
envoyée par les Barnaviens, dont le
pas plas foible en France, étant confondu parci
ministériel ?
avec le
s°. L'embargo posé par le général dévoué
colonial,ne seroit-il
au parti
de
pas une indication d'un
manceuvres perfides : Le
enchaimement
dier de suite des
généril ne devoit-il pas expé
de la colonie, avisos, pour informer la France de létat
6o,
qui exige de si prompts secours :
N'est-il pas inoui, et comment
le
de tout Téquipage du navire arrivé à expliquer silence
Nantes, le
bre, sur cet état du lieu méme d'oui il vient 27 d'octo7°. Deux bataillonsréanis, à
:
ea état de faire
quinze cens hommes,sont-ils
rentrer dans la subordination
mille esclaves bien retranchés
cinquante
et bien armés >
peuvent se joindre plus de quarante mille
auxquels
parler de trente mille hommes de
autres 3 sans
réduits à se jeter de leur côié? couleur libres qu'on a
8°, Le ministre n'ayant fait partir ni
ni
saires quand il l'eût fallu,
troupes commiscomment
son empressements
expliquer actuellemene
MILSCENT, créole.
DE LIXPRIMERIE DU PATRIOTE
A
Plaoc du Théâtre Italien. FxANgOIS, --- Page 26 ---
3536.
salil --- Page 27 --- --- Page 28 --- --- Page 29 ---
SR --- Page 30 --- --- Page 31 ---
EVW
Meals --- Page 32 ---