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63u
SUPPLEMENTO numéro 63 des Affiches
américaines, du Samedi 6 Aoit
1791.
NOUVELLES extraites du Moniteur
le 15 juin jusqu'au juillet,
universel, depuis
arrivées
la Prudente,
parla frégate
commandée par M. de Joyeuse.
Du 24 juin.
Gaxns débats à l'assembléc,
savoir si O1l
demandes de presque tous les clubs et derg quelques
accueilliroit les
doient le licenciement de tous les offieiers de l'arinéc. régiments qui demanCette proposition malgré l'éloquence dc M.
a
unanimement rejettée, d'après un rapport fait au nom Roberspierre, de
été
ont tous scntila nécessité de conserverdes gens, à cing nl'avoit comités,
prt moindre reproche fondé à fairc. On a
qui O1l
pas
les officicrs un nouveau serment
cependant exigé de tous
C Je promets sur mon honnenr, par d'être écrit, fidèle conçu à en ces terines :
loi & au roi, de ne point prendre part directement ni la nation , à la
mais, au contraire, de m'opposerde toutes mes forces à toutes indirectement; conspirations, trames ou complots qui parviendroient i ma counoissance, ct
la qui pourroient têtre dirigés, soit contre la nation et le roi, Soit contre
roi constitution décrétée par l'asscmblée nationale et acceptée
le
en est le chef, et d'employer tous les moyens
me par sont
CLat par l'assemblée nationale, acceptés ou sanctionnés qui
pour les faire obscrver à Ccux qui me sout.subordonnés parle ce roi,
décret ; consentant, si je manque à cct
à par être inême
commne un hommeinfame, indigne de engagement, armes
regardé
au nombre des citoyens
portcrles
ct d'être compris
Leroi, lareine, M,le Dauphin, Français madame >>.
Royale, madame
Monsicur et Madame, 2 sont sortis dc Paris, daus la nuit Elisabcth,
21 juin, vers les deux heures du matin, et on
du 20 aut
pris la route des Pays-Bas Autrichiens.
soupçonne qu'ils ont
à On apprend, lc 22,
le roi a été arrêté avec toute sa famille
laissé Varennes; mais sid.die.ie et Madame sont à Mons. Le roi
la
en partant un paquet sur sa cheminée, à l'adresse de M. avoit
Porte, intendant de la liste civile. M. de la Porte
de
lu,le porta, vers les neuf heures du matin, à M.
2 après l'avoir
chez M. de Beauharnais, président de
Dailli,qui se transporta
le champ tous les honorables membres, lassemblée, pour leur faire qui convoqua sur
ment et aviser aux moyens de maintenir] l'ordre dans ce part de l'événeelle rendit plusieurs décrets relatifs aux circonstances, premier ordounant inoment;
visoirement, par les
tous les décrets rendus par elle, scront mis en exécution. proamiin sans qu'il soit besoin de sanction ni d'acceptation,
'avoir
chez M. de Beauharnais, président de
Dailli,qui se transporta
le champ tous les honorables membres, lassemblée, pour leur faire qui convoqua sur
ment et aviser aux moyens de maintenir] l'ordre dans ce part de l'événeelle rendit plusieurs décrets relatifs aux circonstances, premier ordounant inoment;
visoirement, par les
tous les décrets rendus par elle, scront mis en exécution. proamiin sans qu'il soit besoin de sanction ni d'acceptation, --- Page 6 ---
(385)
On lit la proclamation du roi. dc voir renaître l'ordre & le bonheur,
Lorsque lc roi a pu espérer l'assembléc nationale, et par sa résidence
parl les mnoyens employés par aucun sacrifice ne lui a coûté; il n'auroit
auprès de cette assemblée, du défaut , dc liberté dont il est privé, depuis les le
môme pas argué
mais aujourd'hui que le résultat de toutes la
mois d'octobre de 1789; voir la royanté détruite, les propriétés violées,
opérations est
une anarchie complettc dans toutes
sureté des personnes compromise, ancune
d'autorité suffisante
les parties du royanne, sans avoir
apparence contre tous les actes émanés
pour l'arrêter; lc roi, après
protesté devoir mettre sous les yeux des
de lui pendant sa captivité, conduite. 9 croit
Français le tableau de sa le roi, sir de sa conscience, n'a pas craint
An mois de juillet 1780,,
d'octobre dc la inême année;
de venir parmi les Parisiens, au mois
a craint
arguât de
des mouvements des factieux, 2 il
qu'on
- prévenu
fomenter la guerre civile. Tout le monde est, instruit an
son départ pour
se commirent alors. Le roi, cédant
dc l'impunité des crimes l'armée qui des Parisiens, vint s'établir avec sa famille & le
voeut manifesté par Tuileries rien n'étoit prêt pour le recevoir ;
au châtcau des
; les commodités auxquelles il étoit accoutuné
roi, bien loin de trouver
même rencontré les agréments
dans ses autres demeures, n'y a aisées. pas Malgré toutes les contraintes,
se procurent les personnes de son arrivéc, rassurer les provinces
#: a cru devoir, dès le lendemain
lui étoit réservé, il
sur son séjour a Paris. Un sacrilice
pénible dont il avoit éprouvé
de lui ses
corps ,
Pitt
al fallu qu'il éloignit
gardes
ont été blessés en exécula fidelité; deux ont été massacrés, de ne plusieurs pas faire feu. Tout l'art dcs
tant l'ordre qu'ils avoient à faire reçu envisager , sous un mauvais aspect, une
factieux s'est employé venoit de mettre le comble à sa bonne conduite.;
épouse fidèle, qui
toutes les machinations étoicnt dirigées contre
il est donc évident que soldats des
françaises et ala garde
le roi lui-mèmc. C'est aux la
du gardes roi a été, confiée 3 sous los
nationale Parisiennc, que Paris, garde dontle commanlant-genéral relève.
ordres de la municipalitédle) dans ses propres états; s,car, comment
Le roi s'est ainsi vu prisonnier celui qui, se voit forcément entouré
pourroit-on appeller antrement
inculper la garde nationale
dej personnes qwil suspecte? ce n'est pas pouri mais
rapportér l'exacte
Parisienne,
je rappelle ces détails,,
pour attachement lorsqu'elle
vérité; a au contraire, justiceà Le roi son a ordonné la convocation
n'a pas Ed égarce par les factienx. tiers-état une double représentades états-généraux; il a accordé au les sacrifices du 23 juin,, tout cela
tion , la réunion des trois ordres, soins ont été méconnus et dénaturés.
à été SOTI ouvrage ; mais ses
nom d'assemblée nationale,
Lorsque les états-généraux se sont donnéle
provinces 5 on se
on se rappelle les menées de factienx sur, plusieurs pour anéantir les
rappelle les mouvéments qui ont été occasionnés la confection des lois seroit
dispositions des cahiers qui portoient a mis le roi hors de la consfaite de concert avec lc roi.
SSE
soins ont été méconnus et dénaturés.
à été SOTI ouvrage ; mais ses
nom d'assemblée nationale,
Lorsque les états-généraux se sont donnéle
provinces 5 on se
on se rappelle les menées de factienx sur, plusieurs pour anéantir les
rappelle les mouvéments qui ont été occasionnés la confection des lois seroit
dispositions des cahiers qui portoient a mis le roi hors de la consfaite de concert avec lc roi.
SSE --- Page 7 ---
(381-)
titution, en lni refusantledroit de sanctionnerles actes constitutionels; ;
en rangeant dans cette classe tous ceux qu'il lni plaisoit d'y, ranger, On
et en limitant à la troisièmne: législature son refus de sanction.
luia'd donné 25 millions qui sont'absorbés en totalité laissé par la l'usufruit dépense
à maison. On lui a
C
nécessite l'éclat nécessaire sa
quelques domaines, avec dès formes g@nantes, en le privant du patrimoine de ses ancêtres. On a eu attention de comprendre dans ses
dépenses, des services rendus au roi, comme s'ils n'étoient pas inséparables de ceux rendus à Pétat. Qu'on examine les différents points
de T'administration, et on verra que le roi en est écarté. Il n'a point
de
à la coufection des lois; seulement il peut prier l'assemblée
de tatlr de telle ou telle chose. Quand à Padministration de la:
juistice ,il ne faitqu'expédierles provisiomsdes juges et nommer les commissaires du roi,. dont les fonctions sont bien moins considérables
celles des anciens proctrente-pénérmux. La partie publique a été
lecoinl à de nouveaux officiers 5 f restoit une dernière prérogative 1
la plus belle de tontes, cellede fairegrace et de commuerlespeincs : vous
l'avez ôtée au roi; ce soutmaintenaneles jurés qui l'ont, en appliquaut,
suivant leur volonté, , lc sens de la loi. Cela diminue la majesté royale.,
Les peuples étoient accoutumés à y recourir, comme à un centre
commun de bonté et de bienfaisance. L'administration intérieure dans
les départements, est embarrassée par des rouages qui nuisent au
mouvement de la machine. La surveillance des ininistres se réduitàrien.
Les sociétés des amis de la constitution sont bien plus fortes, et
rendent nulles toutes les autres actions. Le roi a : été déclaré chef
suprème de l'armée, cependant toutl le travail a été fait parles comités
accordé
de l'assemblée nationale 3 'sans ma participation ; on a
au
roi la nomination de quelques places,, encore le choix qu'il a fait,
a-t-il éprouvé des contrariétés ; on a été obligé de refaire le travail
des olliciers-généraux de l'armée, parce
les choix déplaisent aux
clubs ; ce n'est qu'à eux qu'on doit enedrL la plupart des révoltes
des régiments : quand l'armée 11c respecte plus les officiers, elle est
la terreur et le fléau de l'état; lc roia toujours pensé 2 que les devoient officiers .
devoient être punis, ainsi que les soldats, et que les portes
être ouvertes a ces derniers, pour parvenir aux avancements, , suivant
leur mérite. Quant aux affaires étrangères, o11 a accordé au roi la
nomination des ambassadeurs et la condnite des négociations; on lui
a ôté le droitde faire la guerre; on ne devoit cependant pas soupçonner est
qu'il la déclareroit de but en blanc. Le droit de faire la paix d'un
tout autre genre. Le roi ne veut faire qu'un avec la nation 5 droit mais
puissance voudra entamer des négociations lorsque le
1-ie révision sera accordé à l'assemblée nationale. Indépendamment du
secret nécessaire ctimpossible à garder dans une assemblée, délibérant
publiquement;' on aime encore à ne traiter qu'avec la personne qui 1
peut, sans aucune intervention, passer le contrat. Quant aux finances,
le roi avoit reconnu, avant les états-généranx, le droit
la nation
d'accorder des subsides et, à cet
il a accordé, 23
;
égard,
juin,
le
1-ie révision sera accordé à l'assemblée nationale. Indépendamment du
secret nécessaire ctimpossible à garder dans une assemblée, délibérant
publiquement;' on aime encore à ne traiter qu'avec la personne qui 1
peut, sans aucune intervention, passer le contrat. Quant aux finances,
le roi avoit reconnu, avant les états-généranx, le droit
la nation
d'accorder des subsides et, à cet
il a accordé, 23
;
égard,
juin, --- Page 8 ---
('38s )
tout cequi a été demandé. Le 4 février, le roi a prié l'assembléc de le
s'occuper de finances, elle ne l'a fait que terd; on laissé n'a pas aller encore à des
tableau exact de recette et de dépense ordinaire ; on s'cst est arrivée et la
calculs hypothétiques ; la contribution
consommée; 7
ressource des douze cents millions d'assignats est presque nominations;
o11 n'a laissé an roi, dans cette partie, que dcs stériles étoit
il connoit la difliculté de cette administration ; et s'il
possible
cette machine put aller sans sa surveillance directe, sa majesté
que ne regretteroit que de ne pas diminuer les impôts ; CC qu'elle a desiré,et
qu'elle auroit effectué sans la guerre de d'Amérique. l'administration du royaume,
Le roi a été déclaré chef suprème décision de l'assemblée. Les chefs du
& il n'a Pu rien changer sans la défiançe sur les
du roi, & les
parti dominant ont jetté une telle
ont tant fait gens naître d'inquiétude
peines portées contre restés les préraricateurs sans force. La forme du gouvernement est
que ces agens vicieuse sont deux causes; l'assemblée excède les bornes de ses
sur-tout
par de la
Sc de l'administration de l'intépouvoirs en s'occupant
justice de recherches le
barbare de tous
rieur : elle exerce par son établi comité des associations connues plus sous le nom
les despotismnes. Il s'cst
offrent des
infniment
des amis de la constitution, ?, qui elles délibèrent corporations sur toutes les
plus dangereuses que les anciennes ;
parties du gouverneinent, exercent une pmissincetellement l'assemblée nationale prépondérante, clle-même,
que tous les corps , sans en ordre. excepter Le roi ne pense pas qu'il soit possible
ne font rien que par.leur
plus on voit s'approcher le terme
de conserver un pareil gouvernement; nationale,
les
sages perdent le crédes travaux de l'assemblée
de plns
baume sur les
dit; les nouveaux réglements au lieu jetter R1
et plaies,
aigrissent au contraire les mécontentenens ; les mille journaux pamphlets calomniateurs, qui ne sont
les échos des clubs, perpétuent
oséy remédier; on ne tend qu'à
et
lassemblée t
le désordre, jamais
et
dans son exécution. un
gouvernement; métaphysique impossible
VOS
Français est-ce là ce
vous entendies en envoyant la représentants? Desiriez-vons que ea despotisme des clubs remplaçât monarchie
cents ans?L'amour
sous laquelle le royaume a prospéré pendant quatorze de leurs vertus,
des Français pour leur roi est compté au nombre l'oublier ; le roi n'offriroit j'en
ai des marques trop touchantes pour pouvoir traceràses fidelles sujets l'esprit
poidetletailecuanitant, si ce n'étoit pour triomphe de M.
ce
vous entendies en envoyant la représentants? Desiriez-vons que ea despotisme des clubs remplaçât monarchie
cents ans?L'amour
sous laquelle le royaume a prospéré pendant quatorze de leurs vertus,
des Français pour leur roi est compté au nombre l'oublier ; le roi n'offriroit j'en
ai des marques trop touchantes pour pouvoir traceràses fidelles sujets l'esprit
poidetletailecuanitant, si ce n'étoit pour triomphe de M. Necker ont affecté
des factieux.. Lesgens soudoyés nom du pourlet roi ils ont à cette époque ponrsuivi
de ne pas prononcer le
3 roi fut arrêté, fouillé, etles letl'archevêque de Paris; un courrierdu
sembloit
tres qu'il portoit décachetées: ; pendant à ce temps à Paris l'assembléc des paroles de paix;
insulter an roi ; ils'étoit déterminé porter entendre aucun cri de vive
pendant sa mnarche on a arrêté de de ne l'enlever, faire et de mettre la rcine au
leroi.
cette époque ponrsuivi
de ne pas prononcer le
3 roi fut arrêté, fouillé, etles letl'archevêque de Paris; un courrierdu
sembloit
tres qu'il portoit décachetées: ; pendant à ce temps à Paris l'assembléc des paroles de paix;
insulter an roi ; ils'étoit déterminé porter entendre aucun cri de vive
pendant sa mnarche on a arrêté de de ne l'enlever, faire et de mettre la rcine au
leroi. On faisoit même la motion
couvent cette inotion a été applaudic. a l'assemblée
Dans i nuit du quatre au cinq, lorsqu'on n'étoit a proposé pas de sa dignité dc
d'aller siéger chez.le Toi, elle a répandu qu'il --- Page 9 ---
(383)
s'y transporter; depnis cC moment les scènes d'horreurs se sont renouvellées. A l'arrivée du roi à Paris, un innocent a été massacré
sous ses yeux, dans le jardin des Tuileries ; tous ceux qui ont presque
contre la religion & le trône ont reçu les honneurs du triomplie. parlé A
la fédération du 14 juillet, l'assemblée nationale. a déclaré
le roi
en étoit le chef; c'étoit montrer qu'elle pouvoit en nommer Gue un
sa famille a été placéc dans un endroit séparé du sien ; c'est cependant autre;
alors qu'elle a passé les plus doux moments de son séjour à Paris.
Depuis, pour cause de religion, Mesdames ont voulu se rendre à
Rome; ; malgré la déclaration des droits; on s'y. est opposé; on s'est
porté à Bellevue ensuite à Aray-le-Duc,h il a fallu des ordres de
l'assemblée pour ics laisser aller, ceux du roi ayant été méprisés. Lors
de l'émeute que les facticux ont excitée à Vincennes, les personnes
s'étoient réunies autour du roi par amour pour lui, ont été
qui
& on a poussél'audace jusqu'à briser leurs armes devant le roi, maltraitées, quis'en
étoit rendu dépositaire. Au sortir de sa maladie, ilse disposoit à aller
à Saint-Cloud; ; on s'est servi, pour l'arrêter, du respect qu'on lui connoit pour la religion de ses pères. Le club des cordeliers, l'a dénoncé
lui-même comme réfractaire à la loi. Envain, M. de la Fayette a-t-il
fait ce qu'il a pu pour protéger son départ : on aarraché par violence
les fidelles serviteurs qui l'entouroient, & il est rentré dans sa prisor.
Ensuite il a été obligé d'ordonner. l'éloignement de sa chapelle;
prouver la lettre du ministre aux puissances étrangères, & d'allerà d'ap- la
messe du nouveau curé de Sdacbagmaair-iAuorois.
tous
ces motifs & Timpossibilité ou est le roi d'empêcher le D'après mal, il est
très-naturel qu'il ait cherché à se mettre en sureté.
Français, & vous qu'il appeloit habitans de la bonne ville de Paris,
méfiez-vous de la suggestion des factieux : revenez à votre roi, il sera
toujours votre ami, quand votre sainte religion sera respeetée, quand
le gouvernement sera assis sur un pied stable, & la liberté établie sur
des bases inébranlables.
De Paris, le 20 juin 2792 , Jigné LOUIS
P. S. Le roi défend à ses ministres de signer aucun ordre en sor
nom, jusqu'à ce qu'ils ayent reçu des ordres ultérieurs, & enjoint au
garde des sceaux de lui renvoyer le sceau lorsqu'il en sera requis de sa.
part. SgmLOUIS.
Duzzjuin. La municipalité de Varennes, proche Sainte-Menchonld,
envoye un courrier à l'asscmblée nationale, annoncer l'arrestation du
roi & de sa famille, & demande des ordres en conséquence.
L'assemblée décrète que MM.Latour, Maubourg, Barnave & Petion,
seront envoyés comnme commissairesa Varennes, pour assurer le retour
du roi, avec pouvoir de donner des ordres aux troupes de ligne, aux
gardes leur nationales & aux corps acininistratifs, pour ce qui concerne
mission. M. Duias les accompagne en qualité de major-général.
L'assemblée ordonne au département de Paris de prendre les mesures
des ordres en conséquence.
L'assemblée décrète que MM.Latour, Maubourg, Barnave & Petion,
seront envoyés comnme commissairesa Varennes, pour assurer le retour
du roi, avec pouvoir de donner des ordres aux troupes de ligne, aux
gardes leur nationales & aux corps acininistratifs, pour ce qui concerne
mission. M. Duias les accompagne en qualité de major-général.
L'assemblée ordonne au département de Paris de prendre les mesures --- Page 10 ---
lors de l'arrivée (384) du roi, la tranquillité dont Ia
propres capitale Rour cessé assurer,, de jouir. o
est admis à la
Du 24 juin. Le maître de poste de Sainte-Menéhould
barre, & fait 'la déclaration. suivante :
ancien dragon au régiJe suis maitre de posta à Sajate-Menchonld, Guillauine est un ancien dragon ant
ment de Condé; inon camarade
heures & demie du soir, deux
régiment de la Reine. Le relayèrent 21 juin, a7, à la poste de Sainte-Menchonld, ;
voitures & onze chévaux &
un liomme dans le fond de
je crus reconnoitre la reine; fus appercevant de la ressemblance de sa physiola voitnre à gauche, je frappé de cinquante francs. Ces voitures
nomie, avec Vefligie d'un assignat de dragons, , lequel snccédoit à un
étant couduites par un détachemont sousle prétexte de protéger un trésor, cette esdétachement de liussards, dansless soupçons, sur-tout lorsquej pévisleconmandant
cortome.confirma parler d'un air très-animé à l'un des courriers;
de ce détachement d'exciter des fausses alarmes, étant tout seul, ne
cependant craignant
laissai partir les voitures; mais voyant
pouvant consulter personne à : se je mettre cn mouveinent pour les suivre,
nussitôt les dragons avoir prêts demandé des chevaux pour Verdun, ces voi-
& voyant qu'apres la route de Varennes; je pris un cheiin de traverse du
tures prenoient je les devançai à Varennes, il étoit 11 heures
pour les faisoit rejoindre; très-noir; tout le monde étoit couché. Les voitures furent
soir;il
une
eut lieu entre les postillons
arrêtées dans une ruc par celui-ci dispute
qu'on fit reposer & rafraidu licu; ;
S.t
& le maitre chevaux de poste sclon l'usage : le roi, au contraire, vouloit accélérer
chir les
Je dis alors à mon camarade, es-tu bon patriote? N'ei
son départ. lui
le roi. est à Varennes, il fant
doute pas. Eh bien,
répondis-je, & nous fimes réflexion que pourle
T'arréter; alors nous descendimes, il falloit barricader la rue & le pont par oà le
succès de notre projet,
nous nous transportàmes, inoi &
roi devoit passer. En du conséquence de Varennes; il y avoit heureusement
mon camarade, près pont de meubles, nous la culbutâmes de
tont près une voiture chargée de
5 alors nous courêmes chercher
manière qu'il étoit impossible le maire, passer le commandant del la garde nale procureur de la commune,
nous fimes réunis au
tionale; ; & en moins d'un demi quart-d'heure volonté. Le commandant de la garde
nombre de huit hommes de bonne de la commune, s'approchièrent
nationale, accompagné du procureur
ils étoicnt & où ils
de la voiture, & demandèrent aux étoient voyageurs 8 insista pour avoirun
alloient;la reine réponditquils
pressés.
toit impossible le maire, passer le commandant del la garde nale procureur de la commune,
nous fimes réunis au
tionale; ; & en moins d'un demi quart-d'heure volonté. Le commandant de la garde
nombre de huit hommes de bonne de la commune, s'approchièrent
nationale, accompagné du procureur
ils étoicnt & où ils
de la voiture, & demandèrent aux étoient voyageurs 8 insista pour avoirun
alloient;la reine réponditquils
pressés. deux gardes d'honneur, qui
passe-port; ellc donna enfin son
demadame
descendirent@-rinent al'auberge. entendirent la lecture
BrepaEEE
la baronne de Croff, &c. Quelques dévoit personnes suffire. qui Nous combattines cctte
de ce passe-port, disoient qu'elle n'étoit signé
du roi & de M. de
idée, parce que & qu'il le passe-port devoit l'être par le
de l'assemblée natioMontmorin,
Fale
à la reinc, pourquoi avez
iale.
enfin son
demadame
descendirent@-rinent al'auberge. entendirent la lecture
BrepaEEE
la baronne de Croff, &c. Quelques dévoit personnes suffire. qui Nous combattines cctte
de ce passe-port, disoient qu'elle n'étoit signé
du roi & de M. de
idée, parce que & qu'il le passe-port devoit l'être par le
de l'assemblée natioMontmorin,
Fale
à la reinc, pourquoi avez
iale. Si vous êtes une étrangèrc, faire disions-nous, partir après YOUS un détachement? vjus assez d'influence pour --- Page 11 ---
(385 ) Clermont, en avez-vous eu assez.
Pourquoi, lorsque vous passâtes par
détacliement P D'après ces
pour vous faire suivre par un premier
les voyageurs nC partiréflexions & notre obstination, on délibera dans que la maison du procureur
roient que le lendemain. lls descendirent
de la comnune.
lc roi nous dit : voilà lc roi, mon épouse & mes
Alors, de lui-même,
de nous traiter avec tous les égards
enfants; nous vous conjurons
Aussitôt lcs
sette
eu
leurs rois.
garles
lcs Français ont toujours
l'on vit en même temps arriver les lnusnales accoururent ell foule, Sto
la maison où étoit
sards, le sabre à la main : ils essayèrent s'ils vouloient d'approcher l'arracher on nelarle roi; mais nous leur criâmcs que inains. Le commandant de la garde
racheroit que mort d'entre nos outre, de faire venir deux petites pièccs
nationale éut l'attention, en
de la rue
en haut, &
d'artillerie , qu'il fit mcttre à l'embouchure les lussards se Eenctens entre
deux autres par en bas; de manière que de cheval. M. Jouglas s'y refusa;
deux feux. On les somma de descendre le roi : on lui répondit la
il dit qu'il vouloit avec sa troupe bien, garder & qu'elle n'avoit pas besoin dec son
garde nationale lc garderoit
de la garde nationale ordonna
secours. llinsista : alors le comnandant leurs rangs & de faire feu. Ils prirent la
aux canoniers dc se mettre à lhonneur dc vous observer qu'il n'y avoit
mèche à la main; mais j'ai
lc commandant delag garde nationale
rien dans les canons; en un mot, lussards. Le roi fut donc constitué prifit si bien, qu'il désarma les notre devoir, nous retournâmes chez nous,
sonnier : ayant ainsi rempli
dans le sein de l'assembléc nationale
& nous sommes venus déposer
l'hommage de nos services. commnandant chacun un détachement de
MM. Damas & Choiseul, M. de Bouillé, pour aller au-devant du
lcurs régiments, expédiés par sont arrêtés & conduits dans les prisous
roi & favoriser son passage, écrivent à l'assemblée pour réclamner leur liberté;
de Verdun, d'oà ils
leur avoit donné M. de Bouillé dc se rendre
ils produisent les ordres que
le passage d'an trésor destiné
sur la route de Chaalons, 3
protéger Metz.
pour la soldc de la garnison dhodie
que le roi seroit arrivé au
Du 25 juin. 1l a été décrété qu'aussitôt
une garde, qui,
château des Tuileries, il lui sera donné de provisoirement la garde nationale parisienne,
sous les ordres du commandant général de sa
veillera à sa sureté & répondra
Phéritier présomptifde la couArt. II. Il sera donné
ITTURIe
provisotrentenr de même sous les ordrcs du commandant
ronne une garde particilire,
l'assemblée nationale;
général, & ilui sera nommmé un gouverneur les par membres de l'assemblée.
le gouverneur ne pourra point être pris parmi la famille royale seront cn état
TII. Tous ceux qui ont accompagné le roi etla reine seront entendus dans leurs
d'arrestation, etinterrogés;
déclarations.
donné unc garde particulidre à la reine.
IV. Il sera provisnirement été autrement ordonné, le décret du 21 juin
V. Jusqu'à CC qu'il en ait de la justice d'apposer le sccau dc l'état aus
gui enjoint au ininistre
neur ne pourra point être pris parmi la famille royale seront cn état
TII. Tous ceux qui ont accompagné le roi etla reine seront entendus dans leurs
d'arrestation, etinterrogés;
déclarations.
donné unc garde particulidre à la reine.
IV. Il sera provisnirement été autrement ordonné, le décret du 21 juin
V. Jusqu'à CC qu'il en ait de la justice d'apposer le sccau dc l'état aus
gui enjoint au ininistre --- Page 12 ---
(:386)
décrets de l'assemblée nationale, sans qu'il soit besoin de la
ou acceptation du roi, continuera d'être exécuté dans toutes sanctiort ses dispositions. Du 25 juin. Le roi est arrivé le 25à 7 heures et demie du soir
clâteau des Tuilerics. II a traversé Paris, escorté de la
nationale. au
Tout s'est passé dans le plus grand silence ct le
garde
trois courriers qui couroiens lors de son arrestation plus
ordre. Les
étoient surle
et
sa voiture
Sa
loit les mettre siége, ont couru les plus grands risiques, le peuple vouen pièces. Ces trois prisonniers étoient MM. Moutier et Malsan, tous trois anciens gardes-du-corps. Ils on Valory, été ,
reusement conduits sains et sanfs dans les
de
a hensur le champ la motion de licencier les quatre prisons T'Abbaye, des On fait
du corps 3 et cette motion a été décrétée. L'assemblée compagnies gardes
mer trois commissaires pris dans son sein pour recevoir décrète les de nomdu roi ct de la reine, inises par écrit et signées, MM. déclarations
dré et Duport, sont nommés ait scrutin. Le 28, M. Tronchet, fait Dan-. ture des déclarations du roi et de la reine, conçues en ces Duport termes : leroi lecétant senl dans son appartement. Je crois voir dans l'intention du décret qu'il ne s'agit pas ici d'un interrogatoire ; mais je veux bicn répondre au desir de
ne craindrai jamais del lui exprimer ma pensée. Les motifs l'assemblée, de
etje
sont lcs outrages ct les menaces faites à ma famille, et à mon voyage
18 avril dernier ; depnis ce temps plusieurs écrits m'ont insulté moi-même et me- lc
nacé, ainsi que ma famille et ces insultos, sont restées
cru pour la sureté de ma famille et la mnienne ne pas devoir impunies. rester J'ai
Paris. J'ai désiré le quitter 2 c'est pour partir
à
choisi la nuit; jamais mnes intentions n'ont été Rs sortir librement des que j'ai
du royaume. Je n'ai cu aucun concert avec les pnissances frontières
niavec les Français émigrés du royaune. Jej pourrois
étrangères,
de l'intention qie j'avois de ne pas passer les frontières, donner , pour des preure
ments étoient préparés pour me recevoir à Mont-Médi. cette
jttatr
place
ES
parce qu'étant fortifiée, ma famille y auroit été cn sureté, et
parce qu'étant près des frontières j'anrois été plus a
ser à toute espèce d'invasion dans la France 9 et si portée on avoit de voulu m'oppotenter une pour me porter moi-mêine au licu tn danger enfin
en
o iri Mont-Médi jusqu'au moment oàj j'aurois choisir ; toute j'avois
retraite.
. cette
jttatr
place
ES
parce qu'étant fortifiée, ma famille y auroit été cn sureté, et
parce qu'étant près des frontières j'anrois été plus a
ser à toute espèce d'invasion dans la France 9 et si portée on avoit de voulu m'oppotenter une pour me porter moi-mêine au licu tn danger enfin
en
o iri Mont-Médi jusqu'au moment oàj j'aurois choisir ; toute j'avois
retraite. Un de mes principaux motifs étoit de rétablirla pu
force du autre
vernement et d'assurer ma liberté. Sij'avois voulu sortir du
goun'aurois pas envoyé le mnême jour ma déclaration à l'aescublée royaume natio- je
nale, j'anrois attendu que j'eusse été hors des frontières. Je conservois
tonjours le desir de retourner à Paris ; c'est dans ce sens que doit s'entendre la dernière phrase de mon mnémoire.
Un de mes principaux motifs étoit de rétablirla pu
force du autre
vernement et d'assurer ma liberté. Sij'avois voulu sortir du
goun'aurois pas envoyé le mnême jour ma déclaration à l'aescublée royaume natio- je
nale, j'anrois attendu que j'eusse été hors des frontières. Je conservois
tonjours le desir de retourner à Paris ; c'est dans ce sens que doit s'entendre la dernière phrase de mon mnémoire. Jen'avois dans ma voiture
que treize mille deux cents livres en or et cin cent soixante mille
CIl assignats, contenus dans le porte-feuille
m'a été renvoyé par! livres le
département. Je n'ai averti Monsieur que peu M temps avanti mon départ: il n'a passé dans le pays étranger que dans l'intention de revenir
8 Mont-Médi, et pour ne pas prendre la même route, crainte dc man- --- Page 13 ---
(3 387 )
quer de chevaus. J'avois ordonné quelques jours avant aux gardes du
corps qui étoient à mon service de se faire faire des habits de courrier
pour porter des dépêches; ce n'est
la veille que jejles ai avertis
qu'ils devoient in'accompagner. Je darn pris un passe-port pour Francfort, que
qu'il ne s'en délivre
au bureau des affaires étrangères pour ARAULAS royaume, 9 et M route indiquée n'a mêmc
été suivie. Jen'ai jamais fait d'autre protestation que celle quej j'ai
TRELS
sée à l'assemblée le jour de mon départ; ; elle nc porte pas sirl le fond
des principes de la constitution, mais sur la forme des sanctions, sur
le défaut de liberté, et sur ce queles décrets constitutioncls nc m'ayant
pas été présentés en masse, je ne pouvois en juger l'ensemble. La principale partie de ce mnémoire roule sur le défaut de moyens d'administration et d'exécntion. J'ai reconnu dans mnon voyage quel'opinion pnblique étoit en faveur de la constitution. Je n'ai pas cru pouvoir connoître pleinement cette opinion publique à Paris ; mais dans la route ?
tous las éclaireissements que j'ai pris, je me suis convaincu comTae il étoit nécessaire même pour la constitution de donner de la force
aux fonctionnaires établis pour maintenir l'ordre public. Aussitôt
j'ai connu l'opinion publique, jen'ai point hésité à faire le sacrifice ac
ines intérêts personels pour le bonheur du peuple; objets de mes désirs.
J'oublierai volontiers tous les désagréments que je peux avoir essuyés
pour assurer la paix et la félicité de la nation.
La déclaration de la reine est absolument la même. Elle déclare
le roi desirant
avec ses enfans, rien dans la nature n'eut pu
Tiduc
pêcher de le LAtTE Elle justifie ensuite madame de Tourzel , gouvernante de sa fille, les deux femmes de chambre qui l'accompagnoient et
les gardes du corps qui couroient devant le roi. Ignorant tous les intentions de leurs maitres, elle dit qu'ils sont sortis par l'appartement de
M. Villequier ct pour ne pasêtre apperçus, ils sortirent séparément ct
à quelque Uhsfancp les uns des autres.
Décret du 29 juin concernant l'assemblée de St-Mlarc.
L'assemblée nationale prenant cn considération lcs pétitions des membres de la ci-devant assembléc générale de St-Dominguc, cn date dcs 18
avril ct 2I mai dernier. Déclare qu'il n'y a pas licu à inculpation, tant
contre les membres de la ci-devant assembléc générale 3 que contre ccux dc
la ci-devant assemblée provinciale de l'Ouest ct contre M. Santo-Dominguo;
cn conséquence clle lève les dispositions de ses décrets, dcs septembre
ct 12 octobre 1790, par lesquels les membres étoient retenus 3 la suite de
l'asscmblée nationale, et par lesquels le roi étoit prié de renvoyer dans les
quarticrs l'équipage du Léopard.
Décret du premier juillet concernant les drapeaux des régiments.
Le premier drapeau de chaque régiment d'infanteric française, allemande,
irlandaise et liégcoise , de chaque régimcnt d'artillerie, ainsi que le drapeau
de chaque bataillon d'infanterie légérc. Le premier étendart de chaque régiment de cavalerie françaisc, de hussards, de chasseurs à cheval et des ca-
é de renvoyer dans les
quarticrs l'équipage du Léopard.
Décret du premier juillet concernant les drapeaux des régiments.
Le premier drapeau de chaque régiment d'infanteric française, allemande,
irlandaise et liégcoise , de chaque régimcnt d'artillerie, ainsi que le drapeau
de chaque bataillon d'infanterie légérc. Le premier étendart de chaque régiment de cavalerie françaisc, de hussards, de chasseurs à cheval et des ca- --- Page 14 ---
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rabiniers, ct ic premicr guidon de chaque régiment de dragons porteront
désormais les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et formes qui
à l'assembléc nationale par son comité militaire. Les autres
scront prescrites désormais les couleurs affectées à l'uniforme de chaque
drapcaux portcront Tous les drapcanx, étendarts ct guidons seront aux couleurs
régiment. nationalcs. On fait lecture à l'assemblée nationale de la lettre ci-aprés
envoyée 2 juillet. à M. le Président, avec un pctit billet qui T'accompagnoit, pour
lc prier de la rendre publique. Cctte lettre & celle du président sont signées
ic marquis dc Bouillé. Luzembourg le 26 juin 2791. Lc roi vient de faire un effort pour briser ses fers, une destinée aveugle
à laquelle les Empires sont soumis, > cn a décidé autrement; il cst encorc
votre captif, ses jours sont ainsi que ceux de la reinc > et j'en frémis, àla
disposition d'un peuple que vous avez rendu féroce, et qui est devenu l'objet du mépris dc Tunivers. Il cst intéressant pour le roi > pour vous 5 pour
vous
la nation, ponr moi, que le grand objet qui devoit
cc êtrc quc Ic résultat appellez dc ccttc démarche soit connu ; il est important l'on saroi nc cherchoit que lc salut d'un peuple injuste et
Dégagé
enair
maintenant che quc le dc tous les liens qui m'attachoient à vous 2 jc vais vous parler
Jel langage de la vérité, que vous n'cntendrez pas sans doute. Le roi étoit
devenu lc prisonnier de son peuple : attaché à mon souverain quoique dé- du
autorité
étendue, je gémissois de ia frénésic
testant les abus d'une
trop mais
les méchans SCpeuple 5 je blâmois VOS opérations,, finiroit, j'espérois ct que nous qu'enfin aurions un gouverneroient confondus, que l'anarchic Mon attachement pour lc roi et pour la patrie a
ment au moins supportablc. de
Phumiliation de communiquer
m'a donné assez courage pour de supporter faction dominoit, que les uns vouloient
avec vous. J'ai vu quc les l'esprit autres vouloient une république, et quc dans ce derja guerre civile,
nier étoit M. dc 1: Fayette, détruire l'arméc, ct la populace n'a plus été
Les clubs SC sont établis pour
Lc roi étant sans forces et même
dirigée que par la cabalc T'arméc et sans l'intrigue. chef et sans autorité, ce fut alors quc je
sans considération, au roi et à la reine de sortir de Paris, persuadé que cela pouvoit
proposai
utilc; ils refusérent, alléguant la promesse qu'ils
opérer un changement
s'y, dc l'assemblée nationale. avoient faite de ne pas se séparer
licu de renouveller mes instances 5
La journée du 28 février Le me roi donna le désordrc et l'effufion du sang ;
jéprouvai le même refus.
c je
sans considération, au roi et à la reine de sortir de Paris, persuadé que cela pouvoit
proposai
utilc; ils refusérent, alléguant la promesse qu'ils
opérer un changement
s'y, dc l'assemblée nationale. avoient faite de ne pas se séparer
licu de renouveller mes instances 5
La journée du 28 février Le me roi donna le désordrc et l'effufion du sang ;
jéprouvai le même refus. savois craignoit toutes les puissances armoient contre
ia reinc pensoit de mème. Jc
que
les
étoient démantelées;
la France; quele roi pouvoit les arrêter; que places
à la disettc
et que lc peuple
quele papicr ne pouvoit suppléer dans les bras du dunuméraire, roi, pour' lc supplier d'arréter
nc tarderoit pas dont à se il jetter étoit menacé, Après les obstacles qui furent mis à
Ics malheurs à
le 18 avril > je lui fis envisager qu'il nc lui
son voyage Saint-Cloud,
sauver la Francc ; il se, décida enfin, et
gestoit plus que ce seul parti pour
places
à la disettc
et que lc peuple
quele papicr ne pouvoit suppléer dans les bras du dunuméraire, roi, pour' lc supplier d'arréter
nc tarderoit pas dont à se il jetter étoit menacé, Après les obstacles qui furent mis à
Ics malheurs à
le 18 avril > je lui fis envisager qu'il nc lui
son voyage Saint-Cloud,
sauver la Francc ; il se, décida enfin, et
gestoit plus que ce seul parti pour --- Page 15 ---
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résolut d'aller à Mont-Médi, concevant le projet d'annoncer aux paissances
étrangéres le motif de sa démarche, et de faire ensorte de suspendre leurs
vengcances jnsqu'à ce qu'une nouvelle assemblée 9 qu'il auroit convoqué
sur lc champ, leur eut donné la satisfaction qu'clles devoient attendre; il
devoit faire paroitre une proclamation, pour ordonner la convocation d'unc
législature, avec des cahiers et des mandats impératifs, et devenir ainsi le
médiateur cntre les puissances étrangères ct son peuplc.
Lepeuple, placéentre la craintedevoir lc territoiref français envahictlerétablissement dc l'ordrc, auroit confié ses intérêts à des hommes sages, qui
auroient cnfin reprimé les crimes sortis du despotisme populaire, ct auroient
rétabli lc règne de la raison à la lueur du Aambeau de la liberté. C'cst cette
belle idéc qui a cngagé lc roi à se sonstraire à la vigilance de M. dc la
Fayette et de sCs satcllites. Croyez-moi, tous les princes de l'univers reconnoissent qu'ils sont menacés par le monstre que vous avez enfanté, ct bientôt
ils fondront sur notre malheurcuse patrie ; car je ne puis m'empécher de la
reconnoître encore. Je connois nos forces; toute espèce d'cspoir est chimérique,cr bientôt votre châtiment servira d'exemple mémorable à la postérité.
C'est ainfi que doit vous parler un homme auquel vous avez d'abord inspiré
la pitié. N'accusez personne du complot contre votre infernalc constitution: ;
le toi n'a pas fait les ordres qu'ila donnés; c'est moi seul qui ai tout ordonné;
c'eft contre moi scul que vous devez aiguiser vos poignards et préparer VOs
poisons. Vous répondez des jours du roi ct de la reine à tous lcs rois de
l'univers. Si on leur ôte un cheveu de la tête, il ne restera pas pierre sur
pierrc à Paris. Je connois les chemins; s;jeguiderailes armées étrangércs.
Cette lettre n'est que l'avant - coureur du manifeste des souverains de
l'Europc ; ils vous avertiront d'une manière plus prononcée de la guerre que
vous Plusieurs avez à membres craindre. Adieu élèvent Messieurs. des doutes sur l'authenticité de la lettre de
M. dc Bouillé.
Le président dit que s'étant fait représenter l'enveloppe du paquet, il a
comparé la suscription avec l'écriture de la lettre qui lui étoit adresséc, et
quril a à Ja fois reconnu le timbre de Luxembourg et la même écriture. --- Page 16 --- --- Page 17 --- --- Page 18 --- --- Page 19 ---
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