--- Page 1 ---
SUITE DU MEMOIRE
HISTORIQUE
DES DERNIÈRES
DES
RÉYOUUTIONS
PROVINCES DE LOUEST
ET DU SUD
DE LA PARTIE
DE
FRANÇOISE
SAINT-DOMINGUE
SAINT - MARC (HAITI).
COMMISSAIRES DES
DE COULEUR DE
CITOYENS
SAINT # MARC
(
PARIS
JUIN, 1792 --- Page 2 ---
*
THE
JOHN CARTER
BROWN *
LIBRARY
*
ACQUIRED WITH
K
THE ASSISTANCE
OF THE
*
BRADFORD F.
AND LILA L.SWAN
MEMORIAL FUNDS
*
*
*
*
*
*
The
Martin L. Ludington
Fund
at the
John Carter Brown
Library --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
(3-)
SUITE
E M OIR E
DU M
HISTO RIQUE de
REVOLUTIONS
DES DERNIÈRES
DE L'OUEST ET DU SUD
DES PROVINCES
FRANÇOISE
DE LA PARTIE
IDE
SAINT-DOMINGUE.
des Citoyens de
Pablié par les Commissaires et de plusieurs. Paroisses
Couleurde Saint-Mare de VAssemblée Natiode la Colonie, auprès
nale et du Rois
e rerum et mentem mortalia tangunt:
A PARIS,
PATRIOTE FxANÇOIS,
Darmaminsemd du Théâtre Italien.
place.
Ame DE LA LISERTE:
JUIN 1792,1AX --- Page 6 ---
: --- Page 7 ---
SUITE
DU M É M
OIRE
HISTORIQUE
DEs
DERNIBRES
des provincesde
Rerocezioxs
POuest er du Sud
partie frangoiye de
dele
SUNT-DONnen
:
avons
Nou
mémoire, la suite exposé, dans notre
les
des malheurs précédent
meurtres et les
quela guerre,
Prince occasionnérent trahisons du Port-auCul-de-Sac, dans celles dans la plaine du
Doucassin, Il est bien de Léogane et du
encore, ét qui furent d'autres évênemens
jurés dont les ceuvres concertés par ces conétendues jusqu'aux abominables se sont
gnées de la colonie. extrémités Il
les plus éloide les ranger
nous a été
tâché de
avec ceux que impossible
ne pas
nous avons
courant
interrompre. Mais; en
rapidement les principaux
parquartiers
A 2
celles dans la plaine du
Doucassin, Il est bien de Léogane et du
encore, ét qui furent d'autres évênemens
jurés dont les ceuvres concertés par ces conétendues jusqu'aux abominables se sont
gnées de la colonie. extrémités Il
les plus éloide les ranger
nous a été
tâché de
avec ceux que impossible
ne pas
nous avons
courant
interrompre. Mais; en
rapidement les principaux
parquartiers
A 2 --- Page 8 ---
truits
(6)
deumnallenmelleung
pensérent à leur
frères
à la ravine
sureté, et se delOmest,
plus sortir, sèche 3 d'on' ils ne campérent
et concertés malgré les concordats voulurent
par leurs ennemis
proposés
provoquérent aucune
méme, Ils ne
semblée
hostilité; ; mais
gestions provinciale du Sud, fidelle
F'as.
arrété reçues et
aux sug-
, le 25 décembre; combinées 2 publia un
donnoit à tous les
par lequel elle orrendre dans la ville, habitans blancs de se
leurs
suivis du
nègres, > en
dixième de
uns eurent
armes. A peine
nOGHvTe, souscrits à cette
quelquesfurent que les liens de la
perfide macomme
troisième
et portés
brisés. Des êtres
classe
rocité, naturellement à des grossiers,
leurs profitérent du moment actes de fémaitres employer leurs roidavoyolent
guerre. Ilsansnsinérent
bras pour la
planteurs; ils
alarme
répandirent à
tenrmemepisus
qui chassa
cette fois une
blancs dans la ville. vécitablement Les
tous les
données, les
plaines étant abanen armes et citoyens de couleur,
tenter
fortiliés, ne
toujours
aucune
voulurent point
entroprise sur les
seronformolent dans
Cayes. Ils
condaite de ceux du enrmodéeratien, à la
Gul-de-Sac. La mu: --- Page 9 ---
(7)
eflrayée de ce qu'ils
nicipalité cependant; obtenu cinq cens
faire, ayant Provence, de MM.
pouvoient
de
hommes du régiment nationaux - ciyils, abusa
les commmnisaites trahissant la loi de doude ces forces , et
les dirigea contre
ceur quilui iétoit prescrite, Ils essuyérent une
les citoyens de couleur. dans laquelle les
vive et longue attaque, de part et d'autre.
pertes furent égales
ayant fait pluinhumains,
Mais les blancs
une épouvan3e 2 commirent
sieurs prisonniers, chef, nommé Bleck, qui
table atrocité. Un
causelapins
de tomber entre leurs
malheur
unecettetr
juste, eut le
vivant dans la ville des
mains. 1 et fut roué dhorreur et d'opposition
Cayes. Le systême
le désordre de tous
provoqua par la suite le mois de février 7
les ateliers 3 et dans
de cette délcs plaines et les montagnes révoltés. La
pendance étoient livrées aux
du Sud,
conduite de T'assemblée
coupable de M. Cadusch dans plusieurs des
et le voyage
disséminérent
paroisses de la province,
classe, nécesdans la troisième
prétentions
rassemblemens des citoyens
citèrent divers
civile et le soulède couleur, et la guerre
allumés à
furent successivement
vement
A4
délcs plaines et les montagnes révoltés. La
pendance étoient livrées aux
du Sud,
conduite de T'assemblée
coupable de M. Cadusch dans plusieurs des
et le voyage
disséminérent
paroisses de la province,
classe, nécesdans la troisième
prétentions
rassemblemens des citoyens
citèrent divers
civile et le soulède couleur, et la guerre
allumés à
furent successivement
vement
A4 --- Page 10 ---
(8)
Cavaillon, aux Coteaux,
mel, etc. Mais dans le aux Cayes de Jacdes
plus grand
place paroisses , et sur-tout à
nombre
forte, les
Saint - Louis
et restérent les citoyens de couleur furent 7
matres.
TERENIE
Sud, CETTE] paroisse, une des plus
née n'offre pas une
étendues du
à son
population
et les
territoire; ; mais les proportionfactieux y ont
petits blancs
puis
toujours dominé dey ont Ttablisement aussi
de la
concerté les municipalité : ils
plots. Nous ne saurions plus atroces comChaise, de cet émissaire taire le nom de la
1a plus influé à la trahison du Cap, qui a le
milieu du mois de
qui fut opérée vers
citoyens de couleur. novembre, 3 contre les
missaires de Tassemblée Prévenus par des cominstruits des' démarches coloniale 2 : peu
toyens de la province
de leurs
de l'Ouest,
conciinaladroitemonc
ils
désavoué le
avoient
septembre, et
concordat du
crétion des blancs s'étoient livrés à la
niale.
et de
disMalgré cet acte de Tassemblée colosoumission, le --- Page 11 ---
barbare la
(9)
Chaise, autorisé
palité, dirigea une
par la municis
sarmer, ce qui fut expédition pour les dé.
ordonna alors de se furavecsncoos rendre
On leur
une fédération. C'est là
au. bourgy pour
gés de fer et jetés dans qu'ils furent char
péle-méle ? enfans
piusjeurs batimens
nayant pas meme la , femmes et vieillareds,
prochés selon deurs consolation d'être
C'est de cette
lieris et leurs
rapsticcessivenent prison que plasieurs rapports. Out été
et la mort; c'est-la
fois le
qu'ils ont
nrenotemts
moment oùt ils
vu pitsieurs
bas; c'est pendant
alloient etre coulés
tivité, dont nous une aussi horrible
la fin,
ne connoissons
capque les seélérats et les pas encore
pillé leurs habitarions'et
brigatids ont
priétés. Faut-il s'étonner dévasté leurs Probarbarenetion, les frères qu'aprés une aussi
se soient eux-mémes
Page des Caimites,
férocité? Il est vrai, portés à des' actes de
sassiné une famille ils ont surpris et asgrande Anse; mais entière de blancs de la
l'excès de
aquoi ne peut conduire
Qitel cri Toppression et de
perçantider
Tinhumanite?
poir ne se fait
vengeance et de désés.
se. voyant dévoué pas éntendre à celui
à lav proscription, qui,
n'a de
A 5
ient eux-mémes
Page des Caimites,
férocité? Il est vrai, portés à des' actes de
sassiné une famille ils ont surpris et asgrande Anse; mais entière de blancs de la
l'excès de
aquoi ne peut conduire
Qitel cri Toppression et de
perçantider
Tinhumanite?
poir ne se fait
vengeance et de désés.
se. voyant dévoué pas éntendre à celui
à lav proscription, qui,
n'a de
A 5 --- Page 12 ---
(10)
l'appui que dans le sentiment
son bras? Au
et la force de
point
reste, ils les frères Page ne sont
mulitres;s ont
comme descendans toujours été regardés
Ces malheureux d'une famille indienne.
de cette haine étoient peutêtre animés
immense
que les derniers d'un
doivent naturellement
peuple
Enropéens.
porier aux
Les malheurs de Jérémie
les quartiers circonvoisins troublérent tous
jusqu'au Fond
; ils retentirent
ils reveillérent Bayard - et aux
les
Caimites; ;
rent la
passions, 2 ils
vengeance et le
provoquéteurs blancs et de couleur désespoir. Des planleurs voisinages le motif trouvèrent dans
leurs animosités. Les
ou le prétexte de
uns et aux autres; le soleil négres servirent aux
crimes et Tébranlement éclaira de grands
foule d'étres tranquilles
donné à une
la dévastation et la
jusqu'alors, opéra
ruine. ..
JACMEL
LA
conjuration du
signal de celle deJacmel. Port-au-Prince fut le
concourn au traité de Cètte paroisse avoit
l'Onest, en vertu --- Page 13 ---
(u).
duquel les citoyens de couleur
reçus et admis dans la ville
avoient été
et des amis. Ils en furent comme des frères
vembre, après avoit
chassés le 22 nolaissé
munitions et les
surprendre leurs
principaux
camp, à deux lieues du
postes. Leur
par ceux du
bourg, fut renforeé
Trou-Coffy.
La nécessité
fisantes à leurs d'opposer des forces sufennemis, les
peler à leur secours de
obligea d'apRomaine Rivière, le
dangereux alliés,
mingue, voulut
Mahomet de Saint-Dofit rien pour le conduire bien T'expédition, et ne
adroitement
public. Après avoir
leur de cette mécontenté les chefs de coutenir le bon paroisse, qui pouvoient mainordre, il s'empara du
dement 2 et se rangea autour de commanpour T'assiéger. Ses victoires
Jacmel
vastations dans la
étoient des décampagne. Tous les
quelqu'aurore boréale
jours 1
l'effrayante clarté de présentoit au loin
toyens de couleur
ses incendies. Les Cidans le bourg de. pénétrérent plusieurs fois
Jacmel, mais ils ne
s'emparer des forts. Cette
purent
longue et cruelle,
guerre civile fut
gnol usoit à tort
parce que le grif
et à travers
espaet de
de ses forces
Timpunité de ses excès, Nous devons
A6
quelqu'aurore boréale
jours 1
l'effrayante clarté de présentoit au loin
toyens de couleur
ses incendies. Les Cidans le bourg de. pénétrérent plusieurs fois
Jacmel, mais ils ne
s'emparer des forts. Cette
purent
longue et cruelle,
guerre civile fut
gnol usoit à tort
parce que le grif
et à travers
espaet de
de ses forces
Timpunité de ses excès, Nous devons
A6 --- Page 14 ---
(12)
remarquer que les blancs de Celte
s'étoient rendus d'antant
paroisse
lorsqu'ils chassérent les
plus coupablesy
du bourg,
citoyens de couleur
qu'ils: avoient
de paix de TOuest,
concourn au traité
et qu'ils avéiest
mnent envoyé des
égalede la
commissaiies au a conseil
Croix-das-Bouptietse Ils
en peu plus loin
Portérent donc
Tesprit de
Fent cux-mémes les
trahison. Iis fulations,
auteurs de leurs tribuet ils ne furent pas plus
que MM. les commissaires
sages-lorsleur ordonnérent de
nationaux-civils
hostilité; Is furent ne provoquer aucune
tits batimens de fortifiés par queiques peeut grand scin de Tétat, que M. le général
qu'il contribna
leur envoyer; c'est ainsi
à Ia continnation des
et des récriminations de
troubles
cette paroisse,
PETIT GOAVE
Nous n'avons que d'horribles scènes à
rapporter de cette petite paroisse de la
province de T'Ouest, où ics soi-disant
friotes ne respectérent
padu
pas mieux que ceux
Port-an-Prince, le concordatet le traité --- Page 15 ---
(13)
de paix. Ils avoient fait de
de leur
terribles essais
des
scétérntesse, avant méme la
citoyens de couleur, Ennemis guerre
antorité,et sur-tout de celle
de toute
propriétés; étayés du
qui protége les
tion,
prétèxte de la révoludières; ilsaroteditassassiner ancien
M. Ferrand de Baud'écrire en faveur sénéchal, qui s'étoit avisé
M.
des citoyens de couleur.
Desinte-dopson
au milien.d'eux.
essuya un mémesort
rent une fois un Maitres du fort, ils en fivernement de M. étonnant Peinier usage sousle gouavec des boulets
; ils aecueillirent -
qui, pour quelque rouges un brick de Tétat;
noit au mouillage; mission particulière, vequipage furent
quelques hommes de l'é-,
tués; le commis
perdit un bras dans cette
aux vivres
Jamais ces turbulens
attaque imprévue.
de la patrie n'eurent et sanguinaires amis
qu'après la
plus de hardiesse
I lons d'Artois révolution que firent les
et de
batailsèrent plus exister Normandic; ils ne laisdans la
un seul hométe homme
paroisse, et ils se
contre les citoyens de
coalisérent tous
brait de leurs demandes couleur, au premier
blement au Mirebalais et de léur rassemenvoyérent des
et au Cul-de-Sac. Ils.
commnissaires à l'assemblée
amis
qu'après la
plus de hardiesse
I lons d'Artois révolution que firent les
et de
batailsèrent plus exister Normandic; ils ne laisdans la
un seul hométe homme
paroisse, et ils se
contre les citoyens de
coalisérent tous
brait de leurs demandes couleur, au premier
blement au Mirebalais et de léur rassemenvoyérent des
et au Cul-de-Sac. Ils.
commnissaires à l'assemblée --- Page 16 ---
(14)
provinciale de l'Ouest,
mains le serment
pour prêter en ses
jusqu'au dernier de scandaleux dexterminer
mandérent et obtinrent, leurs muldtres. Ils deprojets, un batiment pour soutenir leurs
de guerre de
chargé de
Pour intimider 1.
bouche et de munitions
ils
les uns, alarmer les matelots.
S'emparéront
autres,
milles, péres, mères premiérement de six farent aux fers
et enfans, les
répondae
comme des otages
jettéde la conduite
qui devoient
des
rentobligés, , pour
autres, qui ifude dévorer en secret LCrRELOaA leur
ressentiment.
émulation et leur
En attendant; les
furent
car
confisquées au
romideadteipstonstimn
cette
profit de la
formule a couvert bien
nation ;
Saia-Doningne Le traité de des crimes à
n'étoit pas encore
paix de l'Ouest
éloit un théâtre de concla, que le petit Goave
de couleur
sang; plusjeurs
y avoient été assassinés. hommes
aussigrande persécution
Une
tage aux citoyens de ménagea tout Tavantraité de paix fut
couleur, lorsque le
meurérent les plus accepté. forts
Ils furent et deavant la trahison du
au petit Goave; mais
Foient point abusé de PortaucPrince, leurs
ils n'aforces. Les con- --- Page 17 ---
(15)
chez eux,
jurés étoient en peimeporpenéere le désordre dans
les affoiblir et propager n'ont jamais pu réussir.
Ils
leurs plantations.
tentative fut terEn effet, leur première
émissaires
rible. Dès le 22 novembre, 9 des
sur des
furent expédiés du Port-au-Prince fort à leur
armés. Ils mouillérent
corsaires
au nombre de 22,
aise ; ils débarquérent
La visite de
et furent aussi-tôt prisonniers. des effets préleurs malles ayant présenté
du Port-auTincendie
cieux, yolés pendant
de vaisselle
Prince, et un butin composé particuliers
au coin de quelques
marquée
proleur mort fut tumulteusement
connus,
avec quelques autres
noncée, et ils périrent
du regret qu'à
factieux, dont le sort n'inspire droits de Thumade la violation des
cause
suivit une scène aussi
nité. La réflexion qui liens des blancs et
resserra les
sanglante 7
; ils la signalèrent
des hommes de couleur fédération ; et depuis
par une nouvelle
de cette paroisse
la tranquillité
six mois,
que la conservation
a été aussi constante servi d'asyle à tous
elle a
de ses propriétés la bande du Sud.
les émigrés de
factieux, dont le sort n'inspire droits de Thumade la violation des
cause
suivit une scène aussi
nité. La réflexion qui liens des blancs et
resserra les
sanglante 7
; ils la signalèrent
des hommes de couleur fédération ; et depuis
par une nouvelle
de cette paroisse
la tranquillité
six mois,
que la conservation
a été aussi constante servi d'asyle à tous
elle a
de ses propriétés la bande du Sud.
les émigrés de --- Page 18 ---
(16)
S41NT-M
ARC
CETTE ville est une
et des mieux habitées
des plus
pas dans
de la
agréables
ses murs que les colonie. Cen'est
breux, c'est dans les
factieux sont nomquartiers de sa
environs et les vastes
semblée coloniale dépendance.
les
L'ancienne aset en ayoit retiré avoit assez
Pouvoit
tous les
bienraliées,
en exiger.
services qu'elle
et bons citoyens Malgré ceux-ci, les vrais
de la douce
jonirent assez
rables
tranquillité et des longtemps
qui leur ayoient
éloges honol'assemblée nationale.
été décernés
bien
Ils furent
par
fatigués et vexés, tantôt cependant
nicipalité, tantôt par les
par leur muTArtibonite ; car. cette indipendans de
que de Ces propriétaires plaine n'a presque
générer à cause de leurs qui veulent se rétion du 5 mars enhardit dettes, La révolune perdirent.
tous ces
systéme
pas l'espoir de
éetres,qui
: chacun
raffermir leur
Iun croyoit
espéroit ayoir son lot. Si
le commerce, composer avec ses créanciers
devant
l'autre voyoit une
et
lui, et les autres salariés belle place
jugeoieur, --- Page 19 ---
(17)
cas de besoin, ils auroient
par analogie, qu'en
sdesmorts. D'aussi
lepillage et les successionsd frustrées à l'époque
furent
belles espérances de YOuest. Les citoyens
du traité de paix
entrée dans la ville ;
de couleur frent leur
cimunicipalitéf fut congedice,les
lafactieuse
lequel les deux classes
de
1 dans
de CaraSEEESE
police admises. Malgré la guerre
étoient
manceuvres ; la ville
deux et ses impitoyables
sa tranquillités
de Saint-Marc ne perditjamais et des homelle fournissoit des subsistances travailloit à la
mes à l'armée combinée, qui
conservation du pays. Que chrentlesindépon- semà quides
ateemeemalien
dans,
coloniale, d'une part, installa la
BEM
L'assembléee
Saline 7 qui n'est
municipalité à la grande
les bouches
qu'in vaste désert quienvironne! rallia tous les, hommes J
de TArtibonite; elley
put gagner , et elle
de bonne volonté qu'elle à 4 livres deux sous
y envoya des soudoyés Ne 2 voyant de citoyens
six deniers par jour.
colonie de brigands,
que dans cette nouvelle wille de Saint - Marc étoit
elle arrêta quela
Cette formule étoit
au pouroir des muldtres. L'assemblée proune déclaration de guerre.
vaste désert quienvironne! rallia tous les, hommes J
de TArtibonite; elley
put gagner , et elle
de bonne volonté qu'elle à 4 livres deux sous
y envoya des soudoyés Ne 2 voyant de citoyens
six deniers par jour.
colonie de brigands,
que dans cette nouvelle wille de Saint - Marc étoit
elle arrêta quela
Cette formule étoit
au pouroir des muldtres. L'assemblée proune déclaration de guerre. --- Page 20 ---
(18)
vinçiale, de son côté,
corsairesyqui
3 arma, expédia des
vivres, des armes transportoient et des
sans relâche des
Saline : ceux-ci,
hommes à la grande
soin d'argent, quelquefois pressés du becapitaines et rançonnoient en passant les
national crut auiresnavigans. Le
en ordonnant, remédier à cette commissaire
de couleur de premitroment, aux manonuvre, citoyens
leur état de nullité Saint-Marc de rentrer dans
de former une
politique, et aux blancs,
fut prompte
municipalité.
rien.
; mais
L'obéissance
Les deux assemblées T'opération ne valut
faveur del
réclamérent
légale
l'ancienne
en
et
municipalité, la seule
de
essentiellement
Saint-Léger reconnut munieipalitis M.
devenue
alors
lui ordonna Euerroyante à la Saline l'ancienne,
la ville
de reprendre ses
; mais il
il
méme et le cheflieu fonctions dans
disposa les
de la
citoyens de l'une et paroisse de
:
chaucafccreilire avec
Tautre
plus, ils, T'invitérent bonrd.Cenxci firent
d'oubli du passé,
en termes d'amitié et
La loyauté
méchans, et les Saliniens
olfusque les
pondirent
munieipax réà Saint-Marc.. quilnyavoit que des brigands
battre, ces généreux Ils vouloient doac se
défenscurs de leurs --- Page 21 ---
(19)
Pour se fortifier, 2 ils infestérent
complots? divers camps, de divers détala plaine de
elle s'étend dans plu--
chemens ; et, comme
pas de
ils ne manquérent
sieurs paroisses, soldats: Nous devons faire
factieux et de
le chef et le
mention d'un des principaux, unimpatient
campBorel. Qn'on se représente de. viles quemoteur d'anciens troubles individu, 7
un prorelles, un malhonnête richard ruiné de
priétaire usurpateur 7 un
et sans rédettes, 2 un liomme sans mceurs obstiné soutien de
putation, un làche,mais et dans son " camp
son parti : tel est Borel;
et de son camp
il n'avoit que des scélérats, ;
il dirigeoit le brigandage
il' commandoit,
il soulevoit, il corrompar-tout à la ronde;
enfin un objet
poitles esclaves ; il devenoit même de SOIL
de terreurl pour les habitans intentions que
parti. C'est à ses honorables
coloniale accorda un suroroitde
Tassemblée
Tentremise du générals
forces. Elle fit, par
d'Artois et de
descendre les détachemens
au
islongstemps,étoients
Normandinguindepual empécher la comcordon des Gonaives.pour du Nord. Ce.renmunication des révoltés
hommes; ils ser
fort n'étoitque de cent trente
voisine de
campérent sur une lalitation
i. C'est à ses honorables
coloniale accorda un suroroitde
Tassemblée
Tentremise du générals
forces. Elle fit, par
d'Artois et de
descendre les détachemens
au
islongstemps,étoients
Normandinguindepual empécher la comcordon des Gonaives.pour du Nord. Ce.renmunication des révoltés
hommes; ils ser
fort n'étoitque de cent trente
voisine de
campérent sur une lalitation --- Page 22 ---
Borel. Il n'est
(2 20.)
grands dangers personne qui ne
de
tant
pour la ville,
préjuge
la d'ennemis. Point du
environinée de
nature bien plus
tout; fortifiée par
encore défendue que par T'art, elle étoit
jeunesse
par de braves gens
de toutes nombreuse et active,
; une
les
des
tissoient
classes et de tout
citoyens
insulte. 3 par un service
âge la garanLes citoyens de sévère, de toute
mandés dans cette
couleur 7 comjeune, vivoient paroisse par M. Chaniatte
ment utile,
sous une discipline vraipour base. lorsqu'elle a la subordination
Un autre chef a
la
attiré aussi l'estime
M. recommoisance Savari,
des amis de l'ordre;
et
le
président de leur
; c'est
zbletlactene
conseil, dont
fois les dévastateurs. déconcertirent plus d'une
delag garde nationale Citons-en un troisième
anières, dontl l'éloge blanche; c'est M. Som-
( par . la difficulté de s'explique la
encore mieux
d'aussi bons.
circonstance. Avec
de
moyens de
Saint-Marc a échappé défense, la ville
cendie. Ses canons, du au pillage et à l'intoujours écarté les
côté de la mer 2 ont
Jeur
corsaires ; et
ménagé vigilance, sa position lai
malgré
l'entrée de bâtimens a souvent
chargés de
a --- Page 23 ---
21 )
faire les ennemis?
yivres. Que pouviendonet des crimes à commettre:
Ils n'avoient que
MM. Jeanton et
Deux citoyens. honnétes dans , la plaine, furent
Merlande, voyageant martyrisés; assassinés,
surpris ,et aussi-tôt mangés: Un pasteur conhachés et presque fut rencontré 2 et les
duisant un convoi,
visiter. la bière
cannibalés T'arrétèrent pour faute de vivante;
etsassouvir de chair morte;
Ils s'exerl'inlumation.
bris
car ils empéchérent dans. la dévastation' et le
çoient encore.
action leur étoit fugndaget toute , autre;
rencontrés
neste. Pour avoir été inopinément de conleur;
de 4 citoyens
par une patrouille Chanlatte; ils furent
commandée par M
hommes. Dans
dix-sept
battus, et perdirent
on leur fit, dun
un autre de leur camp 2
;enfin
de main;" cent trente prisonniers; Borel
coup
jours d'avril; le camp
dans les premiersj méme qu'on" tendoit des
fut attaqué, lors
alloient
citoyens de couleurqui
pièges aux Rivière : la bataille fut princià la petite
de ligne. .
palement funeste aux troupes alloient ètre
2 Tant de factieux et de brigands les uns ont pris
tous exterminés, 7 lorsque se. sont sauvés par
la fuite, et les autres
trente prisonniers; Borel
coup
jours d'avril; le camp
dans les premiersj méme qu'on" tendoit des
fut attaqué, lors
alloient
citoyens de couleurqui
pièges aux Rivière : la bataille fut princià la petite
de ligne. .
palement funeste aux troupes alloient ètre
2 Tant de factieux et de brigands les uns ont pris
tous exterminés, 7 lorsque se. sont sauvés par
la fuite, et les autres --- Page 24 ---
on
(22) 1 J
nouveau concordat
dans larticle suivant,
dont il est parlé
par MM. Pinchinat lequel a été
et Savari.
concerté
POATORAAIX
Nous ne pouvons
tains de la trahison donner des détails cerroisse, > Oùt T'assemblée opérée dans cette patroupes dans le mois coloniale envoya des
elle eut appris qu'un demars: 1792 2 quand
les blancs et les
concordat avoit uni
nous devons
citoyens de couleur. Mais
de cette dernière rapporter la preuvea auhentique
catastrophe.
COPIE d'une letre
Déprités des
écrite d MM, les
citoyens de
Maro, et de
couleur de Saint
de LAssembie plusieurs paroisses, auprès
MM, PINCHINAT Nationale et du Roi,
et SAVARI.
par
MESSIEUnS ET CHERS
CoxerrowEss,
CC Vous
>. traité de paix trouverez ci-joint la copie du
> Rivière viennent que nos frères de la
de conclure
petite
avec leurs --- Page 25 ---
(55)
de T'Artiblancs du quartier
et
>) concitoyens admirerez notre sagesse
Vous
> bonite.
quand vous saurez que
> notre loyauté 1
blancs ont été
prisomniers
ve-
>) cent cinquante
moment où nous
> mis en liberté, 2 au
trois cens denos
que
> nions d'apprendre été mis aux fersaul Port-de-
> frères avoient trahison horrible, et sem-
> Paix, par une
a eu lieu à Jérémie.
blable à celle qui
et de
>
de T'Artibonite
> Tous les camps dissous : les expéditions
Saline ont été
de
>> la
tant d'ordre et préont été faites avec
est
>>
le calme le plus parfait
D) cision, , que
Puisse
devenu le fruit de nos opérations. blancs sur
>
conduite éclairer les
à
D notre
intérêts, et leur apprendre
>) leurs vrais
du Port-de-Paix
devenir sages ! Le quartier
et le bon
D)
maintenant en insurrection,
tous
> est
sauroit s'y rétablir, puisque
>> ordre ne
de couleur de ce quartier
D) les hommes
désarmés CC.
aux fers ou
>) sont
l'honneur, 2 etc.
Nous avons
de couleur
les députés des citoyens
de
Signés,
paroisses
et de plusieurs
cade Saint-Marc CHASLATTE jeune,
Saint- Domingue, VIART, Dunound.
pitaine général,
à ladépntasion.
P. adjoint
F. OUvIÈnE, --- Page 26 ---
03-57
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E79R
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