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Dit des/ --- Page 4 ---
Meffieurs 9 --- Page 5 ---
S.U ITE
DEs leures adrefies par difirentes municipalitis de la
colonie, à cel'e dz Port-au-Prince.
No. 1O.
C
Mefficurs 8c chers compatriotes,
Nous vous exprimerions difficilement la fatisfadion que; nous
avons éprouvée, en apprenant l'heureufe révolution qui s'eft
opérée dans votre ville, & par.fuire, dans les provinces entières de l'oueft & du fud, qui, àl'exemple: de celle du nord,
ont enfn ceffé de gémir fous le joug humiliant du pouvoir arbitraire. Nous partageons fincèrement votre reconnoifance envers
les citoyens militaires qui imbus des fages principes de l'affemblée nationale 7 font venus vous procurer- cet avantage
ineflimable.
:
Malgré les cfforts qu'on a faits pour nous perfuader du contraire, nous croyons que votre conduite eft, fous tous lesiapports, digne des plus grands éloges : en la développant,
cumme vous l'avez fait, 2 aux ycux de la co'onic entière 9
vous avez mis tous les bons François entre vous & les calomniatcurs 5 leurs traits envenimés n: vous atteindront jamais, --- Page 6 ---
Nous avons T'honneur d'être avec Pafime la plus grande &
P'attachement le plus fncère & le plus fraternel,
Mefieurs & chers compatriotes,
Vos tràs humbles & très
obliffans feviteurs s
Lcs membres du confcil général de la commune.
Signé, Joubert, maire ; Morceau ; offcier municipal ;
Lescamela, procureur fyndics 5. Lgtroque, Lobin, Lociillart,
norables; Cardinaud, tréforier 5 &c Moriarly, fecrétaire greffier.
Grand:-Rivière, le 19 avril 1791.
Mefficurs.les officiers municipaux du Fert-cu-Trince,
Cayes de Jacmel, le 3 mai 1791.
Mcfieurs ,
Nous vous adreffons copie d'une lettre que nous avons envo-
-yée à ia municipalité de Bordeaux, 2 en réponfe à fon adrefe à
:l'affemblée nationale contre Paffemblée ci-devant féante - à
Saint-Marc,
Nous defirons que. ce tribut-que nous devons au courage de
nos repréfentans, foit publié tant cn France qu'à Saint-Dominguel, notamment dans la partie du nord.
Nous penfons que le même zèle vous animera, & que vous
ferez juflice ànos intentions.
Nous préfumons, d'après la réunion de tous lés intcreffés
aux colonics , qui a dâ fe faire à Paris au mois de février 2
que le régime intéicur va être accordé aux colonie
Nous defirons que. ce tribut-que nous devons au courage de
nos repréfentans, foit publié tant cn France qu'à Saint-Dominguel, notamment dans la partie du nord.
Nous penfons que le même zèle vous animera, & que vous
ferez juflice ànos intentions.
Nous préfumons, d'après la réunion de tous lés intcreffés
aux colonics , qui a dâ fe faire à Paris au mois de février 2
que le régime intéicur va être accordé aux colonie --- Page 7 ---
cn annonce que les députés du eommerce doivent s'être
réunis aux colons qui font en France, pour faire en corps
cette r.clamaticn.
Nous p.nfons que vous aurez reçu. CeS ncurelles dans upe
adreffe de nos repréfehtans à leirs confituars . clle.eft du ICK
février 1791. Il faut croire que la politique des colonies ouvrira
enfin les yeux.au commerce à qui on 2 mis untandeau..
t
Nous fommcs, avec les fentinens deiap plus vive fraternité,
M:Sicurs,
- Tr
Vos très humbles"&
obeiffans ferviteurs.
Les oficiers municipaux des Cayes de Jacmel.
Signé, Chotard ainé, maire.
Mefficurs les maire &z officiers municipaux du Port-au-Prince.
Lemunicipalité des CayesdsJacmelàlamunicipalié édel Bordeauix.
Mefeurs,
Votre adreffe à l'affemblée nationale, contre les membres de
l'afemblée ci-devant fante à Saint-Marc, préfente à l'homme
froid 8 impartial une monftruofité révoltante, méme pour le
tribunal augufte:à gaielle fut préferitée.
Infruits par ceux-là fulsqu'un orgueil defpotique à foulevés"
contre Wintérêt géncral de la colonie ,' avez-vous -bien
pu, Meflieurs, abufant des bontis de T'ofembice-nationale,
trancher auli cruellement dans uac canfe oà vous n'êtes que
parties éloignées P
'homme
froid 8 impartial une monftruofité révoltante, méme pour le
tribunal augufte:à gaielle fut préferitée.
Infruits par ceux-là fulsqu'un orgueil defpotique à foulevés"
contre Wintérêt géncral de la colonie ,' avez-vous -bien
pu, Meflieurs, abufant des bontis de T'ofembice-nationale,
trancher auli cruellement dans uac canfe oà vous n'êtes que
parties éloignées P --- Page 8 ---
Les François détruifant ces autels inondés de fang, ont-ils,
donc confervé les idoles qui ordonnoient de le répandre ? Le
enfn doit-il renaitre encore de fa cendre ?
defpotifme
dans nos
à Notre fang glacé d'horreur s'eft arrêté
veinés, natio-.
des crimes entaffés dont votre adreffe à l'affemblée
a vue
accabler nos fidèles U & courageux
nale a voulu couvrir,
repréfentans.
afez làches
abandonner nos frores?
Nous avez vous cru
pour
aflez foibles pour ne pas ofer les défencre? vousréuffifez à faire
Avec quelle horrible facilité, Meffieurs, tems au tribunal de
des coupables ! & quelle infulte en même
la iation!
tremable d'accufer fon fenQuoi! quand le dernier citoyen
l'accufation du crime
blable ; quand il ne figne qu'en frémifant
tribunal de.paix,
dont il a connoiffance, il appartiondroir à un d'accufer fans cond'un peuple de frères,
aux répréfentans
8z de provaquer aveuglément
noitre, d'articuler fans preuves,
la févérité desloix !
vraifemblanee a-t-on pu vous
De quelle poflibilité, de quelle
& que nos
qu'on nous reproche,
colorer cette inalpendance devoient préfentrr à la métropole
liaifons de fang & d'intérêts
comme un projet
5 plurtôr que
comme une abfurditeméprifable
concerté.
bout à l'aurre - n'ofre Gre les erreurs)
Votre adreffe d'un
e
édulité
Vou? 0 arlez de guerre scivile?que:
cruelle. de la c
trompss.
ja crte !
vousêtes loin, Meffiours , de connoit.e
par la yille,
de loueft & du fud pen minagées
I Les provinces.
de leurs repréentans 3 ont-elles endu Cap.,. dans les perfonnes
diffoudre T'affemblée provine:
voyé des troupes patriotiques pour étoit par laz minorité.àlaciale du nord : toute ille ale qu'elle
? 0 arlez de guerre scivile?que:
cruelle. de la c
trompss.
ja crte !
vousêtes loin, Meffiours , de connoit.e
par la yille,
de loueft & du fud pen minagées
I Les provinces.
de leurs repréentans 3 ont-elles endu Cap.,. dans les perfonnes
diffoudre T'affemblée provine:
voyé des troupes patriotiques pour étoit par laz minorité.àlaciale du nord : toute ille ale qu'elle --- Page 9 ---
f
quelle elle étoit réduite , fon caraétère furr refpeété: mais n'at-elle aucun reproche à fe faire P
Gui, Meflieurs, 2 le cceur le plus dur, l'ame la moins fenfible
fe foulève de voir les événemens & les intentions de la majorité
de la colonie aufli horriblement traveftis.
Que l'on vous a pitoyablement mal rendula réflexion
fait le plus d'honneur à l'affemblée de Sainr-Marc fur la décla- qui
ration des droits de l'homme ! nous fommes défefpérés que
vous n'y ayez pas reconnu le refpeét dà au tribunal fuprême de
la nation, le ménagement & la politique qu'exigeoit le fujet.
Cette affemblée a violé, dites-vous, goutes les règles d'une"
fagepolitique : le tems & la confitution qui fera jugée convenable 2ux colonics 5 vcus indiçueront qui, de l'affemblée de
Saint-Marc, Ou de l'affemblée provineiale du nord, a violé CCS
règles que vous réclamez avec raifon.
Vousavez faili parfaitement ,' Mefieurs, le vrai caraétère des
provinces de l'ouel & du fud : ces ames ardentes pour le bien
général, C23 homesfimples 2 incapable: de tromper, n'ontéts
alarmés que de l'inconfaquence de l'affemblée du nord, qui par
fon opiniatrers, nous 2 paru fuivre un plan détermine, plutoe
que de chercher à relever des erreurs.
Si vous admettez un pcu de bon fens, uit peu de jugement
dans les colonies, vous devez être convaincus qu'on n'en
impofe pas fur un objct à celui qui l'a fous les yeux..
Le décret du vinge-hiit mai eft la feule fauve-garde de nos
poffefions.& des droits du commerce de France fur les colonies;
par ce chef-d'auvre de Po.itique, toutes les reflources humaines
épuifées, nos repréfentans réparoient l'incompatibilité de votre
ccn'tirution & les inattentions de la nature qui plaça trop loin
de la France les colonies que:le fort lui deftinoit..
Shonneur, 2 la gloire que les colons attachent au nom
cret du vinge-hiit mai eft la feule fauve-garde de nos
poffefions.& des droits du commerce de France fur les colonies;
par ce chef-d'auvre de Po.itique, toutes les reflources humaines
épuifées, nos repréfentans réparoient l'incompatibilité de votre
ccn'tirution & les inattentions de la nature qui plaça trop loin
de la France les colonies que:le fort lui deftinoit..
Shonneur, 2 la gloire que les colons attachent au nom --- Page 10 ---
François, devoit leur mériter plus de je fice & de confancc. Ce
n'eil pas Tor, Meffieurs, ce n'eft pas lélcquence quifait lcs
Lonncs confinrions ; c'eft la raifon , c'eit la politique; voyez
à préfent combien vous vous en êtes écartés.
Nous avons T'honneur d'être, avec les fentimens que nous
venons de vous dévelepper,
Mellieurs,
Vos très Humbles 8rtrès
obcifans ferviteurs,
Les officiers municipaux des Cayes de Jacmel.
Signé, Chotard ainé, maire.
Tort-Margot le 3 mai 1791.
Meficurs & chers compatrioies s
La municipalité a reçu T'henncur de votre Icttre du 27 avril
celles
l'ont
étoient les fuites
ainfi que toutes
qui
précédde,ci
de vos correfpondances. Pour ne vous en avoir pas accuféles
réceptions exctement, elle n'a pas été infenfble àla fatistafion
fes frères de Toueft & du fud dans la perfévéqu'éproiivent
rance de leur tranquillité & de leur union, qu'elle parle maintien defquelles clle feit lcs vccux he les
mage,8 pour reconnoifance envers les coopérateurs & les
pluis fincères : fa
celle de tous les
proteêeurs du bon ordre,eft la même que
au bonheur defquels ils Cnt contribué & convrais patriotes s
Meffieurs & chers comtribuent journellement 3 je vous prie,
d'affurer nos frères des régimens de Normandie.,
patriores 3
artillerie, & les équipages des bâtimens de la
d'Artois, royal
bienfaiteurs, que icus les membres
ftation, nos frères,nos --- Page 11 ---
de cette minicipalité & tous ceux compofant la commun
de cette paroiffe, , ont leurs bienfaits gravés dans leurs coeuirs
en caraétères ineffaçables 3 foyez 7 je vous en prie, nos organes
à leur égard, .en leur peignant nos fentiments conformes
aux. vêtres.
J'ail'hoaneur d'être avec attachement & bien Oincérement, 2
Meffieurs & chers compatriotes $
Votre très-humble 8
très-obéiffant ferviteur 3
Signé, David Lanoue, 2 maire par intérim
MM. les ofliciers municipaux du Port-au-Prince.
Saint-Marc > le 6 mai 1791.
C
Meffieurs & chcrs compatrictes,
Nous avons reçu avec une bien grande fatisfadion les
nouvelles confolantes que vous nous donnez de votre ville.
Nous appercevons chaque jour que. la calomnie fe dé.
couyre,, & que les injures don: on nous accable ne fervent
qu'à nous concilier davantage l'eftime & l'afeaion de tous
nos concitoyens.
Prémunis comme vous T'ères, contre les derniers cfforts
de l'ariftocratie expirante, 2 vous parviendrez par votré fa-
&
votre fermeté à maintenir l'ordre & la
V
-
ge%e par
paix.
Il vous faudre, nous n'en doutons pas, beauccup de pru:
dence pour conferver la vigoire Gue voLS avez rmponée
ilier davantage l'eftime & l'afeaion de tous
nos concitoyens.
Prémunis comme vous T'ères, contre les derniers cfforts
de l'ariftocratie expirante, 2 vous parviendrez par votré fa-
&
votre fermeté à maintenir l'ordre & la
V
-
ge%e par
paix.
Il vous faudre, nous n'en doutons pas, beauccup de pru:
dence pour conferver la vigoire Gue voLS avez rmponée --- Page 12 ---
T8
fur le defpotifme , mais en nous entretenant fans-ceffe de
vos travaux & de votre fituation, nous fommes tous citoyens françois , qui ten.loas au mime but, &c le facrifice
de nos" opinions en faveur des : décrets de notre augute
Ginat,, confolidera notre réunion, qui fera à jamais notre
C force.
Nous ne doutons pas que la nation éclairée enfin par
votre énergie &c votre civifme, ne celfe d'être ladups
de l'aftuce de nos ennemis communs, qui font auffi ceux
de-la nation entière:
Nous ne cefferons jamais d'être avec les fentimens de la
plus parfaite confraternité,
Meffieurs & chers compatriotcs,
Vos rrès-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité.
Signe, Villeneuve, par abfence du maire; Martin
L'Améry 7 greffier.
2 MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Petit-Goave, le 6 mai 1791.
Meffieurs & chers compatriotes s
Recevez nos remercimens de l'envoi que vo.S avez bien
voilu nous faire le 24 avril dernier , de la copie des ordres
accordés par M. le procureur-ginéral aux diffétens particuliers qui ont bien voalu vifiter nos frères ditenus dans --- Page 13 ---
les prifons de votre ville pendant le règne des perfécutions
arbitraires &x tyranniques du pouvoir exécutif.
Nous avons également reçu le No 9 de la correfpondance
de plufieurs municipalités que vous nous avez adreffé le
27 avril.
Nous avons lu avec grand intérêt la relation de Ce qui
.s'eft paffé au Port-au-Prince le 2 du courant ; la prudence
que vous avez manifeftée,ainfi que tous les chefs des autres
corps dans cette jouraée orageufe, , doit vous être 2 comme
à eux, un fur garant de Ja confiance des amis de la paix.
Quel bonheur pour les habitans du Port-au-Prince
> d'avoir
eu pour repréfenrans des hommcs attachés au bien
& auffi éclairés que fages! Les autres paroiffes de la public, colonie
doivent également en fntir le prix, & HOLIS pouvons vous
affurer que la nôtre particulièrement a fu depuis long-tems
en apprécier le mérite.
Nous avons l'honneur d'être avec le plus fraternel
atachement,
Meflieurs & chers compatriotes, 2
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Les membrcs de la municipalité,
Signt, Sénac, 2 premier fyndic ;. Allegre, 9 officier municipal; Canteloup, fecrétaire-grefier.
MM. les officiers municipaux du Port-an-Prince.
No Io,
B
tre particulièrement a fu depuis long-tems
en apprécier le mérite.
Nous avons l'honneur d'être avec le plus fraternel
atachement,
Meflieurs & chers compatriotes, 2
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Les membrcs de la municipalité,
Signt, Sénac, 2 premier fyndic ;. Allegre, 9 officier municipal; Canteloup, fecrétaire-grefier.
MM. les officiers municipaux du Port-an-Prince.
No Io,
B --- Page 14 ---
Petite-rivière 7 le 7 mai 1791.
Meffieurs & chers compatriotes 1
de
avril dernier & 3 courant nous font
Vos lettres 27
le No 9 de la corbien parvenues : la première accompagnoit & la feconde votre dérefpondance de diverfes paroiffes,
pour lui
pèche à M. le lieutenant-général au dant gouvernement, votre ville a été le
annoncer les derniers événements renferme ont' excité notre
théâtre. Les détails que cette lettre
dont les intérêts brifés
indignation contre les hommes pervers 2
encore à faire
des révolutions 2 les portent
par la plus grande
bouleverfer le fyftème sêuel,&
de nouveaux efforts pour affreux les abus dont ils s'enperpétuer par des crimes
commais leurs tentatives échoueront toujours,
graiffoient 5
celui des
ils viennent d'échouer ; votre patriorifme,
me
nationales, le civifme des troupes de ligne que la
troupes
; voilà le boulevard proteéteur de nos
nation nous a envoyées
l'écueil des ennemis de notre
droits; il fera toujours
régénération. :
Il paroit que lc régiment du Port-au-Princa peu fcrupufur T'obfervation de fes ferments alloit encore livrer la
leux de l'oueft à de nouvelles fcènes d'horreur; fon départ
capirale
rien déformais ne pourra
fera le fceau d'une tranquillité que
altérer.
le
verbal que vous
Nous attendons avec impatience procès
il ne
nous intéreffer infniment
nous annoncez ;
pourra que
par les dérails plus circonftanciés qu'il contiendra.
braves
Nous faififfons cette occaficn pour renouveler aux --- Page 15 ---
I
régiments d'Artois & de Normandie les fentiments de notre
reconnoillance & de notre attachement 5 nous devons auffi
vous prier de rendre en notre nom le même hommage au
corps royal d'artillerie , à la garde nationale de votre ville
& à tous ceux qui ont ccopéré à y maintenir le bon ordre
& la tranquillité dont vous jouiffez enfin depuis le S mars
dernier.
La conduite de MM. les commandans des divers us
eft au deffus de nos éloges i foyez auprès d'eux les interprètes corps
de notre admiration pour la fermeté & l'énergie civique
qu'ils ont devélopp'e dans ces moments de crife.
Nous comptons fur votre complaifance pour nous faire
parvenir la réponfe qu'aura faite M. Blanchelande à votre
derniere lettre.
Nous fommes avec les fentimens de la plus intime
fraternité',
Meffieurs & chers compatriotes, D
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officicrs municipaux.
Signe, Raynaud , officier municipal; Pardon, fecrétairegreffier,
MM. les oflficiers municipaux da Port-au-Prince.
.
Nous comptons fur votre complaifance pour nous faire
parvenir la réponfe qu'aura faite M. Blanchelande à votre
derniere lettre.
Nous fommes avec les fentimens de la plus intime
fraternité',
Meffieurs & chers compatriotes, D
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officicrs municipaux.
Signe, Raynaud , officier municipal; Pardon, fecrétairegreffier,
MM. les oflficiers municipaux da Port-au-Prince. --- Page 16 ---
:
Aux Cayes, 8 mai 1791.
Meffieurs 8x chers compatriotes 7
avec l'honnetir de votre lettre le 3 du
Nous avons reçu
vous adreffée à M. le
courant un exemplaire de celle par
général le même jour , & qui contient les-détails de l'évéheurcufenement extraordinaire arrivé au Poreau-Prince,&-
ment terminé. falloit
moins comme vous le dités très-bien,
Il ne
pas
>
de votre dépour affurer déformais la tranquillité parfaite
l'embarquement pour France d'un régiment
pendance, que
il n'étoit
poffible de compter:
fur les fermens duquel
plus
le
mais il ne falloit pas moins aufli que votre prudence ,
de VOS gardes nationales & la fermeté & le pacourage des braves militaires d'Artois, de Normandie &c
triotifme artillerie pour être parvenus dans cette circonftance
de royal le calme , & le bon ordre fans la moindre effufion
à ramener
nouvel échec donné aux ennemis du bien
de fang, Puiffe ce
à de nouvelles
public les décider à renoncer pour jamais
brigues & à de nouveaux complots.
fait
: MM. les citoyens aétifs de votre Paroiffe nous ont
T'honneur de nous. adreffer leur délibération du 28 avril,
laquelle ils ont arrêté de fufpendre l'envoi des
d'après
nous étoient deftinées ; nous leur répondons en
troupes qui
nous avons déjà eu l'honneur de
conformité de ce que
intéreffant
notre fûreté.
vous écrire fur cet article fi
pour fàt-il
à demander un d.tachement, ne
que
Nous perfiftons hommes; mais de toute néceffité nous avons befoin
de cent
& la
de notre paroifle fera toujours
de troupes,
tranquillité --- Page 17 ---
compromife tant que nous en ferons privés ; nous réclamons
donc de nouveau VOS bons offices auprès de votre commune dans une occafion auffi intérefiante, & nous nous
flatons qu'ils ne feront pas fans fuccès.
Nous avons l'honneur d'être 2
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs, 9
Les ofliciers municipaux.
Signé 3 Journu ; maire ; Beauzamy s officier municipal.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
A Acquin 3 le 8 mai 1791.
Meffieurs & chers concitoyens 2
Nous étions inquiets fur le danger des pratiques que les
enn-mis de la révolution entretiennent > lorfque votre lettre
du 3 courant eft venue nous apprendre ce qui s'eft paffé au
Port-au-Prince dans la journée du 2.
Nous donnons des dloges à la conduite de M. de Grimouard.
Nous louons la prudence des officiers de Normandie 8c
d'Artois & ceux d'artillerie royale & nationale, qui ont fu
contenir l'ardeur du foldat françois , à qui vous devez le
fuccès de ceite journée s d'autant plus mémorable qu'elle
n'a pas coûté de fang.
Nous n'oublierons jamais que c'eft au courage de la garde
nationale de votre ville & à la fermeté de fon chef qu'eft due
. de Grimouard.
Nous louons la prudence des officiers de Normandie 8c
d'Artois & ceux d'artillerie royale & nationale, qui ont fu
contenir l'ardeur du foldat françois , à qui vous devez le
fuccès de ceite journée s d'autant plus mémorable qu'elle
n'a pas coûté de fang.
Nous n'oublierons jamais que c'eft au courage de la garde
nationale de votre ville & à la fermeté de fon chef qu'eft due --- Page 18 ---
du Por-au-Prince. Le parti
a remife des armes du régiment
France
d'embarquer cette troupe pour
.que vous avez pris
nous caufe un fentiment d'adfur deux navires marchands,
en 1 déconcertant les
miration : cette démarche vigoureufe
Tunion
projets des ennemis du bien public 9 va confolider de nos
durable. C'eft le veeu
& rendre votre trancuillité
coeurs.
avez adreffée à M, le lieutenant général
La letire que vous
vous nous remeitez une copie
au gouvernement. , de laquelle les faits principaux de livéneimprimée 2 ne contenant que vous le 2 du préfent mois 9 nous
ment qui a eu li:u chez
de nous envoyer les
attendons que le temps vous permette
détails que vous nos promettez. d'être avec des fentimens de
Nous avons T'honneur
fraternité,
Meflieurs & chers compatriotes
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux d'Aquin.
officier municipal ;
Signe, Maupin , maire ; Durand,
Lafargue ainé, fecrétaire-greffer.
Meflfieurs les officiers municipaux du Port-au-Prince. --- Page 19 ---
Saint-Louis, le 8 mai#:791
Meffieurs & chers compatriotes 2
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait l'honneur
de nous écrire le 3 de ce mois, 2 & fous le même pli celle
que vous avez écrite à M. le général pour l'inftuire de tous
les dangers auxquels le régimcnt du Porr-au Priuce vous a
expofés avant fon départ pour France : il y verra les fages
mefures (mémorables à jamais )que vous avez mifes en ufage
pour épargner le fang & éviter lc défordre ; il y verra
encore que votre fermeté a été fecondée par MM. les offciers de Normandie, d'Artois & ceux d'artillerie royale
& nationale, dont la conduite mérite à jufte titre la
reconnoiffance de tous les bons citoyens.
Il nous refte donc maintenant à défirer, 2 Meffieurs &c
chers comparriotes , le retorr de M. le général en votre
ville 3 pour y affermir cette tranquillité que VOS foirs
& votre furveillance Ont fi bien établie :. 9 & nos voeux
feront accomplis.
Nous fommes avec les fentimens du plus fraternel
artachement,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles 8 t ès
obéiffans ferviteurs, 2
Les officiers municipaux.
Signé s Gaye, 9 maire ; Pineau I 2 fecrétaire-greffier.
MM. les officiers manicipaux du Port-au-Prince.
cette tranquillité que VOS foirs
& votre furveillance Ont fi bien établie :. 9 & nos voeux
feront accomplis.
Nous fommes avec les fentimens du plus fraternel
artachement,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles 8 t ès
obéiffans ferviteurs, 2
Les officiers municipaux.
Signé s Gaye, 9 maire ; Pineau I 2 fecrétaire-greffier.
MM. les officiers manicipaux du Port-au-Prince. --- Page 20 ---
Grand Goave, le 9 mai 1791.
Meflieurs & chers compatriotes,
la lettre dont vous nous avez honorés
Nous avons bien reçu
de votre lettre à M. le général,
le 3 du courant, y joint copie
verbal, relatif
ainfi que cele du 8 accompagnant votre fe font procès paffées dans votre
Theureux dénouement des icènes qui
à
ville le lundi deux du courant.
& chers compatriotes, de
Il nous eft impoffible, Meffieurs reffentie à cette agréable
vous peindre la joie que nous avons
& ferme que vous
prudente
nouvelle: ; la conduite patriotique, fait
à la gloire que
tenue dans cette occafion ne qu'ajouter
avez
depuis votre inftallation, & augmentent
vous vous êtes acquife
doivent tous les habitans de cette
la reconnoiffance que vous
le taire, c'eft à vous,
colonie: oui Meflieurs, nous ne pouvons braves compatriotes
furveillance & à nos
la
à votre infarigable
de votre ville que nous devons
de la garde nationale
Quelle horreur ne fuivroit
tranquilité dont nous jouiffons. dont vous arrêtez fi heupas la réuffite des trames affreufcs
trop bien connu nous
reufement le cours ! votre patrioti(me
& fi nous avons
affure de la continuité de votre furveillance, affocier aux dangers
quelques regrets, c'eft de ne pouvoir nous
s'opofer aux
nos frères du Port-au-Prince, pour
oû s'expofent
maux qui nous menacent.
de l'adrefle que nous avons
Nous joignons ici un exemplaire
trouverez rien d'hifYaffembléc nationale ; vous n'y
aite à
feulement défiré que de faire connoitre
foriques nous n'avons --- Page 21 ---
notre ferment civique &c notre pofition aux repréfentans de
la nation.
Nous avons l'honneur d'être avec un fraternel attachement,
Meflieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &
très obéiflans ferviteurs.,
Les officiers municipaux.
Signis Davidroy, maire; Ricordeau, fecrétaire-greffer,
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
S.5c8Xgs9PUAAAWAFN2SAMS25F5033A5X43F2U2EAS
A D R E S S E
A L'ASSEM BLÉE N ATIO N AL E.
Par les citoyens du Grand Goave, en date du 24 mars 1792.
Meffieurs,
Daignez recevoir l'élan des cceurs des fidelles françois de
la paroiffe du grand-Goave, qui depuis que par VOS glorieux
travaux vous avez fait jouir leurs frères de la mere-patrie
de l'heureufe régénération qui leur a donné la liberté dont
ils fe glorifient, gémiffant fous le poids du plus dur defpotisme,
& dont la voix étouffée fous fon oppreffion, n'a pu s'élever
jufqu'à vous ; nous faififfons le premier inftant où un éclair
de la liberté vient nous offrir fa lumière s pour vous rémoigner notre admiration & notre reconnoiffance refpedueufe.
Les pères d'une auffi nombreufe famille que cclle de l'empire
français, recevront fans doute avec bonté le ferment folemnel que foat entre leurs mains les citoyens d'une foible
dont la voix étouffée fous fon oppreffion, n'a pu s'élever
jufqu'à vous ; nous faififfons le premier inftant où un éclair
de la liberté vient nous offrir fa lumière s pour vous rémoigner notre admiration & notre reconnoiffance refpedueufe.
Les pères d'une auffi nombreufe famille que cclle de l'empire
français, recevront fans doute avec bonté le ferment folemnel que foat entre leurs mains les citoyens d'une foible --- Page 22 ---
feation de cet empire; d'être & de n'avoir jamais défiré que
de refter fidelles à la nation, à la loi & au Roi, & de maintenir de tout leur pouvoir les loix décrétées par l'affemblée eft
nationale, & fanationnées parle Roi. Ce ferment, Meffieurs,
&i fincèré, & nous n'avons befoin pour vous en conpur.
de vous prier d'arrêter un inftant vos regards
vaincrés félicité que dont vous avez fait jouir la grande famille,
fur la
qu'aucun individu qui
pour croire qu'il n'eft pas poflible le defir de fe fouftraire aux
la compofe ait eu un inftant
les liens indiffolubles de
loix qui font fon bonheur, y joint
la fraternité.
Meffieurs, de ce que nous
Nous ne vous entretiendrons pas, les fecours que vous nous
fouffrions du defpotifme, & dont
& ont
& arrivés à propos nous Ont délivrés, qui
avez envoyés,
révolution arrivée au
fi bien contribué à opérer T'agréable
à ce
Port-au-Prince; nous nous référons pour cet objet bornons que à
diront nos frères de cette ville; nous nous
vous
nous jouiffons de la tranquilité que
vous dire, Meflieurs, que
tous au même but devoit
la réunion des citoyens concourant
néceflairement amener.
Nous fommes avec refpe8t,
Meflieurs, 1oc01
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs
Les oficiers municipaux du grand Goave.
Darhaud, Thouin, officier muniSigni, Davidroy, maires Malefcot, procureur de la commune 3
cipaux; Dufau, notable;
Ricordau, fecrétaire.
urs, que
tous au même but devoit
la réunion des citoyens concourant
néceflairement amener.
Nous fommes avec refpe8t,
Meflieurs, 1oc01
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs
Les oficiers municipaux du grand Goave.
Darhaud, Thouin, officier muniSigni, Davidroy, maires Malefcot, procureur de la commune 3
cipaux; Dufau, notable;
Ricordau, fecrétaire. --- Page 23 ---
Saint-Marc, le IO mai 1791.
Meflieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu avec l'honneur de la vôtre du 8 du
i exemplaire du procès verbal des événemens arrivés courant, dans
rotre ville le lundi deux de ce mois.
Nous avions conçu quelques inquiétudes au premier bruit de
ette nouvelle crife, mais les dtails que vous avez Lien voulu
ous faire parvenir ont diflipé nos craintes &laiffe dans
ceurs toute la plénicude du plaifir que doivent caufer Jes événe- nos
tens qui tendent à mettre fn aux maux que vous avezcffuiés.
Nous voyons avec une peine infinie que les mal
lerchent autant qu'ils peuvent à d'naturer les faits intentionnés relatifs à la
onduite du régiment du Port-au-Prince, & à jetcr de
de dans les efprits; mais nous nous
Pincertimoignage, & nous livions
en rapportons à votre
au mépris & à
te' ceux qui par des voies fourdes cherchent l'indignation publianciennes difcordes.
encore à réveiller
La conduite noble & ferme
rniers inftans de
que vous avez tenue dans ces
pne caufe. La douceur fermentation, &
étoit digne des foutiens de la
enchaîné
l'aménité que vous avez
ces ames eflarouchées prêtes a
employées
times.
multiplier des
Vous avez fu peindre la confternation,
colons, & en même tems calmer, Tiquiérude & l'ame
rits.
tranquilifer tous les
Vous avez eu enfin la gloire de donner
le; il ne nous refle que celle de
un exemple mémovous imiter,
pne caufe. La douceur fermentation, &
étoit digne des foutiens de la
enchaîné
l'aménité que vous avez
ces ames eflarouchées prêtes a
employées
times.
multiplier des
Vous avez fu peindre la confternation,
colons, & en même tems calmer, Tiquiérude & l'ame
rits.
tranquilifer tous les
Vous avez eu enfin la gloire de donner
le; il ne nous refle que celle de
un exemple mémovous imiter, --- Page 24 ---
Par le coup inattendu de cette nouvelle révolution, mais f
néceffaire à la fureté publique, les ennemis de T'humanité
enfin hors d'état d'attenter à l'avenir contre la libert
trouvent
des citoyens.
à maintenir la tranquilité at
Continuez, chers compatriotes,
durable
Port-au-Prince, & à rendre le bonheur des citoyens
tous les coeurs: ils doivent tous aujourd'hui 1
en réuniffant
ranger fous le drapeau de la fraternité.
de la régénération de, Saine-Domin
Continuez, promoteurs
& infatigable, à déjouer le
gue, par votre zèle patriorique
funeftes projets des ennemis de la révolution. Forcés-les,p
fe réunir enfin de bonne foi au
linutilité de leurs démarches
tous les citoyer
aiis de dla bonne caufe; que par cet exemple puiffent agir d
de la colonie, éclairés furlaunvésibisiniten
n'avoir tous qu'un même efprit & les mêmes opinion
concert, Puiffe l'union, la paix, la juftice fuccéder aux momens ora
geux qui viennent d'agiter votre ville.
munic
la correfpondance des différentes
Nous voyons par
la nôtre,
les paroiffes font animé
palités de la colonie avec
que de l'amour de la libe
des mêmes fentimens, & égalenent éprifes effet d'un intérêt qui nous e
té. Cette uniformité de principer,
des entr
commun, nous fait grand plaidir. Cela nous garantira
:
contre lequel nous ne faurions êt
prifes du pouvoir exécuuif
sop en, garce, défirerions bien que la partie du nord fût aflez éclaire
Nous
feconder la révolutic
fur la condume du gouvernement, pour
ne
fi bien coramencé à opérer; Car nous parvie
que vous,avez a ce but fi défirable que par un rapprochement 8u
drons : 10
de toutes les parties de la colonie. .
union généralo
faire nos finceres remercime
Rdtmnermamnmepaberent
écuuif
sop en, garce, défirerions bien que la partie du nord fût aflez éclaire
Nous
feconder la révolutic
fur la condume du gouvernement, pour
ne
fi bien coramencé à opérer; Car nous parvie
que vous,avez a ce but fi défirable que par un rapprochement 8u
drons : 10
de toutes les parties de la colonie. .
union généralo
faire nos finceres remercime
Rdtmnermamnmepaberent --- Page 25 ---
des foins que vous prenezà nousinftruire de ce quidoit produire
une fatisfaétion générale : nous partageons la vôtre en applaudiffant fincèrement à VOS fentimens de fageffe & de modération.
Puiffe le calme que nous ériouvons, être d'auffi longue durée
que les fentimens qui nous portent à.nous dire avec un fincère
& fraternel attachement,
Meflieurs 2
Vos très-humbles &c
très-obéifans ferviteurs,
Les membres de la municipalité.
Signs, RoflignolDeidumes fils, maire, Martinl.smérygrcfier.
MM. les officiers de la municipalité du Port-auPrince.
Saint-Marc, le 13 mai 1791.
Meffieurs &c chers compatriotes 9
Nous avons reçu avec grand plaifir la lettre que vous nous
avez fait l'honneur de nous écrire le 12 du courant, accompagnant un exemplaire devotre adreffe du 9àl'affemblée nationale.
Nous ne pouvons qu'applaudir, Meffieurs 8x chers compatriotes, à la manière fimple & énergique avec laquelle vous
avez démontré les plus grandes vérités, qui ne peuvent pas
manquer de vous mériter une approbation générale.
Il ne nous eft pas moins bien confolant de voir la paifible
tranquilitédont jouit votre ville, en : dépit des fauffes afferticns
que des méchans feuls ne ceffent chaque jour de répandre ici, --- Page 26 ---
Nous fommes en garde contre la calomnie, notre confiance
& dans votre
& c'eft fur vous
eft daas VOS lumières
patriotifme,
intéapprendre tout ce qui peut
que nous nous repofons pour
reffer la colonic.
Nouszvonslhonneur d'être avec untrès fraternelattachement
Meffieurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles &c
très-obéillans ferviteurs 3
Les membres de la municipalité.
Roffignol Defdunes fils,maire ; Martin L'améry
Signé ,
greffier.
MM. les officiers de la municipalité du Port-au-Prince.
A T'Arcahaye 1 le 13 mai 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
Phonneur de VOS deux lettres en date
Nous avons reçu
à l'affemdes 8 & 12 du courant, ainfi que votre adreffe
blée nationalele 9 de ce mois,y-joint un exemplaire du
verbal contenant les événemens qui font arrivés
procès
ville le
&
du régiment du
dans votre
2, l'embarquement
la
Port-au-Prince le 4 du préfent mois ; nous voyons avec
plus vive fatisfaction que tout s'eft paflé dans le plus
grand ordre.
Votre prudence, 3 Mefieurs, & votre fermeté dans cette
affaire délicate 2 mérite nOS plus grands éloges.
Nous jouiffons d'une parfaite tranquillité: nos voeux
verbal contenant les événemens qui font arrivés
procès
ville le
&
du régiment du
dans votre
2, l'embarquement
la
Port-au-Prince le 4 du préfent mois ; nous voyons avec
plus vive fatisfaction que tout s'eft paflé dans le plus
grand ordre.
Votre prudence, 3 Mefieurs, & votre fermeté dans cette
affaire délicate 2 mérite nOS plus grands éloges.
Nous jouiffons d'une parfaite tranquillité: nos voeux --- Page 27 ---
font pour la continuation de 23 celle qui
chez
recevez l'affurance des fentimens fincères règne
vous :
avec lefquels nous
avons l'honneur d'être,
Meflieurs &x chers compatriotes,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs, 3
Les officiers municipaux.
Signé, Groc, maire ; J. Robinet officier municipal,
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Petit-Trou 2 le 30 mai 1791.
Mefieurs & chers compatriotes 9
Nous voyons avec la plus vive reconnoifance lc zèle
attentif que vous ne ceffez d'apporter pour maintenir la
tranquillité dont nous jouiffons par VOS foins , depuis qu'il
vous a été permis de vous occuper du bonheur public.
Nous ne doutons point que toutes les paroiffes de cette
partie de la colonie 2 ne s'empreffent à concourir avec vous
auprès de M. le général & M. de Grimouard pour les
prier de vouloir bien furfeoir au départ de la ftation
jufqu'après l'arrivée de MM. les commiffaires civils envoyés
par fa majefté,
Nous devoss penfer qu'en faifant connoitre à M. le
général & à M. de Grimouard que c'eft la préfence des
braves patriotes qui compofent cette flation, qui aramené parmi nous la paix & la concorde 9 ils font trop --- Page 28 ---
1 4
vouloir tous les moyens qui
amis de l'ordre pour ne point
jufqu'à ce qu'il ait été
contribuer à le conferver
pcuvent
confolidé par MM. les commiffaires.
parfitement Phonneur d'être fraternellement,
Nous avons
Meffieurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles &
très-obéiffans ierviteurs,
Les officiers municipaux.
Chevalier , procureur de la comF. Pomiés, maire ;
fecréSigné 2
échevin 3 E.Pigeon
mune ; Rouxet de Saint-Maurice,
taire-grellier.
aélifs du
municipaux &c citoyens
MM. les officiets
Pore-au-Prince.
528 AE a -
EXTRAIT
délibérations de la paroife
DESREGISTRES des
du Petit-Trou.
du 30 avrili7 9!
la commune
Séance du onfilginbraldet
des cid'une lettre du 24 de ce mois,
Lefture a été faite
du Port-au-Prince 2 fignée Beraud
toyens aétifs de la paroiffe fecrétaire ; & d'un imprimé ayant pour
préfidet 2 & Miailles
les officiets
Pore-au-Prince.
528 AE a -
EXTRAIT
délibérations de la paroife
DESREGISTRES des
du Petit-Trou.
du 30 avrili7 9!
la commune
Séance du onfilginbraldet
des cid'une lettre du 24 de ce mois,
Lefture a été faite
du Port-au-Prince 2 fignée Beraud
toyens aétifs de la paroiffe fecrétaire ; & d'un imprimé ayant pour
préfidet 2 & Miailles --- Page 29 ---
2 5
titre, extrait des regiftres des dilibérations de la paroife du
Port-au-Prince, à la date du 24 de CC mois.
Le fujer du contenu tant de la lettre que de la délibération mife en difcuflion, le confeil général de la commune
confidérant que la ftation arrivée aul Port-au-Prince s a été
envoyée dans la colonie, d'après le voeu de l'affemblée
nationale 2 pour y établir & conferver l'ordre & la tranquillité,
Que ce voell eft manifefté dans la lettre écrite le 27
janvier dernier par le miniftre de la marine à M de Villages,
alors commandant de la ftation, lettre que la mort de M.
de Villages rend perfonnelle à M. de Grimouard, & qui
doit lui fervir de regle dc conduite dans le commandement qu'il a pris de la ftation.
Enfin que ce n'eft que depuis l'arrivée des braves foldats
citoyens, 2 & de tous ce qui compofe cette ftation que nous
ne gémiffons plus fous le poids des plus horribles perfécutions, & que nous goûtons la tranquillité après laquelle
nous foupirions depuis long temps : il a, été unanimement
arrêté que nous nous uniflions de ceeur & d'efprit aux
citoyens aétifs de la paroiffe du Port-au-Prince
M. le lieutenant
2 pour prier
général au gouvernement de vouloir bien
fourfeoir l'ordre qu'il a donné pour le départ de la ftation,
& ce jufqu'après l'arrivée en cette colonie de MM. les commiffaires civils nommés par le roi; & que M. de Grimouard commandant de la ftation fera prié de vouloir
bien fe joindre à nous tous pour obtenir cette fiarféance.
A été de plus arrêré, que la préfente délibération
envoyée à MM. les citoyens a8tifs du
fera
Port-au-Prince , à
qu'il a donné pour le départ de la ftation,
& ce jufqu'après l'arrivée en cette colonie de MM. les commiffaires civils nommés par le roi; & que M. de Grimouard commandant de la ftation fera prié de vouloir
bien fe joindre à nous tous pour obtenir cette fiarféance.
A été de plus arrêré, que la préfente délibération
envoyée à MM. les citoyens a8tifs du
fera
Port-au-Prince , à --- Page 30 ---
2 6
& à M. Grimouard
M. le lieutenant général au gouvernement
commandant la ftation.
Collationné.
de la comSigné, F. Pomiés, maire 3 Chevalier 3 procureur
feRouxel de Saint-Maurice, échevin ; E. Pigeon
mune;
crétaire-greffier.
Aux Cayes 2 ce 12 mai 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
P'honneur de votre lettre du 8 du
Nous avons reçu, avec du procès ve bal de ce qui s'eft paffé
courant, un exemplaire
à jamais mémorable du 2 de ce
dans votre ville dans la journée
cafernes juftifient la mémois : les munitions trouvées dans les
le régiment de
fiance des citoyens du Port-au-Prince contre du bien public
cette ville, & prouvent que la rage des ennemis
bien du
éroit bien loin d'être afouvie ; nous apprendrons France, avec délivous êtes enfin 1 par leur départ pour
plaifir que
du defpotifme expirant, que votre zèle &
vrés de ces inftrumens une fois venus à bout de terraffer.
votre fermeté font encore
Nous avons T'honneur d'être très fraternellement; s
Meffieurs & chers compatriotes 7
Vos très humbles & très
obéiflans ferviteurs 2
Les officiers municipaux.
fecrétaire greffier.
Signe, Journu, maire ; Poydras,
Municipalité du Port-au-Prince. --- Page 31 ---
A Cavaillon ,le I2 mai 1791.
Meffieurs &c chers compatriotes,
Nous avons reçu, avec la lettre que vous nous avez fait
l'honneur de nous écrire le 3 de ce mois 1 votrc lettre à M. le
lieutenant général aul gouvernement, s qui le prévient de l'adte
de prudence 9 de fagefe &x de fermeté de votre municipaliré.
Nous avons donné dimanche dernier , 8 du courant, leature
de VOS Aoskemaibdhrmbinghwins de la commune: 5 tous les
citoyens, cnt donné les éioges les plus mérités au corps
de votre ville, 1 à la conduite ferme de M. le commandant municipal
ral, au civifme des troupes patriotiques & aux braves & généreux foldats citoyens de Normandie & d'Artois, & nous fommes généreftés chargés de vous exprimer leurs vceuix.
Votre tendre follicitude, 2 Meflieurs & chers compatriotes
affurent à jamais la tranquillité o la paix d'une des plus intéref- 3
fantes villes de la colonie : elle fe voit déformais délivréc de la
fureur aveugle de ceux qui Ont fait couler le fang de nos frères
dans T'horrible nuit du 29 au 30 juillet de l'année dernière.
Votre furveillance continuelle, le facrifice que vous faites $
depuis votre établiffement s de votre repos & de votre tranquillité, font les garants les plus furs du bonheur ineftimable dont
les citoyens du Port-au-Prince vont jouir fous votre heureufe
adminiftration.
Daignez, Meffieurs & chers compatriotes, recevoir nos
de ceux qui Ont fait couler le fang de nos frères
dans T'horrible nuit du 29 au 30 juillet de l'année dernière.
Votre furveillance continuelle, le facrifice que vous faites $
depuis votre établiffement s de votre repos & de votre tranquillité, font les garants les plus furs du bonheur ineftimable dont
les citoyens du Port-au-Prince vont jouir fous votre heureufe
adminiftration.
Daignez, Meffieurs & chers compatriotes, recevoir nos --- Page 32 ---
2 8
hommages & les fentimens de fraternité avec lefquels nous ferons toujours 2
Meflieurs &x chers compatriotes,
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs.
Les membres de la municipalité.
Signé, > Berret, mairc.
Meffieurs les ofliciers municipaux du Port-au-Prince.
le dernier courrier votre lettre
P.S. Nous avons reçu par
renfermoit.
du 8 de ce mois, & le procès verbal qu'elle
Port-à-Piment, le. 12 mai 1791, Meffieurs & chers compatriotes,
Thonneur de votre lettre, & celle que
Nous avons reçu à M. ie lieutenant général.
vous avez écrite
vive fatisfaction que nous vous voyons
C'aft avec la plus
&.votre efprit patriotique, des maléchaper par votre prudence été à la veille de reffentir les funeftes
heurs dont vous avez
doit de vifs remercimens pour le
effets; toute la colonie vous
doit naturellement réfulter.
mal évité & le bien certain qui.en félicitons, & vous el
nous vous en
En notre particulier --- Page 33 ---
remercions avec les fentimens de la plus vive reconnoiflance.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens les plus
fraternels,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité.
Signé, Bertaut, officier municipal.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince
Port-de-Paix, le 13 mai 1791.
Meffieurs &c chers compatriotes >
Nous avons recu les lettres dont vous nous avez honorés
les 17 & 27 avril, & votre dernière du 3 du courant, avec
les pièces quelles nous annoncent.
Nous n'avons pas lu fans émotion votre lettre à Monfieur
le général. Il regne, dans le détail de l'événement dont votre
prudence & votre fermeté civique ont empêché les funeftes
effers, un ton de dignité & de candeur impofant & touchant
à la fois: c'eft ainfi que s'expriment ceux que le bien public
infpire; qu'il eft d'un bel exemple pour la colonie de voir
3 du courant, avec
les pièces quelles nous annoncent.
Nous n'avons pas lu fans émotion votre lettre à Monfieur
le général. Il regne, dans le détail de l'événement dont votre
prudence & votre fermeté civique ont empêché les funeftes
effers, un ton de dignité & de candeur impofant & touchant
à la fois: c'eft ainfi que s'expriment ceux que le bien public
infpire; qu'il eft d'un bel exemple pour la colonie de voir --- Page 34 ---
des magiftrats braver les dangers, expofer leurs jours pour
fublimes de
: conferver ceux de leurs conciroyens! ces traits
dévouement & de courage font connoitre les vrais ciroyens. .
N'en doutez point, chers compatriotes, tous les gens de
bien vous rendent le jufte tribut d'élog S que vous avez fi
bien mérité; & vous juftifiez, par votre conduite, ce qu'on
le
eft admirable dans fon choix.
à dit en tout tems, que peuple
braves foldats
Nous devons également un tribut d'éloges aux
& de ligne, à la marine nationale &
des troupes patriorique
fecondés. Soyez, Mefmarchande qui vous ont fi glorieufement
d'eux & de leurs dignes
feurs & chers compatriores, auprès
chefs, les interprètes de nos fentimens d'admiration pour leurs
vertus patriotiques.
l'oubli des
Vos fuccès pour le bonheur de vos concitoyens,
anciennes divifions parmi VOS freresdel'oueft& dufud, l'union,
déconcertent &c affligent les méchans 2
qui font votre ouvrage, fondent leur puiffance far la fervitude de
ces hommes qui
l'honneur
leurs concitoyens, & leur fortune fur des gains que
amèrement un régime qui les rendoit impudéfend, regrettent
niffables. Iis n'auront plus, à l'abri des lois qu'ils interpréde leurs
ou de leurs intérêts, hors des
toient au gré
caprices
le
règles communes aux autrcs membres de la fociété, privilége odieux de commettre avec impunité des injuftices particulières & publiques. : -
Continuez, Meffieurs &c chers compatriotes, à nous comvOS travaux; ils éclaireront enfin des frères à qui
muniquer làchcs ennemis ont l'impudeur de donner publiquement
nos
de perfides confeils.
vous, chers compatriotes, que l'on ofe calomnier, puiffiezattendant un nouvel ordre de chofes, un régime
vous, en
du fruit de VOS courageux efforts !
bienfaifant, jouirj en paix
ques. : -
Continuez, Meffieurs &c chers compatriotes, à nous comvOS travaux; ils éclaireront enfin des frères à qui
muniquer làchcs ennemis ont l'impudeur de donner publiquement
nos
de perfides confeils.
vous, chers compatriotes, que l'on ofe calomnier, puiffiezattendant un nouvel ordre de chofes, un régime
vous, en
du fruit de VOS courageux efforts !
bienfaifant, jouirj en paix --- Page 35 ---
Jamais la colonie n'en perdra le fouvenir ; le bien que vous
avez faic ne périra pas fous les menfonges du calomaiatet.r.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens du plus
inviolable & fraternel attachement,
Meilieurs & chers compatriotes ,
4E
Vos très humbles&
très-obéiffans ferviteurs,
Les membres de la manicipalité du Port-de-Paix.
Signé, Collas maire, Lamy jeune, fecrétaire greffier..
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Sant-Louis > le 15 mai.1791.
Meffieurs &c chers compatriotes,
Nous avons reçu la lettre que : vous nous avez n fait Phonneur
de nous écrire le 12 de Cc mois, enfemble un exemplaire de
votre adreffe à l'affemblée nationale du 9 du courant, contenant
le détail dc votre fage adminiftration dans votre ville, qui quoique pleine d'écueils à toujours été maintenue jufqu'à ce jour
dans la plus par faite tranquiliré,
Continuez ; Meflieurs & chers' compatriotés, à meitre en
ufage ces moyens, mélés de fermcts &c de pacification, fi
chers à tous lcs bons citoyens de la colonie, &veuillez croire
à la plus parfaite reconnoiflance de leur part. L'affembléc.nationaleh remplie d équité, ne tardera pas à faire retentir par la voie
de fes commifaires civils, les dloges qui font dus à votre
tifme & à la pureté de VOS fentimens;
patriopuiffent tous les bons --- Page 36 ---
de ces vérités! vousT
citoyens être auffi pénétrés que nous la colonie ne former qu'une.
auriez la douce fatisfaction de voir
de ccnfiance dans
feule & même famille de frères;a amis pleins inébranlable, ainfi
travaux, & dans votre fermeté
vos fages
des braves militaires & citoyens qui.vous envique dans celle
nous verrons bientôt terminer
ronnent, nous nous flattons que fatisfaation.
toutes chofes à votre plus grande dans fon temps la lettre dont
Nous avons pareillement reçu
à laquelle étoit
nous avez honorés le 8 de ce mois,
vous
avec les municipalités,
jointe la fuite de votre correfpondance dreflé concernant l'embar-
& le procès verbal que vous avez
nous vous en faifons
quement du régiment du Port-au-Prince 3
répondre plutôt
nous n'avons pu
CI
nos fincères remercimens;
Nous fatisfaifons aujourà ce premier envoi de votre part. fraternels y 8 fincères avec von
d'hui"en vousaftrant des fentimens
Jesquels nows avons Phonneur d'ètre,
Meffieurs 8x chers compatriotes,.
LEN pin 3:DI CaVR au0
au9
Vos très humbles &
tres-obéifans ferviteurs,
Les officiers municipaux.
125 sitsit aoscle
fils, officier municipal; Pineau, fecrétakre
Signé, Conflans
CU
ti
greffier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
avec von
d'hui"en vousaftrant des fentimens
Jesquels nows avons Phonneur d'ètre,
Meffieurs 8x chers compatriotes,.
LEN pin 3:DI CaVR au0
au9
Vos très humbles &
tres-obéifans ferviteurs,
Les officiers municipaux.
125 sitsit aoscle
fils, officier municipal; Pineau, fecrétakre
Signé, Conflans
CU
ti
greffier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince. --- Page 37 ---
Baynet, le 15 mai 1791,
Meffieurs & chers compatriotes 9
Nous avous reçu lcs deux lettres que vous nous avez fait
l'honneur de nous écrire les 3 & 8 du courant, enfemble copie
de celle que vous avez adreffée à M. le général, cqui contient
le narré de ce qui a donné lieu au défarmement & à l'embarquement du régiment du Port-au-Prince.
Nous ne pouvions recevoir dans la circonftance, Mefficurs
& chers compatriotes, une nouvelle plus agréables des bruits
fourds fo répandoient ici depuis quelques jours, que la tran-.
quillité du Port-au-Prince étoit à la veille d'être troublée; nous
étions dans des alarmes difficilesà décrire, lorfque VOS lettres
font venues porter dans nos coeurs la joic & l'alégreffe.
Recevez, Meffieurs & chers compatriotes, les fentimens que
nous devonsà votre fageffe, & fiires agréer, nous vous cn fupplions, nos hommagesà tous les corps qui fe font G dignement
comportés dans cette journés mimorable' 2 dont lc fouvenir fera
d'autant-plus délicieux qu'aucune goutte de fang n'en pourra
atténuer la gloire.
Nous penfons bien comme vous, Mellicurs 8c chers compatrites 5 G M. le ginéral vouloit reprendre fon donicile & fe
réunir à vous, fon civifme fortifié par celui des magittrats du" --- Page 38 ---
peuple; feroit luire enfin des jours heureux à Saint-Domingue
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens de la plus
intime fraternité,
Meffeurs & chers compatriotes,
Vos très hnmbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux de Baynet:
Signe, Fournier de L'hermitage 2 maire ; Ulriot, curé, e
fecrétaire greffier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Limbé, en féance, le 15 mai 1791,
Meflieurs & chers compatriotes,
Nous fommes honorés dc VOS deux miffives en date des 3 & 8
du courant. , qui accompagnoient votre adreffe à M. le g'néral,
é votre procès verbal du'z préfent mois.
Ces deux pièces ont été pour nous d'autant plus agréables
& confolantcs, que déja la renomm.e avoit donné des nouvelles très alarmantes fur le fort dc votre ville.
Veuillez, Meffieurs, recevoir nos éloges fur'ia conduite fage,
prudente 8x férme que vous avez tenue dans cette circonftance,
& 8
du courant. , qui accompagnoient votre adreffe à M. le g'néral,
é votre procès verbal du'z préfent mois.
Ces deux pièces ont été pour nous d'autant plus agréables
& confolantcs, que déja la renomm.e avoit donné des nouvelles très alarmantes fur le fort dc votre ville.
Veuillez, Meffieurs, recevoir nos éloges fur'ia conduite fage,
prudente 8x férme que vous avez tenue dans cette circonftance, --- Page 39 ---
nous n'attendions pas moins dé vous ; nous vous prions de
lès participer à tous lcs braves officiers qui vOus ont fecondés."
Nous avons l'honneur d'être avec les fentiméns du plus
fraternel artachément, 3
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &c
très-obéiffans ferviteurs,
Les ofliciers municipaux du Limbé,
Signé, Joubert, maire; Bertrand, fecrétaire greffier,
P. S. Nous recevons dans ce moment votre lettre du
du courant & votre adreffe à l'affemblée nationale.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Petit-Goave, le 16 mai 1791.
Meffieurs & chers compatriotes
Nous avons reçu la femaine derniere T'honneur de
leitre du 12 courant, à laquelle étoit joint
votre
nouvelle adreffe
l'exemplaire de la
le
que vous avez faite al'affemblee nationale
9 précédent.
D'auffi juftes précautions pour déchirer le voile de
reur , de la cilomnie, &c votre
l'ers
fe mainrien de la
tage adminiftration pour
mériter' de
tranquillité dans votre ville, doir
toute la colonie les plus grandes
vous
obligations 8 --- Page 40 ---
inftance
nous vous prions d'en agréer le
t'eft avec
que
particulière.
tribut de notre reconnoiffance
Thonneur d'être avec un fraternel attachement;
Nous avons
Meffieurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
du Petit-Goave.
Les officiers municipaux
notable en exercice 5 Canteloup, fecrétaireSignt, Pigeon 2
greffier.
du Port-au-Prince.
MM. les officiers municipaux
A Aquin , ce 19 mai 1791.
Meflieurs 8x chers compatriotes 9
dans votre adreffe du 9 à
Le récit des faits confignés ici tour à tour de T'attendriffement
laffemblée nationale a caufé
& a excité la plus
les
qui vous ont environnés 2
fur
dangers
les dangereux fuppôts du defpoindignation contre
fans
grande
infpiré une reconnoiffance
tifmc. 11 a fuccefivement
du Port-au-Prince, dont la
bornes pour la municipalité
: un attachement fincèconduite eft. aul defus de nos éloges
qui l'ont fi bien
teusles corps militaires & marins,
re pour
du i,8 unc horreur violente pour
fecondée dans la journée
déclarés dela confirution.
les ennemis
dimanche de nous acquitter
Le tems nc nous a pas permis
celui de yous rendie
d'un devoir bien précieux à remplir 2
du Port-au-Prince, dont la
bornes pour la municipalité
: un attachement fincèconduite eft. aul defus de nos éloges
qui l'ont fi bien
teusles corps militaires & marins,
re pour
du i,8 unc horreur violente pour
fecondée dans la journée
déclarés dela confirution.
les ennemis
dimanche de nous acquitter
Le tems nc nous a pas permis
celui de yous rendie
d'un devoir bien précieux à remplir 2 --- Page 41 ---
Ies fentimens d'eftime & de refpeét que nous ont chargé de
vous tranfnettre nombre de citoyens & quelques dames
patriotes à qui nous avons donné leêture à l'églife, iffue de
la grand'meffe paroiffale, tant du procès-verbal que vous
avez dreffé des événemens arrivés au Port-au-Prince le 2 de
ce mois, que de votre adreffe du 9 à l'affemblée nationale.
S'il eft honorable pour nous d'être l'organe du fentiment
de l'admivation & de la reconnoiflance que VOS vertus civiques & votre fermeté, déployées avec fageffe dans ces dernières circonftances. 7 ont fait naitre, il le feroit bien davantage fi nous favions l'exprimer d'une manière digne de vous
& digne dcs citoyens militaires & des militaires citoyens
qui ont concouru avec vous au rétabliffement de l'ordre
que vous êtes fi jaloux de maintenir.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens de la plus
intime fraternité,
Meflieurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles &c
très-obéiflans ferviteurs 2
Lcs officiers municipaux d'Aquin,
Signé, Maupin, maire ;3. J. Durand, Decout, officiers
municipaux; S Lafargue ainé, fecrétaire-grefler.
P.S. Nous apprenons à l'inftant que quclques per'onnes
de cette paroiffe ont invité le père curc à charter une
mefe pour le repos de l'ame de M. Mauduit. Cet alte pieux
doit avoir lieu mardi prcchain. La municipalité voulant
laiffer tout le mérite de cette aétion, à qui il doi. apparte-"
nir > vous prie d'être en garde contre les bruits qui pcure
roient fe répandre à cet égard. Elle n'y eft pour rien.
à l'inftant que quclques per'onnes
de cette paroiffe ont invité le père curc à charter une
mefe pour le repos de l'ame de M. Mauduit. Cet alte pieux
doit avoir lieu mardi prcchain. La municipalité voulant
laiffer tout le mérite de cette aétion, à qui il doi. apparte-"
nir > vous prie d'être en garde contre les bruits qui pcure
roient fe répandre à cet égard. Elle n'y eft pour rien. --- Page 42 ---
M L a
Petite-Rivière de l'Artibonite', 2 le 19 mai 179F.
Meffieurs &t chers compatriotès,
En vous accufant la réception de VOS lertres en date des'
8 & 12 de ce mois, nous devons vous témoigner toure la
fatisfaStion que nous' avons éprouvée en apprenant que T'emf
barquement du régiment du Port-au-Prince s'étoit effcêtué
dans le plus grand ordre & fans que la tranquillité dont
vous jouiffez en ait reçu la moindre atteinte.
La leêture de votre derniere adreffe à l'affemblée nationale nous: a fait le plus grand plaifir sil feroit à dGrer'
que les traits de lumière que vous'y répandez fur la conduite
de ceux qui font à la tête de l'adminiftration. s" -&z fur les prin-'
cipes que profeffoit le Sieur Mauduit,cffigafint
dernières traces de cette prévention qui a diéé la jufqu'aux décifion
du fénat françois fur les événémens dont no:re colonie a étéi
le théâtre. Ce fuccés feroit glorieux pour vous, & il eft
digne de couronner votrè- civifmé & les efforts
vous'
Ire ceffez de faire pour le bien public dépuis Je que
reux 8x à jamais métnorable de votre inftallation.- jour heuNous vous réitérons l'affurance du fincère & fraternel
attachement avec lequel nous ne cefferons d'être,
Meffieurs & chers compatriotes, *
Vos très-humbles &"
très- obéiffans ferviteurs sLes- ofliciers municipaux.
P.S. Nous vous verrions'avec plaifir prendre un arrêts
pour rendre des honneurs funèbres à VOS infortunés
qui ont péri dans la nuit défaftreufe du
freris
29 au 30 juillet,
heuNous vous réitérons l'affurance du fincère & fraternel
attachement avec lequel nous ne cefferons d'être,
Meffieurs & chers compatriotes, *
Vos très-humbles &"
très- obéiffans ferviteurs sLes- ofliciers municipaux.
P.S. Nous vous verrions'avec plaifir prendre un arrêts
pour rendre des honneurs funèbres à VOS infortunés
qui ont péri dans la nuit défaftreufe du
freris
29 au 30 juillet, --- Page 43 ---
Votre exemple trouveroir dès 39 imitateurs
un devoir de le fuivre. Signé,
; nous nous ferons
Raynaud, officier
&-Pardon, 2 fecrétaire-greffier.
municipal;
Meffieurs,
Caycs-de-Jacmel,le 19 mai 1791.
Trop vertueux pour fe faire un mérite del leurs devoirs,
trop fages & trop prudens pour en négliger aucuns
amis du peuple pour n'en être pas chéris, nous 2 trop
reconnu la marche, 2 l'influence bienfaifante des ofliciers avons
municipaux du_Porc-au-Prince dans le défarmement du ré
giment de ce nom.
Le. zèle patriorique de M. Grimouard , la froide
de M. Caradeux, &
bien
bravoure
de nationale
l'impatience s
excufable 2 de la gar-
> rien ne nous a échapé: nous nous fommes
repréfenté la férieufe intrépidité de ncS braves
les bataillons de Normandic Artois
parriotes, p
>
& corps royal d'artilIçrie 2 enfin le mouvement général d'une
où
ville, tout
court à la paix,
conQu'eut fait de plus le chef du pouvoir exécutif le
mieux intentionné?
Continuez 2 Meffieurs 5 à faire de grandes chofes fans rés
pandre une goutte de farg ; & par ce principe d'humanité,
faites enfin rougir les dieux qui vous ont condamnés.
Nous fommes avec les fentiens les plus fraternels,
Mellieurs,
Vos très-humbles &
très-obciffans ferviteurs 2
Lcs officiers municipaux des Cayes-de-Jacmel,
Signé, Chotard ainé, maire,
MM, les officiers municipaux du Port-auPrincc. --- Page 44 ---
4o
Jacmel, le 20 mai 1791,
Mefficurs & chers compatriotess
avez fait Phonneur de nous
La lettre que vous nous
un exemécrire, le 12 du courant, nous accompagnoit faite, le 9 de ce mois >
plaire de l'adreffe que: vous avez.
du régialaffombiss mtionila, au Cujet ds Pem'barqusment douter la nation ne peut
A n'en pas
,
ment du Port-au-Prince. & vous rendre la juftice que tout
qu'aprouver VOS travaux 5
doit attendre d'elle.
bon citoyen
affurer que. la tranquillité règne
Nous pouvons vous
qu'elle s'y maintiendra.
dans ce quartier 3 nous efpérons
Nous fommes très-fraternellement, 9
Meffieurs & chers comparriotes 9
Vos très-humbles &
très-obéiflans ferviteurs 2
Les officiers municipaux de Jacmel,
maire ; GallèsTrel, fecrétaireSigné 2 Lepont-du-Fortin,"
gveffier.
du Port-au-PrinceMM. les officiers municipaux
AU PORT- AU-PRINCE,
nationale s chaz CAIDRON & compagnic 2
De VImprimerie
yis-à-vis la comédie: --- Page 45 --- --- Page 46 --- --- Page 47 ---
E799
T653 SA
-Sire
V. a --- Page 48 ---