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3 Vimou --- Page 5 ---
S U IT E
DES letres adrefles par diférentes municipalités de la
colonie, à celle du Port-au-Prince.
No, 9.
Vallière, le 6 avril 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu avec toute la fatisfaétion poffible les nouvelles confolantes que vous nous donnez de votre ville 8x, que
M. de Blanchelande chetche vainement à altérer 5 nous nous
étions toujours flattés que raffurés fur les bruits qui s'étoient
répancus, il fe feroit empreffé de retourner au milieu de vous,
& qu'il auroit montré par fa conduite parernelle à la colonie
entièreque jamais il ne trempa dans Jes horribles excès auxquels
le gouvernement fe livroit contre les malheureufes viStimes qui
depuis fi longtems contre la foi des traités gémiffoient dans les
prifons du Poreau-Princc. La calomnie eft enfin connue 2 &c
croyez fur notre foi
les injures dont on a accablé les braves
régimans d'Europe & Tra fation, , n'ont fervi qu'à leur concilier
davantage notre eflime & notre affeflion; la réputation qui les
avoient devancés nous a prémunis contre les derniers efforts de
l'ariflocratie expirante. Kous avons bien fincèrement & plus
d'une fois gémi for le fort qui vous pourfuivoit, à l'infiant
même ou nos augufes légifareurs, 8x le monarque bienfaifant
& adoré des françois, ne difiroicnt que notre bonheur &
leur concilier
davantage notre eflime & notre affeflion; la réputation qui les
avoient devancés nous a prémunis contre les derniers efforts de
l'ariflocratie expirante. Kous avons bien fincèrement & plus
d'une fois gémi for le fort qui vous pourfuivoit, à l'infiant
même ou nos augufes légifareurs, 8x le monarque bienfaifant
& adoré des françois, ne difiroicnt que notre bonheur & --- Page 6 ---
f'ordonnoient. Mais enfin les tems font changés; lescommi(faires
nutionaux vont aborder far ces rivessilsy verront le voeu libre
des paroiffes &: des villes, & bientôt ia vérité telle qu'elle foit
fe montrera à découvert. Nous n'avons ceflé d'aplaudir à la
manière dont vous avez fu jouir de votre triomphe. Nous
fommes bien convaincus que les vrais françois vous imiteront ;
quant à nous, rien ne nous coûtera pour arriver à une parfaite inflant
réconciliation avec des frères qui ne doivent ceffer un
à
de nous être chers; puiffent nos divifions paffees & l'union difparoitre fi nécefjamais dans nos embraffemens 5 & la paix
les facrifaires dans cette colonie doivent nous porter à tous
fices. Nous fommes déterrninés à nous laver des inculpations
outrageantes dont ne ceffè de nous accabler un vil folliculaire
du Cip. Ceftau tribunal des commiffaires de la nation 7 que
tout françois a droit de le traduire ; il eft comme vous le favez fe
refponfable de ce qu'il ofe imprimer quand les lois fociales
trouvent fappées même dans les fondemens. Un gouvernement des
modéré ami de la paix & médiateur, auroit du mettre
bornes à fa frénéfie.
recueille
L'hifoire, Meffieurs &c chers compatriotes ,. qui
dansle filence 8x la modération Ics événemens ainfi que leurs
caufes, expliquera une queftion pour laquelle tant d'individus
fe font agités, & que fi peu peut-être ont aprofondie
nous aimonsà croire que le rare exemple que vous avez donné la
dans votre ville fera univerfellement imité, & que
çolonie entière connoitra enfin fon feul ennemi.
Nous avons Phonneur d'ètre très fraternellement,
Meffieurs 8c chers compatriotes, Vos très humbles- &
très-obéiffans ferviteurs, 9
Les citoyens de Valière ;
Signé, GRAS PEROSSIER, chargé de la correfporidance.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince,
le rare exemple que vous avez donné la
dans votre ville fera univerfellement imité, & que
çolonie entière connoitra enfin fon feul ennemi.
Nous avons Phonneur d'ètre très fraternellement,
Meffieurs 8c chers compatriotes, Vos très humbles- &
très-obéiffans ferviteurs, 9
Les citoyens de Valière ;
Signé, GRAS PEROSSIER, chargé de la correfporidance.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince, --- Page 7 ---
Saint-Marc, > le 12 avril 1791,
Meflieurs & chers compatriotes 2
Nous avons reçu le No 7. de la fuite des lettres qui vous
ont été adreffées
les différentes paroifles ou municipalités
de la colonie 7 LRNE que votre adreficà l'Affemblée nationale,
du31 du mois dernier.
Nous avons tout à efpérer des relations exagles que vous
envoyez en France. Elles prouveront que le bien de la colonie
vous anime, &la nation & le roi fe hâteront de foutenir les
efforts que VOuIS avez faits 2 &c que vous continuez de faire
pour l'opérer.
La nomination de nos députés n'a pas eu lieu dimanche
dernier ' parceque l'affemblée n'éroit pas nombreufe, en raifon
de nos citoyens adtifs; ellea été renvoyée à dimanche prochain
17 du courant. Nous vous inftruirons avec emprcffement du
réfultat.
Il nous refte à vous prier de vouloir bien continuer de nous
faire part de tout ce qui pourra fe paffer dans le nouvel ordre
de chofes, qui a été G fort à propos mis en ufage.
Vous trouverez fous ce pli erpédicion du procès verbal du
eorps des grenadiers & chaffeurs, relatif au dépôt qu'ils Ont
fait famedi dernier de leurs drapeaux à l'églife, ainfi que du
difcours prononcé à ce fujer par le révérend père curé.
Ce corps nous ayant témoigné le défir qu'ilavoir que ces
deux pièces foient imprimées.
Nous nous joignons à leur prière & devenons Jes interprêtes
de leurs fentimens, > pour que vous en ordonniez l'imprefion.
Nous voyons toujours avec un nouveau plaifir 3 que vous
jouiflez de la plus parfaite tranquillité,
aux à l'églife, ainfi que du
difcours prononcé à ce fujer par le révérend père curé.
Ce corps nous ayant témoigné le défir qu'ilavoir que ces
deux pièces foient imprimées.
Nous nous joignons à leur prière & devenons Jes interprêtes
de leurs fentimens, > pour que vous en ordonniez l'imprefion.
Nous voyons toujours avec un nouveau plaifir 3 que vous
jouiflez de la plus parfaite tranquillité, --- Page 8 ---
Thonneur d'être 4 avec les fentimens de la plus
Nous avons
intime fraternité,
Me'lieurs 8 chers compatriotes,
Vos très-humbles &c
très-obéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité.
abfence du maire; MARTIN
Signé, Jh. VILLENEUVE, par
TAMÉRY, grefier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
EXTRAIT des minutes dépoltes au greffe de la municipalité
de Saint - Marc.
& le neufaaril,neuf
L'AN mil fept cent quatrevingr-onze,
heures & demie du matin.
&x chaffeurs de cette ville
La compagnie des grenadiers le voeu de la municipalité, a
ayant été aflemblée d'après leurs drapeaux dans l'églitfe
de
AEE
lesarmes,à l'effet dépofer
fiale. La cérémonie faite & terminée par un domine falvum
difcours
le révérend père
onilet
regem , & un
prononcé
à l'unanimité. Un foldat
a été
ELEUE
curê, dont l'impreffion fait
leature d'un difcours
de ladite compagnie a
pareillement
conçu en ces termes :
Mes chers camarades 2
dansle temple confacré
Nous venonsded dépofer notre oû drapeau les députés de toutes les parties
à la religion, dans ce temple & difcuté avec courage &x énergie nos
dela colonie ont foutenu
de leurs intérêts partidroits , ont par leur civifme, aux dépens
ELEUE
curê, dont l'impreffion fait
leature d'un difcours
de ladite compagnie a
pareillement
conçu en ces termes :
Mes chers camarades 2
dansle temple confacré
Nous venonsded dépofer notre oû drapeau les députés de toutes les parties
à la religion, dans ce temple & difcuté avec courage &x énergie nos
dela colonie ont foutenu
de leurs intérêts partidroits , ont par leur civifme, aux dépens --- Page 9 ---
$
culiers, confervé nos propriétés & notre liberté des tentatives
qu'auroient pu faire les ennemis du bien public.
Ce dépôt cher à nos coeurs 1 prouve notre conftance, notre
parriotifine , noire foumifion aux décrers nationaux, & notre
dévouement à l'union & à la paix.
Nous avons un devoir bien précieux à remplir; je n'ai befoin
que de vous, le repréfenter, c'eft des remerciemens à nos'braves
libérareurs, à ces braves foldats citoyens des régimens d'Artois 9
de Normandie , aul corps d'artillerie, enfin à tous les officiers 8c
équipages compofant la fation.
fe
à
Vos ames remplies du plus pur patriotifme vont joindre
moi, pour leur prouver notre amour & nctre artachement 2
en priant la municipalité du Port-au-Prince d'ètre notre organe,
& de leurs préfenter nos véritables fentimens; la compagnie
pénétrée de Ces mêmes principes, a applaudi 2 8: a demandé
que ce même difcours foit inféré dans le procès verbal
être dépofe à la municipalité,
nous invitons d'en
utoer
que
connoifance à toutes celles de la colonie ; &à la compagnie.
Signé 2 au nombre de 112, tant les fuGliers que les oficiers
majors.
Pour copie conforme à l'original dépofé dans les archives
de la municipalité de Saint-Marc. Collationné.
Signé, MARTIN TAMERY,Grefier.
EXTRAIT des minutes dépofées au greffe de la mhunicipalité
de Saint-I Marc.
Difcours prononcé par le R. P. curé de la paroife de SaintMarc, d MM. les grenadiers 8 chafeurs.
Meffieurs,
Je faifis avec empreffement toutes les occafions qui fc pré-
les oficiers
majors.
Pour copie conforme à l'original dépofé dans les archives
de la municipalité de Saint-Marc. Collationné.
Signé, MARTIN TAMERY,Grefier.
EXTRAIT des minutes dépofées au greffe de la mhunicipalité
de Saint-I Marc.
Difcours prononcé par le R. P. curé de la paroife de SaintMarc, d MM. les grenadiers 8 chafeurs.
Meffieurs,
Je faifis avec empreffement toutes les occafions qui fc pré- --- Page 10 ---
fentent de rendre hommage à votre patriotifine. oà la colonie Vous avez étoit
formé votre compagnie dans un montré moment ni les veilles, ni
en danger. Depuis, vous avez ne vous que coûtent 2 lorfque la
les farigues des pénibles voyages Vous trouvez aujourd'hur ples
fareté Publique les exige. diftriêts
de refter en
convenable de vivre en
que
vous avez
en cette églife:
TS
vous dépofez votre le drapeau du Seigneur, tout ce qui y eft
Meflieurs, c'eft temple être
Ceft peur-être un facridépolé, eft facré & doit
refpecké. de renoncer au tirre de comfice pour pluficurs d'entre vous on
lorfque la
; mais quel facrifice ne doit pas faire, font les mots
Se publique y eft intéreffée ; &en cfiet, diftriêts, que baraillons 2
de chaffeurs, grenadiers, L'effentiel volontaires: eft de faire jouir tous les citotroupes patriotiques. individus de toutes les claffes, de la paix, de la
yens, & les de Punion & du bon ordre.
de
tranquillicé, Voila, Meffieurs, ce que les vrais patriotes attendent aucun doute
vous 5 &x d'après votre conduite paffée, de il n'y a avantage.
à former que vous ne les faffiez jouir ordinaire ce précieux pour le Roi,
Nous finirons par faire la prière
chef fuprème de toutes les forces de l'empire françois.
Signe, Fr. G. Stauder, curé.
Pour copie conforme à T'original, figné, Martin L'Améry.
greffier.
Collationné, Martin L'Améry,
A Saint-Marc, le 9 avril 1791,
'après votre conduite paffée, de il n'y a avantage.
à former que vous ne les faffiez jouir ordinaire ce précieux pour le Roi,
Nous finirons par faire la prière
chef fuprème de toutes les forces de l'empire françois.
Signe, Fr. G. Stauder, curé.
Pour copie conforme à T'original, figné, Martin L'Améry.
greffier.
Collationné, Martin L'Améry,
A Saint-Marc, le 9 avril 1791, --- Page 11 ---
Saint-Marc, le 19 avril 1791.
Mefieurs &x chers compatriotcs,
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait Thonneur
de nous adreffer le 17 de ce mois 2 accompagnant un exemplaire
du procès verbal de preftation de ferment du régiment du Portau-Prince, & un exemplaire du no S des lettres qui vous font
adreffées par les différentes paroiffes de la colonie.
: Vous trouverez fous ce pli la fuite de la correfpondance de
M. de Bourcel avec notre municipalité , ainfi que copie d'une
lettre de M. le licutenant général au gouvernement, en dzte du
27 du mois dernier.
Vous verrez par cette lettre que le confeil du Port-au-Prince
s'y trouve inculps de la manière la plus gravc, puifque malgré
les ordres du minittre, qui n'étoient que l'expreffion de la volonté de la nation & du Roi, les pourfuices criminelles ont toujours
eu lieu.
Il nous paroit d'une conféquence majeure pour la colonie
de donner la plus grande publicité à cette Jettre.
Nousledevons même à nos concitoyens, qui ont été fi longtemps arrachés à leur foyers, & donilespertes font peut - être
devenues irréparables par linexécution criminelle des volontés
bienfaifantes de la nation &: du monarque.
Nous voyons avec la plus grande farisfadion, Meffieurs &
chers compatriotes, par vos différentes lettres, &c notamment par
votre derniere, la tranquillité ne ceffe de régner dans votre
ville, malgréles difante de la calomnie.
iln'eft pas étonnant qu'ily, ait encore dans votreville nombre
d'ennemis cachés du bien public, qui mettent leur bonheur à
hercher les mcyens d'excherdenouveaux troubles;ils gémiflent
monarque.
Nous voyons avec la plus grande farisfadion, Meffieurs &
chers compatriotes, par vos différentes lettres, &c notamment par
votre derniere, la tranquillité ne ceffe de régner dans votre
ville, malgréles difante de la calomnie.
iln'eft pas étonnant qu'ily, ait encore dans votreville nombre
d'ennemis cachés du bien public, qui mettent leur bonheur à
hercher les mcyens d'excherdenouveaux troubles;ils gémiflent --- Page 12 ---
de vous voir calmes & tranquilles 3 mais fecondés comme vous
l'êtes par la claffe des bons citoyens, vous déjouerez aifément
leurs projets iniques,& les forcerez par votre fageffe à demeurer
pour jamais dans les ténèbres.
dimanche dernier, du
Notre paroiffe légalement affemblée
courant 2 a nommé pour fes dépurés à la nouvelle affemblée COloniale, convoquée par M. le lieutenant général,en exécution du
décret du 12 o8tobre dernier 2 MM. de Bourcel, Bouchés,
Befnard, Boiffet, & Michel; & pour fuppléans MM. Marie,
Terrien aîné 2 Didié jeune 2 & Lefèvre.
Le corps des grenadiers & chafleurs de cette ville nous ayant
témoigné fes inquiétudes fut le fort des pièces que nous avons eu
Phonneur de vous adreffer le 12 de ce mois, nous vous prions
de vouloir bien nous en accufer la réception, ainfi que de toutes
celles que vous recevrez déformais de notre municipalité.
Vous devez également avoir reçu une partie de la correfpondance de M. de Bourcel à fes commettans 5 nous ignorons fi
toutes ces pièces vous font parvenues exaêtement.
Vous recevrez encore par le courrier prochain la fuite de
cette même corre(pondance.
Nous avons Phonneur d'être avec les fentimens de la plus intime cordialicé,
Meffieurs 8x chers compatriotes, 9
Vos très-humbles 8x trèsobéiffans ferviteurs 2
Les membres de la municipalité.
Signi,3 Villeneuve, maire p l'abfence, & Martin l'Améry,
greflior.
MM. les oficiers municipaux du Port-au-Prince:
rez encore par le courrier prochain la fuite de
cette même corre(pondance.
Nous avons Phonneur d'être avec les fentimens de la plus intime cordialicé,
Meffieurs 8x chers compatriotes, 9
Vos très-humbles 8x trèsobéiffans ferviteurs 2
Les membres de la municipalité.
Signi,3 Villeneuve, maire p l'abfence, & Martin l'Améry,
greflior.
MM. les oficiers municipaux du Port-au-Prince: --- Page 13 ---
EXTRAIT des minutes dépofées au greffe dc la municipalité
de Saine-Marc.
Copie d'une lettre de M. le lieutenant général, à la municipalité de Saint- Marc.
Au Cap 2 le 27 mars 1791,
Je dois réponfe, Meffieurs, à plufieurs articles de la lettre
vous m'avez fait l'honneur de m'écrire le 18 de ce mois,
reftés que fans réponfe par fuite de la furcharge que m'ont donnée
les circonftances extraordinaires dans lefquelles je me fuis trouvé,
J'écris, comme vous le défirez, au fénéchal de Saint-Marc 9
pour empêcher tout çonflit de fonétions entre la municipalité
& la juridiétion.
en effet indécent que les
Je lui mande également qu'il paroit
membres de la municipalité foient perfonnellement pourfuivis
pour des dépenfes publiques, & j'écris à M. l'intendant
détermination
à çe
pots
foit pris une
conforme
qu'exige
Eu publique & l'état aétuel des finances de la colonie.
Je mande également, Meflieurs 9 aux jugcs de Saint-Marc,
mon opinion parfsitement çonforme à la vôtre eft que les
que citoyens décrétés pour les affaires du temps, foient cependant
laiffés à leurs affaires, & qu'il convient de borner les procédures aux feules informations 2 pour que les preuves ne puiffent périr jufqu'à çe qu'une autorité fupérieure en ait autrement
déc'dé,
indireête du. décret du
- Avant quej'eulfle autorife eu les connoiffance commiffaires
le roi doit envoyer
Ier février qui
même que T'exécution-de tous
ici, à furfeoir tout jugement ou
nature
décrets de juftice relatifs aux affaires de cette
J'avois communiqué au confeil une lettre du miniftre qui
exprimoit le voeu du Rojà l'égard de toutes ces procéduress
B
No, 2
:
é,
indireête du. décret du
- Avant quej'eulfle autorife eu les connoiffance commiffaires
le roi doit envoyer
Ier février qui
même que T'exécution-de tous
ici, à furfeoir tout jugement ou
nature
décrets de juftice relatifs aux affaires de cette
J'avois communiqué au confeil une lettre du miniftre qui
exprimoit le voeu du Rojà l'égard de toutes ces procéduress
B
No, 2
: --- Page 14 ---
IO
tâche fe trouvoit ainfi remplie; le confeil a dà remplir la
ma
faifant de cette lettre du miniftre T'ufage qu'il lui
fienne,en d'en faire. Ma démarche auprès des juges de Saintétoit permis fortir des bornes que me trace la diflinéion marMarc ne peut
Je dois donc me bornerà une
quée des différens pouvoirs. la fondant fur l'efprit du décret du Ier
fimple invitation 2 en officiellement arrivé, & fur celui de la
fevrier, 7 non encore du Roi.
lettre du miniftre du
ne m'étant point encore
Tous les papiers gouvernement à celle de vos lettres que la néparvenus 2 je ne peux l'avis répondre de M. l'intendant ou toutes autres raiceffité de prendre laiffer fans réponfe 3 le même motif m'empèche de
fons ont pu des exemplaires de ma proclamation du 3:
vous envoyer
Meflfieurs,
La conduite que vous avez tenue jufqu'à préfent, à maintede douter du zèle que vous mettrez
ne me permet pas
fur-tout l'effet
nir le boa ordre dans votre reffort, &à Si empêcher des raifons de pure porévolrant des vengeances particulières.
des raifons d'équilitique font arrêter des procédures criminelles, étoient l'objet de
té 8c de fureté publique exigent que ceux idée qui d'exercer des vences pourfuites criminelles perdent toute état ont été obligés de
geances perfonnelles contre ceux qui par
les pourfuivre
J'ai Thonneur d'ètre avec des fentimens diftingués, Meffieurs;
vorre très humble, &c; figné, Rlancholande.
Spu.MtariatAmiy.gafere
Pour copie conformeil'original.
A Acquin, ce 14 avril 1791
Meffieurs & chers compatriotes 2
avec un plaifir indicible, par votre lettre ;
Nous avons appris
la paroiffe du Port-au-Prince
en date du 13 courant, que
ceux qui par
les pourfuivre
J'ai Thonneur d'ètre avec des fentimens diftingués, Meffieurs;
vorre très humble, &c; figné, Rlancholande.
Spu.MtariatAmiy.gafere
Pour copie conformeil'original.
A Acquin, ce 14 avril 1791
Meffieurs & chers compatriotes 2
avec un plaifir indicible, par votre lettre ;
Nous avons appris
la paroiffe du Port-au-Prince
en date du 13 courant, que --- Page 15 ---
II
a nomms pour fes dépu:és à l'affemblée coloniale
M. le lieutenant général au gouvernement convoquée
Er décret du L2 oSobre dernier, les
7 en exécution
jugé dignes de la repréfenter à l'affemblée eitoyens qu'cl'e avoit
féanre à Saint-Marc, & dont les membres genérale font ci-devant
en France à la fuite de l'affemblée nationale. Ce préfentement
moignage public d'eftime & de confiance eft le feuldédom- nouveau témagement
puiflent recevoir des hommes
n'ont pas MIELEI de quitter leur famille de généreux qui
mers, & de faire des facrifices de tout 7
traverfer les
dénoncer les attentats du defporifme le plus genre 2 pour & allér demander juftice aux reftaurateurs de la liberté révolanr, françoife. Si
affemblée de parciffe convoquée pour le 13
notre
de nommer des députés à la nouvelle affemblée mars, à l'effct
eil vertu du décret de la nation, avoit été
coloniale à
S
Zaine, all lieu d'avoir été remife à huit
renvoyéc quindonné le
jours-, ce délai auroit
eft
temps aux lumières de fe répandre, à la vérité quis
toujours le réfultar du choc des opinions 2 de fe
ter > &c nous aurions eu la fatisfaétion de voir MM. manifefzac de Caftcra, & Villedrouin, députés aétuellement
Davedont les talens Ont. été utiles à cette
réunir en France,
veau les fufirages de leurs concitoyens paroiffe, dont ils de nougnes à tant de titres : mais.les cfprits étoient ,
font f dique où notre. affemblée a cu. lieu pour nous trop divifésà T'épojouiffance,
procurer cette:
Nous avons reçu avec la fuite des lettres qui vous ont
adreffces par les différentes paroiffes Ou municipalités été:
exemplaire de l'adreffe que vous avez faite le 31 du 2. mois. UIT
dernicr, à l'affemblée nationale, à qui, ainfi
de commerce, VOIS avez envoyé tous VOS travaux qu'aux : les chambres:
fes de la colonie vous doivent un. nouveau tribur de paroifnoiffance pour le bien que vous travaillez fans relâche à recon--
curer à cette colonie. Les citoyens d'Aquin don: nous
mes
s rendent
toee
l'organe
hommage à la fageffe & à la
vOS
pureté de:
principes 1 & accordent l'approbation la
à vos opérations..
plus authen:ique:
é tous VOS travaux qu'aux : les chambres:
fes de la colonie vous doivent un. nouveau tribur de paroifnoiffance pour le bien que vous travaillez fans relâche à recon--
curer à cette colonie. Les citoyens d'Aquin don: nous
mes
s rendent
toee
l'organe
hommage à la fageffe & à la
vOS
pureté de:
principes 1 & accordent l'approbation la
à vos opérations..
plus authen:ique: --- Page 16 ---
12 le maincien de l'ordre fait
Nous fommes fi perfuadés que &c que tous vos travat X
l'objet de toutes vOs folicitudes,
fc permetne tendent qu'au bonheur général , que quiconque Nous avons cn
troit de dire le contraire 2 feroit mal vu ici.--
Au
horreur la calomnie, & nous déteftons le calomniateur. heureuferefte les fuffrages qui vous manquent vous s'uniroient fervent au grand
ment. Deux Oil trois voix difcordantes qui
Tharmonie.
concert qui chante VOS vertus 7 en gateroient c'eft
Une nouvelle bien confolante pour recommandable nous,
par
officier
PE
dre que M. de Grimouard,
M. de Villages, dans fon
talens & par fes vertus; 2 a remplacé
commandement. I'honneur d'être avec les fentimens les plus
Nous avons
fraternels,
Meflieurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux d'Aquin.
Maupin, maire ; J. J. Durand, officier municipal ;
Signé s fubftirut du procureur - fyndic : Lafargue ainé ?
Monneront >
fecrétaire : grefier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince, --- Page 17 ---
ij
For-Dauphin, le 15 avril 1791
Meffieurs & chers compatriotes,
Nous avons Thonneur, cn répondarit à vôtre lettre du IO
du courant, & à toutes celles qui l'ont précédée, de vous
témoigner que c'eft avec la plus touchar te farisfaétion que
nous avons vu dans votre correfpondance que n0s fères de
votre ville, des deux provinces du fud & de l'oueft ont recouvré leurs ligitimes droits : nous vous en félicitons avec la
plus vive amitis, en faifant des voeux au ciel pour que cette
tranquillité, fi défirable atl bonheur de tous, dure éternellement. Nous n'attacherons de croyance qu'à ce que vous nous
marquerez, & toutes d.ffertauons contraires nous ont été &
nous front fufpeftes.
de la
D'après les bons témoignages que vous avez manifeftés
conduite honnête 2 vraiment parotique, de MM. les foldats
d'Arrois, N, rmandie & royal arillerie, nous vous déclarons qu'ils font confidérés parmi nous comme nos amis 2 nos
frères, 8x les fauveurs des droits facrés du peuple.
eft difpofée d'artentr: l'arrivée de MM. les
a Notre paroife
* ala nominarion de fes décommiffaires civils 3 pou procddir
putés à la nouvelle affemblée coioniale. fentimens du
fraNous avons lhonneur d'ètre avec les
plus
ternel at:achement 2
Meffieurs & chers compatriotes 2
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs 9
Les memdres du comité du Fort-Dauphin.
Signé, Caftilles 5 Daloques, commifaire-ragorteut, du Port-au-Prince:
MM. le maire &les oficiers municipaux
pou procddir
putés à la nouvelle affemblée coioniale. fentimens du
fraNous avons lhonneur d'ètre avec les
plus
ternel at:achement 2
Meffieurs & chers compatriotes 2
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs 9
Les memdres du comité du Fort-Dauphin.
Signé, Caftilles 5 Daloques, commifaire-ragorteut, du Port-au-Prince:
MM. le maire &les oficiers municipaux --- Page 18 ---
1. 4
Baynet, , le 17 avril 1794
Meflicurs & chers compatriotes 9Nous avons eu l'honneur de vous informer dimanche derdernier 2 que notre paroife avoit nommé , conformément alt.
décrer national du I2 oftobre dernier, fes députés l'affemblée coloniale, & que les fuffrages fe font réunis fur MM.
Demontaigu, Nous
pour député > & Berneleau, 7, pour fuppléant.
avons reçu par le dernier courier Thonneur de vOs.
dépêches. Nous voyons avec bien de la fatisfaction, le choix.
que le Port-au-Prince a fait de fes députés & fuppléans: : le:
peuple. cft admirable pour choifir ceux à qui il doit confierfon autorité ; il fera toujours de bon choix lorfqu'il ne fui-.
vra que fon impulfion 2 & que fon fuffrage fera libre.
Votre adreffe à l'affemblée nationale dust du mois
nous a fait grand plaifir. Vous ne laiffez
Meffieurs: dernier,.
& chers compatriotes, aucune occafion pour échapper, fervir la chofe:
publique ; cela va de nouveau redoubler le croaffement des.
bonheur pervers qui-vous calomnient 2 parce que la tranquillité & le:
dont jouiffent maintenant les citoyens de l'oueft & dui
fud, eft le tourment de leur exiftence, la punition de leurs.
forfaits.. &r fera euis LUus les teuips votre triomphe.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens du plus frat
ternel.attachement, 2
Meffieurs & chers compatriotes 9. -
Vos très humbles & très.
obéiffans ferviteurs,.
Les officiers municipaux de Baynet..
Signe, Fournier de PHermitage 2 maire i Lacour,
mumicipal; Ulriot, fecrétaire-greffier,
officies,r --- Page 19 ---
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