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S U IT E
ES lettres adrefies par diftrentes municipalités de la
colonie, à celle du Port-au Princé.
No. 7.
Saint-Louis, le 3 avril 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
Vous: avons reçu dans fon temps, la'lettre quie- 211 vous nous
vez fait l'honneur de nous écrire, le 27 mars dernier, enmble la fuite de votre correfpondance, tant avec M. le
énéral qu'avec les différéntes municipalités.
Nous avons également reçu-celle dont vous nous avez hono5, le 31 du même mois, ainfi que la fuite de ces mêmes
orrefpondances qu'elle contenoit,, dont du tout nous vous
aifons nos fincères remercimens.
Nous voyons avec la plus' grande fatisfadtion, , Meffieurs &
hers comparriotes, 3 par vos différentes lettres > & notamment
ar votre dernière 2 que la tranquillité ne ceffe de régner dans
rotre ville, malgré los efforts de la calomnie ; nous avons
e mênie avantage icit, quoiqu'on cherche à mettre en ufage
er moyen odieux 5 le dernier courrier nous en a'donnéla
par une lettre : fans fignature, adreffée à une perfonne PRNSE
& qui a- déclaré lui avoir'été écrite par un Sieur" Roiland, 3
au Port-au-Prince 3 mais-nous nous'donnons bien de garde de --- Page 6 ---
donner créance à de pareilles lettres : nous nous en rappo
toas entièrement à l'affurance que vous nous donnez à
fujet.
F Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens les pl
fraternels.
Meffieurs & chers compatriotes, 7
Vos très humbles & tr
obéiffans ferviteur
Les officiers municipau
Signé, Gayes, maire ; Dineau, fecrétaire-greffer.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Meffieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu, avec l'honneur de votre lettre du
mars dernier s un exemplaire de la fuite des letres
vous font adreffées par les différentes municipalités, enfemb
votre correfpondance avec M. le général. Privés d'un impr
merie, nous ne pouvons vous rendre le réciproque 5 ma
nous efpérons avoir cette fatisfaétion avant peu, &c il nou
fera bien doux, alors, de pouvoir vous communiquer , C
aux autres municipalités de la colonic, tout.ce qui pourra êtt
intéreffant dans notre adminiftration.
Il n'eft pas étonnant qu'il y ait encore dans votre vill
nombre d'ennemis cachés du bien public, qui mettent leur bon
heur à chercher les moyens d'exciter de nouveaux troubles
ils rougiffent de vous voir calmes & tranquilles 5 mais feconde
comme vous l'êtes, par tous les bons citoyens & par les troupe
patriotiques de Normandie > d'Artois & royal artillerie
.ce qui pourra êtt
intéreffant dans notre adminiftration.
Il n'eft pas étonnant qu'il y ait encore dans votre vill
nombre d'ennemis cachés du bien public, qui mettent leur bon
heur à chercher les moyens d'exciter de nouveaux troubles
ils rougiffent de vous voir calmes & tranquilles 5 mais feconde
comme vous l'êtes, par tous les bons citoyens & par les troupe
patriotiques de Normandie > d'Artois & royal artillerie --- Page 7 ---
us déjouerez leurs projets iniques, & les forcerez à demeuret
r jamais dans les ténèbres.
Nous apprenons avec fatisfation que les bruits qui.s'étoient
andus fur la cargaifon du navire hollandois 2 arrivé au
rt-au-Prince, font fans fondement. Nous aurions néanmoins
iré que vous eufliez dit en quoi confiftoit cette cargaifon.
Nous vous remercions de. l'envoi que vous. nous avez fait
réglement de VOS gardes nationales ; nous allons nous occuà former la nôtre fur le même modèle 2 aux modificans près qu'exigera la localité. Nous euflions bien defiré auffi
e vous euffiez pris la peine de nous dire de quelle manière
us aviez procédé à la formation de VOS diftriêts, de quelle
pulation a-peu-près ils étoient compofés chacun, & combien
comprenoient de compagnies ; tous ces objets foat abfolunt nouveaux pour nous.
La clé de la poudrière nous a été remife par M. le comindant, d'après les ordres de M. le général, & fir la demanque nous lui en avions faite 5 nous allons également réclamer
remife des canons, & nous n'imaginons pas qu'elle fouffre
moindre difficulté.
Nous defirons bien fincèrement que la tranquillité continue
régner dans votre reffort comme elle règne dans le nôtre.
Nous avons l'honneur d'être très-fraternellement
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs s
Les officiers municipaux.
Signe, Journu, 3 maire ; Rambaud, cfficier municipal 5
énéaume 2 procureur-fyndic.
Aux Cayes, 3 avril 1791.
IM. les officiers munieipaux du Port-au-Prince,
continue
régner dans votre reffort comme elle règne dans le nôtre.
Nous avons l'honneur d'être très-fraternellement
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles & très
obéiffans ferviteurs s
Les officiers municipaux.
Signe, Journu, 3 maire ; Rambaud, cfficier municipal 5
énéaume 2 procureur-fyndic.
Aux Cayes, 3 avril 1791.
IM. les officiers munieipaux du Port-au-Prince, --- Page 8 ---
Grand-Goave, leavril 175
Mefficurs & chers compatriotes $
Nous avons bien réçu vos trois lettres des 29 5 jr&je
rant, &y joint Ta fuite de VOS travaux ; & la correfpondar
des diverles munieipalités de la colonie:
Ceft avec uné bien grande fatisfaftiont qué nous apprenc
fordre & la tranquillité que vous contribuez fi gloricufement
maintenir dans votre ville ; continuez $ Meffieurs &chers col
patriores 5 à faire jouir nos frères de cettè paix fi défirable,
dont nous avors été fi long-teimps privés: Laiffez fiffler les f
pens de la calomnie,, & croyez que leuf poifon fera fans for
contre vos vértuts. Les éloges & marques d'approbation 9
vous donnent les diverfes paroiffes danis les lettres qu'alkeste
adreffent, font une récompenfe bien due àvotre civifme.
Nous voyons avec peire que Paffemblée coloniale né fe fon
pas ; il feroit bieni intéreffant que les ccmmiffairés la trouvi
fent.formée en afrivant.
La tranquillité qui régne dans cétte paroiffe he" nous Taiffe ri
à défirer.
Nous avoris l'honneur d'être avec les fentiméns dtr plas frate
niel attachement j.
Meffieurs & chers compatfiotes $
Vos trés humblès & tr
obsiffans ferviteu
Signe, J. Davidroy - maire ; Ricordeau;g grefrier
MM. les officiets mimicipaux dil Pertet-Prince,
la trouvi
fent.formée en afrivant.
La tranquillité qui régne dans cétte paroiffe he" nous Taiffe ri
à défirer.
Nous avoris l'honneur d'être avec les fentiméns dtr plas frate
niel attachement j.
Meffieurs & chers compatfiotes $
Vos trés humblès & tr
obsiffans ferviteu
Signe, J. Davidroy - maire ; Ricordeau;g grefrier
MM. les officiets mimicipaux dil Pertet-Prince, --- Page 9 ---
A Aquin, le $ avail-1791.
Melleuirs & chneis compatriotes,
Nous avons reçu, avee T'honneur de votre lentre dur 38
dur mois paffé, la fuite des lettres qui vous ont été adreffées
pir différentes paroiffes", &c la continuation de votre correfFondance avec M. le lleutenant" général att gouvernement:
Ce chefi, qui vous a écrit le 24 mars 3 s'offenfe de ce que
voLs fuppolez Bles perfonnes auprès de lui', avec charge de
Véra- re Notis auriotis préferé, pour M: de Blanchelande,
quie eut laiffé tomber le reproche qu'offré fa conduite, fur
ceurx. qui l'entourent; plurôt que de le voir chercher à perfuader qué fes démarches onit été le réfuleat des: difpofitions
de fon ame, & l'effet de fà prépre volonté:
Sa proclamation du' 1'25 mars, envoyée aux paroiffes de la
tolonie; lui gagneroit les coeurs fi, en véritable ami de la
conftitution françoife ; pour nous fervir de fon exprefion, , &
en chef de cetté colonie, il employoit. fes bons. offices pour
arrêter le cours des écrits" dangereur &. incendiarres qui bleffent
l'honnêté publiqué 3 & qui porrent la hardieffe à un cxcès qui
étonne & indigna toites les àmies honnêtes ; mais on croira
difficilement aux tues bienfaifantes qu'annonce M. de Blanchelande, par fa proclamarion adreffcc aux citoyens, 3 tant qu'il
foufrira quic. quelques folliculaires du Cap,, abufant de leur
talent &x detla liberté de la preffe,, injurient & calomnient des
hommes qui, par l'utilité feule de leurs travaux, fe font acquis
un droir éternel à la reconnoiffance publique. Ces écrivains ftipendiés Par les ehnemis de rotre conftitution fé garderoient
bien d'eerire comme ils font; silsé étoieiit perfinudésque lorepréfenrant du Roi dans la colonie's'eft pénétre deilefpritide la
révolution qui anime tous les françois. Pourquoi M. de Blanchelande n'efteil qulardemi tout ce qu'il paroix.éfre a J4M
un droir éternel à la reconnoiffance publique. Ces écrivains ftipendiés Par les ehnemis de rotre conftitution fé garderoient
bien d'eerire comme ils font; silsé étoieiit perfinudésque lorepréfenrant du Roi dans la colonie's'eft pénétre deilefpritide la
révolution qui anime tous les françois. Pourquoi M. de Blanchelande n'efteil qulardemi tout ce qu'il paroix.éfre a J4M --- Page 10 ---
Une lettre du bureau de correfpondance de l'Affembiée provinciale du fud, en date du 23 mars 2 nous invite à prefler
les éleéteurs de notre paroiffe à fe rendre aux Cayes, pour
coopérer à la chofe publique ; ne voyant pas de quel avantage peut être le travail dont l'affemblée provinciale
roit
dans ce
nous nous fommes
lorats
s'occuper
moment,
à lui marquer avec la franchife qui nous eft ordinaire,
les événemens
fe font fuccédés dans la colonie.
depuis RE
qui
mois, ayant fait connoitre les hommes tels qu'ils font, , nous
penfons qu'il feroit de la fageffe des paroifles de faire une
refonte des corps municipaux, de police, éleêteurs & autres.
Nous favons que les travaux de l'affemblée provinciale du
fud n'ont pour but que l'utilité publique, mais tout pénétrés
que nous fommes de cette vérité, nous penfons que le moment de les reprendre n'eft pas encore arrivé.
Li-tranquillité règne ici, & rien heureufement ne paroit
devoir lai troubler.
Nous avons l'honneur d'être avec tous les fentimens d'union
& de fraternité,
Meffieurs & chers compatriotes s
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux d'Aquin.
Signe, Maupin, maire; J.J. Durand, , officier municipal 5
Decout, notable; Monneront, 2 fubititut du procureur-fyndics
Lafargue ainé, fecrétaire-grefier.
MM. les offiçiers municipaux du Port-au-Prince.
'être avec tous les fentimens d'union
& de fraternité,
Meffieurs & chers compatriotes s
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux d'Aquin.
Signe, Maupin, maire; J.J. Durand, , officier municipal 5
Decout, notable; Monneront, 2 fubititut du procureur-fyndics
Lafargue ainé, fecrétaire-grefier.
MM. les offiçiers municipaux du Port-au-Prince. --- Page 11 ---
7,
Arcahaye 2 le z avril 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
En exécution du décret du I2 oftobre dernier de l'affemblée
nationale , d'après la proclamation du II février de M. le lieutenant général au gouvernement, & fur l'invitation de M. le
marguillier de cette paroiffe, plufieurs de nos concitoyens fe rendirent le 13 du mois dernier pour procéder à la nomination des
députés d'une nouvelle affemblée coloniale. Il n'appartenoit pas
à un petit nombre de faire un choix fi important : cette vérité a
été fentie, &x ila été arrêté alors
M. le marguillier feroit
une nouvelle invitation pour le 27 s même mois.
La. plus grande partie de nos concitoyens fe font réunis dimanche dernier en notre églife paroiffiale ; la nomination d'un préfident & d'un fecrétaire a été faite par acclamation unanime , &c
on a procédé à l'appel nominal des citoyens aétifs préfents par la
voie du fcrutin ; trois députés feulement & trois fuppléans ont
été élus, car ce nombre a été jugé fuffifant, d'après le dépouillement du recenfement de cette paroiffe.
Députés.
Suppléans.
MM. Jouette.
MM. Conte,
Breton des Chapelles 9
Garefché Durocher,
Jaroffay 2
Moreau.
Enfuite la majorité de la paroiffe demanda l'établiffement
vifoire d'une municipalité pour l'adminiftration de la police PR
du bon ordre 2 qui font les vraies bafes du bien public : vous
euffiez penfé, Mellieurs, qu'on connoiffoit déjà la proclamation
du vingt-cing du mois dernier de M. le gouverneur général qui
invite les paroiffes à former des établiffemens populaires. Cette
municipalité démandée, a étéà l'inftant nommée par-la voie du
ferutin., prefcrit par. les inftruêtions de l'affembice nationale,
fur la formation des municipalités.
bon ordre 2 qui font les vraies bafes du bien public : vous
euffiez penfé, Mellieurs, qu'on connoiffoit déjà la proclamation
du vingt-cing du mois dernier de M. le gouverneur général qui
invite les paroiffes à former des établiffemens populaires. Cette
municipalité démandée, a étéà l'inftant nommée par-la voie du
ferutin., prefcrit par. les inftruêtions de l'affembice nationale,
fur la formation des municipalités. --- Page 12 ---
Offcues-munisipaux
Notables:
Meflieurs 2Meffieurs 1
Groc , maire
T Sr Chéron père, 2 4 Gayot:
échevin. 2 Moulinier.
5 Droet.
Robinet , premier
6 Valadon.
Amic, fecond échevin.
3 Jugué, Procureur fyndic M.
Depeftre, troifième échevin,
Charles de Talmours.
Honorés des fuffrages de nos concitoyens, nous avons promis
avec ferment de nous acquitter de nottre devoir; comme vous,
Meflieurs, nous avons juré de refpeêter les décrets de la nation.
Sans doute vous nous éclairerez de vOS lumières, vous nous
aiderez de vos fages confeils dans. la carrière que nous avons
à parcourir ; mais nous vous rivaliferons toujours dans vos fen-
& de bonheur
- timens d'union, de tranquillité
général. du mois derAvec la lettre dont vous. nous avez honorés le31
été
nous avons reçu IO la fuite des lettres qui vous ont
nier adreffées. 2
les diflérentes paroiffes de cette colonie, 20 la fuite
de votre correfpondance par
avec M. le lieutenant général. Ili vous
feroit difficile de vous peindre la vive fatisfaction que nous
éprotivons lorfque vous nous apprenez que la tranquillité règne
toujours chez vous ; nous fommes bien perfuadés que vous travaillerez ardemmént àl la maintenir.
Veuillez, Meffieurs, continuer à nous honorer de votre correfpondance 9 &à'r nous-faire part de tout ce qui peut: concourir
aur bien: pablic, nos fentimens vous font les farsigarans de l'accueil que nous férons à VOS envois. l'attachement le
vrai &
Nous avons T'honneur d'être avec
plus
le flus fraternel. a
chez vous ; nous fommes bien perfuadés que vous travaillerez ardemmént àl la maintenir.
Veuillez, Meffieurs, continuer à nous honorer de votre correfpondance 9 &à'r nous-faire part de tout ce qui peut: concourir
aur bien: pablic, nos fentimens vous font les farsigarans de l'accueil que nous férons à VOS envois. l'attachement le
vrai &
Nous avons T'honneur d'être avec
plus
le flus fraternel. a S Meflieurs & chers compatriotes ,
très-bumbles &
Vos
-
tres-obéiffans fervitéurs,
stl F TOT :
échevinis Amic,
- Signe Croc, mairer; Robineo, troifisme-échevin premier noj Ghartes: de
fecond -échevin's Depeftres inci
T.
Taimours, procureur-yndie --- Page 13 ---
Meffieurs &c chers compatriotes, 9
Nous avons reçu les deux circulaires que vous nous aviez fait
Fhonneur de nous adreffer > les 17 & 20 du courant.
Nous recevrons toujours 2 Meffieurs & chers compatriotes, 9
avec la plus parfite reconnoiffance votre correfpondance 5
elle fervira fans doute à réchauffer ie zèle & le patriorifme
des bons citoyens de notre paroifle, & les guidera dans leur
conduite pour tout ce qui peut tendre au bien général, dont
vous êtes pénétrés.
Ci-joint extrait de diffirentes pièces que nous avons I'honneur de vous adreffer, pour vous en donner connoiffance &c
les rendre publiques Gi vous le jugez néceffaire, ainfi
l'arrêté de notre paroiffe, relatifà la nominarion de fes ipites
& fuppléans à lafemblée coloniale.
Cette nomination eft bien contraire aux arrêtés des 13 du
mois dernier, &x 6 de ce mois, que nous vous avons adreffés
par mer,le 22 du courant 5 & par lefquels vous reconnoitrez
iurement les intentions de nos ennemis contre la colonie entière.
Nous avons à votre exemple, Mefficurs & chers compatriotes,
profits d'un moment de calmc, qui a fuccédéà à Torage dont
nous étions menacés, pour une réconciliation générale des
citoyens de cette paroiffe, que des fuggeftions perfides avoient
malhneureufement éloignés les uns des autres. Nous nous joignons fincèrement de coeur aux paroiffes dont vous nous avez
fait paffer la correfpondance, ,
vous prier inftamment d'être
les organes de nos fentimens Eete reconnoiffance en faveur des
braves citoyens militaires de terre & de mer, qui compofent
la fation de votre ville.
Veuilez, chers concitoyens, nous faire
des intentions
des paroifies de la colonie 5 pour la LEREIET de l'affemblée
coloniale, & nous faire paffer la relation du 47 que vous
X.
dont vous nous avez
fait paffer la correfpondance, ,
vous prier inftamment d'être
les organes de nos fentimens Eete reconnoiffance en faveur des
braves citoyens militaires de terre & de mer, qui compofent
la fation de votre ville.
Veuilez, chers concitoyens, nous faire
des intentions
des paroifies de la colonie 5 pour la LEREIET de l'affemblée
coloniale, & nous faire paffer la relation du 47 que vous
X. --- Page 14 ---
fo
aux paroiffes, le 6 de mois, & qui nous a
àvez envoyée
été Nous fouftraite. avons l'honneur d'être avec un fincère &x fraternel
attachement..
Meflieurs & chers compatriotes ,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité.
Signé, Jacques jeune 9 maire ; Bellile, officier municipal 5
J. Chartrand, procureur-fyndic. Bombarde 2 le 30 mars 1791
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
RTDK
Extrait des regiftres du grefe de la municipalité de Bombarde.
Aujourd'hui dix-feptième jour du mois de mars mil fept cent
quatre-vingtonze, 3 trois heures de relevée 2 le confeil municipal de cette
affemblé extraordinirement, 2 en exécution de l'arrêté la muparoiffe du matin de ce jour 1 qui rétablit provifoirement! le
nicipalité dans fes fonétions, dont elle avoit été fufpendue
du mois dernier par les ennemis du bien public en armes,
de l'exécution du décret de la nation
fous le ottobre fpécieux dernier prétexte fanêtioné le 22 par fa majefté; mais dont
du l'envoi 12 officiel n'a été fait que le 21 du mois dernier, Sainte- dont
copie fut envoyée aux officiers municipaux par le Sieur mois. ExéCroix, commandant au Mole, le neuf du l'arrêté préfent de
cution qui avoit eu fon effet dès le 13, dont &
paroilfe enviavoit été préfidépar M. le général lui même, figné par
ron 20 citoyens tant agtifs fon qu'autres. effet fans doute dans toutes les paExécution qui a eu
commotion
dans la coroifles, & qui a occafionné une
générale à Thumanité,
lonie 7 préteà devenir le'théâtre le plus dangereux
neuf du l'arrêté préfent de
cution qui avoit eu fon effet dès le 13, dont &
paroilfe enviavoit été préfidépar M. le général lui même, figné par
ron 20 citoyens tant agtifs fon qu'autres. effet fans doute dans toutes les paExécution qui a eu
commotion
dans la coroifles, & qui a occafionné une
générale à Thumanité,
lonie 7 préteà devenir le'théâtre le plus dangereux --- Page 15 ---
YI
&c livrée au plus affreux defpotifme 9 dent les cfets s'étcient
déjà fait fentir dans cette paroiffe dans les journées des 12 & 13
du mois dernier & fix de ce mois, mais qui n'ont ett aucune
fuite facheufe, par l'arrivée de la ftation aétuellement au Portau-Prince. Heureux fi les ennemis du bien public & de l'humanité, fe
trouvent par ce coup inattendu (la révolution du 42 mais finéceflaire à la fireté publique, hors d'état d'attenter à l'avenir contrelaliberté des citoyens. Plus heureux encore finos concitoyens
divifés d'opinion 1 peuvent. reconnoitre l'erreur dans laquelle
des fuggeftions perfides les ont plongés.
.
Déclare le confeil municipal de la paroille de Bombarde, >
fes fonêtions conformément à l'arrêté de la
qu'il va reprendre
fouftraire à la tyrannie d'un
paroifle du matin de cejour 2 pourla
l'heureufe
gouvernement oppreffif, &c faire jouir les citoyens de
régénération qui doit s'opérer les législateurs françois pour
le bonheur &r la profpérité de E colonie.
Bénifle à jamais le Dieu de Phumanité les braves citoyens
militaires des régimens de Normandic, d'Artois, Corps-royald'artillerie, &les généréux citoyens qui compofentla ftation! puiffe ka
colonie entière rendre à fc libérateurs des témoignages de fa
reconnoiffance &c de fon artachement.
Collationné confornie aux regifres.
Les membres de la municipalité.
Signi,JACQUES jeune', maire; BELLILE
officier municipal ; DE CHARTRAND, ,procureuri fyndic.
Copie de la lettre écrite par M. Blanchelande aux marguilliere
commifaires de la paroife de Bombarac.
Au Cap,le 24 mars 1761.
Faireçu, Meffieurs 2 avec la lettre que vous m'avez fait
de fa
reconnoiffance &c de fon artachement.
Collationné confornie aux regifres.
Les membres de la municipalité.
Signi,JACQUES jeune', maire; BELLILE
officier municipal ; DE CHARTRAND, ,procureuri fyndic.
Copie de la lettre écrite par M. Blanchelande aux marguilliere
commifaires de la paroife de Bombarac.
Au Cap,le 24 mars 1761.
Faireçu, Meffieurs 2 avec la lettre que vous m'avez fait --- Page 16 ---
IZ
Phonneur de m'écrire le 8 de ce mois, votre arrêté du 6; il me
convenable, malgré la meilleure envie de vous
paroit plus
adrefliez vous-mêmes expédition à
être agréable, 2 que vous en fe convoquer inceffamment ; veuill'affembléc coloniale quidoit Meflieurs, vous rendre à cet égard à mon
lez, je vous prie,
fera formée.
invitation, auflitot qu'elle
J'ailhonneur d'être avec des fentimens diftingués
Meffieurs 2
Votre très-humble &
très-obéifiant ferviteur.
Signi, BLAXCHELANDE
Plus bas eft écrit : à MM. les marguilliers & commiffaires
de la paroiffe, à Bombarde.
Pour copie conforme à Toriginal.
Les membres de la municipalité.
Sign6JACQUES jeunc, maire 2 BELILLI E, officier municipal , CHART T R A N D, procureur fyndic.
Extrait du regiftre des délibérations de la paroiffe de Bombarbe.
Aujourd'hui vingt-feptième jour du mois de mars mil fept de
cent quatre - vingt - onze 2 les citoyens aétifs de la paroiffe
Bombarde affemblés en leur églife paroiffale, fur la convocation qui leur a été faite par la municipalité à l'effet de délibérer
2 BELILLI E, officier municipal , CHART T R A N D, procureur fyndic.
Extrait du regiftre des délibérations de la paroiffe de Bombarbe.
Aujourd'hui vingt-feptième jour du mois de mars mil fept de
cent quatre - vingt - onze 2 les citoyens aétifs de la paroiffe
Bombarde affemblés en leur églife paroiffale, fur la convocation qui leur a été faite par la municipalité à l'effet de délibérer --- Page 17 ---
fur différens objets importans 7 notamment fur la proclamation
de M. de Blanchelande, 2 lieutenant général au gouvernement. 2
en date du I I février dernier, dont l'exécution fur renvoyée à ce
jour par l'arrêté du 17 de CC mois, &x nommer des commiffaires
pour préfenter à la préfente affembléc le tableau général des citoyens agtifs de cette paroiffe.
Avant de délibérer il a été procédé à la nomination d'un préfident & d'un fecrétaire 7 - pour recueillir le voeu de la
délibération , & de fuite procédant par le fcrutin, MM.
De
jeune & Bellile ont été nommés lun préfident , &c l'autre fecrétaire, lefquels ayant pris place, M. le préfiden: a donné ledture :
IO De la proclamation de M. le lieutenant général aui gouvernement , en date du Il fovrier dernier 9 tendante à la formation
d'une nouvelle affemblée coloniale, en exécution du décret de
l'affemblée nationale du I2 oStobre deinier, fanétionné par le roi
le 22 dudit mois.
20 Dc l'arrêté de la paroiffe pris le 17 de ce mois, qui nomme
des commiffaires pour préfenter le tableau des citoyens a&tifs $
d'après lequel la paroiffe contient dans fon fein cent cinquante -
cing citoyens afif; & doit en fc conformant aux décrets de la
nation nommer deux députés à la nouvelle aflemblée coloniale 9
araifon des citoyens attifs.
3°. De différens paquets de la municipalité du Port-au-Prince,
contenant la correfpondance de différentes paroiffes de cette
colonie.
Arrête la paroiffe, qu'elle confirme en tout point fon'arréré du
17 de ce mois, comme contenant le voeu général de la
paroiffc.
Io, Arrête que ceux des citoyens qui fe font trouvés divifés de l'opinion générale, 9 font invités au nom de Thonneur &
du patriorifme, 2 à fc réunir de cceur à leurs frères 7 p.ur res'en
(parer jamais, faire caufe commune avec eux pcur le benheur
& la tranquillité publique.
iffe, qu'elle confirme en tout point fon'arréré du
17 de ce mois, comme contenant le voeu général de la
paroiffc.
Io, Arrête que ceux des citoyens qui fe font trouvés divifés de l'opinion générale, 9 font invités au nom de Thonneur &
du patriorifme, 2 à fc réunir de cceur à leurs frères 7 p.ur res'en
(parer jamais, faire caufe commune avec eux pcur le benheur
& la tranquillité publique. --- Page 18 ---
Arrête qu'elle reçoit dès ce moment dans fon fin, des amis,
des frères que des luggefions perfides cn avoient trop malheureufement éloignés.
Puiffe la fatale difcorde &c fes auteurs qui nous ont divifés jufqu'à ce jour, être bannis de nos cceurs 2 8 dans le plus profond
oubli!
Puiffe l'union 7 la paix, la juftice fuccéder aux momens oraqui viennent d'agirer cette paroiffe, la colonie entière ; &
geux former déformais
feule & même famille de frères
ne fincères & fourenir qu'une de toutes nos forces l'exécution de
d'amis décrets de la nation 5 contre quiconque oferoit jamais y attenter !
20 La paroiffe réguliérement affemblée, d'après de la l'état communi- des cication qui lui a été donnée par fes nommé commiffaires fes députés, à
toyens astifs quil: compofent 7 affemblée a
pour
MM. Jac
T'effet de la repréfenter à ladire
coloniale, lui eft connu, & auxques jeune 8c Bellile, dont le patriotifme
avec
quels elle accorde tous pouvoirs pour opérer & conjointement la
de
les députés des autres paroiffes le bonheur
tranquilliré
la colonie en général.
3° Arrête que le marguillier &zc. 8tc.
40 Arrête pareillement qu'elle nomme pour fuppléans à fes de
MM. Roulet &c Louis Glemet, auxquels eile accorde. le
putés mêmes pouvoirs qu'aux diputés.
Arrête la paroiffe çu'elle invite la municipalitéde correfponda
pour le bien de la paroiflayavee laffemblée du nord,ainfi cu'aver
toutes les paroiffes de la colonie.
60 Arrête que le fecrétaire fera autorifé à figner pour ceux de
citoyens qui ne favent pas.
Fait 2 elos & arrêté les jour & an que deffus, & cnt fign
Jes citoyens aétifs dela paroiffe, au nombre de quatre-vingt.
Signi, Jacques jeune, préfident.
Colletionné, Bellile, focrétaire-grefie
iflayavee laffemblée du nord,ainfi cu'aver
toutes les paroiffes de la colonie.
60 Arrête que le fecrétaire fera autorifé à figner pour ceux de
citoyens qui ne favent pas.
Fait 2 elos & arrêté les jour & an que deffus, & cnt fign
Jes citoyens aétifs dela paroiffe, au nombre de quatre-vingt.
Signi, Jacques jeune, préfident.
Colletionné, Bellile, focrétaire-grefie --- Page 19 ---
1S
hu Pori-au-Prince, le 21
février 1791.
de la lettre de M. le géCorad aux commifaires de
la paroiffe de Bombarde.
J'ai T'honneur de vous adreffer, Meffieurs, ma proclamation, & des exemplaires du décret en vertu duquel je l'ai
rendue.
Sivous lifez ma proclamation
avecatention,vousy verrez mes
voeuxbien fincères pour la profpérité de cette colonie. Croyant
ne pouvoir jamais en faire affez
pouren perfuadertous fes habitans,je n'ai pumerefufere en vous
adreffantles piècesci-jointes, de
vousrépéter quelchonheurdela
colomn-dipeidusiguenye d'clleaujourdhui,dalbone choix (1)
M. le général étoit bien convamcu dans
qu'elle va faire de fes repréfen- que 02 bon choix qui devoit fe du faire
tans que ce choix ne peut être nement; cette paroifle puifque 9 étoit le en 13 faveur du mois dernier, gouverque 12 fruit dc l'ordre & de il avoit éloigné lui-même tous ceux qui un
l'harmonie qui régnera dans VOS pouvoient de s'oppofer à fes othiciers, projets, par volontumulte & cortège 40 perfonnes, armé, précédés,
affemblées 2 que le
taires, & marechauflée deux détachemens
le défordre ne peuvent produire la de nuit troupes de la du veille, régimert par du Cap, &autres
que des réfultats vicieux 5 que
avoient porté le touble &1 la défolacette affemblée doit être provo- do dans la paroifle.
Cette affemblée a étép provoquée par
quée; (-)quilefidelaplus gran- le 9 Sainte-Croix, commaidantaulidis,
de importance que les perfonnes le 6 de ce mois, efcorté du Mole,la d'environ m2- 20
fages s'y préfentent ; que l'in- réchauffée perfonnes de armée, la garnifon 2. & a réduit les bons
fouciance & l'abnégation de fes citoyens au filence le plus profond, crainte
intérêts feroient abfolument blà- d'être conduis dans les prifons du Mole 2
du
,
de importance que les perfonnes le 6 de ce mois, efcorté du Mole,la d'environ m2- 20
fages s'y préfentent ; que l'in- réchauffée perfonnes de armée, la garnifon 2. & a réduit les bons
fouciance & l'abnégation de fes citoyens au filence le plus profond, crainte
intérêts feroient abfolument blà- d'être conduis dans les prifons du Mole 2
du --- Page 20 ---
mables : qu'ils ne doit y entrer s'ils individus téclamoient mal-intentionné, contre un arrêté qai prononce, d'enviren
que des citoyens aétifs,aux ter- au 15 mépris des déciets de la nation dont
mcs de l'article IV du décret du ils fe couvrent, qu'une paroifle qui contient
28 mars ; que lcs perfonnes les repréfentée, environ neuf parcequ'elle cens blancs, eft ne pauvre, peut & être la
plus connues parleur âge, > leur livrer à la difcrétion d'un gouvernement
ancienneté dans le pays 7 leur dre dont dupe ies intérêts de fa ne confiance. pouvcient que lareaétat & leurs propriérés, doivent être les premières à donner
l'exemple 2 en s'y préfentant
avec pièces propres à conftater
leur qualiré de citoyens actifs, 3
tels quedes recenfemens 3 extrait
bapritaires, des quittances de
droits publics, des baux, des
contrats d'aequifirionsou autres
pièces équivalentes; que nul ne
doit être admis à voter,
n'ait pafféàla filière de
RABE
IV du décret du 28 mars.
Les temps d'erreur, de preftige, d'effervefcence font paffés;
lecalmea fuccédéà l'orage dans
prefque toutes les parties de la
colonie 7 8c je dois croire
quc lcs affemblées de paroifles
ne feront plus comme elles l'ont
été, des théâtres de licence &
dedéfordre, & que les fuffrages
n'yferonr point gênés 5 mais s'il
étoit poflible que votre paroiffe
eût la moindre agitation à craindre,je( (3)l'invite à recourir aux ()LimvtationdeM.le; général aux comagens de la force publique &x du mitiendelapacinper: recouriràlaf force
pouvoir exécutif: je donne les publique & aux agens du pouvoir de la exécutif
ordres néceffaires pour qu'à eft puifque bien contraire le préfidext aux de décrets chaque affembléc nation,
votreréquilition, ,ilfoitemployé a fcul le droit d'y maintenir Fordre & la
'invite à recourir aux ()LimvtationdeM.le; général aux comagens de la force publique &x du mitiendelapacinper: recouriràlaf force
pouvoir exécutif: je donne les publique & aux agens du pouvoir de la exécutif
ordres néceffaires pour qu'à eft puifque bien contraire le préfidext aux de décrets chaque affembléc nation,
votreréquilition, ,ilfoitemployé a fcul le droit d'y maintenir Fordre & la --- Page 21 ---
des mefures propres à faire ré- tranquillité, & qu'il eft défendu d'y enk
gner, refpeéter les lois, (4). la trer La en nomination armes. d'un prélident étoit done
paix, &x à concilier les eiprits. néceffaire, & devoit en exclure le Sieur
h me tardera beaucoup d'ap- Sainte-Croix & fa fuite ; mais pour fuivre fes
inftructions,il l'a lui-même préfidéc, donc
prendre que le premier pas
il s'eft rendu violateur des décrets de la
votre paroiffe va faire pour Ooc nation, en forçant les citoyens au filence.
bonheur, l'aura
affuré; (4) II étoit bien facile au Sieur Sainteprefque
Croix de faire régner le calme à l'afTema
la nouvelle que je vous prie de blee du fix, puiquil en avoit éloigné,
m'en faireparvenirl leplutôr pof- fa préfence 9 tous ceux qui pouvoient
Eards leur réclamation en faveur de la
fible, ajoutera à la fatisfaétion paroille.
gefopboneclugeipreduie Lanademnordinaie,mail libre 9 du T7
le premier citoyen de Saint- de cc mois, doit convaincre, M. le géncral, &la colonie entière, de cette vérité.
Domingue,
Cclui du 27, agné par 80 citoyens $
Vous m'obligerez beaucoup, prouve encore qu'on n'a pas eu befoin
Meflieurs vous voulez
de recourir aux agens du pouvoir exécutif,
, fi
bien qai ne pouroient que forcer les opinions
m'adreffer avec la note des cifaire nommer des députés à l'aflemaStifs
E. coloniale; mais cette nomination n'eft
toyens
de votre paroiffe, 2
la même, que fi elle avoit été préfs
celle des députés
auront SGe par le Sieur Sainte-Croix,
été honorés du ehohid de leurs
concitoyens.
J'ai T'honneur d'être avec
le plus inviolable attachement,
Melfieurs, votre très-humble &
très-obéiffant ferviteur, figné,
BLANCHELANDE.
P S. Je joins ici, Meffieurs 3 une expédition en langue allemande du décrct du 12 o8tobre , fanétionné fa majefté le
22; ainfi qu'une autre de ma proclamation 9
lcs AlleRuT
que
mands de la paroiffe puiffent avoir une parfaite connoiffance de
ces objets.
Pour copie conforme aux originaux dépofés aux archives de
la municipalité,
Les membres de la municipalité.
Signé, Jacques jeune, 9 maire; Bellile, officier municipal;
J. Charrand, procureur-fyndic,
a
e du décrct du 12 o8tobre , fanétionné fa majefté le
22; ainfi qu'une autre de ma proclamation 9
lcs AlleRuT
que
mands de la paroiffe puiffent avoir une parfaite connoiffance de
ces objets.
Pour copie conforme aux originaux dépofés aux archives de
la municipalité,
Les membres de la municipalité.
Signé, Jacques jeune, 9 maire; Bellile, officier municipal;
J. Charrand, procureur-fyndic,
a --- Page 22 ---
1 8
Meffieurs;
Les citoyens du quartier de la Caicmitte, Plymouth &
dépendance, faifant partie de la paroiffe de Saint-Louis de
Jérémic, &: repréfentés par une municipalité provifoire, fouffignés, s'empreffent en cct heureux moment à vous exprimer
la douce émotion dont ils font pénétrés depuis votre précieufe adreffe au corps légillarif national, au roi des françois & au
commerce de la nation, à la date du huit mars dernier. C'eft
avec des larmes d'alégreffe &r d'extafe Gue nous vous avons vu
parcourir lcs maifons pour offrirà à rous les
à tous Jes
corps fans diftingtion la palme de la concorde, laurier de
aryi
la paix, la proclamation & Finvitation d'un oubli général des
crreurs communcs. C'eft par ja douceur & T'aménité de vos
accens que vous avcz pour toujours enchainé tant d'ames effarouchées & peut-étre prêtes à multiplier des vi8imes dans ces
inftans de fermentation générale. Vous avez fu peindre la confternation, l'inquiécude 8 l'ame des colons, &c. en méme temps
calnter, tranquillifer tous les ciprits ca Ieur spprenanifenéeuton
libre du décrct du 12 oftobre, qui ordonne une affembléc coloniale chargéc par des bafes conftirutionnelles de la furveillance
geméralo 83 du dépor des lois coloniales. Vous étes parvenus à
raffembler fous les mômcs drapcaux tant de milliers d'hommes
inquicts, défians, divifés par jeurs crreurs 2 leurs opinions,
Jeurs profefions, : & qui ont fini par s'embraffer cordialement.
Vous avez fu guérir les inquilrudes de l'ame & concourir au
Bonhieur de tous. Vous avez rétabli la confiance & le commerce
perticulier de la partie dc l'oucf; cnfin vous avez convaincu
allemblée nationale
tous les colons font françois &x n'ont
jamais ccffé de T'être , R méritent les follicitudes de la nation &
part à fa régénération. Le bon exemple fera fuivi, n'en doutezpas; vous verrez tous les hommes 2 tous Jcs corps, tous les
pouvoirs répandus dans les diverfes paroiffes fe réunir également
& çoncourir au bien général, Ce fera votre ouvrage
; cnfin vous avez convaincu
allemblée nationale
tous les colons font françois &x n'ont
jamais ccffé de T'être , R méritent les follicitudes de la nation &
part à fa régénération. Le bon exemple fera fuivi, n'en doutezpas; vous verrez tous les hommes 2 tous Jcs corps, tous les
pouvoirs répandus dans les diverfes paroiffes fe réunir également
& çoncourir au bien général, Ce fera votre ouvrage --- Page 23 ---
Quel agréable ca'me va godter dorénavant le gouverncur
e cette ile fortunée 2 le repréientant d'un monarque bienfaifant,
n contemplant d'un ceil d'étonnement & d'admiration tout-à1 fois une colonic immenfe 2 prète à tout facrifier paur la déenfe de fes chefs, de fes lois, & pour le foutien du commcrce
ela mère-patrie, dont tous les françois font partic dans queluc lieu du
qu'ils habitent, rejerant toute idée qui irouHeroit le L 2 la.tranquillité & la fireté de chaque citoen en particulier & Cu1 genéral, & faifant fans peine le facriice de toutes les petites paflions pour ne s'occuper que du boneur & de la chofe publique.
Dans l'état a&tuel des caofes, le quarier de la Caiemite,
eirant jouir enfin des avantages de fes ports, de fa culture,
lcf frits de la régénération promife $ néceffité d'ailleurs de furreiller efficacement au maintien de la concorde & aux progrès
le toute fermentation poffible, s'adrefle à vous 2 Meifieurs,
tonduit par Linl mouvement de fatisfaltion, pour vous prier de
aider de toute la pléniruide de VOS moyens dans l'obtention de
eur juite demande 2 tendante à l'éreéion du quartier eil paroiffe
ivec les priviléges y attachés.
Imaginez-vous, Mellieurs, une côte de 14à 15 licues entre
ics limites des paroifies limitrophes 2 fur un emplacement égal,
embarcadaires
à
Hes ports 2 des baics, 2 des iflcts, 2 des
multiplies
Uinfini, 2 une peuplade répandue fur toute la côte & fur les 5o
pas du roi, 8 enfin, une grande pepulation & des habitations
confidérables dans les montagnes de Flymouth 3 la Hatte &
lautres endroits, de mauvais chemins & cin rivières qui
fembient ifoler, féparer le quartier , 8c interdire une communication facile par la voie de terre. Voilà la Caicmite, Depuis
1784 lc quartier demande à être érigé en paroifle, 8c ficcellivement il a obtenu un fubftitu: détaché, un noraire, un huiffier, une brigade de maréchauffée, le droit d'afiemblée publique, 2 un arrêt de fixaxion de l'affictte d'un bourg, & enfin une
ordonnance d'avant faire droit à la demande du quartier en érection en paroiffe. portant que préalablement le plan du quartier
fera levé par M. Gaudaire, arpentcur &c voyer: 2 limites reçop-
obtenu un fubftitu: détaché, un noraire, un huiffier, une brigade de maréchauffée, le droit d'afiemblée publique, 2 un arrêt de fixaxion de l'affictte d'un bourg, & enfin une
ordonnance d'avant faire droit à la demande du quartier en érection en paroiffe. portant que préalablement le plan du quartier
fera levé par M. Gaudaire, arpentcur &c voyer: 2 limites reçop- --- Page 24 ---
de commiffaires des paroiffes voifines ou celles
nues, préfence Le tout fait & partait a été adreffé avec toutes
dûment appelées. Meffieurs les adminiftrateurs, & avec une nouvelle
les pièces à mais elle n'a point encore pu avoir fon effet par les
requête,
du
Pendant cct intervalle
occupations majeures telle-qu'elle, gouvernement. du quartier, a rempli fes fondtions,
la municipalité,
des cas, les a. tour-à-tour fufpendues
& fuivant l'exigeance
fous plufieurs rapports, mais les
seconnoiffant fon être illégalité preffans ; ils le font encore aujourd'hui:
befoins pouvoient
& avoué pour arrêter les défordres
il faut donc un corps légal municipal eft le feul moyen trouvé
s'il en furvient le ; un décret corps du 8 mars, fans nuire aux droits du
&x avoué par
Et c'eft d'après ces vérités im
pouvoir exécutif ou judiciaire. repréfenté comme il eft dit, adreffe
portantes, 7 que le quartier, à tous MM. les adminiftrateurs, tende nouveau une requête du quartier en paroiffe, &sil n'y
dante aux fins d'éreétion
des procès verbaux d'ap
pas d'inconvénient à Thomologation des limites de ladite paroille
pofitionde bornes ou reconnoilfance de lui
VOS bons offices pour accé
le quartier vous fupplic
prêter relativeà ladite éreétion, & l'ho
lérer l'ordonnance à intervenir verbal de reconnoiffance de limites de la
mologation du procès
au confeil de ladite ordonnance, , fux
paroilfe, 2 8cl'enregiftrement de M. le procureur général du roi. Nous nou
le réquifitoire fête d'ètre dans vos fages principes & d'entreteni
faifons une
liaifon d'amitié & de confraternité.
Nous fommes avec fraternité,
a1:1,
Meffieurs,
Vos très humbles & trè
obéiffans ferviteurs
Olliviermareille; maire 5 Crefpy, échevin; S. Char
Signé,, pentier, , Gaudaire, Nache.
MM. les officiers de la municipalité du Port-au-Prince.
AU PO R' T-A U-P RINCE,
chez CHAIDRON & compagnic
De FImprimerie nationale,,
vis-à-vis la comédie. --- Page 25 --- --- Page 26 --- --- Page 27 ---
E775
T653 -A
1-S.20
J. a --- Page 28 ---