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SU IT E
Dss lettres adrelkes par difirentes municipalitts de la
col.nie, d cclle di Port-au Prince.
No. 6.
Meflicurs,
Nous avcns reçu avec T'honneur de vos lettres des 13 & 17
du courant, les piéces cqui y étoient jointes.
Nous avions conçu quelques inquiétudes au premier bruit
dasgrands mouvemens qui ont eu lieu dans votre ville, & nous
avons été agréablement flattés d'apprendre que la paix, la tranquillité & la parfaire union n'ont jamais été plus uniformes
mi vous 2 que dans ce moment. Nous vous defirons bicn TRRE
rement la continuité de Çes précieux avantages 9 & nous faifons des voaux pour qu'ils fe perpétuent dans la colonic.
Nous avons fhonneur d'être fort cordialement,
Melflieurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles &i
très-obéiffans ferviteurs,
Lcs membres du comité de Jean-Rabel.
Signi, Pellier, préfident ; Baillard, fecrétaire adjoint,
Jean-Rabel, 24 mars 1791.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince, --- Page 4 ---
Au Terrier-rouge, 24 mars 17)1.
Meflieurs & chers compatriotes 2
Ceftavec un nouveau plaifir
nous avons appris par vetre
dépèche du 17 courant 2 que RUE paix & la tranquillité continuent de régner parmivous. Vous avez fais ceffer nos inquicrudes
qu'on fe plaît à augment.r. Votre correfpondance avec M, le
général, votre arrêté du 17 , rendus publies, ne peuvent que
produire un bon effet. II en fera de même de la publicité que
vousdonnerez auxlettres quevous recevrez de routeslespareiffes.
Nous communiquerons toutes VOS dépêches à la prochaine
affemblée de paroiffe, & nous ferons charmés que vous veuillez
bien entretenir avec nous une correfpondance fuivie.
Faites-nous également le plaifir de nous adreffer la proclemamation du 3 de cc mois, de M. de Blanchelande, relative aux
marques diftinétives : nous ne la connoiffo:s pas.
Nous avons l'honneur d'étreavecleplus fraternel attachement,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs D
Les membres du comité permanent du Terrier-rouge.
Signé, Leger Duyal, préfident du comité, & chargé de la correfpondance,
ir de nous adreffer la proclemamation du 3 de cc mois, de M. de Blanchelande, relative aux
marques diftinétives : nous ne la connoiffo:s pas.
Nous avons l'honneur d'étreavecleplus fraternel attachement,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs D
Les membres du comité permanent du Terrier-rouge.
Signé, Leger Duyal, préfident du comité, & chargé de la correfpondance, --- Page 5 ---
A Aquin, le 27 mars 1791.
Meffieurs & chers compatriotes,
Nous recevons toujours avec une nouvelle fatisfastion l'affurance que vous nous donnez que la paix & l'harmonie continuent de régner dans votre ville. Nous nous flattons
le
qui va voir confolider ce bonheur & le rendre durable que jour la
colonic entière, 3 n'eft pas éloigné, La conftitution qui nous pour eft
promife va s'établir ; 8c malgré les efforts des ennemis du bien
public, nous jouirons bientôt des fruits de l'heureufe
tion.
régénéraLe parti de la bonne caufe groffit chaque jour dans notre
roiffe: : des hommes de bonne-foi, égarés faute de fe rendre pafrères compte de leurs penfées 9 ont été accueillis de la part de leurs
comme méritent de l'être des viétimes de la féduéion.
Puiffent-ils fentir tous également le prix de la révolucion.!
Nous voyons par les lettres de différentes municipalités de
la colonie adreflées à la vôtre jufqu'à ce moment &x
nous vous demandons la fuite avec inftance,
dont
font animées des mêmes fentimens, & également queles éprifes paroifles de
l'amour de la liberté. Cette uniformité de
efler d'un
incérêt qui nous eft commun, 9 nous fait principes, Cela nous
tira des entreprifes du pouvoir exécutif, plaifir. contre
garanfaurions être trop en garde.
lequel nous ne
Nous avons Thonneur d'être avec un fraternel attachement,
Mellieurs &c chers compatriores,
Vos très humbles & très
obéiflans ferviteurrs,
Les officiers municipaux d'Aquin.
Signé, Maupin, maire ; Durand, officier municipal.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Princc,
9 nous fait principes, Cela nous
tira des entreprifes du pouvoir exécutif, plaifir. contre
garanfaurions être trop en garde.
lequel nous ne
Nous avons Thonneur d'être avec un fraternel attachement,
Mellieurs &c chers compatriores,
Vos très humbles & très
obéiflans ferviteurrs,
Les officiers municipaux d'Aquin.
Signé, Maupin, maire ; Durand, officier municipal.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Princc, --- Page 6 ---
Meflieurs & chers compatriotes ?
Nousavonsreçu lcs deuxlettresdont vous nousavez honorés;
les 17 & 20 du courant 5 ainfi que toutes les pièces que cette
première nous annonce : elles nous confirment de plus en
votre
plus
que
fublime conduite, daas la nouvelle crife qui vient
de régénérer la colonie, imitée par toutes les paroiffes, qui
n'ont jamais eu d'autres defirs quie cclui de
avec leurs
frères d'Europe les douceurs de la liberté conquife, partager ramènera
les cfprics les plus égarés, les égoiftes les plus opiniâtres à
l'axiome inconteftable, que cette colonie, fefant partie de l'empire françois, ne peut être régic diféremment ; & que la
paix & Ja tranquillité, dont tout annonce qu'elle va jouir
déformais, font les plus précieux de tous Jes
- Nous n'oublierons
chers
avantages.
devons
jamais,
compatriotes 2 que nous
ce grand bien, ce mieux-être, à votre fermeté & à
voire civifme 3 que nousle devons aufi au courage & au patriotifine des braves officiers &c foldats des régimens de Normandie,
d'Artois & du corps royal d'artillerie, auxquels nous renouvelons le témoignage de notre reconnoiffance 8c de notre fraternel attachement, que nous vous prions, chers compatriores,
de leur tranfmettre.
Nous avons vu, avec attant de forprife que de chagrin
les imputations faites à la conduite de ces généreux défen- ;
feurs de notre liberté, dans ia proclamation de M. le lieutenant général au gouvernenient. Elcs font trop incompatibles
avec le civifinc qu'ils Ont démontré en arrivant 2 avcc toute leur
conduite ulérieure. 2 &c avec le fentimenit qui caraétérife le militaire patriote , pour avoir pu altérer l'opinion méritée
que nous en avons 2 & que nous vouons à la poftérité.
Iln'eft pas douatcux que M. de Blanchelande, inftruit par
votre correfpondance de Ia fauffeté des rapports que des enne,
compatibles
avec le civifinc qu'ils Ont démontré en arrivant 2 avcc toute leur
conduite ulérieure. 2 &c avec le fentimenit qui caraétérife le militaire patriote , pour avoir pu altérer l'opinion méritée
que nous en avons 2 & que nous vouons à la poftérité.
Iln'eft pas douatcux que M. de Blanchelande, inftruit par
votre correfpondance de Ia fauffeté des rapports que des enne, --- Page 7 ---
mis du bien public lui ont faits; ; quie la plus grande harmonie
règne dans cette ville, & que fa préfence y eft vivement defirée,
ne fe décide à venir jouir de ce doux fpe@acle, & à coopérer
au bonheur de tous. Nous l'approndrons avec une bien vive
fatisfagtion.
Nous déplorons avec vous , chers compatriotes 2 la perte que
la nation a faite de M. le commandeur de Villages, de CC
digne chef de la flation.
Nous avons Thonneur d'être avcc la plus intime confraternits,
Meffieurs & chers compatriotes $
Vos très humbles &c
très obéiffans ferviteurs,
Les offciers municipaux.
Signé, Fournier de l'Hlermitage 3 maire ; Funeb de Péranon $
procureur-fyndic 3 Ulrior; fecretaire-grefier ; Lacour, oficiermunicipal.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Torbeck 5 ce 24 mars 17916
Meffieurs & chers compatriotes 9
Nous avons reçu fuccefTivement vOS paquets des 17 & 20
de Ce mois 5 vOuS ne devez pas douter du plaifir qu'ils nous
ont fait 3 déjà inftruit de ce que font capabies tous les ennemis de notre rigén.ration. 2 vous ne devez pas craindre que nous
d onnions aucune créance à tout ce qué leur méchanceré pourroit
répandre contre la douce tranquillité dorit vous jouifez après
les horreurs cruelles qui vous Orit agités : nous n'ajonterons
OS paquets des 17 & 20
de Ce mois 5 vOuS ne devez pas douter du plaifir qu'ils nous
ont fait 3 déjà inftruit de ce que font capabies tous les ennemis de notre rigén.ration. 2 vous ne devez pas craindre que nous
d onnions aucune créance à tout ce qué leur méchanceré pourroit
répandre contre la douce tranquillité dorit vous jouifez après
les horreurs cruelles qui vous Orit agités : nous n'ajonterons --- Page 8 ---
<
foi qu'à ce que votre correfpondance & les papicrs publics
nous apprendrons.
Nous voyons avec plaitir que vous ayez eu la précaution
d'inftruire l'affemblée nationale dcs événemens qui vous ont
rétablis dans VOS droits; nous eftimons que c'eft une marche que
vous devez fuivre conitamment par tous les moyens poffibles,
pour déjouer les complots de tous nos ennemis 7 qui ne manqueroient pas d'ufer de viserte pour furprendre encore l'affemblée nationale, & la prévenir contre nous ! Les méchans font
fi éveillés 9 fi aétifs ! C'eft à notre avis une des plus grandes
fautes qu'ait fait l'affemblée de Saint-Marc ; forte de fes bonnes
intentions, elle s'eft endormie dans une folle fécurité, & lcs
pervers ont profité de fa confiance pour envenimer ies
aétions 6 & leur donner l'apparence des crimes aux yelix de
nosligiflareurs.
Nous vous invitons 9 chers compatriores 9 à nous courinuer
votre correfpondance, & de n'omettre aucun détail qui pourroit
intéreffer lc bien public. Nous aurons également l'attention de
vous inftruire de tout ce qui pourra vous-intéreffer.
Nous fommes fachés dc la mort de M. le commandcur de
V.llages. Quoique nous ne lc connuffions pas, noi S penfons que
le goi ne lui eût pas donné l'importanre miflion dont il étoit
chargé, fi fes principes & fon patriorifme n'euffent pas été bien
con u:,
Ci-joint la copie d'une lettre que nous avons écrite avjourd'hui à M. le général, parceque nous penfons qu'il cft du bien
public qu'il reprenne fa réfidence aul Port-au-Prince.
Nous fommes tres-fraternellement >
Me.fieurs & chers compatriotes 7
Vos très humbles &c très
obciffans ferviteurs,
Les officiers municipaux de Torbeck.
Signé, Saint-Martin, maire i Lezongar Laffalle; fecrétairegreffier.
:,
Ci-joint la copie d'une lettre que nous avons écrite avjourd'hui à M. le général, parceque nous penfons qu'il cft du bien
public qu'il reprenne fa réfidence aul Port-au-Prince.
Nous fommes tres-fraternellement >
Me.fieurs & chers compatriotes 7
Vos très humbles &c très
obciffans ferviteurs,
Les officiers municipaux de Torbeck.
Signé, Saint-Martin, maire i Lezongar Laffalle; fecrétairegreffier. --- Page 9 ---
Copie d'une lettre de la municipalité de Torbeck à M. le général.
Torbeck. , le 24 mars 1791.
Monfieur le général,
Nous avons l'honneur de vous adreffer ci-joint In copie de la
délibération de cette paroiffe du 20 de ce m cis, la quolle, uttendu
le trop peric nombre de citoyens cempofant T'aflemblcc, 2 remis
au dimanche 3 avril à procéder à Péledtion des dépurésà l'affem
blée coloniale.
Soufirez, monfieur le général, que nous vous témoi
gnions nos regrets du parti que vous avez Cru devoir
prendre de vous rerirer au Cap, en raifon des év nemens
qui Ont eu lieu au Port-au-Prince. Quelqu'afligeans
zient été, le calme y eft parfaitement rérablis tous qu'is les
ciroyens vous y defirent ; & jugeant de leurs fentimens par les
nôtres, nous fommes affurés qu'il n'en eft aucun qui ne fervit
avec joie de rempart au repréfenrant d'un roi l'idole de fon
ple, contre .Ouls ceux qui oferoient manquer à la profonde véné- peuration qui eft due à ce digne repréfentant.
Permettez, M le général, que nous follicitions le retour à
votre confiance
les ciroyens du Port-au-Prince. Votre
éloignement TOTLREIS leur fenfibilicé, & pourroit donner fur
leur Joyauts d'injuftes foupçons, guc les mal-intentionnés
accrédaervent avec empreflement, pour tâcher de bouleverfer
encore cette maiheureufe colonie,
Nous joindrons à ce motif du bien général un fentiment d'intérêt perfonnel, que nous nous permettons de vous repréfenter.
Latranquilird des citoyens de cette paroiffe peut exigerder recourir à l'autorité & aux lumières de leur général, 3 & ilnous feroit
bien plus long dc vous les demander, Monfieur 3 au Cap qu'au
Port-au-Prince.
Nous avons l'honneur d'être, &c.
Certifié conforme. Signé, Lezongar Laffalle, , fecrétaires
greffier.
iment d'intérêt perfonnel, que nous nous permettons de vous repréfenter.
Latranquilird des citoyens de cette paroiffe peut exigerder recourir à l'autorité & aux lumières de leur général, 3 & ilnous feroit
bien plus long dc vous les demander, Monfieur 3 au Cap qu'au
Port-au-Prince.
Nous avons l'honneur d'être, &c.
Certifié conforme. Signé, Lezongar Laffalle, , fecrétaires
greffier. --- Page 10 ---
Petit-Trou, le 28 mars 179I.
Meflicurs 8: chers compatriotcs, 2
Nos travaux fufpendus depuis lc 4 décembre dernier 2 nous
ayant permis de vous tecufer feulement ily a quinze jours la réception de l'envoi que vous nous aviez fait de vOS travaux 2 &c
dc T'heureufe régénération quis'eft crérée dars votre ville,&: par
contre-coup dans la totalité des paroifles de Toueft 8: du fud.
L'affembiée de paroiffe que rousevons eue hier nous ayant
fait reprendre nos fonclions, nous met à même, Mcficurs &
chers compatricics 2 de remplir des devoirs bicn chers à nos
cocurs;c'clt la felic tation que nous vous devons fur la conquête
qie vous avcz faite de 1 otre liberté, &] la modération partaite
quia fuivi votre triomphe, qui, par ce moyen, fera fans doute
conftant 1 maitérabie, & celui auquel nous reconnoiffons fi
bien nos frères.
Enfuité les remercimens que rous devons à nos frèrcs les citoyens militaires des bataillons d'Artois 8 Normandie & le corps
royal d'artillerie.Soyez, chers compatr'otes nos interprêtes auprès
de ces frères, & dites-letr çue notre recoanoiffance fera éternelle, aindi que l'inviolable & fraiernel attachement que nous
leur avons voués pour la vic,
Meflieurs & chers compatriotes 7
Vos très humbles &
très obsiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité du Petit - Trou.
Signé , Chevalier 7 premier échevin ; Rouxel de Saint-Maurice sjecond échevin; Compans, notable 5 Pigeon, 2 fecrétaireEreffier ad hoc.
P. S. Nous vous prions inftamment de vouloir bien continuerànons faire part de vQS travaux & avis fur la route à tenir,
pour la vic,
Meflieurs & chers compatriotes 7
Vos très humbles &
très obsiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité du Petit - Trou.
Signé , Chevalier 7 premier échevin ; Rouxel de Saint-Maurice sjecond échevin; Compans, notable 5 Pigeon, 2 fecrétaireEreffier ad hoc.
P. S. Nous vous prions inftamment de vouloir bien continuerànons faire part de vQS travaux & avis fur la route à tenir, --- Page 11 ---
Au Dondon > le 18 mars 179X.
Mefficurs & chers compatriotes. ,
Nous avons reçu votre adreffe aux citoyens de cette paroiffes
en date du 6 de ce mois, & nous la leur avons communiquée de
fuire. Ilsy ontvuainfi que nous avecla plus vive fatisfation que,
grace aux difpofitions généreufes 8 patriotiques de nos brave frè
res d'Europe 7 compolant les différens corps de la flation, & à
l'heureux retour du régiment du Port-au-Prince, vous avez enfin
fecoué le joug du defpotifme odieux fous lequel vous gémifliez
depuis fi long-temps 2 & qui nous menaçoit tous ; car il eft indubitable qu'il exifte une coalition intime entre tous les partifans
de l'ancien régime, & tous les intéreffés au maintien des abus 9
tendant à nous replonger, s'ils le pouvoient, dans toutes les horreurs du pouvoir arbitraire,
Nous voyons comme vous, Meflieurs & chers compatriotes,
avec un vifr regret la fcène fanglante qui a terni en quelque forte
cette époque mémorable: : ces aêtes d'effervefcence répugnent
toujours aux coeurs honnêtes & paifibles: il vaudroit infiniment
mieux que ce fut la nation qui nous, ett fait juftice de ceforcené;
mais f jamais cas fut graciable, certainement ce doit être celuilà, puifque cet exempie terribleramène ces égoiftes ifentes aux
fentimens qui caradtérifent Fhonnête & le vrai citoyen., & leur
fair fentir que le bonheur de tous peut feul fixer à jamais la
paix & la tranquillité parmi nous.
Veuillez donc, s Meflieurs & chers compatriotes,, recevoir.
notre organe la félicitation fincère des ciroyens de cette
fur votre retour
oLlir
à la liberté : leurs fentimens & leurs principes
ont conftamment été les vôtres 2 & ils Ont vivement fenti tous
VOS maux. Ils vous prient également de vouloir bien être leurs:
N 6
que le bonheur de tous peut feul fixer à jamais la
paix & la tranquillité parmi nous.
Veuillez donc, s Meflieurs & chers compatriotes,, recevoir.
notre organe la félicitation fincère des ciroyens de cette
fur votre retour
oLlir
à la liberté : leurs fentimens & leurs principes
ont conftamment été les vôtres 2 & ils Ont vivement fenti tous
VOS maux. Ils vous prient également de vouloir bien être leurs:
N 6 --- Page 12 ---
IO
interprètes auprès de nos dignes & braves frères de Normandie,
d'Artois, du corps royai d'artillerie, en un mot de rous les corps
& équipages compofant la fation, & du régiment du Port-auPrince.
Nous participons comme vous à leurs bienfaits, & nous
partagcons fincérement votre reconnoifiance à leur égard.
Sans avoir été expofés auffi direêtement que vous aux vexations du pouvoir arbitraire, nous n'en avons pas moins éprouvé
des tracafferies de toute efpèce, partant du même principe. Nous
avons conftamment eu deux partis dans cette paroife, mais
heureufement celui de la bonne caufe a toujours été le prédominant. Ce qui vient de fe paffer chez vous commence à
faire ouvrir les yeux à plufieurs du parti contraire que l'on
avoit abufés, & nous avons I'heureufe perfpeétive de voir
bientôt parmi nous une réunion générale : votre exemple, chers
compatriotes, n'y contribuera pas peu.
On cherche autant qu'on peut, dans cette dépendance. , à
dénaturer les faits relatifs aux événemens dont vous nous avez
fait le détail, & à jeter de l'incertitude dans les efprirs; mais
lesparriotes ne prendront pasle change, & ils trouveront comme
nous dans VOS adreffes tous les caraétères de l'évidence la mieux
démontrée.
Nous vous engageons, Mefieurs & chers compatriotes, à
vouloir bien correfpondre avec nous, & nous inftruire de tout
ce qui pourra fe paffer d'intéreffant dans votre ville concernant
le bien général. Nous nous engageons à en faire" autant de
. notre côté: c'eft le feul moyen de mettre de l'enfemble dans
1 nos difpofitions, & de déconccrter les projets des mal-intentionnés.
Nous avons l'honneur d'être avec un fincère & fraternel
attachement,
Meffeurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité du Dondon.
Signé, Delatour 2 maire 5 & Couffue 2 procureur-fyndic.
autant de
. notre côté: c'eft le feul moyen de mettre de l'enfemble dans
1 nos difpofitions, & de déconccrter les projets des mal-intentionnés.
Nous avons l'honneur d'être avec un fincère & fraternel
attachement,
Meffeurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité du Dondon.
Signé, Delatour 2 maire 5 & Couffue 2 procureur-fyndic. --- Page 13 ---
Il
P. S. Nous cuvrons notre paquct qui étoit prêt à
pour vous accufer la réception de votre feconde partir,
aux citoyens de cette paroiffe, en date du 13 de ce lettre
& de la copic imprimée de VOS adreffes à l'Affemblée mois,
nationale, au roi &c aux chambres de commerce dc
Nous allons leur communiquer de fuite toutes CCS France.
intéreffantes: elles font bien faites affurément
pièces
la nation fur les
pour éclairer
colonie
rifques qu'à courus cette malheureufe
2 & pour lui faire connoître les perfonnages fur le
rapport defquels clle a jugé nos repréfentans. Puiffe-t-clle
d'après celà, leur rendre la juftice qu'ils méritent.
MM. les oficiers municipaux du Port-au-Prince.
Cap-Tiburon , 26 mars 1791.
Meffieurs & chers compatriotes 9
Depuis notre lettre du 19 du courant nous avons
les
vôtres des 17 &x 20 de ce mois: la première renfermoir un reçu exemlaire des lettres que l'affemblée provinciale du nord &
tes municipalités de la colonie vous ont adreffées 3 un différende votre correfpondance jufqu'à ce moment avec M. exemplaire le' lieutenant général au gouvernement, & enfin un exemplaire de votre
arrêté en date dudit jour 17 fur la proclamation de M. de
Blanchelande du I2 de ce mois.
La leêture réflcchie de toutes ces pièces, la comparaifon de
l'état de votre ville à celui où elle fe. trouvoit avant T'arrivée
de la flation 5 le retour de la tranquillité dans la partie du frd ;
la réunion prefque entiére de tous les citoyens 2 qui ne s'eft
opérée depuis cet heureux moment dans les parties de l'oueft
& du r
mieux que ne pourroient le faire les écrits
les plus CaECrOnd combien font fauffes les impucations faites aux
généreux défenfeursde notre liberté expirante, la providence
femble avoir dirigés vers vous 2 malgré tous Ruc
avoit mis en ufage pour les en éloigner, afin d'entretcnir moyens qu'on lcs
les citoyens 2 qui ne s'eft
opérée depuis cet heureux moment dans les parties de l'oueft
& du r
mieux que ne pourroient le faire les écrits
les plus CaECrOnd combien font fauffes les impucations faites aux
généreux défenfeursde notre liberté expirante, la providence
femble avoir dirigés vers vous 2 malgré tous Ruc
avoit mis en ufage pour les en éloigner, afin d'entretcnir moyens qu'on lcs --- Page 14 ---
tz
divifio ) > fomenter des infurreÉtions,& opérer enfin la fubverfion totale de la colonie.
tout ce:
Nos concitoyens convaincus de ces vérirés d'après
dont ils Ont éré les témoins 2, & que nous ne devons notre fermeté confervation & la paix dont on'a commencé à jouir qu'ala
& au patriotifme des commandans & des troupes envoyées par
la nation 2 nous chargen: de leur voterles plus fincères remercimens &c l'affurance du plus fraternel attachement 2 conformément à la délibération prife cc jourà ce fujet,nous vous prions
de vouloir bien nous fervir d'inter prète auprèss de ces refpedales & généreux défenfeurs de la réginération pour leur fairsconnokre toute l'étendue de notre les grarirude. vôtres fur la mort de M. le:
Nous mêlons nos regrets avec
commandeur de Villages que nous apprend V otre dernière.
Nous vous prions de ne rien nous laiffer ignorer de ce
vous intéreffer, & d'ètre bien perfua és que rien ne:
qui pourra flattera autant que l'entretien d'une correff ondince fuivie:
nous
avec vous.
nous conformonsaux décrets de l'affemAinfi que vous,nous
à cet
blée nationalesnous avons fait notre profefl.on defoi
égard.
dès le 27 août dernier.
Nous avons Thonneur d'être avec. les fentimens les plus.
fraternels,
Meffieurs &c chers compatriotes 2 Vos très humbles & très
obciffans ferviteurs..
Les membres de la municipalité.
Signé, CREUSAC, maire, COUTURIER-DE-FLOTTE 2 officier
municipal, GAUVRY 2 fecrisaire-groper.
AMENOE
X Ntr 2 D2 t4sassineneesE3SSS32EF5EsSSeA0EreIciErs a
AU PORT T-A U-P RIN CE,
De lImprimerie nationale, chez CHAIDRON &x compagnie 9
vis-à-vis la comédie.. --- Page 15 --- --- Page 16 --- --- Page 17 --- --- Page 18 ---