--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Habu Uarkr SBrolon
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E
Suite des lettres adreftes par difirentes municipalials de
la colonie, 2 à celle du Port-au-Frince.
No, IIL
Extrait des regiftres des délibérations de la municipalité du Portau-Prince , ifle Sain-Domingue.
Auoun'sur vingt-trois mars mil fepr cent quatre-vingtonze, le confeil générale de la commune afemblé, ouverture a
été faite de différens paquets.
La municipalité, oui fur CC le procureur de la
arrête que conformément à fon arrêté du 16 courant, commune, lcs dif- 9
férentes lettres ou paquets à elle adreffés par diverfes municipalités feront imprimés & adreffés aux affemblées provinciales du nord & du fud , & à toutcs les municipalités & paroiffes
de la colonie. 9 à l'effet de conftater ledit témoignage de fatisfaction que reffentent toutes les parties de la colonie, de Pheureux
retour à la liberté, du bon ordre qui s'y établit, & de la manière loyale & généreufe avec laquelle les citoyens précédemment divifés, fe réuniffent de toutes parts.
Déclare la municipalitépour répondre à différentes demandes
qui lui ont été faites 9 que la tranquillité la plus parfaite règne
au Port-au-Prince, que tous les pouveirs font en aétivité, & que
la réunion des efprits qui s'eft faire depuis le cinq de ce mois 3
n'a pas été altérée un feul moment.
Fait & arrétélefdits jour, mois & an fufdits.
Signe, LEREMBOURE père, maire.
MALAHAR fecrivaire-grefiers
itépour répondre à différentes demandes
qui lui ont été faites 9 que la tranquillité la plus parfaite règne
au Port-au-Prince, que tous les pouveirs font en aétivité, & que
la réunion des efprits qui s'eft faire depuis le cinq de ce mois 3
n'a pas été altérée un feul moment.
Fait & arrétélefdits jour, mois & an fufdits.
Signe, LEREMBOURE père, maire.
MALAHAR fecrivaire-grefiers --- Page 6 ---
%
MM. les officiers" municipaux du Port-au-Prince:
Cap-Tiburon, le 12 mars 1791
Meffieurs & chers compatriotes.
C'EST avec une vraie fatisfaétion que nous commencens une
correfpondance avec vous 2 en répondant à la lere que vous
nous avez fait l'amitié de nous écrire le 6 du courant.
Notre attente n'a point été trompée 2 car nous comprions que
l'arrivée de la ftation produiroit de grands changemens à l'avantage de la colonie ; mais nous n'imaginions pas que la fn tragique de M. Mauduit en feroit le commencement.
Votre municipalité s'eft formée fous les plus heureux aufpices, au moment même où M. de Blanchelande, lieutenant
géneral, fembloit ne vouloir plus en reconnoitre aucune. Sa
conduite envers nous 2 qui dans la circonftance ne fauroit
être confidéré comme un oubli, nous le démontre. Le marguillier, le commandant pour le Roi en cette ville 2 reçurent le
4 de ce mois, de fon envoi 2 le décret du 12 o8tobre dernier,
fanêtionné le Roi le 22 du même mois. Et quoique la tranfcription fur par les regiftres des municipalités en foit expreffément Ordonnée, lai nôtre ne reçut rien :nous crûmes devoir différer jufqu'a
CC courrier , à lui témoigner notre furprife 2 ce que nous faifons
par notre lettte de ce jour 2 dont ci-inclus copie.
Nous ofons efpérer que déformais les établiffemens populaires,
modelés en cette colonie fur ceux de la mère-patrie, n'éprouveront point le fort que les ennemis de la régénération leur
préparoient.
avec
& reconnoiffance les nou
Nous recevrons toujours
plaifir
yelles quc vous voudrez bien nous participer,
à lui témoigner notre furprife 2 ce que nous faifons
par notre lettte de ce jour 2 dont ci-inclus copie.
Nous ofons efpérer que déformais les établiffemens populaires,
modelés en cette colonie fur ceux de la mère-patrie, n'éprouveront point le fort que les ennemis de la régénération leur
préparoient.
avec
& reconnoiffance les nou
Nous recevrons toujours
plaifir
yelles quc vous voudrez bien nous participer, --- Page 7 ---
Nous avons l'honneur d'être très-fraternellement, ;
Meflieurs & chers compatrioces,
Vos très-humbles &
très-ob.iffans ferviteur.
Les membres dc la municipalité du Cap-Tiburon.
Signé, GENSAC, maire ; COUTORIERDESLOTTE, oficiersmunicipal; 5 GAUVRY, feeréraire-grefer.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince,
Au Limbé, ce 14 mars 1791;
Mefficurs & chers compatriotes,
Nous avons reçut la lettre que vous nous avez l'honneur de
nous écrire s en date du IO courant, accompagnant la délibération de votre paroiffe, & par le courrier
précédent 2 celle qui
nous informoit des événemens que vous avez éprouvés ; le dés
tail qui nous avoit été donné par un quidam de la Croix-desBouquets 3 nous avoit jetés dans la plus grande confternation:
ce qui augmentoit nos alarmes, étoit la crainte
infpiroit de la coalition d'individus qu'on cherchoit qu'on à nous
votrc première lettre 2 du 6, nous a
en nous gagner :
tranquillifés 2
informant que la réunion de tous les citoyens de votre ville avoit
été la fuite du malheureux événement, dont M. Mauduit a été
la viétime ; votre feconde nous confirme que cette réunion
fe fortifie ; l'ordre & la paix cn feront néceffairement la
& nous
fuite,
avons lieu d'efpérer que la colonie nc fera plus
divifée comme malheureufement elle l'a été jufqu'àce moment. --- Page 8 ---
comme
Infruifez-nous de tout ce qui peut vous intéreffer,
nous le ferons de notre côré.
attachement,
Nous avons Thonneur d'être avec un fraternel
Meffieurs & chers compatriotes,
&
Vos très-humbles
trec-obéiflans ferviteurs.
Les officiers municipaux.
Signé, JOUBERT 2 maire ; BERTRAND D,Jecrbsiregrefion
du Port-au-Prince.
MM. les officiers municipaux
Meffieurs & chers compatriotes e
la lettre dontvous avez honorés,
Nous avons recu avec plaifir
de vos travaux
le 13 du courant, accompagnant un exemplaire nationale, au Roi -8
que vous avez adreffés à PAffemblée
aux différentes places de commerce. Meffieurs & chers compaNous ne pouvons qu'applaudir,
vous avez
triotes, à la manière fimple & ferme avec laquelle de vous médémontré des vérités qui ne peuvent pas manquer défirons bien que la'
riter une approbation générale 5 nous
du gouverdu nord foit affez éclairée fur la conduite
bien
partic
feconder la révolution que vons avez fi
nement, 2 pour
à ce but fi deficommencé à opérer > car nous ne parviendrons union
de
& une
générale
rable, 2 que par un rapprochement
toutes les parties de la colonie.
nos déNous avons nommé hicr, en affemblée de paroiffe, 9
coloniale. La majorité a porté à cette placa
putés à T'affemblée
Nous defirons
M. Thouin, député, & M. Darnaud, fuppléant.
que l'éleétion foit générale,
à opérer > car nous ne parviendrons union
de
& une
générale
rable, 2 que par un rapprochement
toutes les parties de la colonie.
nos déNous avons nommé hicr, en affemblée de paroiffe, 9
coloniale. La majorité a porté à cette placa
putés à T'affemblée
Nous defirons
M. Thouin, député, & M. Darnaud, fuppléant.
que l'éleétion foit générale, --- Page 9 ---
A votre exemple, Meffieurs & chers
compatriotes 2 nous
eamptons faire une adreffe à l'Aflemblée nationale. 2 pour lui
témoigner toute la joie que nous reffentons de l'heureufe révolution qui s'eft opéréc dans votre ville,
Nous avons l'honneur d'être avec un fraternel attachement,
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Grand-Goave.
Grand-Goave, 14 mars 1791.
Signe, DAVIDROY, maire ; DARNAUD, eficier-municipal;
RICORDEAU, greffier.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince,
Meflieurs & chers compatriotes $
Les citoyens de cette paroiffe ont déféré à leur
lité le droit de faire l'ouverture des paquers & lettres municipa- à leur
adreffe; c'eft à ce titre que nous avons fait celle des deux qui
cOntiennent VOS lettres, des 6 &10 du courant. La
fait le rapport de l'événement furvenu dans votre ville première ; & la
dernière. 2 l'affurance que la tranquillité y règne, & que tous
s'y font réunis d'opinions & d'aétions.
Meflieurs &c très chers compatriotes, la commune de cetté
roiffe & fes officiers municipaux ont toujours defiré & fait pa- des
voeux pour cette réunion fi effentielle au bonheur de
mais qui ne peut àvoir de ftabilité, qu'en s'opérant tous des $
principes d'humanité & de juftice, vrais fupports de I'honneur paf
& de T'oppreffion; convaincus que ce font les bafes fur lefquelles
lieurs &c très chers compatriotes, la commune de cetté
roiffe & fes officiers municipaux ont toujours defiré & fait pa- des
voeux pour cette réunion fi effentielle au bonheur de
mais qui ne peut àvoir de ftabilité, qu'en s'opérant tous des $
principes d'humanité & de juftice, vrais fupports de I'honneur paf
& de T'oppreffion; convaincus que ce font les bafes fur lefquelles --- Page 10 ---
intentions font de l'établir 7 nous vous prions d'agréer les
vos
de notre gratitude 2 comme de nos fouhaits pour que
a'furances
à la réuflite de ce grand ceuvre 5 VOuS ajoutercz
rien ne s'oppofe
VOs progrès.
à notre reconnoiffance en nous communiquant habitans la cololes
françois
- Une adreffe à tous
citoyens
faite & envoyée par M. Blanchelande,
nie de Saint-Domingue,
qu'accompagne fa lettre,
lieutenant au gouvernement général, à tous les corps municien date du 12 de ce mois 2 adreffée
de la colonie, réou des comités de police des paroiffes
paux,
tant fur votre fort que fur celui de toute
pand des inquiétudes
chers frères,
la partie françoife de cettê colonie; cette alternative, defirent
eft bien afligeante pour des coeurs qui ne refpirent & ne
l'ordre, la paix 8 l'union ! Enfin, nous fommes réfignés
que
foient les événemens, nous prendrons le
1 tout, & quels que
de notre coeur & de nos
parti que nous indiquera la pureté
intentions.
I'honneur d'être avec les fentimens de la plus
Nous avons
fincère fraternité,
Meffieurs & chers compatriotes, 2 Vos très-humbles &
très-obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux,
Au Port-Margot, le 15 mars 1791.
:
Signé, DAVID LANOUE, maire, par intérim.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Fort-Dauphin 2 15 mars 1791:
Meffieurs & chers compatriotes 2
Nous avons reçu aveci une vraie fatisfaction, votre lettre datée --- Page 11 ---
du IO du courant : elle nous apprend que la paix & l'harmonie
règnent chez vous 7 & que le bon ordre y eft rétabli.
Nous nous emproflons à vous annoncer que tous lcs
de cette paroiffe feront tous flattés de correfpondre
citoyens
avec vous;ils
vous prient de continuer & de nous adrcffer le plus fouvent
vous pourrez, tous les détails de ce qui eft arrivé dans votre ville que
depuis le 4 du courant 2 & ce qui exifte aétuellement, , afin que
nous fachions, au plus jufte 2 ce qu'il en eft ; on fe plait à nous
écrire le contraire. Nous defirerions auffi favoir quelle eft la conduite des troupes que la ftation a amenées de France.
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens d'attachement
les plus frarernels 2
Meffieurs & chers compatriotes,
Vos très-humbles &c
très-obéiffans ferviteurs.
Les membres du comité permanent du Fort-Dauphin.
Signé, CATINER , préfident ; DE HOGUES, commifairerapporteur.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Meflieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu l'honneur de VOS lettres & pièces y jointes
des 6, IO & 13 mars : à peine fortis des troubles qui nous
ont fi cruellement agités, nous n'avons pu encore nous raffembler.
Nous nous bornons aujourd'hui à vous faire nos fincères
remerciemens du foin que vous avez bien voulu prendre de
fident ; DE HOGUES, commifairerapporteur.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Meflieurs & chers compatriotes,
Nous avons reçu l'honneur de VOS lettres & pièces y jointes
des 6, IO & 13 mars : à peine fortis des troubles qui nous
ont fi cruellement agités, nous n'avons pu encore nous raffembler.
Nous nous bornons aujourd'hui à vous faire nos fincères
remerciemens du foin que vous avez bien voulu prendre de --- Page 12 ---
doit produire une farisfaStion génénous inftruire de ce qui
fincèrement
la vôtre en applaudiffant
rale : nous partageons de tolérance envers nos frères égarés.
à vOS généreux fentimens
être d'aufli longue
Puifle le calme que nous éprouvons, 2 à nous dire avec
durée que les fentimens qui nous portent
un fraternel atrachement,"
Mefficurs & chers compatriotes-,
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs
Les membres de la muninipalité,
A Cavaillon ce 15 mars 1791.
abfence:
Signé, LEFEBURE VIGNON 2 maire, par
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Meffieurs & chers compatriotes,
les détails de l'union
Nous avons reçu avec reconnoiffance dans votre ville : nous avons
& de la tranquillité qui règnent occafionnée le retour de la liberté
partagé l'alégrefle qu'a
étoient tombées fous l'ancien
dans les parties de la colonie qui
braves foldats
regime ; nous la devons cette liberté aux des
& des
citoyens qui ont brifé nos fers. La réunion
efprits dans-les
s'eft opérée dans cette paroiffe, ainfi que
coeurs qui
de la colonie 2 nous fait efpérer que nous ne
autres paroiffes le jouet de la tyrannie; elle étoit à fon comdeviendrons plus de paroiffe qui l'ait auffi bien fenti que iz
ble. Iln'eft point
nôtre, --- Page 13 ---
Nous allons vOUS faire Tefer, Meffcris & chers
la délibération de rotre parcife; ; clle cf relativeà cificrens ratictesa
cbjets, , & ne VOLIS laiffera aucun dcrte frrlcs fertimens de
tifme qui animent notre paroiffe. Veuilcz avoir la bonté de patrio- nous
continuer. votre correfpondance, & nous faire part de VOS fages
avis 5 nous ferons très-fatisfairs, Gi nous nous rencontrons dans
les moyens d'opérer le bien & la tranquillité générale pour lefquels nous avons été conftitués par le pouple.
Nousavons nommé nos @spweaafofombliseodoniuls, & nous
verrons avec la plus grande fatisfaétion, > l'inflant de fon inftallation. C'eft de ce centre commun de lumières & d'autorité
doivent éclore les beaux jours de cetre belle contrée,
que
Nous fommes avcc un fraternel arachement,
Meflieurs & chers compatriotes 2
Vos très-humbles &c
trés-obéifans ferviteurs.
Les officicrs municipaux.
Signé, DETERRABOUC, maire.
Petit-Goave, ce 18 mars 179L.
P.S. Nous avons reçu les différens imprimés que vous nous
avez envovés. Nous vous en remercions; rous aurions feulement
defiré que l'arrêté du confeil général de la ccn.mune càr L16
plus multiplié,
& chers compatriotes 2
Vos très-humbles &c
trés-obéifans ferviteurs.
Les officicrs municipaux.
Signé, DETERRABOUC, maire.
Petit-Goave, ce 18 mars 179L.
P.S. Nous avons reçu les différens imprimés que vous nous
avez envovés. Nous vous en remercions; rous aurions feulement
defiré que l'arrêté du confeil général de la ccn.mune càr L16
plus multiplié, --- Page 14 ---
JO
MM. les officiers municipaux 2 au Port-au Prince.
Meffieurs & chers compatriotes,
Nos avons reçu avec bien de la farisfation l'exemplaire de
vos premiers travaux, adrefés à PAfferabl'e nationale, au Ror,
8cc. fous le pli qui renfermoit la lerre, dont 1 Ous nous avez
honorés le 13 mars , & dont nous vous faifons nos fincères remercimens.
Nous fommes en paix, & dans une grande tranquillité depuis
l'arrivée de la ftation.
Nous avons Thonneur d'être avec un atrachement fraternele,
Meffieurs & chers compatrioics,
Vos très-humbles
8 obéiffans ferviteurs.
Les officiers municipaux de Saint-Louis.
Saint-Louis, 17 mars 1791.
Signé, Guro, maire.
MM. les officiers municipaux au Port-au-Prince.
A Aquin, ce 20 mars 1791:
Meffieurs &x chers compatriotes s
Nous avons reçu la lettre dont vOuS nous avez honorés le 17
du courant, à laquelleéroient joints divers exemplaires imprimés,
Savoir : un exemplaire des lettres que T'affemblée provinciale du
nord & duicrenseomunicipaliés dela colonic, vous sontadreffées; --- Page 15 ---
II
un exempli-e de votre correfpondance avec M. lc lieutenant
général au gouvernement. 2 &: enfn un exemplaire de votre arrété, C1 date du 17, fur la proclamation de M. de Elanchelandes
du 12 de ce mois.
Nous craindrions d'apprendre que la paix & la tranquillité
vOUS nous atteflez de nouv eau régner chez vous, ne foint trou- que
blécs par la procla ration de M le Ginéral, fi votre lettre du
17, en réponfe à celle de M. de Blanchelande, du 13 de ce mcis,
& votre dévouement à la chofe publique ne nous raffuroient 5
nous en avons fair leôlure à l'afembl.e paroiffiale, renvoyée Far
conrinuation à cejourd'hui, à l'effct de procéder à léleSion d'un
depusé à la nouvelle affercbléc coloniale;
Affcêtis de l'impuration faite à des hommes ànimés du'feu
de patriotifme qui préfide à la révolution françoife, & viennent de jurer de faire jouir leurs frèrcs des colonies, de la liberté
que les françois d'Europe ont conquife. Nous rendons hommage
à l'epit de juftice & de fageffe qui a dieté votre arzêté
en date du 17 tencant à jufifier les fcldais de Numa: dic & 9
d'A:ois.
Nous avons Thonneur d'êtrc avec les fentimens de la plus
intime confraternité,
Meflieurs & chers compatriotes, 9
Vos très humbles &
très obi fians ferviteus s
Les membres de la municipalité,
Signt, MAUPIN, maire ; P. DURAND, offeier-manicipal.
P.S. La paroiffe a nomms aujourd'hui fon diputéàla nouvelle aficmblée co.oniale. M. de h.aupin a réuni les fifiragsse
Thonneur d'êtrc avec les fentimens de la plus
intime confraternité,
Meflieurs & chers compatriotes, 9
Vos très humbles &
très obi fians ferviteus s
Les membres de la municipalité,
Signt, MAUPIN, maire ; P. DURAND, offeier-manicipal.
P.S. La paroiffe a nomms aujourd'hui fon diputéàla nouvelle aficmblée co.oniale. M. de h.aupin a réuni les fifiragsse --- Page 16 ---
Mefficurs & chers compatriotes ;
Notre paroiffe plurs qu'aucune autre a roffenti lesheureux cffets
de larévolution qui s'eitopirie en - otre ville les 3, 4 & 5.Nos
malheureux concitoyens, qui avoi nt été arrachés de leurs demeures par des ordres tyranniques ou des accufarions auffi fauffes que dénuées de fondement, & qui avoient été trainés dans
lcs prifons du Port-au-Prince, en ont été élargis par les braves
foldats citoyens venus dans la ftarion. Ils font rentrés dans la
paroiffe le mardi 8 de ce mois. Les témoignages de l'amitié & de
la joie univerfelle qui écla:oient à leur retour, étoient bien capables de leur faire oublier les maux & les injuflices qu'ils ont
éprouvés; mais il manquoit à cette fête M. le barcn Dlattre,
dont le zèle, lcs lumières & le patriotifine ont été fi uilcsà à cctte
paroiffe, & qui étoit mort depuis environ quinze jours, au fortir des prifons, viaime de fon attachement inviolable aux intérêts
des colons. Il y manquoit un autre citoyen vertucux 8 intègre,
décrété fous les prétextes les plus légers, M. Vignol, depuis
longtems vakctudinaire, que le chagrin & fes infirmités ont
conduit aux portes dutrépas.
Notre p. emier foin fut de réunir tous Ics citoyens préfens 5
pour leur annoncer ce qui s'étoit paffé au Port-au-Frince; & à
T'exemple des citoyens de la capirale. 2 Peubli du paffe, & la néceilité d'une réumion fincère. Une affembléc générale de paroife
fut indiquée pour le 13 courant ; elle fut nombreufe &c paifible.
La municinalicéfor réintégrée dans fes fongions, airfi que la
gard: nationale. On nomma des députés à Paffemblie colcniale.
Tous les ciroyens réunis jarèrent loubli du peff, & fe rallièrent
fous Pétendart natonal; &p pouraélcbrer CCE événcment heurcur,
il fut chants unze. Deum en aftions de graccs à I'Ererncl,
ufe &c paifible.
La municinalicéfor réintégrée dans fes fongions, airfi que la
gard: nationale. On nomma des députés à Paffemblie colcniale.
Tous les ciroyens réunis jarèrent loubli du peff, & fe rallièrent
fous Pétendart natonal; &p pouraélcbrer CCE événcment heurcur,
il fut chants unze. Deum en aftions de graccs à I'Ererncl, --- Page 17 ---
afifèrent lcs différens corps de la garde naticnale & le détachement des rroupes de ligne fous les armes, qui,après cette cérémonie; accompagnèrent enfemble nos drapeaux jufque chez l'officior municipal ol ils ont été dépofés.
II ett dte à difrer que tous cuffent pu être compris dans la
réconciliation générale > mais il a été reconnu que les trois premiers olficicrs du fége étoient les auteurs de tous les troubles
qui ont défolé cctte paroiffe ; qu'ils avoient follicité l'enlèvement
de nos concitoyens, dont ils étoient les dénonciateurs, & nous
ROLS fommes vès contraints de dénoncer aul pouvoir judiciaire
ces juges prévaricateurs 2 pour que leur procès leur fit fait 3
ainf ont éré tournées contre cuix les armes qu'ils vouloient
employer contre nous. La tranquillité la plus profonde règne
ence quartier, & léloignement de CCS hommes dangercux y.
entretiendra le calme.
Nous avons nommé nos députés pour l'affemblée coloniale.
Ce font MM. Decullion & Deaubonncau 7 à préfent en France,
& MM. Allègre ainé & Boudicr fappléans ; nous vous engageons à nc pas différer la nomination des vôtres, il eft
d'abfolue néceflité que la colonie foit affemblée pour accepter
la conftitution qui lui a été préparée en France.
Nous avons Fhonneur d'être avec un parfait attaclement,
Meflieurs & chers compatriotcs,
Vos très-humbles &
très-obdiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Petit-Goave.
Petit-Goave, 15 mars 1791,
Signé, DETERRANOUC, maire 5 BESSAIGNET, oficiee
wunicipal 5 CANTELOUP, Rcrisaire-grefhiers
affemblée pour accepter
la conftitution qui lui a été préparée en France.
Nous avons Fhonneur d'être avec un parfait attaclement,
Meflieurs & chers compatriotcs,
Vos très-humbles &
très-obdiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux du Petit-Goave.
Petit-Goave, 15 mars 1791,
Signé, DETERRANOUC, maire 5 BESSAIGNET, oficiee
wunicipal 5 CANTELOUP, Rcrisaire-grefhiers --- Page 18 ---
Pet- Goave, le 21 mars 1791.
Meffieurs &z chers com atriotes, 2
Lors de l'enlèvement de pluCeurs membres de notre municipalité, s'enpara fans diflingion des archives du comiré, de
ceiles de la muni ipalité, de celles de la paroiffe, & d'autres
papiers appartenans au fecr.taire-grellicr.
L'affemblée de paroiffe, du 14 courant > a fpécialement chargél les officiers municipaux de cetteville de vous prier, Meffeurs
&c chers compatriotes, 9 de reclamer toutes les pièces foit aurrès
de MM. du confeil fupéricur du Port-au-Prirce, foit erprès
du gouvernement. 1I n'eft arcune raifon cri en priffe Aifpendre la re.nife, & nous comptons fur VCS bons ofices à CCt
égard.
Vous recevrez fous ce pli. 1o. lextr it de la d.libération de
Ia paroiffe à Ce fujet ; 20, un autre extrat rclarif au compelfoire à faire'des regiftres de la geole ; 3°. une erpidition de
l'arrêté que la municipali éa CrU devoir rrendre -elarivementaux
poftes ; 40. enfin , expédition de la d_liberasion de la paroifle,
des 13 &x 14 du courant.
Nous vous prions de vouloir bien fa're imprimer cette délibération, 2 au nombre de trois cens exemplaires ; rotre menicipalité VOLS cn fera paffer le monrant. Ncus VOLS pricns
auffi d'engager le libraire à en faire pafier tiois exemplaires à
chaque parciffe, douze aux Cayes, douze zu Cap, douze
au Port-au-Prince.
Nous avons reçu vottre Tetre du jour d'hir, zinfi que les
précédentes avec les pièces qui y étoient joinies. Icus erpienons avec plaifir que la trançuillit! continue de régner dans
votre ville 3 notre paroiffe jouit aulli de cet avantage.
auffi d'engager le libraire à en faire pafier tiois exemplaires à
chaque parciffe, douze aux Cayes, douze zu Cap, douze
au Port-au-Prince.
Nous avons reçu vottre Tetre du jour d'hir, zinfi que les
précédentes avec les pièces qui y étoient joinies. Icus erpienons avec plaifir que la trançuillit! continue de régner dans
votre ville 3 notre paroiffe jouit aulli de cet avantage. --- Page 19 ---
Nous attendons avec la plus grande impatience les pièces que
vous a mnoncez, & particulicrement la réponfe des braves citoyens foldats des régimens d'Artcis & de Normandie à M.le
lieurenanté-gànéral au gouvernement.
Nous avons l'honneur d'êrre avec les fentimens_les plus frateracls,
Meffieurs & chers compatriotes 9
Vos très humbles
& obéiffans ferviteurs.
Les officicrs municipaux,
Signt, BESSAIGNET, oficier municipal de fervice. CANTELOUP,
feerinaire-greffier.
Baynct 2 le 20 mars 1791.
Meffieurs & chers compatriotes 3
Le récit que vouS avez bien voulu nous adreffer des événemen; arrivés au Port-au-Prince. 9 depuis l'arrivéc de la ftation 7
nous a comblé de joie, 8r a ranims notre courage. Le defpotifme
ne s'étoit poin: encore appefanti frnocreparoiffs, mais nos cocurs
étoient déchirisce celui que l'on d-ployoit fur nos frères. Egalementâm@med'en cffycr tous les artenrais, cès qre nous n'avons
jamais profeffé ici qu'ane mêmc opinion 2 nous atterdions, à
notre tour, fans crainte comme fans reproche, - qu'en lançât la
foudre fur des citoyens, auxquels cn n'avoit d'autres griefsà à
impurer, que d'avoir religicufemant rempli leurs fonêlions, d'avoir témoigné leur amour pour la régénération &: leur fidélitdà
la nation, , à la loi & au Rci.
qre nous n'avons
jamais profeffé ici qu'ane mêmc opinion 2 nous atterdions, à
notre tour, fans crainte comme fans reproche, - qu'en lançât la
foudre fur des citoyens, auxquels cn n'avoit d'autres griefsà à
impurer, que d'avoir religicufemant rempli leurs fonêlions, d'avoir témoigné leur amour pour la régénération &: leur fidélitdà
la nation, , à la loi & au Rci. --- Page 20 ---
La munic'palits de cette paroiffe s'eft tenue njanmoins forme
dans fon poie & n'a point cefs fes fcaBions : eile s'cft regardée
bien conftiruse, d'apràs le traité de l'armée patriotique avec M.
de Peinier,en nous conformant aux dicrezs nationaux:
:. L'harmonie & la concorde n'ont jamais été troublées ici : fi
des méchans font venus dans ccite paroiffe pour corrompre
notre union, ils ont bientôt fenti qu'ils n'avoient qu'à fuir une
terre facrée, lcurs impidtés indignoient les citoyens qui T'habitent, & qui ne marchen: jamais que dans le fentier de T'honneur & du patriotifme.
Lorfque M. le lieutenant général au gouvernement de SaintDomingue prit les rênes du gouvernement, nous lui adreffames
une lettre de filiciration. Il nous ripondit, alors , d'une manière
farisfaifante.
Cependant nous n'avons qas vu fans étonnement que M. le
général, après avoir annoncé dans fa proclamation du II février
qu'il s'empreffoit d'adreffer aux municipalités de la colonie ua
certain nombre d'exemplaires du décret national du 12 oftobre 2
fandionns par le Roi, nous n'avons pas vu, difons-nous, fans
étonnement 7 qu'iln'ait point effedtué l'engagement qu'il a contraété envers les municipalités.
Nous comptions d'autant plus fur cet envoi de fa part 7 que la
fanétion du Roi, bien motivée au décret du 12, lui en impofoit
plus impérieufement le devoir.
Ignoroit-il notre refpest pour les décrets nationaux ? Ahl qu'il
life mieux dans les coeurs des vrais citoyens de Saint-Domingue,
il y verra empreint, en traits inéfaçables 2 tout leur amour pour
leur mère patrie.
Mais ce que. nous avons appris en friffonnant, c'eft qu'on ait
senté d'éloigner du Port-au-Prince la ftation , ces généreux défenfeurs
12, lui en impofoit
plus impérieufement le devoir.
Ignoroit-il notre refpest pour les décrets nationaux ? Ahl qu'il
life mieux dans les coeurs des vrais citoyens de Saint-Domingue,
il y verra empreint, en traits inéfaçables 2 tout leur amour pour
leur mère patrie.
Mais ce que. nous avons appris en friffonnant, c'eft qu'on ait
senté d'éloigner du Port-au-Prince la ftation , ces généreux défenfeurs --- Page 21 ---
fenfeurs de la liberté 5 ces boulevards dc notre
la fireté de Saint-Domingue.
tranquillité & de
Vos adreffes à la nation s au roi & aux chambres de
merce; nous ont pénétrés d'attachement &
comAouS. Continuez, Meffieurs & chers
d'admiraticn pour
la tranquillité au Port-au-Prince & compatriotes, à
? à maintenir
citoyens
rendre le bonheur des
durable, en réuniffant tous les coeurs : ils doivent
aujourd'hui fe ranger fous le pavillon national.
tous
moteurs de la régénération de
Continuez, profrères du continent
Saint-Domingue, à éclairer nos
françois fur nos vrais fentimens
fachent que la nature rend nos liens indiffolubles, ; qu'ils
intérêts font inféparables de leurs intérêts,
que nos
étroitement lié à leur bonheur;
que notre bonheur eft
dc
qu'ils fachent que la régénération
Saint-Domingue ett néceffairement unie à Ia
lal France qu'ils fachent
régénération de
enfin,que ceux qui viendroient
la nôtre n'ont que leur orgueil & leurs intérêts
empêcher
ou le défir peut-être de donner une fecoufle à perfonnels en vue,
que l'énergie des françois a élevé,
l'édifice fublime
Nous avons P'honneur d'être avec les fentimens du
nel attachement,
plus frater-
€
Meflieurs & chers compatriotes ;
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs 2
Signé, FOURNIER bE L'HERMITACE, maire 5 FUNEL DE SrRANON, procureur, findic 3 LACOUR, officier municipal; ;8k UL
RIOT sfecrétaire greffer.
l'énergie des françois a élevé,
l'édifice fublime
Nous avons P'honneur d'être avec les fentimens du
nel attachement,
plus frater-
€
Meflieurs & chers compatriotes ;
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs 2
Signé, FOURNIER bE L'HERMITACE, maire 5 FUNEL DE SrRANON, procureur, findic 3 LACOUR, officier municipal; ;8k UL
RIOT sfecrétaire greffer. --- Page 22 ---
du Port au-Prince:
MM. les officiers municipaux
Cayes,1 le 20 mars 1791.
Meflieurs & chers compatriotes 7
Phonneur de votre lettre du 17
Nous avons reçu, avec
T'affemblée provinciale
çourant 2 un exemplaire des lettres que de la colonie vous
du Nord & différentes municipalités
avec
de votre correfpondance
ont adreflées, 2 un exemplaire
de votre arrêté du
M. le général, & enfin un exemplaire
dit jour 17.
fatisfaction que nous avons vu
Ceft avec la plus grande
applaudir
l'affemblée du Nord & toutes les municipalités
&
affurer l'ordre
zèle patriotique, & à VOS efforts pour
à votre
Puiflions-nous à
& la tranquillité dans votre dépendance. révolution déjoués dans leurs
jamais voir les ennemis de la
de leurs démarches,
funeftes projets, & forcés par l'inutilité amis de la bonne
à fe réunir enfin de bonne foi aux
caufe.
louer la roble fermeté de votre
Nous ne faurions trop
& fur-tout celle qui règne
arrêté du 17 du courant,
à M. le lieutenant-général
dans votre lettre du même jour
le
le cacher , c'eft avec plus grand
Nous ne pouvons
vive fenibilité que nous avons
étonnement, avec la plus
affreufes contenues dans la proclamation
vu les inculpations
contre les braves mi
de M. de Blanchelande du 12 courant
M. le
litaires de Normandie & d'Artois. Eft-il pofible que
a
fe foit lailfé féduire au point de dénigrer comme TOL4
général
t
même jour
le
le cacher , c'eft avec plus grand
Nous ne pouvons
vive fenibilité que nous avons
étonnement, avec la plus
affreufes contenues dans la proclamation
vu les inculpations
contre les braves mi
de M. de Blanchelande du 12 courant
M. le
litaires de Normandie & d'Artois. Eft-il pofible que
a
fe foit lailfé féduire au point de dénigrer comme TOL4
général
t --- Page 23 ---
fait, deux corps militaires dont les citoyens réunis du
ort-au-Prince fe plaifent à chanter les louanges ! N'eft-ce
purir les rifques de faire naitre encore des troubles bien pas
plus
freux que ceux qui ont exifté, & lorfque tout concourt à
ne réunion fincère, faut-il voir femer de nouveaux
germes
e divifion.
Mais, Mefieurs & chers compatriotes, votre civifine &
os vertus nous fauveront des funeftes effets de ces nouvelles
ntatives. On en a impofé à M. le licutenant-général d'une
anière affreufe, il reviendra de fon erreur, il fe rendra
iX demandes réitérées que vous lui faites de revenir prendre
n' pofte, & heureufement défabufé il concourra avec
pus à fixer d'une manière fable la tranquillité générale de
'colonie après laquelle il n'eft, pas un bon citoyen qui ne
pire depuis long-temps.
Nous avons eu I'honneur par nos précédentes de vous
itretenir de quelques points qui intéreffent particulièrement
tre dépendance, notamment l'envoi d'un détachement
is dans les braves patriotes d'Artois ou de Normandie
our remplacer celui qui eft ici, & la priere de quelques
marches pour faire accélérer le jugement des gens de
uleur révoltés, conduits d'ici au Port-au-Prince. Nous
ous flatons qu'auffitôt que vous aurez quelques momens
vous; 2 vous voudrez bien nous faire une réponfe
fitive.
Nous fommes abfolument démunis de farine, nous venons
écrire à M. le général pour nous en procurer, & nous
bus prions de vouloir bien nous feconder dans cette cirinftance, afin que nous puiflions aller au-devant de la difette
ai nous menace, --- Page 24 ---
9u
Nous avons l'honneur d'être avec les fentimens de la plus
intime fraternité,
Meffieurs & chers compatriotes i
Vos très humbles &
très obéiffans ferviteurs,
Les membres de la municipalité des Cayes;
Signé, JOURNU, maire ; TUFFET DUMILLE, notable 3 BEAUSAMY, LABICHE DE REIGNEFORT, , notables s RAMBAULD, DzMALEVAL, officiers municipaux 3 POYDRAS, fecrétaire grefers
RENÉAUME 9 procureur fyndic ; LONGUEFOSSE, officier muni:
cipal; & CAMBRY, notable. --- Page 25 --- --- Page 26 --- --- Page 27 ---
E779
T633 VA
-8.20
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