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Fund
Joux CARTER BROWN LIBRARY
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L --- Page 7 --- T.
5.
S UIT E
DE LA
CORRESPONDANCE
DE MONSIEUR
LE GOUVERNEUR GENÉRAL
AUTORT-AG-FRINCE,
DE PIMPRINERIE DE MOZARD,
IE -e
/ 79 0, --- Page 8 ---
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KA --- Page 9 ---
J
UINOSHADE
I
CO d P I a
E
DE la Letere de MM. les Membres du Comité de la
partié de rOuef, 7 en date du 14 Juillet 1790 5
à M. le Comte de Peinier.
MONSIEUR LE COMTE,
LEs Officiers de l'État-Major de la Garde coloniale fe font tranfportés chez vous Dimanche II
de CC mois, 2 pour VOuS demander ce qui avoit
vous déterminer à faire arrêter le même jour Rt
Tambour-Major, battant un ban pour la publication
d'un Arrêté du Comité, qui tend à maintenir l'ordre
& la paix parmi lcs Citoyens, en les invitant à ne
point former de Corps diftinet & féparé de celui de
la Garde coloniale, conformément aux Décrets de
l'Affemblée nationale.
Il réfulte de leur procès verbal dépofé au Comité
que vous leur avez répondu > que vous aviez
fait arrêter le Tambour-Major > parceque tel avoit --- Page 10 ---
4 ban ne devoit être
été votre plaifir, , & qu'aucun que vous approuvez des &
battu fans votre fcifion permition Epui petite portion
protégez de la cette ville pour loppofer à la grande vous
Habitans
que vous fuivrez cc qui
majorité des Citoyens; & que vous étiez prêt.
eft prefcrit,
difpofcomparées avec les
Ces dernières paroles, l'on voit faire depuis quelques &
tions de guerre que en effet des defleins pernicieux 2 des
jours 2 annoncent impofible que quelques - unes édifice
il ne feroit pas croient renverler le majeftucux vous
perfonnes qui,
Françoife qui s'achève 2 ordres
de la Conftitution
quelques
euffent tranfmis tout récemment La conduité que l'on fait
particauliers à ce fujet. quelques jours, les lectenir aux Troupes leur donne depuis au quartier de pièces fuppo- hortures qu'on les
qu'on leur tient , Tinqui6tion dénote que
fées, propos s'exerce dans la ville , tout les Citoyens.
rible cherche qui à les animer contre leurs armes
Ton Dimanche au foir la Garde avec triplée la plus grande
chargées devant les Citoyens ramafées dans le
affetation 2 toutes les poudres la ville de fa deftruétion
quartier 7 qui menacent accident des patrouilles qui paffent difent
par le plus petit
colonial , & qui le mot
devant le défendu Corpe-de-Gare par le Général de donner ville & fes
qu'il eft des canons dirigés fur la le Comte 2 qui
d'ordre 7 Voilà des faits, Monfieur mais ne caufent
avenues.
fermentation,,
Po
excitent la plus grande comme on l'a peut-être elpéré.
aucune peur 2
auffi que tout cet appareid
On nous a rapporté
paffent difent
par le plus petit
colonial , & qui le mot
devant le défendu Corpe-de-Gare par le Général de donner ville & fes
qu'il eft des canons dirigés fur la le Comte 2 qui
d'ordre 7 Voilà des faits, Monfieur mais ne caufent
avenues.
fermentation,,
Po
excitent la plus grande comme on l'a peut-être elpéré.
aucune peur 2
auffi que tout cet appareid
On nous a rapporté --- Page 11 --- pourroit bien être caufé par des Lettres anonymes
que les ennemis du bien public vous font parvenir,
pour vous rendre les Citoyens du Port-an-Prince fufpeats. L'on va julqu'à dire qu'on les accufe auprès
de vous de vouloir attenter à votre perfonne. Seroit-il
poflible, Monfieur le Comte, que vous. ajoutaffiez
foi à de pareilles manoeuvres : Vous. êtes on ne
peut pas plus mal entouré 2 vous le: reconnoitrez
peut-être quand il ne fera plus temps. Nous vous
difons en ce moment ce que l'Affemblée nationale
difoit anl Roi au mois de Juillet 1789 : Eloigner
vos confeils pervers, 2 faites retirer vos Troupes ,. G nous
répondons de tout. Si vous ne donnez, Monfieur le
Comte, cette fatisfadtion au Public, de grands malheurs ie préparent les Paroiffes voifines qui ont
appris ce qui fe paffe en cette ville peuvent fe mettre
en mouvement pour Y prendre part ; le défordre
fera bientôt à fofe comble. Comment foutenir l'idéc
que M. le Comte de Peinier foit le proteéteur d'un
foulèvement dans la ville ? Comment penfer
nous allons être réduits à porter des plaintes fi graves que
contre celui qui s'eft nommé lui-même dans nos
Affemblées Ginéral-Citayen, & qui a fait le ferment
le plus folennel de ne jamais employer les Troupes
à fes ordres que. fitr notre réquifition 2 Nous vous
conjurons s Monfieur le Comte 9 de diffiper cette
corporation qui s'eft formée hier fous la garantie
des Troupes 2 à la naiffance de laquelle a préfidé
M. de Mauduit, 2 avec un très-fort détachement de
fon Régiment 2 & oà il a prononcé un
dans lequel il a affuré que l'on pouvoit difcours, compter 7
fur lui 2 ainfi que far tout ce qui étoit à fa
di(pofition.
Monfieur le Comte 9 de diffiper cette
corporation qui s'eft formée hier fous la garantie
des Troupes 2 à la naiffance de laquelle a préfidé
M. de Mauduit, 2 avec un très-fort détachement de
fon Régiment 2 & oà il a prononcé un
dans lequel il a affuré que l'on pouvoit difcours, compter 7
fur lui 2 ainfi que far tout ce qui étoit à fa
di(pofition. --- Page 12 ---
avec la plus grande
nationale a proferit vous devez en être
févérité L'Afemblée ces fortes dinfarredions tout 5 événement la
:
Nous joignons en
Pun E de
informé. d'une Lettre écriteà ce fujet, nationale de
certifiéc
de la PELEL vous
Préfidens, aut Commandant même, Monficur le Comte, formoit
Montauban : vous contre une corporation qui fe fous des
vous êtes élevé ville all mois de Janvier dernier , & nous
en cette bien moins finiftres que. vous celle-ci, écrivites à M.
aufpices vous envoyons la Lettre que ceffer, Vous vous rappelChachereau pour la faire vintes prendre; féance au
lorfque vous,
derier,
lerez que dans l'Eglife paroilliale 2 le 15Mars d'une affoComité renouvella encore lapmopolition général d'iml'on n'y partieulière, & qu'un murmure qui fut à l'inftant
ciation s'éleva contre ce projet acclamation uniprobation retiré par fes auteurs; &c par une préfence que tous
verfelle, il fut décidé en unis votre dans les Compagntics Comment
les Citoyens qui refteroient venoient d'être formées. aétion à laquelle
de Diftrias pas aujourd'hui iine
de la
ne feries-vous Public eft attaché , nous répondons quil ne
le falut générale, & nous répondons à qui
sranquillse caufé aucune inquiétude ni Monficur moleflation le Comte,
fera ce foit. Encore une êtes fois, abufé de la manière la
que ouvrez les ycux 2 vous abyme fe creufe fous vos pas >
étrange 2 un qui doit avoir des conféquences vousE2 dans ce moment vous conjurons de voir par fiezS terribles nous
confeil que de vous 2 du
-
même & àe ne prendre & la droiture G connue donné tant
vous fur la rOuet loyauté auquel vous ayez fameufes
Comité de
des dloges, & ces paroles
de fcis vous-meme --- Page 13 ---
qui ont fauvé la France, il ya précifément aujourd'hui
un an 2 fauveront encore Saint-Domingue : Eloijgnez
vos confeils pervers 2 faites rentrer vos Troupes, G nous
ripondons de tout.
Nous avons l'honneur d'être, &c.
e
Sigre, les Membres du Comité dc POucft.
Signé , CHEVALIER -MALARCHER >. FERTÉ, F.
ISNARDY, DUCHEMIN, > HUGUON jeune 9 ST ROMES,
BOURDON, BARREAU DE NARÇAY, PIVETEAU DE
LEPINAY, CROISIER, 2 Préfident, & VIDIE, Secrétaire.
Pour copie conforme à Poriginal.
Signé, lc Comte DE PEINIER.
SW
e
'être, &c.
e
Sigre, les Membres du Comité dc POucft.
Signé , CHEVALIER -MALARCHER >. FERTÉ, F.
ISNARDY, DUCHEMIN, > HUGUON jeune 9 ST ROMES,
BOURDON, BARREAU DE NARÇAY, PIVETEAU DE
LEPINAY, CROISIER, 2 Préfident, & VIDIE, Secrétaire.
Pour copie conforme à Poriginal.
Signé, lc Comte DE PEINIER.
SW
e --- Page 14 --- --- Page 15 ---
S
R EP O'N S K
e
DE M. le Général à la Lettre de MM. du Comitt
de POuef.
Au Port-an-Piince, le 14 Juillet 1790.
Ja reçu, Meffieurs, la Lettre que vous m'avez
fait Thonneur de m'écrire 2 en date de ce jour.
II paroît d'après ce que vous me mandez qu'il
vous a été rendu un compte peu fidelle de la manière
dont j'ai reçu & répondu aux Sieurs Nicolas &
Rivière de la Souchère 7 qui étoient venus me demander Dimanche ce qui m'avoit déterminé à faire arrêter
le Tambour. Major : je vois qu'en tronquant mes
réponfes, on a voulu indifpofer le Public, mais
ces moyens ne réuffiront point.
Voici qu'elle a été cette réponfe, elle a été entendue de plufieurs Citoyens recommandables, témoins
de la manière peu décente dont me parloit le dernier
de ces Officiers; j'ai dit & je vous répète que je nc
e
permettrois point qu'il fût battu de ban' dans la
ville avant que l'objet ne m'en fût connu, 2 &
je n'en euffe accordé la permiflion; 5 & que quant --- Page 16 ---
IO laquelle ils paroilfoient
pulique pour la maintiendrois par
la tranquilicé j'ai annoncé que je les mains , & que tout
alarmés, ,
que jai dans
les efforts
tous les moyens & en effet, Meffieurs, 2 malgrél je la mainétoit prévu ; fait pour la comprometre, 2
Ton
SEuNE
de difpofitions
Vous traitez nbscinprcomgmet de fureté. Ces précntions
des précautions
qu'atretois, ,parcede guerge, plus en évidence répandre la divifion
font aujouedtun efforts que Yon fait pour , font plus multique les
de cette ville, mes mefures
parmi les Habitans marqués. La crainte que public 2 leur
pliés & plus
du repos je prends
infpirent aux periucbateurs des précautions que Tens
fait exagérer la nature de vous voir partager
& Pon fera furpris
alarmes.
d'infpirer de la crainte
Je n'ai point eu Vintention fans donite vous ne vous Ce flat- ne
aux Citoyens de 2 la mais faire naitre dans mon ni le ame. danger des
teriez pas des Lettres anonymes, qui 2 me donnent de
font point contre ma perionne d'intrigue, de cabale
entrepeiftes mais bien T'efprit
mais
la déliance ,
répand chez les Citoyens, calomnie mes
& de divifion qu'on avec lequel on fauteurs des
fur-tout Vachernement Malheur aux fera
vues & mes, intentions. foient , la Loi en juftice.
déforères, quels qu'ils
- point d'être
ceffé , je ne cefferai me trou-
-
Je n'ai point
un Comité Citoyen ma conCitoyen, 8 mais toujours ne vous en étonnez point, vous n'avez
vera tel ,
Mellieurs, eft diminuée;
fiance en vous,
L 5
ion qu'on avec lequel on fauteurs des
fur-tout Vachernement Malheur aux fera
vues & mes, intentions. foient , la Loi en juftice.
déforères, quels qu'ils
- point d'être
ceffé , je ne cefferai me trou-
-
Je n'ai point
un Comité Citoyen ma conCitoyen, 8 mais toujours ne vous en étonnez point, vous n'avez
vera tel ,
Mellieurs, eft diminuée;
fiance en vous,
L 5 --- Page 17 ---
II
pas tenu ce que vous aviez promis ; vos féances
remplies être de déclamations infidienfes > vos vies à
P
un Corps actif, tandis quil n'a été créé que
pour être paffif, le goit de domination qui vous
tous gagné , qui vous a porté jufqu'à propofer
& faire exécuter des Réglemens; voilà ce qui a
le
alarmé les vrais Citoyens, c'eft-a-dire, la
majorité de cette ville ; voild ce qui les très-grande porte à
s'afiembler, , non pas dans un efprit d'infurrecion
vous leur prêtez 9 mais dans l'intention d'arrêter que
toute innovation illégale.
Le voeu & le ferment des Volontaires dont je
n'ai ni empêché ni provoqué les Affemblées, , va
être rendu public, & cette publicité les vengera de
la manière dont vous les jugez : vous y
que ce font véritablement des Troupes patriotiques, verrez
Le falut public n'eft point en danger, Meffieurs,
prêchez comme moi, la paix & Tunion, ne laiffez
point femer la difcorde & les haines, que la liberté
d'opinions foit refpedtée dans VOs Affemblés
empêchez ces voies de fait odieufes contre
ofe avoir un fentiment contraire à vos quiconque &à
vos vues, prouvez que VOuS voulez le projets bien & le
repos public; foyez att milieu de vos
comme vous devez y être, en amis & Concitoyens en
je réponds du falut public, 2 je réponds & des freres;
& des Volontaires ; mais à votre tour Troupes
le
de ceux qui vous entourent ; foyez tranquilles, répondez de
quelque part que vienne le défordrc, il fera
tement & efficacement réprimé,
promp- --- Page 18 ---
06359.
Jen n'ai point à craindre le mouvement des Paroiffes
voifines > pour empêcher qu'elles ne puiffent être
trompées par Vos alarmes : je vais les inftruire en
faifant imprimer votre Lettre & ma réponfe.
P'accorderai le dégré de confiance convenable à
Ia loyauté & à la droiture de votre Comité elle
feroit même fans réferve cette confiance 2 fi depuis
cuelque temps je n'avois apperçu, & fi la dernière
phrafe de votre Lettre ne le prouvoit encore , que le
Comité de lOucft croit devoir parler & agir comme
l'Affemblée nationale.
Vous avez tort de prendre de la défiance
les perfonnes qui m'approchent & que j'aime Rot
confulter; ; il n'en eft aucune dont les principes ne
me foient connus, 2 aucune, qui n'ait fait des preuves
de droiture & de loyauté, 2 aucune enfin qui n'ait
fur vous l'avantage d'avoir déjà fait pour la chofe
publique tout le bien que vous defirez fans doute
faire.
J'ai l'honneur d'être avec un très-fincère attachement 2. Meffieurs; votre très-humble & trèsobéiffant ferviteur, Aigne, le Comte DE PEINIER,
C
Pour. copie conferme à L'original.
Signt, le Comte DE PEINIER.
F I N. --- Page 19 --- 'e
le --- Page 20 ---
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