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TOC 1
SUITE de la corre/pondance de la municipalicé du
Port-au-Prince , avec M. le lieutenant général all
gouvernemnent de Saint- Domingue. 1
R
Au Cap, le 12 mai 1791.
J'ai reçu, Meflieurs, long tems après le départ du dernier courrier, 2 la lettre que vous m'avez fait T'honneur de
m'écriro,-le-g.de ce-mois, contenant une relation des-derniers
événemens qui fe font paflds dans la ville du Port-au-Prinee.
Je dois des éloges à votre furveillance, 8: c'eft avec plaifir
que je m'acquite à cet égard ; je vous devrois auffi Meflieurs,
des remercimens des foins que vous vOuS êtes donnés pour
protéger l'embarquement du régiment du Portau-Prince,
en exécution de mes ordres, s'il cuffent été fuivis à la
lettre 7 c'eft à dire fi la première divifion de ce régiment
s'étoit embarquéc à bord d'un des vaiffeaux,ce qui devoit
produire le double avantage d'épargner une fomme confidérable au tréfor 2 8c'de protégerle paffage de cette troupe
à FOrient, ainfi que j'en ai rendu compte au roi. Je n'entrerai pas dans le détail des inconvéniens fans nombre qui
pourroient réfulter d'un pareil abandon, parceque Jai l'efpoir
que M. de Grimoward, qui j'ai dépéché un exprès dans la
nuit du 8 au 9, fera parvenu par fon zèle & fes moyens de
perfuafion à faire exécuter les ordres que mon devoir m'a
fait une loi de lui prefcrire. --- Page 6 ---
Jc ne puis, Meflieurs, que défaprouver la facilité de M:
l'intendant d'avoir foufcrit au projet d'affrettement du fecond tranfport ; il n'y étoit aucunement autorifé.
J'ai Fhonneur d'être avec des fentimens diftingués,
Mcflieurs,
Votre très-humble &c
très-obdiffant ferviteur,
Signé, Blanchelande.
MM. les officiers municipaux du Port-au-Prince.
Port-au-Prince, le :8 mai 1791.
Monfeur le général,
Nous ayons : reçu la lettre dont vous nous avez honorés
le 12de ce mois.
Rien de plus flatteur pour nous que les éloges que vOUS
donnez à notre furveillance, , & à la conduite que nous avons
tenue dans les circonftances délicates oû nous nous fommes
crouvés, lors du défarmement &c de l'embarquement du régiment du Port-au-Prince. Maintenir l'union 8z la tranquillité dans cette ville, remplir Ia tâche que nous impofe la
confiance de nos concitoyens, mériter par nos aétions leur
eftime & leur fuffrage , voilà le devoir de la place qu'ils nous
ont aflignée, & le prix inapréciable que nous attacherons
toujours à nos travaux.
Sil'afrétement du navire la Révolution vous a
o
paru difpen-
quement du régiment du Port-au-Prince. Maintenir l'union 8z la tranquillité dans cette ville, remplir Ia tâche que nous impofe la
confiance de nos concitoyens, mériter par nos aétions leur
eftime & leur fuffrage , voilà le devoir de la place qu'ils nous
ont aflignée, & le prix inapréciable que nous attacherons
toujours à nos travaux.
Sil'afrétement du navire la Révolution vous a
o
paru difpen- --- Page 7 ---
dieux & repréhentible 2 il vous étoit facile 2 Monfieur le g6néral, de prévenir non feulement cette dépenfe 3 mais même
celle du navire leJupe,8 de l'expédition du vaiffeau le
Fougueux, en envoyant des frégates que vous aviez à votre
difpofition au Cap s pour y diftribuer les foldats du régiment &c les conduire à l'Orient ; vous eufliez trouvé dans
cet arrangement des avanrages à l'infini ; vous euffiez épargné l'affrétement du navire le Jufte, les frais de l'expédition
du vaiffeau ; vous ne VOLS fufliez pas écarté des volontée
de l'affemblée nationale qui a décrété l'envoi des vaiffeaux
lc Borée & le Fougueux ; vous eufliez rempli le voeu des vrais
citoyens de cette ville, enfin vous cuffiez cédé à la volonté
générale 2 aux inflances réitérées de toutes les parties de la
colonie, qui fe font jointes à nous pour vous inviter à ne
pas expédier ces vaifleaux dont la préfence étoit G néceffaire au
maintien de l'ordre &x de la tranquillité 8x dont le départ
peur caufer des maux incalculables.
C'eft d'après les obfervations que nous avions cru devoir
vous faire 2 & d'après le voeu manifefté de toures les partics
de la colonie 2 que M. l'intendant a penfé ainfi que nous que
vous donneriez des ordres contraires au départ de CC vaiffeau,
& que vous attendriez l'arrivée des commiffaires civils annoncés par le décret du premier février ; & c'eft dans cet
efpoirqu'il avoitfrété le navire la Révolution. Mais aujourd'hui,
Monfieur le général, que vous annoncez perfifter dans
votre réfolution, VOS ordres font ftriétement elxécutéss
vaiffeau le Fougueux eft parti avaat hier, il emporie les foldats
des recrues , il efcorte le Jufe qui conduit le reftant du régiment , & le navire la Révolution eft refté, moyennant l'indemnité convenue entre M. l'intendant &c le capiraine. --- Page 8 ---
Nous défirons que Ia privation de ce vaiffeau ne foit la
caufe d'aucun défordre ; mais s'il en furvenoit, vous en de
viendriez refponiable par le refus que vous avez fait de fatisfaire à notre réquifition.
Nous fommes avec rcfpeôt,
Monfieur le général,
b
Vos très-humbles &
très-obciffans
N
ferviteurs.
Les officiers municipaux.
et
Signe,) Leremboure père, maire ; Malahar, fecrétaire-gretier.
AU PORT-AU-P RINCE,
De lImprimerie nationale, chez CHAIDRON & compagnie,
vis-à-vis la comédie. --- Page 9 ---
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