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COR RESPONDANCE
CDe la CHunicipalié
DU PORT-AU-PRINCE,
A VEC
M. LE LIEUTENANT GENÉRAL
AU GOUVER N E M E N T.
No. 3.
Au Cap, le 24 Mars 1791.
CEST fans intention, Meffieurs, que les fuifcriptions de mes dernières
dépêches ont été diférentes; je n'en aurai jamais d'autres que de COtcourir avec tous les citoyens de la colonie à la tranquillité publique.
Je corre(pondrai en conféquence avec la municipalité du Port-au-Prince
& tous lcs autres corps de pclice de la colonie, comme l'annonce ma
circulaire du 12. Ces établifemens ne Fcuvent opérer, en tout temps,
felon mon opinion, que de très-1 bons effets 2 & dans nos circonftances
aétuclles, il ferait fou de facrifier les avantages qu'on peut en retirer à
une légalité qu'elles acquéreront furement, dès que" l'affembléc coloniale
fe fera furmée.
Il eft pofitif, Meffieurs, que les' troupes m'ont demandé communication d'un décret poftérieur à celui du 12 O8obre, que j'avais reçu
& que je leur cachais ; je n'ai jamais pu leur perfuader qu'un vieux --- Page 6 ---
foldat comme moi était incalpable de tromper fes camarades : & c'eftlà la véritable fource de l'infubordination & des effets cruels qu'elle
a preduits.
Ma lettre du 27 Février 2 aul commandant de la ftation, explique
les raifons que j'avais pour placer les troupes arrivant de France au
Môle. Il eft impoffible de donner une mauvaife interprétation à ce projet, dans lequel je ne voyais que des avantages pour les rroupes &
pour le bien général ; & c'eft introduire dans la fociété le germe de
tous les défordres que de fuppofer que ces mêmes troupes aient pu,
fans manquer à leurs devoirs 2 réfifter à la volonté de leur chef,
quand cette volonté n'était pas contraire à la loi,
Je ne fais qu'elles peuvent être les perfonnes que vous fuppofez
auprès de moi, avec charge de m'égarer ; permettez-moi de vous obferver que quand on a vécu 56 ans, qu'on a mon ame & une expérience raifonnée, on fait fe conduire par foi- même ; veuillez donc,
Meflieurs, bannir de votre correfpondance ces fortes de leçons, qui
feraient injurieufes, même envers un particulier.
Je compte fur la très - prochaine arrivée des commiffaires annoncés
par le décret du Ir Février : cet événement remettra, j'efpère 2 tous
les pouvoirs en équilibre parfait 9 & les troupes mieux inflruites alors
de la néceflité d'obéir au repréfentant du Roi 2 ne me feront plus
appercevoir dans mon retour au Port-au-Prince que la fatisfadion de
coopérer avec vous au bien public.
J'ai l'honneur d'être avec des fentimens difti Eués, Meffieurs, votre
très-humble & très-obéiffant ferviteur.
Signé, Blanchelande.
Meffieurs les officiers municipaux, au Port-au-Prince,
parfait 9 & les troupes mieux inflruites alors
de la néceflité d'obéir au repréfentant du Roi 2 ne me feront plus
appercevoir dans mon retour au Port-au-Prince que la fatisfadion de
coopérer avec vous au bien public.
J'ai l'honneur d'être avec des fentimens difti Eués, Meffieurs, votre
très-humble & très-obéiffant ferviteur.
Signé, Blanchelande.
Meffieurs les officiers municipaux, au Port-au-Prince, --- Page 7 ---
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Port-au-Prince, le 27 Mars 1791.
Monfieur le Gouverneur général,
Nous fommes infiniment fatisfaits des difpofitions que vous nous
annoncez dans votre lettre du 24 de ce mois , & dans tous les temps
nous nous emprefferons à y répondre., en fecondant VOS vues pour le
bien public; nous ne cefferons de vous témoigner tout notre defir de
vous voir au Port-au-Prince exercer les fonétions qui vous appartiennent, & de vous préfenter l'image de l'ordre & de la tranquillité qui
y règnent ; mais cet état ne peut acquérir fon dernier degré de confiftance & devenir permanent , qu'autant que le dépofitaire des forces
publiques lui imprimera fon caradtère, & lappuiera de fon autorité.
Lorfque nous nous occupons avec follicitude de l'affermiffement de la
tranquillité publique, 2 lorfque nous avons la fatisfaction de voir nos
foins récompentés par le fpectacle de la confiance & de la fureté que
nous fommes parvenus à établir; nous voyons avec peine qu'on cherche au-dehors à nous en faire perdre le fruit par des relations menfongères s & des perfonnalités atroces que l'on trouve dans quelques
feuilles publiques du Cap. On fe les permet avec d'autant plus de
facilité 2 que l'on eft bien affuré que des perfonnes d'honneur ne prendront pas la même voie pour fe juftifier. Nous nous bornerons ici 9
Monfieur le Géné.al, vour affurer 2 ainfi que toute la colonie, que
ces différentes relations font abfolument fauses, qu'il n'y a pas un
fait cité qui ne foit un menfonge ou une erreur ; pas une imputation
qui ne foit une calomnie. Vous pouvez en croire des perfonnes faites
par état & par caraéère pour dire la vérité. Depuis que la municipalité eft établie au Port-au-Prince, c'eft-à-dire, depuis le 5 de ce
mois; il n'y a pas eu un feul défordre commis ; pas une feule voie
de fait exercée. Ce bel ordre eft défefpérant pour les ennemis du bien
public. Il eft toujours dans la fociété quelques mauvais efprits qui, fâchés
de Ja profpérité publique, defireraient la troubler, 8 qui ne pouvant --- Page 8 ---
y parvenir dans les lieux mêmes 2 font leur effais au loin. Voilà la
feute & unique réponfe que nous ferons, pour la juftification de tous
les citoyens du Port-au - Prince.
Nous defirons avec le plus grand empreffement l'arrivée des trois
commiffaires qui nous font envoyés d'après le décret du Ier Février 1
& Ja formation de l'affemblée coloniale. Nous efpérons par cet heureux
rapprochement voir le terme de toutes les divifions dans la colonie.
Nous fommes avec refpedt,
Monfieur le Gouverneur général 2
Vos tres-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux,
di
Signé, Leremboure père 2 maire ;
& Malahar, fecrétaire-grefier.
AU PORT-AU-PRINCE, CHEZ MOZARD, IMPRIMEUR DU RO.
formation de l'affemblée coloniale. Nous efpérons par cet heureux
rapprochement voir le terme de toutes les divifions dans la colonie.
Nous fommes avec refpedt,
Monfieur le Gouverneur général 2
Vos tres-humbles & trèsobéiffans ferviteurs,
Les officiers municipaux,
di
Signé, Leremboure père 2 maire ;
& Malahar, fecrétaire-grefier.
AU PORT-AU-PRINCE, CHEZ MOZARD, IMPRIMEUR DU RO. --- Page 9 ---
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