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CORRESPONDANCE
ODe la CMunieipalie
DU PORT-AU.PRIACE,
A VEC
M. LE LIEUTENANT
GENÉRAL
AU GOUVER: N E M E N T.
No. 2
Au Cap, lezo Mars 1791.
Jurey Melfieurs, la lettre que vous m'avez fait
re le 17 de ce mois 3 & la déliberation imprimée Phonneur de m'écriJ'ai rendu compte à la Nation & au Roi des raifons qui était jointené ma démarche dans la fatale journée du 4 de ce
avaient détermiinfruire la colonie, dont le
j'ai cru devoir
E
abfence du Port-au-Prince, Je gouvernement n'ai été témoin m'eft de confié 2 des motifs de mon
tels qu'ils me l'ont été par des témoins oculaires. rien. Vous J'ai tranfmis les faits.
fieurs, que le décret original n'a pas été lacéré,
m'annoncez, : Mcfatix cafernes, d'oir on la remis quelques
qu'il a feulement été porté
ce fait, parcequ'il m'avair été mandé du jours après au greffe. J'ai écrit
avec l'atrocité de l'oeuvre des ennemis du Port-au-Prince,, bien
& qu'il cadrait
décret du 17 Décembre 2 révoquant celui du 12 public, qui ont fuppole ua
les troupes & la ftation contre l'autorité légitine. Ofobre, C'était fur pour ceux-1a foulever
culièrement que portait Phorreur d'une pareille aétion.Je connais les parti- trois
pes ques Françaifes; fuccès, fans quarante-cinq la
ans de fervice n'ont pas été parfemés de quelneur & le patriotifme coopération font la bafe de ces mêmes troupes, 9 & je fais Phonde tous leurs. autres fentimens Taur i
les.
troupes & la ftation contre l'autorité légitine. Ofobre, C'était fur pour ceux-1a foulever
culièrement que portait Phorreur d'une pareille aétion.Je connais les parti- trois
pes ques Françaifes; fuccès, fans quarante-cinq la
ans de fervice n'ont pas été parfemés de quelneur & le patriotifme coopération font la bafe de ces mêmes troupes, 9 & je fais Phonde tous leurs. autres fentimens Taur i
les. --- Page 6 ---
les ont égarés,u point de les porter à oublier le
ennemis du repos public doivent au repréfentant du Roi, & comme j'ai
reipcét & Tobéiffance qu'ils n'ai
en doute tous ceux qui s'y rapété témoin de ce fait, je de T'original purévoquer du décret était du nombre de ces der-
& la lacération faire à P'Ailemblée nationale & au Roi de ce que vous me
ERE Je vais
part
de contraire à cet alte de violence. Ce fera
faites lhonneur de me mander
queje rendrai juftice à des foldats Frantoujours avec un égal empreffement qu'à être bicn dirigés, pour être aufli redoutables aux
çais qui ne demandent véritables ennemis de notre corfitution & du
enneinis de Pétat, qu'aux
bonheur public. être bien convaincus, Mcffieurs, que lerfque je faurai ces folVous devez lorfque les faurai prêts à foutenir notre confitution, fous
dats défabufés,
je
b
les ordres du repréfentant du Roi, je retournerai au &c Port-au-Prince, de l'ordre, feul pour projouir du fpcdtucle de Punion de tous les fera, citoyens, Meffieurs, un adouciffemeat à
pre à la foutenir fans altération.Ce fitivil'arrivée dela fation.
P'amerturne des circonftances étrangère qui ont ne me fera jamais tromper mes fentimens,
Aucune infpiration de
8 dans toutes mes acuvres, on les verra invariani ma façon Thonneur penfer, & le patriotiline qui en font la fource.
bles, comme d'être avec des fentimens diftingués, Meffieurs, vctre trèsPai T'honneur
humble & très-obéiffant ferviteur.
Signé, B'anchelande.
Meffieursles cfficiers muicipaux, au Port-au-Trince.
Port-au-Prince, lc 24 Mars 1791.
Monfieur le Gouverneur général,
avec le plus grand plaifir par la lettre que VOus nous avez
Nous voyons
20 de ce mois, que vous commencez à renfait Thonneur de nous éerirele foldats des bataillons de Normandie & d'Artois. Vous
dre juftice aux braves des fentimens d'honneur, nous pouvons vous affurer
les croyez, dirigés par
pas. Chaque jour nous donne de nouvelles preuque vous ne vous trompez
& de leur honn teté, & nous ne faives de la loyaàtté. de leurs principes
hautement qu'ils font amis de
fons qu'acquitter un devoir, en annonçant leur doit P'heureufe tranquillité
l'ordre & de la paix, & que ceite dépendance
i
dont clle jouit.
le général 2 du tort quie Pen vous. a fait conjugez maintenant, , Morficur
répandu avec profi fion dans toutes
traéter , par votre avis aux.citoyens, foldats, contre toute vérité, d'avoir foulé aux
les paroiles. cn accufant ces nati-nale du 12 O8obre, pour lequel ils ont,
pieds le décret de T'Aflemblée relpedt: en les accufant encore d'avoir jeté
ainfi que nous, le plusgrand
le général 2 du tort quie Pen vous. a fait conjugez maintenant, , Morficur
répandu avec profi fion dans toutes
traéter , par votre avis aux.citoyens, foldats, contre toute vérité, d'avoir foulé aux
les paroiles. cn accufant ces nati-nale du 12 O8obre, pour lequel ils ont,
pieds le décret de T'Aflemblée relpedt: en les accufant encore d'avoir jeté
ainfi que nous, le plusgrand --- Page 7 ---
des idées pernicieufes dans l'efprit a2 gens de couleur & des nègres 9 lorfquils s'empreffent de reconnaitre que la colonie ne peut fublifter fans ces diflérences politiques, que la nature femble avoir marquées elle-même. Vous nous annoncez ques vous n'ave ité témoin de rien, & que. vous n'avez
répandu ces idées que fur des témoignages étrangers. Vous avouerez, Monfieur le général, qu'il yavait bien du danger à donner créance à de femblables rapports, que Pexiftence de pareils faits aurait dû être bien conftatée, avant de les donner pour vrais. L'on ne peut calculer l'effet des alarmes que votre proclamation pouvait répandre, f nouis ne nous fuffions
cmprefés de détromper les colons, en publiant la vérité,& en les prévenant contre de fauffes infpirations. Enfin, Monfieur , vous nous annoncez que vous allez tout réparer ,que
vous vous empreilcz d'écrireà PAfiemblée nationale & au Roi, pour rechiner
l'erreur qu'on vous avait fait commettre, Nous en faifons autant de notre
côté; la France fera donc inflruite de la vérité, clle connaitra le refpedt que
nous portons tous aux décrets de l'Affemblée nationale. C'eft bien inutilement s Monfieur le général, que vous nous engagez à
diffuader le public fur P'exiftence d'un faux décret du 17 Décembre, qu'on
dit détruire celui du 12 Oftobre. Ce décret du 12 Oaobre, fanétionné par
le Roi, parvenu officiellement & promulgué, cft la feule loi que l'on connaiffe 1 & que. l'on exécute, puifque l'on a déja nommé des députés dans
différenies paroifles. Ce prétendu décret du, 17Dicembre n'exifta
maisil n'eut la moindre confiience dans lopinion d'aucun citoyen du
aatt
au-Prince. Il fut dit qu'un jouril avait été répandu, on n'a jamais sût
qui ni comment. M. Mauduit jugea à prapos dc le dénoncer à M. cureur général, de le dénoncer également au tribunal du public, par, la
voie de T'impreffion dans les gazettes. Ce fut par ce moyen feul qu'il obtint
quelque publicité. Jufques-là il était refté entièrement ignoré. Au furplus, fi notre témoignage que vous invoquez, pouvait être de
quelque néceffité, nous nous empreffons de le rendre d'une manière authentique, en difant que ncus connaifions parfaitement le décret du 12 Ollobre, 9
& que nous n'avons jamais vu aucun décret poftérieur qui lait rétradé, ni
à la date du 17, Décembre, ni à aucune autre, , mais nous fommes loin d'attribuer à l'exifience de ce prétendu décret du 17, Décembre 2 le malheureux
événement arrivé à M.
, nous nous empreffons de le rendre d'une manière authentique, en difant que ncus connaifions parfaitement le décret du 12 Ollobre, 9
& que nous n'avons jamais vu aucun décret poftérieur qui lait rétradé, ni
à la date du 17, Décembre, ni à aucune autre, , mais nous fommes loin d'attribuer à l'exifience de ce prétendu décret du 17, Décembre 2 le malheureux
événement arrivé à M. Mauduit , le 4 de ce mois. Nous croyons aul contraire qu'il n'eft dû qu'aux remords conçus par fes propres foldats, d'avoir
- par les ordres de leur chef tiré fur des citoyens, dans la nuit di 29 aul 30
Juillet, & d'en avoir tué & bieffé plufieurs. Nous croyons cet événement dû
msfouvenir des.expediions militaires qui ont été la fuite de cette nuit défaftreufe, à l'enlèvement fait au Petit-Goave &a ailleurs, par le moyen de ces
mêmes foldats, de différens citoyens, fans décret, fans inftrudlions ni forumatité de procès.
é fur des citoyens, dans la nuit di 29 aul 30
Juillet, & d'en avoir tué & bieffé plufieurs. Nous croyons cet événement dû
msfouvenir des.expediions militaires qui ont été la fuite de cette nuit défaftreufe, à l'enlèvement fait au Petit-Goave &a ailleurs, par le moyen de ces
mêmes foldats, de différens citoyens, fans décret, fans inftrudlions ni forumatité de procès. Ils auront vu.que ces coups d'autorité, ces excès commis au Port-aui-Prince envers les citoyens, dans la ntit du 29 Juiller,
n'avaient rien de comm.n avec la conduite de Taffemblée générale tenue a
Sajnt-Marc. Ils auront vu que depuis cette fatale épogue, leurs bras n'a- --- Page 8 ---
armés contre leurs 4 frères. Ils auront comparé leur convaient ceffé d'être
de Normandie & d'Artois en Europe. Toutes
duite avec celle des bataillons avoir
foldats du régiment du Portces circonftances réunies peuvent caufe du agifurles cruel événement dont nous avons été
au-Prince, & avoir été la
afliges.
réitérons ici, Monfieur le général, tout le defir que nous
Nous vous
& exercer la plénitude
avons de vous voir reparaitre au gotivernement, & vous nous peinez infiniment, en
des fon@ions qui vous appartiennent, d'une conduite qu'il n'eft pas en notre poufaifant dépendre votre retour
vous reviendrez, lorfque les folvoir de remplir. Vous nous annoncez que & qu'ils auront fait ferment de
dats feront rentrés dans la fubordination, & vous nous engagez, par votre précérefpeéter le repréfentant du Roi;
de notre influence. Mais nous n'en
dente lettre du 16, d'ufer à cet égard La diredtion des troupes & des foravons ni ne pouvons en avoir aucunc.
elle eft toute entière dans
ces publiques ne conccine pas les Nous municipalités, nous bornons fcrupuleufement à exerles mains du pouvoir exécutif.
qui nous font attribuées
cer les fonétions de police & de fureté publique font nos devoirs 2 & vous conpar les décrets nationaux. Voilà quels
naiffez certainement les vôtres. avions à nous plaindre d'infiubordination, de
Ce ferait à nous, fi nous
autorité. Quel eft celui en effet qui
recourir à votre caraétère & à votre dans toutes les parties de la colonie,
doit, exercer une furveillance générale
leur faire prêter les fermens
maintenir les troupes dans la fubordination fi 2 ce n'eft le gouverneur général,
décrétés & diftribuer les forces publiques,
donc de vous oble repréfentant de la perfonne du Roi. Permettez-nous nous n'avons pas, &c
ferver que vous nous invelliriez d'un pouveir que qu'à vous d'exercer.
votis abandonneriez des droits qu'il n'appartient
utiles a la chofe
que Mais dans toutes les occafions oti vous nous néceffaire, croirez nous nous y porpublique, oit vous jugerez notre concours toujours en nous, empreflement.
terons avec tranfport. Vous trouverez
zèle, franchife & loyauté.
Nous (ommes avec refpedt,
Monfeur le Gouverneur général,
Vos très-humbles & trèsobéiffans fervireurs,
Les officiers municipaux.
Signe, Leremboure père, maire;
& Malahar, fecrétaire-grefier.
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IMPRIMEUR DU ROI.
CHEZ MOZARD,
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