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SONTHONAX, Counijaie - Civille las
à
Repabliyue Srangaine Saine-I Douingue,
cl
LA SOCIÉTÉ des amis de la liberté & de Pégalité de
L.p peuple de Saint-Domingue, courbé depuis fi long-tems fous le
de l'efclavage & del Ia tyrannic, vient dc reprendre fa
joug
tions du monde, &, àPexemple du peuple français, il a reconquis place parmiles fes droits, naCe nouvel ordre de chofes qui devoit être l'ouvrage du tems & l'cffet
des lumières, a eu une époque beaucoap plus rapprochés que nous euffions ofé l'efpérer, s c'eft celle oul le frénétique Galbaud , l'ami &c le fecond
du ttaitre Dumourier, envoyé gouverneur à Saint-Domingue, a débutépar vouloir y détruire la loi du 4 Avril,
Un projet auffi extravagane devoit fans-doute éprouver une forte réfiftance de la part des hommes de couleur qui n'étoient
du bénéfice, que la loi leur
parvenus à jouir
sccordoit,gu'apres en avoir affuré l'cxécution les armes à la main : l'africain qui depuis trois ans s'étoit foulevé contre l'oppreffion, n'éroit pas plus difpofé à rentrer fous la domination de fcs tyrans.
4 Avril,
Un projet auffi extravagane devoit fans-doute éprouver une forte réfiftance de la part des hommes de couleur qui n'étoient
du bénéfice, que la loi leur
parvenus à jouir
sccordoit,gu'apres en avoir affuré l'cxécution les armes à la main : l'africain qui depuis trois ans s'étoit foulevé contre l'oppreffion, n'éroit pas plus difpofé à rentrer fous la domination de fcs tyrans. --- Page 4 ---
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Us chiec romie.dont 1 la vilie dn Cap fut le théâtre, a décidé la
grande querthe t2 I'ofelarage & de la libcrté. Ies af'c ins aimds
J1 duterte :s dicits des hommes, 7 mérito'ent lcs bicnf.its de
a
J Arwar ducle-emcs, cn fon som, q-e tous ceux qui prentc 21 les CEILS poerfortenbria caufe de la France, - lercient libres,
I: ROLIN, cityers de les appeler à notre fecours. Les infàmes aiioci.'s d. Gilhsii avolunt émigré dans la partic efpagnole, &
projettoient une inafion duns la partie françaife: Nous étions égulement informds que Ceex quilasoient fuivis dans le Cuntinent, avoient
le méme projct, & cherchoient à armer des bâtimens de tranfport
pour envoyer à Saint-Doni ingue une trout e de deux mille avarturiers qui devoient s'emparer des Comaidaires-civils, &c ret.biii l'ancien ordre de chofes,
Déja plufieurs villes de la colonie avoient arbord P'étendart de la
révolte, fr é aux pieds Ja cocarde nationale 2 arraché Parbre de la
liberté & fuit Alotter fur leu S forts le pavillon britannique : déjà des
commandants
avoient
de ces diftérentes
anglais, s qui
pris poffcfion
placcs, au non du roi de la Grande - Bretagne, & en vertt a'un traité
passé enire les habitans, grands planteurs de Saint - Domingue, & le
cabinet de Saint - James , proclameient infulemment les principes du
gosveinement anglais & invitoient les habitans à l'affaffinat des cammiltbires-civils, PrefTé par tant de circonftances, & au moment de voir
paller dans des mains ennemies la propriété de Suint-Domirguc, je
n'ai pas héfité de proclamer la liberté générale dans la province du Nord.
Mon collegue en a fait autant dans POueft & le Sud. De grands effets
doivent fuivre d'un aufli giand exemple de juftice & d'humatoté; mais fi,
faute de fufils & de poudre, nous ne parvenons pas à 1epsc: die lesplaies
dont les ennemis fe font emparés, nous fommes iurs au mo:ns de conferver le refte de P'ile jufqu'à l'arrivée des fecours de France.
J'ai informé la conventicn nationale & le confeil exécurif des nouvelles melures qu'avoient néccflité les éyènemens 5 je n'emprefe éga- --- Page 5 ---
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lement des yop Mrempoifeatehpes exemolaires de ma proclamation.
Si. comme je n'en p:ax de uter, elie obtiert votre approbation , jublierai facilement tous les dangers que j'ai couru pour faire régner
ici les principes de la liberte & de Pégalité,
P. S. Nous ne demandons à la convention nationale ni vaiffeaux
ni foldats ; il ne nous faut 2 pour chaffer les ennemis 2 que de la
poudre, des fufils & des oratcurs.
Au Port-Républicain, a chez J,-B Michel, Iuprimeur de la Commilion-Civiles.
de uter, elie obtiert votre approbation , jublierai facilement tous les dangers que j'ai couru pour faire régner
ici les principes de la liberte & de Pégalité,
P. S. Nous ne demandons à la convention nationale ni vaiffeaux
ni foldats ; il ne nous faut 2 pour chaffer les ennemis 2 que de la
poudre, des fufils & des oratcurs.
Au Port-Républicain, a chez J,-B Michel, Iuprimeur de la Commilion-Civiles. --- Page 6 ---
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