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W
SON 1e T. - H ONAX,
CI I-D E V A N 'T
CO NI MISSAIRE CIVIL,
DELEGUE A SAINT-DOMINGUE,
A L A
CONVENTION
NATIONALE.
wuraikuarsmn
CITOYENS-REPAFSENTANS,
Lussoormas COLONIALE, anx abois, se débat dans les convalsions de la mort. Ses suppèts, étonnés de notre présence
en France, désespérés de se voir démasqués avec le résultat
dus informations prises à Saint-Domingue par les envoyés du
comité de salnt Tublic 1 ne voient plus de ressource que dans
un nouvcau système de calomnies tout aussi absurde, mais
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hranconp plas impndent que T'ancien. Est-iictonnant que des
conpables avérds payent d'audare, quand ils veuilent échapper
anx justes chatimens qui vont les atteindre.
Et quels sont ces honunes soudovés par l'Angleterre, qni
depnis, deax ans, viennent sans cesse la barre de la convention, an no: des princes colons, des négriers, ct des proprictaires dhommes, pour y vouair les plas atroces injures,
les plus dégoltans mensonges contre les délignés de la Répnblique. Ils se disent les cominissaires des colons de Saint-Domingue pres la convention nationale; inais Saint-Donsingne
ne peut pas avoir d'antres coenmissaires ne ses dépatés,éus
reghicrcinent.tolaquer ceux envoyés parla pronincenlu.Nerdifage
ct Bruley, tons lensonembresdels trop fomcnseasseniblee deSt
Manc.ontétecdepat@sparia secondeasseniléecoloniale.liasoute
en verti deli loi da 4 avrl, depuis le mois d'octobre 1792;
(v. S. ) miis, henrensorent pour les intérets de la France,
les assemblécs coloniales n'existent plas ; elles ne peuvent donc
plus avoir des commissaires près la convention nationale; ; ily
a plus. nous apportons dans nos archives; et nons prodnisons t arrêté de la comnission intermédiaire de la coloute,
renda au mnois de mnais 1793, ( v. s.) portant révocation des
pretendus pouvoirs attribués aux CATONNIATEURS Page el Brux
ley,et qui leur fait défense de se dire ce lavenir coumissaires
de Suins-Demingue.
Nous apportons cn meme tenis, et nous produisons leur correspondance avec les colons; c'est avec leurs écrits, bien et
duement signds, 4ae nous voulons les confondre: c'cst avec
lenrs écrits qa'ils seront condamnds. Deja, deux de leurs lottres, impregntes de principes contre-révolntionnaires, ont été
pabiices et dénoncées par la députation de Saint-Domingue ;
C'estices lettres qu'ils doivent leur incarcération.
Denx antres préiendas commissaites paraissent sur Ia scène
depnis qpuelepes jonzs; ils SC disent envoyés par les colons
pairiotes de Philadelphie et de Newyorck. Grands Dieux! Des
colous patriotcs à la' Nonvello-Angleterre: Des patrioles émi
regntes de principes contre-révolntionnaires, ont été
pabiices et dénoncées par la députation de Saint-Domingue ;
C'estices lettres qu'ils doivent leur incarcération.
Denx antres préiendas commissaites paraissent sur Ia scène
depnis qpuelepes jonzs; ils SC disent envoyés par les colons
pairiotes de Philadelphie et de Newyorck. Grands Dieux! Des
colous patriotcs à la' Nonvello-Angleterre: Des patrioles émi --- Page 5 ---
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gnis, éralant Anx Eiats-Unis le luxe de plus insnlent, tandi:
qu'ils éerivent en Trance qur'ils vivent dus Lienftits des
Anwricains; dles colons purtriotes, sondcyds par ic vicomte
de NoanLES par TEVEOOE D'AUTUN, par TALov, ci-devant lientenaut civil an chàtelet et ageut seuret de Monsicur, par le
sonatenr Isard, paribmnilthon el parletomité Anglais de Phi.
ladelpire! Des colons patrioles 1 ai ont refusé de passer eil
France SIr le convo:! Des colons pairiotes, qai d'ume sain
ticunent à TAngleterre, de T'antre à TEspagne, et qui n'ont
pas honte de parler de leur aitachenent a ia France, tont en
caloumiant ses principes, toit enl livrit ses parts anx étrangers! Citoyens Representans, interrogez ia irgarion actuelle
des Etmis-Unis, celle qui a anccddi a fancien minisière :
compulsez Jes rapports ni sont amoncelis dans les comités
de là convention. dans Jes. bureans de la marine, dans (eux
des alfaires étrangeres, et vons verrez s'il est permis de croire
au patriotisine des colons. FansI LE PLUS DE DENREE TOSSIBLE AIr
MEILLEUR MIARCHEI POSSIBLE, ACHETTER DE ToU TES MAINS, NEPAYER
PERSONNE, INSULTER AU COMMERCE FRANSAIS, TENDRE LES BRAS AU
PREMIER TYRAN QUI LES SOUSTRAIT. ALA DOMINATION DELARÉPURFIQUE,
voila toute leur morale. Tels sont les homucs qui, du fond
des Etats-Unis ont nis leurs propriétés Cil séquestre citre les
mains du roi Georges; tels sont ceng qui, livrés aux Anglais,
prétendent avoir une représentation cn France dans la
sonne de denx autres membres de l'assemulée de aturade
aussi contre-révolationnaires et plus criminels encore que Page
et Bruley. En attendant que nous les lassiens connaitre pur
lenis écrits, nous dirous seulemen: qu'ils sont venas on France
à lasuite du général Galband, éuigré des Etats Unis an Canada, et revenu lai-même, sur la nouvelle ailai avait 616
Trausmise par Page et Bruley, de decret d'arcusation cendu
contre nous le 16 juillet 1793. 1'émigration de Galband est
certaine, elle est atrestée par les ageus de la légation dAmériqne, et parson propreaven
Voila Citoyens leprésestans, lus prétendus patriotrs qni
nous ont accusés d'avoir cherché à Jaire la contre-révolatio.1
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, sur la nouvelle ailai avait 616
Trausmise par Page et Bruley, de decret d'arcusation cendu
contre nous le 16 juillet 1793. 1'émigration de Galband est
certaine, elle est atrestée par les ageus de la légation dAmériqne, et parson propreaven
Voila Citoyens leprésestans, lus prétendus patriotrs qni
nous ont accusés d'avoir cherché à Jaire la contre-révolatio.1
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aux Antilles, nous dont le dévonement AuK principes de la
Convention a été sans bornes , nons qui, an milien
du dannement le plus absoln d'armes et de munitions, avons
Gombattu sans relache contre les Anglois, les Espagnols,t
les Royalistes coalisés; hions qui avous bravé tous les dangers pour planter Tarbre de la liberté en Amérique - nous
dont la mort a d1d conmandée et mise à prix par Galbaud
T'envoyé de Dumoarier à S. Domingae, par toutes les factions
qni ont embrasé cette ile, enfin par les érraugers qai tyrannisent aujourd'hni les quartiers cnlevés à la Répabliqne.
Le moment n'est pas airive d'entrer dans de grands détails
sur Ja manière dont nous avons rempli notremission ; c'est par
11OS actes c'est sur les piècesles plus antentiques que nos adversaircs et nonsseronsjngds; nonsatfendonsavecinderniéreimpatiencs
l'ouverture des malles quirenferment nos papiers, , et nous nous
lâterons alors d'arracher à nos ennemis le mascue qui les
couvre. Nous vons promettons d'avance la confusion de nos
persécuteurs > puisrjue la lutte devenue eufin egale depnis
notre arrivée en Europe 1 nous fouruira les moyens de dévoiler leurs intrigues et leur coupables trahisons. Nous adrnettrous pour coutradicteurs légitinues tous cenx qui ont été témoins des événemncns i Saint-Domingne; dans cettelute gloriense
pour nons et flétrissante i janais pour nos ennemis, dans cette
lnte de la vérité et de la liberté contr,len.ensongsetTesclavage:
nous y appellons tous les colons qui oseront combattre contre
les droits des hommes. Nonsneréchsons que ceuIx surle compte
desquels nous avons produit et nous produirons des prenves
par écrit et émanées d'eax-mèmes qui, aux termes de Ja loi,
les rendent incapables d'ctre reçns C11 témnoignage; nous y appelons jusqu'à Ces déportés du Cap qui 1 après avoir élé en
Amériqne les proneurs du royalisine et da fidéralisme sont
veru en France jouer le patriotisme, SouS les ordres de Robespierre; témoins habitués du défunt tribunal révolntionnaire,
amis et protégés connus de Dumas ct de Fonrier-Thiaville,
ils leurs désignaient les victimes et les conduisaient à l'échaflaud.
re reçns C11 témnoignage; nous y appelons jusqu'à Ces déportés du Cap qui 1 après avoir élé en
Amériqne les proneurs du royalisine et da fidéralisme sont
veru en France jouer le patriotisme, SouS les ordres de Robespierre; témoins habitués du défunt tribunal révolntionnaire,
amis et protégés connus de Dumas ct de Fonrier-Thiaville,
ils leurs désignaient les victimes et les conduisaient à l'échaflaud. --- Page 7 ---
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Non; devons faire mne grade difprene.pour Tesprit ptlblcentre les iesduventeridkbossmms le vent. A: SL-Domingne,
io.s les partis ont ouvertemuent combattit conlie les principes francais : à la Mantinigue, à la Guodilonpe, les euremiis
i goavernement se, sont tonjonrs moning les amis de Tégadine
A Lucie-la-lidelle surtont, l loidu 4 avril érait extcutje longten:s avant qu'elle y TAL conniae.
Lors do la premire apparition des Anglois * la Marlinigne,
Is patriotes blancs de St.-Pieire se présenterent au général
Rorbambean, pour lni demander la publication de la liberié
aux iles du vent : HSOnLS de lous nos moyens, disaiens-ils, pour
repousser lennemi de ia France : marchons contre hi. les droits
de Thomme d'e main, le fer dans Lautre, CL 1O1S sommes
sursdectinereles vraisetsenls esclaves.des rois. Leurpoposition fut
rofusce: et il est à croire que si elle eft été acceptée, jamais
Tetranger n'ett pris pied atix ilcs du vent.
Nous pouvons vous assurer, citoyens, et lee preuves paraitront au grand jour, queSt-Domingne, privé de forteresses,
de soldats, de vaisseaux ent infailliblement succombé en entier sans Faffranchissement général des négres; en uu seul jour
vous avez créé à la répablique deux cent mile nouveaux soldats à qui il ne manque que des fusils pour vous donner des
exemples multipliés de ce qu'ils savent faire pour la défense
de la patrie.
Nous prouverons ne partout oùt les colons étaient les
maitres, et les nèyres désarmés, TAnglois et TEspagnol ont
été reçus eil triomphe.
Loisrne Tétranger s'est emparé de Jérémie, il n'y avait pas
un seul homme de conlenr; diepnis six mois ils en avaient dtd
chassés à main armée. Au Mole-St.-Nicolas et à Bombarde, il
n'y avait que des blancs.
Partout, au contraire, où les Neirs ont 6ié armés an nom
de la République,ils out tenn les forcen.Angloites et Eispagnoles
reçus eil triomphe.
Loisrne Tétranger s'est emparé de Jérémie, il n'y avait pas
un seul homme de conlenr; diepnis six mois ils en avaient dtd
chassés à main armée. Au Mole-St.-Nicolas et à Bombarde, il
n'y avait que des blancs.
Partout, au contraire, où les Neirs ont 6ié armés an nom
de la République,ils out tenn les forcen.Angloites et Eispagnoles --- Page 8 ---
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en échec, ils ont reconquis Sir Tétranger les quartiers que les
blancs avaient livrés.
Au Cap, dans lecournt defevrier dernier, ils étaient blornés
par mer ct cependant u corsaire de dix canons monté par des
Noirs entrait dans la rade à la vue de six vaisseanx de ligne
Espaguols. Bioqués par terre, is out souffert la famine, - ils
ont picfard manger Pherbe platot que de se soumettre à un
lche ennemi qui, par leur Donne contenance fut coatraint de
lever le siniga,
Au mois de mai ( vieux style ) TEspagnol revint à la charge
avec une armée forte de cinq mille homunes. Elle a été tailée
en pièces à trois lieues de la ville par les Noirs républicains
qui ont amené prisoanier le funeex général Jean François,
Chef de la Veidéc de St.-Domingue et coalisé avec les esclaves
de la maison de bourbon.
Ala même éporpue, ine antre armée de Noirs reprenait at
nom de la républiqne le port des Gonaives sur les mêines Espagnols. Ils ont passé au fil de T'épée environ deux cents chevaliers de St.-Louis qui se tronvaient dans la ville. C'est ainsi
cuc paitout, les enfans de la liberté se montraient digues des
grands bienfaits qa'ils ont regas de la Convention Nationale.
Citoyens représentants, votre décret du 19 plaviose, a porté
Je dernier coup anx tyrans qui out des possessions anx Antilles; il devient le signal de la subversion des colomes (1lgiuises de la conservation et de la restauration des notres; il
n'y a plus que le peuple français qui piisse y réyper.
que le franges seul s'acontume aux loix delajustice et
manité,
Pafitee
On vOuS E dit et rApété sans cesse dans Jes libelles imprimés ici anx frais de FAngletore, Guie le négre devenu libre,
se jetterait comme HIl tigres sursesi ancens maitres, on ull moias
que cédant à ses paresserres inc linations, ili refuserait de tpayailler aux productions ai entichissont la Métropole,
y réyper.
que le franges seul s'acontume aux loix delajustice et
manité,
Pafitee
On vOuS E dit et rApété sans cesse dans Jes libelles imprimés ici anx frais de FAngletore, Guie le négre devenu libre,
se jetterait comme HIl tigres sursesi ancens maitres, on ull moias
que cédant à ses paresserres inc linations, ili refuserait de tpayailler aux productions ai entichissont la Métropole, --- Page 9 ---
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Choyens,'on vous a cruellement, indlignement abasd; jnsqu'a
co joar les tyrans des affricains avaient cu seuls. la paroie, ils
vst tems que leurs defenseurs paraissent.
C'cst la servitnde, c'est l'esclavage cui allume tontes les
peoes.iisiegmpamisepst tontes les sociéts ; la liberté an contrairerétablit Tharmonie, assure tous les droits, l'affricain declard libre, jonit paissiblement de son nouvel état, il oublit
par devoir et par reconnaissance pour la France ses anciennes
injures; Depais qne les droits de Thommeont été proclamés
à St -Domingue, il n'y a pas l'exemple d'une assassinat commis de T'esclave an ci-devant ruaitre. Nc les a-t-on pas vus an
milien de la catastrophe du Cap, se fornier en patronille et
parconrir les maisons pour protiger les européens ct les amener dans le camp et sons la sauve-garde des commissaires civils furcès eux-mdmes de s'exiler de Ja ville du Cap. Nc les
a-t-oil pas vus fournir aux blancs tous les secours de la bienfaisance, ne lenr ont-ils pas donné dans tous lestemsTesemple
de tous les sacrifices et de toutes les verlus?
On dit qu'ils ne travailleront pas, mais nous apportons ia
prouveper Roritmmesbamastontela partjeintacie de la province du
Nord, dans tonte Jes commune de T'Ouest ct du Sud, les
Iravak ont tonte l'activité que Tétat de gucrre permet de
leur donner. No.s fournirons la preuve par écrit, que dans
pselqes commnnes les révoltes ont été plus abondantcs ct
mienx soigudes que sous le régime de l'esclavage. Commnent
IC rravaillernient ils pas, lors qn'ils seront salarics, enx ai
privésdepnis un an, de tout seconrs d'Enrope, remplissaient à
crdlit les magazins publics de denrées coloniales. Nous sa2'NS laz détreste dt la géne de ladniuitmtion. disent les négres,
la république fait des efforts iacioyables CIL Europe, cile ne peut
pas nous scrourir ici; quand cile aune vaincu lousses ennenis,
el'c nous enverra le pric de nos travana; ne sommes. - nous pas
uop dédiomagés de TLOS sucurs par la liberté giicle nous a denzée.
Voila citoyens, le peuple pu'on calomnie en Europe ponr
2'NS laz détreste dt la géne de ladniuitmtion. disent les négres,
la république fait des efforts iacioyables CIL Europe, cile ne peut
pas nous scrourir ici; quand cile aune vaincu lousses ennenis,
el'c nous enverra le pric de nos travana; ne sommes. - nous pas
uop dédiomagés de TLOS sucurs par la liberté giicle nous a denzée.
Voila citoyens, le peuple pu'on calomnie en Europe ponr --- Page 10 ---
699:
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(8)
avoir le droit de Tussassiner, en est - il un meilleur après le
peuple français?
SONTHONAX.
Taris 6 fructidor lan deuzieme de la republique
française une
cl indivisibie
P S- Page et Brulcy répandent le brnit que nons n'avons
absolument gnitté St.-Domingne, que lorsque nous en avons été chassés
salut
par les Espagnols et les Anglois. Le comité de
public a CII main la preuve que plus de la moitié de St.-
Domingue est restée sous la puissance de la
et
que la caltute par des mains libres. y est
république, en
et que Je commnandant de la Corvetto partont activité,
trouvé à notre poste lorsqn'il est venu TEspérance nons a
d'accusation do 16
nous notifier le décret
jnillet 1793. A Ja tétede. la force
nous dirigions. Nous avons obei sur le champ; ;et dussions pabliqne que
rir victines des ealomniesinvennées les
nousp pee
repentirous jamais d'avoirl bien fait. par Cela colons, nous ne nous
de rendre justice au people de
ne. nons empécherait pas
les toits, que si la France T'abandonnait St.-ioningue, plus ct de crier snr
même. saus armes et sans manitions, Je dernisr long-temps à IniHotera le pavillon dela
qquartier oi
Répeblique. sera celni ai sera défendu
par une arnice de Noirs. Jes Noirs sont les vérirables sansculottes des colonics, ils sont le pouple, cux seuls sont Capables de défendre le pays.
De limprimerie du citoyen PAIN,
a ernea
s passage Honoré, --- Page 11 --- --- Page 12 ---