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Azol
432ne --- Page 3 --- --- Page 4 ---
2 61
(8)
de concilier la raison, la justice et l'intérêt national,
Les commissaires de Saint-Demingue, députés
près la Corvention nationale,
Signés, VERNEUIL, PAGE, BRULLEY,
THOMUNILLET,DUNY, DEAUBONNEAU,
CLAUSSON, SÉNAC, FONDEVIOLLES,
Paris 2 Messidor ; an 3me. de la République française:
De l'Imprimerie de LAURENS ainé, rue d'Argenteuil,
No.211, --- Page 5 ---
SENTINELLI E,
GARDE A VOUS!
T.
A J. B. LOUVE
gazetier ou Louvet lerepréIxouers de svoirsicectonveties
distril buer aux
sentantdu peuple, qui monte surlestraiteaux pour des colonies,
bonnes gens ie poison que distillent les égorgeurs
allons
à Pun & Pautre, quelque dangereuse que
nous
répondre
avec un philosophe irascible
puisse paroitre une lutte polémique des romans & des décrèts,
& vindicatif, qui fait, tour-à. tour,
des gazeites & des arrêtés.
vous êres loin de cette impartialité qui
Louvct, en sentinelle,
linstruction de la sociéré;
convient au journaliste écrivant pour
êtes loin de cette
Louvet, le représentant da peuple, vous d'arrêter les fermens
modération si nécessaire à Phomme chargé
derévolution & de dissolution du systême social. vieille amitié
Sans doute vous aVez bien fait de respecter la
lie à Sonthonax, l'assassin en titre de notre pays :
qui vous
concilier, par un silence prudent 2
mais n'auriez- vous pas pu
la
l'intérét pules tendres ai ffections de votre ame, pudeur,
vous devez à votre caractère de représentant
blic, & ce que
cherchez-vous à vous avilir jusqu'à Sondu peuple? Pourquoi
vous?Inuthonax, que vous ne pouvez faire monter jusqu'à & Raymond :
tilement vous placez entre vous & lui Leborgne
mieux que votre apologie de votre vertueuz
ça ne prend pas bien qu'il ne vous est pas plus facile de
Brissot. Savez-vous
des massacres des deux
faire disparoitreles gasnerapologeriquese Patriote
qu'il ne
& trois septembre céiébrés par ce
frangais, colons
facile de rendre la vie & Pargent aux
égorgés
yous est
A
uthonax, que vous ne pouvez faire monter jusqu'à & Raymond :
tilement vous placez entre vous & lui Leborgne
mieux que votre apologie de votre vertueuz
ça ne prend pas bien qu'il ne vous est pas plus facile de
Brissot. Savez-vous
des massacres des deux
faire disparoitreles gasnerapologeriquese Patriote
qu'il ne
& trois septembre céiébrés par ce
frangais, colons
facile de rendre la vie & Pargent aux
égorgés
yous est
A --- Page 6 ---
(2)
& pillésp par YOS amis Leborgne, Sonthonax,
Mais
Dufay, &c. ec.
pourquoi efficeriez vous de votre calendrier le
Brissot? n'avez vous pasdonné à Dumouriez
patron
un brevet de répsenyf-at-ades Damsatinprauadardend
toujours reyalis:e, je suis stûr qu'ila dte républicain de bonne
Joi Ea vérié, citoyen Louvet, gazetier Louvet,
sentant Louvet, vous étes à vcus sculun reman tout entier. repréQue vous ayicz cru nécessaire de signaler, comme des ennemis publics, ces hommes timides, victimes infortunées du
systême de sang, parce qu'ils se disent tou: bas: Louvet, d son
tour,-veut étre un terroriste, cela n'étonne pas; mais de
diable vous mélez. vous de
quoi
chant
crayonner nos noms sur votre mépapier? N'avez-vous pas vu que vous cessiez d'être dangereux du moment où vous abandonniez le caractère
sibilité, qui convient à chacun, &: sur tour à un
d'impasdu peuple, à un membre du gouvernement?
représentant
Pourquoi n'avezvous pas demeuré dans le silence de f'intrigue? Vous faites si
biendes romans! votre espritinquier, votre caractère
la soif de queique célébrite
brouillon,
ont, pour le coup, mis en défaut
votre prudence, Pourquoi frapper notre sensortum de cette
massue,qui se marioit si bien avec les poignards de Marar, dans
les tem: ou les jacobins, dont vous faisiez partie,
suxbomge-gentde Paris,deprier MM.de Rrunswick proposoient &d'Yorck
de venirs s'arseoir sur le trône de France? Voudriezperdre pour sauve: Sonthonax, Dufay & lcurs
vous nous
cumplices? Ne
poavant palller leurs cincs.onudrics-vous nous en
nou,leurs Accantears,mfindenon
supposer à
fairerenvoycr dos d dos?..
Non, monsieur Louver, NOUS VOULONS ÈTRE JUGES..
Voudricz vous, par basard, prévenir la société contre une
brochure imgortne, quise vend chez Maret &
le ttre d'Essais surles causss 6 les cffets de la Desenne, sous
vérité nous ne SavOIS
révolution? En
pas ttop de quoi s'est avisé l'auteur de cet
écrit,dedémontrer queleministre
rigét
d'Augleterreatrop: souvent diwascendipuemmor &: les decrets de la convention
nacionale! Avoit-ilt besoinde mesurer la supériorité des renards
d'Anglerere sur les singes de la France ? avoit il besoin de
suivie monsicu: Fitt dzns tous les détours de sa politique
pro-
é nous ne SavOIS
révolution? En
pas ttop de quoi s'est avisé l'auteur de cet
écrit,dedémontrer queleministre
rigét
d'Augleterreatrop: souvent diwascendipuemmor &: les decrets de la convention
nacionale! Avoit-ilt besoinde mesurer la supériorité des renards
d'Anglerere sur les singes de la France ? avoit il besoin de
suivie monsicu: Fitt dzns tous les détours de sa politique
pro- --- Page 7 ---
(.3:)
fonde ? ne pouvoit-il pas retenir dans son porte-feuitle les mesures qu'ili indique, pour déjouer CC ministre dans ses rapports
& le reste du monde? n'est ce pas 1à ce qui
avec les colonies bile? Mais, Louvet, n'est- i1 pas tems dc dévous échauffe la
rouler aux yeux des bonnes gens de Paris le pacte fait depuis
entre les bétes carnacières de France & les léopards
cinq ans.
continuerons à faire dans
d'Angleteric? C'est ce que nous
l'examen que nous allons esquisser du; pompeux éloge que vous
avez fait de Pexcellent ouvrage de P'honnéts Leborgne. Il est
nature! que vous proniez vOS amis & votre progéniture.
La brochure de Leborgne jerte, dites vous, un grand jour
des
elle prouve combien il fut injuste
sur Phistoire
colonies;
d'imputer à Brissot les malheurs de ces contrées.
Nous ne faisons pas ici lexamen de la vie politique de
Brisot;Thistoire, mieux que nous, le rangera dansle catalogue
des brigands,qui ont ailumé le feu de la discorde sur tous les
points du globe. Du haut de la tribune des jacobins, Brissot
P'assemblée législative &.le roi de déclarer la guerre à
força
TAurriche. Trompantla convention nationale, - par un mensonge
audacieux, il lui fit déclarer la guerre à PAngleterre. Dirigée
PEspagne vouloit la paix; Brissot &
par une sage politique,
Barrère lui firent déclarer la guerre. Enfin Brissot apostoloit &
préchoit sans cesse dans les assemblées & dans les comirés cette
abominable maxime : que la France ne pouvoitfizer sés destinces
gu'en portan: la gueire aux quaire coins du monde. Le bouleversement de la France; f'annihiliarion de tous les élémens de sa
prospérité; le développement de pudomye-foseridadeist
des siècles, si elles n'amècent parmi nous le plus
encore pendauc desporisme : tels sont les résultats du systême exécrable
affreux
de Brissot. C'est par lui que lEurope entière est épuisée; c'est
lui
l'Amérique entière sera bouleversée; c'est parlai,
par que
a suscitée, que PAngleterre, riche des mal-
&: la gueire qu'il
faite de la
a la doheurs du monde, s'est élevée au
prospérité,
mination ab:olue des mers. Enfin, pour juger Brissor, il suffit
de parcourir la chaine abominable marquée depuisies premiers
de P'assembléc législative par le crime & le malheur.
jours
Tous les con:pirateurs se ressemblent plus ou moins; &:
A 0 2
que PAngleterre, riche des mal-
&: la gueire qu'il
faite de la
a la doheurs du monde, s'est élevée au
prospérité,
mination ab:olue des mers. Enfin, pour juger Brissor, il suffit
de parcourir la chaine abominable marquée depuisies premiers
de P'assembléc législative par le crime & le malheur.
jours
Tous les con:pirateurs se ressemblent plus ou moins; &:
A 0 2 --- Page 8 ---
(4)
Brisso: seroit l'opprobre de la France si Robespierre n'avoit
trop vécu. Vous seul avez osé présenter aux factieux ce signal
de ralliement. Bientot d'autres que vous se rall:ercnt à leur tour
à côté de Danton. jusqu'au moment cit les comp'ices de Robespierre feront revivre sa mémoire, en plantant le drapezu de
mort sur nos cadavres ensanglantés, Telles seront les destinées
de la France, s'i! se trouve encore dans la convention nationle un homme aussi méchant, aussi perfide que vous. Si vous
aviez des intentions pures,vous vous gardericz bien d'exaspérer
les passions des bommes ; vous jetteriez un voile religieux sur
tous les factieuz qui ont souillé, déchiré, dévoré la France :
parce que chacun d'eux a ses partisans, ses seides, ses complices. Leurs crimes sont dans Jeur impuissance : si vous succombiez, vous seriez à votre tour un brigand. Vous semble-t-il
que ces vils reptiles n'ayent pas marqué leur odieuse existence
par une assez- grande soime de coiamités? veulez-vous jeter
dans la société leurs cadavres pesti'entiels, pour y développer
de-r nouveeux fermens de morr? Imitezie siience de vOS colligues;"Victines comme vous, ils s'occupent du bonheur du
monde : vous, vous cheichez à V'occuper de vous. En parlant
de Brissor 3 vous croyez êire Antoine exposant aux I regards
des romains la robe de Cesar.
Mais puisqee vous 1us avez forcés de parler de Brissot,
nous vous remectrons SOUs las yeux les principes qu'il professoit dans son ruméro 212, publié en 1790: 4 Quant all
27 gouvernemens des colonies, disoit-il, il est bien simple d
21 organiser : on doit l'envisager sous deux rapports, interieurs
>) & eztérieurs, ou rapnorts, avec la métropole. Pour les premters, 3
2) il faus dorner aux colonies In gouvernement semblable a celui
>: que nOuS avons adopté, c'est-i dire une assemblée, quifasse les
> lois intéricures de le colonte, un gouvernemeni avec un conseil
s) exicutif, gui les mette en rapport avec celuz de la métropole, à leguetle il fart reserver les lois pour les rapports
ncattreurt des colonzes. s Voilà les principes que professoit
2lors votie patcon Brissot: voird les principes que nous n'avons cesse de professer; leur application secle peut sauver
nouepeys; & tobs nos cuvrages, dont vous venez de donner
éricures de le colonte, un gouvernemeni avec un conseil
s) exicutif, gui les mette en rapport avec celuz de la métropole, à leguetle il fart reserver les lois pour les rapports
ncattreurt des colonzes. s Voilà les principes que professoit
2lors votie patcon Brissot: voird les principes que nous n'avons cesse de professer; leur application secle peut sauver
nouepeys; & tobs nos cuvrages, dont vous venez de donner --- Page 9 ---
(5)
commentée, sous le nom de Raymond,
une compilation
la sagesse de cette, théorie: Aussi
démontrent parfaitement
comme un ferment
Brissot, qui avoit émis cette opinion
de France, entre
de discorde entre les colons & le commerce
colons & le cabinct des Tuileries, chanta la ) palinodie,
les
vit les bons esprits se raliier autour d'elie. I! prècha
dès qu'il
des colonies.
depuis lors Passervissement
de Brissot sur les colonies ;
Parcourez toutes les opinions
libres, se fermoient
ses entrailles émues pour les mulâtres ceux-là le calomnioient
pour les nègres esclaves. Il juroit que lui Brissot ne se servoit des
audacieusement, qui disoient, que Pafranchisement des nègres,
mulâtres, que pour atteindre
de cette porSi son humanité gémissoit de la. dégradation les combinaisons
humaine, il se consoloit dans
tion de l'espèce
& de la justice. Maisà peine
de la politique, de la sagesse
l'esprit public, qu'il
a-t-il cru avoir suffisamment dépravé
carrière
leur affranchissement : ( Ek! quelle superbe
provoque devant nous, dit-il dans sa lertre à ses commettans,
3 s'ouvrois
les colonies anglaises qu'il étoit sifacile
2) aux Indes occidentales,
achevant de purifier le régime des
seulement en
>7 de bouleverser, n'étoit méme pas compris. 93 Convenez avec
27 nôtres : moyen qui
professe tour-à-tour
Pécrivain, le législateur, qui
nous que
& des maximes si contraires, ne peut trouver
des principes dans son délire ou dans celui de ses complices.
d'excuse que
Ce
la ruine de nos propres colonies...
Ric2rn
&c., l'ont expliqué par
de Brissot, ne seriez vous pas
Comment, vous l'apologiste
le leur ?
avons accusé les députés de la
Vous prétendez que nous
des hommes
Gironde d'avoir reçu dee sommes considérables
cette faussets a été, dites-vous, constatée per
de couleur;
& des coionies, & reconnue par Garanle comité de marine
eût salarié
de- Coulon. - - Nous n'avons jamaisdit que Raymond Clavière.
la Gironde : mais bien Brissot, Péthisn-de-Vilenuve, & nous avons eu la
Le prêtre Grégoire étoit un des élus,
discrétion de ne pas le nommer, parce que nous ne voulons
du
mais qu'il se convertisse. En effer,
pas la mort
pécheur,
A 3
coionies, & reconnue par Garanle comité de marine
eût salarié
de- Coulon. - - Nous n'avons jamaisdit que Raymond Clavière.
la Gironde : mais bien Brissot, Péthisn-de-Vilenuve, & nous avons eu la
Le prêtre Grégoire étoit un des élus,
discrétion de ne pas le nommer, parce que nous ne voulons
du
mais qu'il se convertisse. En effer,
pas la mort
pécheur,
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(6)
ses efforts deguisilerg thermidor, pour foire oublier
le rapporreur du décrer qui vandalisa la
qu'il fut
pression de toutes les sociétés
France par la supcapable d'un
sivantes, nous prouve qu'il e.t
retour sur lui méme, s'il n'est arrêté
crainte d'une force majeure,
Par la
Li suppression du nom del'évéque de Blois (r), est la seule
inexactitude commise dans la transcription de cette lertre.
Les deur ariérés -du comité de marine & des colonies
d'alors, sontle fruit de Perreur & de
Jongue Stropif farale expérience
l'intrigue: une trop
nous a donné le droit de
ne pas croireà leur infaillibilicé; c'est assez d'esperer
à leur justice. Voici le faic:
encore
Nous-avions demandé au comité de marine une conférence
sur la question des. lettres de change fournies
trateur de Saine
par P'adminisDomingue:(elle, n'on: été payées que lorsque
Plve:el & Sonhonax ont eu intérêr d'en poursoivre le
ment," pour'une somme de vingr'ou trente
payebaées
millions, distriparifeurs ordres; encore a-t-on refusé d'acquitter celles
fournies en indemaite des assemnblées
sommè"de cinq à six cent mille
coloniales, pour une
pas assez d'avoir
livres: parce que' ce n'éroit
égorge, pilié, calomnié les colons, il falloit
encoret discréditer 1 colonie entière auprès du
France.iMonseur
commerce de
Louvet, telle a été ia tactique de la faction
anglise dépuis Brisso: jusqu'à CC jour.)
Rendus aur comité de marine & des colonies,
Raymond
(I) Robieopierre étoit aussi"du nombre des faiseurs salariés
mond désigneit à la reconnoissance de ses fréres, Son
que Raypas dans la meine lettre que "ceux de Brissor,
nom ne se trouve
Gréguirermaisiil ESI consigné dans
Péthion, Clavière &
une lettre
rond 2 eu la précaution de faire
subséquente, que Rayses intentions - en plaçant à côré de imprimer, lui
pour juscifier la pureré dc
Rayniond' s'ccrie-t-il, dans une
ce protecreur puissanr. Aussi
sinc soupgorner d'avoir
note explicative : 4 Comment pourroison
voulu corrompre les éerivains
se
D chdre notitcause? J'aurais donc aussi
qui sont att.zP rieris, qui d ité un de nOS plus ardens corrompu definsenrs? Pincorruptible C'est Robesles fagrieux, comme Raymond. - s'artachent à rous ies
ainsi que
pous avons toujours cu le courage de les dénoncer conspirateurs. à
Nous,
six mois Avant qu'ils fussent sbattus,
l'opinion publique,
voulu corrompre les éerivains
se
D chdre notitcause? J'aurais donc aussi
qui sont att.zP rieris, qui d ité un de nOS plus ardens corrompu definsenrs? Pincorruptible C'est Robesles fagrieux, comme Raymond. - s'artachent à rous ies
ainsi que
pous avons toujours cu le courage de les dénoncer conspirateurs. à
Nous,
six mois Avant qu'ils fussent sbattus,
l'opinion publique, --- Page 11 ---
(7)
feuilles détal, tout-à
de plusieurs
se trouva
propos,araé
Nous
chées, qu'il dit étre les copies de sa correspondance. avoit
&
écrivimes au comité, que si Raymond
dimes
nous
alrération dans le texte de sa lettre,
à SS plaindre de quelque
demandaines l'insertion de
it avoit la voie des tribunaux. Nous
refusàmes d'endeclaration au
& nous
notre
proces-verbal;
nous vimes affiché sur
trer en discussion. Huit jours apiès,
de marine & des
tous les murs de Patis l'arrêté du comité
aucune
ne nous ont laissé
colonies, & les registres consultés
seule fois
nous
déclaration. Ce n'est pas la
que
trace de notre
ayons eu à nous plaindre de ces petitas.espitgieries.
de Garan de Coulon est un acte encore plus
Le rapport
directe de la loi : i! outrage toutétrange; il est une violation
& la justice. Et,
à-la-fois la vérité, la morale, la politique
Coulon a menti
que Garan de
s'il le faut, nous prouverons
lui reste pas d'excuse
a sa propre conscience., parce qu'il ne
nous avons
dansle prétexte de son erreur. Entr'autres preuves,
floréal
de lui, à la date du 2
sous les yeux ane pièce signée
Raymond
constate qu'il n'ignoroit pas que
de l'an 3, qui
destinés au gouavoit intercepté sur nous plusieurs paquets
précieux sur
vernement, pour lui servir de renseignemens
prédes colonies & les mesures que les anglais
Ja situation
convaincu de ce
s'en emparer. Et Raymond,
paroient pour
est un bon citoyen n
vol, de cette trahison,
la lettre dont nous somQuant à nous, nous déclarons que
& qui se trouve, ou doit se trouver (1),
mes dépositaires,
des colonies, a été lue
dans les archives de la commission
de Saint-Dol'assemblée coloniale
en séance publique $ par
traité des formes bisarres
(1). Nous avons, dans d'autres ouvrages, des colonics, Lecoinireinventées par l'ancien sceréraire de 1a commission
Mais ce
éterniscr linvenraire de nos papiers.
Puiraveaux, pour
pièce signte Leborgne, & qui,
qu'il importe d'observer, c'est qu'une
apclogétique. a disparu,
placée sous vos yeux, 2uruit calmé vogre rage du la recevoir S la recenir,
comment. Garan-Coulon, qui a
on ne sçait
mains : comme il a refusé de donner a
a dit ne pas l'avoir dans ses
d'un mémoire instructif gue lui
l'archevèque Thibault conimunication
Il est vrai que CC mel'archevèque Thibauit avoit fair sur Raymond.
de fairé,
un peu le rapport que Garan SC propesoit
moire dérangeoit
A 4
, 2uruit calmé vogre rage du la recevoir S la recenir,
comment. Garan-Coulon, qui a
on ne sçait
mains : comme il a refusé de donner a
a dit ne pas l'avoir dans ses
d'un mémoire instructif gue lui
l'archevèque Thibault conimunication
Il est vrai que CC mel'archevèque Thibauit avoit fair sur Raymond.
de fairé,
un peu le rapport que Garan SC propesoit
moire dérangeoit
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(8)
mingue, imprim(e sur l'original signé Reymond, & collationnée, timbrée & signée par les officiers de cette assemblée.
Vousy verrez que Raymond demande aux muldtres de SaintDomingue une somme de sept millions trois cent
dix-huit mille livres, dont Blanchelande
quatre-vingteJe
devoit étre
vous observe, leur dit-il, gue sur cette totalité dépositeire.
ntrouver de guoi tmoigner votre
vous derez
>) SEURS ICI,
reconnoissance A vos DEFENQU'IL NE FAUT PAS OUBLIER.. 13 Si
que chose peut faire excuser
quelde votre ami
Raymond, ce sont les exactions
Sonthonax ; il faut convenir que ses mesures
éroient un peu plus acerbes.
Vous verrez que, dans cette lettre, Raymond dit
Jarres: c6 Vous m'eveg demands
aux muntrouvé
quelgu'un de
cet homme, gui va vOuS devenir si utile confiance, j'ai
fallz Pintéresser, ( Vous
; mais il 2
Russi-bien.
voyez que Raymond connoit, toutque Sonthonax, la vertu de
>) homme est monsieur Makon..
F'argent 4 Cez
Monsieur Mahoa aura
>> des INSTRUCTIONS
de moi
PARTICULIERES sur la
>>
marchega'il aura à
nJe
POURNOSA
ATrANdremrm
vais seulement, ajoute
AFFAIRES.(1)
27 cortribution à
Raymond, tracer ici le plan de
établir entre toute la classe des hommes
> leurn... Comment
de coutrouvez-y vous monsieur
du milisu de Paris, établit & détermine à Raymond, qui,
quorité & la répartition
St.-Duminguc la
d'unimpôr de 7.398,000 liv. ?
P25 ainsi que faisoient les chefs des révoltés dela
N'est-ce
Vous, & Garan de- Coulon,
Vendéc?.,
dins
quand vous nous avez calomniés
vos gazette: & vos rapports, pour vous extasier sur la
bité de Raymond, vous n'aviez sans dou:e
proou peutrêtre l'avez-vous
pas lu cette lettre?
excusée en faveur de l'intention :
nous
car,
direz-vous, Raymond vouloit faire de cette contribu-
(z) Monsieur Louver, vous observerez
dans les brochures que vous & Sonthonax que Leborgne & Raymond, 9
Lom, prérendent que Jui
avez distribuées sous leur
mulatres dans les colonies, Raymond ne s'est jamais mêlé des affaires des
ans lui Raymond n'a mis les mais seulement en France ; quc depuis dix
dit pas. ga'il
pieds à Saint-Doningue, Mais il ne vous
y avoit unc habitation & des
tout juste, au commencenent de l révpluzion. négres, qu'il 2 vendus,
y avoiz envoyé l'ambessadeur ilshon
Ilne vous dir pas qu'il
ayec ses instructiahs particulières.
mulatres dans les colonies, Raymond ne s'est jamais mêlé des affaires des
ans lui Raymond n'a mis les mais seulement en France ; quc depuis dix
dit pas. ga'il
pieds à Saint-Doningue, Mais il ne vous
y avoit unc habitation & des
tout juste, au commencenent de l révpluzion. négres, qu'il 2 vendus,
y avoiz envoyé l'ambessadeur ilshon
Ilne vous dir pas qu'il
ayec ses instructiahs particulières. --- Page 13 ---
(9)
dans cette même
cffrande
En effet ,
tion ure
patriotique.
malRaymond dit aux muldtres : 4 Si j'étois asset
lettre,
dansi. Pemploi de ces
n'avoir pas votre confiance
2) heureux pour
m'adjoindre
Il
de vouloir
guelge'lutim
s fonds, je vous supplic
aussi majeure, i2 y ait ici
21 est nécessaire que, pour une affaire
mais je voils prédes nôtres, personnes de confiance ;
>) plusieurs
une afaire aussi majeure,
97 viens qu'il sera necessaire que 2 pour
qu'ils aient au moins
ici d'une certaine manière,
31 ils paroissent
suns aficher le luxe de
>) une voiture.. IL fauqu'ils puissent 3
SOIT DE CELLES
donner à diner à bien des personnes,
27 table,
ÉCRIRE, SOIT A CELLES DONT L'OPINTON.
>2 QUT-POURKONT
>) PEUT INFLUER SUR LE GÉNÉRAL."
trop vous le répéter, tout cela est nécessaire,8
>7 Je ne,saurois
toutes CCS choses de ma part, JE
27 je vous avoue que, sans
ET DES APPUIS A NODE SOUTIEN
3) N'AUROIS PAS TROUVÉ
auriez-vous râté
11 TRE CAUSE. )1 Eh bien! sentinelle Louver,
convencz que
deia recette? Vous qui filez si bien une intrigue,
homme
honnête
Riymonds'y connoir aussi-bien que vous.Si.cet
dessous de
Lv. le tarif des consciences
mectoit au
7,398,000
des prodiges opérés
devons-nous étre étonnés
à acberer, 9
Dufay & toute la séquelle? Conpar Sonthonax, Leborgne,
permis de-nous plaindre,
venez au moins qu'il dcit nous être
de notre sang, trouJorsque nous voyons des brigands, gorgés
leurs victimes.
Pimounité au milieu des tas d'or pillé sur
yer
les plus ackarnés de la Cironde,
e Parmi les persécuteurs
intrigans coloniauz,
22 on a PIZ remarguer, dires-vous, quelques
même dans les colonies, & vraisemblabisment
> sans propriété, ,
la Gironde & Lesoldes par PAnglererre. 11 - L'ombre de
borgne, qui lui p:ête son ministère, ne sont pas bien d'accord:
formel dar,s toures lcs productions,
'elle trouve Un démenti
Sonthonax, Leborgne,
pétitions motions faites par Dufay,
colons soient
Raymond, dic. Comment se fast-il que les
& des
tour-à-tour des aventuriers sans aucune possession,
seigneurs, des princes colons. En vérité, Louver, vous
grands
d'intérêt à nos assassins, vous devriez bien
qui portez tailt
de convenir que
les mettre d'accord : & vous serez obligé
PAngleterre. paie bien mal ses seryiteurs, puisque ces mêmes
colons sont ici dans ia mi.ère.
,
colons soient
Raymond, dic. Comment se fast-il que les
& des
tour-à-tour des aventuriers sans aucune possession,
seigneurs, des princes colons. En vérité, Louver, vous
grands
d'intérêt à nos assassins, vous devriez bien
qui portez tailt
de convenir que
les mettre d'accord : & vous serez obligé
PAngleterre. paie bien mal ses seryiteurs, puisque ces mêmes
colons sont ici dans ia mi.ère. --- Page 14 ---
(10)
e Ilsse sont ligués, dites-vous, aux assassins des
septembre, aux conspirateurs du 10
2 6 3
S
mars, 31 mai 6 2 juin.
Dans un écrit public signé Batilio - Verneuil,
F Gervais, les colons se rangeoient SOLS les étendards Eurnier, de Collot22 d'Herbois, de Szint-Just, d'unefoule de petriotes
9: Sc 17 ies colons n'etoient
montagnards,
pas à Paris dans fes premiers
pours de septembre, puisque Sonthonax & Pulverel, gui les
F ont envoyés, n'étoient même pas encore arrivés à SaintBomingue. Quant à nous, rendus, dès le 25 juillet, dans
cette capitale, Sonthonax, dansle cours des débats, 3 a
tendu que nous étions au château, le IO août. Louver, prévous qui faisiez la sentinelle, ne pourriez-vous
ane fois concilier Sonthonax & T'ombre de
pas encore
Leborgne? ne
pourriez-vous pas nous dire comment nous aurions pu combattre, s le IO aoit, pour la monarchie, la constitution &
le roi, & nous liguer, vingt jours après, avec les assassins
desseuls hommes qui auroienr pu mettre un frein à l'ambition,
àu brigandage des facrieux qui dévoroient des yeux les richesses de la. France ? Oui, nous étions a
nous
Paris;
avons
vu. passer sous nos fenêtres des charrettes remplies de cadavres,
que quarante ou cinquante scélérats ont assassinés & spoliés
tranquillement, pendant trois jours, dans le silence de Passemblée nationale que dirigeoit Brissot, & dans le silence
de Pétion, le maire de Paris! et vous, Louvet,
faisiez
qui
sentinelle, que disiez-vous alors C'est avec douleur
que nous nous reportons à ces journées de crimes; ia faure
en est à vous, Louvet.
L'écrit que vous reprochez à Verneuil, Baillio, Fournier,
Gervais, est un faux matériel; en ce point, comme en tout
aitre, vous n'auriez pas dii vous en rapporter au véridique
Leborgne. Faites-vous représenter l'écrit dont s'agit, vous
n'y trouverez pas la signature de ces quatre colons déportés,
mais sculement celle d'un Baillio, étranger aux coionies.
Les journées des IO mars, 31 mai, 2 juin, leur ont été
étrangères ; & lors même qu'ils auroient eu, dans CES tems
l, des rapports avec Saint-Just &
Collot-d'H-rbois, quelle
induction pourroit-on en tirer 2 si ce n'est qu'un factieux
-vous représenter l'écrit dont s'agit, vous
n'y trouverez pas la signature de ces quatre colons déportés,
mais sculement celle d'un Baillio, étranger aux coionies.
Les journées des IO mars, 31 mai, 2 juin, leur ont été
étrangères ; & lors même qu'ils auroient eu, dans CES tems
l, des rapports avec Saint-Just &
Collot-d'H-rbois, quelle
induction pourroit-on en tirer 2 si ce n'est qu'un factieux --- Page 15 ---
(I)
alors méme qu'l semble en déadroit asssssine sa patric,
fendre les intéréts avec p'us de chaleur ? Ces exempics terdevroient
au peuple & à chacun de vos
ribles
apprendre
seul rayon de
coitègues, a se défier de CES réputations qu'un
lumière peut abattre & détruire à l'instant.
Barnave, continuent les députés de la
€C Ils ont fait périr
Tout le monde connof: la
9 Gironde, & ils P'ont accolé à Brisset.
de leurs
surle cystéme polirique des CO9 dissemblance
opinions
des hommes de couleur,
1) lonies. Barnave s'opposa aux droits
Brissot gla Gironde les firent reconnoftre.
Comment, en
de
avons- nous pu, les uns 6 les
nsens inverse
Ces opinions,
dévaster les colonics, 6c.?n Telestle texte del'exnaites,
fot arDain que vous faites de Pombre de Leborgne.-Barmave
rérédesies evènemens du IO acit. II est de pororiéré publique
lul sauva la vie, Brissot vouloit la lui ravir. L'afqu2 Dantoul
accusation secondaire.
fure des colonics n'étoit pour lui qu'une
n'étoit pas, à la vérité, celle de
Son opinion sur les colonies
Brissct: miais Dinton, Brissot & Robespierre dissidoient aussi
d'opinions ; sont-ils pour cela moins coupables ?-n'ont-ils pas
également cumulé sur la France toutes les calamités?
dites-vous, parla pendant quatre heures au tribunal
46 Brulley,
révolutionnaire contre Barnave. Barnave fit guillotiné. >)
autres colons, B:ulley discuta ccmme
Assigné comme plusieurs
foi de l'accusé fut déeux les actes de Barnave. La mauvaise
montrée par le fait même de ses rapports, mis en opposition.
heures, & cependant
Brulley ne parla pas pendant quatre
Barnave convaincu répondit ces paroles remarquables : 66 Jai.
mon attachement à la France. Une assemblie
10 été la dupe de
de Saint-Marc ) quis venoit d'aussi loin, étoit accusée de
97 (celle
vouloir trahirles intééts de la France : Pai ésé trompé par ses
Mais lorsque j'ai reconnu qu'eile n'avoit jamais voulu
3 cnnemis.
ét
57 étre indépendante, je n'ai pas balancé d'avoner que j'arois
assemblée étoit composée de vrais
97 induit en erreur 1 & que cElte
27 citoyens français. 37
(6 Cette méme faction coloniale a, dites-vous, menacé Passem-.
blée constituante, l'assemblée
elle a porté la hache
législative;
$7 dans la convention nationale. n - - L'assemblée constituante a
cnnemis.
ét
57 étre indépendante, je n'ai pas balancé d'avoner que j'arois
assemblée étoit composée de vrais
97 induit en erreur 1 & que cElte
27 citoyens français. 37
(6 Cette méme faction coloniale a, dites-vous, menacé Passem-.
blée constituante, l'assemblée
elle a porté la hache
législative;
$7 dans la convention nationale. n - - L'assemblée constituante a --- Page 16 ---
(I re)
ez de grands reproche: à SC faire, quant aux colonies. Elle a
été, tour-à-tour, la dupe des fureurs de la démagogie, des
istrigues de l'Angleterre, & de l'amour-propre de Barnave.
L'assemblée. législative, livrée à Brissor, sur-tout quant à
cette partie, a poussé plus loin encore la déraison; & la conention nationale a comblé la mesure des calamités, dont ces
contrées sont af gées depuis cinq ans. Cependant les colons
n'en sont pas moins attachés à la France; & toutes les erreurs,
toutes les injustices, toutes les vexations dont ils ont été les
victimes, sous les yeux & par le fait même de ces assemblées,
n'ont pu rallentir leur zèle. Ils savent que trop souvent une
grande assemblée se comnpose de plusieurs factions. Ils savent
que ces factions sont trop souvent dirigées par deux ou trois
intrigans audacieux. Ils savent que sans eux, colons, la France
ne peut avoir aucune denrée coloniale, aucun moyen d'échange
ni de commerce. Ils savent enfin que la justice divine & celle
du peuple frappe tôt ou tard les scéiérats. Alors gémissant, en
silence, del'ignorance, de la mauvaise foi de ceux qui bouleversentleur pays, ils attendent tout de l'expérience & du teus.
Si dans la convention nationale, ils ont signalé quelques brigans, ils ont fourni & peuvent encore fournir la preuve de
Feurs accusations; & loin d'avoir porté la hache dans son sein,
l'un d'eux, le citoyen Cheineux a, le 2 prairial, sauvé les jours
du représentant Deimas. (1)
(s) Delmas, assailli par la légion de conjurés du faubourg Saint- Antoine,
étoics saisi 2ux cheveux; déja l'un des assassins lui portoit un coup de sabre,
que Te colon Cheineux sut lui éviter. Le courage de Cheineux suspendit la
rage des brigands, & rallia autour de Delmas queiques honnères citoyens.
Delmas fur porté dans leurs bras au comité de sûreté générale. Lc II messidor,
il a écrit au ciroycn Pilles la lettre que voici:
Paris, 27 messidor, l'an 3 de la répablique frangaise 1 une e indivisible, -
Le représentant du peuple Delmas, charge de la direction de la force ar
mée de P.aris G de 1.z quingième division militaire $ au citoyen Pille, commissaire de P'orgenisation & du mouvenent des armées de terre.
e La personne qui te remcttra cette lettre, citoyen, est le ciroyen Cheineux, qui m'a sauvé la vie dans les journces des I & 2 prairial ; un
a de mes collégues &c moi l'avons nommé au grade de capitaine des
grenadieregeadurmes servant piès de la convention nationale : mais,
P.aris G de 1.z quingième division militaire $ au citoyen Pille, commissaire de P'orgenisation & du mouvenent des armées de terre.
e La personne qui te remcttra cette lettre, citoyen, est le ciroyen Cheineux, qui m'a sauvé la vie dans les journces des I & 2 prairial ; un
a de mes collégues &c moi l'avons nommé au grade de capitaine des
grenadieregeadurmes servant piès de la convention nationale : mais, --- Page 17 ---
(13)
dites-vous, de ne pouvoir insérer ici quelc Nous regrettons,
à Passassinat de Blanchclande,
détails relatifs
5 ques importans
de CRASSOUS & de LITTÉE, admise 3
>) à la députation illégale
nationale.n Rien n'est
27. après le 32 mai, dans la convention
Louvet; elle est
plus perfide que cette réflexion du gazetier
Louvet,
Pindication certaine de son systême de désorganisation. cherche à
de la discorde; il
comme Brissoc, ne s'alimente que
ont si bien servi
raviver parmi les colons, toutes les haines qui
colonies
dans son plan de dissolution des
la faction anglaise
Blanchelande a péri, non
& du commerce de France. Oui,
étoit royaliste, (nul ne doit compte de son opinion)
parce qu'il
brûlé nos habitations.
mais parce qu'il a révolté nos nègres,
pas : les colons qui depuis
Mais, Louvet, ne vous y trompez
les vezations dont
5 ans ont supporté toutes les calamités, toutes à l'école du malvous & vos pareils les avez abreuvés, instruits
atroce 5 ils
laisseront
à CC piége
heur, ne se
pas prendre
ils
parce que dans leur union seule, peuvent
demeureront unis,
trouver le salut de leur pays.
sUr quels forà Crassous & Littée, nous ignorons
Quant
de leur nomination. C'est
demens vous érablissez l'illegalité
c'est au comité de législation
à la convention nationale 9
Si Crassous a besoin de conqu'il faut adresser cette plajnte.
certe nomination soit confirmée par les comités
2 comme il faut que r'invite à t'intéresser pour ce citoyen, & à sol20 de gouvernement. - je
DELMAS.
s liciter même en sa faveur les comités. >
Signe,
On va croire sans doure, que Cheineux a été placé dans ces grenadiers; de six
eh bien! il n'a pu obrenir même une sous-lieutenance dans un corps
hommes qu'on organise en ce moment : il n'a pu obtenir une sous-lieumille
militaire institureur d'un régiment, & autrefois capitenance, lui, ancien ainsi 1 Louvet, que, dans votre gazette, 1 vous détaine d'infanterie. C'est citoyens -
: vous les accusez de royalisme ; & ce
clainez contre les honnères
de
vous ont arraché, vous
sont eux qui, dans les premiers jours prairial, des assassins! Que se-
& toure la représentation nationale, aux poignards
de leurs
riez-vous devenus, s'ils ne vous avoient fait un rempart
corps ?
Avez-vous déjà oublié que, sans leur courage, vous n'existcriez doure plus
Cheineux a Été rejeté - par votre fait sans
, puisC'est ainsi que
vos amis Sonthonax, Dufay, Polverel. Il
qu'il étoit colon, déporté par
l'injustice & à
est moins affligeant pour nous de croire à vOS intrigues, qu'à
la partialité du gouvernement,
z-vous devenus, s'ils ne vous avoient fait un rempart
corps ?
Avez-vous déjà oublié que, sans leur courage, vous n'existcriez doure plus
Cheineux a Été rejeté - par votre fait sans
, puisC'est ainsi que
vos amis Sonthonax, Dufay, Polverel. Il
qu'il étoit colon, déporté par
l'injustice & à
est moins affligeant pour nous de croire à vOS intrigues, qu'à
la partialité du gouvernement, --- Page 18 ---
(14)
server son caractère de représentart du peuple,
cher, comme Poitrizel, Dufay,
pour y. cherGarnot,M.s, Bellai,
Fimpunite de leurs fotfaits, Phomme de couleur Littée Boisson,
bonnéie homme pourne pasdésirer
la
est trop
que convention
à son égard une mesure prompte; il est
prenne
sans, reproche, il
déposera s2n5 crainte le caracière dont ses conciroyens l'ont
honoré. La faction que vous serviz n'a pu le
VOUS OSez le co'omnier!
currcmpre, &
< L'éditeur de cerre brockure estle citoyen Lehorgrie,
>> avoir eéperséeuté comie
qui,eprès
girondin, CSt aujourdl'hui accusé
7 terrorisme, par qui? par Brulley, Page &
de
memes colons 9uL servoient de téroins au tribunal Vernenil;pares
>7 nane, gsi des le 6 mars 1793 déclaroient leur révolution22 conmane avec ies jecubins & les
que
ccuse étoit
cordeliers. 3) -II n'appartient
qu'à Louver de se porter ie chevalier d'un homie,
son séjour à Sainte-Lucie,
qui pendant
vola
quelque temps avant la
un très-beau diamant, & signala son
révolution, dans
colonie par Pingratitude & la plus noire Passage
cette
tient qu'à Louvet de se porter le
perfidie.ll n'appard'un brigind, dont tous les
furent Don-Quichoste d'an assassin,
colons & Jla
pas
margués pat le sang des
spoliation de leurs propriétés. Oui, Verneuil,
Bruliey, Page ont poursuivi,ils poursuivront sans cesse & les
désorganisaters comme-vous 8: les assassins comme vos amis,
Leborgne 9 Sonthonar, Dufay,c. Déver:ez sur les colons
l'injure & la calomnic, vOs cioges seiont un crime dès
vous sercz micux connu. Ne cheruhez plus à lieries colons que
tribunal de sang, dont vous voudriez sans doure relever les au
échafauds. Ces calommies, si souvent
répétées par vos amis
Samhona.L-hergre & Dufy, depuis la chute de la tyrannie
diécemvirale, ne pervent inspirer aucune confiance. Les habitués du tribr nal revolusionnaire & des jacobins sont
comme Defay 8ses complices, ccrivoient & disoien: ceux qui,, à la
convention vationale en pluviose de Pan 20:4 Ics colons
2 trigans SE gari-roct bren des vous demander une nouvel'e inntorite civile prise PARMI LES METILEURS
aulicoBiNs
PATRIOTES DES
Nous, CIZ contraire, rowswurdemun.ons les homnmesies plessevè.es, les plus dificiles,les plus
rigoureux en
ins sont
comme Defay 8ses complices, ccrivoient & disoien: ceux qui,, à la
convention vationale en pluviose de Pan 20:4 Ics colons
2 trigans SE gari-roct bren des vous demander une nouvel'e inntorite civile prise PARMI LES METILEURS
aulicoBiNs
PATRIOTES DES
Nous, CIZ contraire, rowswurdemun.ons les homnmesies plessevè.es, les plus dificiles,les plus
rigoureux en --- Page 19 ---
(15)
9) patriotisme ; nous veus demandons QUEIQUES GUIIIOTINEE ET
TRIBUNAL ntroter:oxx.AiRS. Les habitués du tri
9> UN BON
bunal révolutionaire & des jacobins sont ceux qui, comme
Scnthonax votre ami, disoient dans la caverne des jacobins
le Ier, fructidor : Nous sommes les martyrs de la liberté dans
> les deux mondes, nous avons porté vos principes dans PAmé7) rigse, 6 nous mourrons, s'il le faut, pour les y maintenir. 33
Les habitués des jacobins & les agens du despotisme decemviral ne sont pas ceux qui, comme les colons, ont été incarcérés pendant le règne affreux des tyrans : mais bien ceux
qui, comme Dufay, Mils, Belley, disoient à la convention
nationale en pluviose de Pan deuxieme. CF Les brissotins, les
d'abord avoient voulusanver notre pays, & gui
s girondins, qui
>) avoient professé les grands principes pour se populariser, se
>. sont ligués avec nos ennemis (les colons ) pour nous trahir. >7
4. Pour se fgire aimer du peuple, il folloit bien parler son lan77 gage : c'est ce que firent BRISSOT & SES AMIS. Dans Paffaire
>> des colonies ils se rangèrent du perti de la justice, & defendirent
>) la cause des citoyens de couleur, sans dnute plutôt par amour-
>) propre & pour haine contre BARNAVE SON ENMEMI, QUE FAK
7) I'HONORABIE SENTIMENT D'XVMANITÉ, COMME 1'A FAIT
>> ROBESPIERRE." Il est vrai que Dufay explique très-bien
cela dans ses notes faites au comité de salut public : L6 Pima27 ginci d'abord, dit-il, qu'il ne falioit pas chnguer l'opinion
72 des gouvernans ; & vous savel qu'd Dépoque de pluviose de
2) Pan deux, ( vous vous en souveneg tous), II FAIIOIT BIEN
2) IEUR PIAIRE. 12 Incapables d'une pareille lâcheté, qui ne
peut entrer que dans le coeor d'un assassin ou dans l'esprit
d'on conspirateur, les colons ont bravé les tyrans, ils satlront encore faire rête à Porage que vous élevez contr'eux; &:
nous, fidèles aux devoirs qu'ils nous ontimposés, nous saurons
les défendre & déjouer le systême de calomnie- & de terreur
que vous voulez élever autovr d'eux.
4 On ne sauroit trop le redire, tandis qu'une invisible égide
2) couvre et protège encore guelgues-uns des principaux conspi-
>> rateurs du 3t mai & du 2 juin, Peccusation de terrorisme
22 est déja dirigée avec impudence contre plusicurs victimes ds
devoirs qu'ils nous ontimposés, nous saurons
les défendre & déjouer le systême de calomnie- & de terreur
que vous voulez élever autovr d'eux.
4 On ne sauroit trop le redire, tandis qu'une invisible égide
2) couvre et protège encore guelgues-uns des principaux conspi-
>> rateurs du 3t mai & du 2 juin, Peccusation de terrorisme
22 est déja dirigée avec impudence contre plusicurs victimes ds --- Page 20 ---
(16)
3) ces journées désastreuses. Diji cette accusation enveloppé 9 dans
>> bezucoup de comnmunes,les républicains les plus fidiles ; 6 le
s royalisme dissimule à peine l'espérance de renverserla conven2> tion nationale dans la marche rétrograde quil s'efforce d'im3) primer à la révolusion. Telles sont les réflexions qui terminent votre diatribe; de minière que, suivant vous, les colons
sont, tour-à-tour, des terrorisres, des habitués des jacobins
& des royalistes conjures contre la république. C'est ainsi
que Robespierre & ses complices, en confondant les choses &
les personnes, organisoient, au nom de la république & de
la liberté, Pexécrable systémc qui couvrit la France d'échafauds. Le despotisme, la tyrannie & Ja terreur n'auroientils dont tombé avec Robespicrre que pour s'élever a vOS côtés?
jusqu'à quand provoquercz-vous encore la haine & la discorde?
jusqu'à quand appeilerez-vous sur la France les passions & la
guerre civile, en rappellant satis cesse les journées des 3E
mai, celles des IO thermidor & celles da IO actr ? voulczvous qu'à jamais ia moitie de la France egorge Pautre moitié?
et les accidens lès plus heureex de la révolution ne servirontils qu'à marquer l'époque à laqueile une fraction de ciroyens
pourra légalement assassiner uue autre fraction de citoyens?
Abattus à nos pieds,les peuples ennemisne pouvoient se relever
qu'en réveillant autour de nous des passions mal éteintes ;
est-ce pour eux que vous faites la sentinelle?
Louvet, conime gizoier, nous vous invitons à plus de circonspection, de prudence & d'impartialité. Comme représentant du peuple, nous vous invitons à plus de justice.
PAGE.--BRULLEY.
Commisssires de Szint Domingue.
N. B. On tronve chez Marer Sc Desenne, un ouvrage incitulé : ESSAIS
SUR IES CAISES *T J.ES FEFETS DE LA RÉVOLVTION. II a ctrangcinent
fache monsicur Louver. Lndemmairlabes.
I
De l'imp. de CRErôT, inprimeur libraire, rue d:s Eons- -Enfans, no,12.
plus de justice.
PAGE.--BRULLEY.
Commisssires de Szint Domingue.
N. B. On tronve chez Marer Sc Desenne, un ouvrage incitulé : ESSAIS
SUR IES CAISES *T J.ES FEFETS DE LA RÉVOLVTION. II a ctrangcinent
fache monsicur Louver. Lndemmairlabes.
I
De l'imp. de CRErôT, inprimeur libraire, rue d:s Eons- -Enfans, no,12. --- Page 21 ---
A
LES TERRORISTES
DE S. DOMINGUE
DÉNONCÉS A LA CONVENTION NATIONALE:
Chronwatratinsrassr
Votre sagesse et votre courage ont enfin ramené parmi nous le règne de la justice et de
Phumanité. Les victimes de la tyrannie et du
systême de sang peuvent parler avec confiancele
langage de la vénité,
Conformément à votte décret du 5 prairial,
nous nous sommes présentés à votre comité de
législation, pour lui dénoncer des hommes quis
chargés des dépouilles de leurs concitoyens a
riches de leur rapine et couverts de sang, sont
venus. sOuis le règne dela ryrannie, souiller votre
enceinte sacréeavec des pouvoirs illégaux. Votre
comité de législation, circonscrit dans votre décret du 5 prairial, 2 ne s'est pas cru investi de pouvoirs suffisans pour nous entendre: Nous venons
déposer dans votte sein nos sollicitudes et nOS
réclamations. Ces réclamations reposent sur des
preuves indestructibles,
Nous dénonçoons et accusons DUFAY,
A --- Page 22 --- --- Page 23 ---
Enas
-0286e
v-5
CC
--- Page 24 ---