--- Page 1 --- --- Page 2 ---
A2oc
Jabir Carter Broloi
Lilmny
Brmt] tHnitrersity
: --- Page 3 --- --- Page 4 ---
XXXIIE
Les comptes du curateur aux fucceflions vacantes
feront jugées chaque annéc parl le tribunal, contradictoirement avec le commillaire du roi, fauf lappel,
fuivant la forme ordinaire.
XXXIV.
Les notaires, interprètes, 2 arpenteurs & curatcurs
aux fucceflions vacantes, fe conforineront, rclativement à l'exercice de leurs fonétions, aux lois, reglemens & tarifs actueliement exiftans, julqu'à ce qu'il
ait été autrement Ratué.
XXX V.
Les jages du tribunal de diftrict nommeront le
gardien de la prifon & maifon d'arrêt qui fera établic
auprés de ce tribunal: ils nommeront égalcment les
officiers de fanté charges du foin de ces prifons &
maifons d'arrêt.
XXXVI
L'affemblée coloniale propofera & réglera provifoirement, avec T'approbation du gouverneur, lcs falaires qui fcront attribués anx juges de diitriet, à leurs
fuppléans, aux commiflaires du roi, à leurs fublituts,
aux grefiers des tribunaux de diftriét & autres officiers
dénommés dans le préfent titre 5 &z il y fera définitivement fatué par Ic Corps lcgiflatif, lorfquils'occupera d'arreter la conftitution de la colonie.
TITRE VIII.
a iis 2 1 L
L Ca --- Page 5 ---
SECOND
PROJET D'INSTRUCTION
POUR LES COLONIES,
Relativement aux Décrets des 13 et 25 mai.
APAR I.S 2
DE LIMPRIMERIE NATIONALE
I 7 9 I. --- Page 6 ---
11 - -
7onoumnenra
C E
23100409.2331 HU09
21 1s 3
20 R a
A A
18 SMII TIEII 30 --- Page 7 ---
SECOND
PROJET DINSTRUCTION
POUR LES COLONIES,
Relativement aus Décrets des 13 et 25 Mai
slso
oleyislaob Sl diois
ao 51
5E S aisao
29100hsq
n eup 2gons
sinduot
LAssesmis NATIONALE oecupée de tous les
moyens d'affurer la profpérité des colonies, de faire
participer les citoyens qui les habitent aux avantages
de la conftitution 5 de confolider la fortune des
planteurs 5 de leur donner les marques d'affeéion qui
dépendent d'elle, & d'unir d'intérêt avèc eux tous les
hommes dont les forces & lattachement peuvent
concourir au maintien de l'ordre', s'eft fait représ
fenter ce qui avoit déja été décrété à leur fujet.
Elle a réconnu qué les circonflances locales, 8t
Pefpece de culture qui fait profpérer les colomes,
femblent néceffiter d'admettre dans la conftitution COa
loniale quelques exceptions aux principes généraux,
It lui a
qué le Corps légillatif fie peut étfé
mieux lin fur cés exceptions que parle voeti des
A a
maintien de l'ordre', s'eft fait représ
fenter ce qui avoit déja été décrété à leur fujet.
Elle a réconnu qué les circonflances locales, 8t
Pefpece de culture qui fait profpérer les colomes,
femblent néceffiter d'admettre dans la conftitution COa
loniale quelques exceptions aux principes généraux,
It lui a
qué le Corps légillatif fie peut étfé
mieux lin fur cés exceptions que parle voeti des
A a --- Page 8 ---
(4)
eolonies elles - mèmes. Elle a en
convenable d'oppofer une entière conféquence
nuations perfides qu'elle
loyauté aux loge
à répandre dans les colonies, n'ignore & pas qu'on cherche
ment fesintentions fur la faveur de d'expliquer nettea cru devoir accorder aux diverles Viniciaive qu'elle
niales. , par fon décret du 28 mars, affemblées cololoix à faire fur l'état des perfonnes, relativement aux
Le point fondamental & le feul
portant, celui par Tapport auquel les véritablement imtionnés vouloient inlpirer de
gens mal intennies, étoit la confervation des linquiétude aux colopriétaires ont de les mettre en moyens valeur. que les
nationale a déclaré
FAE-RiE
des perfonnes non-libres qu'elle ne prononceroit fur l'état
fpontanées
que d'après les
loniales. que pourroient lui faire les aflemblées propolitions co.
Ceft ce qu'avoient fouhaité les
cet égard que Pinitiative leur avoit été colonies, donnée. c'eft à
femblée les
nationale a cru devoir la leur confirmer L'ATexpreflions les plus claires & fans
avec
voque. KUS
aucune équiPinitiative Une autre queftion s'eft élevée fur la manière dont
coloniale feroit exercée, &
nes qui auroient le droit
fur les perfonmêmes ou par leurs repréfentans d'y concourir par ellesles affemblées coloniales. La
qui doivent former
texte pofitif des loix difoient raifon, le bon fens, le
compofées de tousles citoyens que libres les colonies font
& que tous ces citoyens devoient qui les habitent,
à réleaion des affemblées qui feront donc prendre part
deleur droit d'initiative. Sous l'ancien ulage pour eux
& fous le plus defpotique des régimes, régime même,
2685 avoit donné aux hommes libres de lédit 3e
touslesdrojus dontjouiffoient aloisles autres couleur
citoyens,
le bon fens, le
compofées de tousles citoyens que libres les colonies font
& que tous ces citoyens devoient qui les habitent,
à réleaion des affemblées qui feront donc prendre part
deleur droit d'initiative. Sous l'ancien ulage pour eux
& fous le plus defpotique des régimes, régime même,
2685 avoit donné aux hommes libres de lédit 3e
touslesdrojus dontjouiffoient aloisles autres couleur
citoyens, --- Page 9 ---
(s)
Il auroit fallu une loi nouvelle pour les exclure des
nouveaux droits dans lefquels tous les citoyens font
rentrés par la révolution. Et s'il y avoit eu quelque
incertitude 2 elle auroit été levée par le décret du
28 mars, qui, reçu dans les colonies avec reconnoiffance, & y réglant les droits de citoyen adif,
d'après les mêmes principes conftitutionnels par lefquels ils le font en France, dit formellement & fans
exception, art. IV, que ( TOUTE PERSONNE LIBRE,
propridtaire ou domiciliée depuis deur anS & COTLtribwable,jouira du droit de fuffrage qui conftitue la
qualité de citoyen actif.
Mais les députés des colonies ont expofé queleurs
commettans croyoient utile. , & qu'ils defiroient vivement de conferver une gradation marquée dans le
pallage de l'émancipation des cultivateurs qui deviennent libres, ". à cette elpèce de majorité politique
où réfide le droit complet de cité, & d'inftituer dans
cette vue une claffe intermédiaire entre les perfonnes
non libres & les citoyens aaifs; clafle qui, jouiffant
des droits civils, ne vit encore les droits politiques,
que comme une expedative honorable & avantageufe
affurée à fes defcendans.
Cette opinion a été fortement combattue. L'affemblée nationale pouvoit la repouffer. Elle pouvoit
fe renfermer dans le fens littéral du décret déjà rendu
fur les perfonnes libres. Elle a préféré de traiter les
colons fondateurs &c propriétaires de PAmérique françoife, comme une mère tendre quis non-feulement
veut le bien de fes enfans, mais quife plait encore à
le faire felon leur defir. Elle a confenti à former la
clafle intermédiaire que follicitoient les colons blancs.
Elle y a compris les affranchis, &c inême les perfonnes libres, nées d'un père qui ne le feroit pas. Elie a
étendufur eux Tinitiative concédée par la métropole
PAmérique françoife, comme une mère tendre quis non-feulement
veut le bien de fes enfans, mais quife plait encore à
le faire felon leur defir. Elle a confenti à former la
clafle intermédiaire que follicitoient les colons blancs.
Elle y a compris les affranchis, &c inême les perfonnes libres, nées d'un père qui ne le feroit pas. Elie a
étendufur eux Tinitiative concédée par la métropole --- Page 10 ---
(6)
aux blies colonies; elle a ainfi augmenté dans les alfem
coloniales le droit éminent
leur avoit
déjà conféré, relativement. aux
qu'elle
ce droit précieux, d'être l'origine perfonnes d'un non libress
bien,
eft an des plus beaux & des
plus grand
tributs OR
plus nobles atcorps conftituant.
En attachant les autres hommes libres
de race européenne, par un intérêt
aux colons
connoiflant chez eux, comme elle l'avoit commun; en redroits
leur donnent la nature &la déjà fait,les
créé as les colonies la
fociété, elle a
y réfifter, & aux troubles puiflance la plus propre à
de l'ennemi.
intérieurs, & aux atiaques
caution L'Affemblée bien nationale a pris encore une autre pré
les colonies :
d'établir à prévenir toute agitation dans
un
ECFT
gation de la loi qu'elle devoit à délai la patrie entre & la à promulnité & la première occafion
ThumaCorps légiflatif, dans fa
d'appliquer cetté loi. Le
a confirmé les affemblées prudence & dans fà bonté,
coloniales actuellemént
cxiflantes, leur a continué l'exercice du droit
tiative accordé aux
d'inis
n'aient pas été élues colonies, par la totalité quoique des ces affemblées
nés de pères & mèrés libres; de forte citoyens libres,
tous à concoutir qu'aux ailemblées qu'ils n'auront
tiendront pour les éledions qui fe feront primaires à qui fe
& dont les règles locales, pour les colonies, Favenir, ne font
pas encore décrétées.
fe Dans Tintervalle, les prélugés auront le témps de
difiper : la douceur des liens de
de Fintérêt commun de tous les hommes parenté, libres révidence
un pays où la fureté générale demande entr'eux dans la
plus & furle grande civifine union, cès motifs fi puiffans fur la raifon
produiront tout leur effet; une ému-
qui fe
& dont les règles locales, pour les colonies, Favenir, ne font
pas encore décrétées.
fe Dans Tintervalle, les prélugés auront le témps de
difiper : la douceur des liens de
de Fintérêt commun de tous les hommes parenté, libres révidence
un pays où la fureté générale demande entr'eux dans la
plus & furle grande civifine union, cès motifs fi puiffans fur la raifon
produiront tout leur effet; une ému- --- Page 11 ---
(7)
lation généreufe fuccédera aux anciennes
& où la patrie ne voit que des enfans chéris, divifionss ces enfans fe plairont à contribuer à fon
traitant en frères.
bonheur, en fe
L'Affemblée nationale s'applaudiffoit d'un
dans lequel la
la
ouvrage
& léquité lui politique. 7 condefcendance, la raifon
paroiffoient fi heureufement conciliées,
lorfqu'elle a va avec douleur guelques députés des COlonitr,rogardercommer unediminution des conceffions
précédemment faites aux affemblées coloniales P'extenfion nouvelle donnée à ces mêmes conceffions,
Sans doute, ces députés ne tarderont
à
venir d'une erreur fi contraire aux intentions pas rela teneur des décrets du Corps légiflauif & confti- & à
tuant.
Sans doute. , ils regretteront de l'avoir
en déclarant qu'ils s'abftiendroient des féances manifeflce, où ieur
devoir les appelle.
L'Affemblée nationale les plaint d'une conduite
Sated pourroit traiter plus févèrement; ; & dans T'affecvéritablement maternelle dont elle eftanimée
les colonies, elle fe borne à empêcher par la
pour
infruétion que lerreur de leurs députés n'y
contagieufe. Au-deffius du
Ment
d'avoir
foupçon 8c de limputation
où elle manqué les excède à fes engagemens au moment même
citoyens blancs des par colonies, égard
les habitudes dcs
aour lui paroît fuffifant de
lcurrecommanderde Ils
comparer, & de pefer fesdécrets.
leurs y trouveront fon amour pour eux & fes foins
intérêts: elle ne veut point d'autre
pour
contre tous les efforts
Pon pourroit faire préfervatif
égarer leur opinion;elle Rtte fieà leur raifon &
tifme dont ils ont dans tous les
antoet
grand nombre de preuves. Elle eft temps convaincue donné un fi
ren au smondenepouroities détourner del'obéilance que
lcurrecommanderde Ils
comparer, & de pefer fesdécrets.
leurs y trouveront fon amour pour eux & fes foins
intérêts: elle ne veut point d'autre
pour
contre tous les efforts
Pon pourroit faire préfervatif
égarer leur opinion;elle Rtte fieà leur raifon &
tifme dont ils ont dans tous les
antoet
grand nombre de preuves. Elle eft temps convaincue donné un fi
ren au smondenepouroities détourner del'obéilance que --- Page 12 ---
7911.
(8)
qu'ils doivent aux décretsdu Corpslégillatif fandionnés
par le roi& foutenus de toute la puiflance nationale;
mais cette obéiffance, mais la reconnoiflance des colons libres de toute couleur & fur-tout de ceux qui
tiennent de plus près à la mère-patric, de ceux quife
font
toujours diftingués parmifesenfans,lui, paroillent
folidement fondées fur leur intérêt refencore & plus fur le fentiment inviolable d'attachement &c
pedif
de zèle que mérite , qu'infpirela confiaution,&quon des
altérer dans le coeur
bons cine pourra Toute jamais paffion chez eux cède à l'amour de la
patrie. toyens. , &c toute infinuation qui tendroit àl'affoibliffement de ce lien facré, fera repouffée par eux avec
horreur. Dans cette jufte confiance, & fans rien préjuger
fur le voeu que les colonies font autorifées à émetire
relativement aux loix commerciales, & que le Corps
Légillatif péfera ferupuleufement, PAflemblée Nationale a chargé fes Comités réunis de Conflitution,
des Colonies, de Commerce & de Marine, de rédiger
fans délai les projets les plus propres à concilier tous Méles intérêts commerciaux des Colonies & de la
tropole, & à porter la culture & les richefles des
iles françoifes au plus haut degré dont elles foient
fufceptibles. --- Page 13 ---
- 1o O-PIN IO e N
laloosl
201/23
DE M. ROUSSILLOU 2 Député de Touloufe;
PRONONCEE
A LASSEMBLÉE NATIONALA Hol
ITO
A ub
Adr D 3
A la Séance du samedi 125 Septembre
U : J a
1791.
goxt
ne
JOY
DE
2i
oinuor 03199
Sur l'affaire des COLONIES: aboure
engolbbq
IMPRIMÉE PAR ORDRE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE,
LEsa
110V
ON
E 100
-
HsUOA
-1els me
-Lbe
ort
MESSIEURS,
ib 19E
a
QUELQUE sons!
grande ounsti que foit la délaveur qu'on a 4
cherché à jeter fur les commerçans, je. n'en aurai
pasumoins le courage de dire mon opinion fur la
queflion importante qui vous occupe dans ce moments lintérêt de la patrie T'exigen & mon fepment
de la fervir avec fidélité m'en fait un devoir.
Vos:décrets des 8, 28 mars & 12 octobre
avoient rétabli Pordre & le calme dans VOS 203
nies; on y attendoit avec impatiencevosinfiruions,
A --- Page 14 --- --- Page 15 ---
LUSId
V3
a
MA
2 PA e NR K AA --- Page 16 ---