--- Page 1 --- --- Page 2 --- E
S
G
RAT a
Joln Carter Sraton. --- Page 3 ---
- --- Page 4 ---
HEO.
D20. --- Page 5 ---
gl.dubens. Dc Lutilute des Colouies
pour lu hram ee /
- Paris. 1822
*2.1 Wiang scernddlemiro 1
L.
5. Maduou: Cni der amieauas Joudres 1822
4.biseoun ile ulepuc de Progliet Pasis 1822
S.Soerea llmperaur Alernorysor
la traito der. Arolis < - devprer. 1822
blddreseaux Katuous lerje Paus 1822
Y. Resume du Dicoun de Wilber
Jorce 1 doul Ter 1822
*S.ThPmopete- befre t . Pliladelyluns 1821
* B..w, - --- Page 6 ---
- 3 -
117 78
culation,
(58)
en réservant
les objets qui,
toutes les préférences
denrées ou
provenant d'échanges contre pour
marchandises
des
importés par des bâtimens francaises, : auront été
Rien
français.
France, d'étranger ne doit étre
soit dans les Colonies, consommé, soit en
produire, ou si leurs ouvriers si leur sol peut le
quer, ou si leur marine
peuvent le fabriToute tolérance
peut se le
pour résultat
qui blesserait le
procurer.
de faire
ptiucipe, aurait
numéraire à
passer, s sans
devoir de la l'éranger, tandis que retour, le
notre
retenir.
politique est de l'attirer premier
et de le --- Page 7 ---
2:
SECOND MÉMOIRE
RELATIF
AUX ANCIENS COLONS
DE SAINT-DOMINGUE,
SERVANT DE SUITE A CELUI QUI A POUR TITRE:
M E M OIRE
SUR LE MOYEN
DE RÉPARER LES TORTS
FAITS AU COMMERCE DE LA FRANCE,
PAR F'INSURRECTION
DE L'ISLE DE SAINT-DOMINGUE;
ET PROUVANT
LA FACILITÉ DE L'EXÉCUTION DU PROJET,
QUI Y EST PROPOSÉ.
PAR LE DOCTEUR WURTZ.
PARIS,
CHrz TREUTTEL ET WURTZ, RUE DE BOURBON, No, 17;
A STRASBOURG ET A LONDRES, MÈME MAISON DE COMMERCE.
1822. --- Page 8 ---
- --- Page 9 ---
AYANT-PROPOS
pour l'espèce huIL est sans doute.malheureux
utile et
toute nouvelle idéc, quelque
maine, que
être, éprouve tonjours
avantageuse qu'clle puisse
et une
une contradiction
dans le commencement
la part même
résistance plus ou moins forte,"de
intéseraient le plus évidemment
de ceux, qui
nous voyons arriver
ressés à l'adopter, C'est ce que
dans le sort
dans les sciences, dans la politique,
dans
inventions et des découvertes, et jusque
des
et dans les sources de
. les branches de lindustrie,
et des richesses nationales.
la prospérité
de fer même sur
L'habitude étend son sceptre
contrarie
domaines de l'esprit; et tout ce qui
les
quelque
ou un préjugé quelconque,
une prévention
qu'il soit, est sujet à une
absurde et déraisonnable
ce, préjugé a
d'autant plus forte, que
opposition moins enraciné par le temps.
été plus ou
de cette vérité de faits, "9
C'est en conséquence
, que
fondée sur la nature de notre organisation.,
exposé à une pareille atteinte,.
j'ai été également
Mémoire rela publication de mon prèmier
après
Colons de Saint-Domingue:
latifà MM. les anciens
a
soit, est sujet à une
absurde et déraisonnable
ce, préjugé a
d'autant plus forte, que
opposition moins enraciné par le temps.
été plus ou
de cette vérité de faits, "9
C'est en conséquence
, que
fondée sur la nature de notre organisation.,
exposé à une pareille atteinte,.
j'ai été également
Mémoire rela publication de mon prèmier
après
Colons de Saint-Domingue:
latifà MM. les anciens
a --- Page 10 ---
(ij)
écrit rédigé déjà dans] le
mûri ensuite dans différentes andepadtinaiheidin
quelques respectables
conférences' avec
T'expérience
réfugiés de cette: ile,
égale la
(dont
ensuite à différens sagacité); et
autres Colons. Car communiqué
qu'après toutes ces discussions
ce ne fut
fut enfin livré à
préliminaires, qu'il
Gouvernement dans limpression, l'année
et présenté au
Or pour répondre
dont il a été
aux différentes
Tobjet, sur
objections ,
réussite de ce projet, et les Timpossibilité de la
diflicultés
tables, qui se
insurmonme suis vu obligé présenteraient de
à son exécution; ; je
Mémoire, afin de donner rédiger aussitôt ce second
pement à mes idées de un plus grand
défavorables
;
dissiper des
dévelopd'autant plus fortes
prérentions
tentatives de ce genre avaient , que différentes
rectifier quelques opinions
déjà échoué; del
par le temps; et de
erronées , accréditées:
la possibilité, mais prouver enfin non-seulement
blir en
aussi l'extrême facilité,
très-peu de temps dans la
d'éta-i
gardéejusquici comme
Guyane, (reles auspices d'un
presque inhabitable), sous:
éclairé que le nôtre, Gouvernementanast sage et aussi:
une colonie
pourrait sous peu, rivaliser,
llorissante; qui
avec les colonies les
ainsi que Surinam, s
peu de frais fondamentsux. plus célébres, et même avec
J'ai donc crayonné ces faibles
alors de pressentir,
idées, bien éloigné
gue j'aurais le bonheur de me
quici comme
Guyane, (reles auspices d'un
presque inhabitable), sous:
éclairé que le nôtre, Gouvernementanast sage et aussi:
une colonie
pourrait sous peu, rivaliser,
llorissante; qui
avec les colonies les
ainsi que Surinam, s
peu de frais fondamentsux. plus célébres, et même avec
J'ai donc crayonné ces faibles
alors de pressentir,
idées, bien éloigné
gue j'aurais le bonheur de me --- Page 11 ---
(iij)
intentions bienveillantes
rencontrer unjouraveclest dont le rapport de S. Ex: lè
de SA MAJESTE,
Ministre de la marine, publié dans le: Moniteur
1821, m'a donné depuis une attestadu 6juillet
tion officielle : et cetassentiment Dlatteurétaitpour
à la publication de
moi.un nouvel encouragement
ces idées.
Gouvernement veuille les
Je souhaite, que le
accueillir, et qu'il puisse en juger quelques-unes
et propres à avancer le succès de
applicables ,
colonie. Sa sagacité lui en sugcette intéressante
le choix, étant plus à portée de se progérera tous les détails possibles sur les localités,
curer
ladministration de cet
et tout ce qui concerne
établissement.
j'espère, la vaine préOn ne m'imputera pas,
de vouloir dicter
somption, ou la folle témérité
Ses lumières, la
des' mesures au Gouvernement.
et l'étendue.de ses vues, (se trouvant au
justesse des affaires , ) lui en feront sans doute décentre couvrir de meilleures; ; mais en qualité de citoyen
cru de mon devoir, de payer à ma
français, , j'ai
patrie le tribut de mes méditations sur ce sujet,
j'ai consacré mes veilles; dans la ferme
auxquelles
résulterait
persuasion , que l'utilité générale qui
de la réussite de ce projet; ne pourrait pas être
achetée par trop d'efforts et de travaux.
Trop heureux, si je pouvais contribuer un jour,
ceux-ci; pour quelque faible part à la prospar --- Page 12 ---
2 4 -
(iv)
périté publique : convaincu,
dès: qu'elle aura pris racine que cette prospérité, 2
croîtra et
dans ce pays
augmentera en peu de
précieux,
être comparée à un arbre
tempss'et pourra
branches, devenues
bienfaisant, dont les
seulement
majestueuses,
par leurs
répandrontnontaire sur toute leur feuillages, une ombre salucirconférence;
graines, 9
mais dont les
transportées au loin
fieront à leur tour, et
parles vents, fructifaits, sur d'immenses multiplierant ainsi ses bienétendues de territoire.
mentera en peu de
précieux,
être comparée à un arbre
tempss'et pourra
branches, devenues
bienfaisant, dont les
seulement
majestueuses,
par leurs
répandrontnontaire sur toute leur feuillages, une ombre salucirconférence;
graines, 9
mais dont les
transportées au loin
fieront à leur tour, et
parles vents, fructifaits, sur d'immenses multiplierant ainsi ses bienétendues de territoire. --- Page 13 ---
SECOND MÉMOIRE.
PREMIÈRE PARTIE.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
SUR LES COLONIES.
CHAPITRE PREMIER.
et la Guyane
Parallèle entre Suint-Dorringu:
française, sous le rapport colonial.
Lonsqu'UNE popnlation entière, estimable (1), paisible, utile et heurense; a été obligée, 2 par une époude
ses foyers pour se
vantable catastrophe, 7
quitter
dans d'autres climats, elle emporte avec
transporter
dit l'abbé Raynal, ont naturellement
(1) ( Les Créoles,
de l'élévation, et un cerde la pénétration, de la franchise,
tain amour de la justice, qui naît de ces belles qualités ).
Histoire
et politique des établisVoyez son
philosophique des Européens dans les deux Indes.
semens et du commerce 250. D'autres détails y relatifs se
Amst. 1773, vol. V,p.
à la fin
trouvent dans des extraits du même auteur, ajoutés'
de' ce Mémoire.
--- Page 14 ---
W
(2)
de
le cceur; le sentiment
clle le dard qui lni a percé
; il lui devient même
malheurl la ponrsuit partout de son ancienne
son
par le contraste cesse à sa méplus inmportable cello-ci se relrace sans
à la fin,
prospérité;
constamment, et amortit
moire, la fatigue
totalement son énergie. alors de contrécs en contrées,
erre
de ses
4 Cette popolation bonheur perdu et Toubli
retronver son
qu'elle ne pent plus
poury finit par se persuadér,
antrepeines, et
:
le même sol, qui fut
le reconvrer que sur
Quelques avantages qu'on
fois témoin de sa félicité.
jamais compails ne lui paraitront autrefois, parce
lui présentera, dont elle avait joui
rables à ceux
de ceux-ci, sans avoir
conservé le souvenir
qu'elle a
des autres.
à un
encore la même persuasion antiver, en partie,
C'est ce que nons voyons MM. les ancions Colons de
tres-grand nombre de
avec! laplits sgrande
et ils prouvent,
Ssint-Doningne, de ce beau vers de Tancrede:
évidence, la vérité
chère!"
àme bien née,que la patrie est :
A toute
par des obsde leurs anciennes propriètés éloignés touSéparés
plus insurmontalles; $ rentrer dans
tacles toujours
de tout espoir de
jours de plus en plus
leurs anciens caltivateurs
leurs foyers, de réduire
et de renverser un
donination,
sous leur première bases dun
popules
gonvemetesat
trône établi sur
leurs sort
ils désespérent
pepraliaremmos
laire,
leur ancienne prospérité
futur; ils croientl le retourà
ignés touSéparés
plus insurmontalles; $ rentrer dans
tacles toujours
de tout espoir de
jours de plus en plus
leurs anciens caltivateurs
leurs foyers, de réduire
et de renverser un
donination,
sous leur première bases dun
popules
gonvemetesat
trône établi sur
leurs sort
ils désespérent
pepraliaremmos
laire,
leur ancienne prospérité
futur; ils croientl le retourà --- Page 15 ---
(:5))
toujours, et s'abandorment: à milleidées,
perdu ponr
le désir de: se retrouver dans leur
dictées plutôt pari
dun
patic, que par des vues et des principes dignes
goivernement sage ct éclairé.
Sans doute le souvenir des localités, celui des corissonventparcourues) ét des
trées fertilesquflasavasients
avaient réjoui leur vne;
sitesagréables et variés, quiy
celui deleurs anciens amis, qu'ils-pouraient pent-être
J
rencontrer: encore; celui de leurs affranchis et de
y
peut-être léur sont enleurs anciens cultivateurs, qui
des soins, dont ils
core attachés, par la reconnaissance
doiont élé autrefoisl'objet; tous cessonvenirs, dis-je,
attirer de
mais dès qu ils feront
vent lesy
préférence;
la réflexion, que, dans ce longintervallede temps, tout
a changé de face, et y a pris une teinte différente;
y
hommes, de même que les choses, ne sont plus
queles
leurspropriétés nese ressemblent plus;
les mênes; que
autres mains, dont il
qu'elles ont' passé en plusieurs
actuelleserait difficile de les arracher; qu'elles sont
morcelées, el
ainsi dire, dénatument divisées,
pour
totalement -
rées; que l'esprit public y est altéréet
aussi opposé. à Pancien; ; que le sol même n'y est plus
est entiérement négligé et demande
prodnctif; quiat
et
de
totale et foncière;
que plus
une restauration
ancien
les nègres nex voudront plus se soumettroaleur
bientôt deleur opinion erronée,
jongsilsreviendronti
le Gouvernement
et ils béniront : avec enthousiasme
de
paternel,quiv ivoudra bien les dédommager en partie
leurs longues souffrances, et de la privation du pro1 *
est entiérement négligé et demande
prodnctif; quiat
et
de
totale et foncière;
que plus
une restauration
ancien
les nègres nex voudront plus se soumettroaleur
bientôt deleur opinion erronée,
jongsilsreviendronti
le Gouvernement
et ils béniront : avec enthousiasme
de
paternel,quiv ivoudra bien les dédommager en partie
leurs longues souffrances, et de la privation du pro1 * --- Page 16 ---
duit de leurs
(4)
concession d'antres terrespendant près de trente ans 5 par la
en peu de temps dans terres, leur qui pourront les
et avec des
ancien état de reporter
avantages
en
prospérité,
aurait offert
beaucoup plus stirs,
indemnité
actuellanent
queneleur
(la seule possible sincDoninguete dans
cette
présentes), ne pouvant
les circonstamoes
anaulerien aucune manière,
cette ile, dontaucun titre
SRESeEE
respectivesdans
que je Pai dit daus mon leigal ue les a privés, (ainsi
Le
prenier Mémoire,
ficultuenx, scommencmented sera sans
pag. 18).
mais
comme celui
doutepeniblet dif
ces premières
suite ayec
peines se
tetaatonise
rain
beancoup d'usure, par compenseront la
dans la
vierge etla tranquillité, dont fertilité d'un terqu'ils seraient en
ils
ture
possession
enjouiraients vu
desquelles aucune autre depropriétés, dansla cultroubler; et qu'ils n'auraient personne ne pourrait les
ment mille obstacles civils
pas à vaincre constampoisonnant leurs travaux et politiques, qui, en emraient cette harmonic etleurs
eux à la
complète, jouisanceaya qui
altéreGuyane, et qui sérait
régnerait parmi
Ssint-Doasingut,
toujours
dépossédés.
par d'autres maitres contrarice à
qu'ils auraientCar ilny a aucun
tuels des ces mêmes doute, que les
permettraient
terres, s'en voyant possesseurs actives,
toujours mille
dessaisis, se
pour vexer,
outrages et mille invecchagriner et tourmenter les
eAEAEE
andautantplas d'audace,
qui sérait
régnerait parmi
Ssint-Doasingut,
toujours
dépossédés.
par d'autres maitres contrarice à
qu'ils auraientCar ilny a aucun
tuels des ces mêmes doute, que les
permettraient
terres, s'en voyant possesseurs actives,
toujours mille
dessaisis, se
pour vexer,
outrages et mille invecchagriner et tourmenter les
eAEAEE
andautantplas d'audace, --- Page 17 ---
(5)
I
quilsaumientt tonjours leurs compagnous pour aides.
Lon sait, qilya a beancoup de préjugés contre la
Gnyane, accrédités sur parole, et réparidus aveuglément sans aucun examen; ; mais ces préjugés se
dissiperont comme des nuages, dès cqu'on se donnera
la peine de les analyser et de les approfondit.
Or, sans entrer. ici: dans des raisonnemens polisurlapossibilité dé reconquérir St.Domingue,
tiqnes,
oùt toute la partie française
surtout dans ce moment;
de cette ile, ne forme plus qu'une seule république;
les immenses difficultés, qui se présentent
sans peser
force des armes; et sans scruter,
pour y parvenir parlat -
trente ans
sil les habitans d'Aiti se résondraient, après
del liberté, et après avoir travaillé pour leurs propres
à retravailler
intérêts, s'ils se résoudraient, dis-je,
le compte de leurs anciens maitres, et s'ils voupour
leur" organisation politique actuelle,
draient changer
sous laquelle ils avaient vécu autrefois;
contre celle,
entrer, dis-je, dans aucune de ces discussions,
sans'
de calmer lcs
je vais supposer pour un instant, (afin
regrets de quelques Colons), que Saint-Domingue le libre
fàt entièrement disponible, et qu'ils éussent
choix entre cette ile et la Guyane, et examiner lequel
des deux territoires leur serait le plus avantageux, 2
dans les circonstances actuelles.
Pour :. éclaircir cette.question et en peser le pour et
le contre,avec toute Pexactitude et Timpartialité posexaminons d'abord lesavantages et les désavansibles,
tages de chacune.
un instant, (afin
regrets de quelques Colons), que Saint-Domingue le libre
fàt entièrement disponible, et qu'ils éussent
choix entre cette ile et la Guyane, et examiner lequel
des deux territoires leur serait le plus avantageux, 2
dans les circonstances actuelles.
Pour :. éclaircir cette.question et en peser le pour et
le contre,avec toute Pexactitude et Timpartialité posexaminons d'abord lesavantages et les désavansibles,
tages de chacune. --- Page 18 ---
(6)
Une considération,
fixer Tatiention,
qui mérite certainement de,
pourra plus aisément relativement à la Guyane, est :
qu'on ne Ta
à
y faire usage de la
qu'on
le
pu
charrue,
rapport de plusieurs Ssnoonsinrgwer va que, d'après
un trés-grand nombre Colons, ily a dans celte ile
végélale, fertile et
d'endroits, 2 où la bonne terre;
deur au-dessns du frnctifiante, a trés-pen de
mer avait
luf; et parait étrc un limon, profondéposé autrefois, dans
que la
révolutions de la terre
une de ces grandes
Oti sur des
(1), sur des montagnies
ses vallées rochers; et on, en inondant
arides
ou plaines, elle a Jaissé leurs leurs immenplateaux à déconvert;
sonmets ou,
pour nous des iles.
lesquels sont devenus par la.
Ce limon parait devoir
sa qualité fertilisante à la
dans la
et
tMa.neenetr
mer; parmi
animales, putréfiées
tics grasses et
lesquellos il y a beancoup de
sel marin, huileuses, 2 lesquelles, combinées parnagent à sa
avecle
terres que la
surface, se déposent sur les
muniquent premiérelaigne ou inonde,
hâte la
une espéce de principe
etleurcomvegélation (2).
savonneux, qui
(1) Voyez labbé Raynal, Histoire
tique des établisemens et du
philosophique et polideux Indes. Amsterdam, commerce des] Emropéens dans les
(2) Cette hypothèse : 1773, vol. IV, P: 2, 3.
provient de ce limon, Que la fertilité de
de plus, par une assertion parait de acquérir un degré Saint-Domingue de probabilité
M. Malouet, qui ditavoir trouvé;
(2).
savonneux, qui
(1) Voyez labbé Raynal, Histoire
tique des établisemens et du
philosophique et polideux Indes. Amsterdam, commerce des] Emropéens dans les
(2) Cette hypothèse : 1773, vol. IV, P: 2, 3.
provient de ce limon, Que la fertilité de
de plus, par une assertion parait de acquérir un degré Saint-Domingue de probabilité
M. Malouet, qui ditavoir trouvé; --- Page 19 ---
(7)
Le
de profondeur de cette terre fertile ou de
peu
rendait donc Fusage de la charrue peu
ee limon, y
dans toutes les
praticable: usage cependant: si précieux
cultures,et qui épargneles deux tiers des ouvriers ou
cultivateurs, lesquelsdeviennent nécessaires sans elle:
et si MM. les Colons de Saint-Domingue ne l'ont pas
employée, ce n'était certainement pas par défaut de
la connaître.
Car quelques-mis d'entre eux en avaient essayéFemploi; mais s'il eût été généralement praticable,
d'autres Colons n'auraient assurément pas manqméde
suivre un exemple aussi isalutaire; et ceseul fait prouve:
Fimpossibilité de son usage dans la plupart des terres,
dont rien ne parait avoir été la première et principale
le peu de profondeur de la bonne terre vém
causc, que
gétale, fertile et fructifiante..
Au défaut dela charrue, les Colons ont donc été ré:
duits à la nécessité d'y suppléer par un si grand nombre de nègres, et de les acheter à si grands frais;
negresydont le labourage (surtout à la houe),a étéle
travail le plus fatigant; celui qui les ale plus éptisés
a
là bien
sous un ciel brulant, et.qui-les exposés par
souvent à périr, au grand dommage dés propriétaires.
Qu'on se représente en effet un fermier de nos contrées, quianrait quatre ou cinq céntsarpensàe cultiver
queles meilleures terres à la Guyane, étaient celles, qui sont
le plus souvent exposées à des marées et àdes débordemens:
de la mer.
travail le plus fatigant; celui qui les ale plus éptisés
a
là bien
sous un ciel brulant, et.qui-les exposés par
souvent à périr, au grand dommage dés propriétaires.
Qu'on se représente en effet un fermier de nos contrées, quianrait quatre ou cinq céntsarpensàe cultiver
queles meilleures terres à la Guyane, étaient celles, qui sont
le plus souvent exposées à des marées et àdes débordemens:
de la mer. --- Page 20 ---
(8)
laisser un seul pied
soin, et oû il ne voudrait pas
avec
ou sans en tirer quelque béuéfice;
de terrain inculte,
et de nos antres instrus'il était privé de la charrue, de bras et d'onvriers
quelle quantité
mens aigtoires,
labourer en temps-convene lui faudrait-il pas pour d la fois; parles seules
nable. ct propice, d'est-a-dire, étendue de territoire,
forces dhommes, cettegrande
Ou
d'en tirer le parti désire? tandis que cinquante
afin
penentlisuliree een Europe,
soixante ouvriers par ran,
Taide de la charrue.
n'était donc nécesCe grand nombre de.n négres
que
ci-devant Colons de Saint-Domingue,
saire aux
à la charrue.
pour suppléer principalement
des ouvrages
De plus, ils n'ont pu employer pour
une hudes esclaves, arrachés par
aussi pénibles, que
mille foisplus
manité éclairée (1),à un autre esclavage
le sort le
où ils avaient éprouvé
affrenx en Afrique,
avoir étéfait prisonniers de
plus horrible, et on,après
à chaque instant,
guerre, ils avaient couru le risque
et les
les usages barbares de ce pays,
d'être (d'après
les chefs africains se sont
droits de vie et de mort, que
égorgés, et
arrogés sur leurs captifs), d'être, dis-je,
constaté, par des observations multi-
(1) Il est aujourd'hui celles de Mungo-Park, qui vient
pliécs 5 notamment pâr
Fintérienr de PAfrique; qu'en
de parcourir en philosophe,
du monde, on les sousachetant dessesclaves dans cette partie
pires que la
trait à une mort certaine, ou à des traitemens de Mémoires sur les
mort. Voyez M. Malouet, Collection
Colonies. Paris, an X, vol. IV, P. 73.
, par des observations multi-
(1) Il est aujourd'hui celles de Mungo-Park, qui vient
pliécs 5 notamment pâr
Fintérienr de PAfrique; qu'en
de parcourir en philosophe,
du monde, on les sousachetant dessesclaves dans cette partie
pires que la
trait à une mort certaine, ou à des traitemens de Mémoires sur les
mort. Voyez M. Malouet, Collection
Colonies. Paris, an X, vol. IV, P. 73. --- Page 21 ---
(9)
fait frémir la nature), mangés par leurs sem-
(cei qui
blables (1)-
etarbsitrairement, que ces
L'on predtendfusoment
sauvages africains ne se font la guerre, que pour pouvoir vendre des esclaves; et qu'en défendant la
des
ils cesseraient leurs hostilités : mais
traite
nègres, difficultés qui surviennept entre eux, 3
aux moindrés
les vider de cette
ils,se mettent en campagne pour
manière. .
Et n'y: a-t-il donc point-d'antres motifs pour
la traite des nègres ? Les dise faire la guerre, que
et les vices de T'homme, Tégoisme,
verses passions
cupidité, le
Tamour-propre, la jalousie, Torgucil,la
Pesprit de conquête et lenvie d'éteudre
despotisme,
terrible fléau du repos des nasa domination, (ce
être étrangeres à ces nations), etc., pourraient-elles
ne conimnorales et crielles, qui
tions barbares,
leur volonté, et d'antres
naissent d'autres lois que
moyens d'exécution que. la force (2)?
Surtont par les Mondongues, les Bambura, et autres
(1) anthropophagés, qui, d'après Jes relations de leurs
peuples compatriotes, font limer exprès leurs dents incisiyes
propres afin de pouvoir mieux savourer leurs cruautés, en
en pointes,
Ics dévorant.
à Pun d'eux sa férocit, ila répondu:
Lorsqu'on a reproché
la chair de nos
Nous ne trouvons rieni de plus doux, que
ennemis!
la traduction française d'un
(2) Il a paru en Angleterre
dont Péloquence est
ouvrage intitulé : le Crides Africains;
la traite des
dirigée avec une extréme véhémence contre
de pouvoir mieux savourer leurs cruautés, en
en pointes,
Ics dévorant.
à Pun d'eux sa férocit, ila répondu:
Lorsqu'on a reproché
la chair de nos
Nous ne trouvons rieni de plus doux, que
ennemis!
la traduction française d'un
(2) Il a paru en Angleterre
dont Péloquence est
ouvrage intitulé : le Crides Africains;
la traite des
dirigée avec une extréme véhémence contre --- Page 22 ---
(10)
Europe? est-ce pour
féroces
et ces peuplades
des osclaves?
birmesotiahenzal
faire et vendre
son auteur lui impute, comme
dans lequel
en
negres; ouvrage,
les horreurs qui se commettent
eause premibre, toutes n'ont leur source que dans le caracAfriques tandis qu'elles
des habitans de ces contrées;
tère national féroce et hiarhare
leurs lois et leurs goudans Jeur éducation 7 leurs moeurs,
qui ne restent pour
caractère, que les négriers,
changer, ni
vernemens; sur les côtes, ne peuvent pas le même,
la plupart que
et qui subsisternil toujours
corriger, ni éteindre,
du globe, n'aurait
même la traile avec aucun peuple de furenr,contre
quand
alors qu'avec plus
remède
plustieu; maisquin'agirait
la traite, comme
victimes 7 que
et féroces.
ces malleureuses soustrait à leurs passions violenfes
qu'ils
bienfaisant,
les faits avec Ia jesteindignation son ca--
L'antenr y rapporte
il les expose; honore
méritent; et Paccent avec lequel
sur leurs vérimais il nous semble qu'il se trompe
ractère :
de s'être donné Ja peine d'approfondir
tables causes, faute
actions humaines;1 lesquels résident -
les premiers principes des
qui les dirigent toutes par
dans le coeur et dans le caractèrc, sont que. Jes conséquencek
la volonté, et dont les faits ne
Fit cum hoc, sed non propter hoc.
:
leur caractère n'était pas aussi
Caril est évident, que si
entre eux-mêmes au prebarbare, pour qu'ils se vendissent
mégriers), il
des. marchands mettent au
mier venu, (indépendsmmnent traite. Ce sont donc ceux, , qui
n'y aurait point de
qui sont les véritables
marché leurs propres compatriotes, ni aucun Européen,
eriminels. Car ce ne sont. ni les négriers,
qni rendent qui que ce soit, esclave. les cruautés et les atro5 L'auteur; après nous avoir dépeint
êmes au prebarbare, pour qu'ils se vendissent
mégriers), il
des. marchands mettent au
mier venu, (indépendsmmnent traite. Ce sont donc ceux, , qui
n'y aurait point de
qui sont les véritables
marché leurs propres compatriotes, ni aucun Européen,
eriminels. Car ce ne sont. ni les négriers,
qni rendent qui que ce soit, esclave. les cruautés et les atro5 L'auteur; après nous avoir dépeint --- Page 23 ---
(xi) )
que nos nations éupouraientelles être plus paisibles
soi-disant civilisées ?. :. et religieuses?
vopéeunes,
sur les sol de FAfriques atrocités
cités, qui se commettent
ne nous
les seuls nègres sur leurs'semblables,
cominises par
nous convaincre de son
tracé en même temps, pour,
de leur
a pas
le véritable tableau de l'amélioration
impartialité,
:il s'efforce, au contraire, ,denous peindre
sort dans les colonies
démentie
celui-ci sous une forme hidense, (p- 56),slsolument à la fn de ce
lesfaitss (ainsi que nous le prouverons. le mal supposé,
par
donc sculement
Mémoire )- 11 nous présente
son, ombre, et non pas
le bien réel de la traite;
et non pas
le contre, et non
la lumière, qui doit tosimuntscompsgner,) la, usans s'en, douter, un
pas le pour; et il nous insinue, par
le contre-poison ;
poison, en nous en cachant soigneusement certaine partialité natiole faire soupçonnerd d'une
ce qui peut
nale intéressée.
suppléer dans le courant de ce
Je serai donc oblige d'y
Mémoire.
écrit
me le permettre, je
Si les hornes de cet
pouvaient
etle faux
plusen détail les fawsesinterprétations
développerais
d'ailleurs fort estimable,
point de vue, sous lequel cet auteur,
dessein formel de
mais entrainé par sa prévention, et son les couleurs les plus
peindre le commerce des nègres, sous.
atteindre SOI
et les plus propresà
noires, les plus révoltantes,
à nous représenter
but,s'est plu, en torturant la question,
Fhistorique de ces faits.
de relever. quelquesJe ne puis cependant pas me dispenser
nnes de ces fausses interprétations. les guerres 55
qui se sucL'anteur attribue, par exemple,
Afrique, et
continuellement dans cette malkeureuse
cèdent
la traite (parce
tous lcs maux
ertemratrehasomeaus
et les plus propresà
noires, les plus révoltantes,
à nous représenter
but,s'est plu, en torturant la question,
Fhistorique de ces faits.
de relever. quelquesJe ne puis cependant pas me dispenser
nnes de ces fausses interprétations. les guerres 55
qui se sucL'anteur attribue, par exemple,
Afrique, et
continuellement dans cette malkeureuse
cèdent
la traite (parce
tous lcs maux
ertemratrehasomeaus --- Page 24 ---
Y
Les Colons
(12)
de
ployer poar ces Saint-Doninghe labours
n'ont donc
surtont,
pu em:
que des nègres
que c'est le but de son
des actions humaines ne ouvrage), comme si let seal
si les passions n'étaient pouvait étre qrie
mobile
que cependantla
pas beaucoup plus fortes lintéret, et comme
et que de son' traite i'est quel'efet naturel que lui! tandis
les' véritables propre aveu (p.3),
de ces guerres,
Das
motifs, qui sont: Mungo-Parck en
haines
développe
bie, dewillage héniditaires à
de nation à nation), de
Ce sont donc willage, etsowvent
tribu de triféroces,
ces haines iudestroctibles dunefumitté dune autre.
de tenips absolument independantes de la dans leurs coeurs
qui alimentents immémorial, puisqu'elles sont traite, et qui datent
terrompine sans cesse parmi eux cette même herititairs,
tives
dt'hostilités; lesquelles,
succession non indesuciès, et envenimées
exaspérées par les alternaquis'y commiettent,
par des défiites, 'et les
minable de
entretientient parmi eux cette atrocités
leurs
sans
série inter-
(
emeceaitsontsmetr
Edwards, cendres, qui ne font
cesse renaissantes de
3 planteur à la (d'après l'assertion de M.
auteur), d'une grande Jomaique, rapporté p. II, Bryanvaste champ de
partie du continent
de'notre
carnage et de
africain,
habitans se déchirent entre désolation; une forêt oi qu'un les
pillage,
eux; un thiédtre
d'oppression et del
de fraude, de
pays, Patrie des
sang. n-Etc'est dans un semblable
mer, (p. 56), que anthropophagas, que notre auteur'ose
comparaison de Teselavage est un paradis de
affirAu moins Tesclavage des colonies !!
délices, en
mort sur ses esclaves, aucun maitre européen n'al le droit de
Or, ces passions comme l'ont ceux de
vie et de
rapport
haineuses ct
FAfriquet !
ayec. Fesprit de
destructives ont-elles quelque
apéeulation?et ne sibgiteraieat-ells
mer, (p. 56), que anthropophagas, que notre auteur'ose
comparaison de Teselavage est un paradis de
affirAu moins Tesclavage des colonies !!
délices, en
mort sur ses esclaves, aucun maitre européen n'al le droit de
Or, ces passions comme l'ont ceux de
vie et de
rapport
haineuses ct
FAfriquet !
ayec. Fesprit de
destructives ont-elles quelque
apéeulation?et ne sibgiteraieat-ells --- Page 25 ---
(15)
atlachés à Phabitation pour la vie, et sur le travail desquels ils pouvaient indnbitablement compter;
dans la coeur de ces peuples avides dé sang,
pas également
n'aurait. plus lieu ? Est-ce quils n'emquand même la traite
leur's prisouniers de guerre chez
mneneraient pas également
beaucoup plus durenent
eux, pour les traiter en esclaves (et
de
les Colons), lors même qu'il. n'y-auruit plus
que parmi
1:
marchands nigriers?
mais
Ces derniers. n'en sont donc point la cause premiere,
lesquelles ils font toujours des
uniquement ces guerres, par toujours des esclaves," dont le
prisonniers, et consequenament
sans, cesse croissant, a besoin d'un débouché, pour
nombre,
tout-à-fait le pays; besoin, dont les néne pashonleyerser
à l'avantage des colonies: 7
griers ne font que profiter, absolument étranger à ces efLa preuve, que Vintéret est
eux-mèmes
fusions de sang continuelles, est : qu'ils mangent tirer du: béJeurs victimes, qu'ils pourraient vendre pour en
démontre en niême tenips clairement le sennélice; ce qui le véritable motif de leurs combats sanglans;
timent, qui est
motif, auquel les négriers n'ont ancune part.
Ce sont donc ces sentimens nationaux, haineux, antiques
héréditaires, qui sont les véritables causes de ces guerres de
et
désolent perpétuellement
représailles et de vengeances, qui
n'en est que.la suite
ces mathetrenses contrées; l'esclavage
immédiate, et la, traite en est un effet nécessaire 3 pour soustraire tant de malheureux à une mort certaine.
accessoire, dont ils proElle n'est pour lesindigenes qu'un
accidlentellement
est à leur portée; pour se
fitent
lorsqu'elle nombre d'individus, dont ils n'ont pas
débarrasser d'un grand
leur debesoin pour leur wsage.domestique, dont Pentretien
les
viendrait à charge, et que, si les négriers européens ne
iate, et la, traite en est un effet nécessaire 3 pour soustraire tant de malheureux à une mort certaine.
accessoire, dont ils proElle n'est pour lesindigenes qu'un
accidlentellement
est à leur portée; pour se
fitent
lorsqu'elle nombre d'individus, dont ils n'ont pas
débarrasser d'un grand
leur debesoin pour leur wsage.domestique, dont Pentretien
les
viendrait à charge, et que, si les négriers européens ne --- Page 26 ---
e
(14)
parce qn'un homme libre n'anrait
s'assujettir à des travanx
jamais consenti à
aussi
pépibles et suivis : de
achetaient pas, ils vendraient à
on africains, (comie
des marchands
nous le dirons dans la
asiatiques,
compatriotes , ou quils
suite), ou à leurs
ou qu'ils finiraient
garderaient à leur propre
4 Ainsi
par tuer, ou laisser périr
service,
Fabolition de la traite
d'inanition *
niere, chez eux, leurs
n'empéchant en aucune maleselavage, ne rendrait guerres de haine et leur eflet
plus
au contraire celui-ci
naturely
insmpportable.
que plus dur et
Un autre genre de
dans ce malheureux guerres, qui se fait
de
pays, est celle de très-fréquemment
pillage, qu'on appelle dans le
brigandage, de vol et
et qui est produite par la
langage du pays Tagria;
les biens et la fortune cupidité et lenvie de
mées
de leurs
s'approprier
se précipitent nuitamment voisins; où des bandes artout ce qu'elles rencontrent,
sur des villages, prennent
les habitans avec tout
hommes et choses, et
ce qui leur
einmènent
porter chez eux. (Voyez
appartient, pour les transMais ces excursions ouvrage cité, pag- 2, 3.)
tous les pays
nocturnes auraient également lieu
européens, si la
dans
syo opposait;
vigilauce des
quoiquiluyait point de traite gouvernemens ne
séquemiment ce n'est pas
parmi noas: conseul amour du
celle-ci, qui lesy
de
pillage. Ces brigands
provoque, mais le
leurs
vendent alors le
les
superfla
+
depenullen,Cesta-direr
L'auteur du Cri des
hommes, leursaemblables,
claves en Afrique. D Mais Africains c'est, dit, p. 55 a Qu'ily a
perfu. N'ayant point
parce qu'ils vendent toujours trespen d'esd'ourriers, dontla nournitareleer d'industrie, ils n'ont pas besoin de leur suqueniment ils les
beaucoup
ou
dexiendraittrope
leur en fournissant vendent, ils lestuent! et leurs dimpenadieoere conséces deux expédiens. plus qu'ils ne peuvent nourrir, guerres il ne perpétuelles
leur reste que
, dit, p. 55 a Qu'ily a
perfu. N'ayant point
parce qu'ils vendent toujours trespen d'esd'ourriers, dontla nournitareleer d'industrie, ils n'ont pas besoin de leur suqueniment ils les
beaucoup
ou
dexiendraittrope
leur en fournissant vendent, ils lestuent! et leurs dimpenadieoere conséces deux expédiens. plus qu'ils ne peuvent nourrir, guerres il ne perpétuelles
leur reste que --- Page 27 ---
(15)
le maitre et le snecès important de
manière que
dépendu de ses caprices,
sa cullure, auraient toujours
leur conterait trop) des négriers, soit
(dont l'entretien
soit africains, s'il s'en trouve; si
asistiques, soit européens,
'se soustraire par là à leur
non, ils les vouent à la mort, pour
vengeance.
Pabolition de la traite, qu'on) pourrait
Ce n'est donc point par
ils n'en deviendraient que
remédier à tous: ces maux ; car
caractère national des
plus graves, aussi long-temps que le
subAfricains, leurs mocurs, leurs lois et leurs gouvernemens
sisteraient.
arbitraiLauteur, pour appuyer sa supposition, n'avait prétend mis le pied
rement (p. 52) que si jamais an négrier
d'Africains
sur le sol de PAfrique, il n'y aurait que très-peu de cette
réduits en esclavage >. Mais oùt a-t-il pris les preuves
se vendent et se gardent comme
assertion gratuite, puisqu'ils Oà en sont les documens historitels, entre eus-mêmes?
5) il en existait
de son aveu (préface, P.
ques, 2 puisque et
cite un passage del MEeriture-Sainte,
déja avant Moyse, qu'il
marché d'hommesfutondanslequelil est dit : ( Que desqu'an
de lui, et
vert eu Egyute, ies frères de Joseph semparerent existait donc
de vendirent à des marchands égyptiens. > Il
et
alors des marchés entiers d'homrhes, par les usages
déjà
Et comment pourrait-il connaitre Pétat
les loisde leur pays!
tandis
de Fintérieur de T'Afrique avant cette époque antique, les
connaissons qu'à peine à présent, et que
que nous ne le
de
que nous, ne le connaisRomains, plus voisins V'Afriqué
elle-mème,
saient pas plus, d'après son aveu; , que lAmérique
qui alors n'était pas encore découverte (p. 23)?
cette assertion déclanatoire. 2 que
Il n'a donc pu puiser
dans son imagination !
de leur pays!
tandis
de Fintérieur de T'Afrique avant cette époque antique, les
connaissons qu'à peine à présent, et que
que nous ne le
de
que nous, ne le connaisRomains, plus voisins V'Afriqué
elle-mème,
saient pas plus, d'après son aveu; , que lAmérique
qui alors n'était pas encore découverte (p. 23)?
cette assertion déclanatoire. 2 que
Il n'a donc pu puiser
dans son imagination ! --- Page 28 ---
et que le
(16)
propriétaire n'auraitj
uue récolte assurée.
jamais pu compter sur
Lnutear appelle de' plus (p. T1
patrie de
: les Indes
les conduire leselavage. Mais est-ce de là,
occidentales la
en Afriqne ? Est-ce
qu'on les retire
libres en esclaves ? Est-ce
la, oi on change des pour
la guerre ?
là, où on les a conquis les hommes
Il
par lois de
reproche encore à la traite
corrompu la jurisprudence
(p. 52 et autres),
danne des
africaine, en ce
qu'elle a
malfaiteurs à
que celle-ci
on ne les condamne Teschavage! Mais est-ce
conet anx travaux
pas également à la
qu'en Europe
forcés?
chaîne, aux galères,
Ainsi l'autenr veut,
(quel'ons semble
pour quelques intérêts
abolir, par de vains awolerasthncianeneats tsonsceux commereians,
gine date
systèmes, un ordre de defhumanito),
de
peut-être déjà
choses, dont l'orinos connaissancess ct d'époques, dans
qui sont hors de la
sont trouvés henreux
lequel maîtres et serviteurs portée
a la fin de ce
(voyez l'Extrait de M. Malouet, se
depnis des siècles. Mémoire), sans quoi il aurait déjà été ajouté
: Convenons douc
changé
de
fiualement: : qu'on a bâti cet
effrayant raiomnemens, non pas sur la chose, mais échafudage
à sa véritable srectaerlequed réduit, chez les sur le seul mot
nations
Car.en
signification, ne veut dire
civilisées,
ils
Afrique ils. élaient
que serviterir à vie.
ne sont que serviteurs esclaves réels, et dans les
sont
et
colonies
suboriounds aux lois" cultivateurs; dont les maîtres
dont ils sontl les
civiles de leur
de PAfrique patrons et les
Gouvermenent; et
étaient leurs conservateuis, tandis que ceur
Et cette
destructeiurs.
qualité de
divin, civil ou moral, cultivatenrs est-elle contraire à
sutout lorsque par cet
Fordre
ordre, on amé-
ir à vie.
ne sont que serviteurs esclaves réels, et dans les
sont
et
colonies
suboriounds aux lois" cultivateurs; dont les maîtres
dont ils sontl les
civiles de leur
de PAfrique patrons et les
Gouvermenent; et
étaient leurs conservateuis, tandis que ceur
Et cette
destructeiurs.
qualité de
divin, civil ou moral, cultivatenrs est-elle contraire à
sutout lorsque par cet
Fordre
ordre, on amé- --- Page 29 ---
(17)
La terre de la Guyane est au contraire une terre
la nôtre), dont la surface fertile
continentale (commel
à lac culture, a1 plnsieurs pieds de profondeur,
etproprez
labourable par la
et est en conséquence facilement
charrue (2) et maniable par tous les autres instruinventés en Europe pour le perfecmens aratoires 7
tionnement de Fagriculture (2).
Elle peut, par là, être traitée par an nombreinfiniment moins grand de cultivateurs ou d'ouvriers;
diminuant de beaucoup les dépenses,
ce qui, en
leur temps, réduit leur fatigue presqu'a rien,
épargne
là leur mortalité, survenue quelqueet empêche parl
fois par épuisement.
à
Le restant de leurs travaux se réduitià peu près
le sort du maître et du serviteur, mais
liore non-seulement enfin à la
de nations enqu'on centribue encore
prospérité
tières? - (La suite se trouve à PAppendice )
Elle Pest d'autant plus, que c'est un pays, pour la plus
(s)
plat, et beaucoup moins montagneux, que l'est
grande partie,
surtout la Martinique et la Guadeloupe.
9 )
(2) On pourra consulter sur ces instrumens ui ouvrage
intéressant, intitulé : Collection de machines, instrumens,
constructions, appareils, etc., employés dans
ustensiles,
le comte de Lasteyrie, (oi l'on
léconomie rurale, parM.
épargnent bien du tempset
trouvera heaucoup d'outils, qui
titre:
dela sueur. aux eultivateurs):ainsi que celui qui a pour
Recueil des machines, instrumens et appareils qui servient
à Péconomie rurale, par M: Le Blanc, etc.
--- Page 30 ---
a CA
celui de nos cultivateurs (-18.)
péens; celui, des sucreries et de.nos jardliniers eurocomparé à celui de nos grandes excepté, lequel peut être
Tous ces ouvrages
mamufactures.
également bien exécntés pourront conséquemment être
par des: blanoa;
santageireppnésaile,
ce.quiest un
prime la traite des nègres. surtoutdepuis la loiyquisupe
à Saint-Domingue la
était, de plus tres-souvent
scheresse, surtont dans la
exposée
Touest, au sud-ouest
partic située à
les pluies qui durent (1); taudis.qu'ts la
etla.quantité de
pendant tous nos mois Gayane,
laissent
rivières, 2 dont ce pays
dhiver,
pour les autres
est' . traversé,
dité et une,fi fraicheur mois, au terrain une humigner pendant toute favorables, qui semblent éparLa qualité de la' Tannée, les irrigations.
si éminemment bonne terre dans la Gnyane est de
droits, que M.
dans un grand nombre
dans
Mate
son rapport Fadministrateur à Cayenne
> surtont entre la auMinistre Mana
del la marine (9): marque ( Que
etle Maroni>
propose sans doute defaire
(oà S. M.se
( le terrain, accessible lepremier
>-1
et
dablisement),
rare de rencontrer
maniable, est tel,
>
sur le globe des
qu'ilest
étendns, 2 présentant
espaces aussi
> tion et à lindustrie autant davantages àla
>; et M. Malouet confirme popnlaces
(r) Malbuet, Collection de
Paris, an X, vol. IV,
Mémoires sur les Colonies.
(2)" Voyez le
pag. 102.
Moniteur, 6 juillet 1821.
premier
>-1
et
dablisement),
rare de rencontrer
maniable, est tel,
>
sur le globe des
qu'ilest
étendns, 2 présentant
espaces aussi
> tion et à lindustrie autant davantages àla
>; et M. Malouet confirme popnlaces
(r) Malbuet, Collection de
Paris, an X, vol. IV,
Mémoires sur les Colonies.
(2)" Voyez le
pag. 102.
Moniteur, 6 juillet 1821. --- Page 31 ---
(9)
de passages de son
mêmes assertions en beancoup
excellent ouvragesur. la Guyane (a).
infériorité que la terre de Saint-DoLa seconde
à. celle de la Guyane,
mingue offre comparativement assiduement suivie, et, pour
est que, par sa. culture
de déux siècles, elle
ainsi. dire forcée, depuis près
à être fatiguée et usée; 3 que les récoltesy
commence
moins abondantes, et qu'elleest
deviennent toujours
d'autres cOmenacée du même sort , qui a. frappé
lonies, au bout de quelques siècles.
Car tout dans la nature, et surtout la force. végéremarquables, celle
tative, offre entre autres analogics
de la vie humaine. Tout. a. sa
des différentes époques
d'ascension, c'est-à-dire, de jeunesseyde prepériode
et deson premier feu ; ce feu se. soutient
mière vigueur
laquelle il diminuc progressijusqu'à la virilité, après
(:) Intitulé : Collection de Mémoires sur les Colonies.
Paris, an X, en cing volumes. ici
le plus éclaLa justice exige, que je rende Phommage ancien Colon de
tant au mérite supérieur de-M. Malouet; de Cayenne et des COSaint-Domingue; puis. administrateur
lonies > et Ministre de la marine.
et
Philanthrope zélé, observateur exact, judicieux profond;
administrateur. sage et éclairé; ; homme d'Etat consommé;ila
justifiéi à tous les égards la confiance, dont le Gonvernenientl'ahumanité, leplus grand
vait) thonoré, etil a rempliavecintégrité,1 les
fines et les
justes, la
patriotisme, et avec, les vues plus
plus
La postéritéjouira du fruit de ses
tâche dontill Tavaitchargé.
observations, et sa reconnaissançe éternisera sa. mémoire.
2 *
'Etat consommé;ila
justifiéi à tous les égards la confiance, dont le Gonvernenientl'ahumanité, leplus grand
vait) thonoré, etil a rempliavecintégrité,1 les
fines et les
justes, la
patriotisme, et avec, les vues plus
plus
La postéritéjouira du fruit de ses
tâche dontill Tavaitchargé.
observations, et sa reconnaissançe éternisera sa. mémoire.
2 * --- Page 32 ---
-
vement, décline et
(20)
et le
avance peu à peir vers la
sels dépéidisement : c'est ainsi
caducité
que dans la terre
les bnebitisnsigetent (a)à
les'
entrètienne par des
lalingae,et
la vie d'un vieillard. engrais, comme quoiqu'on
pendant dès
par une bonne on-entretient
celle-ci
que. la force
noonitare, Cene peut plus la primitivéet
Les mines
rétablir.
rnedialesaeiny
étreépuisées, souterraines les plus riches
siècles. - -
inissentpap
Tout
bont
Aekerabndtrnalsr
et son
parcourt ainsi son
deplistienre
développenent,
gré de
perfeption
parvient à son' commsenoemient plus
décadence.
(ou de
shaut dedes
Tel est le sort prospéité), des
et finit par lai
pations, des sciences
fortunes, des
ainsi de la force
et des
empires il
laquelle
végétative. Cestla arts(a)ret en est
tout.stentisitndh
rouedu temps.par
Quoique cette déçadence
pendant la vie d'un
soit. si
entrainé
homme
imperegtible
par cêtte roue
(yoi. estlui- méme
qu'au bout de plus on ); parce qu'elle ne
cependant
moins de siccles,
s'opère
sur T'ensemble aisément, en jetant un
onfspergoit
des grands:
coup d'oslgénôal
événemens; en plamamfstur
(1) Get
1o omct
végétale a épuisement a platôt lieu dans
il. L
tales,
peu de profondeur,
les? iles, dont la terra
qui,
que dans les terres
tinent. commnniquent avec la force vitale de continen-i
(2) Lesquels
9 7. tout le' confaire le tour da changent monde: heureusenieat de'
cupvtgy SE pays, a et semblent
ado
al
événemens; en plamamfstur
(1) Get
1o omct
végétale a épuisement a platôt lieu dans
il. L
tales,
peu de profondeur,
les? iles, dont la terra
qui,
que dans les terres
tinent. commnniquent avec la force vitale de continen-i
(2) Lesquels
9 7. tout le' confaire le tour da changent monde: heureusenieat de'
cupvtgy SE pays, a et semblent
ado --- Page 33 ---
(21)
làla série des temps, et en observant soignensement
giande :
régularité de leurs changemens successifs.
Si donc le sol des Saint-Domingue promet encore
restes deson ancienne fertilité, celui dela
quelques Guyane présentera au. contraire le premier feu, la
première énergie et la premiére-a activité de la jeuet dédommagera promptoment: les Colons au
nesse :
et de leurs regrets.
centuple de leursanciennes pertes
SaintLa, Guyane sera àson aurore, pendant que
Domingue est à son çonchant.:
Celle-la non, encore usée, offrira un 1 terrain convierge, frais.ot.neuf, plein, de sucs et de-vitinental,
aucune culture,
qui, n'avait: encore épronvé
gueur, - lorsqu'il sera mis en mouvement par celle-ci,
ct qui,
animée
un ciell brolant, avec
hàtera sa végétation,
par
et les plantes
une ardeur au delà de loute espérance ;
leur, sève avec une: vivacité qui proy. pomperont Golons les récoltes les plus abondantes.
mettra. aux
Celles - ci se, soutiendront ainsi (sans déchoir),
pendant plus d'un siecle, et enrichiront conséquemmentencore, pondant, tnombre de générations, la métropole, par unc-p prospérité tonjours croissante, sous
de.cultivateurs bien exercés, entendus et
les : auspices
étonnement de la mère-patrie.
industrieux, au grand
Carsiles Colons de Saint-Domingue ont pu procurer à cette mérepatrie des avantages aussi aor considérables (ainsi que n je Pai prouvé. dans mon premier Mémoire), pariuntenain en déclin ettendant peu à pen
à Tépuisement, quels. succès.ne.p pourront-ils pas ob-
prospérité tonjours croissante, sous
de.cultivateurs bien exercés, entendus et
les : auspices
étonnement de la mère-patrie.
industrieux, au grand
Carsiles Colons de Saint-Domingue ont pu procurer à cette mérepatrie des avantages aussi aor considérables (ainsi que n je Pai prouvé. dans mon premier Mémoire), pariuntenain en déclin ettendant peu à pen
à Tépuisement, quels. succès.ne.p pourront-ils pas ob- --- Page 34 ---
(2s)
ténir sur un sol
neuf, qui est dans sa
etquijonit encore de tout le fou de la première séve,
enrichiront la France (de
jeunesse ? Ils
chit la Hollande),
- même que Surinam
ductive,
par une eulture
enriet y rendront lé
toujours plus propeut -éfre encore plus florissant, commerce en pén de temps
Mais auxi inconvéniens
qwilnela jamhais été.
ont lieu à
physiques mentionnés,
cansé morale, Saat-Domingue, il se joint
qui
lons
2 qui devrait faire
encore une
à se rétablir dans leurs hésiter MM. les CoCest le levain
anciennes
coniagieux et le
propriétés.
tion, de désobéissance
germe
et
d'inenbordinaanciens cultivateurs sont d'insnrection 5 dont feurs
lorsquil a pris racine chez encore imprégnés, et
tre, ne.se laisse
nn péuple contre un qui,
ficultés et de dangers. extirper 5 qu'avec beaticoup de dif audans son
Ce germe restera
ccenr, et supposé
toujonrs fixé
ees cultivateurs sous
même, qu'on ent
de choses, il
nos lois, et sous Tancien réduit
n'est' guéré probable,
ordre
long-temps libres, et
:
qu'ayant vécn si
ils vonlnssent se
après en' avoir pris
à d'autres
soumettre à un autre Thabitude,
moeurs, à d'autres
génre de vie,
un travail assida (t): et
uisages, et
à
de lear
au premier
siassujettif
part, ce germe
mécontenterent
dinsufrection et de rérolte,
(1) Car le nègre fait
ne rien Bireipenchant, consister sa liberté en la faculté de
qu'il peut
Doningue, VI2 que le sol lni offre aisément salisfaire à Saintpour satisfaire tous ses premiers des ressources abondantes
besoins.
S
énre de vie,
un travail assida (t): et
uisages, et
à
de lear
au premier
siassujettif
part, ce germe
mécontenterent
dinsufrection et de rérolte,
(1) Car le nègre fait
ne rien Bireipenchant, consister sa liberté en la faculté de
qu'il peut
Doningue, VI2 que le sol lni offre aisément salisfaire à Saintpour satisfaire tous ses premiers des ressources abondantes
besoins.
S --- Page 35 ---
(35 )
alimenté et: fortifié depuis, par
quia été fomenté;
et quils:
mille insinuations et moyens? politiques,
trente ans dans leur âme,
avaient nourri pendant
une exploéclaterait tout d'un coup de nouvean, par
et cela-avec d'autant plusde témérité,
sion violente,
réussi: ou s'ils voyaient la coqu'elle leur avait déjà
-
dans la suite, ils'sen empareraient
lonie prospérer
s'enrichit de ses dépovilles, et
encore- une fois, pour
sans cesse en
la ivie des Colons serait conséquemment
auxdanger. II faudrait les forcer aux mêmes travaux,
quels ils onl été habitués antrefois; habitude, qu'ils
actuollement
et quilsr nereprendront plus..
ent
perdue;
n'est nullement vraisemblable, 9
- De manière' quil
cette colonie à Pétat bril-:
qu'on: pht jamais: reporter dans lequelelle s'est troulant, productifeti florissant,
vée autrefois.
à défaut de
De plus, à SintDentageib-dad, à cause de la dureté
la charrne, beancoup de nègres,
-
des travaux; ce qui emporterait un capital considébesoin àla Guyane
rable;capital; dont on n'aurait pas
le
dans la suite): Car on
(ainsi que nous prouverons travaux . des blanes,
poursitfaire exécntertons ces
par
qu'on louerait à gages, out: à tellesautres conditions,
quilplairait aux nonveaux Colons, pour toutlet temps
renvoyer aussitôt
nécessaire, et quils ponrraient
qu'ils en seraient mécontens 3 ce.qui-les dispenserait
même
de l'obligation de toute autre punien
temps on: le fait à l'égard de nos'ouvriers danstion; comme
les manufactures.
des blanes,
poursitfaire exécntertons ces
par
qu'on louerait à gages, out: à tellesautres conditions,
quilplairait aux nonveaux Colons, pour toutlet temps
renvoyer aussitôt
nécessaire, et quils ponrraient
qu'ils en seraient mécontens 3 ce.qui-les dispenserait
même
de l'obligation de toute autre punien
temps on: le fait à l'égard de nos'ouvriers danstion; comme
les manufactures. --- Page 36 ---
On
(24)
des pourrait les attacher à la culture et
propricitaires, par des
aux intérêts
avec toutes les formes
engagemens légaux, faits
- La Guyane offre judiciaires.
préciable qui
encore un autre avantage
manquait à
inaplorsquil létaitsnrvenu une Ssint-Doningnere en ce que,
puissance
guerre entrelal
maritime, les relations de Franceetune
continens élaient
cette ileavec les
pendant tontela série thebtesibtinementer et anéanties
d'années,
duré; ce qui-avait occasioné gue cette guerre avait
tes incalcnlables
à ses habitans
mais étre
: tandis que la
des perexposée à cette chance, Guyane ne peut jaressources territoriales,
puisque, par les
miers besoins de la vie, nécessaires elle
pour tous les presuffire à
pourra
elleeméme en tempsi de non-senlements se
position lui laissera encore
guerre, mais ques sa
beaucoup d'aritres
une grande latitude et.
tinentalavee le reste resourcesypour de
le commerce contra naturellement ses TAmérique (1); ce qui metde cese énormes
habitans pour toujours à Tabri
pertes, et dela
commerce.
stagnation totale del leur
bable, Ajoutons à cela que, comme il n'est
que les nations
guère
les Hollandais,
voisines de la
proles
Guyane, tellés que
inpliquées toutes Portngais et les
en même
Espagriols soient
temps dans la guerre des
(1) Comme le commerce
tari, lorsque pendantla
intérieur de
n'a
était obstrué,
dernière guerre le commerce lEurope
pas
maritime --- Page 37 ---
(35)
les Colons de la Guyane pourront touFrançais,
entretenir leurs relations comjours par leur moyen
moins médiatemerciales 2 si non immédiatemient, au
ment avec la métropole; de sorte qu'elles ne seraient
jamais interrompues.
qu'ily auTout prouve donc les grands avantages
France et MM.les
rait, sous tous les rapports, pourla
Colons, si Sa Majesté, dans sa bienveillance paterfavoriser Tétablissement des derniers
nelle, daignait
leur accordant des concessions
dans la Guyane, en
dans
trouve encore
sur le vaste terrain inculte,quise
tous
cette province-colonie, et en Pencourageant par
les autres secours et ressources, qui se trouveront dans
seul (1); et auxquels des Français, qui
son pouvoir
avaient tant mérité antrefois de la prospérité publiparleurindustrie et leur, utilité générale, auront
que, les plus grands titres à aspirer. e
CHAPITRE II.
PEtablissement lent et progressif des autres
De
Colonies.
La fondation de cette nouvelle colonie sera essentiellement différente de T'origine dela plus grande partie des autres actuellement existantes. Car celles-ciont
(1) M. Malouet dit : Vol. I, pag. 74, ( Cc n'est pas au
à créer une colonie, mais à PEtat à y appeler le
commerce
commerce et la culture >:
rale, auront
que, les plus grands titres à aspirer. e
CHAPITRE II.
PEtablissement lent et progressif des autres
De
Colonies.
La fondation de cette nouvelle colonie sera essentiellement différente de T'origine dela plus grande partie des autres actuellement existantes. Car celles-ciont
(1) M. Malouet dit : Vol. I, pag. 74, ( Cc n'est pas au
à créer une colonie, mais à PEtat à y appeler le
commerce
commerce et la culture >: --- Page 38 ---
(26)
ponr Ta plupart commencé
vagabonds, des enropéens par des
desi
sans
aventhutionsy
aucnns moyens
ressonreds et sansi
condite; parmi doniatiere, ou rniués par leur ingens flétris
la lesgnels il se tronyait
par loi, et même
bresucomp de:
Est-il alors étonnant
des malfsitenrs.
pravation de toutes
qu'labitnéears vice, à la déde tous les
espèces, à Ia débauche, aux
genres et à
excès:
cette lie du
et Timmoralité la plins
aient
peuple ce rebut dela
effrénée, %
exercé tant d'atrocités
nation
les habilans
et tant
espagnole,
paisibles et humains d'horreurs, sur
après la découverte de
de ces. ' contréesy
Oa bien elles farent FAmésiqmepar Colomb?
sans conpaissainces et formées par des hommes:
qni voulurent
sans talens, la
tenter fortune
plupart brats 2:
et inconnus. Il leur fallait dans des pays éloignés
pour se
alors beamcoup de
familiariseravee la
temps
au pays etau climat,: afin d'en culturela plus convenablei
un
faire, pour ainsi
témps, apprenticengeret ce net fat qu'au bont
dire,
que Pon pouvait se
d'un certain
celni-ci seul
convaincre de son succès:
tivateurs à suivre pouvait alors encourager d'autres cul:
dus gain, et un espoir Texemple fondés despreniers, par Tappat
décesseurs. Cest
sur la réussite de leurs
mingue dut
ainsi que la colonie de
préson origine
Saint-Do-
(aventuriers, qui faisaient française à des boucaniers
ges), et à des
la chasse aux boeugsauvafibustiers (ou corsaires) (1), et
pres-
(:) Voyez l'abbé Raynal,
ouvrage cité vol. IV,p. 38 et5os
un espoir Texemple fondés despreniers, par Tappat
décesseurs. Cest
sur la réussite de leurs
mingue dut
ainsi que la colonie de
préson origine
Saint-Do-
(aventuriers, qui faisaient française à des boucaniers
ges), et à des
la chasse aux boeugsauvafibustiers (ou corsaires) (1), et
pres-
(:) Voyez l'abbé Raynal,
ouvrage cité vol. IV,p. 38 et5os --- Page 39 ---
(97.)
toutes les autres colonies ne se sont formées que
que
d'un demi-siecle, faute
successivennent et au bont
aud'un nombre suffisant de Colons instruits, qui
à la fois tout un pays, et qui auraient
raient peuplé
de braver par eux-mémes,
voulu les premiers essayer toutes les difficultés qui se
et sans un autre secours 7
ordinairement, pour vaincre unenature
présentent
inculte, sanvage et rebelle.
si
Or,ily: a eu différentes causes, qui ont retardé
la prospérité des autres colonies : dont les
Iong-temps
lcs autres politiques, et les troinnes sont physiques,
sièmes morales.
Parmi lcs principales despremières, on pent compde
qui a leu dans tous les pays
ter Tinsalubrité Pair;
de forêts, et
sauvages, incultes ," et qui sont couverts
principalement sous la zone torride.
Cartoutlemonde sait,quel l'airdes bois épais et toufmalsain eti marécagenx, que célui
fus est beancoup pluts
accès libre à T'air,
des plaines ; lesquelles offrent un
d'eau.
quand même elles seraient souvent inondées
Les eaux de la pluie qui pénètrent la terre, et qui
l'action simul-.
ne. peuvent pas en être repompées par
ces
dans épaistanée delair et du soleil, croupissent
etimmenses forêts, ct; en provoquant la putréfacses
les substances animales (des reptiles,
tion de toutes
périssent, , ainsi que
des vers, des insectes, etc.), quiyp
des feuilles d'arbres qui y tombent en abondance, 7
là à la longue un méphitisme, qui en
acquiérent par devient délétère de la santé.
s'exhalant,
ées par
ces
dans épaistanée delair et du soleil, croupissent
etimmenses forêts, ct; en provoquant la putréfacses
les substances animales (des reptiles,
tion de toutes
périssent, , ainsi que
des vers, des insectes, etc.), quiyp
des feuilles d'arbres qui y tombent en abondance, 7
là à la longue un méphitisme, qui en
acquiérent par devient délétère de la santé.
s'exhalant, --- Page 40 ---
Gelui-ci
(28)
bois,
reste alors
, sans
concentré dans
des plaines pouwoirsicdeppers tandis Fépaisseur des
que Thumidité
ce
découvertes,
méme caractére
quin'a pas à besticomp prés
vents, et corrigée mallisant, est enlevée
C'est
par le soleil.
par les
ce quiavait
de ces
codté; dans les
et
établisemens, un si
premières années
retardé par là les
progrès de
Reneentmtenaiee
laprospérité coloniale;
la culture et de
parce qu'on n'avait pas comphitisme,e et des forêts nnisibles
Parmi les
àla circulation dei
FES
el la prospérité omeretinpesetente des
renda la culture l'air:
pent considérer,
autres colonies aussi
leurs
que des
lentes; on
propres intérêts, et Gouvermemenst ceux des
negligens sur
abandonné dans le commencenient peuples; avaient
mêmnes, les soin de vaincre
aux habitans eux-;
physiques, qui empéchent tous ces grands obstacles
ment habitable;
un pays d'être promptebois, le
lels, que Fexistencede ces mêmes
sables: et
et des
etatdegnntsretee
tard de que; pour la plapartilsn'ont pontsindispen
seconderles Colons
ensoin que trèsblics, qui sont de
par tous ces. travaux
auxiliaires
grands moyens
puessentiels, et qui sont
préparatoires.ou
vernemens seuls, et non d'aucun auponvoir des Gouquilyat tout lieudl'espérery
particulier. Tandis
Gouveniement
pourla Gayane, quelemême
der la concession bienveillant, de
qui aura daigné accorser cet
ces terres, daighiera aussi favoridablisement, par des dispositions
générales et
ces. travaux
auxiliaires
grands moyens
puessentiels, et qui sont
préparatoires.ou
vernemens seuls, et non d'aucun auponvoir des Gouquilyat tout lieudl'espérery
particulier. Tandis
Gouveniement
pourla Gayane, quelemême
der la concession bienveillant, de
qui aura daigné accorser cet
ces terres, daighiera aussi favoridablisement, par des dispositions
générales et --- Page 41 ---
-
-
(29)
tres-peu dispendieuses, 2 par lesquelles il
venirbeaucomp plus tôt, qu'il n'ya eu lieu pourra pour 20
lonies précédentes,
LieC
au plus haut degré d'utilité
la mère-patrie:
pour
Mais ily a encore une cause morale qui explique
pourquoi la plupart de ces colonies ont lant tardé à
prospérer. C'est qu'on n'avait envoyé dans la
jeure partie dentre elles, au
mades masses d'hommes ramassés commehcement, que
l'oisiveté,
an hasard, habitués à
inexpérimentds et composés de
avaient été: habitués
genis qui
auparavant à ne vivre qu'en
sous-ordrese ret-qui-n'avaient conséquemment aucune TPiC
intelligenice: administrative sous le rapport de la culture, ui aucune connaissance ou lumicre nécessaire
pour former, ou gérer des établissemens'de' cette 1m- do
portance. Chacun de cest ouvriers ou cultivateurs a ne
connaissait que son état particulier, et
l'art
de diriger un ensemble (1). Aussi ces ignorait
bitans languissaient
nouveaux hapendant de longues années,
slanbonnesg-ensiadues, tels qué les
pourla d plupart actuellementas
nègres vivent
SaintDomingue. e
Pour faire prospérer de pareils
enrichir par là le conmerce, il faut dablisemens,"et dès le
principe
O
/
(2) C'était peut-étre la cause de la ruine des
milliers d'Européens envoyés à la Guyane du temps quatorze de M. de
Choiseul (voyez M. Mulouet, vol. I, pag: 5.et
dans leur grasse ignorance de la
6), et.qui,
y sont allés sans r direction
culture propre à ce paysz
manufacturière.
érer de pareils
enrichir par là le conmerce, il faut dablisemens,"et dès le
principe
O
/
(2) C'était peut-étre la cause de la ruine des
milliers d'Européens envoyés à la Guyane du temps quatorze de M. de
Choiseul (voyez M. Mulouet, vol. I, pag: 5.et
dans leur grasse ignorance de la
6), et.qui,
y sont allés sans r direction
culture propre à ce paysz
manufacturière. --- Page 42 ---
(50) aient le talent de bien
des hommes à éducation 7 qui soient cultivatenrs et
ordonner et de gonverner; 5 qui qui aient Fintelligence
négocians en même tempe,et les meilleurs moyenis de
nécessaire pour connaitre
de chaque natare - de
tirer le partil le plus avantageux différent de celui d'un ouvriers
terrain : talent bien
être comparées à celles
dont les fonctions peuvent et à exécuter ; tandis
de nos bras, propres à agir à la tête, dont l'esprit
ressemblent
que les premiers
Cette tête ne peut jamais laire
doit penser et diriger. comme. ceux-ci sont moins
les fonctions des bras, de la tête. 1l faut conséquempropres à faire celles
des deux,
mutuel et réciproque
ment un concours
Telle parait être Forganitout)anguit. s
ses
sans lequel
afin qué. chacun, suivant
sation de la, socicté,
bien générall
capacités 7: contribuean
CHAPITRE-I 1ll.
de la Guyane franDifference de la colonisation ont ew lieu dans.daitres
çaise, d'avec celles qui
contrées.
nouvelle colonie se présente aul contraire et
CETTE
infiniment plus favorables,
sous des auspices
uniques. Carjamais on n'a
qui sont même peut-être de plus de vingt mille
vu une popalation 'entière versée dans la culture, se
âmes', particnlierement
terres,.el sans ponyoir
trouver Si long - temps sans
1ll.
de la Guyane franDifference de la colonisation ont ew lieu dans.daitres
çaise, d'avec celles qui
contrées.
nouvelle colonie se présente aul contraire et
CETTE
infiniment plus favorables,
sous des auspices
uniques. Carjamais on n'a
qui sont même peut-être de plus de vingt mille
vu une popalation 'entière versée dans la culture, se
âmes', particnlierement
terres,.el sans ponyoir
trouver Si long - temps sans --- Page 43 ---
(81)
employer.ses talens au profit de leur
et jamais on n'a vu à la fois
mére-patrie ;
d'hommes instraits,
un si grand nombre
nouveau
7 propres à s'établir dans un
dustrie; pays, afin d'y porter en même temps
et cela àvec une aussi
leurinsuccès.
grande assurance du
Conséquemament cette! colonisation
essentiellement de-tontes les
différera
pourra - se former, non
autres, , en ce qu'elle
sivement comme
graduellement et progresnombre
celles-cis mais à la fois,
suffisant d'habitans, qui
par un
ciproques, pourront
parleurs secours révainere; en
temps, ét avecbeaucouppiuse
beaucoup moins de
obstacles,
defacilité, tous les
qui se présentent
petits
chement, et à la culture de ordinairement au défriCette colonisation
tout nouveau pays.
tages beaucoup
pourra donc procurer des avanmétropole,
plus prompts et plus abondans à la
que n'ont pu le faire celles, ,
commencé à
quin'ont
prospérerquau bout d'un
Tout un quartiery pourra
demi-siècle.
en méme temps; etle dtrepeuplépour ainsi dire,
commerce
ment y acquérir, en trés-peu d'années pourra conséquemgrande activité; ce qui ne pouvait
déjà, la plas
d'autres colonies, où les
pas avoir lieu dans
que successivement, habitans ne se sont multipliés
ciens Colons de
par Tappat du gain. Car les anSaint-Domingue sont
ces cultures, et en connaissent
déjà habituésa
tandis que les' autres
tonte la msnutention;
établissemens n'ont
que par des hommes novices,
commencé
sef
qui étaient obligés de
Mfaenibrserpremtrenauts avec ces diftecatagline
as
d'autres colonies, où les
pas avoir lieu dans
que successivement, habitans ne se sont multipliés
ciens Colons de
par Tappat du gain. Car les anSaint-Domingue sont
ces cultures, et en connaissent
déjà habituésa
tandis que les' autres
tonte la msnutention;
établissemens n'ont
que par des hommes novices,
commencé
sef
qui étaient obligés de
Mfaenibrserpremtrenauts avec ces diftecatagline --- Page 44 ---
- -
(52 )
tations, parune longue
et hasardeux.
expérience et des essais tardifs
Enfin les- autres Colons ont été
long-temps, et de vaincre,
obligés de lutter
grands obstacles, que tout par eux-mémes tous les
tandis que dansla Guyane, sile nouveau pays présente;
çais, certain d'avance de tous les Gouvernement franréjailliraient sur toute la France, lève avantagess qui en
cultés préliminaires à la fois.
toutes ces diffiet peu dispendieux,
(par les moyens simples
soumettre dans la que nous nous proposons de lui
suite), ces Colons
sur-le-chiamp en jouissance de leurs poirront entrer
aussitôt la plus grande activité terres, et donner
leur commerce.
à leur culture et à
Cette colonisation
aussi bien,
ne pourra mêmés se faire
la
que lorsqu'elle
jamais
masse des. obstacles
s'exécutera à la fois. Car
désert et dépourvu de qu'on rencontre dans un pays
ne faille pas, pour les tout, est, trop grande, pour quil
et une grande quantité surmonter, une force majeure
la fois, ctse renforcent d'hiommos, quiycoopérent à
surtout pour les premiers mutuellémentp tparleurnombre,
Sans ces secours
trayaux du défrichement.
mutuels, chaque
vidiollanguirait, faute de
dtablisdementindi.
que Fon pourrait
quelques moyens auxiliaires
ses voisins : Car celui-ci trouverici, chez Pun ou Tantre de
a d'autres; ; Pan
a telles lumicres, celni-là ien
sience;a tel bon possède conseil tel art, tel talent, telle
lisan habile à
à donner; tel ouvrier ou arfournir; un autre peut se réndre utile
trayaux du défrichement.
mutuels, chaque
vidiollanguirait, faute de
dtablisdementindi.
que Fon pourrait
quelques moyens auxiliaires
ses voisins : Car celui-ci trouverici, chez Pun ou Tantre de
a d'autres; ; Pan
a telles lumicres, celni-là ien
sience;a tel bon possède conseil tel art, tel talent, telle
lisan habile à
à donner; tel ouvrier ou arfournir; un autre peut se réndre utile --- Page 45 ---
55 )
des
tout différens; et c'est par ce consous
rapports
de bons conseils, de bras et
cours mutuel de talens,
tonsles obstacles pourraient êtrc levés
d'onvriers, que
la
facilité; de'
tres-brièvement, et avec plus grande
l'établissement naitrait comme sorti du
sorte que
néant, en peu de temps, et serait porté promptement
au plus haut degré de prospérité.
De plus, le zèle, l'activité et l'émulation, se comainsi dire, dlectriquement, ces tramuniquant , pour
vaux seraient animés avec une ardeur extraordinairc,
espérer de voir naître dans des
qu'on ne pourrait pas
établissemens isolés ou lentement progressifs.
A ces raisons physiques on pourra ajouter encore
considérations morales, qui rendent cette
quelques
colonisation simultanée indispensable.
Car aucun Colon ne pourra et ne voudra attendre
le succès de l'antre, pour jouir du plein exercice de
droits de concession; aucun ne voudra rester un
ses
dans Finactivité; tous attendiront au conseul instant
traire avec le même empressement et la nième impatience, Paurore de leur prospérité; tous désireront
tôt
dans leur propriété,afin
se trouverle plus possille
à
des'yétablir et y élever les plantes les plus propres
leur procurer promptement quelques avantages.
Comeraablicdastdibe -
devra sefaire dans
le plus court délai possible.
Unesemblable colw.iatutionsigualtanée contribuera
de plus, non-seulement aux jouissances réciproques
des habitans, mais aussi à leur profit; car la colonie
--- Page 46 ---
a
(54)
sera d'antant plus tôt dans toute
splendeur, dans son plein et entier son activité, dans sa
richesse. Lintensité de toute force rapport, et dans sa
tipliant d'ailleurs en raison du
générale, se multiculières, dont elle est
nombre des forcesp pard
ne pourrait-on
composée, 2 quelle
toutes les
pas se promettre de la réunion. énergie
forces, physiques et
de
lons expérimentés, dont
morales de tant de' Cozèle et toute Factivité chacun agirait avec tout le
et vers le même
possible, dans le même sens
but, , qui serait leur
mune, et dont chacun. aiderait prospérité comseils, et de tous ses
l'autre de ses conconstances de la vie moyens, et dans dans les différentes cirafin d'avancer à
leurs différens
pas égaux
besoins,
et de préparer ainsi leur Tamélioration del leur sort,
De plus, le malheur bien-être fatur?
plus dissidentes (si dans unissant le
même les âmes les
elles se confondraient
nombre ily en
alors toutes dans
avait),
accord, produit par le même
un commun
toules étroitement
désir; et elles seraient
nouvellement
liées, mon-sculement
de leur ancienne
par le releur intérét commun
amitié, mais aussi.
saient
: tandis que s'ils ne s'y établis- par
qu'isolément et
privés de la coopération succesivement, ils seraient
triotes, de leurs
mutuellé de leurs
de la colonie voisins et de leurs amis; les compal
France
langniraient, et les
progrés
pourrait s'en.
avantages que la
être encored'an
promettre, sera raientr reculés peut-
-
demi-siécle.
Il serait donc essentiel de
metreaurdeclonp,
ient
: tandis que s'ils ne s'y établis- par
qu'isolément et
privés de la coopération succesivement, ils seraient
triotes, de leurs
mutuellé de leurs
de la colonie voisins et de leurs amis; les compal
France
langniraient, et les
progrés
pourrait s'en.
avantages que la
être encored'an
promettre, sera raientr reculés peut-
-
demi-siécle.
Il serait donc essentiel de
metreaurdeclonp, --- Page 47 ---
(55)
ou au plus tôt, les terres de la Guyane, qui seraient
concédées, dans un tel état, qu'elles puissent étrel habitées et cultivées tout desuite et à la fois, 2 par tous
les anciens Colons; et cela sans aucun danger ni pour
leur santé, ni pour leur vie : et telles diflicultés que çe
probléme paraisse présenter à résoudre et à exécuter,
il devient cépendant bien aisé, dès qu'on se donnera
la peine d'approfondir les obstacles, et de scruter
les moyens les plus propres à les faire disparaite.
Nous allons les parcourir successivement. -
5 * --- Page 48 ---
( 56)
SECONDE
PARTIE
MOYENS DE
COLONISER
LA GUYANE
PROMPTENENT
(DANS LE
FRANCAISE,
CAS, ob S. M. AURAIT
SIONS AUX CL-DEVANT COLONS DAIGNÉ Y ACCORDER DES
DE sumesounett). CONCESCHAPITRE
PREMIER.
De
terres tInsestigation du pays, et de
incultes, quis se trouvent Fexploration des
que le Gouvernenent
dans
concédés
aurait
loaguartiers,
aux Colons.
assignés, pour étre
Germ exploration
ne pourra se faire
ingestunegégrepbt
que par des
Mais ici il se présente
quelques individus ne
quelques dilieultés; Car
cette
peuvent pas
opération; vu la
entreprendre seuls
exigera, la fatigue de la longuenr du temps
et de vivres dans
route, le défant
qu'elle
des pays
deressoures
babités; les broussailles à absolument déserts etintravers lesquelles il fandra
, pour étre
Germ exploration
ne pourra se faire
ingestunegégrepbt
que par des
Mais ici il se présente
quelques individus ne
quelques dilieultés; Car
cette
peuvent pas
opération; vu la
entreprendre seuls
exigera, la fatigue de la longuenr du temps
et de vivres dans
route, le défant
qu'elle
des pays
deressoures
babités; les broussailles à absolument déserts etintravers lesquelles il fandra --- Page 49 ---
(57) )
des chemins, les montagnes qu'il faudra
se, frayer les rivières ou fleuves qu'il y. aura à traverser;
gravir, les reptiles et animanx dangereux que lon, pourra
rencontrer,. ctles autres dangers encore inconnus;
y Ponj pourra y courir. Cette exploration ne pourra
que
de
donc se faire. que par une caravane; composée
d'homines habitués à braver' les périls, , enbeancoup durcisà la fatigue, et qui soient assez forts pour écarter tous les obstacles physiques; etra assez courageux
préservér cette caravane de tous les dangers.
pour
trouver ces-hemmes prinOn ne pourrait, je pehse,
cipalement, que parmiles militaires.
donc être composée de six
Cette Caravane pourrait
d'une
ingénieurs, habitans à Cayemejacdhnip-gnés
compagnie de chasseurs armés, ou de l'atelier des
baliser et -
nègres du Roi; de sapeurs-ouvriets (pour chirurabattre les bois, et frayer! les chemins), d'un
gien et de quelques charpentiers (pour dresser au
besoin un pont),: avec des planches, des échelles
des rochers escarpés ), et tous les autres
(pour ustensiles nécessaires ; quelques pirogues ou chaloudes tentes, des vivres suffisans, et tous les équipes, et chariots nécessaires, pour une semblablé
pages
expédition.
Si quelques naturalistes curienx, ou quelques
agronomes iustruits, voulaient les accompagner,
ils pourraient sans doute enrichir les Colons de beaude notices et d'observations sur V'intérieur du
coup nature et les différences dessols, et sur leur
pays;la --- Page 50 ---
- 5 58 )
susceptibilité de cultures :
pas du ressort des ingénieurs. obeeriations, qui ne sont
Celte
-
première
une recomnaissance expédition serait destinée à faire
rains incultes de
générale de Fensemble
snrles
ce quartier, et à prendre des. terdillérentes qualités des
des notes
gros un relevé
bois; afin d'en tracer en
général, et d'en
rédiger un croquis;
après
santeraNonez.eee.
leur-retoury dans le
décideraient ensuite,
desingénienrs,
cabinet; et dans un conseil
et dirigé par les présidéparle
agricoles les ememerdecocemee plus instruits
expérimentés et les plus
, les plus
tuelle; quelles seraient les judicieux de la colonie acforêts, dont la destruction forêts ou les parties de
saire pouclaesinissement serait absolament nécesseraient celles, qu'il faudrait defastrncaphére, et quelles
Fusage de chaque
laisser subsister pour
prés d'étenduey afin habitation, de cent carreaux à peu
tir de' la trop grande d'y rafraîchir Tair, et la garanardeur du soleil.
plus
, les plus
tuelle; quelles seraient les judicieux de la colonie acforêts, dont la destruction forêts ou les parties de
saire pouclaesinissement serait absolament nécesseraient celles, qu'il faudrait defastrncaphére, et quelles
Fusage de chaque
laisser subsister pour
prés d'étenduey afin habitation, de cent carreaux à peu
tir de' la trop grande d'y rafraîchir Tair, et la garanardeur du soleil. --- Page 51 ---
(59) )
CHAPITRE II.
De PAssainissement de Pair, par L'enlèvement dé
et. de lia destruction de la pluson méphitisme,
part des- animaux dangereux ou vénimeuxt
ARTIGLE PREMIER.
De la Purification de Patmosphèrela colonisaLe premier point indispensable pour
tion de ce pays, est Passainissement de Pair; car il
faut, que celui-ci soit purifié avant que les Colons s'y
établissent, sans quoi il en périrait un grand.nombre, avant que ce but ne fàl atteint, àn grand détriment de ce nouvel établissement ; et de son
succès. Il serait donc nécessaire. que le Gouverment daignàt venir au secours des planteurs, et
leur facilitat cet assainissement par des moyens
trés-simples, et peu coûteux, quel luiseul pourra faire
exécuter.
a
Cest par ce défaut de précautions, que les autres
colonisations ont été si tardives à faire des progrès,
et qu'elles ont compté dans les conamencemens tant
de victimes: : Car si, avant d'y demeurer, on n'éclaircit
pas Ce pays, et qu'on ne le purge pas de toute
Phumidité méphitique, cachée dans lépaisseur des
forêts, les premiers habitans qui, abandonnés à euxmêmes, sont obligis de faire snçeessivemnent et len- --- Page 52 ---
z
-tement cette
(40)
malades et périssent, opération, parleurs seuls bras, tombent
avant qu'elle soit faite, et avant
quis'exhale
toutlen
SietEt:
temps
ordinairement de tous les méphitisme,
pénétrés d'humidité,
terrains longCette opération est encore
port de
nécessaire sous
lons (de lajusticny car, comme les droits de lerapSent-Doningne) sont
ces Copérité; ceux, à qui des
égaux à leur prosterrains secs, 2 tomberaient propriétés situées dans. des.
avantagés, gue ceux
en partage, seraient mieux
mileu de bois
qui en recevraient de
de
inmenses,
placées au
reptiles monstrueux, impénétrables, et infestés
meux;
On d'antres
lesquels ne pourraient étre animaux vénilonguc. Ainsi, pour rétablir la
détruits qu'a la
paraître ces forêts, et en
balance, en faisant disderniers xposeoseuyionisicentt aplanissant le terrain, ces
avantages, que les premiers. toutdesuite des mémés
Sans ces secours, il se
grand nombre d'années, passerait peut étre encore
pres forces, on pdr.deurs jusqu'à ce que, parleurs propeut-être pas y travailler), ouvriers, (qui ne vondraient
vainere tant d'obstacles
ils fussent parvenus à
jamais surmontables, physiqtes, qui ne seraient
Or, pour assainir qu'avec beaconp de danger.
point
Tatmosphère du pays; le
de toutes indispensable est sans contredit la
premier
ces forêts
destruction
tibles avec la culture, superflues, 2 inmenses, incompacirenlation de
qui forment obstacle à la
Fairy et qui, inaccessibles
libre
aux doux
ondraient
vainere tant d'obstacles
ils fussent parvenus à
jamais surmontables, physiqtes, qui ne seraient
Or, pour assainir qu'avec beaconp de danger.
point
Tatmosphère du pays; le
de toutes indispensable est sans contredit la
premier
ces forêts
destruction
tibles avec la culture, superflues, 2 inmenses, incompacirenlation de
qui forment obstacle à la
Fairy et qui, inaccessibles
libre
aux doux --- Page 53 ---
(41 )
du soleil, et à son influence bienfaisante, ,em:
rayons desséchement des bas-fonds: s:fante de cette
péchentle Thumidité a resté enfermée et concentrée
influence, immémorial'entre les feuillages, y a pris
de temps
et a attiré et nourri
par là un caractère méphitique, vénimeux, qui se
de reptiles
une grande quantité
marécageux, les infestent,
plaisent dans ces endroits
dangereuse.
leurapproche
et rendent conséquemment) forêts reconnucs, par le
Mais pour détruire ces
ou nuisiconseil des ingénieurs, comme superflues doute le
par la hache, serait sans
bles; l'abattage
et le plus nsité; cependant, vu
moyen le pls simple
et Fimmense quantité
Textrême Jongueur du temps,
sont diffid'onvriers'et d'ustensiles mécessaires, (iqui
ciles à Irouver dans un pays inhabité), faite que dans cctte le
grande opération exigerait, pour être
ces oucourt délai; vu de plus; les périls pour
plus
puisque la pluvriers, dont elle serait accompagnée; soit
les exhales victimes,
par
part en deviendraient de la terre, soit par les blèslsisonstnialisantes il
démontré, que cette
sures de ces animaux ; parait
méthode estimpraticable.
le
prompt et le
Le moyen le plus simple, plus de ces terres, 7
moins dispendieux, pour pouvoir jonir de streté et le
couvertes debois antiques, avec le plus
le
possible, sera donc de mettre
plus promptement
le discernement;, dont nous
feu à ces derniers, avec
-
parlerons ci-après.
employer le feu, demandera
Mais Popération d'y
démontré, que cette
sures de ces animaux ; parait
méthode estimpraticable.
le
prompt et le
Le moyen le plus simple, plus de ces terres, 7
moins dispendieux, pour pouvoir jonir de streté et le
couvertes debois antiques, avec le plus
le
possible, sera donc de mettre
plus promptement
le discernement;, dont nous
feu à ces derniers, avec
-
parlerons ci-après.
employer le feu, demandera
Mais Popération d'y --- Page 54 ---
(4s)
encore quelques légères
les portions de bois nécessaires précautions; car siles bois Our
habitation tonchaient de
à Tusage dé
destinées à être
trop près celles qui - seraient chaque
séparation
incendiées, il faudrait en
la hache, prédliminaire, en faisant
faire.une
une portion intermédisire abattre, moyenant
qn'ancmn vent ne paty y faire
assez grande pour
Ces abattis seraient
atteindre la famme.
pour y être
jelés dans les bois
l'avis des consumés, ou seraient enlevés condamnés.
La
ingénieurs.
a
suivant
largeur de ces tranchées de
proportionnée à l'étendne de
separation serait
bois condamnés, et à
la circonférence de ces:
leur combustion. Finutensitéda feu, qui naitrait de:
ARTICLE II,
De PEnlevenene du
Ilest notoire dans les
mephitisme.
rificateur de Tair estie vacimnces, quele meillenr
les plus putrides,
fous lequel attire les
puvers la partic
et les entraine dans son yapenrs
et amortit de smpérienre de
ascension
plus, le
Talmosphère : il
sont trop pesantes
caractère délétère de celles corrige
nature
pour être
qui
pour ainsi dire
entrainées, et il les déLes miasmes les
().
plus virulens s'enlévent
par un feu
(1) Et peat-être pourrait-il
eoulagienses, (telle par exemple, servir en heaucoup de maladies
que dans la fièwre jaune)?
son yapenrs
et amortit de smpérienre de
ascension
plus, le
Talmosphère : il
sont trop pesantes
caractère délétère de celles corrige
nature
pour être
qui
pour ainsi dire
entrainées, et il les déLes miasmes les
().
plus virulens s'enlévent
par un feu
(1) Et peat-être pourrait-il
eoulagienses, (telle par exemple, servir en heaucoup de maladies
que dans la fièwre jaune)? --- Page 55 ---
(45) )
et ces incendies des forêts pour
violent et sontenn,
et dessécher
ront suffire conséquemment pour dont pomper la terre est imprétoute Phamidité méphitique,
humià pluts don pied deprofondeur;
gnéc, pent-étre
lès eaux de la plnic, croudité, qui ya été portée par
forêts
etles
leurl long sijour dans ces
tonflites,
pies par
y ont pourri; et qui exhalent des
débris des plantes qui
Texcessive
dont l'infection est exaspérée par
vapenrs;
étre enlevées par la vertu
ardeur du chmat; n'ayant pu combines avec l'action
raréfiante des rayons solaires,
de lair et des vents.
ces terres,
Ce méphitisme, caché dans Tintérieurde
n'en aurait, (à ce qu'il me semble), jamais" pu être soit. enlevé aussi facilement, par tel autre moyen que. ce
senlementlair
Ces feux terribles ne purifieront pas
ils'
immédistement,
aux endroils sur lesquels agiront
malsaines
mais ils attireront aussi tontes les vapeurs
à une très-"
et méphitiques, qui se trouvent répandues
ces
distance à la ronde; de manière que, par
grande successifs et multipliés, la plus grande partie
incendies
étreassainie.
des cantens destinés à étrehabités, pourra
ne suffisaient pas pour enlever complèSi ces feux
renfermé dans Fintérieur
tement tout le méphitisme
on
une certaine profondeur;
de ces terres, jusqu'a
pendant un ou deux ans
leslaisserait encore exposées à Yardeur du soleil combinée
(snivant leur position)
afin
les cultivatenrs
avec Paction libre de Pair,
que
et
les trouvassent dans la disposition la plus parfaite;
aurait alors cessé pour toujours,
ce grandinconvénient:
ne suffisaient pas pour enlever complèSi ces feux
renfermé dans Fintérieur
tement tout le méphitisme
on
une certaine profondeur;
de ces terres, jusqu'a
pendant un ou deux ans
leslaisserait encore exposées à Yardeur du soleil combinée
(snivant leur position)
afin
les cultivatenrs
avec Paction libre de Pair,
que
et
les trouvassent dans la disposition la plus parfaite;
aurait alors cessé pour toujours,
ce grandinconvénient: --- Page 56 ---
(44) )
puisque ces deux élémens
constamment dans ce méme réunis, les
Un autre
état.
conserveraients
est la qnantité avantage inppreciable de ces
raient par léur prodigieuse de cendres incendies,
salin,
moyen; lesquelles, qui se formeterait donneraient un excellent
par leur principe
encore davantage la
engrais,
ges : de même gne dans fertilité de Ces quisngmene terrés
les fermiers ont
nos contrées les
vier-.
végélanx
Phabitude de
jardiniers et
sur leurs
bràler lesi débris des
grais non coitenx. terres, afin de s'y procurer
un enDe la
ARTIGLE III.
Destruction de la
plupart des animauz
Les reptiles et les
dangeruus.:
les
serpens, de la
voyageurs se plaignent
présence desquels
plupart cachés dans les leplas, se tiennent pour la
plus humides eti les
endroits les plus
quels forment à plus marécagens de ces sombres, les
vivent
peu près leur centre.
forêts, leset se tragillement en lamille, où ils C'est la, où ils
la plus malliplient comme dans leur
se puopagent
grande humidité,
élément, lequel est
Pourles y détruire
et qui i'eaposeraient par les moyens les plus
ebenensitaveel la
personne à aucun
simples,
le feuà ces bois plus grande
dangers on'
condamnés, la attention, en mettant
portante, qui serait, de
précaution la plus
toute leur
Tallumer tout anlour im-:
circonféreuce a la fois; afin
et dans
d'empédiar
se puopagent
grande humidité,
élément, lequel est
Pourles y détruire
et qui i'eaposeraient par les moyens les plus
ebenensitaveel la
personne à aucun
simples,
le feuà ces bois plus grande
dangers on'
condamnés, la attention, en mettant
portante, qui serait, de
précaution la plus
toute leur
Tallumer tout anlour im-:
circonféreuce a la fois; afin
et dans
d'empédiar --- Page 57 ---
(45 à )
Ces animaux qui se tiennent dans leur
s'échapper parquelquebout
intérieur, de
A nesure
toute
que ce soit, pour se sauver.
que
cette circonférence serait
sumée, ces animaux, ne pouvant
consiers,seretireraient,
pas franchir ces brade
pour éviterla chaleuretl la
plus en plus vers Tintérienr, et
flamme,
jours le feu vers le centre, où il finirait précéderaient toudre, et les dévorer:
par les atteinCeux qui se trouveraient hors de Penceinte
forêts, pourraient être aisément
de ces
Ainsi ces incendies
atteints par la chasse.
auraient les grands
non-senlement de débarrasser les
avantages,
être habités, de tous les bois
quartiers destinés à
mais aussi de corriger
superflus ou muisibles;.
et de la purifier de tout Finsalubrité de
son
Tatmospihère,
ticules délétères; de détruire méphitisme la
et de ses paranimaux' vénimenx,
plus grande partie des
rêts; de sécher de qui infestent l'intéricur de ces foplus à une certaine
Ctrop grande humidité de la
profondeur la
par les cendres
terre, et de donner enfin
quis'y formeraient, un
taire, qui hâterait la fertilité des
engrais salurait la force de la végélation. F terres, et angmenteOn ne ferait en attendant ces incendies
que dans les contrées les plus malsaines nécessaires,
assignés par S. M. pour étre concédés des quartiers
on ne condamnerait
les
aux Colons;
que
bois les plus
superflus, et dont la destruction est
comnmuns,.
cessaire pour les motifs
absolument néindiqués; et on
soigneusement les parties de forêts, ménagerait
quii pourraieut
de la végélation. F terres, et angmenteOn ne ferait en attendant ces incendies
que dans les contrées les plus malsaines nécessaires,
assignés par S. M. pour étre concédés des quartiers
on ne condamnerait
les
aux Colons;
que
bois les plus
superflus, et dont la destruction est
comnmuns,.
cessaire pour les motifs
absolument néindiqués; et on
soigneusement les parties de forêts, ménagerait
quii pourraieut --- Page 58 ---
-
(46) )
servir de bois de constrnction;
gue pour le maritime
tant pour Pasage
épices (2),
(1), ainsi, que les
civil,
lesquels ne sauraient
arbustes à
ment conservés
étre
pour le comnerce. iropsoignouseSi,aprésque cette
cej pays puisse être habité, opdationiandispenatleg pour
que l'excessive chaleur aura été faite, on
que
terres, quialors
du climat ait trop observéra,
auront resté nues et
desséché les
pourra y faire de nouvellas
sans culture, on
darbress et dans le
plantations
altéré les sels
cas, Oiz le soleil aurait darbustesou
d'autres
fructifians de ces terres,
pompé ou
bois, pour y former des
on y bralera
plantera lesarbres à une telle
cendres; et Ton
toujours cirouler librement distance, que Fair puisse
pureté, en enlevant la
entre eux, et conserver sa
sionée par de longnes trop grande humidité occaenfin puissent abriter pluies; et que leurs feuillages A
trop grande ardeur du suflisamment la terre'contre la
soleil,
chaleur, en déphlogotipmat ety maintenirume douce
virounant.
continuellenent Pair enAlors, tous les anciens
inconvéniens de ces forêts
() Tels que les bois de
d'ébènes,
de bagasses, de grigons, de
et les bois d'ouampons, de teinture, balata, de coupis, de
cèdres,
que le eitrounier, d'dkxénisterie, et de
gayac, etc.,
pag. 272, art. 1O. Facajou, etc. Voyez M. marqueterie, Malouet, tels
(2) Lavanille, la
vol.I,
inferieurs au canellier, salieporeilly et des arbustesà
croissent dans les forêts. mais qui en out le goit épices, et
fort
Voyez M. Malouet, vol. F'odeur,
1, pag. 26,
rounier, d'dkxénisterie, et de
gayac, etc.,
pag. 272, art. 1O. Facajou, etc. Voyez M. marqueterie, Malouet, tels
(2) Lavanille, la
vol.I,
inferieurs au canellier, salieporeilly et des arbustesà
croissent dans les forêts. mais qui en out le goit épices, et
fort
Voyez M. Malouet, vol. F'odeur,
1, pag. 26, --- Page 59 ---
47 )
n'auront plus lieu, et on ne jouira plus que de leurs
avantages.
Maisde quelle manière y meltra-t-on, le feu dà lafois
dentesekerdremutireee et sans fairédenouveanx
abattis?
Ce feu, pour être prompt et beaucoup moins dispendienx, qu'il le deviendrait par la quantité
gieuse de bicherons, quil faudraity employer prodid'après
lendhedaondauireng ce fou, disje,
mis par les procédés, qui sont si familiers pourrait y être
du génie, lorsqu'on est quelquefois
aux officiers
de. guerre's de mettre
obligé, ent temps
précipitamment le fonà des
formesy ou à des villages
pays, ou en écarter
entiers, pour éclairer le
l'ennemi.. - On pourrait encore
ymettre en usage céux , que les Russes onl
dans la dernière invasion,
employés
ment le feu à leur ville de pour Moscou. mettre trésprompto-
- Après l'incendie de ces forêts, il restera
en terre des tronçons d'arbres non
toujours
géneront entièrement la marche et consuniés, qui
charrue, si nécessaire
l'usage - de la
ment
cependant pour le défriche-
-
1 > Maisles cultivateurs leveront aisément cet
en suivant les mémes procédés,
obstacle,
dansnos contrées,
qu'on met en usage
été
pour ntiliser des terres, quiavaient
long-temps couyertes de bois. --- Page 60 ---
(48)
CHAPITRE IIL
Du Desséohanont des
marais et des terres basses
mardoageusis.
Mais ilnesufft
de dessécher
pas pour assainir Tairdela
aussi enlever senlement les bas-fonds des
Guyane,
la trop grande humidité forêts; il faut
prégnées d'eau, pendant
des plaines imbeancoup d'endroits,
nos mois d'hiver, et
donnent au terrain
qui en
marécagenx. Cet
un caractère
grave, parce que inconvénient est sans doute trèsde Fair, mais aussi nonseulement il altère la salubrité
cleàla culfure, et détériore parce gu'il oppose un fort obstaveur des plantes
en outrel la qualité et la saélever.
aromaliques,
Il est
-
plevespeumnitdy
donc d'une
aussi cet obstacle, trèsliaute importance de détruire
mais aussi au succès snonseulementil las
pourrait
de la culture, salubritédup pays,
être aisément
Or, cet obstacle
laquelle nous
levé, en suivant la méthode
les marais de sommes également
par
nos
parvenus à dessécher
employée avec tant contrécss et que les Hollandais
la Hollande
de succès, à Sarinam
ont
fosses
européenpe : elle.
(4) et dans
ou des canaue
consiste creuser des
assez profonds pour pouvoir
M. () Dont on trouve des
Malouct, sur la Guyane. détails dans louvrage cité de
ément
Or, cet obstacle
laquelle nous
levé, en suivant la méthode
les marais de sommes également
par
nos
parvenus à dessécher
employée avec tant contrécss et que les Hollandais
la Hollande
de succès, à Sarinam
ont
fosses
européenpe : elle.
(4) et dans
ou des canaue
consiste creuser des
assez profonds pour pouvoir
M. () Dont on trouve des
Malouct, sur la Guyane. détails dans louvrage cité de --- Page 61 ---
(49 )
receroirtontesles eaux surabondantes,
nuire aux racines des plantes
qui pourraient
qu'on y
eaux, par leur pesanteur,
éleverait; ces
profondément,
pénétreraient alors aussi
que la terre leur laisserait le
pour s'écouler là, oà elles trouveraient le passage,
résistance; c'est-à-dire, dans ces fossés. moins de
r Ces.eaux, en filtrant par ces terres
pour'se porter dans les cananx, y Jaisseraient maréagenses
après leur passage, une humidité salutaire toujours,
gétation, propre à tempérer la
pour la védu climat, età
trop grande ardeur
la
garantiren même temps ces terres de
trop grande sécheresse.
On pourrait, en besucoupdfeandroits,
canaux la direction d'une
donner à ces
leurdistancenfestle
rivière à l'autre (vu que
leplus souvent
ce qui aurait le double: 2 avantage quedequinzelieucs), de
produire le desséchement, êt d'ouvrir en même temps les communications intérieures (1).
Les exhalaisons de ces eaux ne sont
aussi corrompues ni aussi
cependant pas
l'intérieur des forêts
corruptrices, que celles de
; parce que cette humidité est
mitigée par l'action de Pair et des vents, et
en partie par.celle du soleil; car combien de pompée
ne voyons-nous pas vivre dans des
nations
l'air est continuellement
contrées, dont
lande,
humide (t telles que la HolPAngleterre, 9 la Hongrie;
éprouver aucun dommage
etc:), sans en
physique?
(s) Yoyez M. Malouet, ouvrage cité vol. I, p. 438.
--- Page 62 ---
a
50 )
Ces plaines
aussi nombreuses maréengeusess nes sont
dans la
peutétrenon plus
parce que cette présomption Guyane qu'on le pense 5
près létat des côtes,
parait s'être formée d'aplus basse d'un
qui sont la plupart la partie la
contrée
pays, et oùt toutes les eaux de
abontissents et qu'on
la
ces côtes, au premier
s'est borné à examiner
dans
abord, sans pénétrer bien
Tintérienr; en
été
loin
ou dégoûté peut-être ayant
découragé, intimidé
d'après
par une première
Ces laquelle on a jugé tout le
impression,
fossés, dont la profondeur pays.
àla
quantitéd'eau, dont il
-
itproportionée
terrain, rassembleraient Budaitddlaraere
et
chaque
bondantes de tout le
charrieraientlese eaux suraà un grand fossé,
voisinage, et abontiraient
ou canal
enfin
ches d'un arbre se rémissent commun (commeles branles jcterait ensuite dans la
à leur tronc), 2 lequel
dans la mer.
rivière la plus voisine, ou
Pourcet effet, lorsque lest
faits, chaque propriétaire Pandojrincipanes seraient
humide) ferait
(dont le terrain serait
creuser dans son.
trop
canaux ou fossés
habitation de petits
et dans des
collatéraux, d'après un plan général,
hydranliques, direstion-intigues afin
par les ingénieurs
dans Fantre, leurs qu'en s'embrancliant toujours Pun
direction la plus eaux puissent arriver cnfin dans la
canal principal. convenable et la plus
courte, au
De'celte manière cette difficulé
aisément vaincue que les
pourra être aussi
premières; tous les obsta-
trop
canaux ou fossés
habitation de petits
et dans des
collatéraux, d'après un plan général,
hydranliques, direstion-intigues afin
par les ingénieurs
dans Fantre, leurs qu'en s'embrancliant toujours Pun
direction la plus eaux puissent arriver cnfin dans la
canal principal. convenable et la plus
courte, au
De'celte manière cette difficulé
aisément vaincue que les
pourra être aussi
premières; tous les obsta- --- Page 63 ---
(5r)
cles à la salubrité de Tair,
qui effraient tant
nouveau Colon qui voudrait s'y établir,
tout
tés; les maladies ne seront
seront écarpas plus
ce pays que dans tout autre,
fréquentes dans
est inconnue à la
(puisque la fièvre jaune
Guyane 1); on y jouira d'un air
pur, sous un climat enchanteur; les coteaux
éclaircis, les aspects en seront flatteurs
seront
rigoles fertiliscront la
et rians ; les
terre, entretiendront
fraicheur dans
unedouce
Tatmosphère, et tempéreront la
grande ardeur du soleil ; etl'on n'aura
trop
des avantages de la colonie,
plus qu'à jouir
ses désavautages.
sans éprouver aucun de
CHAPITRE IV.
Des grands chemins oz
routes, et. des ponts dy
établir, provisoirement.
Après qu'on aurait pourvu à
Fair, par la destruction des forêts Fassainissement de
des canaux, il serait
et le creusement
aussi de
nécessaire, je crois,
autres
quclques
besoins
desfoccuper
indispensables
l'établissement de toute nouvelle colonie.
pour
Aucun pays n'est habitable et encore moins
merçable , sans des routes et des
comLhomme isolé même
ponts.
d'un lieu à
a besoin de se
un autre, pour y chercher de transporter quoi satis-
(+) Voyez le Moniteur du 6juillet 1821.
41 * --- Page 64 ---
-
52)
faire ses besoins, 2
ce qui est nécessaire transporter sa nourtiture , et tout
comme aucun homme au soutien de sa vie ;
en tous les
ne peut se suffire à
et,
points,
lui-mème
la diversité des aptitudes Fétablissement des sociétés, avec
nécessaire, pour que, semblables quisly trouvent, est devenu.
d'une pendule, les individas aux différens rouages
communiquer entre eux,
soient obligés de se
àchacun les divers services, des'entraidery et de rendre
lui-méme.
quil ne saurait se rendre
Pourcela, ilfant une liaison
vement commercial en tous réciproque et un mouaccélérer ce mouvement, sens; 5 el, pour faciliter et
tissent enfin à de
ilfaut des chemins qui iabouà une communication grandes routes, lesquelles servent
Une des premières générale.
inculte, avant même choses à établir dans un
de
pays
fection de ces principales Fhabiter, est donc la condans le commencement; rontes, au moins praticables
et belles routes,
avant d'aspirer à ces
le charme
qui font Fornement de la grandes
des voyageurs.
France, et
Ces principales routes une fois
propricairey ferait aboutir
établies, chaque
cinaux, qui conduiraient ensuite des chemins vide là à son
réciproquentient de celle-ci à la
habitation, et
La direction de Ces chemins grande route.
ingénicurs, et il ne
serait indiquée par les
de
sernit permis à aucun
lbourery ou de cultiver sur les
planteur
pour les canaux, les roates
terrains destinés
etles cliemins vicinaux.
Ces principales routes une fois
propricairey ferait aboutir
établies, chaque
cinaux, qui conduiraient ensuite des chemins vide là à son
réciproquentient de celle-ci à la
habitation, et
La direction de Ces chemins grande route.
ingénicurs, et il ne
serait indiquée par les
de
sernit permis à aucun
lbourery ou de cultiver sur les
planteur
pour les canaux, les roates
terrains destinés
etles cliemins vicinaux. --- Page 65 ---
55 )
Il y. a de plus; dans chaque pays, des rivières et
des fleuves, qui coupent ces chemins et ces routes;
pour; pouvoir les franchir et faciliter surtout le et,
merce et le transport
comdesmarchandises, ili faut des
ponts (provisoires) assez solidés, pour pouvoir
porter des voitures chargées.
sup-
- Mais on pourrait
y supplécr en attendant par des
pontons, dont les militaires se servent en temps de
guerre, que l'on peut
transporter partout, et -
portent également les plus grands fardeaux
qui
en établissant la, oi il serait le
; ou bien
plus nécessaire, des
ponts-volans ou des bacs.
Mais par qui ces travaux publics, ces canaux on fossés, ces routes et ces ponts, pourrontils être exécutés?
Ce sera à la bonté paternelle du Gouvernement
y intervenir; : et, s'il veut bien favoriser cet établis- à
S
sement, en considération des immenses
qu'il pourrait (ainsi que toute la
avantages
dans la suite; s'il veut bien
France), en retirer
des
avoir' égard à la
années, pendant lesquelles la colonie longuetr
sans son secours, et pendant lesquelles les languirait
n'en retireraient aucun avantage; il fera faire Colons
vaux préliminaires
ces trafossés
(c'est-à-dire, creuser les
ou
grands.
canaux, 2 préparer les principales rontes
visoires ), avant T'arrivée des Colons; afin de prole pays aussitôt
rendre
habitable, et qu'ils puissent alors ne
s'occuper que de leur.culture:
si
devaient se' faire
puisque, ces travaux
parles soins et aux dépens des Colons:
même, ce grand fardeau tombcrait sur de
nouveaux
aires
ces trafossés
(c'est-à-dire, creuser les
ou
grands.
canaux, 2 préparer les principales rontes
visoires ), avant T'arrivée des Colons; afin de prole pays aussitôt
rendre
habitable, et qu'ils puissent alors ne
s'occuper que de leur.culture:
si
devaient se' faire
puisque, ces travaux
parles soins et aux dépens des Colons:
même, ce grand fardeau tombcrait sur de
nouveaux --- Page 66 ---
-
-
a
*
( 54)
possesseus, d'autres
qui ont déjà assez à lutter
embarras,
contre tant
blinsement;a antrement inséparables leur
de tout nouvel étatirait; ils auraient infininient première ardeur s'amorsuite, etil Se passerait
moins d'activité dans la
tres, avant que la
pent-être encore
et des propriétés communication libre du quelques lusalors ne se
pity devenir praticable : commerce la
florissante perfectionnerait et ne
colonie
demi-sitcle; que très-tard, et au bout pourrait devenir
infiniment ; et en attendant, la France peut-étre d'un
moins
en retirerait
moins de droits davantages, et PEtat
d'exportation,
percevrait
corisommation.
d'importation et de
Mais quel serait le
poséà des
moyen le plus aisé, le
dieux dilicaltés, et en
moins expourl FEtat,
nsage, afin de
ocersita
Ce serait faire exécuter tous ces
Satorret
(s'il le jugeait à
travaux publics?
exécuter,sous la direction
propos ), de les faire
pecteurs des ponts et
desingenieurs, et des inslesquels, en temps de chatissées, par des
des
paix, travaillent militairas:
redoutes, fortifications, et qui, dans la
également à
font des tranchées, guerre, élèvent des
mentdestinés
etc.; ouvrages
et soldés
pourlebien de la patrie. Ils
égalepar FEtat, et
sont
sont consacrés à
par là leurs
nourris
la * chose
corps et leurs vies
peut lui être
publique et à tout ce
ment étre avantageux. Ils pourraient
qui
qui peuvent employés sans injustice, à tous conséquemi- les
contribuer à la prospérité
travaux,
deleur patrie;
èvent des
mentdestinés
etc.; ouvrages
et soldés
pourlebien de la patrie. Ils
égalepar FEtat, et
sont
sont consacrés à
par là leurs
nourris
la * chose
corps et leurs vies
peut lui être
publique et à tout ce
ment étre avantageux. Ils pourraient
qui
qui peuvent employés sans injustice, à tous conséquemi- les
contribuer à la prospérité
travaux,
deleur patrie; --- Page 67 ---
(65)
certainement cet emploi lui sera plus avanlaet bien
moins nnisible pour eux, que leur
geux et beancoup
oisivelé dans les garnisons (1).
de
sans doute comme un devoir
Ils regardoront
seulement dans
Ieur état; ; car celui-ci ne consiste pas
mais aussi dans celui de construire,
Part de détroire,
ils
dis-je,
de créer et de conserver; ; regarderont,
de
devoir sacré, et se feront un plaisir
pour un
retarder le
vaincre tous les obstacles qui pourraient
de
encore d'un quart
succès de la colonie, pent-être
leurs
de faire jouir
compasiècle; et s'empresseront
incalanlables, qu'ils
triotes au plus tôt des avantages
atront lieu de s'en promettre:
Gouvernement
avoir été employés par le
a Après
leurs semblables; à miner la
précédent, à détruire
la nôtre; età répandreprospérité des états, ainsi que
dévoueront sans
des torrens des sanginutilement;il ils se
des travaux plus utiles,
douteanssi avec plus dezele,à
ceux de la desplus humains et plus bienfaisans que
tous leurs
ils. contribueront. à favoriser par
truction ;
rétablir uue prospérité
moyens, tout ce qui pourra volontiers à jeter les. preporduc, et coopéreront. établissement salutaire, qui. pourra
mières bases d'un
indubitable, alb
besncoupplus
conduire d'unemanièrel
del la nation francaise 2Y
bonheur civil et politique
que toutes les. guerres hasardeuscs.
de tous les temps, la mère de tous les.
() Laquelle a été,
vices:
par
truction ;
rétablir uue prospérité
moyens, tout ce qui pourra volontiers à jeter les. preporduc, et coopéreront. établissement salutaire, qui. pourra
mières bases d'un
indubitable, alb
besncoupplus
conduire d'unemanièrel
del la nation francaise 2Y
bonheur civil et politique
que toutes les. guerres hasardeuscs.
de tous les temps, la mère de tous les.
() Laquelle a été,
vices: --- Page 68 ---
a
Ils
56 )
sont habitués à la fatigue,
dangers, qui
età braver tous
que des
pourraient se présenter,
les
particuliers, des ouvriers
beaucoup plus
paisibles ; ils sont destinés
ou des
mettre
à écarter tout cultivateurs
obstaclean bien de la
ce qui peut
soit socicté(soit sous le
Eetplpnepeosteid, les
tapvéritablesh
politique); ce sont donc
prodiges de valeur, shommenygtiepes
stresigmualey par des
en
voudront y mettrelcc
s'empressmnt aussi de
vice à PEtat;
préférence à rendre complément,
et à leur Tenappelle à leurs sentimens
ce serIlsagit, dérouement à la patrie!
d'honnenry
par, des travaux utiles et
conquérir, pour ainsi
non funestes, de
précieuses
dire, des contrées
contrées pour Findustrie et la
vastes et
dont la
richesse nationale;
minale, sans
possession n'a été jusqu'ici
quétes étant de aucune utilité réelle; et toutes que. no-,
plus
leur ressort, celle-ci
lès conimportante, plus
sera sans doute
plus durable et pluis avantagense à toute la
ville ou canton,
glorieuse, que celle de France,
sont
arrosés de sang et de
quelque
Elle quelquefois renlevés le
larmes, et qui
leur Sera de plus lendemain.
n'auront qu'à vaincre
moins pénible;
ne seront
une résistance
puisqusls
n'auront pas exposés à tant de. physique; qu'ils
pas à Intter
chances; et
et Fastuce, et des continuellement contre la quils
rieures.
forces tantôt égales,
rusel
Leur
tantôt supévictoire ne coûtera
nitémais elleles
point de pleurs à Thumatariragetaux larmes
detristese, il en
de plus lendemain.
n'auront qu'à vaincre
moins pénible;
ne seront
une résistance
puisqusls
n'auront pas exposés à tant de. physique; qu'ils
pas à Intter
chances; et
et Fastuce, et des continuellement contre la quils
rieures.
forces tantôt égales,
rusel
Leur
tantôt supévictoire ne coûtera
nitémais elleles
point de pleurs à Thumatariragetaux larmes
detristese, il en --- Page 69 ---
57 )
succédera d'attendrissement et de
la part des anciermes habitantes de reconnaissance de
des. efforts qu'ils auront faits
Saint-Dominigue,
réussite;
pour en faciliter la
lesquelles seront une récompense
pour le caractère noble,
plus douce
généroux et bienfaisant des
Français, que tous les éloges obtenus aux
du
bonheur des nations.
dépens
Poarndcompenserlaurs zèle, le
rait leurdonnerl
Gouvernement pourseraient finis,ilsauraient) Choumatezarsete
concession de'q quelques Hhdendedmunteraaath
Colons, leur donneraient terres; qui, avec la qualité de
tection et toutes les
en même temps toute la proOn pourrait donner prérogatives quiy sont' atlachées.
y seraient allés de bonne quelque préférence à ceux, qui
volonté,
Cc sureroit de Colons pourrait dé
dans la suite très-utile à la
plus devenir
le nombre de
colonie, en angmentant
ceux, qui sont intéressés à la,
en cas dune inyasion
défendre
serait
quelconque; et cette défense
beancoup plus énergique que s'ils servaient
comme de simples militaires; puisqu'ils
en même temps leur patrie, et leurs défendraient
Plus on y emploierait de bras,
propriétés. tôt
seraient
plus ces travaux
achevés, et plus tôt les Colons
trer en jouissànce.
pourraient enLe climat étant fort chaud, et le travail
il sera peut être nécessaire de les faire
fatigant,
leur laisser quelques jours de
alterner, pour
exposer à Tépuisement,
repos, et ne pas les --- Page 70 ---
Il regne
(58)
M.
mallenrensement (d'après le
Malouet) un vice
rapport de
dans lequeldesnilinirap presque général à la Guyane,
entrainés, qui est Tabus pourraient étre trés-aisément
abrutit et paralyse
excessif du talffas vice
morales,
toutes les facultés
qui
dispose à Tindolence, à
physiques et
paresse, et qui pourrait faire
Finactivité et à la
rations; si des lois
manquer toutes les
ne
sages et une surveillance opé
s'umpresentdlen prévenir la
sévère
Tous ces travaux publics, contagion.
incultes, ces
Texploration des terres.
ces canaux ne couhnstions, seraient
ces ponts, ces routes et
que dans les quartiers, faits pour. le commencement
être concédés
que S.M.: aurait
licues
aux premiers,
assignés pour
de plus à la
Colons, et à quelques
blissemens
ronde; et à mesure que ces étaprogressivement; sétendraient; on pourrait les continuer
suivant Furgence des cas,
CHAPITRE V.
Des Cullivateurs.
Qu'il me soit permis
depuis Fabolition de la hdendissiemgentiens traite
que
gardé comme
des nègres, on a resait
impossible à résoudre; et
présenter à la colonisation de
qui paraisobstacle
la Guyane un
pays pourrait-il insurmnontable: car, par qui,
jamais étre mis en
disait-on, ce
peuty employer des bras
culture, silon ne
africains? Onajngé la pos-
.
Des Cullivateurs.
Qu'il me soit permis
depuis Fabolition de la hdendissiemgentiens traite
que
gardé comme
des nègres, on a resait
impossible à résoudre; et
présenter à la colonisation de
qui paraisobstacle
la Guyane un
pays pourrait-il insurmnontable: car, par qui,
jamais étre mis en
disait-on, ce
peuty employer des bras
culture, silon ne
africains? Onajngé la pos- --- Page 71 ---
(59)
sibilité ou la non-possibilité de la
bitude du fait; et
chose, par lhalonies
parce que dans la plapart des
on n'a employé que des
COla fausse conclusion,
négres, On en a tiré
qu'elles ne
sans eux.
pourraient pas réussir
MaissiPon se donnela peine
fondir chiaque circonstance d'analyser et d'approgarder cet
qui contribnaità faire reemploi des noirs comme
découvrira bientôt le faux côté de indispensable, on
ciné par le temps. Car
ce préjugé, enrapremiers habitans
qu'est-ce qui a déterminé les
de pays déscrts et
de
chercher et dachetera grands frais sauvages, reles défricher et les cultiver?
des négres, pour
trouver des blancs
C'était la difficulté de
"mettre à des
libres, qui auraient voulu se soulant. Ils étaient travaux aussi pénibles, sous un ciel bràdonc obligés d'y coployerde.hommes
qu'ils pouvaient y forcer. Ce n'est
qu'ils pouvaient être sûrs
que par ce moyen
raient exécutés
que tous leurs travaux seleurs
en temps convenable. Le
récoltes n'étant d'ailleurs
produit de
ne pouvaient
pas encore assuré, ils
pas y engager personne volontairement, par la promesse de récompenses futures
taines; et il fallait conséquemment
incerbras par des liens
s'assuirer de leurs
bre, dés"
indissolubles; Car tout homme liqu'il aurait été dégotité par les
vaux, les aurait
premiers tra-.
abandomés, en aurait
autres, la culture serait resté
dégoûté les
priétaire aurait été frustré en stagnation, etle proLe service
de toutes ses
des
espérances.
négres-esclaves a donc quelqnes
taines; et il fallait conséquemment
incerbras par des liens
s'assuirer de leurs
bre, dés"
indissolubles; Car tout homme liqu'il aurait été dégotité par les
vaux, les aurait
premiers tra-.
abandomés, en aurait
autres, la culture serait resté
dégoûté les
priétaire aurait été frustré en stagnation, etle proLe service
de toutes ses
des
espérances.
négres-esclaves a donc quelqnes --- Page 72 ---
6o)
avantages sur celuidhommesl
avantages soient
libres; mais quoique ces
pensés et
spécienx, ils sont néanmoins
contre-balancés par d'antres
compeutêtre même d'un plus
équivalens, ou
vent à F'emploi des hommes grand poids, qui se trouPour mieux en
libres.
vement.
juger, examinons-les
comparatiLe premier
de l'exécution de avantage de Pesclapage est la
Cette
tous les travaux
sûreté
sûreté et cette
nécessaires.
étaient surtout
précision dans les opérations,
il fallaitq que chaque indispensables dans les sucreries; où
tolleheure ouà tel opération se fit à point nommé, à
ou aigrir cette jourp précis, pour ne paslaisser gâter
le mécanisme de production la
précicuse; sans quoi tout
perverti, au grand manufacture aurait été arrété, ou
Mais combien dommage du propriétaire.
de genresde
nous pas en Enrope, où la
manifetareseavos
ou du travail est nécessaire mémhe précision du temps
une
pour ne pas laisser
marchandise, ou pour
gâter
nommé? etne trouve-t-on pouyoir la livrer à point
posés à les exécuter;
pas assez d'ouvriers disgue, dont ces travanx sont nonobstant T'excessive fatiet n'ya-til
quelquefois
tigans,
pas en Enrope des états mille accompngnés? fois
plospénilbles et même plus
plus faque celui de la
nuisibles à
culture, et qui
lasanté,
dexactitide
demandentencore
d'ateliers
que lexploitation du sucre?
plus
ne trouvent-ils
et les chefs
qu'ils ne peuvent en
pas toujours plus de bras,
employer?
disgue, dont ces travanx sont nonobstant T'excessive fatiet n'ya-til
quelquefois
tigans,
pas en Enrope des états mille accompngnés? fois
plospénilbles et même plus
plus faque celui de la
nuisibles à
culture, et qui
lasanté,
dexactitide
demandentencore
d'ateliers
que lexploitation du sucre?
plus
ne trouvent-ils
et les chefs
qu'ils ne peuvent en
pas toujours plus de bras,
employer? --- Page 73 ---
(61)
Aipsi Timpossibilité de s'y servir de blancs,
évidemment n'être qu'un
parait
préjugé erroné, conçu
maturément, et avant d'avoir approfondi la'
préDésquil est d'ailleurs prouvé,
question.
charrue, quelon
faire que parlusage de la
pourra
à la Guyane (ainsi
que
allégés du plus
de
SeremtT
bralant
fatigant
leurs travaux sous ce ciel
(c'estadire du labourage
ce quily: aura à faire de
moyennant lal houe);
ordinaires de la culture plus, se réduit aux ouvrages
dans nos contrées. Car celle
desplautesprécieusest tirées des Indes
que du girofle, de la muscade, du orientales, telles
nille, etc., n'est
poivre, de la vachamps et de pas plus fatigante, que celle de nos
bien moindre nos jardins, 2 et elle exige de plus un
nombre de cultivateurs,
cultures; de manière
les
que les grandes
par là dela nécessitéd'y que Çolons seront dispensés
courbés sous le double employer des hommes forcés,
del leur
poids de leur captivité, et celui
fatigue, et; ils pourront
tant plus aisément
conséquemment d'auOn
y employer des blancs.
pourra de plus obtenir également le
avantage mentionné, si des lois administratives premier
suppléent à celles de
sages
Colons,
T'esclavage, et
par des mesures et des conditions garantissent aux
cisées, la sûreté de T'exécution de
bien prénécessaires.
tous leurs travaux
Le second avantage des
en ce qu'une fois leur
nègres esclaves consistait:
établissemens était acquisition faite, le succès des
assuré, parce que les proprié-
pourra de plus obtenir également le
avantage mentionné, si des lois administratives premier
suppléent à celles de
sages
Colons,
T'esclavage, et
par des mesures et des conditions garantissent aux
cisées, la sûreté de T'exécution de
bien prénécessaires.
tous leurs travaux
Le second avantage des
en ce qu'une fois leur
nègres esclaves consistait:
établissemens était acquisition faite, le succès des
assuré, parce que les proprié- --- Page 74 ---
(62)
laires pouvaient
vaux réguliers, compter sur une
et qu'ils
permanence de a trales chances qui surviennent n'étaient pas exposés à toutes
changemens de journaliers. toujonrs, par suite de
-Mais la liberté de ceux-ci
plus grands sous un autre
en présente encore de
peut changer un cultivateur rapport. Car si le maitre
tent, celui-ci sera plus
dés qu'il en est méconctà
intéressé à se bien
remplir ses devoirs, afin
comporter
pas tenté de le
que le premier ne soit
s'il
renvoyer : il le sera, dis-jes
daitinamoville, ainsi que
plus que
ves. D'un autre côté,
c'était le cas des esclagnera également,
l'intérêt des journaliers y gadeles traiter si bien, puisque les maîtres seront
qu'ils
obligés
gement. Ainsi, les intérêts n'aspireront à aucun chanrantis.
réciproques cn seront gaCet état de liberté des
plus beancoup mieux à leur cultivateurs contribuera de
de Fesclavage; carla crainte moralisation, que l'état
mauvaise
d'être renvoyés
condnite, et d'être réduits
pour une
chétive ou misérable, les
par là à une vie
çement dans les bornes du reliendra bien plus eflicaua motif bien plus puissant devoir,. et sera pour eux
quetoutes cesy punitions
d'une vie sage et réglée ,
infligeait ordinnirehent corporelles passagéres, qu'on
aux
tonjours un trèsfuible frein esclaves, et qui sont
Le troisiëme
contre le vice,
que les frais de avantage leurs
des nègres consistait en ce
les Colons n'étaient
premiers achats ctant faits,
plus obligés d'en faire annuelle- 2
plus eflicaua motif bien plus puissant devoir,. et sera pour eux
quetoutes cesy punitions
d'une vie sage et réglée ,
infligeait ordinnirehent corporelles passagéres, qu'on
aux
tonjours un trèsfuible frein esclaves, et qui sont
Le troisiëme
contre le vice,
que les frais de avantage leurs
des nègres consistait en ce
les Colons n'étaient
premiers achats ctant faits,
plus obligés d'en faire annuelle- 2 --- Page 75 ---
(65)
ment de nouveaux, par des gages ou
entretenant toutefois
salaires; ; en les
et en leur
en nourriture et en
donnant la facilité de se
vétemens,
avantages et douceurs
procurer. mille
accessoires,
rendre la vie agréable, à les
propres à leirdalommager de
peines (1), et à les atlacher à Thabitation.
leurs
Mais cet avantage sera
des cultivateurs libres
contrebalancd, en ce
ne coûteront aucun deccs que
considérables
frais
d'achat; et en Ce que la mort enlevait
annuellement aux Colons un certain nombre de
nègres, ce qui leur occasionait des
leurs
bles,, et de grands frais de
pertes bien sensiauxquelles ils ne seront
remplacement : pertes 2
d'engagés libres.
plus exposés par le scrvice
Ces mises de fonds pour lachat des
de plus pourla
nègres étaient
lons
plopartaventurées, parce que les Coneponvaientpas apprécier d'avance les
Tintelligence ou le fond du caractère du capacités,
ayaient acheté; tandis qu'ici ils
sujet qu'ils
des hommes, du service
n'emploieront que
d'être
desquels ils pourront
contens, 2 soit
les
espérer
soit d'après leur A d'après témoignages d'autrui,
propre examen; et qu'ils pourront
(r) Chaque nègre cultivait (dans les
de terre, qu'on leur assignait,
iles), une portion
il avait tout le bénéfice;
pour en faire un jardin, dont
dés animaux
avec la permission d'avoir chez lui
des canards, domestiques, tels que des poules, des
etc., etc., et d'élever même des
cochons,
usage, ou à son profit;
jumens à son
indépendemimuent de
douceurs; qu'on leur accordait.
henuncoepd'autres
ront
(r) Chaque nègre cultivait (dans les
de terre, qu'on leur assignait,
iles), une portion
il avait tout le bénéfice;
pour en faire un jardin, dont
dés animaux
avec la permission d'avoir chez lui
des canards, domestiques, tels que des poules, des
etc., etc., et d'élever même des
cochons,
usage, ou à son profit;
jumens à son
indépendemimuent de
douceurs; qu'on leur accordait.
henuncoepd'autres --- Page 76 ---
(64)
rejeter ou renvoyer sans
sujets ineptes,
ancunincomvénieat, tousles
grayes sujets de paresseux, ou qui leur donneront de.
vaient
mécontentement : facilité
pas ayec des esclaves.
qu'ils n'a
Le quatrième avantage des
sant leur acquisition, les Colons nègres était qu'en failement les individus, mais aussi n'achetaient pas seuture, qui devenait leur
toute leur progéninombre de leurs cultivateurs propriété; de manière que le
sans nouveaux frais
argnentsitasnelioment
conséquemment d'acquisition, et qu'ils pouyaient
cultures plus étenducs, entreprendre progressivement des
et enrichir par là la
multiplier leurs productions,
lucratives cargaisons, métropole de ces nombreuses et
le commerce.
qu'ils avaient lancées alors dans
Mais on pourra répondre à cet
n'ayant plus besoin d'un aussi
argument : que,
tivateurs, par. Pusagede la
grand nombre de culplus besoin de mettre tant charrue,ons n'aura pas non
tiplication, et que si les besoins d'importance de
à leur mulgeaient impériensement
la colonie en exiges pourraient attacher à Tangmentation, des lois sadésirit) les enfans des Phabitation (si le Colon le
leur subsistance,
ouvriers, quiy trouveraient
sous des conditions
tables; de manière que leslacunes des justes et équiconstamment
décédés seraient
remplies, et que les
languiraient jamais par des diminutions établissemens ne
teurs, lesquels ne coûteraient
de cultivafrais considérables
plus alors les anciens
d'acquisition.
pourraient attacher à Tangmentation, des lois sadésirit) les enfans des Phabitation (si le Colon le
leur subsistance,
ouvriers, quiy trouveraient
sous des conditions
tables; de manière que leslacunes des justes et équiconstamment
décédés seraient
remplies, et que les
languiraient jamais par des diminutions établissemens ne
teurs, lesquels ne coûteraient
de cultivafrais considérables
plus alors les anciens
d'acquisition. --- Page 77 ---
6 65) )
Si leurs pères avaient servi dans une même
tion, pendant unnombre d'années
habitaet fidélité, ils pourraient
déterminé, avecz zèle
moyennant des certificats acquérir de
pour récompense
droit de demander'à S. M, la bonne conduite), le
tion de terres
concession' d'uné porvice ct à leur proportionnée à la durée de leur sermérite, afin de les
leur bénéfice.
cultiver ensuite à
Leurs enfans acquerraient
mes droits, et c'est ainsi
successivement les mépeu à
que la colonie
peu, que les quartiers se
s'agrandirait
en plus d'liommes instruits,
peupleraient de plus
dans ses travaux et leur etexercés parlhabitude
perfectionnerait et
gestion; que lindustrie se
le commerce enfin prendrait un nouvel essor , et que
bientôt
s'étendrait de manière à
Faisance, la prospérité et la
répandre
toute la Guyane.
richesse. dans
Ainsi le succès de la colonie deviendra
ment beaucoup plus'
nécessaireencouragés
rapide par des liommes libres,
par l'espoir de devenir un
taires eux-mèmes, et la
jour propriéreux et Incratif,
perspective dun avenir heuculture des
qu'il ne pouvait le devenir par la
nègres:
Ceux-ci sont de plus Daturellement
industrienx, d'une intelligence
paresseux, peu
doués d'ailleurs de bonnes.
mediocre, quoique
blancs (surtont de la nation qualités; tandis que les
plupart instruits,
française), sont pour la
tués
habiles, actifs et
au travail et ingénieux;
lahorieux, habiqu'ils surpassent infini5
venir heuculture des
qu'il ne pouvait le devenir par la
nègres:
Ceux-ci sont de plus Daturellement
industrienx, d'une intelligence
paresseux, peu
doués d'ailleurs de bonnes.
mediocre, quoique
blancs (surtont de la nation qualités; tandis que les
plupart instruits,
française), sont pour la
tués
habiles, actifs et
au travail et ingénieux;
lahorieux, habiqu'ils surpassent infini5 --- Page 78 ---
(66) )
et quils
en talens et en lumières,
ment les premiers
mienx contribuer à explot
conséquermment
pourront
avec tous les avantages possibles.
ter ces terrains
cette raison, les proAjoutons à ccla : que, 2 pour être plus tranqilles
désormais
priétaires pourraient ouvriers, puisque les propres
sur le compte de leurs
à faire tout ce qui
engageraient
intérêts de ceux-ciles
des premiers;
contribuer à la satisfaction manière les nègres: :
pourrait n'avaient eu en aucune
si
motif que
dire alors avec raison, que,
de sorte qu'on pouvait corporels deleurs maitres,
ceux-Ci étaientles esclaves
pour leur propre
devenaient à leur tour,
ces chefs
de leurs subordonnés,
intérêt, les esclaves spirituels rigourense, 2 et une
une surveillanee continuelle, là exposés à mille
par sévère; et qu'ils étaient par
à essuyer
police
et chagrins,
-
pmapaenomtplass
désagréniens
(a).
avec une liberté réciproque attachés à Phabitation par
cultivateurs seraient
les formes
A Les
légal, revêtu de toutes
dont ils
un engagement
d'après les conditions,
judicisires, et rédigé
seraient convenus."
étonné de voir que, quoique défen- de
(1) On sera peut-être
la traite des nègres, en cas
dant à la fin de ce Mémoire, en. faveur du service libre. Mais
nécessité; je penche à présent
avec impartialité le pour
yai cru de mon devoir, de présenter de choses, (en supposant la preet le contre de chaque état
puisse décider,
mière abolie), afin que le Gouvernement donner! la préference.
auqueldes deux il devra
dans sa sagesse,
défen- de
(1) On sera peut-être
la traite des nègres, en cas
dant à la fin de ce Mémoire, en. faveur du service libre. Mais
nécessité; je penche à présent
avec impartialité le pour
yai cru de mon devoir, de présenter de choses, (en supposant la preet le contre de chaque état
puisse décider,
mière abolie), afin que le Gouvernement donner! la préference.
auqueldes deux il devra
dans sa sagesse, --- Page 79 ---
-
(67).
Cet engagement serait signé de part et d'autre
vant notaire, - ou toute autre autorité
delesijuges de paix auraient Poeil
constituée, et,
Leur sort
sur sa stricteexéeution.
dépendra entièrement de leur conduite.
Assujettis aumêmet etravaily ce sort sera
vent moins heureux que celui des esclaves, peut-étresoudise la prévention 1);
(quoiqu'en
regarderont,
parce que les propriétaires les
pour la plupart; conime des
étrangers à leurs
mercenaires
propriétés, et qui 1 n'y tiendront
par un fil, qu'ils pourront
tôt
que
que lesanciens
rompre
ou tard; tandis
Colons de
leurs nègres comme
Suabsalrgnenabient
parties intégrantes de leurs familles, et comme leurs' propriétés; de la
desquelles ils avaient naturéllement
conservation
que leur mort. leur occasionait
plus de soin ( vu
que les nouveaux
de grandes pertes ),
planteurs n'en auront
pour des serviteurs salariés,
probablement
qu'ils ne
comme leur
regarderont plus
appartenant, et dont la pertc.
plus en aucune manière leurs finances. n'attaquera
Car chaque Colon de Saint-Domingue
dans lenceinte de son
entretenait
établissement, une
avecuni
infirnerie,
frais étaient
dont les
Caedtagroasraan
considérables, et oùt tous les soins étaient
prodigués aux esclaves malades, à leurs femmes
couche et à leurs enfans; tels
les
en
qu'on
donne ordi-
() J'invite le Lecteur. à lire le parallèle
que M. Malouet fait entre ces deux
intéressant et wrai,
avons extrait à la fin de ce Mémoire. conditions, et que nous
5*
avecuni
infirnerie,
frais étaient
dont les
Caedtagroasraan
considérables, et oùt tous les soins étaient
prodigués aux esclaves malades, à leurs femmes
couche et à leurs enfans; tels
les
en
qu'on
donne ordi-
() J'invite le Lecteur. à lire le parallèle
que M. Malouet fait entre ces deux
intéressant et wrai,
avons extrait à la fin de ce Mémoire. conditions, et que nous
5* --- Page 80 ---
(€ 68 )
nairement à Lout ce qu'on
piélé,infirmeries, qu'on envisage comme sa prositôt à la Guyane, à moins n'établira peut-étre pas de
intervienne.
que le Comernkenentwy
Deplus: des journaliers et des
seront incertains de leur avenir hommes gagés libres
la vicillesae,a ainsi
et de leur sort dans
leurs enfans
que decelui de leurs
; tandis que les
fenimes etde
de ces soncis, lesquels
nègres élaient
cuisans de la vie;.
sont ordinairement exemmpts les plus
quillité d'esprit; qui et.qu'ils fait la jouissaient de celte tranheur de Fhomme.
principale partie du bonMais trouvera-t-on
dront
aisément des blancs,
On s'engager pour ces travaux ?
qui voureçoit pourra y répondre: que la
annuellement des bâtimens SonvdliloAngliomre
familles de FEurope,
qui aménent des
pour leur temps et énpigrantos, et qui. s'engagent
nombre fixe
pour leur trayail,
d'années, comme des
pendant: un
pour le service militairé.
soldats s'engagent
On lit dans le
( Quilestarivéa Constitutionnel du 5 janvier 1821:
>
Québec conzemilledeux centtrenteneufpbanternaurtrviser cents
> dont le. port total était eoante-gniansimaniras
pourquoine s'en présenterait-il dea46,34s tonneanx )). Et
benucoup plus productif et
pas aussi pour un sol
et qui offre plus de
un climat pius agréable,
future?.
ressources pour, leur fortune
On les traiterait,
comme on traite les ouvriers
en
Constitutionnel du 5 janvier 1821:
>
Québec conzemilledeux centtrenteneufpbanternaurtrviser cents
> dont le. port total était eoante-gniansimaniras
pourquoine s'en présenterait-il dea46,34s tonneanx )). Et
benucoup plus productif et
pas aussi pour un sol
et qui offre plus de
un climat pius agréable,
future?.
ressources pour, leur fortune
On les traiterait,
comme on traite les ouvriers
en --- Page 81 ---
(6s)
Europe, en leur donnant desheures de
I'ardeur du soleil), et laissant les
repos (suivant 9
disposition.
dimanches à leur
Majs, lorsquils seront arrivés là,
porter le climat, et n'en deviendront-ils pourront-ils sapvietimes?
pas les
C'est une question de la plus
mérite d'être approfondie
hauteimportatce, qui
vague et indéfinie, qui laisse serupuleusement: une latitude question.
à tous les jeux de
sans bornes
Timagination, et qui nous
conséquemment à Faborder avec
oblige
miner dans tous ses détails.
franchise, et à PexaLorsqu'on voit des voyageurs detoutes] les
non-seulementr
nations,
ohilsé éprouvent parcouriravecrapidién tous les climats,
journellement
P'air et dela
uncautreinfnence de
nourriture;n mais séjourner
foispendant des années entières dans des méméquelgne
différentes et souvent
régions trèscela sans aucun
opposéesàleur climat natal, et
rins et tant d'hommes inconvénient; lorsqu'on voit des ma
et en-i revenir
célebres, faire le tour du mondé,
sans la moindre atteinte
à
santé; on est tenté de se demander, portée leur
c'est le'
si effectivement
changement de climat, par
pent y porter autant de
lui-méme, qui
ravages, qu'on en
vulgairement; ou si ce ne sont
suppose
des causes accessoires et
pas,' pour la plupart,
les
étrangeres à ces climats,
provoquent? :
qui
Examinons
conséquemment la
prés.
cquestion de plus
moindre atteinte
à
santé; on est tenté de se demander, portée leur
c'est le'
si effectivement
changement de climat, par
pent y porter autant de
lui-méme, qui
ravages, qu'on en
vulgairement; ou si ce ne sont
suppose
des causes accessoires et
pas,' pour la plupart,
les
étrangeres à ces climats,
provoquent? :
qui
Examinons
conséquemment la
prés.
cquestion de plus --- Page 82 ---
(70)
Iln me semble qu'onrpourra
climats, bien
rédaire linfluence des
analysée, à ces
cipaux: :
quatre points prin1°, A la qualité de
2°, Aux exhalaisons. Tatmosphère supérietire;
50. A la
insensibles de la terre;
4. A la température de Fair;
qualité dés plantes
Nous allons les
nutritives.
I. Les vents, examiner snecessivement,
lous les
qui semblent être le lien
climats, en confondant
général de
les mettent,
leurs
pour ainsi dire, à
atmosphères,
se portent partont, d'une
Funisson: : ces vents
muniquant une influence extrémité à Fautre, comégale, tantôt
tantdtcorruptriee, aux sphères de
parifiante,
et atteignent
toutes les
également les
contrées,
de manière
habitans de tous les
que, dans telle région
pays:
porte, on en reçoit
qu'on se transqu'aucune
toujours la même
atmosplère
inlluence;.
plus nuisible que T'autre, (supérienre) ne parait être
fique qui existe entre et que la différence spécide l'air méme; mais des elles, ne parait pas provenir
terre, qui séjournent dans différentes exhalaisons de la
atmosphères.
la partie inférieure des
Il. Mais ces exhalaisons
partichlières à tel ou tel
ne sont que locales et
tagnes est partout
site; comme Pair des moncelui du
différent de celui des plaines et de
voisinage des
les mêmes dans
riviéres; elles ne sont donc
dans toute
toute une contréo, et encore pas
une province, et ne peuvent
moins
conséquem-
qui séjournent dans différentes exhalaisons de la
atmosphères.
la partie inférieure des
Il. Mais ces exhalaisons
partichlières à tel ou tel
ne sont que locales et
tagnes est partout
site; comme Pair des moncelui du
différent de celui des plaines et de
voisinage des
les mêmes dans
riviéres; elles ne sont donc
dans toute
toute une contréo, et encore pas
une province, et ne peuvent
moins
conséquem- --- Page 83 ---
(m)
étre attribués aul climat; car, parfout et
ment pas
des endroits humides, des
dans tous les pays, il y a
varient
etc.,: qui
terrains sablonneux, 2 pierreux,
atdes muances infinies, et dont les vapeurs 3
avec
autant de différentes
tirées par le soleil, acquièrent
qualités- entier est donc plus ou moins sain, en
Un pays
de terres étouffées par des forêts,
raison dela quantité des vents et du soleil; ou des
inaccessibles à Paction
mutuel: Mais
librement à leur jeu
terres exposées
des moyens
dès qu'on aura écarté des premières, 7 par
ci-dessus, tous les obstacles qui empéchent
indiqués
une trop grande
ce Jibrejen, ou qui iyentreliennent toutes les exhalailhumidité, et s'opposent à ce que
les vents;
être emportées par
sons malsninespnissent les contrées de la Guyane aussi
on aura rendu toutes
Pêtre sous tous les autres
salubres, qu'elles pouvent
vivre: et être trèsclimats. Car les hommes peuvent )
bien portans dans tous les pays..
HI. Mais il se présente encore uneautre objection, de
de l'excessive chaleur à laquelle la position
prise
Sans doute cello-ciparait spéla Guyane est exposée.
cieuse; mais si Pon considère, que les Européens peu- la
toutes les températures, deptis
vent supporter
la-plus froide, et même la plus
plus chaude jusqu'a toutefois, et surtout au comhumide ( en prenant
convenables à chacune);
mencement, les précautions
elles
et que, siles Hfmisadasndrea dans tout antre
ne'le font pas plus en Amériqne, que
prise
Sans doute cello-ciparait spéla Guyane est exposée.
cieuse; mais si Pon considère, que les Européens peu- la
toutes les températures, deptis
vent supporter
la-plus froide, et même la plus
plus chaude jusqu'a toutefois, et surtout au comhumide ( en prenant
convenables à chacune);
mencement, les précautions
elles
et que, siles Hfmisadasndrea dans tout antre
ne'le font pas plus en Amériqne, que --- Page 84 ---
endroit, où la même (79 )
quemment la différence températures des
a lieu; que consé
Fobjection perd toute sa force. paysn n'y a aucun
que de constater, si des
Il ne s'agit donc rapport,
faitement bien
blancs ne
plus
à
en Europe des oeticamnentpasp parpeu près
chaleurs excessives et
rieures à celles équivalentes, de la'
ou peut-étre même
Ne
Guyane?
supéet des voyons-nons pas dans nos
métiers, dont les ouvriers contrées, des arts
exposés presque toujours
et les artisans sont
tures, sans, inconvénient aux plus hantes tempéraçons boulangers,
pour leur santé? Les
de passer des nuits par exemple, ne sont-ils pas obligés gardévant un feu continuel entières, et à des heures
Les ouyriers
et ardent?
fixes;
dans les
tures de
verreries, dans les mannfacdans les porcelaine, dans les fonderies
arsenaux, dans les
en grand,
nissent-ils pas des exemples usines, etc., ne fourblancs peuvent
bien frappans, gue les
tures, pent-étre supporter sans danger, des tempéracelles de la Guyane? quelquefois encore supérieures à
Mais les blancs sont
dans de tres-grandes également snsceptibles dey vivre
pas les mineurs dans humidités : car. ne.
toute leur vie dans
les mines 7 passer voyons-nous
ces antres
presque
d'humidité, oùt ils respirent souterrains, pénétrés
miasmes qui s'en exhalent, continellement tous les
pour la plupart au
et parvenir
Or dira-t-on:
terme ordinaire de la cependant a
: quec'estl'iabitude
vie?
qui fait tout chez
de tres-grandes également snsceptibles dey vivre
pas les mineurs dans humidités : car. ne.
toute leur vie dans
les mines 7 passer voyons-nous
ces antres
presque
d'humidité, oùt ils respirent souterrains, pénétrés
miasmes qui s'en exhalent, continellement tous les
pour la plupart au
et parvenir
Or dira-t-on:
terme ordinaire de la cependant a
: quec'estl'iabitude
vie?
qui fait tout chez --- Page 85 ---
(75)
Phomme; et que ce n'est que le passage subit de
à l'autre température, qui est la cause des
Pune
dont on se plaint !
ravages;
Mais; pour prévenir ceux-ci, n'est-on
ment obligé dans nos pays, à prendre les pas égalenécessaires à chaque
précautions
faute de quoi Fon
changement subit de saison?
risque d'en. devenir
victime, de même que dans des
également la
cessive chaleur fait d'ailleurs
pays lointains. L'exà la santé, quele
infiniment moins de tort .
humidité.
trop grand froid, ou une excessive
Mais ce passagé subit ne produit pas même
ralement et chez tous les hommes, les
géncnuisibles.
mêmes effets
Car, combien de fois un voyageur n'est-il
de passer rapidement dune extrémité
pas obligé
Tautre ? Les
de FEurope à
négocians et les marins ne
pas impunément tous les pays du
parcourent-ils
merce n'appelle-t-il
monde, et le compas alternativement des Européens, en Afrique, en Amérique, à la
Indes,, etc., pour retourner de là en
Chine, aux
Les nègres de PAfrique, quisont Europe?
ne vivent-ils
bien
arrivés en France,
pas
dans nos climats tempérés? et
pourquoi ne supporterions-nous
la même différence de
pas également bien'
IV. Mais la différence température, en sens inverse?"
nourriture dans
des plantes, qui servent de
ces pays (telles que les
bananes, lesiguamos, les
-
patates, les
ne pourra-t-elle
maniocs,les giromons, etc.),
pas faire des changemens nolables
quisont Europe?
ne vivent-ils
bien
arrivés en France,
pas
dans nos climats tempérés? et
pourquoi ne supporterions-nous
la même différence de
pas également bien'
IV. Mais la différence température, en sens inverse?"
nourriture dans
des plantes, qui servent de
ces pays (telles que les
bananes, lesiguamos, les
-
patates, les
ne pourra-t-elle
maniocs,les giromons, etc.),
pas faire des changemens nolables --- Page 86 ---
(74)
habitans, et faire
des nouvciux
dans la conslitution dans leur organisation ?
quelque révolution si leurs principes constitutifs et
Cela pourrait être, essentiellement de ceux des
leurs qualités différaient
habitués à nous nourrir
végétaux, dont nous sommes
s'en apmais dès que ces principes
dans nos contrées;
commeilyat tontlien
prochent, ouleur sontanslogues,
de Phomme
delesupposer, pnisquel la nature physique se nourrir que
la même, ct qu'elle ne] peuts
est partout
et si Kous-lanelduienty pas,
de particules homogenes, servir de nourriture aux indiils ne pourraient pas actuels dela Guyane; Or, puisgênes et aux habitans
de risque pourla snite
qu'ils le sont, iln'y a point
délicates ( surComme cependant des constitations être affectées dans
tout celles du sexe), pourraient en emporter des vivres
le commencement, on pourrait moins pour un an ; afin que
suffisans de PEurope, au eussent le temps de se famitoutes les constitutions et de shabitueràl leurs qualiariser avec ces plantes,
devenir à la fin,
lités, tellement, qu'elles pussent ordinaire: car le Créateur
leur nourriture
au besoin,
de Phomme de manière, quil
a disposé le physique les nourritures, pourvu qu'il
peut s'habituer à toutes
Et pourct. progressivement.
le fasse graduellement
pnisque, par cette voie,
quoi ne le pourrait-il pas 2
à la longue, ce
il pent même parvenir à smpporter lui était le plus noisible,
dans le commenccment
-
qui
lés extrèmes),
à la fin, (je compare
et jnspu'a pouvoir
des plus forls poisousfaire usage impmnément
omme de manière, quil
a disposé le physique les nourritures, pourvu qu'il
peut s'habituer à toutes
Et pourct. progressivement.
le fasse graduellement
pnisque, par cette voie,
quoi ne le pourrait-il pas 2
à la longue, ce
il pent même parvenir à smpporter lui était le plus noisible,
dans le commenccment
-
qui
lés extrèmes),
à la fin, (je compare
et jnspu'a pouvoir
des plus forls poisousfaire usage impmnément --- Page 87 ---
(45)
encore tous les elfets
a Mais: on pourrait prévenir
de ces.chiangemens, en commençant par y
possilbles
Varrivée, tous nos vivres eucultiver, aussitôt après
tels que. lé blé et tous les farineux, nosléropéens, 5 fruits et la vigne, etc., de même que nos
gumes, nos
de manière que, le corps ne s'écarterait jabestiaux; ;
ordinaire, et que le:
mais par là de sa nonrriture
régime habituel ne serait pas interrompu.
nonCette culture de première mécessitéasenurerait nésenlément aux nouveaux habitans, les ressources
satisfaire dès la seconde antiée, les precessaires besoins pour de la vie; mais clle leur promettrait
miers
des grandes cnltures;
encore, en attendantle produit
dans
revenu de la vente deleur superflu,
un certain
de
les Antilles, oùi on a été obligé
sapprovisionner
jusqu'ici par la Nouvell-Angloterre il résulte donc
De tout ce qui a été dit plus haut,
les maladies survenues à la suite dun changement
que
être moins attribnées à la difféde pays, doivent
accessoires, soit morence du climat, qu'à des causes
déjà chez les
rales, soit physiques, , qui sc trouvaient
individus comme il en arrive de même en Enrope.
des
de plusieurs époques,
C'est ainsi qu'on a
exemples
de
des côtes
PAfrique,
oi des négres transportés
dans une température
dans.les Antilles, (c'est-à-dire,
semblable),
trèspeu différente, ct avecune nourriture maladies morde
de
ont étéatteints peu tempsaprès,
des Colons de Snint-Domingue
telles; au point, que
sur une dixaine
ont perdu quelqnefois six nègres,
.
des
de plusieurs époques,
C'est ainsi qu'on a
exemples
de
des côtes
PAfrique,
oi des négres transportés
dans une température
dans.les Antilles, (c'est-à-dire,
semblable),
trèspeu différente, ct avecune nourriture maladies morde
de
ont étéatteints peu tempsaprès,
des Colons de Snint-Domingue
telles; au point, que
sur une dixaine
ont perdu quelqnefois six nègres, --- Page 88 ---
(76)
qu'ils avaient achetés; maladies
connu la véritable
que, faute d'en avoir
buées, au
cause, on avait
climat; ou au
faussement attrimaitres.
manque de soins de leurs
Il faut tres-peu de choses'
tous les pays du monde, en Europe, comme dans
titution déja
pour que, dans une consavait porté dans altérée, un germe de
son sein
maladio; qu'on
nées, se déclare tout d'un déjà depuis nombre d'anles plus
coup avec les
elirayans, et enlève
symptômes
Combien de fois les médecins quelquefois le malade!
exemples frappaus dans
n'en voient-ils pas des
une fausse
nos climats? un conp
loppentils digestion, une altération
d'air,
pas également
subite, ne dévedont les mêmés individus parmi nous des maladies,
dans toute autre
n'auraient pas été atteints
Mais
disposition de leur
une autre
corps?
dividus débarqués cauise, qui a souvent enlevé des inétait
pour habiter ces régions
leurincondutiec Des
brillantes,
dans ces pays
à
prodigues en tout
atemmanncnathinnte
la nourriture et aux
ce qui peut contribner
se sont livrés dans la agrémens physiques de la
à tous les
première ellusion de leur vie,
liqueurs genres d'excés; à la boisson
joie,
spiritieuses, à la
excessive de
contracté par là nombre débauche, etc., et ont
quelles il y en avait
de maladies, parmi lessouvent de cachées (2);
qu'on
() Telle, entre autres,
cutée, ete., etc.
que la syphilis, la gale réper-
ce qui peut contribner
se sont livrés dans la agrémens physiques de la
à tous les
première ellusion de leur vie,
liqueurs genres d'excés; à la boisson
joie,
spiritieuses, à la
excessive de
contracté par là nombre débauche, etc., et ont
quelles il y en avait
de maladies, parmi lessouvent de cachées (2);
qu'on
() Telle, entre autres,
cutée, ete., etc.
que la syphilis, la gale réper- --- Page 89 ---
( 77 )
a attribuées ensuite
climat.
injustement, à l'influence du
Maison devient également la victime
ble condnite dans nos
d'une semblacontrées. - Ainsi, dès
pays sera suffisamment aéré, afin
que le
sent y circuler librement, et enlever queles vents puisputrides de Fatmosphère
tousles miasmes
seront desséchés; si les inférieure, et que les marais
ront pas dans les contrées nouveaux de
habitans ne portede maladies futures,
la Guyane, le germe
qui leur deviendraient
funestes dans nos climats; et.
également
à aucun excès; ils
qu'ils ne s'y livreront
tans quilsFeussent y demeureront tout aussi bien
été en Enrope; d'antant
por-
(commne nous lavons dit plus
plus, que
y est inconnue (1), et ils
haut) la fièvre jaune
prétendue mauvaise
seront à Tabri de toute la
trouvait dans le
influence du climat. Et s'il sé
grand nonbrequelques
délicates, susceptibles d'être
constitntions
un peu affectées dans le
comniencement, en prenant
avons parlé, il n'y aura lesprécautions dont nous
s'habitueront bientôt
point de doute qu'elles ne
à ce climat;
titution supporte plus aisément puisque notre consqu'un excès de froid.
un excès de chaléur,
Mais il existe unep preuveirréensable,
peuvent
quel lesblancs
et que conséquemment ses
Eteana
ment bien cultivées
terres peuvent étre égalepar eux, comme par des noirs;
(1) Voyez le Moniteur du 6 juillet 1821.
dont nous
s'habitueront bientôt
point de doute qu'elles ne
à ce climat;
titution supporte plus aisément puisque notre consqu'un excès de froid.
un excès de chaléur,
Mais il existe unep preuveirréensable,
peuvent
quel lesblancs
et que conséquemment ses
Eteana
ment bien cultivées
terres peuvent étre égalepar eux, comme par des noirs;
(1) Voyez le Moniteur du 6 juillet 1821. --- Page 90 ---
4 e à
(78)
non-seulémment du fait, quil y
eette preuve résulte
nombre de Colons blancs;
existe déjà un tres-grand encore d'antres Européens
mais que: ceux-ci invitent du climat, la salubrité de
à sy établir, par Fattrait Cetteinvitation se trouve
terrain.
Tair, etlafortilitédut dans un journal de Cayenne,
dans une lettre insérée dans le Constitutionnel du
dont on trouve un extrait
14 août 1820.
à nos Lecteurs, en leur
Nous croyons faire plaisir
donnant communication.
en
On y lit:
de Cayenne,
est
<llnous parvem qpuslypuejoariansd
tirons les détails suivans: :
)) dont nous
travaillerà tout ce qui peut
)) Is'estformé, 2 pour
de la prospérité de
au développement
dite
) concourir
colonic, une société libre,
) cette importante société propose aux principaux
Cette
>) d'instruction. seconder les vues du Gouvernement,
> Colons, pour
territoires qui forde
sur les immenses
))
préparer,
des cases entourées d'arbres
> ment leursproprictés, légumier, oi seraient reet d'un jardin
) fruitiers,
les familles des éultivateurs
) çues, à leur arrivée,
Colons auraient
de France. Ces nouveauix
> venant
rembourser ces avances, et ils pour-
) dix ans, pour
une prestation en naz
> raient aussi s'acquitter, par donné son approbation
) ture. M. le gouverneur a
les richeshabitans
et,sil est adopté par:
ce
) à ce.] plan;
contribuera avec zele, en qui
> de' Cayenne, il
Tintroductione
en, favoriser
> le cocerno,
arrivée,
Colons auraient
de France. Ces nouveauix
> venant
rembourser ces avances, et ils pour-
) dix ans, pour
une prestation en naz
> raient aussi s'acquitter, par donné son approbation
) ture. M. le gouverneur a
les richeshabitans
et,sil est adopté par:
ce
) à ce.] plan;
contribuera avec zele, en qui
> de' Cayenne, il
Tintroductione
en, favoriser
> le cocerno, --- Page 91 ---
(79).
sait
en France , que les
> On ne
pent-être pas française, sont aussi
> terres hautes de la Guyane
qui voudrait s'y établir, par
) foxomblesilEaropien admirable fécondités.
)) leur salubrité, que parleur
; nous
Et quant aux terres basses marécagenses
dehaut les moyens de lesa assainir,
avons indiqué plus
à Surinam.
même que les Hollandais y sont parvenns
et sans
Ainsi le faux préjugé adopté avenglément
des cultivateurs blancs ne pourraient pas
preuves, que
et tleclimat de la Guyane, est désupporter les travaux
cette invitation.
menti complétement parcef fait, et par
scraient pas en-
.
Mais comme les cultivateurs n'y
comme des esclaves; si'des! blancs ne suffisaient
gagés
le commencement, on pourrait au surplus
pas pour
autre ressource dans les habitans
trouver encôre une
et dans
indigènes du pays, déjà habitués au climat;
différentes peuplades indiennes, qui; quoique
ces
néanmoins être douées
appelées sauvages, paraissent
d'un excellent fond de caractère, de bonté, d'hospitalité et de justice; et qui ont même déjà reçu un
commencement de civilisation : car- nous lisons (1),
Lombard (missionnaire) a réuni en 1720
que le pèrel
la plus grande partie des
une peuplade formée, pour de la rivière de Kourou, à
Galibis, à Fembouchure
réussi
bàtir
quatorze lieues de Cayenne, et qu'ila
ày)
plysiques et histo-
(:) Voyez Mémoires géographiques, etc. Paris, 1767,
riques sur PAsie, PAfrigue et PAmérique,
vol. IV, P. 165.
(missionnaire) a réuni en 1720
que le pèrel
la plus grande partie des
une peuplade formée, pour de la rivière de Kourou, à
Galibis, à Fembouchure
réussi
bàtir
quatorze lieues de Cayenne, et qu'ila
ày)
plysiques et histo-
(:) Voyez Mémoires géographiques, etc. Paris, 1767,
riques sur PAsie, PAfrigue et PAmérique,
vol. IV, P. 165. --- Page 92 ---
a
(80)
Ces habitations sont de plus
un village et une église.
des petites redoutes et
fortifiées par des palissades, toutes les rues sont tirées au
des espèces de bastions;
milieu
à une grande place,au
cordeau, et aboutissent
est bâtie léglise (a).
et
de laquelle
était réunie à Oya-Pock,
Une autre peuplade nations; enitre -autres, des
environnée de différentes
des Touyanes, des
Maraones, des Maourions,
etc.
des Karanarious,
Palikours, des Mayes,
de la rivière d'Aproua
Une troisième! habite près
(2).
entre Pile de Cayenne et Oya-Pock
gue,
les Maraones et les Maourions
Les Tacoyênes, bords de FOuanaris à quelques
séjournent sur les
lienes du fort de Cayenne (5).
trouye
aux environs de Couripi,ont
Dansles savanes,
et les Mayets (4).
les Palicours, les Caranarious et le fort de Cayenne, il
Entre la rivière Camopi
:
la distance de quatre journées, beaucoup
yaj jusqu'a
dont les principales
de nations indiennes éparses, et les Acoquas.
sont: les Caranes 2 les Pirious il a les Macapas,
au delà, y
A cinq ou sixjournées et les Pirious (5).
les Ouayes, les Tarripis
plhysigues et histo-
() Voyez Mémoires giographiguess ctc. Paris,1767,
eurlAsie, PAfrique eb PAmérique,
riques vol. IV, pag. 165, 166.
: (2) Ibid. pag. 167.
(5) Ibid. pag 168.
(4) Ibid.
(5) Ibid. pag. 164.
les Pirious il a les Macapas,
au delà, y
A cinq ou sixjournées et les Pirious (5).
les Ouayes, les Tarripis
plhysigues et histo-
() Voyez Mémoires giographiguess ctc. Paris,1767,
eurlAsie, PAfrique eb PAmérique,
riques vol. IV, pag. 165, 166.
: (2) Ibid. pag. 167.
(5) Ibid. pag 168.
(4) Ibid.
(5) Ibid. pag. 164. --- Page 93 ---
(81)
journées du fort, il y a les Palauques,
A sept
les Pirious, les Coussanis
les Ouens, les Tarripis,
et les Macouanis.
du fort
ily a (1)les
A deux cents lieues
OyaPock,
eten deçà, verslehaut dela rivièreOyaAmikouanes,
les. Palusaks, les Tarripis,
Pock, , les Aromagotas,
Acoquas,
les Oyayes, les Pirious, les Coustumis,les
Caranes. Sur les côtes il se trouve les Palicours,
les
Coussaris (2), les
les Mayes, les Karanarious, 9 lés
les Roccorios et les Maraones (5).
Toukouyanes,
énumération, qui ne renferme
Par cette petite
les naturels de la Guyane,
pas à beancoup près tous
les villages indiens les
puisque M. Malouet dit: quie de la baie Vincentnombreux sont du côté
plus
moins
ces différens peuples
Pinson : on voit au
que répandus sur toute
nombre,
y sont en très-grand
et
si on parvient à les
la surface de la Guyane, que
seconder
on trouvera des bras suffisans, pour
gagner, les travaux de la colonie.
importante,
Mais ici il se présente une question
si ces Indiens voudront se résoudre
quiest: de savoir, établissemens ?
à travailler dans nos
physiques et histo-
(r) Voyez Mémoires géographiques, etc. Paris, 1767,
riques sur PAsie, PAfrique et Amirique,
vol. IV, pag. 170, 171. détails sur les Couissanis, nation fort
(2) Voyez quelques vie nomade. Ibid. pag-181 et suivante.
pauvre, qui mène une
(3) Ibid. pag. 171, 172.
--- Page 94 ---
. Malouet dit
82)
)) s'accordent
(); : G. Que chozles
sur. un seul
sauvages tous
) ment aux coutumes de point, qui est leur attache-
)) yie sauvage, et la
leurs péres, Tamour de la
résistance à la eivilisation
).
des difficultés
au
erpeeeretbs
premier rabord
mine à fond, insurmontables; on voit
cependant si on lexabilnde. Celle-ci est qu'elle n'est que l'effet de
conde nature
sans doute pour
Thaen tous les genres ; mais Phomme une seger', quoique jamais
elle peut chanpeu à pen,
brusquement, mais seulement
sentiment d'un graduellement, mieux-être. et par la conviction et le
Or donnez à ces indigénes
liorez leur' sort,
quelque salaire, amédits, gagnez-les procurez-leur quelquies commosont si agréables par ces petits
par la
lrésensy qui leur
de quelques donceurs de nonvenuté; la
faites-les
tôt leur
vie, : alors sentant jouir
mieux-être, ils
bienpenchans et
changeront volontiers de
d'hbabitude, et
celle à laquclle ils trouveront sempresseront dadopter
et de plaisirs, et
le plus
tracter.
que vous ainerez à leur d'avantages faire
conCest par le bien en tout
que vous les. fixerez dans genre,que vous leur ferez,
vous serviront.alors
vOs élablisemens, et ils
comme des mercenaires. plutôt de coeur et d'ame,
Ayez de: Findulgonce que
pour
re
(1) Ouvn, cité, vol. 1, pag. Go, 61.
ils trouveront sempresseront dadopter
et de plaisirs, et
le plus
tracter.
que vous ainerez à leur d'avantages faire
conCest par le bien en tout
que vous les. fixerez dans genre,que vous leur ferez,
vous serviront.alors
vOs élablisemens, et ils
comme des mercenaires. plutôt de coeur et d'ame,
Ayez de: Findulgonce que
pour
re
(1) Ouvn, cité, vol. 1, pag. Go, 61. --- Page 95 ---
( 85-)
leurs défauts; ils en sentiront tout le
ront reconnaissans
prix; ils en seets'en corrigeront
En général,
plus volontiers.
appliquez-vous plus tôt à les
les
ce
corriger qu'a
punir; que Thomme le plus brutal et le
inepte peut faire! Alors ils vous
plus
porte de meilleurs fruits
aimeront, eti Tamour
que la crainte; car
rience a prouvé que.les
P'expépunitions, surtout
relles, ne rendaient beancoup
corpo-:
mutins et plus haineux
d'hommes, que plus
(1).
(1) Le Lécteur trouvera peut-étre du
en entier, d'une punition morale,
plaisir à lire le récit
témoin à Surinam. Il dit vol.
dont M. Malouet a été
(C Oui certes, il est
V, p. 151 et suivantes :
bienfaisance
possible de concilier la justice et la
avec un état de servitude nécessaire. J'en
plusieurs exemples; mais pour n'ètre
taxé
ai vu
en faveur des Colons
point
de partialité
je
français, c'est parmi les
prendrai celui que je vais citer, et dont le étrangers, que
me revient point sans émotion.
souvenir ne
Étant à Surinam, par ordre du roi, en
cette belle colonie, et fus reçus chez tous 1777 les , je parcourus
beauconp d'égards et de bonté. J'allai diner habitans, avec
madame Godefroi; le
un jour chez I
de la régence
gouverneur et les principaux membres'
y étaient invités; ; cette femme
attendait, en se promenant sur le bord de la respectable rivière. nous
arrivâmes en chaloupe:
Nons
groupe de negres à
j'aperçus, en descendant à terre, un
prière. Un
genoux, qui paraissaient m'adresser leur
d'eux, en effet, s'approcha de moi, et
plia, en fondant en larmes,
me supen baissant les
d'obtenir sa gràce. Il
yeux, à mesure quesa maitresse venait s'éloignait à
rencontre; sa femme et ses enfans le suivaient
ma
en pléurant,
6*
groupe de negres à
j'aperçus, en descendant à terre, un
prière. Un
genoux, qui paraissaient m'adresser leur
d'eux, en effet, s'approcha de moi, et
plia, en fondant en larmes,
me supen baissant les
d'obtenir sa gràce. Il
yeux, à mesure quesa maitresse venait s'éloignait à
rencontre; sa femme et ses enfans le suivaient
ma
en pléurant,
6* --- Page 96 ---
84 )
Quoique M.Malouet
blancs sans esclaves
pense : qu'une population de
dant il n'en
(1) parait impraticable,
désespère
cepenenvers ces Indiens pas, pourvu qu'on sy
la
avec douceur,
prenne
par voie de la persuasion,
2 bienveillance et
de
des
Fesclayage Si on voulait dônc récommpenses et non
succès de la colonie,
hâter et assurer le
àsos nouvéaux
on pourrait olliciessement
habitans :
dire
Colons de toules les
classes! ne traitez
pas ces Inet en me tendant les mains.
mon début dans une maison Cette scèné de
désolation, 3 à
présage; mais l'air de bonté, étrangère, me parnt un sinistre
dame Godefroi,
et Faccueil
me rassurérent. Elle obligeant de manègre avait fait une faute grave; mais m'amnonga que ce
pas son pardon; et la joie se
qu'elle ne me refuserait
sembla autour de la famille répandit dans latelier, qui s'asJ'appris alors, que la plus afligée; forte pour la féliciter.
dame Godefroi à ses esclaves, était punition infligée par maraître en sa présence. Ce
de leur défendre de
Je n'ai rien vu de plus bannissement était la peine
pasuperbe habitation. C'était touchant que le spectacle capitale, de
de l'aisance et du
le séjour de la paix, du cette
bonheur.
: Je parcourus les cases à
travail,
dait à la richesse de la nègres, 2 dont la distribution
maison
réponFigurez-vous un
principale.
dément logés,
village de cing cents habitans,
ménage, de toutes abondamrent les
pouryus de tous les commotude pour le
choses nécessaires à la vie, ustensiles de
du travail, lendemain, et ne se réumissant
sans inquiésansbénir avec acclamation
jamais, aux heures
(r) Voyez T'ouvrage cité, vol.
leur maîtresse adorée>
I p. 475.
dont la distribution
maison
réponFigurez-vous un
principale.
dément logés,
village de cing cents habitans,
ménage, de toutes abondamrent les
pouryus de tous les commotude pour le
choses nécessaires à la vie, ustensiles de
du travail, lendemain, et ne se réumissant
sans inquiésansbénir avec acclamation
jamais, aux heures
(r) Voyez T'ouvrage cité, vol.
leur maîtresse adorée>
I p. 475. --- Page 97 ---
85 )
dliens, ni vos autres
subordonnés, comme des
ves : ayez-en plutôt soin, comme vous l'avez de esclabras, car c'est par. eux seulement,
vOs
faire réussir VOS établissemens
que vous pourrez
; ne les
outre mesure, car' l'homme ne
fatiguez pas
delà de ses
peut jamais aller au
forces, et vous les conserverez; toute fatigne excessive rejaillira de plus sur leurs
au lieu d'avancer, vous reculerez.
travaux, et
Traitezles avec bienveillance et douceur,
les comme faisant partie
regardezintégrante de vOs établissemens, puisqu'ils doivent contribuer à votre
rité; pensez, 2 que ce sont vOos fréres, qu'ils sont prospé--
bres de la même grande famille
memhumaine, à
vous appartenez; et que s'ils doivent
laquelle
bien-être, vous devez le faire: de
coopérer à votre
Soyez leurs
même à leur égard,
protecteurs dans toutes les
leurs confidens, leurs amis, leurs bienfaitenrs occasions, 2
les de vos hons.
: aidezconseils; soyez les
leurs querelles
pacificateurs de
; maintenez le bon ordre,
et la paix dans
Pharmonie
leurs-ménages donnezleur de bans
préceptes, car ils seront bien aises.
vous deslumières, et l'homme s'attache d'acquérir par
à tous ceux,
ordinairement
quicontribuent à
seront reconnaissans,
sonbonheur;ils vous en
plus dévoués, et ils ne feront
plus vOS ouvrages par force, mais avec zèle, en s'intéressant sincérement, à tout ce qui regardera votre félicité.
Ayez soin de leurs enfans, intéresscz.-vous à leur
sort, veillez à leurinstruction,
inspirezleur de bonne
lumières, et l'homme s'attache d'acquérir par
à tous ceux,
ordinairement
quicontribuent à
seront reconnaissans,
sonbonheur;ils vous en
plus dévoués, et ils ne feront
plus vOS ouvrages par force, mais avec zèle, en s'intéressant sincérement, à tout ce qui regardera votre félicité.
Ayez soin de leurs enfans, intéresscz.-vous à leur
sort, veillez à leurinstruction,
inspirezleur de bonne --- Page 98 ---
( 86) )
heure du respect pour lEtre
et leurs parens : dirigezles supréme, ponr leur Roi
rale et de la
dans le sentier de la-mo.
truit les
religion; ; Car le défaut de morale
meilleurs éiablissemens
dépeut-étre les Hollandais
tôt ou tard; et
partie leur snccès à cette doivent-ils en tres-grande
par elle, que vous aurez observance: des
ce ne sera que
auxquels vous
serviteurs fideles, et
cette
pourrez vous fier. Faites-leur
religion, par des hommes
présenter
rez, sous son véritable
que vous en chargeelle ne pent que Pétre, aspect, qui est aimable, et
et vous les yattacherez puisqu'elle est fille du Ciel ;
(x).
Faites-leur voir, ce que chacun sent
coeury"qu'elle offre le seul et
au fond de son
nir vraiment
unique m oyen de devedes cérémonies henreux; et- qu'elle consiste moins dans
du cceur, dans lamour extérieures, que dans les sentimens
les hommes
envers son Créateur, et envers
(9), et dans de bonnes actions
ques.
réiproQue les hommes,
mettent à la
chargés de leur
la
portée de leur
instruction,
conception, et qu'ils ne
(1) Mais ne croyez pas pouvoir leur
avec du taflia, comme les
en inspirer le gout
Voyez Malonet, ouvrage cité, premiers missionnaires l'ont fait,
(2) Ainsi que je lai déjà dit vol. I, p. 47.
dans mon Mémoire adressé
d'une manière plus
au
détaillée,
pieuse, qui peut devenir de Consistoire, la
sur une institution
PBtat, etc. Paris, 18ir, (chez plus grande utilité. pour
Treuttc! et Wirtz.)
pouvoir leur
avec du taflia, comme les
en inspirer le gout
Voyez Malonet, ouvrage cité, premiers missionnaires l'ont fait,
(2) Ainsi que je lai déjà dit vol. I, p. 47.
dans mon Mémoire adressé
d'une manière plus
au
détaillée,
pieuse, qui peut devenir de Consistoire, la
sur une institution
PBtat, etc. Paris, 18ir, (chez plus grande utilité. pour
Treuttc! et Wirtz.) --- Page 99 ---
(187 )
le langage élevé, que Poustient en
leur parlent pas
cette religion,si
Europe; car il est aisé d'enscigner
du concret
-
lon commence par la nature, pour passer.
derà l'abstrait; tandis que si Pon commence par ce de 1
d'idées naturelles, qui lui servent
nier, sans parler
quelquefois même
bases ; on devient inintelligible,
2 hommesfails, et on rebute.
pour
ces Indiens sont borMM. Malouet. dit : ( Que
obstanés ) (2); mais cela ne doit pas être un grand
nombre denos
car un.grand
pyiansselstilps
cle,
viennent les lumières, si ce n'est
égalenient? ctd'on
et de Tinstruction ? et - des hommes
de T'expérience
que de la chasse et
élevés dans les bois, nes'ocoupant
leurs
et
de la pèche, et ne connaissant que
parens
des humiéres?
leurs amis, oi pourraienteils puiser
cependant trouver chez eux quelques
On-ponrrail
car-leurs cérémonies et nsnges
traces de la religion; ;
des Juifs
de
avec ceux
(5).
ont beaucoup
rapports de léur conception,ct
Ainsi qu'on ne désespère pas
trouver un exemple de cette inéthode, dans.
(:) On peut
intitulé : Gumal et Lina, en
un petit ouvrage intéressant, libraires.
frois vol., chez les mémes
Matouet, ouvrage cité, vol. I, p. 55.
(2), Voyes
dit, dans la relalion des ses voyages: :
(5) Le père Fanque
tant de. coutumes du
ces peuples,
( Qu'on remarque parmi
de croire, qu'ils en despeuplejuif,qw'ons ne peutsempécher
iplgysiques, ct
cendent. > Voyez Mémoires giographiques,
liistoriques, , déjà citées, vol. IV, pag-1 178.
Matouet, ouvrage cité, vol. I, p. 55.
(2), Voyes
dit, dans la relalion des ses voyages: :
(5) Le père Fanque
tant de. coutumes du
ces peuples,
( Qu'on remarque parmi
de croire, qu'ils en despeuplejuif,qw'ons ne peutsempécher
iplgysiques, ct
cendent. > Voyez Mémoires giographiques,
liistoriques, , déjà citées, vol. IV, pag-1 178. --- Page 100 ---
(88) )
de la cnlture possible de leur
là, comme elle se fait
esprit, laquelle se fera
partout ailleurs.
Gardez-vous de donner de mauvais
hommes de la
exemples à ces
qui vivent
nature, non encore
encore dans toute leur corrompus, et
vous mépriseraient : leur
simplicité; càr ils
ohserver. tous
sens droit
VOS
(2) leur ferait
caractère
défants, et ils
et VOs
apprécieront votre
percevrez.
actions, sans que vous vous en
apNintroduisez pas chez eux nos
avec notre
vices européens
civilisation; car le mal en
>
vous, et ils feraient tôt ou tard
retomberait sur
Que les bonnes
la perte de la colonie,
mceurs (9) au
concorde, la serviabilité,
contraire, la paix, la
que, et un bonheur
une bienveillance réipro:
récoltes seront
général y régnent, et alors VOS
rosées de
bénies; car elles ne seront
larmes, ni
point ardes
envenimées par des
gémisemens; mais ces
soupirs, ou
au contraire vOs intérêts subordonnés soigneront
les leurs; et ils
avec.z zèle, comme si c'était
pour un maitre travailleront avec gaieté de
qu'ils chériront et qu'ils
coeur,
adoreront
raisonnent (1) Malouét dit, vol. I, p. 60: a Ils ont le
les idées, peu, mais ils rendent avec
sens droit; ils
sur lesquelles leur
beaucoup de précision,
(2) M. Malouet dit, vol. jugement s'exerce.>
mceurs, que les lois, qui font V, p. 311: C Ce sont plus les
commerce, 2
prospérer Fagriculture et le
'ils chériront et qu'ils
coeur,
adoreront
raisonnent (1) Malouét dit, vol. I, p. 60: a Ils ont le
les idées, peu, mais ils rendent avec
sens droit; ils
sur lesquelles leur
beaucoup de précision,
(2) M. Malouet dit, vol. jugement s'exerce.>
mceurs, que les lois, qui font V, p. 311: C Ce sont plus les
commerce, 2
prospérer Fagriculture et le --- Page 101 ---
(89 )
leur ami, leur bienfaiteur,
comme leur protécteur,
la vie.
à quils se dévoueront pour
réitérées,
Cest ainsi que, par des complaisances
vous
le succès de la colonie, et que
vous avancerez
et si de riches récoltes couen hâterez la prospérité;
vous leur en ferez
ronneront vos soins etleurs travaux,
les donceurs, par mille petits avantages, agrégoiter
feront le charme de leur vie,
mens ou plaisirs 5, qui
,et vous les atleur feront oublier toutes leurs peines,
Vous aurez la satistacheront encorel bien davantage.
découlecette succession de bienfaits, qui
faction, par
le bonheur. dans leurs P
ront de vOs mains, de verser
leurs.
âmes, et ils vous le rendront au centuple, par
à
leurs attentions, leur prévoyance studieuse
soins,
être ntile ou agréable, en
tout ce qui pourra vous
et vous rendant
faisant même au delà de leur devoir,
vous n'obtiendriez souvent pas 2
des services, que
n'auront d'autrés vues
à prix d'argent ; parce qu'ils
dont
et d'autre but que d'avancer votre prospérité,
sur eux-mêmes.
une partic rejaillira
seront de plus un
Leur amitié et leur attachement
sur, et invincible contre toutes les tentarempart (4)
entreprentives, que Penvie ou la jalousie pourraient
dre contre votre bien-être; vous ne risquerez jamais
de Thabitation de madamc Godefroi à Su-
(1) Les nègres
haut t), étaient empressés à
rinam, (dont il a été parlé plus
servir eux-mêmes de rempart, contre d'autres nègres-mar- 153.
désertaient. Voyez Malouet, vol. V, p.
rons, qui --- Page 102 ---
de révolte
(igo)
ou d'insurreetion;
vous suivront au contraire
mais les bénédictions
vaincrezenfin, qu'on est partout; ; et vous vous conreux, en faisant le bonheur ttmeteannee des
exclusivement
autres; qu'enne visant
qu'an sien ! -.
CHAPITRE VI.
Des fonds ndcessaires.
Trs'eh faut de beaucoup
et les' mises de fonds
que les premières avances
Guyane, doivent être pour cet' établissement à la
été nécessaires
aussi considérables, qu'elles ont
sur le travail pour les autres
des
colonisations, fondées
tions de ceux-ci negres; car' les premières
ont exigé dés le
acquisicapitaux excessifs, dont les
commencement dés
dispensés ici (1); de manière nonveaux Colons seront
de faire que les frais de leur qu'ils n'auront besoin
la construction de leurs
première installation, de
ment, de leurs ustensiles habitations, deleurameuble.
indispensables dans lout nouvel aratoires, etc., etc. : frais
tel pays que Ce puisse
établissement, dans
étre, et qu'il leur
ailleurs, en sus des premiers:
fallait faire
Il n'auront donc besoin
pour la première annéc
(1) M. Mulouet dit: ( Que les
l'achat des negres, pourraient fonds, qui sont employés à
plus louablé et plus productive étre Faliment d'ane industrie
>. Vol. V,p 161!
leurameuble.
indispensables dans lout nouvel aratoires, etc., etc. : frais
tel pays que Ce puisse
établissement, dans
étre, et qu'il leur
ailleurs, en sus des premiers:
fallait faire
Il n'auront donc besoin
pour la première annéc
(1) M. Mulouet dit: ( Que les
l'achat des negres, pourraient fonds, qui sont employés à
plus louablé et plus productive étre Faliment d'ane industrie
>. Vol. V,p 161! --- Page 103 ---
(91)
que de sommes très-médiocres; et aussitôt
premiere-instblltion et leurs
que leur
premières
seront faites, ils. n'auront plus
les plantations
rantes et journalières à
- que dépenses coufaire, dontles
ront sans doute le salaire de leurs
principales sevriers. Celles-ci
cultivateurs et ourentreront probablement avec usure
deslapremière de
époque; vu que ce pays neuf offre tant
ressources variées de toutes espèces, que dès le
commencement on peut déjà en tirer un très-bon bénéfice, et s'acquitter d'une partie des avances
en attendant le produit des grandes
faites,
néfice se trouvant
cultures : ce béconstamment dans une proportion
graduellement croissante, avec les
liers.
débotrsésjournaIlne faudra conséquemment
de
compagnies
plus
ces grandes
exclusives, ruineuses, pour en former la
première base; et chaque Colon, suivant le crédit
que lui donnera son
industrie, sa loyanté, son intelligence et sa capacité, trouvera aisément des
tes disposés à lui faire.autant
capitalisdra, lesquelles
davances, qu'il lui faule
seront acquittées à fur et mesure
produit de ses
lui
que
que le font nos fermiers. exploitations
sera rentré, ainsi
Les conditions de ces emprunts
tes, telles que je les ai
pourraient être faiindiquées dans mon
Mémoirc, ou telles que chacun des
premier
trouverait les plus
contractans les
le Gouvernement: avantageuses. Les légers frais que
y mettra, , pour Passainissement de
Fair; et pour les autres trayaux. publics,
nécessaires --- Page 104 ---
(92)-
dans tont pays qui doit étre
tirer quelques
habité; et dont il veue
rentreront
avantages; ces' légers
au centuple dans la
frais, dis-je, lui
vie, que cette colonisation suite, par la nonvelle
merce français,
imprimera à tout le comnales, la circulation Faccroisement des richesses nalionos productions beaucomp plus étendue de toutes
françaises 2 soit
manufancturiéres; et les droits de tous territoriales; 7 soit
cette grande circulation férait
les genres, que
public, dans tous les: siècles entrer dans le trésor
Ainsi cette
futurs.
grande difficulté,
jours sous une
quise présentait touque toutes
ormeglennteque,
les autres; et rien disparaît de méme
prompte réussite de. cet
ne s'oppose plus à la
époque mémorable dans établisement, qui fera: une
autant la gloire de
notre histoire, et éternisera
notre auguste Monarque,
donenunepepetsiee
qu'il
nationale.
ésansbornes,a à notre prospérité
CHAPITRE VIL
Des engrais euentrellement
nécessaires.
Lp terrain de la
bon, que M. Malouet Guyane étant si excessivement
droits, dansles
a trouvé en beaucoup d'enreau de huità quartiers de promiérequalité, un terconfirme
quatorze pieds de
par nombre. de
profondear, (ceg gu'il
épuisé de sitôt, et de
passages), il ne sera pas.
longs-temps il n'aura pas besoin
érité
CHAPITRE VIL
Des engrais euentrellement
nécessaires.
Lp terrain de la
bon, que M. Malouet Guyane étant si excessivement
droits, dansles
a trouvé en beaucoup d'enreau de huità quartiers de promiérequalité, un terconfirme
quatorze pieds de
par nombre. de
profondear, (ceg gu'il
épuisé de sitôt, et de
passages), il ne sera pas.
longs-temps il n'aura pas besoin --- Page 105 ---
(95) )
d'être restauré par des engrais s:conséqemment
prévoyance est encore bien prématurée à
cetle
ces contrées fertiles; mais
l'égard de
tiers ils ne
comme dans d'autres
présente peutétre pas partouti une quarpériorité, il sera utile d'y
égale suques lustres; et il ne
suppléer au bout de quelparaitra donc pas
porter quelque attention, et d'examiner déplacé d'y
frirait, en cas de besoin, des
si ce pays ofcet effet, et
ressourcess suffisantes pour
Mais
proportionnées à l'étendue du territoire.
pour obtenir ces. engrais, il
les plus grandes facilités; et des
présente encore
tribueront non-seulement
dispositions quiconà la
une autre branche de
fertilité, mais aussi à
est celle des
commerce trés-luerative; qui
ménageries, ct de la
animanx de toutes espèces
multiplication des
Car la moitié à
(1).
peu près de la côte de la
française, offre des savanes. ou
Guyane
qui donnent la plus
prairies naturellesy
ture des
grande latitude pour, la nourribestiaux, leur entretien,
la fourniturede mille
leur commerce et
nufactures et nos dilférentesbranches matidresprenières, que nos maobligées de retirer du règne animal. d'industries sont
Ces bestiaux serviront de plus à la
des habitams, ainsi
des
consommation
que
ce pays chand, ont besoin cultivateurs, qui, dans
d'alimens substantiels,
(1) La grande quantité de rivières,
ainsi que le voisinage de la
qui fertilisent ce pays,
favoriseront de plus, le mer, sur une côte de 140 lieues,
commerce du poissor salé,
idresprenières, que nos maobligées de retirer du règne animal. d'industries sont
Ces bestiaux serviront de plus à la
des habitams, ainsi
des
consommation
que
ce pays chand, ont besoin cultivateurs, qui, dans
d'alimens substantiels,
(1) La grande quantité de rivières,
ainsi que le voisinage de la
qui fertilisent ce pays,
favoriseront de plus, le mer, sur une côte de 140 lieues,
commerce du poissor salé, --- Page 106 ---
(94)
pour réparer leurs forces perdies
réparalion, > pour laquelle des
par le travail :
pas. Ces alimens; pour lesqucls végétaux ne suflisent
pays offre la plus grande
cette disposition du
leisontien de la
facilité, assurent à
ie succès.
colonic, et la possibilité d'en jamais
fy Sovl
:
accroitre
Les prairies mentionnées
d'autres ressources, pour la culture ofliiront de plus encore
tres alimens végétaux;
des grains et d'aucharrue sera particulierement pour laquelle l'usage de la
précieux.
Ietesiselagepropiasier
dans son'
pourra
M
habitationquantité
entretenir encore
quiy trouveront une
d'animanx domestiquesy
lengrais, (joint à celui.q sennitureabondante, qn'il
et dont
maux de chacun de' ses; pourrait retirer des anirait une quantité suffisante subordonngs ), lui fournipuisement, ses
pour restaurer, en cas d'é
ment dans un état terres, et les entretenir constamOr, comme l'autre productif et parfait.
terres
moitié de la côte renferme
précieuses et si
ces
nous
éminemment
venons de parler, ct
fécondes, dont
par la nature
les
qui semblent réservées
pour grandes
pellent mémeingrands criss
culturess qui les apnelle du Roi
terres, que lal
daignera sans doute
bontépitere
ment aux infortunés Colons de concéder exclusivesont les plus versés dans ce Saat-Domingue, qui
sont les plus proprès à les genre de culture; qui
la métropole, et qui ont exploiter pour le bien de
d'ailleurs mérité cette pré-
dont
par la nature
les
qui semblent réservées
pour grandes
pellent mémeingrands criss
culturess qui les apnelle du Roi
terres, que lal
daignera sans doute
bontépitere
ment aux infortunés Colons de concéder exclusivesont les plus versés dans ce Saat-Domingue, qui
sont les plus proprès à les genre de culture; qui
la métropole, et qui ont exploiter pour le bien de
d'ailleurs mérité cette pré- --- Page 107 ---
(95) )
férence à tant d'autres titres, ainsi
et ineffables malheurs;
que par. leurs longs
la côte, dis-je, renferme comme cette autre moitié de
rivera
ces, terres
que, grace à cette disposition précienses,ilar- des
deux cultures, celle des animaux
terrains, les
et celle des
taux, se préteront un appui mutuel, et
végéetperpétueront par là pour toujours, la doubleront
la colonie,
prospéritéde
Mais outre Ces engrais tirés des
exposé autrefois à des explosions animaux, ce pays,
peut que renfermer aussi nombre volcaniques (1), ne
tiennent des sels minéraux;
de terres, qui concide. sulfurique,
tols; que du nitre, de la-i
renfermé dans: le. plâtre
tres-bon engrais), etc., etc.,
(qui est un
nuant dans la terre
lesquels sels, ens'insiseulement
productive, lui
nonune vivacité d'action, mais impriment
la nourriture'des
servent aussi à
destinés à faire dillérentes plantes, dont ces sels. sont
une partie intégrante.
Ces terres ou substances
raux,
imprégnées de sels miné
qu'on ne pourra que trouver avec.
du
temps, les secour's de profonds
le-laps
essais d'agriculteurs
chimistes, et par les
seront
instruits, dont les connaissances
secondées par les trésors
més dans les différens
scientifiques, renferculture
ouvrages des sociétés dagricuropéennes; ces substances,
grais, que donnera le regneminéral, dis-je, ou en-.
dans la suite des principes féconds pourront fournir
qu'on ne pourra que trouver avec.
du
temps, les secour's de profonds
le-laps
essais d'agriculteurs
chimistes, et par les
seront
instruits, dont les connaissances
secondées par les trésors
més dans les différens
scientifiques, renferculture
ouvrages des sociétés dagricuropéennes; ces substances,
grais, que donnera le regneminéral, dis-je, ou en-.
dans la suite des principes féconds pourront fournir pour Fagriculture,
(1) Voyez Malouct, vol. III, p. 249. --- Page 108 ---
(96 )
et contribuer à la découverte ou à la
différentes raretés ou particularités, production de
sion restera peut-êlre
dont la posses--
Pays,indépendommente exelusivement réservée à ce
desautres
res, si voisines des régions
trésors, que ces terenrichi une trés-grande aurifères, qui autrefois ont
partie de
encore renfermer dans leurs entrailles. PEurope, pourront
La Guyane française présente donc
le plus brillant
non-seulement
cultures
aspect sous le rapport des grandes
même coloniales, pratiquées jusqu'ici; et elle offre
Pespoir. de plus riches récoltes
faites à Saint-Domingue,
qu'on n'en a
du sol, etl'extrème
(à cause de la qualité vierge
profondeur du
vre ses. terres précieuses;
terreau, qui couexisté à beaucoup
; profondeur, qui n'avait pas
sente
près dans cette ile) : mais elle
encore un aspect plus brillant
préde pouvoiry cultiver et naturaliser par la perspective
ductions variées des Indes
chez nous les protelles que la vanille, le
orientales, en épiceries s
le thé, etc.,
girofle, le poivre, la muscade,
la France annuellement etc.; productions, qui économiseront à
feront
plus de 40
peut-être encore entrer un
millions, > et y
par le commeree.
somme équivalente
Ainsi, elle présente tontes les
à inspirer à la mére-patrie les dispositions propres
ces, non-senlément
plus flatteuses espéranles plus abondantes pour les productions territoriales
et les plus lucratives; mais
pour toutes les autres branches du
aussi
çais, lesquelles y
commerce franprendraient un nouvel essor, et y
à
feront
plus de 40
peut-être encore entrer un
millions, > et y
par le commeree.
somme équivalente
Ainsi, elle présente tontes les
à inspirer à la mére-patrie les dispositions propres
ces, non-senlément
plus flatteuses espéranles plus abondantes pour les productions territoriales
et les plus lucratives; mais
pour toutes les autres branches du
aussi
çais, lesquelles y
commerce franprendraient un nouvel essor, et y --- Page 109 ---
(97 )
irouveraient. en même temps des débouchés,
entretenant par des échanges un mouvement qui, en
avecla métropole, ranimeraient son négoce, perpétucl etle retireraient; peu à peu de cet état d'apathie et de
dans lequel il a été plongé depuis la perte de langueur, l'ile
Saint-Domingue:
de.
La Guyane ouvrirait enfin à notre
nouvelle mine de richesses commerciales mére-patrie une
genres; laquelle, exploitée
dagst toys les.
nesse,
conyenablement parla fiPintelligence .
etle génie des Français,
dans un nombre proportionné
éleverait,
ment à un tel degré de
d'aunées, cet établisserait un rangd distingué prospérité, qu'on lui assigneflorissantes
parmi les plus célebres, les
et les plus riches colonies du globe plis
(1).
CHAPITRE VIIL
RECAPITULATION
Des moyens successifs, que Pon pourrait
pour coloniser la Guyane
emplayer
plus court delai.
française, dans le
La première opération ne pourrait sans donte
étre, sous tous les: rapports, que
toutes les terres incultes,
Texploration de
qui se trouvent dans les
(1) M. Malouet prédit : Que la Guyane deviendra; dans
temps, la plus riche. et la plus
son
vers. Voyez l'ouvrage cité, vol. importante colonie de Puni1,p.75.
--- Page 110 ---
(58)
gnartiers, assignés par S. M:
Colons.
pour étre concédés aix
Cette opération- ne pourrait
inpanisnr-piogaphe et cenx-ci s'exécuter que par des
treprendre comvesablemest,
ne Bourraient Fenqui s'y présentent,)
(vu les difficuliés variées
Cette caravane qu'en caravane. setineltn n
a éte dieplus pourrait être composce, ainsi
haut, de six ingénietrs,
qu'il
Cayelne;a accompagnés d'une
habitans à
arméss de sapeurs-outriers; compagnied de chasseurs
même ville; etc., etc.
pris de la garnison dela
MM. les ingénieurs (Voyez P. II, chap: TR 57.)
plans én gros et en leveraient provisoirement les
cultes de ces:
croquis, de" toutes les
Ils
quartiers. CA a enf Jin ids terres inconséil apporteraient ces plans à
d'ingénieurs, présidé par Cayenne; le
et la un
province, et dirige par les
souverneur de la
les plus
agricoles les plus
nieactnells, expérimentés et les plus judicienr de instruits, la
tiel de laisser délibérerait sur lesbois, qu'il serait colosubsister
essenet sur' ceux quiseraient pour Pasage des
la
destruction
superflas ou nuisibles, habitations; et
(avec les
dont
rait contribner à Toaminisemetit préautions indiquées) pourCesibois étant definilivenient deistnogiee
tne seconde expédition destinée déterminds, on ferait
autour.ct - dans toute la
à mettre le' fen tout
condamnes, a lafoiss circonférence de-ces bois
dessus, (et cela aprés avoiri par iles moyens indiqués ciséparation
fait faire les tranchées
pediminsires.) 1i.
de
(avec les
dont
rait contribner à Toaminisemetit préautions indiquées) pourCesibois étant definilivenient deistnogiee
tne seconde expédition destinée déterminds, on ferait
autour.ct - dans toute la
à mettre le' fen tout
condamnes, a lafoiss circonférence de-ces bois
dessus, (et cela aprés avoiri par iles moyens indiqués ciséparation
fait faire les tranchées
pediminsires.) 1i.
de --- Page 111 ---
(199)
terminée, on retournerait à
Cette opération
Pextinetion totale de tous
Cayenne, pour y attendre
ces incendies.
les
et les plaines
Au bout de ce temps 2 montagnes d'immenses
étant dégarnies de tous les bois inutiles,
terrains couverts jusques là d'épaisses forêts, seraient
circulerait librement
misà. découvert; un air purifié
et les ingénieurs pourraient alors sans aucun
partouty
à lever des plans
danger. pour leur santé, s'occuper
incultes
exacts, précis et détaillés de tous les terrains
qui se trouveraient dans les
et sans, propriétaires, les coicessions.
A
quartiers destinés pour
des notices sur
Ils yjoindrient en même-temps
le Gouverl'état physique de ces terress afin que:
à
dans son cabinet jnger des. mesures
nement puissé
opérations
prendre à cet égard, et diriger toutes,les
connaissance de cause.
avec une parfaite
les diIls dessineraient également sur ces' plans,
croiraient nécessaires à donner aux
rections qu'ils
destinés à rassembler
grands fosses ou canaux 5
directement
et à éconduire dans les! rivières, ou
dans la mer, toutes les eaux des terres marécageucanaux, danslesquels chaque propriétaire pourses; achever de dériver ensnite, par. de petits canaux
rait
les eaux, dont il aimerait à être débarrassé.
latéraux,
même
la direction des
Ils y. traceraient en
temps
des ponts
principales routes, ainsi que Femplacetaent
qu'ils croiraient. nécessaires d'établir provisoirement; et
la communication des différentes habitations,
pour
la facilité du commerce.
*
--- Page 112 ---
Ces
( 100)
plans, mis au net, seraient
vernement dans la
envoyés au Gonune répartilion des métropoles terres
pour quily pàt yfaire
terrain, que: chaque ancien xacantes, proportionnéeams
avait possédé dans cette ile Colon de
:
Saint-Donintgue
munificence royale, daignera terrain, queS. M.i parsa
augmenter, en considération peut-étre même encore
jouissance du. produit de leurs nonseuleomentdel la nonmaisaussi del leurs incroyables anciennes proprictés;
pendantle laps dune génération soulliances, éprouvées
Aussitôt que ces différentes entière.
desroutes et desponts seraient directions des cananx,
vernement, les ingénicurs et les approuvées sparle Gou-:
et chaussées de Cayenne, les inspecteurs des ponts
hommes, que le
feraient exéenter, par. les
employer,
Gomrernencatjeenats à propos d'y
Ils y mettraient à profit,
la
canaux, les prooédéssque les pour confection des.
y ont employés, et dont on Hollandais nos voisins
daris les Mémoires de M. trouve quelques détails.
On pourrait
Malouct.
ser aux eaux le commencer temps
par les fossés; afin de lais-.
tendant la confection des nécessaire de s'écouler, en.at-:.
Pendant tout
autres travaux.
de ces plans à Paris, le-itemps leur. qui s'écoulerait par Tenvoi
tion par: le
examen et. leur approba-i
la
Gonyernenents leur renvoià
répartition des terres dans les
Cayennes
ment des canaux, etl'éitablisement bureaux; le creuse-,
l'action simultanée de
des ponts ebrontess,
acheverait de
Fair, des vents et du soleil,
pomper tout le. restant de Thumidité,
res travaux.
de ces plans à Paris, le-itemps leur. qui s'écoulerait par Tenvoi
tion par: le
examen et. leur approba-i
la
Gonyernenents leur renvoià
répartition des terres dans les
Cayennes
ment des canaux, etl'éitablisement bureaux; le creuse-,
l'action simultanée de
des ponts ebrontess,
acheverait de
Fair, des vents et du soleil,
pomper tout le. restant de Thumidité, --- Page 113 ---
101 )
qui pourrait se. tronver encore dans la
la terre; toutle
profondeur de
sera devenu
méphitisme en aura disparu, Tan
plus à risquer parfaitement pur et salubre; et on n'aura
-humidité tant ancune maladie, occasionée par cette
redontée.
1 On inviterait en même lemps les'
lile de Cayenne et tous les Colons pépiniéristes de
établis, à
qui y sort
ensemencer et A 3e élever en
déjà
quantité, des plants de tons les végétaux, trés-grindo
poserait dy cultiver; entre autres de la qu'ons sepredu café, du girofle, du
caiea sucre,
thé, etc., etc., afin de poivre," de la muscade, ch
suffisante
pouvoir en fourniren
aux. nouveaux Colons, aussitôt quantits
arrivée.
après leur
- 51
nement, Taragpelisingfénitenrs anront fait part au Gouvér.
que toutes ces
été
opérations nécessaires auront
terminées; et anssitôt que la
rains aura été faite dans les distribution 'dés terfera dans les
bureaux à Paris, on
du
journanx un appel tous tes ouvriers
continent, garçons jardiniers,
pentiers et artisans de tous les cultivateurs, chars'y établir; afin: qu'ils se fassent élats, qui-voudront
Aussitôt que leurnombre enregistrer.
le
sera censé suffisant
commencement, le Gouvernement les fera pour
guer en même temps que MM. les: Colons. embarseraient pourvns de charrues et detousles Ceux-ci
aratoires
instrumens
convenable indispensables; de même gue du mebilier
ment
pour, letrsmenages; et
nécessaire, au moins
d-lopprovisione
Dans la traversée
pour une année.
ces nouveaux habitans auraient
que leurnombre enregistrer.
le
sera censé suffisant
commencement, le Gouvernement les fera pour
guer en même temps que MM. les: Colons. embarseraient pourvns de charrues et detousles Ceux-ci
aratoires
instrumens
convenable indispensables; de même gue du mebilier
ment
pour, letrsmenages; et
nécessaire, au moins
d-lopprovisione
Dans la traversée
pour une année.
ces nouveaux habitans auraient --- Page 114 ---
le
102 )
temps et loccasion de
et choisir ceux d'entre pouvoir commaitre, cxaminer
viendraient le mieux, ces cultivateurs, quileur condes talens; afin de les sous le rapport du caractère et
de convenir
attacher à leur
en même
habitation, et
tions, souslequellesile temps avec eux, des condiservice.
voudraientlesp prendroia leur
Alors les Colons ou leur
possession de leurs terrains ayant-cause, en prenant
nieurs leur deésigneraient respectifs, (que les ingeveraient déjà toutes les d'aprés leurs titres), trouet se verraient aussitôt difficultés physiques levées,
fisant d'ouvriers,
environnés d'un nombre suf.
de temps les récoltes propres à leur procurer en
lement
les' plus
trés-peu
pour leur subsistance abondantes, non-seules plus lncratives,
personnelle, mais aussi
Le défrichement pour leur commerce à venir.
facilité, par le
serait fait. avec la plus
Ces Colons moyeni de ces bras, et par la charrne. grande
déjà
pourraient donc jouir
préparé et desscché, et de
alorsd'an terrain
dans un air salubre; et
communications aisées
leurs fortunes
regagneraient en peu de
convéniens, degéne, perdues, 7 avec infiniment moins temps d'inpufaire à
etde dangers, qu'ils ne Fanraient
aurait enfin SautDoningne: la brillante etle commercedela France
refler'snr lui, lesriches perspective, de voir bientôt
fertile
productions, dont celte terre
récompenserait leurs travaux et leur indastrie.
FIN.
A Versailles, ce 4 Août 1821. --- Page 115 ---
(105 )
APPENDICE
OBSERVATIONS SUR LA TRAITE DES NÈGRES,
(EN CAS DE NÈCESSITÉ * ).
Silon veut abolir la traite des esclaves par un sentiil faudrait, à ce qu'ilme
ment bien nobled'lnumanité, aller à la source de Tesclasemble, commencer par premiérementles pelits sou:
vageyctp ponwoirempecher rendre tels. Car aussilongverains de FAiriquedolesr
la traite
qu'ils continueront cet nsage barbare,
temps
loin d'être unmal, pourra être envisagée:
des nègres,
douceur ct un bienfait
ces inplutôt comme une
traitemens pour horErtuni@sijareavdkeles soustraitanx
ribles, auxquels ils ysont exposés, etqu'ellelcs arrache
deleurs véritables tyrans; et parce que, par
au glaive
loini d'améliorer leur sort, on lc rend
son abolition,
malheureux, qu'il ne Pa
anl contraire infiniment plus
été parmiles Colons.
Aul lieu d'un acte d'humanité, on exerce donc :
pla-
- la cruauté la
barbare, en les abantôt envers eux 31
14 plus
(*) Voyes ce qui a été dità cesujet pages8, 9, et suivantcs.
lcs arrache
deleurs véritables tyrans; et parce que, par
au glaive
loini d'améliorer leur sort, on lc rend
son abolition,
malheureux, qu'il ne Pa
anl contraire infiniment plus
été parmiles Colons.
Aul lieu d'un acte d'humanité, on exerce donc :
pla-
- la cruauté la
barbare, en les abantôt envers eux 31
14 plus
(*) Voyes ce qui a été dità cesujet pages8, 9, et suivantcs. --- Page 116 ---
donnant
i04 )
aux tourmens]
ver, leurs ennemis les horribles, que Jeucfont éprouautorisés à en disposer plus acharnés (4) qui se croient
prices, comme d'êtres inanimés abisolment suiyant leurs caleur propriété. Car ils
etinscosibles, quisont
plus infernale férocitéet exercentsur eux desactes de la
atroce,
d'une
qu'ils leur avaient fait vengeance d'autant plus
plus de résistance à la
franessimeghnaut,gmek leur sont
les excès les plus
permis contre tous
abominables
dus les maitres par la force, ceux, dontilsse sont rende même dans
et qui iles auraient
un cas semblable.
traités
Ainsi Fabolition de la traite,
captifs de rester esclaves toute n'ompéclant pas ces
infiniment plus
leur vie, et esclaves
malheureux,
pays ils sont condamnés à des (parco, que dans leur
pénibles), elle ne remédie trayanx beacoup plus
faire
pas au mal,
disparaire, et lon doit
que Fon vent
gré à ceux 1 qui ont eu la conséqsentient savoir
leur cxistencé
première idée damdliorer
déplorabley enlesi
ployant à des cultures aussi
utilisants et les enpole.
3.
avantagenses à la
métro-
(1) L'auteur de Touvrage intitulé
ditep. 55 et 56 : ( Que leur
: Le Cri des
ils'en faut de beaucomp, sort est doux en
Africoina;
cela peut avoir lieu
que ce soit
Afriquesn mais
gré, pour le service chez ceux, qui Binéralenent.avérd. ont.été achetés de Car
sont devenus esclaves domestique; mais non pas chez
gré à
combats. Et
par les. lois de la
ceux, qui
cruelle:
pent-il étre doux
guerre, et dans les
et féroce2.
chez une nation
-
barhare,
de beaucomp, sort est doux en
Africoina;
cela peut avoir lieu
que ce soit
Afriquesn mais
gré, pour le service chez ceux, qui Binéralenent.avérd. ont.été achetés de Car
sont devenus esclaves domestique; mais non pas chez
gré à
combats. Et
par les. lois de la
ceux, qui
cruelle:
pent-il étre doux
guerre, et dans les
et féroce2.
chez une nation
-
barhare, --- Page 117 ---
(105)
L'abolition de la traite estun'a acte, quiproduit deux
bien
: dont Pun est le non-soulagement
maux
graves lautre est celui d'être un obstacle au
de leur sort; et
quéles miations, qui
succès de toute nouvelle colonies
vondraient former aPavenir
ont adopté ce systèmes
dans telle ile sauvage que ce soit; (ou on ne pourrait
la charrue), et dans laquelle elles' votpas employer
draient introduire la civilisation (1).
ces esclaves devienent par leur nomAussitôt que
la nourribre,à charge à leurs maitres Africams, pour
ces barbares les font périr,
ture et leur entretien,
allreux), n'ayant
(quelquelbis dans des tonrmens
d'en tirer
Foccasion de les atiliser; et T'espoir
pas
lal vente; est le seul motif, quiles
quelque profit par
en empêche (2).
() Dans des habitations hien ordonnées à Saint-Domingue,
faisaient ensemble tousles soirs leur prière; etaux
les nègres
d'entreeux, leur
dimanches, le plus, ancien ctle plus réspecté
devoirsou sermon sur Jeurs
faisait une espèce d'exhortation, de cette culture de T'âme, parmi
Est-ce qu'ils auraient joui
ces
les barbares de TAfrique, et ne devrait-on pas porter
exemples dans. d'autres iles encore sauvages ?
échappés de la colonie de Surinam,
Lesi nègres-marrons,
des sentimens relisur les. terres: françaises, ont témoigné
déligieux; car ils ont parlé de la crainte de DiEU, lorsqu'ils
béraient entre eux, s'ils devaient tuer ou non, 7 deux nègres,
vers eux. Voyez Malouet, ouCamoupi et Atis), envoyés
:
vrage cité, vol. I, p. 236.
même adouci chez leurs
(2) Le sort de ces nègres est
Lesi nègres-marrons,
des sentimens relisur les. terres: françaises, ont témoigné
déligieux; car ils ont parlé de la crainte de DiEU, lorsqu'ils
béraient entre eux, s'ils devaient tuer ou non, 7 deux nègres,
vers eux. Voyez Malouet, ouCamoupi et Atis), envoyés
:
vrage cité, vol. I, p. 236.
même adouci chez leurs
(2) Le sort de ces nègres est --- Page 118 ---
La traite était donc 106 )
nité, non-sculement un grand bienfait pour lhamaun trésgranlnombred parce qu'elle conservait la vic à
devenus les victimes dindividus, de leurs quisans clles seraient
parce qu'au lieu de les laisser vaingueurss mais aussi
ment,elle rendait leur existence périr ainsi misérablslaquelle elle aurait été perdue. utile à la société, pour
Quine voit donc pas avec. la
que c'estaméliorer leur
plus grande évidence,
Tachat, à cejoug affreux sort, que deles arracher
ils géiraient tonte
et insupportable, sous par
mains de propriétaires leur vie; pour les placer entre lequel les
sont
honnétes,
pas, comme les premiers, bienveillans, quine
contribuent à leur civiliation, leurs ennemis; gui
neur,
quis
et qui - pénétrés pour la plupart de sentimens isontrempliadiliondailleurs, pour leurs
religieux,
obligés de les traiter avec la propres intérêls, sont
Lion peut de plus y
plus grande bumanité?
décisif: quiest
ajouter encore un
cesserait avec les que, quand méme la traite des argument
jours aiz méme Enropéens, elle continnerait nègres
barbaresques, degré, avec les Maures, les
touquieettoutesles T'ompire de Maroc, la
régences
autres nations du
Perse, laTurancienacté, 9, ont Thabitude etle globe, qui, deloute
noirs; (1) nations, qui
besoin du service des
par une moindre
conchrrence,
à maitres Africains, , par, cct
dégrader sa marehandise, espoir; Parce, qa'on n'aime pas
(t) Voyez Mfalouct,
ouvrage cité, vol. Vi p. 139 et: 1o.
, la
régences
autres nations du
Perse, laTurancienacté, 9, ont Thabitude etle globe, qui, deloute
noirs; (1) nations, qui
besoin du service des
par une moindre
conchrrence,
à maitres Africains, , par, cct
dégrader sa marehandise, espoir; Parce, qa'on n'aime pas
(t) Voyez Mfalouct,
ouvrage cité, vol. Vi p. 139 et: 1o. --- Page 119 ---
ARTICLE PARTICULIER,
RETIRÉ DU TEXTE, A LA FIN DE LA PAGE 107,
(107 )
qu'au Gouvernement français seul.
meilleurmarché, et conséquem
Parce qu'il n'a rapport
lesachetersientalorsàr quantité. De manière, qu'au lieu
ment en plus grande
ils sed'être vendas à des Européens, parmilesquels d'ordre,
des principes
le
plilosophique
et
raient civilisés apprendraient
MAIS sila liberté, (d'après principe)
créature
seraient livrés à des peudoit être le
de toute
et
de conduite de relision,ils
servitude serait
dont on se sert)
partage d'être
MAIS
chezlesquels leur
ne suffise pas
libre,
ples à demibarbares,
surles) bords
humaine; (Quoiguil
les Gouvervexatoire et cruelle, et quils passeraient
MontQU'IL FAUT ENCORE ÈTRE HEUREUX;)
dans tous les
entre le
insistent le plus sur F'abolition
de PEuxin et
pays.situés
nemens généreux, qui
contre la servitude,
Atlas et le Cancase.
la
de la traite, qui tonnent le plus
resterait toujours la même, avec
tous ceux qui ont des
Ainsi la traite
et qui traitent aveci indignation
estimadifférence, que leur sort n'en serait que plus aggravé
esclaves à leur service; ces Gouvernemens
devraient au moins en montrer le premier
et déplorable.
sérait
bles, dis-je,
cette
Ce n'est donc pas la traite des nègres qu'il
exemple ; mais pourquoi ne donnent-ils pas
mais de bonnes lois répressives
chez eux en esclavage?
nécessaire d'abolir,
liberté à ceux, quilsretiennent
des Pensylvacontre tous les abus, (4) et des ordonnanccs sagement
Pourquoi ne suivent-ils pas l'exemple
ne
leur
tout ce quiles concerne, (telles
nègres? Et pourquoi
faites sur régimeett
Louis XIV sous le
niens, qui ont affranchileurs Gouvernemens achètent
entre autresquecelles données par
dis-je;
veulent-ils pas, que d'autres
les leurs?
titre de Code noir); de bonnes lois répressives;
des esclaves, tandis qu'ils conservent
seules, étant strictement observées, conNe serait-ce pas, parce que, se voyant suffisampourraient
et en nègres, ils savent,
cilier tous les intérêts (2).
et on
ment pourvus en colonics
leur nomle chapitre des cultivateurs),
la
de ceux-ci,
Ona vu (dans
que moyennant progéniture . tarira janais dans
bre se propagera toujours, et ne
auteur dit à un autre endroit : ( Le maitre
et quils reulent en attendant
(:) Le même
de magistrat suleurs établissemens ;
d'autres COn'est à l'égard de ses nègres, qu'une espèce
>
d'une manière indirecte, que
et
aux lois de l'usage de son autorité,
empécher
former dans la suite, réussir,
bordonné et responsable
: (e Qu'ayant été a
lonies ne puissent se
finir par
(2). M. Malouet dit, vol. V, p. 154
avec les leurs, et
dans un accès de colère, 2
s'élever en concurrence
Paramaribo, un boulanger, ayant
dont celui-ci ne
avec elles?
donné un coup de couteau à son esclave,
rivaliser
quc celtc
instruisit le
du maitre, qui fut emprien cffetbien remarquable,
on
procès
Etn'est-ilpas
mourut pas,
et l'esclave affranchi >).
sonné, condamné au bannissement;
154
avec les leurs, et
dans un accès de colère, 2
s'élever en concurrence
Paramaribo, un boulanger, ayant
dont celui-ci ne
avec elles?
donné un coup de couteau à son esclave,
rivaliser
quc celtc
instruisit le
du maitre, qui fut emprien cffetbien remarquable,
on
procès
Etn'est-ilpas
mourut pas,
et l'esclave affranchi >).
sonné, condamné au bannissement; --- Page 120 ---
investigation sévère de la traite
surtoutavec des formes aussi se soit renouvelée;
tives, et aussi inquisitoriales absolues, aussii impérasance de lidée d'une
(1), depuis la connaisGuyane (2)? nouvelle colonisation à la
108 )
Et de quel droit
verra dans T'extrait
un
ne
suivant, que la
celui d'une autre nation? Gouvernement se méle-t-il de
Iraitait pas leurs subordonnés plupart des Colons
mais comme de
comme des
Jesoumets ces questions
portaient
simples ouvriers; et
esclaves,
sement de politiques plus importantes à Téclaircisen
que le nom : de
que ceux-cin'en
del hasarder ces faibles profonds : m'étant
général heatcoup plus plus, que leur sort était
l'ordrea actuel des
idées, 2 non pas pour permis
journaliers et de nos
heureux, que celui de nos
tellement le
choses, mais pour affaiblir criliquer
soldats de
paysanisotvriers, et
faux
accidensont
quelques
surtout des
négres,
1 préjugé, qu'on a contre la traite
soumis à un puissances européennes, lesquels
des
Car si ce sort avait régime beaticomp plos
été aussi
Figoureux. prétend, ils se seraient révoltés malheureux qu'on le
(:) Et les esclaves, qu'ils
vant, ayant eu
une long-temps
maritime, les
et qui-ne sont capturent dans leur
Ve
leur
toujours grande
auparaont pas achetés, les pas leurs propriétés, inquisition
seul nombre et leurs forces, sur un supériorité par
phntlesophique, parfaitement rendent-il.e libres d'après leur puisqe'ils ne
boute-fen aurait suffi
un
de
senlimnoiireset
actions? Leur rendent-ils la facalté leurs corps, et'de Prineipe
bustion., Ils ne se
pour les mettre en
seimblera, ractérise et de s'établir
d'aller oir leurs
seraient même
comla liberté? partout oà ils voudront, bon leur
jusqu'a présent, si des
pas encore révoltés
itiment, ils
qui passerait, Pourraient-il s'ils
sur ce qui cabitations et aux
personnes
au moins à leirs
le désiraient? Vembarquer ou les tela autre
intérêts
étrangeres aux haauteurs, adversaires de tribus, la ou à leurs
renvoientexcités dans des vues coloniaux ne les eussent
et dont ils vantent tant le traite, les familles, dont les
ce
d'intérêts
pas
S'il
était
plaignent d'être
miéreque seul fait
particnliers; de mavrai,
bonheur? séparés,
Et
prouve la
(on ne saurait de (comme quel on le dit), qu'ils les
quant aux
bonté de lenr
faire
droit), dans
il donc
correctioris, dont on
position.
vues coloniaux ne les eussent
et dont ils vantent tant le traite, les familles, dont les
ce
d'intérêts
pas
S'il
était
plaignent d'être
miéreque seul fait
particnliers; de mavrai,
bonheur? séparés,
Et
prouve la
(on ne saurait de (comme quel on le dit), qu'ils les
quant aux
bonté de lenr
faire
droit), dans
il donc
correctioris, dont on
position. travailler, et peupler ainsi leurs colonies, emmenent,
point de
sep plaint,
culhvateurs le
successive vement
les y
breux de
discipline dans un
nefautexemple, en Gonvernement français pourrait Lbgerie de
deux ou trois
atelier anssi nomraient
transportant les
suivre leur
cents
sous telles capturés, à la Guyane, nègres, pour les que ses bâtimens ausauvages? Puisquily a une hommes, ,non civilisés et . (2) Il paraîtrait oaadiner quil le jugerait à y faire travailer,
parmi des soldats,
discipline militaire sévére
leur donne, gui les presque, que c'est propos. pline, sans
qui sontan moins
de Torvrage porte à tous ces Tomabrage que cette idée
ter;
laquelle cet ordre ne civilisés; disciRELAS dont intitale: De Pétat mouvemens, actuel parun paspourquoi n'en
pourrait pas
son
Fanteur exprime
de la Traite des
faudraitil pas
subsisde Carennie, avant-propos : ( Aurait-on ainsisa dessein crainte, à la page. 8 de
aussi parmi des calpar des
Merretetet
esclaves tirds de diexploiter les marais
Ilest donc arrivé, quinelesontp point du tout? FAirique ? >
dés
que si, parmi le
sité propriélaires, il se
grand nombre
des caractéres), commetinit parfois (vu la diyerquelques excès
trés-raress, CCHK --- Page 121 ---
(a 109 )
gui avaient intérêt à labolition
lcauncomp trop exagéres;
de la traite, les'out
et Ont allecté-de
séndmhiédapris quelques individus,
juger la
exception, alin de pouvoir
qui en faisaient
choses.
détruire cet ordre de
Si lon voulait alléguer
excessif des esclaves dans contre lui
des lois
les bâtimens tontassement de
sages, sévérement
transport;
sément prévenir cetabus, exéentées, pourraient aide nègres, qu'il serait
en fixant le nombre précis
sur chaque bâtiment permis d'emmener des ports
sa grandear.
négrier, proportionnillenent à
Linvestigation sévéredela
cause de catentassement
traite est même la seule
lition et les mesures
excessif; car avant son aboon les transportait rigoureuses prises à cet
sur de grands
égard,
spacieux, où ils étaient
bâtimens
où on faisait même
placés
langes,
dela
commodément, et
et dissiper leurs craintes musique, pour les
misitions
: tandis que
ésayer,
des
maritimes, les négriers ( depuis Ces perregardés
contrechandiem), ne
comme
ner que sur de petits bâtimens pouvaient plus les emmed'une course rapide; afin de légers, mobiles, et
se sonstraire aux
ponvoir plus aisément
il fallaitles
poursnites : batimens, sur
Qu'on entasser, afin de les cacher.
lesquels
n'en accuse donc pas la
quement les mesurcs sévères
traite, mais unielle; et dès que cette
qu'on omploie contre
cesscyetq qu'onieût renda inguisition maritime aurait
pleine liberté à ces trans-
bâtimens pouvaient plus les emmed'une course rapide; afin de légers, mobiles, et
se sonstraire aux
ponvoir plus aisément
il fallaitles
poursnites : batimens, sur
Qu'on entasser, afin de les cacher.
lesquels
n'en accuse donc pas la
quement les mesurcs sévères
traite, mais unielle; et dès que cette
qu'on omploie contre
cesscyetq qu'onieût renda inguisition maritime aurait
pleine liberté à ces trans- --- Page 122 ---
4 a -
(mno)
verrait plus, comme à présent, ces
ports, on ne
et déchirans, qui changent ces
entassemens crucls
tombeaux flottans.
batimens, forcément, en
parmi eux
qui arrive quelquefois
ce
-
La mortalité
pour la plupart de que,
dansla traversée, provient un caractère aussi féroce
supposant aux Européens que Fhomme le fait orle leur,etj tjugeant (ainsi
coinu, et d'aprés
que
delinconmu d'aprèsle
(c'estdisiremen), journllements sous leurs yeux;(
ce qu'ils voient
ne les rendent esclaves
adire, que leurs compatriotes ils sont frappés de Pidée fanque pour les dévorer), Colons ne les achètent que pour les
tastique, que les
mettent même un si haut prix,
manger, et quils n'y
leur opinion), ils croient
que parce que ( d'après dans la chair des noirs, un
trouver, comme ' eux, De manière que, dans la tragoût exquis et délicat. comme la des troupenux, qu'on
versée, ils se regardent C'est CC qui est évident par Cri un
mène à la boucherie.
rapporté pag. 27,. du
de Mungo-Park, allons transcrire en enpassage
5 et que nous
une: caravane
'des Afrcoinss
scompagnant
tier : ( Mingolaik, eux, et trouva, qu'ils élaient
d'esclaves, causa avec
me
me reeeatsatteseet
d'un msbedeurien.les
momont, ils ne
dital; mais,d dans le premier Ils me demnandaient frégardaient qu'avee horreur. que les blancs, mesi compas'il était vrai,
Ils désiraient beauqueninents
les hommes.
les estriotes , mangeaient
ce que devenaient
coup, que je leur apprisse la mer. Je leur repondais,
claves aprés avoir passé
laient
d'esclaves, causa avec
me
me reeeatsatteseet
d'un msbedeurien.les
momont, ils ne
dital; mais,d dans le premier Ils me demnandaient frégardaient qu'avee horreur. que les blancs, mesi compas'il était vrai,
Ils désiraient beauqueninents
les hommes.
les estriotes , mangeaient
ce que devenaient
coup, que je leur apprisse la mer. Je leur repondais,
claves aprés avoir passé --- Page 123 ---
(iii) les emploiait à cultiver la terre. Mais ils refuqu'on
et Tun d'eux
la terre
saient de me croire,
: frappant
sérieux : avezde sa main, me ditavec'le plus grand on S
3 vous aussi 11 dans votre pays une. terre, comme celle
marchez actuellement ? -
sur laquelle vous idée fortement enracinée dans leur es-
) Cest une
a
les blancs n'achètent les esclaves que pour
prit, que
les vendre
le" même usales manger, ou pour
pour
:
Aussi n'envisagent-ils qu'avec terreur, leur
gc (1). -
la côte, etc. ) 09
voyage pour
nti des observaIl n'est donc pas étonnant, que
teurs aient été témoins de scènes aussi désolantes
avant et après leur embarquement; et te que beaucoup
d'entre 9 eux se soient jetés dans la mer, dans des
accès de désespoir, causé par la crainte d'être égorgés
ce
avait fanssement attribué à de
en arrivant; qu'on
mauvais traitemens.
et le chagrin secret
Cest donc cette peur panique,
: et
les ronge jour et nuit, qui
qui en estla suite, qui
fait
un si
nombré dans la traversée;
en
périr
grand
idées chimériet la difficulté de les désabuser de ces
1 consiste a0
en celle de.se faire comprendre d'eux
Smd des idiômes encore inconnus de ces différentes
afin de leur donner une idée juste de Tapeuplades; mélioralion de leur sort EL dans les colonies.
-1d nunt
e
() O Cette madit idée est, même si, fortement enracinée chez eux,
heaucoup de. negres,, après leur arrivée, refusent de
que prendre de la nourriture; :
de peur d'ètre mangés plus tôt.
de ces
1 consiste a0
en celle de.se faire comprendre d'eux
Smd des idiômes encore inconnus de ces différentes
afin de leur donner une idée juste de Tapeuplades; mélioralion de leur sort EL dans les colonies.
-1d nunt
e
() O Cette madit idée est, même si, fortement enracinée chez eux,
heaucoup de. negres,, après leur arrivée, refusent de
que prendre de la nourriture; :
de peur d'ètre mangés plus tôt. --- Page 124 ---
(na)
cette diffiaisé de surmonter
1l serait copendant des colonies en Afrique, un nègre
cultéien emmenant de chaque tribu; afin d'expliquer
dechaque nation ou
lei véritable état
peuplade dans son palois,
et de
à chaque dont ils jouiront chez les européens; chez
et le sort
qui les attendent
leur détailler tous les avantages, détaillés ciaprès).
des nations civilisées, (et quiseront manquer de leur
Celte explication ne pourrait librement; pas
et on n'aurait
inspirer le gout des'engager des précantions aussi
plos besoin alors de prendre à bord des batimens.
rigoureuses, pour les emmener quelques persoupes
Si de plus il était vrai, comme des marchands négriers
osentlavancer, que les agens
et arrachent
se
les
répandent RaransserAetARSEDS tous individusdont
malgré eux, de leur sol Lnatal, 3 les entrainer à Pesclails peuvent s'emparer, pour le comble de Fhorreur et
vages ce serait certsinement senlement la traite serait la
de Patrocité: et alors
en favorisant de pareilles
sovillure du genre humain,
rapines.
donc convainct, que ces enlèvemens
Si lon était
aisément en éluder
forcés anivaient, on pourrait
par une autorité
les elfets; en fesant questionner, 7 ou darrivée,chaconstituée, dansles ports de départ
négriers,
individu enmené par des marchands et en oblique être vendu, sur son état antérieur: d'exhiber une atpour geant en même temps les vendeurs, les usages de ce
faite d'aprés
testation quelconque; Tindividu qui en est T'objet;
pays; et confirmée par
forcés anivaient, on pourrait
par une autorité
les elfets; en fesant questionner, 7 ou darrivée,chaconstituée, dansles ports de départ
négriers,
individu enmené par des marchands et en oblique être vendu, sur son état antérieur: d'exhiber une atpour geant en même temps les vendeurs, les usages de ce
faite d'aprés
testation quelconque; Tindividu qui en est T'objet;
pays; et confirmée par --- Page 125 ---
(15 )
de'celii dont ils laud'exhiber, dis-je, une attestation
déclaré
raient acheté, sans laquelle Pindividu V serait
comme libre; renvoyé; et sa vente ne seet protégé
été esclave auparavant:
rait pas permise; n'ayant pas
certainement
En cas de frandes Pan démentirait
Fautre. lactan
Par suite de cette" obligation, on défendrait sévèl
ou'le débarquement de tout
rement l'embarquemient
dont le marchand n'aurait pas présenté un cernègre,
tificat d'acquisition, lequel lui servirait de passe-port.
Onyexcepteraitl le seul cas, ouils se seraient vendus
cux-mêmes volontairement, pressés par la misère ou
la cupidité; ainsi que nous en avons vu des cxemples
dans la dernière guerre, oi la vente libre des hommes
la conscription, était également légalisée; ainsi
pour
encore celle des femmes eri Anque Pétait naguères
gleterre.
Ainsilesadversaires dela traite ne trouveraient plus
leurphilosophie de cabiaucun prétexte pourjustifier
(1); et elle
net, fallacieuse et anti-philantropiquey
conséquemment servir non-seulement lhupourrait
desindividus
sont
en améliorant lesort
quién
manité,
favoriser aussi e
lesintérêts coloniaux, et
l'objet; mais
ceux du commerce et de Tagriculture; et être tolérée
(1) Lorsque les principes de la philosophie ne sont pas
fondés sur Yexpérience, ils sont idéaux, chimériques, et conséquemment faux; et entraînent dans beaucoup d'erreurs et
de fausses conséquences.
--- Page 126 ---
114 )
pour tous-les pays. éloignés,
avec. Tusage de la charrne, sauvages, incompatibles
et la civilisation; afin d'y qui réclament une culture,
lumières et la religion; et porter de
en même temps les
peuples du globe un
faire enfin de tous les
leurs diverses
enchaînement de frères, qui
lement
relations, se
par
tous les biens
commpniqueront mutuelréunion pourra contribuer physiques et moraux, dont la
à leur bonheur
commun.
. éloignés,
avec. Tusage de la charrne, sauvages, incompatibles
et la civilisation; afin d'y qui réclament une culture,
lumières et la religion; et porter de
en même temps les
peuples du globe un
faire enfin de tous les
leurs diverses
enchaînement de frères, qui
lement
relations, se
par
tous les biens
commpniqueront mutuelréunion pourra contribuer physiques et moraux, dont la
à leur bonheur
commun. --- Page 127 ---
(115 )
EXTRAIT
CITÉ DE M. MALOUET (1),
DE LOUVRAGE
EXPOSANT
ESCLAVES A SAINT-DOMINCUE.
LÉTAT DES CI-DEVANT
hypothèse, ne cherchons à
Nz raisonnons point par
éclairer,
Fexamen desfaits.
nous
que par
ne lui
.
sa
A quoi sert au pauvre liberté, lorsqu'elle est alors
pas les moyens de subsister? Quelle
procure
dontil est le plus vivement agité? N'estla sensation,
du besoin non satisfait? Croyezce pas la douleur
intérieure de
vous qu'ils'en console par la convietion
homme
liberté? en
trouvez-vous, que cet
sa
ressemble quoi
alors à un homme libre ?
nécessiteux
de tous les jougs,
Néprouve-t-il pas le plusimpériens à la volonté absocelui de la faim?Nestail pas soumis
Nessuie-t-il
lue de celui, dont il attend des secours?
le réproche et le mépris, qui
pas sans murmurer, de la misère? Son existence doulousont le partage
celle de P'esclave utile à SOIL
reuse eta avilie, plus que:
de cettc. énergie des
maître, le rend-elle susceptible
(1) Voyez vol. V, p. 34 et suivantes.
*
--- Page 128 ---
(16)
caractère, qui est propre à Thommel
linguericz-vous enfin sur le front de libre? et dismanque de rien, un signe
Fesclave qui ne
qui nous abordent? Ne. dinfériorité aux mendians
contre eux, que la liberté croyez soit pas, que j'en conchue
vage une bonne
un malhenr, et. Tesclade définition; il institution. II n'est pas
ici
s'agit de
question
élat, deux classes dhommes comparer dans lun etlantre
choses, à supportertontley destinés, par Pordre des
ainsi considérez-les
poids des travaux
dans les
dans leurs différens pénibles;
différentes
ateliers, et
. A partir, de
périodes de la vie.
petits paysans, Fenfance, dans le. le négre est, comme vos,
Fantorité paternelle; sein de sa famille, soumis à
nourri que. les
mais plus soigné et mieue
pauvres villageois.
borienx, il commence
Devenu fort et la
le plaisir de
malgré la servitude, à goûter
lamoor, et le maître
contrarier ses goûts. Ila bientôt n'aancun intérêt à
On lui donne une
ceux de la propriété :
chon, etc., et Fusufroit basse-cour, des poules, un co-
(ou case), et il
d'an jardin; d'une maisoix
coltes, que tout autre dispose aussi librement de ses rémoi, sur ma terre, de propriétaire. la chasse Iljouit, ainsi que
qu'il a pris du
etl de la péchea Lorslui
poisson et du gibier, aux heures
appartiennent, ii les vend à
qui
mêmen son maitre
qui bon lui semble,
cité de forceran esclave (1).11 n'en est pas, quiaitlatrodelui-dommer gratuitement,
(1) Mubouet, vol. Vy p.142.
que tout autre dispose aussi librement de ses rémoi, sur ma terre, de propriétaire. la chasse Iljouit, ainsi que
qu'il a pris du
etl de la péchea Lorslui
poisson et du gibier, aux heures
appartiennent, ii les vend à
qui
mêmen son maitre
qui bon lui semble,
cité de forceran esclave (1).11 n'en est pas, quiaitlatrodelui-dommer gratuitement,
(1) Mubouet, vol. Vy p.142. --- Page 129 ---
(117 )
à bon marché; ses ponles, ses léou de lui vendre
bientôt punie par le -
gumes. Cetle tyrannie serait
cela l'intérêt
découragement de tout Patelier; et sur
personnel se joint à Phumanité.
dans sa famille,
Cet esclave vit donchabituellments
dans son champ, et se voit perpétueldans sa maison,
desa classe, dont les plus
lement enviromnédhommes arrivent souvent à une
industrieux et les-plus sages
de
aisance. Ila potir consolation le spectacle
grande
dont quelques-uns se procurent par
ses. semblables,
des
del luxe: : ila pour perspecleur travail
jonissances
jouissances, s'il
tive-l la- liberté, et de plus grandes
enfin il
rend des services essentiels à son maitre; et
la wieillesse ses infirmités soignées, et ses
voit dans
la même carrière que lui, sans inenfans parcourant
quidtude du besoin.
les chants caTransportez-vons dans son atélier;
dencés de cette troupe de laboureurs, ne vous peindront point la misère et le désespoir. Voyez les aux
de fête; leurs danses, leurs calenda, et la parure
jours
rassureront votrepilié.
de ceux qui ont de lindustrie,
et
Entrez surtout dans une habitation bien ordonnée,
dont le maitre est un honnête homme;.vous verrez,
de leur maître et de sa famille, ses essi à Faspect
claves montrent de la tristesse, et T'effroi, qu'inspire
la vue d'un tyran.
Examinons maintenant VOS villages, vOs hamennx,
Quel est le
et les chaumières des pauvres paysans.
sont réduits à de petitesproprictés,
sort de céux, qui
industrie,
et
Entrez surtout dans une habitation bien ordonnée,
dont le maitre est un honnête homme;.vous verrez,
de leur maître et de sa famille, ses essi à Faspect
claves montrent de la tristesse, et T'effroi, qu'inspire
la vue d'un tyran.
Examinons maintenant VOS villages, vOs hamennx,
Quel est le
et les chaumières des pauvres paysans.
sont réduits à de petitesproprictés,
sort de céux, qui --- Page 130 ---
(118 )
lorsque la gelée on Ia grèle ont
lorsqu'un incendie a consumé ravagé leurs récoltes;
leurs
maisons; lorsqu'ane
granges, 2 lenrs
tiaux; lorsque leurs épidémic a fait périr leurs besmêmes sont tourmentés femimes, leurs enfans et euxlorsqu'accableés
par la fièvre et le
par les impôts,
besoin;
lecteur, ils vendent pièce à poursnivis par le colleurs
pièce leurs
animanx, et finissent
ustensiles,
village?
1 par abandonner leur
Lequel de ces deux spectacles
touchant? de quel côté,
vous paraît lc plus
malheur de
-
fait, et d'opinion? croyes-vons; P
que réside le
teurs à petite propriété.
Voila pour les cultivaMais ceux qui n'en ont
bras pour subsister, et
pas, qui n'ont que leurs
telligence pour s'en qui, nés sans talens, sans indernières classes de la procurer, sont relégués dans les
toute Famertume de société, avez-vous bien calculé
ils pas dans la dépendance leurpénible existence? ne sontleur subsistance et le travail? absolue des riches, pour
seul acte de servitnde,
Etle travail, qui est le
négros, est pour les
que nous exigeons de nos
source; quils invoguent. pauvres paysans, la seule resChacun d'eux est à
heures, -
votre disposition pendant
pour
sous, qui ne
douze.
subsistance frugale du
représentent que la
sur quoi il faut dédnire les mancenvre et de sa famille:
die, et les jours plus
jours d'inaction, de malalesse infirme,
langruissans encore d'une vieilque vous ne payezpas,
ros, est pour les
que nous exigeons de nos
source; quils invoguent. pauvres paysans, la seule resChacun d'eux est à
heures, -
votre disposition pendant
pour
sous, qui ne
douze.
subsistance frugale du
représentent que la
sur quoi il faut dédnire les mancenvre et de sa famille:
die, et les jours plus
jours d'inaction, de malalesse infirme,
langruissans encore d'une vieilque vous ne payezpas, --- Page 131 ---
A Vo
(119)
à cette condition celle du mancenvré
Comparez lc faisons travailler comme vous, pour.
africain : nous
abondante, car.
; mais elle est plus
sa subsistance;
soit bien nourri. Si sa récolte
nous avons intérêtquil
des vivres, pour lui en
lui manque,. nous achetons
les jours dc mafournir. Nous. ne lui imputons pas
ladie, nous en faisons les frais.
car il est
Nous- n'ahandonnons point sa wieillesse, confient
nous, que ses semblables se
intéressant pour
servent avec zèle (4).
à nos soins,afin qu'ils nous
lui en construiSi sa maison est incendiée 2 nous
de son
autre. Son pécule enfin etle produit
sons une
de tout tribut. Quel
industrie, sont à lui, et quittes
d'individus, et
est donc le malheur de cette espèce
de leurs maîtres ? ctc., etc.
oi est Vinjustice
tout Paccent de la
Ce tableau naif, tracé avec
et avoué par tous ceux, qui ont fréquentéles
vérité,
tous ces
dément complétement
colonies, frangaises,
la méchancetéet
bruits mensongers, et absurdes, que
sur
à répandre partout,
la mauvaise foi se sont plues
de leurs nègres :
le régime des Colons à légard
n'a] craint
Pauteurdu Cri des. Africains pas
bruits, que
de répéter (p- 54, 56)!11
à juger à mes
Ce tableau donne en même temps
indigne et
de quelle manière
Lecteurs impartiaux,
lintérêt des propriétaires était
(1) On voit par là, que à celui de leurs subordonnés.
toujours intimement lié --- Page 132 ---
120 )
noire, les anciens Colons de
calomniés depuis trente ans!. Saint-Doningue ont été
suffit d'être malleureus,
Ce qui prouve, qu'il
même sort !
pour éprouver toujours Ce
Je demande de plus, si ces esclaves
aussiheurenxe en Afrique? ets sinose
éussent été
classes
nos.journaliers, nos
inférieures,
peuvent se louer d'une Taysans-ouvriers, et nos soldats
on aflecte de
semblable existence?.. Mais
benucoupamclions sapitoyer sur le sort des Africains,
reste
dansnos
glacé sur celui de tant colonies(a), tandis qu'on
qui nous
d'infortunés
la misére! environnent, et dont on pourrait Enropéens,
adoucir
encore (Nous les croyons faire plaisir à nos
observations suivantes de M. Lecteurs, Pabbé en y ajoutant
Raynal.)
() Aucun de ces,
sa patrie, lorsqu'on le nègres lui n'a jamais voulu
a offert.
retourner dans
itoyer sur le sort des Africains,
reste
dansnos
glacé sur celui de tant colonies(a), tandis qu'on
qui nous
d'infortunés
la misére! environnent, et dont on pourrait Enropéens,
adoucir
encore (Nous les croyons faire plaisir à nos
observations suivantes de M. Lecteurs, Pabbé en y ajoutant
Raynal.)
() Aucun de ces,
sa patrie, lorsqu'on le nègres lui n'a jamais voulu
a offert.
retourner dans --- Page 133 ---
(1121 )
EXTRAIT
de M. Pabbél Raynal (4), relatif ai caractère
De Pouprage
et des Créoles
Colons de Saint-Domingue,
. des anciens
en génèral.
Créoles) ) s'est signalée à la guerre,
L'intrépidite.(des
éclatantes. Iln'y aurait point dé
par une continuité d'actions
meilleurs soldats.
aucune de ces lachetés, de
> L'histoire ne leur reproche
les annales de tous
ees trahisons, de ces bassesses, qui sonillent
citerait-on un crime honteux, qu'ait
les peuples. A peine
commis un Créole.
trouvent dans les iles
> Tous les étrangers, sans exception, Cette utile vertu se
et généreuse.
une hospitalité prévenante
au moins Thonneur,
pratique avec une ostentation 7 qui prouve
exclut
attache. Ce penchant naturel à la bienfaisance,
qu'on y
Payarice.
7 les
n'entrentjamais
> La dissimulation, 7 les ruses, soupçons
dans leur âme.
T'opinion qu'ils ont d'eux-
> Glorieux de leur franchise,
de leur commerce,
mêmes, et leur extrême vivacité écartent
du caractère,
étouffent la bonté
ces voiles et ces réserves, qui
sentiment.
éteignent T'esprit social, et la vie du
facilité
singulière, une prompte
) Enfin, une pénétration les rendre avec feu; la force de
à saisir toutes les idées, 7 et à
heureux
d'observer; un mélange
combiner , jointe au talent
caractère, qai rend
de toutes les qualités de l'esprit et du
leur faire tout
Phomme capable des plus grandes choses, peut
entreprendre. )
ET POLITIQUE, etc., déjà citée,
(1) Voyez son HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
vol. IV, p. 278 et 279.
fin, une pénétration les rendre avec feu; la force de
à saisir toutes les idées, 7 et à
heureux
d'observer; un mélange
combiner , jointe au talent
caractère, qai rend
de toutes les qualités de l'esprit et du
leur faire tout
Phomme capable des plus grandes choses, peut
entreprendre. )
ET POLITIQUE, etc., déjà citée,
(1) Voyez son HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
vol. IV, p. 278 et 279. --- Page 134 ---
TABLE
DES,
MATIERES
PREMIÈRE
PARTIE.
Considérations
généralos sur les Colonies.
GHAPITRE
Parallele entre
PREMIER,
sous le rapport SaintDomingue colonial.
et la Guyane francaise, pages:
CHAPITRE II.
De Fétablissement lent et
progressif fdes autres Colonies.
CHAPITRE IIL
De la diltérence de la
çaise, d'avec celles, colonisation de la Guyane franqui ont eu lieu dans
d'autrespays 30
SECONDE
PARTIE
Moyens de coloniser
(dans le cas, où Ja bonté promptement la Guyane
y accorder. des
paternelle de S. M. aurait française, ,
concessions aux ci-devant Colons daigné
Domingue).
de SaintCHAPITRE PREMIER.
De linvestigation da
incultes de la
pays, et de Texploration des terres
Guyane.
--- Page 135 ---
-
(125)
CHAPITRE II.
pages
De Passainissement de Fair, de l'enlèvement de son méphitisme, et de la destruction de la plupart des animaux dangereux et vénimeux.
ARTICLE PREMIER,
De la purification de T'atmosphère..
ib.
ARTICLE II.
De l'enlèvement du méphitismc.
ARTICLE III,
Del la destruction de la plupart des animaux dangereux. 44
CHAPITRE III
Du dessèchement des marais.
CHAPITRE IV.
Des routes et des ponts provisoires.
CHAPITRE V.
Des cultivateurs
CHAPITRE VI.
Des fonds nécessaires.
CHAPITRE VII.
Des engrais éventuellement nécessaires.
CHAPITRE VIII.
RÉCAPITVEATION
Des moyens successifs, que l'on pourrait employer, --- Page 136 ---
(194 -
pour coloniser la Guyane française dans le
pages
délai.
plus court.
APPENDICE
Observations sur la traite des nègres
sité)..
(en cas de néces103
EXTRAIT
Del'ouvragedel M. Malouct, exposant Pétat des
esclaves à Saint-Doningue..
ci-devant
EXTRAIT
De Pouvrage de M. Pabbé Raynal, relatif
des anciens Colons de
au caractère
en général..
Saint-Domingue, et des Créoles
L.-E. HERHAN,
rue
INPLINEURSTEROIYPE
Servandoni, no. 13, près Saint-Sulpice. --- Page 137 ---
LE
CRI DES AFRICAINS,
CONTRE LES
EUROPÉENS --- Page 138 --- --- Page 139 ---
E763
L6515
v.ao --- Page 140 --- --- Page 141 --- --- Page 142 ---