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Saint-Marc, le 12 Germinal, an hcit:
municipale de Saint - Marc, all. citoyer
LAdministration de la Marine et des Colonics.
Ministre
CITOYEN M I 0 N I S T R E,
A
Praci à deux mille lieues de la Métropole, livré aux impulsions
le
de Saint- Domingue ne connaît
des
de l'intrigue et
partis, peuple désastreuses fureurs ; ah ! pourquoi,
encore de la révolution que ses
récits doulourcuxà vous retracer,
citoyen Mimistre,s'avems-nouse que des
ici les bruits des changemens
Sans doute, : au moment ou rétentissent devons-nous transmettre,
apportés dans la constitution de l'an trois,
capables de
des renseigneens
par votre organe, au gouvernement de fixer son opinion sur les causes
l'éclairer sur' le sort de la Colonie,
choix du remède qui,
calamités et sur le
qui ont produit nos nouvelles
préparera la base de l'ordre
en calmant nos troubles intéricurs,
l'infortuné reople
social, après lequel, depuis si long-temps, soupire
de la plus intéressante des antilles?
retarué le bien de la Colonie;
L'envoi d'agens nouveaux a toujours
ils étaient divisés
plusieurs à la fois ? aussitôt arrivés,
en envoyait-on
un seul ? le choix
et formaient autant de partis ; en envoyait-on
nécesdes connaissant J locales
tombait sur un homme qui manquait dont les moeurs et les habitudes
saires pour commander à des h. amcs,
diffèrent de celles des curopcens, de même que le climat sous lequel
ils vivent.
l'expérience nous a pleinement démontré que
Jusqu'à présent,
lorsque, sous un agent, la Colonie a repris une espèce de splendeur 5
alors sur le général en chef
c'était' parce que cet agent se déchargeait
de manier:
Toussaint Louverture du soin difficile et pénible
l'esprit
des hommes du pays,et de les tourner à l'avantage de la Métropole.
Nous allons essayer de le prouver ; pour cet effet, nous remonterons le
de l'administration du citoyen Rainond qui,
aux. derniers temps
en chef Toussaint
premier, sentit le besoin de confier au général
Louverture l'exercice de la policc intérieure de la Colonie ; nous
nousprésageait l'évacuation des
peindrons l'aurore de la tranquillité quc
A
des hommes du pays,et de les tourner à l'avantage de la Métropole.
Nous allons essayer de le prouver ; pour cet effet, nous remonterons le
de l'administration du citoyen Rainond qui,
aux. derniers temps
en chef Toussaint
premier, sentit le besoin de confier au général
Louverture l'exercice de la policc intérieure de la Colonie ; nous
nousprésageait l'évacuation des
peindrons l'aurore de la tranquillité quc
A --- Page 4 ---
PJCB
anglais
2 )
; nous parlerons de l'arrivée du
remplacer le citoyen Raimond, des
général Hedouville, venant
pendant son séjour dans
troubles qui ont pris naissance
départ, des suites funestes lIsle, et qui l'ont forcé de s'enfuir; ; de son
ont produit et
qui en sont résultées, des
qui ont jeté de nouveau
causes qui les
de la guerre civile,
la Colonie dans les horreurs
Cet ordre
le cahos des affaires didactique servira sans donte à répandre de la clarté dans
sur les bords de coloniales, et à donner à l'homme qui nous a retenu
l'abyme, le tribut
Au loin, la calomnic
d'éloges qui lui est si
di.
à deux mille lieues, a tant de prise sur la vertu, il justement est si
d'altérer Ia vérité des
facile,
qu'il est indispensable de prémunir
faits, que nous pensons
le jeu terrible des factions, le
l'opinion du gouvernement contre
au moment
poison de
et de
-
sur. tout cà l'on
l'intrigue
la malveillance,
l'acte constitutionnel.
nous annonce des changemens dans
Nous allons commencer
Après cinq années d'une Phistorique des faits.
anglaises, auxquelles la plus guerre sans relâche, dirigée contre Tes forces
tement de
insigne trahison avait livré tout le
l'Oucst, ainsi que les places Ies
déparSud de la Colonic, le
plus fortes du Nord et du
à grands
général en chef Toussaint Louverture
pas vers la restauration de cette
marchait
de la
précieuse partie
Répablique, en forçant Ies anglais à évacuer
intégrante
qui, sons tous Ies rapports,
sous des conditions
au coin de la politique
avantageuses à la Colonie, sont marquées
qui caractérise
en même-temps les vertus du
l'homme d'Etat, et déinontre
citoyen.
Oui, sans doute, la. Colonie allait renaître de
allait enfin goûter les douceurs de la
ses cendres, elle
la culture allait devenir
paix par l'évacuation des anglais;
l'objet le plus cher des soins
culiers, elle eût ravivé le
publics et particeeurs et dans tontcs les commerce 3 porté la consolation dans les
famillés.
Le bonheur du peuple de
des anglais de tous les
Saint-Doiningue dépendait de l'évacuation
cn chef Toussaint
points qu'ils possédaient dans l'Isle, le général
Raimond, alors Louverture, muni des pleins pouvoirs du
agent da gouvernement, se détermine
citoyen
de la manière la moins
à la faire opérer
desséchée
dix
préjudiciable à une Colonie déjà affaiblic et
par
années. de troubles intéricurs.
heur du peuple de
des anglais de tous les
Saint-Doiningue dépendait de l'évacuation
cn chef Toussaint
points qu'ils possédaient dans l'Isle, le général
Raimond, alors Louverture, muni des pleins pouvoirs du
agent da gouvernement, se détermine
citoyen
de la manière la moins
à la faire opérer
desséchée
dix
préjudiciable à une Colonie déjà affaiblic et
par
années. de troubles intéricurs. --- Page 5 ---
( 3.)
sachiant bien que, pour se mettre à même
Cot infatigable Général
il fallait remporter sur lui de
de dicter des conditions à l'enneui, dans ses rangs, amassa une
grands avantages et seiner l'épouvante des anglais, depuis le cordon
formidable armée, attaqua toute la ligne
enleva tous les
dans la plaine du Cul-de-Sac,
des Verrettes jusque
de
et força les anglais de
postes', fit un grand nombre
prisonniers, de l'Arcahaye et du
dans les murs. de Saint-Marc,
se renfermer
Port -I Républicain.
décida les anglais à proposer des articles
Cette heureuse campagne chef Toussaint Louverture.
dc capitulation au général en brillans et aussi prospères. que. parut
C'cst sous des auspices aussi
remplacer le citoyen Raimond; ;
dans la Colonie l'agent Hedouville, pour rendit
terre au Cap, siége
à Santo-Domingo, et sC
par
il débarqua
du gouvernement.
se louer tout le long de la route de
Ce nouvel agent n'a eu qu'à
le Général en chef, pour les
la précision des ordres donnés par
son escorte
de marche, pour la fourniture des chevaux, pour
journées
les honneurs à lui rendre dans les différens
et ses équipages, et pour
quartiers et postes par où il devait passer.
de
jl
de la
dont nous venons
parler,
Par l'exécution
capitulation
et du Ports'ensuivit que les villes de Saint - Marc, de l'Arcahaye
Républicain, en un mot tous les points occupés par Ies anglais dans
lOuest, furent évacués par eux, et le général Toussaint Louverture
en reprit possession au nom de la République.
Les premiers soins du Général furent d'organiser promptement des
municipalités, des justices de paix, et de substituer en tout au régime
les anglais avaient rétabli dans ces différentes viltes,
monarchique que
fondées sur la liberté et l'égalité.
les institutions républicaines,
des
; savoir, dans le
II ne restait plus en la possession
anglais
Nord,. la place forte du Mdle ct lc territoire qui la couvre, et dans
le Sud, que Jérémie et l'intéréssant et fertile quartier de la Grande-Anse.
de la société dans les villes que les
Après avoir rétabli l'équilibre
anglais venaient d'évacuer, le général Toussaint Louverture s'empressa
de voler auprès du nouvel agent,
Les premiers discours et les premières entrevues firent prévoir an
penple que ces deux hommes ne pouvaient qu'opérer complétement
Mdle ct lc territoire qui la couvre, et dans
le Sud, que Jérémie et l'intéréssant et fertile quartier de la Grande-Anse.
de la société dans les villes que les
Après avoir rétabli l'équilibre
anglais venaient d'évacuer, le général Toussaint Louverture s'empressa
de voler auprès du nouvel agent,
Les premiers discours et les premières entrevues firent prévoir an
penple que ces deux hommes ne pouvaient qu'opérer complétement --- Page 6 ---
(4 2 )
son bonheur ; il savait déjà que le vertueux Tcussaint y consacrait
tous sCS momens, et il ne pouvait penser que celui qui fut précédé
dans la Colonie d'une hauté considération ct dunom de pacificateur
de la Vendée fit capable, dans peu de temps, d'occasionner de
nouvean les horreurs de la guerre civile.
La mésintelligence ne tarda pas à éclater ; l'agent Hedouville, au
lcuide suivre les erremens de son prédécesseur, e de ne voir dans le
Général en chef que son amour du bien public, ne vit dans ce brave
et vertueux militaire. qu'un homme dont la grande influence, acquise
par de grands et importans services, pouvait lui porter ombrage.
a
Il eut l'air de se méfier de lui, en cherchant à niodifier les pouvoirs
qu'il lui avait donné paur amener lévacnation du Méle et de Jérémie,
le Génoral en chef n'en fat que plus zélé pour la chose pablique, il
en donna la preuve la plus compiète, en déterminant les anglais à
cette évacuation, mais ils insistaient à ce que les français qui avaient
scrvi sous eux en qualité d'officiers pussent rester dans IIsle et jouir
de la protection du gouvernement, et ils voulaient emmener tous lcs
nclrs qu'ils avaient acheté à Siint-Domingue, incorporés et armés;
le Général en chef consentit à recevoir tous s'les officiers qui se présenteraient à la tête des corps noirs, et non ceux qui se présenteraient
isolément, promettant de faire auprès du gouvernement toutes lcs
A
démarches convenables pour améliorer leur soit.
Qi'en est-il arrivé de l'exécution de cet article? que quinze mille
les
allaient conduire à la Jamuique, ont été débarqués
noirs que anglais
désarmés et renvoyés à leurs travanx
dans leurs cantons respectifs,
à
ct que les officicrs qui les commandaient sont enccre
agrestes 3 la décision da gouvernement à leur égard.
attendre
voir dans cette conduite. dn Général en chef qui puisse
Que:t peut-on
? En considération de. quinze
ne pas. mériter les plus grands éloges
ne
mille hommes rendus à la liberté, à lcurs foyers, à la.-cnlture,-
ses. bons offices auprès du gouvernement à
dovait-il, pas promettre
mallieureux
avait vaincu J par la
quatre, Qu cinq,. cens français
qu'il
force des. armes, et. dont. l'existance ' civile.dans.la Colonie ne ponyait
ct subordonnée anx ordres du
ai
être
gouvernement?
que précaire
que c'est
Sans donteptout être raisonnable seralétonné d'apprendre
ST..
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ses. bons offices auprès du gouvernement à
dovait-il, pas promettre
mallieureux
avait vaincu J par la
quatre, Qu cinq,. cens français
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force des. armes, et. dont. l'existance ' civile.dans.la Colonie ne ponyait
ct subordonnée anx ordres du
ai
être
gouvernement?
que précaire
que c'est
Sans donteptout être raisonnable seralétonné d'apprendre
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11 i..
54o $.
aatc --- Page 7 ---
( 5 )
causes
ont fait croire à l'agont Hedouville
Ià une des principales
qui
de malheureux
c'était moins la commisération pour cette poignée
que
le Général en chef à les accueillir, que l'envie de se faire
qui a porté
; il a mal connu le
des partisans pour servir des projets dangereux
coeur de ce Général.
toutes les actions de Toussaint Louverture ne dépoMais cependant
n'a-t-il
fait?
n'a-t-il pas tenté
saient-elles pas en: sa faveur? Que
pas
que
contrées la
et la tranquillité ?
pour ramener dans ces infortunées
paix
vie
et militaire, l'on saura si le coeur
Qu'on parcourre sa
politique
de Toussaint Louverture est susceptible de corruption.
La Oolonie était envahie en partie par lès espagnols et les anglais,
immortclle d'avoir commandé les
Toussaint Louverture a eu la gloire
troupes françaises qui les en ont chassé.
Depuis près de quatre ans, Rigaud était en rebellion contre les
du
; le Général en chef n'avait pu trouver
agens
gouvernement rebelle à la subordination et à la soumission
l'occasion de ramener ce
aux lois de la République.
il
L'évacuation des anglais lui perinit de s'occuper de ce devoir ;
invite Rigaud à se rendre auprès de lui au Fort-Républicain, et le
rassurant sur sa conduite passée, il lui fait entrevoir l'indulgence du
goavernement ; il conduit Rigaud auprès de l'agent Hedouville au
Cap; il parvient à excuser les torts oui plutôt les crimes de Rigaid
de
tant l'homme
est animé du bien de sont
aux yeux
l'agent,
qui
pays sait tirer avantage de tous les moyens qui peuvent terminer les
secousses révolutionnaires.
Eh bien ! le coupable pour qui le Général en chef venait d'intercéder auprès de l'agent, fut celui sur lequel l'agent jeta les yeux pour
l'opposer au Général en chef'; c'est ce que, malheureusement dans la
suite, l'événement n'a que trop-justifié.
L'agent, bien loin de se rapprocher du Général en chef, duquel
dépendent les destinées.de Saint-Domingue, n'a fait au contraire que
des actes propres à irriter, à déconrager, à alarmer le peuple de la
Colonie ; sans faire provoquer un conseil de guerre aux termes de la
loi, il lance inconsidérément un arrêté qui met hors de Ia loi un
général de brigade tout çouvert de blessures honorables en défendan:
B
L'agent, bien loin de se rapprocher du Général en chef, duquel
dépendent les destinées.de Saint-Domingue, n'a fait au contraire que
des actes propres à irriter, à déconrager, à alarmer le peuple de la
Colonie ; sans faire provoquer un conseil de guerre aux termes de la
loi, il lance inconsidérément un arrêté qui met hors de Ia loi un
général de brigade tout çouvert de blessures honorables en défendan:
B --- Page 8 ---
la
( 1 1 6 20 )
cause sacrée de la liberté ; il remplace les
linnocence par une sentence
formes protectrices de
ce général sans
tyrannique et arbitraire ; il
l'entendre, ct ordonne
condamne
sur ure bête sauvage.
qu'ou lui courre sus comme
C'est l'arrêté qui concerne le général
n'a pas voulu
Moyse, s et que le
-
approuver.
directoire
C'cst cet- arrêté qui a causé les troubles du
rection du département du Nord
Fort-Liberté, l'insurlaissant la Colonie
et le départ précipité de
agitée par les fureurs de
l'agent,
eu soin de souffler de toute
la discorde, qu'il avait
Pour s'en
part.
convaincre, il suffit de lire la
l'agent Roume, 9 son
lumincuse proclamation de
l'année dernière. successeur, s datée du Cap, le 15 Messidor de
Qui, d'après la lecture de cette pièce,
perfides intentions du général
pourrait se méprendre sur les
prises par lui pour sonlever
Hedouville P Toutes les précautions
organiser la
Rigand contre le Général en
guerre civile, 2 pour affamer la
chef, pour
déroulées dans' cette
Colonie, sont clairement
à la même
proclamation, et lorsqu'on réfléchit qu'à
époque, lcs armées françaises
peu près
-revers, peut-on Se refuser à l'idée toute éprouvaient en Europe des
:les- nouveaux troubles de la Colonie naturekle qui se présente, que
'destrtictears qui.
étaient médités - sur les
menaçaient la République entière?
plans
Mais sont-ce IA les fruits que la Colonie doût retirer
de son empressement à accueillir les
de sa soumissiorr,
Ces renseignemens,
agens de la Métropole :
ils feront
citoyen Ministre, mériteront votre
l'objet de votre sollicitude auprés da
attention :
"ine Colonie essentiellement agricole,
gouvernement pour
"ses habitans la demandent
qui a le plus besoin de la
à gran.ds cris.
paix,
Que le gouvernement, d'un seul mot, fasse
intestines, qu'il rappelle, pour rendre enfin
cesser nos divisions
dominateur' du Sud,le
compte de sa conduite, le
- le tyran pour la cause rebelle'Rigand, l'agent de' l'agent Hedouville,
Qu'il
duquel lé" sang ne Cesse de couler. 2:
pri
récompense les signalés services du
actes de la confiance la
Général en chef"'par des
plus méritée.
Qu'il nous préserve désormais
et seçouer les brandons de la d'agens liabiles à soufler la discorde.
guerre civile.
du Sud,le
compte de sa conduite, le
- le tyran pour la cause rebelle'Rigand, l'agent de' l'agent Hedouville,
Qu'il
duquel lé" sang ne Cesse de couler. 2:
pri
récompense les signalés services du
actes de la confiance la
Général en chef"'par des
plus méritée.
Qu'il nous préserve désormais
et seçouer les brandons de la d'agens liabiles à soufler la discorde.
guerre civile. --- Page 9 ---
( 7 )
L'agent Hedouville nous a fait du mal... Représentez au gouyernement le Sud, dominé par Rigaud,en guerre ouverte avec l'autorité
légitime, le sang coulant de toute part, la Colonie s'épuisant en
hommes, en argent, en chevaux, nos côtes infestées des pirates du
Sud, commettant sur nos bâtiinens et sur les neutres les plus. affrcux
brigandages 3 voilà l'esquisse des calamités qui nous affligent, et que
nous devons à l'agent Hedonville.
La victoire certainement ne nous abandonnera pas dans cette crise
orageuse, nos troupes sont aguerries, les privations de tout genre
n'altèrent point leur courage ; commandées par le brave Toussaint
Louverture, elles sauront franchir tous les obstacles, toutes les barrières
du Sud, mais quel vide : quelles horreurs la guerre civile n'entrainot-elle pas avec elle!!!
Dix mois se sont écoulds dans cet horrible état; depuis dix mois
la Colonie est CIl armes pour soumettre un rebelle autorisé
une ;
lettre de l'agent Hedouville pour nous faire la guerre, et le par
nement n'a pas encore, d'une voix forte, arrêté le cours de l'effusion gouyerdu sang ; d'où provient ce silence si funeste à la Colonie ? Le sort
affreux de Férir par elle-même lui serait-il réservé ? les enfans
lui
doivent le jour doivent-ils se dévorer entr'eux ? cette
qui
sera-t-elle éternelle ? et le gouvernement sera-t-il enfin fixé guerre civile
état actuel f
sur notre
En attendant, citoyen Ministre, dites-lui que nos derniers
s'envoleront vers la Métropole.
soupirs
Salut ct respect,
Signé Bodin, président ; Charet, Laurent Jolicoeur, administrateurs
municipaux ; Et. Viard, commissaire ; Grandin, secrétaire greffier.
Extrait des Registres de Pddministration
municipale du
Port - Républicain.
Séance du 13 Germinal, an huitième,
L'administration municipale en séance, où étaient les
Borgella, président; Jasinin, Ragnon, Pompée, officiers
citoyens
et Guimbaud, commissaire du
municipaux,
Sur
gouvernement près elle.
ce qu'un membre a observé que > par sa délibération du 16
Frimaire, an sept, relative aux événemens du
Fort-Liberté, cette
istration
municipale du
Port - Républicain.
Séance du 13 Germinal, an huitième,
L'administration municipale en séance, où étaient les
Borgella, président; Jasinin, Ragnon, Pompée, officiers
citoyens
et Guimbaud, commissaire du
municipaux,
Sur
gouvernement près elle.
ce qu'un membre a observé que > par sa délibération du 16
Frimaire, an sept, relative aux événemens du
Fort-Liberté, cette --- Page 10 ---
( 8 d0 )
administratian a arrêté cc qu'il-serait
s> exécutif, dans
fait une adresse au
laquelle, en lui
directoire
>> expérience que cette
rappelant la facheuse et
Colonie a fait des
trop triste
> qui y ont été délégués par le
cammissaires civils ou
>
de lui faire sentir combicn gouvernement français, elle se.
agens
il
proposait
>> mission ne fit confiée
importait aux colonies que
qu'à des
parcille
> et éclairé,
à
citoyens animés d'un
étrangers toute
de
patriotisme solide
>> de tout reproche
espèce
faction, et aussi
que versés dans la
éxempts
>> peuple qui l'habite et des besoins lacaux connaissance des moeurs du
>> physiques et
qui, sous tous les
moraur, en font un
rapports,
> de lempire, qu'il n'en
pays encore plus distant du
cst
reste
3 l'en séparent >,
éloigné par l'étendue des mers qui
Qu'il pensait que l'événement arrivé
dernier, ayant en quelque sortc renda en France, le 19 Brumaire
ses droits politiques, il convenait
au peuple le plein exercice de
plaintes du peu de soin
le que cette Colanie fit entendre ses
que gouvernement
mis, jusqu'à ces derniers temps, dans le choix français semble avoir
ne s'y sont succédés que pour
de ses délégués, qui
Que les circonstances aussi où agraver ses maux;
que l'on peut, à juste titre se trouve cette Colonie, circonstances
plus, imputer à l'impéritie de pent-être, pour ne pas rien dire de
nement semblaicnt venir
l'agent quiy tient les rênes du
encore à l'appui de cette
gouverPourquoi il proposait le projet d'adresse
résolution ;
de la République :
suivant, au gouvernement
L'4dministration
municipale du Port - Républicain
Goucernemene de la
azg
République.
Le système qui n'a cessé,
en France le mouvement
jusqu'à ces derniers temps 3 d'entretenir
tution libre pût
révolutionnaire et d'empêcher qu'une constis'y asseoir sur des bases
aussi celui qui, par tout dans les colonies solides et immuables, est
af ou agens du :
où des commissaires civila
La colonie gouvernement de
ont abordé,.y ont. perpétué le désordre.
d'intérêts
Saint-Domingue, il est vrai, était
et d'opinions,
agitée et divisée
les premiers commissaires lorsque, le 28 Novembre 179', y arrivèrent
civils 3 une guerre civile affreuse la désolait
d'un
bases
aussi celui qui, par tout dans les colonies solides et immuables, est
af ou agens du :
où des commissaires civila
La colonie gouvernement de
ont abordé,.y ont. perpétué le désordre.
d'intérêts
Saint-Domingue, il est vrai, était
et d'opinions,
agitée et divisée
les premiers commissaires lorsque, le 28 Novembre 179', y arrivèrent
civils 3 une guerre civile affreuse la désolait
d'un --- Page 11 ---
9 )
consulter leurs moyens ; sans s'éclairer sur
d'un bout à l'antre ; sans
tentent d'abord de les concilier:
la véritable situation des csprits, ils
pit les amener
ils étaient trop irrités de part et d'autre, pour qu'on à prendrc, celui
à des voies de conciliation 5 il n'yavait qu'un parti inflexible, à l'antorité
de les soumettre tous, avec une impartialité avec cnx leurs idées
de la loi. Ces commissaires civils avaient apporté
qu'ils étaient à
révolutionnaires ; ils ne voulurent pas s'appercevoir ciel
que d'être
denx mille lieues de la France et sous un autre
; plutôt
de la
après avoir sondé les plaies
assez sages pour se rembarquer,
curatifs qui pouvaient leur
Colonie, ou pour attendre les moyens
en balançant
maintenir une sorte d'équilibre
manquer, ils essayent d'y
tantôt d'un côté tantôt
chaque parti l'un par l'autre, en se portant
se faire
ainsi tout ménager, ce qui ne pouvait
de l'autre, en voulant
les faisant fléchir au besoin, ils aigrirent
qu'en heurtant les lois, qu'en
convaincus enfin que
Avril 1792,
les esprits à un tel point, qu'en
faisait que compromettre
leur présence, loin d'opérer aucun bien, ne
à s'ert
nationale, deux d'entr'eux se décidèrent
la représentation
retourner en France.
confiant dans son origine
D'une étroite capacité, mais grandement
s'obstina à rester au
créole, souple autant qu'ambitieux, le troisième
circonstance, lc
sein de cette Colonie. Il y éprouva, en plus d'une
il sut tout
de confiance qu'elle avait en lui ; affronts, injures,
Au
peu
la France ? qu'y gagna la Colonie ? rien.
dévorer. Qu'y gagna avilit le caractère dont il était revêtu.
contraire, il y
Avril
sembla cependant lui offrir, un moment', D
La loi du 4
nationale, et de faire respecter
le moyen de se ressaisir de l'antorité
habiles, cette
les fonctions dont il était chargé. En des mains plus
l'ordre et la tranquillité dans ce
loi, pent-être, aurait pu ramener cela
ramener tous les partis à
malheureux pays ; il ne fallait pour
que
l'exécution
l'équilibre de la loi ; mais ce n'était pas aux siennes que décida du
en était confiée, ct le peu qu'il s'en méla mal-adroitement
peu d'effet qu'clle ait jamais produit.
commissaires civils envoyés par la France pour mettre
Les seconds
Colonie la loi du 4 Avril, y abordèrent le 17
à exécution dans cette
Septembre suivant, dans les dispositions les plus perfides.
C
; il ne fallait pour
que
l'exécution
l'équilibre de la loi ; mais ce n'était pas aux siennes que décida du
en était confiée, ct le peu qu'il s'en méla mal-adroitement
peu d'effet qu'clle ait jamais produit.
commissaires civils envoyés par la France pour mettre
Les seconds
Colonie la loi du 4 Avril, y abordèrent le 17
à exécution dans cette
Septembre suivant, dans les dispositions les plus perfides.
C --- Page 12 ---
((1 10 )
Ils yapportèrent tous les principes anarchiques
dans l'an
ont fait le malheur de la France ; arrivés
qui,
deux;
rien
ayec des forces
ne pouvait s'opposer au triomphe de la
st telle imposanses s
leur mission ; les ennemis
loi,
avait été
qu'ils avaient à combattre s'offraient
mêmes à lears conps ; préoceupés de leur système de
d'euxépargnent et courent combattre des
bascule, ils les:
liberté
hommes 3 qui, armés pour leur
9 n'attendaient pour déposer leurs armes, s que le
lc. triomphe de la loi la leur assurerait à
moment où
mettre
jamais. On les vit d'abord
en jeu, pour les anéantir l'une par l'antre, les
après la réunion réelle ou apparente des
factions, qui,
Avril, avaient succédé
opinions par la loi du 4
aux partis qui n'avaient cessé de s'agiter et:
s'occupent à élever sur leurs ruines la prépondérance du
;
en butte aux deux autres, mais
parti, qui a
ménagé par l'un d'eux, leur avait
jusqu'alors servi de contre - poids.
S'ils proclamèrent la liberté générale des noirs, ce
chez cux, moins l'effet d'une conviction réfléchie des fut, peut-être
éternele.
sur lesquels reposent l'égalité, la liberté,
principes
3 la sureté et la
que celui des circonstances, ou plutôt qu'une suite de la propriété s
rance
prépondéqu'ils voulaient établir en faveur des hommes de conleur, qu'ils
affcctaient de considérer comme le pcuple indigène de ces contrées
que, depuis long-temps, la soifdes richesses en a exterminé; et
s
an contraire 9 nés des noirs et. des blancs qui y ont succédé à qui, ce
peuple, semblaient faits pour leur être subordonnés dans. l'ordre, de
la nature, 9 comme des enfans le sont à leurs parens 3 ou au moins.
marcher tout au plus leurs égaux, dans l'ordre de la société.
Après avoir, non pas, pacifié la Colonie; inais après l'avoir
ils Tavaient divisée en trois départemens militaires,
terrifice,
de l'autre. Deux hommes de coulcur cormandaient indépendans l'un
en chef dans.
FOnest et dans le Sud, et Laveaux dans le Nord. Rappelés vers la
fin de Germinal, an deux, ils la laissèrent en proie aux invasions de
l'ènnemi extérieur auquel ils l'auraient livrée en quelque
la manière dont ils avaient désorganisé les forces
sorte, par
arrivées avec eux.
Tout occupés du soin derepousser l'ennemi extéricur, les commandans
en chef de chacun des départemens militaires de. la Colonic vécurent,
cependant dans une bonne intelligence apparente. Que ce fàt l'effet
de l'influence des amis de l'Angleterre 5 que ce fut l'effet de l'ambition
emi extérieur auquel ils l'auraient livrée en quelque
la manière dont ils avaient désorganisé les forces
sorte, par
arrivées avec eux.
Tout occupés du soin derepousser l'ennemi extéricur, les commandans
en chef de chacun des départemens militaires de. la Colonic vécurent,
cependant dans une bonne intelligence apparente. Que ce fàt l'effet
de l'influence des amis de l'Angleterre 5 que ce fut l'effet de l'ambition --- Page 13 ---
( 11 )
de Villatte 3 Bientôt le Nord se vit en proie aux
défaut de subordination
agitations que le
militaire devait tôt ou tard produire
hommes accoutumés à tout sacrifier au désir de la domination. chez des
Le parti prépondérant voulut dominer seul dans. toute la
Laveaux, le 30 Ventôse, 3 an quatre, allait succomber à
Colonie; ;
lorsque Toussaint Louverture
ses menées,
mains de ce
arrive. à son secours et l'arrache des
parti ennemi de l'égulité, 3 et qui sur-tout ne souffrait
qu'avec impatience le partage de l'autorité, dans. un
de
pays qu'il affectait
1 regarder exclusivement comme le sien.
Toussaint Louverture avait ramené le calme dans le
empêché que le flambeau de la
civile
Nord; il avait
le 22 Floréal suivant,
guerre
ne s'y rallumât,
civils
descendirent au Cap les troisièmes commissaires lorsque,
délégués par le gouvernement ; ils s'annoncèrent comme
spécialement d'organiser en cette Colonie la constitution de chargés
Sonthonax, le coupable
l'an trois.
douta
Sonthonax, en faisait partie ; et la
long-temps des bienfaits qu'il venait lui
Colonie
cette constitution.
promettre, 2 au nom de
L'égalité et la liberté, toztes déchirées et
atteintes du, gouvernement
sanglantes encore des
de sa première
révolutionnaires qu'il y avait établi,
inission, frémirent en
lors
ame aussi atroce qu'immorale
apprenant que c'était à cette
En effet, filelle
que le soin de lcur repos avait été
au système subversif de tout
confié,
dont il était le missionnaire l'avait
ordre que la faction
tente d'organiser une nouvelle
chargé de maintenir, bientôt il
doute il avait à se plaindre de guerre civile dans la Colonie : sans
taient de méconnaître
Pinchinat €t de
qui
en lui le caractère dont il était Rigaud,
affecseconde fois.
revêtu pour la
Un autre que lni, animé d'un véritable
se dissinnuler, qu'après ce qui s'était
patriotisme 3 aurait-il pa
le 27 Ventôse, an
passé entre Pinchirat et
deux, 3 il ne ponvait être
lui,
cette Colonie P Un autre
l'homme de la chose en
de ne
que Ini, en ce cas, se serait fait an
pas accepter cette mission ; mais le désir
mérite
la soif des richesses
de la vengeance et
l'aveuglaient ; il l'avait
et il
A peine avait-il mis le pied dans la Colonie briguée,
l'accepta.
civile dans le Sud. Toussaint
qu'ily alluma la guerre
le directoire exécutif, Général Louverture venait d'être nommé, par
en chef de l'arméc de Saint-Domingue;
en ce cas, se serait fait an
pas accepter cette mission ; mais le désir
mérite
la soif des richesses
de la vengeance et
l'aveuglaient ; il l'avait
et il
A peine avait-il mis le pied dans la Colonie briguée,
l'accepta.
civile dans le Sud. Toussaint
qu'ily alluma la guerre
le directoire exécutif, Général Louverture venait d'être nommé, par
en chef de l'arméc de Saint-Domingue; --- Page 14 ---
( 12 )
Ce Général se défendit d'entrer dans ses projets de
il
n'avait pas voulu le servir dans ses desseins
vengeance ;
d'usurper l'autorité nationale dans cette Colcnie, Sonthcnax crut avoir à s'en
par des moyens rérolutionnaires,
de
plaindre, et
il chercha bientôt à le
dignes
sa conception jacobine D
supplanter.
Soumis aux lois, le Général en chef ne le redoutait pas, mais il
pensa qu'il devait se prémunir contre un abus d'autorité, contre l'acte
arbitraire qu'on inéditait à son égard ; il s'en explique hautement
Sonthonax, et le 5 Fructidor; an cing, il le détermine à
avec
France, Julien Raimond reste seul de cette troisième partir pour
civile 3 il n'avait fait que nombre parmi ses
leur commission
collégues ;
en mettant ses bonnes intentions en évidence, fit
départ,
regretter qu'il
cut.pas eu plus d'influence.
n'y
Le Général en chef redouble d'activité dans ses dispositions contre
lcs canton de l'Onest, occupés par les anglais : il les resserre de
en plus dans leurs postes du Port-Républicain, de
plus
Saint-Marc
l'Arcahaye, de
et du Môle ; il les force tne seconde fois à abandonner le
Mirebalais et les Grands-Bois : il les avait réduit à lui faire la proposition d'une évacuation prochaine des postes qui leur restaient dans
le département de l'Ouest, lorsqu'en Germinal, , an six, l'agent
Hedouville débarqua en cette Isle.
Le Général en chef s'était en
mame-temps conduit avec tant de
générosité et de franchise avec le commiandant en chef du
du Sud, André Rigaud, qu'enfin il l'avait amené à reconnaître département la
suprématie de son autorité.
L'agent Hedouville apportait avec lui toutes les préventions injustes
que les enneinis de la Colonie lui avaient inspiré contre le général en
chef Toussaint Louverture, et contre ses malheureus habitans. En
vain il voulut d'abord les dissimuler, ses actes même les plus indifférens, ses alentours bientôt le trahirent. Bientôt arssi, marchant sur
les traces de ses prédécesscurs, il adopte le systèine de bascule,
système ennemi de tout ordre, de toute tranquillité ( parce que ce
jeu d'équilibre demande nécessairement que la rigueur de la loi SC
prête aux circonstances ) il SC livre à de petites passions ; il souiffre
azec impatience que les cantons nouvellement recouvrés sur l'anglais,
témoignent
bientôt le trahirent. Bientôt arssi, marchant sur
les traces de ses prédécesscurs, il adopte le systèine de bascule,
système ennemi de tout ordre, de toute tranquillité ( parce que ce
jeu d'équilibre demande nécessairement que la rigueur de la loi SC
prête aux circonstances ) il SC livre à de petites passions ; il souiffre
azec impatience que les cantons nouvellement recouvrés sur l'anglais,
témoignent --- Page 15 ---
( 13 )
toute la reconnaissancec, toute la
témoignent ap Général en chef
tout ce qu'il venait de faire
vénération dont ils. étaient pénétrés pour
sur André
eux : sa confiance se porte d'une nanière particulière des ordres
pour
il lui fait passer, à l'insçu du Général en chef,
Rigaud ;
Toussaint Louverture vient de
secrets. et. particuliers ; les services que
à la Colonie, il ose presque
rendre à la République, et particulièrement de le taxer d'intelligence
les lui imputer à crime 5 il ne craint pas
pour lcs
venait d'expulser, et de ménagement
avec l'anglais qu'il accueille avec bonté des liabitans qni avaient
émigrés, parce qu'il
des événemens de la Golonie et: du
été les malheureuses victimes
des Sonthonax : il tente enfin
système de terreur des Polverel et
officiers de l'armée de
d'enlever au Général cn chef l'affection des
de son choix
Saint-Domingue; ; il essaye de remplacer par des officiers
des
dévouement
ce Général lui parait à l'épreuve
ceux dont le
pour
moyens les plus séduisans.
doutait
de la perfidie de ses intentions,
Le Général en chef ne
plus éclatèrent les ficheux événemens
lorsque, le 25 Vendémiaire, an. sept,
il calme les esprits,
du Fort-Liberté : il vole au-devant des offensés,
Nord ct au reste
d'Hedouville, le 6 Brumaire, rend au
et le départ
acte d'autorité, aussi précipité
de la Colonie, la tranquillité qu'un troubler de la manière la plus
qu'irréflécli, avait été sur le point d'y
terrible.
hâte d'instruire l'agent Roume à SantoLe Général en chef se
dans cette ancienne Colonie
Domingo, de ce qui venait de se passer
de l'antorité
française, ct il l'invite à venir prendre les rênes principales laissait flottantes.
nationale, que l'absence de l'agent du gouvernement y
s'il eàt su s'apprécier,
Roume cède à cette invitation : heurenx, dont il osait se charger P
s'il eût su mesurer ses moyens à la tâche
l'expéété difficile de pressentir, sur-tout après
il ne lui aurait pas
mission, que ce fardeau
rience qu'il en avait fait lors de sa première
était évidemment au-dessus de ses forces.
?
fait depuis qu'il s'est saisi du timon du gouvernement
Qu'a-t-il
sont restées sans effet
ses bosnes intentions, au moins équivoques, constitution qu'il devait
jasqu'à ce jour. Les diverses parties de la le cahos. de l'aduninismettre en activité sont. restées en souffrance,
D
-tout après
il ne lui aurait pas
mission, que ce fardeau
rience qu'il en avait fait lors de sa première
était évidemment au-dessus de ses forces.
?
fait depuis qu'il s'est saisi du timon du gouvernement
Qu'a-t-il
sont restées sans effet
ses bosnes intentions, au moins équivoques, constitution qu'il devait
jasqu'à ce jour. Les diverses parties de la le cahos. de l'aduninismettre en activité sont. restées en souffrance,
D --- Page 16 ---
( 14 - )
tration ne s'est pas développé, l'ordre judiciaire est dans Ia plus
grande confusion et les finances absorbées, cn pure perte, par une
multitude de formes, qui nécessitent nne armée d'employés, et en
facilitent la dilapidation, loin de la prévenir ou d'y remédier.
Hedouville, en partant, avait lancé dans la Colonie une pomme de
discorde ; Roume le sait, et il ne prend que des demi-mesures
en empêcher l'effet. Peut-être aussi considère-t-il l'ordre du
pour
dement laissé par Hedouville à Andre Rigaud comme un, contre-poids comman-.
utile pour balancer l'influence du Général en chef? peut-être espère-t-il
qu'il pourra s'cn servir utilement poar asseoir son autorité et se rendre
nécessaire à tous les deux ? Mais ignorait-il que toute rivalité dans le
commandement de la force armée, cst bien près d'une explosion ct.
peut, à tout instant, produire un cmbrasement général?
Ce qu'il semblait ne pas craindre, ou ce qu'il se flattait de ponvoir
diriger à son gré, a enfin éclaté de la manière la plus outrageante
pour son caractère, et la plus fâcheuse pour cette Colonie. Rigaud a
hautement méconnu son autorité, et s'est soustrait à toute subordination ; il s'est déclaré indépendant dans l'étendue des limites du
commandement que lui avait laissé l'ex-agent Hedouville ; il a levé
l'étendard de la .révolte 5 les complots, les conspirations contre le
Général en chef et tous ceux qui lui sont attachés, éclatent dans tous
les points de l'Oucst et du Nord, où ce rebelle conserve quelque
influence 5 les assassinats y sont organisés ; Roume ne peut plus dissimuler, et il se voit forcé d'armer le Général en chef pour le soumettre
et l'empêcher d'étendre, sur le reste de la Colonie, les malheurs
qu'il appclait sur lui ct sur tout ce qui partageait ses erreurs.
Tel est, Citoyens, le fidelle tableau de la conduite des commissaires
civils ou agens envoyds dans cette Colonie pour y rétablir l'ordre ct
la tranquillité publique. Iinbus des maximnes révolutionnaires, ils
semblent y être piutôt venus pour en alimenter les troubles.
Pouvait-il en être autrement ? Tous dévoués à l'une des factions
qui déchiraient la France, ou d'une immoralité égale à leur
ont
tion, ils
cru que l'acte de leur nomination, en les revêtissant présomp- de
l'autorité suprême, suppléait à tout cc qui leur manquait de connaissances néccssaires pour l'exercer avec succès 5 et parce qu'ils avaiens
été témoins ou agens en sous-ordre de quelques mouyemens en France,
-il en être autrement ? Tous dévoués à l'une des factions
qui déchiraient la France, ou d'une immoralité égale à leur
ont
tion, ils
cru que l'acte de leur nomination, en les revêtissant présomp- de
l'autorité suprême, suppléait à tout cc qui leur manquait de connaissances néccssaires pour l'exercer avec succès 5 et parce qu'ils avaiens
été témoins ou agens en sous-ordre de quelques mouyemens en France, --- Page 17 ---
( 15 )
ils ont Cru qu'il leur serait aisé de prévenir, ou au moins de régler
ceux de la Colonic.
Tous se sont trompés dans leurs calculs ; tous se sont mépris dans
les moyens qu'ils y ont employé, parce qu'aucun d'eux n'en connaissait
les habitans et les inoeurs : tous ont, en quelque sorte, ) aggravé jusqu'à
ce jour les désastres de Saint- Domingue.
Si tont, depuis huit ans s n'est pas encore désespéré dans cette trep
infortunée Colonie, c'est au Général en chef, Toussaint Lonverture
qu'elle en est redevable. Seul il en a expulsé les anglais; seul il s
a rallié tous lcs esprits, au nom de la liberté et de l'égalité; scul il y
y a ranimé les cultures et le commerce ; et sans l'orgueil de Rigaud,
discns - le, sans la faiblesse > ou sans l'impéritic de l'agent Roume ,
peut - être cette Colonie commencorait- elle aujourd'hui à respirer erf
paix ct à renaître de ses débris?
Après ce que nous venons de vous écrire, Citoyens 3 nous n'avons
rien à vous demander; mais nous avons beaucoup à attendre de votre
sollicitude pour le bien de la République en général, et
celni
des Colonics en particulier.
pour
Nous ne pouvons cependant vous taire que le voeu de nos concitoyens se porte, coinme par enchantement, vers le général en chef
Toussaint Louverture. Ils n'espèrent qu'en lui, et ils se persuadert
que lui seul peut saisir d'une main assurce les rênes du
difficiles à manier pour tout autre dans les circonstances gouvernement, délicates
où
se trouve cette Colonic. Ils osent donc croire
serez bien pénétré de la vérité de
que lorsque vous vous
sa situation, vous n'hésiterez
à revêtir de l'approbation nationale les opérations
pas
transactions civiles et
militaires, et les
politiques 3 dont le Général en chef a
que le bien de la chose lui faisait nne
pensé
nécessité; et à l'autoriser à
prendre, pour parvenir à l'extinction actuelle de la révolte
les mesures qu'il y jugera les plus
3 toutes
propres : son dévouement pour la
République, vous garantit que jamais il ne dépassera les
le circonscrivent la division des
limites oùt
pouvoirs, la liberté
sureté et la propriété,
> l'égalité, la
Après tout ce qu'ils lui doivent ; après tout ce
ont
aux commissaires
qn'ils
A reprocher
civils.et aux agens, > tous
de ramener
et la paix aux milieu
chargés
l'ordre
d'cux, et tous, au contraire, ayant perpétué
République, vous garantit que jamais il ne dépassera les
le circonscrivent la division des
limites oùt
pouvoirs, la liberté
sureté et la propriété,
> l'égalité, la
Après tout ce qu'ils lui doivent ; après tout ce
ont
aux commissaires
qn'ils
A reprocher
civils.et aux agens, > tous
de ramener
et la paix aux milieu
chargés
l'ordre
d'cux, et tous, au contraire, ayant perpétué --- Page 18 ---
( 16 )
feurs malhours, ils ne craignent pas de vous le
sauveur et le restaurateur de ce
désigner comme le
vous puissiez pourvoir à
pays, trop éloigné: de vous pour que
temps à ses besoins politiques et moraux,
Salut et respect 9
Les Membres de T'Administration
Le commissaire du
municipale du Port-Républicain.
gouvernement entendu :
Arrête, qu'elle adopte l'adresse ci- dessus
gouvernement de la République,
s qui sera, envoyée au
par l'entremise du
Marine et des Colonics.
ministre de la
Fait ct arrêté en séancc, les jour et an que dessus.
Signé au registre, Borgella, président : ; Jasmin, Louis
Pompée, officiers
Ragnon et
municipaux ; et Pse-Mie Duboys, secrétaire en chef.
Pour eatrait conforme,
Signé Pee.Mi Dusors, secrétaire en chef. Liberté.
RirUsLie U E FR ANGAISE, Egalité.
Etrait d'une Adresse des Citoyens composant la
:
du canton de
commune
I
Louverture, restée déposée aux Archives de
la Municipalité dudit lieu.
Canton de Louverture, le 19 Germinal, l'an huit de la République
française, une et indivisible,
Lcs Citoyens composant la commune du canton de Louverture
citoyens Oficiers municipaua dudit lieu.
aut
CITOx B N S M A G I S T R A T S
Vous avez mérité notre confiance, vous êtes IIOS
dans votre sein que nous venons
représentans, c'est
de voir la
épancher nos Coeurs navrés de chagrin,
guerre civile dévaster ce pays, occasionner la mort de
quantité de nos frères, l'anéantissement de la culture et la destruction
des habitations.
Nous croyons qu'après le départ de l'agent Hedouville, la retraite
dés anglais de cette Colonie, nous anrions joui dufruit de
vu renaître le commerce et fleurir la culture.
nas travaux,
L'arrivée --- Page 19 ---
( 17 )
Roume, nous nc vous le dissimulerons pas,
L'arrivée du citoyen
conduite de plusicurs de ses prédénous a donné des inquiétudes. La l'avenir. Néanmoins lel réspect que
cesscurs nous faisait craindre pour la Grande Nation, la croyance que. nous devons aux représentans de différemment des autres; nous le
nous avions qu'il se comporterait
de concert avec le Général
ft accueillir avec joie, assurés qu'il agirait
en chef pour notre bien. éclata dans le Sud contre son chef, son
La révolte du traître Rigaud
bienfaiteur. tous les moyens de pacification
Lc Général en chefn'ayant pu, par
nous croyons. alors que
qu'il.a employé, ramener ce rebelle ambitieux,
aurait interposé
des
du directoire,. le citoyen Roume, 9 revêtu
pouvoirs
de mettre bas les armes;
ordonné au chef des révoltés
il
son autorité,
lettre
du caractère dont
et au lieu de cela, il lui écrit une
indigne de l'avoir écrite.
iteur. tous les moyens de pacification
Lc Général en chefn'ayant pu, par
nous croyons. alors que
qu'il.a employé, ramener ce rebelle ambitieux,
aurait interposé
des
du directoire,. le citoyen Roume, 9 revêtu
pouvoirs
de mettre bas les armes;
ordonné au chef des révoltés
il
son autorité,
lettre
du caractère dont
et au lieu de cela, il lui écrit une
indigne de l'avoir écrite. et semble encore lui faire excusc
est revêtu,
devait-il pas, au lieu de rester au
La révolte étant ouverte, ne
employer tous lcs
Cap dans l'insouciance, s se transporter au cordon, frères du Sud égarés
possibles pour ramener nos malheureux
auraient
moyens
l'autorité dont il est revêtu,
par ce Rigaud ? sa qualité,
évité des ruisseaux de sang qui ont
produit le meilleur effet; il aurait
mnilliers ont péri par le
coulé, ct notamment à Jacmel, où plusieurs Rigaud a fait périr ces:
cruel des supplices, la faim. Oui l'infame
plus
avait trompé, en leur refusant la nourriture. malheureux qu'il
notre confiance, et nous
La conduite de cet agent lui a fait perdre détruire des milliers de
nous ficr à un homme qui voit
ne pouvons
froid. français, du plus grand sang
du bien
€
invitons, citoyens Magistrats, au nom
public
Nous vous
il
comme quelques-uns de ceux
à l'engager de s'embarquer ; car a, la Grande Nation, dont nous
qui l'ont précédé, trompé l'attente de
de nous procurer la
faisons partie, qui les a envoyé dans l'espoir
plus grande masse de bonhenr possible. le défenseur
Sans le Général en chef, notre père, notre soutien, et la France
de nos droits, de notre liberté, nous n'existerions plus, de rendre florisne verrait, au lieu d'une Colonie que nous tâchons
des monceaux de cendres et de çadavres. sante, que
E
--- Page 20 ---
( 18 )
Vous voudrez bien aussi, citoyens Magistrats,
national les maux
exposer au consulat
que nous avons éprouvé, ceux que
encore, et que le seul moyen d'y remédier est de nons faire éprouvons
par le Général en chef. Son attachement à la
gouverner
fait et fait journellement
République, ce qu'il a
pour donner au pays son premier éclat, son
humanité, ses vertus, nous sont de sûrs garans de notre
et notre reconnaissance sera éternelle. bonheur,
Salut et fraternité. La minute cst signée, Charles et Jean-Louis, pour tous les citoyens:
Pour copie collationnée conforme
Signé Laruffie, agent municipal ; Bresson jeune, 3
M. G. Laurent, secrétaire
adjoint municipal;
greffier. Liberté, I
Egalité. Extrait des Registres des Délibérations de la municipalité
de Toussaint Louverture, département de POuest. Anjourd'hui-19 Germinal, an huit de la République
une
et indivisible,
française,
Sont comparus sur la place du bourg da canton de Louverture
département de l'Onest, douze cens citoyens de ladite commune. 9 1
Deux d'entr'eux ont invité lcs officiers municipaux de venir entendre
les raisons qui les avaient forcés à SC rénnir, et alors un d'eux fit lar
Jecture, .
, département de POuest. Anjourd'hui-19 Germinal, an huit de la République
une
et indivisible,
française,
Sont comparus sur la place du bourg da canton de Louverture
département de l'Onest, douze cens citoyens de ladite commune. 9 1
Deux d'entr'eux ont invité lcs officiers municipaux de venir entendre
les raisons qui les avaient forcés à SC rénnir, et alors un d'eux fit lar
Jecture, . d'une adresse à la municipalité, qne tous les citoyens déclarent
contenir leurs demandes, et la remit à l'agent municipal, avec prière
de la prendre en considération, et de remplir lcs vues de la commune,
énoncécs en ladite adresse. J
Lcs officiers municipaux, après lecture d'icelle, et prenant en considération l'exposé en ladite adresse, ont arrêté et arrêtent :
Art. Ier, Que ladite adresse sera envoyée au citoyen Roume,
avec invitation de déférer aux voeux des citoyens de notre commune, agent,
en sortant le plutét possible de cette Colonie, afin de rétablir la P
tranquillité dont nous serons privés, tant qu'il y restera. II. Qu'expédition sera également envoyée au Général en
avcc
chef,
prière de se joindre à nous pour engager lc citoyen Roume
à adliérer aux Yoeux de, nos
n
çoncitoyens, dont il a perdu l'estime
et la confance. --- Page 21 ---
19 )
HI. Que ladite adresse sera déposée aux minutes de nos archives, et
expédition envoyée aux consuls français.
tos
Fait et clos en la inaison
de l'autre
commane, 3 les jour, mois et an que
part,
Ainsi signé au registre Laruffie, agent municipal ; Bresson
adjoint municipal; et Michel-Gustave
jeune *
Laurent, secrétaire greffier.
Pour copie collationnée conforme';
Signé M. G. LAUIENT, secrétaire greffier,
ASAR
Batrait du Registre des Délibérations de PAdninistration
municipale du Gros- Morne.
L'an huitiène de la République
le vingtième jour du mois de
française, une et indivisible, ot.
Germinal,
Les président et administrateurs municipaut de la
Gros-Morne, réunis en la maison
commune du
Se sont
commune, onze heures de relevée
présentés en miasse les citoyens de la même
lesquels ont dit que le motif de leur
commune, 2
intentions, étaient dans la
rassemblement, ainsi que leurs
pétition qu'ils ont déposé sur le
conçue en ces termes :
bureau,
c Liberté,
Rirussieur E FRA N C AIS E.
Egalité,
2> Les Citoyens de la commune du Gros- Morne
Président et Officiers
aur citoyens
municipauz de ladite Commune,
>> CITO Y E N S M ACI S T R A T S
>> Nous venons vers vous avec toute la confiance
à votre caractère. Vous êtes les
et le respect dts
soyez donc notré
pères du peuple qui vous entoure,
interprète auprès de l'agent
connaître par votre voix, dites-lui qu'il n'a
Rouine, faites-Jui
que la France lui a confié, la France
pas rempli la mission
toutes les puissances de
république qui fait la loi à
sentation
l'Europe, en un mot à tout l'univers ; la repréle
nationale, tel que l'agent Roume, devait se
cordon de l'Ouest, du moment
le traître
présenter dans
la révolte et n'a
voulu
que
Rigand avait proclamé
devait
pas
se soumettre à l'autorité légitime il
pas écrire à cet homme rebelle aux lois, rebelle à la 3 ne
France z
république qui fait la loi à
sentation
l'Europe, en un mot à tout l'univers ; la repréle
nationale, tel que l'agent Roume, devait se
cordon de l'Ouest, du moment
le traître
présenter dans
la révolte et n'a
voulu
que
Rigand avait proclamé
devait
pas
se soumettre à l'autorité légitime il
pas écrire à cet homme rebelle aux lois, rebelle à la 3 ne
France z --- Page 22 ---
( 20 )
une lettre insignifiante ; il aurait mieux fait d'ordonner à cet homme
ambitieux de se soumettre aux lois, d'obéir au général Toussaint
Louverture, qui est"son véritable chef, nommé par la Franice, et
reconnu par tous les bons citoyens de Saint-Domingue: ; l'agent ne l'a
pas fait, il n'a pas daigné seconder les vues bienfaisantes du Général
il
comme représentant de la Grande. Nation, aller
en chef, dévait,
frères du
joindre le Général au cordon pour, ramener à la raison nos
département du Sud, égarés par le, rebelle Rigaul, et par ce moyen
faire respecter l'autorité nationale 5 il aurait alors empêché le sang
de trois ou quatre mille français contre français, qui a coulé, en
torrens, à. Jacmel ; les mêmes français, vous dis-je,citoyens Magistrats,
comme. nous,. ont.
victimes du plus cruel et du plus
vous le savez
péri
sanguinaire des hommes égarés, l'histoire n'en fournit point d'exemple.
du
>> Nous vous invitons donc, citoyens Magistrats, pères
peuple,
de présenter nos doléances à l'agent, et lui dire que nous n'avons
plus du tout de confiance en lui, ct qu'il peut partir ; nous n'avons de
confiance qu'à notre Général en chcf, nous n'avons pas besoin de lui ni
d'autre agent.
à
notre confiance est en lui, et quill'a
> Le Général en chef, qui
bien mérité, tant par sa fidélité et son attachement à la France, que
son zèle à soutenir la cause sacrée de notre liberté, enfin par
par humanité.et sa vertu est le seul que nous connaitrons ; car tous .
son
France
dans Saint- Domingue ont fait leur
les agens que la
envoye
séduits
la malécole aux dépens de notre sort, les uns ont été
par
les autres se sont trop attachés à un parti, ils n'ont fait
veillance,
nous, nous vous invitons à faire passer
mnettre que la discorderentre
doléances
France. Salut et. respect >>.
nos
jusqu'en
Sur quoi-l l'administration municipale,
Considérant qu'il est de son devoir d'écouter les plaintes du 2g peuple,
et' d'y faire droit ;
du
Considérant que depuis que l'agént Roume est pourvu
gonverbien loin d'aider le'Général'de't tous ses
nement à Saint- Doniingue,
où sa
et
en se transportant au cordon dc"POuest,
présence
moyens,
Salut et. respect >>.
nos
jusqu'en
Sur quoi-l l'administration municipale,
Considérant qu'il est de son devoir d'écouter les plaintes du 2g peuple,
et' d'y faire droit ;
du
Considérant que depuis que l'agént Roume est pourvu
gonverbien loin d'aider le'Général'de't tous ses
nement à Saint- Doniingue,
où sa
et
en se transportant au cordon dc"POuest,
présence
moyens, traître
-
auraient
ramener les esprits égarés par 'le
son autorité
pu
Rigand, e'est tenu constamment dans l'inaction au Cap; Considérant --- Page 23 ---
( 21 5
Considérant qn'une telle conduite est sans doute
à la confiance du
bien loin de répondre
de
gouvernement français,a ainsi qu'à celle du
Saint-Domingue, a arrêté ct arrête :
s:
peuple
1°, Qu'expédition du présent sera de suite
avec invitation de condescendre
adressée à l'agent Rouine;
où sa présence, loin
au voeu public, et de quitter un pays'
les troubles.
d'opérer le bien, ne peut désormais
:.11.
qu'augmenter
2°,.Que pareille expédition sera également
chef Toussaint Louverture'
adressée au général en
intentions du
, avec prière instante de seconder les
les
peuple, de répondre à sa confiance, ct
mesures dans le
prendre toutes
suggéreront
gouvernement, que sa prudence et sa
pour le,bonheur de
sagesse lui
3°; Que l'administration
Saint-Domingue.
vernement français
municipalo exposera incessamment au
que ses divers
gouqu'il avait lieu : d'en
agens n'ont jamais fait ici,le bien
Général
attendre, et' l'inviter à vouloir
en chef de toute sa
bien revêtir le
prospérer la Colonie,
représentation; senl moyen de faire
Fait et clos les jour, mois et an
Signé au registre, Perind,
que dessus, et ont signé.
Maurel * administrateurs
président; 3 Virgile Buscailles, Lagarde;
directoire
municipaux ; G. Courtois,
exécutif; Reboul, secrétaire
commissaire du
greffier.
Pour copie conforme - s
Signé Rasoer, secrétaire
greffier.
Liberté,
:
Risuanieur FR A NÇ 2e AIS E. Egalité,
Extrait du Registre du Procds- verbal
de
municipale de la Commune de la PAdministration
Marmelade:
Aujourd'hui vingt et unième jour du
de la République
mois de Germinal, an huit
Nous Etienne française, une et indivisible 9
dans le lieu' de Bedouet, agent municipal 'de la
nos séances ordinaires
Marmelade, étant
rendre en foule auprès de
, surpris' de voir le penple se
sommes présentés de suite l'administration à lui
municipale, nous nous
*
8 'en le priant de nous dire
F
Marmelade:
Aujourd'hui vingt et unième jour du
de la République
mois de Germinal, an huit
Nous Etienne française, une et indivisible 9
dans le lieu' de Bedouet, agent municipal 'de la
nos séances ordinaires
Marmelade, étant
rendre en foule auprès de
, surpris' de voir le penple se
sommes présentés de suite l'administration à lui
municipale, nous nous
*
8 'en le priant de nous dire
F --- Page 24 ---
( 22 )
quel pouvait être le motif de son
demandé.Je juge de.paix,
rassemblement; ;. il nous a à l'instant
qui s'étant réunis à
cxpédié un officier àu citoyen
nous, avons de concert
avec invitation de
Cristophe Silly, commnandant
se rendre dans notre
militaire,
députation au citoyen J. François
sein, ainsi qu'une autre
Latulipe,
nationale, 3 avec invitation de
commandant de la
se
garde
entendro les griefs que la commune joindre. également à nous D pour
Ayant donc derechef
avait à nous exposer :
définitivement les motifs demandé au people d'avoir à nous
de son
déduire
alors d'une voix
rassemblement $ tous les
existait
unanime, nous ont demandé
citoyens",
une guerre intestine dans cette
pour quel sujet il
Colonie; que le brave
Louverture, général en chef de
Tonssaint
sa brave armée à opérer
Saint-Douningue, étant parvenn avoc
anglais, et qu'alors il n'aurait l'évacuation da
cntière des émigrés et ' des
que ceux qui auraicnt osé
rester d'autres ennemis à combaitre
liberté; mais qu'ils voient porter atteinte aux droits sacrés de la
il existait un génie
avec peine qu'an milica de ce cahos affreux
des hommes de
malfaisant, qui combinait en secret la
toutes les côuleurs qui
corruption
allumer les brandons d'une
habitent ce pays; et ce 3 pour
anéantir nos moyens
guerre affrcuse 3 affaiblir les forces et
projets
; que pour arrêter CES cannibales dans
destructeurs, ils nous
leurs
lcs dépositaires de lcurs
requéraient, comme magistrats, comme
organes deleurs.
ples tendres sollicitudcs, de vonloir être
yoeux auprès du
en
lcs
avec invitation
gônéral chefTonssaint
s au nom du salut public
Louverture,
chef, d'être Jeur soutien
, à ce brave Général en
seurs; que
la
comme il a été jasqu'à ce jour leurs
-
de
pour félicité de. cette Colonic, ils
défende vouloir faire
l'invitent, au nom
:4
Thmmantité,
du'
embarquer le citoyen
directsire, séant au Cap, qui
sc
Roume, agent
existe dans ce
parait
plaire à la
-
pays;
discorde qui
Qu'ils observent; également.
:
quillité dans cette Colonie que dès qu'il,ya une lueur, de tranaffreuse tempête,;
3 elle est toujours succédée par la.
que la culture. alors
plus
et la. confiance se
s'arrêté, le commerce tombe,
perd, ,et le-pcuple, est
plus affrense détresse 3
toujours plongé dans la
Quie rebuté et fatigné de tant de
demandaient, outre
manceuvres machiavéliques S 3 ils
l'embarquement de l'agent, que le général en
'il,ya une lueur, de tranaffreuse tempête,;
3 elle est toujours succédée par la.
que la culture. alors
plus
et la. confiance se
s'arrêté, le commerce tombe,
perd, ,et le-pcuple, est
plus affrense détresse 3
toujours plongé dans la
Quie rebuté et fatigné de tant de
demandaient, outre
manceuvres machiavéliques S 3 ils
l'embarquement de l'agent, que le général en --- Page 25 ---
( 23 )
chef de Cette Colonie,
pour les
, Toussaint Louverture, soit le chcf
gouverner et: administrer;
principal
Que CC sont leurs résolutions , et qu'ils nous invitent à
procès-verbal, pour expéditions en soient
en dresser
en chef, une au général
envoyées, deux au Général
sement, , avec
Moyse, une au cominandant de
prière au Genéral en chef
l'arrondisdudit procès - verbal au citoyen Roume d'envoyer une expédition
Ont de plus
;
l'agent n'était observé, 2 les citoye ns de cette commune
d'aller
pas embarque sous le plus bréf
9 que si
eux inêmes au Cap
délai, ils étaient décidés
commandant
exposer leurs doléinces au
en chef l'arméc du
général Moyse, D
Domingue ; de tout quoi
département du Nord de SaintMaison
nous avons dressé le présent
commune de la Marmelade, les
procès-verbal;
dessus, et avons signé, ainsi
jour s mois et an que
taire Cristople Silly,
signé Bedouet, le commandant miliJ. François Latulipe, Busquet, secrétaire ; Julbin, 3 pour le
Gandon,
commandant de la
citoyen
D adjoint ;-
garde nationele,
Roussel, greffier.
Julbin,
Pour copie
conforme >
Signé R 0 U SSNL, greffier,
Liberté, Au Nox DU PEUPLE
FRANGAI6,
Eatrait du Registre des
Egalité,
Délibérations de
municipale du
PAdministration
Terrier-Rouge et du Trou.
Aujourd'hui vingt-un
une et indivisible
Germinal, an huit de la
l'administration
République française,
assembléc, sur la réquisition unanime municipale extraordinairement
mune du Trou et de
du peuple composant la comT'arrondissement
Terrier-Rouge ; le commandant en
est entré dans la salle des
chef de
corps municipal ses vives
séances, et a témoigné au
sement le peuple s'assembler inquiétudes de voir par tout son
le pcuple à faire
en masse ; sur quoi le
arrondisconnaître par: une
président a invité
un grand nombre se sont
députation ce qu'il demandait
que, sous six
présentés et ont dit que le
le
jours, l'agent du
peuple demandait
général en chef Toussaint gonvernement fut embarqué, et que
Louverture ett à prendre les rênes di
a témoigné au
sement le peuple s'assembler inquiétudes de voir par tout son
le pcuple à faire
en masse ; sur quoi le
arrondisconnaître par: une
président a invité
un grand nombre se sont
députation ce qu'il demandait
que, sous six
présentés et ont dit que le
le
jours, l'agent du
peuple demandait
général en chef Toussaint gonvernement fut embarqué, et que
Louverture ett à prendre les rênes di --- Page 26 ---
( 24 )
gourérnement, ou que si des dispositions militaires le retenaient loin
de la ville du Cap, que l'agent du gouvernement fut conduit pardevers lui', sous bonne ct sure escorte. Les motifs de plaintes qu'il
a exprimé contre lui, ont été que, par des manceuvres astucieuses. et
perfides, il a attisé, prolongé la guerre contre le rebelle Rigaud,
que les dispositions du Général en chef auraient-depuis long-temps
éteint, et par cette conduite machiavélique causé la mort de plusieurs
milliers de français, qui vivraient paisiblement dans le sein de leurs
foyers. Le corps municipal voulant s'assurer sile voeu du peuple était
véritablement celui que venait de lui exprimer sa députation, s'est
rendu au milien de lui, ct l'ayant interrogé sur tous ces points, il
les a confirmé par des acclamations unaniines ; sur quoi, le corps
municipal étant pénétré envers le Général en chef des mêines sentimens
tous les citoyens des communes rassemblées, s'est réuni à lui
que consigner dans le même procès-verbal les mêmes dispositions,
pour ct faire connaître que c'est à sa grande satisfaction qu'il verra le
général en chef Toussaint Louverture être le premier et l'unique
chef de Saint-Domingne ; que de tout temps, il a eu pour lui l'estime,
l'attachement, la reconnaissance et la confance que sa conduita
méritait, et qu'il y a les meilleurs présages à avoir pour la tranquillité
publique, lorsqu'il tiendra en mains les rênes du gonvernement.
L'administration municipale est infiniment flattée de pouvoir mentionner l'attachement qu'on a généralement témoigné pour le général
Moyse et le commandant Noël, aux vertus desquels le corps municipal
rend la plus grande justice, en employant toutes les mesures de prudence ct de sagesse à calmer l'inquiétude du peuple.
i isr
L'administration municipale ne peut qu'applaudir aux dispositions
qu'on a pris pour que la réunion du peuple se fit sans tumulte
sages dans le
ordre, arrête
du présent procèset
plus grand
qu'expédition
verbal sera envoyeé au général cn chef Toussaint Louverture, au
général de brigade Moyse, à la municipalité du Cap et au commandant
cn. chef de l'arrondissement.
Fait et clos en séance, les jour, mois et an que dessus.
Signé Rousselet, faisant fonction de président 3 Gairoird, commissaire du directoire $ Bourjol, Lapalliere, Guillory, Cug, Joubert, s
Cullembour , Brassicr, Lhermite., G. Simon s Pierre, Raimond
sera envoyeé au général cn chef Toussaint Louverture, au
général de brigade Moyse, à la municipalité du Cap et au commandant
cn. chef de l'arrondissement.
Fait et clos en séance, les jour, mois et an que dessus.
Signé Rousselet, faisant fonction de président 3 Gairoird, commissaire du directoire $ Bourjol, Lapalliere, Guillory, Cug, Joubert, s
Cullembour , Brassicr, Lhermite., G. Simon s Pierre, Raimond --- Page 27 ---
( 25 )
Chavannes, membre municipal ; Michel, F. Faures,
Rondinaud, Delarueduvirdet, Ch.
Bomics, Reyrole,
Lombart, Anisan, Duportal,
Legros, Delbos, J. Ninot, Huivoy,
Lefenvre, Brucourt,
Meunie, Lanusse, Jh. Asselin, Mathieu,
Bouirer, J., Baptiste, Delcaillan, Petiton, Cordcille, Guillaume, Duny,
Lapalliere, Joseph, Pierre, lieutenant; Pairé jeune, Bivel, Henry,
Corneille,
Gregoire, Deliles, Jn. Baptiste, Nau,
Benjamin, Arnaud, Girardau,
Antoinc,
Jean-Louis, Alexandre,
capitaine ; Pompée, Raoul,
Charles, Cap, Jacques, Benjamin, Théodorc, André, P. Michel s -
Desiré,
Célestin, Lafortunc, N. Surcau, Michel,
Charles, Jean-Baptiste, J. Pierre, Antoinc, Dupont,
Jacques, Janit, François, Robert
Noël, Josepli
Lamy, secrétaire greffier. Un nombre
Charles, Picrre, Michet,
les administrateurs municipaux
infini de citoyens ont chargé
sont retirés paisiblement.
; voyant leurs voeux s'accomplir, so
Rousselet, faisant
les Signo Gairoird, pour ses
pour
citoyens de sa commune. concitoyens ;
2XNazUEaee
Nous président et administratears
Plaisance s
municipaux de la commune de
Considérant que la majorité des
portés ce matin, en armes, au citoyens de cette cominune se sont
ont constitué leurs
chef-lieu de cette communc, oi ils
le juge de
prisonniers les membres de cetto
paix, ses assesseurs et le commandant administration,
Considérant que lesdits citoyens,
militaire ;
en liberté, nous ont
après avoir mis lesdits membres
Roume,
témoigné un mécontentement
agent particulier du
général du citoyen
et nous ont requis,
gouvernement français à
par écrit, d'inviter ledit
Saint-Domingue,
vingt-quatre heures, le territoire de
agent à quitter, > sous
Considérant que le citoyen Roume Saint-Domingue ;
et que son plus long séjour dans
a perdu la confiance du
les plus affreux,
cette Colonie y entraînerait peuple,
sureté des
en compromettant Ics intérêts de
les maux
colons ;
la France ct la
Ouile substitut du commissaire du
verbales, arrêtons cc qui suit :
gouvernement, en ses conclusions
Art. Ier, Au nom de cettei infortanée
Roume, agent particulier du
Colonic, nous invitons le citoyen
gouvernément français à Saint-Domingue,
G
la confiance du
les plus affreux,
cette Colonie y entraînerait peuple,
sureté des
en compromettant Ics intérêts de
les maux
colons ;
la France ct la
Ouile substitut du commissaire du
verbales, arrêtons cc qui suit :
gouvernement, en ses conclusions
Art. Ier, Au nom de cettei infortanée
Roume, agent particulier du
Colonic, nous invitons le citoyen
gouvernément français à Saint-Domingue,
G --- Page 28 ---
( 26 )
court délai, de ces rivages, afin de nous
à sc retirer, sous le plus
qui fuit loin de nous.
mettre à même de jouir d'une tranquillité
invité à mettre
Toussaint Louverture est également
II. Le général
lui inspirera sa sagesse pour faire
en ceuvre tous les moyens que
renaître la tranquillité publique.
l'un au
III. Le présent arrêté sera envoyé en quatruple original, autre au
l'autre au Général en chef, une
général
citoyen Roume,
municipale du Cap.
Moyse, ct l'autre à Tadministration
le 21 Germinal, an huit
Fait en maison commune de Plaisance,
française, une et indivisible.
de la République
Jn. Desmortier, substitut du commisSigné Laviolette, président;
B. Granon, Vacherie, adminissaire du gonvernement ; Healan,
Chevolleau, secrétaire greffier.
trateurs municipaux ;
des Citoyens de la commune
Copie de la Réquisition
de Plaisance.
E F R ANÇAISI E. Egalité.
Liberté. RIFUBLIQUE
assembléc.
Au Nom de toute la commune de Plaisance
d'écrire
municipale de ladite commune est requise
et à
L'administration
cn chef Toussaint Louverture
sur le champ au citoyen général à l'effet de leur demander l'embarFadministration municipale du Cap,
Roume, agent du
hcures, du citoyen
quement, sous vingt-quatre
au Cap, et que sa volonté
directoire à Saint-Domingue, en résidence le brave général en chef
est de n'avoir d'autre chefà St-1 Domingue, que
des bons citoyens..
Louverture dont la conduite est connue
Tounssaint
an huit..
Plaisance, ce 21 Germinal,
Signé Bailly, pour la communePour copie conforme r
Le Secrétaire dc lAdministration municipale, 9
Signé C I B V o L L B A t..
* E25
Délibérations de PAdninistration
Ectrait du Registre des
municipale du Port-Margot.
l'an huit.de la République française; t
Aujourd'hui vingtun Germinal,
à onze. heures du matin,
une et indiyisible,
Tounssaint
an huit..
Plaisance, ce 21 Germinal,
Signé Bailly, pour la communePour copie conforme r
Le Secrétaire dc lAdministration municipale, 9
Signé C I B V o L L B A t..
* E25
Délibérations de PAdninistration
Ectrait du Registre des
municipale du Port-Margot.
l'an huit.de la République française; t
Aujourd'hui vingtun Germinal,
à onze. heures du matin,
une et indiyisible, --- Page 29 ---
( 27 )
de la commune du Port-Margot s'étant
municipale
: Ladministration
d'après l'avis que lui a donné le citoyen
réunie à la maison conmune, commandant militaire de CC canton 9
Jolicceur, chef d'escadron et
nombre et en armes, vis-à-vis
que des citoyens réunis en très-grand droits et sur-tont le retour du
le camp Bertin, pour réclamer leurs
des
chef
eux, s'est mise cn marche, accompagnée
Général en
parmi
nationale et d'un détachement de
commandans militaire, de la garde
lc citoyen Antoine,
rendue au lieu : de leur rassemblement,
dragons ;
la parole, au nom de tous Ses camarades,
chef de la troupe, prenant
eux d'être forcés de se réunir
a dit : Qu'il était bien doulourenx pour heureuse liberté leur acquit;
réclamer des droits qu'une
en armes pour
l'époque de leur liberté, ils étaient,
qu'ils voient avec peine que, depuis
état d'abandon
les
leur travail assidu, tombés dans un
qui
malgré
le feu de la guerre qui est allumé
rendait pires que des esclaves, que
tant d'années les a privés de
daus cette malheureuse Colonie depuis
d'une vie libre ; que pour se soustraire entièrement
tous les avantages
leur sont envoyés pour les tromper 5
à la méchanceté des hommes qui
fortement pour les repousser ;
ils forment la ferme résolution de s'unir
sont les auteurs de
les blancs, de concert avec l'agent Ronne,
que
dure encore et que leurs frères périssent journellement
ce que la guerre
veulent ct prétendent que leur brave
dans les armées, et enfin qu'ils
revienne parmi cux, sous trois
Louverture
général en chefToussaint
le calme parmi tous lcs citoyens,
jours, que sa présence seule ramenera
la voie qui
s'il en était autrement, ils sauraient employer
et que
le
l'obtenir sans délai.
leur reste, celle de marcher sur Cap, pcur
le ministre du culte catholique nc
Ont également représenté que
mouraient malheurenvoulait point enterrer Ceux de leurs frères qui
le mariage ne lenr était administré qu's
scment sans moyens, que
de SC reconcilier avec Dieu, 7
force d'argent, ct que lorsqu'il s'agissait cette conduite de la part
il fallait avoir recours à lerzr bourse ; que
attendu qu'ils sont
d'un ministre du culte ne leur convenait pas,
d'avoir recours au ministre du canton voisin..
obligés
considérant que la sureté des citoyens
L'administration municipale
lcurs inquiétudes sur leur état
dépend essentiellement de dissiper
alarmant ;
font les citoyens du retour da
Cansidérant que la réclamation que
s'agissait cette conduite de la part
il fallait avoir recours à lerzr bourse ; que
attendu qu'ils sont
d'un ministre du culte ne leur convenait pas,
d'avoir recours au ministre du canton voisin..
obligés
considérant que la sureté des citoyens
L'administration municipale
lcurs inquiétudes sur leur état
dépend essentiellement de dissiper
alarmant ;
font les citoyens du retour da
Cansidérant que la réclamation que --- Page 30 ---
( 28 )
général en chef Toussaint Louverture parmi eux, n'est qu'une suite de la
confiance que ce brave Général a su mériter dans tant de circonstances ;
Considérant enfin que la demande que font les citoyens du renvoi
de l'agent Roume n'a d'autre but que de rappeler l'ordre et la tranquillité publique dans cette Colonie ;
L'administration innicipale, yu les motifs d'urgence, a arrêté et
arrête :
Que le général en chef Toussaint Louverture est et demeure invité,
au nom du salut public, à se rendre de suite aux voeux ardens que
fontles citoyens de cette communc, dele voir fixer son séjour parmi eux.
Que le citoyen Roume, ; agent particulier du gouvernement français,
demeure invité, au nom du bonheur général, d'avoir à abandonner
ce rivage, aussitôt après l'arrivée du Général en chef.
Arrête cn outre qu'expédition du présent sera adressée au Général
à
Roume et à l'alministration municipale du Cap.
en chef, l'agent
Et en ce moment sont entrés des citoyens de toutes couleurs comla garde nationale de ce canton, lesquels déclarent. que la
posant
de
de
réclamation que font les citoyens cultivateurs,
l'embarquement
Roume, est conforme à la leur et invitent l'administration
l'agent
de vouloir bien joindre leur demande à celle de leurs
municipale
frères, et ont signé.
Lietout cadet, Fremon
Signé au registre, Deville, G. Corbel,
Coursol, Ricard, Dumoulin, P. Lietout 9 Jh. Corbel,
jeune,
L. Guillot, Lafon, Dumazard, Donadieu, Ch. Bigot, 7
N. Noblot,
Jolicoeur, chef d'escadron ; Joly, président; S. Cezard, Sanchagrin,
administrateurs. $ Gassiot, secrétaire greffier.
Pour copie conforme >
Signé GASSIOT, secrétaire greffier,
LIBERTA.
G. Corbel,
Coursol, Ricard, Dumoulin, P. Lietout 9 Jh. Corbel,
jeune,
L. Guillot, Lafon, Dumazard, Donadieu, Ch. Bigot, 7
N. Noblot,
Jolicoeur, chef d'escadron ; Joly, président; S. Cezard, Sanchagrin,
administrateurs. $ Gassiot, secrétaire greffier.
Pour copie conforme >
Signé GASSIOT, secrétaire greffier,
LIBERTA. --- Page 31 ---
29 )
E G A L I T i,
L I a EB T E.
Fort-Républicain, le 11 Germinal, an huic de la République française ;
une et indivisible.
Les Juges de Paix de toutes les Communes du Département
de P'Ouest de Saint- Domingue 7 aux Consuls de la
République française.
CITo Y B N S C o N S U L S 3
de la révolution, la ruine de St-Domingne
: Dès le commencement
avait été jurée par P'Angleterre et les Emigrés i par T"'Angleterre,
de voir cette Colonie parvenue à un si haut degré de splonjalouse
anéantir par-là le commerce
deur ; par les Emigrés, qui espéraient
était le but de tous
national, et opérer une contre-1 révolution, qui
leurs efforts.
Les factions qui se sont succédées ont eu les mêmes vues s et toutes
pour se perpétuer dans
tendaient à une désorganisation complète
destructeur. Aussi depuis environ dix ans 3 ont - elles
leur règne
choisi des agens qui ont parfaitement exécuté leurs projets.
En 1791 ( v. S. ) les citoyens Roume, Saint-I Léger et Mirbeck ;
chargés des pouvoirs du gouvernement, arrivèrent en cette Colonies
Qu'y firent t-ils ? Le mal ; parce qu'ils inspirèrent les mêmes principes
aux hommes de coulcur, naturellement orgueilleux, enclins au vice,
méchans et ennemis par caractère de la classe blanche.
les citoyens Polverel . 9 Sonthonax et
A ces délégués succédèrent
Ailhaud; ; mais les deux premiers, d'un caractère gangrené 9 trouvèrent
bientôt le moyen de renvoyer le citoyen Ailhand, en qui ils ne
reconnurent
des vues bienfaisantes. Nous nous taisons sur les
que
commises et fait commettre ; la France en a
horreurs qu'ils ont
gémi sans doute. Le seul bien qu'ils ont fait, c'est d'avoir proclamé
la liberté mais
était leur but ! C'était d'anéantir la classe
:
quel
noirs
blanche ( suite de la doctrine qu'ils prêchaient aux citoyens
)
d'enlever cette Colonie a la Métropole, et d'y régner.
H
des vues bienfaisantes. Nous nous taisons sur les
que
commises et fait commettre ; la France en a
horreurs qu'ils ont
gémi sans doute. Le seul bien qu'ils ont fait, c'est d'avoir proclamé
la liberté mais
était leur but ! C'était d'anéantir la classe
:
quel
noirs
blanche ( suite de la doctrine qu'ils prêchaient aux citoyens
)
d'enlever cette Colonie a la Métropole, et d'y régner.
H --- Page 32 ---
( 30 )
succéda celle de cing membres envoyés par le
A cette commission
était l'un des principaux délégués, et
directoire exécutif. Sonthonax
Il trouva bientôt le moyen
avait la prépondérance sur ses collégues. Raimond, homme probe,
d'en renvoyer trois; il conserva le citoyen
obligé de céder à la force que lui opposait Sonthonax,
mais toujours
astucieux ne lui suffisaient pas pour obtenir
lorsque ses moyens
Tapprobation du citoyen Raimond.
d'enlever
Sonthonax n'avait point perdu de vue son premier projet, le vertucux
à la France cette Colonie, et crut qu'il serait secondé par ou il lui en
Louverture
en chef; mais le moment
Toussaint
général
Toussaint Louverfit la proposition fut celui de sa chute. Le citoyen Consuls, obligea
ture, dont les principes vons sont connus, citoyens
Ce fut alors
des mesures sages à quitter la Colonie.
des
Sonthonax par
chef calcula les moyens de chasser les anglais
que le Général CIl
ou qui leur avaient été
différentes places dont ils s'étaient emparés,
plutôt à conserver
liyrées par des habitans de cctte Isle, qui cherchaient des malheurs dont jls
leurs propriétés ct leur vie s à se garantir
menacés, qu'à se détacher de la mère - patrie.
évacuer
étaient
bientôt à chasser et à faire
Toussaint Lonverture parvint
les anglais de tous les points de la Colonie.
à SaintHedouville fut seul envoyé
Au moment o le général
- il parut d'abord
dn
en qualité d'agent
gouvernement,
il.
Dominguc s
du Général en chef ; mais bientôt après
approuver la conduite
en blâmant et en entravant
manifesta des principes opposés au bien,
commandait dans
de ce chef bienfaisant. Rigaud, qui
lcs opérations
Hedouville , oùl le Général, en
le Sud , se rendit auprès de. l'agent
Les suites ont prouvé que
chef eut la complaisance de T'accompagner.
conférences secrètes 9
eurent alors plusieurs
Tcs dcux premiers, qui
Louverture et celle de
la destruction de Toussaint
avaient projeté
le Général en chef ne fut pas long-temps
tous lcs chefs noirs ; mais cherchait à lui porter l'agent Hedonville,
sans s'aperce voir du coup que
d'une partie du 5* régiment
néanmoins il ne pat éviter le massacre où le général de brigade
colonial, cn garnison au Fort-Liberté > sans doute s'il ne s'était
qui Y commandait, aurait succombé
de la
Moyse ,
coloniaux et les cultivateurs
échappé. Alors tous les régimens
la mort de Ieurs frères ;
partie du Nord se soulevèrent pour venger
ait à lui porter l'agent Hedonville,
sans s'aperce voir du coup que
d'une partie du 5* régiment
néanmoins il ne pat éviter le massacre où le général de brigade
colonial, cn garnison au Fort-Liberté > sans doute s'il ne s'était
qui Y commandait, aurait succombé
de la
Moyse ,
coloniaux et les cultivateurs
échappé. Alors tous les régimens
la mort de Ieurs frères ;
partie du Nord se soulevèrent pour venger --- Page 33 ---
( 3i )
aussi
3 se mit en mesure
mais le Général en chef,
prudent que sage
éviter de plus grands malheurs. L'agent Hedouville voyant son
pour
projet manqué, s'embarqua avec tous ses partisans.
Le citoyen Roume vint le remplacer, étant nommé par le directoire
à Saint- Domingue. Ce.
en cas de mort du citoyen Hedouville, agent
et
faible
faire le bien;
dernier agent est trop Agé trop
pour pouvoir
dans la révolte et insurrection qu'a opérées Rigaud, contre le
car,
aurait
ou arrêter, ils'est borné
Général en chef, qu'il
pu enpêcher
seulement, et un peu tard, à faire quelques faibles proclamations
après la prise du Grand et Petit-Goave, où Rigaud a. fait massacrer
quantité de citoyens blancs et noirs, et après que les agens de Rigaud
avaient insurgé beaucoup de citoyens dans le Nord et l'Ouest, même
des
du Général en chef, qui s'étaient
gagné une partie
troupes,.
emparés du Môle et de quelques autres postes ; mais la vigilance, 2
le courage et les moyens de prudence qu'a employés le Général en
chef, lui ont fait vaincre tous les obstacles que lui avait opposé
Rigaud 5 il a repris le Môle ct les autres postes 3 ct s'est rendu
maître de Jacmel. L'agent Roumne a vu tout cela sans presque
s'émouvoir, ni aider de ses moyens le Général en chef.
C'est ainsi, citoyens Consuls, que cette Colonie, depuis l'arrivée
des premiers' commissaires 3 a été en proic à tous les malheurs
imaginables. Cent fois elle a été au point d'être anéantie ou subjuguée;
mais toujours le Général en chefl'a dégagée et l'a sauvée, ainsi que
les malheureux habitans qui, faute de moyens pour vivre aillears,
ont été obligés de rester.
Aussi, citoyens Consuls, assurés du bonheur que vous préparcz, à
la France et à toutes ses Colonies, nous espérons que vous jugercz
Saint-Domingue ne peut être rétabli ni prospérer, si Je Général
que
cn chef, Toussaint Louverture, n'est revêtu de toute votre confiance;
il la mérite à tous égards, par sa conduite, par ses principes 1 par
ses vertus et par son attachement à la France. Nous sommes assurés
qu'une fois investi de tous les pouvoirs 3 vous ne serez pas longtemps sans être convaincus de la progression de la culture, de celle
du commerce et du bonhenr dont nous jouirons à Saint-Domingue.
Puisse rotre exposé, citcyens Consuls, vous être agréable. Notre
but en vous l'adressant, cst le désir bien ardent et bien sincère de
gards, par sa conduite, par ses principes 1 par
ses vertus et par son attachement à la France. Nous sommes assurés
qu'une fois investi de tous les pouvoirs 3 vous ne serez pas longtemps sans être convaincus de la progression de la culture, de celle
du commerce et du bonhenr dont nous jouirons à Saint-Domingue.
Puisse rotre exposé, citcyens Consuls, vous être agréable. Notre
but en vous l'adressant, cst le désir bien ardent et bien sincère de --- Page 34 ---
( 3a )
voir opérer la prospérité de cette Islc infortunée, Nous sommes assurés.
que ce sont aussi VOS désirs.
Salut et respect 9
Les Juges de Paix de toutes les Communes du département de
l'Ouest de Saint-1 Domingue.
Pour copie conforme,
Signé CAZEAUX, juge de paix du Port-Républicain.
Extrait du Registre des Délibérations de l'Administration
municipale du Fort-Liberté.
Ertrait d'un Arrêté pris par les" Citoyens de la commure
du Fort- Liberté.
Liberté.
RipUaLIQUT E E R A NGAIS E.
Egalité.
vingt-deux du mois de Germinal, an huit de la RépuAujourd'hui
et indivisible, neuf heures du matin,
blique française, une
assemblée, tant dela villeque edelaplaine du Fort-Liberté,
La commune
est dans tous les coeurs, et qu'il
Considérant que la consternation
sourdes de l'agent Roume,
résulte, depuis plusieurs mois, des menées
intestine qui afflige cet infortuné pays ;
une guerre
mécontentement de toute la commune, tout le peuple;
Considérant le
voix unanime, demande que le citoyen Roume, agent particulier
d'une
soit et demeure suspendu de
du directoire exécutif à Saint-Domingue,
des divisions parmi
fonctions, comme étant le premier à causer
ses
les deux partis en guerre ;
Colonie,
tous les troubles survenus dans cette
Considérant que, depuis
Louverture n'a cessé de procurer
le vertueux général en chef Toussaint
tous les moyens de
la tranquillité et l'union, et de chercher par
de
dans
les esprits égarés ; nous le supplions en grâce
peser
ramener
du directoire à Saint-Domingue doit être renvoyé
sa sagesse si l'agent
ce moyen étant l'unique
en France, vu que nous en croyons l'urgence,
puisse nous assurcr notre tranquillité.
Ls
gni --- Page 35 ---
( 133 )
et envoyée
La présente. protestation sera notifiée au çitoyen Agent,
est
de vouloir bien la prendre en
au Général en chef, qui
prié
-
S 5
considération. 4 M. ds a1 - d : Apr
Au Fort-Liberté, les jour, mois ct an que dessus..
Suivent mille signatures.
Pour copie conforme au Tegistre 3
2:,
J A C Q.U B.S > grefier.
Signé
11.4
Extrait du Registre dés Délilérations' de PAdministration
municipale di Fort-Liberté,
au Commandant de la Place:
Copic de la Réquisition faite
cb : avb
Egalité.
Liberté.
: S 1 91 3 011
Fort-Liberté, le 21 Germinal, an huit de la Répablique française,"
une et indivisible, sept heures du matin.
I'Administration municipale dudit Lieu, au Commandant dé la Place
-
dn
de cet Arrondissement.
Extrait du Registre dés Délilérations' de PAdministration
municipale di Fort-Liberté,
au Commandant de la Place:
Copic de la Réquisition faite
cb : avb
Egalité.
Liberté.
: S 1 91 3 011
Fort-Liberté, le 21 Germinal, an huit de la Répablique française,"
une et indivisible, sept heures du matin.
I'Administration municipale dudit Lieu, au Commandant dé la Place
-
dn
de cet Arrondissement. vorr,:
CIT o Y E N Co M M A N D A N T
vous
au nom de la loi, de
: L/administration municipale
requiert,
vouloir bien veiller à la sureté et à la tranquillité publique de cette
communc, à l'égard dés gens armés qui se présentent dans les environs
de cettedite commune 9 dont : oni ignore les motifs, ni quelle cause
qui puisse les obliger d'être en armes.
Elle sc repose sur votre sagesse à prendre toutes les mesures conved
:
eiables pour la surcté générale:
ft
::: 1 31 diti Salut ct fraternité,
4 L'agent municipal; signé COLLET
Pour ertrait conforme,
1.3
Signé JA,ca U E,S 2 greffier;
Vu:et certifién par nous agènt municipal : de la commune du Fort:
Liberté, les pièces ci-debsus et d'antre part, le 22 Germinalyian liuiti
Cinoi
pri
uot
Signé c o' L s
I'
iables pour la surcté générale:
ft
::: 1 31 diti Salut ct fraternité,
4 L'agent municipal; signé COLLET
Pour ertrait conforme,
1.3
Signé JA,ca U E,S 2 greffier;
Vu:et certifién par nous agènt municipal : de la commune du Fort:
Liberté, les pièces ci-debsus et d'antre part, le 22 Germinalyian liuiti
Cinoi
pri
uot
Signé c o' L s
I' --- Page 36 ---
- 34 )
a Liberté,
E F R A NÇ
Rirestfowx
AI S E. Egalité,
Eatrait de la Délibération
de la Garde Nationale
commune de Limonade,
de la
déposée CIL Tribunal,
Aujonrl'hui vingt-deux
française, une et
Germinal, an huitième de la
de la
indivisible, tous les citoyens de
République
commune de Limonade se
la garde nationale
dit : Depuis
sont réunis à l'embarcadaire et ont
les trois
long-teimps, nous ne formions qu'une seule famille
départemens de la
dans
ceux d'être libre et de
Colonie, nos voeux étaient
jouir de la
commnuns,
mer $ nos jours s'écoulaient
régénération de nos frères d'outre
la, liberté. et l'égalité
sous les désirs des jours plus heurenx,
qui devaient être indivisibles
naguère nourrie de notre sang. La France
dans cette contrée,
dans la mémorable.
avait déraciné pour
journée du 16
jamais,
sait tous au tombeau
Pluvidse, le poison qui nous rédui-
; fandra-t-il plns
qui, nous navre le. Coeur à tous ? long-temps souffirir une guerre
Toussaint Louverture soit
faudra-t-il que notre bon père
continuellement
qu'il a si souvent exposé
exposé à perdre des jonrs,
notre bonheur, ii doit pour nous et nos enfans ? Non i il a fait
entre nous français, en jouir comme nous. Que Ia guerre cesse
lui, qu'il fasse
que. Roume, agent du directoire se réunissé
cesser cette guerre civile , qu'il ne soit
à
spectateur des maux de la Colonie, quand il dévrait pas tranquille
Nous
les faire
déclarons, au nom de la
cesser!
masse dans notre communc,
République, que nous resterons ea
Louverture réunis
3 jusqu'à ce que nous voyons Roume et
déclarons
comme deux premières antorités doivent
que nons. sommes prêts à abandonner
l'être, nous
pour voler au sscours" de Toussaint
nos femmes, nos enfans,
naitrons l'autorité de Roume
Louvertnre, que nous ne recontement de l'Ouest
que quand il se rendra dans le
par terre, afin
tous les
déparen
d'employer
son pouvoir pour faire cesser Ia
moyens qui sont
Toussaint Louverture
guerre civile ; qu'il nous amène
s l'objet de tous nos vocux, alors
reprèndrons leurs travaux.
nos bras
dé la garde nationale agrestés, nous demandons que-le commandant
sC rende à Pembarcadaire
être
conduire si, le délai de
pour
ptêt'à nous
rend
quatre jours expiré, l'agent Roumc
ung réponse satisfaisante.
ne nous
pour faire cesser Ia
moyens qui sont
Toussaint Louverture
guerre civile ; qu'il nous amène
s l'objet de tous nos vocux, alors
reprèndrons leurs travaux.
nos bras
dé la garde nationale agrestés, nous demandons que-le commandant
sC rende à Pembarcadaire
être
conduire si, le délai de
pour
ptêt'à nous
rend
quatre jours expiré, l'agent Roumc
ung réponse satisfaisante.
ne nous --- Page 37 ---
( 35 )
La présento sera portée au juge de paix, avec prière dc la faire
parvenir dans le plus bref délai.
Limonade, les jour, mois et an que dessus.
Tonte la garde nationale réunie ainsi, et,ont signé à la minute
Lamotte, commandant, par intérim, la garde nationale ; Nicolas
chef de bataillon ; Cazenabe,
Gillot,
9 arljn lant major ; Chailhou, Sonis,
préposé ; Théodore, capitaine de la première compagnie ;
capitaine de la deuxième compagnie d'infanterie';
Etienne,
de la troisième compagnie à cheval : Denis, lieutenant Laurent, de la capitaino
troisième
compagnie ; Bastien, capiraine de la huitième compagnie
capitaine de la sixième compagnie; Vincent
; Larose,
la septième
Brochet, capitaine de
compagnie ; Léveilié Lachevalerie, licutenant ; Mathieu
sous-lieutenant de la première compagnie
;
deuxième
; Joseph, licutenant de la
compagnie ; Joseph, lieutenant de la première
Jean- Charles, lieutenant ; Joseph Elbert, Pefabet,
compagnie;
Noël, licutenant de la quatriène
Payé, Perisse,
de la sixième
compagnie ; Jean-Louis, lieutenant
compagnie ; Choisi, sous - lieutenant de la sixième
compagnie ; Nicolas, lieutenant de la huitième compagnio Léveillé,
sous-lieutenant, de la huitième compagnie ;
la huitièrne compagnie
Bastien, capitaine de
; Joseph Parois, lieutenant de la
compagnie ; Hilaire, sergent major, de la première cinquième
Dulou, Duportal, 3 Jaquin, capitaine de la
compagnie ;
Lafleur, capitaine : Guibie, chef du deuxième septième compagnie ;
sergent ; Edouard, sous-lieutenant de la deuxième bataillon ; Hippolite i
Joseph, lieutenant de la première
compagnie ; Jeande la troisième
compagnie ; Martial, sous-lientenant
compagnic ; Victor, maréchal de logis 5
major ; Henri, brigadier.
Joseph, sergent
Pour copie collationnée, >
Signé T A R DIV r 7 greffier.
la
compagnie ;
Lafleur, capitaine : Guibie, chef du deuxième septième compagnie ;
sergent ; Edouard, sous-lieutenant de la deuxième bataillon ; Hippolite i
Joseph, lieutenant de la première
compagnie ; Jeande la troisième
compagnie ; Martial, sous-lientenant
compagnic ; Victor, maréchal de logis 5
major ; Henri, brigadier.
Joseph, sergent
Pour copie collationnée, >
Signé T A R DIV r 7 greffier. --- Page 38 ---
C 36 )
Liberté.
RirusLie U E F R A N - S A I S E.
Egalité.
Au Haut-du-Cap, ,le 25 Germinal, an huitième de la République
française, une et indivisible.
-
Le peuple des départemens du Nord et de l'Onest étant réuni en
assembléc dans la mnaison de la citoyenne Thessier, s sise- au Hautdu-Cap, à l'effet de prendre des mesures pour rétablir l'ordre et la
tranquillité troublés dans cette Colonie ;
Considérant que depuis un an qu'il existe une guerre civile dans
Colonie et
des milliers de citoyens ont été victimes de
cette
que
cette guerre intestine ;
de
Considérant que cette guerre 9 les menées sourdes et perfides
l'agent du directoire exécutif Roume 1: en entretenant une corresperfide avec le traître Rigaud, qui alimente le trouble
pondance l'amicalité
existe entre tous les citoyens de toutes les
et détruit
qui
couleurs habitans cette Colonie, avant -son arrivée parmi cux ;
Considérant
l'agent Roume a envoyé des émissaires à la Jamaique,
que
de révolutionner cette Colonie 2 pour allumer
sous le vain prétexte
deux
ct
cruelle qui existe déjà entre nos
puissances,
la guerre trop
faisaient
lc département
faisant connaître les préparatifs qui se
pour
et faisant capturer les bâtimens qui portaient
du-Sud, de Jean-Rabel,
frères d'armes ;
des vivres, dcs munitions de guerre, à nos
dans le
t
l'agent Roume.. a refusé de se, rendre
Considérant que
les invitations réitérées que lui.a.
département de l'Ouest 1 d'après
travailler de
fait le, général cn chef Toussaint Louverture $ pour
cruelle
concert avec lui à prendre des mesures pour terminer une: guerre
sa, présence nos frères du déparct sanguinaire, et ramener par
tement du Sud ;
de toutes
Considérant que l'agent Roume a. perinis aux émigrés
couleurs de rentrer dans Ia Colonie 9 et lcs mettant même en posseshabitations
9 et travaillant de concert ayec
sions de leurs
séquestrées
eux pour troubler l'ordre et la tranquillité ;
confiance du
Considérant enfin que-l'agent a entièrement perdu la
nos finances et nous Otant
peuple de cette Colonie, en dilapidant
faisant verser dans
tous moyens de. subsistances pour nos armées, en
maison lcs trésors de la République i e
Le
sa propre
cs mettant même en posseshabitations
9 et travaillant de concert ayec
sions de leurs
séquestrées
eux pour troubler l'ordre et la tranquillité ;
confiance du
Considérant enfin que-l'agent a entièrement perdu la
nos finances et nous Otant
peuple de cette Colonie, en dilapidant
faisant verser dans
tous moyens de. subsistances pour nos armées, en
maison lcs trésors de la République i e
Le
sa propre --- Page 39 ---
( 37 )
peuple réuni a arrêté et arrête :
directoire exécutif dc
Lo
Roume, envoyé par le
la
Art. I. Que l'agent
a entièrement perdu
la République française à Saint-Doningus, habitant de cette Colonie $ par ses
çonfiance du peuple français,
active avec les ennemis de la
menées sourdes et sa correspondance
liberté et de l'égalité.
du peuple au citoyen Toussaint
II. Sera invité par une députation l'armée de Saint- Domingue, pour
en chef de
Louverture 9 général
de la tranquillité. de la Colonie,
l'inviter au nom du bien général, bon ordre et de la prospérité de
de la liberté , de l'égalité 9 da rênes du
de çette
de
les
gouvernement
Saint - Domingue 3
prendre
Colonie.
du directoire exécutif #
I III. Le citoyen Roume, agent particulier
demeure suspendu de ses fonctions.
invité € au
Toussaint Louverture est expressément
IV. Le citoyen
de faire connaitre au
de la
de Saint - Domingue 9
cette
nom
prospérité
suscité dans
français tous les troubles qu'ont
gourernement
ont été envoyés par
Colonie tous. les commissaires ou agens qui y
France:
1792 ( V. s. ) jusqu'à ce jour.
la
depuis
Louverture enverra 9 dans le plus bref
V. Le citoyen Tonssaint
membres au
français,
de quatre
gouvernement
délai, une députation
de l'agent du directoire Roume.
hi faire connaître les perfidies
tous
pour
Toussaint Louverture est invité d'employer
VI. Le citoyen
rainener nos frères égarés,
les moyens qui sont en son pouvoir pour dans le département du Sud:
et terminer la guerre civile qui existe la Colonie jusqu'à ce que le
VII. L'agent Roume restera dans
français ait décidé sur son compte.
Toussaint
gouvernement
invité * au citoyen
a VIII. Il est. aussi expressément
:
général en chef $ sur, sa responsabilité personnelle
Louverture 9
à tous les chefs militaires et
d'envoyer expédition de la présente dans le délai de dix. jaurs.
autorités constituées de la Çolonie 9.
aux
mois et an que dessus, et le pouple a signé,
Fait et. clos, les jour,
Suivent six mille signatures.
K.
compte.
Toussaint
gouvernement
invité * au citoyen
a VIII. Il est. aussi expressément
:
général en chef $ sur, sa responsabilité personnelle
Louverture 9
à tous les chefs militaires et
d'envoyer expédition de la présente dans le délai de dix. jaurs.
autorités constituées de la Çolonie 9.
aux
mois et an que dessus, et le pouple a signé,
Fait et. clos, les jour,
Suivent six mille signatures.
K. --- Page 40 ---
38 )
LiB E R T E.
Cap -
le
E G A L I T
Français, 26 Germinal, an huit de la
française, une et indivisible,
République
Les Commandans,
Yolontaires
Capitaines, Officiers de la Garde
et Citoyens de la ville du
nationale,
ToussaixT
Cap, aue citoyer
de Saint- LOUTZATURE, général en chef de PArmée
Domingue.
Cir o r E N : G i N 3 R A L
Héros de
Colonie
Saint-Domingue, vous qui avez tout fait
et la réunir toutc entière
pour sauver la
sous les lois et la
République, nous implorons votre
puissance de la
tudes auxquelles
présence pour calmer les
nous sommes en proie, depuis six
inquié.
depuis six jours, nous sommes environnés
jours. Hélas!
agite d'autant
d'un peuple immense
plus nos
qui
(
votre présence
inquiétudes, qu'il n'attend, comme
que
pour recevoir ce baune salutaire
nous,.
appliqué qne par vous.
qui ne peut lui être
8 Nous n'avons fait, citoyen.
E démarche auprès de
Général, jusqu'à ce jour ; aucune
vous, dans la
I municipale,
est
juste idée : que l'adioinistration
1 terrible
qui
au Haut-du-Cap, vous avait fait connaitre notre
situation ; elle, est tellement
C l'espérance que nous avons de
pénible et fâcheuse que > sans
vous
( réduits au désespoir.
posséder bientôt, nous. serions
2 C'est donc, au nom de tout le bien
€ Domingue, et
que vous avez fait à Sainte'
1 nitd et de
particulièrement à cette cité ; c'est, au nom de l'humavotre gloire, que nous vous
de
< ville du
implorons
venir. dans' la
Cap 3 qui se : troave exposée à des
( encore que ceux dont
dangers plus éminens
1 donc;
vous l'avez: plus - d'une fois arrachée : venez
citoyen Général , saisir , d'une mair : forte et
gouvernail d'uns vaisseaa: la
prudente;n 18
que tompête rest sur le
Nous ne vous tairons
point d'engloutir.
- Roume, agent du
poiut, citoyen Général, , que le citoyen
(le refus
gonvermement, a perdu la
qu'il a ubstinément fait de se réunir confiancopublique; à vous
que
la tranquillité de
*2 poirs opérer
Saint-Domingue et faire cesser la
1 déchire, a indigné tous les
guerre civile qui la
fusé de lasplus
citoyens ; que le peuple lui impure d'avoir
astucieuse perfidie pour en
sa, mépris et la haine
propager lcs horreurs; que
qu'il a conçu pour cet agent est si forte, qu'i
a ubstinément fait de se réunir confiancopublique; à vous
que
la tranquillité de
*2 poirs opérer
Saint-Domingue et faire cesser la
1 déchire, a indigné tous les
guerre civile qui la
fusé de lasplus
citoyens ; que le peuple lui impure d'avoir
astucieuse perfidie pour en
sa, mépris et la haine
propager lcs horreurs; que
qu'il a conçu pour cet agent est si forte, qu'i --- Page 41 ---
( 39 )
se serait porté contre hii à toute la fureur qu'il lui inspire I , sans S la
vigilante surveillance du généial Moyse, pour empêcher un sinistre
événement. Venez donc, citoyen Général, près de nous ; venez à grands
$
sauver la ville du Cap, le département du Nord et la Colonie entière pas
s
qui, sans vous, n'existerait plus : le voe: du peuple vous appelle pour
prendre les rênes du gouvernement de Saint-Domingue, jusqu'à ce
que la France vous ait transmis sa volonté. Salut, confiance et dévouement,
Signé J. Gonnel Gls : Bernard, Sauvage, Loubeau jeune : Zéphir, Dupietry,
Terrien, Delhigni, Marret, Elie cadet : Boizon, Bluet, L. Lapommeray, Voyard, Burriat,
Jean-Louis Laurent, Duhalde, Muilin, Jean-François, Jean-Louis Casarouy,
Brés,
3 Jh. Morin,
Carvin,
Jean-Louis;
Th. Sipion a Léveillé, Lespérance, Sauteyron, J. B. Corneille jeune -
Guériné, Jean, Hector, Mazerni, Louis Regnier, L. Salomon, St. M. Souverbie
Azais, P. Rousseau, J. Castro, Monginot, P. Chanveau, Jh. Jupin, Frontin, E. e
Henry Tiffon, E. Lavaud, L. Evrard, Beaumarais, G. Penn s Viaud, Ar; Aguart,
Ducouytes, Henry, Lazamel, Mourine, C. Nouviol, Cyprien Wuillemier, Venel, Caignet,
Ch., Asselin, Jouanneaux, Dumas, Lindor, 3 F. Coutal, Thibieux, Germain fils : Patrisse a
Jeanty, Pierret, Pierre Fien, s Lajoie, Carinez, Ulonliey, Dudemaine,
Dartez,
Mons, Garnez,
Coutray, Salomon A
André,
Sévelinge s Sennelin, Matit,.Boutin, 9 Berstingon, Météyé, J. Jacques, Ladouceur, Azor, Sezare, Pierre, Jeadorst, Jn. Charon, Laugetau,
Large, Fildié Mondésir, Brugeille, Maurel, Benche, Germain, Jean, F. Chatlemagne,
pécheur : Lespérance, Antoine, Joseph, Michel, voilier : Filauzelle, Noël, Boisson, Noel;
Antoine, pécheur : Carré, Joseph, Remi, calfar' : Denis, Antoine, acconnier Lespérances
boulanger : Déiret, Moreauz, Jean. - Baptisre, Figaro, J. Selle, Bellet, Jean- : Thonan ;
Madée, Chavès, Dupach, Lescot, Boyron, Endrien, Augustin (
-François;
Pierre Sesconai, Puyol-Laben, Victor, Jean-Louis,
pour Anroine) Delbic,
Colas, Charles, Guiller, Guignon,
Charles, Brunelau, Lindor, Adonis,
Linot, Zephir Peller, Morau,
Labossay, J.
anger : Déiret, Moreauz, Jean. - Baptisre, Figaro, J. Selle, Bellet, Jean- : Thonan ;
Madée, Chavès, Dupach, Lescot, Boyron, Endrien, Augustin (
-François;
Pierre Sesconai, Puyol-Laben, Victor, Jean-Louis,
pour Anroine) Delbic,
Colas, Charles, Guiller, Guignon,
Charles, Brunelau, Lindor, Adonis,
Linot, Zephir Peller, Morau,
Labossay, J. Jn. Bernard', A. Coursault, Auguste,
Etienne, Baptiste,
Silva, P. Lelor, Charles Cupidon, Bonnet,
Jugue, B. Favrin, Gascon, Fortuné, Regis, Sauveur,
Janvier,
François, Charles,. Godard, caporal foufrier : Etienne, Jupiter, Louis, François Etienne, Azor,
Jean, Celestin, Auguste, Janvier, Lafargue, Lafleur, Lesperance,
Regnier,
Dalet, Laurent, Pierre- Antoine, Lindor, Cader, Jorye, Fortinez, Manuel, Fidelle, Sezar,
P." Louis, Pieire, Thelemac,
Enée, Hercule, Jacques,
Besson, Plerte. Lamour, François, Pompée, Silvin, Sezatd, Benoit, Jean,
Fouquet, Ducasse, Borie, Artau, C. Lapis, Tortelin : - Gueiroitd,
Fontenneuve, Frédériqne, Joseph,
Hatinei, 19 Jian, Pieiseaur.J. Lartigue, "Cr. Jolls, Lafond, Zefire, Augusin; Jeam-Paul;
Durousseau Fectiere, Duny,
Sulauze? Iilinger, Boudinet, Joslé , Marinoose',
J., Michel, J
Mena:d, And:é, Morin, Dominique, Titus, Bastien, Léveillé,
A. 0. Brun, Hector, Seguin, J, B. Mercure,, Julien, Jupiter, F. Navarre,
Journeanx, Origoni, Duval, Siiatolige, "D.ussit, Guilbaud, Saint -Jean; Rabert, Colas,
Jesa, --- Page 42 ---
EB
S146
( 4e. )
I
Gros, Lindor, Michelle, Nelson, J. Beroard;
Sha. Felix, Sacob, Detonne : P. Annibal,
Brissac, Janvier, flayhal,
Ganaites, Gracia, Lacrost, Antoine Dupin, Cezart, Vine, Fournet, Philippe, Jean-Jacques, Caco,
Paul, Laieur, Defore, Donnise, Jeanty, Donis, Jn. Yasaint, Louis H. Maureau, François
Walbe, Jo. Louis, Léveillé, L. Foucher, B. Prosper, Marc, J. B. Lacroix, Jn Delpeische, Crespin -
Lapiere, J. Baptiste, Piurte-Michel, J. Botry, Crespin (pour les sergens et caporaux)
Dartive, J.F. Politte, Lioos, Ch. Laporte, Champiancg, J. Pierre Lafortune, Jeaa-Louis
Lejeune, François Chevéry, Jétome-Noël, Hamelin, Nicolas , Jn. Louis Pourvoyeur, sergent: :
Nareisse, Joseph Simon, Canu,
Joseph, Lacour, Noël Riche, Lanitce
Madelmond, Zamor, Frangois, Jaoques-Losis, les sergens et caporaux de la : compagnie de
Beaudry, Depesseville, sergent major (pour Sezard, Saintonge, Jean, Jean-Louis,- Lafortune e
la 4* section ) J. P. Lacoste, Simon, Viau, André Thomas, Fayet , Jean, Toussaint -
Azor, Lambert, Allemand, Janvier Janvier, Paul Hippolite, Jean Larose, Valade *
( Morau, sous-lieutenant : Jean-Baptiste, Debievre, J.
, Jaoques-Losis, les sergens et caporaux de la : compagnie de
Beaudry, Depesseville, sergent major (pour Sezard, Saintonge, Jean, Jean-Louis,- Lafortune e
la 4* section ) J. P. Lacoste, Simon, Viau, André Thomas, Fayet , Jean, Toussaint -
Azor, Lambert, Allemand, Janvier Janvier, Paul Hippolite, Jean Larose, Valade *
( Morau, sous-lieutenant : Jean-Baptiste, Debievre, J. Barthe, Durand, G. Chevrier, Darracq,
( Pierre-François, Jn. Silette, Caye, Pierre Julien, Jacques Jand, P.S. Duplessis, Larroque,
Pierre. Mino, Pajaud, B. Haulon,
Pierre Guillien, F. M Chassain,
Maurin, F. C. Barorie, Dupon, J. M. Domergue,
Maurau jeune:
1 Louis,
Chastant, Luziès, Tardy, Arbanere ainé: Bignon,
Cb. Petit,V. Fustier, B
Joseph Larose, P. Figan, Guizard,
K Sanon,Felir, Jean-Baptiste, Figareaur, Jean-Pierte, Florentio, Jeanty, Simonet , * Dutreil
Jean-Joseph, Poujet Viton, Jacob, Jean-Bapsiste, Guinet, Pire, Peie, Jh. Julbin ainé, Antoine -
C pere : Gallard, Challe, Auguste Laurent. Richier, Luziès ( pour Christophe ) Richier ( pout
Lonis-François Boulle s N. Larente, Chatles, Balthazard, Béon, F. Latouraudais,
J. Hugonin, Pierre,
B. Arsene, Pirame,
S Auguste ) Gelis,
Gouvion, 4 Gerbier, Chassagpe, J. Louis,
instituteur;
- Jh. Thomas, Ladonis,
Gautarel, Leftesne, Auguste Lavaud,
Dumourier, Lenglé jeune, Lapeyre 7
Dutaciné, Lamotte, Daboville,
fl
Hileré, Rivière, Fiat Boissou, Letourneux
fils, Cezar, Thélémaque,
d R. Fautard,
Dubretil, J. Julbin, C. Laplace, Marseille Guérault,. Ch. Baille - Cassjan,
d Julbio Duvermont, J. Hilaire ,7 P. Compigny 1 Pétigoy,
( comme chargé de
Ferrié, Sperier,
Chastelier, R. Bratd, Pageot Desnoutietes
est
Vincept, Gellibert, B. contrôleur en chef de la Colonie de Saint-Domingue. qui
d
Bizoiard,
du citoyen
Maurau ainé : J. Bidau, Mastice,
ponvait malade, R. Brard, chef des bureaur : Duguey,
de santé : Barré, Gas, Layes
av ht
Bouvet, F. Goraud, Daubertes jeune, officier
Prilliaux, Orlino, Virey,
C Jh. Verrier, Prevost, Montforts: Dagneaux, Clement, Debelmas, officier de santé : Bonaventure,
G Jodil, ainé, Michel, Jh. Picard, Larcheverque, Chatard,. ministre du
J. Antoine, Laxalde 9 Duburcq. t Er.Tueihard, Guigaon, Frison, Hiacinte,
Michel, Bally-Blanchard, Boulac,
S, Balangué,
Bramayrac père : Auguste Feret, Schisano, Camausat, Louis-André,
culte catholique.,
Aubert, Faraud, Pascal
chef de venir
C
Phe Michel., Huguenet,
supplier, le Général en
Billard,
toute mon ame, pour
la : section:
S (ie m'unis, à.mes Kcancioyeas.de Delagarde ) Clotre,.
, Hiacinte,
Michel, Bally-Blanchard, Boulac,
S, Balangué,
Bramayrac père : Auguste Feret, Schisano, Camausat, Louis-André,
culte catholique.,
Aubert, Faraud, Pascal
chef de venir
C
Phe Michel., Huguenet,
supplier, le Général en
Billard,
toute mon ame, pour
la : section:
S (ie m'unis, à.mes Kcancioyeas.de Delagarde ) Clotre,. Granier, commandant en second. e pieadre les rêues du gouvernement, de la a section Pierte Sansom, commandant 5
commandant
gn
Ambroine-Lapeyte, commandant en chef. *
F Medard: Thomany,
du Gouvermementy
ti
chea P. RouxA imprimeur
Aa Cap: * Erongais,
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