--- Page 1 --- --- Page 2 ---
ou Histoire de
479. SAINTDONINGUE contenant : Le récit
ses Révolutions,
des troubles,
effroyable des divisions,
des incendes ravages, des meurtres,
et des massacres
dies, des dévastations dans cette ile, depuis
qui eurent lieu
de la colonie. P.,
1789 jusqu'à la perte
de 108 pp. et
Tiger, S. d., in-16, br.,
80 fr.
1 gravure repliée. (386)
étude.
Edition ancienne de cette importante
ODE
Habi Carter Brohi
Citnary
Brmt Huiversity
DR --- Page 3 ---
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The John Carter Brown
*
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Library
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@ --- Page 4 ---
108 -
capitaine,qui Cet horrible fut tué et dévoréa aussitôt.
plus; mais sacrifice ne se
un homme
renouvella
mangé. Enfin, les deux mourut et fut
l'un de l'autre eurent le canots séparés
sauvés. Mais ces
bonheur d'être
plutôt des
malheureux étaient
tant les
spectres que des hommes,
avaient fatigues et les privations
cruelles. endurées avaient été
qu'ils
longues et
Quant aux hommes restés dans
Elisabeth, un vaisseau Tut
l'ile
tard pour les recueillir.
envoyé plus
sé trois mois sur
Ils avaient
quelques oiseaux ce rocher, vivant pas- de
sages. Le seul abri et de tortues de pasdes grottes, où ils qu'ils trouvèrent fut
squelettes humains. découvrirent huit
angoisse fut la
Leur plus grande
Il leur fallut
privation d'eau douce.
pendant
souvent endurer la soif
qu'il tombât cinq ou six jours, en attendant
dans le creux des quelques gouttes d'eau
ils furent sauvés de rochers; malgré tout,
et allèrent rejoindre cettet triste position
qui les attendaient leurs compagnons
de là.
à quelques lieues
Impr. de P'OLLET, SoUPE et GCILLOIs, FIN.
rue Saiut-Donis, 580.
PESCSMRENEN --- Page 5 ---
PPICE
A --- Page 6 ---
Inonlardolip
a D
SN
Rimlhe
Trrer Hnrere ddes Waareic).
PASAS --- Page 7 ---
SAINT-DONINGUE.
OU
HISTOIRE
DE SES RÉVOLUTIONS;
CONTERANT
des divisions, des
Le récit efroyable
des meurtres,
troubles, des ravages,
et des
des incendies, des dévastations dans cette
massacres qui eurent lieu
de la
depuis 1789 jusqu'a la perte
ile,
colonie.
A PARIS,
Imprineur-Ebraire, rue du
Chez TIGER, Petit-Pont, no IO.
AU PITJER LITTÉRAIRE:
A4
.
OU
HISTOIRE
DE SES RÉVOLUTIONS;
CONTERANT
des divisions, des
Le récit efroyable
des meurtres,
troubles, des ravages,
et des
des incendies, des dévastations dans cette
massacres qui eurent lieu
de la
depuis 1789 jusqu'a la perte
ile,
colonie.
A PARIS,
Imprineur-Ebraire, rue du
Chez TIGER, Petit-Pont, no IO.
AU PITJER LITTÉRAIRE:
A4 --- Page 8 ---
On trouve chez le même
les ouvrages ci-après, concernant Tmprimeur-Libreite les
tailles, combats, victoires, etc., des guerres 9 baFrançais.
Batailles, combats et victoires des Français
Espagne et en Portugal, I volume.
en
En Alleragne et en
En Autriche et en Beigique, 2 volumes.
En
Poloyne, 2 volumes.
En Egypte, en Syrie et en Palestine, I vol,
Holiande, en Iialiect en
En Russie, I volume,
Allemagne, I vol.
En Saxe, 1 volume.
Révolutions Invasions et siiges de Paris, etc. , I vol.
d.
Saint-Doningue, I vol.
Déharquentent dans cette ile, t vol.
Rered
Révolurion
1 vol.
fag
d'Eygnsne, de
R
Guerre de la Naples, 1 vol.
Vendée, 2 vol,
Morean; sa vie, ses exploits
Piclegru ; S vie, ses talens militaires, etc.; ; I vol,
Vie du moréchal Ney,
militaires, etc. ; 1 vol.
ressans.
Son
contenant des détails intéVie d'Athannse
procès : 2 vol.
Henri de Larochejaquelain, Charrette, général vendéen; I vol,
mée d'Anjou: suite de la général en chefde f'orTuffn de I Rouarie, Suerre de la Vendée, 1 V.
de la guerre de la
général des chouans: suite
Vendée, I vol.
Le Siége de
fos
Bareclonne, I volume.
Conquérans du
de Chris-ople Colomb Nouvesu-Monde, ou Histoire
traduit de
et de Fernand
Les
Fanglais, 2 vcl.
Cortez,
semble Flihustiers, en 8 volumes,
sc vendent
On1 séparément.
qui
enLes douze Céars, I vol,
PARIS, DE
L'IMPRIMERIE DE TIGER.
SEAE --- Page 9 ---
OAIS CONME
X
-mmrn
PRÉFACE.
avant que
Nous croyons indispensable,
S
exact des révolutions
de donner un précis
connaitre cette
defaire
de Ssint.Domingue,
de vue différens;
points
ile sous plusieors
- et son his19
9 sa topographie
sa découverte,
toire. e
Colomb qu'on estreC'està Christophe
découverte ; il lapergutpour
devable de sa
Elle était habitée
la première fois en 1492. douceur des moeurs
par une nation dont la
dire fécetle énergic, pour ne pas
rejetait
activité si naturelle aux
rocité, et cette
Saint-Domingue était
peuples du nord.
dont
états indépendans,
partagé en cinq
un cacique : ces
chacun était gouverné par
subordoncaciques avaient dcs autres
cinq
dans leurs fonctions.
nés quiles suppléaient
Haiti; elle fut
Une partie de l'ile s'appelait Hispaniola,, ou
nommée par Colomb,
A 2
écetle énergic, pour ne pas
rejetait
activité si naturelle aux
rocité, et cette
Saint-Domingue était
peuples du nord.
dont
états indépendans,
partagé en cinq
un cacique : ces
chacun était gouverné par
subordoncaciques avaient dcs autres
cinq
dans leurs fonctions.
nés quiles suppléaient
Haiti; elle fut
Une partie de l'ile s'appelait Hispaniola,, ou
nommée par Colomb,
A 2 --- Page 10 ---
aa
(4)
petite Espagne. La dénonination
Dasingselatfadannte
deSaint.
da nom-de sa
par les Français,
capitale.
Des aventuriers français,
mands, etc., aussi audacienx anglais, alledes, connus sous le nom de qu'intrépide Boucaniers, furentle
Flibustiers et
la population
premicr noyau de
française à
L'ile Saint-Domingne Salnt-Domigue,
s'étend
77* degré de
dugie au
de latitude. Sa longitude, et du 18e au 20€
couchant, de 160 longueur est, du levant au
ne de 50, son circuit lieues; sa largeur moyen.
de 560,
en faisantle tour des
et de 600
tagée entre les
anses. Elle ctait parmais
Français et les
ceux-ci possèdent la
Espagnols;
étenduc;
portion la plus
principale négligeant les cultures, leur
richesse est dans de nombreux
troupeaux, dont ils font un
tréslucratifaveclers
commerce
voisins:
La partie
provinces française était divisée en trois 4
; celles du nord, del
sud. La rivière du
l'ouest, et du
Massacre
nord de l'ile, les possessious séparait, au
des deux puis- --- Page 11 ---
CA4S SASSCRYE
(5)
sances,
sont
et
les Eatrecetlerivière la ville du
guartiers et villes ou
Cap,
namynthe, du fort
bourgs d'Onade, du Trou, - du Dauphin 3 de LinonaNord, de la
Morin, > de la plaine du
du
7 de la
frière,
Grande-Riviere,
Soufde la
Dondon, de la
Marmelade.
Pelite-Anse, et
Entre le Cap et la ville de
séporée de l'ile de la
Port-de-Paix,
on voit les
Tortue par un canal,
Margot, du quartiers de P'Acal, du PortLimbé, de
Borghe, de
Sainte-Anne, du
Morne.
Plaisance, et du GrosSurle rivage
la baie de
septentrional, on distingue
tier de Jean Moustique, la pointe et le
Rabel, le
quaret la colonie
môle Saint-Nicolas,
sud-est du allemande de
môle Sont la Bombarde; au
tiers des
baie et les quarGomives, de
Saint-Hlarc, des
T'Artibonite, de
de
Vases, de
PArchaie, de
Mont-Louis,
au-Prince, du
Boucassin, du PortCul-de-sac de la Croixdes-Bonquets, des grands Bois,
rettes, da
des VeMirebalais, du
Petite-Rivière et du
Tapion, de la
Petit-Fond.
A5
môle Sont la Bombarde; au
tiers des
baie et les quarGomives, de
Saint-Hlarc, des
T'Artibonite, de
de
Vases, de
PArchaie, de
Mont-Louis,
au-Prince, du
Boucassin, du PortCul-de-sac de la Croixdes-Bonquets, des grands Bois,
rettes, da
des VeMirebalais, du
Petite-Rivière et du
Tapion, de la
Petit-Fond.
A5 --- Page 12 ---
(6)
Le Port-an-Prince (I) est situé au fond
d'un golfe. Sur la côte sont les
du Lamentin, de
quartiers
Léogane, du grand et
petit Goave, de Nipes, de Miragoane, des
Baradaires, des Caimites et de la GrandeAnse, dontle chef-lieu était Jérémie.
La province du sud comprend les
tiers de
de
quari
Tiburon, l'anse desAnglais, des
côteaux, du Port-à-Piment, du
de la pointe
Port-Salut,
d'Abacou, de Torbec, des
Cayes, du Fond, de Cavaillon, de SaintLouis, de Benet, d'Acquin, de
du Sale-Trou et des
Jacquemel,
anses à Pitre.
La population de la partie française de
Saint-Domingue se montait, en 1789, a
et quelques mille
noirs, el 60,000 blancs,
y compris Jes femmes et les enfans. Independamment des populations blanche et
noire, il en existait une troisième composée
de tous les nègres, mulâtres, ou
quarterons
(1) Le Port-au-Prince était autrefois la
tale de toute la partie
capifrançaise, et le siége de
gouvernement,
A S --- Page 13 ---
CCANA RISCOME à
(7)
libres, formant alors une classe intermédiaire désiguée sous le nom d'hommes de.
couleur.
Saint-Domingue était alors administré
par un goaverneurgandraler onj intendant,
nommés par le roi, et dépositaires de son
autorité. Outre ces deux officiers on
trats supérieurs, qui avaient
magisgrand Inombre de
sous eux un
subalternes, quiles représentaient dans les villes et dans les communes, il existait encore un contrôleur
de la marine, spécialement
chargé de la
suweilancedelomplidn derniers du
et dont le consentement
fisc,
ct la
étaient indispensables
signature
pour toutes les dépenses au compte de TEtat. lly avait
outre une représentation
en
élait appelée
coloniale, qui
auprès des chefs du
ment, toutes les fois qu'ils'agissait gouverne:
et de répartir
d'asseoir
l'impôt, et des tribunaux
pour administrer la justice.
Nous n'examinerons point ici si les
voirs administratifs et judiciaires,
poufroisser alternativenent,
sans se
agissaient dans
A 4
-
signature
pour toutes les dépenses au compte de TEtat. lly avait
outre une représentation
en
élait appelée
coloniale, qui
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ment, toutes les fois qu'ils'agissait gouverne:
et de répartir
d'asseoir
l'impôt, et des tribunaux
pour administrer la justice.
Nous n'examinerons point ici si les
voirs administratifs et judiciaires,
poufroisser alternativenent,
sans se
agissaient dans
A 4
- --- Page 14 ---
(8)
une parfaite harmonie, et sila somme des
abus ne T'emportait pas sur celle du bien.
La tâche que nous nous sommes imposée,
est celle de retracer les faits d'une révolution dont le résultat, pour la France, a été
la perte d'une colonie dont elle retirait les
plus grands ayantages. --- Page 15 ---
CaE RUSEC 1a
W
-
SOMMAIRE,
mmw
PRÉTACE. -
Description de l'ile de
mingue. Premiers troubles
Saint-Dosions intestines.-
du Cap. - DiviInaurrections des
Supplice d'Ogé. - Airivée
mulatres. -
çaise an
d'une station franPort-ou-Prince. /
chevalier de
Assassinat de M. le
Maudnit.-M. de
mé
MancielandenomBowvrneur-genéral de
Assemblée
/
coloniale.
Saint-Domingue,
Divisions entre le
Révolte des esclaves. -
gouvernement et
coloniale. - Troubles
l'assemblée
Incendie de ceite
au Por-au-Prince.- -
les hommes
ville, - Attentats commis
de couleur.
par
et de l'Acul. - Mort
Campagne du Limbé
du chef
man. - - Arrivée
nègre BoukRoume
au Cap 1 de MM. de
et Saint-Léger,
Mirbeek,
Leur entrevue
c-mmissaires du Roi.-
avec de chef nègre
çois. -Journée du
Jean-Franrous Jes officicrs de 27 mars. - Déportation de
la gornison du
Prince. - Troubles dans la
Poit-auDesastres de la
ville du. Cap. 1
parbès, nommé province du Sud. -M. d'Es
Dominzue, à la place Ronverneur-genéral de M.de
de SaintArrivée au Cop, des
Blanchelarde.
Ailhaud et Polverel. commissoires Santhonax,
- Btabli-sement d'un
A5 --- Page 16 ---
( 1 IO )
elub. Arrivée de M. de Rochambeau
Journée du
au Cap.
19 octobre. Révolution totale
dans l'administration de la
tution de
colonie. - / Destitous les fonctionnaires
M. de Rochambeau
publics.
Dauphin.
attaque"les révoltés au fort
Journée du 2 décembre. Conduite des commissaires
la
civils. - Expédition de
Grande-Bivière. Prise du fort de la Tannerie.
Nouveaux succès
des - blancs. 1 Les
commissaires Santhonax et Polverel
contre le
arment
Port-au-Prince. - Défaite des mulàtrcs à Jérémie. - Déportation d'un
nombre d'habitans du
grand
Victoire
Port - au - Prince. -
remportée sur les mulatres, à la
Anse. -
GrandeArrivée au cap du nouveau
général Galbaud. - Machinations gouverneur
Santhonax
infernales de
et Polverel. - - Destitution de Galbaud et de son frère.
Prétentions des
làtres. - Le gouverneur
mutête d'une
général se met à la
incurrection. - - Combat dans les
rues du Cap. - Incendie de cette ville. - Les
biancs, obligés de fuir de
de se retireraux
Saint-Domingue, et
Etats-Unis. - Proclamation de
la liberté des noirs, par Santhonax et Polverel.
ax
infernales de
et Polverel. - - Destitution de Galbaud et de son frère.
Prétentions des
làtres. - Le gouverneur
mutête d'une
général se met à la
incurrection. - - Combat dans les
rues du Cap. - Incendie de cette ville. - Les
biancs, obligés de fuir de
de se retireraux
Saint-Domingue, et
Etats-Unis. - Proclamation de
la liberté des noirs, par Santhonax et Polverel. --- Page 17 ---
CMAA FAUSSSASE
-iavnve
REVOLUTIONS
DE
GUESAINT-DONING
mwiwwww
de
as commencement
Saixr-Domiseur, les rivalités de son gouver1789, malgré et de son intendant, etlesjanenc-géndral
aux hommes en place
lousies si naturelles
de la tranquilquila mucenstaninuaai navire de Nantes, débarquélité, lorsqu'an
au mois d'octobre
dans l'on de ses ports,
la nouvelle de
de la même année, apporta venait de s'opérer en
la révolution la qui
de la Bastille. Cette
France, el de prise à l'instant le ferment
nouvelle développa était, pour ainsi dire F
révolutionnaire qui le despotisme des agens
comprimé sous
la cocarde fut ar--
du gonvernements actes ; de violenee furent
borée, et des
qui n'avaient
exercés contre des individus de ralliement. Comme
point pris ce signe
ouvertement
en France 1e 1 on déctama les préjugés et let
contre les privilèges, des colons; on parla hautedespotisme
devant des esclaves, quia
ment de liberté
briser leurs fers.
ue demandaient qu'a
AG --- Page 18 ---
(12)
Domingue Bientôlaprès des représentans de Saintfurent adinis aux
raux, et des cahiers de doléances états-générédigés et
furent
Cependant, apportés par ces nouveaux élus.
tait tous les esprits. une inquiétude Les
sourde agirespirent que les troubles intrigans et les
qui ne
essayaient de jeler dans
divisions, 9
de la colonie les brandons toutes les villes
leurs tentatives
de la discorde ;
sirent.
analheureusement Plusieurs colons du
réusgés de se cacher ou de Cap furent oblid'enx futassassinéaux fuir, 7 et même un
gu'il appuyait les
Cayes,sous prétexte
de couleur.
prélentions des hommes
M. de Marbois, qui résidait
Prince, informé de ce
au Port-auGap, crut prudent de qui se passait au
la France;et M. de la Mardelle, s'emnbarquer pour
général, alla se
procureur
tion au Cul-de-sac. réfugier sur une habitaAu Cap, commeaul
surrection
Port-au-Prince, l'indes comités prit un caractère alarmant
putes nommés avaient élé formés. Des dé
Saint-Marc, par les paroisses reunies à 1
semblée de la prirentla partie
dénomination d'asmingue. Les
française de Saint-Doblée affichait causèrent prélentions que cette assemmembres partirent
sa perte : 85de ses
L'assemblde
pour la France.
enationaledeFrance
n'eutpas
a 4
-Prince, l'indes comités prit un caractère alarmant
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Saint-Marc, par les paroisses reunies à 1
semblée de la prirentla partie
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française de Saint-Doblée affichait causèrent prélentions que cette assemmembres partirent
sa perte : 85de ses
L'assemblde
pour la France.
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a 4 --- Page 19 ---
F
(15) les Droits de lhomme
plutôt proclamé commencèrent à s'insurque les inulâtres lannit du 28 au 29 octobre 1790, hauger.Dans d'entre eux descendirent des
trois cents Grande-Rivière, et parcoururent
teurs dela
toutes les habitations des
successivement
et desarmés, et
qui furentijuriés Aleur tête était un
HICGAA l'un
fut massacré. qui iavait pris le nom
mûlatre nomméOgé, citeimsareatonnen
dec colonel-general. car son chef et un nommé
pas de suiles ;
ayat.! été pris a6 , exChavannes son adjoint
la
et dix*
leurs crimes sur
rone,
neufde pierent leurs complices furent borna pendus. à la
Le feu de la révolte ne se
pas ilyeut
province du nord. Au Mirebalais, d'hommes de
des ssablenemenhietse la
du sud des
couleur, et dans furent province dissipés par M.
attroupemens colonel qui du régiment du Port-auMaudnit,
Prince. décrets de l'assemblée constituante
Les
faire roede France n'ayant parvenira dcs insergés
dans l'ordre Se esprit:
trer
des aset favoriser les 1 intentions des pacifiques troupes furent
semblées provinciales, la colonic ; la station
embarquées pour
e 7 agitée et pousarrivée au Port-an-Prince dans tous les quarséa parles factieux qui,
fait entendieles
tiers dela ville, avaientdéja
et de liberte,semeten
mots de régénération
L - u
e
--- Page 20 ---
(I 14)
rébellion ouverte. Les
à terre et viennent
troupes descendent
menter le tumulte etle par leur présence augcourt aux armes; le régiment désordre:l le peuple
Prince abandonne son
du Port-ausacré
coloncl, qui fut masCes parlesséditienx, meurtres
le 4 mars 1791.
et ces assassinats
que le prélude des crimes et des n'élaient
qui devaient souiller le territoire de horreurs.
Domingue. Le 20 août
la Saintdes
NB
noirs éclata sur une 1791,
révolte
mée la Gossette -
habitation inomnommé
> parl'assassinat du
Mossut. A PAcul 7 - une
gérant
ces misérables ayant à leurtête bande de
se répaudit comme un torrent Boukman dans
paroisse. Ce nègre, dontl'ame cruelle cette
respiraitque le sang, la torche
ne
et le poignard delantre,
d'une main
toyablement tous les blancs massacra impifurenr des flaimes. Son maitre échappés à la
fut égorgé sans miséricorde dans lui-même
de sa femme
les bras
forts pour le soustraire éplorée, 2 qui fit de vains efà la
ces cannibales.
vengeance de
Malgré les mesures vigoureuses
prit au Cap pour arrêter le
qu'on.
de ces fericus, dans la nuit débordement du
mercredi 23 août, ils se
mardi au
Petite-Anse; ; leur rages'exerça portèrent sur la
tien Choiseul, où ils mirentle surlhabita- feu et bràlèrent un nègre domestique. De là,
passans
32S 2
qui fit de vains efà la
ces cannibales.
vengeance de
Malgré les mesures vigoureuses
prit au Cap pour arrêter le
qu'on.
de ces fericus, dans la nuit débordement du
mercredi 23 août, ils se
mardi au
Petite-Anse; ; leur rages'exerça portèrent sur la
tien Choiseul, où ils mirentle surlhabita- feu et bràlèrent un nègre domestique. De là,
passans
32S 2 --- Page 21 ---
CA
(15) dela Charité,i ils incensur celle des Pères Bagasse, et massacrèrent
dièrent les casesà
d'autres habitations
sans pitié le gérant; mêmes horreurs.
furent livrées aux leurs succès 9 ces nègres
Enhardis par
excès du vin et
rendus plus (éroces parles s'avancèrent vers
des liqueurs spiritueuses, oû ils furcnt arvètés par le
le haut du Cap
les, empêcha pas de
canon
ce qui ne flamme dans diverses haporter i fer et la
de T'Acul,
bilations, et dansles paroisses dela
de la plaine du Nord et
Petite-Anse., aux regards
n'offrirent bientôt plus de cendres.
qui
qu'un monccau
épouvantés
les troubles,
Il est diflicile de se figurer et.les incenla désolation, les dévastations pasde ces brigands.
dies qui marquèrentles
40 jour de la réOn n'était encore qu'au blancs de dix paroisses
volte, et'd déjà tousles dlaient ou égorgés
dépendantes du: Cap, flamine avait dévoré
ou mis en fuite; ; la le Cap étaitmenacé
plus de cent sucreries;
de troupes
dur même sort. Un détachement les incensorti' de cette ville 9 atteignit deTkenl, etles
diaires et les massacreurs les enveloppa éntièpoussant vers la baie ,
d'exerrement. C'était le moment opportun contre ces neterrible
cer une vengeance on ne le fit point, et
gres devastateurs;
on s'en repentit facile d'arrêter ce fléau destruc.
1l eût été
--- Page 22 ---
(16)
teur, si les assemblées coloniale
et
ciale, 9 qui tenaient leurs séances provinet qui n'auraient pas dà être dissidentes an Cap,
d'opinions, eussent pris des mesures
reuses ; mais il est une
vigoutoutes les assemblées: c'est fatalitéanttachée de
à
coup lorsqu'il fandrait agir. Les parler heauau contraire 1 parlaient peu et mûlatres, a gissaient
beaucomp. Tandis qu'on
les révollés enivrés de leurs pérorait au Cap,
cès, continuaient leurs
premiers SUCquaient nuit et jour les ravages, et altahaut Cap, et de la
postes avancés du
étaient harassées à Pelite-Anse; les troupes
partielles qui devenaient repousser ces attaques
à Fan ou l'autre parti.
toujours funestes
Dans cet état des choses, et au
du trouble et des craintes
milicn
tous les'e esprits au Cap,ilaurait qui agitaient
ter des mesures propres à
fallu adupDomingue. Mais lirresolution saaver Saintautorites ne laissait
de toules les
d'une crise aussi ancun espoir de surtir
l'accablement
violente : au milien de
ainsi dire
généralqui
pour
T'assemblée paralysait,
parlicnlier ft entendresa provinciale 2 1i7
dela manière suivante
voix, ets'exprima .
(I Depuis cinq jours :
les
(C incendient nos
que
révoltés
€ nos
propriétés ct massacrent
frères, je ne vois
a de venger les
pas qu'on s'occupe
uns, ni de punir les auAANM
l'accablement
violente : au milien de
ainsi dire
généralqui
pour
T'assemblée paralysait,
parlicnlier ft entendresa provinciale 2 1i7
dela manière suivante
voix, ets'exprima .
(I Depuis cinq jours :
les
(C incendient nos
que
révoltés
€ nos
propriétés ct massacrent
frères, je ne vois
a de venger les
pas qu'on s'occupe
uns, ni de punir les auAANM --- Page 23 ---
N
(17)
tres. Je connais aussi - bien que personne
€
de notre position etl la faiblesse
a le danger
je sens commevous la
( de nos moyens ;
la ville ; je n'ide conserver
( nécessité
crainte juste etsalu-
( gnore pas qu'une
empéchés d'en
( taire nous a jusqu'ici faire cesser cette
K sortir ; mais on peut demain un ordre au-
( craiute. Que des
oblige
c quel on ne pourra se soustraire, mâles à un
remettre tousles nègres
( de
sous l'escorte duquel
( corps de troupe, conduits à bord d'un nombre
e ils seront
suffisant pour les contenir;
( de bâtimens
soient placés sous la
( que ces bâtimens vaisseaux de
qu'on
( volée de nos
besoins guerre, des détenus 9
( pourvoie à tous'les
celte sévérité
C qu'on les avertisse 3:5
qui
mesure précsution,
K n'est qu'une
ne sera plus nécese
4 cessera dès qu'elle
sur le sort de.
e saire. Unc fois tranquilles femmes et de nos enfans,
e la ville,de nos révoltés 5 que la terreur
( marchons aux
etjarons de
( et la mort nons
précedent.e
lorsqu'ils serontsoumis 9
C ne rentrer que été exterminés !
( ou qu'ils auront dans lequel les avis les plus
Ce discours
les mieux combinés
sages et les plans
sensation
ne fitancune
étaient développés, coloniale et provinciale.
surles assemblées de M. de Blanchelande,
Après avoir exigé
de donner
gouverneur de Saint-Domingue,
que la terreur
( marchons aux
etjarons de
( et la mort nons
précedent.e
lorsqu'ils serontsoumis 9
C ne rentrer que été exterminés !
( ou qu'ils auront dans lequel les avis les plus
Ce discours
les mieux combinés
sages et les plans
sensation
ne fitancune
étaient développés, coloniale et provinciale.
surles assemblées de M. de Blanchelande,
Après avoir exigé
de donner
gouverneur de Saint-Domingue, --- Page 24 ---
(18 ).
tous ses soins à la streté de la
arrêta la formation de trois
ville, on
garde soldée, 2 on établit
régimens de
une
prévôtale, on augmenta les
commission
et on fit plusieurs
droits d'octroi
ne sauvèrent point le autres chose réglemens , gui
publique.
deliberations, Cependant > au milieu de toutes ces
des habitations les ravages etlesincendies
fureur des brigands avaient toujours lieu. La
un instant
se rallentit Déanmoins
Morin et de après l'incendie du quartic
pour s'accroitre Limonade, et
mais ce ne fut que
forces. Tous les efforts prendre de nouvelles
révoltés, n'avaiente
qu'on opposait aux
rir. Pour venger conirbuéqu'al léurs
lesaguer
craient les blancs
pertes, ils massadiaient les bâtimens prisonniers 3 et incen
habitations. D'ailleurs encore exislans sur le
nir de succès décisifs on ne porvait obte
toujours la ressource 2 de parce la qu'ils avaien
montagnes.
fuite dansle
Un nègre
cette
nomméJeammot.ses signala
Chassé époque de par sa cruanté et sa férocité
cantonne Fhabitation Bullet où il s'étai
avec sa troupe,il mit à fen
sang tous les endroits par ot il
et
sang même des
fuyait. L
gne,
nègres ue futpoint
sonniers etilégorgea de sa propre main 60 épar
blancs. Un habitant de la
pri
Rivière fat aussi massacré
Graude
avec ses huit ten
3XSXRE
- --- Page 25 ---
a
e ASSOSRA
(19)
était son parent et son
fans. Un nègee qui
n'avoir
ami, et devenn son postillon, pour des cheattendu ses ordres pourdételer
pas
fut tué d'un coup de pistolet par
vaux,
avec le plus grand calme.
ce monstre
coloniale avait envoyéà la
L'assemblée
pour obtenir
Jamaique deux commissaires
à
Ces secours se réduisirent
des secours.
qui établit sa
un vaisseau de 50 canons, de l'ouest, et à trois
croisière sur la côte vinrent monillerau
frégates anglaises à bord qui 500 fusils et quelques
Cap, ayant
et de bouche. Deux
munitions de, guerre
et ne furent
régimens svaient été promis, étaient trop
envoyés. Les Anglais
point intéressés à la perte de nos colonies, pour
nous donner des secours réels. avait fait des déCette même assemblée
de Santomarches auprès du président étaient anssi
Domingo. Les Expagnols,qui frent aux
bien disposés que les Anglais,
qui
commissaires une réponse éqaivoque,
pas de compter sur eux.
ne permit
l'assem-
-
cette
Dans
position feu critique-de de la révolte qui
blée coloniale, le
ralluma de nouavait paru s'assoupir, se
leurs
vean. Les nègres recommencèrent Jeannot, poursniexcursions. Le féroce horribles succès,
vant le cours de ses
la paroisse du
envahit successivement
où
Dondon el le quartier de Sans-Souci,
missaires une réponse éqaivoque,
pas de compter sur eux.
ne permit
l'assem-
-
cette
Dans
position feu critique-de de la révolte qui
blée coloniale, le
ralluma de nouavait paru s'assoupir, se
leurs
vean. Les nègres recommencèrent Jeannot, poursniexcursions. Le féroce horribles succès,
vant le cours de ses
la paroisse du
envahit successivement
où
Dondon el le quartier de Sans-Souci, --- Page 26 ---
( 1 20 )
il fit briler les habitations
les habitans.
et massacrer
Al'onest € etau snd, les mulàtres,
rassemblés et en armes, menaçaient tonjoars
porter aux dernieres extrémités.
dese
sion qui existait entre les
La divivernement et l'assemblée agens du goutre les colons et les amis coloniale, des
ens'opposa à ce qn'on pàt prendre malatres, des
déborder. précautions Il contre le torrent prêt à se
voies de
failut douc recourir aux
conciliation,et un concordat fut
signé par les malâtres, d'une
Croixà la
des-Bouquets avec
communes; concordat
Tetmaturt
mes de couleur et favorable aux homclasse blanche
homiliant pour la
même
: concordat qui fut ratifié
avec des conditions encore plus
avantagenses, Prince.
par l'assemblée du Port-aufaisait la Légalité entre les denx castes en
hase, et la dissolution de P'assemMecnlemaletachantian Ce traité fut conclu
première condition.
le
On ne doit pas
septembre 1791.
crets de
que les
ateriatpie
l'assemblée
déde l'assemblée
constituante et ceux
législative relatifs à SaintDomingne, et rendus d'après
des
différens partis qui, divisant P'esprit
blées, ignoraient
ces assemque le véritable état absoloment de Saint à cetie cpocontribuèrent
Doningue,
beaucoup à y entretenir --- Page 27 ---
- a FANSEANEA
(21) elà ) diviser les cole feu de la révolte, intérêts.
lons surleurs propres rétabli par le conLe calme un moment
accrut encordat passé an Porkau.Prince entre Tassemblée
core la mndsimteligence
M. de Blancoloniale et le souvernemente la tête assez forte
chelande n'avait point
de l'assempour résister aux des préteations factienx qui ne cherblée, et à celles semerle trombletla division;
chaient qu'à
n'élaient,
en outre, ses
la confiance
ipoatenemitate
pas- faites pour lui conduite mériter dans l'attaque
pablique, Galiffet et sa et d'Agout sembla, pour
des camps
qu'il s'entendait avec
ainsi dire, prouver braler les habitations aples nègres, pour à des blancs.
avait
partenantes lisemblait qu'un esprit L'assemblée de vertige colotourné toutes sles têtes. extraordinaire, où'
niale tint une séance
démagogiques ,
Texagération des principes de l'intrigue triometles sourdes menées conscils de la prudence
phèrent des sages foi.
et dela bonne vainement imploré l'assisAprès avoir
et des Espagnols, l'astance des coloniale Anglais du Cap prit le parti de
senablée
autres colonies françaises
s'adresser aux des secours. En conséquence' mais
boureleir fut expédié à la Martinique;
un aviso arriva trop tard. Le gouverneur
cet avis
Texagération des principes de l'intrigue triometles sourdes menées conscils de la prudence
phèrent des sages foi.
et dela bonne vainement imploré l'assisAprès avoir
et des Espagnols, l'astance des coloniale Anglais du Cap prit le parti de
senablée
autres colonies françaises
s'adresser aux des secours. En conséquence' mais
boureleir fut expédié à la Martinique;
un aviso arriva trop tard. Le gouverneur
cet avis --- Page 28 ---
de cette ile
I 22 )
trois bataillons venait et de renvoyer denx ou
d'artilleurs, n'ayant autant de .compagnies
que le nombre de gardé auprès de lui
pour la sûreté et la troupes indispensable
nie. Cependant, il fit tranquillité de la colomingue le vaissean TEole parlir pour St.-DoDidon, sous les ordres
et la frégate la
et Villevielle. Les
de MM: Girardin
timens, à leur arrivée, commandans de ces bàdevinrent
linsurrection se manifesta sur la suspects;
etleplus grand tumnlte
frégate,
Les deux commandans régna dans la ville.
et M. Girardin fut obligé, furent destitnés,
après, de partir pour la
pen de jours
De nouveaux
France.
Port-au-Prince, La troubles division survinrent au
toujours entre les
qui subsistait
et les houmes de blanes, les mulâtres
nouvelles scènes d'horreur. couleur, amena de
cendie éclata
Un violentinville à la suite tout-à-coup d'an
au centre de la
mulâtres d'en sortir. Cet combat qui força les
24 heures, et qui consuma incendie la
qui dura
ville, fut attribud aux
moitié de la
ensuiteauxn négociansqni, gens de couleur, et
rangement de leurs allaires, dit-on, dans le dérigueur des lois, avaient
pour éluder la
à les libérer envers cru cet expédient
PSUO le prétexte de
leurcréanciers.
tres postés à la
poursuivre les mulàCrett-de-Bongaeu, les
& --- Page 29 ---
- CAN X SAA IT
Ac
(25 )
factieux des
prétendus patriotes et les plus
firent
bataillons d'Artois ct de Normandie, dans
dans cette paroisse une excursion, pluRaquelle ils pillerent et saccagérent
sieurs habitations. des mulâtres ne furent pas
Les attentats
blancs furent assassinés
moins violens: 40 fort: on en trouva -un
par eux dans on
sur les chemins.
grand nomdre d'égorgés enceinte de six
Une femme de Jérénie, forcenés qui,
mois, fut massacrée par ces
écraserent
après avoir mnutilé son corps,
portait
entre deux pierres T'enfant qu'elle arradans son sein. Un des ces monstres, rougi au feu,
chait avec un tire-bouchon tombaient malheulesyeux des blaucs qui
reusement entre ses mains.
M. de Blan-
- Aumois de novembre 1791,
contre
chelande entreprit une expédition
révoltés. Secondé des gardes -
les nègres
des mulàtres de la province
nationales et tronvaientan Cap.ilfitpardu Nordq quise
le Port-Margot, et
tir 600 hommes pour une : force égale pour
deux jours après,
du Port-de-Paix
T'Acul. Le commandant
à
en même tems vers Plaisance,
s'avança
Cette expédition,
la tête d'un détachement.
devait en
bien concertée, eutlesnccès qu'on
attendre. Les nègres attaqués sur plusieurs Le poste
points, furent battus partout.
et
Alquier fortifié par des rat.anchemens
-
le Port-Margot, et
tir 600 hommes pour une : force égale pour
deux jours après,
du Port-de-Paix
T'Acul. Le commandant
à
en même tems vers Plaisance,
s'avança
Cette expédition,
la tête d'un détachement.
devait en
bien concertée, eutlesnccès qu'on
attendre. Les nègres attaqués sur plusieurs Le poste
points, furent battus partout.
et
Alquier fortifié par des rat.anchemens
- --- Page 30 ---
(24)
garni id'artillerie, futemporté
et 60 prisonniers blancs entassés devive force,
église derrière ce poste, furent dans une
à la rage des nègres quiles
sonstraits
sacrés sans pitié. On se rendit auraient masmême tems du Limbé, et du
maitre en
situé au bas des montagnes cempaLecoq, de
roisse. Cette journée fut terminée cette
sement parla mort de
plentae
chefsles plus sanguinaires Boukman, de la
Fun des
fut tuéd'un coup de pistolet à bout révolte, qui
par un dragon.
portant
A cêtte cpoque, le 28
MM. de Mirbeck, de
novembre 1791,
me, nommés parle Roi Saint-Léger et
ct Ronsemblée nationale
agréés de l'asdre et la
pour aller rétablir l'ortranquillité à
arrivèrent au Cap, sur la Saint-Domingue,
tee. La chose n'était
frégate la Galablée coloniale
pas facile; l'assemsion civile
qui voyait que la commisagissait avec
tont en appuyant les mesures circonspection du
n,
nement, chercha à l'entraver. Les gouverdont cette même commission
factieux
intrigues et les complots, déroutait les
tous les sens
contrarier s'agitèrent en
s'opposerau stenin qu'elle aurait ses vues, et
Quoi qu'il en soit, lorsque les pu faire.
eurent appris l'arrivée de la commission révoltés
civile, ils renouvellèrent lcs
propositions
qu'ils
en appuyant les mesures circonspection du
n,
nement, chercha à l'entraver. Les gouverdont cette même commission
factieux
intrigues et les complots, déroutait les
tous les sens
contrarier s'agitèrent en
s'opposerau stenin qu'elle aurait ses vues, et
Quoi qu'il en soit, lorsque les pu faire.
eurent appris l'arrivée de la commission révoltés
civile, ils renouvellèrent lcs
propositions
qu'ils --- Page 31 ---
ay a a
- - DESOE
(25 )
avaient faites à T'assemblée celoqu'ils
les avait rejetées. On avait
niale > qui Jeannot qui s'était signald par
appris que
: 9 2 avait élé fusillé par
des crnautésinonies
autre chef de
ordre de Jean-François.
las d'une
nègres ; et que ce dernier,
guerre
ne pouvoit que se fut
ce
AremEla
ddsirait T terminer;
qui
quiladresas la commission
paruneletre dans laquelle il sollicitait une encivile,
Cette entretrevue avec les commissaires. eut lieu à Thabivue quai lui fut accordée, Il promit aux comtation Saint-Michel. de rétablir la tranquillité dans
missaires
du Nord,si on lui assurait la
la province et la liberté. Ceux-ci lui garantirent
vie
et l'autre', en lui donnant les plus
l'une
s'il tenait parole, $
fortes assurances que àt
n'aurail plus
on onblierait le passé, qu'il des
des
désormais qu'à se louer
procédés retira ensuiblancs à son égard.Cc l'intention chefse d'exécuter
te vers les siens, dans
S, et
avait
aux commissaires
ce qu'il
preuve, il renvoya
pourleur
à
CEAEE
le lendemain au Cap vingt
vingt-cinq chef des
prisonniers blancs. Biassou, autre Jean-Frannègres, et aussi puissant que
lui
demanda aussi une entrevue qui
cois,
le surlendemain. Mais
fut assignée courtintervallede pour
tems, les choses
dansce
de face; l'entrevue
cliangirenttoutk-s-coup
B
St.-Domingue.
'il
preuve, il renvoya
pourleur
à
CEAEE
le lendemain au Cap vingt
vingt-cinq chef des
prisonniers blancs. Biassou, autre Jean-Frannègres, et aussi puissant que
lui
demanda aussi une entrevue qui
cois,
le surlendemain. Mais
fut assignée courtintervallede pour
tems, les choses
dansce
de face; l'entrevue
cliangirenttoutk-s-coup
B
St.-Domingue. --- Page 32 ---
1 (26 )
ctces deux chefs recommenn'entpeslieu, hostilités. Bientôt les révoltés
cerent-lenrs
attaquérent
sur.thrrimsion.e:
1 qui
dans la nuit le poste d'Onanamynte de Maribaroux.
defendait la riche plaine facilitée par les
L'entréedecep posteleurfat
les hommes de conleur, Lobscurité, qui composaient qui
une partie de la garnison. fut la cause de la
favorisa cette altaque, accablés par le
perte des blancs, qui, se réfugièrent
nombre de leurs ennemis, 9
dans P'dglise, oût ils espéraient ! opposer ils y furésistance: vain espoir
quelque
et massacrés sans pitié.
rent poursuivis
nons venons de
D'après le tablean.que
de Saint
tracer de la situation déplorable le chocjournalier
Domingue, et d'après tendaient qu'à un
des factions qui général, ne,
il restait peu
bonleversement
une colonie dont on
d'espoir de sauver tous les liens avec la
cherchait à rompre,
sur ces entrefaites
métropole. snecesivenenta Cependant,
peu près 6000
arrivèrent
envovées
gouhommes de troupes Maisla désunion parle qui
vernement français.
M.de
régnait entre lc eRererotngni coloniale 9
Blanchelande - - et l'assemblée
pas de tirer un parti avantageux
ne permit force armée,, destinée à élonffer
de cette dans le nord, et non à faire la
la révolte mulâtres dans les provinces
guerre Feucst -aux et du sud.
C
ant,
peu près 6000
arrivèrent
envovées
gouhommes de troupes Maisla désunion parle qui
vernement français.
M.de
régnait entre lc eRererotngni coloniale 9
Blanchelande - - et l'assemblée
pas de tirer un parti avantageux
ne permit force armée,, destinée à élonffer
de cette dans le nord, et non à faire la
la révolte mulâtres dans les provinces
guerre Feucst -aux et du sud.
C --- Page 33 ---
pa 2 a M
V
( 27 )
été attaqué
Bientôt le Haut-Capayant réunit aus2
Tasseinbléese
par les révoltés, salle de scs scances : 27 Mars
sitôt dans la
Pon se
); l'on courut aux armes,et contre
dans la ville en vociférant
répandit
dont il fallait à toutprix,
les aristocrates, défaire', ayant de marcher
disait-on se
au secours dulteut-Cap- le tumnite etledésorDans lassenubléc, leur comble ; un oraieur se.
dre étaient à
aobtenir quellève, et apres être parvenu ainsi:
que silence; its'exprinne maux durerent tant
( Les cflets de nos subsisterla cause.
K que vous en laisserez mois, la preuve de l'impéK Depuis sept
du
exéeulif
de la trahison
pouvoird
ce
( ritie,
il est évident que
K vous est acquise; est la victinie d'une
( malheurenx pays onrdieafin d'opérer la
a trame infernale, 11 est démnontré que
( contreerévoletion. T'habitent sont destines à
( les blancs cui
pessuseiter des préro-
( être sacrifiés, pour abhorrées en France;
a gatives justement à jamais proscrit a
< ct l'ancien rigime S'ii pouvail vous res-
< Saint-Domingne. doute, si vous pouviez être
( ter quelque
eincertitnde, je vous
e retenus par quelque à la révolte de vos
K dirais : réfléchissez
qu'ils manifes-
( nègres, aux prétentions couleurs qu'ils arborent,
K tent, aux
et doutcz en6 au nom dont ils s'étayent; S
B 2
a gatives justement à jamais proscrit a
< ct l'ancien rigime S'ii pouvail vous res-
< Saint-Domingne. doute, si vous pouviez être
( ter quelque
eincertitnde, je vous
e retenus par quelque à la révolte de vos
K dirais : réfléchissez
qu'ils manifes-
( nègres, aux prétentions couleurs qu'ils arborent,
K tent, aux
et doutcz en6 au nom dont ils s'étayent; S
B 2 --- Page 34 ---
(-28 )
( core que
e au nom du lesaristocrates les aient armés,
Roi, de la
* guard. Il faut le dire: torche et du poie claves tiennent les letrône et vos es-
< la.chaine circulaire deux extrémités de
( efforts.
qui paralyse tous vos
( turpitude Qu'importe de
au despotisme la
C triomphe? ses moyens, pourvu
( Laisse-t-il Qui osera l'en faire
go'il
à ses victimes
rougir?
<f que le silence?
d'autres verlus"
K nistres, par qui Qu'importe-aux mi-
( été vendi, la perte ce-malheureux de la
pays a
( ruine de la
colonie et la
( système soit métropole, pourvu que le
a t-elle jamais anéanti? La félicité entra-
( leurs calcals?0 pour quelque chose dans
4 Blanchelande Qu'importe enfin à M.de
( mingue2qu'a-t-il l'existence de Saint-Doa bime sous. nos
fait pour comblerl'a-
< il nous précipite pas, et au fond duquel
A ses crimes? De par la perfidie et par
( nous ce ruineux quelle utilité est pour
a du pouyoirarhitraire élat-major, instrument
( A-t-il empéché
qui nous opprime?
e fussent reduites que nos campagnes ne
4t ge nos frères
en cendres? a-t-il vene( chis et
égorgés par leurs affranpar leurs
K dis-je? 6 honte! esclaves? 6
Non. Que"
e caste avilie,
bumiliation! Une
ee. ment à cominander dégradce, aspire insolem-
( plein encore des
dans un pays tout
marques de sa servi- --- Page 35 ---
A AK
XR
A35X4 ACSSAE
( (29)
Pensez-vous qu'fls anraient ja-
( tude!
tenter le sort des combats, s'ils
( mais osé été certains d'un secours puis-
( n'avaient
Quel peut être ce scK sant et ellicace?
les soupçons peuvent-ils
( cours? Sur.qui N'est ce pas sur ce pouvoir
( tomber? étouffe comme Encelade, et
( exécutif comme lui, par intervalles,, des
( faisant
ébranlent le poids dont il est
( efforts qui Mais je ne m'arrête pas aux
a écrasé?
écoutez les pétitionnaires
4 probabilités;
barre, analysez les dé-
( qui sont à votre
M. de Blanet les actions-de
( marches maltre de tout, pouvant, à
K chelande: disposer de toutes nos forces,
G son gré,
a-t-il prises pour répri-
< quelles mesures des mulâtres, et pour ar-
( mer l'orgueil
des nègres? Quel
a rêter le brigandage ses sorties si vantées?
e bien ont produit
horde de banfatalité, 9 une
( Par quelle munitions, sans discipline,
a dits, sans
pas encore souR sans conrage.west-alle La fermeté qu'ils
a mise ou exterminée? dans leur caraciere?
e montrent est-elle
Tout ne
leur être attribuée?
( Doit-elle
qu'ils ne
au contraire,
a pronve-Lil pas
avengle dans des
(
sont qu'un instrument
pas à
et ne concourt-il
( mains perfides, Blanchelande ecomme
( vousdésignerM.de été chargé de diriger cette
( le traitre quia
( arme contre vous?
B 5
rage.west-alle La fermeté qu'ils
a mise ou exterminée? dans leur caraciere?
e montrent est-elle
Tout ne
leur être attribuée?
( Doit-elle
qu'ils ne
au contraire,
a pronve-Lil pas
avengle dans des
(
sont qu'un instrument
pas à
et ne concourt-il
( mains perfides, Blanchelande ecomme
( vousdésignerM.de été chargé de diriger cette
( le traitre quia
( arme contre vous?
B 5 --- Page 36 ---
(50 )
K Tant qu'ilnous a été
a à la
permis-de croire
sincéritéde ses
R reté de ses intentions promesses, à la
e confiance
, j'ai approuvé E
R accorder. j'ai que vous avez bien voulu lui
voté
( puissant de la force pour que le ressort
€ dans ses
publique fit remnis
mains; mais
( vous est démontré
maintenant qu'it
K le bonheur de
que, loin de vouloir
R général,
Saint-Domingue, 3 M. le
R scs escobarderies par ses fautes, ses bévues et
en
K que c'est à l'appui consommela ruine;
C latres, aux ménagemens qu'il prête aux mua brigands que Pon doit qu'il. a pour les
C
tion des uns etles
attribuer l'ambi-
( maintenant
atrocités des autres ;
a
que sa nonchalance, son
incapacité et ses trahisons
( comme le plas crael et le le signalent
a reux ennemi de la colonic plus dauge-
( nous encore que ce
souffrirons-
( aristocrates
cet chefd'euvre des
> blentz,
emissaire de Co-
, ce traitre à la
G mande dans un
nation, coma détruire ?
pays qu'il a promis de
Pousserons-hous
a et l'oublide nos devoirs
la-faiblesse
K ser un pouvoir dont il jusqu'à lui Jais-
& notre
ne sert que pour
malheur2dasqu'i quel point trahirons-nous la confiance et
a nos
l'espoir de
e envoyés commettans, ici
qui ne nous ont
pour être les
G mobiles
témoins
tmea
des crimes du pouvoir exécutif;
détruire ?
pays qu'il a promis de
Pousserons-hous
a et l'oublide nos devoirs
la-faiblesse
K ser un pouvoir dont il jusqu'à lui Jais-
& notre
ne sert que pour
malheur2dasqu'i quel point trahirons-nous la confiance et
a nos
l'espoir de
e envoyés commettans, ici
qui ne nous ont
pour être les
G mobiles
témoins
tmea
des crimes du pouvoir exécutif; --- Page 37 ---
-
AFSC aAa
(51) investissant du caen nous
R mais qui, sacré de leurs représentans
a ractère
avant tout, imposé l'obliga-
( nous ont,
de sauver
Sautboutingnta
K tion
à ce but, iln'est qu'un ct
C Pour parvenir osez le meltre en usage,
R seutmoyen 5 renait au bonheur et à T'opue la colonie
est en votre pouvoir 3
( lence : ce moyen
envers elle, envers.
seriez coupables
né-
( vous
envers la posterite , dele de
K la France.
dc cette timidité,
Déliezvous
fuuestes
e gliger.
toujours
reK cette circonspechion,, crises ; ne soyez pas
les
votre
a daus
grandes le défaut de formes, 1 par aussi
( teuus par incompétence 1 crainte
4 prétendac dangercuse ; superstition
( frivole que
criminelle. Le salutda Ce
( aussi absurde que la suprème loi 2
u'est-il pas
etle
K perple forme-t-il pas le pretnier
K soin ne
de voudeveirs7e oui, puisa plasinaporisnt
dignement et pour
le romnplir
sous-
( que pour
en danger, ilfautia. fais la
K auwerlapateie
exécutif ; je
à
( traire au pouvoir M. de Blanchelande soit
€ motion dennne de sa place,et renvoyé 9
( l'instant demain en Frauce. ).
e dès
virulent de jacobinisme
Ce discours
les'plus
fut coavert des Applandisetene de
de
debravos et
trépignemens Les facbruyans,
jusqu'à la fureur. motion mise
pieds n'attendirent poussés
pas que la
tieux
exécutif ; je
à
( traire au pouvoir M. de Blanchelande soit
€ motion dennne de sa place,et renvoyé 9
( l'instant demain en Frauce. ).
e dès
virulent de jacobinisme
Ce discours
les'plus
fut coavert des Applandisetene de
de
debravos et
trépignemens Les facbruyans,
jusqu'à la fureur. motion mise
pieds n'attendirent poussés
pas que la
tieux --- Page 38 ---
( 1 32 )
aux voix far adoptée, pour courir en
à la maison de M. de Blanchelande, foule
entrainérent, pour ainsi dire, de vive qu'ils
à l'assemblée. A son arrivée
force
lui coommuniqualfarnéte
9 le président
déchéance. Le
qui prononçait sa
malgrélinjustice gouverneur présamant que,
decetordre, ilseraitdangerenx, eu ce moment, d'y opposcr dela
résistance, , déclara qu'il ls'y conformerait.
'Dans une assemblée aussi tumultueuse
etdaus laqueile le parti des factieux
ziait avec fareur, il était difficileala domidese faire-entendre;
raison
plusieurs membres de
Paaserahiéoindignerd d'unep pareille mesure,
qui pouvait entrainer les résultats les
funestes, voulurent prendre la
plus
la combattre et la faire annuler. Un
étant enfin parvenu à
PRtr
obtenir la parole 3
s'exprima en ces termes - :
( Messieurs, je ne prétends
à
( neur de réfater les discours point de l'honK m'ont précddé à cette tribune. CPuX qui
(r faire avec arantage, ilfaudrait Pour le
( tems que je n'en ai;
plus de
4 an fond de la
ainsi, sans toucher
A l'assemblée est question, 1 sans discuter si
ou n'est
A pour destituer 1 un
pas compétente
4 bornerai à vous faires gouvernenr, observer je me
( mestre anssi nouvelle, fàl-elle qu'une
( mandée par des circonslances
coma ses, ne doit pas êtrè le resultat impérieu- du fana-
arantage, ilfaudrait Pour le
( tems que je n'en ai;
plus de
4 an fond de la
ainsi, sans toucher
A l'assemblée est question, 1 sans discuter si
ou n'est
A pour destituer 1 un
pas compétente
4 bornerai à vous faires gouvernenr, observer je me
( mestre anssi nouvelle, fàl-elle qu'une
( mandée par des circonslances
coma ses, ne doit pas êtrè le resultat impérieu- du fana- --- Page 39 ---
AANTE EA
R
tisme
( 33 d )
ou de
( arrêté de cette l'esprit de parti : qu'un
e être pris dans une importance ne saurait
a suite d'une
seule séance 9 et à la
C temps, ni la discussion liberté qu'on n'a eu ni le
(
d'approfondir.
e colous qui
sa
Rwntnmnemgire
Phabitent
perte', les
Kr tunés des hommes sont les plus inforC contestable
: voila une
sur
vériteinR est
laquelle tout le inonde
< avons
de
dacoandifodmelsel
tous un
plus, que nous
G maux; mais les égal désir de réparer SCS
( quenous ne
moyens diflèrent,
K
sommes pas également parce d'ace
pordaurlescomnen quiles ont
lesattribue à un
produits; on
( tion, cmané de projet de contre révoluC la preuve 2 Coblentz; mais où en est
( Blonchelande J'entends dire que
est
M.de
E où en est la
charge de
a
preave
Trxécution;
vous our tellel la
encore 2 Prendrez-
( Maisvous est-il
révolte des esclaves?
C voqure parlui? dementregwaticrettn pro-
( fiance de ses Aceuserezvous
e
opérations
Tinsignipeut-il donner du
militaires? 2 Mais
e et rélablir une courage aux
* quelle il n'est subordination troupes sans la- 2
( ii de lui de les point désuccès !
(
gré de
mettre en
Dépeudses désirs
camragne au
R vice?
et,s selon le bien da serer faire la Lniavezvons laissé la faculté d'en
e culé sur répartition la situation d'après un plan cal..
de la colonic 2 Lui
érations
Tinsignipeut-il donner du
militaires? 2 Mais
e et rélablir une courage aux
* quelle il n'est subordination troupes sans la- 2
( ii de lui de les point désuccès !
(
gré de
mettre en
Dépeudses désirs
camragne au
R vice?
et,s selon le bien da serer faire la Lniavezvons laissé la faculté d'en
e culé sur répartition la situation d'après un plan cal..
de la colonic 2 Lui --- Page 40 ---
(3 54)
< avez-vous permis s lui avez-vous
K les moyens defaire une
fourn
R Non : et vous osez gucrre offensive
K désastres! Yous le retenez l'accuser à la de no
( vo us feignez d'être surpris
ville", e
K gands ravagent les
que les bri
( vous étonnezdela
campagues ! Vou
( et vous oubliez révoltede vos esclaves
a l'exemple de que-vous leur avez offer
linsarrection !
G pouvez, dites-vous,
Vous ne
c
concevoirleurpré
voyance 2 et vous donnez à
( une publicité qui serait la vos débats
( monde la plus dérisoire,
chose du
E
contraire
sielle n'était
paslaplus
au bien
(C Mais vous gai parlez sans Cesse public.
e pect et d'obcissance aux lois,
de resR. moi, Quelest, del'assemblée repondezC verneur, celui
ou du gouK moins de
qui s'y 2 soumet avec le
répugnance M. de
tE lande a-t-il manifesté le
Blanche-
( gnement pour toutes celles moindre éloi-
( venues de France?. - Il n'aime qui sont
( nouvelle constitution !.. Jene lis pas la
G dans son coeur ; maisque
point
( s'il T'aimait
ferait-ilde plus
que d'exécuter ce
( prescrit, d'obéiracequ'elle
qu'elle
( Vous l'accusez de mal
commande!
K lonie, et toujours il gouverner la CoG avis ! vous dites qu'il prend et suit vos
trahit la
( et il n'agit que d'après les ordres France 96 reçoit d'eile III est suspect au peuple, qu'it --- Page 41 ---
AR SACOME
a
dontila
(55)
Mais trompéles voeux et l'espérasee,
à la confiance Nous,avez-vous mieux répondu
en vous, et
que ce peuple avaitmise
vous lai aviez rem:pli les promcsses que
( c'est un
faites 2 - En un
(
aristocrate
mot,
parti de
2 il est vendu au
projets etle Coblentz, dont il favorise les
je doisi le dire, systeme.-Hélasl Messicurs,
contre mon malgréles préjuges clevés
K le plus dangereux opinion : Coblentz n'est
t plàt à Dieu qu'il n'en ennemi dela soleider
elle de plus redontable existât !
point pour
gue, qu'une fatalité aveugle Saint-Domintroiner vers sa
semble enK promettre
perte, pourrait encore se
moins éloigné, 7 dans un avenir plus ou
R bonleur.
desjours de gloire el de
( Dansaucunt tems,
R caprice et la violence dans aucun pays, le
K grand,
ni n'ont rien fait de
(
desolide, dedurable.
pas besoin d'invoquer les
Jen'ai
dessiècles passés; il estinutile lémoignages
defouiller
( seulement vos regards
portez
k
ESCERLSTEE
chissez
enarrière; réfléK
anrdeséveneniens
étéles témoins :
dontvonsaves
( T'exagération etla voyez ce qu'ont produit
k de nos
haine; ce quiestresulté
(
résistance prélentions ambitienses,
: la perte de
denotre
e la mort de nos frères, nos propriétés et
sont le fruit amer
a N
ile lémoignages
defouiller
( seulement vos regards
portez
k
ESCERLSTEE
chissez
enarrière; réfléK
anrdeséveneniens
étéles témoins :
dontvonsaves
( T'exagération etla voyez ce qu'ont produit
k de nos
haine; ce quiestresulté
(
résistance prélentions ambitienses,
: la perte de
denotre
e la mort de nos frères, nos propriétés et
sont le fruit amer
a N --- Page 42 ---
( 36 )
e denos dissentions.
( lesquels nous
Que lesmialheurs sou
a tres plus affreux emisons,. que les désa
( dre
encore qui
pour nous,
sont à crain
K confiance entretoutes rappellent l'anion,
R lacarrièreou
les autorités.
nous
Dan
( demment
noussomnies
( ce sont les lancés, décrets nous avons un siimpre guide
(r sanctionnés
le du corps constituar
( de bonne APS à la roi, soumettons-nou
( Depuis trop
volonté souveraine
G particuliers
long-tems les intérêt
( qu'il n'y ait s'opposent plus
au bien général
G parti, celui du
désormais qu'an seu
G seul moyen
bonheur public; qu'ue
( le renonrement pour atteindre ce but
( divisent., Si le anx passions qui nou
e n'obtient
de patriolisme tant vant
( si le "hatclide de la nous quelque sacrifice
( nos coeurs l'orgueil paix n'éteint pas dans
( les agitent ; si la
et la vengeance qu
a bien fondée ,
crainte 2 hélas ! trop
a que ou nous qu'inspire la siluatiou criti
< pas à la
sommes, ne nous ramène
G le vois et circonspection le disà
et à la
j6
G
pleurer.
regret: je n'ai sagesse, plus qu'à a
Les surlesort de ma patrie. >
d'une telle citoyens du Cap furent alarmés
fatconvoquée décition: une autre assemblée
de grands débats pourle ,elle lendemain 1 oiapres
destituait lc
révoqua l'arrêté qni
gouverneur, en luttant avec
courage --- Page 43 ---
AMUTENSSOENE
a
contre les efforts (57 )
qui voulait le
de la minorité facticuse
désespérée d'avoir maintenir. Cette minorité,
Dlanchelande, crut échoué contre M. de
en forçant par ses mendes devoir s'en venger,
et ses sourdes
Epriusieoamtstrer en France.
du Roiàr repasser
tions Au milieu du conflit des
qui déchiraient
diverses facchaque jour éclairait de
tres.
Saunt-boninenes
Un-des chefs des nouveaux désas.
meux Biassou,
le révoltés, le famais cette
attaqua fort du
pour
attaque ne fut pas Bel-Air;
furent lui; faits un grand nombre des henreuse rebelles
sur le champ prisonniers; de
d'autres périrent
le tems à prés de bataille. 200
On évalua daus
Biassou, qui faillit lui-mêue hommes la perte de
pris dans cette affaire.
être tuc ou
blée L'incertitude coloniale de la marche de
tout ce
était le principal l'assemles
qui pouvait contribuer à obstacle à
factions, età
réprimer
dans la colonie. Tout rétablirle calme et la paix
chaine
annonçait une
tendait catastrophe; à
la faction des prola colonie, une : désorganisation
noirs
chelande à On engagea alors M. entière de
de
tions désastreusesde mettre un terme aux Blancette
prétenséquenceil se présenta faction; en conaprès lui avoir tracé la alassemblee, marche
oi',
S.-Domingue.
qu'elle deC
factions, età
réprimer
dans la colonie. Tout rétablirle calme et la paix
chaine
annonçait une
tendait catastrophe; à
la faction des prola colonie, une : désorganisation
noirs
chelande à On engagea alors M. entière de
de
tions désastreusesde mettre un terme aux Blancette
prétenséquenceil se présenta faction; en conaprès lui avoir tracé la alassemblee, marche
oi',
S.-Domingue.
qu'elle deC --- Page 44 ---
vait suivre, il termina (38 )
manière suivante:
son discours de la
( J'aurais dû me
C démarche que je viens résoudre de plutôt à la
( plus je vous ai montré
faire: inais
( plus j'ai acquis le droit de de
(
confanee,
vérité, Je vous parle
vous dire la
( la colonie, qni désire donc au nom de
( tour de Pordre etde avec la raison le re-
( des officiers civils et
paix; au nom
a avez offensés
militaires que vous
4 vos
par vos calomnies et
( couleur injures; vau nom des hommes '2
(( tence auxquels vous devez une exisa
politiques au nom enfin-dela
tropole 1 qui ne vous a
mé-
( pour lattér avec elle pas constituées
( puissance, mais afin d'autorité et de
C senticz une constitution que vouslui pré4 à la-France, fasse le qui, sans nuire
( lonie. C'est 3
bonheur de la Co-
( la première, remplic les intentions de
(t vaux et vos veilles; qu'ilfaut consacrer vos tra-
( reconnaissance de la c'est à mériter la
( devez désormais
seconde, que vous
( gloire. Quant à bornervos vouxetvotre
< portance de mes moi, pénétré de l'im-
( m'en acquitter devoirs, je tâcherai de
C
de
avec zèle et courage. Le
premier
tous, sans
( jesuis
doute, 2 celui dont
R rappeler Mpecialementchargé aux
c'est de vous
& à les remplir. vôtres, et de vous obliger
Oui, Messieurs, ii n'est --- Page 45 ---
XOAA EACES A
( 59 )
la vode feindre: il faut
tems
Trel àmoi
plus
de vous préA
suis le dépositaire,
tant tardé
morie
€ qui en (etje mn'accuse d'avoir
jone
venir
que dorénavant
déterminer)
vos arrêtés;
< à sanctionuera; m'y
plus aucun de la colonie
suis résolu à gouverner.
ce
C que je les lois anciennes. jusqu'à allez vous
a d'après
dont vous
la constitation
faite, ap-
< que
sans doute, ait été le pouvoir
occuper,
par
et sanctionnée
motiK prouvée Cette détermination constante 7
et
e seuverain. les décrets, sera
a vée sur
>
eut cessé
( irrévocable. M. de Blanchelande
prit
Lorsque
membre de l'assemblée
de parler. un
la parole et dit:
que M. le général
( Les propositions
sont, si gravient de nous commuhiquer fort d'ètre ap4
leur objet mérite S1
( ves 2
à raison de son importauce serait
( profondi, suites éventuelles, qu'il une
& et de ses
d'entamer
et dangereux
n'est
tt impolitique à laquelle personne
Q
discussion fais doncla motion expresse
Je
séance que
( préparé.
à une
a qu'elle soit ajournée déterminera, >
et le parti
a Passembléc motion fut rejelée,
Cette
triompha en ce moment mais
dn gouvernement des geergoniatenrst hommes
de Finfuence ful courl. Parmi les
se triomphe
Ca
A
éventuelles, qu'il une
& et de ses
d'entamer
et dangereux
n'est
tt impolitique à laquelle personne
Q
discussion fais doncla motion expresse
Je
séance que
( préparé.
à une
a qu'elle soit ajournée déterminera, >
et le parti
a Passembléc motion fut rejelée,
Cette
triompha en ce moment mais
dn gouvernement des geergoniatenrst hommes
de Finfuence ful courl. Parmi les
se triomphe
Ca
A --- Page 46 ---
(40 )
intéressés à semer le trouble et la
sion, on distinguait M.
divientravait au
Tarchevèque, qui
marche des Cap, par ses intrigues, la
assemblées coloniale et
vinciale; et un nomme Borel, de
pronite, qui, ayant transformé
P'Artiboen une espèce de camp. faisait sonhabilation des
sions dans les campagnes
excurles mnlâtres dont il dévastait voisines, les
contre
tés. Ceux-ci, pour user de représailles, propriecendièrent son habitation,
inune partie de ses
détruisirent
l'autre.
troupes, et dispersèrent
On avait lieu de présumer
ce pirate de terre touchait à quele rôle de
daus l'erreur.
sa fin. On élait
Borel, après s'être
bourg de la Saline, ramassa tous réfugiéan
de sa troupe, fit un
les débris
et les
appelà tous les brigands
vagabonds de la colonie, et
en former une petite armée,
parvint à
il
avec laquelle
recoinmença ses excursions,
furent
signalées par de nouveanx assassinats qui etde
nouveaux désastres. Le manque de vivres
l'ayant forcé de quitter la Saline, il eut
Piinpudence de revenirau
portant ensuite au môle Cap,elsetransy encouragea et seconda de Saint-Nicolas, tous
il
les visites domiciliaires, le
ses efforis
gasins de l'état, l'enlèvement pillage des maà leurs capitaines, la
des bâtimens
sinat de tous les ofliciers dispersion ou l'assascivils et militaires; --- Page 47 ---
AAEX
enfin tous les
(41)
se sncederent excès
rapide
alors Reblemntiten d'une manière - qui
On qu'effrayante sait
aussi
avait, parun que décretd l'assemblée
déclare que les
du2 a4septembre constituante
système appliqué colonies' élaient hors 1791,
Lasemblee
par elle à la
du
semblée
legisiative qui succéda metropole.
24 mars 1792; conutbuantes cassa cette à l'asde pulaires seraient prouonça que les corps loi, le
M.de couleur admis renouvelds, aux élections. et les gens poan voyage Hanchelana.e à
qui avait
ment propice Saint.Marde crut le projeté
gue la
pour T'oxécuter,
mosemblée Memalgation logislative
du décret persuadé de
toutes les paroisses dans de cette ville et l'asjamais la confiance
l'ouest,
dans
secondé
des
gagnerait à
révolte des par eux, il malirese mettrait et
quence
esclaves dn nord.
fin TT a
re civil ilpartit da Cap,
En conséjoint par M.
pour sincomemoa
le
il
ERN
Borde et la
Grimoard, Iant.Narcuns fut
ainsi que par M. station de
commandant
de camp. Ce
de
oMecoceineuet
lc premier ne-fut pas Fontanger, sans
maréchal
M. de
put se rendre aux dificaltes que
vaisseau Banchelondene étant
ordres de
a
livré à léquipage de son
Findaopine. Il parvint Unidegsaet si bien
et
à calculer
C 3
le
il
ERN
Borde et la
Grimoard, Iant.Narcuns fut
ainsi que par M. station de
commandant
de camp. Ce
de
oMecoceineuet
lc premier ne-fut pas Fontanger, sans
maréchal
M. de
put se rendre aux dificaltes que
vaisseau Banchelondene étant
ordres de
a
livré à léquipage de son
Findaopine. Il parvint Unidegsaet si bien
et
à calculer
C 3 --- Page 48 ---
(42) )
les factieux du Borée fuses mesures, , débarqués que
et conduits en prirent arrêtés,
maitre surson vaisseau,
son.Decetinstant," le champ à la voile, pour interil mit sur bàtimens chargés de révoltés
cepter les
ayant à
partis pour le Port-au-Prince, rencontrés,
icur tête M. Borel. Les ayant de le suivre avec
il signifia à ce dernier étantimpossible,
sa lotille. La résistance aussitôt que la flotille
force fut d'obéir;
le Borée eurent
de M. Borel et le vaisseau
fit arrêter
jeté l'anere, M. de Grimoard, mulàtres,
detachementde
M. Borel parun
qui le conduisirent en prison.
A son arrivée au dont Port-au-Prince, la faiblesse conM. de Blanchelande
des facnuc aurait cédé aux prétentions deM. de
tieux , sansles conseils etl l'énergie
él'arà la municipalitcl
Vontengos.demandn d'agitateurs; mais
restation d'unetrentaine les fatigues et des blesce dernier, usé par
soutenir
et ne
sures dangereuses,
aux affaires 9
une trop longue de fortifier M. de BlanFAEEa
nC fut pas à même
résolations.
chelande dans ses premières
bientôt
se laissa-t-il
Aussi ce gouverneur des intrigans, qui
circonvenir par de lui la
are
vinrent à obtenir
gràce
vinglaine de proscrits. doit
dissimuler
Cependant, on ne.
pas
n'ait
au Pori-au-Prince
que sa présence --- Page 49 ---
A
- -
(45)
des
fait avorter à cette époque les projets ; les
factieux et déchu leurs dansleurs espérauces foyers,
revinrent
genedeconleur à organiser les antorités
et on s'occupa
voeu de la nouvelle loi
conformément au
de l'assemblée législative. àlérémie, oùt il rétaIl se rendit d'ordreintroduit ensnite
an Port-aublit l'espèce
nombre des plus factieux
Prince. Un grand
furent arrêtés, et le
d'entre les, mulàtres
reste fut expulsé.
M. de BlanA son arrivée aux dans Cayes,, la louable intenchelande, toujours
et de ramener la
tion de calmer les esprits faire des souvertures
tranquillité, cratdevoirf
pacifiques aux chefs dest inepesrerate.Mlais entrava ses
Passemblée de cette province de nouveau de
projets, el il fat obligé mulàtres qui s'étaient
marcher contre les
des Platons (1).
retranchés au sommet
heureuse. Le
Cette expédition ne fut pas
de près
gouverneor avait divisé sa colonnes troupe qui dedegoo hommes en rébelles trois
le même
vaient attaquerles trois points
:
9 sur
Tiadeant
à la mêncheure. de circonstances impré- e
mais un concours
mal donvues, ou des ordres pent-êtrc au succès.
nés,ou natenge.ropgenermte
très-élevées quiborsent la plaina
(r) Montagnes
du Fond.
C4
édition ne fut pas
de près
gouverneor avait divisé sa colonnes troupe qui dedegoo hommes en rébelles trois
le même
vaient attaquerles trois points
:
9 sur
Tiadeant
à la mêncheure. de circonstances impré- e
mais un concours
mal donvues, ou des ordres pent-êtrc au succès.
nés,ou natenge.ropgenermte
très-élevées quiborsent la plaina
(r) Montagnes
du Fond.
C4 --- Page 50 ---
de
(44 )
déroute, l'attaque. La première colonne, mise en
seconde, perdit près de IOO hommes. La
mandant, après avoir vu périr son comdésordre; prit la fuite dans le plus grand
quant à la troisième,
résister à 5 ou 4000 nègres, elle n'ayant fut
gée d'effectuer
Pofiz
du un certain nombre sa retraite, après avoir perJa riche et belle plaine du d'hommes. Fond fut Bientôt
en cendres.
réduite
Le II août 1792, M. de
après sa malbenreuse
Blanchelande ,
les Cayes et revint au expédition, quitta
conseilde Saint-Marc Cap. Bientôt le
dent un mulâtre, nommé qui iavait pour présifessa les principesles plus Pinchinat, proCe mulâtre,
révolutionnsires.
quia joué un certain rôle à
Sainl-Doningue, ordinaire; il
n'était pas un homme
beaucoup
joignait de l'instruction à
mnême le talent d'esprit de naturel; il possédait
une certaine
parler et d'écrire avee
positions à tirer éloquence. Né avec des disile embrassa d'abord parti des circonstances,
en s'élevant
la cause des
avec force contre colons,
et les clubs populaires. Mais les corps
abandonna cette
bientôtil
révolte des
cause, et seconda la
nègres.
Surces
et l'arrivée eatrefaités, 9 on apprit la création
missaires civils prochaine à
de nouveaux comSaint-Domingue, ainsi --- Page 51 ---
X ANDSS M
RA
( 45 )
nommé
que celle de M. a'Esparbès, de M. de a
verneur général, à la place avec de nous
cheiande qui était rappelé,
pas l'asvelles troupes; ce 3ee continuer n'empêcha son travail
semblée coloniale
surla constitution.
mouilla flotte vint
Le 18 septembre, du Cap. La désunion
ler dans la rade manifester entre le général
conmença à se
ces derniers prétenet les commissaires;
ne devaient obéir
dant que les troupes
le
leurs ordres. Le surlendemain, instalqu'à
furent
général ct les commissaires
ces
jés. Des discours furent prononcés tems P serderniers, qui firenten même à T'esclavage.
ment de ne jamais toucher de Santhonax,
Polverel, lc digne adjoint
ces phrases
termina son discours par
remarquables:
contre toute probabilité, le corps
e Si,
à se parjurer un jour;, si,
* législatifvenait les élans d'un enthousias-
( entrainé par
il osait jomais attenter
( meinconsidéré, je déclare et j'atteste
( à vos proprieés, que je n'obéirais point
K ici MEiresuprème, fais plus ; je vous jure,
& à ses ordres: je
réunir alors à vous,
K 6 Colons ! de me fonctions et un pouvoir
des
* d'abdiquer
horreur, etde vous aides
( quin me feraient
à repousser par
a de lous mes moyens
C 5
n
ait jomais attenter
( meinconsidéré, je déclare et j'atteste
( à vos proprieés, que je n'obéirais point
K ici MEiresuprème, fais plus ; je vous jure,
& à ses ordres: je
réunir alors à vous,
K 6 Colons ! de me fonctions et un pouvoir
des
* d'abdiquer
horreur, etde vous aides
( quin me feraient
à repousser par
a de lous mes moyens
C 5
n --- Page 52 ---
(46 )
a la force, la plus horrible
a et la plus barbare des
des injustices s
perfidies. >
Malgré ces beaux discours etl les
faits par Santhonax et
sermens
Polverel, on ne tarda
pass.appergevoire marches
que l'intention ctles déétaient bien ostensibles de ces commissaires
tendre d'eux opposées à ce qu'on devait attribuant les pourle bien de lacolonie; s'alpouvoirs d'une véritable
ture, et profitant de la haine et de la dictanion qui existait entre les deux désuc'est-à-dire entre l'assemblée coloniale partis,
gouverneur général, ils
et le
mettre à exécution leur commencèrent à
projets révolutionnaires, en établissant une commission
intermédiaire les
et un club, 1 et en favorisant
renouveler prétentions des esclaves. On vit alors
au Cap les mêmes scènes
Paris; les mots liberté,
gu'à
saient à toutes les orcilles egalite, : vivre libres retenlismourir, vive la nation, à la
ou
les aristocrates! élaient les lanterne tous
qui se lisaient t,en caractères inscriptions
les bannières et les
tricolores sur
de la Marseillaise drapeaux ; etlcs chants
entendre
et de Ca ira se faisaient
Les
dans toutes les fêtes
factieux cherchèrent à patriotiques.
leur faveurle
soulever en
régiment du
sa fidélité, et à
Cap, à ébranler
leurs tentatives Pinsurger contre ses chefs;
Le
furent alors sans succès.
commissaire Santhonax n'en conti- --- Page 53 ---
te CasAr
( 47 )
ainsi
moins ses sourdes menées; son but
nua pas de ses collègues, Polverel; au Cap, et
quelan élait de faire nne révolution Sur ces entreelle ne tarda pas às'effectuer. la rade nne escadre qui
faites entra dans
les iles du Vent, et
avait été destinée pour de troupes sous les
pertant 1800 hommes Rochambeau ; les COordres du général
dc Sainte-Lucie,
lons de la Martinique; n'ayant pas voulu les
et dela Gnadeloupe, obligés de se rendre
recevoir, ils avaientélé
avec elle
Cetic escadre apportail
au Cop. nombre de jacobins renforcés,
un certain
les artisans de nonveaux
qui, devenant
les projets du club,
tronbles, secondèrent division et la haine entre
entrelinrentia
des malâtres
etles prélentions
et
les autorités Pour surcroit dc malheur
et des 1 nègres. Borel, ce pertuahateur excès de
de désolation, nous avons signalé les
l'ordre, dont
était sorti
dans le cour de cet ouvrage, on vit aussi
de Saint-Marc;
des prisons
faiscurs Ainsurrectionaum du
figurer parmices Rtentemapt-calonel de
nommé Laveaux,
d'Orléans, venu
régiment des dragons
France avec la Commission.
on ne
Tout annonçait une explosion; que de prosparlait depuis plusienes jours Le club avait
eription et de déportation. victimes M. deCamdéjà marquéparmis ses
du Cap; on nS
befort, major du régiment
C6
R
n
de Saint-Marc;
des prisons
faiscurs Ainsurrectionaum du
figurer parmices Rtentemapt-calonel de
nommé Laveaux,
d'Orléans, venu
régiment des dragons
France avec la Commission.
on ne
Tout annonçait une explosion; que de prosparlait depuis plusienes jours Le club avait
eription et de déportation. victimes M. deCamdéjà marquéparmis ses
du Cap; on nS
befort, major du régiment
C6
R
n --- Page 54 ---
48 )
devait rien moins que de l'accrocher à
réverbère, comme ennemi de la chose ar
blique. Santhonax, qui favorisait
putement tous les mouvemens
secrénels, restait dans l'irrésolution. insurrectionCependant, le 17 octobre,
se manifestait partout;
l'agitation
clab était à son comble, l'effervescence du
d'armes, le tumulte
et sur la place
d'heure en quartd'heure. croissait de quart
M.
On alla
d'Esparbès de tout ce
prévenir
vieillard dont la faiblesse désordre; ce
étaient
et la nullité
reconnues, ne paraissant pas beau-.
coup s'alarmnar, ce ne fut qu'à force
prières et de
de
à le convaincre sollicitations, qu'on parvint
sées à un tel point queles choses dlaientpousprit un partip pour qu'il était urgent qu'il
révolutioupaire, Ce s'opposer au mouvement
qu'on le détermina de ne fut pas sans peine
mission civile,
se rendre à la comblancs et de plusienrs accompagné hommes de quelques
Alors, faisant un effort
de couleur,
crut devoir déclarer
sur lui-même, il
quele clubétablisans -
aux commissaires
une infraction à la loi, sa parlicipation, d'autant
était
ce ciub, tout-à-la-fois
plus que
illégal et
comprometlait la
tyranique,
il termina sa déclaration tranquillité publique;
a
ainsi: ( En
quence, air nom de tous
consée de presque tous les colous les ofliciers,
rasscmblés 2 --- Page 55 ---
Dass : a A
e et même des (49 1 )
e rante, je viens mulâtres en
que ce clob
N
demander,
éponsuppression. Celte
>
exiger la
déclaration
sensation, et la
parut faire quelque
s'assonipir. Mais le fermentation semblait
jour, on battit la 19 octobre, au point du
la troupe fut mise generale; sous les une partie de
n'empècha pas les
armes; ce qui
montrer la résolution prétendus patriotes de
de main, et de marcher d'en venir à un
casernes, pour se saisir avec du canon coup aux
fort, Ils s'avancerent
de M. de Cambedés dequelques
efpetivement, précéindignés de l'andace pièces dec canon; les soldats
ces insurgés contre et de la tentative de
montrèrent la
un de leurs
plus ferme
chefs,
reponsser la force par la
résolution de
parbès, secouant
force. M. d'Escette faiblesse et cette encore en cet
donné tant de
nullité dont il instant avait
lieu des troupes, preuves, se montra au miC Militaires de l'épée à la main.
e ton
tous grades.
e
cria-t-ild'on
garnison chetalereaques vous goi
* tieux ont delaville, osé
apprenez composezla que
R
confié à
forcer le parc
des fac-
( des canons votre dont garde, et. ses sont d'artillerie
R le feu contre ils vont bientôt emparés
G àvotre
vous. Celte offense diriger
( nie: sensible honneur, ne doir pas
faite
comme vous resterimpu- à une telle
a A
cria-t-ild'on
garnison chetalereaques vous goi
* tieux ont delaville, osé
apprenez composezla que
R
confié à
forcer le parc
des fac-
( des canons votre dont garde, et. ses sont d'artillerie
R le feu contre ils vont bientôt emparés
G àvotre
vous. Celte offense diriger
( nie: sensible honneur, ne doir pas
faite
comme vous resterimpu- à une telle
a A --- Page 56 ---
41a
(50 )
a injure, votre généralva vous montrer
a quelle manière on doit la
de
* prêts à me suivre;
vais venger. Soyez
R
votre tête.
je
marcher à
Après une telle harangue, on devait
s'attendre quele général marcherait
les
contre
révolulionnaires et qu'il les
en fuite. Maisilp perdit le tems, en mettrait voulant
userdela voix dela douceur et de la
fication; en conséquence il se rendit paci- à la
commission civile qui avait organisé linsurrection, elqui fii signifier à M. de
befort de se rendre sur-le- champ à Camdu vaissseau L'Eole.
bord
Leunmeletomroirequela commissaires
avaient mis/en. mouvement, se
aux plus grands excès. Après être portèrent
à faire insurger les soldats contre parvenus leurs
chefs,ils se portèrentavec fureur contre les
gardes nationaux à cheval commandés
M. de Cagnon, etun cowpdepistolet
par
ce
abattit
glantes
Somdorasans-aeae
quise passaientalors en France, Hs
exercérent mille horreurs sur son
Deux volontaires périrent à côté de cadavre. leurs
chefs; les autres jugerent à
de
chercher leur salut dans la fuite; propos pendant
plusieurs jours on les chassa comme
bètes fauves, et leurs propriétés furent des
saccagées et livrées au pillage.
Comme l'intention des commissaires --- Page 57 ---
-
X
a
. S
(51)
tous les
bouleverser, presque
était de tout
furent embarqués pour
officiers des corps
furent templaces à
neritan qui avaient pris part
pardes militaires
Pinsurrection.
séances : son premier
Le club reprit des ses listes de prosctiption de 9
soin fut de faire
couchés les noms
furent
La
sur lesquelles
riches wowietainmte
tous les blancs,
o.trtinoateon
tetonant-colisian
etla destruction
avait résolu Tespropriation seconda merveilleuse- Sanblanche,
del l'espèce
des commisaires disait haument les projets Ce dernier
thonax et Polverel. être utile el salutaire, Il ne
tement que, pour devait être totale. ( ausla révolution
une emphase dans toules
( faut, Biouta-til.awate ridicule,
que
péK si révoltante
que des personnes
( les mepistratarest
de ses principes;
de T'excellence
ceux qui
( nétrés oter les places à tous
( on doit obtenues de l'ancien gouverne- bannir
( les ont
défier, et bien plus,
< ment; se
en manifesla colonie quiconquex
( de
peut être justement bien-
& tant des craintes, de ne pas croire aux
& soupconné de la régénération,
des
4 faits
facilement que
On doit présomer incendiaires ne pouvaiont toutes
discours aussi
les esprits de fanx
manquer d'enflammer chaudes, de tous ces
les tèles un peu
ancien gouverne- bannir
( les ont
défier, et bien plus,
< ment; se
en manifesla colonie quiconquex
( de
peut être justement bien-
& tant des craintes, de ne pas croire aux
& soupconné de la régénération,
des
4 faits
facilement que
On doit présomer incendiaires ne pouvaiont toutes
discours aussi
les esprits de fanx
manquer d'enflammer chaudes, de tous ces
les tèles un peu --- Page 58 ---
( 52 )
patriotes qui,
au contraire tout n'ayant a
rien à perdre, ont
ble et le désordre, gagner dans ie trouet d'entretenir
et surtont de ranimer
gans qui pullulaient l'espoir de tous les intriofliciers des divers
dans la ville. Les
au Cap, furent
régimens qui étaient
démission; ils furent obligés de dopner leur
partie.par des mulatres, reunplacés en grande
commissaires. M.
protégés par ies
voir mieux faire, dans d'Esparbès crut ne poude donnersa
eette occasion,
sur une frégate démission, et -
que
France.
qui ifit bientôtvoile dewemibargtee
M, de Rochambrau
pour la
généralà la place de ce dernier, fut nommé
putation fut ensuite choisie
Une déliciter à Paris
pour aller solavec la sociéle P'affiliation du club du Cap
La révolution desjacodins.
que le prélude de opcrée celles au Cap, n'était
saires Santhonax et Polverel que les commissaient de faire dans les
se propola colonie. En
autres parties de
chargea de travailler conséquence, le
Santhonax se
son collègue Polverel nord, tandis que -
vince de l'ouest.
insurgerait la promissaire, nommé Quant au troisième comler dans le sud, Ailhaud, on l'invita d'alhauteur des
retremper les esprits à ia
sonnagequine circonstances. Mais ce pordeses deux collegues, partageaitpoint tles opinions
accepta cependant
dans les
se propola colonie. En
autres parties de
chargea de travailler conséquence, le
Santhonax se
son collègue Polverel nord, tandis que -
vince de l'ouest.
insurgerait la promissaire, nommé Quant au troisième comler dans le sud, Ailhaud, on l'invita d'alhauteur des
retremper les esprits à ia
sonnagequine circonstances. Mais ce pordeses deux collegues, partageaitpoint tles opinions
accepta cependant --- Page 59 ---
ae OM
S RETA
CAA
(55 1 )
sa province,
et partit pour
et détersa mission, réfléchir à sa position, dans des cirpour y
devait faire
miner ce qu'il
critiques. La situation
"constances aussi laissa
longtems dans
des affaires ne le
pas s'être arrêté deux
T'indécisions car, après
sans vouloir se
ou trois jours à Léogane, ilprit la résolution de
rendre aux Cayes,
pour instruire le
retourner en France, véritable situation de
ministère de la
Saint-Domingue. rendant au Port-auPolverel, cn se s'arrêter à Saint-Marc;
Prince, voulait
d'en partir, atlendu
mais on lui signifia n'étaient pas dans les
que les habitans desouffrir les scènes sanglandispositions
exercées au Cap,
tes et les protcriptions d'un club, propre
ainsi que Pélablissement : en dernier résulint,
à lout bouleverser momentanément de ce
on se débarrassa
en lai donnant une
commissaire jacobin, francs.
somme de 40,000 Port-au-Prince, Polvercly fut
Arrivéau
Le départ de
reçu avec enthonsiame. laissa à son gouveinement de
M. Ailhaud de l'ouest et dusud. M.
les provinces commandant de cette dernière,
Fezenzac,
môle, et constilué prisonfut arrêté au
nier sur une frégnte. était passé dans les
Tout le pouvoir
Santhonax
mains des deux commissaires
A
--- Page 60 ---
(54)
et Polverel; aussi en usèrent-ils
tude; etau Cap, comme au
avec latiet aux Cayes, ils voulurent Port-au-Prince
On destitnaitl, on incarcérait toutrégénérer.
Après avoir
sans notif,
naires publics déplacé iis
tous les fonctionsubventionnelles, établirent des taxes
revenus du
qui élaientle quart des
propriétaire. La
sujet, se init entre les deux division, à ce
mais, après une entrevue commissaires;
Saint-Marc, tout
qu'ils eurent a
Le prélexte de s'arrangea à T'amiable.
était la révolte des tout ce bouleversement
il fallait prendre nègres, des contre lesquels
amasser de l'argent
précautions et
Cependant comine pour payer la troupe.
tout cela, le
on ne faisait rien de
Santhonax
peuple se mit à murmurer :
qui;
tait l'influence et malgréson la mobilité audace, redoudonna l'ordre à M. de Rochambeau de Topinion,
quer les rebelles dans l'est et de les d'attad'Onanamynthe. A cet
chasser
s'embarqua avec des
cffet, ce général
tions, se rendit au troupes et des munigea ensuite sur le fort-Dauphin, se diriFrançois, s'en
camp occupé par Jean
qui rouvrit les empara,ety établit tun poste
partie Espagnole. communications On
avec la
les nègres
ne poursuivit point
enfuis, et danslesmontagnes M. de
où il s'elaient
Cap.
Rochambean revint an
A cet
chasser
s'embarqua avec des
cffet, ce général
tions, se rendit au troupes et des munigea ensuite sur le fort-Dauphin, se diriFrançois, s'en
camp occupé par Jean
qui rouvrit les empara,ety établit tun poste
partie Espagnole. communications On
avec la
les nègres
ne poursuivit point
enfuis, et danslesmontagnes M. de
où il s'elaient
Cap.
Rochambean revint an --- Page 61 ---
CRSM
A
a 5 L
OACA -
(55 - )
ne fit
du fort Dauphin avait trop
L'expélition les troubles. 1l y
point cesser entre les deux partis, pour Les
d'animosité
et de la tranquillité, civils,
repos
emperer.du
des commissaires dans
nachinations des mulâtres, le repos et enfin
Tintolérance laissait les révoltés,
trop
lequel on
causes qu'il serait
plasienrs autres devaient ncesirement Elle
long dc déduire,
quelconque. des
amener une catastrophe les prétentions
fut accélérée par contens des concesions des
mulatres, qui, non faites, voulurent
qu'on leur avait militaires: La commission
distinctions le but était de tout désorgacivile, dont
hésitation ce quelle
niser, accueillit sans avec Indignation,
aurait dà repousser
des gens senmalgré les Vemontrances
au rang
et
mulâtres furent promns
dans
sés, des et aux gardes supérieurs avoir passé
d'officiers,
deligne, sans
tousles régimens cssubalterines. Ces promotions
parles grades soldats de tous les régimens du
révolterent les
ceux du régiment vive
et principalement manifesterent la plus soumettre
Cap, qui qu'on voulût les
avaient
indignation
dont la plopart
à des affranchis Cependaut, à linstiga- soldats
été domestiques. Banthonas.ies
tion du comsnissaire admirent pour officiers, de coudes autres corps
des hommes
dans tous les grades,
b --- Page 62 ---
( 56)
leur; il n'y eut que le seul régiment du
Cap, qui persista dans son refus.
vint aux voies de fait. Une
On en
au milieu de la ville entre fosillades'etablit
les mulâtres. Ces
ce régiment ct
résister à des
derniers, incapables de
en hâte de la troupes de ligne, sortirent
rallier au
ville, et coururent se
poste du haut du Cap dont il
s'emparèrent, blancs
faisant prisonniers tous les
dut
qui s'y trouvaient; résultat
prévoir, et qu'on ne prévit
qu'on
Une grande faute que l'on commit pas.
de ne
poursnivre les mulâtres
fnt
dans SE reins, Jeur ôter le tems l'épée de
reconnaître, et de s'emparer de leurs se
patrons qu'on aurait de suite
pour la France. Mais ce n'était embarqués
tention de Santhonax de
pas linà l'insolence de cette
mettre un frein
de coulenr furent
caste, Les hommes
cours
rappelés. Dans un disque ce commissaire
champ de Mars, illes félicita prononca au
de leur
sur l'énergie
conduite, en leur
sieurs fois que la résistance à répétant pluélait le plus saint desdevoirs. l'oppression
Des arrestations et des
rentle résultat de la journée déportations du
fubre 1792;
2 déceiSanthonax, qui ne cherchait
qu'à semer la discorde cntre tous les
tis, parvint à donner à la
parcivile une autorité qui fit tout commission
plier sous
illes félicita prononca au
de leur
sur l'énergie
conduite, en leur
sieurs fois que la résistance à répétant pluélait le plus saint desdevoirs. l'oppression
Des arrestations et des
rentle résultat de la journée déportations du
fubre 1792;
2 déceiSanthonax, qui ne cherchait
qu'à semer la discorde cntre tous les
tis, parvint à donner à la
parcivile une autorité qui fit tout commission
plier sous --- Page 63 ---
ane SAMa
sA
SEARSEN
2A
(57 )
malheurs
d'avanceles
élle, et fit préjager la colonie de Saintqui devaient accabler
et la
Domingue. rélléchissant sur la conduite on ne
En
civils,
de
politique des comuissaires, qu'ils étaient
pouvait se dissimuler hommes de couleur et
connivence avec les
faisaient servir
révoltés, et quils les autres à
les negres
les uns et
llerniativement
révolutionnsi-
'exécution de leurs projets traité, pourraitres. Comment avez-vous homnes de couleur, perbn leur dire, les
votre nachiardiunes
vertis d'abord par accueillis el opprimés
puis tour-à-tour
que vous avez
par vous ; et les nègres, les excès, ne deprécipités dans tous adresser aiusi leurs
Arnieut-ils pas vous
plointes :
rendus barbares et
( Vous nous avez mis dans nos mains
vous avez
nous
K féroces, torche et le poignard; vous
la
violez, massacrez,
& avez dit : Incendiez,
nationale;
.
de
vceu
l'assemblée
K tel est.le
sans remords 5 plongez
sans
ainsi
< soyez dans piltié, le sein de vos maitres;
U
lefer Pautorité qui brise vos chaines. de
( le veut
villes eu cendres; faites
K Téduisez.les vaste désert; à ce prix
K la colonie un
conserver la libertéqui
( seul vous pouvez
et que vos lyrans
est rendue,
et
K vous
à
< s'obstinent
Tutatidteigurme --- Page 64 ---
(58)
4 faibles, comment ne
a paroles de ceux
pas croire aux
- commenos
qui se
-
présentaien
C soupçonner bienfaiteurs leurs
2 pouvions-nous
e dant vous nous avez intentions? Elcepen
(r n'a
trompés! La liberte
( crimes; enfantéicique l'infortane des malheurs et des
e mort a moissonné la nous accable; la
( caste. A la place de
moitié de notre
( notre
maitres intéressés a
a que des conservation, despotes
nous n'avons plus
( dispatent Thonnear impitoyables, de
qui se
e sang. Ainsi ce bien si répandre notre
( faire notre
vanté, qui devait
C
las source bonheuret notre gloire, est
C sous
empoisonnée de tous les maux
( cause du lesquels fléau le nous gémissons, et la
G jamais ait désolé plus épouvantable qui
Cependant, tandis l'espèce humaine, >
sait faire des dispositions que Santhonax fai
soumettre, selon lui, les militaires,
il envoyait le mulâtre brigands tartea
Marc, pour mettre les Pinchinat à Saint
ouverte.
nègres en révolte
Une expédition à la
résoluc; Santhonax, Grande-Rivière fut
tout les dispositions qui les contrecarrait en
prendre, fut oblige de céder plus urgentes à
ral. Lc but de cette
au voeu géné
culerles esclaves
expédition était d'acTa Grande-liviére. révoltés dans le bassin de
En conséquence, M. 2 de
brigands tartea
Marc, pour mettre les Pinchinat à Saint
ouverte.
nègres en révolte
Une expédition à la
résoluc; Santhonax, Grande-Rivière fut
tout les dispositions qui les contrecarrait en
prendre, fut oblige de céder plus urgentes à
ral. Lc but de cette
au voeu géné
culerles esclaves
expédition était d'acTa Grande-liviére. révoltés dans le bassin de
En conséquence, M. 2 de --- Page 65 ---
Raast Cusseme
X
( 59 )
Nully, lientenant-colenel du
Rohan-Sonbines et
régiment de
pes de l'ouest, les commandant divisa
des tronHelachemens qui
en plusieurs
Hes rebelles qui
attaquérent les postes
ade josqu'à l'extrémité s'étendaient de la Marnuefurent enlevés ou mis
du Limbé. Tous
Le commaudant des en fuite.
de l'est, qui devait troupes du cordon
de cette partie, au même attaquer les rebelles
de de Nully dirigeait ses attaques instant que M.
l'ouest, soit
contre ceux
n'ayant pu parvenir ignorance, à
soit perfidie,
teurs qui lui avaient éte occuper les hauau fort Dauphin,
indiquées, rentra
en être sorti.
vingl-quatrelieurés' après
Le général Lavaux,
ordres les troupes du qui avait sous ses
che, après avoir Cap, se miten martrois dalachemens, partagé à la
son corps en
mit des ofliciers
tête desquels il
rite et leur bravoure. distingués Un "par leur mémens pénétra dans la
de ces détachele côté opposéau fort dela Grande-Rivere, 2 par
après un combat assezvif, Tanneric, dont,
parer. Biassou, un des chefs ilparvint às'emqui le défendait, saisi
des révoltés,
gnant de ne pouvoir effectuer d'effroi, et craiabandonna le champ de
sa retraite,
soldats. De ce moment bataille avec ses
qu'une déroute. M.de
ce ne fut plus
Russy, à la tête de --- Page 66 ---
I 60 )
Ia cavalerie, pénétra dans la
Grande-Rinieres et
plaine de la
Mais cetie
poursuivit les fuyards.
janvier 1795, qui expédition, eût
exécutée le 18
cès, si elle eût été mieux cule plus grand sucdes causes secrètes n'en concertée, ou si
Pheureux résultat, devint eussent empèché
En commettant la faute presqu'inutile.
tôtles nègres, Qn se mit dans d'atiaquer trop
lité deles entourer et de
T'impossibiCes derniers
les circonscrire.
gnes, à l'orient s'enfuirent de la
dans les montadans celles du Dondon, Grande-Rivière, et
occupées par les blancs. quin'élaientpoint On
maitre néanmoins du
sC rendit
Nuily fit mettre bas les Dondon, et M. de
cents nègres, qu'il avait armes à quatre
sa marche.
rencontrés dans
Tous ces succès,
raient éte suivis de résultats quoiqu'incomplets, aupour la colonie, si
assez heureux
conduite et ses
Santhonax, par. sa
àles rendre
arrêtés, ne fut parvenu
Ala même presque nuls.
insurrection époque, on vit éclater une
Cul-de-Sac. Le nouvelle dans la plaine du
général du
fameux Borel, capitainetête de quinze Port-au-Prince, cents
marcha à la
insurgds, et fit arrêter hommes M. de. contre les
maire de la
Jamécourt,
Coutard,
onus-oes-Bongaete et M.
maréchal-decampe elancien gouverneur, 2
ne fut parvenu
Ala même presque nuls.
insurrection époque, on vit éclater une
Cul-de-Sac. Le nouvelle dans la plaine du
général du
fameux Borel, capitainetête de quinze Port-au-Prince, cents
marcha à la
insurgds, et fit arrêter hommes M. de. contre les
maire de la
Jamécourt,
Coutard,
onus-oes-Bongaete et M.
maréchal-decampe elancien gouverneur, 2 --- Page 67 ---
AOVI
iU
(6r)
Hans terneur, la par intérim, qu'il fit
prison du
conduire
Tout était dans Port-an-Prince. la
Pentendait plus
plus, ou plutôt confusion; on ne
s'entendre. Les
on ne voulait
res, la révolte des prétentions des mulaPommissaires contre negres, les
la haine des
piraient à dépouiller
blancs qu'ils aspropriétés, n'étaient entièrement de leurs
besser lcs troubles et les pas
à faire
polonie.
ALE dans la
Polverel et Santhonax
Baint.Marc, où ils firent se rendirent à
kemple de la
exécuter, à l'e.
ries rnirolationnainete métropole, toutes les jongleMHarseillais, et
commelhrnine des
proclamationsy Caira, et publitrent des
coutre le
pour
Haient
Aenteriarommeset
avoir Portau-friner, méconnu
qu'ils prétenvouloir en même tems leur caractère, et
volontén nationale.
se soustraire a ? la
La
Frayée municipalité des
du
Faisait
préparatifs Fortan-prince.sf.
contre cette villeyavait formidables qu'on
elle manderla cause; on
beau en deEurde avait beau prouver neluirépondail qu'il était
point;
toumise; qu'iuntile d'armer contre aussiabmême
une vilie
ue. Sur ces
silence:sa perteétail IrésoMarc la défaite entrefaites, des
on apprit à SaintFetle nouvelle hâta mulâtres le
de Jérémies
Sh-Domingue.
départ de l'armée
D --- Page 68 ---
I I 62 )
destinée contrele
qui fut renforcée Port-au-Prince, arme
les
par tous les brigands
vagabonds et les
les promesses qu'on esclaves, leur
séduits ps
brigandage.
fit du vol et d
punément. Cette qu'ils pourraient exercer 1m
coup de monde, mesure, et surtout qnirévolta heat
res mulâtres,
les propriéta
lui, à
:
paserainaSanthe.aer
défendre tout
malg
quiélait, ajonta-t-il, lenrolemurndecicieve une violation de la l
fondamentale du rrgime des colonies.
Nous allous maintenant
fragmens de deux adresses des transcrire l
couleur de Saint-Marc
hommes a
Bouquels
et de la Croix-des
propres à qui faire parurent alors. Ils sor
qui animait celte juger quel élait l'espr
moralité des
caste, et qu'elle élait
les individus personnes quijelaient para
qui la
brandons de la discorde composaient, et
( Entourons, disaient dela révolte.
( délégués de la
les premiers, le
( un
république, faisons-leu
-
rempart de nos
4 sont menacés.
Corps; leurs jou,
a mille foissous les Que nos têtes lomben
( platôt que de laisser coups avilir denos ennenis
* lois del ia
un instant le
K tremblent république! en
Que nos ennem
< deur que nous voyant allons la courageuse an
e anéantir cutte faction mettre à attérer
le foyer se trouve
insolente, dor
au Port-au-Prince
publique, faisons-leu
-
rempart de nos
4 sont menacés.
Corps; leurs jou,
a mille foissous les Que nos têtes lomben
( platôt que de laisser coups avilir denos ennenis
* lois del ia
un instant le
K tremblent république! en
Que nos ennem
< deur que nous voyant allons la courageuse an
e anéantir cutte faction mettre à attérer
le foyer se trouve
insolente, dor
au Port-au-Prince --- Page 69 ---
CTNFAMANENVD
Va
X SARSTN
(65 1e )
Jurons tous de ne point revenir que le
dernier ne soit exteruiné! Et
citoyens, régénérés conme nous, vous,
que ces scclérals criblés de dettes , et vous de
crimesa appelaient. tautrefois
vous quils caressent
petits-blancs;
vous laissez point
bassement, ne
perfides! Amis, plus Nleralcursonmgetions de
grâce; écrasons cette repos, plus de
qui porte la désolation vermine infecte
mornes les plus
jusqne dans nos
ennemis extérieurs reculésssongeons défendent
que les
sement de composer avec les impérieu- a
quisont dans notre sein, et gitateurs
par la mort cette terre eucore purifions
de sang et de crimes. )
fumante
P Volons, chers amis, s'écriaient les
conds, volons au siége du Port-au- scPrince; plongeons
vengeurs duj
sneirscnanglantco
le sein de ces parjurect tdela perfidie, dans
trop
montres d'Europe; assez et
à leurs long-tems nous avons servi dejouets
passions et à leurs manceuvresinsidieuses; assez et trop long-tems
avons gémi sous un joug de fer.
nous
sons nos tyrans; ensevelissons Détruijasqu'au moindre
de
avec eux
vestige
notre
minie : arrachons jasqu'aux racines igno- les
plus profondes cet arbre du
engagezles
préjugé 2
mettez,
Sunoindatientenairern promenacez; ; entrainez dans notre
D 2 --- Page 70 ---
(64)
(r marche les citoyens
a mais, surtout, chers blancs et vertueux;
( rité, courage!
amis, union, cele.
a munitions de Amenez armes, bagages,
a-venez de suite guerre et de bouche, et
( dart commun. C'est vous là rallier sous l'éten-
(r tous périr ou venger
nous devons
( la
et
la
bRur
loi, l'humanité si
nature,
( gés dans ces climats d'horreur. long-tems outraCes adresses, qui iavaient été >
les commissaires,
dictées par
la terreur dans toute répandirent la
l'effroi et
principalement dans la ville colonie, du
mais
Prince, qui voyant enfin
Port-auconciliation lui était ferwée que toute voie de
consuls, résolut de
par les prola force et de s'ensevelir repousser la force par
résolution digne des plos sous ses murs :
mais qui ne fut pas
grandes éloges,
le verra parlasuite. soutenue, comme on
Cependantles
à bord de "América, commissaires, embarqués
cux-mémes les forces maritimes voulurent diriger
Porl-an-Prince, tandis
contre le
Lasalle et Desfourneaux que les généraux
terre à Ta tête de leurs
s'avançaient par
La
troupes.
ces dirigées mnnicipalité, à la vue de telles fordes protestations contre la ville, eut beau faire
préparait à faire contre l'attaque qu'on se
de violence et de contre elle, et accuser
tyrannie les commissai-
embarqués
cux-mémes les forces maritimes voulurent diriger
Porl-an-Prince, tandis
contre le
Lasalle et Desfourneaux que les généraux
terre à Ta tête de leurs
s'avançaient par
La
troupes.
ces dirigées mnnicipalité, à la vue de telles fordes protestations contre la ville, eut beau faire
préparait à faire contre l'attaque qu'on se
de violence et de contre elle, et accuser
tyrannie les commissai- --- Page 71 ---
sanre ASNCRY
-
( - 65)
res, rien ne fut
ces mêmes
écouté; le IO avril
lettre à la commissaires
1795,
lui
monicinalité, envoyéreut une
enjoignaient de rendre par laquelle ils
vingt-quatre heures.
la ville dans
position souleva tous les Une parcille proprépara à une vive
esprits, et on se
n'est pas toujours à défense. Mais la force
du bon droit. Le
côté de la justice et
beures était à,
lerme de
seaux commencérent peine expiré, vingl-quatre que les vaisDeux mille boulets à tirer sur la ville.
terruption, et le feu furent lancés sans innifester dans divers commencant àser m3tion et le
quartiers, la désolades habitans, déconrapement
faire cesser les qui résolurent s'emparérent alors,
rendre à
horreurs du
de pour
discrétion.
siége,
se
toire
enenmmtestes,
remportée aussi énorgueillis d'unevicdèrent pas à apprendre lachiement, à la
ne tarprociamation,
ville par une
user des droits du comment ils prétendajent
gentestbon en
vainqueur.
àf
touttems,ils Commelarfrapperlesh
commencerent
francs. 4 habitansd'une cette
taxe de
lage, les vexations, taxe succédèrent 400,000 le
cents d'entre les les proscriptions. pilet déportés sur les habitans furent arrêtés, Cinq
l'état. On ne crut différens bâtimens de
les entendre et de nullement nécessaire de
lesjuger. De telles forD3
A --- Page 72 ---
( 66) a
malités ne convenaient
missaircs
pas aux comsentimens Santhonax ct Polverel, dont les
bien connus et la conduite révolutionnaire ne tendaient
tout en combustion. Anssi qu'à mettre
les
favorisaient-ils
prétentions sans bornes des mulâtres.
Après avoir commis toutes les exactions
possibles au Porl-au-Prince,
toutes les autorités, et
récomposé
nombre de SCS
déporté un grand
organisèrent habitans, les commissaires
enlevés à ieurs un corps de nègres esclaves,
nèrent la
maitres, auxqueis ils donliberté, et dout ils
une légion dite de l'egalite. composèrent
AJacmel, où ils se rendirent
ces commissaires ag agirentà
ensuite, 9
ils avaient fait aa Port-au-Prince. peuprès comme
La Grande-Anse restait à soumettre. Ils
envoyérent Pinchinat et Rigaud à Jérémie, à la tête de près de neuf
hommes, pour réduire les
cents.
ses prétendues
quatre paroistris-dtrndus. rebelles, avec des ponvoirs.
Le consel général de la
Grande-Anse, quiavait le
térêt à prévenir
plus grand infonire sur elle, l'orage qui était prêt à
au camp des
envoya unc dépatation
des
mulâtres, pour leur faire
proposilions, et en venir à un accomwwodement. Le mulâtre Pinchinat rejeta avec insolence les conditions raisonnables des dépulés, en leur faisant C1-
ues
quatre paroistris-dtrndus. rebelles, avec des ponvoirs.
Le consel général de la
Grande-Anse, quiavait le
térêt à prévenir
plus grand infonire sur elle, l'orage qui était prêt à
au camp des
envoya unc dépatation
des
mulâtres, pour leur faire
proposilions, et en venir à un accomwwodement. Le mulâtre Pinchinat rejeta avec insolence les conditions raisonnables des dépulés, en leur faisant C1- --- Page 73 ---
AINNSeNE Y
- ASTA
ndre
(67 )
rivé. que le jour de la vengeance était
"Onne veut pasde
portèrent à leur retour conditions, les
rapconseil assemblé, il faut vous députés au
promplement. à la discrétion de soumettre
bares ennemis. D
vos barAprès une telle
jus à
réponse, il u'y avait
balancer; et les blancs,
dignés des prétentions
justement
S mulatres, et ne
audacieuses de
ur désespoir, résolurent consultant de
que
us les débris de leurs
AAS
mmes. même, partag habitations. Les
entsismblime,
geant un dévouelerent se refugier sortirent dans de la ville, et
r une hautear inaccessible. un camp établi
onde prit les armes,
Tout le
rentenrôlés
tous les esclaves
rment de vaincre commesoldats,etlel ou de
fameux
pncé avec un
mourir fut prore suivi et couronné enthousiasme qui dévait
pux petitr S armdes furent du succès. Les
nce. Les blancs
Dientôt en
és surl les
fondirentavec
bi ne
mulatres, et
un
RITAIC
fut pas un instant après
combat
illèrent en pièces. L'insolent douteux, ils les
Arcelé de loutes parls,
Pinchinats
uatre 011 cing cents des après avoir perdu
eprendre honteusement siens, fat obligé
Cette déroute
la *uite..
a peu les projets des des. mulàtres dérangea
comsuissaires San- --- Page 74 ---
(68 )
thonax et Polverel, mais ne les
point. Malgréla soif de la
rebut
les dévorait, ils se virent forcés vengeance qu
à d'autre temns les
de remetire
mettre les habitans mesures de la propres à sou
Ce qui nel les
Grande-Anse
ter le Port-au empêcha Prince, pas, avant de quit
clamations et des
de publier des pro
nègres, rédigés en réglemens.relatifs patois
au
quels ils apprenaient à la nègre, classe dans les
que l'insurrection était le
des noir
devoirs.
plus saint de
Sur ces entrefaites, arriva à
mingue M. Galbaud,
Saint-Do
genéral de l'ile.
nommé.g gouverneur
iis retournerentau Quand aux commissaires
Cap.
Deux.jours après son
verneur genéral fit
arrivée, le
dans le genre de celles une nchiR.fer
vention
que faisait la Con
vertu de nalionale, et dans laquelle, en
la.sublime loi du
on sappait les véritables republicanisme
la sociéié, tout en
fondemens de
Ja fraternité.
préchant l'égalité et
M. Galband sur qui les
fondé quelqu'espoir,
colons avaient
désordre des finances pour faire cesser le
quillité, se montra
et rétablir la tranau-dessous
par son incapacité dans
desa place
ches de
toutes les bran
ce gouverneur F'administration. A T'époque où
général arriva à Saint-
les véritables republicanisme
la sociéié, tout en
fondemens de
Ja fraternité.
préchant l'égalité et
M. Galband sur qui les
fondé quelqu'espoir,
colons avaient
désordre des finances pour faire cesser le
quillité, se montra
et rétablir la tranau-dessous
par son incapacité dans
desa place
ches de
toutes les bran
ce gouverneur F'administration. A T'époque où
général arriva à Saint- --- Page 75 ---
AXXXXXXXX AY
(69)
Domingue, nelle élablie malgré la taxe subventiondateurs, la colonie par les commissaires dépré
absolument detout. sans argent manquait
Ce gonverneur général avait
francs; porlé avec lui une somme de bien apmais il prétendait
1,800,000
y toucher qu'à la
qu'on ne devait
attendu
dernière
que c'élait le
extrémité,
que la métropole
dernier sacrifice
lonic; en
pouvait faire pour sa COchercher d'autres coaséquence, on crut devoir
de nouveaux
ressources, et
à la suite d'uue moyens; et M. Galbaud, employer
il exposuit les besoins proclamnation de danslaquellé
au. Cap, le 18 mpai
l'ile, couvoqua
extraordinaire, à 1795, une assemblée
la municipalité, les laqnelle furent appelés
bre de
membres dela
dant de commerce la
de à la ville, le
chamficiers de la station, un grand nombre comnan- d'ofnes marchands. marine et plusieurs capitaiDans celle
après avoir faitle assemblée, le
tableau du gouvernenr, dénuement
parties
2RIEEt-.An
defadminisiration.e
materielles
tait pas que
annonça qu'il ne dousent des sacrifices Jesrepublicains ne
la chose publigne. pour venir au s'impnsas- sccours de
M. Galbaud, qui
sentait pas propre à entrer probablement dans des ne se
délails
a --- Page 76 ---
( 70 )
quilaiétaient peut-être étrangers, chargea
venu
Nemepincotsinatrg
de France avec lui, de Masse, les quiélait
P'assemblée: celai-ci
exposer à
remplir les vues du
proposa donc pour
( générale, faite gendral, ( qu'une visite
a hoc, eût lieu à par l'effet uue de commission ad
e quantités d'objets de
connaître les
R autres, nécessaires au service subsistance et
( nistration, existantes
de Fadmi-
( Cap, d'après P'état
dans la ville du
* la municipalité, signéparelle, visépar
K sion intermédinire présenté à la commis-
( aéral; qu'en outre etapprouvé il fit
parle goK assembiée composéedes convoqué une
a chefs des maisons de capitainesetdes
a quelle réunie à l'assemblée commerce, laa jour, fixerait le prix
délibérante ce
( merciale des objets d'estimation com4 au magasin général, quiauraient el dont
étélivrés
4 devait se faire en traites
le paiement
e nationale. (
sur la trésorerie
Cet
des
ordonnatear, qui était à la hauteur
cette eireonalssces, assemblée,
pérora beancoup dans
et ne
sentimens républicains, diosimalantpointsee
cours par cetle phrase termina son dis-
( Dans un tems de remarquable:
d plus le choix des
révolution, on n'a
& lort de sei moutrer moyens, et on aurait
trop scrupuleux: le be-
le paiement
e nationale. (
sur la trésorerie
Cet
des
ordonnatear, qui était à la hauteur
cette eireonalssces, assemblée,
pérora beancoup dans
et ne
sentimens républicains, diosimalantpointsee
cours par cetle phrase termina son dis-
( Dans un tems de remarquable:
d plus le choix des
révolution, on n'a
& lort de sei moutrer moyens, et on aurait
trop scrupuleux: le be- --- Page 77 ---
: o AXXXAMEX
E 2
(71 )
( soinl lej plus essentiel est de
K nécessité justifie tout
l'argent; cette
Cependant, les
(1). ))
alors la mer, faisaient Anglais le qui tenaient
au commerce. Onse
plus grand tort
que les comtaissaires plaignait hautement
ne prenaient
Santhonax ct Polverel
aux pirateries aucun des moyen pour s'opposer
Ceux-ci
corsaires de celte nation.
someserent-M. de
mandant de la station
Cambis, commettre en mer,
française 1 3 de se
del'ile. Celui-ci pour leur protégerle commerce
seaux de la
répondit que les vaisde
république, dénués d'agrès et
matelots, se trouvaient
rester en rade, Mettez-moi, condannés à
etat de tenir la mer;
ajontait-il, en
pléter mon
autorisez-moi à comserai plus dans équipage, le
et bientôt je ne
On voit que la division port.
commandant del la station, existante les
entre le
civils, et le gouvernear
commissaires
vait contribuer
général, ne poude la colonie. Lcs qu'à accélérer la perte
à opter entre le habitans du Cap, réduits
saires civils et celui despotisme du
des commisgouverneur, préfé-
(1) Véritable langage d'un
nateur, qui sait pertinemn: nt commissire-ondom..
perf dcs afiaires, 4'il fait
quie l'argent Est le
avantage, aa détriment de la chose Fresque toujours à son
publique,
à
A --- Page 78 ---
(72)
rèrent le premier: aussi vit-on
revenir au Cap Santhonax
bientôt
Leur entrée dans
et Polverel.
espèce de triomphe cette ville fut une
mulâtres, la
pour eux et pour les
festa leurs intentions: proclamation suivante mani-
(( C'est pour
C que la
vous, 4 citoyens régénérés 9
(C
République nous a envoyés à
K
c'est pour
Sat-Demiogel
jouissiez enfin des droits
que vous
( de la nature, et dont la
vous tenez
( la
detwontele
première, déroulé la
a,
a du monde, qu'elle
charte auxyeux
€ sa toute-puissance. nous a investis de
e de sa confiance;
Nous serons dignes
( dépit de tous les nous remplirons, en
( les obstacles
malveillans, et malgré
K nous
que tant d'intérêts divers
opposent, la mission
( dont elle nous a
honorable
( compter sur notre charges; fermeté vous pouvez
ee dévouement. Ils
et notre
( tes les forces de la seront appuyés par toua la liberté et l'égalité République; elle veut
( mes. Sans ces deux entre tous les homC de bonheur
biens, il n'est point
sur la terre. Cette
C est
doctrine
a sera devenuelésangile celui du
de la France, elle
monde eutier.
( toutes les monarchies
Il faut que
( tir dans le torrent de aillent la
s'englou-
( universelle. Une
démocratie
< présider au sort des politique nalions. nouvelle va
La philo-
( sophie
é et l'égalité République; elle veut
( mes. Sans ces deux entre tous les homC de bonheur
biens, il n'est point
sur la terre. Cette
C est
doctrine
a sera devenuelésangile celui du
de la France, elle
monde eutier.
( toutes les monarchies
Il faut que
( tir dans le torrent de aillent la
s'englou-
( universelle. Une
démocratie
< présider au sort des politique nalions. nouvelle va
La philo-
( sophie --- Page 79 ---
RONESM 57 -
SXXAXXXE
(75)
une
l'a créée ne sera plus
A sophie qui stérile, une spéculation impuis- n'ont
K science
Solon, Numa,
( sante. Lycurgue,
des fourbes ou
des iguorans,
CharK été que
Charlemnague.
( des Sisionmaives: 1X, Henri IV, Louis XIV, et
( lesV,, Louis
dont la mémoire Ils
a
des despotes doivent être en horreur.
K Rur lois
les préjugés; ils
K vonlaient régner par le corps politique
que
a grétendaiens sur la proprieté : périsse
a devait reposer La liberié la plus illimitée, voilà le
( ce syatàune! la plus rigoureuse, richesses
a l'égalité
les seules
disent
( véritable patrimoine, Non, quoi qu'en
( de Thomme!
iin'est pasné pour
( tous ses détracteurs,
profonde. Ce
dans une stupidité
ses
< vivre
de brutes, ce sont bri4
e qui le distingue Réveillons leur activité, ile
( passions. frein de nos lois barbares qui
G sons le
rendaa lul-méme,
et
de
a comprimeut,
idées, guéri
de ses
LETILT
(
dégagé
maitre unique
les superstitions,
de la na-
( toutes
digne enfin
de ses volontés,
et libre,il
ture qui le créa indépendant des droits que
de la pénilude
a jouisse
son être.
sous le
( peut comporier classe jadis humiliée
( Et vous,
blanes, vous qui, comme
nom de petits
avez des droits
autres citoyens,
a les
à réclamer; vous E qui,
R iumpreseipubise
SL.-Domingue.
a
-
--- Page 80 ---
(74 - )
(e non moins avilis et
C les superbes
méprisés qu'eux pe
tt dans votre réunion planteurs, la force devez trouv
a des injures
de venge
C véritables interêts. communes; Vous connaissez vo
CC vouloir, etvoussortirezde n'avez qu'à
( bre danslequel vous retient Pelatd'oppr
(f ment cette caste
impitoyabl
G amis, désirez d'être orgueilleuse.Oaf, me
< deviendrez; osez vouloir riches, et vous
( et bientôt vous
être puissans
( mêmhe qui,
commanderez leur
à ceux-I
€C mérite la haibar et la despotisme, or
eple dont ils ont
veugeance la
du peu
< sance et méconnu dédaigué la
reconnais
souveraineté. ))
que devaient faire sur
:
les
raireatarnenn
niegres de pareils
mulâtres et le
nation quidatse discours, et la conster
répandre
nes quine voulaient que parmilespersor
quillité. Un des articles l'ordre du
et la trar
Moniteur
s'imprimait fluence
au Cap, et qui était sous 9
des commissaires,
l'in
jour d'une grande révolation publia que
d'arriver : ( En vain,
élait pre
C listes se flattent d'un ajoutait-il, les roya
CC, soupirent après
changement,
< lon étranger, qu'ils F'apparition d'un pavi
< mier coup de, canon tire sachent que,le pre
C de
surle territoir
< le Saint-Dotningne, golfe du
retentira, dans tou
Mexique, et sera le sigus
9
des commissaires,
l'in
jour d'une grande révolation publia que
d'arriver : ( En vain,
élait pre
C listes se flattent d'un ajoutait-il, les roya
CC, soupirent après
changement,
< lon étranger, qu'ils F'apparition d'un pavi
< mier coup de, canon tire sachent que,le pre
C de
surle territoir
< le Saint-Dotningne, golfe du
retentira, dans tou
Mexique, et sera le sigus --- Page 81 ---
XXXXXXXXXXXX
N
de la
(75 )
Ac celte perte des Antilles pour
époque, l'adjudant PEprope. 9
paud, frére du
généralGalpermis
gouverneurgénerale s'était
uires. BEE derniers propos contre les commisples, mais ils dissimtilerent n'y farent pasinsensi.
nent leur
pour le mobien de s'en ressentiment, venger à la
se promettant
avorable. Mais il était premiere occasion
Fommissaires, avant tout, iiportant pour les
Adjudant des camps et
d'arracher cet
handait, et de l'atlirer postes qu'il comeur serait pas difficile de au le Cap ou il ne
ele livrer àl la merci de ses calomnier, et
Le frère du
ennemis.
confiance-de tous gouverneur les
général avait la
qu'ils avaient reconnu en militaires, lui des
parce
la fermeté et du
talens, de
opposition bien déterminée courage, et surtout une
et aux actes des commissaires. aux opinions
vernenr général avoit commis Le goudesoltises, mais
son frère pouyait les beaucoup
on ne lui en laissa pasle
réparer,
Un événement
tems.
commissaires, inattendapromes
les
plus audacieux beaucoup plus .ans ou
vaient agir quand que leurs adversaires, sale tems à délibérer. On ces derniers perdaient
la commission civile avait apprit au Cap que
couduire aux prisons de fait arrèter et
M. Duquesne, ancién officier Saint-Marc
de la maEa
*
--- Page 82 ---
(76 )
rine, et propriétaire aux Gonaives,
eommandait un corps de
où
Le motif de son
volontaires.
par les commissaires, arrestation, élait
allég
fusiller, de sa propre autorité, d'avoir fa
gands, pris les armes à la
quatre br
de les renvoyer pour être
main, au li
tribunal spécial institué jugés, devant U
jours par Santhonax.
depuis quelqu
ciers, Cetabus d'autorité révolta tous les of
tout
Padjudant-général
la paroisse des Gonaives Galbaud, et su
gardes nationaux indignés
dont I
transporter à
vonlaient
les prisons, délivrer Saint-Marc, leur pour enfonc
soustraire au tribunal qui devait capitaine le
et
Une démarche aussi violente juger.
entrainer des
pouva
on préféra
conséquenees dangerenses
poursonrier les envoyer dispositions un député au Caj
général, à l'instant où les du gouverner
présentaient quelques chances circonstanc
pour entraver les dispositions favorable
commissaires. Ce
hostiles d
rence avec Padjadant député eut une conf
dans laquelle, après avoir général fait Galbaud
véridique du despotisme des
un 1ablea
et de leurs procédés aussi cummissairs
minels envers les
iujustes que cr
taires de
principaux officiers mil
ainsi;
Saint-Doringue, il se résun
ral, à l'instant où les du gouverner
présentaient quelques chances circonstanc
pour entraver les dispositions favorable
commissaires. Ce
hostiles d
rence avec Padjadant député eut une conf
dans laquelle, après avoir général fait Galbaud
véridique du despotisme des
un 1ablea
et de leurs procédés aussi cummissairs
minels envers les
iujustes que cr
taires de
principaux officiers mil
ainsi;
Saint-Doringue, il se résun --- Page 83 ---
MU
SMXINT scht
a a -
( Voilalefruit (77 )
de la modération dela
a
ableneebntdme
raux. Vous êtes perdu tous les genéfrère, si vous suivez perlus, leurs vous et votre
vous
traces. Envain
trament sonmettrez-vous des barbares à devenir l'inscommuns ennemis;
desseins de nos
pirerez aucnne confiance. vous ne leur insd'éviter votre ruiue,
Le seul moyen
rée, c'est de vous rendre qu'ils ont déja
tables. Vous trouveriez forts et
cet
Pasc
leur Gonaives : les troupes, les avantage aux
n'attend fortune, tout est à vos habitans,
que vous. Venez, ordres, on
présence, sauver
par votre
leur opprimées dans l'innocence et la VaM. Doquesne; faites la personne de
de voir deux misérables cesser le scandale
imposer à tous les
ergoteurs en
morale, la
généraux; vengez la
cieusement foulées probité, la justice, audascélérats dignes des aux
par deux
Délivrez enfin la
TE
le plus
colonie
supplices,
honteux
gémissontrsous
vous et M. le général esclavage, et dont
espérance. >
êtes la deruiere
ement,
-
eeatun
douna à entendre s'expliquerpost.
ilserait urgent, ayant de au député,
ntative, de connaitre
faire ancune
5 habitans de la paroisse l'opinion politique
des
Gonaives :
E5
>
M --- Page 84 ---
(78 )
R Elle n'est pas douteuse, lai
fe ce dernier, nous sommes tous répliqu
e et par conséquent gens d'honneur royaliste (1)
4 au défaut du succès, il nous reste UD
( ressource; les Espagnols nous
( ront asile, nous en avons l'assurance. donne
M. Galbaud, aitaché au uouvel ordr
de choses, ou par principe, - ou parintérêt
fut surpris de cette proposition, et
un moment de réflexion il s'établit aprà entr
le député et M. Galbaudle
vant:
dialogue sui
( M. Galbaud. J'ai été retenu
& ques instans par la différence de quel no
( opinions; mais, tout bien considéré
a cet obslaclen'esty pasinvincible;
* pas toujours d'accord quaud on onn'e veut
6 bien.
dois vous déclare
C
Neanmoins,je
ici que Vintervention des
es
< une chose à laquelle il ne Espagnols faut
K ser.
plus per
C Le Députe. Et pourquoi se
& d'un appui aussi utile?
prive
( M. Galbaud. Nous avons sur cet
( puissance des desseins incompatibl
(t) Royaliste et homme d'honnenr: ces
niots ne son! pas synonymes; la révolution den
caise nous a appris ce
devait penser de fran ce
royalistes, hommes Se
eanmoins,je
ici que Vintervention des
es
< une chose à laquelle il ne Espagnols faut
K ser.
plus per
C Le Députe. Et pourquoi se
& d'un appui aussi utile?
prive
( M. Galbaud. Nous avons sur cet
( puissance des desseins incompatibl
(t) Royaliste et homme d'honnenr: ces
niots ne son! pas synonymes; la révolution den
caise nous a appris ce
devait penser de fran ce
royalistes, hommes Se --- Page 85 ---
SA -usseny
a
( 79 )
( avec ceux que vous
k. être la première
proposez; elle doit
( formée contre la punie de la coalition
France.
( Le Député. Comment?
( M. Galbaud. En
C lerritoire.
s'omparant de son
( Le Député. Vous
( grandes
allendez donc de
C avec les forces; car une gucrre nouvelle
C
Espaguols,
sommes pas en état de lorsque nous ne
(, ves, me
résister aux esclaparait une folie
( que dangereuse.
aussi absurde
< M. Galbaud. Pas aussi
( vous le pensez ; est-il
absurde
( rounir tous les
inposible a:
( rendant libres, nègres d'en révoltés, en les,
K formidable,
faire une armée
( l'ile entière età appelée à la conquête de
( Le Deputé. deplus J'ai shautes destinées?
( vaguement d'ane bien entendu parler
( pareille, mais je entreprise n'ai
à pen près
K désirat
pu croire qu'on.
serieusement la
< tion. Jene me serais
mettre à exécu-
( colon, voulussiez pas douté que vous,
( formé par les
concourir à un plan
( rien
commissaires, et qui sans
(
changer au cours des événemens
d'Europe, vous ferait
( colonic dont vous auriez exécrer de la
( M. Galbaud. Vous
cansé la perte,
( commissaires ne sont vous abusez; eles
4 projet; je ne me conforme pas les auteurs du
point à leurs
E 4 --- Page 86 ---
(80 )
vues qae
4 ordres jignore, mais j'obéis à des
a
supérieure.
Le Deputé. D'oi
( M. Galband. De partent-ils?
&
France, du conseil
( secaifintmanet la résolation a dlé
a à
par
Homnebemeerrne
toul prix que sa
lui, et il faut
Le depaté, d'après cet
X
avec
adaneucseniian
raison que tous les efforts entretien, jugea
pour parvenir à un résultat
des colons
seraient inutiles; ceqnifut avantaerux,
demain par l'arrestation Lcoufirméle de M.
lend'après un ordre des
Galband,
constitua
comniissaires qui le
mande. Le prisonnier sur la flàle la Norvivementl Couverneur-penéral réclama
qu'il fàt l'dlargissement tradoit devant de son frère, ou
pour être jugé. Ses une cour martiale
inntiles, on ne l'éconta réclamations furent
quelqnes sjours après fut point, etlui-méme
et constitué prisonnier destiluéde sa place
ment. Le dépaté des sur le même bâtiplus henreux, car il Gonaives fut aussi ne fut pas
condait en prison.
arrêté et
L'arrestation de MM.
unep
Galband
grandesencation et
produisit
cence au Cap, et tont même de l'effervesune crise prochaine,
semblait annoncer
erainte, soit parinertie, que personne, ne
soit par
tourner. Le danger
cherchait à désant. Une foule de mulâtres cependant élait presaccourus de
même bâtiplus henreux, car il Gonaives fut aussi ne fut pas
condait en prison.
arrêté et
L'arrestation de MM.
unep
Galband
grandesencation et
produisit
cence au Cap, et tont même de l'effervesune crise prochaine,
semblait annoncer
erainte, soit parinertie, que personne, ne
soit par
tourner. Le danger
cherchait à désant. Une foule de mulâtres cependant élait presaccourus de --- Page 87 ---
- a -CHXESX
A
tous les points de (8r) la
corlége aux cominissaires. colonie, servaient de
protégés parlep ponvoir
Ces hommes,
thonax et Polverel, desdictateurs Sanbornes à leurs
ne mettaient plus de
poussées à un tel Ardleations, point,
elles furent
d'employer la force pour les qu'on fut obligé
les querelles assez vives eurent lieu réprimer. Des
marins et les
aussientre
répandan; la fermentation mulatres, et du sang fut.
batiuens de la rade.
gagna tous les
MM. Galbaud,
les
cruellement vexés
se commissaires, hâtèrent de et bràlant dese
par
pour exciter le profiter des circonstaniced venger,
contre Santhonax ressentiment et
des marins
fat d'autant plus facile Polverel. Ce quileur
remplie de proscrits et de que la rade était
insurrection parut être le mécontens. seul
Une
employer qui devenait poursortir d'un état de moyen choses à
D'aillenrs on dejotrenjour savait
plus alarmnant.
résolution avait éte pertinciment que la
saires de détraire la prise ville parles commispour préluder à l'exécution et la colonie,et
jets, ils avaient
deleureprot
clamation, àdemander commencé, par une prosommed de6oo.onof fr. aux negocians une
soins dugouvernemente pour. les pressans bedevaient être solidaires les etpour laquelleils
On n'est jamais bien uns des autres.
reçu à demander
E 5
--- Page 88 ---
(82)
de l'argent à des personn 1es
envie d'en donner; aussi la demande qui n'ont
commissaires
acs
produisit une telle
sion, etune sivive
impresdes colons, gu'ils inquiélude se demandaient sur l'esprit
effroi quel-serait le terme de tant'de avee
dité et de tant de vexations.
cupiCe quidevait accélérer une insurrection
réclamée pourainsi dire par tous les
et surtout par les commissaires, furentle partis,
mépris, par ces derniers 9 des usages les
plus respectés, et la violation des lois les
plus essentielles et les plus sacrées
stabilité et la tranquillité d'un
pour la
meniquelconque; mais ce
gouverneainsidire,
quiacheva,pour
Srmrorleanronygttes
genéralement répanda quel'on déporterait
indistinctement tous les blancs. Les
tres, en outre, dontles commissaires mulàrisaient hantement les
favorieuses 7 se préparaient prétentions à devenir ambitairesexclnsifs.
propriéD'un autre côté 9 les
chands retenus en rade capitaines marcommissaires, et justement par l'ordre des
retard qui exposait le convoi indignés à devenir d'un
proie des Anglais, cédérent aux
la
tions du gouverneur géncral, à insinuapromirent Tappui de leurs
qui ils.
D'après l'impulsion donnée équipages. à tous les
esprits, on devait s'attendre à desdésor-
.
propriéD'un autre côté 9 les
chands retenus en rade capitaines marcommissaires, et justement par l'ordre des
retard qui exposait le convoi indignés à devenir d'un
proie des Anglais, cédérent aux
la
tions du gouverneur géncral, à insinuapromirent Tappui de leurs
qui ils.
D'après l'impulsion donnée équipages. à tous les
esprits, on devait s'attendre à desdésor- --- Page 89 ---
V CAMNESA CRSTA
ae
a
* XC0973000X2
(85 ) 2 -
des
Tous les jours il) y. avait et les CART
dres. vocations entre les mnarins descendre à
tres. Un matelot ne pouvait Desrixes violentes
terre sans être insulté. combats curent lieu suri le
et même des
graves furent portées
rivage. Des plaintes contre les mulatres des ;
aux commissaires ce n'était pas l'intérêt der
mais comme de Sait-Domingun hommes réprie de
proconsuls attaques offensives des qu'ils prianerles couleur, loutes le dispositions à tous les mafarent de défendre
sept heurent,
à terre après
rins de descendre
res du soir:
facilement qu'une ofOn doit présumer révolta les principaox voir sapareille consigne
Irrités de se
ficiers de la marine. ils envoyèrent une
crifiés à des mulatres, des différens vaisdéputation d'oficiers civile, pour conseaux à la commission d'une pareille consigne.
naitre la cause
qui étaient en ce moLes commisanaires,
une fête patriooccupés à organiser
dément
point recevoirla en
tique, ne voulurent
de la'rade
putation. Les états-majors seconde, persnadés que
envoyèrent une n'oseraient refpser dela
seles commisaires suite que la consigne ne
recevoir, et Cette par seconde députalion et
rait levée.
que la premniere,
fut pas plasheurecse rien obtenu.
revint sansavoir
E 6
A --- Page 90 ---
( 84)
Le lendemain les
mens en rade reçurent équipages des bâtide livrer les
l'ordre d'arrêteret
aussi
contre-amirang. Cet ordre,
impolitiqne
part des commissaires, que despotique de la
marins 9 qui se refu-erent révolta à
tous les
L/indignation était à sOn
l'exécuter.
plus balaricer, une
comble, etsans
se rendit aupres des troisième députation
tée de plus de ceut commissaires, escornés à enlever dans marius, bien déterminax et Polverel, s'ils l'insiant mnème Santhoser la levee de la
s'olstinaient à refuCes derniers consigue,
avaient
eurent peur ;
pris une fausse
voyant qu'ils
rent l'excuser. en
mesure ils vouluété trompés par de avouant faux q'ils avaient
soupçons injustes contre les rapports et des
des vaisseaux: et qu'ils
élais-majors
faire oublier les nns et les s'efforceraient de
témoignages d'rstime
autres par des
( On doit,
et de cenfiance ;
e fonde
ajontérent-ils aveç une: pro-.
4 à notre hypoerisie. croire d'antant plus
R res récemment sincérité, que, d'aprèsleslumniepas attendu l'arrivée arquises 7. nons n'avons
pour lever nne
de la deputation
visme éprouvé des consigne dont le ciR rine avait eu raison de officiers de la maCependant la
indigner. >
les marins dans la conjoration rade,
tramée par
se suivait tou-
ontérent-ils aveç une: pro-.
4 à notre hypoerisie. croire d'antant plus
R res récemment sincérité, que, d'aprèsleslumniepas attendu l'arrivée arquises 7. nons n'avons
pour lever nne
de la deputation
visme éprouvé des consigne dont le ciR rine avait eu raison de officiers de la maCependant la
indigner. >
les marins dans la conjoration rade,
tramée par
se suivait tou- --- Page 91 ---
-
XXXXX43XXXXX A
jours avec chalenr. (85)
payés pour ne pas Les s'en contre-amiraux
bonne foi et aux
rapporter à la
nax et Polverel, protestations et
de Santhosans cesse, croissante des révoltés de l'audace
bien résolus à en venir à mulàtres étaient
pour mettre fin à une un coup de main,
tems prolongée entre lutte depuis longsaires.
eux elles comiisUn événement
de F'insurrection. impréva Un
hâta le moment
la cale la chalonpe de matelitatiendan à
qué par trois mulatres,ilse son bord 3 attarageusement. Mais
défendit eoncontre
que peut le
Prêt à lenombre être
el la force des assaillans? courage
il alla se assommé par ces
tailleor réfugier dans la misérables,
; ceux-ci l'y
boutique d'un
mirent en devoir de l'en poursuivirent, et se
leur témoin et indigné arracher. Le tailnement, prit la défense d'un du pareil achar.
mulâtres, sans avoir
matelot. Les
et toujours pluis forcenés, égard à ses prières
forcer l'entrée desa
s'apprélèrent à
devoir
maison.
opposer de la
Celui-cierut
son fusil, croyant leur résistance 9 il
mulâtres abandonnèrent en imposer. pric
pour se jeter sur son
alors le matelot,
défensent, 2 qu'ils déoneresttaciement, son fusil
chargé; lui
et non contens de n'élant
portèrent plusienrs
neaneiss
coups de sabre 9
da --- Page 92 ---
( 86)
dont les blessures
pital, où il resta deux Tobligérentàolleril ou
l'hoCet attentat, dont troismois.
point la
ou ne poursuivit
rection. La punition, fureur 2 fut le signal de l'insurcomble; et les
des matelots était à son
rent entendré de murmures toutes
du peuple se fiLegénéral
parts.
se passait au
et témoin
Ocriteieniemee
tation qui agitait Cap, les
de la fermenaprès un entretien marins dansla rade,
des forces de
avec le commandant
était arrivé de mer 9 crut que le moment
En conséquence commencer les hostilités.
tion 7 dans laquelle ilpublia il
une proclamaquile déterminaienta exposait les motifs
saires 9 et à reprendreune résister aux commisces derniers l'avaient
antorité dont
ment.
dépouillé injusteBientôt on le vitarriver à bord du Jupiter, avec son frère, suivi de
soldais.Son
quelques
guer les matelots premier soin fut de harande tous les
guerre et de commerce
bâtimens de
moment rassemblés
qui étaient en ce
d'énumérer les griefs sur ce vaisseau D et
qu'il avait contre les
commissaires, résolution
et de manifester ensuite la
de se venger d'eux.
L'adjudant
la parole et général Galbaud prit ensnite
avec art, il 2
dans un discoures travaille
récapitula les crimes des con-
quelques
guer les matelots premier soin fut de harande tous les
guerre et de commerce
bâtimens de
moment rassemblés
qui étaient en ce
d'énumérer les griefs sur ce vaisseau D et
qu'il avait contre les
commissaires, résolution
et de manifester ensuite la
de se venger d'eux.
L'adjudant
la parole et général Galbaud prit ensnite
avec art, il 2
dans un discoures travaille
récapitula les crimes des con- --- Page 93 ---
a
D
AREN
a a -
t
(8; )
missires, en invitant les
conder leur
equipages à sele concours entreprise, des
qui tendait avec
tous au joug dont blancs, à les soustraire
puis sils'écria:
onvoulaitles accabler;
c Vous le devez
e France vous a confie d'autant à le
plus que la
e sa colonie la
soin de défendre
& vous ne tromperez plus importante. I Non,
e neurdu nom
pas son espoir ; Thona par vous. Je ne français ne sera pas flétri
A personnelles. Si parle le
pas devos 1e injures
a communs ennemis despotisme de nos
a entrages quivous s'était borné à des
t je vous
fussent. à
particuliers, 9
4 sacrifice engagerais de votre
faire au public le
& n'est pas vous seuls ressentiment. Mais ce
e leur tyrannie pèse
qu'ils oppriment a ;
a les colons. Is tendent également sur tous
e version de cette.ile
à P'entière snbe trez-vons donc les malheureuse. MonK que deux monstres défenseurs d'un pays
e et soyez surs
cherchentà détruire,
a de personnes que vous trouverez aufant
a courront au succès quiapplaudiront de
ou cony a de blancs en France vos efforts qu'il
a lonie. >
et dans i, COCe discours fit la plus
snr les marins et les matelots vive impression
hatimens, qui, comme
des divers
dit, étaient rassemblés nonsl'avons déjà
sur le vaisseau --- Page 94 ---
(88 )
amiral.
respectifs,
Pereidegmeurdantterns
rapportèrent
navires
vu et entendu. De cet ce qu'ils avaient
pages de tous les
instant, les
rent l'exemple de bâtimens celni
en rade, uE
commandans de lous les du Jupiter ; les
mis enarrêt dans leurs
navires ayantété
baud commanda seul chambres, M. GalCe général
en rade.
blée des
ayant convoqué une assemchands,leur capitaines lint
des bâtimens
ce discours
mara, Je ne vous
:
e attentats des retracerai point ici tousles
lonie et surtout commissaires contre la CoR les connaissezaussi conire les marins, 9 vous
e Le moment estarrivé bien que moi-même.
e du joug de ces
der nous affranchie
* métrople pour despotes 5 accourus de la
( ils ont juré notre ravager
(
SL-Domingae
la prévenir ; le moindre perte, c'est à nous à
R gerait le danger: vous retard prolon-
( sés à faire cesser
étes tous intéres.
K compromet votre un ordre de choses qui
( colonic : j'ai donc sûrelé lieu et celle dela
( vous me seconderez
d'espérer que
(C aussijuste
dans une entreprise
( et par votre qu'indispensable, par vos avis
e T'oppression estle assistance: la résistance à
Cette harangue plus sainto des devoirs.s
devait alorsenattendre. produisit l'eflet qu'on
offrirent au général leurs Tousles capitaines
une entreprise dont le succès équipages devait pour
as-
votre un ordre de choses qui
( colonic : j'ai donc sûrelé lieu et celle dela
( vous me seconderez
d'espérer que
(C aussijuste
dans une entreprise
( et par votre qu'indispensable, par vos avis
e T'oppression estle assistance: la résistance à
Cette harangue plus sainto des devoirs.s
devait alorsenattendre. produisit l'eflet qu'on
offrirent au général leurs Tousles capitaines
une entreprise dont le succès équipages devait pour
as- --- Page 95 ---
CES
R
MA PRNSSR
VA X9180222
( 89) -
de tous. Un
surer le bien et les intérêts ensuite la parole, et
des capitaioes prit
s'exprima ainsi:
nous avons
( Assez et trop long-tems des cummissous le despotisme
notre
* gémi
doit éclairer
le jour qui
et
( saires ;
est enfin arrivé;
a afranchisscmnent très-bien dit le général,
l'a
notre
( comme n'avons plus à consulter
K nous
tyranais
pour nous délivrer
n'ont
( courage,
barbares, et qui
( nie de proconsul la
On va nous.
Phomme que
ligure.
a de
de rebelles; mais
et
( traiter
;
NRAPOTT
de rebelion;
G sion, il n'y a point enfin atteindre ceux qui
doit
de
a vengeanse les droils les plus sacrés
a ont violé
( T'humanité. >
des esprits, tout
D'après Fexaspération l'entreprise du général
sembla favoriser
alsolument au Cap
Galbaud. On ignorait dans la rade, les comce qui se passait éleinterromnpues depuis
munications entre ayan! la terre et la mer. comdeux jours
pendant ce teurps les
Que faisaient
la conjuramissaires? Ils parurentignuser traméedans la rade, persuation quidétail
tourner qu'à la perte
dés qu'elle ne pouvait
des conjurés.
tousles
Cependant, le 20 jain 1795(1),
suivent. sont extraits ds
(1), Tous les détails qui
année 1796.
Moniteur de Saint-Doningue,
entre ayan! la terre et la mer. comdeux jours
pendant ce teurps les
Que faisaient
la conjuramissaires? Ils parurentignuser traméedans la rade, persuation quidétail
tourner qu'à la perte
dés qu'elle ne pouvait
des conjurés.
tousles
Cependant, le 20 jain 1795(1),
suivent. sont extraits ds
(1), Tous les détails qui
année 1796.
Moniteur de Saint-Doningue, --- Page 96 ---
(90, )
barimens marchands
se retirer au fond la ayant baie, reçu l'ordre de
cerles vaisseaux le
on vit s'avans'embossèrent
Jupiter et V'Eole
devant le
qui
ces deux vaisseaux
Cap. A la vue de
ville, et d'une foule prêls à foudroyer la
gées de soldats et d'embarcations de
charl'effroiet la
'matelots armés,
dâns toute la consternation ville. Ils
se répandirent
qu'à trois heures
redoublarent, lorsGalbaud fit tirer après! midi le général
hisser un
un coup de
et
de départ des pavillon bleu, signal canon, convenu -
dans une troupes; lui-même s'embar.
3aa. un
chaloupe; son frèrele suivit
d'autres grand cauot. Une multitude
de lous les embarcations partiesen mêmetems
tes cales qu'on bâtimens, leur allèrent aux différenM, Galbaud descendit avait indiquées.
cris mille fois
sans obstacle aux
marcha aussitôt répétés de vive la nation, et
nement. Pendant vers la maison du gouverrues du Conseil et qu'il de s'avançait par les
colonne commandée Sainte-Maric, une
marine montait
par un officier de
D'un autre côté, par celle Notre-Dame.
baud se porta vers le l'adjudant de général Gal.
ayant trouvé les
champ
Mars, 7 oi
les mit en fuite: inulatres, mais il
il les attaqua et
car, ayant donnédans paya, cher cesuccès;
la
un piège dressé
fut trahison, désarméct et qu'il aurait pa éviter, par il
conduit au souvernement,
-Maric, une
marine montait
par un officier de
D'un autre côté, par celle Notre-Dame.
baud se porta vers le l'adjudant de général Gal.
ayant trouvé les
champ
Mars, 7 oi
les mit en fuite: inulatres, mais il
il les attaqua et
car, ayant donnédans paya, cher cesuccès;
la
un piège dressé
fut trahison, désarméct et qu'il aurait pa éviter, par il
conduit au souvernement, --- Page 97 ---
NA ANISIESSSON
Re RA
S
d'oûr les
(91 )
commissaires le firent
charge de chaines au Haut-Cap.
trainer
Peudant
ces événemens
au champ S" Mars, la
avaient lieu
par le général Galbaud, colonne conduite
place
parvenue à la
wn'elle Nonwiarehorsaperoted prit
des
les volonlaires 0
fusillés d'un pour côté
ennemis. Ceux-ci
au coin du couventdes par les mulâtres postés
lejardin du
religieuses et dans
par la colonne gouvetnement, du
et de l'autre
général
ebliges de céder le terrain Galbaud, à la
furent
M.de Beaumont, officier
colonne de
força la grille du
demarine. Celuimnlatres;
jardin, et dispersa les
enallait franchir parvenu à la seconde grille, il
teint d'une balle le seuil, lorsqu'il fut atau moment où il allait qui lui fracassa le genou,
commissaires;
se rendre maitre des
moment perdus ceux-ci se crurent un
parlait déjà de fair sans retour, et Polverel
ou de se rendre; mais
Santhonax, plus
gre les choses n'élaient tomentonices
Pérées que le
pas aussi désescette multitude croyait son collégue, elgue
serait
indisciplinée se
d'elle-mème, si on resistait disperpremier choc. Ce qui confirma
à son
s'était point trompe dans ses
qu'ii ne
c'est que la colonne de M. de conjectures, 9
privée de son chef, se mit aussitôt Beaumont,
traite. Les matelots
en reregagnèrent en coua --- Page 98 ---
(92)
rant le bord de la mer. Les volontaires
gui.élaientportés au champ de Mars
soutenir Padjudant-général Galbaud. pour
ils ignoraient la défaite
dont
voyant fusillés par les etl'arrestation, mulâtres embus- se
qués dans les maisons voisines,
perdu leur chefettrois des leurs, crurent ayant
devoir faire un prompte retraite, et de
retourner au bas de la ville, pour s'instruire des événemens, et recevoir des
à ordres; ayant trouvé le général - Galbaud
l'arsenal dont il s'était emparé, ils se
rallièrent à sa colonne. Ce
de l'arsenal. ayant à sa disposition général, l'artille- maitre
rie, les munitions, les vivres, et
ses communications avec la rade, conservant
dans une position
était
très-favorable; mais
natunellenaentinmpte, il ne
des avantages du inoment. sutpas Les profiter
saires, plus habiles
commisque lui, résolurent de
frapper enfin un coup décisif. Dans un
conseil qu'ils tinrent, il fut arrêlé
opposerait les noirs aux
qu'on
tous les esclaves de bonne blancs,en enrôlant'
même des prisons furent armés volonté; dans ceux
nuit, et on leur fit jurer de
la
les commissaires contre les
défendre
pour prix de la liberté quileur arristocrates,
à l'instant. Ce qui contribua futaccordée le
succès qu'obtinrent Santhonax
plus aux
fut l'apathie des habitans du
et Polverel
Cap.
opposerait les noirs aux
qu'on
tous les esclaves de bonne blancs,en enrôlant'
même des prisons furent armés volonté; dans ceux
nuit, et on leur fit jurer de
la
les commissaires contre les
défendre
pour prix de la liberté quileur arristocrates,
à l'instant. Ce qui contribua futaccordée le
succès qu'obtinrent Santhonax
plus aux
fut l'apathie des habitans du
et Polverel
Cap. --- Page 99 ---
NA X
TAS
ENSEN REYA
Quoi
(95 )
qu'il en soit, les deux
préparèrent à en venir
partis se
aux mnains; le général, une seconde fois
troupes, et fait ses ,après avoir ralliéses
tant bien
mal, dispositions
s'avanca
se mit en militaires
dom. la ville.
marche, et
forces imposantes,
Quoiqu'à la tête de
degrandés
ilcommenca à
carrefour devin' résistances: : chaque éprouver
le théâtre
ruc, chaque
toutesles maisons partait d'un combat; de
interrompue qu'il fallait faire une fusillade non
génait tous ses mouvemens. taire; ; ce qui
limpétuosité de ses
et arrétait
ayant
troupes.
genéral pousséjusqu'a Galbaud
la place Neanmoins,
les mulâtres
fut allaqué d'armes, le
et les
vivement
s'étaient alors .
troupes de ligne, par
saires. Au premier rangées du côté des
chocles
E
bandèrent, etsourds à lav voix matelots de
se déqu'ils abandonnèrent
leurs chefs
vit courir aux
lachement, on les
plus affreux magasins qui furentlivres sau a
rine suivirent pillage. Les soldats de la mareste de la colonne l'exemple du des matelots; le
ne se voyant plus sccondée général Galbagd,
niers, se replia en désordre par ces deraprès avoir perdu un grand sur l'arsenal,
mes.
nombre d'homTout n'était pas encore
général eàt Su conserver désespéré, si le
Mais soit lacheté, soit
son sang-froid.
terreur panique,
NE --- Page 100 ---
( 94 )
il prit lui-mème la fuite, et courut
cale, en criant que tout était
vers la
ressource; et
perda sans
arinée, il gagna hiendiabandonahtss avec la
petite
1 pitation le rivage.
plus grande préciDans la situation
vait la ville, it n'était déplorable où se trourêterle mal. Néanmoins, guères possible d'arS'imaginant
avait plasieurs colons,
voulurent, qu'ily
encore du remède,
faire de nouvelies malgré l'absence du gancral,
dre maitres de la ville: tentatives efforts pour se renLa confusion régnait
impuissans!
seule du pillage animait partout, les
et l'ardeur
miatelotsqui, chargesdebutin, soldats et les
que de retouroera bord.
nep parlaient
Tout devait faire
ral Galbaud reviéndrait présumer à
quel le généque pour ordonner et
terre, ne fut-ce
devenue indispensable. diriger une retraite
nement lui représenta-t-on Onse trompa; vaiéleient repoussés
que les blancs
tes les
partout; il fatsourda tounecessite représentations; de faire
on lui démontra la
il persista à rester à une troisième tentativé;
des malheurs
bord, sans s'inquiéter
ville du Cap. Toutce qui allaient fondre sur la
lui, ce fut de le
qu'on put obtenir de
Jupiter; là
décider à revenir sur le
et à lui débiter alsesnitaharenguer toutes les
l'équipage
sottises révolu-
tes les
partout; il fatsourda tounecessite représentations; de faire
on lui démontra la
il persista à rester à une troisième tentativé;
des malheurs
bord, sans s'inquiéter
ville du Cap. Toutce qui allaient fondre sur la
lui, ce fut de le
qu'on put obtenir de
Jupiter; là
décider à revenir sur le
et à lui débiter alsesnitaharenguer toutes les
l'équipage
sottises révolu- --- Page 101 ---
* 4 - HSAOMA -
VA
EARARES ASTAS
tionnaires
(95 )
fait préedeumments accoutimiées, comme ilfavait
Tout autre homme,
critique où élait
dans la
eût pris des mesures réduite la ville sitvation du
faire cesser les
nergiqees
Cap,
était
désastres affreux propres à
des renforts menacce; il se contenta dont elle
Tandis pourle poste
d'ordonner
que l'on se delarsenal.
ranguer et de
contentait de liasaires faisaient donner delibérer, les commisblaucs d'incendier la ville et de T'ordre aux noirs
c'estle sans distinction mnassacrer tous les
vaeu,
d'age et de
ses delégués. disaient-ils,
sexe 2
d'être
Cel ordre elaPenetedd n'eut
les mulatres répété : on vit soudain les pas besoin
torche d'une s'dlancerdans tes nègres et
mettrele feu main et le sabre maisons, de
la
Jes plus
aux meubles et aux Tautre;
blenent Incombnanibles et
matières
s'claient tous ceux qui, egorger par la impiloyades colounes pas dérobes à leur fureur. fuite, ne
Bientôt
annoncerent die.
dnpertuincegnatind au loin les
et
En moins de deux ravages de noiratre l'incenles Vandrenil et d'Anjou furent heures, les rues de
flammes.
dévorées
Tout faisait
par
serait à la
présumer que T'incendie
on fat cruellement Tossette, faute
cessoir
d'alinena; mais
une brise violente detromnpé, car'sur le
vint donner aux
, ne
Bientôt
annoncerent die.
dnpertuincegnatind au loin les
et
En moins de deux ravages de noiratre l'incenles Vandrenil et d'Anjou furent heures, les rues de
flammes.
dévorées
Tout faisait
par
serait à la
présumer que T'incendie
on fat cruellement Tossette, faute
cessoir
d'alinena; mais
une brise violente detromnpé, car'sur le
vint donner aux --- Page 102 ---
(96 )
flammes une direction nouvelle et une
activité si effroyable, que toute la ville du
Cap ne parut plus qu'un vaste embrasement.
a Quelspectacle affreux!s s'écrie un
K témoins de ce déplorable
des
K bientôt les ténèbres de la nuit incendie 9
e devant cette clarié fanèbre. disparurent Des
t seaux de la radeoù ils s'étaient
vais-
( desmornes quils cherchaient à refugiés,
a
infortunés colons
gravir, les
entendaientle bruit
K canon, les hurleniens des esclaves ré- du
( voltés, la chôte deleurs maisons consua mées parles flamenes, et les cris lamene tables de leurs parens et de leurs amis
C égorgés parles noirs. Isemblait
a mer de fou, agitde par la plus qu'ane
(
violente
tempête, dirigeait ses flots et exerçait
ses ravages sur la malheurense ville du
Csp. Au, milieu des ruines et des cadavres, quelques. personnes, réduites au
& désespoir, n'eurent pas le
a
tendre la mort et volèrent au-devant couràge d'at- de
ses coups. Un riche négociaut se bràla
R la cervelle; un autre termina ses
par le poison; et, ce qui ne
jours
A raconté sans frémir, ce
peut êlre
a la peine à
qu'on aura de
croire, une femme dont
(
le
mari venait d'être massacréà ses côtés.
(t furieuse, éperdue, attacha à sa ceinture
R l'enfant de trois ans quelle portait dans
K ses --- Page 103 ---
A XXXXXRAXSOXXE
Wa SEARROBRSTAS
(97 )
ses bras, et se
ja mer >
précipita avec lui dans
Tel futle tableau affreux
jue présenta la ville
et déchirant
795, A et qui n'était du Cap le 24 juin
astres qui devaient que le prélude des déa désolation dans toule porter la Tépouvante et
Ce même
colonie.
ion des
jour. au soir, une
ade, commissaires fut publié proclama- dans la
narins enjoignant aux matelots et aux
Fonduire d'arrêter M. Galbaud, et de le
rica.
prisonnier sur le batiuentl-Amer
A peine ce général en
e mital haraniguer
ant
ailiafbrmémet
part du malbeur Téquipage, en lui faik On veut,
dont il était menace.
( homunes (les poursuivit-il, me livrer à ces
K duiten cendre commissaires) la ville
qui ont ré1
lent ruinerla France du Cap, qui yeuk colonie la plus
par la perte de sa
( un crimeà celui inportante. Ferez-vous
a venir tous ces
qui a cherché à
f gouverneur, à maux? trahirez-vous pré-, le'
* d'obeir 2
qui vous aviez promis
a teints du livrerez-vons - de nos à des monstres
( que vous sang aviez choisi frères le général
G votre tête, qui
pour marcher à
K espoir, si les n'aurait pas trompé votre
K quels nous avons citoyens du Cap, pourlesavaient
voulu nous
sacrifier,
montréautant de zèle à nous SeSt-Domingue.
F
29 J5
A
irez-vous pré-, le'
* d'obeir 2
qui vous aviez promis
a teints du livrerez-vons - de nos à des monstres
( que vous sang aviez choisi frères le général
G votre tête, qui
pour marcher à
K espoir, si les n'aurait pas trompé votre
K quels nous avons citoyens du Cap, pourlesavaient
voulu nous
sacrifier,
montréautant de zèle à nous SeSt-Domingue.
F
29 J5
A --- Page 104 ---
(98 )
conder, que vous avez
4 pour les servir et les déployé d'arde
Getteespièce de
défendre? >
à seduire les matelots discours,
et
quielaitprop
marme, loi attira le
les soldals de
ficiers.
mépris de tous les 0
on n'eut Cependant, aucon
en dernier résulta
des
égard à la proclamatic
tenu comumi.eaines,et3. dans le
Galbaud futmai
le Jupiter. commandement du vaissed
Dans un conseil de
surle même vaissean, guerre, qui fut ten
coup divagué sur des après avoir beau
surdes que ridicules, questions aussi al
enfin que les
Passemblée arrê
raient vidés. magasins et la poudrière S6
du fort, et qu'il qu'on serait enclouerait les canor
bitans du Cap de
libreà tous les ha
dont on fixa le
se retirer sur la flotte
Lemême
départ au lendemain.
témoin
les délails
dontnous avons extra
coup de pincean précédens, donne le dernie
tres de la ville du au tableau des désas
suivant:
Cap, dans le passag
( Quelque triste
fàt
a population hlanche que
le sort de 1
A vaisseaux, iln'était refugiée à bord de
R ou'rages de tout pas comparable au
( celle qui dlait entassée genre éprouvés pa
t errante dansles
aux casernes, O
Toutefois les
savannes du Haut-Cap
injures, les menaces, re --- Page 105 ---
a XXFAASEKES
VA BEs RASYA
)
N
(99)
fers et les coups étaient
R de ses maux. Une faim les moindres
qu'irritait encore la vue dévorante et
C servés aux seuls nègres, des alimens ré-,
K à des tourmens
livraitles blancs
K crire, et il faut qui les ne peuvent se deK concevoir T'épouvantable avoir subis pour en
C ques femmes
horreur. Quel-
( par la tendresse invinciblement entrainées
a vant plus offrirà leurs maternelle, ne pou-
* qu'nn sein flétri et
enfans exténués
k les présenter,
desséché, osérent
a des
mourant du plus. terrible
supplices, aux
e généraux qui_se trouvaient commissaires et aux
R les monstres furent
près d'eux;
e trailles; ils virent d'un sans ceil pitic, sans en-
* et les larmes des mères;
sec la pâleur
a sans étnotion
ils entendirent
a res de tant de lesgémissemens et les prié-
( times. Bientôt jeunes et innocentes vic-
( l'outrage, le joignant la calomnie- à
a ne crurent blasphème à la ferorité, ils
4 de ceux qui pas les assez grande l'infortune
( rent un barbare iraploraient, et se fi-
( en disant
le plaisir de Taugmenter, 2 9
C vine élait enfin que
jour de la justice dia truction totale, arrivé, la
oh,par sa desa allait enfin expier le population crime
blanche
( long-tems elle se rendait
dont depuis
La flotte qui portait le malheureux coupable.
lons, pouvait être incendiée
COpar les agens
F 2
4M
assez grande l'infortune
( rent un barbare iraploraient, et se fi-
( en disant
le plaisir de Taugmenter, 2 9
C vine élait enfin que
jour de la justice dia truction totale, arrivé, la
oh,par sa desa allait enfin expier le population crime
blanche
( long-tems elle se rendait
dont depuis
La flotte qui portait le malheureux coupable.
lons, pouvait être incendiée
COpar les agens
F 2
4M --- Page 106 ---
( 100 )
des commissaires, si elle restait
tems en rade; en conséquence M. plus de long Ser
cey, chargé d'escorter le convoi, fit le
signal d'appareiller. Le lendemain
voi tout entier, portant les
le con
population blanche, fit voile restes de la
tinentde
pour le conPAmérique, et mit quatorze
pourse rendre à la baye de
jours
M. de Carnbis, qui commandait Chesapeack. le
ter, àla place de M. Galbaud,
Jupidevenu un être à
qui élait
cédéla flote de peu près nul, avait prévé au Cap-Henri,
quatre heures. Arridépécha
e
officier de cette ville à Norfolck, apssitôt un
prévenir le magistrat et le consul de pour la
Republique Française, de l'incendic du
Cap, et du désastre général de la
lation blanchedu nord de
popuforcée
Saint-Doiningue,
cours de d'émigrer aux Elats-Enis,et au senir, si
laquelle il était urgent de
on voulaitl'empécher de
vemaladie ou de misère. Les habitans périr de
Norfolck et de Portsmouth, touchés de de
compassion à la vue de ces infortunés,
échappés à l'iucendic de leur
fer des negres,
ville, et au
contribution qni s'empressèrent, fut
par une
à l'inslant, à
faite, 3 pour ainsi dire
procurer des
aux plus
soulagemens
: Les membres nécessiteux. de la
nie suivirent pas unsibel légation française
exemple. Imbus
ère. Les habitans périr de
Norfolck et de Portsmouth, touchés de de
compassion à la vue de ces infortunés,
échappés à l'iucendic de leur
fer des negres,
ville, et au
contribution qni s'empressèrent, fut
par une
à l'inslant, à
faite, 3 pour ainsi dire
procurer des
aux plus
soulagemens
: Les membres nécessiteux. de la
nie suivirent pas unsibel légation française
exemple. Imbus --- Page 107 ---
a EUROE
a PMRENANOR REKTAN
des
(TOT )
principes
de la liberté des revolautionnaires, noirs'
partisans
aux mesures incendiaires et de applaudissant,
et Polverel, ils mirent en
Santhonax
T'on accorderait des
délibération si
La délibération ne fut secours au malheur.
borna à l'établissement pas de longne, elle se
pour les malades de la flotte. deux Le hôpitaux
abandonné aux soins de la
reste fut
Heureusement que cette
providence.
Les plus humaine que la légation providence fut
Etats de Maryland, de
française.
Pensylvanie, des
Virginie, de
Yorck, de
Carolines, de Newgrand nombre Massachusset, et même un
des contributions d'autres-villes, décrétèrent
foule d'ames
pour cesinfortunés: une
bienfaisantes, sans être dans
Taisanee, de la
y ajoutérent le sublime
veuve.
denier
Les blancs qui avaient fui la
tion, ou plutôtla mort qui leur persécu- était
servée, ne darentplas
réCap; elle n'existait regretter la ville du
presqu'entièrement plus ; le feu l'avait
sentait
détruite; elle ne
plus aux regards attristés préamas de cendres et de
qu'ua
lence effrayant,
décembres; un sibeaux,
image de celui des tomplanait sur des ruines encore fu-.
mantes; les rues
vresi,dont les uns éiaientjonchées étaient
de I cadamés par les
en partie consuflammes,et les autresà moilie
F 3
M a
--- Page 108 ---
(Io2 )
rongés parles ehiens 9 et tous
odeur
exhalantuné
infecte, capable de porter
au sein des vivans. Jamais
la mort
hideux et plus horrible ne s'offrit spectable plus
gards humains. On aurait
aux realors :
pu s'écrier
: En campos ubi Troja fuit,
Ce futau milieu de ces
ces ruines
décombres, 9 de
fois répétés sanglantes, de vive la
et aux cris mille
blique ! que les commissaires nation'vive la répuet Polverel rentrèrent dans la Santhonax ville du
Cap, legaoût 1795. Leurs premiers
furent de faire éleindre le feu
soins
gni fumait encore au milieu des concentré les
blancs forcés alors à être les esclaves ruines; des
nègres 9 furent employés à
les
rues, à enlever les cadavres et.aux déblayer
les plus dègoûtans. Rien ne fut travaux
pour rendre leur condition
épargné
le mot d'humanité était
malheureuse;
les
proscrit de toutes
timeut bouches; car depuis longtems ce senn'existait plusdans les coeurs.
Lezrjuin 1795, les cominissaires
fait unc proclamation
avaient
berté aux esclaves
qui donnait la liet défendules
qui avaient pris le parti
On en fit des proconsuls dela république.
observer ici
compagnies. Nous fercns
que celle liberté n'en cxis tait
épargné
le mot d'humanité était
malheureuse;
les
proscrit de toutes
timeut bouches; car depuis longtems ce senn'existait plusdans les coeurs.
Lezrjuin 1795, les cominissaires
fait unc proclamation
avaient
berté aux esclaves
qui donnait la liet défendules
qui avaient pris le parti
On en fit des proconsuls dela république.
observer ici
compagnies. Nous fercns
que celle liberté n'en cxis tait --- Page 109 ---
e
AA TESK
MPLAEYEA A -
(103 )
fàt pas moins pour les autres,
Nos proclamée.
quoiqu'elle ne
des révoltés, avons d'une déjà exposé que les chefs
celle des commissaires, opinion contraire à
voulu adhérer à leurs
n'avaient jamais
François et Biassou propositions. Jeanlementleurs offres. rejetérent continueldu camp Bobillard, Macaya, commandant
avec Polverel. Ce dernier eut une entreyue
duire parles
tâcha de le sé.
il eut beau le promesses traiter les plus llatteuses;
corer du titre de
de citoyen et le désensible à toutes général, Macaya fut inmesses. Le commissaire ses séduetions et
ou plutôt l'indécence poussa le Ch.fimoe
avec lui; mais toutes les jusqu'à fois
s'enivrer
proposait de boire i la
que le blanc
refusait, ou disait
Repusligue,lenott
En dernierdu
toutbas, alasantéduRoi.
propositions xeullatirepondits de
a toutesles
e Je suis obligé Polverel d'être
par ces mots :
( France qui estmon
fidèle au Roi de
e pagne qui
père, et au Roi d'Es-
* pendamment représente de
ma mère. IndéR sujets de trois Rois ce devoir sacré, les
(1) descendans de
() Le troisieme roi dont
caya, était celui de Congo,
voulait parler Manègres ne reconnaisaient Dans nos Seolonies, les
d'Espagne et de Congo, que les rois de France,
An
N --- Page 110 ---
( 1e 104 )
ee ceux qui, conduits
tine
4 avaient éte adorer P'homme par
étoile, 9
(e peuvent pas se faire de guerre Dieu, entre ne
( eux.
Les principaux chefs des nègres, JeanFrançois, Biassou, Tousint-lauverture,
proclamérent
loin d'accepterla liberté
qui leur était Soenle par les
ils vengeraient le sang des victimes commisaires, que ces
proconsuls avaient si impitoyablement
verse. Ils tinrent parole : Jean- François et
Biassou firentla conquéte, pour
des paroisses de lest et de l'ouest, T'Espagne,
jusqu'alors ils'avaient défendues. Le que
de la Tannerie fut enlevé parJean-Fran- camp
çois, etler mulâtre Lesec se rendit maître
de celui qui poriait son nom dans la
paroisse des Ecrevisses.
Une chose digne de remarque, c'est
les cominissaires étaient obligés de com- que
battre les négres pourlears faire accepterla
libertd; ce qui contrariait leur
celui
projet,
les Antilles. d'opérer une grande révolution dans
Néanmoins ils en vinrent à
bout, lorsqu'ils proclamèrent quela resistance des esclaves à f'oppression, etait un
droit inaliénable qu'ils n'avaient jamais
pn perdre.
Quoi qu'il en soit, Santhonax,
et Delpech, qui exerçait aux Cayes, Polverel, les
fonctions de connissaire civil par un
libertd; ce qui contrariait leur
celui
projet,
les Antilles. d'opérer une grande révolution dans
Néanmoins ils en vinrent à
bout, lorsqu'ils proclamèrent quela resistance des esclaves à f'oppression, etait un
droit inaliénable qu'ils n'avaient jamais
pn perdre.
Quoi qu'il en soit, Santhonax,
et Delpech, qui exerçait aux Cayes, Polverel, les
fonctions de connissaire civil par un --- Page 111 ---
XA 320X4XXXXXXXX
S
(105 )
déeret spécial de la convention, n'étaient
pas tout à fait d'accord sur
manière de proclamer la liberté l'époque des
et la
Santhonax, qui était au Cap, aspirant nègres. à
l'honneur de montrer
premier une proclamation, l'exemple, fit le
générale n'était
où la liberte"
pas absolument
quoiqu'elle fût a un certain point restreinte,
ditionnelle.
conPolverei,an
moins
Forl-au-Prince,se montra
empressé; il ne dissimula pas à
Santhonax, les doutes qu'il avait sur la
galité de cette mesure.
léC Avez-vous étélibre, lui
e ne pas la prendre? Quelle écrivait-il, de
( celle des brigands!
liberté que
( celle ou règue la seute quelle loi du égalité que
( Queile prospérité
plus fort!
C travail, etquel travail peut-on espérer sans
( desAfricains devenus peut-on attendre
( vez
commencéà libres, si vous n'a-
( la pas
leur en faire sentir
nécessité, en
( qui, jusqu'à Tratcnrantderjgehcers présent, leur
( connues..
))
étaient inCependant Polverel ne laissa pas
de
reconnaitre aux esclaves les droits
citoyen
er
dans toute la latitude du mot, et
une proclamation leur promit de
assurer des
near
terres ; ce qui propriétés était par le partage des
tillon de la loiagraire. une espèce d'échan5
N --- Page 112 ---
- - 106 )
Delpech écrivit, le 8 août, à
gailuiavait envoyéses
Polverel
proclamations:
( Je n'adopte ni
a de
vos mesures, ni celles
4 commnission Santhonas; je suis convaincu
la
K changer le civile n'a pas le drdlte de
nerla liberté régime à tous colonial, les
et de done droit
esclaves; que ce
<
n'appartient
de la nation
qu'aux représentans
K pas délégué. entière, La
qni ne nous l'ont
a thonax et la vôtre, proclamation de SanK et simplement, me adoptées purement
entrainer de grands paraissent devoir
e la première.
désordres, surtout
a
Cependant elle est un
-
d'dlertricité dont il
coup
K ter la coramotion, estimpossible d'arrê.
( d'y revenir; donc iln'y il
aura plus moyen
< combinant les vues de faut la modifier en
a vôtres et, avec
Santhonax avecles
X muniquerai, de celles que je vous coma mation n'ait plus manière que sa proclaK prématurée.
qne le défaut d'être
devoir
e la première.
désordres, surtout
a
Cependant elle est un
-
d'dlertricité dont il
coup
K ter la coramotion, estimpossible d'arrê.
( d'y revenir; donc iln'y il
aura plus moyen
< combinant les vues de faut la modifier en
a vôtres et, avec
Santhonax avecles
X muniquerai, de celles que je vous coma mation n'ait plus manière que sa proclaK prématurée.
qne le défaut d'être Mais il est
que nous prononcions de iudispensable
( le seul moyen de- couvrir concert, c'est
a d'illégal les
ce qu'auraient
4 et notre
mesures prises par vous
collègue. ))
Delpech
Cayes. Nemsreigadgeajstmagriy, aux
Deux mois environ
après l'incendie du --- Page 113 ---
ACTSA - M MA
RA
(107 )
Cap, Santhonax, de sa propre
peut-être d'après les
auforité, ou
jacobins de Paris,
instructions des
aboli pour toujours proclama à
T'esclavage
Le bonuet rouge,
Sainy-Doningne
fut promené dans symbole la ville de la liberté,
fois répétés de vive la
aux cris mille
arbres de liberté furent république! des
premiers fruits qu'ils portérent plantés; les
cendie des quartiers Morin,
furent l'indelaPetne-Antte de
delimonade,
Paix et du Port-Margot. Plaisance, duPort-de.
Iln'y eut plus de privilèges, de
tions; les pouvoirs
distinction anx inulâtres et aux passèrent sans restricl'argent disparut, et on nègres. Mais aussi
et de provisions.
manqua de vivres
Les quatre paroisses de la
pour se soustraire au
Grande-Anse,
missaires et des
despostine des comleurs émissaires à nègres, 9 firent part à
fàcheuse où ils se Londres, de la position
de faire des
trouvaient, etles prièrent
Saint-James. propnsitions Le
au cabinet de
futo que le
résultat de la négociation
prendre gouverneur de la Jamaiqne vint
possession, au nom de sa
Bntannique, dances.
de Jérémie et dc ses majesté dépenLe môle tomba sous la
Anglais, qui sont toujours puissance des
prêts à prou --- Page 114 ---
(708,)
fiter du mald'autrui. Cinguante hommes
de troupes de cette nation suffirent
cette expédition; mais il faut avouer pour
c'étaient les blancs qui, ne sachant à que ui
recourir, crurent devoirimplorer la,
tection de la Grande-Bretagne. C'était pro- se
jeter daus la guenle du loup.
FIN. --- Page 115 ---
--- Page 116 --- --- Page 117 ---
A
E8A5
H673d --- Page 118 ---