--- Page 1 ---
: --- Page 2 ---
A Uake
479.
SAINT-DOMINGUE ou
ses Révolutions,
Histoire de
effroyable des
contenant : Le récit
des ravages, des divisions, des troubles,
dies, des dévastations meurtres, des incenqui eurent lieu dans et des massacres
1789 jusqu'à la
cette ile, depuis
perte de la colonie.
Tiger, S. d., in-16, br., de
P.,
1 gravure repliée. (386)
108 pp. et
Edition ancienne de
80 fr.
cette importante étude.
Jabir Carter Broln
Eibrang
Brnmt Hntbersity
1EKo1 --- Page 3 ---
I C
2)
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The
John Carter Brown
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AUFRAGE DE LAFREGATE
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@ FRANC
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A
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PRet tows leo Mlaichauds Je Ronveautial --- Page 6 ---
TEESIRNG --- Page 7 ---
SATPBAGE
DE LA
FRÉGATE FRANÇAISE
LA MEDUSE.
Le 17juin1816, une flottille commandée parM.Duroy deCChaumareys,
de la frégate la Méduse
et composée
montée
le comde 44 canons,
par
mandant; de la corvette PEcho, de
la flûte la Loire et du brick PArgus,
quitta la rade d'Aix, faisant voile
PAfrique. L'objet de cette expour pédition était la reprise de possession
des établissemens situés sur la côte
occidentale d'Afrique, depuis le cap
Blancjusqu'à P'embouchure du fleuve
de la Gambie, dont les Anglais
s,élaient emparés en 1808, et qui
--- Page 8 ---
: 6s
1e
venaient d'être rendus à la France
parles traités de 1816,
Le nombre des individus phay
qués, marins ou
embarà prés de 400, passagers, dont
s'élevait
montèrent
200 environ
sur la Meduse.
de L'expédition Pile de
se trouva le 28 en vue
: Madère. Le
milieu de la nuit, le lendemain, feu
au
Pentrepont de la
prit dans
furent portés à frégate: des Secours
temps, et l'on se
promptement maitre de a
rendit
mais la nuit suivante
Pincendie ;
repris de
le feu ayant
nouveau, on fut
pour en arrèter les
obligé,
molir le four.
progrès, de déCe fut le 1e: juillet
connut le cap Bayados, que l'on retropique, Selon la
situé U
sous le
rins, on célébra la coutume des maburlesque céréESINRA
Secours
temps, et l'on se
promptement maitre de a
rendit
mais la nuit suivante
Pincendie ;
repris de
le feu ayant
nouveau, on fut
pour en arrèter les
obligé,
molir le four.
progrès, de déCe fut le 1e: juillet
connut le cap Bayados, que l'on retropique, Selon la
situé U
sous le
rins, on célébra la coutume des maburlesque céréESINRA --- Page 9 ---
3 -
monie du baptéme telle que nous
allons la décrire.
Dès la veille, novices, 9 matelots, 9
tous avaient quitté la pipe et
maitres, lavé les mains. Le soir, au
s'étaient
hant du grand mât, un grelottement
accompagné d'une
se fit entendre,
de haricots et
pluie de petites fèvres,
tintaient sur le pont
de pois secs qui
Ces
comme des grèlons sur Pardoise.
haricots; ces fèves élaient
pois, ces
bonhomme Tropique,
les dragées du
de l'équateur, qui
ce grand despote
couvre de
comme un Lapon,
se
peaux malgré cela sous un
et qui frissonne
monle à 30
ciel où le thermomètre
fini
degrés au moins. A peine eut-il
la distribution de ses dragées, qu'un
botté, éperonné, le fouet à
courrier, arriva sur le pont et remit,
la main, --- Page 10 ---
- & us
de la part du
au maitre bonhomme, unedépéche
gravement, d'équipoge, la lut
qui la reçut
ordonna la fête
sans' sourciller, et
Aussitôt le pour le lendemain;
un local
jour tout fut prét. Sous
réservé,
voiles tendues,
qu'encadrent des
apparut
un vaste
solitaire, et
baquer,
une cérémonie
comme destiné à
c'était: la
solentelle. Ce
cuve
baquet,
plonge sans pitié baptismale ni
oùz lon
rebelle aux
merci le passager
refuse de
usages maritimes, qui
pour la payer son tribut en passant
équinoxiale. première fois sous la
La cérémonie
ligne
parl'arrivée des prétres commença
marins
(c'étaient des
cédés du bonhomme
à
unseene
côté de sa
Tropique, assis
un vieil affut respectable épouse, sur
transformé en charriot,
VAKTINAEE --- Page 11 ---
5 1
el trainé pardeux ours(eétsientaussi
des marins revèlus de peaux d'ours).
vicillard, lui, s'était muni
Le pauvre le soleil. Il avait douze peaux
contre
de mouton sur le corps, une perruque
de chanvre sur la tèle, et au-dessus
couronne en bois
une magnifique
qui
argenté. Son auguste éponse,
n'était autre qu'un matelot travesti,
une très belle
aurait pu passer pour
de scanfemme,siellen'eat été garnie
et n'avait les
daleuses protubérances
mains écaillées comme la peau d'un
rhinocéros. Malgré tout, les deux masuant, étouffant, poussant une
jestés,
se tiennent sur
goutte à chaque pas,.
leur char, dignes, graves, glorieuses,
regardant en pitié les personnages
allégoriques qui les entourent. Ces
à
personnages ne sont cependant 1* pas
de scanfemme,siellen'eat été garnie
et n'avait les
daleuses protubérances
mains écaillées comme la peau d'un
rhinocéros. Malgré tout, les deux masuant, étouffant, poussant une
jestés,
se tiennent sur
goutte à chaque pas,.
leur char, dignes, graves, glorieuses,
regardant en pitié les personnages
allégoriques qui les entourent. Ces
à
personnages ne sont cependant 1* pas --- Page 12 ---
dédaigner, ties
car ce sont les
du monde,
quatre parà panaches, habit L'Europe, en chapeat
lettes de colonel; brodé, vieilles épau.
l'Asie,
PAmérique coiffées de PAfrique et
taffetas jaune,
bandeaux de
de
surmontés de
canard, le corps noir ou
plumes
moyen d'une décoction
bronzé au
suie et de goudron.
combinée de
Lorsque tout le
on procédaau
cortége eut défilé,
dans la manche, baptème. Un seau d'eau
accolade des
un sur la tête et une
deux
quoi se réduisait la majestés, voilà à
les novices
cérémonie pour
sous la
setlanatelbtaquip passaient
Quant ligne pour la première fois.
aux passagers,
furent très dociles,
attendu qu'ils
pelit baptème à
on leur bacla un
peine furent-ils l'amiable, Mais à
hors de cause, que
TERSIARES --- Page 13 ---
7 1
retentit le signal de la grande mélée, >
horizontale et perpende Paspersion
tenus
diculaire. Trente seaux d'eau,
réserve dans les hunes, tombèrent
en
le
tout fut
en cataractes sur
pont;
matelots, officiers.
inondé, passagers,
I'eau
Bientôt lalutte devint générale.
fendit l'air dans tous les sens : de
l'avant à Parrière, ce fut comme un
Seulement, entre les marins,
déluge. avait des formes très brutales.
le jeu
échappé aux mains
Ici, un baquet
la tèted'un
unmbdrotahanfterdel
la douche des
camarade; 9 la, fuyant
hunes, un novice tombait par un panouvert et se relevait à fond de
neau
homme
à la
cale; tantôt un
poussé
mer se retenait à grand' peine aux
porte-haubans, ou bien un infortuné
un bain de siége dans
mousse prenait --- Page 14 ---
-
8 -
une marmite de poix
milieu de cette
bouillante, Au
rouler sur ce
saturnale, on voyait
fête. La
pont les oripeaux de la
défroque du
pique, sa barbe, bonhommeTrodiadème,
son sceptre, son
son
tout.jiuaqu'aus charmes de
épouse, se ballotait d'un bord
l'autre; les ours couraient
à
vergues avec la moitié de
sur les
rures; et, chose inouie,
leurs fourties du monde
les trois parlavage.
avaient blanchi au
Pendant que
ces burlesques P'équipage se livrait à
à sa
ébats, la
perte. M. de
frégatecourait
sidait à cette cérémonie Chaumareys précurité blamable,
avec une sé
devoirs que lui négligeant ainsi les
lorsqu'on vint lui imposait son grade,
Medase se trouvait apprendre que la
engagée dans le
HECSINREE
,
leurs fourties du monde
les trois parlavage.
avaient blanchi au
Pendant que
ces burlesques P'équipage se livrait à
à sa
ébats, la
perte. M. de
frégatecourait
sidait à cette cérémonie Chaumareys précurité blamable,
avec une sé
devoirs que lui négligeant ainsi les
lorsqu'on vint lui imposait son grade,
Medase se trouvait apprendre que la
engagée dans le
HECSINREE --- Page 15 ---
Saint-Cyprien, dont Te, fond est
golfe
de rochers qui ne permettent
parsemé
bâtimens de passer
pas aux plus dans petits les marées basses.
par-dessus
accéder aux conseils
Il ne voulut pas
d'hommes plus instruits et plus expéne cessaient delui rérimentés, qui
sinon sur
péter; qu'on allait sejeter, banc d'Arguin,
la côte,au moins surle de 35 lieues au
qui s'élend à près
prélarge, et malgré les instructions
ministre de la mariue qui
cises du
25 lieues
de naviguer
lui enjoignaient avoir reconnu le Capau large après n'aborder la terre qu'en
Blanc, et de
précauemployant les plus grandes de route
tions, il refusa de changer
réaliToutes les prévisions se
(1).
(1) Les autres bâtiments du ministre, de l'expédition ct parsuivirentles vinrent sains instruetions et sauf à Saint-Louis. --- Page 16 ---
10 - -
sérent, le même jour, 2
trois heures de
juillet, à
Taprès-midi, la
gate, en lofant, donna
frétalon, courut
un coup de
donna 'un'
encore un moment, en
second, puis un
et échoua..
troisième,
Aussitôt tcetaccident laj plus sombre
consternation se répandit sur la frégate ; mais elle fit bientôt
plus
place à la
courageuse ardeur. On'
tous les objets nécessaires disposa
sanvetage du navire;
pour le
à reconnaître
; on ne tarda pas
Pinutilité des
et l'on avisa aux
efforts,
moyens de sauver
l'équipage et les passagers.
oni
Un conseil des officiers
sembla. Le futur
se rasnégal, qui étaitau gouverneur du Sé
nombre des
gers, y assistait et donna
passale plan d'un radeau
lui-mème
capable de porter
AEXCSINARE --- Page 17 ---
11 -
hommes et des vivres. Les
deux cents
été resix canots de la frégate. ayant
incapables de se charger de
comnus
furent desla totalité des individus,
où les
tinés à remorquer le radeau,
marins de ces embarcations seraient
de
F
des repas. On aurait tàché
gagner
ainsi les côtes du désert, que l'on
aurait traversé en carayane L
pour se
rendre à Saint-Louis. Ce plan, très
bien conçu, n'eut pasle suecès qu'on
avait le droit d'attendre, mais on ne
s'en prendre à son auteur, car
peut
était indépendante de sa
l'exécution
seule
volontés la force des événemens
influence sur le
exerça une grande
sort des malheureux naufragés.
Tous les moyens employés jusrelever la frégateayant
qu'alors pour
ane L
pour se
rendre à Saint-Louis. Ce plan, très
bien conçu, n'eut pasle suecès qu'on
avait le droit d'attendre, mais on ne
s'en prendre à son auteur, car
peut
était indépendante de sa
l'exécution
seule
volontés la force des événemens
influence sur le
exerça une grande
sort des malheureux naufragés.
Tous les moyens employés jusrelever la frégateayant
qu'alors pour --- Page 18 ---
12 /
été inutiles à cause du
et des vents
mauvais temps
à désespérer contraires, on commença
L'on travailla de pouvoir la sauver.
truction du
avec ardeur à la consradeau,
Le 4 juillet, on jeta à la
sieurs barils de
mer plupièces d'eau
farine, et quelques
ayant été
fitjouer les
défoncées, on
Le même pompes,
efforts la jour, après de nouveaux
presqu'à
frégate fut enfin remnise
nuer les flot. Mais on ne put contiqui avaient travaux parce que les objets
été jetés à la mer avaient
considérablement
Rien d'ailleurs
allégé le navire,
la
ne pouvait
perte du
empécher
que
bdtiment, car on ne prit
desdenimesures, et les
vres, au lieu d'être
manceuun homme ferme
commandées par
et capable, étaient
VERTINBKE
- --- Page 19 ---
13 -
nombre d'ofordonnées par un grand
malgré les talens de quelficiers qui,
avec auques uns, ne pouvaientagir s'ils eussent été
tant de précision que
commandés par un seul chef.
du 5juillet, on esDans laj journée
relever le
péra de nouveau poufoir bientôt tout
bâtiment, mais on perdit
espoir -
: la mer oommençant à baisser,
sur le sable. La nuit
la quille reposa
grossie,
vint; la mer ayant beaucoup
de
la Médase donna plusieurs coups
Que lon juge de la constalon
malheureux naufragés,
ternation des
certitude
lorsque l'on acquit la triste
le bâtiment était perdu sans resque
instant ils s'attensource. A chaque
daient à voir le vaisseau s'entrouvrir,
dans une stupeur
tous étaient plongés
milieu de
profonde. Enfin, il creva au
--- Page 20 ---
lan nuit, sa
14 -
ties, le
quille se brisa en deux par.
l'eau
gouvernail se démonta, puis
commença à entrer
gate d'une manière
dans la fréAlors les passions, effrayante..
désespoir et dégagées soulevées par le
le sentiment
de tout frein par
vation
impérieux de la conseipersonnelle,
toute leur force chez éclatérent dans
gens
la plupart des
dellaquipage. Vers
matin, une
uneheure du
bord, suscitée espèce de révolte éclata à
parquelques militaires
l'on voulait les
RRS
qu'on s'enfuirait abandonner pendant
parvint cependant dans les canots; on
Bientôt après,
à rétablir l'ordre,
de la mer
la force du courant et
lamarrage ayant entrainé le radeau,
qui le
se cassa; on
retenait à la frégate
envoyaaussitdt un canot
ESTINAKE
heure du
bord, suscitée espèce de révolte éclata à
parquelques militaires
l'on voulait les
RRS
qu'on s'enfuirait abandonner pendant
parvint cependant dans les canots; on
Bientôt après,
à rétablir l'ordre,
de la mer
la force du courant et
lamarrage ayant entrainé le radeau,
qui le
se cassa; on
retenait à la frégate
envoyaaussitdt un canot
ESTINAKE --- Page 21 ---
15 -
et vint le rattacher à
quiles remorqua
bord.
du jour, le vaisLe 6, àla pointe
mètres d'eau
de deux
seau ayant plus
ne jouant
dans la cale, et les pompes
résolut
plus avec assez de vitesse, on
de Pévacuer le plus promptement posl'eau pénétrant déjà jusque
sible,
Onsel hata deretirer
dans l'entrepont: du vin et de l'eau douce.
du biscuit,
étaient destinées à être
Ces provisions les canots et sur le raplacécs dans
avec ladeau; mais la précipitation
abandonna la frégate, força
quelle on
à la mer
beaucoupde matelots dejeter
portaient, ce qui
les munitions qu'ils
les resdiminua considérablement
Le radeau,
sources des naufragés.
n'eut
abondamment pourvu de vin,
de biscuit; le
pas une seule barrique --- Page 22 ---
-
16 /
peu quiy fut placé :
quelques soldats
,. J fut apporté par
paré, et le réservaient qui s'en étaient emsommation
pour leur conpersonnelle,
L'abandon du navire
tant de précipitation
se fit avec
l'on eut dressé
que, quoique
ment et
une liste d'embarquequ'il devait désigné à chacun le poste
sages
occuper, aucune de ces
pendant, dispositions ne fut suivie.
on fit descendre
Cemilitaires, qui furent
dabord les
placés sur le radeau. 11 presque tous
défendu
leur avait été
d'emporter d'autres
que leurs sabres; mais
armes
sauvèrent des carabines quelques uns
lets, et tous les
et des pistofusils de chasse, officiers avaient des
Outre les personnes
rent sur la grande
qui se sauvéchaloupe et dans
tPiNaK --- Page 23 ---
17 -
150 individus furent déles canots,
savoir : 129
posés sur le radeau,
marins
soldats et officiers de terre, 20
ou passagers et une femme.
abanindividus furent
Dix-sept
donnés sur la Méduse. Lorsque,
après, on retrouva la frégate,
jours
la triste certitude que 14
on acquit
seulement furent
avaient péri, trois
sauvés.
de décrire le specIl est impossible
celle
tacle déchirant que présentait
mulitudediufortanés essayant, par
de se détous les moyens possibles,
rober à la mort. Beaucoup, pressés
du haut de
de fuir, se précipitaient
bout
la frégate, se fant sur un simple
souvent incapable de supde corde,
Plusieurs
porterle poids d'un homme.
tombèrent à la mer : mais, grâce au
2*
ient péri, trois
sauvés.
de décrire le specIl est impossible
celle
tacle déchirant que présentait
mulitudediufortanés essayant, par
de se détous les moyens possibles,
rober à la mort. Beaucoup, pressés
du haut de
de fuir, se précipitaient
bout
la frégate, se fant sur un simple
souvent incapable de supde corde,
Plusieurs
porterle poids d'un homme.
tombèrent à la mer : mais, grâce au
2* --- Page 24 ---
S
18 -
dévouement de quelques
marins, ils furent sauvés courageux
C'était une chose
aussitôt.
position de ces
terrible que la
radeau, où il était malheureux sur ce
muer tanton
impossible de reles autres
éaitserré les uns contre
(1).
Il était sept heures du matin
que tout le monde
lorsnavire, à
ayant quitté le
bommes
l'exception des dix -
dont nous avons
sept
haut, on donna le
parlé plus
Le grand
signal du
canot dans
départ.
neur du Sénégal
lequel le gous'était fait descendre, se mit sur l'avant
morqua le radeau; deux
et rele remorquérent
autres canots
et à tribord.
également à babord
L'on
la Méduse.
s'éloigna ainsi de
(1) Voyez a la fin,lad description
duradeau.
ASOINA --- Page 25 ---
s'embarqua
M. de Chaumareys abandonnant
alors dans son canot, hommes, et
sur la frégate dix - sept maritimes, qui
oubliant ainsi les lois
de
à tout commandant
prescrivent
bord que le dernier.
ne quitter son
excita chez les
Cet acte, inqualifiable, des cris de désesmalheureux délaissés
tout homme
poir capables d'attendrir
un officier d'infanterie,
FERT
d'humanité; Danglas, qui était dans
le lieutenant
prit une
un des canots remorqueurs, feu sur le capicarabine pour faire
lâcheté; mais
taine et le punir de sa
et monle retinrent
ses compagnons malgré la triste position
trèrent que,
ils
ils se tronvaient,
dans laquelle
des sentimens que
avaient conservé
droit d'attendre
l'on eût été plus en --- Page 26 ---
:
chez
20 -
du
un homme de la
grade de M. de
naissance et
* Le radeau
Chaumiareys.
ne tarda pas à remorqué les
par à les canots
ce qui détermina entrainer en derive,
derniers à en
les chefs de ces
est
ordonner
porté à croire
Fabandon. On
cidés par des
qu'ils y furent dérables; aussi motifs fort peu honosur le radeau, tous ceux qui élaient
furent
promirent de se
exaspérés et
le bonheur de
venger, s'ils avaient
élaient à peine gagner la terre, dont ils
et il est fort
éloignés de 12 licues,
parvenus à probable que s'ils fussent
avaient livrés rejoindre à la
ceux qui les
ils en eussent fait
merci des flots,.
La
un affreux carnage.
le
radeau, consternation fut extrème
virent
quand les naufragés sur
abandonnés. Soldats
se
et mateJERAEK
de
venger, s'ils avaient
élaient à peine gagner la terre, dont ils
et il est fort
éloignés de 12 licues,
parvenus à probable que s'ils fussent
avaient livrés rejoindre à la
ceux qui les
ils en eussent fait
merci des flots,.
La
un affreux carnage.
le
radeau, consternation fut extrème
virent
quand les naufragés sur
abandonnés. Soldats
se
et mateJERAEK --- Page 27 ---
21 -
tous se livrèrent au plus violent
ts,
se remEsespoir. Leur imagination
funestes pensées; ils enit des plus
de leur posirevoyaient T'horreur
des imprécations
on et vociféraient efforts des chefs et
desplaintes. Les
n'eurent
sages
e quelques personnes succès. Ce ne fut qu'à
'abord aucun
ferme qu'ils
aide d'une contenance
dont
arvinrent à dissiper la terreur
frappés. Lorsque l'ordre
s étaient
chercha l'ancre, le
ut rétabli, on
l'on avait
tompas et les cartes que
sur le radeau en quittant
Aà déposer
ne trouva rien,
a frégate ; mais on
si nécessaires
;ar aucun de ces objets, avaient été appour naviguer. , n'y malheur causa
bortés. Ce nouveau
étant de
Be vives craintes, ces objets
nécessité. Un matelot appremière --- Page 28 ---
a
porta un petit compas de la'
d'anep pièce de cinq
grandeu
exact, qu'il avait francs, et fort pe
pourquoi, Par
pris sans savoi
une fatalité
vable, la
inconce
commandant, personne qui le remit a
tomber et il
M. Coudin, le laiss
de bois
disparut entre les
qui composaient le
picée
fallut dès lors se
radeau. I
et le coucher du guider sur le leve
soleil.
Les naufragés étant
sans avoir' pris
partis du bord
commencérent aucune nourriture
à sentir
ment la faim. On
impérieuse
ordre de numéros distribua alors, par
mélé avec
du biscuit
un peu de vin.
mariné
mière distribution
Cette prebiscuit que l'on avait consomma tout le
resta plus que du vin, sauvé; il ne
ration à trois
donton fixa la
quarts par jour. Mal2KPL6E --- Page 29 ---
é tout, on passa la journée assez
anquillement, avisant aux moyens
employer pour se sauver ; les uns
le désir de se venger de
utenus par
abandonnés, les
ux quiles avaient
tres par l'espoir de se sauver.
Le commandant du radeau ne pouchargea M: de Saint se mouvoir,
officier de santé, de diriger
gny,
de la mâture et de la
Installation
bile.
les hommes ménacés
Comme tous
éminent danger, les réfugiés du
un
deau saisissaient la moindre pensée
dans
pable de porter quelqu'espoir
Gràce à la croyance
ur imagination.
h'avaient soldats, passagers et males canots avaient faitroute
ns, que
et qu'ils leur eners Pile d'Arguin,
erraient du secours, on reprit cou-
, de diriger
gny,
de la mâture et de la
Installation
bile.
les hommes ménacés
Comme tous
éminent danger, les réfugiés du
un
deau saisissaient la moindre pensée
dans
pable de porter quelqu'espoir
Gràce à la croyance
ur imagination.
h'avaient soldats, passagers et males canots avaient faitroute
ns, que
et qu'ils leur eners Pile d'Arguin,
erraient du secours, on reprit cou- --- Page 30 --- rage; mais la nuit
a
canots arrivassent. vint sans que l
lement la
Le venl agita te
saient
mer que les
à chaqae
vagues renve
les uns sur les
instant les homme
douna ordre autres. M. de Savign
d'attacher des cordes
pièces de bois du radeau,
au
hommes pussent
afin que le
La force des
résister aux lame
plusieurs
vagues était telle qu
de se faire individus furent oblige
attacher aux
ne pas être entrainés
cordes pou
Les cris de
hors du radeau
des flots, douleur mélés au brui
monde
produisaient sur tout
une terreur indicible
ajoutait encore à ce
qy
avait d'effroyable. que cette scèn
cris de joie firent Tout à coup de
place à des cris d
douleur; on crut découvrir
au loin, mais
des feu
ce n'élait
qu'une er
RSANatA --- Page 31 ---
-
vision, ces feux n'exisreur, une
des
dans Fimagination
taient que
Alors tout
malheureux maufragés...
entendit
redevint silencieux, puis on
des cris lamenables.des
de nouveau
que l'ou
imprécations, des prières
à
adresse à Dieu. Chacun se prépare
ne la craint, tous
la mort, personne
la désirent.
et les nauEnfin le jour parut,
reprirent un peu de courage; ,
fragés
effrayant ! Ici
mais quel spectacle
qui, ne pouétaient des malheureux
s'y
se tenir à la corde,
vant plus
renversés par la
élaient fait attacher,
eu la force
vague, ils n'avaient pas
de froid
de se relever et avaient péri hommes
et de faiblesse. Là étaient des
s'élaient trouvées endont lesjambes
du bois du
gagées dans les séparations 5 --- Page 32 ---
u
-
26 -
radeau, et qui n'ayant
étaient morts
pu se dégager;
ainsi; enfin
avaient été
d'autres
emportés par les flots.
Lorsqu'on fit lai distribution
il manquait
du vin,
vingt hommes !
de
C'est dans cette horrible
que se passa une scène
journée
des larmes à
qui arracha
tous ceux
les
reurs de la nuit
que
horprécédente n'avaient
pas anéantis. Deux
jeunes gens recomnaismatleurpered naissance
étendu sans condans un coin du
encore attaché à la corde
radeau,
le protéger
qui devait
contre les vagues. Le
croyant mort, ils se livrèrent
violent
au plus
désespoir; les
sentes s'apercevant personnes précore,
qu'ilrespirait ens'empressérent de lui
tous les secours qui étaienta prodiguer
leur disposition, et l'on parvint à le rendre
GRA SAR
ux
jeunes gens recomnaismatleurpered naissance
étendu sans condans un coin du
encore attaché à la corde
radeau,
le protéger
qui devait
contre les vagues. Le
croyant mort, ils se livrèrent
violent
au plus
désespoir; les
sentes s'apercevant personnes précore,
qu'ilrespirait ens'empressérent de lui
tous les secours qui étaienta prodiguer
leur disposition, et l'on parvint à le rendre
GRA SAR --- Page 33 ---
27 -
à la vie et à la tendresse de ses enfans.
d'un côté des hommes
Tandis que
essayaient de sauver un de leur semd'autres ne craignaient pas de
blable, donner la mort. Un boulanger et
se
après avoir dit adieu
deux mousses,
à leurs malheureux compagnons, 9 se
jetèrentàl la mer et évitèrent ainsi, par
trépas, les angoisses d'une
unp prompt
mort lente et affreuse.
Jusqu'àla fin dujour, quifutassez
lequel la tranquillité
beau, et pendant
le monde
régna sur le radeau, tout
les canots apporteeut l'espoir que
mais la nuit vint
raient du secours;
décourien
Alors le
sans que
parit,
de tout
de nouveau
ragements'empara e
tout à
le monde. Le ciel se couvrit
de nuages, le vent souffla avec
coup --- Page 34 ---
force et agita violamment
devint très
la mer, qui
renaient
grosse. Des masses d'eau
se briser à
au milieu du radeau. chaque instant
lames était
La force des
la raison heureusement amortie
que le radean
par
arrière, avait une
ayant le vent
ilcourait alors
marche très rapide;
violence de
vers la côte. Bientôt la
le
la mer fut telle
monde fut
que tout
centre du
obligé de se serrer au
la plus solide; radeau, qui était la partie
n'y
la plupart de ceux
purent arriver, furent
qui
par les flots. Ces malheureux emportés
vaient où se réfugier,
ne saT'arriéreénient
car l'avant et
et on était
battus par les vagues,
tellement serré au
que plusieurs y furent étouffés. centre,
Effrayés par un danger
pouvaient fuir, les marins qu'ils ne
et les sol-
- ORR --- Page 35 ---
29 -
dats ne doutant plus que tout salut
étaitimpossible, résolurent de perdre
la vie. Un tonneau était placé au milieu du radeau, ils se précipitérent
dessus, percèrent un large trou à
lune des extrémités, puis, à l'aide
de gobelets, ils y puisérent jusqu'à
l'eurent mis à sec.
ce qu'ils
mirent
Alors ces hommes ne
plus
de bornes à leur rage; sourds à la
ils manifesvoix de leurs supérieurs,
Pintention de détruire le ratèrent
deau et de mettre à mort leurs chefs,
s'opposaient à leurs desseins. A
qui avaient-ils divulgué leurs propeine
l'un d'eux s'avança sur les
jets que
avec
bords du radeau, et frappant
une hache d'abordage surles liensqui
les différentes parties,
en unissaient
Pluil donna le signal de la révolte.
5*
à la
ils manifesvoix de leurs supérieurs,
Pintention de détruire le ratèrent
deau et de mettre à mort leurs chefs,
s'opposaient à leurs desseins. A
qui avaient-ils divulgué leurs propeine
l'un d'eux s'avança sur les
jets que
avec
bords du radeau, et frappant
une hache d'abordage surles liensqui
les différentes parties,
en unissaient
Pluil donna le signal de la révolte.
5* --- Page 36 ---
a
sieurs personnes s'avancérent
arrêter ces forcenés; celui
pour
donné le signal tomba
qui avait
Un grand nombre le premier.
réunirent aux officiers de passagers se
étaient de l'avis
et marins qui
deau (1), tous
de conserver le rabelles, armés de s'armèrent. Les réteaux, s'avancèrent sabres ou de cousur les
en déterminés
aussitôt conservateurs, qui se mirent
en défense, Un des factieux
quilevait. son couteau sur un
tomba percé de
oflicier,
furicux semblait coups. La rage de ces
résistance
s'accroitre avec la
qu'on leur
de ces hommes
opposait, L'un
se mit à couper les
(1) Nous emploierons à l'avenir le
conservateurs, pour désigner les mot de
qui faisaient leurs efforts
individus
l'ordre,
pour maintenir --- Page 37 ---
31 -
de P'arrière partie du raamarrages ss'étaientretirés pour mieux
deauouils
exécuter leurs desseins ; les conservas'élancent sur lui pour l'en emteurs
cherchait à le
pêcher : un soldat qui
mais
défendreveut frapperunollicier,
le
de son
celui-ci le terrasse,
perce
et le précipite à la mer avec
épée,
la défense. Cette
celui dont il prenait
lutte devint le signal d'un combat
APinstant où on allait hisser
général.
furieux coupèrent
la voile, quelques
les haubans (1) et la drisse (2), ce qui
la chute du mât, qui, en tomcausa
la cuisse à un officier de
bant, cassa
perdit austroupes. Ce malheureux
cordes servant à affermir les
(1) grosses
mâts. Cordes servant a hisser les vergues et
les (2) voiles le long des mâts. --- Page 38 ---
32 -
sitôt connaissance
par les révoltés.
et futj jeté à la mer
On
sauver, et
s'empressa de le
lorsqu'il fut retiré
on le
de l'eau,
déposa sur une
il fut arraché
barrique, d'ou
dans leur
par les rébelles qui,
cruelle folie,
crever Jes
voulaient lui
pouvant alors yeux avec un canif. Ne
à la vue de retenirleur indignation
conservateurs semblables cruautés, les
sement leurs attaquérent vigoureuadrersaires, et
sérent, le sabre à la main,
traverformées par les
les lignes
sieurs furent
rebelles, dont plutués, C'est alors
que
M. Corréard, réunit
roamins
ses ouvriers
une partie de
sur l'avant,
puyer toutes les
pour apservateurs, Il
opérations des conde ne faire
ordonna à CCS hommes
usage de leurs armes
que
A IARA
autés, les
sement leurs attaquérent vigoureuadrersaires, et
sérent, le sabre à la main,
traverformées par les
les lignes
sieurs furent
rebelles, dont plutués, C'est alors
que
M. Corréard, réunit
roamins
ses ouvriers
une partie de
sur l'avant,
puyer toutes les
pour apservateurs, Il
opérations des conde ne faire
ordonna à CCS hommes
usage de leurs armes
que
A IARA --- Page 39 ---
33 -
seraient contraints parles
rsqu'ils y factieux. Cet ordre fait
taques des
onneur à M. Corréard, qui montra,
ans cette terrible circonstance, aud'humanité. Pluhnt de courage que
de
jeurs fois sa troupe fut obligée
les rebelles qui, tombant
epousser l'eau, nageaient vers l'avant pour
emonter sur le radeau; enfin, grâce
leur contenance ferme, ces hommes
dissipèrent les masses de
ourageux
avec
preenés qui les attaquaient
rie.
Cepekaseakagice
dont on
éard fit un acte d'humanité
d'exemples dans les annales des
aufrages. peu
Averti par un de ses ouFriers qu'un des leurs, nommé Domibique; avait passé parmi les factieux
t venait d'être jeté à la mer, il ne --- Page 40 ---
-
34 -
considère pas si cet homme
traitre, il se jette à l'endroit est un
misérable se débattait,
où ces
les cheveux et le
le saisit par
reux était dans
sauve. Ce malheu
il avait
un état désespérant
reçu plusieurs
coup de sabre lui
blessures : ur
tête, On
avait ouvert la
s'empressa de
soins à ce misérable, prodiguer de
eut
qui, dès
repris ses sens,
qu'i
veau aux rebelles. sejoignit de noy
titude
Une si basse
ne tarda pas à être
ingra
reçut la mort dans le
punie :
livra aux révoltés
combat qu'o
après.
quelques heure
Une nouvelle occasion de
son courage vint s'offrir à signale
réard. Une
M. Cor
femme, la seule
surle radeau, venait
qui fd
d'être
mer avec son mari,
jetée à
quil'avait coura --- Page 41 ---
35 -
défendue. Le brave ingépusement
manceuvre (1)
ieur saisit une grande
le milieu
vec laquelle il s'attacha par
il
et, s'élançant dans Peau,
u corps,
femme qui
arvintà sauver la pauvre
Son mari fut sauvé par un
llait périr.
deux furent assis
hef d'atelier. Tous
adossés à une
ur des corps morts et
de
parrique: Le premier mouvement
-
lorsqu'ellee eeutrepris
bettel infortunée,
toute sa reses sens, fut d'exprimer
Connaissancels son généreux sauveur.
plus rien qu'un peu de
Ne possédant
de Pofabac mariné, elle s'empressa
de
frir à M. Corréard comme un gage
sa gratitude.
les reRepoussés de tous côtés,
sont des cordages desti-
(1) Les maneuvres
et à faire les autres
nés à manier les voiles
services des vaissenux.
is
bettel infortunée,
toute sa reses sens, fut d'exprimer
Connaissancels son généreux sauveur.
plus rien qu'un peu de
Ne possédant
de Pofabac mariné, elle s'empressa
de
frir à M. Corréard comme un gage
sa gratitude.
les reRepoussés de tous côtés,
sont des cordages desti-
(1) Les maneuvres
et à faire les autres
nés à manier les voiles
services des vaissenux. --- Page 42 ---
36 -
belles, toutd4'heure si
sont plus que des laches, furieux, ne
mander à genoux
venant de
conservateurs
un pardon que les
leur accorder. eurent la générosité de
étaient,
Ces soldats révoltés
pour. la
à qui l'on avait plupart, des forçals
s'embarquer
accordé la grace de
dans les
pour la colonie. C'étai
bagnes de
fort et de Brest Toulon, de Roche
chercher les
que lon avait été
hommes
mer la force
destinés à for
de la colonie. nécessaire à la défense
La soumission
apparente dans la
qaelleéaiententra les
pasi unelongue durée révoltés, n'eut
rétabli, les
: croyant l'ordre
à la place qu'ils conservateurs revinrent
combat, c'està-dire occupaient avant le
deau,
au milieu du raayant eu soin toutefois de
gar- --- Page 43 ---
37 -
der leurs armes. Vers minuit, les solde houveau; ils
dats se révoltèrent
entièrement perdu, la raison
avaient
de l'avant à P'arrière, à
et couraient
frappanttous ceux quileuroppossient -
de la résistance. Les conservateurs
les chargèrent alors avec vigueur et
étendirent beaucoups psur le radeau,
en
de cadavres. La fuqui fut couvert
reur des révoltés était si grande, que
n'étaient pas armés cherceux qui
leurs adversaires,
chaient à mordre
à souffrir de
qui eurent beaucoup
niel
cette manière de combattre.
Quatre rebelles s'étaient emparés
voulaient jeter à
d'un ouvrier, qu'ils
Peau. Unde ces misérables lui tenait
la jambe et lui mordait le tendon,
tandis que les trois autres le frappaient sur la tête à coups de crosse
--- Page 44 ---
à ua
-
38 toy
de fusil,ou lui tailladaient
coups de sabre. Aux
le corps à
cris de
vheureux, te on
ce mal
son secours. s'empressa de venir a -
M. Corréard,
était certain de
que l'on
avait du
rencontrer là ot ily
danger et des hommes à secourir, fut un de ceux
rent le pauvre ouvrier qui préservé
quilattendait.
du triste sort
Aidé d'un
gent d'artillerie €
dela
ancien ser
nommé
garde impériale,
Lavillette, qui se
-
également avec la plus
conduisit
voare, il fondit
grande bra
leur arracha
sur lesi révoltés et
Dans
leur victime.i AE 503g0
une nouvelle
voltés
attaque, les ré
nant s'emparerent du sous - lieute
Lozach, dont ils Noularent
défaire aussitôt eni lei
se
la mer, Ces
préeipitant dans
mallieureux le
pour le lieutenant
prenaient
Danglassquiavait
, qui se
-
également avec la plus
conduisit
voare, il fondit
grande bra
leur arracha
sur lesi révoltés et
Dans
leur victime.i AE 503g0
une nouvelle
voltés
attaque, les ré
nant s'emparerent du sous - lieute
Lozach, dont ils Noularent
défaire aussitôt eni lei
se
la mer, Ces
préeipitant dans
mallieureux le
pour le lieutenant
prenaient
Danglassquiavait --- Page 45 ---
39 1
hi dans un des canots remorqueurs.
omme ils haissaient ce dernier,
I. Lozach fut sur le point d'être vicme de cette cruelle méprise. Voyant
péril où se trouvait cet officier,
IM. P'Heureux, Clairet Savigny,
Lavillette, et l'aspirant .
forréard,
toudin, ainsi que quelques ouvriers,
sur les
e jetèrent avec impétuosité
fuebelles et le sauvèrent. Mais ces
jeux ne cessérent pas de demandet
-
eur victime.
M. Lozach était à peine en sureté,
uel'un de ses défenseurs manqua de
luccomber à la rage de ces insensés.
I. Coudin, aspirant de marine, qui
vait été blessé dans le dernier engatement, était assis sur une barrique,
enant dans ses bras un jeune mousse,
lui
de fatigue. Les scétomme
épuisé --- Page 46 ---
* Da
40 -
lérats curent la cruauté
avec sa
de l'enlever
barrique et de le jeter à la
mer, ainsi que le
M. Coudin eut la pauvre enfant.
de ne pas lacher
présence d'esprit
etse
son jeune protégé;
vérent ratrappant de
au radean, ils se sauce péril.
Quand on compare le nombre
révoltésavec celui des
des
on ne peutcomprendre conservateurs, 3
derniers purent résister comment ces
de ces insensés.
à la fureur
Ils étaient
arrêter les efforts de
vingt pour
forcenés;
prés de cent
qui, il est vrai,
beaucoup des leurs à
perdaient
ment,
chaque engageLa
meil, lassitude, le besoin et le somforcèrent les deux
pendre les hostilités.
partis à susteurs profitèrent
Les conservade cette trève
pour
A
a --- Page 47 ---
41 -
ssayer de prendre quelques instans
dc repos. Mais quel repos pouvait-on
prendre dans une telle situalion ?
Enfip, le jour parut de nouveau, et
vint éclairer la plus horrible scène
qque l'on puisse imaginer. Beaucoup
de militaires avaient mis fin à leurs
souffrances en se préipitantil la mer.
Soixante-quatre hommes avaient péri
dans cette nuit affreuse. Tous, moins
Heux, étaient des révoltés. 5
Si le nombre des hommes était
moins considérable sur le radeau, les
ressources diminuaient encore plus
Deux barriques d'eau
en proportion.
bord,
douce, less sseulesquirestasentil
avaient été jetées à la mer pendant la
nuit, avec deux barriques de vin.
M. Corréard, craignant que l'on ne
jetât à la mer les trois barriques de
4*
dans cette nuit affreuse. Tous, moins
Heux, étaient des révoltés. 5
Si le nombre des hommes était
moins considérable sur le radeau, les
ressources diminuaient encore plus
Deux barriques d'eau
en proportion.
bord,
douce, less sseulesquirestasentil
avaient été jetées à la mer pendant la
nuit, avec deux barriques de vin.
M. Corréard, craignant que l'on ne
jetât à la mer les trois barriques de
4* --- Page 48 ---
42 -
vin qui restaient sur le
plaça sur l'une d'elles radeau, se
pour en défendrel'approche aux révoltés.
ques-uns de Ses ouvriers
Quelson exemple, et
suivjrent
pendant
gardérent les autres
plusieurs heures ; mais
pouvant résister plus
ne
blessures que leur faisaient longetemps aux
riques, poussées
les barleurs jambes
avec. violence sur
ils durent
par le roulis de la
se faire remplacer
mer,
camarades, qui, trouvant la parleurs
trop pénible, abandonnèrent position
ces, qui furent aussitôt
les pièmer par les factieux.
jetées à la
M. Corréard avait La barrique que
seule sauvée; force défendue, fut la
la demi-ration,
fut de se mettreà
La mer s'élant
on rétablit le mat, beaucoup calmée, 2
et l'on essaya de --- Page 49 ---
-
43 -
vers la côte. Mais la voile
se diriger
direction arrètée, on
h'ayant pas de
l'on s'en
ppprochait de la terre, ou
changement de
Eloignait à chaque
devent. Personne n'ayant rien pris
on fit
puis quarante - huit heures,
distribution de vin; ; et, chose inune
les soldats qui étaient cause
croyable,
des malheurs qui afflide la plupart
osérent accugeaient les naufragés,
avaient continuellement
ser ceux qui
Pordre, des pricherché à maintenir
vations qu'ils enduraient tous.
La demi-ration de vin ne pouvait
beaucoup les forces de ces
soutenir
malheureux: On chercha les moyens
du poisson. Les aiguilde se procurer
servirent à faire de
lettes des soldats
les
hameçons ; mais le courant
petits
le radeau, et l'on fut
entraina sous --- Page 50 ---
A
44 -
obligé de
qu'un imagina renoncera ce moyen. Quel
de recourber
bayonnette pour pécher des
une
on essaya : un requin
requins;
dressa la
mordit et reperdre tout bayonnette; on dut dès-lors
poisson.
espoir de se procurer du
Cependant, il
un moyen de
fallait trouver
prolongersap
tence, et ce moyen fut
pénible exisextréme et terrible, trouvé! Moyen
nable à des hommes
mais pardonpoir, quiavaient réduits au désesles
le ioralaffecté
privations les plus cruelles. par
redeau était
Le
les
jonché de cadavres; on
dévora coupa par tranches, puis on les
naufragés avidetent Plusicurs des
à cet horrible refusèrent de prendre part
de
repas. Ils
manger des beaudriers essayérent
du linge,
de sabres,
etjusqu'a des morceaux de
à L 4
mais pardonpoir, quiavaient réduits au désesles
le ioralaffecté
privations les plus cruelles. par
redeau était
Le
les
jonché de cadavres; on
dévora coupa par tranches, puis on les
naufragés avidetent Plusicurs des
à cet horrible refusèrent de prendre part
de
repas. Ils
manger des beaudriers essayérent
du linge,
de sabres,
etjusqu'a des morceaux de
à L 4 --- Page 51 ---
45 -
couverts de graisse, ou,
hapeaux
pour mieux dire, d'une crasse épaisse.
Jn marin qui tenta de manger ses exrémens, ne put vaincre son dégout,
t fut forcé d'y renoncer.
La nuit vint sans qu'aucun secours
ntapporté aux malheureux délaissés,
s'attendaient ttoujours à voir les
ui
venir les sauver. Tous ces
canots
hommes, naguère si robustes, poraient sur - leurs visages Pempreinte
He la mort. Le temps était heureusement assez calme, ce qui permit aux
haufragés de se livrer quelques insmais des rèves aftans au sommeil,
freux rendaient leur situation encore
horrible que l'état de veille; la
plus
ces infaim el la soif, quidévoraient
fortunés, leur arrachaient des cris
déchirans. L'eau leur venant jusqu'à --- Page 52 ---
=
/ 46 -
mi-jambes, il leur était
dese coucher, Ils
impossible
dormir
ne pouvaient donc
contre les que debout, serrés les uns
un mutuel autres, afin de se préter
appui.
Le quatrième jour
de la frégate, les
après l'abandon
sés virent
malheureux délaisune dixaine de leurs
pagnons étendus sans vie.
com-,
velle perte les
Cette noud'autant
frappa d'une terreur
plus grande,
vait la regarder
que l'on poula déstruction comme le prélude de
tolale des réfugiés,
Onjettaà lar mer
servant le dixième neufcadavres, réLa journée fut
pour se nourrir.
nement
tres-belle, et un évéinattendu vint, vers le
apporter quelques
soir,
l'esprit des
consolations dans
poissons
naufragés : un banc de
volans passa sous le radeau, --- Page 53 ---
lont les extrémilés laissaient entre
de bois qui le formaient,
es piéces
Hes vides dans lesquels il s'en engaà
de deux cents, que l'on dégea près
yide,
en
bosa dans un tonneau
après
voir retiré ce qu'en nomme la laite,
iont on fit une distribution.
On avait trouvés le matin, dans un
paquet, environ une once de poudre
de l'amadou et
canon, un briquet,
les pierres à fusil. Après bien des efon réussit à obtenir du feu et à
orts
mbraser des morceaux de linge que
'on avait fait sécher au soleil. Ce
premien résultatobteny, on pratiqua
ouverture sur un côté d'un
ne large
Conneau vide; on plaça aufond queljues effets fortement mouillés;etlon
Etablit le foyer sur cet échafaudage,
juel'on éleva sur uneautre barrique.
on, un briquet,
les pierres à fusil. Après bien des efon réussit à obtenir du feu et à
orts
mbraser des morceaux de linge que
'on avait fait sécher au soleil. Ce
premien résultatobteny, on pratiqua
ouverture sur un côté d'un
ne large
Conneau vide; on plaça aufond queljues effets fortement mouillés;etlon
Etablit le foyer sur cet échafaudage,
juel'on éleva sur uneautre barrique. --- Page 54 ---
48 -
C'estainsi que l'on fit cuire les
sons, dont chacun
pois
coup d'avidité; mangea avec beau
étaient si
mais les poissons
petits (1), et
convives si grand,
lappétit des
d'y joindre de lae qu'on fut oblige
qui la cuisson
ehair humaine, a
peu moins
donnait un gout un
désagréable.
sement la
Malheureu
on étaignit le
Aegepeetatieatsemne
conserver
feu sans pouvoir en
pour le
lors il fallut
lendemain, et dés
Ce
renoncerà à la chair cuite
repas, si horrible qu'il
laissa pas de donner à
fati, ne
velles forces
tous de nou
tigues que l'ond pour devait supporter les fa
Le temps fut calme tencore endurer
pendant la nuit
hareng. (1) Ils avaient à Peu près la grosseur d'ur --- Page 55 ---
essuyérent une
hais les naufragés
Des Italiens,
ouvelle catastrophe.
tramèet des Nègres,
les Espagnols
les conservaent le complot de jeter
eurs à la mer. Le chef de celte consiration était un sergent piémontais,
depuis quelques jours, avait
ui,
la confiance des chefs,
éussi a capter
faire remettre la
t était parvenu à se
une
arde du vin, dont il distribuait
partie la nuit à ses compagnons, qui,
insi que lui, s'étaient laissé persuaHer par les nègres que la terre n'était la
et
fois sur
pas éloignéc, >
qu'ane
le désert
tôte, on pourrait traverser
ans danger.
étaient
Lesmisérables conspirateurs
ésolus de tout entreprendre pour tàemparés
Cherde se sanversapriss'etre
outefois de largent et des bijoux qui
--- Page 56 ---
l
S
-
50 -
avaient étémis dans un sac et
au grand mât. Cet
attaché
joux éaientréservés argent et ces bi
la nourriture et
pour se procure
payer des
pour porter les malades, chameaus
pris terre au bord
si on avai
d'aborder à
du désert au lieu
Saint-Louis.
On reprit donc les
ise, préparant à
armes : les un
la défense, Ce lattaque, les autres,
donna
fut, un
le signal du eorabat. espagnol qu
rière le mât, il
Placéder
croix, et de
traçait dessus und
4 l'autre main il
couteau. Les marins
tenait ur
rangs des
restés dans le
conservateurs, le saisiren
ctlejetèrent à la mer. Un
était au nombre des
italien, qu
quele complot élait révoltés, voyan
la dernière hache decouvert, saisi
trouvait à bord, d'abordage qui S
et faisant sa retrait
rière le mât, il
Placéder
croix, et de
traçait dessus und
4 l'autre main il
couteau. Les marins
tenait ur
rangs des
restés dans le
conservateurs, le saisiren
ctlejetèrent à la mer. Un
était au nombre des
italien, qu
quele complot élait révoltés, voyan
la dernière hache decouvert, saisi
trouvait à bord, d'abordage qui S
et faisant sa retrait --- Page 57 ---
1 51 -
volontairerl'avant, il se précipita
accouentà la mer. Ses camarades et une
rent aussitôt pour le venger, et d'autte où lon combattit de part
Pas'engagea sur
e en désespérés,
fut bientôtjone
Ant du radeau, qui milieu du tuhé de cadavres. Au
le
demanda de nouveau
ulte, on
Malgré la réponse
utenantDanglas.
cet offi-
'on fit aux assaillans que
sur le
er n'avait pas été embarqué
; il
deau, on ne put les convainere
llut continuer le combat.
des efforts inouis, on parAprès
etl'ordre
les révoltés,
int arepousser Cétait le cinquième jour
it rétabli.
le radeau, où il
ue Pon passait sur
hommes,
e restait plus que trente déplorable.
dans l'état le plus
bus
étaient capables de se
Fingt au plus --- Page 58 ---
< à 3
a
tenir deboutet de
de la mer ayant marcher, carl'eau
enlevé
rement
presqu'entiè
tés
l'épiderme de leurs extrémi
inférieures, ils souffraient horri
blement; en outre, leurs
eeuleurs blessures,
contusions
lée, ajoutaient
irritées parl'eau. sa
La pêche
encore à leurs maux,
qu'ils avaient faite
-
peu près épuisée, il
était a
peine dix
leur restait a -
poissons, et du vin
quatre jours..
pour
temps, la
Ainsi, au bout de ce
mort deviendrait
table. Espérant
inévi
secours, ils
toujours recevoir du
plus
résolurent de tenir le
long-temps possible.
culé que dans le
Ayant caln'auraient
cas ou les canols
moins trois pas péri, il leur fallait au
riverà
ou quatre jours pour arfallait Saint-Louis, on reconnutq qu'il
encore, outre le temps d'expé- --- Page 59 ---
53 -
ier des navires, celui de chercher
radeau.
sans reLe septième jour se passa
pvoir de secours. Deux soldats qui
derrière la seule barétaient glissés
qui restâtà bord, P'avaient perique buvaient à l'aide d'un petit
Ec, et
On avait juré que quihalumeau.
emploirait de pareils moyens,
bnque trait mis à mort. Ce serment reçut
exécution, car les soldats furent
bn médiatement jetés à la mer.
individus restants,
Sur vingt-sept semblaient pouvoir
uinze seulement
jours ; les
ésister ecnore quelques blessures et
buzeautres, couvertsde
privés de la raison; ne paresque
résister plus de
issaient pas pouvoir Ils avaient cCpux ou trois jours. distributions de
ndant part aux
5*
emploirait de pareils moyens,
bnque trait mis à mort. Ce serment reçut
exécution, car les soldats furent
bn médiatement jetés à la mer.
individus restants,
Sur vingt-sept semblaient pouvoir
uinze seulement
jours ; les
ésister ecnore quelques blessures et
buzeautres, couvertsde
privés de la raison; ne paresque
résister plus de
issaient pas pouvoir Ils avaient cCpux ou trois jours. distributions de
ndant part aux
5* --- Page 60 ---
- .54
vin, et consommaient
une part qui élait d'un parconséquent
mable pourles
prix inexpri
malheureux
dans une position moins quiétaien
fallut se décider à un terrible critique.
fice, à un sacrifice dicté
sacri
affreux désespoir.
par le plu
Ces douze malheu
reux furent jetés. à la mer... - -
Ui
soldatet trois marins se
de cetle horrible exécution. chargéren
Malgré toute l'horreur
que doi
inspirer un pareil acte,. il faut recon
naître qu'il fut salutaire aux
hommes
quinz
restants; car ces douze in
fortunésn'auraicnty
blessures,
puguérir de leur
été sauvés. vensopposantqu'ils. Ainsi
eussen
donc le vin qu'il
consommaient diminuait
les ressources
inutilemer
d'hommes, sinon va
lides, du moins capables de
supporte
a --- Page 61 ---
55 1
jours ena mer pendant plusieurs
ore.
d'une
horreur pour
Saisis
juste
avaient servi
outes ces armes; 3 qui
s'entr'égorger quelques jours aupaavant, on les jeta à la mer ne réservant que trois ou quatre sabres en
lon eût besoin de couper du
cas que
pois ou des cordages.
On n'avait pas de quoi passer plus
le cinq jours sur le radeau, après
il faudrait mourir. Les privauoi
enduré les
ions inouies qu'avaient
éfugiés ayant aigri leurs caractères,
ils étaient tous d'un égoisme sans
exemple.
La présence d'un petit papillon
blanc, de la même espèce que ceux
vint voltiger au-desde France, qui
la
sus du radeau et se reposer sur --- Page 62 ---
a B
-
56 -
voile, apporta à ces malheureux
mes l'espoir d'un
hom.
Tous les voeux
prochain attérage.
quel'on
appelaient cette terre
croyait
moment. Mais voirapparaitre à tout
ce jour - la rien ne
rut; etc quoique les jours
papapillons
suivants les
continuassent de
autour du radeau, la
voltiger
signalée.
lerre ne fut pas
Se voyantréduitsà un sipetit
bre, les naufragés
nomdétachérent
ques planches du radean,
quelquelles its élevèrent
avec lesau centre un
quet qu'ils couvrirent de
pareffets, que l'on
tous les
put
le rendit un
ramasser, ce qui
peu moins dur et leur
permit de se coucher dessus.
cet appareil
Quoique
empéchatl'eau de
par les séparations, la lame passer
vrajt souvent ces
recouinfortunés, qui,
bre, les naufragés
nomdétachérent
ques planches du radean,
quelquelles its élevèrent
avec lesau centre un
quet qu'ils couvrirent de
pareffets, que l'on
tous les
put
le rendit un
ramasser, ce qui
peu moins dur et leur
permit de se coucher dessus.
cet appareil
Quoique
empéchatl'eau de
par les séparations, la lame passer
vrajt souvent ces
recouinfortunés, qui, --- Page 63 ---
- 57
éunissant en eux toutes lcs miséres
jumaines, attendaient courageusctarderà
hent la mort qui ne pouvait
es frapper.
produisait sur
Chaque immersion tant de soufes étrés épuisés par
de si fortes douleurs, que
ranccs
tous les moyens
hacun employait
Les
naginables pour s'en préserver.
mettaient derrière des tonns se
étaient placés aleaux vides, 9 qui
en
-rnativement en travers ou
long.
p'autres faisaient avec des morceaux
où les vae bois de petits parapets Mais tous ces
ues venaient se briser.
fforts élaient souvent infructueux.
éteindre la soif ardente qui
Pour
ilss'abreuvaient d'urine,
es dévorait,
refroidir dans des gou'ils faisaient
de
cts de ferblanc, ou essayaient --- Page 64 ---
à ua
a
58 -
boire l'eau de la mer, Mais la
éteinte un, instant
soif
vive un quart d'heure redevenait plus
Une
après.
trouvées vingtaine de gousses d'ail,
au fond d'un petit
rent
sac, fu
partagées et consommées
une extrême avidité.
aved
trouvé un petit citron, Unolicierayant le
pour lui seul;
réservai
lui
lorsque ses camarade
demandèrent d'en
ques gouttes à chacun, pressurer quel
ils entrèrent alors
ils'y refusa
telle,
dans une fureur
3 que s'il ne se fût rendu
tement à leurs
promp
aurait enlevé sollicitations, on le lu
cut-iléié
de force, et peut-êtr
victime de son
On trouva
égoisme.
fioles
également deux petite
contenant une eau
Celui
dentifrice
qui en était P'heureux
seur, en accordaità
posses
peinedeux goutte --- Page 65 ---
59 -
le creux de la main, et encore
ans
lui en fit la demande
llait-il qu'on
qui
Cette liqueur,
hnérieusement.
de plantes arorait être composée
réussissait à faire dispaatiques,
itre la soif chez ceux qui Papplinaient sur leurs langues. Lorsqu'elle
la bouon mit'dans
t consommée,
: ce
-
morceaux d'étain;
le de petits'
sorte de frai
étaly entretenait une
indiPlusieurs
peur assez agréable. leur ration de vin
dus conservaient
de
vases, et le pompaient
ans
petits chalumeau. Cette marec un petit
la soif
ereappaisait besucompmicux seul trait. Un
ie si on Peut bu d'un
employé avec assez de succès,
oyen
les mains dans l'eau
t de se plonger
la figure fort
E mer, et de senlaver
uvent.
sorte de frai
étaly entretenait une
indiPlusieurs
peur assez agréable. leur ration de vin
dus conservaient
de
vases, et le pompaient
ans
petits chalumeau. Cette marec un petit
la soif
ereappaisait besucompmicux seul trait. Un
ie si on Peut bu d'un
employé avec assez de succès,
oyen
les mains dans l'eau
t de se plonger
la figure fort
E mer, et de senlaver
uvent. --- Page 66 ---
- a
>
Après une disteibation de
dixième jour
vin, le
radeau, cinq que l'on passait sur le
dairlaspirant hommes, parmi lesquels
idée de SC
Coudin, curent la folle
détruire; ils
avant, consommer le
devaient
rique.
reste de la ba
Malgré les vives,
tions de leurs
représenta
laient dans leur cainarades, ils persis
sur le point
projet, et l'on élai
les arreter, dl'employer la force pour
quins vint lorsqu'une troupe de re
entourer le
C
nouveau danger attira
sadean,
tous. Ces monstres
Pattention de
prés, que l'on pouvait approchaient S
allaquer à coup de sabre, facilement le
puten tuer un scul,
mais on n
sentaient
carsitdtquilas S
frappés, ils
la mer; ils ne
rentraient dan
reparaissaient qu --- Page 67 ---
61 -
à la surface de
uclques instans après
eau.
était devenue si indifférente
La vie
hommes, que la
ces mallieureux
de se bailupart ne craignaient pas entourés de
fussent
ner, quoiqw'ils
vraiment miracuequins, et, chose fut dévoré par ces
tusc, pas un ne
uels animaux.
du 16j jnillet, à
huit
Dans lajournée naufragés, présues plus déterminés devait être très-propant quela terre
la nage:
résolurent de la gagneràl
he, leurs efforts farent infructueux,
pais
forcés de rester a bord.
ils furent
une fois à
a nuit vinta ajouter encore
11 ne
tristesse de cette situation. bouqu'environ douze
estait plus
et la
Eilles de vin dans la barrique,
--- Page 68 ---
- à 6 A
=
chair humaine
plus
commençait à n'être
mangeable.
On aperçut enfin dans la
du 17 un navire en
matinée
si éloigné
mer, mais il était
que l'on ne pouvait distinguer que les extrémités de sa mâture.
Néanmoins, chacun
certain. On redressa croyait son salut
des cercles de
tonneaux, et, fixant aux bouts des
mouichoir's de couleur, on en fit
tits drapaux que l'on
de pedétresse.
agita en signe de
Touta-couple vaisseau disparut,'et, du comble de la
passa à la douleur la
joie, on
feux d'un
plus vive. Les
soleilardent
êtres' qai ne tenaient dévoraientes
plusa la vie
par un fil; pour s'en
que
firent une tente avec préserver, il
frégate
une voile de l
que lon avait jetée surle ra
deau, et se couchèrent tous dessou
de pedétresse.
agita en signe de
Touta-couple vaisseau disparut,'et, du comble de la
passa à la douleur la
joie, on
feux d'un
plus vive. Les
soleilardent
êtres' qai ne tenaient dévoraientes
plusa la vie
par un fil; pour s'en
que
firent une tente avec préserver, il
frégate
une voile de l
que lon avait jetée surle ra
deau, et se couchèrent tous dessou --- Page 69 ---
63 -
lans une position à pouvoir signaler
viendraient à leur sees navires qui
pours.
Ainsi couchés, ces malheureux,
victimes de Vignorance d'un chef,
livrésaux réflexions les plus sinistres,
eurent l'idée de tracer sur une planche
n abrégé de leurs déplorables avenures, d'écrire leurs noms au bas,et
e l'attacher au mât. Idée qui, dans
Hles circonstances semblables, pouvait
être regardée comme l'acte d'accusakion .
du capitaine, > dressé par quinze
hgonisans pour la vengeance de cent
trente-cinq de leurs compagnons.
Après avoir passé près de deux
heures livrés aux réflexions les plus
tristes, le maitre canonnier sortit de
dessous la tente pour aller sur l'avent.
A peine sur le radeau, il revint --- Page 70 ---
vers ses
dues . compagnons les mains
vers la mer,
élenet criant! Sauvés! respirant à peine,
brich, il vient a
sanves! voild le
navire-n'énit
nous! En effet, le
plus à une
et voguant à pleines
demilieue,
vait larder
voiles, il ne poule monde d'aborder le radeau. Tout
s'embrassa avec des
ports de joie
transnavire
impossible à décrire. Le
approchant, on le
pour être le brick
reconnut
se mettre en
P'Argus. Il vint
deau
panne à tribord du ra-
(1), à
Les marins demi-portée de pistolet.
heur qu'ils témoignaient tout le bonsecours de leurs éprouvaient de venir au
not, envoyé
compatriotes. Un capar le capitaine, vint
du (1)C'est-a-dire:) radeau.
Il s'arrêta sur le côté droit
à --- Page 71 ---
65 -
en
ecueillir les naufragés squifurenl, à bord du
beu de temps, transportés lc lieuteprick, oi ils retrouvérent
uus de
hant de la frégate et quelques dans les canots.
avaient fui
;eux qui
infortunés délaissés,
a vue de ces
et le visagc
bresque nus, le corps arrachaiont des
létris par le soleil,
tous ceuxqui les sregardaient. 1
armesà
hommes qui avaient dlé
Sur quinze
dix pouvaient
Fnargnés par la mort, mcmbres endopeine mouvoir leurs
Leurs
d'épiderme.
oris et dépourvus
farouches, ,ainsi
yeux caveset presque
ajoutnient
leurs longues barbes,
qjue
leurs traits altéencore à tout ce que
ds avaient de hideux.
leur fit
A leur arrivée à, bord, on
et
du bouillon avec du vinl,
prendre
les soins les plus
on leur prodigua
6*
dix pouvaient
Fnargnés par la mort, mcmbres endopeine mouvoir leurs
Leurs
d'épiderme.
oris et dépourvus
farouches, ,ainsi
yeux caveset presque
ajoutnient
leurs longues barbes,
qjue
leurs traits altéencore à tout ce que
ds avaient de hideux.
leur fit
A leur arrivée à, bord, on
et
du bouillon avec du vinl,
prendre
les soins les plus
on leur prodigua
6* --- Page 72 ---
attentifs.
Quelques uns des malades
éprouvérent plusieurs accès de
mais cet aceidentn'eut
délire,
et, grice au zèle du attcune suite,
P'Argus,M.
chirurgien de
tôt
Renaud, on conçut bienl'espoir de rappeler à la vie
hommes que la mort avait
ces
de son doigt.
marqués
Nous allons maintenant
pourquoi les naufragés
expliquer
longtemps
avaient été si
abandonnés,
L'Argus, dont le capitaine avait
ponctuellement executé les ordres du
ministre, 2 avait abordé sain et saufà
Saint-Louis. Lorsque l'on
les embarcations la
apprit par
et le
perte de la Médase
sauvetage des 150 hommes
le radeau, on expédia le brick
sur
cours' desnaufragés.
au seplusieurs jours sans Ilebtoyapendant rien
rencontrer,
* --- Page 73 ---
recherches désormais
et,. jugeant ses
vers la rade :
nutiles, il mit le cap
rencontra
Festpendante ce trajet qu'il
Le matin de la rencontre,
le radeau.
licues
In'était doimniquedeqarsatel lorsque le
Hu fleuve de la Gambie, soufflant par
vent passa au sud-ouest,
Le capiconséquent sur la frégate. mettre le cap
taine ordonna alors de
heures de
sur la Méduses après deux
Beaumarche on signala le radeau. étaient à
coup des personnes qui
bord du brick, dirent aux naufragés
morts depuis plus
qu'ils les aroyaient
de huit jours.
le but de ses recherAyant atteint
du brick dirigea
ches, le capitaine
et dans
son bâtiment sur le Sénégal, mouilla
la soirée dujour suivant, on 19juillet,
sous la côte. Lelendemain, --- Page 74 ---
- -
>
à trois -
heures de
l'ancre dans larade l'après-midi, on jeta
A l'arrivée du Saint-Louis.
un canot ponté
brick, on envoya
quinze malades à pour transporter les
reçus d'une
terre, ou ils furent
manière brillante
gouverneur et des officiers
par le
tous vivement émus du triste français,
élaient réduits
élat oit
patriotes. Ils furent nos malheureux comLouis par des
accueillisà Saintleur prodiguérent négocians français qui
les
soins.
plus grands
Icise termine le récit de ce
passa sur leradeau. De
qui se
hommes
cent cinquante
qui y. furent abandonmés,
quinzeseulement ont élésauvés, mais
cing n'ont pu survivre à tant de
vations et de fatigue. Ils
pri
quelques jours
sont morts
après à Saint-Louis,
- -
urent nos malheureux comLouis par des
accueillisà Saintleur prodiguérent négocians français qui
les
soins.
plus grands
Icise termine le récit de ce
passa sur leradeau. De
qui se
hommes
cent cinquante
qui y. furent abandonmés,
quinzeseulement ont élésauvés, mais
cing n'ont pu survivre à tant de
vations et de fatigue. Ils
pri
quelques jours
sont morts
après à Saint-Louis,
- - --- Page 75 ---
69 -
Il nous reste à faire connaitre CC
devinrent les canols lorsqu'ils
que
abandonné le radeau, et comcurent
ces embarcament les naufragés'de
ions parvinrent à gagner la côte.
montées l'une
Les deux chaloupes,
M. de Chaumareys, l'autre par
par
abordèrentau Sénégal
e gouverneur,
quoiqu'elles
ans aucun accident,
à souffrir pour
lient eu beaucoup
ésister à la mer qui élait excessiveforte. A leur arrivée en rade,
mnent
dix heures du soir, elles
e 9, vers
PEcho, oit
bordèrent la corvette
"on tint un conseil pour aviser aux
les plus prompts et les plus
noyens
du secours aux naufrasurs de porter
fut
és. C'est le brick PArgus qui
mais danhargé de celte honorable,
mission. Le capitaine, par
gereuse --- Page 76 ---
&
70 -
un empressement que l'on ne saurait
trop louer, aurait voulu
suite; mais par des motifs partir de
peut iconcevoir,
quel'on ne
on lui ordonha d'at
tendreyset il fut forcé d'obéir,
connait le résultat de
On
cherches.
ses actives re
le La grande chalotipey
eut signalé la
dès qu'elle
des hauts
terre, se trouvant sur
dre le
fonds, fut forcée de prenlarge. S'élant trop
la côte, elle revira de éloignée de
matinée du
bord dans la
6, eti revitbientôt la terre
pour la seconde fois.
hommes, les plus résolus, Soixante-troi
grier ler rivage, furent désirantga
munis d'armes et de
débarqués
route, vers le
biscuit, et firen
bords de lal Sénégal, en suivant le
mer. lis étaient
d'environ 80 lieues de
éloigné
Saint-Louis
& --- Page 77 ---
71 -
. opéré, la chaloupe
Le déharqueinent
où ellereneprit de nouvenulelarge,
Elle
ontra les autres embarcations.
it tout son possible pour s'en approher afin de leur prendre du monde
fussent trop chargées;
n cas qu'elles
nais les canots P'évitèrent avec grand
oin parcel que l'on disait que Péquis'était révolté, et ferait feu sur
bage
tenteraient d'aborder
ous ceux qui
etle canot du
a chaloupe. La pirogue
embarpommandant furent les seules
avec l'é
Cations qui communiquéfents
19300000 -
Jr
uipage.
devint si
vers les
La meri
grosse
;inq heures du soir, que la pirogue
teniry les quinze
ne pouvant plus
furent
personnes qui la montaient
forcées de demander du secours à la
- sltolots
E5
d'aborder
ous ceux qui
etle canot du
a chaloupe. La pirogue
embarpommandant furent les seules
avec l'é
Cations qui communiquéfents
19300000 -
Jr
uipage.
devint si
vers les
La meri
grosse
;inq heures du soir, que la pirogue
teniry les quinze
ne pouvant plus
furent
personnes qui la montaient
forcées de demander du secours à la
- sltolots
E5 --- Page 78 ---
&
-
72 -
chaloupe qui revira de bord
les recueillir.
et vint
Danslapnismidi du 8,
de la chaloupe,
leshommes
tourmentés
et la faim, firent
par la soif
côte à 40 lieues de
Saint-Louis, au même endroit où les
équipages du
dit du
canoi-major et de celui
Sénégalavaient
côte quelques heures également fait
tant tous
auparavant; s'éSénégal, réunis, on fit route pour le
sans eau, sans
guide à travers
pain, sans
ressources,
un pays dépourvu de
dèrent
La soif et la faim ne tarde
pas à les accabler au
ces déserts brilans.
milieu
franchi les dunes, ils
Enfin, ayant
de vastes
arrivérent dans
heur
plaines où ils eurent le
de trouver de l'eau,
bontoutefois creusé la
après avoir
taine
terre à une.cerprofondeur.
ANY >A R --- Page 79 ---
-
73 -
avoir marLe 11 au matin; après
ché sur les bords de la mer pendant
toute la nuit, guidés par des Maures
avaient rencontrés, 2 ils aperqu'ils
auquel ils
gurent le brick TArgus,
Aussitôtle navire, >
firent dessignaux,
qui était à la recherche des naufragés
envoya un canot à terre
du radeau,
il
portant du vin et du biscuit, puis
Dans la soirée du
continua sa route.
ils rencontrèrent d'autres
même jour,
lesquels était un caindigènes, parmi
marchand, Irlandais de napitaine
le
tion, parlant la langue et portant
même costume que les Maures; il
était parti de Saint-Louis pour porter
des secours aux naufragés. Après
enduré des privations et des
avoir
infortunés
souffrances inouies, ces
arrivèrent à Saint-Louis le 13 juillet
--- Page 80 ---
A Maace
S
a 74 -
à sept heures du soir.
avaient perdu la
Quelgues-uns
long trajet, quiavait raison pendant ce
Les soixante 7 trois denecingjours
hommes
barqués, > comme nous
déplus haut,à
l'avons dit
près de 80 lieues
Louis, - eurent à
de Sttigues beaucoupplus supporter des fade traverser
longues.O Obligés
plus grande un désert aride dans sa
dant
partie, ils furent
assez heureux
cepenaprès avoir franchi pour trouver, 2
élerées, un vaste
des dunes très
où ils
étang d'eau douce
purent se désaltérer. A
ques lieues de là ils
queldes naturels
rencontrérent
qu'ils
guides; le 23 jaillet, prirent pour
de marche, ils
après 16 jours
gal. Pendant
arrivérent au Sénéce pénible
jues- uns d'entr'enx voyage,quel.
moururent de
-
ux
cepenaprès avoir franchi pour trouver, 2
élerées, un vaste
des dunes très
où ils
étang d'eau douce
purent se désaltérer. A
ques lieues de là ils
queldes naturels
rencontrérent
qu'ils
guides; le 23 jaillet, prirent pour
de marche, ils
après 16 jours
gal. Pendant
arrivérent au Sénéce pénible
jues- uns d'entr'enx voyage,quel.
moururent de
- --- Page 81 ---
- 75 -
atigue ou de misère, d'autres s'épartèrent du gros de la troupe et
les sauvages qui les
furent pris par
Parmi ces
emmenèrent prisonniers.
Herniers, on cite un militaire qui fut
ramené un mois après, à Saint-Louis.
MM. Rogery et Shummer, forcés
H'errer de peuplade en pleuplade, ne
pagnèrent le Sénégal que longtemps
après leurs camrrades.
Lorsque tous les naufragés furent
réunis à Saint-Louis, le gouverneur,
deux jours avant son départ pour le
envoya un navire à bord
Cap-Vert,
prendre les
de la frégate pour y
former
100,000 francs qui devaient
le trésor de la colonie, ct prendre
également les provisions quis'y troupas des
vaient. On ne parla presque avaient été
dix - sept hommes qui --- Page 82 ---
ao W
&
76 -
abandonnés sur le
akcenmnalleurense navireson regarCe fat une
comme perdus.
goëlette,
par un lieutenant
commandée
fut envoyée
de vaisseau,
de
vers la Meiduse.
qui
Saint-Louis le 26
Sortie
vivres pour huit
juillet avec des
des vents
jours, elle éprouva
rentrer aussitôt contraires et fut obligée de
de nouveau,
dans le port. Partie
mais avec
jours de
vivres, > elle
vingt-cinq
un coup de vent
éprouva au large
état de la
qui, vu le mauvais
voilure,
encore une fois
P'obligea à rentrer
navigation. On après fit
quinzej jours de
nouvelle
faire de suite une
voilure; > et
installée, on repartit lorsqu'elle fut
fois. Les marins
pour la troisième
de la
au comble de
goëlette furent
retrouvant la Patonnements, lorsque
frégate cinquante-deux
AN < --- Page 83 ---
77 -
ils virent
jours après son abandon, délaissés respitrois des malheureux
d'exmais il est vraiprès
rant encore,
avaient
pirer. Quatorze sur dix-sept de leurs
perdu la vie. Voicil'histoire
Bouffrances et de leur mort. embarcaDès que le radeau et les
abandonné la frégate,
tions eurent
fouillérent
ces dix - sept infortunés navire
P'eau
toutes les parties du
que tâcher
n'avaitp pas encore atteint, pour de subdes moyens
de se procurer bien des techerches,
sistance. Après à réunir assez de lard
ils parvinrent
de vin et d'cau-desalé, de biscuit,
un peu de
vie pour exister pendant
jours
temps. Mais lorsque quarante recevoir les
se furent écoulés, sans
ces
leur avait promis,
secours qu'on
l'impossibimalheureux reconnurent
7*
toutes les parties du
que tâcher
n'avaitp pas encore atteint, pour de subdes moyens
de se procurer bien des techerches,
sistance. Après à réunir assez de lard
ils parvinrent
de vin et d'cau-desalé, de biscuit,
un peu de
vie pour exister pendant
jours
temps. Mais lorsque quarante recevoir les
se furent écoulés, sans
ces
leur avait promis,
secours qu'on
l'impossibimalheureux reconnurent
7* --- Page 84 ---
- Waa
-
78 -
lité de tenir
longtemps
douze des plus
encore. Alors
de construire déterminés résolurent
gagner la
un petit radeau et de
chine.
terre sur celte fréle
Leur entreprise
masuccès, par la raison
n'eut aucun
voiles et de
que, privés de
rames, ils ne
manceuvrer à leur.
pouvaient
plus tard les débris gré. On trouva
sur la côte du
de leur radeau
sumer
désert, et tout fait
que ces douze infortunés prédevenus la proie des
sont
zième individu
requins. Le treiétait un
ne voulut pas descendre matelot qui
il se mit sur
sur. le radeau;
une cage à poules et
-
submergé à une demi- bordée
fut
Medase.
de la
Il restait donc
la . frégate. Un quatre hommes sur
jours après, Les trois mourut quelques
derniers Occuis --- Page 85 ---
79 -
chacun un endroit séparé, se
ant
les uns les autres lorsAenaçaient
en allant cheru'ils se rencontraient
vers la fin,
her leur nourriture qui,
un peu de suif, de
e consistait qu'en
Ard et d'eau-de-vie.
Ces trois malheureux ont depuis
lecouvré leur pleine santé, grâce aux
leur farent prodigués, tant
oins qui
arrivée
bord de la goëlette qu'àleur
u Sénégal: tentatives faites pour
Toutes les
etrouver les cent mille francs furent
seulement
Infructueuses ; on parvint
des farines, du vin et divers
a sauver
la goelette fit voile
bhjets,aprés quoi
pour Saint-Louis.
Saint-Louis reLes négocians de
quelques jours après, l'autocurent,
rendre à bord dela frérisation de se --- Page 86 ---
à Ma a
a
gate avec leurs
le:
navires, poury
sauvetage de tout ce
opérer
transporté, à la
qui serait
gocians, de faire charge desdits nédont l'une
deux portions égales
l'autre
pour le gouvemement et
dix-huit pour P'armateur. Ils revinrent
jours après,
grande quantité
rapportant une
le
d'objets, dont on fit
et
partageenf'absencee l'on doit
du gouverneur,
de nombreuses penser qu'il fut commis
dépredations.
Pendantplus de
de Saint- Louis fut huitjours, la ville
une foire
transformée en
des objets publique, où l'on vendait
la frégate qui avaient été retirés de
soit aux reNporesiuneue naufragés.
voitures, hamacs, Ameublemens,
qu'aux pavillons du greémens, et jusposés en vente,
bord, étaient exESN
absencee l'on doit
du gouverneur,
de nombreuses penser qu'il fut commis
dépredations.
Pendantplus de
de Saint- Louis fut huitjours, la ville
une foire
transformée en
des objets publique, où l'on vendait
la frégate qui avaient été retirés de
soit aux reNporesiuneue naufragés.
voitures, hamacs, Ameublemens,
qu'aux pavillons du greémens, et jusposés en vente,
bord, étaient exESN --- Page 87 ---
81 -
les malheureux
Tous les maux que
n'étaient
avaient à souffrir
anfrageés àleur fin. Quelques uns
as encore
à la mort, soit
Ventreux, échappés soit sur le radeau,
lans le désert, dans un hôpital aftestérent plongés sansconsolations:
reux, sans secours, de
tous
MM. Coudin et
Savigny, furent
du radeau,
es deux échappés
un négociant
recueillis au Sénégal par
leur prorançais, M. de Lasalle, qui
générosité
Higua avec la plus grande triste
réclamait leur
poles soins que
tition. différent de ses deux comTout
à son arrivée
pagnons, M. Corréard,
autres
avec quelques
à Saint-Louis,
lui couverts de
naufragés, comme
à Phôpital
blessures, furent portés
couchés sur des lits de sangles,
et --- Page 88 ---
a
&
82 -
dont les matelas
n'étaient
couvertures de laine
qué des
et garnis de draps pliées en quatre
goutante.
d'une saleté déQuatre officiers
rie, des soldats et des
d'infanteaussi placés dans les matelots furent
Phôpital et couchés autres salles de
nière. Aucunes
de la même maleur fit le
des promesses que
les visiter gouverneur; lorsqu'il vint
accompagmné de M.
mareys et d'une suite
Chaufurent tenues.
niombreuse, ne
Pendant cinq mois
à Phopital, ils
qu'ils restérent
tence.
ne dirent leur
qu'à la pitié des
exisgouverneur partit
étrangers. Le
Daccard, emmenant pour le camp de
français en état de avec lui tous les
sant nos malheureux s'embarquer, laisentourés d'hommesir
compatriotes
impitoyables : ces
15 ARA --- Page 89 ---
83 -
élaient des Anglais! En vain
ommes
fivent-ils observer que la
es malades
Ation du soldat était trop grossière
leur santé altérée; le médecin
our
qu'il n'avait point
nglais répondit
rien,
Pordres et qu'il ne changerait
des officiers faisant
eureusement,
anglaise dans
artie de l'expédition et ceux de la
intérieur de PAfrique
comprirent
arnison de Saint-Louis
Gràce à
ieux les lois de Phumanité:
nos infortunés
urs soins généreux,
reçurent des soulageImpatriotes
à la vie.
ens qui les rappellérent l'avons dit, le gouComme nous
le cap de
erneur était parti pour
dévoici le motif de cette
accard;
entrer en
mination. Ne pouvant
le refus
ssession de la colonie, par
la
anglais de
be fit le gouverneur
comprirent
arnison de Saint-Louis
Gràce à
ieux les lois de Phumanité:
nos infortunés
urs soins généreux,
reçurent des soulageImpatriotes
à la vie.
ens qui les rappellérent l'avons dit, le gouComme nous
le cap de
erneur était parti pour
dévoici le motif de cette
accard;
entrer en
mination. Ne pouvant
le refus
ssession de la colonie, par
la
anglais de
be fit le gouverneur --- Page 90 ---
u a
*
84 -
remettre aux mains des
basé l'on ne sait
Fancais, refu
chercher
sur quoi, il fallu
blissement un endroit propice à l'éta
Vert
d'un camp. Ce fut au
que le gouverneur
Cap
se rendre. Le 26
ordonna d
juillet,
un trois-mâts se
PArgus e
de
chargèrent des reste
l'équipage de la Meduse,
les plus malades à
laissan
Verneur monta Saint-Lonis. Le gou
sur le
l'on mit à la voile. Le trois-mâts, e
dans la rade de
soir on arriv
où l'on
Gorée, en vue du cap
débarqua le lendemain.
sieurs militaires
Plu
et matelots, ains
qu'une compagnie de soldats colo
niaux, y avaient déjà été
par la flite la Loire. M. transporté de
fut nommé
Fonsai
commandant du
e
y mourut victime de
camp
son zèle. L
gouverneur alla habiter l'ile de Go
A AR --- Page 91 ---
:
85 -
afin d'être plus à portée, disaitréc, surveiller le campetl les navires;
i1, de
croire que c'était
mais on doit plutôt
dans le but de ménager sa santé.
en France la corvette
On expédia d'obtenir des secours et
PEcho afin
relativement au
de nouveaux ordres, anglais de rendre
refus du gouverneur
la colonie.
d'une tribu
Le camp fut assis près
Soldats
nommée Daccard.
de nègres
installérent, mais une
et matelots s'y
éclaté entre
mésintelligende ayant
ces derniers sur PAreux, on répartit
gus et la Loire.
maladies du
Bientôt toutes les
pays
les hommes campés sur ce
assaillirent
Les fatigues et les
sol inhospitalier. venaient d'endurer, 3
privations qu'ils
nourriture qu'ils
jointesà la mauvaise
--- Page 92 ---
- a0 Uaano
a
e 86 -
recevaient, contribuérent
les accabler, La
beancoupd
sentir dès les
mauvaise saison se fit
pement. Des fièvres premiers jours du camrent les deux tiers des putrides attaquéprogrès du mal élaient hommes, et les
les médecins avaient si rapides que
de faire
à peine le temps
usage du
un vice
quinquina, par
senteries, d'administrationl. : Les
souvent mortelles,
dyspandirenit partout,
se réet achevérent de
désespérer ces malheureux,
piraient après leur
qui soument les
patrie. Heureuseressentirent équipages des navires ne
est vrai
presque pas ces fléaux. Il
abrités, que mieux nourris et mieux
les marins devaient
moins alfligés dans
être
saine, ou les
cette rade assez
maladies du
regnent presquejamais.
pays ne
souvent mortelles,
dyspandirenit partout,
se réet achevérent de
désespérer ces malheureux,
piraient après leur
qui soument les
patrie. Heureuseressentirent équipages des navires ne
est vrai
presque pas ces fléaux. Il
abrités, que mieux nourris et mieux
les marins devaient
moins alfligés dans
être
saine, ou les
cette rade assez
maladies du
regnent presquejamais.
pays ne --- Page 93 ---
- A
- 87 -
Ce fut le 20 novembre 1816,
de trois mois de séjour dans
près plus où ils avaient cmellement
;e camp,
reçurent du
ouffert, que les Français
établisemens
otvenseimetinénaldes d'habiter lel lieu
nglais la permission
favorable sur
u'ilsjugeraient le pluis
françaises.
a côte des ex-possessions Pon habita
On choisit Saint-Louis que
où lon
jusqu'au 25 janvier 1817,
de la
prit pleine et entière possession
colonie.
le récit succinct
Nous terminerons
des malheurs éprouvés par les naufragés de la Méduse, en rappelant
M. Duroy de Chaul'arrêt qui frappa
France. Pourmareysà son retour en
on
suivi par la elameur universelle, vindicte
satisfaire la
fut obligé, pour
:
publique, de le mettre enjugement --- Page 94 ---
40u us A
88 -
mais au lieu de la peine de
la loi atteint
mort dont
tout commandant
abandonne son vaisseau,
qui
de guerre le déclara
un conseil
grade et
déchu de son
incapable de servir
marine française.
dans la
Arrêt
puisqu'il laissa la vie à celui généreux, 3
son incapacité, causà la
qui, par
dec cent-cinquante
mort de plus
l'une des plus belles hommes, et perdit
sédât la France à
frégates que poscette époque.
de --- Page 95 ---
à
89 -
DESCRIPTION DU RADEAU.
Pour donner plus de rapidité au récit,
devoir
à la fin
hous avons cru
reporter,
incette description
e notre ouvrage,
les difféDispensable pour comprendre
des naufragés pendant
rentes positions
livrèrent
les divers combats qu'ils se
les uns aux autres.
des mâts de
Ceradeau était composé
etc. Toutes ces pièces
hune, vergues,
de trèsétaient réunies ensemble par
Deux mâts de hune,
forts amarrages.
formaient les deux
placés sur les côlés,
mâts,
principales pièces; quatre autres
de
dont deux de même Jongueur et
les
réunis
même force que
premiers,
8*
positions
livrèrent
les divers combats qu'ils se
les uns aux autres.
des mâts de
Ceradeau était composé
etc. Toutes ces pièces
hune, vergues,
de trèsétaient réunies ensemble par
Deux mâts de hune,
forts amarrages.
formaient les deux
placés sur les côlés,
mâts,
principales pièces; quatre autres
de
dont deux de même Jongueur et
les
réunis
même force que
premiers,
8* --- Page 96 ---
A0 Ma
&
deux à deux au centre,
partie de la machine rendaient cette
lide. D'autres
extrèmement SOpièces
pace compris entre remplissaient l'escloua par dessus
ces six mâts. On
planches qui
ce premier plan des
formèrent le
plaça, sur les
parguet, On
chine, de longs quatre côtés de la mamorceaux de bois
avançaient au moins de dix
qui
mer, et que l'on
pieds sur la
drôme
garnit d'une petite
pour servir de
adapta aux extrémités garde-fou. On
deux
des mâts de hune
vergues de
bouts de dehors, perroquet, dont les
étaient tenus
légèrement élevés,
formaient
par un fort
la proue du radeau, cordage, et
angulaire qui existait
L'espace
vergues fut rempli
entre les deux
des morceaux
par des planches et
de bois ;
cette partie intérieure malgré tout;
solide, et, de plus,
était très-peu
continuellement
--- Page 97 ---
les vagues. Le derrèire n'éouvert par
sorte
le
Ait pas plus solide, en
que
lentre était la seule partie sur Jaquelle
compter. Le radeau avait à peu
n pit
de long sur 20 à 25 de
rès 65 pieds
arge.
FIN DU NA UFRAGE DE LA MÉDUSE. --- Page 98 ---
-
- GOMBAT BT
SAUPRAGa
DU VAISSEAU
LE VENGEUR.
Le 1er Juin 1794,
Le naufrage du vaisseau
est un des plus
le Vengeur
l'histoire de notre célèbres épisodes de
L'escadre
gloire maritime,
sept
française, forte de
.
vaisseaux de ligne,
vingde Brest,
sortie du
pour protéger un
port
ricain qui apportait du
convoi Amérencontra à
blé en France,
la flotte
quelques lieues au
anglaise,
large, 9
huit vaisseaux
composée de
de
vingtmandée par l'amiral haut-bord, et coms'engagea
Howe. Le combat
aussitôt, les
Français se batS R Se
sept
française, forte de
.
vaisseaux de ligne,
vingde Brest,
sortie du
pour protéger un
port
ricain qui apportait du
convoi Amérencontra à
blé en France,
la flotte
quelques lieues au
anglaise,
large, 9
huit vaisseaux
composée de
de
vingtmandée par l'amiral haut-bord, et coms'engagea
Howe. Le combat
aussitôt, les
Français se batS R Se --- Page 99 ---
bravement, mais avec peu d'enirent
bordées de canon se suctemble. Les
rapidité de
cédaient avec unc égale
part et d'autre.
anglais étaient
Déjà trois vaisseaux
franvaisseaux
toulés bas et quelques
la calorsque
tais étaient désemparés, entr'ouvrit un de ces
tonnade ennemie
de li double
aisseaux et le menaça
d'un
d'un naufrage certin et
horreur
ombat à mort.
des
Mais ce vaisseau était monté par.
qui avaient reçu cette intrépiommes
fait braver le danger, et
lité d'âme qui
amour de la patrie qui fait mépriser
Les vaisseaux ennemis cernent
a mort.
l'équivaisseau français et somment
e
L'artillerie anglaise
age de se rendre.
des mâts rompus,
onne surle Yengeur!
membrures
es voiles déchirées, des
vaisseau couvrent la mer.
e ce
croient que ces héroiLes Anglais
--- Page 100 ---
A a
-
94 -
ques marins vont se rendre
la patrie + les
; mais non,
contemplé, ils
cre ou mourir
sauront vain
pour elle.
res de combat n'ont
Plusieurs heu
courage; ils
pas épuisé leur
combattent
envoient leurs derniers
encore; ils
ennemis, et le vaisseau boulets à leurs
tes parts ! ne
fait eau de tou
gloire, les braves croignons rien pour leur
seau sont
qui montent le vais
encore plus grands dans
fortune que dans le succès.
l'in
Une résolution ferme et
succédé à la chaleur du
sublime
ginez le vaisseau le
combat; ima
Yengeur
coups de. - canon,
percé de
tes
s'entrouvrant de tou
parts, cerné par les
équipage composé de
ennemis, ur
mourants, luttant
blessés et di
canons
contre les flots et le
: tout-à-coup le tumulte di
combat, l'effroi du
Ia douleur des
danger, les cris di
blessés cessent; tou
4 AR < --- Page 101 ---
- 95 -
sur le pont.
nontent ou sont portés hissés, toutes
Tous les pavillons arborées; sont
les cris de
es flammes sont vive la Libertél se font
tive la Francel
de baentendre de l'avant à T'arrière,
tribord. On dirait une fête nabord à
terrible
ionale plutot que le moment
Ces hommes ont cepenTun naufrage,
instant sur leur
Hlant dû délibérer un
délibèrent
sort ? Non, ces braves ne
voient ici la liberté, là l'esclapas! ils
s'engloutir que de
age. Ils préfèrent
;
déshonorer par un capitulation
se
pas, leurs derbussi ne balancent-ils la France. Le
hiers voeux sont pour
écoutez
yaisseau sombre... Mais,
les cris
entend encore sous l'onde
on
Liberté! puis tout se tait...
e Vice la
je Vengeur a disparu
décréta
La convention nationale de ligne le
modèle du vaisseau
Hw'un
! ils
s'engloutir que de
age. Ils préfèrent
;
déshonorer par un capitulation
se
pas, leurs derbussi ne balancent-ils la France. Le
hiers voeux sont pour
écoutez
yaisseau sombre... Mais,
les cris
entend encore sous l'onde
on
Liberté! puis tout se tait...
e Vice la
je Vengeur a disparu
décréta
La convention nationale de ligne le
modèle du vaisseau
Hw'un --- Page 102 ---
a
96 -
Vengeur, serait suspenda à la
Panthéon, et que les -
voûte du
marins
noms des braves
seau seraient compesntregaipse de ce vaisPanthéon.
inscrits sur les murs du
NAUERAC CB
DU NAVIRE
ANGLAIS
LE KENT:
En 1825.
Le vaisseau anglais le
d'un port de la Manche, Kent partit
bord 641 individus,
ayant à son
66 enfans, faisait
dont 43 femmes et
Orientales,
voile pour les Indesayant monté lorsque le 1or mars, le
un peu, le roulis devint vent
supportable par suite de
intaines de tonneaux de quelques cenbombes qui formaient boulets et de
une partie de la
- SARA --- Page 103 ---
officier craignant qu'il
cargaison : un
dans la cale
survint des. désordres
ne
deux matelots et un
y descendit avec
descendu, que le
fanal. A peine était-il rude coup de rouvaisseau éprouva un
une barfit tomber la lampe sur
lis qui
I'on était OCrique d'enu-de-vie que s'etlondra par
cupé à caler, et qui
L'eau-dele choc - qu'elle éprouva. dans la cale
vie enflammée, promenée
alluma
les mouvemens du navire,
fois.
par
cent points à la
l'incendie sur
l'activité de
Tous les secours, toute inutiles, et
demeurèrent
léquipage
d'une fumée
bientôt des tourbillons
vomis par les quatre
noire et épaisse,
rouler en torrent
écoutilles, vinrent
d'un bout à l'autre du vaisseau. des voies
Le capitaine fait pratiquer second pout
d'eau dans le premier et le
le
l'incendie et empècher
afin de noyer
aux poudres ,
feu d'atteindre la soute
A --- Page 104 ---
-
mais ce moyen de diminuer le danger de sauter, rendit celui de
plus imminent,
sombrer
femme et
Quelques soldats, une
plusieurs enfans périrent dans
l'entrepont suffoqués par la
Tout le monde était
fumée.
succédaient
sur le pont où se
les scènes les plus déchirantes. Personne à bord ne
le moindre
conservait
espoir de salnt.
Le capitaine fit monter un matelot
au petit mât de hune. A
eut-il exécuté
peine ce marin
cet ordre qu'il agita son
chapeau en s'écriant : Une voile sous
vent! On hissa aussitôt
le
détresse et
le pavilloa de
on tira le canon de
en minute; mmais la violence
minute
permettait
du vent ne
pas aux canons de se faire
entendre, ce ne fut que la fumée de
l'incendie qui s'élevait en épais tourbillons, qui révéla au brick le
que courait le Kent. Forçant
danger
malgré le mauvais
de voiles
temps, le brick s'apA CAR
vent! On hissa aussitôt
le
détresse et
le pavilloa de
on tira le canon de
en minute; mmais la violence
minute
permettait
du vent ne
pas aux canons de se faire
entendre, ce ne fut que la fumée de
l'incendie qui s'élevait en épais tourbillons, qui révéla au brick le
que courait le Kent. Forçant
danger
malgré le mauvais
de voiles
temps, le brick s'apA CAR --- Page 105 ---
99 -
enflammé, à qui il
procha du vaisseau
à recevoir
qu'il était prêt
communiqua
les naufragés. affreux fut sur le point
Un accident
mit à lai mer le grand
d'arriver lorqu'on
toutes les femcanot, où se trouvaient officiers, avec
mes et les enfans des
femmes des soldats.
extréquelques
par les deux
Il était suspendu
Lorsqu'on donna
mités à deux crochets.
laisser
l'ordre de larguer tout pour
l'un des crochets ne put
aller le canot,
L'extrémité
sur-le-champ.
être dégagé
déjà, et, suivant
du canot se soulevait
sortait peu
les mouvemens duvaisseau, dix secondes
à peu de la mer ; encore
verticasuspendu
et il allait se trouver lorsquheureuselement par l'avant, vint à le soulever par
ment une vague
matelots de dél'arrière et permit aux
gager le fatal crochet.
luttant contre
Le canot partit enfin,
--- Page 106 ---
-
les
-
100 -
vagues ; il se passa plus
heure sans qu'il
d'une demiput accoster
qui se tenait
le brick
une certaine prudemment en panne à
distance du
pour se soustraire
Kent, tant
sion
au danger de
que pour éviter le feu
l'explochargés à boulets
des canons
sure qu'ils étaient qui partaient à mefammes. Il était
atteints par les
abordat; car,
temps que le canot
plus d'aisance pour laisser aux rameurs
mèle les
on avait entassé
femmes et les enfans
pelebancs, où ils étaient
sous les
coup de mer
inondés à chaque
créature
par l'écume. La première
bord du brick humaine qui trouva asile à
fut un enfant de
semaines.
quelques
Au retour des
descendre les
embarcations, on fit
haut du
femmes et les enfans du
vaissean au moyen d'un
dage, auquel on les attachait
cordeux; mais le roulis
deux à
qu'il était
était si violent
impossible de saisir
avec
A 3 --- Page 107 ---
101 -
le moment où le canot se
précision au-dessous de la corde, et on
trouvait
de ces inne put éviter que plusieurs
fortunées créatures ne fussent plongées
dans la mer à plusieurs reprises : ains
nombre d'enfans.
périrent un grand
Deux ou trois soldats, pour soulagor
sautèrent à la mer avec
leurs femmes,
- s'efiorleurs enfans, et se noyèrent en
de les sauver. Un homme, réduit
çant
de perdre sa femme o1
à l'alternative
ses enfans, se prononça promptement
devoirs envers sa femme : elle
pour ses
enfans périfut sauvée, mais ses quatre
Un soldat se fit attacher trois
rent.
ainsi
enfans autour du corps et plongea
il échoua dans ses efforts
dans la mer;
le hissa de
gagner le canot, et on
pour
à bord, mais déjà deux des
nouveau
avaient cessé de vivre.
pauvres enfans
T'écoutille et fat
Un homme tomba dans
à l'instant dévoré par les flain mes; un
9*
€ a
enfans périfut sauvée, mais ses quatre
Un soldat se fit attacher trois
rent.
ainsi
enfans autour du corps et plongea
il échoua dans ses efforts
dans la mer;
le hissa de
gagner le canot, et on
pour
à bord, mais déjà deux des
nouveau
avaient cessé de vivre.
pauvres enfans
T'écoutille et fat
Un homme tomba dans
à l'instant dévoré par les flain mes; un
9*
€ a --- Page 108 ---
102 -
autre qui glissa entre la
brick eut la tête écrasée. chaloupe et le
Bientôt on donna ordre
dans les chaloupes
d'admettre
sus des femmes. quelques soldats en
La
qui restaient à bord plupart de ceux
radeaux avec des
construisaient des
à poules,
planchies et des
pour s'assurer
cages
refuge si les flammes
un dernier
les
d'abandonner le batiment. obligeaient
Le soleil se couchait
scène tragique
et la fin de cette
quait que les approchait. On remarà bord
malheureux qui restaient
témoignaient une
invincible à
répugnance
mais
adopter le moyen
'unique, qui leur était périlleux,
fallut renonveler
offert. Il
de ne
avec menaces l'ordre
était pas perdre un seul instant.
près de . dix heures du
Il
navire déjà enfonce de
soir; le
au-dessus de la
neuf à dix pieds
ligne de
nait encore de baisser flottaison, vede deux pieds,
% R --- Page 109 ---
103 -
songèrent à faire leur
Tous les officiers
bien décidé à ne
retraite. Le capitaine,
refusa
son bord que le dernier,
quitter
d'avoir fait de noude descendre avant
l'irrésolution
veaux efforts pour vaincre
la
nombre d'hommes que
d'un petit
de la parole et du
frayeur avait privés
échoué dans
mouvement; mais, ayant les canons,
et entendant
ses prières,
étaient coupées, tomdont les amarres
dans la cale
ber les uns après les autres devoir enfin
faire explosion, il crut
et y
saisissant un corsonger à sa sûreté;
dehors du
dage, il se laissa glisser en
d'oùt il sauta à la mer et gagna
navire,
Un des bateaux resta
le canot à la nage.
offrir
station dessous la poupe pour
en
obstinés les moyens de se sauver
à ces
T'envie. Les flammes
s'il leur en venait
de la chams'échappant avec violence
cette
rendirent bientôt
bre du conseil,
ninsoutenable, et c'estseulement
positioni
le Kent.
alors que le bateau quitta
A
ùt il sauta à la mer et gagna
navire,
Un des bateaux resta
le canot à la nage.
offrir
station dessous la poupe pour
en
obstinés les moyens de se sauver
à ces
T'envie. Les flammes
s'il leur en venait
de la chams'échappant avec violence
cette
rendirent bientôt
bre du conseil,
ninsoutenable, et c'estseulement
positioni
le Kent.
alors que le bateau quitta
A --- Page 110 ---
- : 104 -
Ainsi, tout
gers du
l'équipage et les passavaisseau, environ 600
nes, étaient entassées
person200 tonneanx,
sur un navire de
Avant de quitter ce lieu de
l'attention des
désastre,
par la
naufragés fut absorbée
catastrophe finale de
gue tragédie. Peu
cette londernier bateau,
après l'arrivée du
les flammes
avec la rapidité de
montèrent
haut de la mâture
l'éclair jusqu'au
du Kent,
ma plus qu'une
qui ne formasse de feu; les mâts
séeroullrenteomme de
chers. Enfin, la
majestueux cloétant gagnée
soute aux poudres
sion
par les flammes,
eut lieu; et les débris du l'explorent lancés en l'air
Kent fuelfroyable ! Puis
avec un vacarme
clarté,
à ce bruit, à cette
obscurité succédèrent un silence et une
qui plongérent tous
tans dans une
les assisLe brick
stupeur indicible,
mit le cap sur
es naufragés n'étaient
TAngleterre.
pas encore hors
SASNER --- Page 111 ---
105 -
et leur grand nombre
de tout donger,
les laissait exposur un si petit espace souffrances. Ils n'ésés à de cruelles de 80 dans une chamtaient pas moins
12 à 15 personnes ;
bre disposée pour
le
furent
qui étaient sur
pont
ceux
nuit et jour dans l'eau
obligés de rester
à moitié nus et
jusqu'à la cheville, était tellement
transis de froid ; on
la flamme
pressé dans Tentrepont que
chandelle s'y éteignait à l'instant.
d'une
très favoLe vent fut heureusement du brick ayant
rable, et le capitaine
le 5 mars
forcé ses voiles, on débarqua
dans le port de Falmouth.
A minuit
suivant tous les nauLe dimancche
réunirent pour renfragés du Kent se
sur
dre à Dieu des actions de gràces
miraculeuse.
leur délivrance presque
&
M --- Page 112 ---
>
106 s -
NAUPRAGE
DU NAVIRE
ANGLAIS
L'ESSEX,
Submergé par une baleine.
Le navire baleinier
dé par un brave marin, l'Essez, commanse trouvait le 20
Georges Follard,
de l'équateur, dans novembre 1820, près
venait de prendre T'Océan Indien. On
les canots,
deux baleines que
suivaient chargés de leurs
et
équipages,
les hèler avec fatiguaient pour pouvoir
plus de facilité.
soupçonnait aucun
On ne
le milieu du jour, péril, quand vers
d'une taille
un de ces cétacés,
ribond contre moustrueuse, le navire
accourut fument l'arrière
et heurta violeébranlé.
qui en fut
Le brick
profondément
heure après, le même résista: mais une
la charge, donnant de animal revint à
ces contre le flanc du toules ses forcreva, et y fit un trou bâtiment, si
il le
grand qu'à
ESTA
On ne
le milieu du jour, péril, quand vers
d'une taille
un de ces cétacés,
ribond contre moustrueuse, le navire
accourut fument l'arrière
et heurta violeébranlé.
qui en fut
Le brick
profondément
heure après, le même résista: mais une
la charge, donnant de animal revint à
ces contre le flanc du toules ses forcreva, et y fit un trou bâtiment, si
il le
grand qu'à
ESTA --- Page 113 ---
107 -
s'eml'instant même la cale commençai les trois canots
blir. On arma de suite
et les vingt
l'on pourvut de vivres,
Jue
de Téquipage s'y embarque- Dès
iommes
du ventet des Nlots.
rent à la merci
l'une des barques
es premiers jours, hommes, se sépara des
Chargée de sept entendit plus parler.
hutres, et on n'en restaient, après trois
Les deux qui
pénible,
temaines d'une Elisabeth, navigation oùt les naubordérenta l'ile
ceufs
ragés ne troavèrent que quelques vivre sur cet
Toiseaux. Ne pouvant des deux barques
écueil, les hommes laissant dans l'ile
le large,
Feprirent trois de leurs compaguons
Elisabeth,
à y rester. La situaHui demandérent horrible pour les uns
tion fut aussi
des a
pour les autres. Les naufragés sans vivres;
oupes restèrent bientôt d'épuisement
Heux hommes moururent padavres...
etlesautres mangérentleurs
réQuand on eut vaincu une première de noupugnance et que la faim parla
de sacrifier quelveau, il fut question
On tiindividus au salut commun.
du
qques sort; il froppa sur le mousse
ra au
--- Page 114 ---
1-5 212
108 /
capitaine.qui Cet horrible fut tué et dévoré aussitôr. s
plus; mais un sacrifice ne se renouvella
mangé. Enfin, les homme deux mourut et fut
l'un de l'autre eurent le canots séparés
sauvés. Mais ces
bonheur d'être
plutôt des
malheureux étaient
tant les
spectres que des
avaient fatigues et les privations hommes,
cruelles. endurées avaient été
qu'ils
longues et
Quant aux hommes restés
Elisabeth, un vaisseau
dans l'ile
tard pour les recueillir. Tut envoyé plus
sé trois mois sur ce
Ils avaient pasquelques oiseaux et rocher, de
vivant de
sages. Le seul abri
tortues de
des
qu'ils trouvèrent pasgrottes, où ils découvrirent fut
squelettes humains. Leur
huit
angoisse fut la
plus grande
II leur fallut
privation d'eau douce.
pendant cinq ou souvent six
endurer la soif
qu'il tombat
jours, en attendant
dans le creux des quelques gouttes d'eau
ils furent sauvés de rochers; malgré tout,
et allèrent rejoindre cette triste position
qui les attendaient leurs compagnons
de là.
à quelques lieues
Impr, de POLLET, Soupx et GCILLOIS, FIN.
rue Saiut-Dnnis, 380.
KSTNA
isse fut la
plus grande
II leur fallut
privation d'eau douce.
pendant cinq ou souvent six
endurer la soif
qu'il tombat
jours, en attendant
dans le creux des quelques gouttes d'eau
ils furent sauvés de rochers; malgré tout,
et allèrent rejoindre cette triste position
qui les attendaient leurs compagnons
de là.
à quelques lieues
Impr, de POLLET, Soupx et GCILLOIS, FIN.
rue Saiut-Dnnis, 380.
KSTNA --- Page 115 ---
RPJCU --- Page 116 ---
tanoledilip
LE
liemothe
Tirrer -Invavre der Bhaenc).
AESIAA0 --- Page 117 ---
SAINT-DOMINGUE,
OU
HISTOIRE
DE SES RÉVOLUTIONS; 2
CONTERANT
des divisions, des
Le récit efroyable
des meurtres,
troubles, des ravages,
et des
des incendies, des dévastations
qui eurent lieu dans cette
massacres 1789 jusqu' la perte dela
ile, depuis
colonie. -
A PARIS,
Imprimeur-I Libraire, rue du
Chez TIGER,
Petit-Pont, no 1O.
AU PIIJER LITTÉRAIRS:
aA --- Page 118 ---
On trouve chez le
les otyrages
memetailles, combats, ci-après, concernant Inpriseur-tibnite les
vicoirea, etc., des guerres, 9 baBatailles, combats et
Français.
Espagne et en victoires des Françcais en
En
Portugal, I volume.
En Alleragne et en
Autriche et en Helsique. 2 volumes.
En Egypie, en
Polosne. 2 volumes.
En
Syrie et en
En Holande, enl Iialiect en Palestine, I vol,
En Russie, I volume,
Allesagne, I vol.
Invasions Saxe, 1 volume,
et siéges de
Révolutions d.
Parin,ec, I vol,
Deherquement dans am-Dominge, cette
1 vol.
Révolurion
lle, L.vol,
dEga.ne, I vol.
Guerre de la deNaples, 1 vol.
Vendée, 2 vol,
Moream; sa vie, ses exploits
Pichegrn; Vie du ; S: vie, ses talens militaires, etc. ; Ivol,
moréchal Ney,
militoires, etc.; 1 vol.
ressons.
Son
contenant des détails
Vie d'Athianase
procès : 2 vol.
intéHenri de
Chatrette, général
mée farecheiaquelain,
vendéen; I vol,
Tuffin d'Anjon: suite de la général en chefde l'arde L
Suerre de la
de la
Rouarie, général des Vendée, I V.
guerre de la
chouans: suite
Vendée, 1 vol.
Le Siége de
durs Conquérans Barcelonne, du
9 I volnme.
de Chrisoplie Colomh NosrarNesk ou
traduit de
et de Fernand Histoire
Les
Tanglais, 2 vol.
Cortez, o
Flibustiers, en 8
semble On
rolumes, qui Sc vendent
Les douze éparénent,
enCésars, 1 vul,
PARIS, DE
L'IMPRIMERIE DE TIGER.
-
7 o 3
1 vol.
Le Siége de
durs Conquérans Barcelonne, du
9 I volnme.
de Chrisoplie Colomh NosrarNesk ou
traduit de
et de Fernand Histoire
Les
Tanglais, 2 vol.
Cortez, o
Flibustiers, en 8
semble On
rolumes, qui Sc vendent
Les douze éparénent,
enCésars, 1 vul,
PARIS, DE
L'IMPRIMERIE DE TIGER.
-
7 o 3 --- Page 119 ---
2 a a
a >
-
coamawe swaaww
PRÉFACE.
avant que
Nous croyons indispensable,
-
exact des révolutions
de donner un précis
connaitre cette
defaire
de Ssint-Domingue,
points de vue différens;
ile sous plusieurs
son his4 découverte, sa topographie, et
sa
toire. e
estreColomb qu'on
C'està Christophe
devable de sa découverte ; il l'aperçutpour
Elle était habitée
la première fois en 1492.
nation dont la douceur des moeurs
par une
ne pas dire férejetait cette énergic, pour naturelle aux
rocité, et cette activité si
était
peuples du nord. Saint-Domingue dont
partagé en cinq états indépendans,
ces
chacun était gouverné par un caciqué :
caciques avaient des autres subordoncinq
dans leurs fonctions.
nés quiles suppléaient
Haiti; elle fut
Unepartie de l'ile s'appelait
Colomb, Hispaniola, ou
nommée par
A 2 --- Page 120 ---
(4)
petite Espagne. La
dénomination deSaint.
da
par
Teemneseiaiftndener
nom-de sa capitale.
les Frangais,
Des aventuriers
mands, etc., aussi français, anglais, alledes, connus sous le audacienx
de Boucaniers,
nom de Flibustiers qu'intrépila population furentle premier
et
L'ile
francaise à
noyan de
Sant-Donitgne samuppaingaet
degré de
s'ctend du 71€ au
de latitade. Sa longitude, et du 18- au
couchant, de 160 longueur est, du levant 20€
ne de 50, son circuit lewniaatirgeers
au
en faisantile tour
de 560, et moyen. de
tagée entre les des anses. Elle était 600
mais ceux-ci
Français et les
parétendue;
possèdent la portion Espagnols; la
principale négligeant les cultares, plus
richesse est dans de
leur
troupeaux, dont ils font
nombreux
trec-lucratifavec leurs
un commerce
La partie française voisins:
provincesye celles du élait divisée en trois
sud. La rivière du nord, de l'ouest, eldu
nord del l'ile, les Massacre séparait, au
possessious des deux nuis2SNE
çais et les
parétendue;
possèdent la portion Espagnols; la
principale négligeant les cultares, plus
richesse est dans de
leur
troupeaux, dont ils font
nombreux
trec-lucratifavec leurs
un commerce
La partie française voisins:
provincesye celles du élait divisée en trois
sud. La rivière du nord, de l'ouest, eldu
nord del l'ile, les Massacre séparait, au
possessious des deux nuis2SNE --- Page 121 ---
(5)
Entrecellerivière etla ville du Cap,
sances.
d'Onasont les quartiers et villes ou bourgs Limonanamynthe, du fort Dauphin, de
du
de, du Trou, - du Morin, de la plaine
2 1 de la Souf-.
Nord, de la Grande-Rivière,
et
frière, du Dondon, de la Petite-Anse,
de la Marmelade.
Entre le Cap et la ville de Port-de-Paix,
de l'ile de la Tortue par un canal,
séparée
de PAcul, du Porton voit les quartiers
du
Margot, du Limbé, de Sainte-Anne, Grosde Plaisance, 7 et du
Borgne,
Morne.
on distingue
Sur le rivage septentrional,
le
la baie de Moustique, la pointe et quartier de Jean Rabel, le môle Saint-Nicolas,
colonie allemande de Bombarde; au
et la
môle sont la baie et les quarsud-est du
de
tiers des Gonaives, de l'Artibonite,
Saint-Marc, des Vases, de Mont-Louis,
du Portde T'Archaie, de Boucassin,
Croixdu Cul-de-sac de la
au-Prince,
Bois, des Vedes-Bouquets, des grands
de la
du Mirebalais, du Tapion,
rettes,
Petite-Rivière et du Petit-Fond. A5 --- Page 122 ---
(6)
Le Port-an-Prince
d'un golfe. Sur la
(I) est situé au fond
du
côte sont les
Lamentin, de
quartiers
pelit Goave, de Léogane, du grand et
Nipes, de
Baradaires, des Caimites Miragoane, des
Anse, dont le
et de la GrandeLa
chef-lien était Jérémie.
province du sud
tiers de
comprend les quarTiburon, de l'anse
côteaux, du
desAnglais, des
de la
Port-a-Piment, du
pointe
Port-Salut,
d'Abacou, de
Cayes, du Fond, de
Torbec, des
Louis, de Benet,
Cavaillon, de Saintdu Sale-Trou
d'Acquin, de
et des anses à
Jacquemel,
La
Pitre.
population de la partie française
de
Saint-Doningue et
se montait, en
quelques mille noirs, el
1789.à450
y compris les femmes et les 60,000 blancs,
pendamment des
enfans. Indénoire, il en existait populations blanche et
de tous les
une troisième composée
nègres, mulâtres, ou quarterons
(1) Le Port-an-Prince était
tale de toute la partie
autrefois la capigouvernement,
française, et le siége de
14 ECONA
Saint-Doningue et
se montait, en
quelques mille noirs, el
1789.à450
y compris les femmes et les 60,000 blancs,
pendamment des
enfans. Indénoire, il en existait populations blanche et
de tous les
une troisième composée
nègres, mulâtres, ou quarterons
(1) Le Port-an-Prince était
tale de toute la partie
autrefois la capigouvernement,
française, et le siége de
14 ECONA --- Page 123 ---
a
(7)
formant alors une classe intermélibres,
le nom dhommes de.
diaire désiguée sous
couleur.
alors administré
Saint-Domingue était
el un intendant,
par un gnvermeargidal
de son
nommés par le roi, et dépositaires
Outre ces deux officiers oul magis- a
autorité.
avaicnt sous eux un
trats supérieurs, qui
qui les regrand nombre de subalternes,
les comdans les villes etdans
présentaiens existail encore un contrôlenr
mnunes, il
chargé de la
de la marine, spécialement derniers du 1 fisc,
surveillance de T'emploides
ct la signature
et dont le consentement
toutes les déélaient indispensables pour
avait en
de TEtat. lly
penses au compte
coloniale, qui
outre une représentation des chefs du gouverne:
élait appeléc auprès
d'asseoir
ment, toutes les fois quils'agissait tribunaux
l'impôt, et des
et de répartir
administrer la justice.
pour
point ici siles pouNous n'examinerons
sans se
voirs administratifs et judiciaires,
dans
froisser alternativenient, agissaient
A 4
- --- Page 124 ---
(8)
une parfaite harmonie, et sila somme des
abus ne l'emportait pas sur celle du
La tâche que nous nous sommes
bien.
est celle de retracer les faits d'une imposée,
tion dont le résultat,
la
révolula
pour
France, a eté
perte d'une colonie dont elle retirait les
plus grands avantages.
SS ARE --- Page 125 ---
CHCONTASS
W 11SOMMAIRE.
wwwww
PRÉTACE. 1 Description de l'ile de Saint-Dodu
Divimingue. - Premiers troubles
Cop--
Insurrections des mulatres. -
sions intestines.-
Supplice d'Ogé. - Airivée d'une station franAssassinat de M. le
çaise an Port-au-Prince.
chevalierde Mauduit.-M. de Blanchelandenomde Saint-Domingue, -
mé gowwroeur-ginéral
Assemblée colonialc. 1 Révolte des esclaves. -
Divisions entre le gouvernement et l'assemblée
-
coloniale. 1 Troubles au Port-au-Prince.
Incendie de ceite ville. - Attentats commis par
les hommes de couleur. 1 Campagne du Limbé
et de l'Acul. - Mort du chef negre Boukde MM. de Mirbeck,
mon. 1 Arrivée au Cap
coI mmissaires du Roi.-
Roume et Saint-Léger,
Jean-FronLeur entrevue avec le chef nègre
de
çois. Jcurnée du 27 mars. - Déportation
lés officicrs de la gornison du Poit-autous
Princc. - Troubles dans la ville du. Cap.
de la
du Sud. 1 M. d'EsDésastres
province
de Saintparbès, nommé gouverneur-ginéral
Domingue, à la place de M.de Blanchelande. -
Santhonax,
Arrivée au Cop, des commissoires
d'un
Ailbaud et Polverel. 1 Etabli-se ment
A 5
A
- Déportation
lés officicrs de la gornison du Poit-autous
Princc. - Troubles dans la ville du. Cap.
de la
du Sud. 1 M. d'EsDésastres
province
de Saintparbès, nommé gouverneur-ginéral
Domingue, à la place de M.de Blanchelande. -
Santhonax,
Arrivée au Cop, des commissoires
d'un
Ailbaud et Polverel. 1 Etabli-se ment
A 5
A --- Page 126 ---
( Io )
elub. Arrivée de M. de Rochambeau
Journée du
au Cap.
'9 octobre, - Révolution totale
dans Padministration de la
tution de
colonie. - Destitous les fonctionnaires
M. de Rochanbeau
publics. -
attaque-les révoltés au fort
Dauphin. - Journée du 2
duite des
décembre. - Concommissaires civils. -
la
Expédition de
Grande-Bivière. - Prise du fort de la
-
neric.
Nouveaux
Tansuccès des blancs. - - Les
n
commissairès Santhonax et Polverel
contre le
arment
Port-an-Prince. - Défaite des mulàtrcs à Jérémie. - Déportation d'un
nombre d'habitans da
grand
Port - au - Prince.
Victoire remportée sur les mulàtres, à la
Ansc.
-
Grande.
Arrivée au cap du nouveau
général Galbaud. 1 Machinations gouverneur
Santhonax
infernales de
et Polverel. - Destitution de Galbaud et de son frère. - - Prétentions des
làtres. - Le
mutête
gouverneur général se met à la
d'une insurrection. - Combat dans
rues du Cap. - Incendie de cette
les
blancs,
ville. - Les
obligés de fuir de
de se
Saint-Domingue, et
retirersuxkioan-Unis. - Proclamation
la liberté des noirs,
de
par Santhonax et Polverel.
à
ANA --- Page 127 ---
ASS
wawes
swmssiasaammirnd
REVOLUTIONS
DE
SAINT-DONINOUE
mwwwww
de
as commencement
Sur-Dosisocey les rivalités de son gouver1789, malgré et de son intendant, etlesjabeur-aéneral naturelles aux hommes en place
Jousies si
dela tranquilquil la emtrigt navire de Nantes, débarqué d'octobre
lité, lorsqu'un l'un de ses ports, au mois
de
dans
la nouvelle
de la méme année, venait apporta de s'opérer en
la révolation qui
de la Bastille. Cette
France, el de la prise à linstant le ferment
nouvelle développa était, pour ainsi dire %
révolutionnaire qui
des agenssous le despolisme cocarde fut arcomprimé
; la
furent
du gouivernement des actes dc violence
borée, el
des individus qui n'avaient
exercés contre
de rallienent. Comme
point pris ce signe déclama ouvertement
en France : 1 on
les préjugés, et lex
contre les priviliges, oil paria hauledespotisme des colons; devant des esclaves, qua
ment de liberté
briser leurs fers.
demandaient qu'à
ue
AG
despolisme cocarde fut arcomprimé
; la
furent
du gouivernement des actes dc violence
borée, el
des individus qui n'avaient
exercés contre
de rallienent. Comme
point pris ce signe déclama ouvertement
en France : 1 on
les préjugés, et lex
contre les priviliges, oil paria hauledespotisme des colons; devant des esclaves, qua
ment de liberté
briser leurs fers.
demandaient qu'à
ue
AG --- Page 128 ---
(12)
Dientôlaprès des
Domingue furent admis représentans de Saintraux, et des cahiers de aux éiats-géné.
rédigés et apportés par ces doléances furent
tait Cependani, tous les
une inquietude Douveaux sourde élus.
respirent
esprits. Les
agiessayaient que de lestroubles intrigans et les
qui ne
de la colonie les jeter dans toutes divisions, les villes
leurs tentatives brandons de la discorde
sirent. Plusieurs malleurenemente
;
gés de se cacher colons da Cap furento réusd'enx
ou de fuir, 9 et même obligu'l utansasinéaus
un
appuyait les prétentions Cayes,sous prétexte
decouleut
des
M. de
hommes
Prince, Moghois, informé de qui résidait au
Cap, crut
ce qui se Port-anla
prudent de
passait au
France; et M. de la s'embarquer ponr
général, alla se
Mardelle,
ton au Cul-de-sac. réfugier sur une procureur habitaAu Cap, commeaul
surrection des comités prit un caractère Por.-au-Prince, l'inputés nommés avaient été formés. alarmant Des
Saint-Marer par les paroisses
dé.
semblée de la prirentla dénomination réunies à -
mingue. Les partie française de Saint-Do- d'asblée affichait causérent prélentions que cette assemmembres partirent
sa perte : 85deses
Lassemblée
Pour la France.
eoatisnaledebrone
n'cutpas
X a * --- Page 129 ---
a
a
(15)
proclamé les Droits de T'homme
plutôt
commencèrent à s'insurque les mulâtres
-
nuit du 28 au 29 octobre 1790, hauBer.Danslan
des
trois cents d'entre eux descendirent
teurs dela Grande-Rivière, habitations et parcoururent des
successivement toutes les
et
qui furent iojuriés et desarmés,
blancs,
Alcur tête était un
l'un d'eux fut massacré. qui iavait pris le nom
milatre nomméOgé, Catermanectienreut
de colonel-géneral. car son chef et un nommé
pas de suiles; ;
été pris , exChavannes son adjoint aydt! la
et dixe
pierent leurs crimes sur
roue,
neufde leurs complices furent borna pendus. à la
Le feu de la révolte ne se
pas
province du nord, Au Mirebalais d'hommes 2 ilyeut de
des rassemblemnens: nombreux
du sud des
couleur, et dans la province
M.
attroupemens qui furent dissipés par
Mauduit, colonel du régiment du Port-auPrince. décrets de l'assemblée constituante
Les
faire rende France n'ayant
parvenira des insurgés
trer dans P'ordre esprits
des aset favoriser les intentions pacifiques furent
semblées provinciales, des troupes la station
embarquées pour la colonie ;
arrivéeau Port-au-Prince, agitée et pousfactieux
dans tous les quarséa parles
qui,
tiers dela ville, avaient déjà fsitentendreles
et de libertéysemeten
mots deregénération
- a - U
Les
faire rende France n'ayant
parvenira des insurgés
trer dans P'ordre esprits
des aset favoriser les intentions pacifiques furent
semblées provinciales, des troupes la station
embarquées pour la colonie ;
arrivéeau Port-au-Prince, agitée et pousfactieux
dans tous les quarséa parles
qui,
tiers dela ville, avaient déjà fsitentendreles
et de libertéysemeten
mots deregénération
- a - U --- Page 130 ---
S
(14 )
rébellion ouverle. Les
à terre et viennent
troupes descendent
menter le tumulte elle par leur présence. augcourt aux armes; le
désordre:l le peuple
Prince
régiment du Port-ausacré parles abandonne son colonel, qui fut masCes
séditieux,le 4 mars 1791.
meurtres et ces assassinats
que le prélude des crimes et des n'élaient horreurs
qui devaient souillerle territoire de SaintDomingue. Le 20 août
la
des noirs éclata sur une 1791,
révolte
mée la
habitations nnomnommé Snets-ertenanimare Mossut. A
du gérant
ces misérables ayant TAcul, à leurtête une bande de
se répandit comme un torrent Boukman dans
paroisse: Ce nègre, dont l'ame cruelle cette
respiraitque le sang, la torche
ne
et le poignard
d'une main
toyablement tous delantre, massacra impi0
fureur des flaimes. les blancs échappés à la
Son maitre luiemême
futégorgé de
sans miséricorde dans les
sa femme
bras
forts pour le éplorée, qui fit de vains cf
soustraire à la
ces cannibales.
vengeance de
Malgré les mesures vigoureuses
prit au Cap pour arrêter le
qu'on
de ces
débordement
faricux, 7 dans la nuit du mardi
mercredi 23 août, ils se
au
portérent sur la
Petilte-Anse;l tion
leurrages'exerça sur I l'habitaChoiseul, où ils mirentle feu et
Kèrent tunr nègre domestique. De là,
bràpassan
oustraire à la
ces cannibales.
vengeance de
Malgré les mesures vigoureuses
prit au Cap pour arrêter le
qu'on
de ces
débordement
faricux, 7 dans la nuit du mardi
mercredi 23 août, ils se
au
portérent sur la
Petilte-Anse;l tion
leurrages'exerça sur I l'habitaChoiseul, où ils mirentle feu et
Kèrent tunr nègre domestique. De là,
bràpassan --- Page 131 ---
-
a
(15 )
celle des Pères de la Charité,ils incensur dièrent les cascs à Bagisse, et massacrèrent habitations
sans pitié le gérant; d'autres horreurs.
forent livrées aux mêmes
ces nègres
Enhardis par leurs succès excès 1
du vin et
rendus plus (éroces parles s'avancèrent vers
des liqueurs spiritueuses, oh ils furent arrêlds par le
le haut du Cap
pas de
canon ; ce qui ne les, empécha dans diver-cs haporter le fer ell la flamme
de l'Acul,
bitations, et dansles paroisses dela
:
de la plaine du Nord et
Petite-Anse
n'offrirent bientôt plus aux regards
qui
qu'un monceau de cendres.
épouvantés Il est diflicile de se figurer les troubles,
les dévastations et les inçenla désolation,
pas de ces brigands.
dies qui marquérentles
de la réOn n'était encore qu'au 4ejour dedix
blancs
paroistes
volte, et déjà tousles élaient ou égorgés
dépendantés du: Cap, flamine avait dévoré
ou mis en fuite; la
de cent sucreries; le Cap étailmenacé
plus da même sort. Un détachement de troupes
sorti de cette ville 1 atteignit les incen- etles
diaires et les massacreurs deTkcul,
poussant vers la baie - 7 les enveloppa d'exer- éntièrement. C'était le momnentopporiun terrible contre ces necer une devastateurs; vengeance on ne le fit point, et
gres
on s'en repentit: été facile d'arrêter €e fléau destruc.
11 eût
eries; le Cap étailmenacé
plus da même sort. Un détachement de troupes
sorti de cette ville 1 atteignit les incen- etles
diaires et les massacreurs deTkcul,
poussant vers la baie - 7 les enveloppa d'exer- éntièrement. C'était le momnentopporiun terrible contre ces necer une devastateurs; vengeance on ne le fit point, et
gres
on s'en repentit: été facile d'arrêter €e fléau destruc.
11 eût --- Page 132 ---
( 16) )
teur, siles assemblées coloniale et
ciale, qui tenaient leurs séances provinet qui n'auraient pas dà être dissidentes au Cap 3
d'opinions, 9 eussent pris des mesures
reuses ; mais il est une fatalité
vigortoutes les assemblées : c'est de attachée à
coup lorsqu'il faudrait agir. Les parler beanau contraire
malatres,
beaucoup. Tandis 2 parlaient peu et agissaient
les révoltés enivrés qu'on de leurs pérorait an Cap,
cès, continuaient leurs
premiers SUCquaient nuit et jour les ravages, et altahaut Cap, et de la
postes avancés du
élaient harassées à Pelite-Anse; les troupes
partielles qui devenaient repousser ces attaques
àl'an ou l'autre parti.
toujours funestes
Dans cet état des choses, et au
du trouble et des craintes
milica
tous les' esprits au Cap,ilaurait qui agitaient
ter des mesures propres à
fallu atopDomingue. Mais
sauver Saintautorites ne laissait Pirresolution de toutes les
d'une crise aussi ancun espoir de surtir
l'accablement
violente: au milien de
ainsi dire,
général qui
l'assemblée paralsail.pour
particulier
provinciale : 7 un
dela
fitentendres sa voix, à
manière suivante :
ets'exprima
( Depuis cinq jours
les
( incendient nos
que
révoltés
( nos frères
propriétés et massacrent
a de
3 je ne vois pas qu'on s'occupe
venger les uns, ni de punir les auAY 140
ment
violente: au milien de
ainsi dire,
général qui
l'assemblée paralsail.pour
particulier
provinciale : 7 un
dela
fitentendres sa voix, à
manière suivante :
ets'exprima
( Depuis cinq jours
les
( incendient nos
que
révoltés
( nos frères
propriétés et massacrent
a de
3 je ne vois pas qu'on s'occupe
venger les uns, ni de punir les auAY 140 --- Page 133 ---
- 0595
a
a
(17) )
e tres. Je connais aussi bien que personne faiblesse
a le danger de notre position etla vous la
( de nos moyens ; je sens comme ville
n'inécessité de conserver la
; je
(
crainte juste etsalu-
( gnore pas qu'une
d'en
( laire nous a jusqu'ici faire empèchés cesser cette
K sortir ; mais on peut demain un ordre au-
( craiute. Que dès
oblige
C quel on ne pourra se soustraire, mâles à un
( de remettre tousles nègres l'escorte
( corps de troupe, sous bord d'un nombre duquel
( ils seront conduits à
de bâtimens suffisantpour les contenir;
a
soient placés sous la
( que ces bâtimens
de
t volée de nos vaisseaux guerre, qu'on
à tousles besoins des détenus 9
a pourvoie avertisse
cette sévérité
e qu'on les
qui
mesure
3: précaution,
e n'est qu'une
ne sera plus néces
a cessera dès qu'elle
sur le sort de
e saire. Une fois tranquilles et de nos enfans,
e la, ville, de nos femnmes
la terreur
a marchons aux révoltés ; que
de
( et la mort nons précedent, serontsoumis etjurons S,
a ne rentrer que lorsqu'ils
!
auront étd exterminés
( ou qu'ils discours dans lequel les avis les plus
Ce
les mieux combinés
sages et les plans
sensation
étaient développés., ne fit'aucune
coloniale et provinciale.
sur les assemblées
avoir exigé de M. de Blanchelande,
Après
de donner
gouverneur de Saint-Domingue, --- Page 134 ---
à
tous ses soins à (-18 2e )
arrêta la formation la shretéde la
garde soldée
de trois
ville, on
prévôtale, 9 on établit une régimens de
et on fit on augmenta les droits commission
ne sauvérent plusieurs autres
d'octroi
Cependant point le chose réglemens, s gui
7 au milica publique. de toutes
deliborations, des habitations les ravages
ces
fureur des
avaient toujours etlesincendie lieu.
un instant brigands se rallentit néanmoins La
Morin et de Limonade, après l'incendie du quartier
forces. pour s'accroitre et prendre mais ce ne fut que
Tous les cfforts
de nouvelles
rir. révoltés, n'avaient '
qu'on opposait aux
Pour venger senieburqul léurs
les
craient les blancs
pertes, ils saguer massa
diaient les bâtimens prisomniers 1 et incen
shabitations.
encore exislans sur
nir de succès D'ailleurs on ne pouvait les
toujours la ressource décisifs, 9 parce qu'ils avaien obte
montagnes.
de la fuite dansl les
Un nègre nommé
cette Chassé époque par sa cruauté Jeannot,se et signala
cantonne de Phabitation Bullet où sa firocité
avec sa
il s'étai
sang tous les endroits troupe,i! mit à feu et
sang même des
par oi il fnyait. L
gne,
negres ue
sonniers etilegorges blancs. de sa propre futpoint main 60 épar
Rivière fat aussi Un habitant de la Graude pri
massacré avec ses huit en
n
gre nommé
cette Chassé époque par sa cruauté Jeannot,se et signala
cantonne de Phabitation Bullet où sa firocité
avec sa
il s'étai
sang tous les endroits troupe,i! mit à feu et
sang même des
par oi il fnyait. L
gne,
negres ue
sonniers etilegorges blancs. de sa propre futpoint main 60 épar
Rivière fat aussi Un habitant de la Graude pri
massacré avec ses huit en
n --- Page 135 ---
OSTRCEOSASS
a
(39)
fans. Un-nègre qui était son parent et son
n'avoir
ami, et devenu son postillon, pour des chepas attendu ses ordres pourdételer
vaux, fut tué d'un coup de pistolet par
ce monstre avec le plus grand calme. à la
L'assemblée coloniale avait envoyé
Jamaique deux commissaires pour obtenir à
des secours. Ces secours se réduisirent
de e50 canons, qui établit sa
un croisière vaisseau sur la côte de l'ouest, et à trois
frégates anglaises qui vinrent mouillerlau
Cap, ayant à bord 500 fusils et quelques Deux
munitions de guerre et de bouche. furent
régimens avaient élé promis, et ne
point envoyés. Les Anglais étaient trop
intéressés àla perte de nos colonies, pour
nous donner des secours eavait réels. fait des déCette même assemblée
de Santomarches auprès du président
Domingo. Les Espagnols, . qui élaient anssi
bien disposés que les Anglais, firent aux
commissaires une réponse équivoque, qui
ne permit pas de compter sur eux.
Dans cette position critique-de l'assem- -
blée coloniale, le feu de la révolte qui
avait paru s'assoupir, se ralluma de nouleurs
vean. Les negres recommencèrent
excursions. Le féroce Jeannot, poorsuivant le cours de ses horribles succès, du
envahit successivement la paroisse oi
Dondon el le quartier de Sans-Souci, --- Page 136 ---
il fit bràler
( 20 )
les habitans. les habitations et massacrer
Alonestetaus snd, les mulâtres,
rassemblés et en armes,
toujoars
porter aux dernieres
menaçaient de se
sion qui existait entre extrémités. les
La divivernement et l'assemblée agens du goutre les colons et les. amis coloniale, des
ens'opposa à ce qu'on pàt
malatres,
précautions contre le torrent prendre des
déborder. Il fallat donc
prét à se
voies de
recourir aux
conciliation, et un concordat
signé par les mulâtres, d'une
fut
Croix
part, à la
des-Bouquets avec
munes; concordat favorable plusieurs commes de couleur et humiliant aux homclasse blanche : concordat
pour la
mnême avec des conditions qui fut ratifié
avantagenses, par l'assemblée encore du
plus
Prince.
Port-anfaisait la L'égalité entre les deux castes en
blee
base, 9 et la dissolution de l'assemCe traité colonialeen fut
étaitla première condition.
On ne doit conclu le? sepiembre 1791crets de l'assemblée pas dissimuler que les déde l'assemblée
constituante et ceux
législative relatifs à SaintDomingue, et rendus d'après
des
différens partis qui, divisant ces l'esprit
blées, ignoraient absolument à cetie assemque le véritabie état de Saint
cpocontribuèrent beaucoup à Domingue,
y entretenir
a 1
en fut
étaitla première condition.
On ne doit conclu le? sepiembre 1791crets de l'assemblée pas dissimuler que les déde l'assemblée
constituante et ceux
législative relatifs à SaintDomingue, et rendus d'après
des
différens partis qui, divisant ces l'esprit
blées, ignoraient absolument à cetie assemque le véritabie état de Saint
cpocontribuèrent beaucoup à Domingue,
y entretenir
a 1 --- Page 137 ---
C
a
s - as
(21) elà diviser les cole feu de la révolte, intérêts.
conJons surl leurs propres rétablipar le
Le calme un momenl
accrut encordat passé au Rott-au-Peincen entre Tassemblée Blancore la tncintelligenor
M. de
koloniale et le souvernemucnte la tête assez forte
chelande n'avait point
de l'assemrésister aux préteations qui nel cherblée, pour et à celles des troubleetla factienx
divjsion;
chaient qu'à semerle
n'élaient,
outre, ses irinimmntagni la confiance
en faites pour lui mériter dans l'attaque
pas pmblique, et sa conduite d'Agout sembla, pour
des camps Galiffetet qu'il s'entendait avec
Ainsi dire, prouver braler les habitations apcs nègres, pour à des blancs. de vertige avait
bartelianten Isemblait qu'un esprit L'assemblée colotouteslcs tèles.
où'
tourné tint une séance extraordinaiee,
nisle
des principes démagogiques, triomPeragération menées de Vintrigue
etles sourdes
conseils de la prudence
pharent bonne des sages foi.
l'assiset de la avoir vainement imploré
l'asAprès
et des Espagnols,
de
Hance des coloniale Anglais du Cap pritie françaises parti
senablée s'adresser aux autres colonies En constqience
des secours.
mais
pnrohenir
à la Marlinique;
un aviso fut expédié trop tard. Le gouverneur
cet avis arriva --- Page 138 ---
-
de cette ile
( 22 )
trois bataillons venait de
d'artilleurs,
et autant renvoyer de
deux ou
que le nombre n'ayant gardé compagoies
pour la sûreté de troupes auprès de lui
nie.
et la trapquillié metipenable
mingue Cepetidant, le
il fit parlir
de la coloDidon, sous Yaissean les
rEole et pour la St.-Doet Villevielle. Les ordres de MM. fregate la
timens, à
commandlans de Girardin
leurarivese
ces baTipharrection etle
se manifesta devinrent
Les plos grand fumulte
sur la suspects;
deux
régna
frégate, 3
et M. Girardin commindans farent dans la ville.
après, de partir fut obligé, pen dentiloés, de
De Douveaux pour la France.
jours
troubles
Punbau-pricus toujours
La division survinrent aa
et les hommes entre les blancs, les qui subsistait
nouvelles scènes de couleur, mulatres
cendie éclata
d'horreur. Un amena de
ville à la suite tout-1-comp d'un
au centre violentin- de
mulatres d'en sortir. combat qui
la
24 heures, et qui
Cet incendie forga qui dura - les
ville, fut attribué consuma la moitié
aux gens de
de la
meieneeini Tangement de
qui, dit-on, couleur, et
rigueur des leurs affaires,
dans le déà les lois, avaient cru pour cet éluder la
ra le libérer envers
expédient
tres postés prétexte à la de poursuivre Anurcscincient les
Croix-des
mulàBouqueta, les
combat qui
la
24 heures, et qui
Cet incendie forga qui dura - les
ville, fut attribué consuma la moitié
aux gens de
de la
meieneeini Tangement de
qui, dit-on, couleur, et
rigueur des leurs affaires,
dans le déà les lois, avaient cru pour cet éluder la
ra le libérer envers
expédient
tres postés prétexte à la de poursuivre Anurcscincient les
Croix-des
mulàBouqueta, les --- Page 139 ---
à
-
Oaa
( 23 )
factieux des
rétendus patriotes et les plus
firent
ataillons d'Artois ct de Normandie, dans
une excursion,
lans cette paroisse et saccagerent pluhquelle ils pillerent
ieurs habilations. des mulâtres ne furent pas
Les atlentats 40 blancs furent assassinés
moins violens: dans un fort: on en trouva un
par eux
d'égorgés sur les chemins.
Erand nomdre
enceinte de six
Une femme de Jérémie, ces forcenés qui,
nois, fut massacrée par
écraserent
pprès avoir mutilé son l'enfant corps,, qu'elle portait
Entre deux sein. pierres Un des ces monstres, 7 arraHans son
rougi au feu,
Ehait avec un lire-bouchon tombaient malheulesy yeux des blaucs qui
rensement entre ses mains.
M. de BlanAumois de novembre 1791,
contre
chelande eptreprit une Secondé expédition des gardes A -
les nègres révoltés. des mulàtres' de la province
nationales et trouvaientanCap, il fitpardu Nord quise
le Port-Margot, et
tir 600 hommes pour une : force égale pour
deux jours après,
du Pori-de-Paix
"Acul. Le commandant tems vers Plaisance, à
s'avança en mêne
Cette espédition,
la tête d'un détachement. eutlesuccès qu'on devait en
bien concertée, nègres altaqués sur plusieurs
attendre.Les battus
Le poste
points, furent
partout.
et
Alquier fortifié par des rezanchemens --- Page 140 ---
/
(24)
gornid'artillerie,
et 60 prisonniers atemponedeviver blancs
force,
église derrière ce
entassés dans
à la rage des nègres poste, furent soustraits une
même sacrés sans pitié. On quiles se
auraient massitué tems da Limbé, et rendit du
maitre en
au bas des
roisse. Cette journée montagnes cstapal.ecog, de cette
semnent parla mort de fut terminée gletic
chefsles plus
Boukman, l'un
fut tuéd'un sanguinaires de la
des
parun dragon. coup de pistolet à bout révolte, qai
A cefte
portant
MM. de époque, le 28 novembre
me, nommés Mirbeck, de
ct
semblée
par le Roi Saint-Leéger et agréés R202
dre et la nationale pour aller rétablir de l'astranquillité à
l'ortee. arriverent La
au Cap, sur la Apt-Denusetr
blée
chose n'était pas frégate la Gala.
sion civile coloniale quiv voyait que facile; la l'assemtont en
agissait avec
commisnement, appuyant lès mesures circonspection, du
- s
dont cette iciaaTenuetee même
Les factieux gouverintrigues et les commission déroutait les
tous les sens pour complots, contrarier s'agitèrent en
s'opposer Quoi au bien qu'elle aurait ses vues, et
eurent qu'il en soit, lorsque les pu faire.
civile, ils appris T'arrivée de la commission révoltés
renouvellerent les propositions
qu'ils
C87 A à
commisnement, appuyant lès mesures circonspection, du
- s
dont cette iciaaTenuetee même
Les factieux gouverintrigues et les commission déroutait les
tous les sens pour complots, contrarier s'agitèrent en
s'opposer Quoi au bien qu'elle aurait ses vues, et
eurent qu'il en soit, lorsque les pu faire.
civile, ils appris T'arrivée de la commission révoltés
renouvellerent les propositions
qu'ils
C87 A à --- Page 141 ---
HARESSPA TA
(25 )
celoavaient faites à l'assemblée On avait
qu'ils
les avait rejetées:
niale 2 qui Jeannot qui s'était signalé par
appris que inonies, avait ctéfusillé par
des crnautés
autre chefde
ordre de Jean-François
las d'une
nègres ; et que ce dernier, se
guerre qui ne pouvoit que prolonger, fat Lconfiemné
désirait la terminer; ce qui commission
parunel lettre ersdecwentes il sollicitait une encivile, dans laquelle
Cette entretrevue avec les commissaires. eut lieu à Phabivue qui lui fut accordée, Il promit aux comtation Saint-Michel. de rétablir la tranquillité dans la
missaires
du Nord, si on lui assurait
la province la liberté. Ceux-ci lui garantirent
vie et
en lui donnant les plus
l'une et l'autre,
s'il lenait parole, 7
fortes assurances que ct qu'il n'aurait plus
on onblierait le passé, se louer des procedés des
désormais qu'à
chefse retira ensuiblancs à son égard.Ce dans l'intention d'exécuter
te vers les siens,
aux commissaires, 7 et
ce qu'il avait
preuve, il renvoya
pourleur
à
CFEE
vingt-cinq
le lendemain au Cap Biassou, vingt autre chef des
prisonniers blancs.
que Jean-Frannègres,, et aussi aussi puissant une entrevue qui lui
çois, demanda
le surlendemain. Mais
fut assignée courtintervalle pour
de tems, les choses
dangee
de face; Teutrevue
chongsentoucs-coepe
B
St.-Domingue.
et
ce qu'il avait
preuve, il renvoya
pourleur
à
CFEE
vingt-cinq
le lendemain au Cap Biassou, vingt autre chef des
prisonniers blancs.
que Jean-Frannègres,, et aussi aussi puissant une entrevue qui lui
çois, demanda
le surlendemain. Mais
fut assignée courtintervalle pour
de tems, les choses
dangee
de face; Teutrevue
chongsentoucs-coepe
B
St.-Domingue. --- Page 142 ---
(26 )
n'entpaslieu, ctces deux chefs recommencérent-leurs hostilités. Bientôt les révoltés
commandés parJean-Frangois
dans la nuit le poste d'Onanamynte attaquèrent
defendait la riche plaine de Maribaroux. 1 qui
Lotbecderpenefartan facilitée
les hommes de
par les
couleur, qui
une partie de la garnison.
composaient
favorisa cette
fut L'obscurité, la
qui
perte des blancs, attaque,
cause de'la
qui, accablés
nombre de leurs ennemis
par le
dans Péglise, ou ils
2 se réfugiérent
quelque résistance: vain espéraient espoir ! opposer
rent poursuivis et massacrés sans pitié. ilsy fuD'après le tableau.c que nous venons
tracer de la situation déplorable de Saint de
Domingue,. et d'après le
des factions qui ne, tendaient chocjournalier
bouleversement
qu'à un
général, il restait
d'espoir de sauver une colonie dont peu
cherchait à rompre tous les liens avec on la
métropole. Cependant, sur ces entrefaites
arrivérent succesivementà peu près 6000
hommes de troupes envoyées
vernement français. Maisla désunion parle gourégnait entre le gouvernetrgénécal, M.de qui
Blanchelande, et l'assemblée coloniale
ne permit pas de tirer un parti
de cette force armée,
avantagenx
la révolte dans de
7 destinée à dlonffer
nord, et non à faire la
guerre e aux mulâtres dans les
e l'euest et du sud.
provinces
C
ivérent succesivementà peu près 6000
hommes de troupes envoyées
vernement français. Maisla désunion parle gourégnait entre le gouvernetrgénécal, M.de qui
Blanchelande, et l'assemblée coloniale
ne permit pas de tirer un parti
de cette force armée,
avantagenx
la révolte dans de
7 destinée à dlonffer
nord, et non à faire la
guerre e aux mulâtres dans les
e l'euest et du sud.
provinces
C --- Page 143 ---
3 S - Ep STA
:
( 27 ) )2
été attaqué
Bientôt le Hant-Cap.avant Tasscimblee se réunit auslcs révoltés,
séances (27 Mars
par sitôt dans la selle de sCs
et Pon sc
lon cournt aux armes, contre
1999); dans la ville en fallait vociferant à tout prix,
repandir
dont il
les aristogrates,
ayant de marcher
disait-on, se défaire,
au secours dallaut-Cap. le tumnlte ct tledésorDans lassenblee, comble ; un oraieur se
dre étaient à leur
aobtenir quellève, et après direparvéru ainsi:
silence, its'exprime
dureront tant
que Les cflets de nos maux
(
subsisterla cause.
vous en laisserez
de
R
l'impéque
mois', la preuve
K
Depuis sept
du pouvoir exéeulif
de la tralison
ce
& rite,
; il est. évident que
K vous est acquise est la vietinie d'une
(t malheurenx pays
d'opérerla
infernale onrdieafin
a trame
11 est démontré que à
a
contre-réveletions l'habitent sont deslines
a les Llancs qui
ressusciter des préroK être sacrifids, pour abhorrées en France,
a
a gatives justerment à jamais proscrit
régine
res-
< et l'ancien
S'il pourail vous être
K Saint-Dotingne, doute, si vous pouviez vous
( ter quelque
de vos
e retenus par
a la révolte
enaensesel
G dirais : réfléchissez
qu'ils manifesa nègres, aux prétentions eouleurs qu'ils arborent,
K tent, , aux
et doutez enau nom dont ils s'étayents
B 2
a
a gatives justerment à jamais proscrit
régine
res-
< et l'ancien
S'il pourail vous être
K Saint-Dotingne, doute, si vous pouviez vous
( ter quelque
de vos
e retenus par
a la révolte
enaensesel
G dirais : réfléchissez
qu'ils manifesa nègres, aux prétentions eouleurs qu'ils arborent,
K tent, , aux
et doutez enau nom dont ils s'étayents
B 2 --- Page 144 ---
(-28 )
( core que
e au nom du lesaristnorates les aient
guard.TI Roi, de la lorche et du armés,
faut le
e claves tiennent dire: le trône et vos poi- esa la.chaine circulaire les deux extrémités de
e effuris.
qui paralyse tous vos
A turpitode Qu'importe de
au
la
ses
despotisme
e
moyens,
(
jiomphe7Qur oseral'en
gu'il
Laisse-l-ika ses
hpattun
rougir?
(f que le silence? victimes d'antres verlus
K nistres, par qui Quimporte-aux ce
mi-
( été vendu, la perte malheureux de
pays a
( ruine de 1a
la colonie et la
C système soit métropole, pourvu que le
a t-elle jamais anéanti? La félicité entra-
( leurs calculs pour quelque chose dans
a Blauchelande Qwlimporte enfin à M. de
( mingue? qu'a-t-il l'existence de Saint-Doa bime sous. nos
fait pour comblerl'a-
( il nous
pas, et au fond duquel
ses crimes? précipite De par la pertidie et par
( nous ce ruineux quelle utilité est pour
a du
ciat-mpajor, instrument
C A-t-il pouyoirarhitraire qui nous opprime?
a
fussent empéché rrduites que nos campagnes ne
4 gé nos frères"e en cendres? a-t-il ven-
( chis et par leurs égorgés par leurs affran-
( dis-je? d honte! esclaves? 6
Non. Que
w caste avilie,
bumiliation! Une
t ment à
dégradée, aspire insolema plein encore comiander des
dans un pays tout
marques de sa' servi-
-il pouyoirarhitraire qui nous opprime?
a
fussent empéché rrduites que nos campagnes ne
4 gé nos frères"e en cendres? a-t-il ven-
( chis et par leurs égorgés par leurs affran-
( dis-je? d honte! esclaves? 6
Non. Que
w caste avilie,
bumiliation! Une
t ment à
dégradée, aspire insolema plein encore comiander des
dans un pays tout
marques de sa' servi- --- Page 145 ---
4 ENTNSARSS %
"(29)
qu'fls anraient jaPensez-vous
(
tude!
tenterl le sort des combats, s'ils
( mais osé
d'un secours puis-
( n'avaient été certains Quel peut être ce sc-
< sant et ellicace? les soapçons peuvent-ils
( cours? Sur N'est rqui ce pas sur ce pouvoir et
( tomber? étouffé comme Encelade, des
( exécutif comme lui, par intervalless il est
G faisant
ébranlent le poids dont
( efforts qui Mais je ne m'arrête pas aux
a éerasé?
écoutez les netitionnaines dé-
( probalilités;
analysez les
4 qui sont à votre barre, de M. de Blanet les actions
à
a marches maltre de tout, pouvant,
K chelande: disposer de toutes nos forces,
c son gré,
a-t-il
pour répria quelles mesures des
et pour ar-
€
htere
mer l'orgueil
des negres? Qnel
a rêler le brigandage ses sorties si vantées?
e bien ont produit fatalité, une horde de ban-
( Par quelle munitions, sans discipline,
4 dits, sans
pas encore soue sans onmagemrenele La fermeté qu'ils
a mise ou exterminée? dans leur caraciere?
est-elle
a montrent
être attribuée? Tout ne
( Doit-elle leur
qu'ils ne
au contraire,
a prouve-til instrument pas
aveugle dans des
( sont qu'un
et ne concourt-il pas à
( mains perfides, Blanchelande ecomme
C vous delignerM.det été chargé de diriger celte
a le - traitre quia vous?
tt arme contre
B 5 --- Page 146 ---
a
(30)
K Tant qu'ilnous a été
* à la sincéritéde
permis de croire
reté de ses
ses promesses, à la puconfiance intentions, j'ai Lapprouvé la
a accorder. 9s vous avez bien voulu lui
voté
( puissant de la force pour que le ressort
( dans ses
publique fit remis
mais
(
mains;
vous est démontré
maintenant qu'it
< le bonheur de
que, loin de vouloir
R général,
Saint-Domingue, M. le
R ses escobarderies par ses fautes, ses bévues et
( que c'est à l'appui en consommel la raine ;
( latres, aux
qu'il prête aux mua brigands ménagemens qu'il a pour les
que Pon doit
C tion des uns etles atrocités attribuer l'ambia maintenant
des autres ;
a
que sa nonchalance, son
incapacité et ses trahisons
( comme le plns crael et
le signalent
a reux ennemi
le plus
à
de la colonie
dauge-
( nous encore que ce
2 souffrirons-
( aristocrates
cet chefd'auvre des
>
emissaire de Cobleniz, ce traitre à la
( mande dans un
nation, comdétruire ?
pays qu'il a promis de
a et l'oubli de Pousserons-tions nos devoirs
la faiblesse
ser un pouvoir dont il ne jusqu'à lui laisa notre
sert que pour
e
malheur2dusqu'a quel point trahirons-nons la confiance
a nos commettans,
ct l'espoir de
envoyés ici
qui ne nous ont
pour être les
pas
a mobiles des criues du
témoins impouvoir exécutif;
nation, comdétruire ?
pays qu'il a promis de
a et l'oubli de Pousserons-tions nos devoirs
la faiblesse
ser un pouvoir dont il ne jusqu'à lui laisa notre
sert que pour
e
malheur2dusqu'a quel point trahirons-nons la confiance
a nos commettans,
ct l'espoir de
envoyés ici
qui ne nous ont
pour être les
pas
a mobiles des criues du
témoins impouvoir exécutif; --- Page 147 ---
a A
- SODEENEN
(51) )
du c8en nous investissant
mais qui,
de leurs représentans
ractère sacré
tout, imposé r'obliganous ont, avant
de sauver
aameb-mngesl
tion
à ce buti, iln'est qu'un
( Pour parvenir osez le meltre en usage,ct à
et
I
bonheur
Yopusealinoyens colonie renait au
;
a la
est en votre pouvoir
< lence : ce moyen, coupables envers elle, envers néK vous seriez envers la HeRenE.ant
a la France.
de cette lintdité,de fuuestes
e tnenpet I 7 toujours pas rcK celle circonipection crises ; ne soyez votre
e daisles graudes le défaut de formes; crainte par aussi
< tenus par incompdence s
a prétenduc dangereuse ; superstition
( trivole absurde que que crimineile. Lesslutda loi 2 Ce
( aussi n'est-il pas la suprêue
etlc
K perple
pas le pretnier
ne forme-t-il
oui, puis-
* soin
de vos devoirs? et pour
C Masimportour te remplir dignement sousa
que pour
en danger, ilfautla fais la
< Suwerlapateis
exécutif ; je soit à
( traire au pouvoir M. dc Blanchelande
K motion destitué que
de sa place, et renvoyé y
a l'instant demain en France. ).
* dès discours virulent de jacobinisme les'plus
Ce couvert des Areneasumtrene
de
fut
debravos et de trepignemens fureur. Les facbruyans. pousscs insqu'a la la motion mise
pieds wattendirent pas que
lieux
< Suwerlapateis
exécutif ; je soit à
( traire au pouvoir M. dc Blanchelande
K motion destitué que
de sa place, et renvoyé y
a l'instant demain en France. ).
* dès discours virulent de jacobinisme les'plus
Ce couvert des Areneasumtrene
de
fut
debravos et de trepignemens fureur. Les facbruyans. pousscs insqu'a la la motion mise
pieds wattendirent pas que
lieux --- Page 148 ---
( 32 )
aux voix fat
à la maison de adoptée, M. de pour courir en foule
à entrainérent, l'assemblée. pour ainsi Blanchelande, dire, de vive 9 qu'ils
lui
A son arrivée, le
force
déchéance. oasauninualarrete qui
président
Le gouverneur prononçait sa
analgrelinjustice decetordre, premumaniques
gereux, eu ce moment,
ilseraitdanrésistance, 1 déclara gu'il d'y opposer de la
"Dans une assemblée s'y conformerait.
etdans laquelle le
aussi tumultueuse 9
nait avec
parti des factieux
dese
fureur, 9 ile était
dornifaire. entendre;
difficileà la raison
Passemblée, indignés plusieurs membres de
qui pouvait entrainer d'anepareiller les résultats emesure,
fanestes, vonlprent
les plus
la combattre et la faire prendre laparole
étant enfin
annuler. Un
parvenu à
Patoer
s'exprima en ces termes: obtenir :
la parole 9
( Messieurs, je ne
( neur de réfuter les prétends point à l'hon4 m'ont précédé à discours de ceux
(r faire avec
cette tribune. Pour qui le
( tems qocje avantage, n'en
ilfaudrait plus de
A an fond de la
ai; ainsi,s sans toucher
a Passemblée est guestion, ou
1 saps discuter si
a pour destituer
n'est pas
e bornerai à
un gouvernenr, compétente me
( mesure
vous faire, observer je
anssi
(
mandée
nouzelle, fàt-elle qu'ane
par des
comK scs, ne doit pas dtenmaneniatae êtrè le résultat
du fana-
je avantage, n'en
ilfaudrait plus de
A an fond de la
ai; ainsi,s sans toucher
a Passemblée est guestion, ou
1 saps discuter si
a pour destituer
n'est pas
e bornerai à
un gouvernenr, compétente me
( mesure
vous faire, observer je
anssi
(
mandée
nouzelle, fàt-elle qu'ane
par des
comK scs, ne doit pas dtenmaneniatae êtrè le résultat
du fana- --- Page 149 ---
3 COASNESP a 4T
4 A
A
( 53 )
de parti : qu'un
tisme ou de Vesprit
ne saurait
arrêlé de cette importance seule scance - 1 et à la
être pris dans discussion, une
qu'on n'a eu ni le
suite d'une ni la liberté asprofondire sa perte', 1 les
temps,
infore
Phabitent sont les plus
RAtiercit
colons qui hommes: : voila une vénteintunés des
tout le ionde
contestable. sur laquelle de
que nous
scs
est
désir
réparer
Nsctordiriduti 8ete
avons tous un égal
different, parce
mais les moyens
d'acmaux; ne sommes, pas également on
quer nous scauses quiles on! prodails; révoluCordsurles
de contre
lesattribue à un projet
mais oû en est
tion, émané de Coblentz; dire que M. de
? J'entends
la preuve
est chargé de Texécution;
Blonchelande
encore ? Prendrezoû en est la preuve révolte des esclaves?
vous your telle.la
provous est-il
Tuemomtneqwelesnt
Mais
Tinsigni- 2 Mais
voquce etasaeante militaires
fiance de ses opérations
aux
donner du courage
reavite sans
peutil rélablir une sabordination !
et
n'est
de succès Dépend- au
quelle il
les point mettre en camp agne
de lui de
du ser-
( il
désirs et selon le bien
d'en
K gré de ses
laissé la faculté calLui avez-vous
e vice?
d'après un plan ? Lui
t faire la répartition de la colonic
sur la situation
a culé
asaeante militaires
fiance de ses opérations
aux
donner du courage
reavite sans
peutil rélablir une sabordination !
et
n'est
de succès Dépend- au
quelle il
les point mettre en camp agne
de lui de
du ser-
( il
désirs et selon le bien
d'en
K gré de ses
laissé la faculté calLui avez-vous
e vice?
d'après un plan ? Lui
t faire la répartition de la colonic
sur la situation
a culé --- Page 150 ---
X
G avez-vous
54)
e les moyens permis, lui avez-vous four
a Non : et defsireune: vous
gucrre offensive
a désastres! Yous le osez l'accaser de no
( vo usi feignez d'être retenez à la ville", a
K gands
surpris que les bri
( vousetonnegdela, ravagent les campagnes ! Von
( et vous oubliez révolte de vos esclaves
a l'exemple de quevous leur
e
avez'offer
pouvez,
Tiosurrection ! Vous n
*
dites-vous,
( voyance, 1 et vous
concevoirleurp pré
une publicité
donnezà à vos débat
( monde la plus qui serait la chose du
a pasla plus contraire derisoire, sielle n'étai
(C Maisv vous
au bien public.
K pect et
qui parlez sans cesse de resR moi. d'obeissance auxl lois,
a
Quelest,
repondezverneur, celui- del'assemblee oud du
K moins der
qui s'y soumet avec gouà
le
( lande a-t-il répugnance 7 M. de Blanche-
( gnement
manifesté le moindte éloi-
( venues de pour toutes celles qui sont
a nouvelle constitation France?. - Il n'aime pas la
G dans son coeur
!.. Jene lis
< s'il l'aimait 3 maisque ferait-ilde point
( prescrit,
que d'exécuter ce plus
a
qu'elle
Vous l'accusez uebdiracemeile de
commande!
K lonie, et
mal gouverner la COK avis! vous toujours dites il prend et suit vos
K et ila n'agit que qu'il trahit la France 7
( reçoit d'eile I-II d
d'après ests
les ordres qu'il
suspect au peuple, --- Page 151 ---
A *
A
(55 )
veoux et Veipérnaces
Hontila trompéles
mieux réponda
Mais onnhavesveuse
avaitmise
à la confiance que ce les peuple promesses que
en vous, et rempli faites ? - - En un mot, au
vous lai aviez
7 il est vendu les
c'est un aristocrate dont il favorise
parti de Coblentz,
Messienrs,
etle urtiseattdnt
clevés
projets
préjugés
jje doisle dire, malgréles : Coblentz n'est
contre mon opinion
de la
MUREL
ennemi
pour
le plus dangereux n'en existàl point
plàt à Dieu qu'il
! Sait-Dorainelle de plus redostable fatalité aveugle semble en- se
gue, qu'ane
pourrail encore
troiner vers sa dans perte, un avenir plus et ou de
protnetire 7 , desjours de gloire
moins éloigné
le
bonlieur.
dans aucun rien pays, fait de
< Danancantena, et la violence n'ont
Je n'ai
caprice
ni de durable.
grand, desolide, d'invoquer. les témoigmages
besoit
estinutile defouiller
lies siècles passes;
réfléen arriere;
vos regards dontvous: avez
PES
senlement sur des événeniens
chissez
ce qu'ont produit
été les témoins : voyez haine; ce quiestsfnalte
denotre
feuserasanatiat aubitienses,
et
de nos prétentions de nos propriétés
résistance : la perte sont le fruit amer
la mort de nos frères,
M
ide, d'invoquer. les témoigmages
besoit
estinutile defouiller
lies siècles passes;
réfléen arriere;
vos regards dontvous: avez
PES
senlement sur des événeniens
chissez
ce qu'ont produit
été les témoins : voyez haine; ce quiestsfnalte
denotre
feuserasanatiat aubitienses,
et
de nos prétentions de nos propriétés
résistance : la perte sont le fruit amer
la mort de nos frères,
M --- Page 152 ---
I 56 )
e denos dissentions.
( lesquels nous
Qne lesmalheurs so
& tres plus affrenx Rémnisons, que les dés
( dre pour nous, encore qui sont à crai
a confancee
rappellent l'union,
* lacarrièreon entretoutes les autorités. Da
(
nous noussomnies
a
nous
demmentiances
siimpr
ce sont les décrets du avons un guid
(r sanctionnés par le
corps constitua
a de bonne foi à la roi, soumettons-no
( Depuis trop
volonté souverain
a partieuliers
long-tems les intéré
K qu'il n'y ait s'opposent plus
au bien généra
a parti, celui da
désormais qu'un ser
a seul moyen
bonheur publie;
(
le renoncement pour atteindre ce qu'u but
( divisent., Si le aux passions qui nou
a n'obtient
de patriotisme tant van
( si le
nous
a
bacilide de la
quelque sacrifice
e nos coeurs
paix n'éteint pas dan
G les agitent l'orgueil et la vengeance
a bien
; si la crainte, 1. hélas !
fondée, ,
:
a que oùt nous qu'inspire la situatiou crit
C pas à la
sommes, ne nous ramèn
e le vois et circonspection le disà
et à la sagesse 7
G pleurer surlesort regret de : je n'ai plus qu
Les citoyens du ma patrie. D
d'une telle
Cap furent alarme
fatconvoquée décision; une autre assemblé
de grands débats pourle ,elle lendemain, 1 ouaprà
destituait lc
révoqua l'arrêté qn
gouverneur, en luttant ave
courag
I --- Page 153 ---
sa esna -T
a a a
(57)
facticuse
les efforts de la minorité Cette minorité,
ontre ui vonlait le maintenir. échoué contre M. de
esespérée d'avoir devoir s'en venger,
ianchelande, crut mences et ses sourdes
n forçant par ses
du Roià repasser
htriguesl les commissaires
diverses facn France. milieu du conflit des
Au
déchiraient Saint-Domingue, désasjons qui
éclairait de nouveaux le fahaque Un-des jour chefs des révoltés, fort du Bel-Air;
res. Biassou, attaqua le
henreuse
eux cette attaque ne fut pas des rebelles
nais
nombre
pour lui; un grand
d'autres périrent dans
urent faits prisonaiers de bataille. On évalua
de
ur le champ de 200 hommes la perte tué ou
e tems à prés faillit lui-môue être
Biassou, qui affaire.
pris dans cette de la marche de obstacle l'assem- à
L'inceritude coloniale était le prineipal à
blée
contribuer réprimer
tout ce qai pouvait
calme et la paix
les factions, et à rétablirle
une prodans la colonie. Tout la annongait faction des noirs
chaine eatastrophes
entière de
tendait à une dsorganisation, alors M. de Blana colonie. On engagea un terme aux prélenchelande à mettre de cette faction ; en con- oh,
ions désastreuses
à alassemblée,
béquenceils se présenta tracé la marche qu'elle deaprès lui avoir
C
St.-Domingue.
- or
ait
calme et la paix
les factions, et à rétablirle
une prodans la colonie. Tout la annongait faction des noirs
chaine eatastrophes
entière de
tendait à une dsorganisation, alors M. de Blana colonie. On engagea un terme aux prélenchelande à mettre de cette faction ; en con- oh,
ions désastreuses
à alassemblée,
béquenceils se présenta tracé la marche qu'elle deaprès lui avoir
C
St.-Domingue.
- or --- Page 154 ---
a
vait suivre, il
(58 )
manière suivante: termina son discours de la
( J'aurais dà me
a démarche que
résoudre plutôt à la
( plus je vous ai je viens de faire; inais
( plus jai
montré de
acquis le droit
confiance,
( vérité. Je vous
de vous dire la
C la colonie, qui désire parle donc au nom de
a tour de l'ordre et de avec raison le re-
( des officiers civils et la paix; au nom
a avez offensés
militaires que vous
a vos
par vos calomnies et
G couleur injures; ; au nom des hommes par de
( tence auxquels vous devez une exisa
politique; au nom enfin dela
tropole 1 qui ne vous
mé
( pour luttér avec elle a pas: constituées
a
mais
d'autorité et de
puissance,
afin
( sentirz une
que vouslui préG à la
constitution fasse
qui, sans nuire
C lonie. France, C'est à
le bonbeur de la coG la première, remplic les intentions de
tt vaux et vos qu'il faut consacrer vos tra
( reconnaissance veilles; c'est à mériter la
(. devez désormais de la seconde, que vous
( gloire. Quant à bornervos vouxelvotre
( portance de mes moi, pénétré de l'im-
( m'en
devoirs, je tâcherai de
C
acquitier avec zèle et
premnier de tous, sans
courage. Le
( jesuis
doute > celui dont
<
nécialemnentchargé c'est de
rappeler aux
et
vous
4 à les remplir. vôtres,
de vous obliges
Oui, Messieurs, il n'cs
--- Page 155 ---
G
A A TA
A NS
( 59 )
la vode feindre: il faut
àmoi
tems
Te
plus
de vous préM ionté
le
ntie
suis deposiaise. tant tardé
a qui en (etj je m'accuse d'avoir dorénavant je ane
venir délerminer) que de vos arrêlés;
àm'y.
plus aucun
la colonie
lancionnerst suis résolu à gouverner jusqu'à ce
K que je les lois anciennes. vous allez vous
A d'après
dont
faite, apque la constitation doute - , ait été
sans
le pouvoir
N occuper, et sanctionnée par
motiprouvée. Cette détermination constante et
souverain.
sera
sur les décrets, :
( vée
>
eut cessé
a irrévocable. M. de Blanchelande
prit
Lorsque membre de l'assemblée
de parler. un dit:
la parole et
que M. le général
( Les propositions
sontsi grade nous commuhiquer si fort d'être ap-
( vient leur objet mérite
a ves, 1
de son
importance
à raison
serait
e
prafondi, suites eventuelles, qu'il une
a et de ses et dangereux d'entamer n'est
t impolilique à laquelle personne
<
diseussion
doncla motion expresse
Je fais
une séance que
< préparé.
à
soit ajournée
>
a qu'elle
actermninera,
et le parti
a Passemblée motion fut rejetée, ce moment
Celte
triompha en
mais
du pooternement des Hionipnimnet les hommes
de Finfluence ful court. Parmi
se triomphe
Ca
M
'il une
a et de ses et dangereux d'entamer n'est
t impolilique à laquelle personne
<
diseussion
doncla motion expresse
Je fais
une séance que
< préparé.
à
soit ajournée
>
a qu'elle
actermninera,
et le parti
a Passemblée motion fut rejetée, ce moment
Celte
triompha en
mais
du pooternement des Hionipnimnet les hommes
de Finfluence ful court. Parmi
se triomphe
Ca
M --- Page 156 ---
*
(40 )
intéressés à sener le
sion, on distinguait M. trouble et la divientravait au Cap,
Farcheveque,
marche des assemblées par ses intrigues, qui la
vinciale: et un nommé coloniale et
nite, qui, ayant
Borel, de
en
TAcdte
une espèce de ttransformé sont habilation
sions dans les
camp. faisait des excurles mulâtres dont
voisines, contre
tés.
dévastait
ACTS
cendièrent Ceux.ci, pour user de
les proprieson
représailles,inune partie de ses habitation, détruisirent
l'autre.
troupes, et dispersèrent
On avait lieu de
ce pirate de terre présumer quel le rôle de
dans T'erreur. Borel, louchait à sa fin. On élait
bourg de la Saline, après s'être
au
de
réfugié
sa
ramassa tous les
et les - troupe, vagabonds fitun appel a tous les
débris
en former
de la colonie, et brigands
il
une petite armée, avec parvintà
recoiniença ses
laquelle
signalées par de nouveanx excursions, qui furent
noaveaux désastres. Le
assassinats etde
Tayant forcé de quitter mangue la
de vivres
l'inpudence de revenirau Saline, il eut
portant ensuite au môle Cap, etse trans- -
y les encouragea et seconda de Sain-Nicolas il
visites
tous ses efforis
gasins de l'état, domiciliaires, le pillage des ma.
alears
l'enlevement des
sinat capitaines, la
bâtimens
detous les ofliciers dispersion ou l'assascivils et militaires; --- Page 157 ---
a
3 X
TA
BEL A - a
(41)
enfin tous les excès révolationnaires, aussi - qui
alors d'une manière
se succédèrent
rapide qu'effrayante. l'assemblée constituante
Ou sait que décret da 24 septembre 1791,
avait, parun. les colonies étaient hors du
déclaré que
elle à la métropole.
système appliqué par qui succéda à l'asL'assemblée légisiative cassa cette loi, le
semblée constituante, queles corps po24 mars 1792; prouonça
et les gens
pulaires seraient renouvelés,
He couleur admis aux élections. avait projeté
M.de Blanchelande, Saint-Marc, qui crut le mopn voyage à
l'exécuter, persuadé
ment propice pour du décret de l'asque la pramulgation dans cette ville et dans
emblée legislative de l'ouest, gagnerait à
outes les paroisses des
et
amais la confiance
mulatres, mettrait fin
la
il
T:
lecondé par cux, dn nord. En conséévolte des esclaves
commissaijuence ilpartit du Cap,avecle
il fut
re civil Roume a pour Saint-Marc,o commandant
oint par M.
Grimoard, de Saint-Dominguey
je Borée et la station
maréchal
insi que par M. de Fontanges, difficultés
le camp. Ce ne-fut pas sans aux ordres que de
c premier put se rendre l'équipage de son
M: de Blanchelande,
et
aisseau étant livré à finsubordination si bien à calculer
l'indiscipline. Il parvint
C 5
à
du Cap,avecle
il fut
re civil Roume a pour Saint-Marc,o commandant
oint par M.
Grimoard, de Saint-Dominguey
je Borée et la station
maréchal
insi que par M. de Fontanges, difficultés
le camp. Ce ne-fut pas sans aux ordres que de
c premier put se rendre l'équipage de son
M: de Blanchelande,
et
aisseau étant livré à finsubordination si bien à calculer
l'indiscipline. Il parvint
C 5
à --- Page 158 ---
y
(4 42) )
ses mesures, que les factieux du
rent arrêtés,
Borée fudébarqués et conduits en priil
imtecmtimout.msire mit sur le champ à la surson vaisseau,
cepter les bâtimens chargés voile, de pour interpartis pour le
révoltés,
leur tête M. Borel. Port-au-Prince, Les
ayant à
il signifia à ce dernier ayant de le rencontrés,
sa flotille. La résistance
suivre avec
force fut d'obéir; aussitôt elantimposible,
de M. Borel et le vaisseau le que la flotille
jeté l'ancre, M. de
Borée eurent
M. Borel parun
Grimoard, fit arrêter
qui ile conduisirent délachementde mulâtres,
A son arrivée en prison.
M. de Blanchelande au Port-au-Prince,
nuc aurait cédé
dont la faiblesse contieux, sansles conseils aux prétentions des facetl'énergie deM. de
Fontanges,demands à la
restajion d'unetrentaine municipalitéf'arce dérnier, use par les d'agilateurs; mais
sures
fatigues et des blesdangereuses, et ne
une trop longue
pouvant soutenir
ne fut pas à même application de fortifier aux affaires 9
chelande dans ses
M. de BlanAussi ce gouverneur premières résolations.
circonvenir
des se laissa-t-il bientôt
vinrent à oblenir par de intrigans, lui la
qui
vingtaine de proscrits.
grâce
"lur
Cependant, on ne. doit
que sa présence au Pori-au-Prince pas dissimuler
n'ait --- Page 159 ---
ESR
CARDZALE 2 NAN
(45)
des
avorter à cette époque les projets ; les
Fait
déchu leurs espéranices
factieux et
revinrent dans leurs foyers,
gens de couleur à organiser les antorités loi
et on s'occupa au voeu de la nouvelle
Fonformément
de T'assemblée législative. à Jérémie, où il réta- -
Ilse rendit ensuite introduit an Port-anblit l'espèce d'ordre nombre des plus factieux
Prince. Un grand
furent arrèlés, etle
d'entre les mulâtres
reste fut expulsé.
M. de BlanA son arrivée aux dans Cayes, la lonable intenchelande, toujours
et de ramener la
tion de calmer les esprils biredeseusetanes
tranquillité. cratdevoir
aux chefs desr
ses
Vieneoneroine-Nais
pacifiques de cette province entrava de
Passemblée il fat obligé de nouveau
projets, el contre les molatres qui s'étaient (1).
marcher
sommet des Platons
retranchés au
fut
héureuse. Le
Celte expédition ne divisé sa pas troupe de près
gouverneur avait trois colonnes qui dede goo hommes rles en rebelles le même jour, 9 :
vaient attaquer
trois points différens
à la mémehenre,surt de circonstances imprémais un concours
mal donvues, ou des ordres pent-être au succès
nés,ou
sitengaroirmamat
très-élevées quibornent la plaina
(1) Montagnes
du Fond.
C4
ureuse. Le
Celte expédition ne divisé sa pas troupe de près
gouverneur avait trois colonnes qui dede goo hommes rles en rebelles le même jour, 9 :
vaient attaquer
trois points différens
à la mémehenre,surt de circonstances imprémais un concours
mal donvues, ou des ordres pent-être au succès
nés,ou
sitengaroirmamat
très-élevées quibornent la plaina
(1) Montagnes
du Fond.
C4 --- Page 160 ---
&
(44 )
de l'attaque. La première colonne, mise en
déroute, perdit près de IOO
La
seconde, après avoir vu
hommes.
mandant, prit la fuite dans périr le son com
désordre; quant à la troisième, plus grand
résister à 3 ou 4000 nègres, elle n'ayant fut pt
gée d'effectuer sa retraite,
obli
du un certain nombre
après avoir per
la riche et belle plaine du d'hommes. Fond
Bientô
en cendres.
fut réduite
Le II août 1792, M. de Blanchelande
sa malbenrense expédition,
Cayes
RerE
et revint au
Bientôt quitta 1
conseilde Saint-Marc Cap.
dent un mulâtre, nommé qui iavait pour prési
fessa les principesles plus Pinchinat,
Ce mulatre,
Aewnametne
quia joué un cerlain rôle
Saint-Demningue, ordinaire; it
n'était pas un homm
joignait de l'instruction
beaucoup mnême le talent d'esprit naturel; il possédai
de parler et
une certaine éloquence. Né avec d'écrire des ave dis
il positions à tirer parti des circonstances
embrassa d'abord la cause des
en s'dlevant avec force contre les colons
et les clubs populaires. Mais
corp
abandonna cette
bientôt I
révolte des nègres. cause, et seconda l
Surces eatrefaites, on
la
et l'arrivée prochaine de apprit création
missaires civils à Saint-Domingue, nouveaux com
ains --- Page 161 ---
3 X N 2
xS SSECBRGAS
(45 )
nommé
que celle de M. a'Esparbès, de M. de acRc
verneur genéral, à laj place avec de nous
chelande sui était rappelé,
pas l'asce
n'empêcha
velles tranipes; 8 contiuuer son travail
semblée coloniale
sor la constitution. la flotte vint mouilLe 18 septembre, rade du Cap. La désunion
Her dans la
entrele général
commença à se manifester derniers prélenctl les comhmissaifes; ces ne devaient obéir
dant
les troupes
le
i2ut, ordres. Le surlendemain, furent instalqu'à général et les commissaires
ces
lés. Des discours furent promoncés tems E serderniers, qui firent en toucher même à l'esclavage.
ment de ne jamais adjoint de Santhonax,
Polverel, le digne discours par ces phrases
termina son
remarquables:
le corps
toute probabilité,
e Si,contre
se parjurer un jour; si,
* legwlaufvenaia les élans d'un enthonsiasa entrainé par
il osait jomais attenter
a meintonsidére, je déclare et j'atteste
( à vos preprieea, queje n'obeirais) 1
point
K icrEiresupreme, fais plus 1 ; je vous jure,
R àses ordres: je
réunir alors à vous,
* ô Colons! de des me fonctions et un pouvoir
K d'abdiquer
horreur, etde vous aides
K qui me feraient moyens à repousser par
a de lous mes
C 5
M
attenter
a meintonsidére, je déclare et j'atteste
( à vos preprieea, queje n'obeirais) 1
point
K icrEiresupreme, fais plus 1 ; je vous jure,
R àses ordres: je
réunir alors à vous,
* ô Colons! de des me fonctions et un pouvoir
K d'abdiquer
horreur, etde vous aides
K qui me feraient moyens à repousser par
a de lous mes
C 5
M --- Page 162 ---
(46 )
a la force, 3 la plus horrible
a et la plus barbare des
des injustices, s
* Malgrd ces beaux
perfidies. >
*
faits par Santhonax discours et les sermens
pas às s'apperçevoir et Polverel, on ne tarda
marches ostensibles que l'intention ctles déétaient bien
de ces commissaires
tendre d'eux opposées à ce qu'on devait attribuantles pourl le bien de'lacolonie; s'alpouvoirs d'une véritable
ture, et profitant de la haine et de dictanion qui existait entre les deux la désuc'est-à-dire entre l'assemblée coloniale partis, V
gouverneur général, ils
et le
mettre à exécution leur commencèrent à
projets révolutionnaires, en élablissant une commission
intermédiaire les
et un club, et en favorisant
renouveler prétentions des esclaves. On vit alors
au Cap les mêmes scènes
Paris; les mots liberté,
qu'à
saient à toutes les oreilles egalite, retentis-
: vivre libres
mourir, 9 vive la nation, àla
ou
les aristocrates! élaient
lanterne tous
les
Re se lisaient en caractères tricolores inscriptions
bannières et les
sur
de la Marseillaise drapeans; et les chants
entendre dans
et de Ca ira se faisaient
Les factieux toules les fêtes patriotiques.
leur faveurle cherchèrent à soulever en
régiment a du
sa fidélité, et à
Cap, à ebranler
leurs tentatives l'insurger contre ses chefs;
Le
furent alors sans succès.
commissaire Santhonax n'en conti- --- Page 163 ---
a -SBEPANTE
A - CC
(47 )
ainsi
moins ses sourdes menées; son but
hua
de ses collégues, Polverel; au Cap, et
de faire une révolution Sur ces entreE
Ftait elle netarda pas asefectoer. rade une escadre qui
faites entra dans la
les iles du Vent,, les et
lavait été destinée hommes pour de troupes sous les coportant 1800
Rechambeau u;
ordres du général
de Sointe-Lude, les
lons de la Martinique, n'ayant pas voulu rendre
et de la Guadeloupes obligés de se
elle
recevoir, ils avaientélé
avec
Cap. Cette escadre apportail renforcés,
au certain nombre de jacobins de nonveaux
un devenant les artisans
du club, 7
qui,
secondérent les projets la haine entre
troubles, entretinrent la division et
des mulatres
les autorités et les prétentions surcroit de malbeur et
Pour
de
el des nègres. Borel, ce perteshateur les excès
de désolation, dont nous avons signalé était sorti
Yordre, dans le cour de cet ouvrage, on vit aussk
de Saint-Marcs
des prisons
faiscurs Mitsurtetionsan du
figurer parmnices Laveaux, Hcentenant-coonel venu de
nommé
d'Orléans,
régiment des dragons
France avecla Commission.
on ne
une explosions de
Tout annonçait
jours que
pros- avait
parlait depuis plasienrs
Le club
eription et de Séportation victimes? M.de Camdéjà
du Cap; on ne
du
Sommnraietua régiment
befort, major
C6
des prisons
faiscurs Mitsurtetionsan du
figurer parmnices Laveaux, Hcentenant-coonel venu de
nommé
d'Orléans,
régiment des dragons
France avecla Commission.
on ne
une explosions de
Tout annonçait
jours que
pros- avait
parlait depuis plasienrs
Le club
eription et de Séportation victimes? M.de Camdéjà
du Cap; on ne
du
Sommnraietua régiment
befort, major
C6 --- Page 164 ---
&
devait rien moins (48)
réverbère, comme que de l'accrocher à
blique. Santhonax, ennemi de la chose pu
tement tous les mouvemens qui favorisait secre
nels, restait dans F'irrésolation. insurrection
Cependant, le
se manifestait partout; 17 octobre, l'agitatio
club était à son
leffarvesrence d
d'armes, le tumulte comble, et sur la plac
d'heure en quart d'heure. croissait de quar
M. d'Esparbès de tout On alla prévem
vieillard dont la faiblesse ce désordre; c
élaient
et la
reconnues, ne
nullit
coup salarinart ce ne paraissant fut
pas beau
et de
go'à force de
à le
sollicitationa, qu'on parvin
sées
queles
TERRrtET
à un tel point
choses
prit
un parti
quil élait elaientpous urgent qu'i
révolationnaire, pours'opposer Ce
au
qu'on le détermina de ne fut pas monvement sans
mission civile,
se rendre à la com- peine
blancs et de plusieurs accompagné de quelques
Alors, faisaut un effort hommes de couleur
crut devoir déclarer
sur lui-méme, il
quele olubetablisans sa aux commissaires
une infraction à la
participation, était
ce club, lont-a-la-fois loi, d'antant plus que
comprometiait la
illegal et
il termina sa
tranquillité tyranique,
a quence, déclaration ainsi: a En publique;
a de Presque atrnom de tous les
consétous
les colons rasse officiers, s
mblés, --- Page 165 ---
N a 33
CAS ACE35GA2
(49)
clob épondes mulâtres que.ce
la
& et même viens en demander, exiger
vante, je
>
e suppression. déclaration parut faire quelque
Cette
fermentation semblait
sensation, et la
7 au point du
Mais le sgoctabre.
de
s'assouipir,. battit la
une partie
jour, on
générale; sous les armes; ce qui
la troupe fut mise
de
les prétendus patriotes
n'empécha pas
d'en venir à un coup
montrer la résolution marcher avec du canon aux
de main, et de
saisir de M.de Cambecasernes,, pour se effectivement, précéfort. Ils s'avancèrent decanon; les soldats
dés dequelques Y'audace pièces et de la tentative de
indigues de
un de leurs chefs,
contre
de
ces insurgés
ferme résolution
montrèrent la plus la force. M. d'Esreponsser la force par encore en cet instant
parbes, secouant
nullité dont il avait
cette faiblesse et cette se montra au midonnétant de preuves, l'épée à la main.
lieu des troupes, de tous grades. cria-t-ild'un la
a Militaires
vous qui composez!
e ton chevaleresque,
que des facdela aville, apprenez
a garnison osé forcer le parc d'artillerie
tieux ont
etse sont emparés
R confié à votre garde, ils vont bientôt diriger
(t des canons dont
Cette offense faite
le feu contre vous. doit
votre honneur, ne
pasreterimpte
4 à
comme vous à une telle
( nie: sensible
V
. cria-t-ild'un la
a Militaires
vous qui composez!
e ton chevaleresque,
que des facdela aville, apprenez
a garnison osé forcer le parc d'artillerie
tieux ont
etse sont emparés
R confié à votre garde, ils vont bientôt diriger
(t des canons dont
Cette offense faite
le feu contre vous. doit
votre honneur, ne
pasreterimpte
4 à
comme vous à une telle
( nie: sensible
V --- Page 166 ---
( : 50 )
6 injure, votre général Iva vous
a quelle manière on doit la
montrer de
R prêts à me suivre; je vais venger. marcher Soyez
votre tête.
à
Après une telle harangue, on devait
s'attendre quele général marcherait
les
contre
revolutionnaires et qu'il les
en fuite. Mais il perdit le
mettrait
userde la voix de la
tems, en voulant
doucenr et de la
fication; en conséquence il se rendit paci- à la
commission civile qui avait organisé l'insurrection, etqui fit signifier à M. de
befort de se rendre sur-leà Camdu vaissseau l'Eole.
champ bord
Scwumetbdomroimegaele commissaires
avaient mis, en. mouvement, se portèrent
à
grands excès.Après être parvenus
les
P"R
insurger
soldats' contre leurs
chefs,ils se portèrent tavec fureur contre les
gardes nationaux à cheval commandés -
M.de Cagnon, etun
par
ce cominandant;
coupdepistolet: tabaltit
Deoniderdilenzedacaer
glantes quise passaient alors en France, Hs
exercèrent mille horreurs sur son
Deux volontaires périrent à côtd de cadavre. leurs
chefs; les autres jugérent à
de
chercher leur salut dans la fuite; propos
pendant
jours on les chassa comme des
et
Emepu
fauves,
leurs propriétés furent
saccagées et livrées au pillage.
Comme l'intention des commissaires --- Page 167 ---
% CAN SESBAERD te
DESTRSS
(51)
tous les
bouleverser, presque
pour
était de tout
furent embarques
ofliciers des corps
furent remplacés à
retourner depeikeseuls qui avaient pris part
pardes militaires
son premier
Pinsurection. Le club reprit ses séances: listes de
des
Mroscaiptions de
soin fut de faire furent couchés les noms La
sur lesquelles
riches propwrisbainete
tous les blancs,
M.TRinaleon destruction
etimsenelesans
etla
avait résolu Reegreptiations blanche, seconda merveilleuse- Sande l'espèce
des commisaires disait haument les projets Polverel. Ce dernier
thonax et
être utile et salulaire, ( I1 ne
tement que, pour devait être totale.
ausla révolution
avec une emphase dans toutes
a
faut, ajouta-Lil, ridicule,
que
péA si révoltante
que des personnes
( les mpgiairatarett
de ses prineipess ceux
de Texcellence à tous
qui
( nétrés doit oter les places
( on
obtenues de l'ancien gouverter bannir
4 les ont
défier, et bien plus,
se
en manifes-
( ment; la colonie quiconque être justement
( de des craintes, peut
aux bien-
& tant
de ne pas croire
& soupconné faits de la régénératinng
que des
facilement
On doit présumner incendiaires ne polvaient de toutes
discours aussi d'enflammer les esprits tous ces faux
mnanquer
chaudes, de
les têles un peu
ancien gouverter bannir
4 les ont
défier, et bien plus,
se
en manifes-
( ment; la colonie quiconque être justement
( de des craintes, peut
aux bien-
& tant
de ne pas croire
& soupconné faits de la régénératinng
que des
facilement
On doit présumner incendiaires ne polvaient de toutes
discours aussi d'enflammer les esprits tous ces faux
mnanquer
chaudes, de
les têles un peu --- Page 168 ---
( 52 )
patriotes qui,
au contraire toutà n'ayant rien à perdre, ont
ble ct le
gagner dans ie trouet d'entretenir desordre,et surtout de ranimer
gans qui pullulaient l'espoir de tous les intriofficiers des divers
dans la ville. Les
au Cap, furent
régimnens qui étaient
demision; ils furent obliges de douner leur
partie.par des mulatres, remplacés en grande
commissaires. M.
protégés par les
voir mieux faire, d'Esparbès crut ne
de donnersa
dans eette occasion, pousur une frégate démission; et des
que
France. M, qui fit bientôt voile 'embarquer
de
pour la
généralà la place Rochambeau de ce
fut nommé
putation fut ensuite choisie dernier, Une déliciter à Paris
pour alier solavec la société Tafiliation du club du Cap
La révolution desjacodins.
gue le prélude de opérée celles au Gap, n'était
saires Santhonax et
que les commissaient de faire dans les Polverel se
la colonie. En
autres parties propo- de
chargea de travailler conséquence, le
Santhonax se
son collègue Polverel nord, tandis que
vince de l'ouest.
insurgerait la
missaire, nommé Quant au troisième com- proler dansle sud, Ailhaud, on l'iavita d'alhauteur des circonstances, retremper les asprits à la
sonnagequine
Mais ce
deses deux
partageaitpoint les Tensilids
collgues, accepta cependant
2 - --- Page 169 ---
-AsRasm
- a A
(55 )
et partit pour sa et
sa mission,
NP
réfléchir à sa postion, dans des cirpour y
devait faire
miner. ce qu'il
La situation dans
constances aussi critiques. longteuns
des aflaires ne le laissa pas s'être arrêté deux
l'indécision; car, après
sans vouloir se
à Léngane,
de
ou trois jours
il prit la résolution le
rendre aux Cayes, France, pour instruire de
retourner en
siluation
de la véritable
ministère
Port-auSaint-Domingne. en se rendant au
Polverel,
s'arrêter à Saint-Marc;
Prince, voulait
d'en partir, attendu les
mais on lui signifia n'étaient pas dans
que les habitans desouffrir les scenes sanglandispositions
exercées au Cap,
tes et les Petablissement proseriptions d'un club, propre
ainsi que bouleverser : en dernier résuliat, de ce
à tont débarrassa momentanemuent une
on se
jacobin, en lui donnant
commissaire de 40,000 francs.
Polverel y fut
somme
Port-an-Prince;
de
Arrivéau, enthousiame. Le départ
reçu Ailhaud avec
laissa à son pouveinement M. de
M.
de l'ouest et dusud. dervière,
les provinces commandant de cette
Fezenzac,
môle, et constilué prisonfut arrêté au frégate.
les
nier sur une
était passé dans
Tout le
commissaites Santhonax
mains des
I
A
40,000 francs.
Polverel y fut
somme
Port-an-Prince;
de
Arrivéau, enthousiame. Le départ
reçu Ailhaud avec
laissa à son pouveinement M. de
M.
de l'ouest et dusud. dervière,
les provinces commandant de cette
Fezenzac,
môle, et constilué prisonfut arrêté au frégate.
les
nier sur une
était passé dans
Tout le
commissaites Santhonax
mains des
I
A --- Page 170 ---
et Polverel; aussi (54)
tude; etau
en usérent-ils avec latiet aux Cayes, Cap, ils commne au Port-au-Prince
On
voulurent
destituait, on incarcérait tontrégénerer.
Après avoir
sans notif,
naires publics déplacé ils
tous les fonctionsobventionnelles, établirent des taxes
revenus du proprietaire. qui élaientle
des
sujet;se mit entre les deux La Pn.iert à ce
mais, après une entrevue commissaires;
Saint-Marc, tout
qu'ils eurent a
Le prélexte de s'arrangea tout
à l'amiable,
était la révolte des
ce bouleversement
il fallait prendre nègres, des
contre lesquels
amasser de l'argent
précautions et
Cependant comine pour payer la
tout cela, le
on ne faisait rien troupe, de
Santhonax qui; peuple se mit à murmurer :
tait l'influence et malgréson la mobilité audace, redoudonna l'ordre à M. de
de T'opinion,
querles rebelles dans l'est Rochambeau d'attad'Onanomynthe. A
et de les chasser
s'embarqua avec
cet effet, ce
des troupes et
général
tions, se rendit au
des munigea ensuite sur le fort-Dauphin, se diriFrançois, s'en
camp occupd par Jean
qui rouvrit les empara,ty établitun poste
Espagnole. communications On ne
avec la
Erne nègres
poursuivit point
enfuis, et analasmientie.ter M. de
où il s'élaient
Cap.
Rochambeau revint an
N0 --- Page 171 ---
Q
CS ESBANRTA
3 a a
(55 )
ne fit
L'espélition, du fort Dauphin I1 y avait trop
oint cesser les troubles. les deux partis, pour Les
animosté entre et de la tranquillié, civils,
mnérendisu repos des comnisaires dans
achinations des mulatres, le repos et enfin
intolérance laissait les révoltés,
trop
lequel on
causes qu'il serait
plasieurs, autres devaient ncenairement Elle
long de déduire,
quelconque. des
amener une calastrophe les prétentions
fot accélérée non par contens des voulurent concessions des
(muiastres.qui, leur avait faites, La commision
distinctions qu'on
militaires: était de tout désorgadont le but
hésitation ce qu'alle
civile, accueillit sans avec todignatiom,
niser, aurait dà repousser
des gens senles Remontrances
au rang
et malgré mulâtres furent promns
dans
sés, des et aux gardes supérieurs sans avoir passé
d'officiers,
deligne,
tousles régimens Stbalierinel Ces promelions
parles grades soldats de tous les régimens du
Vévoliérent les
ceux du régiment vive
la plus
et Rrimcipsiomeit manifestierent les soumettre
Cap,
qu'on vonlàt
avaient
EE affranchis dont la plupart à l'instigaà des
Cependaut.
soldats
été domestiques Banthonsa,esa oficiers,
tion du couwmisaire admirent pour de coudes autres corps
des hommes
dans tous les grades,
ierinel Ces promelions
parles grades soldats de tous les régimens du
Vévoliérent les
ceux du régiment vive
la plus
et Rrimcipsiomeit manifestierent les soumettre
Cap,
qu'on vonlàt
avaient
EE affranchis dont la plupart à l'instigaà des
Cependaut.
soldats
été domestiques Banthonsa,esa oficiers,
tion du couwmisaire admirent pour de coudes autres corps
des hommes
dans tous les grades, --- Page 172 ---
leur; il
( 56 )
Cap, qui n'y eut que le seul
vint
persista dans
régiment du
aux voies de fait.
son refus. On en
au milieu de la ville Une
les
fuvsilladesaabit
mulâtres. Ces
entre ce régiment et
résister à des
derniers, incapables de
en hâte de la troupes de ligne, sortirent
rallier au poste du ville, hant et coururent se
s'emparerent, faisant
du Cap dont il
blancs qui s'y
prisonniers tous les
dut prévoir, et trouvaient; résultat
Une grande qu'on faute ne prévit pas. qu'on
de ne pas
que l'on conmit fot
dans les reins, poursnivre les mnlâtres
leur ôter le tems l'épée
reconnaitre, et de
de se
patrons qu'on aurait s'emparer de
de leurs
pour la France. Mais
suite embarqués
tention de Santhonax ce n'était pas linà l'insolence de cetle de mettre un frein
de couleur furent
caste. Les hommes
cours
ce commissaire rappelés. Dans un dischamp 2
de leur
Mars, il les felicita prononca sur
au
sieurs fois conduite, en leur répétant l'énergie
élait le plus quela saint résistance à
plaDes
des devoirs. l'oppression
rent tle arrestations résultat
et des
bre
del la journée déportations da
fu1792; Santhonas,
2 décemsemer la discorde qui ne cherchait
R0s parvint à donner entre tous les
civile une autorité
à la commission parqui fit tout plier sous
e n 3 a --- Page 173 ---
1 Cesnu
- ASE33A
(57 )
les malheurs
le, et fit préjuger d'avance la colonie de Saintui devaient accabler
et la
Pomingue. Felléchissant sur la conduite on ne
En
civils,
de
des commniseires, qu'ils étaient
olitique dissimuler
et
ouvait se
les hommes de couleur
avec
faisaientsevig
bonnivence révollés, et quils les autres à
Ps nègres
les uns et rovoletionnaiterminsivement delenrs projets
pourraitexécution
avez-vous trailé,,
perles. Comment les homines de couleur:
n leur dire,
votre desohiardiemes
ertis d'abord par accueillis" el opprimés avez
uis tonr-a-tour les
que vous depar vous; ; et
tous nègres, les excès, ne leurs
Arécipités dans
adresser aiusi
saientails pas vous
et
lointes :
avez rendus barbares
( Vous nous avez mis dans nos mains nous
féroces, vous
vous
torche et le poignand;
I la
violez, massacrez,
avez dit: lacendick
nationale;
veu de lassemblée.
K tel est.le
sans remords ; plongez ainsi
sans pitié,
A soyez dans le sein de vos maitres; vos chaines.
A lefer Pautorité qui brise
faites de
( le veut les villes en cendres, à ce prix
( Reduisez colonie un vaste désert; la liberté qui -
( la
conserver
< seul vous pourez rendue, et que vos tyrans set
< vous est
ignoranse
à soustefuet-I
a s'ohstinent
-
à
K tel est.le
sans remords ; plongez ainsi
sans pitié,
A soyez dans le sein de vos maitres; vos chaines.
A lefer Pautorité qui brise
faites de
( le veut les villes en cendres, à ce prix
( Reduisez colonie un vaste désert; la liberté qui -
( la
conserver
< seul vous pourez rendue, et que vos tyrans set
< vous est
ignoranse
à soustefuet-I
a s'ohstinent
-
à --- Page 174 ---
(58)
faibles,
a paroles comment de ceux
ne pas croire aux
commenos
qui se présentaient
a soupçonner bienfaiteurs? leurs
pouvions-nous
dant vous nous avez intentions? Eleepen
(r n'a enfanté ici
des trompés! La liberte
( crimes;
que
malleurs et des
K
mort a moissonné l'infortune nous accable; la
C caste. A la place de la moitié de notre
A notre
maitres intéressés à
a que des conservation, nous n'avons plus
( disputent despotes impitoyables, qui s6
A
T'honneur de
sang. Ainsi ce bien si répandre notre
-
( faire notre bonheur et vanté, qui devai
a las source
notre gloire, est
C sous lesquels empoisonnée de tous les maux
( cause du fléau le nous gémissons, et la
& jamais ait désolé l'espèce plus épouvantable qui
Cependant, tandis
humaine. n)
sait faire des dispositions que Santhonax fai
soumettre, il
selon lui, les brigands militaires, du
envoyait le mulâtre
ra
Marc, pour mettre les Pinchinat à Saint
ouverte.
nègres en révolte
Une expédition à la
résolue; Santhonax, Grande-Rivière fut
tout les dispositions qui les contrecarrait en
prendre, fut obligede céder plus urgentes à
ral. Le but de cette
au voeu géné
culerles esclaves révoltés expédition était d'acla Grande-Rivière. En
dans le bassin de
conséquence, M. de
envoyait le mulâtre
ra
Marc, pour mettre les Pinchinat à Saint
ouverte.
nègres en révolte
Une expédition à la
résolue; Santhonax, Grande-Rivière fut
tout les dispositions qui les contrecarrait en
prendre, fut obligede céder plus urgentes à
ral. Le but de cette
au voeu géné
culerles esclaves révoltés expédition était d'acla Grande-Rivière. En
dans le bassin de
conséquence, M. de --- Page 175 ---
3 ESBasn
PUCSTESEA
( 59 )
de
du régiment
jully, Rettenant-edlend
des tronet commandant
bhan-Soabise, les divisa en plusieurs
es de Touest, attaquirent les postes
etachemiens, qui s'étendaient de la Marme- Tous
es rebelles qui Vextremité du Limbé.
ide jusqu'à enlevés ou mis en fuite. du cordon
rent
des troupes les rebelles
Le commandant devait altaquer
M.
le V'est, qui
au même instant contre que ceux
le cette partie, dirigeait ses attaques
Je Nully
soit perfidie,
Je l'ouest, soit ignorance, à occuper les hauFayant pu parvenir avaient été indiquécs, rentra
teurs qui lui
vingiquatre cheures après
Au fort Dauphin,
ses
en être sorti. Lavaux, qui avait sous marLe général
du Cap,se miten
en
brdres les troupes avoir partagé son desquels corps il
che, detachemens, après
à la tête
leur métrois mit des officiers distingués Un de par ces détacherite et leur bravoure. dans la Grandelivière, dont, par
mens pénétra
fort dela Tannerie,
le côté opposéau asservif, ilparvint às'emaprès un Biassou, combat un des chefs des révoltés, et craiparer. qui le defendail, saisi effectuer d'effroi, sa relraite 1
gnant de ne pouvoir de bataille avec ses
abandonna le champ
ce ne fut plus
soldats. De ce moment Russy, à la tête de
qu'une déroute, M.de
a
--- Page 176 ---
la
(6o )
cavalerie, pénétra 2e
dans la
Gronde-Rnidren et
plaine de la
Mais cetie
poursuivit les fuyards.
janvier 1795, qui expedition, eût cu le exécutée le 18
cès, si elle eût élé mieux plus grand sucdes causes secrètes n'en concertée, ou si
Pheureux résultat, devint eussent empéché
En commettant la faute presqu'inutile.
tôtles
lité nègres, . on se mit dans d'atiaquer trop
Ces deles entourer et de les Timpossibiderniers s'enfuirent
circonscrire.
gnes, à l'orient de la
dans les montadans celles du Dondon, Grande-Riviere, et
maitre occupées par les blancs. quin'diaientpoint On se rendit
néanmoins du
Nully fit meltre bas les Dondon, et M. de
cents nègres, qu'il avait armes à quatre
sa marche.
rencontrés dans
Tous ces succès,
raient été suivis de résultats qmoiqurincomplets, aupour la colonie, si
assez heureux
conduite et ses
Santhonax, par sa
àles rendre
arrêtés, ne fàt parvenu
A la même presque nuls.
insurrection époque, on vit éclater une
Cul-de-Sac. nouvelle dans la
Le fameux
plaine du
général du
Borel, capitainetête de quinze Porbau-Prince, marcha à la
insurges, et fit arrêter cents hommes contre les
maire de la
M. de Jumécourt,
Coutard,
onentder-lenquetee et M.
tuaréchal-decamp et ancien gouverneur,
-
<
ne fàt parvenu
A la même presque nuls.
insurrection époque, on vit éclater une
Cul-de-Sac. nouvelle dans la
Le fameux
plaine du
général du
Borel, capitainetête de quinze Porbau-Prince, marcha à la
insurges, et fit arrêter cents hommes contre les
maire de la
M. de Jumécourt,
Coutard,
onentder-lenquetee et M.
tuaréchal-decamp et ancien gouverneur,
-
< --- Page 177 ---
M
- CAESBA
(61)
fit conduire
intérim, qu'il
erneur, la par du Port-au.-prine. on ne
ans Tout prison était dans la confusion; on ne voulait
entendait plus,, ou plutôt
des mulàlus S'entendre. Les pretentions la haine des
la révolte des nègres,
asres,
contre les blancs qu'ils de leurs
bmomissaires
entièrement
fraient à dépouiller
à faire
roprictés, n'étaient
dans la
et T EE
esser les troubles
à
blonie.
Santhonax se rendirent
Polvere! et ils firent exécuter, à l'eaint-Marc, où
toutes les jonglelemple de la métropole, comme Thymne des
jes herelationnaiset ira, et pablierent des
Marseillais, et Ça justifier! lenrarmement
roclamations
qu'ils prétenontre le
leur
et
Trfte
laient avoir méconnu
soustraire amateri la
ouloir en même tems se
rolonté nationale. du Pork-au.-Prince. efLa municipalité
formidables
des
beau en
préparatifs
fr
rayée aisait contre cette villeravait
point;
mnander la cause; on nelairépondant qu'il était aussisblle avait beau prouver. d'armer cuntre une vilie
nrde qu'inuitle silence:sa pertedaintge
oumise; même
on apprit à Saintue. Sur ces entrefaites,
de Jérémie;
Morcla défaite des mulâtres de l'armée
pelte nouvelle hâta le départ
D
St.-Domingue.
X
MA
a --- Page 178 ---
( 62 .
)
destinée contre le
qui fut renforcée Port-au-Poimnces armé
les vagabonds et les par tous les brigands
Jes promesses qu'on esclaves, leur fil séduits pa
brigandage. qu'ils
du vol et di
punément. Ceite pourraient exercer im
coup de monde, mesure; et surtout qai irévolta beay
resi mulâtres, déterminas .
les propriétai
lui, à défendre tout Santhonas, malgr
qui était, ajonta-t-il, enralemenrdrectaer une violationfondamentale du régime des
de la lo
Nous allous mnaintenant colonies.
fragmens de deux adresses des transcrire le
couleur de Saint-Marc
hommes de
Bouquels
et de la Croix-des
propres à qui faire parurent alors. Is son
qui animait celte juger quel élait l'espri
moralité des
caste, et qu'elle élail la
les individus personnes qui la quijelaient parmi
brandons de la discorde composaient, et
les
( Entourons, disaient dela révolle.
(" -délégués de la
les premiers, les
(r un rempart de république, faisons-leur
4 sont menacés. nos corps; leurs jours
( mille fois sous les Que nos lêtes lombent
( plutôt que de laisser coups denos ennemis 9
* lois de la
avilir un instant les
4 tremblent republiquel-Que en voyant
nos ennemis
( deur que nous allons la courageuse are. anéantir cutte
mettre à atiérer et
a le foyer se trouve faction insolente, dont
au Port-au-Prince ! o
république, faisons-leur
4 sont menacés. nos corps; leurs jours
( mille fois sous les Que nos lêtes lombent
( plutôt que de laisser coups denos ennemis 9
* lois de la
avilir un instant les
4 tremblent republiquel-Que en voyant
nos ennemis
( deur que nous allons la courageuse are. anéantir cutte
mettre à atiérer et
a le foyer se trouve faction insolente, dont
au Port-au-Prince ! o --- Page 179 ---
CHANS - -
(65 )
revenir que le
Jurons tous de ne point
Fi vous,
dernier ne soit extermine! comme nous, vous
citoyens, régénérés criblés de deltes et de
que ces scclérnts autrefois petits-Wblancas
crimesa sappelaient caressent bassement, ne
vous laissez quils point alleral aleoresnggeatione de
vous
Amis, plus de repos, plus infecte
perides! écrasons cette. vermine dans nos
grace;
la désolation jusque
les
qui porle
songeons :
que
mornes les plus reculés; défendent impérieuennemis extérieurs avec les a gitateurs
sement de composer notre sein, et purifions
qui sont dans ceite terre encore fumante
par la mort de crimes. >
tes sede sanget chers amis, s'écrisient Port-aue Volons, volons au siége du
conds, plongeons Saitfaenongianins dans
Prince; sduparjurect dela perlidie, assez ct
vengeurs
d'Europe;
le sein de ces montres avons servi dejouets
nous
uroplang-iene et à leurs aumeuvresin nous
à leurs passions assez et trop long-tems fer. Détruisidieuses; sous un) jougde
avec eux
avons gémi
ensevelisons
sons nos tyrans; ; vestige de notre ignojusqu'au moindre
racines les
minie : arrachons jnsqu'aux arbre du préjugé :
plus profondes cet
proongagezies oeatiaesie entrainez dans notre
mettez; menacez ;
D 2
A
AA
a *
S
V --- Page 180 ---
-
( 64 )
(r marche Jes
a mais, surtout, ciloyens chers blancs et vertneux;
( rité, courage! Amenez amis, union, célé.
a. munitions de
armes, bagages
-venez de suite guerre vous et de bouche, et
C dart commun. C'est là rallier sous l'éten-
( tous périr ou
que nous devons
C la loi, etl'humanité venger Dieu, la nature,
( ges dans ces climats si long-tems outraCes
d'horreur. D
les
adresses, qui avaient a
été dictées
commissaires,
par
la terreur dans toute répandirent la
l'effroi et
principalement dans la ville colonie, du
mais
Prince, quivoyant enfin
Porl-aucouciliation lui élait fermée que toute voie de
consuls, résolut de
par les pro
la force et de s'ensevelir repousser la force par
résolution digne des plus sous ses murs -
mais qui ne fut
grandes éloges *
le verra parla suite. pas soutenue, comme on
Cependantles
à bord de L'America, commissaires, embarqués
eux-mémes les forces
voulurent diriger
Port-au-Prince, tandis maritimes contre le
Lasalle et Desfourneaux que les généraux
terre à Ta tête de leurs
s'avançaient par
La
troupes.
ces dirigées manicipalité, à la vue de telles fordes protestations contre la ville, eut beau faire
contre
préparait à faire contre l'attaque qu'on se
de violence et de
elle, et accuser
tyrannie les commissai-
embarqués
eux-mémes les forces
voulurent diriger
Port-au-Prince, tandis maritimes contre le
Lasalle et Desfourneaux que les généraux
terre à Ta tête de leurs
s'avançaient par
La
troupes.
ces dirigées manicipalité, à la vue de telles fordes protestations contre la ville, eut beau faire
contre
préparait à faire contre l'attaque qu'on se
de violence et de
elle, et accuser
tyrannie les commissai- --- Page 181 ---
(65 )
avril 1795,
rien ne fut écouté; le 1O
une
res,
commisaires envorerenat ils
ces mèmes
par laquelle dans
lettre à la monitcipalité. de rendre la ville
lui enjoignaieat heures. Une parcille pro- se
singt-quaire sooleva tous les esprits. et la on force
posilien à une vive défense. de Mais la justice et
prépara toujours à côté
n'est pas droit Le terme de vingl-quatre les vaisdu bon était à, peine espiré, que la ville.
beures
à tirer sur sans inseaux commencerent boulets furent lancés
m3Deux mille etle feu commençant àse désolaterraption, dans divers quarlieis., la
nifester
s'emparerent
tion et le découragement résolurent alors, pour
des habitans, qui horreurs du siége, de se
faire cesser les
rendre à discrétion. énorgueillis sd'une vicLes commissaires, lachement, ne tartoire remportée aussi ea la ville par une
derent pas à apprendre comment ils prétendsient
prociamations
Commel'ar.
user des droits du rainqoeur. tems,ils Vcommneneerent
gentestbon entout
laxe de 400,000
le
a frapper
tetstmnandane
pil.
francs. A cette taxe succéderent Cinq
lage, les vexations. habitans les prosctiptions. furent arrêtés,
cents d'entre les différens bàtimens de
sur les
de
et déportés
nécessaire
T'état. On ne cratnullement De telles forles enteadre et de lesjuger.
D5 --- Page 182 ---
(66) )
malités ne convenaient
missaires Santhonax et
pas aux comsentimens bien
Polverel, dont les
volutionnaire connus et la conduite réne tendaient
tout en combustion. Aussi
qu'à mettre
Tes prétentions sans bornes des favorisaient-ils mulâtres.
Après avoir commis toutes les exactions
possibles au Porl-au-Prince,
toutes les autorités, et
récomposé
nombre de scs habitans, déporté les
un grand
commissaires
organisèrent enlevés à
un corps de nègres
leurs maitres,
esclaves, ils
nèrent la
auxquels
donliberté, et dont ils
unelégion dite delegalite: composèrent
AJacmel, oà ils se rendirent
ces comnissaires agirentà
ensuite, 9
ils avaient fait au
peu-près comme
La
Port-an-Prince.
Grande-Anse restait à soumettre. Ils
envoyèrent Pinchinat et Rigaud à Jérémie, à la tête de près de neuf cents
hommes, pour réduire les
ses prétendues rebelles,
quatre paroistrées-étendas. Le conseil avec des ponvoirs
Grande-Anse,
général de la
térêt à prévenir quiavaitle plus grand infondre sur elle, l'orage qui était prêt à
au camp des mulâtres, envoya une députation
des
pour leur faire
propositions, et en venir à un accommodement. Le mulâtre Pinchinat rejeta avec insolence les conditions raisonnables des députés,en leur faisant
en-
pour réduire les
ses prétendues rebelles,
quatre paroistrées-étendas. Le conseil avec des ponvoirs
Grande-Anse,
général de la
térêt à prévenir quiavaitle plus grand infondre sur elle, l'orage qui était prêt à
au camp des mulâtres, envoya une députation
des
pour leur faire
propositions, et en venir à un accommodement. Le mulâtre Pinchinat rejeta avec insolence les conditions raisonnables des députés,en leur faisant
en- --- Page 183 ---
s PRNESAA -T
(67 )
était
le jour de la vengeance rapIre que
vent pasde conditions, au
veé.Onne leur retour les députés
orterent à
il faut vous soumettre
bnseil assemblé, à la discrélion de vosbarromptemnent ennemis, >
il u'y avait
ares une telle réponse, justement
Après
et les blancs,
de
S à balancer;
nudacirtues
lignés des prétentions
plus que
mulâtres. et ne consultant de sensevelir
résolurent
Les
r désespoir, de leurs habitations. dévoueas les debris même, parlageant de un la ville, et.
mes.
sortirent
établi
srsablinees dans un camp Tont le
erent se hautenr refugier inaccessible. esclaves
T une
les armes, tous les famens
bnde enrôlés prit
ful
de
Rareaioaitirt
rent de vaincre ou
mourir qui AEAE
Fment ncé avec. uu inthousinasme du succès. Les
e suivi et couronné furent bientôt en préux pelite S. arinces fondirentavec impétuoblaucs
un combat
nce.Les Ies mulatres, et après
ils les
és sur
donteux,
hine fut pas uninstant L'insolent Pinchinat,
illerenten pièces.
après avoir perdus
hrcelé de toutes parls, des siens, fut obligé
hatre 011 cinc honteusement cents
la uite. dérangea
prendre déroute des mulatres
SaaCette
des commuisaires
n peu les projets
--- Page 184 ---
-
thonax et Polverel, (68) mais
point. Malgréla soif de la ne les rebut
ies dévorait, ilsse virent
vengeance qu
à d'autre tems les
forcés de remetir
mettre les habitans mesures de la propres à sou
Ce qui neles empêcha
Grande-Anse
ter le Port-au Prince, de pas, avant de quit
clamations et des réglemens publier des pro
nègres, rédigés en patois
relatifs au
quels ils apprenaient à la negre, classe dans les
deraties l'insurrection était le plus saiut des noir
de
Sur ces entrefaites, arriva à
mingue M.
1,
Saint-Do
genéral de l'ile, Galbaud 9 nommé gouverneul
ils retournerentau Quand aux comtnissaires
Deux, jours
Cap.
verneur
après son arrivée, le
dans le général fit une
gougenre de celles
proclamation
vention nationale, et que dans faisait la Con
vertu de la sublime loi du
laquelle, er
on sappait les véritables républicanisme
la sociéié, tout en
fondemens de
Ja fraternité.
préchant l'égalité et
fonde M. Galbaud sur qui les colons avaient
désordre quelqu'espoir, des finances pour faire cesser le
quillité, se montra au-dessous et rétablir la tranpar son incapacité dans
desa place
ches de
toutes les bran
ce gouverneur ladininistration. A T'époque où
général arriva à Saint
ait les véritables républicanisme
la sociéié, tout en
fondemens de
Ja fraternité.
préchant l'égalité et
fonde M. Galbaud sur qui les colons avaient
désordre quelqu'espoir, des finances pour faire cesser le
quillité, se montra au-dessous et rétablir la tranpar son incapacité dans
desa place
ches de
toutes les bran
ce gouverneur ladininistration. A T'époque où
général arriva à Saint --- Page 185 ---
5 AEE AST
- w -
(69)
la taxe subventionDomingne, malgré commisaires dépréhelle établie colonie par les sans argent manquait
Hateurs, pbsolument la de tout.
avait bien apCe goaverneur général somme de 1,800,00
porté avec lui une
qu'on ne deveit
mais il prétendait dernière extrémilé,
Trancs; toucher qu'a la le dernier sacrifice
y attendu
c'élait
faire pour sa cola
pouvait on crut devoir
que
rerer
lonie; en conacquences ressources et employer
chercher d'autres
et M. Galbaud.,
moyens;
de noureaux
danslaquelle
à la suite d'uue Trodlarationy besoins de Pile, convoqua
il expossil les 18 mai 1793, une assembiée
au. Cap. le
à laquelle furent appelés
txirsordinaire : les membres dela chamla mmicipalites de la ville, le comman- d'ofbre de commnerce un grand nombre
dant de la station, et plusieurs capitaificiers de la marine
nes marchands. assemblée, le gouvernenr,
Dans cetle fait le tableau du dénuement
après avoir
partics smaterielles dourtenseetu annonça qu'il ne
Sersammmumatonaes
ne s'inposastait pas que les republicains venir au sccours de
sent des sacrifices pour
se
la chose pabligne. probablement détails ne
M. Galbaud, qui à entrer dans des
sentait pas propre
A
a --- Page 186 ---
a
(70 )
Rlanidaiemipent-éine étrangers, chargea
venu
Komepi-ooktnAtes
de France avec lui, de Masse, les quiétait
l'assemblée: celui-ci
exposer à
remplir les vues du
proposa donc pour
4 générale, faite général, ( qu'une visite
a hoc, eût lieu à par l'effet uue commission ad
a quantités
de connaitre les
de
a
autres, nécessaires d'objets
subsistance et
C nistration,
au service de l'admi-
( Cap, d'après existantes dans la ville du
* la municipalité, Tatatsignéparelle, visé par
K sion intermediaire présenté à la commis-
( néral; qu'en outre etapprouvé il fût
parle ge-
< assemblée
couvoqué une
a chefs des composéedes capitainesetdes
maisous de
a quelle réunie à l'assemblée commerce, laa jour, fixerait le prix
délibérante ce
K merciale des objets
d'estimation comK au magasin
quiauraient étélivrés
a devait se faire général, el dont le paiement
a nationale.
en traites sur la
a
trésorerie
Cet
des
ordomnateur, qui était à la hauteur
cette einconaisnces, assemblée,
pérora beancoup dans
et ne
sentimens républicains, dosimalantpeintser
cours
celle phrase
termina son dis-
( boon un tems de remarquable:
*
le choix des
révolution, on n'a
& Leta de semoutrer moyens, et on aurait
trop
le
a
scrupuleux: be-
>
traites sur la
a
trésorerie
Cet
des
ordomnateur, qui était à la hauteur
cette einconaisnces, assemblée,
pérora beancoup dans
et ne
sentimens républicains, dosimalantpeintser
cours
celle phrase
termina son dis-
( boon un tems de remarquable:
*
le choix des
révolution, on n'a
& Leta de semoutrer moyens, et on aurait
trop
le
a
scrupuleux: be-
> --- Page 187 ---
s CANESDUNT
or - AC
(71) )
cette
essentiel est de l'argent;
soin le plus justific tout (1), ))
tenaient
* mécessité
les Anglais qui
lort
Cependan. faisaient le plus grand
alors la mer, On'se plaignait hantement
au
commerce.
Santhionex elPolverel
que les comaissairess aucun moyen pour s'opposer nation.
ne prensient des corsaires de celte comaux pirateries
de Cambis,
Ceux-ci somnerenrN. station française : 1 de se
mandant de la
proléger le conmerce
mettre en mer, pour leur
que les vaisdel l'ile. Celui-ci
répondit dénucs d'agrès et
seaux de la république,
condaninés à
de matelots; sc Metez-moi, trouvaient ajontail-1l, en
rester en rade.
autorisez-moi à comélat de tenir la mer;
et bientôt je ne
pléter mon dans équipnge, le port,
entre le
serai plus
la division existante
On voit que
station, les commissaires
commandahidels
général, 1e poucivils, et ie gouvernenr accélérer la perte
vait contribuer qu'à habitans du Cap, réduits
de la colonie. Les
des commisà opter entre le despotisme du
préfésaires civils et celui
gouverneur,
Véritable langage d'un comnionire-ondiag l'argent Enl le
noleur, () qui sait pertiosinm fait nt que toujours a $SOA
nerf des affaires, détriment 47a de la tietira publique,
avantage,ou A --- Page 188 ---
(72) )
rèrent le premier: aussi vit-on
revenir au Cap Santhonax
bientôt
Leur entrée dans
et Polverel.
espèce de triomphe cette ville fut une
mulâtres, la
pour eux et pour les
festa leurs intentions: proclamation suivante mani-
(( C'est pour vous, 9
k que la
citoyens régénérés
(
République nous a envoyés à
K Sunt-Damninguel jouissiez enfin des c'est pour que vous
a del la
droits
vous tenez
nature, et dont la
( la première,
a 9
dermntie
déroulé la
A du monde,
charte auxyeux
( sa
qu'elle nous a investis de
toute-puissance. Nous
e de sa
serons dignes
( dépit de confiance; tous les nous remplirons 9 en
(r les obstacles
malveillans, et malgré
a nous,
que tant d'intérêts divers
( dont elle opposent, la mission honorable
nous a
( compter sur notre chargés; vous pouvez
ee dévouement. Ils
fermeté et notre
a tes les forces de la serontappuyés par toua la liberté et
Republique; elle veut
l'égalité entre
( mes. Sans ces deux
tous les homa de bonheur
biens, il n'est
sur la terre.
point
( est devenue
Cette doctrine
a sera celui du l'évangile de la France, elle
monde
( toutes les monarchies eutier. Il faut que
C tir dans le torrent de aillent la
s'englou-
( universelle. Une
démocratie
< présider au sort des politique nalions. nouvelle va
La philoG- sophie
Republique; elle veut
l'égalité entre
( mes. Sans ces deux
tous les homa de bonheur
biens, il n'est
sur la terre.
point
( est devenue
Cette doctrine
a sera celui du l'évangile de la France, elle
monde
( toutes les monarchies eutier. Il faut que
C tir dans le torrent de aillent la
s'englou-
( universelle. Une
démocratie
< présider au sort des politique nalions. nouvelle va
La philoG- sophie --- Page 189 ---
4 mesnas
- set
(75) créée ne sera plas une
sophie qui l'a
impuisstérile, une apéculation
n'ont
science
Solon, Numa, fourbes ou
sante. Lycurgue.
des
été que des ignorans, Rhademague Chardes Seiomnaite: HenritV, Louis XIV, et
lesV, Louis IX, dont la mémoire Ils
des despotes doivent être ren horreur. ils
f lois
les préjupés;
voulaient régner par le corps politique
que la
périsse
préendsien reposer sur proprieté- illimitée,
devait
La liberié la plus voilà le
Végalitc ce syatbunel la plus rigouretse. les seules richesses
véritable patrimoine, Non, quoi qu'en disent
né
€ de Thomme!
iln'est pas Pes
ses adractenrs,
( tous dans une stupidité profonde. ce sont ses
vivre
de brutes,
briqui le dislingue Reveillons leur activité,
(
lois barbares quile
passinas, le frein de nos
à lui-meme,
sons
et
rendu
quéri de
& comprimeut, de ses LERAN idées, maitre unique
( dégagé les soperatitions enfin de la na-
( toutes
digne
et libre,il
de ses volontés, créa indépendant droits que
A ture quile de la Mémilide des
a jouisse
son être. humilice sous le
(
peut enmporter vous, classe jadis
comme
(t Et
blanes, vous qui, des droits
nom de petit: citoyens, avez vous
autres
qui,
a les
à réclamer;
E
e tuxprevmiethine
SL.-Domingue.
S
itions enfin de la na-
( toutes
digne
et libre,il
de ses volontés, créa indépendant droits que
A ture quile de la Mémilide des
a jouisse
son être. humilice sous le
(
peut enmporter vous, classe jadis
comme
(t Et
blanes, vous qui, des droits
nom de petit: citoyens, avez vous
autres
qui,
a les
à réclamer;
E
e tuxprevmiethine
SL.-Domingue.
S --- Page 190 ---
&
/
(74 2 2e )
( non moins avilis et
a les superbes planteurs, méprisés qu'eux P
t dans votre réunion la
devez trouv
R des injures
force de veng
a véritables interêts. communes; Vous connaissez Ve
C vouloir, etvoussortirezde n'avez qu'à
( bre dans lequel vous
Félatd'oppr
( ment cette caste
retient impitoyabl
a amis, désirez d'être orgueilleuse.-Oaf, m
( deviendrez; OSCz vouloir riches, et vous
( et bientôt vous
être puissans
( mêmhe qui, par commanderez leur
à ceux-
€ mérité la haine et la despotisme, 01
:
e ple dont ils ont
vengeance la
du peu
( sance et méconnu dédaigné la
reconnais
Onp peàt
souveraineté. ))
que : devaient faire sur les
sarmtrnreera
riegtes de pareils
mulâtres et 1
nation quidutser discours, et la conster
répandre
nes qui ne voulaient que parmilespersps
quillité. Un des articles l'ordre et la tra
du Moniteur
ws'imprimait fluence
au Cap, et qui élait sous 9
des commissaires,
l'in
jour d'une grande révolution publia que
d'arriver : ( En vain,
élait pri
( listes se flattent d'un ajoutait-il, les roy
< soupirent après
changement,
< lon étranger, qu'ils lapparition d'un pavi
<
sachient
a
mier coup de canon
quele pre
( de
tirésur le territoi
a le Saint-Doningue, golfe du
retentira: dans tor
Mexique, et sera le sign
des commissaires,
l'in
jour d'une grande révolution publia que
d'arriver : ( En vain,
élait pri
( listes se flattent d'un ajoutait-il, les roy
< soupirent après
changement,
< lon étranger, qu'ils lapparition d'un pavi
<
sachient
a
mier coup de canon
quele pre
( de
tirésur le territoi
a le Saint-Doningue, golfe du
retentira: dans tor
Mexique, et sera le sign --- Page 191 ---
M
ESAAST
xs
(,5 )
TEorope )
des Antilles pour
de la perte
Vadjudant sintalcat s'était
A celte frère époque, du eatbeesette contre les commisud,
rmis qielquen n'y furent pasiesensi- le mores. Ces
IREASE
disitmoalerent pour
es, maisils ressentiutent, se protsetisat occasion
ent leur s'en venger à la premiere
les
en de
Mais il était iportant d'arracher pour cet
Morable.
avant tout,
qu'il commmisaires des camps et postes où il ne
Pjudant et de l'altirer au le Cep
et
Aindait,
difficile de calomnier,
r serait "t la merci de ses ennemis. avait la
le livrer du
général
Le frère
gouverneur les militaires, parce
bnfiance - de tous
en lui des talens, de
u'ils avaient reconnu
et surtout une
et du courage,, aux opinions
a fermeté bien déterminée
Le gouppostion actes des commisaires beaucoup
t aux général avoit commis les réparer, ,
ernenr
son frère pouyait
Besotises, 7
en laissa pasle tems.
les
mnais on nelui
inattendu prouva adroits que ou
Un événement beancoup adversaires. plus
saFremmisanitel audacieus que leurs derniers perdaieat
vaient plus agir quand Onapprit ces
au Cap que et
et tems à ddlibérer. civile avait fait arrêter
de Saint-Mare
conduire la cotnmision aux prisons officier de la maancièn
Ea
M. Doquesne,
A
à
A --- Page 192 ---
(76 )
rine,et propriétaire aux Gonaives,
eommandait un corps de
où
Le molif de son
volontaires.
par les commissaires, arrestation, élait
allég
fusiller, de sa propre autorité, d'avoir I
gands, pris les armes à la
quatre bi
de les renvoyer pour être
main, au li
tribunal spécial institué jugés, devant
jours par Santhonas.
depuis quelqu
ciers, Cetabus d'autorité révolta tous les of
T'adjadant-genéral
tout la paroisse des Gonaives Galbaud, et su
gardes nationaux indignés voulaient dont
transporter à
les prisons, délivrer Saint-Marc, leur pour enfonc
soustraire au tribunal
capitaine et
Une démarche aussi quidevait le juger.
entrainer des
violente pouv
on préféra
conséquenes dangerense
pour sonier les envoyer un député au Ca
dispositions du
général, à l'instant où les gouverne
présentaient quelques chances circonstane
pour entraver les dispositions hostiles favorable
commissaires. Ce député eut
d
rence avec l'adjadant
une conf
dans laquelle, après avoir général fait Galbau
véridique du despotisme des
un lable
et de leurs procédés aussi cummissaire
minels envers les
iujustes que CI
n
taires de
principaux officiers mi
ainsi:
Saint-Domingue, il se réson
ral, à l'instant où les gouverne
présentaient quelques chances circonstane
pour entraver les dispositions hostiles favorable
commissaires. Ce député eut
d
rence avec l'adjadant
une conf
dans laquelle, après avoir général fait Galbau
véridique du despotisme des
un lable
et de leurs procédés aussi cummissaire
minels envers les
iujustes que CI
n
taires de
principaux officiers mi
ainsi:
Saint-Domingue, il se réson --- Page 193 ---
a
F ARSN SESAANTA
( 77 )
dela niblesseleystsme
Voilalefrait
tous les généela modération a perdu vous et votre
aux. Vous ètes per.lus, leurs traces. Envain
ere,si vous suivez
à devenir l'insous soumetirez-vou barbares desseins de, nos
Fument des
vous ne leur insommuns ennemis; confiance. Le seul moyen
irerez aucune
qu'ils ont déja
'éviter votre ruine,
forts et
MAL
ée, c'est de vous rendre cet avantage aux
ables. Vous tronveriez les habitans,
Bonaives : les troupes, est à vos ordres, on
eur fortune, tout Venez, par votre
'attend que vous. linnocence et la varésence, sauver dans la personne de
eur opprimées faites cesser le scandale
1. Duquesne; deux misérables ergoleurs en la
le voir à tous les généraux; vengez audamposer horale, la probité, la justice, par deux
ieusement foulées aux derniers pieds supplices.
célérats dignes des
sous
Delivrez enfin la colonie gémissant- et dont
honteux esclavage, la derniere
P plus et M. le général êtes
ous
spérance. >
'adjudantg
à entendre au député,
Setuamsetrgnt
ement, donna avant de faire aucune
il serait urgent,
l'opinion politique
tative, de connaitre
des Gonaives :
habitans de la paroisse
E5
- o
-
>a --- Page 194 ---
a
(78 )
R Elle n'est
P
pas douteuse, lai
e ce dernier, nous sommes tous répliqu
( et par conséquent gens
royaliste
(
d'honneur
au défaut du
il
(r)
-
succes, nous
( ressource; les Espagnols
reste Uu
( ront asile, nous en avons l'assurance. nous donne
M. Galbaud, aitaché au nouvel'
de choses, ou par principe, ou
ordr
fut surpris de cette
parintérêt
un moment de réflexion proposition, il s'établit et aprà
le député et M. Galbaud le
entr
vant :
dialogue sui
( MM. Galbaud. J'ai été retenu
( ques instans par la différence de quel
a opinions; mais, tout bien
no
C cet obstacle n'est
invincible; considéré
onn'es
pas toujours "Atbenie
on veut
4 bien. Neanmoins, dois quaud
je
vous
< ici que Fintervention des
déclare
<C une chose à laquelle il ne Espagnols e
<
faut plus
ser.
per
( Le Deputé. Et pourquoi se
K d'un appui aussi ntile?
prive
( M. Galbaud. Nous avons sur cett
( puissance des desseins incompatible
(t) Royaliste et homme
-
mots ne sont pas synonymes; d'honneur: la révolution ces den
caise nous a
ce
fran
-
reyalistes,homnes appris ASer devait penser de ce
intervention des
déclare
<C une chose à laquelle il ne Espagnols e
<
faut plus
ser.
per
( Le Deputé. Et pourquoi se
K d'un appui aussi ntile?
prive
( M. Galbaud. Nous avons sur cett
( puissance des desseins incompatible
(t) Royaliste et homme
-
mots ne sont pas synonymes; d'honneur: la révolution ces den
caise nous a
ce
fran
-
reyalistes,homnes appris ASer devait penser de ce --- Page 195 ---
1 SACA ESAA SA
- a
an a -
(79 )
elle doit
vous proposert coalitiou
avec ceux que punic de la
être la première contre la France.
formée
Compmnent?
de son
( Le Député. Galbaud. En s'emmparant
( M.
aliendes donc de
territoire.
Vous
nouvelle
( Le Député. forces; car une guerre nous ne
grandes
lorsque aux esclaa
avec les Espagnalsy état de résister
sommes pas en
folie aussi absurde
ves, me parait une
absurde que
que dlangereuse: Galbaud. Pas aussi
de
( M.
; est-il imposible en les,
vous le pensez les nègres révoliés, une armée
réunir tous
d'en faire
de
rendant libres, appelée à la conquéte destinées2
fortnidable,
parler
l'ile entière
entendu
rierekren
J'ai bien
à
près
( Le Dépuld. d'une entreprise croire pen qu'on
vaguenient mais je n'ai pu
à exécupareille, ierieusement la mettre douté que vous,
désirat tion. Je ne me serais concourir pas
à un plan
colon; voulussicz
et qui sans
par les commissaires, des érénemens
( formé changer au cours exécrer de la
K rien
vous ferait causé la pertes
( d'Europe, dont vous anriez vous abusez: seles
< colonic Galbaud: Vous
les auteurs du
( M.
ne sont pas
à leurs
(
commispaires
point
je ne me conforme
E4
( projet;
>4 --- Page 196 ---
(80 )
vues ordres que Tignore, mais j'obeis à des
' Le Deputé. supérieurs. D'oi
C M. Calbaud. De partent-ils?
exécutif
France, du conseil
(
ini-méme; la résolation a dlé
à toul
par
HNnreatieNrA
prix que
lui, et il faut
Le depaté, d'après cet
avec
Tmarenierseseniine
raison que tous les efforts entretien, jugea
pour parvenir à un résultat
des colons
seraient demain inutiles; ceqni fut
avantageux,
par Farrestation de confirméle M.
lend'après un ordre des
Galband,
constitua
commiisaires qui le
mande. Le prisonnier sur la flule la Norvivement! ouverneur-genéral réclama
qu'il fàt I'darghsiement traduit devant de son frère, ou
pour être jugé. Ses
une cour martiale
inutiles, on ne l'éconta réclamations furent
quelques jours après fut point. etlui-mème
et constitué
destituéde sa place
ment. Le député prisonnier des sur le même bâtiplus heureux, car il Gonaives fut
ne, fut pas
conduit en prison.
aussi arrêté ct
L'arrestation de MM.
unep grandesensation etmême Galband preduisit
cence au Cap, et tout semblait del'efferves
unecrise prochaine,
aunoncer
crainte, soit
que personne, soit
tourner, Le parinertie, danger
ne cherchait à par dé- -
sant. Une foule de mulâtres cependant élait presaccourus de
âtiplus heureux, car il Gonaives fut
ne, fut pas
conduit en prison.
aussi arrêté ct
L'arrestation de MM.
unep grandesensation etmême Galband preduisit
cence au Cap, et tout semblait del'efferves
unecrise prochaine,
aunoncer
crainte, soit
que personne, soit
tourner, Le parinertie, danger
ne cherchait à par dé- -
sant. Une foule de mulâtres cependant élait presaccourus de --- Page 197 ---
- A SESA
NON AOMELAMET
(81)
servaient de
de la colonies.
ous les points
Ces hommes, Sanaux
Rcommisesinet
orlége par lepouvoir desdictateurs mettaient plus de
rotégés
ne
honax et Polverel,
2 ; elles furent
ornes à leurs prétentions qu'on fut obligé
oussées à un tel point: les réprimer. Des
la force ponr eurent lieu aussi entre
Pemployer uerelles: assez vives
du sang fut
marins et les mulatres,et
lous les
es
gagna
épandu - ; la fermentation rade.
atimens de la
cruellement vexés par
MM. Galbaud, etbralant de se venger,
circonstances
es commissaires, hâtèrent de profiter des
des marins
e
exciter le Ressentimment Ce quileur
bour Santhonax et Polverel. la rade était
Contre d'autant plus facile que
Une
Fut
et de mécontens.
à
remplie de proserits être le seul moyen choses
Ensurrection parut
d'un état de
Employer pearaant
plus alarmant. la
devenait dejporeniour
que
qui D'ailleurs on savait peninemmen parles cominisrésolution avait été la prise ville et la colonie, et
saires de détruire
de leurs propréluder à l'exécution
une propour ils avaient commencé, par
une
jels,
àlemander aux négocians bea
clamation, de600.o00f fr. pour les pressans laquelleils
somme soins du puvemnam: etpour les uns des autres.
devaient, être solidaires bien reçu à demauder
On n'est jamais
E 5
5A --- Page 198 ---
(82)
de l'argent à des
envie d'en donner; personnes aussi la demande qui n'ont pas
commissaires produisit une telle
des
sion, etune sivive
impresdes colons, qu'ils inquiétude se demandaient surl'esprit
effroi quel-serait le terme de tantde avee
dité et de tant de vexations,
cupiCe quidevait accelérer une insurrection
réclamée pourainsi dire par tous les
et surtout par les commissaires, partis ,
mépris, par ces derniers , des usages furentle les
plus respectés, 9 et la violation des
plus essentielles et les plus sacrées loisles
stabilité et la tranquillité d'un
pourla
meniquelconques mais ce quiacheva, gouverneainsidire,d
pour
genéralement
snarmrientmypttns
indistinctement répanda quel'on déporterait
tous les blancs. Les
tres, en outre, dontles commissaires mulàrisaient hautement les prétentions favorieuses 1 se préparaient àdevenir ambitairesexclusifs.
propriéD'un autre côté 7 les
chands retenus en rade capitaines par l'ordre mar- des
commissaires, et justement
retard qui exposait le convoi indignés à devenir d'un
proie des
la
tions du Anglais 7 cédérent aux insinuapromirent Tappui gouverneur de leurs général, à qui ils
D'après limpulsion donnée equipages. à tous les
esprits, on devait s'attendre à des désor-
sexclusifs.
propriéD'un autre côté 7 les
chands retenus en rade capitaines par l'ordre mar- des
commissaires, et justement
retard qui exposait le convoi indignés à devenir d'un
proie des
la
tions du Anglais 7 cédérent aux insinuapromirent Tappui gouverneur de leurs général, à qui ils
D'après limpulsion donnée equipages. à tous les
esprits, on devait s'attendre à des désor- --- Page 199 ---
e CNESRANTA
ARrESC2
(85 - ) -
des
Tous les jours il; y avait et les CARTR:
dres.
entre les inaris descendre à
vocations Un matelot ne pouvait Des rixes violentes
tres.
être insulté.
lieu surle
terre sans des combats eurent furent
et mème
graves
portées ;
rivage. Des plaintes contre les l'intérêt mulâtres des
aux
commisaires comme ce n'était pas
de réprie
mais
de Samcbotingrt des hommes de
proconsulss attaques offensives
qu'ils priinerles couleur, toutes le défendre dispositions à tous les marent, farent de
à terre après sept heurins de descendre
qu'une
res du soir.
facilement
ofOn doit présumer révolta les principaux voir saparcille consigne
Irtités de se
une
ficiers de la marine. ils envoytrent vaiscrifiés à des d'ofliciers mulatres, des différens condépotation
civile; pour
seaux à la commibsion d'une pareille consigne. ce monaitre la cause
qui étaient en
Les cometisanires
une fête patrio- déoccupés à organiser recevoir la
ment
point
en
tique, ne vowlorent
de larade
patation. Les aists-majors seconde, persaadés
une
AE
refeser
envoyérent
n'oseraient
seles commissaires suite que la consigne ne
recevoir, et Cette par seconde députation ed
rait levée. heureuse que la premiere,
fut pas plus avoir rien obtebu,
revint sans
E6 --- Page 200 ---
(84)
Le lendemain les
mens en rade reçurent égaipages l'ordre des bâtide livrer les
d'arrêter et
aussi impolitiqne contre-amirang. Cet ordre, 9
part des commissaires, que despotique de la
marins
révolta tous
1 qui se refuserent à l'exécuter. les
L'indignation plus
était à SOI comble, et-ans
balaneer, une troisième
se rendit aupres des
députation
tée dep plus de cent marius, commissaires, escornésà enlever dans l'insiant bien déterminax et Polverel, s'ils
mnême Santhoser la levee de la
s'obstinaient à refuCes derniers consigne.
avaient
eurent peur ; voyant
pris une fausse mesure
qu'ils
rent l'excuser, en avouant
ils vouluété trompés par de faux qu'ils avaient
soupçons injustes contre les rapports et des
des vaissraux; et qu'ils
élats-majors
faire oublier les uns et les s'efforceraient de
témoignages d'rstime et de autres par des
e on doit, ajoutérent-ils
cenfiance ;
fonde
avec une proà notre sincérite, hypocrisie 1 croire d'aptant plus
res récemment que, d'apresleslumnièpas allendu. l'arrivée acyuises > nous n'avons
de la
pour lever nne consigne dont deputation le
visine éprouvé des
ciR rine avait eu raison de officiers de la maCependant la
indigner. >>
les marins dans la conjuration tramée par
rade, se suivait tou-
-ils
cenfiance ;
fonde
avec une proà notre sincérite, hypocrisie 1 croire d'aptant plus
res récemment que, d'apresleslumnièpas allendu. l'arrivée acyuises > nous n'avons
de la
pour lever nne consigne dont deputation le
visine éprouvé des
ciR rine avait eu raison de officiers de la maCependant la
indigner. >>
les marins dans la conjuration tramée par
rade, se suivait tou- --- Page 201 ---
CAUNESPAISTA
XXOXSXXX2
(8 85)
chalenr. Les contre-amiraux à la
burs avec
ne pas s'en rapporter de Santhoayés EE etaux wotevatione de l'audace
onne
et révoltés
: élaient
ax et Polverel, croissante des mulâtres de main,
ans cesse résolus à en venir à ull coup
longbien
fin à une lutte depuis
bour mettre
entre eux etles commnisems prolongée
aires.
imprévu hâta le moment à
Un événement Un matelot attendait attaHe Tinsurrection. de son bord : coua cale la chaloupe
defendit
qué par trois inplatres.ilse Mais que peut le courage - ?
Fageosement
etla force des assaillans :
contre le nombre assommé par ces misérables d'un ,
Prêt à être
dans la boutique et se
l alla se ceux-ci réfugier Ppoanaituti Le tailtailleur ; devoir
arracher. acharen
Rim
mirent
d'un pareil
leur témoin et indigné du matelot. Les
nement, prit la défense à ses prières
sans avoir égard
i
mulâires, plus forcenés, Vappritereat Celui-ci crut
et toujours l'entrée desa maison.
9 il
forcer
de la résistance
Re
devoir fusil, opposer croyant leur en imposer. le matelot,
son
abandomnereat alors qu'ils démulatres
sur son défensent,
pour se jeter
son fusil n'élant
de
Tit
tomntritidienemt contens
Vinjurier,
chargé; et non
coups de sabre,
lui portèrent plusieurs
-
-
- --- Page 202 ---
( 86 )
dont - les blessures
pital, où il resta deux T'obligérent à allerà l'hoCet
ou troismois.
point la attentat, dont on ne poursuivit
punition 7 fut le
rection. La fureur des
signal de l'insur.
comble; et les
matelots était à son
rente entendré detoutes murmures du peuple se fiLeg
parts.
se passait au Cap, et témoin de
rentiereee
tation qui agitait les marins
la fermenaprès un entretien
dansla rade,
des forces de
avec le commandant
etait arrivé de mer 1 crut que le moment
En
commencer les hostilités.
tion conséquence, 7 il publia une
, dans laquelle il exposait proclama- les
quile déterminaienta résister
motifs
sairés, et à
aux commisces derniers reprendre l'avaient une autorilé dont
ment.
dépouillé injusteBientôt on le vitarriver à bord du Jupiter, avec son frère, suivi de
soldats.Son
quelques
guer les matelots premier soin fut de harande tous les
guerre et de commerce
bâtimens de
moment rassemblés
qui étaient en ce
d'énumérer les
sur ce vaisseau p et
griefs qu'il avait contre les
commissaires, et de manifester ensuite
résolution de se venger d'eux.
la
L'adjadant général
la parole et dans Galbaud prit ensnite
avec art, A
un discoures travaillé
récapitula les crimes des com-
quelques
guer les matelots premier soin fut de harande tous les
guerre et de commerce
bâtimens de
moment rassemblés
qui étaient en ce
d'énumérer les
sur ce vaisseau p et
griefs qu'il avait contre les
commissaires, et de manifester ensuite
résolution de se venger d'eux.
la
L'adjadant général
la parole et dans Galbaud prit ensnite
avec art, A
un discoures travaillé
récapitula les crimes des com- --- Page 203 ---
CNESCAASTA
: XOSUACOXXXE
(87 )
à seinvitant les équipages avec
misaires, , en
,
tendait
leur entreprise M les soustraire
conder
des blancs, les accabler ;
le concours dont on voulait
tous an joug
plus que la
puis ile'écria: Vous le devez d'autant soin de defendre
a
vous a confié le
I Non,
France colonic la plus importante. espoir ; Thone sa
pas son
flétri
& vous ne tromperez français ne sera pas
du nom
de
e
evosinjures
neur
Je ne parle pas
de nos
a par vous.
Si le despotismne borné à des
4 personneles ennemis s'était
a communs
fussent
particnliee le
outrages quivous à faire au public Mais ce
vons engngerais
a je
de votre resentiment opeiment ;
sacrifice vous seuls qu'ils
sur tous
n'est pas
pèse csnlement
snbA
leur tyrannie Ils tendent à Pentière Mona les colons. de cette ile mnalleureuse d'un pays
e version donc les defenseurs détruire,
trez-vons monstres cherchenta autant
- que deux sûrs que vous trouverez ou cone et soyez
qui apisodironu vos efforts : quil
a de pérsonnes au succès de
et dans la co-
* courront de blancs en France
y a
>
vive impression
e ionie. discours fit la plus
des divers
Ce marins et les matelots l'avons déjà
snr les
qui, comme nous le vaisseau
batimens,
rassemblés sur
dit', étaient --- Page 204 ---
( 88) )
amiral. Ceux-ci
respectifs,
ideretourdansleurs: navires
vu et entendu. rapportèrent De
ce qu'ils avaient
pages de tous les bâtimens cet instant, les
rent l'exemple de celui enrade,
"E
commandans de tous les du Jupiter ; les
misenarrêt dans leurs
navires ayant été
baud commanda seul chambres, M. GalCe général
en rade.
blée des capitaines ayant convoqué nne assemchands,lear lint ce
des bâtimens mara Je ne vous
discours:
R attentats des retracerai pointici tousles
lonie et surtout commissaires contre la coR les connaissez aussi conire les marins, vous
( Le moment estarrivé bien que moi-méme.
* da joug de ces
der nous affranchie
K métrople
despotes 9 accourus de la
( ils ont juré pour notre ravager SL-Domingue :
a la prévenir ; le
perte, c'est à nous à
k gerait le
moindre retard
( sés à faire danger : vous êtes tous
K
cesser un ordre
LERRTE
compromet votre
de choses qui
a colonie : j'ai donc sàreté et celle dela
a vous me seconderez lieu d'espérer
( aussijuste
dans une entreprise que
( et par votre qu'indispensable, assistance:
par vos avis
a T'oppression estle
: la résistance à
Cette harangue plus saint desdevoirs.s
devait alors en attendre. produisit l'eflet qu'on
offrirent au général leurs Tous! les capitaines
une entreprise dont le succès équipages pour
devait as.
et votre
de choses qui
a colonie : j'ai donc sàreté et celle dela
a vous me seconderez lieu d'espérer
( aussijuste
dans une entreprise que
( et par votre qu'indispensable, assistance:
par vos avis
a T'oppression estle
: la résistance à
Cette harangue plus saint desdevoirs.s
devait alors en attendre. produisit l'eflet qu'on
offrirent au général leurs Tous! les capitaines
une entreprise dont le succès équipages pour
devait as. --- Page 205 ---
W a * -
ACOCUASCOO
( 89 - - )
de tous. Un
le bien et les intérêts la parole, et
urer
prit ensuite
Pexprima les capilaises ainsi: :
nous avons
Assez et trop long-tems des commis-
( gémi sous le despotisme doit éclairer notre
saires; le jour qui est enfin arrivé; et
atonchtscaen très-bien dit le général,
l'a
notre
- comme n'avons plus à consulter la
&
nous
délivrer atis tyrannous
n'ont
( courage 2 pour barbares, et qui va nous.
kx nie de proconsuls la figure. On
e de T'homme que mais
et
de rebelles;
ANSATOTT
a traiter
de rebellion:
n'y a point
ceux qui
a sion,il
doit enfin atteindre sacrés 'de
vengeanee violé les droils les plus
a ont
>>
des
tont
K Thumanité:
esprits,
D'apres Texspération l'entreprise du général
sembla favoriser
alisolument au Cap
Golbaud. On ignorait dans la rade, les comce qui se passait
depuis
munications ayant la Slcinterromnpues terre et la mer. comdeux jours entre pendant te teurps les
Que faisaient
la conjuramisasires? Ils urentenirtss dans la rade > persuation quidétait tramée tourner qu'à la perte
dés qu'elle ne pouvait
tousles
des conjurés. le 20 jain 1795 (1),
Cependant,
suirent. sont extraits ds
(:) Tous les détails qui
année 1798.
Moaiteur de San-Dotingue,
M --- Page 206 ---
(90)
bariunens marchands
se retirer au fond la ayant baie, reçu l'ordre de
cerlés vaisseaux le
on vit s'avans'embossèrent devant Jupiter le
et VEole qui
ces deux vaisseaux
Cap. A la vue de
ville, et d'une foule prêts à foudroyer la
gées de soldats et d'embarcations de
charT'effroiet la
'matelots armés,
dans toute la consternation ville. lls
se répandirent
trois heures
redoublerent, lors8A.T fit tirer après! midi le général
hisser un pavillon un coup de canon, et
de départ des
bleu, signal convenu
dans une troupes; lui-même s'embar3.a, un
chaloupe; son frère le suivit
d'autres grand canot. Une maltitude
de lous les Heitrmatonpsnuneen bâtimens,
mémetems
tes cales qu'on leur avait allèrent aux différenM. Galbaud descendit
indiquées.
cris mille fois répétés de sans obstacle aux
marcha aussitôt vers la vive la nation, et
nement. Pendant
maison du gouvers
rues du Conseil et qu'il de s'avançait par les
coloune' commandée Sainte-Marie, une
marine montait
par un" officier de
D'un autre
par celle Notre-Dame.
baud se porta côté, vers le Tadjudant général Galayant trouve les
champ de Mars, où
les mit en fuite : mulâtres, mais il
il les attaqua et
car, ayant donnédans paya cher ce succès;
la trahison, et qu'il aurait un piège dressé par
fut désarméet conduit
pu éviter, il
au souvernement,
coloune' commandée Sainte-Marie, une
marine montait
par un" officier de
D'un autre
par celle Notre-Dame.
baud se porta côté, vers le Tadjudant général Galayant trouve les
champ de Mars, où
les mit en fuite : mulâtres, mais il
il les attaqua et
car, ayant donnédans paya cher ce succès;
la trahison, et qu'il aurait un piège dressé par
fut désarméet conduit
pu éviter, il
au souvernement, --- Page 207 ---
4 - - SESN A
suo SARICCATOT
(91) le firent trainer
d'ou les commisainet chiaines at Haut-Cap.
lien
chargé de
ces evénemens avaient condmte
Pendant 3 Mars, la colonne
à la
aur champ
Galbaud, parvenue les volontaires C
par le général
Ceux-ci
place Nfenmhuergtea des énnemis. postés
qo'elle prit d'un pour côté par les mulâtres et dans
fasillés da couvent des religieuses et de l'autre
au coin du smemaTe Galbaud, furent
lej jardin la colonne du genéral à la colonne de
par
de céder le terrain deinarine. Celui- les
obliges M.de Beaumont, oflicier et dispersa il
la grille du jardin, la seconde grille,
força malatres; parvenu a seuill, lorsquit fut atenallait franchir le lui fracassa le genou, des
teint d'une balle il allait qui se rendre maitre un
au moment oû ceux-ci se crurent et Polverel
coumisiaires 5 sans retour,
mais
mioment perdus de fair ou de se rendre; resolu,ingea
parlant
fermeetplus aussi déseschoses n'élaient pas
etque
EETHESS
que les
le croyait son collegue, se disperpérées que
indisciplinée résistait à son
cette moltitude Welle-mème. si on confirma qu'il ne
serait choc. Ce qui dans ses conjectures 9
premnier setait point colonne trompé de M. de Benumont. en rec'est que la chef, se mit aussitôt en cou"
privée de son matelols regngnerent
traite. Les
-
>A --- Page 208 ---
rant le bord de la (92) )
quis'élaient
mer. Les volontaires
soutenir
portés au champ de Mars
ils ignoraient Tadjudant-generet la
Galbaud. dont pour
défaite
qués voyant fusillés par les etl'arrestation, mulâtres
se
dans les maisons
embusperdu leur chefett trois des voisines, ayant
devoir faire un
leprs, crurent
retourner au bas prompte de la retraite, et de
truire des
ville, pour s'insordres; ayant événemens, trouvé le et recevoir des
à l'arsenal dont il s'était général - Galbaud
rallièrent à,sa colonne. Ce emparé, ils se
de P'arsenal. ayant à sa
général, maitre
rie, les monitions, les disposition l'artilleses communications vivres, et conservant
dans une positiou avec la rade, etait
naturellement des
inepte, tres-favorable; il ne
mais
avantages du ioment. sutpas Les profiter
saires, plus habiles que lui,
commisfrapper enfin un coup
résolurent de
conseil qu'ils tinrent, il décisif. fut
Dans un
opposerait les noirs aux
arrêlé
tous les esclaves de
blancs,en enrolant qu'on
même des prisons farent bonne volonté; ceux
nuit, et on leur fit
armés dans la
les commissaires
jurer de défendre
pour prix de la liberté contre les
a
arristocrates,
l'instant. Ce qui contribua quileur futaccordée
succès qu'obtinrent Santhonax le plus aux
futlapathie des habitans du
et Polverel
Cap.
opposerait les noirs aux
arrêlé
tous les esclaves de
blancs,en enrolant qu'on
même des prisons farent bonne volonté; ceux
nuit, et on leur fit
armés dans la
les commissaires
jurer de défendre
pour prix de la liberté contre les
a
arristocrates,
l'instant. Ce qui contribua quileur futaccordée
succès qu'obtinrent Santhonax le plus aux
futlapathie des habitans du
et Polverel
Cap. --- Page 209 ---
o
s CANEECASTA
- SrES32
(95) les deux partis se
Quoi qu'il en soit, venir une seconde fois
à en
après avoir rallié ses
le
perantoent mains; général,
militaires
aux
et fait ses dispositions mit en marche, et
troupes, tant bien que mal, se
la tête de
s'avanca dans la ville. Quniqu'à à éprouver
forces mIeneamen résistances: : chaque rue, chaque de
de grandes devin' le théàtre d'un fosillade combal; non
carrefour les maisons parlait une
ce qui
tonles
qu'il fallait faire taire; et arrélait
interrompue tous ses mouvemens., Néanmoins,
génail
de ses trompes. d'armes, le
Fumpétontc moasucinustnlt la place vivement par
ayant Galbaud fut atlaqué de ligne, qui
général les mulâtres et les troupes du côté des comimiss'étaient alors rangérs chocles matelots se désaires. Au premier sourds à la voix de leurs chefs les
bandèrent, el
làchement; on
qu'ils sbandonnerent qui furentlivrés au
vit courir aux magasins Les soldats de la ma- le
plus affreux pillage. l'exemple des matelots; Galbaud,
rine suivirent de la colonne du général ces derreste
plus secondée par
ne. se voyant en désordre sur l'arsenal, d'homniers, se replia un grand nombre
après avoir perdu
si le
ines.
pas encore désespéré,
Toutn'etail conserver son sang-froid.
général eût su
soil terreur panique,
Mais soit lâcheté,
en --- Page 210 ---
I 94 )
il prit lui-même la fuite, et courut vers la
cale, en criant que tout était perdu sans
ressource; et Nieniotabandonants petite
arinée,il gagna avec la plus grande
pitation le rivage.
préciDans la situation déplorable
vait la ville, il n'était
ouse trou2 rêlerle mal. Néanmoins, guères possible d'ars'imaginant qu'ily avait encore plusieurs du remède, colons,
voulurent, malgré l'absence du
faire de nouvelles tentatives
gonéral,
dre maitres de la ville:
pour se renLa confusion régnait effortsimpuissans!
seule du pillage animait partout, les
et l'ardeuc
matelotsqui, chargésdebutin, soldats et les
que de retournera bord.
neparlaient
Tout devait faire présumer
ral Galbaud reviendrait à
que le généque pour ordonner et
terre, ne fut-ce
devenue indispensable. diriger ane retraite
Onse
nement lui représenta-t-on trompa; vaiélaient repoussés
que les blancs
tes les
partout; ilfutsourdà tounecessité représentations; de faire
on lui démontra la
€ il persista à rester à une bord, troisième tentativé;
des malheurs qui allaient sans fondre s'inquiéter
viile du Cap. Toutce gu'on
sur la
Ini, ce fut de le décider à put revenir obtenir de
Jupiter:là ilsen
sur le
el à lui débiter mitaharanguer toutes les sottises l'équipage
révolu-
s
tes les
partout; ilfutsourdà tounecessité représentations; de faire
on lui démontra la
€ il persista à rester à une bord, troisième tentativé;
des malheurs qui allaient sans fondre s'inquiéter
viile du Cap. Toutce gu'on
sur la
Ini, ce fut de le décider à put revenir obtenir de
Jupiter:là ilsen
sur le
el à lui débiter mitaharanguer toutes les sottises l'équipage
révolu- --- Page 211 ---
a
- CAANESPAAST
N PEE2
(95) comme ill'avait
ionnaires accoutunées,
Fait Mecdemsentn homme, dans la situation
Tout autre était réduite la ville du Cap,
critique où
énergiques propres à
pût pris des mesures désastres affreux dont elle
faire cesser les
d'ordonner
était menacée; il se contenta de V'arsenal.
des renforts pour le poste contentait de haTandis que l'on délibérer, se
les commisranguer et de donner T'ordre aux noirs
saires faisaient ville et de massacrer tous sexe les :
d'incendiecla distinclion d'àge et de
blancs sans disaient-ils, de laFrancetde
c'est le vocu, Cet ordre n'eut pas besoin et
ses délégués. : on vit soudain les nègres la
d'être répété selaucerdans tes maisons,
les mulaires d'une main et le sabre de matieres l'autre;
torche le feu aux meubles et aux
mettrel
et Ceopreerimbiease ne
Jes plus combustibles, ceux qui, par la fuite,
blement tous dérobés àlcur fureur. Bientôt
s'étaient pas
noirâtre
des
colonnes dunelntaéepsturgt de l'incenannoncerent au loin les ravages heures, les rues de
die. En moins de deux furent dévorées par
Vaudreuil et d'Anjou
les flammes.
que l'incendie cesTout faisait présumer faute d'alimens; mais
serait à la Fossette, détrompé, car sur le
on fut eruellement violente vint donier aux
soir une brise
A
- a --- Page 212 ---
(96 )
direction nouvelle et une
flammes une
toute la ville du
activité si eftroyable,
vaste embrasene
plus Cap
parut
ment.
affreuxls'écrie un des
a Quelspectacle
incendie,
de ce déplorable
K témoins les ténèbres de la nuit disparurent
bientôt
clarté funèbre. Des vaise devant cette
ils s'étaient refugiés,
de la radeoi
e seaux
cherchaient à gravir, les
desmornesqusls
bruit du
infortunés colons entendaientlel
réles hurleniens des esclaves
canon, la chàle deleurs maisons consu-
( voltés,
flammes, et les cris slamenmées parles
et de leurs amis
4 tables de leurs parens noirs. Isemblait qu'ane
( égorgés parles agitce par la plus violente
a mer de fou, dirigeait sés flots et eserçait
a tempête; sur la malheurense ville du
ses ravages milieu des ruines et des cadaCap. An
personnes, réduites au
vres, quelques n'eurent pas le couràge d'at
désespoir,
au-devant de
la mort etvolérent
& tendre
Un riche négoriaut se bràla
ses coups. un autre termina ses jours
- la cervelle;
et, ce qui ne peut être
%
par le poison; frémir, ce
aura de
raconté sans
une
dont le
croire,
Ret.
& la peine à d'être massacré à ses côtés
K mari venait
attacha à sa ceintur
( furieuse, éperdue,
dan
l'enfant de trois ans quelle portait E se
ant de
la mort etvolérent
& tendre
Un riche négoriaut se bràla
ses coups. un autre termina ses jours
- la cervelle;
et, ce qui ne peut être
%
par le poison; frémir, ce
aura de
raconté sans
une
dont le
croire,
Ret.
& la peine à d'être massacré à ses côtés
K mari venait
attacha à sa ceintur
( furieuse, éperdue,
dan
l'enfant de trois ans quelle portait E se --- Page 213 ---
1 CANESDASA
: PXXIESO
(97 )
avec 4
lui dans
;es bras, et se précipila
a mer > tableau affreux et déchirant juin
T'el futle la ville du Cap le 24 des déep présenta n'était quele prelude
et
95, et qui devaient porter Tépouvante
Stres qui dans toute la colonie.
désolation
au soir, une proclama dans la
Ce mête jour.
fut pablié et aux
n des enjoignant comnmissaires aux matelots et de le
He, d'arrêter M. Galboud,
hrins
surle Latment.AneInduire prisonnier
ca.
en na-ilisbirmnip lui faiA peine ce général Tempipasitr
mit à haranguer dont il était menacé. ces
YRT
nt part du malheur
me livrerà réOn veut, nouroeisit-ia
qui ont
hommes (les ccommsaitech ville du Cap.qui veuduit ten cendre France la
par la perte de sa
lent ruinerla
Ferez-vous
colonie la plus inportante. a cherché à pré-; le
un crime à celui qui Ivalirez-vons
de
venir tous ces maux? vous aviez promis
gonverneutre à qui
à des m onstres
d'obéir ? livrerez-vous de.nos frères le général à
teints du sang choisi pour marcher
que vous aviez n'aurait pas trompevotre lesvotre tête, qui
du Cap, pour
espoir, si les citoyens voulu nous sacrifer, se"
quelsi nousavons éautant de zèle à nous
avaient montré
F
SL.-Domingue. M --- Page 214 ---
a
(98 )
conder,
vous
a pour les servir que et les avez déployé d'ardeu
défendre? >
Cetteespèce de discours,
à séduire les matelots et les quierattpropr
marine, loi attira le mépris de soldats de I
ficiers.
tousles o
Cepeudant, en dernier
on n'eut aucon égard à la
résultat
des commi-saires, ctM. Galbaud proclamatio fut
tenu dans le commandement du
mair
le Jupiter.
vaissea
Dans un conseil de guerre,
fut
surle même vaissean,
qui
ten
après avoir beau
coup divagué sur des questions aussi ab
surdes que ridicules, P'assemblée
enfin
les magasins et la
arrê
raient tiat qu'on enclouerait poudrière se
du fort, et qu'il serait libre à les canon
bitans du
de
tous les ha
dont
Cap
se retirer sur la flotte
on fixa le départ au lendemain.
Lemême témoin dontnous avons
les délails précédens, donne le dernie extra
coup de pinceau au tableau des
tres de la ville du Cap, dans le désas
suivant:
passag
S
K Quelque triste que fut le sort
A population blanche refugiée à bord de
d
vaisseaux, ilr n'était
de
outrages de tout pas comparable au
( celle
genre éprouvés
a
qui était entassée aux
pa
t errante dans les savannes du casernes, O
Toutefois les
Haut-Cep
injures, les menaces, R
coup de pinceau au tableau des
tres de la ville du Cap, dans le désas
suivant:
passag
S
K Quelque triste que fut le sort
A population blanche refugiée à bord de
d
vaisseaux, ilr n'était
de
outrages de tout pas comparable au
( celle
genre éprouvés
a
qui était entassée aux
pa
t errante dans les savannes du casernes, O
Toutefois les
Haut-Cep
injures, les menaces, R --- Page 215 ---
Va EARCESDALSTA
FAXNFES222
(99)
les moindres
et les coups étaient faim dévorante et
ers
maux. Une
des alimens ré-,
le ses
encore la vue livraitles blancs
u'irritait saux seuls nègres,
se déervés tourmens qui ne peovent subis pour en
des et il faut les avoir horreur. Queltrire.
Téponcantanin
entrainées
Concevoir) femmes Soineibilemnent ne pouques tendresse maternelle, exténuds
par la offrirà leurs enfans oserent
vant plus
flétri et desséché, terrible
qunn sein
mourant du plus et aux
les présenter, aux Rcommisaices d'eux;
des Tmuplices quise trouvaieal
sans ensénéraux furent sans
la
E
les monstres virent d'un oeil sec paleur
trailles; ils des meres; ils entendirent et les
et les larmes tessaensintnne
Me
sans éinotion de jeuties et innocentes à
res de tant
joignant la calomnie. férorités ils
times. Bientôt
à la
le blaspheme
Tinfortune fiToutrage, pas assez grande
et se
ne crurent les Iumploraient,
de ceux barbare qui
plaisir de Taugmenter dirent un
le jour de la justice sa desen disant enfin que arrivé, ol,par blanche
vine élait totale, la popelatigns dont depuis
truction enfin expier le crime
allait
elle se rendait coupable. colong-lems flotte qui portait le malheureux les agens
La
être incendiée par
ons, pouvait
F 2
va
A --- Page 216 ---
( 100 )
des
commissaires, si elle restait
tems en rade; en conséquence M. plus de long Ser
cey, chargé d'escorier le convoi, fit le
signal d'appareiller. Le lendemain
voi tout entier, portant les restes le de con- la
tinentde population blanche, fit voile pour le conPAmérique, et mit quatorze
pourse rendre à la baye de
jours
M. de Cambis, qui commandait Chesapenck. le
ter, à la place de M. Galbaud,
Jupidevenu un être à
qui élait
cedéla flote de peu près nul, avait préve au Cap-Henri, E quatre heures. Arriofficier de cette ville dépécha à Norfolck, anssitôtun
prévenir le magistrat et le consul de pour la
République Française, de l'incendie
Gap, et du désastre général de la
du'
lation blanchedu nord de :
popuforcée d'émigrer aux
Saint-Doiningue,
cours de laquelle il Etats-Unis, etait
et au senir, si on
urgent de vevonlaitl'empêcker de
maladie e ou de misère. Les habitans périr de
Norfolck et de Portsmouth, touchés de de
compassion à la vue de ces
échappes à l'iucendic de leur infortunés,
fer des negres,
ville, et au
contribution qhi s'empresserent, fut
par une
à l'instant, à
faite, pour ainsi dire
procurer des
aux plus nécessiteux.
soulagemens
Les membres de la légation
ne suivirent pas unsib bel exemple. française Imbus
adie e ou de misère. Les habitans périr de
Norfolck et de Portsmouth, touchés de de
compassion à la vue de ces
échappes à l'iucendic de leur infortunés,
fer des negres,
ville, et au
contribution qhi s'empresserent, fut
par une
à l'instant, à
faite, pour ainsi dire
procurer des
aux plus nécessiteux.
soulagemens
Les membres de la légation
ne suivirent pas unsib bel exemple. française Imbus --- Page 217 ---
Va CAESPASTA
Vo PXANTESTESS2
(itot 7 )
partisans
et
latlasstme
les prineipes liberté des noirs' smAatanuant de Santhonax
le la
incendiaires
si
ux mesnres ils mirent en delibération au mallieur.
t Polverel,
des secours longne, elle se
on dellbération accorderait ne fut pas de deux hôpitaux
La borna à rdalitoemew de la flolle. Le reste fut
pourles malades soins de la providehee fut
Ebaudonné aux
cette providence
que
française.
Neuresenent que la légation
de
plos humaine
de Virginic NewLes États de Naryland
de
un
Pensylivanies des Caroliuet, et même
de Mawschusett
décréttrent
Yorck,
waetmereiliest
une
grand dombre pour cesiafortunee être dans
des conteribations Brenfstsantes. sans
denier
foule d'ames ajouterent le sublime
l'aisance, veuve. y
fui la
de la blancs qui avaient
REE élait
Les
mort quileur ville du
tion, ou platolla durent plas opretterian le feu lavait
smvée, elle ne W'existait plus
elle ne préCap;
PNRmLT
attristés qu'un siEaeEnE plus aux regards
un
seniait cendres et de décembres; des tomamas de
image de celui encore fulence effrayant, sur des ruines
decadabeaux, planait les rues amretienclien en partie consumantess wres.dont les uns étaient les autres à moitié
més par les dammes,et
F 5
LKL --- Page 218 ---
(102 )
rongés parles chiens, et tous
odeur
exhalantune
infecte, capable de
au sein des vivans. Jamais porter la mort
hideux et plus horrible ne s'offrit spectable plus
gards humains. On aurait
aux realors :
pu s'écrier
: En campos ubi Troja fuit,
Ce futau milieu de ces
ces ruines
décombres, 9 de
fois répélés sanglantes, de vive la 9 et aux cris mille
blique ! que les
nation! vive - la répuet Polverel rentrèrent commissaires Santhonax
Cap, legaoût
dans la ville du
furent de faire 1793. éleindre Leurs premiers soins
qni fumait encore au milieu le feu concentré
blancs forcés alors à être les des ruines; les
esclaves des
nègres 9 furent employés à
rues, à enlever les
deblayer les
les plus
cadavres et aux travaux
dègohtans. Rien ne fut
pour rendre leur condition
épargné
le mot d'humanité était
malheureuse;
les
proscrit de toutes
timeut bouches; n'existait car depuis longtems ce senplusdans les coeurs.
fait Leatjuin 1793, les cominissaires
unc proclamation
donnait avaient
berté aux esclaves
qui
la liet défendules
qui avaient pris le parti
On en fit des proconsuls dela république.
observer ici
compagnies. Nous ferens
que cette liberté n'en exis tait
épargné
le mot d'humanité était
malheureuse;
les
proscrit de toutes
timeut bouches; n'existait car depuis longtems ce senplusdans les coeurs.
fait Leatjuin 1793, les cominissaires
unc proclamation
donnait avaient
berté aux esclaves
qui
la liet défendules
qui avaient pris le parti
On en fit des proconsuls dela république.
observer ici
compagnies. Nous ferens
que cette liberté n'en exis tait --- Page 219 ---
a
Va UEOAsen
- a UTSXX
(103 )
quoiqu'elle ne
moins pour les autres,
pas
que les chefs
fat
proclamens déjà exposé
à
Ntm avons
contraire
révollés, d'une opinion n'avaient jamais
des
Jeancelle des Rcoimmiseairet à leurs trepestionine continuelvoulu adhérer Biassou rejeterent
François et ofires. Macaya, Pcommandant
lement! leurs Bobillard, eut une entreyue de le sédu camp Polverel. Ce dernier tâcha llatteuses;
avec
promesset les plus et le déduire parles le traiter de citoyen fut inil eut beau titre de général, Macaya et
corer du à toutes ses séduetions le ulime
sensible
poussa
Le commissaire
s'enivrer
messes.
Tindécence jusqu'a le blanc
ou plutôt mais toutes les fois que le noir
aveclaiz
boire à la Republiquers du Roi.
de
ittoutbas, à àla santé
propossit ou disait
toutesles
refusail,
atimatregenasl ces mots :
En dernierdu de Polverel fidele par au Roi de
propositionk Je suis obligé d'être père, et au Roi d'Esqui est mon
ma mère. Indé-
( France
représente
sacré, les
a pagne
de ce devoir descendans de
de trois Rois (1)
A
EE
sujets
Maroi dont voulait parler les
() Le troisième celui de Congo. Dans nos roia "colonies, de France,
caya, était
que les
negres ne recomnatuaient
a'Eapagae et de Congo. --- Page 220 ---
( d0 104 )
e ceux
conduits par une
4 avaient PUe adorer l'homme
étoile, 9
(e peuvent pas se faire de
Dieu, ne
(r eux.
guerre entre
Les principaux chefs des nègres, JeanFrançois, Biasson, Touwain-Lauvemaree
proclamérent que, loin d'accepterla liberté
3: leur etait offerte par les commisaires,
vengeraient le sang des victimes
( proconsuls avaient si impitoyablement que ces
werse. Ils tinrent parole a : Jeanet
Brassou firentla conquéte, pour François
des paroisses de l'est et de l'ouest, T'Espagne,
jasqu'alors ils avaient défendues. Le que
de la Tanneric fut enlevé par Jean-Fran- camp
de çois, etle mulâtre Lesec se rendit maitre
celui qui. porlait son not dans la
paroisse des Ecrevisses.
Une chose digne de remarque,
les cominissaires étaient obliges de c'est que
battre les nègres pourlears faire accepterla comliberté; ce qui contrariait leur
celai d'opérer une grande révolution projet, dans
les Antilles, Néanmoins ils en vinrent à
bout, lorsqu'ils proclamérent quela resis1ance des esclaves à foppression, etait un
droit inaliénable qu'ils n'avaient jamais
pu perdre:
a Quoi qu'il en soit, Santhonax,
et Delpech, qbi exerçait aux Caycs, Polverel, les
fonctions de con-maissaire civil par un
; ce qui contrariait leur
celai d'opérer une grande révolution projet, dans
les Antilles, Néanmoins ils en vinrent à
bout, lorsqu'ils proclamérent quela resis1ance des esclaves à foppression, etait un
droit inaliénable qu'ils n'avaient jamais
pu perdre:
a Quoi qu'il en soit, Santhonax,
et Delpech, qbi exerçait aux Caycs, Polverel, les
fonctions de con-maissaire civil par un --- Page 221 ---
à
VA ARRESBASTA
- PAUTrESSE2
(105 )
n'élaient
de la convention,
et la
léeret spécial à fait d'accord sur léporue des nègres.
bas tout
rla liberté
à
nanière de prodamer! était au Cap, aspirant fit le
Banthonax, qui montrer T'exemple,
"honneur de
oû la liberté"
premier une precdismatiun absolument restreinte,
kénérale n'était pas à un certain point conHwniqu'elle fàt
montra
Hitionnelle. Pontan-taneenot pas à
Polverel,au empresscs il ne dissimula avait sur la lémoins
les doutes qu'il
Santionasai de cette mesure. lui écrivaitil, de
galite
élélibre:
liberté que
( Avez-vous
Quelle
e ne pas la prendre? quelle égalité
des brigands!
dht
( celle
ela seute loi du plus sans
( celle out règue
peul-on esperer attendre
(
Quelle prosyente travail peul-on
n'aet qjucl
sivous
< travail,
devenus libres, faire sentir
a de-Africains
leur en
vez
commencea
(
pas
en lenreréante desjouiviances étaient inK la nécessité, présent, leur
( qui, jusqa'a )
de
( connues.. Polverel ne laissa
" ciles
att
reconnaitre Gependant aux esclaves latitude du mot,
dans toute la
de
e
toyen
leur promit
des
une proelamation
par le partage
assurer des proprietés était une espèce d'échanterres; ce qui
tillon dela loiagraire.
--- Page 222 ---
(106 )
guiluiavait Delpech écrivit, le 8 août, à Polverel
envoyéses proclamations:
( Je n'adopte ni vos
de Santhonax; suis mesures, ni celles
W commission civile je n'a convaincu
la
K changer le
pas le a.dur de
K nerla liberté régime à tous colonial, et de done droit
les esclaves; que ce
< de la nation n'appartient qu'aux représentans
K pas délégué, entière, La
qni ne nous l'ont
< thonax et la vêtre, proclamation de Sanet
adoptées purement
entrainer simplement, de
me paraissent devoir
K la première. grands desordres, surtont
a
Cependant elle est
-
d'clectricité dont il
un
K ter la coramotion, estimpossible
(
aSceE
d'y revenir; donc iln'y il
aura plus
K
combinant
fant la
moyen
les vues de
modifier en
a vôtres et, avec celles Santhonax avecles
muniquerai, de
que je vous coma mation n'ait
manière que sa
K
plus
le défaut proclaprématurée. Mais e est
d'être
que nous
iudispensable
( le seul moyen prononcions de
de concert, c'est
a d'illégal les
couvrir ce qu'auraient
e et notre collègue. mesures ))
prises par vous
Delpechi
Cayes. hesewigalgesinemsprtse aux
Deux mois environ
après l'incendie du
muniquerai, de
que je vous coma mation n'ait
manière que sa
K
plus
le défaut proclaprématurée. Mais e est
d'être
que nous
iudispensable
( le seul moyen prononcions de
de concert, c'est
a d'illégal les
couvrir ce qu'auraient
e et notre collègue. mesures ))
prises par vous
Delpechi
Cayes. hesewigalgesinemsprtse aux
Deux mois environ
après l'incendie du --- Page 223 ---
d PARRESSASAN
- CXXTPSOTX
(107 )
antorité, ou
de sa propre
des
Cap, Santbhonax: d'après les instructions T'esclavage
peul-atre de Paris, proclama
à Saint-Dominsns,
ncohins aboli pour toujours symbole de la liberlé, inille
Le bonuet rouge, dans la ville aux cris ! des
fut promené de vive la république plantés; les
fois répétés liberté furent
l'inarbres de
porierent furent
premiers fruits qu'ils Morin, delamonade,
cendie des quarier de Plaisance, duPort-demtpenakesi
de distincPaix et du Port-Margot. plus de pevileges sans restriclin'y, eut
passerent Mais aussi
tions; les mulâtres pouvoirs et aux nègres. de vivres
tion anx disparut, et on manqua
l'argent et de provisions. paroisses de la Grande-Anse, des comLes quatre
au despostisne firent part à
pour se soustraire et des nègres, de la position
inissaires émissaires a Londres, et les prièrent
leurs
oi ils se trouvaieat, au cabinet de
fachense de faire des propasitons résultat de la négociation vint
Saint-James. Le
de la Jamaique
futque le gouveroeur au nom de sa majesté
nonenionen Jérémie et dc ses dépenprendre
de
Mentanique,
des
dances.
tomba sous la puissance à proLe môle
sont toujours prèts
Anglais, qui
XA --- Page 224 ---
69-213
( 108,)
Miedirlawoy
fiter du mald'autrui. Cinquante homme
de troupes de cette nation suffirent
cette expédition; mais il faut avouer pour que
c'étaientles blancs qui, ne sachant à qui
recourir, crurent devoir impiorer
tection de la Grande-Dretagne,
se
dans
Te
jeter
la guenle du loup.
FIN. --- Page 225 ---
A
( --- Page 226 --- --- Page 227 ---
A
EtNaA A A K NA
EBA5
H073d --- Page 228 ---
S