--- Page 1 --- --- Page 2 ---
A
TAV
-
a
a
-
-0s
GAUD
3ohn Cater Broton.
--- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC.
D4O.- --- Page 5 ---
Roinuund Memotre tur Les
l bnubles de dy. Domuugue : Pars 1Y93.
.Covipioretiwe waleiour er
Calonenies - ell
(- I r794)
*3Andre Coucioue ree a - lo Cer. *
veuttow Katiouale. V
- 11 1793:
*. Resuirar de (a Revolution (e 1794
* 5. Raymonds Reftorious
t. -1993
* - 6.deuire du C. LaxchwvenqueFhibaud *
a 1793
* 2e udilresse as Peupele Froueoir -fe 1793
* 8. Rapport sur Let Colories
1 1794
*C goekaue cu C. Creuye Sascula-179
si0.doan.sireulaue de Couprin
der ivan luis - ekc 1 *
le 1794
ek
de Bécret - 1 1793
11. Rapport
pwjet fa Bol lilique an.
XPL degnardi dwoilie *
1 1795
qlnuie &er ar Dommque -1 VRS
*13. Rappet --- Page 6 ---
D:0s D --- Page 7 ---
RESULTATS
REVOLUTIO N
DELA
QUANT AU COMMERCE,
A LAI MARINE ET AUX COLONIES:
APPERGU
DE LEUR INFLUENCE
Sur les forces et la prospérité de la France.
A PARIS
Be VImprimerie de LAURENS ainé, rue d'Argenteail,
No. 211.
.1794. --- Page 8 ---
-
spre. --- Page 9 ---
A LA COMMISSION
DES ONZE,
la Convention Nationale de
Chargée par
la rédaction des loix constitutionnelles,
CITOYENS;
Le degré de puissance d'un peuple est tous
jours en raison du plus ou moins de développement qu'il peut donner à ses moyens de conquêtes et de conservation. L'histoire des tems
les plus reculés comme les plus modernes démontre cette grande vérité.
Dans les annales de l'antiquité, on voit des
peuples de la Grèce, de l'Italie, de l'Afrique, --- Page 10 ---
-
(4)
de P'Asie, surmonter
par un grand
pement de leurs forces les obstacles dévelopbloit apporter à leur
que sempuissance, à leur célébrité, une population peu
ingrat et peu étendu,
nombreuse, un sol
De nos jours, on a
entre autres
remarqué en Europe ;
Hollande
exemples frappans, Venise, 2 la
et P'Angleterre.
Comment ces
cle étroit x peuples ont-ils franchi le cerque la nature sembloit avoir
autour d'eux P C'est en
tracé
commerce des
accumulant par le
moyens d'accroitre leurs
et d'étendre leur
forces
rine.
développement par la maLe commerce et la marine sont donc
moyens certains
des
d'étendre, de
créer même Ja
consolider, de
dont le
puissance de tous les peuples
territoire est borné, soit en
soit en partie, par les eaux de la
totalité,
mer.
D'après ces données positives,
yeux sur la France. L'Océan
jettons les
née baignent
et la Méditerraplus de moitié de sa
ce, La France est donc
circonférenappellée par sa position
topographique à donner à ses moyens de
quêtes et de
conconservation, tout le
ment qu'ils peuvent recevoir
développemerce et de la marine,
dela part du comAussi a-t-on Yu la France
, par les eaux de la
totalité,
mer.
D'après ces données positives,
yeux sur la France. L'Océan
jettons les
née baignent
et la Méditerraplus de moitié de sa
ce, La France est donc
circonférenappellée par sa position
topographique à donner à ses moyens de
quêtes et de
conconservation, tout le
ment qu'ils peuvent recevoir
développemerce et de la marine,
dela part du comAussi a-t-on Yu la France --- Page 11 ---
(5)
et de richesse,
s'élever à un degré de puissance aucun des états de
n'est jamais parvenu
auquel
T'Europe.
le peuple français a-t-il
Mais à quel époque
de cette réunion
le spectacle imposant
son comprésenté
de force? c'est lorsque
de richesses et
sa marine fut
c'est lorsque
merce fut Aorissant;
frannombreuse.
tems de la monarchie
Dans les premiers
la marine étoient nuls.
çaise, le commerce et
à leur développeLa féodalité fut peu propre de Philippe le Bel,
Cest sous le règne
que le
ment.
des communes,
lors de Mérablissement à faire sentir ses avantacommerce commença très-lentemenr qu'il s'aMais ce ne fut que
il étoit apges.
auquel
vança vers laccroissement
de la France,
et Yindustrie
pellé par la population sol et sa situation topola fertilité de son
par
de
graplique.
la marine, le commerce
D'ailleurs, sans
Un ministre vraiFrance devoit toujours languir. vérité, ct tourna ses
men: éclairé sentit cette la formation d'une
regards et ses soins vers
Dans le méme
marine marchande et militaire. les arts et les manutems où il encourageoit des mo; "ns del leur pro-.
factures, il Yoccupoir débouché le plus avantageux
curer le débit, le
A 2 --- Page 12 ---
2 au
du produit de leurs (6).
grand nombre de bâtimens travaux, Dès lors, un. plus
la marquer dans toutes les mers, français se fit reFrance devint formidable. Le Pavillon de
Tourville, des Jambart,
Les exploits des
prouvèrent à
des
être
2,
comptée TEurope, que la Dogaytronins, France
Il fit
parmi les
devoit
démontré
puissanes
qu'elle pouvoit faire maritimes.
escadres, même
tête aux
possession de se combinées, faire
des nations
pement de leurs
rédouter par le déjà en
C'est alors
forces de mer,
déyelopcue le
pandre sur la nation commerce commença à répréciables qu'il auroit française les avantages inalui procurer, C'est,
pu depuis long-tems
tures de France
alors que les manufacalors que les
redoublerent d'activité; c'est
rent sensibles; progrès de Tagriculture
mencèrent
c'est alors que les
y devinà se montrer
Français comc'est alors,enfin,
commerçans et marins;
autres, on sentit que, la pour former les uns et les
ritimes de long
nécessité des
cours,
voyages maOnsavoit que les
lesp premiers marins de Phéniciens n'étoient devenus
commerçoient avec. FInde. Tantiquité, que parce qu'ils
élcignés, ce même
Dans des tems moins
Publique de Venise commerce a fourni à laréuin
développement de forces
comc'est alors,enfin,
commerçans et marins;
autres, on sentit que, la pour former les uns et les
ritimes de long
nécessité des
cours,
voyages maOnsavoit que les
lesp premiers marins de Phéniciens n'étoient devenus
commerçoient avec. FInde. Tantiquité, que parce qu'ils
élcignés, ce même
Dans des tems moins
Publique de Venise commerce a fourni à laréuin
développement de forces --- Page 13 ---
gui a étonné
(7)
sance a jetté, FEurope. L'éclat
Portuguais
n'a été éclipsé gue cette puispérance, eurent doublé le qu'après que les
L'état florissant Cap de Bonne-Es
TEspagne n'a duré
du
en possession
qu'autant Portugal et de
d'outre
de faire presque qu'ils avoient été
voit mer, On avoir
seuls le
sur la Hollande observé
commerce
merce
et
Tinfuence qu'ad'en avec P'Asie et TAngleterre leur comconclure que la PAmétique : il fut
rer les mêmes
France
facile
en a fourni
avantages, Un pouvoit se procuDes
les moyens,
heureux hasard
avantnriers de
après avoir étonné. diverses nations
d'une
FAmérique
d'Europe,
rent de intrépidité plus
par des traits
dans lile s'attacher à la queétonnante, résolude
culture, et de.se fixer
sentirent le besoin St-Domingue Ce fut alors
sance
d'être protégés
qu'ils
laquelle européene, On délibéra par une puissoient On Sadreseroit,
pour décider à
leur
Les
s'adressât patric, les
Anglois
à la leur, Frangais vouloient propoces derniers
Après quelque
qu'on
caniers de lemportèrent. Les Filbustiers discausion,
tion de la S.-Demingue réclamérent et Bouleur
France, Elle leur fut
la protecmercer envoya un chef; On
accordée; on
avec eux, La
commenca à comcompagnic des Indes OcA 3 --- Page 14 ---
-
(8)
cidentales se forma. Elle entrava pendant quelque tems l'essort que vouloit prendre le commerce de France avec ces contrées, Aussi-tôt
après la suppression de ce monopole, on remarqua les progrès rapides des cultures ccloniales
et Taccroissement de la marine française, Elle
fut portée successivement jusqu'à huit cens navires marchands et plus. Les armateurs et le
service de ces navires entretenoient et formoient
plus de soixante mille matelots. L'efret de leurs
voyages fut un mouvement d'exportation et
d'importation estimé plus de huit cens millions,
dans lesquels la colonie de
St.-Domingue amendoit pour moitié, Le dernier résultat de ces
rations commerciales et maritimes étoit
opéune prépondérance de soixante quatorze millions en faveur de la France, dans la balance générale du
commerce de T'Europe.
Tels étoient les avantages précieux
curoit à la France son
que procommerce avec les colonies. C'est par leur consommation
que
culture et les manufactures
l'agrifrançaises ont acquis un nouveau degré d'activité et de
tion. C'est par les bénéfices
perfecles
que leur rendoient
productions ccloniales que les villes de
Bordeaux, Nantes Marsille,T'Orient,)
et autres cités
Bayonne
commerçantes se sont accrues, 2
'Europe.
Tels étoient les avantages précieux
curoit à la France son
que procommerce avec les colonies. C'est par leur consommation
que
culture et les manufactures
l'agrifrançaises ont acquis un nouveau degré d'activité et de
tion. C'est par les bénéfices
perfecles
que leur rendoient
productions ccloniales que les villes de
Bordeaux, Nantes Marsille,T'Orient,)
et autres cités
Bayonne
commerçantes se sont accrues, 2 --- Page 15 ---
(9)
C'est depuis que le coma à
embellics et enrichies.
2 clestàled'outre mer a été en vigueur de fourmerce
a été en possesion
poque ott la France:
aux états di nord,
nir des denrées coloniales
de la France
Yon a vu sortir des chantiers de.guerre,
que
nombre de bâtimens
forun plus grand
une marine militaire
s'est formée
et que
dans plusieurs combats,
midable. Elle a prouvé d'Ouaissant et de la Gredans ceux
de
notamment
sopposer aux projets
nade, qu'elle pouvoit
d'usurper Y'emqui furent toujours
VAngleterre,
pie des mers.
de forces
Observons que ce développement France et à Y'Eusi nécessaires à la
ohle commaritimes,
dans le tems
rope, n'a eil lieu que
Yindustrie du peucolonial avoit activé
merce
ses richesses, provoqué
ple frangais, 2 aungmenté
navigateurs, consTémulation des agriculteurs, dans .tous les gentructeurs et manufacturiers
colonial portoit
lorsqu'enfin le commerce
alires;
toute la France; torsquil
Tabondance par
huit à dix millions de Franmentoit et occupoit de tout sexe.
çais de tout âge et
colonial étoit la
Mais puisque le commerce
paisqw'il
de la France,
source de la prospérité
une nombreuse
avoit fait naître et entretenoit Il est donc démarchande et militaire,
marine
A 4 --- Page 16 ---
4 a
montré,
(10)
que le
mière cause de commerce colonial fut
de richesse
ce
la prequi donnoit devedoppement à la
de force et
avantage sur les autres
France un si grand
Donc, sans le
peuples de
ne peut
commerce" colonial, la T'Europe.
recouvrer ces
France
reprendre le rang
avantages perdues, ni
Puissances
qu'elle a occupé
Mais commergantes et
parmi les
ce commerce est nul maritimes,
quelescolonies sont
actuellement, parce
France. La
eulleeite-mines
révolution leur
quant à la
sensibles, le vandalisme
a porté des
voulu les
et le terrorisme coups
anéantir
auroient
qui savoir de
entièrement.
de détruire quel importance il L'Angleterre
le
étoit pour elle
devoit ne rien commerce et la marine
versement
négliger pour
frangaise,
et la destruction opérer le boulelonies, afin de
d'une partie des COombrage
s'emparer des
aux autres
restes, sans Po:ter
vouloit se placer
peuples de
dans
F'Europe, Elle
scrver à la Paix ces Taltemative, ou de conou de les rendre
possessions
les cas d'en
en état de nullité; importantes,
de la
priver la France ;
dans tous
mettre hors d'état
par
matie des
delui
conséquent,
mers et du
disputer la supré.
Voilà ce
commerce.
Oa
qu'a fait le
Peur l'afirmer
gouvermement
sans crainte
anglais,
d'erreur; ; car OR
F'Europe, Elle
scrver à la Paix ces Taltemative, ou de conou de les rendre
possessions
les cas d'en
en état de nullité; importantes,
de la
priver la France ;
dans tous
mettre hors d'état
par
matie des
delui
conséquent,
mers et du
disputer la supré.
Voilà ce
commerce.
Oa
qu'a fait le
Peur l'afirmer
gouvermement
sans crainte
anglais,
d'erreur; ; car OR --- Page 17 ---
(11)
quand on attribie à une
se trompe rarement,
un habile minispuissance ennemie, dirigée par
tre tout ce que ses intérêts lui commandent
Nul doute donc, que tous ceux qui
de faire.
encore à la destrucont concouru et concourent
soient
tion du commerce et des colonies, ne
de
Les uns par la réles agens
YAngleterre.
volution, les autres par la contre-révolution,
de faux principes de philanquelques-uns par
les moyens les plus
tropie, tous en employant
concouru plus ou moins à la ruine,
atroces, ont
du commerce de la
à la perte de la marine et
le
la dévastation des colonies, par
France, par
tous
massacre ou Pespulsion de tous ou presque
les colons français.
Tant de maux peuvent-ils se réparer ? Pourracolonial réduit à la
t-on révivifier le commerce
nullité? Si on le peut, comment y parviendrat-on? C'est ce qui est essentiel d'examiner, puisles faits, que c'est du plus
qu'il est prouvé par
moins de
de ce commerce, que.
ou
prospérité
le degré de puissance de la France, condépend
sidérée comme état maritime.
D'abord, sans culture, sans manufactures des
point de denrées coloniales, sans elles
colonies,
Pour faire renaitre cederpoint de commerce.
Par.
nier, il faut donc restaurer les premières. --- Page 18 ---
-
(12)
qui peut s'opérer cette
mêmes Colons
restauration - Par ces
français, actifs et
qui avoient élevé les
industrieux,
si haut
cultures des coloniesà un
degrédeprospésité. Tous
moment de retourner
n'aspirent qu'au
Ilsies feront
sur leurs établissemens,
renaitre de leurs cendres; leurs
vaux, guidés par Texpérience,
tratôt qu'on ne le
auront bien plupense préparé la
complète des propriétés
restauration
Mais, avant
françaises,
viennent
tout, et pour que ces colons reil est
avec empressem ept dans les
un préliminaire
colonies,
tion de mesures telles indispensable, C'est T'adopsûreté
que les colons y trouvent
pour leurs personnes, leurs
jouissance paisible de leurs
familles, et
Ce que les assemblées propriétés,
qu'à ce jour pour les
nationales ont faiti jusrer cette
colonies, a-t-il pu inspiconfiance, sans laquelle
mais dans ces contrées ni
iln'y aura jamerce? Ne s'est-on
agriculture ni comge, bien fitneste à la pas servi avec un avantatradictions
France, de toutes les conqui existent dans les décrets
aux colonies? Les
relatifs
ils
agens de PAngleterre n'ontpas employé, comme moyen de
des iles à sucre
dévastation
frangaises, ces mêmes loix
croyoit devoir y rétablir le calme?
qu'en
ce pas par Tabus-ou la fausse
Enfin, n'estapplication des
Ne s'est-on
agriculture ni comge, bien fitneste à la pas servi avec un avantatradictions
France, de toutes les conqui existent dans les décrets
aux colonies? Les
relatifs
ils
agens de PAngleterre n'ontpas employé, comme moyen de
des iles à sucre
dévastation
frangaises, ces mêmes loix
croyoit devoir y rétablir le calme?
qu'en
ce pas par Tabus-ou la fausse
Enfin, n'estapplication des --- Page 19 ---
(1) si-non à détruire
qu'on est parvenu,
le vrai prinprincipes
au moins à paralyser et de la maentiérement,
du commerce
cipe de la prospérité
rine de la France? adoptées et suivies n'ont
Puisque les mesures
la dévastation, 2 des
donné pour résultat que destruction ou expuldes cendres, la
des coruines,
de vrais Français
sion de la population puisque, par les moyens
lonies, les blancs;
il existe à peine
employés jusqu'à ce jour, françaises autrerestes de ces colonies démontré par
quelques si Mlorissantes ; il est donc les mesurcs
fois
que
une trop fatale expétience, ce jour, ne sont pas
adoptées et suivies jusqu'a
des culla restauration
celles, propres à opérer
tures coloniales.
elles ont pour base
Cependant 9 dira-t-on, furent les motifs des
des décrets. On sait quels arraché ces décrets aux
facticux, cuand ils cnt
que Ronationales. On se rappelle colonics platde
assemblées
les
bespierre avoit dit : perissent seul de nos prinsipss.
de rous départir dun
plaire à
que
que Dufay, pour
On a dû remarquer, comme il Y'a lui-même
féroce dictateur,
de ruine
ce
abondoit dans son-système
avoué (1),
de quatre pages que Dufay
() Voycz un imprimé --- Page 20 ---
VR -
et de mort,
(14)
pour
quand le 16 pluviose il
des S-Doningae, à la
demanda (t) .
guillotines, un tribunal convention
Patriotes
nationale,
Africains, jcobins, et la rérehtiesnaire, des
Ce dernier
liberté
voit l'être du
article fut décrété; générale des
Onassuroit
moment où il seroit
il deLAngletere. que ce décret devoit
proposé.
Iine l'a été qui la être nuisible à
France (2).
2 fait distribuer à la
des vingrdax députis et convention: : il a
eironde,
aures, connus sous pour le titre, Sur
(2) Lisez folio 16 de
nom de la
mens maleureux
la relation
les députés de la qui se Sont passés déraillée au
des évènela convention nationale, partie du nord de Cap, etc., par
(e) Depuis
S.Doningue, à
depuis que Garan quelques jours sculement,
certain article des Coulon droits s'est obstiné à faire e'oatiedire;
qu'il étoie inioncitalle de Phomme,
décréter
avec lcs
précisément
expresions), sentinelle , quelgques papiers colonies (ce Sont parce ses.
venus dans Louvet, les affecte d'annoncer publics, des notamment la
eu quelques antilles angleises, Il
désastres surpriétaires massacrés, mouvemens à la Grenade, paroitroit quily a
mais des Rouvelles quelques habitations quelques procent, que les révoltés plus récentes et plus directes ineentiless
lenrs, quand même les Sont rentrés dans
annonxéme toutes les
troubles
T'ordre, D'ailantilles anglaises Maecreiteroisnt, quand
seroient
dévasases, 2
publics, des notamment la
eu quelques antilles angleises, Il
désastres surpriétaires massacrés, mouvemens à la Grenade, paroitroit quily a
mais des Rouvelles quelques habitations quelques procent, que les révoltés plus récentes et plus directes ineentiless
lenrs, quand même les Sont rentrés dans
annonxéme toutes les
troubles
T'ordre, D'ailantilles anglaises Maecreiteroisnt, quand
seroient
dévasases, 2 --- Page 21 ---
Mais enfin le
(15)
cution
décret existe,
peut - On
Quel moded'exé.
puisse opérer la employer? En est-il
sont deux
restauration des
un qui
Puisque
questions
colonies? Ce
c'est de cette essentielles à
celle du
restauration examiner,
commerce
que
nier, la France colonial, net que
dépend
sance et
ne pourra
sans ce dersa prospérité.
recouvrer sa
Pour
Puisjuger s'il existe
compatible avec
un mode
Bersomes,
l'état réel des d'éxécution
pourroit pour déterminer
choses et des
être
comment ce
ment ce
appliqué, il faut
mode
qui
que sont les
retracer
ce décret
rapidea été rendu. hommes, en faveur de*
Sije définissois
les Nègres
d'après la conleurs cultures
tant perdu que dérruites, les Anglais
antilles s'élève à nous, , puisque leur n'auroient pas auà 120 millions, peine, tant importation commerce avec' les
ses colonies, calculé pendant que celui de la wesponations,
à huit cens
de la même
France avec
un bénéfice millions. à
Or, quel est manière, celui
étoit Porté
mille livres, incendier sa maison,
qui trouveroit
droit 120 mille pour brôler cclle de son estimée huit cens
de prétendre livres. Il est donc
ennemi qui vaunuire
atrocement
mes, au massacre itAnglaere,e à
en
dérisoire
saises de
, la
livrant aux AamrAmésique, derastucion, les colonies
fran:
un bénéfice millions. à
Or, quel est manière, celui
étoit Porté
mille livres, incendier sa maison,
qui trouveroit
droit 120 mille pour brôler cclle de son estimée huit cens
de prétendre livres. Il est donc
ennemi qui vaunuire
atrocement
mes, au massacre itAnglaere,e à
en
dérisoire
saises de
, la
livrant aux AamrAmésique, derastucion, les colonies
fran: --- Page 22 ---
(16)
noissance que m'en onr donn'e
à
un long séjour
St-Domingue et mesravaux
pourroit supposer de
agricoles, on
ma Part des motifs
térêt Ol d'autres
d'inVues qui me feroient trahir
vérité
la
(1).Je me bornerai donc à
rappeller ce
(1)Cen n'esz point dans les livres, dans les
qu'on apprend à connoitre les
cabinets,
dans les
hommes ; ce n'est pas
comptoirs, dans les bureaux et dans les $0ciétés des villes des çolonies,
Nègres. C'est
qu'on a pu connoitre les
cependant d'après des
de cette manière,
renseignemens pris
qu'on a vu en France une
"qui se' disoit d'amis des noirs,
société,
s'attendrir
s'appitoyer,se lamenter,
sur des hommes qu'elle ne connoit
et sur leur état dans les colonies
Pas,
pas plus connu. Et l'on
2 qui ne lui étoir
tous CCs Negremanes vousiroit nous persuader que
étoient de bonne foi! S'il
avoit parmi eux, elle n'étoit
le
y' en
grand nombre, La vérité
pas partage du plus
est que l'on ne prend intérêt
qu'à ce que l'on connoît bien. Une autre vérité,
que le plus ou moins de connoissance
c'est
des
que l'on acquiert
hommes, est en raison du plus ou moins de
soin qu'on a eu d'en tirer parti.
bedent que les
D'aprés ce,i il est éviNègres, cmployés pour la
culture dans les
plupart à la
colonies, ne sont bien connus
la classe des colons blancs
que par
qu'il faudroit
agricuiteurs. Ce sont enx
érouter, si l'on vouloit avoir des renseignemens positifs sur ce peint. Avec du bon
sur-tout de la bonne foi, ils
sens, ét
lumières
pourroient répandré des
précicuses sur ccite paitie aussi intéressante
ce,i il est éviNègres, cmployés pour la
culture dans les
plupart à la
colonies, ne sont bien connus
la classe des colons blancs
que par
qu'il faudroit
agricuiteurs. Ce sont enx
érouter, si l'on vouloit avoir des renseignemens positifs sur ce peint. Avec du bon
sur-tout de la bonne foi, ils
sens, ét
lumières
pourroient répandré des
précicuses sur ccite paitie aussi intéressante --- Page 23 ---
(17)
ceux qui ont eu
dit et écrit à ce sujet hommes sous des
qu'ont d'intérêt à peindre ces
le-plus
jusqu'à quel point séconnue. Ils diroient
au traque peu
des Nègres, leur disposition dêtre:
tend Fintelligence léurs habitudes, leur manière
yail, leurs besoins, essentiel de savoir, et ce. que Foa
c'est là cc qu'il est
est obligé de vivre au
n'apprend bien, que lorsqu'on moins j'en juge par ma propre
milieu des Nègres. Au
tous ceux qui ont comme
expérience. Je pense que
comme moi,jugé les
ont,
moi établi une habitation, avec eux à cet érablissehommes qui ont concour
dont les succès
ment. J'ai de plus établi une nopalerie des Arts et au buviennent d'être constatés au Lycée cffets utiles et brillans
de consultations 2 par les
Ce
reau
j'ai recolté à St.-Domingue.
de la cochenille que
inconnu dans la colonie,
genre de culture, jusqu'alors d'endoctriner les Nègres avec
m'a mis dans la mécessité
exactemient dans leurs
plus de soin, de les suivre plus de les mieux connoitre.
travaux, et par conséquent, des eonnoissances acquises
Mais à quoi bon faire part
pourquoi les agritant de sueurs et de travaux,
de fourpar
Vemprecwreistils
culteurs de St.-Domingue
qu'ils peuvent donner:
précieux
nir les renscignemens eux ; ils ne seroient pas crus,
On est prévenu contre écoutés. On n'acceuille que ceux
peut-être pas même talens dans T'art fatal de boulequi ont fait preuve de colonies. Hommes précieux,
verser et de détraire ies.
età ses agens,
sans doute, pour T'Angleterre, --- Page 24 ---
eouleurs
(18)
étoient capables avantageuses, , pour faire croire
eux, et d'en jouir d'apprécier ce qui a été fait qu'ils
de la France,
pour le plus grand
Pour
avantage
CesonPolverele et
rogé Tinitiative de Sonthonax qui se sont
donc tenter de les ces mesures; ; ils devoient tardit, écrit au
justifier. Eh bien,
sujet des Africains
qu'ont-ils
Domingue. Ce sont des
importés à St:
qui égorgent,
hommes brues et
Ils ze parlent pillene ez incendient au
feroces,
de leur
nom du roi.
objet éranger à leur
liberté, que comme d'un
dent que la leur et celle révole. Leurs chefs ne demaneux (1).
dun petic nambre
On
d'entre
retrouve ces
de leurs ecrits, Ce expressions dans
ble, c'est le
qui est sur-tout plusieurs
du 2 octobre contenu d'une lettre de remarguanistre de la 1793. Elle est adressée Sonthonax,.
de Dufay, marine, et le prévient
au miGarnot,
du
Il les
Mils,
départ
annonce comme
Belley et Boisson,
nord de
députés de la partic
écrit aul sujet St-Domingue. A cette
du
des
occasion, il
déjà
Africains,
permis de donner la auxquels il s'étoit
libgrté: C'est une
(1) Voyez la lettre de
luzy octobre
Sonthonax et
1792,
Polverel, en date
nation
et le prévient
au miGarnot,
du
Il les
Mils,
départ
annonce comme
Belley et Boisson,
nord de
députés de la partic
écrit aul sujet St-Domingue. A cette
du
des
occasion, il
déjà
Africains,
permis de donner la auxquels il s'étoit
libgrté: C'est une
(1) Voyez la lettre de
luzy octobre
Sonthonax et
1792,
Polverel, en date
nation --- Page 25 ---
(19)
vient de reprendre sa place
gation nuovelle qui
espérons parvenir
'dans lespèce humaine. Nous
qu'elle a fait de
a la civiliser. Le premier usage
des dépudroits dest de nommer et envoyer
ses
nationale."
tès à la convention
maintenant ce que disent et écrivent;
Voyons
nouvelle pas encore ciau sujet de cette nation
annonce comme ses
Sonthonax
vilisée, ceux que
avoué l'être à la tribune
députés, et qui ont
de la convention
détaillée, imprimée et disDans la rélation
on lit au sujet
tribuée par Dufay et consors,
la
ou plurôt
des Nègres : (2) K La grossièreté encore brues,
nullité des prinsipes de ces hommes
d'antropomême viennent de hordes
et dont beaucoup
lit encore : (3) K Ces
hages.. 1 2 .N Plus bas on
> de nos
n'ont aucune idle de notre langage lit enfin
phommes
wAilleurs (4) ou
maurs , de nos usages.
ces hommes ri'enten
dans la même relation, que
dent ni lefrangais ni la raison.
fait
Dufay et consort, à la
(s) Lisez le rapport
par
convention, le 16 pluviose. du même rapport.
(2) consultez la page 55,
du même rapport.
(3) Dans la même page 55,
c'est à la page 57, du même rapport.
(4) --- Page 26 ---
C'est ainsi
(20)
Domingue
que les Africains
ont été définis
qui sont à St:
Ont usurpé le droit de leur par ceux-mémés qui.
Par ceux-mêmes
donner la
ainsi, point de qui s'avouent leurs liberté;.
zité,
doute qu'ils n'aient dit députés, la
véEh bien, on le demande
hommes qui sont encore maintenant: 4 Des
hordes
brutes et feroces, des
tendent dantrepophages, ni le
des hommes qui n'en-.
ils être mieux français ni la raison >>
ordres
pour l'ordre
pouvoientd'un maître qui, loin' social, que sous les
droit de vie et de
d'avoir suir eux
ce a voulu le
mort, comme la malveillansur eux qu'une persuader, ne pouvoient exercer
leur commander simple police
née
la' portion de edninisrative,er
avec leurs forces, leur
travail combi.
bien entendu,
santé, et un intérêt
la jouissance d'ane Navoient-ils pas, ces Nègres, la
tionnée à leurs
étendue de terrain proporles? Ne
besoins, à ceux de leurs familtout ce gui possedoient ils pas dans leurs maisons
et paisible? pouvoit S'ils leur assurer une vie douce
maladies ou infirmités, étoient afligés de quelques
avec humanité dans des n'étoient-ils pas soignés
Quel autre état
hôpiraux bien tenus?
des hommes qui pouvoit mieux convenir à
sont encore dans
l'enfance de
ègres, la
tionnée à leurs
étendue de terrain proporles? Ne
besoins, à ceux de leurs familtout ce gui possedoient ils pas dans leurs maisons
et paisible? pouvoit S'ils leur assurer une vie douce
maladies ou infirmités, étoient afligés de quelques
avec humanité dans des n'étoient-ils pas soignés
Quel autre état
hôpiraux bien tenus?
des hommes qui pouvoit mieux convenir à
sont encore dans
l'enfance de --- Page 27 ---
(x),
i1 n'étoient pas
Mais,. dit-on, étoient sous Pem-.
la civiltation?
qu'ils
libres. Nouséponions
et garantisloix. Elles les prorégeoient inhumain.
pire des
Tarbitraire d'un maitre
Susoient contre a-t-elle gagné par la rupture férocité de
la
:
1-humanité seul frein qui comprimoit
les viols,
bite du
Les massacres;
la
ces hordes de sauvages.
des propriétés,
la; dévastation
tous les
Tincendie,
de presque avandéstruction ou: expulsion cerainement pas plus
ne, sont
même pour la vraie
Frangais, la France, et
les
tageux pour
Tétat oùr se trouvoient
philantropie. que.
Africains dans les colonics.
peut-on substiD'ailleurs, que veut-ons que. qui a été la source
tuer à cet. état des Negres, des colonies, comme
de la prospétité de la marine de. la
première
et
de celle du commerce
France.
tal armer, les discipliner :
On va, dit-on, les les Anglais et les Ess'en servir pour chasser de St. Domingue qu'ils
des portions
les Aogres
pagnols Après quoi, en mettant
les
occupent.
nom de la répaolique,on
au
chacuns dans
en réquisision
sages,
fixera, par des reglemens
leurs atteliers respectis. ne cra'ns pas d'ussurer
Si tel est le Flan, je éclairés et de bonne foi,
avec tous les çolons
B2 a --- Page 28 ---
-
qu'il est déstructeur ()
lonie de St.
de ce: qui reste de la
impraticable. Domingue. Tajoute même
co4
Pour le
qu'il est
d'après ce qu'ont prouver, s je raisonnerai
et consors.
dit et écrit Sonthonax, toujours
On armeroit
Dufay
brutcs et féroces; donc d'abord des
Mais
on les
hommes
comment y
disciplineroit ensaite,
tendene ni la raison parviendroiton? ni
4' Ils
té n'est pour
le frangais 9,
n'eneux qu'un état de
La libera
à d'oisiveté, et le droit de se
tous
leurs
livrer brigandage,
hordes
appétits brutaux, impunémeat
duntnpopiagu quin
Comment, ces
maurs, de nos
n'ont aucune idée de
ce que c'est qu'être usages > concevront - elles nos
la
en réquisition
Ce
ce république? Elles ne
au nom de
que c'est qu'un
conçoivent même
Combien
gouyernenent
pas
une
d'Européens
républicain.
idée juste 2 Il est à civilisés n'en n'ont pas
dessus de la portée
plus forte raison auque lattestent
d'Africains non
Les
Sonthonax,
civitis,ainst
Nègres ne
Dufay et consors.
d'un maitre, Elevés conçoivent que l'idée d'un
toute autre es t au-dessus dans cette mânière de roi,
ectuelles.
de leurs
voir,
facultésintel.
C'est donç. à tort
qu'on se persuade,
aprèe
2 Il est à civilisés n'en n'ont pas
dessus de la portée
plus forte raison auque lattestent
d'Africains non
Les
Sonthonax,
civitis,ainst
Nègres ne
Dufay et consors.
d'un maitre, Elevés conçoivent que l'idée d'un
toute autre es t au-dessus dans cette mânière de roi,
ectuelles.
de leurs
voir,
facultésintel.
C'est donç. à tort
qu'on se persuade,
aprèe --- Page 29 ---
avoir armé
(23)
fixer dans leurs ces hommes, 2 de
cider
atteliers
parvenir à les
au travail par des respectifs, et de les dé-.
au nouveau systême. réglemens
ce sera de
S'ils se
appropriés
leur
se livrer a
croient libres,
est naturelle, Ils
cette paresse
le climat des.
y seroient entretenus qui
pour
tropiques, 2 où la nature a
par
vail Thomme, et oùr il n'est
tout fait
lors pour se nourrir, se vêtir pas foreé au traplus de ces travaux
et se loger, Dès
nés d'un nombre
opportuns et
travaux
donné
simultapoint de
d'individus. Sans ces
res, plus de Comierce cultures, plus de manufacmuMais,
colonial,
ce qui convient dit-on, On parviendra à leur
la colonie,
aux intérêts de la faire faire
en leur
France et de
représentans du imprimant le respect dû
Ce calcul
peuple,
aux
Comment, est tout aussi érroné
ractère
en effet,
que les autres,
de
peut-on espérer que le capar des hommes représentant du peuple soit
notion du
brutes et feroces
venéré
nos institations de
qui n'ont aucune
Comment faire
notre gorvemnement?
qu'un
comprendre même, ce
représentant du
que c'est
sont, comme le
peuple, à des hordes
un état de
disent Dufay et
qui
Ce
nullité de prinsipes, consors, dans
seroit donc à tort
que l'on compteroit
B 3 --- Page 30 ---
atn
(24)
sur les effets du respect
que
rer aux Africains les
Pourroient inspide France, Alors
représentans du peuple
même que leur moralité
roit êire appréciée
pourpar ces hommes
même ils seroient
brutes, quand
assurés que le caractère
ces
de
représentans et leur mission se
encore long-tems; enfin,
prolongeroit
roient
lorsqu'ils ne les verpas environnés des amis," des agens de
Sontonax qu'ils détestent
sent de les avoir
aujourd'hui et accutrompés, comment
on se flatter de voir
pourroitrespecter la
nationale par des hordes non représentation
on
vient de faire içi même
civilisées, 2 guand
du contraire,
une cruelle épreuve
Quoi! le sanctuaire de la nation
été vinlé, on l'a.vu souillé
française a
des
par le meurtre d'un
représentans du peuple, et par les circonstances atroces qui ont suivi sa mort. Ce
a cependant été commis
crime
çais
par des hommes francomme nous, 2 auxquels notre
moeurs, 2 nos usages ne sont
langme, nos
des hommes
pas étrangers. Et
sans principes , sans civilisation respecteroient la représentation nationale?
vons qu'ils seroient
Obsersentans
armés,-et que les
se trouveroient à deux mille repré.
la
lieues de
convention, que les Africains ne
et ne congoivent même
connoissent
pas.
ant été commis
crime
çais
par des hommes francomme nous, 2 auxquels notre
moeurs, 2 nos usages ne sont
langme, nos
des hommes
pas étrangers. Et
sans principes , sans civilisation respecteroient la représentation nationale?
vons qu'ils seroient
Obsersentans
armés,-et que les
se trouveroient à deux mille repré.
la
lieues de
convention, que les Africains ne
et ne congoivent même
connoissent
pas. --- Page 31 ---
L
(5)
Y'on voudroit opAinsi donc, ce frein que seroit encore.nul.
africaine,
poser à la férocité
plus à leur persuader
On ne réussiroit pas
envers la rédoivent être reconnoissans
Sontonax
qu'ils
C'étoit en son nom que la liber-
- publique.
le droit de leur donner
ils
s'étoit arrogé
Dès le lendemain, 21,
té, le zo.juin 1793des villes les plus imincendié une
celle du
ont pillé,
français,
pour le commerce
vrais
portantes
massacré les habitans,
Cap. Ils en ont
Français,
les hommes que Yon préVoilà cependant à la France. Ce sont eux
tend être attachés
c'est sur
voudroit armer et discipliner; les défenqu'on
pour être
eux que Yon compteroit dans les antilles. C'est
seurs de la république
et à la Franune erreur qui seroit préjudiciable, dans le cas d'en faire
ce,et a ceux qui seroient
soin de les enTépreuve. En vain prendroit-on Pourroit-on end'hommes de couleur.
vironner
de Pespoir de voir capter
core se laisser leurer
les Mulatres? Le
diriger les Africains par
aret
d'entre eux libres portant
nombre de ceux
la colonie, que de
mes, n'étoit, pour toute
hommes, dans
mille et quelques cens.
leur
quatre
3:
de la révolution. Si
les commjencemens depuis par la jonction des
nombre a été accru
B 4 --- Page 32 ---
hommes de
(26)
ila dû aussi couleur, être
qui n'étoient pas
diminué
libres i
qu'ils ont éprouvés
par les divers échecs
re. D'ailleurs,
depuis la durée de la
re, il faudroit fussent-ils plus
guer-,
bien peu
nombreux encopour ne pas savoir
connoitre les
sont en général
gue les hommes de colonies,
même cette
détestés par les Africains, couleur
antipatie
Quand
peut-on avoir dans des cesseroit, quelle confiance
nément trahis les intérêts hommes qui ont
vrant à ses
de la France, impuennemis la
en li3
territoire de
plus grande
partie du
En
St-Domingue,
effet, il est constaté
tiques, consignés dans
par des faits authenreprésentans du
les écrits de plusieurs
Mole sont les seuls peuple que Jérémie et le
par les colons blancs. postes livrés aux Anglais
constance, lorsque T'armée Encore, dans quelle cirthonax étoit à leur
dévastatrice de Sonmassaeres du
porte, et les
porté dans pillage et de l'incendie menaçoit des
les autres
qu'elle avoit
Mais le fort
quartiers de la colonie,
aux
Dauphin n'a-t-il
Espagnols par ce même
pas été livré
Candie mulâtre,
(1) On lit ces faits dans
nics, qu'ont fait
les ouvrages sur les
tans du peuple Crcuzé imprimer et distribner les
coloPascal,
représenGouly et Defrance,
porte, et les
porté dans pillage et de l'incendie menaçoit des
les autres
qu'elle avoit
Mais le fort
quartiers de la colonie,
aux
Dauphin n'a-t-il
Espagnols par ce même
pas été livré
Candie mulâtre,
(1) On lit ces faits dans
nics, qu'ont fait
les ouvrages sur les
tans du peuple Crcuzé imprimer et distribner les
coloPascal,
représenGouly et Defrance, --- Page 33 ---
(7)
des blancs avec des tiqui arrachoit les yeux
ont depuis enrebours, et que les Espagnols deux cens de ses pavoyé aux mines avec
reils.
les Gonaives et plaines adPar qui St-Marc,
c'cst
ont-elles été livrées aux Anglais,
jacentes
mulâtre Savati, que les Espar le trop fameux
depuis aux mines.
pagnols ont pris et envoyé
voisins appartienSi les archaies et quartier vendus ? Cest
qui les a
nent à YAngleterre, couleur, le même qui a
Lapointe, homme" de
deux cens mulàfait fusiller nombre de blancs, autres à la Jatres, et en a envoyé deux cens
maique.
avant d'être pillée et
La ville de Léogane, 9
de la république,
brulée par Rigaud, aul nom
par
été vendue et livrée aux Anglais
avoit
Labuissonière.
Thomme de couleur
lieues de côtes
Enfin, plus de cent cinquante
espagnoles ou anglaisont devénues possessions
des Bauvais, des
ses, par le fait de la trahison bien connus de
Pinchinat et autres complices
de ce
Sonthonax, tous amis et correspondans s'est
Raimond, homme de couleur, qu'on
même
des arrêtés et des rapefforcé d'innocente: par contradictoires avec les
ports diamétralement
faits bien çonstatés, --- Page 34 ---
(28)
C'est
d'après ces fairs, et sans
vention, qu'il faut
passion ni préhommes de couleur juger de guelle utilité ces
càs de Texpédition Peuvent êrre pour les sucqui le seroir
projettée ou de toute
Mais
par la suite pour
autre
comment donc
St-Domningue.
cains, demandera-c-on? tirer parti des AfriP'ordre, à la paix
Comment ramener à
livrés et comme ces hommes brutcs et
les
habitués au
feroces,
crimes? N'est-il
brigandage, tous
plus Promptes
pas esseutiel de prendre les
reprennent leur mesures, vie
pour que ces Nègres
leurs travaux
paisible et laborieuse? Sans
point de denrées point de culture 2 sans culture
point de commerce coloniales, sans ces - denrées
avec les
voyage de long
colonies, plus de
de marine, la cours, plus de marins,
du
>
France est entièrement point
rang qu'elle occupoit
déchue
parmi les
commergantes et maritimes de
puissances
Que de
l'Europe.
France ce pertes, que de maux a causé à la
Est-il des bouleversement du systême colonial!
moyens de les
doute; déjà ils ont êté
réparer? Oui, sans
ment par la commission proposés au gouvernetous les hommes
de St-Domingue. Mais
pres à mettre
ne sont pas également
ces moyens à
proPeuvent être eflicacement exécution. Ils ne
employés que par
les
commergantes et maritimes de
puissances
Que de
l'Europe.
France ce pertes, que de maux a causé à la
Est-il des bouleversement du systême colonial!
moyens de les
doute; déjà ils ont êté
réparer? Oui, sans
ment par la commission proposés au gouvernetous les hommes
de St-Domingue. Mais
pres à mettre
ne sont pas également
ces moyens à
proPeuvent être eflicacement exécution. Ils ne
employés que par --- Page 35 ---
(29)
desquels Ics
sous les ordres
ceux des Français, habitude de vivre et travailler.
Nègres avoient
des chefs,les
Abstraction faite de quelqus-uns qu'on ne pense
atteliers, seront plus facilement par les colons
vamenés à T'état de subordination Les Nègres convienhabitués à les commander. état est préferable à la
eux-mémes que cet
depuis le
nent
laquelle ils se trouvent
situation dans de leur révolte,
telle
commencenent
chez les Atricains une
D'ailleurs il existe
en faveur. de leurs
vénération, un tel préjugé
de Sonque, malgré les proclamations même le décret de
maitres,
malgré
thonax et Polverel,
ils ne se regardu 16 pluviose,
auront reçu
la convention libres, qu'alors qu'ils
ocuderont comme
maîtres. Des témoins
la liberté par leurs récemment arrivées de St.-
laires et des lettres
telle est encore loannonçent que
à St-DominDomingue,
des Nègres
dont
pinion de la majorité
d'après les faits
D'après cette vérité,
contre eux en
gue.
ont fait la guerre
leurs
tous ceux qui
leurs discours
ont été les témoins,
obligés de dé1791, actions, lorsqu'ils se croyoient du roi et du génétruire les blancs par ordre les colons français,
doiter que
faciral, on ne peut
ne raménent plus
et gérans,
des intituteurs
propriétaires Yordre et la paix, que
lement --- Page 36 ---
ca
(30)
miliaires, des
une nombreuse armes, des
armée. réquisitions, et même
il Mais, pour que les
cst
colons opèrent
accorder prcininairement
ce bien,
quelque
indispensabe de
leur. il ne faut confiance et de se
leur
nombre
pas confondre
concilier la
qui a d'entre eux cette
avec un petit
le
prouvé son
très-grande majorité
sacrifice de ses attachement à la France
pertes, ses matheurs, propriétés, ses
par
1: sort de
Il ne faut combats, Ses
de la
ces colons est
pas oublier que
France, Il ne faut inséparable de celle
passions, àla chaleur
pas attribuer à
les désastres
du climat
leurs
Il ne faut
qui ont eu lieu gutslabitolieny dans
les fautes pas enfin rejetter
leur pays,
des divers
tous les
ser à
partis, et
maux sur
innocenter les criminels par-là se dispodestruction de
auteurs de
Point de
Si-Domingue. Justice
la
soient. Si graces pour les
avant tout,
ce sont les colons coupables quelquils
colonie, si ce sont
qui ont
propriétés,
eux qui ont
détruit la
familles, détruits les villes, incendiés leurs
qu'ils soient
massacrés
.
pas les auteurs
punis, Mais,
leurs
victimes,
de tant de
s'ils ne sont
que ceux
forfuits, s'ils en
crimes, soient
qui se sont souillés Sont
Point de
livrés à toute la
de ces
mesoterminé dans
rigueur des loix.
cette affaire
impor-
qui ont
propriétés,
eux qui ont
détruit la
familles, détruits les villes, incendiés leurs
qu'ils soient
massacrés
.
pas les auteurs
punis, Mais,
leurs
victimes,
de tant de
s'ils ne sont
que ceux
forfuits, s'ils en
crimes, soient
qui se sont souillés Sont
Point de
livrés à toute la
de ces
mesoterminé dans
rigueur des loix.
cette affaire
impor- --- Page 37 ---
tante, Ce seroit (31)
espèce de
le plus grand obstacle
restauration,
à foute
Quel est celui, en
aller de nouvéau
effet, qui
dres de sa
arroser de ses consentiroit à
qu'enhardi propriété pour la sueurs les centuels,
par Timpunité des restaurer, lorsd'autres
encore le fruit pourroient par dévastateurs la
acvoir
de ces
suite détruire
se terminer toute travaux, , avec lespoir de
l'oubli du
poursuite contre
torts
passé, sous le spécieux
eux par
reciproques des divers
prétexte des
Certes, avec de
Partis,
ne seroit tenté
telles
tures des
de rétablir mesures, sa
aucun colon
nulles
colonies
propriété, les culpour la France. contineroient donc à
est donc
Un grand acte de être
la
indispensable; il doit être
justize
confiance, d'après laquelle
la base de
presseront de faire
les colons s'emtrieuse activité, renaitre, 2 par leur
dont la France ces ressources
indusprivée,
n'est que depuis commercialés
trop long-tems
Saas doute,
que les colons dit-on, nous savons tout le
savons qu'ils peuvent faire chez
bien
lerer le
sauront mieux que
eux, nous
la
reteur de l'ordre, de la d'autres accécolonie,e et par
prospérité de
qui en dépend, Mais conséquent celle de la France
comment se fier à ces
cos --- Page 38 ---
A -
Man
(32)
lons? P Ils sont entichés de leurs
lent
préjugés, et veus
l'indépendance.
Ces reproches sont répétés par une infinité
de personnes; ; mais combien peu se sont attachéà examiner jusqu'à quel point ils sont fondés,
D'abord les colons n'ont pas de préjugé, mais
bien une opinion basée sur l'expérience,
sur la
connoissance qu'ils ont acquise des meilleurs
moyens de culture du pays qu'ils ont habités.
La température, les productions, les
les
besoins,
ressources, enfin les choses et les personnes
bien connus par eux, ont servi de règle à leurs
calculs. Dès-lors, ils sont fondés à croire leurs
projets meilleurs que ceux qui, enfantés dans
le silence des cabinets d'Estrope,
des maximes
reposent sur
philosophiques dont l'application
n'a produitjmsgulciquedes massacres, des pillages, des incendies et la destruction de
tous les colons et de leur propriété, Presque
Ces vérités de faits militent victorieusement
en faveur de l'opinion des colons, ce n'est donc
pas sans raison qu'ils y persistent, malgré même
les missives trompeuses de certains chefs, militaires qui annoncent des résultats sinon heureux, dn moins favorables du nouveau
tême. Les colons savent
sysque ces chefs trompent le gouvernement, parce qu'ils opt intérêt
massacres, des pillages, des incendies et la destruction de
tous les colons et de leur propriété, Presque
Ces vérités de faits militent victorieusement
en faveur de l'opinion des colons, ce n'est donc
pas sans raison qu'ils y persistent, malgré même
les missives trompeuses de certains chefs, militaires qui annoncent des résultats sinon heureux, dn moins favorables du nouveau
tême. Les colons savent
sysque ces chefs trompent le gouvernement, parce qu'ils opt intérêt --- Page 39 ---
(33))
les mesures devastatrices auxquelles
de justifer
ils ont participés.
les colcns aient
D'ailleurs, il est naturel que
dans les lettres de leurs amis, de
confiance
dans le rapport de témoins.
leurs parens (1),
avec
oculaires (2), qui sont en contradictign
si satisfaisantes;
ces nouvelles, en apparence,
Des lettres dn mois de germinal dernier m'ap-,
(:)
ont été obliprennent que deux de mes beaux-frères pàr la mid'abandonner le lieu de leur résidence,
gés
Timpossibilité de faire travailler
sère ou les réduisoit
S.-Louis,
ils habitoient au petit
les nègres. Cependant, Port-de-Paix, centre dit gouvernequartier voisin du
ment du trop célébre Laveau.
témoins oculaires, le citoyen Latoi-t
(2) Entr'autres
3 en est parti dans
son, propriétaire de Saint-Domingue dernier: Il a voyagé à pied dans
le courant de mars
avant de la. quitter. Il nous a
l'intérieur de la colonie,
de diverses habitations
rendu compte de la sitdation
noussituées dans le voisinage de la. mienne: Par-tout,
les nègres livrés à la paresse, à la
a-t-il dit, jai vu
viendroient leurs maitres.
misère, venir demander quand
C'est même sous le
Ils les regrettent et les attendent.
de leur envoyer de quoi faire le voyage 9
prétexte
à décider les. nègres de récolter quelqu'on parvient dans les haliers. ces denrées sont portées
ques cafés
s'en sert pour payer les
au commandant * militaire qui
d'anglo-américains qu'on apporte au Port-decargaisons
-t-il dit, jai vu
viendroient leurs maitres.
misère, venir demander quand
C'est même sous le
Ils les regrettent et les attendent.
de leur envoyer de quoi faire le voyage 9
prétexte
à décider les. nègres de récolter quelqu'on parvient dans les haliers. ces denrées sont portées
ques cafés
s'en sert pour payer les
au commandant * militaire qui
d'anglo-américains qu'on apporte au Port-decargaisons --- Page 40 ---
(34)
elles peuvent bien séduire
noissent pas les colonies,
ceux qui ne conont pas
mais elles ne
l'opinion des colons,
changeQu'on juge maintenant
fondé le reproche
jusqu'à quel point est
relatif aux préjugés des
CoPaix ou au Cap. Dans ce dernier
encore d'un autre moyen
quartier, on" use
On leur donne
pour faire travailler les négres.
moins, suivant léurs cinquante coups de bâton, plus ou
fautes,
blanc, à un homme de
lorsqu'ils manquent à un
sans billet ou permission couleur, ou qu'on les trouve
On donne à cette bastona.le écrite, loin de leur atelier.
drai de retracer icl. Mais un nom que je m'abstiencomme bien d'autres, je dois observer que j'ai,
formé mes
plantations, sans donner un seul érablisemens, mes
et il est, de notoriété
coupde bâton. J'ajoute s
gérant, auroit été
publique, qu'un éconcme, un
de fraper du bâton renvoyé de suite s'il s'étoit
un seul
permis
ment, qu'ils Sont
nègre esclave. Actuelledonne
libres, c'est la bastonade
pour pouvoir en tirer
qu'on leur
cette dure correction
parti, On leur inflige
lorsqu'ils sont trouvés pour toutes leurs
même
sans
fautes,
n'est pas étonnant
billet, Quelle libertét1ll
leurs maitres. Les qu'ils regrettent et' redemandent
erdrcs ils étoient plus nègres se rappellent que sous leurs
les journaliers
heureux, Ils l'étoient plus
ceux qui
d'Europe, ils létoient
que
encore aujourd'hui
même plus que
sitnation qu'ils n'ont
s'apitoientsur leur ancienne
jamais bien connue.
lons, --- Page 41 ---
(35)
sil y a plus de justice à leur relons. Voyons
de vouloir, Tindépendance.
procher
quelconque puisse être indéPour qu'un pays
d'un'déil faut qu'il soit susceptible
pendant,
de forces suffisantes pour opposer
veloppement
tenteroient de s'en
de ia résistance à ceux qui
emparer.
à la colonie
Appliquons ce principe général
étoient
; les forces de mer
de Saint-Domingue les forces de terre étoient
et sont encore nulles, maintenir la paix dans
à peine suffisantes pour
donc se déTintérieur, cette colonie ne pouvoit
sans devenirla proie d'une
clarer indépendante,
auroit voulu s'en empuissance maritime qui
parer. seule circonstance auroit pu rendre son
Une
c'est celle oùt toutes les
indépendance possible,
entr'elles de frépuissances seroient convenues
librement les ports des colonies. Alors,
quenter
d'ennemis, elles n'auroient plus
n'ayant plus
être déclabesoin de défense, elles pourroient
rées indépendantes.
Mais cet accord éntre toutes les puissances
difficultés insurmontables, à raison
présente des de leurs intérêts; c'est ce qui a
de la diversité
de Sainttoujours fait regarder l'indépendance
et des colonies comme une chimère.
Domingue
C
librement les ports des colonies. Alors,
quenter
d'ennemis, elles n'auroient plus
n'ayant plus
être déclabesoin de défense, elles pourroient
rées indépendantes.
Mais cet accord éntre toutes les puissances
difficultés insurmontables, à raison
présente des de leurs intérêts; c'est ce qui a
de la diversité
de Sainttoujours fait regarder l'indépendance
et des colonies comme une chimère.
Domingue
C --- Page 42 ---
-
(36)
Cette opinion fut toujours celle des
On doit leur admettre
colons;
avoir
assez de bon sens
compris ces vérités sensibles
pour
le moins éclairé, Mais les
pour lhomme
colons
les colons faisoient
étoient riches,
res le commerce prospérer par leurs cultude France, ils avoient
couru à la formation de
conils concouroient à
sa marine militaire,
son entretien, 2 à son
sement. Il falloit bien
accroispour ruiner la
perdre les colons, et pour les faire France
pour les expulser et détruire leurs égorger,,
il falloit bien leur
propriétés,
supposer des crimes,
accusa donc de vouloir être
on les
Cette accusation fut d'abord indépendans,
la première assemblée
dirigée contre
nie On s'attacha générale de la colodans
à en trouver la
ses actes. Lai minorité des
preuve
aux chefs militaires
colons réunie
se déclara contre elle. La
(2) Cette assemblée fut librement
légalement confrmée
nommée, depuis
mars 1790 de Passemblée 2 conformément au décret du 28
dans la ville de
constituante. Elle s'est réunie
semblée de
St.-Marc, ce qui l'a fait nommer asSt.-Marc, de deux cent douze
formoient cette assemblée, Deux
membres qui
priétaires d'immeubles dans la
cent d.x étoient propouvoient vouloir autre chose colonie: qu'on juge s'ils
da erospérité de la partic
que la conservatiou ct
française de St-Domingue,
décret du 28
dans la ville de
constituante. Elle s'est réunie
semblée de
St.-Marc, ce qui l'a fait nommer asSt.-Marc, de deux cent douze
formoient cette assemblée, Deux
membres qui
priétaires d'immeubles dans la
cent d.x étoient propouvoient vouloir autre chose colonie: qu'on juge s'ils
da erospérité de la partic
que la conservatiou ct
française de St-Domingue, --- Page 43 ---
majorité la
(37)
Pour éviter confrma et s'arma
France,
Tefusion du
en sa faveur:
Cette assemblée
sang, elle vint
elle-mème accusée,
venoit
en
avoir été
2 jugée et accuser, elle fut
eut Tart de entendue, Si eile le condamnée fut
sans
dit pour
faire tourner
sa
contre elle ensuite, On
les faire
definse; on tortura
ce gu'elle
On
trouver coupables
ses actes pour
traire supprima ceux qui diondipendaned (r);
fussent (2). Mais, avant prouvojent le conmême
condamné connus, cette assemblée que ses actes
(3). Ainsi Favoient
devoit être
décidé ceux
(1) Voyez le
qui
consrituante le rapport de
premier
12 octobre Barnave fait à
colonies, tome des débats, 1790, il est cité Tassemblée dans
tome
imprimés sur
le
second, folio 28, premier , folio 56,
T'affaire des
(2) Lisez la
26 et suivans, 57 et suivans,
générale écrivit lettre du 29 mai
tome
pases
à ses constituaas 1790, qie
Lisez constintiondle
en leur Tassemblée
encere la lettre rédigées la veille. envoyant les
assemblée de
du 7 juin
n lui
SDaningue à
1790, écrite
Ces deux envoyant ces mêmes bases l'assembice
par
ébars, letires sont
continants,
pages
imprimées continutioneles
(3) Voyez 6s, 6; et suivantes, au premier tome des
reuves sont F'avoeu qu'en a fait
ier, folio 227. consignées dans les Barmave, dont les
débats, tome preCa
ille. envoyant les
assemblée de
du 7 juin
n lui
SDaningue à
1790, écrite
Ces deux envoyant ces mêmes bases l'assembice
par
ébars, letires sont
continants,
pages
imprimées continutioneles
(3) Voyez 6s, 6; et suivantes, au premier tome des
reuves sont F'avoeu qu'en a fait
ier, folio 227. consignées dans les Barmave, dont les
débats, tome preCa --- Page 44 ---
-
a
(38).
pour servir T'Angleterre, vouloient boulverser
la partie française de
S.-Domingue. Il ne s'agissoit que de motiver cette condamnation.
On
prétexta des projets
d'indépendance, mais on
ycroyoit si peu, qu'il échappa au
cette phrase remarquable
rapporteur
membres de
(1), en parlant des
l'assemblée générale de S.-Domingue, dite de S.-Marc. lls ont toujours
idées
rejeté les
d'indigendance; eiles ont constamment été repossées par des sentimens d'attachement
lizé à la nation
et defidéfrangaise.
Cet aveu arraché par la force de la vérité
suffisoit sans doute pour détruire laccusation
d'indépendance, Mais, on ne pouvoit, avec
quelque apparence de fondement,s supposer d'autres griefs à cette assemblée, elle fut donc
damnée, cassée
conpour avoir voulu se rendre'
indépendante, elle qui, de l'aveu du
teur, avoit toxjoarsrejeté
rapporles avoit
lindépendance, elle qui,
constamment repoussées par des' sentimens
d'attachement et de fidélité à laz nation
Cette injuste condamnation
frangaise.
nestes
eut les suites fuqu'avoient prévues les ennemis de la colo-
(1) Voyez le rapport de
dont
imprimé aux débats,
Barmave,
extrait est
est litéralement
tome 2, folio 37. Cette phrase
transcrite, --- Page 45 ---
(39)
de la France. Ce fut le premier coup que
nie et
à sa marine 9 on
Pon porta à son commerce,
celle des coloprépara leur ruine en préparant
nies françaises.
mépris du voeu de la maEn effet, lorsqu'au itérativement prononcé en
jorité des colons,
de S.-Dominfaveur de Passemblée générale cassoit ainsi que
gue, et de ses principes, on la
à
lorsqu'on votoit des remerciemens
ses-a actes ;
chefs militaires qui s'étoient
la minorité et aux
on étoit assuré d'aigrirles
déclarés contre elle,
d'attiser le feu
partis les uns contre les autres
milieu de
de la discorde. On prévoyoit qu'au
tomberoitentre
ces divisions, le gouvernement
de
entre les mains de ces hommes immoraux,
nommés commissaires
ces tyrans éphémères,
absolument étrancivils. On prévoyoit qu'étant
de la
aux intérêts et à la conservation
gers
leur autorité par des
colonie, ils signaleroient
des vexations, des concusactes' arbitraires, bouleversement du systême
sions et que par. le
la déYincendie, les massacres,
colonial, par
la ruine des colonies,
vastation, ils opéreroient
et de la
conséquent, celle du commerce
par
marine.
des-lors Ies projets des ennemis
Tels furent
réalisés. Les échecs
de la France. Ils se sont
C3
leur autorité par des
colonie, ils signaleroient
des vexations, des concusactes' arbitraires, bouleversement du systême
sions et que par. le
la déYincendie, les massacres,
colonial, par
la ruine des colonies,
vastation, ils opéreroient
et de la
conséquent, celle du commerce
par
marine.
des-lors Ies projets des ennemis
Tels furent
réalisés. Les échecs
de la France. Ils se sont
C3 --- Page 46 ---
-
(40)
qu'ont éprouvé le commerce et la
France Prennent donc leur
marine de
tice qu'on fit
source dans linjusde
supporter à l'assemblée
S-Dominguc, H y a plus, elle ne générale
que parce qu'on vouloit
Péprouva
possession française,
détruire cette riche
Quelle diftérence, si l'on eût
affaire, comme l'exigeoit
jugé cette
les principes. Si, déférant son imporrance et
émis de la majorité des
au voeu librement
les bases
colons, Onl eût accepté
constitutionnelles
leur nom l'assemblée
que présentoit en
gue; la minorité
générale de St.-Domincût été
rebelle et de mauvaise foi
de mal réduite au silence et à
faire. Les chefs militaires T'impossibilité
remplacés par d'autres
auroient été
fiance des colons.
plus dignes de la conLe
par des' colons
gouvernement surveillé
conservation de propriétaires, la
intéressés à la
servée des
colonie, elle eût été
maux qui l'ont dévastée
préqu'entièrement ruinde, Ses
et presrissantes auroient fourni cultures encore flocieux
à la France ces
moyens d'échange qui,
préNord, auroient
portés dans le
procuré des
munitions navales. La
subsistances et des
marine
équipée et pls
militaire, mieux
lement tenu tête nombreuse, à
auroir plus facicelle de
PAngleteres elle --- Page 47 ---
4r)
riches convois des colonies
auroit protégé ces
revivifioient
qui, dans les guerres précédentes, à la France des
le commerce et procuroient
même d'abondance.
moyens d'existence, 2
la france a perTels sont les avantages que colonies. Ce sont" -
du par la dévastation de ses
injusrésultats bien funestes d'une première
des
préserver les cotice. Si encore ils pouvoient la suite. Mais,
lons d'en éprouver d'autres par
de diffamanon. Le systême de prévention,
établi contre eux, est trop
tion, de suspicion
qu'on s'en défavorable à T'Angleterre, pour
de cette puissance ennemie y
siste. Les agens
existera des restes de colopersisteront tant qu'il
c'est par les conie française. Ils savent que
cultures
restaurer les
prélons seuls qu'on peut
ils
avoient rendues si florissantes,
cieuises qu'ils
constamment à les dénidoivent doncs'attacher
de la
les détacher, s'il est possible,
grer pour lui ôter même l'espoir et les moyens
France, et
conséquent, son
de restaurer ses colonies, par
commérce et sa marine.
excuC'est pour suivre ce projet, c'est pour les abus
étoit possible,
ser: 7 pour legtimer,il dont les colons ont été
d'autorité, les forfaits
trouver des
qu'on s'attache à leur
victimes,
C4
ivent doncs'attacher
de la
les détacher, s'il est possible,
grer pour lui ôter même l'espoir et les moyens
France, et
conséquent, son
de restaurer ses colonies, par
commérce et sa marine.
excuC'est pour suivre ce projet, c'est pour les abus
étoit possible,
ser: 7 pour legtimer,il dont les colons ont été
d'autorité, les forfaits
trouver des
qu'on s'attache à leur
victimes,
C4 --- Page 48 ---
(42)
crimes. On persiste à les
dance,
accuser d'indépenEn vain, celui qui le
eux cette accusation, premier a porté contre
s'en est
désisté,er a fait
authentiquement
rendre, au moins, une
rence de justice à l'assemblée de
appague (1). En
il
St. - Dominvain, a déclaré, alors
nul intérêt ne pouvoit
même que
Ty
avoit été induie en
contraindre, qu'il
jamais été
erreur, que cette assembléc n'avoit
coupable diadivendana, qu'elle étoit
composée de vrais frangais (2). Eh
ces aveux formels,
bien, malgré
malgré les actes
ques sur lesquels ils
autenthique les colons soient reposent; on veut encore
ennemis de la
veut qu'ils soient
France, OR
pendance. On
coupables de projets d'indédans des
s'efforce d'en produire les
extraits
preuves
autres sans
d'ouvrages, les uns signds, les
phrase
signatures. On torture, on
ces ouvrages, on prétend enfin
parades preuves dindépendance.
y trouver
Mais, quand même ces
Quoi! parce qu'un
preuves existeroient,
même des
ou plusieurs individus,
fonctionnaires publics atiroient dit
(1) Voyez le rapport de
1790, (2)Ce cité au tome 2, des Barnave, débats, du 16 octobre
révo
sont les expressions de 3 page
Inionnaire, aprés sa condammation. Barnave, au tribunal
ages, on prétend enfin
parades preuves dindépendance.
y trouver
Mais, quand même ces
Quoi! parce qu'un
preuves existeroient,
même des
ou plusieurs individus,
fonctionnaires publics atiroient dit
(1) Voyez le rapport de
1790, (2)Ce cité au tome 2, des Barnave, débats, du 16 octobre
révo
sont les expressions de 3 page
Inionnaire, aprés sa condammation. Barnave, au tribunal --- Page 49 ---
(4)
eût été préfirable
Mindépendance
il senet écrit que
dévasté la colonie, Vindémaux qui ont
ont voulu
aux
tous les colons
c'est dans
suivroit que
dans leurs actes,
pendance? Cest
coloniales qu'il faudroit
ceux des assembiées En vain, pritend--on
trouver ces preuves.
de Tassemblée généexiste dans ceux
sans préqu'il en
qu'on les lise
de
rale, dite de St.-Marc,
de la fermeté,
yention Ony trouvera qui eussent préservé
Pénergie et des mesures désastres; on y verra la
de ses
concilice
St. Domingue des droits de la colonie
on
connoissance
décrets nationaux,
le respect dû aux
comavec
énergiques,
des mesures
dificiles, mais
y remarquera des eirconstances
mandées par
intérêts de la France.
combinées avec les
générale eûit voulu:
D'ailleurs, si Tassembiée
demandé que
elle n'auroit pas
elle en
Vindépendance, reconnût des droits,
la France lui
folio 57., 58,cr
llsoncrelatis dans les de détats, lire avéc attention sur- du
suivantes. ()
11 est articlé essentiel des bases onreautoalin l'envoi de tout
tout le dernier On remarquera qu'il est et au roi, et
28 mai précède 1790. à Tassemblée nationale ct la sanction de Fautre,
ce qui
de Tune, Il est donc bien pertide
que sans Facceptation est réputé nul. citation que contient une
ce précède
dans la
par 3. Kaide TES supprimé dernièrement et adrosséc
brechure, publiée commission des colonics.
mond, à la
lé essentiel des bases onreautoalin l'envoi de tout
tout le dernier On remarquera qu'il est et au roi, et
28 mai précède 1790. à Tassemblée nationale ct la sanction de Fautre,
ce qui
de Tune, Il est donc bien pertide
que sans Facceptation est réputé nul. citation que contient une
ce précède
dans la
par 3. Kaide TES supprimé dernièrement et adrosséc
brechure, publiée commission des colonics.
mond, à la --- Page 50 ---
1 -
an
auroit
(44)
usé, elle ne seroit
demander justice
pas venu en
seroit faite,
contre ses ennemis, France
Elle le
elle se la #
majorité des colons pouvoit 2 puisqule la
Enfin si cette
étoit armée en sa grande
les
assemblée eût eu
faveur;
moyens de déclarer
Iintention et
colonie, elle les auroit Tinlifpendance de la
de
force, après quoi
dévélopés ces
> vous n'avez
elle auroit dit à la moyens
>> nuls
acheté ni conquis
France :
titres, nulles
> la
chârtres ne
St-Domingue,
possession. Les
vous en
>>
fondateurs de
donnent
peuplée dans le
cétte
> tes les
principe
colonie,
nations
d'individus de tou-
> spontanément européenes, Se
> tion des
pour le commérce deerminérent et la
français.
>>
Héritiers des
protecancêtres, les colons de
droits de leurs
$ déclarent,
par
SL-Domingue vous
9> qu'ils entendent F'organe de leurs
$ tout leur
en user et les reprcientins, soutenir
G'est
pouvoir 4,
de
ainsi que ce seroit
générale de
exprimé T'assemblée
on lui
St-Doningueile elle eût
suppose, Tintention
eu, comme
prononcer
et la possibilité de
Loin d'avoir Tindépendance de la colonie,
cette assemblée conçu OlI exprimé ce
eSt cclui d'entre éerivoit.a ses
projet,
des tiens de nous qui rie tienne comettans à la
: Quel
ssztinene et d'intérér?
France par
Quel ese cclni
imé T'assemblée
on lui
St-Doningueile elle eût
suppose, Tintention
eu, comme
prononcer
et la possibilité de
Loin d'avoir Tindépendance de la colonie,
cette assemblée conçu OlI exprimé ce
eSt cclui d'entre éerivoit.a ses
projet,
des tiens de nous qui rie tienne comettans à la
: Quel
ssztinene et d'intérér?
France par
Quel ese cclni --- Page 51 ---
(45)
avoit le choix dune patrie; ,
l'entre nous quip Sil
de porter! lc beat
la France, et nefafar
ne préforit
titre de frangais
actes, cette assemblée
Dans plusieurs autres manière. Dans celui
de la même
elle
s'est exprimée
les bases
constitautionnales,
qui contient
soit reconnu par les reprisentans
demande quil lui
droit de statuer str le
le seul
lois
du peuple frangais,
adoptant les
gérégime intérieur de la colonie 2
aux lunérales de la nation, et Sen rapportant pour la fà la justice de ses repriseontans,
mières, ,
commerciaux.
xation des rapports
étoient accompaCet acte, ces demandes
à Tassemblée
d'une lettre qui annonçoit
décret du
gnées
par son
constituante qu'autorisée
constitution de la.
8 mars 1790, à présenter la
les
l'assemblée générale en envoyoit
colonie,
ajoute Tassemblée(1).
bases. Acceplet et décréter,
formalité comme
Ainsi, elle regardoit cette bases constiturion-"
indispensable, pour que ses
de St. Marc, en
() Voyez, la lettre de l'assemblée insérée en entier aux
date" du 28 mai 1790. Elle est
tome I, folio 62,
du
débats 2
de l'assemblée de S.Marc,
(2) Lizez la lettre
constituante, elle est impri7 juin 1790, à l'assemblée folio 65,
mée, aux débats, tome I, --- Page 52 ---
- -
Le -
nelles,
(46)
déjà approuvées
colons, 2 eussent forcé
par la majorité des
Tels furent
de loi.
semblée
les actes et les
de
principes de l'asLe
Sc-Domingue, dite de
des contester, c'est nier
St. - Marc,
intentions
l'évidence. Y trouver
règles de la saine etnendinander
raison,
abjurer les
plaisirs atroces de la
3 pour se livrer aux
Mais vous
calomnie,
ne voulez
ciroyens, à qui la
que la vérité, vous,
important de
Convention a confié le soin 2
Vous la
présenter les loix
les
trouverez cette vérité, constitutionells.
allégations, non
non pas dans
viduelles,
pas dans les
de
mais dans les
opinions indiles lire
actes. Il vous
ment
pour juger si les colons
importe
coupables, s'ils
furent vraide le
sont, comme on
persuader, des
s'efforce
Ini sont
ennemis de la France,
nécessaires, parce qu'ils
Ils
personne, Propres à
sont,plus que
sans leur
restaurer les colonies,
Prompte
Or
merce, de la marine restauration, celle du comles colons
ne peut avoir lieu; donc
peuvent
mettre la France
concourir
en mesure de efficacement à
qu'elle occupoit
reprendre le
et
parmi les puissances
rang
commergantes de PEurope,
maritimes
Pour obtenir ces
curer 1et colonies avantages que Peuvent
et les colons,
provous aurez
ne, Propres à
sont,plus que
sans leur
restaurer les colonies,
Prompte
Or
merce, de la marine restauration, celle du comles colons
ne peut avoir lieu; donc
peuvent
mettre la France
concourir
en mesure de efficacement à
qu'elle occupoit
reprendre le
et
parmi les puissances
rang
commergantes de PEurope,
maritimes
Pour obtenir ces
curer 1et colonies avantages que Peuvent
et les colons,
provous aurez --- Page 53 ---
(47)
de
observé quil est indispensable
sans doute
la prospérité des unes,
préparer la restauration,1 confiance et lattachement
et de se concilier la loix. La meilleure, celle
des autres par de sages
utile à la France,
d'un effet le plus sûr, le plus
des coions.
auroitfassentincnte
ce seroit celle qui
sur et facile. de s'assurer
Or il est un moyen
librement et légalement prode cet assentiment
noncé.
St-Domingue n'a jamais eu
Il est vrai que
constituante. Ceux
à Tassemblée
de représentans
ne furent pas
parurent en cette qualité,
qui y
la colonie (1).
avoués par
fut pas nommé de députés
Il est vrai qu'il ne
législatives ils
à Yassemblée
de 1 cette colonie
n'y furent pas appelés.
siègent à la
I1 est vrai encore que ceux qui de la partie du
convention., comme députés
eu la conn'ont jamais
nord de St-Domingue, qui n'ont pu les nomfiance des colons français
ou absens. Aussi
étoient ou morts
leur
mer puisqu'ils
évidens dans l'acte de
existe-til des faux
matérielles, ainsi que
nomination. Les preuves
après
L'assemblée gémérale de St-Domingue, de ceux qaise
délibération (t)
sur la légalité des pouvoirs a décidé que leur nomidisoient députés de la colonie,
nation étoit nulle. --- Page 54 ---
. celles de leurs
(48) )
comité de
crimes, sont sous les
législation.
yeux du
De ces vérités
rellement conclure prouvées, on en doit natujusqu'a-ce
que de toutes les lois
jour, relativement
rendues
St-Domingue, aucune
à la colonie de
sentie par les colons n'a été délibérée ni conMais sans donner ou leurs représentans.
de
plus d'étendue
Tapplication du
au résultat
est une circonstance principe, j'observerai
dans
qu'il
légalement manifesté
laqueile les colons ont
sur la constirution par eux-mémes leur
Domingue,
qu'ils desirent avoir voeu
pour St.
C'est au mois de
générale de la colonie, juillet 1790, Lassemblée
reçu et enregistré
séante à
de la même
les décrets des St.-Marc, 8
avoit
apnée, Par le
et 28 mars
n'étoient pas
premier, les colonies
la France, Une comprises dans la
des
constitution de
éteit que dans le dispositioas du décret
colonies
cas où il
du28,
des assemblés
éxisteroit dans les
quiles
coloniales, S les membres
tion, En
rcomposodienteroients
conformité de soumis à uine réélecde
cette loi, T'assemblée
à
S-Doningueivine
se réunir,d délibérer dliomémelese
si clle seroit
sur la question communes de
confirmce ou
savoir
autre.Avant cette
remplacée par une
époque, les communes
avoient
des assemblés
éxisteroit dans les
quiles
coloniales, S les membres
tion, En
rcomposodienteroients
conformité de soumis à uine réélecde
cette loi, T'assemblée
à
S-Doningueivine
se réunir,d délibérer dliomémelese
si clle seroit
sur la question communes de
confirmce ou
savoir
autre.Avant cette
remplacée par une
époque, les communes
avoient --- Page 55 ---
CAp
T'acte relatif aux bases constitutionelles:
reçues contenoit les principes de l'assemblée;
Cetacte
de décider
il étoit donc facile aux communes Les assemblées
si elles pouvoient y adhérer. chacune d'elle il
Dans
primaires se réunissent. conténant les bases
fut donné lecture de l'acte
délibérations
Le résultat des
constitutionelles.
Tassemblée générale, et
fut la confirmationde
la grande majorité
l'adhésion à ses principes par Conformément
des communes de St.-Domingue. général qui proà la loi, ce fut le gouverncur verbaux qui lui
clama ce résultat des procès
est en date
furent adressés. Sa proclamation affichée (1);
elle fut publiée et
du IO juillet;
que Tassemblée
c'est par elle qu'il est prouvé de
voix contre
à la majorité
fut confirmée
honorable pour Passem48 voix. Ce résultat, moins suspect que le gouverblée, est d'autant
ennemi. Il Ta prouvé
étoit son
neur Peynier'
par la suite.
il est évident que dans
Queiquil en soit,
de
circonstance les colons
St-Domingue
cette
émis leur voeu sur les loix qu'ils
ont légalement convenables à leur pays. Si
crcient les plus
est dans les archives de la
(:) Cette proclamatien
commission des colonies. --- Page 56 ---
a
-
(so)
alors cn n'a point eu égard à ce
est pas moins constaté
voeu, il n'en
que les
semblée générale, dite de
principes de l'asadoptés par la majorité de ia St.-Mare, ont été
Je vous les ai exposés,
colonie.
cipes, ils fixeront
ciroyens, ces prinIls sont d'une
sans doute votre attention.
grande importance dans un
vernement représéntatif,
goueux lassentiment
parce qu'ils ont pour
légal de la majorité de
quiseront plus particulièrement
ceux
dont ils doivent être la
soumis aux loix
colon
base, Il n'est
qui ne regrette chaquejour
pas un
cipes n'aient pas été
que ces prine
adoptés dès
savons tous, par une
1790, Nous
combien
trop fatale
on eut épargné de
expérience,
et de pertes à la France,
maux à Rotre pays.
Les réparer est Sans doute le but des
vous proposerez pour les colonies,
lois que
lons espèrent
Déjà les CObeaucourp du
annoncé pour leur
rapport particulier
pas trompé.
pays. Leur espoir ne sera
des
Après avoir préparé à la France
moyens de paix et
tant le plan d'un
d'abondance, en présenlui offrir des
goavernement sage, vous allez
moyens de
et de forces maritimes prospérité commerciale,
propres à assurer la
par les loix les plus
Occupez d'aussi
restauration des colonies,
grands intérêts
que ceux de
rapport particulier
pas trompé.
pays. Leur espoir ne sera
des
Après avoir préparé à la France
moyens de paix et
tant le plan d'un
d'abondance, en présenlui offrir des
goavernement sage, vous allez
moyens de
et de forces maritimes prospérité commerciale,
propres à assurer la
par les loix les plus
Occupez d'aussi
restauration des colonies,
grands intérêts
que ceux de --- Page 57 ---
(8:)
de ceux de
inséparables
ces cesrestoiaeisa, scurds à ces réclamations
la France, , vous serez
moins encore par la
sophistiques, suggerdes mauvaise fci ou Tignophilantrepie que parla
de vue que jusVous ne perderez pas
rance.
furent pour
de la révolution
cu'ici les résultats
et les colonies, stagla marine
de
le commerce,
Enfin dégagés
nation, nullité et dévastation.
vous marde tout préjugé,
toute prévention, but; le plus haut degré
cherez droit à votre
Pétat et le
et de richesse pour
Yautre
de puissance
dans Tun et
bonheur de tous les français
hémisphère.
BRULLEY.
Salut,
viens de lire des
cet ouvrage terminé, je à la commisP S. Après
adressées
nouvelles de Sam-Dotingacn Elles sont des 21 avril, smai,
sion de cette colonie. consiquent 2 bien posrerieuc au
16 floréal dernier; par
la corvette le Musette,
res à celles apporsées public. par
de ce
comité de salut tres-détaillées sont confrmatives les colons
Ces nouvelles avancé sur la nécessité d'employer
qus j'ai
rétablir Yordre à S-Domingue. remarquakle le
français pour faits, un événement
Entr'autres
serrée de
par une
prouve.. La ville de St.-Marc menaçoient étoit de la R et Prince. briller
arméé d'Africains du qui cap, de Léogana et Port-au chefnègre.
comme les villes commandée par ce fameux d'être rait
certe armée étoit
le même qui vient
Marc
Toussaine - TOnvertures, Dejà les awant-postes de des.. Yun d'entre
chef de brigade. Les colons, sousles ordres livré bataille à Yaréroient pris. sortis de la ville, ont
CHX sout.
toit de la R et Prince. briller
arméé d'Africains du qui cap, de Léogana et Port-au chefnègre.
comme les villes commandée par ce fameux d'être rait
certe armée étoit
le même qui vient
Marc
Toussaine - TOnvertures, Dejà les awant-postes de des.. Yun d'entre
chef de brigade. Les colons, sousles ordres livré bataille à Yaréroient pris. sortis de la ville, ont
CHX sout. --- Page 58 ---
-
M
nyée africaine.
(52)
0/081
qu'elle a été Elle a été si
de. PEster, poursuivie depuis compiiransent
fait un grand cui-aive, fespace S.-Marc, de 2 jusqu'au batrues
l'armée des carnage Africains, et. besucoup de huit lieties, On ponr a
a, hommes dit-on d'élite a été
composée prisontiers. de guinze Enfin,
qui
pleuré, et les dispersée
mille
commandoient sous Malares famiRtee des
en
Grermare Cette plus de à vinge ses ordres se Ravines sont et Danti
pelle défaite ne doit licues du
de sauvés au
pendant que quinze cents colons pas étoniner, champ baraille.
80 à Ioo plus d'un an en blancs quand on se rapla chaine mille Africains. échec et français ont teuu
Polverel des
Jamais ils souvent battus
et Postes, nommé
n'auroient
de ces braves Sonthonax n'enssent mis cordon de
entamé
Si l'on veut dedfenscurnde
hors la loi FOuest, les chefs si
aingue, qu'on rétablir l'ordre Doninpuat et les
aguéris et, instruits emploie donc ces cultures à S.-Doturer les productions dans l'art de colons scclinanés,
témps Cc que ne coloniales, Ils cultiver et manufacpéens à qui le climat feront peut-étre feront en peu de
Dailleuirs, 2
er les nègres jamais des
se rasemblent, quelque soit
Sont
Europuissant de
ils seront bientôt Topinion des étrangers. colons,
soient les maux l'intérêt commun, réunis par le motif 2 s'ils
alors pablique française, gu'on leur ait fait Quelques au hom grands
même qu'ils quelque soit leur
de la R
roient tonjours seroient
rence au commerce d'être frangais indépendans et de dorenamene ils continue
pronvé les Etats-Unis de la France. donner la préféc'est crueile qu'ils ont eu à drAmenigue C'est ce qu'ont
cette puissance soutenir contre Malgré la Euerre
commerce,
qui fait
cet
Temporte-sil Pourquoi
presque TAapctones seule
Il y a plusieurs stir des motifs attachement de haine à la mère patrie leur
donné la raison siècles. que le
bien
Natwram et si ayec autant
célébre Horace prononcés? en a
expellas furca, tamen d'élégance que de vérité.
usque recurret,
FIN, --- Page 59 ---
6.
S
R E F LEXION
V ERITABLE S CAUSE
SURLES
ET DES DÉSASTRES
DES TROUBLES
GOLONIES;
TC
DENOS
NOTA M M EN a
CEUX DE SAIRT-DOMIROUE:
SUR
SAvec les mayens, à employer pour tocaless préserver oM
cette colonie d'une ruine
N 39
S sTOIlaT
ADRESSEES
A LA COXYENTION PSBMSMOIT 2833 NATIONALES SRNS
anonrore LOS
D,
RS AYMON
Paadubitsi
colon de Saint-1 Domingue:
A PARIS
7.95,
BLI QU
N
ECON D C E
DENOS
NOTA M M EN a
CEUX DE SAIRT-DOMIROUE:
SUR
SAvec les mayens, à employer pour tocaless préserver oM
cette colonie d'une ruine
N 39
S sTOIlaT
ADRESSEES
A LA COXYENTION PSBMSMOIT 2833 NATIONALES SRNS
anonrore LOS
D,
RS AYMON
Paadubitsi
colon de Saint-1 Domingue:
A PARIS
7.95,
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