--- Page 1 --- --- Page 2 ---
3obu Cartrr Srvion
Lihrany
Eiroun lhinersity --- Page 3 ---
A --- Page 4 --- --- Page 5 ---
ÉP . ONSE
R
DU GENERAL
ROC - H A M B EAU,
A L'ARRÉTÉ
DES AGENS
PARTICULIERS
ExdcutfiS.Domingue
DuDirectoirel
€ a
A PHIL A D E L P H I E,
De T'imprimeric de PARENT, Cinquième rue Sud,N, 32-, --- Page 6 ---
--- Page 7 ---
SE
R EPON
ROCHA MBEAU,
DUGENERAL
AGENS PARTICULIERS
A L'ARRETEDES
Dadeanumoane
danzcelte ville que jai pu obtenir de counaîtrt
trois mois et. demi de ftjour
de St. Domingue;
CEngigiopri
en cbefde la partic efpagmole
du. commandement
de
les motifi-de ma deflitution
Exéculif dans cette Colonic. Taloux
les agens particaliers du Dircôloire
di répondre à cette pièce
prononcée par
et celle de tous les Frangais sjai
mériter T'eflime du gouvernement, 1
afin que cbacun puifejuger ma conduite
et lui donner la plus grande publicité, cette Colonie tricimf
masfingère,
les efforts que jai faits pour fauver
à St. Doningue,et
du régiftre des délibérations de la ComtEXTRAIT
frangais aux
RÉPONSE
miffion déliguée par le gorvernement
HerfaardesventeROCHAMBEAU.
DU GÉNÉRAL
M Au Cap, le 30 Messidor , an IV de la Républiqie
46 française 1 une et indivisible:
(a) On a pu voir la manière: dont les agens parcoafidérant que refponfable
opèrent le falut de la Colonie,
6 La Commiffion 9
Colonie de St. ticuliers duDiredtoire
dans la partie du Sud
4 envers la France du falut de la
en laiflant égorger les blancs
6s Domingue. (1)
et dans celle du Nord. 4
furles
vajuger s'il eft poffitie de compter
46 Elle ne peut 2 et ne doit y maintenir dans for vertus (2)On civiques ct le républicanifine des hommes
66 les emplois civils et militaires, que des entièrement hommes
employés par Jes egens.
6 le républicanifme defquels elle puilfe
6 fe repofer. ( 2)
en laiflant égorger les blancs
6s Domingue. (1)
et dans celle du Nord. 4
furles
vajuger s'il eft poffitie de compter
46 Elle ne peut 2 et ne doit y maintenir dans for vertus (2)On civiques ct le républicanifine des hommes
66 les emplois civils et militaires, que des entièrement hommes
employés par Jes egens.
6 le républicanifme defquels elle puilfe
6 fe repofer. ( 2) --- Page 8 ---
ar
[2 I
Je citerai le ciroyen/e Borgne leur
des auteurs des allaffinats de la
délégué,Tun
Colonie, que j'ai
partie du Sud de la
expuifé des
12 M
vols qu'ily a commis,
Hles-du-Vent, pour les
TA 2 a à
dans Idelinger les 9 Bropimlh@iretfement connu pour lui
places de commerce de France.
Bellegarde, 2 gui a vendu fon
aaNaivais -
et déferté les drapeaux de la pofte aux Anglais,
fiège de la Martinique. République, au fecond
alpaime(tad de -
Cerizier, 2 affafin du capitaine de
mara , à PIfle de France.
vaifieau MacneEnfin tant d'autres que je
deux dernicrs fon: les
pourrais nommer. Les
E Que G dans la fituation
Blanc.
aides-de-camp du citoyea le
66 Colonie, de fimples
actuelle de cette
(3)1 II faur
foupçons l'autorifent a en
donc prouver le délit
éloigner ceux qui en feraient
certitude ne
préfemé, 2 car la
a
l'oljet, > de toutes clamé
peutnaitre que d'une preuve 5 et
66 fondlionspobliques, clle doit à plus forte raifon fe
depuis long-tempsi la juftice du
j'airémontrer févère, ,
les
le faire
Diredoire
lorfque
juger.
pour
un degré de
foupçons ont acquis
certjtude et de conviction.
(3)
46 général Confidérant que la conduite tenue par le
Sid de
Rschambeau, depuis fon arrivée à St.
(4) chercher fans cefle les
Domingue, 2 a
utilementfon
moyens de fervir
6 del
confamment été marguée au coin les
pays, de fupporter fans
cliacivifine, de
sunurmuret toutes
46 le plus ouvert lianfibordination, , et du mépris
privations comme un foldat, de lailler fes
46 Par la France. pour la première antorité
pointements ( dont à préfent je n'ai pas encore ap-
(4)
déléguéc un écu ) pour le payer, c'eft de
reçu
coupable.
l'inciuijfne, ,j'en fuis
Si de manger à la table
demi-ration'a à
fomprucufe des agens la
boire que du rhum Jaquelle nous étions réduits, de n'y
lieu de
et de Peau, , qu'on nous donnait au
vin, 2 c'eft de
Le foldat fouffrait; Phyaberdinatisn, j'en fais gloire.
je lui devais
j'avais Thonneur d'être fon chef;
jamais
l'exemple de la patience; je n'y ai
manqué.
J'ai toujours dit et mandé au minifre de la
rine et des Calonies, ainfi
maquej jerefeélais leur caraélère qu'aux agens eux-mémes,
méprifais fouverainement public 2 mais que je
tamment le citoyen Leblanc quelques uns d'eux , noconfidérable à
7 qui employa un tems
de voleurs dans me perfnader qu'il fallait beaucoup
(J'airendu
l'adminifization de St.
compte de cej fait au miniftre de Domingue. la marine,
re de la
rine et des Calonies, ainfi
maquej jerefeélais leur caraélère qu'aux agens eux-mémes,
méprifais fouverainement public 2 mais que je
tamment le citoyen Leblanc quelques uns d'eux , noconfidérable à
7 qui employa un tems
de voleurs dans me perfnader qu'il fallait beaucoup
(J'airendu
l'adminifization de St.
compte de cej fait au miniftre de Domingue. la marine, --- Page 9 ---
[t 3, 1j
Le fait eft faux. La manière dont j'ai obéi
c. Que loin de donner à tous les citoyens l'e-, (5) arrêtés des
prouve et ma foumififion 2 et
de la foumifion ct des égards envers cette aux
agens, leur autorité. 6 xemple
forte annoncé comme les égards quej je portais à
<6 autorité. 7 ils'eft en quelque vondraient l'in66 le point de ralliement de ceux qui
tous fes
6 fulter et l'avilir; que toutes fes adtions,
< difcours publics et particuliers ont été dirigés vers
66 ce but criminel. (5)
(6). Je n'avais jamais oui dire qu'un général Ci
Qu'après s'être permis d'aller, fans congé, chef cut befoin de congé pour aller rec connaître l'enfans même aucune efpèce d'autorifaSonthonax de moti
6 fans miffion, 3
nemi. J'avais cependantprévenu. 6 tion
différentes places, et plufieurs
2 parcourir
départ. le
55 pofles militaires. (6)
(7)J'étais au Port-de-Paix , lorfque général
66 Dont il a diftrait le commandant au mo-. de brigade Pagect reçut la nouvelle de la prife de ce
66 ment même oà les Anglais prenaient Bombarde. II quartier: : jer n'aurais méuej jamais parlé de fa reprifes
ci eftr rentré au Cap fans éninftruire la Commiflion,
attaqué fur un fait qui m'honore. fans daigner même fijen'étais
6 fans lui faire aucun rapport,
C'eftmoi
faittoutes les reconnaif.,
6 lui rendre aucun de ces devoirs que! la bienféance
iquisaprèsavoirf même fur les retranchemens,
fances fur. Bombarde 2 et
de
G eut exigés.( (7)
du Môle St. Nicholas 1 pour reconnaitré la place
plusprès, ai tracé au général de brigade Pageot,'e,
plan qu'il avait à fuivre pour" reprendre. ce pofte imC'eft en préfence de Delair et de Levaf-,
portant. officiers, déportés par ordre des agens,
/ear,excellens
je ne fais trop pourquoi, que je fis ce plan. les commandans des
C'eft à ma follicitation que
Gonaives et du Gros-Morne ont envoyé des renLe
Laveaux eft en France. forts à Pagect. général
Il connait tous les faits que je viens d'avancer. J'avzisaufic donné à Touffaint Loxverture, le plan
d'attaque de St. Marc que j'avais reconnu à portée
lui avais
de fufil: Laveaux en a connaiflance, je d'en faire
mais je me fuis gardé
tout communiqué;
m'avait prouvé qu'ils
part aux agens: Yexpérience
le plan de camnefavaien: pas garder un fecret 2 car)
les mains
pagne du Directoire Exicutif, 1 était entre
à bord du Watigny, au mudes femmes pallagères
ment de notre arrivée au Cap.
. Marc que j'avais reconnu à portée
lui avais
de fufil: Laveaux en a connaiflance, je d'en faire
mais je me fuis gardé
tout communiqué;
m'avait prouvé qu'ils
part aux agens: Yexpérience
le plan de camnefavaien: pas garder un fecret 2 car)
les mains
pagne du Directoire Exicutif, 1 était entre
à bord du Watigny, au mudes femmes pallagères
ment de notre arrivée au Cap. a célèPendant mon fejour au Cap, 7 on n'y
66 Que Iors des fêtes républicaines qui ont
(8)
fêtes
à toutes deux. La
abfenté avec tout fon bré deux : j'ai affpfté
G eu lieu au Cap,ile'en cit
les
que fut l'entrée triomphale des agens, lelen46 état-major, 2 ou n'y a paru que pour braver
première de leur arrivée au Cap. La deuxième le14
demain
mais je
6 déléguésdu gouvernement fragalidanalteserciee Juillet; il efi aifé fans doute de calomnier,
< même de leurs fonêtions 2 ridiculifer publiquement
n'ofera me foutenir , ni ne
3 et répons que.
cit
les
que fut l'entrée triomphale des agens, lelen46 état-major, 2 ou n'y a paru que pour braver
première de leur arrivée au Cap. La deuxième le14
demain
mais je
6 déléguésdu gouvernement fragalidanalteserciee Juillet; il efi aifé fans doute de calomnier,
< même de leurs fonêtions 2 ridiculifer publiquement
n'ofera me foutenir , ni ne
3 et répons que. perfonne
66 leur fenfibilité 1 Jes cérémonics républicaines,
46 les cris de viv: la répablique: (8) --- Page 10 ---
[ 4: J.
pourra prouver , m'avoir jamait entendu
les céremonies
ridiculifer
publique. Mais républicaines il eft
et les cris vive la révoir les
vrai gue j'ai été indigné de
agens fouffrir que de jeunes
couvrifent de
perfonnes les
fleurs, en chantant des] hymnésà leur
louange..
On a encore célébré au
la mémoire de
Cap une fête publique à
Pahverelya à laquelle les
aflifté en côrps. La loi n'ordonne
agens ont
n'y ai pas paru. Jes méfeftimais point cette fite,je
ce que les agens appellent Polverel-Et voilà
leur
66.
bilité.
ridiculifer
fenfiQu'entouré d'hommcs
i6 affichent
qui prefque tous, (9)Je ne
hautement lal haine du
m'attendais ,
gouvernement ré- agens
pas, je Pavoue, que les
publicain 2 aviliflent par leurs
la
particuliers du Diredloire
66 le gouvernement
propos France et raient les officiers
Execufattaque.
frangais, il a conftamment
que j'avais fous mes
66 torifé
au- vais les faire
ordres: je
et même encouragé leurs
connaître.
66 contre] les
de
propos injurieux
Leg général de brigade
délégués ce
Mirdonday,
66 content d'avoir
gouvernement; que non major, 9 qui , Ja dernière
avait chefdel'état- fervi
permis qu'un de
guerre
en
fein
fes agens vint qualité fous les ordres du
cette
jufqu'au
de la Commifion infulter
Bailli de
66 fes
un de- couvert de
Sufren. II eft
membres, et fit enfuite de cette
bleffures, et a
fervi
démarche guerre de la
parfaitenent
dans la
fcandaleufe une efpèce de
Vendée,
66 fanétionné lui-méme
trophée public; il l'a Le chef de brigade
fa
Panife, mon
66 à la Commiffion la par conduite, en écrivant a fervi avec diftinétion à la
aide-de-camp, ,
lettre la plus indécente etla deux
Martinique 2 durant lcs
plus irrefpeétueufe. (9)
fieges que.cette. Colonie a fupporté: : il a
deux bleflures.
reçu
Le chef de bataillon, La
Houffaye mon aide decamp, , a fervi en cette qualité au premier fiège de
la Martinique. Je. Pavais
envoyé en France
mes dépêches au
porter
des
gouvernement, annoncer les fuccès
patriotes- aux Antilles 3 et demander des fecours
pour les aflurer. Il futmis en prifon; c'était fous le
règne de la terreur. Depuis fa fortie des
il
a fervi fous les ordres du brave
prifons,
des
Dugomier à l'armée
Pyrénées-Orientaler, 9 en qualité d'adjoint aux
adjudans-généraux; : il en a les certificats les plus
honorables.
D'Aveme et Simon 9 mes
vi avec diftinaion à Sainte- Lucie aider-de-campst ont ferfous les ordres du
général Ricard. Ilsy ont fupporté lef fardeau dujour.
Bragelongne > mon aide-de-camp.,: a fait la
dans la Vendée, comme aide-de-camp du guerre
général
Canclaux, fon oncle.
d'adjoint aux
adjudans-généraux; : il en a les certificats les plus
honorables.
D'Aveme et Simon 9 mes
vi avec diftinaion à Sainte- Lucie aider-de-campst ont ferfous les ordres du
général Ricard. Ilsy ont fupporté lef fardeau dujour.
Bragelongne > mon aide-de-camp.,: a fait la
dans la Vendée, comme aide-de-camp du guerre
général
Canclaux, fon oncle. --- Page 11 ---
E 5 ]
Roch, homme de couleur 7 mon aide-do-camp, 1
a eu le poignet emporté par un boulet de canon au
deuxième fiège de la Martinigue,oi il a ferviavec
la plus grande diftinétion.
Voilà les homines dontj'étais entouré 9 que l'on
accufe de hair le gouvernement, et de Pavilir par
des propos injurieux,
Je n'avais point d'agens ni de déiégués, n'étant
pas moi-même agent du Diredtoire Extcutif.
J'avais demandé à cenx-ci lejugement du ciroyen
Paulin Goy, qu'ile avaient fait arrêter pour avoir
demandé au citoyen Le Blanc, l'explication du Huo:
barbare et iacennu Baulbimacrate, dont il s'était
fervi en énonçant une opinion perfonnel.e.
Paulin Goy était le fecrétaire de P'Etat-major de
Paimée de la partie Efpagmole. Ce brave jeune
homme avait ferviavec honneur à l'armée des Pyrénées-Orientales, dans un des bataillons des chaffeursde la Girande.
. J'ai fait connaitre aux agens dans la lettre dont
ils fe plaignent, mon refpcét pour leur ceraltère
pablic et le peu d'eftime çue j'avals pour quelques
uns d'eux, 2 comme honumespricés. (Cetteletre cit
dans les archives de la commiffion des Celonics.)
6 La Commiflion confidérant que toutes (10) Ce fait eft fi ridicule qu'il le ferait encore
ces circonftances annoncent au moins da la part du plus de le refuter.
46 général. Rocbambeau le deffein non-équivoque de
46. rivalifer de pouvoir avec elle. (1o)
46 Que c'eft de cette lutte fcandaleufe éie-
(11) Cette imputation joint au ridicule, Patro66 vée entre l'autorité civile et militaire, que font cité la plus calomnieufe.
66 réfultés tous les maux qui ont affligé cette ColoLes nouveaux malheurs de St. Domingue 7 ne
46 nie; que. lesruines encore fumantes du Cap, at- datent que depuis mon départ de cette Colonie,et
46 teflent les crimes de Galbaud, dont le général depuis la préfence des délégués des agens dans les
S6 Rochambeau n'a que trop bien copié jufques ici différentes parties de cette ifle malheureufe. J'avais
66 les manières, et affecté lesprétentions.( (*I)
prédit nombre de fois à ces: agens, ce qui devait arriver 2 de leur conduite, du choix de leurs dcleguis,
du luxe qu'ilsetalaient. , au milieu de la mifère affreufe quia defolait la Colonie- (jel'avais mandé dans
toutes mes lettres au miniftre de la marine, elies feront foi) des fauffes me/ures-qu'ils prenaiert; des
B
ufe. J'avais
66 les manières, et affecté lesprétentions.( (*I)
prédit nombre de fois à ces: agens, ce qui devait arriver 2 de leur conduite, du choix de leurs dcleguis,
du luxe qu'ilsetalaient. , au milieu de la mifère affreufe quia defolait la Colonie- (jel'avais mandé dans
toutes mes lettres au miniftre de la marine, elies feront foi) des fauffes me/ures-qu'ils prenaiert; des
B --- Page 12 ---
E 6 ]
marguses qu'ils accordaient aux afrefpréftraneces et à ceux qui difaient qw'ily ne fallait
fius des blancs ,
plus de proprictaires, &c. usalu fuivre les confeils,
Les agens n'ont, jamais
le défir de
par Yamour de mon pays,
que, guidé
je
je leur ai
rémedier aux maux que. prévoyais,
,et/ar-tout Jansfatterie, ce qu'ils
donné avecfurce, Feandaleufe. Jele répète, mna correfappelentlaite etles évènemens feront foi.
pondance oficielle
de ma franchife 1 fachant bien que je
Effrayés
m'ont defitué
n'adopterais jamais leurs principesjils
à
: j'ai obéi avec le refpeêt que je porte
et deporté de qui ils tiennent celle dont ils abufent.
T'autorité
coupable, en m'afIls ont voulu me faire fuppofer Polverel et Sonfimilant au général Galbaud que
accufé d'avoir fait incendier le Cap.
thonas ont
Gallaud,n'sijamais eu aucune
Je ne conna's pas ma's à la honte éternelle des
relation avec lui; c'eft ici le moment de rendre
commifires-civils,
hommage à la vérité.
défendus Galbaud,
Iln'yad eu que les quartiers le feu fut mis par. au Bac de la
qui n'ont pas été brûlés, de la ville, , par les troupes
Fofette, à Pextrémité au moment oi la retraite
attachies aux commiffaires
et Sonthonas de ce quartier occufé par
de Polverel
eux, en laiffa la pofpbilité. il me refte la certiPlus heureux que les agens 1
le bien
tude d'avoir tout fait pour tâcher d'opérer
de n'avoir ni ordonné ni fouffert aucun malfacre 2
brifé les fers, et adouci le fort
d'avoir au contraire
et d'avoir été honoré
de beaucoup de malheurcux 2 Pon m'a forcé de
des regrets de la Colonie que
quitter. conduite, fur les faits que Javanee, il
Sur ma
un habitant de ce pays infortuné
n'eft prefque pas
réclamer le témoignage.
dont je n'ofel hautement
conduite eut été celle que j'ai tenu
conduite (12)Ma
à mes devoirs, à
6 Confidérant encore que cette
toute ma vic,fidèle à T'honneur,
Rochambeax
à Thumanité : redoutable
yeux même du général
mon pays, à la jufice,
6 tenue fousles
tiendra loin
aux
enfin
faire
celle qu'il
feulement aux feélérats, dilapidateurs,
46 doit lui
preffentir fera rendu dans la partic cidc tout genre de leur patrie.
6 d'elle, , et quand il
(12)
aux ennemis
de St. Domingue.
4 devant Eipagnole
idèle à T'honneur,
Rochambeax
à Thumanité : redoutable
yeux même du général
mon pays, à la jufice,
6 tenue fousles
tiendra loin
aux
enfin
faire
celle qu'il
feulement aux feélérats, dilapidateurs,
46 doit lui
preffentir fera rendu dans la partic cidc tout genre de leur patrie.
6 d'elle, , et quand il
(12)
aux ennemis
de St. Domingue.
4 devant Eipagnole --- Page 13 ---
-
[ 7 ]
(*3) - (13) Lc fait eft faux : jen'aij jamaisété défigné
Dontilfenomne déjàl le gouverneur. être gouverneur de la partie ci-devant Efpapour gnole. J'étais nommé général en chef par le Dircetoire Exécutif, et je n'ai jamais parlé, ni agiqu'eu
cette qualité. fcs
Ridicule et calomnicufe imputation ! ridi66 Que dédaigpant même de diffimuler
(14)
les pouvoirs des agens étant illimités,
k intentions et fes projets à cet égard. 1 le général cule, puifque la totalité de PIle 1 moigéréralen
annonce dès qu'il fera en pof- et s'étendant fur
c Rochambeau
que n'aura plus rien à chef er miffion fpeciale dans la partie Efpagmole 2 je
c fellion de fon gonvernenentil
de
m'en croire indépendant. Je leur
dont il brale
ne pouvais, jamais
c déméler avec cette commiffion,
devais des comptes, des rapportsfur l'Etat de T0M
66 fe voir indépendant. (14)
commandement , &c. calomnieufe, parce que je n'ai
jamais rien dit qui tendit à manifefter ces fentimens. (15) Si le gouvernement m'avait communiqus
< Qu'il prétend même lui et les fiens avoir
fecrètes, certes je n'en aurai fait
des ordres fecrets des inftruétions
64 reçu du gouvernement français
part à perfonne 1 et mes zides-de-camp même, ignoCC ct des inftructions particulières. (15)
rent fil le minifire de la marine a eu cette confiance
en moi. accufations
Ceci eft auffi probable queles
4 Que déjà il fe Aatte d'entretenir une cor-
(16)
ont fait contre le citoyen
46 refpondance fuivie avec la noblefle. 7 l'évéque erl le que quelquesjourmaites
Rhin
promettent Carnot , d'avoir liuré aux emeinatarmizdn
46, clergé dc Santo-Domingo, quitousluij
lors de la belle retraite de cetiearnice
4 une reception digne de fon rang et de fes prin- et Mozelle,
Rbin. du Danube fur le
46 cipes. ( 16)
fait très-bien d'ailleurs que P'archevéque de
On
fon
étaient partis pour ia
Santo-Domingo , et clergé
Havane lorfque j'arrivai au Cap. (17) Ce n'étaient point les émigrés ni les royaCC Que ion arrivée à Santo-Doningo eft
mon arrivécà SantoDomingo,
64 l'objet des voeux et de l'efpoir des émigrés nobles, liftes qui attendaient les
de St. Domingne qui fe
les
mais bien propriétaires
66 et grands colons; dont plufieurs, royaliftes font refugiés aux Etats-Unis, lors de l'incendie de
66 les plus effrénés 1 portent conftamment la cocarde
Françaife,et ceux des ifcs du Vent qui y
de
dernier, avec jes la partie
66 blanche, et le deuil Capet
ont été déportés par les Anglais lorfqu'ils s'empard4 quels il a vécu dans la plus grande intinité pen- rent de ces belles poffellions.
ons; dont plufieurs, royaliftes font refugiés aux Etats-Unis, lors de l'incendie de
66 les plus effrénés 1 portent conftamment la cocarde
Françaife,et ceux des ifcs du Vent qui y
de
dernier, avec jes la partie
66 blanche, et le deuil Capet
ont été déportés par les Anglais lorfqu'ils s'empard4 quels il a vécu dans la plus grande intinité pen- rent de ces belles poffellions. Oui,j'ai vu avec in6 dant un an et demi qu'il eft refté aux Etats-Unis, térét ces honimes dont les malheurs doivent exciter
4 font déjàrentrés dans la partie Efpagnole, et dont la fenfibilité de tout être penfant. Ce font ceux-là
6 un plus grand nombre encore 2 fe prépare ày de feuls avec qui j'ai eu des relations pendant mon fé66 débarquer fitôt qu'on aura la certitude que. M. jour aux Etats-Unis. < Rochambeau en aura pris pollefion.(7)
durant les deux fièges de la
Au refte nia conduite
feule
Martinique, aurait dû fe me femble répondre
et victorieufement 3 à cette abfurde imputation de
Monfeurle. Bianc ancien garde deia marine. --- Page 14 ---
lana 1
I 8 ]
Que la Commifion a reçu des renfeigne:
mens qui nelui; permettent plus aucune
(18)Jeprensage de cettc déclaration et fomme
i6
à
efpèce de le citoyen Giraud
doute cet égard; que fes difpofitions bien conPun des agens du Diredoire, et
44 nues doivent lui
qui eft maintenant en France de produire ces renfr les fuites funeflesqu'elles infgirerdescrainesrep fondées feignemens 3 ct fur-tout les preuves matérielles des
6i la Colonie
peuvent avoir pour délits qui me font
et la république. (:8)
collègues
impu:és, etje le défielni et fes
d'en produire aucunes.
6 Confidérant enfin qu'il ferait
tard
I!
4 de
trep
(19) eut été à la vérité
tard
s'oppoferaux vues ambiticufes
du
trop
pour les
64 généra! Rechambeau
ctinciviques
délégués des agens de travailler le payse en finance
font
et la république. (:8)
collègues
impu:és, etje le défielni et fes
d'en produire aucunes.
6 Confidérant enfin qu'il ferait
tard
I!
4 de
trep
(19) eut été à la vérité
tard
s'oppoferaux vues ambiticufes
du
trop
pour les
64 généra! Rechambeau
ctinciviques
délégués des agens de travailler le payse en finance lerfqu'il aurait en fon pou- comme ils le projettaient,
vo'rtouslesn moyens d'en aflurer le fuccès;
lorfgae j'en aurais pris
que la poficflion.
prudence 2 le flut de la Colonie, 9 exigent
66 ter dès leur principe les progrès d'un d'arè. Il eft bien fatisfaifant pour moi de
6:
parti qui
pouvoir dire
déjà fe forme fous fon nom, et qui
les que tous les propriétaires de CC
46 émigrés
grofi par
cédé
pays nouvellemen:
colons, Jes fanatiques, les mécontens 1
àla France, attendaient mon arrivée.
4 enfn parles ennemia de la
et les
crainte, et avaient confiance dans mon
fans
4 tieux de tous les
République 1
fac- qu'ils avaient
adminiftration
genres, renouvellerait dans
pu jeger lorique fus
cette
je gouverneurde
Colonie toutes les horreurs dontla Vendée
St. Dimingue en 1792. Iis ont fui en
46 préfenté Fafireux tableau.
nous a qu'ils fe font vus ménacés de
par:ie depuis
(19)
dilapidateurs que rien
ne contiendrait, ct aujourd'hui la France n'a pu
prendre pollefion d'un paysqui lui eft cédé par les
traités.
Au refte à ces abfurdes imputations , je ne répondrai qu'en renouvellan: au citeyen Giraud ma /onzmation de produire lespreuves.
Je ne puis m'empécher de faire ici une obfervation furl les guerres del la Vendse et de St. Doringue:
la guerre de St. Domingue eft celle des non- propriétaires contre les propriétaires légitimes , ct celie de
la Vendée Ja guerre des royaliftes et des finatiques
contre les républicains. Elles ne peuvent être aflimiJécs ni dans leurs caufes ni dans leurs effets.
45 D'aprèstoutes ces confidérations et
beau-
(20) Ou, les preuves ont déjà été
au
coup d'autres qu'elle fe referve de déduire en gouvernement: ; et
envoyées
56 tems ctlieu.(20)
alorsje demande qu'elle me foient
communiquées: oi, elles onr étéapportécs par le
citoyen Giraud, et alorsje le fomme delcs produire.
II en eft tems, car je défire enfin me montrer au
grand jeur , le plutôt pollib'cet, fur-tout d'éclairer
la réligion du Direéloire trompé.
oup d'autres qu'elle fe referve de déduire en gouvernement: ; et
envoyées
56 tems ctlieu.(20)
alorsje demande qu'elle me foient
communiquées: oi, elles onr étéapportécs par le
citoyen Giraud, et alorsje le fomme delcs produire.
II en eft tems, car je défire enfin me montrer au
grand jeur , le plutôt pollib'cet, fur-tout d'éclairer
la réligion du Direéloire trompé. --- Page 15 ---
[ 9: J
(21)La Commiffion avai: elle le droit de me
66 La Commifioa arrête que le général deftituer, étant chargé d'une milfionfpéciale et int46 Rochambeax cft deftitué de fes fonêtions de comle Dirodurclubaént-7e nele crois
4 mandant en chef de la partic de la Colonie de St. portante par n'eft
me
le
pas; mais ce
qu'à préfent que je permets
46. Domingue ci-devant Efpagnole, et que prémais me foumis à une
cette queftion. Je proteflai,
65 fent arrêté lui fera notifié dans lejour, (2r)
deftitution peut-être illégale, firement injuite.
Giraud
46 Signé au régifire des procès-verbaux
Dra.ROCHANBZAC,
46. -préfident; Le Blanc, Sonthonax et Raymond
< commiffaires; Pafeal fecrétaire-général.
3 MNTA
Paniffe m'a fait paller l'arrêté ci-deffus, qu'il tenait du préfident
Aussrror que mon aide-de-camp
de la Commifpion des Colonies ; j'ai du travailler à l'éclairer.
de juftifier. J'ai eu je l'avoue befoin de force pour faire trêve
Je répons par des faits que je m'engage abfurde arrété.
à l'indignation quim'a faifi à la lcéture de cette
Voilà le prix de quatre années d'une conduice (j'ofe le dire)ireéprochable, er'fouDeffitué, déportè.
vent utile à ma patrie.
d'une
je me fuis impofées, des peines de tout genre inféparables
Pour récompenfe des privations que
d'avoir voulu conferver à mon pays la plus utile defes
adminiftration aufi agitée que la mienne 9 pour prix abufant du pouvoir qui leur eft confie, trompent
Colonies; je fuis déchiré. 7 caloinnié par des hommes gui
ont fait fuirles
pour en.
ont détruit ou lailté détruire cette Colonic, en
propriétaires
le gouverrement:
de cendres et de décombres ce malheureux pays, et font enfin parvenus
vahir leurs poffellions, ontcouvert fe dénoncer mutucllement, de n'avoir plus ni généraux ni officiers,
au point d'être divifés entr'eux, 2 de
et ne
contenir, 7 enfin que leur nom ne
d'ètre même fous le couteau dcs Africains qu'ils ont armés,
peuvent
-
qu'avec Thorreur qu'ils infpirent à l'Europe entière.
foit prononcé
fera mis par moi au plus grandjour. Je produirai toutes les pièces, ma correfpondance
Je déclare que tout
officielle et confidentielle. ,je netairai rien.
être fauvée, et j'en ai fourni les moyens aux agens. Qu'cile pour.
Je déclare que ia Colonie a pu
que
raitl'être encore en y cmployant des foins et des inoyens puiflans.
les feuls et vrais motifs de ma deftitution et dei ma déportation font 1 le refus formel
Je déclare enfia ,'que
des délégués connus par la plus extréme
quej'avais fait d'emmeuer avec moi dans la partie Efpagnolc
ni incendie, que je punirai les dilaimmoralité; la cèrtitude queje ne fcuffrirais ni pillage, ni maflacre,
et non les agens ce bean
protégerais les propriétaires, et utiliferais enfin pour ma patrie,
pour
pidateurs,
m'honore d'avoir affiché hautement, et qu'ils appelent incivifine 7
pays. Ce font là les principes que je
vcilà ce a
ma deftitution.
infubordinatisn, mépris , luttéfeandaleufe, &c. et
qui opéré
C.
rtitude queje ne fcuffrirais ni pillage, ni maflacre,
et non les agens ce bean
protégerais les propriétaires, et utiliferais enfin pour ma patrie,
pour
pidateurs,
m'honore d'avoir affiché hautement, et qu'ils appelent incivifine 7
pays. Ce font là les principes que je
vcilà ce a
ma deftitution.
infubordinatisn, mépris , luttéfeandaleufe, &c. et
qui opéré
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IO J
J'ai demandé au Direétoire d'être mis â un confeil de guerre, 2 je ne cellerai de répéter ma demande afin
que la France cntière puiffe juger.
DTN. ROCHANBEAU.
P. S. C'eft avec une extrême fatisfaction que je n'ai pas vu Roume fignataire de l'arrêté. Il était connu
trop avantageufement comme un adminiftrateur intègre 7 aux illes-du-vent, pourappronver la conduite de
fes collègues.
Giraud, quoique préfident de la Commiffion lors de ma defitution, ne doit pas être confondu je
avec les deftrudteurs de cette Colonie précieufe. C'eft donc à regret que je l'attaque.
crois 2
DTN, RoCHANBEAU.
Bordeaux, le 9Pluviëfe, , an V de
la R.F. une et indivifile
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E797
R672r
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