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Azol
43 -t --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(26)
4". Qu'on le rembourse des. dépenses qu'il a é16
obligé de faire, pendant un mois que Prieur Pa gardé
à lOricnt, des frais de voyage qu'il lui Cn al coûtés
pour se rendre à Paris.
50. Eriin, qu'il puisse toucher les 500 livres d'indemnités que la convention nationaie a bien voulu
accorder à tous les malheureux incendiés de SaintDominguc.
(') Sa mere lui apait enprye 600 lip.
sn
De PImprimerie de PAIN, Passagi-TIonnoré. --- Page 5 ---
[NO.I 1
R de ÉPON S SE
DES
COLONS DE SAINT-DOMINGUE,
A L'ADRESSE DE POLVEREL
ET
BELLE Y.
SONTONAX, ? Signée
U.. mémoire signé Belley, mais composé par PolvereletSonthonax, vicntd d'éire distribué àla Convention et au public; c'est
àces hommes, et non à l'affricain qui ne le comprend mêmo
pas, quenons adressons notre réponse.
Nous ne présenterons pas, comme iis le prétendent, 66 un ra99 mas de calomnies - de dénonciarions mendiées à nos partisans,
91 des écritesrandaleux ctimposteurs, une compilarion absurde.n
Cesont lenis actes, ieurs letires, leurs proclamaions que nous
allons produire. Envain se convrent-ils d'une peaunoire ou Jaune
pour cacher la lividité de la leur ,ccralioment leur sera aarraché,
et c'est danstouie la laideur du crime que nousles montrerons.
Nayant que des faits à opposer aux mensonges qui coulent
avec tant de faciliré de leurs plumes, nous rendrons nulle l'éloquence qui les pare, et qui sous ce costume pourrait séduire.
Envain aitsqueroni-ils pour n'avoir point à répondre? envain
nous imputeront-ils leurs 1 fo.faits, pour fire perdre dans la discussion le teins consacré à les confondre. cette astucieuse con-,
dnite ne fera prendre le change à aucun de nous ; c'cst co.psà
co:p: que nous les saisirons, 7 nous les forcerons à desceudre
dans l'arêne, ere'estlà, ou, quoique cuirassés d'impostures, ilg
snccomberant bientôr SOUS les traits de la vérité.
L'assemblee colouiule, qui existait à St.Domingue lors de l'ar.
rivéedes commissaires civil,avaitété légalement et constitutionnellement foimie.Si les hommes de couleur et lcs m gres tbres
n'ont point éréappellés, ils'yavait alors aucun décretqui lcs ait
toiisât i cn faire partie.
'estlà, ou, quoique cuirassés d'impostures, ilg
snccomberant bientôr SOUS les traits de la vérité.
L'assemblee colouiule, qui existait à St.Domingue lors de l'ar.
rivéedes commissaires civil,avaitété légalement et constitutionnellement foimie.Si les hommes de couleur et lcs m gres tbres
n'ont point éréappellés, ils'yavait alors aucun décretqui lcs ait
toiisât i cn faire partie. --- Page 6 ---
(e)
Comment ces hommes atroces osent-ils avancer
assen.bice et les corps populaires n'ont été
que cette
31 une conduire
guidés quc 99 par
machiavelique; qn'ils ont excité,
leurs
27 manekvres, les iroubles,ls insutrections et la guerre par,
99 les hommes de couleur; qu'ils ont et une coalirion contre
27 nelle avec l'Anglais, et qu'il, ont proféré
erimi29 les Assemblees, la Conveniion
desiparjures conire
wationale et les
Ce qui va suivre sera ma reponse.
Jacobins,.
L'essemblée coloniale fot desritnce le 12 octobre 1792, et le
mene jour parnr la pioclamation de Polvercl, Southonax et
Aichaud, Ils y disent :
>) Nous ien.crcions les corps populaires acimels, au nom de
91 la natiou française, de tous les soins qu'ils se sont donnés
51 peur maintanir la vranquillite publique, depuis la
57 de la loi du 42 aviil deraier.
publication
2> Nous iemercions sur-. out ce te assemblée coloniale,
59 apantle préjugi qu'eile à trop long-iems partagé avcc qei, ses
27 comactans,1's scuvent eu d'auires toris que ceux du
99 usme, qu', entraiues quelquefois dans de iaustes mesures pa:rio2) le lerentinfsivible des agitations populairis,' du ScS par
3) remens passagers qu'à sa haine inviucible pour les tyrans éga- ét
92 la tyraunie 99.
Quoi! cetie assemblée, qui avait une haine invincible
les tyrans el la tyrannic, Est accusee main:enant d'avoir formé pour
une coalition crimineile avec l'Anglai.
Elle et les co:ps populaires, 1emerciés alors des soins
se
qu'ils
sont connés pour ie main'ien de la t:anquillité
serzient anjourd'hui accesés d'une conduite
publique,
d'avoir excité les tioubles, les insurrections et machiavetique, la gueire conire et
lcs hommes de couleur.
Pour le faire croire, effacez donc CC gue l'on vient de lire
inven:ezi des frits, qui Rc pui-sent étre démentis, etne vous rendez 1
pas plus hidcux, cn ajouran: aux crimes donivous êtes couverts
celui de la calomnie.
Vous ne pensez pas, non vons ne pouvez penser ce que vous
cherchezà persuader : votre Diique bui, en entassant
sur mensonges, cS; d'anénuerles preuves produitrs contre mensonges vous
cts avilissant aux yenx du public les corps consttués dont elles
émancut. Ccr es, le moyen le plus sur dy paivenir, de les
couvii: demépiis, de haine, est de leur doontr, s'il vous est
possible, le 1èle que vcus Avez joué vous méme. Cetre ruse
adioite ne vons reussira pas, et c'est encore vous-mêine qui
allez iendre hommage à la vérité.
Por-au-Prince, le s8 octobre 1792, au conseil-général
de ia conmune.
émancut. Ccr es, le moyen le plus sur dy paivenir, de les
couvii: demépiis, de haine, est de leur doontr, s'il vous est
possible, le 1èle que vcus Avez joué vous méme. Cetre ruse
adioite ne vons reussira pas, et c'est encore vous-mêine qui
allez iendre hommage à la vérité.
Por-au-Prince, le s8 octobre 1792, au conseil-général
de ia conmune. --- Page 7 ---
(3)
9 La commune que vous representez, Messienrs, a donné un
9, grand exemple de partio isme, après avoir éprouvé, pendant
35 plus d'un - all, tous les lléaux de ia
dc l'incendie ct
de toute espece;
ncheureuse ville du
59 des biigandages
AA
Princea
rouve,dansl les débris de sonancienuc
53 Port-au- de pouitant oi saerilier uu million au salet de la Colonie;
29 opulenee, de q leurs habiians ont oferia l'envi leui tems,
57 et plusieurs la
de cette contribution en renonçant
59 leurs soiuspour perception
5) à taute espèce d'émolumens et d'indemsies. beau dévouement
51 II frut que toute laColonie connaisse ce
froides
51 à la chose publique pour électiser les ames les plas
Il feut
la France en soitiusnaie pour
99 et les plus égoistes. les vrais que amis de la patiie : elle saura
97 apprenire à cornaitre nulle
la ici-n'a de plus rigoureux obser59 par nous que
part d'enfans plus "soumis, ni larevoiarion
59 vareuis, nila métropole
chands défenscurs
29 françiise etla Conven ion Naionale de plus
51 qu'ai Pert-su-Prinie.
Messieurs, transmettreà vos concitoyens les témoi27 Veuilliz,
leur fais
55 gnages de ma satisfaction, et la promesse que je
59 de consacrer tous mes moyeus physiques, et 'moraux, et ma
92 vic, s'il le faut, au salut de la Colonie, au boubear ues
59 braves pairiotes, qui ont si bien merite le tite de citoyens
S français, dont ils s'hunorent et queje me felicite de paitager
$ avec eux 993
Signé POLVEREL
Rappellerais-je la proclamation de Sonthonax, du 3 décembre 1792, au conseil-général de la commune du Cap, où après
avoir exaité jusqu'aux" 1 nucs son zèle, son courage, son patriotisme, il lui declare qa'ayant perdu la confiance des. citoyens,
il remet entre ses mains tonte T'autorie dont il es' revê.u, et
l'anrorise à réclamer toutes les foices qu'cie croira nccessaires
faire renrer le tout daas P'oriie et ie maintien de la
pour
tranquillité. J'en pourrais produire vingt autres anssi expressives, mais
elles paraitront quand ii cn sera tems.Je ne boine main:enant
à prouver avec quelie audace ils en imposent.-
Polverel ct Sonthonax vonlaient de Por a quelque prix que
ce fût; et pour s'en procnier plus facilement, ils cherchèrent
à établir l'impôt de la subvention ( quies le quart du revenul:
plusieurs memubres fareat sondés à ce sujet 5 l'assemblée en fuc
instruite 1 .ct, déclara n'zvoir pas le droit de l'imposer.
Son refus coanu, une commission iniegnrdiaire la remplaça
bientôr. Composée de six blancs ct de six hommes de couleur,
ils se réservèrent la nomination des derniers, ct l'oase Fcx*
chèrent
à établir l'impôt de la subvention ( quies le quart du revenul:
plusieurs memubres fareat sondés à ce sujet 5 l'assemblée en fuc
instruite 1 .ct, déclara n'zvoir pas le droit de l'imposer.
Son refus coanu, une commission iniegnrdiaire la remplaça
bientôr. Composée de six blancs ct de six hommes de couleur,
ils se réservèrent la nomination des derniers, ct l'oase Fcx* --- Page 8 ---
(4)
saadera facilement qu'ils n'y p'acèrent que ceux dont le dés
vouement rour leurs personues etait à toute épreuve.
L'impor de la subvention furétabli par l'arréré de cette commission'; mnais il laliait, pour le rendre légal, la sanction du
veineur. Il lui fur ofeit pour sa signature une somme de 66mile goulivies,er une retraite sûre à l'Amérique du nord, en cas d'événcinent. Bepa.bes la refusa : queiques jours aprés il fit
embirqué.
Cefait a élé déclaré publiquement par lui-même au tribunal révolutonnaire.
J'admire l'adresse avec laquelle vous cherchez à accoler les
comm'ssaires civils avec les assernblées: nationales, la Convention.
les Jucobins, en nous peignant auprès de ces différens
comnie des hommes qni Ont meprisé leurs decrets et qui corps ont
manifeseune hains bien prouonces contre les autorés : les
ves que vous avez fournies detruisent tout cet
preaQje dans la situation où vous vous trouvez, vous échafaudage.
à force de ruse et d'imposture 1. à vous fairé un appui chershiez, : le le
couçois : mais que deviendra cc soutien, quand nous serons
enteudus?
Que pourrez-vons alléguer contre des preuves marérielles?
C'ext avec des faits que nous vous attaquerons ; et c'est avec des
faits qu'sl faudra vous défeadre.
Qu on: de commun d'ailleurs les assemblées nationales, et
les premiers commissaires Mirbeck, Roume et St.-Léger n'étaient- vous,
ils pas les agens de. Capet et de Brissor?
Sonthonax et Polverei n'ont-ils pas été nommés par cc dernier,
et envoyè.à Saint-Doringue par le premier?
Quant aux Jacobins, c'est autre chose : je vais poser entre
vouseteux lc mur de séparation que, malgré votre audace, vous
nevourrez fravchir.
Oui, "OuS fûtes l'un et l'autre jacobins : mais dans quel tems P
dans un tems oi Krissot mai risait les opinious
Pa frit depui Robe pierres
a-peu-piès comme
oi, Southonax, rédacieur alors de Prudhomme, tu
dès ce sumserlecorcherga ont iucendié les colonies; préparais
counaissant votre immoralité, vous jugca propres l'un et Brissot, l'autre
â consomer l'onvrage qu'il avait si henieusement
etaprèsaveir reçuses dernières lnstructions, vous passites commencé, d SaintDomingne.
A notre arrivéed Nantes,oi votrehwmanité nousavait
nore debarquement fii sensation ; l'on s'enquit, de P'effet, envoyés, de la
cause de DOiTe trorntan.lnegainogne - de.qatte batimens
arriverent piesque ammerie instapt, furen: cousulies. La sociéié qui,
populaire de Sain-Vincent prit les informationsieaple,
serupu-
uses dernières lnstructions, vous passites commencé, d SaintDomingne.
A notre arrivéed Nantes,oi votrehwmanité nousavait
nore debarquement fii sensation ; l'on s'enquit, de P'effet, envoyés, de la
cause de DOiTe trorntan.lnegainogne - de.qatte batimens
arriverent piesque ammerie instapt, furen: cousulies. La sociéié qui,
populaire de Sain-Vincent prit les informationsieaple,
serupu- --- Page 9 ---
(5)
arbitraires que vous commertiez
Jeuses sur les exacionserles,cte,: les cer icuds acquises de votre
à Ssint-Domingee; et d'après
tonduite, ils cerivirentala Convention, aum'nis t delajo-ive,
p'ainte coltre roi, nomémint Sonchonuk, ct saurespoitèrent
Bèrcnt par lenième courier aux Jacobins.
des Jacobins, du 29 janvier 1793, àlas société de St. Fincent,
Réponse
àNantes.
Nous avons reçu votre missive, du 18 du courant, avrc
de Nan'e- on ares ée
3, eopie de l'adresse que piasieure.i.oyeh. ielarivement auxexrign- ct all
5) à ia Convention natioua e,
Les
-1 ominguc:L députas
51 depoi-me que Snthansexeiceisis erontaet toutes seuis Eices.Nous
5) qui siégent parmi nowTappny conp.i sons paif itemen Sou honax;
99 vous obervons que nons de notre sociète dans un tens oi e parik
5, ce vit 2 int iigant était voulait dominer; il y étai: dans un
2) des Brissor ei consoris
y
peur avoir
55 teris oà ilsuffisait de decrier Tes meill.nrs paiotes pour la chose
95: une place. erilen a eu unr
Heurenscmnent etinekorables daus ieurs
5, pobrigre.lejacabiess lear toujours sociéré ferunes de tous les intigans, de rous
37 principes, ont pir gé
furen:
qu'a force
57 les aboyeurs a gage,, qui ne
jamais patrioves
2. d'aigent et de p'aces. nons, fières et amis, tous ces êtres vils e
2.9 Ssiveillez, comme
5, qui ne veulent le bien de leurpauic que pour selapproprers,
5 etc.; etc.).
ct quels sont
Te reconnais-tht A cette esquisse Son:konax?
donc les couleurs dont ces amis de ia patrie auraient churgé leur
avaient.cohhu alors tous les forfaits que tu as commis
paletes'ils
depuis ?
de"cette société, vous ne pouvez en
Yous ne serez jamais
ia:he ind-léêtre, ch vous Y recevant elle se conviilait d'uue
bile; si vous en faisiez nombre, vone astuce, votie hipocriie,
voire audace, l'oi du nonvesu uonde dont vous vou étes rendu
smaitres,"aurait bientôt divisce; vous lar-met exiz sous le joug
où elle a restée si long-tems; la Fiance serai de nouvesu déchirée dans son sein'; Brissot et Robespierte cxiucraiehtenroit; seuil
et l'Anglais que vous avez sibienservi ne serait plus cn
de lear perte.
d'avoir é:é enAmérique les proneurs dn
17 Vous nous accusez fedéralisme, et d'èrevenus en F,auce jouer
55 royalisme et du
5s le patriorieme sous les orirés de Robespierre 19.
si cc
O Sonthonax! 6 Polverel! quel serait vore tiomphe
avoir
de veriti! avec
que vous avancez ponvait
guelquapparence le nomn: suul
quelle ardeur vous profteriez de lindignation que
erte.
d'avoir é:é enAmérique les proneurs dn
17 Vous nous accusez fedéralisme, et d'èrevenus en F,auce jouer
55 royalisme et du
5s le patriorieme sous les orirés de Robespierre 19.
si cc
O Sonthonax! 6 Polverel! quel serait vore tiomphe
avoir
de veriti! avec
que vous avancez ponvait
guelquapparence le nomn: suul
quelle ardeur vous profteriez de lindignation que --- Page 10 ---
(6)
da monstre qui n'existe plus fait naitre pour vous délivrer a
jamais de tous Ccs colons importuns, qui assweraient votre
triomphe par leur anéantissemeat.
Nous énuns douc en Amérique des royalistes, des fedéralistes,
et en Fiance les pairiotes de Robespierre?
C'est eacore vous qui allez parler.
Lellre de Sonthonax, du 16 novembre 1792,, à la sociélé des Amis
de la Convenlion.
LE commissaire civil -
:
-
: 1 .
déclare qu'il serait injuste d'attribueri
95 une association dontla très grande majorité esicomgeticfiomme
2) probres elpleins de patriotisme, des délits dont les fauteurs ne
92 penvent êue que des ennemis très directs des sociétés po91 pulaires, et sur-tout de ce qui peut tendre à sauver la
51 Colonié.
92 Déclare, que, plcin de respectpour les droitssacrés que la
99 consinutiongarantit à tousles Français, il protegersttoujours celoi
99 des'assembler (1) de discuter sur lcs affaires publiques, pourvû
22 qu'il soit excrcé selon lesrègles établies par la loi. 39
Signé, SONTHONAX.
Lettre de Polverel. le 14 norembre, 1792.
29 Nos piemières nouvellés ont daapprendre à la Convention
59 que la volonte nationale t:iomphe des efforts des factieus. As
2) Cap 1 au Port.an-Princcles patriotes forment la grande majo35 rié, et nuus n'aurions que des détails censolants à donnerà
5: la meropole silavillede St-Marc ne renfermait des agitateurs (2)
: qoi, deinièremunt encore on: peasé troubler l'ordre et provo99 quer l'effusion dusang. L'indiference aveclaquelle les habirans
91 deSt-Marc ont reçu la nouvelle des événemens de la celèbre
59 journée du IO' acût, nous a prosvé la nécessité de
nons'y
rendie, etc. etco 99
Lc 5 novembic, la société 1 instruire des rassesablemens d'émigrés formis@Moni-chin,de leurs iurelligences avecl'ennemi, du
désarmemeut des principaux postes de la Colonie, envoya au
(1)Cetce sociélé fut dissoute parSonthonax, le 1er.décembre 1792,
et ild donna l'ordre par écrit de s'eniparer de la caisse oû ilyavait
alors cent quarante mille livres destinées au soulagement de nos
frères d'armes malades, gue.l'lempoisonnenr Pouget, mainteniudans
son poste par Cc comminsiveeivil, malgré le veeu de toute iaColonic, laisa'tp périr sanszucun secours.
(2) Si.-Marc étoit peuplé à cette époque, dcs hommes de
couleur et des pompous blancs
de s'eniparer de la caisse oû ilyavait
alors cent quarante mille livres destinées au soulagement de nos
frères d'armes malades, gue.l'lempoisonnenr Pouget, mainteniudans
son poste par Cc comminsiveeivil, malgré le veeu de toute iaColonic, laisa'tp périr sanszucun secours.
(2) Si.-Marc étoit peuplé à cette époque, dcs hommes de
couleur et des pompous blancs --- Page 11 ---
(7)
commissaire civil plusieurs des siens, qui lni portèrent par écrit
les craintes dont ils étaient agités et les moyens d'y apporter un
prompiremtde.
Voici la réponse de Sonthonax:
Conjs Le commissaire civil assure Ia société des amis dela
31 vention Nationale qu'il prend dans laplus grande considération
59 ce qui regarde la ville du Cap et qu'il va en conférer à l'ins97 tant même avec Monsieur de Rochambau, gouveineur
55 genéral. les
pour la ville du Môle Se rencontrent
19 Que
précautions avec celles
prises 5 que toutes les troupes ct
91 parfaitement' chefs
trouvent déjà dans ce moment vont être rem27 les
qui s'y
des
nationales et que l'on accordera aux
29 places par
gardes
9) habitans nne ielle latitude, qu'ils ne pourront cn aucune façon 9
99 par la suite, être vexés parie militaire.
99 Il remercie la société duzèle qu'eile montte ponr la chose pu27 blique, l'engage à continuer sa surveillance et l'assure que la
99 France ne verra pas d'un oeil incifiéient combien ses soins
29 ont été utiles à ceite Colonie. 99
crois inutiles dans.
Produirais-je d'autres lettres? je les
ce
l'on vient de lire suffit pour les coilee moment 2
que
fondre. Le 6 décembre 1792, nous fames enlevés, dansla Duit, du
sein de nos farnilles par des satcliites, ctlesprécantions Peur la
défense des forts à cette époque était encore à piendre
Revenous maiutenant à Robespierre.er voyens qui de voUs ou
de nous sont ses amis', ses agens > ses complices.
Voas ne nicrezpas je creis que vous n'ayez été, et que vous ne
soyez encore les amis inrimes de Raimond; et quand vous le
feriez, ce désaven serait inuiile, puisque sa coirespondance est
dansies mans de tont le monde, etque les expressions dont
iise Sert en' parlant de vousne laisse ricn à désirer.
Votre defense qu'il prit avec tant de chaleur aux comités des
Colonies et de Marine réunis, dans la discussion qui cut lieu
entre les colons el les hommes de couletr.rolaiveaemt au décrct du 5 uais 1793, dont ilszwonal'amicur, et quin'svait d'autre
but que de sanctionneriout cc que vourvous étiez permis de faire 9
suffirait pour denonuer ee que j'avance 1*)
Ce fut Ià oû Raimond vous appellait hante.ment des hommas
verlueux, irréprochables. Ceries s: Southonax :t Polversl seat
s * #
(*) ) Ce même décret fut rapporté le 19 BC t'a far
moins envoye par Raimond et d'autres,cc qu P3 ;i
coup aux Colonies.
but que de sanctionneriout cc que vourvous étiez permis de faire 9
suffirait pour denonuer ee que j'avance 1*)
Ce fut Ià oû Raimond vous appellait hante.ment des hommas
verlueux, irréprochables. Ceries s: Southonax :t Polversl seat
s * #
(*) ) Ce même décret fut rapporté le 19 BC t'a far
moins envoye par Raimond et d'autres,cc qu P3 ;i
coup aux Colonies. --- Page 12 ---
(8)
deg hommervertueux. Gréprochubles.par une consiquence bien
naueile Rimonidoit ussi eu érreun;aussi ne suis-ie passurpris
devous voir prendre sa defense avec ant de chaleur, car c'est
deluique veus parlez daasl'ecrit sigue Belley 1 quoique vousuele
pommiez;as.
Southonax, térais payé par Raimond loisque tu Te digeais la
fenille deP-udhomme; toi, Brisso, Robespierre ct bicn d'autres.
Lejà PordsAauillepanae) par dilfirens cunaux. survzit àtederaliser les depaifmenseta constammient ete employé depuis par
dArrens conspirucuis.
Dans P'accnsation de Erinsot et dela Gironde, R.imond.y.est"
foimellement dénonce comme ayant coutre iui des preuves mnatericlies de sa complicite avec çux,t commet teliut cuvoyé au
tribunal révoiutionn.ir..
Qu Taempeche d'éue mis eningemeni? Robespierre. Quelque.ems après Lcboigre paigit a Pais ,il y est airêté par les cnlons cux-memes et coadai: par la force arniéeau comité de sita
reté gevérale. Leborgne, sccrétire des premiers commissair.s
biirebeck, Roume e: St-Léger., deposi aire seciet de tous leurs
an-faits 5 laissé à Sonthonax et Polvérel, pas Roune, comme.
anhoinmei instruit de de qui devaitétre fair, et capable de guider
Jcur maiche dans la route incon-aue qu'ils allaient parcourir.
Donne.ersui. € à Rochambau dans les mémes vucs, aveeleque!
japa-sé ainsique Pianque, l'ex-cousti vaut, à la Maninique,
€; qui out si bien secondé satrabiison.
Leborga-,qui, avanidesanairesS Saim-Domingne, avair étd con:
trainide iu,ie dc Suin c-Lncie pour sc soustrairea jajustice quile
poursuivait comme voleurd'un diamant(# et'assassin a domicile,se
zdfuz a à Tabago auprès de Roume-St, Laurint
Leborgpeyyt.aprts avoirtour dispose pour le bnuleveriement
desl:ves du Vent, sercudit ASt-Domingue auprès de Sonthonax et
de Polverel ouil resta qaclquesjours, passa de làen Amerique,
pwis enFrance.
Leborene, qui, au Cap, était hau'ement acçusi dc vendreles
a
placescujlus ofran: ct deraier ensheri-mr,gai fur chassé du club,
des amis de L Cnaventon Nutionule qnijoua dons Ia icurnce du
(llagrramorewm. damant à Fouearsousprfteste delc fuire vendresenvsin fut ilseclase,ilwe parit plus. Cette affsi.euyan cu de
l'rc'at,Leborg Sr porta - chezie procureur BosseonFoucap dineit,
luitira 1D conp de ji.oietquersa, lon cria a l'assassin, aiorsle
procpieur da roi Charebon, devant lequelse passa eeite scène,
langa sur-le-champ nn decret deprise decorps con ie lui; l'ouions
parcur thoméer iegonverueni Labyri- te firent évader du carhot
et del'isle, çi iise ictiraauprts deRouuc Sc-iacicutiTabage
onFoucap dineit,
luitira 1D conp de ji.oietquersa, lon cria a l'assassin, aiorsle
procpieur da roi Charebon, devant lequelse passa eeite scène,
langa sur-le-champ nn decret deprise decorps con ie lui; l'ouions
parcur thoméer iegonverueni Labyri- te firent évader du carhot
et del'isle, çi iise ictiraauprts deRouuc Sc-iacicutiTabage --- Page 13 ---
(9)
alors. de
2 décembre 1792 un des principaux rôles, ers'efforça
realiserce quia été exécuré lc2ojuin suivant, fut entendu contra-
'dictoiremeut avec les colons. Ce fut là oà il déclara reconnaitre
Sonihonax et Polverel pour des scélérats, mais, qn'érant Subalieine; ilavaitété connaint d'agir dans tout ce qu'il s'était permis de
faire Ce futdevant le comité assemblé qu'ilnous recounut pour de
bons patrioies, amissincères des lbis, que nous avions touiours
respectées eusuivies. Le procès verbaldes différenis cires,'faits ct
imterpellations fur diessé et sigaé par des colons e: des representans du peuple, et Leborgne fut envoyé au uibunal révoa
lutionnaire. Quelques jours après nous ffimes instruits que nous allions être
assignes pour être entendus en témoignage conire Raimoud et
Leborgne. Econduitsdepnis 141 mois sansposvoirnous faire entendre,jonnous adiessions, ces ditiàs ou iepoussés parious ceoxiquinous donneient encore utie noucul és, loin d'anérer notre courane,lni
découvrir
velle force ; RO4S resolumes. de snisir cetins:ant pour RobesT'horrible conspiration, contre les colonies,. d'anaquer hardie,
pierie lui-même, de le dépopulariser ; lentreprise erair
san:-donte, mais mon ITTuUnincaMree pris de périr
ou de faire triompher la veriré,j'avais demandé en conséquence
à être entendu lc premier. le ne sais si Robespierre en furinstruit,
mais le jugemeat de ccs deux coupables fur cloigsé par SC
ordie.
sur
Nousadressimes à l'accnsa eur public oneplainte parécrit
cedéric dejustice et le menaçàmes de aous adroneiliGemscnios du
Nationale. Pagect Bruliey firent des demarches au piès
cQmité de sireté générale, qui doona deux fois l'ordre par écrit à.
P.cenatrurpnialic de s'en cccuper; ce fatenv.inacRkabenpieure s'y
opoposa Pouvions. foimeltement. nons'penser alors que leborgne malgré ses crimes
serritmis eniberté,t quel'on demanderait ale Conyention ceiie
deRaimond?
.O eriez-vous nierquele conteiligénéral de la commune deParis ne fûr complice de ce moust: c?o oon sans doute. Eh bien!qui
doana l'ordie d'arrèterles colous? cefutles membres du conseil. a
Qui sollicita auprés d'eux leur arestation? vos agens, les complices de Robespietre EL Robespierre iui-mén.e. faux à
Quidemanda, sur nn exposé qui sc crouva
l'examen,
le décret duigvent3se2 voOs ageus-e: ceux de Rubespierre.
Qui osa étendre la rigaeur de ce décret sur les colons, en fai-
-sant incaicéier, dans toute Tetendue de la Republique 1 ceux qxi
compsis,
fait paytie
De pouvaientyttre colon:ales, ni PHig-sanemia du clu's Massiac, ni du club colos
des assemblees
sial? vosageus e: Ctux de Robespicric.
l'examen,
le décret duigvent3se2 voOs ageus-e: ceux de Rubespierre.
Qui osa étendre la rigaeur de ce décret sur les colons, en fai-
-sant incaicéier, dans toute Tetendue de la Republique 1 ceux qxi
compsis,
fait paytie
De pouvaientyttre colon:ales, ni PHig-sanemia du clu's Massiac, ni du club colos
des assemblees
sial? vosageus e: Ctux de Robespicric. --- Page 14 ---
(10)
Qui tient encoredans ce momentsous les verroux ces citoyens?
vous, vOs agen., el par consequent ceux de Robespierre. N'estcc pas Labuissonniere que bien vous counnaissez el encoie mieux
Roume(1) quifraft.heravee rantde profusion, l'été dernier,
F'adres-e aux,s sans-culottes de Frznce, quiy disait forimeilement
qu'ile ciaient protegés par le vertueux Robespierre, et en reconnaisvance ofirait a la France de l'argent et des bras pour combatire alX fromiiéres, eux qai, au nombre. des5o mille, ayant à
leur tête le géneral noir Montbiun, Poiverel et Sonthonax, ont
là.hemenr livréle Port-an-Pii ce, le Sjuin dernier, sansbriler
une anoice.
Ignoricz-vons, qu'il n'y a pas un colon qui ne soit instrnit
que, dès l'annie 1791, Brissot, Robexpierre ctc. etc.éaient payés
par Raymnond, et que tous ceux qui sont passés eIl Frauce, avaicat
pour lui un meprs et ane haine, que rien ne pouvait affziblir.
Ignorez-vous, que beaucoup parmi cux 1 ont devoilé depuis
bienl long-tems,t toute Sà scélératesse, qu'ils ont fait part desprojets
qu'il voulait réaliser, qu'ils s'en sont ouverts à plusieurs représentans, el qu'ils les interpelleraient, s'il éiait nécessaire.
Que tous lcs colons, dans la nuit du 9 au 1e, étaien: à leur
poste, et prêts à le combatre,tandis. que les vôtres marçuaient
parleurs agitations, etleurs mouvemens, la plus grandeinquictude;
qu'un d'eux fut remaiqué ail fort tdela crisc, ayant les yeux pleins
d'eau; il sentait sans doute que la. chite da monstre catrainerait avant peu nécessairement la sienne.
Eh bien Sonthonax? Eh bien Polverel? sommes-mous les amis
de Robespierre?
Vous accusez Page et Bralley, d'avoir fait rendic. contre vous
un drcret d'aceusation. Ces commi-saires ( car il n'est pas en
votre ponvoir de eur éter cC titre) n'auraient-ils pas été coupables,s'ils n'av ient commaucqué aux comités des salut pubiic et
desirete genèrale, les pibces sans nombre, envoyéss contre vous.
Cen'est poinr sur de vaincs alfégations sur des'
cemme vous le prétendez, goc Billaud de Varenn-s, mensonges, memb.e du
comié de salur public,après avoir reodn compte àla Coavention
de ce qui :e passai: à Sain -Domingue le demanda;son rapport
fut foriemient appuye par Briard, qui marqua son ctonnement
de ce que accuses depui, six mois des taits les plus giaves 1
la Conveutiou n'avait point encore appesenti sur vos têtes conpables le glaive de la loi. Pinsieurs autresmembres renchérireat
gur ce qu'avaienr witles deux premiers, ct le décret fut rendu.
Inecaemendeloaulbtersue ville dwCapnous parvinrent;
WA
(: 1 Voyezl ls rapport de Roume fait à PAssemblée Nationale,
qui marqua son ctonnement
de ce que accuses depui, six mois des taits les plus giaves 1
la Conveutiou n'avait point encore appesenti sur vos têtes conpables le glaive de la loi. Pinsieurs autresmembres renchérireat
gur ce qu'avaienr witles deux premiers, ct le décret fut rendu.
Inecaemendeloaulbtersue ville dwCapnous parvinrent;
WA
(: 1 Voyezl ls rapport de Roume fait à PAssemblée Nationale, --- Page 15 ---
(II) une pétition à la Convention, et
les colons rénnis prérentèreni fussiez mis hois la loi.
demandèrent que vous
cedéeretconVousvous plaignez dece quenous avons-oliicité malheurenx que
tre voussans avoireré orritesm-ecuetne Nonvavez-vous enteudu,
vous avez fait péiravant de les égorger? avez fait ariacher des bias ( de
nous, citoyens paisibles que vous dont la conduite eiair iriérronos femmes et dé nos enfans,
services' à lacclonic,
chable, qni avions rendu les plus Érait-il granids donc besoin de vous enct par consequént à la' parric?
naiionale, sur
tendre, pui.que les faits parlaient? et sila justice de Legendre, eit
la demande de plusieurs nembres notamment deses colonics, votre
rendu alors ce decrer, elle jouirsit encore
fo:ce deru.e.
au lieu que sià
morteur pioduit ungrand exempie, ciime serai enhardi, T'ambiticux
vous ob.euiez limpunie, le
par lesvastes pioà labri de la crain'e, cl ia répabliqnedeckirée bientôidans des convuljetsde ceuxqui vous iessembicaipéieait
sions. cffrayantes.
plus
OSo.ihenmiopdwdl des milliers dindivilun'esieent
dont la plus innocente de vos actions aura't légitimé la mott. sont
Vous dites encoe que les habitans, les grands planteurs
des aristocrates, des royalistes. de ce que vous assurez qu'il y
Nous ne nous plaignons loin pas de vous contredire ; mais ce dout
ena, nous sommes bien déconvre voire insigne mechancetes
nous nous plaignons, ce qui
Oseriez-vous conclue de ce
c'est de généraliser la proposi-ion.
que tous
qu'il exit te en France des irajtres, des conspiratenrs, de ce nombre?
les individus qui forment sa population bonne sont fois la ligne de,
non, sans douse: érablissons douc une
sur
vous
déma cation, et que cc grand cheval de bataille,
lequel mis
soit pour toujours
etles votres êtes saus cesse enfourchés,
à la réforme.
plusieurs -mois nous
Lorsque vous arrivâtes au Cap 1 depuis
avait formé
étions sous les armes jour et nil. Le gonvernemen: devaientere
des listes de proscription. , tle noub e de ceux qui étairde5oo.
eibarqués ou massacrés, dausl seule vile du.Cap,
-
bianc arboré. Qui enpeLe Cap devait étreincendic.,le. pavilon
cha l'execwion de tous ces projet? conilit Nour. d'antorité ente vous
A peinefures-vous arrivés, que l'éneigie le
des habitams ; le piojet!
et ie pouvoir exécutif paralisa
plus de force que jamais,
d'embarquemen se renouvella avec
diffriezdans les moyeus
ayant l'un et l'antre le même bu:, vous
dejour
d'exécution, et cette lutte qui ne pourait ques'accroitre mettre au nonbre
détermina le gouveine meni à vous
en jour,
des proscrits,
Yos émissaires furentlancés dans le
Instruits de ce quisepassait,
habitams ; le piojet!
et ie pouvoir exécutif paralisa
plus de force que jamais,
d'embarquemen se renouvella avec
diffriezdans les moyeus
ayant l'un et l'antre le même bu:, vous
dejour
d'exécution, et cette lutte qui ne pourait ques'accroitre mettre au nonbre
détermina le gouveine meni à vous
en jour,
des proscrits,
Yos émissaires furentlancés dans le
Instruits de ce quisepassait, --- Page 16 ---
Ie public,
(12)
Ie
Leborgne , Pichard,
haranguri; ils se reurirent le Delpéche étaient sans cesse à
grands
19 ociobie ct
Le nombre Tenbarguemente des traitres.
demanderent à
Ianovudière, coimpwssfandace: Liegardfurent
Canbefort, Tonzard,P Poiron,
leur prop.e moovenent,
embarqnés 5 les auties suivirent de
11c pojut ies abandonner. ererurinie qu'il étzit dei ieur
de Tamerica. Dix
Polyerel le, conduisit
honneirde
mille hemmes étaient
lui-mieme à bord
journée.
sous les armesdans cette
Une liste des mauvais
la commune a la socicié citoyens des amis de fut la envoyie le jour mémc par
suires civiis la deminderent, elle
Convention, les commisanains et
iesta trois jours entre
fecanemenepar eux, et
leurs
pression ; elie compreuait alors après 162 ce tens Jivrée à Timexumplaires furent tires; clle fut distribude inilivides. Dcux mille
elvoyée en France, dans
de
dans ToNie la colonje,
ctà la nouvelie Angleierie. lesporis mer, aux villes de commeice
Elle avait pour tie:
66 Liste des traitres à la
57 mingue, dont les iufaines patric , auteurs des manx de St.Do27 les citoyens les nns par les prejets élaient de faire
51 aux
éinigrésde Cobleniz; auires, et livrer nos égorger
57 Convendon nationale
donnée dla société des proprictes amis
par la
del la
29 cicrs, soidurs, citeyeus de la commune du Cap, les sous-offi5) à l'expediionsp presen:ée à garuisen et lesmarins
employés
dasi hommes
MM.les comuissaires civils
27 avec instantes dengercux ei teints dusing de leurs conci comrue
pricres i'en
oyens,
9) voi enFrance dans ie plus ordonner court
Pembarqueneat et l'eaLes cheis étaient sans dou'e des delai. 99
eu:ent lliberte de mettre
monstres, et cependant ils
leur
ordreàlauis
etitinutile :
afaires, de veudre cequi
reçurent
inewponereaticun:
chaquejour lavisie 1e de leurs papiers, tous leurs efieis,
délai dun JHois, à dater
de parens et awis, curent un
venir rendre compte de dujoar leur
leur artivée cl France
e
vento
coudaite à la barre de la Crn- pour
Nous.au contraire. qui cmpor.ions
Jescioyens, 1 que lu commune enrie. avec les nouslesregrers, dc LCu8
clamcren: par des
e,
coips coustitués rca bond du vaissezn demgnth.snterces résle,
eren coips, fanes jeués
crei. Embarques pour France leGdécenibrs avec
1792, snis au ebise d:contrandie perl,foreele ordre au contre-aniral CamLa tir dansles 24 heuses,
navire le Faciliqae de Nantes a
vivase grecooduis, sous ciaiore bonne asivée en Fiance Hous, dcJajosticect all présideat dela etsiie escorie,au minisne de
Qjls élaient douc ics crunes Convertion.
preuvés don: Ics commissai.es
pour France leGdécenibrs avec
1792, snis au ebise d:contrandie perl,foreele ordre au contre-aniral CamLa tir dansles 24 heuses,
navire le Faciliqae de Nantes a
vivase grecooduis, sous ciaiore bonne asivée en Fiance Hous, dcJajosticect all présideat dela etsiie escorie,au minisne de
Qjls élaient douc ics crunes Convertion.
preuvés don: Ics commissai.es --- Page 17 ---
(13)
les premiers, et coatre lesquels toute la Colonies'cst
accusaien'
levée avec tant de force? Lisez.
de, Sonthonax, Polverel el Ailhaxd, du 27 OcProclamalion
tobre 1792.
CITOYENS,
ennemis étaient au milien de vous, ils n'y
1) Vos plus grands voilà délivrés à
Ceux qu" avaient
9) sont plus 5 vous en
jamais. CCUA
excité ou rrotégé la rèvolte de vos esclaves;
quiav.ient
vosfieres, vos épouses, vos chfonis 1
29 fa't égoiger vos peres,
ceux qui clurgés de diriger*
27 briler et dévaster vos pidpricess
la tournaientconire vous
21 la force, publique contre les brigauds,
vus forces
ceux révélaient aux br'gandsle secretde
23 ménies,
qui
le
le mornent des marches
32 crdevotre faib'esse, le licu, jour,
leur dhabmnacerhsiets
22 e: des attaques projetées; qui dcfaite serwi inevitable, demain
: devez fuir paice que votie
nous a' tend:e de pied ferme
91 vous pourez uous at aquer ou
qui faisaient dis29 pa Cc que vous sertz sûrs de vaincresi;'ceux
de purite et
27 tribuer aux brigands les armes et les mnnitions voire défense;
: de bouche quela Mérropole vous envoy:it pour sroupes qui sont
out fait
les tiois quarsde
22 ceux qui
périr voir
Tinss'ubrité deslieux oi ils
23 venues à voire secoury, Tiase par ion on ils les onr fait ianguir,
27 les ont portées , soit par
le feu des
a de grauiies
sOUS
brigand,
99 soitea les disséminant des autres sur des poinis oi elles ne pou2) distanues les unes
oiles brigands nouvaient
5) va'ent pas se secourir muruellementer laisse
prf-
>* facileinent les coup:r: ceux qui ont
quelqu-fois d'ordre commun
:1 dant plus de 15jours les camps sais un moi
leur servir de signal de reconnaibsances) ceux quiont,
$) qui pût
fomen:é les haines, si long-tems souflé le fen - de
2 silong-tems
diffrrenves cla:scs d'hormes libris
$2 la guerre civile en:re les
les
de se
S
entr'eux , pour
empècher
59 yonr qu'ils egorgeassent
ceux
ont voula vous armec
57 railier à la canse commune :
qui
coutre nous-même, parce que notre mission stnoreveuim27
érait de vous ramener tous au centre d'uni e sans
99 perrubable
janais renaitre de ses cendies; veax
5s iequel ia Colonic ne pent
en Fran-e
7) qui foudaieut des esperances de conue-sévu'wion de ia Colonir, sue
57 sur tant de calamités. sur l'anéautissement encourages
:
21 laruine du commerce frangais ou qui, Aataient d'abore: parirssusces bieu 0t le
'21 éphéneies du traitre Béague 5 sc de vous courber de nou27 paviilon blanc à Saint-bomingue et
ne sont
Ç6S hommis
veau sous le joug da despo isme:
de la. Nation
pius, Les uns voat subir dl France lejagesnua:
ir, sue
57 sur tant de calamités. sur l'anéautissement encourages
:
21 laruine du commerce frangais ou qui, Aataient d'abore: parirssusces bieu 0t le
'21 éphéneies du traitre Béague 5 sc de vous courber de nou27 paviilon blanc à Saint-bomingue et
ne sont
Ç6S hommis
veau sous le joug da despo isme:
de la. Nation
pius, Les uns voat subir dl France lejagesnua: --- Page 18 ---
59 et la colonie sera vengée ; les (14) au 'res
97 geres, iisl y subiront fla
fuient dans des terres étran59 qués, ia honte et leremo:d. peine inseparable des scélérats démasa
.
.
21 Citoyens nous venons de vous
59 de VenmurRoch.mbau
donnerp pour gonverneur M.
99 ration de l'Amérique sialoneimivonbes pour la régéné21 volution
eptentrion.le, zelé défeuseur de la réfisngaisc,homme cher
.
à tous les bous
9)
e
-
patiiotes.
5) qui faveatinsediréeerdied veulent conserver leur liberté. elle Snéress.iuccher des hommes
52 mémes; qu'on nous
le Nous Tappelions sur nous
29 vain ; ou nous dissiperous présente les mixoir, ce ne sera jamais en
27 conseils qu'on nous donnerait. doutes, ou nous profierons des
9) confés, par cela méme qu'ils Les pouvoirs qui nous ONI été
S7 àu une responsabitité
sont immenses,neus soumelent
9) parce que nous éticns terrible sàrs ; nous n'avons pule.accepter que
Je frissonne lorque je de-nejamais en abuser, erc. etc.
foude ies scelérats
pense dc quel dissimulation
fnr point laissé
sont capables ! ou est l'homme
ne proquiedr
preadre à ce: te amurce
P gui
se
pu: rimaginerque ces
trompeuse où est celui
parence de la candeur ct de yarolexperfides, prononcées avecl'ap.
de notre. mort? et il exisie laprobité, de
contenaient en cffetl'arrêt
Tair que nous respirons P
pareils monsires, etils respirent
Cetie picce terrible et officielle fut
et Brulley déposerent ati comité cependantsans effet. Page
écrites quiétaient à leur chaige, l'on colonial fit
vingt-quatre preuves
Inefat point question de celles des disparaitre les deinieres.
comité 5 dans son rapport,se contenta de commissaires civils,etle
et Thouzard incapables de
faire déclarer Camibefort
amoins qu'ils'se
porter lesarmes Pour la
République,
qu'ils se sonibien Dosihgunercmirmtl donné de
un tribunal militaire,
embarqués avec tant
garde de convoquer. Eux erles
liberté.
d'aparcil à Saint-Domingue, foreut mis leurs,
Oi sont-ils
ea
persnuadions maintenant? la nouville
à la
que ceux 1estés dans la Angleterre. Se Nous nous
promesse formelle des commissaires, Colonie, conformant
dons-ils avaient cormencé la ruine,
allaicnt quitter un paya
L eaucoup d'eux obtinent des
iln'en fut ricn cepeniian:.
differents quartiers oû ila coninueiemt.dcsoulir pesssc-poris poar sC rendre dans
coide, quelques uns repaxse: ent ea
le fen dela disnonvelle Anglererie, ceux
babie France, d'anbes furentala
de jourenjourplus audscieux, qui
aient le Cap devenalent de
incendiaires daus tonic la colanie. entretenaicar La
des correspoadauces
kzuteineent etse réunisant à la société commune en mermura
populaire,fergn: Sonihonax
coninueiemt.dcsoulir pesssc-poris poar sC rendre dans
coide, quelques uns repaxse: ent ea
le fen dela disnonvelle Anglererie, ceux
babie France, d'anbes furentala
de jourenjourplus audscieux, qui
aient le Cap devenalent de
incendiaires daus tonic la colanie. entretenaicar La
des correspoadauces
kzuteineent etse réunisant à la société commune en mermura
populaire,fergn: Sonihonax --- Page 19 ---
(15)
dans son dernier retranchement. . en le sommant de sa parole:
délaiilvendit enfn unc proclamation. dans laAprès nn moisde
intermédiaire d'avoir i déclarer
quei'e inerifica la commission
dans la liste de
sous trois jours, si ceux dont les nomy poriés
pioseripion maitajpoutesseidsgous par leur mauvaise conduite
ia haine de tonte la Culovie, s'engageant à faire exécuier le vocu
qui serait par eile piononcé.
La comm'ssion intermediaire dont la moitié au moins étaient
les organes de sa volonté , declara cependant par sou arrêté du
18 vovembre. .31 que tons ccux qui y étaient dénoncés avaient
confiance dela Colonie et
ontsciem99
justement perdula
qu'ils
29 meat trahi cette Colonie qu'ils étaieut changés de défendre:
2> ctodonna en même tems que dépôtsera faitaux archives d'un
de ce:te liste de denon.iation préalablement
99 exemplaircimpsime
97 signce da president de la seance.
Cet arrêté ne lai-sait à Sonthonax aucun snb:erfuge, ilw'ea
éluda pas moins cependant l'exceution 3 parce qn'itsentait dejour
combien ce:hommes méchauts devenaient utiles à leurs
en.jour
de la'pauie
les antantir.
projets S, et quelessesl.amnix
pourraient
Ce qui redoublait notre érounement était la certirude où nous
étions tons 1 que cctte lisie était en partie leurouvrage.Ne voulant
point encore laisser tomber son mascue , ilre-ditieso une proclama ion où il déclara que dans le plus bref delaiils seraient
tous contraints de quitier ia Colonie.
Lelewdemain 21, autre proclamation qui nous terrassa tous.
Quelle fat notre sarprise lorsque nous y lfmes qu'ilpienait formellementsous la sanve-garde nationale, lesomioi.osnenre, les
royalistes les plus décidés et cetix des membres de l'assemblée
colouiale qui avaieat été les plus làches complices du gouvernemeut.
Proclemalion de Sonthonax, slu 21 novembre 1792.
29 Sur ce qui noas 2 été représenté, quele senclinéralde l'ar99 ticle premier du dispositifde noire proclamaion dijour d'hier,
59 pouvait laisser des doures ssr lapprobaiion que nous avons
21 donnée à l'ariêté de la commission tametibias.rdhatreons
79 à laliste des personnes accusées d'aveir fomenté les trcubles
29 de la Colonie.
l'ordre de s'abseater
99 Que Tidée où étaient les citoyens que
Colonie
le sicur Pouget, direc57 de la
enveloppait également
99 teur général des finances, formellement excepie par le vau de
21 la commission iutermédiaire, ainsi que les sieurs Proissy et
22 François de Chaumont, qui ne peuvent quitter la Colonie
29 qu'après avoir rendu des compies, que cette idec discns-nous
99 pouvait occasionner des troubles ;
.
l'ordre de s'abseater
99 Que Tidée où étaient les citoyens que
Colonie
le sicur Pouget, direc57 de la
enveloppait également
99 teur général des finances, formellement excepie par le vau de
21 la commission iutermédiaire, ainsi que les sieurs Proissy et
22 François de Chaumont, qui ne peuvent quitter la Colonie
29 qu'après avoir rendu des compies, que cette idec discns-nous
99 pouvait occasionner des troubles ; --- Page 20 ---
(16)
59 Qnel'aricle 3 de notre duc proclamation donne
5) queston déjà pioposee desavoir si les
lien a ia
72 assemblée coloniale
membiesde la ci-devant
1 ayaut été salatiés par la
55 comme ies autres foncijonnaises publics
nation, seront
92 (ie la Colonic.
assujeitis à s'absenter
Considerant que les membres de l'assemblée coloniales ontété
recoanus inviolables par un arrêté, qu'il est d'ailleurs dans
priuciy es d'une conssituion libre que les
lcs
sentans du peuple ne soient soumises à aucune opinions desreprété,ucce:te doctrine, consacrée par tous les espece responsabiliconsiamment suivie par l'assemblée nationale de publicistes, a été
peciée mem. par les citoyens au milicu des
France, et 1esagité la capitale de l'émpire français.
mouveméus qui ont
66 Avons ordonné et ordonhons ce qai suit. 99
C'est à l'aide. de linviolabilité que Sonthonax accordait
proiection marquée aux membres de l'assembiée coloniale uné
les principes abti-irvolutionnairer avaient été mis
dont
avec le pus grand scandale, qui d'accord
en évidence
ment, avaient secoudé de ious leurs
avec le gouvernedes noirs, l'incendie dis
pouvoirs le soiievement
mépris pour la revolution. proptiétés, Par
et marqué le plus profond
d'cux, ces commis.aires civils, one inconséquence bien digue
jonrdhui, sous les véroux, dans poursuiveut et tiénnent auroute l'étendue de la
blique 1 ceux des membres de Cette assemblee dorit répudui e a :oujours éiéi
la conIcs sincères amis de inéprochible, la
qri n'on:jamais crssé d'être
pairie, dont le
a été narqné par 'és plus grauds sacrifices dévouement ct
sansbornes
loin d'imaginer sans doute
qui éiaient bien
: Cet exposé
qu'un pareil sort leur était réservé.
prouve 1 jusqu'a P'ovideuce, que vous
oaverieméut les cou're revolucior; naires, et
vous pro.igira
: viéz par tous les moyens qui e.ai.nt en voue que
poursuiatachés à la révolution.
pouvoir, ceux
Vous ONEz avancer que de tous les colons réfugiés
velle Angleterre, aucuu n'est patriote; qu':ls étalent àlNou- aux
Uuis le luxe le plas insolent, €t quils 50n2 soudoyés EraisNoilles, Pécèque d'Aatun, Talon, Isnard,
par les
anglais de Philadelphic.
Hamilthos,e le comité
La majeure parie de ceux qui ont été con'raints
biiganriage et votre férecie de demander
à
par voire
ne sout-ils pas ies mémcs que vous
azyle un peuple arui
ci-dessus citécs pour être des reconnaissez Pe les lettres
homines probes, c: les plos chauds paniors defencurs irreprochablss, de
des
el s'il en est aux Pats-Unis
la parrie:
qui.étalent un luxe
sont vOs partivaus ceux quiy ont passé de voire insolear, aveeu
ce
de nos dipouilles; ceux qui étaient enhn
gorges
porés sur cetie fa
ies mémcs que vous
azyle un peuple arui
ci-dessus citécs pour être des reconnaissez Pe les lettres
homines probes, c: les plos chauds paniors defencurs irreprochablss, de
des
el s'il en est aux Pats-Unis
la parrie:
qui.étalent un luxe
sont vOs partivaus ceux quiy ont passé de voire insolear, aveeu
ce
de nos dipouilles; ceux qui étaient enhn
gorges
porés sur cetie fa --- Page 21 ---
(17)
tale liste, et dont ancun n'a élé puni, ceux qui vonlaient arborer sur tous les forts de St-Domingue le pavillon blanc; ceux
qui vous out aidelincendierles villes,les habitations, et à livrerà
Pennemi la plus riche possession da mgude connu.
Que ceux-là tienuent d'une main à TAugle. eeire, de l'autre à
TEspague, cela se conçoit; qu'ilssoient tlesamisdes Noailles, de
l'évèque d "Autun, des Talon", des Isnard, des Hamilton, 'du
comitéanglais de Phila-teiphie , de yous eafia, cela doi. êrie:
voire canse a cous amment éte la même, vousvouliez tous opérer
Ia contre-révolution par la perie de nos posgessions d'ouire-mers.
et c'esten les livrant à l'ennemi que vons avez tâché d'yréussir.
Mais à qui persuaderez--ons que ceuxqui pour.i fuir le fer assassin avec lequel vous les poursuiviez SR sonts sauvés par milliers,
présque nuds, sur une plage ét angere, ou ils seraient mort
infalliblement de faim, de Iroid et de misere saus ics secouisdes
généreux Amésicains, sont ceux qui'éralaien: un luxe insolent.
Ne sont-ce pas ces mêmes hommes quioat demandé avcc lant
d'insrance, sans pouvoir l'obtenir, à votre complice Genet, lcs
moyens de reroarner à St. Domingue, pour la défeadre contre
les Anglais à qni vous l'aviz livree.
Vous ne les aviez contiaints de s'expatiier, que pour avoirle
prétexte de les déelarerémiciés.et de, pillér avecimpudeur leurs.
proprictés, et deles laissersans aucune espece de res ource.
Nous inteipellons ici le témoignage du comité de salut public
qui, depuis plus d'un an, intercepte la correspondance confiden-.
tielle de ces mêmes colous, à quii ila ete remis, dans les piemiers mois de cette annéc, cinq grands sacs cacherési qui on
étaient remplis, qui en a fail faire l'extrait, et gaLa lui-même
reconnu que tous les planteurs des moniagues etaient de bons
citoyens.
Vous nous accusez d'être d'intelligence avee T'Angleterre 1 et
de lui avoir livré par nos manaenvres cetecolonie : votre astnce
consiste donc,à attibuer aux autres ce que vousavez faitvousmêmes; examinons cependant ce qu'il en est.
Ilest consianique vous étirz. au Port-au-Prince lorsque la flotte
anglaise partit du Môle, pour en faire le siege,et ou elle arriva
le 1 31 mai dernier. La co:vette IEspérance qui vons a porté les
dépêches de Robespierre y était douc aussi; vous avcz reudu,
ceite ville le 8 juin snivant, sans livrer aucun combat; vous n'avez donc pu vous embarquer sur cette corverte quivotis avait é:é
expédiée, 1 sans l'aveu de l'Anglais? Sivotre nahi-on n'avaitéte
preparée depuis long-tems, vous seriez-voms démuni des torces
navales? anriez-vons cherché à brilerla florte?a au.iez-vous donué
des ordres pour qu'aucan vaissean ne pat relâcher dans ancun
port? SiGeuct n'avait pas été votre çomplice, se serait-il op-
quer sur cette corverte quivotis avait é:é
expédiée, 1 sans l'aveu de l'Anglais? Sivotre nahi-on n'avaitéte
preparée depuis long-tems, vous seriez-voms démuni des torces
navales? anriez-vons cherché à brilerla florte?a au.iez-vous donué
des ordres pour qu'aucan vaissean ne pat relâcher dans ancun
port? SiGeuct n'avait pas été votre çomplice, se serait-il op- --- Page 22 ---
(18)
posé à ce qu'elle retournâtà Si.-Domingue avec les colons
voulavent y passer?laurai-il euvoyé sc briscr dans les mers qui du
NoriPEn calculant votre départ du Port-au-Prince, le tems
vous avez passéenmer, votre arrivée en France, cCs diffèrenies que
époques coincident parfairement avec la letire du général Wihie
et danonitent que e'est vous, vcus seuls qui avez vendu SaintDomi: gue à l'Angleterre.
Votre conrmapondareguxtcguxbilet-da-ventave Ro hambaa etBeague,
que vous appelliéz troitres; Pioque etLeboigne quiy ont ete en
voyés par vous mémes, et dont la conduire n'estquet
connue,
le retour de Leborgae à saiut-Domingue, ou il n'a trop resté
qie
quelques jours pour vous faire par: des mesu:es à prendre et
de cetles qui avaicut été prises, ne demonuent-elles pas que ces
différens projets avoien: un cente commux; et, quel érait cc
centre? Robespierre et scs complices. C'estce que nous' démontrerons.
Envain vous parez-vons de votreietour en France, et vonlez-vous
tâcher d'en faire conclure que vous éles innocens; mais dans
quel tems y étes vous arrivés? précisément dans celui ou Robespierre devait être revétu du souverain pouvoir, et où tous
les Colons devaient être égorgés 7. pour ne laisser aucune trace
de votre trahison, de la sienne et Je ses compliccs.
Nous en:reron S daas CCS, détails quand il en sera tems.
Dans lés deux adresses que vous yenez de produire, 2Vezvous répondu à aucun des fajts allégués contre vous dans Po:re
pétition à la Convention nationale, et daus l'adresse des Commissaires de sint-Dominge? Sont-ce par de vaines alliguations
que l'on détruit des faiis ?
Que nous parlez-vous de vos archivesPme sont-elles pas dans
nos mains? c'estavec vos ceuvres que nous veus ataquons, et non
par une compillation d'actes absurdes et dégoutans, à moins que
vous ne regardiez comme tels ccux émanes de vous, et dans ce
senl.cas vous auriez raison.
Jamais Fouguier-Tainsille n'a été le commançal de Page et
Brulley 5 et sl ce sont la vos moyens de défeuse, ils ne seront
pas trio.mphans.
Qrie penseriez-vous de nous si nous disions, que parce que
depuis votre arrivée, vous avez piis vos repas avec quelqnes
dépurés, et gne peut-être il ne se passe pas de jour que cela
n'arrive, CCS représentans sont vos commançaux?
Nous ne pouvons passer sous silrnce l'astnce avec lagnelle
vous avez accolé limpression des letrres del Page ct Bruley avec
l'adrese signée Belley, sans que ces exiraits, zout mu tiiés qu'ils
sont soient signés d'aucun de vous.
Vous annoucez qac ces preuvesmatejelles bien CL ducmedtsignées,
, et gne peut-être il ne se passe pas de jour que cela
n'arrive, CCS représentans sont vos commançaux?
Nous ne pouvons passer sous silrnce l'astnce avec lagnelle
vous avez accolé limpression des letrres del Page ct Bruley avec
l'adrese signée Belley, sans que ces exiraits, zout mu tiiés qu'ils
sont soient signés d'aucun de vous.
Vous annoucez qac ces preuvesmatejelles bien CL ducmedtsignées, --- Page 23 ---
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ad comite de salut publié, et qo'elles pronvent
sont déposées
mais
ont ellcs été deposéss? n'este
leur aristocrutie 3
par qui y
données
ex'rait P
quoi les avez vous
par
qne
ce pat vous,pour
ces ponctuations, ces carracte:es italisignifient ces inrerligues, sur-tout la première, quise réduit à un seul
ques? que signific
qui na eu d'autre but, queceluid'y faire
paragraphe insignifant,er
Thibaut.
remarquer le nom de T'archevèque à Pare * Brulley, qu'ils auront
Qpand elles seront produites
ont'en pubic dais Tenr en
reconnu lenr sighature, qu'elles parait alors d'en frire l'andlyse,
titr, et non par exuaits, ils sera tems évidemment fausses et ce
jusqu'a ce momentje les regarde eomme
vétille.
tour de passe-passe ne serait pour vous qu'une des vengeances de
Le feroce Labourdomoni; ardent exécuteur doune
re lignes
Timpbe.ble Richelieu, disait., que l'on me
qua
l'expression de Tinnocence, et l'analys e que
ne renfermaut que à l'echafcud celui qui les anra ecrites.
j'en ferai conduira cechomme n'existe plus;a aunicz-vou,heitt de
Depuis long-tems
son fonesietaient.
été religieax observiteur des
Vous dites que vous avez toujours
sans bornes aux
loix, que vous avez ronjours eu un dévonement Le
des
principes de la Convention, vous! .
: à P'antre? laugage ainsi que
conspiriteurs estil douc le même d'un pole
verlu,
Robespiwire avait sans cesse swr les lèvres, lesmois
vous,
pariotione; ainsi que vous il égorgeair ceux
jusice, piobité, ombrage; ainsi que vous iloffrait a nd divinité
qui lui poriaient victime, humaines; ainsi que vows ies richesses des
(Famition) des saconvoitise, et pourse les appropties, ceax
citoyens excitaieut
étaient àl'aide de son tibunal, asassiqui en étkient posseseurs vousi il couvrolt toutes ses démarches d'une
nés sans prie,ain-i que
vousilse faisai.avec Por des
dissimulation profinde; ainsi que ainsi que vons il s'étir fait un
Antilles de nombreix partisans ;
front qui ne rougi-saic plus; 3 ici fnit la parité.
s'elance dacs les siècles passés, je n'y
Envain ma memoire achever la' comparaison. Les Néron, les
trouve rien qai Heliogabude puisse
sont encore loin de vous, et r'enne
Calligula, les
essembler
Sonthonax et Polverel.
pent parfaitement vous habité sur que la surface du globe, Ou
Où estle coiu de terre
azile P iln'en existe
vous
un
point,ctc'est
conau,oà
neuveriez
sensible dont vousavez egorue 1-s
en Francec'estcher nn peuple parens ; reduit à ta mendicité ceux
frères, lessmin.lensa,le enrrele fer, le feu etle poison cnt été forcés de fuirs
qui, placés
etvous exis ez ncore P..
que vous osezparaite l'azile des malhenreux, jamais des criCetie Fiance, toujours à present les premieis pour accorder son
aimch.1epoanepdrtle
devicndra
oppui aux secoude? noncela ne peut eice. Savengeance
nn peuple parens ; reduit à ta mendicité ceux
frères, lessmin.lensa,le enrrele fer, le feu etle poison cnt été forcés de fuirs
qui, placés
etvous exis ez ncore P..
que vous osezparaite l'azile des malhenreux, jamais des criCetie Fiance, toujours à present les premieis pour accorder son
aimch.1epoanepdrtle
devicndra
oppui aux secoude? noncela ne peut eice. Savengeance --- Page 24 ---
serxible quaud elle sera éclairée (20) ser les événemens
avec tant de soinet depuis si
'qu'on Iui cache
luientracerle fidèle tableaa. long-tems, et noire tâche scl bornei
VERNEUIL
Déporté parSonthowax.
d Paris, le 8 Fructidor."Tan deuxiëme de la Republique
Frangaise.
- une et indivisible
DE L'INTRIMERIE DE LEFORTIER, Cloitre Thomas da
Louvre, No, 5- --- Page 25 ---
DIALOGUE
ENTRE LES DEUX ÉGORGEURS
DE
SAINT-DO MINGUE
SONTHONAX ST POLVEREL; --- Page 26 --- --- Page 27 ---
Egas
-0286e
V. 5
S --- Page 28 ---
Francec'estcher nn peuple parens ; reduit à ta mendicité ceux frères, lessmin.lensa,le enrrele fer, le feu etle poison cnt été forcés de fuirs
qui, placés etvous exis ez ncore P.. que vous osezparaite l'azile des malhenreux, jamais des criCetie Fiance, toujours à present les premieis pour accorder son
aimch.1epoanepdrtle devicndra oppui aux secoude? noncela ne peut eice. Savengeance — Page 24 — serxible quaud elle sera éclairée (20) ser les événemens avec tant de soinet depuis si
'qu'on Iui cache luientracerle fidèle tableaa. long-tems, et noire tâche scl bornei
VERNEUIL
Déporté parSonthowax. d Paris, le 8 Fructidor."Tan deuxiëme de la Republique
Frangaise.
- une et indivisible
DE L'INTRIMERIE DE LEFORTIER, Cloitre Thomas da
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ENTRE LES DEUX ÉGORGEURS
DE
SAINT-DO MINGUE
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