--- Page 1 --- --- Page 2 ---
- -
@ &
-
-
16 2576
RAEDEO
Joln Carter Braton. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HPC.
D.2. --- Page 5 ---
wo I. Ssquido Sls lonque des prineip uwx
evcu cmeuk et
Pam 1748
2-6.6 Rupp 20Yh, po Co urd ete f-u 1748)
1 .Tableau cle la vieillilirane
d udriin Jricolar Lasalle. A 1793)
S.Tiologue culresler deasegor,
guun de t Boruugue
q-.dur dou thonax ev Powere .Ca 1798
16.Repowc de Dinelma. meptto'
ce dr Dom ingue
te 1797 --- Page 6 --- a --- Page 7 ---
16.
. 0 17 N - - S E
R EP
D E
PINCHINAT,
DE
SAIND-DONINGUE
DÉPUTÉ
A U X
écrits des citoyens
Discours, actes ou
Lachapelle et
Garrigou 2
Leborgne 2
Sonthonaz,
A D R E S S É E
AU
CORRS-LEOISLATIF
E TAU
BsCrONAEENiCeTiE
PARIS,
du Bacq,
de 1F.SOBnY,med
a
De Tmiprianerie no. 149.
.47472Vnk --- Page 8 --- --- Page 9 ---
R E.
S. O M M
-
-
entreprend la réfutation de
PINCHINAT
des diléguts
écrits,: 2°. D'une proclamation,
2°. Du
quaure
du 23 frimaire an. 5:
à Saint-Domingus,
des Cayes par Garrigcu
compte rendu des troubles
rendu de ces troubles
39, Du compte
et Lachapelle.
Leborgne- 4o. Du disau conseil des Cing-Cens par
à ce conseil le 26
prononct par Sonthonds
cours
pluviôse an 6. Page I etsuivantes.
avant
au Corps-tigislaif
Pinchinat est dipust
mentes "et sans
il est nommé sans
ceux qucitrépue
de confiance qu'ils sont
intrigue, et avec un degré
loin daucindre. Page 3.
de la tiberté
Pinchinat, quiest un des fondateurs
point du passt. pour
ne parle
à Saint - Domingue,
lui-méme : il se
qui lc géneroit
Eviter une apologie
lui impute. Pages,
venferme dans les faidiguon
etsuivantes.
raccuisation que lui fais
Pinchinat prouve que
a 2
itrépue
de confiance qu'ils sont
intrigue, et avec un degré
loin daucindre. Page 3.
de la tiberté
Pinchinat, quiest un des fondateurs
point du passt. pour
ne parle
à Saint - Domingue,
lui-méme : il se
qui lc géneroit
Eviter une apologie
lui impute. Pages,
venferme dans les faidiguon
etsuivantes.
raccuisation que lui fais
Pinchinat prouve que
a 2 --- Page 10 ---
Iv
Sonthonax d'avoir
embarqué, en 2792, erois
noirs, , qui n'éroient que deux
cens
gu'elle n'a été mise
cens 7 est fausse , es
dans la
thonax
proctamation de Sonque pour rendre Pinchinat odieux
toyens noirs.
aux ciPage 9. et suivantes.
La faussett de cette accusation
diclarations de
est prouvée par les
Sonthonax lui- même dans les
bats ci-devant
déimprimés sur les afaires de SaintDomingue, et par les comtinuelles missions
Polverel, Sonthonax et Aillaud
que
lui ont données
depuis. Page 12 et suivantes.
Les noirs ne donneront
pas dans Ze pilge
Zeur tend, de les brouiller
gu'on
avec leurs amis nécessaires. Pinchinat a
acquis 2 en difendant leur libertt,texteration des princes colons. Ila faitrendre
justice au géntral Chanlate,
3 qu'on vouloit
d'avoir refusé de sévir contre eux. I a
punir
réclamé
ceux qui s'ttoient enrolés 2
pour
Saint-Marc contre les
factieux dans Parmée de la République,
Sonthonax a eu la barbare
lorsque
inconstquence de les
renvoyer sous le fouet de leurs maitres.
et suivantes.
Pege I5
Réfutation de licrit de
Lachapelle et Garrigou --- Page 11 ---
V
des troubles arrivés aux Cayes
rendu
intieult : Compte
de l'an 4. Page 18.
:
en fractidor
quil a dabord
Cest que Garrigou ; preuye
à
Ce que
pour sétre opposé
gar Polverel ):
eié pourswivi.
liberté. Il a dt6 caché: et sauvé
Tluablissemen: de la
Lavoir dede couleur, qui 76 après
les hommes
sor
- par
ont obuenu du gintral Rigaud
robé à Polyirel,
mois. une
Ily. a-fait en quelgues
retour aux Cayes.
dans une administrafortune prétenduc honnéte,
a Eé Lauteur 7 le..
intègre ;. et enfin ily
est
tion prétendue
de tous les écrits qu'il
colporteur, le signataire
Pag-19
résultat venu dénoncer en France.
en dernier
et snivantes.
Lachapelle est un
Ce que c'est que Lachapelle.
la confiance
inhabile à obtenir
homme dè couleur,
avoir prété le serment
daucun ami de la liberté, pour
à la coude soumission
anti-socilt et anti-egalité, mis à la tête des monarleur blanche : pour sêtre
et noires aux
portoiont des tzuesjaunes
chistes, qui
Lachapelle, après ces
colons.
princes et princesses
à la fureur des
liberticides, n'a éié soustrait
actes
bienfaisant qu'en
ramprisonnenent
noirs que par
de qui il a
Rigaud, en Thonneur
ordonna le gènéral
des chansons,
des discours; des vers,
fait depuis
a 3
monarleur blanche : pour sêtre
et noires aux
portoiont des tzuesjaunes
chistes, qui
Lachapelle, après ces
colons.
princes et princesses
à la fureur des
liberticides, n'a éié soustrait
actes
bienfaisant qu'en
ramprisonnenent
noirs que par
de qui il a
Rigaud, en Thonneur
ordonna le gènéral
des chansons,
des discours; des vers,
fait depuis
a 3 --- Page 12 ---
vj
et giil est ensuite venu
à Paris.
difamer
Pag. 2
et suivantes.
ASTEO
Tableau déplorable de Za partie du. sud; extrait
dic compte rendu par Garrigou et Lachapelle: Tabléau consolant, de la mème partie dans le mème
temps , extrait dune adresse de la commune des
Cayes. Ces deux tableaux contradictoires sont tous
deux partis de la plume de Lachapelle.
Pag. 36 et .
suivantes.
Dlvcloppement du systéme de Garrigou, de La-4
chapelle et de la secte des princes colons, damonceler
tous les blames sur les hommes de couleur,
pour
pouvcir mieux, après leur difaite, remettre les noirs
dans lesclavage. Pag, 41 et suivantes.
Comment Lachapelle, qui accuse Ze géntral Rigaudd'avoir favorist les pillages, a été lui-mème
tracuit devant Ze geutral Rigaud, pour avoir chargé
douze mulets' dobjets pilles. Comment le
Ri-
-
génèral
gaud lui a fait grace, apiès avcir ordonné la restitution d'une partie des' cffus, ei' le remboursement a MA du
prix des, aueres sur Ics appcintemens dudit Lachapelle. Fag. 46 et suiyantes. --- Page 13 ---
vij
accusent. davoir des paComment. Rigaud, qu'ils
dont il doit
maison urs-ordinaite,
lais, Raguune
Pag. 49.
de, la construction.
encore une partie
qu'on vouloit reComment les bruits répandus ( Lefet de plusont
mettre les noirs dans risclavage, des divisions foindiscrètes, et
sieurs arrestations
dè couleur, par
mentées entre les noirs et les. gens
Pag.5 52
Perroud et le gintratiavaur
Tordonnateur)
ersuirantes.
fort bon de se
Garrigou, qui' a trouvé
Comment
Ta pourlorsque le gauvornonent
mettre à couvert,
fair un crime 2 Pinchinat
suivi; comme royaliste j
de Sonthonax;
s'être soustrait aux persteutions
de
de le poursuivre comme
lorsqu'il a juge à propos
Pag. 59 et suivautes.
patriote:
- CA
disent niaiseGarrigou et Lachapelle
Comment
eit bien voulu se laisser
ment , qne si Pinchinat
bien des horreurs.
il leur auroit épargné
prendre 7
Pag: 63 et suivantes.
de
se plaignent
Comment Garrigou et Lachapelle
arrèter , a
de se laisser
ên refusant
r'a
ce que Lefranc,
tandis que Lefranc
de Pinchinat,
suivi léxemple
CA
disent niaiseGarrigou et Lachapelle
Comment
eit bien voulu se laisser
ment , qne si Pinchinat
bien des horreurs.
il leur auroit épargné
prendre 7
Pag: 63 et suivantes.
de
se plaignent
Comment Garrigou et Lachapelle
arrèter , a
de se laisser
ên refusant
r'a
ce que Lefranc,
tandis que Lefranc
de Pinchinat,
suivi léxemple --- Page 14 ---
vij
pas plus imité en cela Pinchinat,
imité Garrigou. Tous
que Pinchinatit'e
ont suivi le droit
en évitant leur arrestation:
des gens
Page 6s.
Ils accusent > page 43 7 Rigaud et
voir brist Zes dépèches
Pinchinat d'a
aamau-Ptri, tué aux
Cayes, 7 tandis qu'ils conviennent,
chinat ne reparut aux
page 49 2 que PinCayes gu'après les
Page 71.
massacres,
Vo
Ils accusent Pinchinat d'avoir
faux
publié des actes infimes,
et liberticides. Pinchinat
adresse 2 ses
a fait une
commettans ? qu'il avoue
tifie, et iZ explique la
equil juspart qu'il 4 prise à
/ tation de a commune des
une protes:
Cayes contre les
faites par la force et par. Lintrigue.
lecticns
Garrigou et Lachapelle sont les auteurs de tôus les
et: suivantes.
autres. Pag. 79
Troubles de fructidor : leur.cause dans
de Sonthonax en
le réLour
fortal de lan 4. Situation
cable ct florissante de la colonie z
respecde Sonzhonax à cet
son arrivée. Fureur
aperçu. I voit des ennemis de sa
gloire et de sa dominaticn dans
tous. les
teurs de Za colonie, Sa
conservarage contre les hommes de. --- Page 15 ---
ix
Dénonciations. Diportations:
couleur. Arrestations. gentralt. Pag. 81 etsuiv.
Insurrection. Combustion
avoient la conEloigne tous ceux qui
Sonthonaz
concentrer toute Lautoridt
fiance publigue 1 pour
à toute la colonic,
dans trois diliguts en horreur
Soutevement glLeborgne et Desfourneauz.
Rey, 2
Fuite, risistance,
nèral auz Cayes le 20 fructidor.
Pag-85 et suivantes.
massacres.
Pinchinat aux Cayes le 29 fructidor.
Arrivée de
disposition à la
Ritablissement de la tranguillisé,
Pag-8 8g.
des restes de défiance.
nainueniryguoigeavcé
discours protoncé par Leborgne
Refutation du
la séance du 27 vendtdans
au Corps - Legistatif,
midire an 6. Pag. 9o.
iouer
toute cette coalition de
Systéme suivi par
aux dépens les
les hommes de diferentes couleurs, la division.
pour jeter entre eux
uns des autres,
des mulâtres, fait par
Eloge des noirs aux dépens donné aux noirs par
Leborgne- Eloge plus grand
services des
Pinchinat, mais sans préjudicier aux
des
de couleur. Récit que fait Pinchinat
kommes
de Villatte, de
belles actions militaires et politiques
de Bonnard, de Gavanon,
Bauvais, de Rigaud,
éme suivi par
aux dépens les
les hommes de diferentes couleurs, la division.
pour jeter entre eux
uns des autres,
des mulâtres, fait par
Eloge des noirs aux dépens donné aux noirs par
Leborgne- Eloge plus grand
services des
Pinchinat, mais sans préjudicier aux
des
de couleur. Récit que fait Pinchinat
kommes
de Villatte, de
belles actions militaires et politiques
de Bonnard, de Gavanon,
Bauvais, de Rigaud, --- Page 16 ---
X
constatées dans les débats, dans le
fermont,
rappori de Des
dans.tous
lesactesrelacif: 2 la colonie.
Pag. 90 et suivantes.
Leborgne prétend que les hommes de couleur $21
remplacé en orgueil leurs anciens
ont
oppresseurs. Preuve
que ce propos est uniguement propre à semer la
lomnie 7 la
cadisorganisation et
par la comparaison
Tinsubordination,
quon en fait avec les propos que
ziennent les
disorganisatcurs contre les auioritts ré
publicaines de la mère-patrie.
Pag: 97.
Répltition par Leborgne de Taccusation
Garrigou et Lachapelle à
faite par
ceux qu'il appelle meneurs,
d'avoir du luxe et de la fortune. Ce
sation
systême d'accuprouve seulement la basse jalousie des accusateurs qui cherchent en vain à rendre odieux,
le nom de
sous
meneurs; ceux qui jouissent malgré eux
de Festime publique. Pag-98.
Pinchinat donne I'etat de lafortune des
prétendus
meneurs. La sienne consiste uniguement 2 avoir été
Pun des auteurs des concordats : traité
trois
fameuz enire
familles du genre humain, plus difficiles 2
Tapprocher que lesplus grands porentats : traité quie --- Page 17 ---
xj
monde : traitl qui assure
fondé la libereé du nouveau
amis de Tordre, de:
Lestime de tous les
2 son nom
thumanit, de la patric. Pag-.99diloigner de la co-,
Leborgne dit qul'il convenoit
pouvoit occa-.
hommes dont la présence
lonic ces
Pinchinat demande
beaucoup de troubles.
sionner
départ de Saintil sest opposià.son
alors pourguoi
raison d'en conclure 7
Domingue, "ct il croit. avoir
disposer de lui
être alors que pour
que ce ne pouvoit
à coup sit. 31 Pag. 102.
, Pinchinat
parlé de dilapidations,
Leborgne ayant
rendu compte d'une
demande pourquoi 7Z n'a pas
dtlui
dépenste dans sa
somme de trois cens mille francs
noiamment de
de deux mois,
ligation dans Tespace
à lui délivrés 7 et de
trente-trois mille francs en sus
des corsaires 7
dix-sept mille francs en actions sur
à une
sitr Paris, payables
et en lettres de change
trois subdillguls,
femme à sa dévotion, et comment
ont déde la République,
et meublés aux frais
logts ia
:
cens mille francs, indépen:
pour eux quatre
ordres.
pensé
1 millions payés par leurs
damment de sept
Pag. LLI.,
prononcé au conseil des
Rifusasion du discours
des corsaires 7
dix-sept mille francs en actions sur
à une
sitr Paris, payables
et en lettres de change
trois subdillguls,
femme à sa dévotion, et comment
ont déde la République,
et meublés aux frais
logts ia
:
cens mille francs, indépen:
pour eux quatre
ordres.
pensé
1 millions payés par leurs
damment de sept
Pag. LLI.,
prononcé au conseil des
Rifusasion du discours --- Page 18 ---
Xij
Cing-Cens par Sonthonaz 7 le 26
pluviose ran 6.
Pag- 115.
Premières contradictions de
tuosités
Sonthonaz : ses torpour se lier aux amis de la liberté dans
les sens.
tous
Pag. II3 et 114Son aversion, ses déclamations
contre Zes hommes de couleur : Pinchinat démontre
leur
que toue
crime, aux yeux de
utiles à la
Sonthonax, est d'avoir été
patrie et à la liberul, ez dejouir d'une estime guilne peut ateindre. Pag. 116.
Devetoppement du systéme de Sonthonaz
tous les missionnaires de
et de
vahir de la
son caractère, qui est d'engloire pour avoir de
de
server
Tauorit, conLautorité en antantissant tout ce quiose)
de P'estime
jouir
publique 7 et de classer parmi les ennemis
de la liberit tout ce qu'ils ont
mieuz
peur qui ne vaille
qu'eux. Pag. I17.
Sonthonax prétend que s'il fit arrivé deux jouis
plus tardtan 4, la colonie
passoit au pouvoir des
Anglois. Pinchinat lui prouve que si son arrivte eit
êté diffirte, tous les troubles du
Cap eussent été appaisés par le pacificateur Roume. Il
prouve que c'est pen- --- Page 19 ---
xiiy
de Sonthonaz que plusieurs quarz
dant la prisence
ont été livrés, que c'est
tiers de Saint-Domingue
absence qu'ils ont lté repris, ergue,sil
pendant son
colonie eit btl sans retour la proic
yfat demeuré, la
Pag. 1197. 150 et 151.
de Tennemi.
Pinchinat davoir provogut une
Sonthonax accuse
de
coloniale pour beablir Tindipendance
assemblte
Pinchinas démontre qu'il implique
Saint-Domingue.
de ligislaseur en
qu'il eilt accepté les fonctions
pour vouloir les remplir,
France en se prononçant
rindipendance.
etit d une autre part souhaitt
et qu'il
Page 122.
Sonthonaz n'a tenté de
Pinchinat démontre que
-
hommes accrédités à S. Domingue, 2
ditruire tous les
tindépendance, et pour
que pour y ttablir lui-méme
W asington ) des
rendre le Wasingson (chiguel
se
avoir tentt de détruire linfluence
Antilles. Après
il Ia voulu enTouniain-Louvoture,
du géntral
absurde ; ce qui a ditermint
trainer dans ce projet
France. Pag. 122,
fidèle à le déporter en
ce général
123,154 et 158.
cherche à se. lier à tous les partis :
Sonthonaz
d'avoir été poursuivi par Vautantôt il tire avantage
asington ) des
rendre le Wasingson (chiguel
se
avoir tentt de détruire linfluence
Antilles. Après
il Ia voulu enTouniain-Louvoture,
du géntral
absurde ; ce qui a ditermint
trainer dans ce projet
France. Pag. 122,
fidèle à le déporter en
ce général
123,154 et 158.
cherche à se. lier à tous les partis :
Sonthonaz
d'avoir été poursuivi par Vautantôt il tire avantage --- Page 20 ---
xiv
blanc : tantôt d'ayoir étl loué
par Barbl-Marbois,
Ces rapprochemens ne prouvent rien. On n'est
innocent pour étre accusépar des hommes
point
On n'est point louable
coupablés.
pour être applaudi par ses
ennemis. C'est Ze fond des choses qui
ces conséquences
dicide, et non
tirées parforce. Pag. 125, 146.
Sonthonax prétend que tembarguement de Villate
arendu la paix à la colonie : et
c'estaprès le
de Pillatte que Sonthonaz a déclaré
dépare
,par une preclamation, la partie du nord en danger. Pag.
124.
1 Scnthonaz embarque
pour France Villatte et ses
compagnons d'infortune 2 avec une forte dose d'accusations. Etonnement charitable de
de
ce
Sonthonax,
que malgré cette sage précaution, ils n'ont point
été sacrifiés. Pag- 125.
Instructions sécrètes de Sonthonax à ses diliguls,
pour trouver des coupables. 1leur
prescrit de chercher dans le sud les chefs des troubles du
nord.
Dlmonstration qu'iln n'yat point d'alibi pour la haine,
poirt de distance pour la tyrannie.
Pag.
et suiv.
Sonthonax prétend que lcs hommes de couleur
traitent les blancs comme des
affranthis", et les
noirs comme des esclaves.
Impossibilicé de cet état de --- Page 21 ---
xv
Pautoritk, les noirs ayans
choses , les blancs ayant
et des armes. Pag-132 et' suivantes.
la forci
depuis un an , le géntial
Sonthonax accuse 2
traiter avec les Anglois. : ct,i depuis
Rigaud de
Rigaud, ne cesse de réfuter
quatre ans, le général
les Anglois. Des
cette accusation en combattant
surprises par les commissaires,
lettres dimigrts,,
Des blessures reguesrtraccusent; dit Sonthonaz.
battant contre les Anglois lejustifient,
cemment ense
lettres sont ou fabridit Pinchinat. De pareilles
rien. Pag. 140 et 141.
qules 2 ou ne prouvent
prètend que Rigaud a envoyé Garrigou
Sonthonax
traiter à Paris avec les émissaires
et Lachopelle pour
Pinchina:
au conseil. des Cing-Cens.
des Anglois
ne sont dignes de
Garrigou et Lachapelle
répète que
étant convenus euxconfiance dans aucun sens 7
rendu,
page de leur compte
mémes 2 à la première
des traitres. Pag- 44 et suivantes.
quils sont
Pinchinat absene
Sonthonax, qui avoit perstcuté
à Saint7 - qui Pavoit diffamé
par des proclamations
calomnicuz, n'en parle
Domingue par mille icrits
parce
dans son discours sur Saine-Domingue,
plus
Que penser alors des diatriles
qu'il le sait enl Frànce.
rendu,
page de leur compte
mémes 2 à la première
des traitres. Pag- 44 et suivantes.
quils sont
Pinchinat absene
Sonthonax, qui avoit perstcuté
à Saint7 - qui Pavoit diffamé
par des proclamations
calomnicuz, n'en parle
Domingue par mille icrits
parce
dans son discours sur Saine-Domingue,
plus
Que penser alors des diatriles
qu'il le sait enl Frànce. --- Page 22 ---
xvj
gu'il vomit contre ceux qui sont à deux mille Zieues.
Pag. 160 et suivantes.
Conclusion de Pinchinat, qui démontre que les
vrais coupables des malheurs de Saint-Domingue 2
ne sont autres que Sonthonax et ses adhérens. Pag. 64
et suivantes.
RÉPONSE --- Page 23 --- SE
R EPON
Député de SaintDE PINCHINAT,
Dominguc., actes ou écrits des citoyens
Auzdiscours,
Lachapelle et
Leborgne 2 Garrigou 2
Sonthonax 2
et au DiAdressée ail Corps-Ligislarif
rectoire-1 Exéeutif
REPRESENTANS ET DIRECTEURS,
CITOYENS
Deruis l'envoi du méroire justificatif que
en date du 10 brumaire
je vous ai adressé,
la proclamadernier, j'ai eu connoissanes-de par les agens
tion du 23 frimaire an 5,rendue Domingue 2 à
à Saintdu Direetoire-Exéenif survenus dans la ville
T'occasion des troubles
rendu de
des Cayes en fructidor ; du compte et Lachamêmes troubles par Garrigou
ces
de cette commune : de
pelle ? commissaires dans la séance du 27 vendémiaire, 2
celui rendu
de Saint-Domingue ;
par Leborgne 2 député
A --- Page 24 ---
(2).
et du discours prononcé
la séance du 16
par Sonthonax dans
pluviôse an 6, sur la
tion actuelle de cette colonie, Ces
sitàales
écrits, 2 outre
inculpations dont ils me chargent
personnellement, et auxquelles je ne peux me dispenser de répondre, ne présentent qu'un tissu
d'assertions 2 d'erreurs, 2 de
dois réfuter avec la fermeté mensonges 2 queje
et' la franchise
qui conviennent à un républicain calomnié
persécuté,
et
Soutenu parle zèle qu'inspire
une
naturellement
cause juste, le sentiment de la liberté
rassure 2 en même temps que le flambeau me de
la vérité m'éclaire. Cen'est
point en téméraire
qnej'ose me mesurer avec des hommes puissans. 2 accrédités, et qui par l'intrigue et l'imposture osent se
c'est
Rerbuspreecdinsuntsr
aprés y avoir mûrement réfléchi
fort d'une
que 2
dans
j'entrerai
conuceneinépochabls,
la lice armé de toutes
piéces contre le
mensonge. Quand il s'agit du salut de mon
pays 2 quand il s'agit de repousser les atteintes
portées, à mon horineur et à mon républicanisme 9 quelle considération
retenir P Seroit-ce la foiblesse de pourroit me
mes talens ?
aprés y avoir mûrement réfléchi
fort d'une
que 2
dans
j'entrerai
conuceneinépochabls,
la lice armé de toutes
piéces contre le
mensonge. Quand il s'agit du salut de mon
pays 2 quand il s'agit de repousser les atteintes
portées, à mon horineur et à mon républicanisme 9 quelle considération
retenir P Seroit-ce la foiblesse de pourroit me
mes talens ? --- Page 25 ---
(3)
être entendue et
Mais quoi! la. vérité, pour
d'ornemens
auroit - elle donc besoin
sentie 2
de l'art
et de Tappareilpompeux
étrangers 2
et toujonrs imposant
oratoire? Son éclat simple
? Seassurer son triomphe
ne suffit-il pas pour
- uns de ceug
roit - ce la qualité de quelques - ce que des
combattre? Mais qu'est
que j'aià
de la vérité! Leur.qualité de
hommes auprès
admis au corps
députés de Saint - Domingue 2
à mentir
- elle les autoriser
législatif 7 peut
? doit-elle étoufet à calomnier impunément
et me
fer le cri de l'innocence opprimée 2 dont
à avaler à longs traits le poison
forcer
Ne suis-je pas 2
ils ne cessent de m'abreuver?
nommé député de Saint-Dohfingue,
avanteux,
législatif; ; mais posadmis au corps
non encore
de mes concisédant à juste titre la confiance
loin d'atqu'ils sont encore
toyens 2 à un degré
d'indisposer
Seroit-ce enfin ia crainte
teindre?
souvérain, à quije vais
contre moile tribunal
de la vérité, dans le
faire entendre les accens
l'effusion du
je dépose, avec toute
sein duquelj
mes plaintes et mes
ceur 2 mes réclamations, lutte à laquelle je suis
gémisserhens ? Non : la
enet dans laquelle je m'engage
provoqué,
membres du Sénat François 9
vers quelques
A 2 --- Page 26 ---
(4)
Ioin de déplaire aul corps entier,
traire, me rendre plus
doit, au conAyant à me plaindre
estimable à ses yeux;
tices dans
des erreurs et des injuslesquelles on voudroit
qu'ai.je à craindre en m'adressant l'entraîner,
au corps législatif et au
directement
Ma démarche
Directoire - Exécutif?
plus complette ne de devient-elle pas la preuve la .
mon entière confiance en
sagesse et en son intégrité? n'est-elle
sa
dictée par le devoir
pas même
imposé à tout
d'éclairer les premières
républicain
du sort de la
autorités qui décident
patrie P
Je dirai donc la
dire ; parce qu'elle vérité, parce queje dois la
n'appartient
à personne; parce qu'on devient exclasivement
ia taisant,
coupable en
lorsqu'il est essentiel qu'elle
vélée ; parce que la faculté de la dire soitréseulement un droit, mais un devoir est, nonpressant envers la patrie en danger,
toujours
Ferme dans la résolution
noncée dans
que j'ai prise et anmon mémoire du 10
je ne négligerai rien
brumaire, 2
pourroit
pour évitcrici tout ce qui
tendre à exciter les
à
mer dès haines encore mal passions, 2 ralluéteintes, à réveiller -
'elle
vélée ; parce que la faculté de la dire soitréseulement un droit, mais un devoir est, nonpressant envers la patrie en danger,
toujours
Ferme dans la résolution
noncée dans
que j'ai prise et anmon mémoire du 10
je ne négligerai rien
brumaire, 2
pourroit
pour évitcrici tout ce qui
tendre à exciter les
à
mer dès haines encore mal passions, 2 ralluéteintes, à réveiller - --- Page 27 ---
(5)
jaloux de tirer avantage
Tesprit de parti; peu les efforts puissans etc comd'uneréputation, que
tjane parviendrontj
binés de mes estomniateurs point des premiers
mais à ternir ,je ne parlerai
qu'il faudroît
troubles de S.Domingue, parce
et du Didu corps legislatif
exposer aux yeux tableau des crimes enfantés
rectoire-Exéeutf, le
et le préet commis par Torgueil, la vengeance à faire
parce que dans le récit que jaurois forcé de
jugé;i
événemens, je serois
de ces premiers
et qu'il n'est pas
parler souvent de moi-même 2
celle d'un
position plus accablante 2 que nécessité
de,
réduità la triste
homme qui se trouve
qu'enfin
faire lui-même son apologie 3 parce
de
à parler de soi-même, 2
l'on ne peut être autorisé
légitime et né.
dans le cas d'une juste 2
qu'à
que
défense. Or, je ne suis inculpé
à
cessaire
événemens survenus
raison des derniers
actes et des circonsSaint - Domingue 2 des
et amenés ; je
tances qui les ont provoqués renfermer dans ce
me
dois en conséquence
qui les concerne.
des
réfuterai la proclamation
D'abord, je
en date du 23
agens du Directoire-Esteuuif, rendu le 17 vendéfrimaire an 5; le compte
A 3 --- Page 28 ---
(6)
miaire dernier par Garrigou et Lachapelle;
commissaires de la commune des Cayes, des
événémens survenus dans cette partie du sud
en fructidor de l'an 4; celui rendu
Lepar
borgne, député de Saint-Domingue, dans la
séance du 27 vendémiaire 2 sur la situation actuelle de cette colonie ; et enfin le discours
prononcé par Sonthonax dans la séance du16
pluviôse de l'an 6. Les détails dans lesquels
vais entrer, mettront le
je
corps législatif et le'
Directoire-Exécutif à méme de juger des progrès de la restauration de
deSaint-Domingue 2
puis le moment du départ des commissaires
civils Polverel et Sonthonax, en prairial de
l'an 2, jusqu'à celui de l'arrivée des agens du
Direetoire-kosécutif, en floréal de l'an 4; et
de prendre les mesures les plus propres à ramener l'ordre et la paix dans cet infortuné
pays, que des agents infidèles ont livré aux
horreurs de la guerre civile, et dont il semble
qu'ils aient juré de consommer la ruine totale.
Représentans du peuple et Directeurs, le
moment est passé où je devois me borner à ma
seule justification. Au sentiment que m'inspire
le desir de venger mon honneuretmon: républi-
prendre les mesures les plus propres à ramener l'ordre et la paix dans cet infortuné
pays, que des agents infidèles ont livré aux
horreurs de la guerre civile, et dont il semble
qu'ils aient juré de consommer la ruine totale.
Représentans du peuple et Directeurs, le
moment est passé où je devois me borner à ma
seule justification. Au sentiment que m'inspire
le desir de venger mon honneuretmon: républi- --- Page 29 ---
-
(7)
en ce moment
canisme ontragé, 3 se joignent
odieuses
Lesimmasmeamenee
dantresmotitanont
ce sont les
ragent et me déterminent; le
de mes conrépandues sur compte
calomnies
le sein du corps législatif, par
citoyens, 2 dans
oubliant la dignité de leur
ceux-là mêmes qui, à la fois et leurs devoirs 9
caractère, 2 trahissent
pressant qui menace
etla vérité; c'est le danger c'est la foudre prête
les défenseurs de la patrie ;
livrer
écraser, et dont les éclats peuvent
à
à les
et encore florissante. ,
une colonie précieuse 2 notve@ansdenstes
de Rrewenimaibematies
doisà moi-même;
Sans négliger ce quejeme
que la vérité,
senl, et sans autre appui
de mes
je vais 2
confiance la défense
embrasser avec
les imposteurs 2 les
concitoyenis. Je signalerai
masque
ferai tomber en lambeauxles
traîtres ;je
les provocadont se couvrent impudemmenci qui ont affligé et
des derniers désastres
la
teurs
les habitans de la possession
afligent encore
Françoise
de la République assertions 2
plus importante
réfuterai leurs
dans les Antilles 5 je
leurs mensonges,
leur S erreurs. 2 leurs injures,
au grandj jour
calomnies ; je ferai paroître
leurs
leur ambtion,
leur égoisme,
leur immoralité, --- Page 30 ---
(8)
leurs dilapidations, leurs
torpitudes,leurs- vexavres perfides et
-E
scélérates qu'ils ont employées,
pour organiser la guerre civile à Saint-Domingue, 2 pour le livrer aux horreurs de l'anarchie; ainsi que les moyens qu'ils mettent
aujourd'hui en usage pour égarer l'opinion des
législateurs etdes magistrats,
fortunés
pour priver les inhabitans de cette contrée lointaine des
bienfaits de la
mére-patrie, et leur ôter tout
espoir de retour à la paix et à la tranquillité.
Tel est le plan que je me suis proposé
parvenir à faire triompher Ia
pour
vérité; cette vérité, mon unique appui
2 mon unique confiance; cette vérité, quej je suis sûr de ne
attester en vain devant. des hommes libres pas
et
jnstes;heureux si monz zéle,suppléant auxtalens
quime
manquent, 2 peut sufhre à la tâche que
jer m'impose, et me fournir assez de forces
parcourir avec succès la pénible carrière pour dans
laquelle je vais entrer!
Je commencerai par la proclamation des
agens du
Directoire-Exécutif, en date du 23
frimaire an 5 : mais çomme elle est relative
attester en vain devant. des hommes libres pas
et
jnstes;heureux si monz zéle,suppléant auxtalens
quime
manquent, 2 peut sufhre à la tâche que
jer m'impose, et me fournir assez de forces
parcourir avec succès la pénible carrière pour dans
laquelle je vais entrer!
Je commencerai par la proclamation des
agens du
Directoire-Exécutif, en date du 23
frimaire an 5 : mais çomme elle est relative --- Page 31 ---
(9)
dans la ville des Cayes
aux tronbles survenus
autant qu'il est poset qu'il J faut,
de
en fructidor,
je ne parlerai
sible, éviter les répetitions, événemens, 2 que
tout ce qui a rapport à ces réfutation du compte
lorsque j'en serai à la
commisGarrigou et Lachapelle 2
ici
rendu par
commune j je ne releverai
saires de cette
insérée dans cette proclaqu'une imputation il In'est point du tout question
mation, et dont
auxquels j'ai à répondre,
dans les autres écrits
comme anteurs des
Après avoir dénoncé
fructidor, les
survenus aux Cayes en
troubles
Salomon,
Daval-Monvile,
deux Rigaud,
du DirectoireLefranc et Pinchinat, les agens Ce même PinExécutif ajoutent à mon sujet: à la fureur des
chinat qui, en 1791, a lioré
trois cents
du Port - Républicain
factieux
noirs', etc.
ennemi
de Victor - Hogues, 7
Il étoit digne
de la liberté et de
bien connu etbien prononcé
au Port-RépuTégalité, pendant son séjour
de la révolution,
blicain, au commencement
Bauvais et
ce crime aux généraux
de reprocher --- Page 32 ---
(10)
Rigaud (1), par.sa lettre datée de la
loupe, en prairial de l'an 3, mais
Guadeà quoi pensoit-i il
Sonthonax...
atrocité de
quand il m'a accusé d'une
ilm'étoit cette nature! Si, pour y
permis de rompre
répondre, >
je viens de
T'engagement que
premiers troubles prendre,de ne point parler des
de Saint -
quel champ
Domingue; ah!
vastej'abrois à parcourir !
me suffira
Non, il
des
d'invoquer à ce sujet le témoignage
citoyens Mirbek, Roume et
arrivés au Cap en qualité de
Sainc-Léger,
vils en 1791, peu de
commissaires cijours après cet événement, et celui du 21 novembre de la
année, qui occasionna l'incendie
même
del Ia ville du
d'une partie
Port-an-Prince, aujourd'hui PortRépublicain. Mais qu'ai-je besoin d'aller
cher ati loin des
cherarchives du
preuves qui existent dans les
corps législatifp Cette affaire a été
amplement discutée dans les débats entre les
accusateurs et les accusés dans l'affaire des
COIonies, imprimés en exécution de la loi du
4 plaviose ; qu'on les consultes et l'on demeu-
(1) Ces deux généraux ont écrit à ce sujet à VictorHugues, ane lettre de réfutation qui a été
aux Cayes, et qui doit se trouyer à Paris. imprimée
preuves qui existent dans les
corps législatifp Cette affaire a été
amplement discutée dans les débats entre les
accusateurs et les accusés dans l'affaire des
COIonies, imprimés en exécution de la loi du
4 plaviose ; qu'on les consultes et l'on demeu-
(1) Ces deux généraux ont écrit à ce sujet à VictorHugues, ane lettre de réfutation qui a été
aux Cayes, et qui doit se trouyer à Paris. imprimée --- Page 33 ---
(1i)
des denx
convainco que Tembargeeneit sous la
rera
lieu de trois cens), , copnu
cens noirs (au
m'a étéimputé,ni
dénomination de Suisses,ne
accusateurs, ni par Sonthonax,
par les colons
à tout ce qui a,
Si l'on ajoute
- accusé lui-méme.
la réponse que, dans,
été dit à cette occasion débats, Sonthonax fit à
le cours de ces mêmes àl'occasion d'une déclaTarchevèque Thibaud
lvi avoir été recelui-ci prétendoit
ration cue
réponse que j'airapmise contre moi au Cap, du 10 bramaire, que
portée dans mon mémoire
lancées aujourdoit-on penser des imputations
public ?
moi par ce fonctionnaire
d'hui contre
qu'il se fait tunjeu d'inventer
N'est-il pas évident
à ceux dont il
et de les attribuer
des crimes,
?
déterminé la proscription?
a
m'accuse. ici étoit
Si le fait dont Sonthonax
pas
conséquence ne pourroit-on
vrai , quelle
actuelle, mise en oppositirer de sa conduite tenue à mon égard dans
tion avec celle qu'il a
au Cap en
mission ? Al leurarrivée
Sonsa première
civils Polverel,
1794, les commisaires
avant de
thonax et Ailhaud me nommérent,
qu'on
sur les rapports
m'avoir vu, etsenlement conduite pendant la réleur avoit faits de ma --- Page 34 ---
(12)
volution'; mémbre de la commission intermé:
diaire, établie en vertu de leur
du 12 octobre 1792. Peu de
proclamation
thonax resté seul
temps après, Sonen résidence dans,la partie du
nord,m'eavoya à Saint-Marc,
les esprits à marcher
pour y préparer
contre les factieux du
Port-Républicain. S'étant rendu lui-même à
Saint-Marc, ainsi que son collègue
ils me chargérent d'une mission
Polverel,
au quartier de
Mirebalais. Après la canonnade du Port-Républicain, Polverel, ayant vaincu ma répugnance
à accepter aucune place, me nomma de
concert avec
à celle de >
Sonthonax,
commissaire du pouvoir exécutif prés le conseil
supérieur de l'ouest et du sud. Immédiatementaprès, ils m'enmenérent avec eux à Léogane, au Grand-Goave et à
rétablir l'ordre etla
Jacmel, pour y
tranquillité publique, Forcés, parl'arrivée de Galbaud, de se transporter
au Cap, ils m'envoyérent en qualité de délégué, revêtu d'une portion très - étendue de
leurs pouvoirs, à 'Jérémie, au Petit-" Trou et
quartiers circonvoisins. Polverel devant revenir
dans l'ouest après l'incendie du
Cap, 2 m'écrivit
au Petit-Trou, et m'appela auprés de lui. La
mort de son collègue Delpech l'ayant forcé
baud, de se transporter
au Cap, ils m'envoyérent en qualité de délégué, revêtu d'une portion très - étendue de
leurs pouvoirs, à 'Jérémie, au Petit-" Trou et
quartiers circonvoisins. Polverel devant revenir
dans l'ouest après l'incendie du
Cap, 2 m'écrivit
au Petit-Trou, et m'appela auprés de lui. La
mort de son collègue Delpech l'ayant forcé --- Page 35 ---
(13) )
du sud, oà sa présencé
d'aller dans la partie revêtit de ses ponvoirs 2
étoit nécessaire, il me
dans toute la
et me nomma son représentant
ci-devant province de el'otest.
été l'auteur de l'emD'après cela, si j'eusse
Sondes noirs-Suisscs 2 pourquoi
barquement
combler de ses faveurs 9
thonax, au lieu de me alors ? Comment a-t-il
ne me dénonçoit-il pas
toute son esaccorder toute sa confiance,, même son aupu toute son amitié, confier
tine,
s'étoit rendu coupable
torité à un homme qui aussi liberticide? Qu'il
d'un acte aussi atroce ténébreux 2
qui obscurcit
déchire donc le voile
France entière s
démontre à la
la vérité! Qu'il
bizarrerie : 2 après avoir
par quelle incroyable
civils ses
confance des commissaires
mérité la
et 1792; après avoir
prédécesseurs 2 en 1791
des témoignages
lui-même
reçu de Sonthonax civisme et de mon zèle répuéclatans de mon
et 1795, devenu
blicain en 1792, 1793 2 1794
7 un
Tobjet de sa haine implacable
tout-à-coup
de son arrivée au Cap;
seul instant, le mcment
le porter à se
floréal de lan 4, a suffi pour
en
moi avec un' acharnement
déchaîner contre
Phomme
,etàme sigaalercomel
inexprimable, --- Page 36 ---
(14).
le plus dangereux! Une aussi
morphose est nécessairement étrange métaj'étois, , comme je suis
une atrocité, Ou
digne de la confiance encore > un citoyen
des amis de
ou il étoit lui-même
la liberté,
un homme
qui ne mérite pas plus de confiance inconsidéré, 2
qu'alors.
aujourd'hui
Ceux qui ne connoissent
nax, s'imagineront
pas bien Sonthode faire valoir
peut-être qu'il se
contre moi un tel chef propose
sation, Point du tout : son
d'accude me noircir et de
intention, est bien
auprès des amis de me diffamer en France
cipal but n'a été
la liberté; mais son prinque de me rendre odieux
aux
dans toutes
ieemteret:
les parties de S.
etrépandue
dant il a beau
Domingue. GepenLes
faire, SES efforts seront
noirs quoiqu'on les
inutiles,
le sont néanmoins
suppose peu éclairés,
assez pour
vrais amis, leurs vrais
reconnoîtreleurs
Sonthonax
défenseurs; ; et quoi
ne néglige rien,
que
pour s'approprier
exclusivement la gloire d'avoir fondé
dans les Antilles, les
la liberté
hommes de couleur blanes, les noirs et les
savent
j'ai contribué plus que lui (et parfitement que
c'est là mon vrai
quoiqu'on les
inutiles,
le sont néanmoins
suppose peu éclairés,
assez pour
vrais amis, leurs vrais
reconnoîtreleurs
Sonthonax
défenseurs; ; et quoi
ne néglige rien,
que
pour s'approprier
exclusivement la gloire d'avoir fondé
dans les Antilles, les
la liberté
hommes de couleur blanes, les noirs et les
savent
j'ai contribué plus que lui (et parfitement que
c'est là mon vrai --- Page 37 ---
(15 )
quiont fait pro:
crime ) aux
la déclaration des
epintonahias
clamer à Saint - Domingue de cette dernière
La preuve
droits de Thomme.
d'attachedans les témoignages
dans
vérité se trouve
donnés,
ment que les noirs mvonttotjours de toutes les
les sépublicains
la confiance que actuellement à S. Domingue
couleurs qui sont
encore; ; ellesise
et m'accordent
les princes
m'ontacordée dans la rage que
trouvent surtout
contre moi depuis le comcolons ontmamiienéed fin des débats déjà cités,
mencement tjusqu'à la
ennemis de la lidans tous les écrits que les
et
àvec profuberté et de T'égalité > ont répandus
dans les deux hémisphères.
sion
contribuera à faire connoiVoici un fait qui
Chanlatte alors
Le citoyen.
tre mes principes.
nationale à Saintde la garde
criminel de
capitaine-genéeal dénoncé comme
Marc, avoit été
commisioninter
lèze-nation parun arrétédela
où les ennepris dans un temps
médiaire 2
de
inflaençoient
mis de la liberté et
l'égalité pour avoir eu
; et cela,
toutes ses opérations la voie de la persuasion,
Taudace d'employer
Tordre des noirs infaire rentrer dans
L'empour
les environs de Saint-Marc,
surgés dans --- Page 38 ---
(16)
barquement et Ia déportation de deux mem
bres, ayant. retablil'équilibre dans cette commission, ce fut sur la motion
que j'en fis,
que cet arrêté fut rapporté. Ce fait est
signé. dans les procès - verbaux de la conmission
comintermédiaire, dans les débats entre
les accusateurs et les accusés dans l'affaire des
colonies : j'invoque pour surcroit de
à ce sujet, le témoignage du citoyen preuve Chanlatte aujourd'hui général de brigade, nommé
député de
Saint-Domingue en l'an 5, et déclaré inadmissible au corps législatif
la
loi du 28 fructidor. Personne
par
mieux que lui,
ne péut rendre compte de ce fait, et de tout
ce qui est relatif al l'embarquement des noirsSuisses. Son zèle pour la liberté et l'égalité
est trop connu, 2 pour que son témoignage
puisse être suspect,
Je terminerai ce que j'ai à dire là-dessns;
parle récit d'un autre fait
s
qui se rapporte
faitement à
parl'embarquement des noirs-Suisses
que Sonthonax m'attribue. Celui-ci qui s'étoit
rendu, comme je l'ai déjà dit, à Saint-Marc,
pour marcher contre les factieux du PortRépublicain, autorisa les citoyens de couleur
de
l'égalité
est trop connu, 2 pour que son témoignage
puisse être suspect,
Je terminerai ce que j'ai à dire là-dessns;
parle récit d'un autre fait
s
qui se rapporte
faitement à
parl'embarquement des noirs-Suisses
que Sonthonax m'attribue. Celui-ci qui s'étoit
rendu, comme je l'ai déjà dit, à Saint-Marc,
pour marcher contre les factieux du PortRépublicain, autorisa les citoyens de couleur
de --- Page 39 ---
(17)
de ces deux villes, à enrôler
de la premiére
destinées à cette expédition,
parmiles troupes
esclaves enfants
les mulâtres et les noirs
libres. Les citoyens de couleur qui
d'hommes
d'augmenter le nombre des
ne, desiroient que
recrutérent en trèsdétenseurs de la liberté;
environ denx cents de ces hompeu de temps
Les habitants de Saintmes qu'ils casernèrent.
instruits de cet enrôleMarc et des environs,
civil Sonprésentérent au commissaire
ment,
revêtue de sept à huit
thonax, une pétition
leurs esclatendante à ce que
cents signatures 5
fit alors celui
ves leur fussent restitués. Que
un crime queje
qui me reproche aujourd'hui
commis P il feignit d'ignorer ce qui
n'ai pas
fuset ordonna que ces hommes
se passoit,
Ce fut en
à leurs propriétaires.
sent renvoyés
mes camaravain que nous lui rappelâmes 2
ce qui s'étoit passé au Port-Rédes et moi,
des
publicain à l'occasion de T'embarquement
noirs-Suisses; ; ce fut en vain que nous lui recombien une pareille opération
présentâmes,
à la cause de la
étoit injuste, et préjudiciable
il fallut
liberté. Tous nos efforts furent inntiles,
hommes enrôlés au service
obéir; déux cens
de
de la république,et armés pour la cause
B --- Page 40 ---
(18)
la liberté, en présence et par l'autorisation du
délégué, 2 furent remis sous le fouet meurtrier de leurs
maitres, par l'ordre du' philantrope Sonthonaz! ce fait n'est ni controuvé,
ni falsifié, il est rapporté dans les débats
dejà
cités; Sonthonax lui- même s'est contenté
nierla part qu'il avoit prise à cet enrôlement; ide
ce fait est consigné dans les registres de la commission civile > et dans ceux de la municipalité de Saint - Marc ; j'en ai détaillé les circonstances dans la plus exacte vérité et
j'invoque encore à ce sujet le témoignage 2 du
général Chanlatte, qui sait combien il nous en
a coûté pour renvoyer ces hommes chez leurs
maitres. Eh! bien, Représentans du
Directeurs," f et vous, citoyens Français peuple,
ment concilierez-vous
2 comcette perfidie barbare de
Sonthonax envers les noirs dans cette circonstance décisive, avec les sentimens de philantropie qu'il affecte dans tous les cas où il-n'est
question que de déclamer et de se faire valoir,
Je crois en avoir dit" assez pour mettre le
Corps - Législarif et le Directoire - Exécutif, à
même d'apprécier les motifs et la solidité de
l'imputation calomnieuse lancée contre moi
ment concilierez-vous
2 comcette perfidie barbare de
Sonthonax envers les noirs dans cette circonstance décisive, avec les sentimens de philantropie qu'il affecte dans tous les cas où il-n'est
question que de déclamer et de se faire valoir,
Je crois en avoir dit" assez pour mettre le
Corps - Législarif et le Directoire - Exécutif, à
même d'apprécier les motifs et la solidité de
l'imputation calomnieuse lancée contre moi --- Page 41 ---
(19.)
de T'embarqueSonthonax à Poccasion
par
noirs-Snisses ; je passe au compte
ment des
par Garrigou et Larendu le 17 vendémiaire, de la communea des.
chapelle, commiésaires survenus dans la parCayes, des événemens de l'an 4.
tie du Sud, en fructidor
la réfutation de cet écrit,
Avant d'entamer
et les faire condois signaler ses auteurs,
je
sont; ce préalable importe
noître tels qu'ils
de la vérité.
essentiellement au triomphe
hommes nourris dans les
Garrigou, un de ces
commencement de
colohiaux, étoitau
préjugés
secrétaire de Vassemblée prola révolution
de ces assemblées convinciale du Sud,d'une d'indépendancé 2 et
leur systême
nues par
liberticides. Les commissaires
par leurs actes Sonthonax et Aillaud, ayant
civils Polverel,
de ces assemblées,
prononcé la dissolution
d'autres,
Garrigou, qui, ainsi que beaucoup
la
que
sait se plier aux circonstances,voyant et endu avril alloit recevoir sa pleine
loi
feignit de se ranger de son
tière exécution, la force de ses principes
côté ; mais bientôt
et l'on vit dispafit taire son déguisement, il s'étoit couvert, au
roître le masque dont
B 2 --- Page 42 ---
(20)
point qu'après l'affaire du 14 juillet 1793,
rapportée dans les débats, et d'autres circonstances qu'on ne peut recueillir quesurles lieux,
le commissaire civil Polverel fut
lancer
obligé de
contre lui un ordre d'arrestation et de
déportation.
Pour se soustraire à l'exécution de cet
ordre, Garrigou fut obligé de se cacher; mais
où? qui le croira! chez des citoyens de
leur du quartier de Cavaillon, chez des couhommes faisant partie d'une caste qu'il a
eue
toujours
en horreur. Ce fut là que, 'pendant l'espace d'environ un an, il fut caché, logé, nourri et soigné, jusqu'après le départ des commissaires civils Polverel et Sonthonax, en
rial de l'an 2. Eh!c'est
praipar son compte rendu
le 17 vendémiaire dernier
2 que l'ingrat Garri.
gou paye aujourd'hui-à cette caste infortunée
le tribut de reconnoissance qu'il lui doit,
les bienfaits signalés et la touchante
pour
hospitalité
qu'il en a reçus,
Ce n'est pas tout; ces mmes
avoient réchauffé dans
hiommes, qui
leur sein le serpent
affreux dont la morsure devoit un jour leur
2. Eh!c'est
praipar son compte rendu
le 17 vendémiaire dernier
2 que l'ingrat Garri.
gou paye aujourd'hui-à cette caste infortunée
le tribut de reconnoissance qu'il lui doit,
les bienfaits signalés et la touchante
pour
hospitalité
qu'il en a reçus,
Ce n'est pas tout; ces mmes
avoient réchauffé dans
hiommes, qui
leur sein le serpent
affreux dont la morsure devoit un jour leur --- Page 43 ---
(*1) )
instraits du départ des commissairés
être fatale,
du général
sondèrent les dispositions
de
civils,
de T'ordre
Rigand, chargé de Texécution
dont ils se
Polverel, à l'égard de Garrigou, retraite. Enfin,
bien de découvrir la
gardojent
auprès de ce chef, que
ils firent tant d'instance très-délicatsur scs devoirs, décelui-ci, quoique
fondées surledeterminé pardes sconsidérations rétablir
les
sir de voir la paix et Punion se
parmi sur lui de
de toutes les couleurs 2 prit
civil.
citoyens
Tordre du commissaire
ne pas exécuter
reparut dans la ville
Ce fut alors que Garrigou temps après qu'il
des Cayes , et ce fut quelque
d'administrade préposé
fut placé en qualité oà, dans l'espace de
tion à TAnse-à-Veau, administration sage 2 et
mois d'une
quelques
il a trouvé les moyens
sans doute intègre, fortune 5 qu'il a laissée 2
d'acquérir une honnête
les mains d'un de
des Cayes 2 entre
en partant
ses amis.
de la délégation des agens
Après T'arrivée
en messidor
aux Cayes,
de
du Directoire-Exécutfs
.
lié
longtemps
depuis
de l'an 4, Garrigou,
avec Tadjudant-genéral
et d'opinion
des
principe
membres - 2 instruit déjà
Rey, un de ses
B 3
-a --- Page 44 ---
(22)
craintes qu'elle inspiroit à tous les amis de la
liberté et de l'égalité, fut appelé
en qualité de
auprès d'elle
secrétaire - général. Avant d'accepter cette nouvelle
il
place, 2 eut soin de témoigner combien il regrettoit celle
le
soit vivre
qui
faipaisiblement et a son aise ;
il resta auprés de la délégation
néanmoins
bles de fructidor,
jusqu'anx trouépoque à laquelle il l'abandonna en effet, pour se réunir aux
rassemblés chez le général
citoyens
Rigaud. Et c'est ainsi
que chaque pas de cet intrigaht
dans les routes variées
consommé,
qu'il cherche à suivre
est tonjours marquéparl'intérér
>
la cupidité et par la trahison. personnel, par
C'est maintenant sur Lachappelle
qu'il faut
queje porte l'attention de
couleurs dont
mesjuges, et si les
je me servirai pour le
sont révoltantes, elles n'en feront
peindre
pas moins réfschiravecéclarla vérité sévère quime les
nit. Aprésavoir été élevé en
fourFrance dès son bas
âgesuprésyavoir servi
pendantl'espace de seize
ans sous le iègne du despotisme,
Lachapelle
repassa à Saint - Domingue en 1791, dans le
temps que les citoyens de couleur, accablés
sous le poids des vexations et des
persécutions,
révoltantes, elles n'en feront
peindre
pas moins réfschiravecéclarla vérité sévère quime les
nit. Aprésavoir été élevé en
fourFrance dès son bas
âgesuprésyavoir servi
pendantl'espace de seize
ans sous le iègne du despotisme,
Lachapelle
repassa à Saint - Domingue en 1791, dans le
temps que les citoyens de couleur, accablés
sous le poids des vexations et des
persécutions, --- Page 45 ---
(23)
des armes des droits
réclamoient par la force le
2 sourds
et préjogé
politiques; , que l'orgueil
de la justice et
de la nature,
une obstiaux réclamations refusoient avec
de la raison 7 leur
sans exemple. Arrivé
nation et un acharnement ville des Cayes 2 soit
dans la
et débarqué
d'un congé ou passeparce qu'il étoit porteur
parce qu'il porsigné Bouillé, soit plutôt
de la prosport
le signe
toit empreint sur sa figure
il fut arrêté
lancée contre les mulâtres,
de la
cription
ceux qui ne vonloient
à
et incarcéré par
ce qui convenoit
révolution françoise que
les conduire
leur ambition 1 2 que ce qui pouvoit à la tyrannic de
d'un côté, et
à Tindépendance
Yautre.
le serment
avoir proféré
Ce ne fut qu'après
de soumission et de
anti-social et anti-humain
que Lachapour la couleur blanche 2 vil a tourespect
liberté. Ce sentiment
pelle obtint sa
gravé dans son coeur,
jours été profondément
l'a aidé quelqueet si la force des circonstances dire avec vérité,
fois à s'en écarter, Yon peut
avec plus de
que ce n'a été que pour y revenir suite de cet écrit,
bassesse et de lâcheté. La
le proula conduite qu'il tient aujourdhui,
et
démonstrativement.
veront --- Page 46 ---
(24)
Après avoir été élargi des' prisons, ilne tarda
pas à se ranger sous les drapeaux de la faction
ennemie de la liberté et de l'égalité. C'est lui
qui, oubliant qu'il étoit issu du sang africain,
conduisoit les phalanges dirigées contre sa
caste, leur faisoit éviter les passages difficiles,
etleurindiquoit les ruses dont il falloit se servir pour égorger les amis de la révolution.
C'est lui qui, de retour de ces expéditions
négricides
sctmtlinieioda,sloirsave ses dignes
compagnons 1 d'armes, devant les portes des
princes et princesses colons, vanter leurs eXploits sanguinaires 9 et faire l'énumération
des têtes jaunes ou noires qu'ils apportoient
dans la ville. C'est lui qui, dans l'affaire
du 14 juillet 1793 (vieur style) étoit réuni
aux mylord Oshiel 2 aux Mouchet, aux Badolet, eic. pour assassiner les citoyens du 4
avril aux pieds de l'autel sacré de la patrie (2).
(2) On ne reprochera peut-être ici de n'avoir
rempli la promesse que j'ai faite, de ne point pas
des premiers événemens de
parler
amis de la
Saint-Domingue ; mais les
vérité, ceux qui frém' ssent à l'aspect de
Finnocence opprimée, me rendront assez de justice 2
pour croire qu'il ne m'a pas été possible de m'en disn
penser dans cette occasion,
s de l'autel sacré de la patrie (2).
(2) On ne reprochera peut-être ici de n'avoir
rempli la promesse que j'ai faite, de ne point pas
des premiers événemens de
parler
amis de la
Saint-Domingue ; mais les
vérité, ceux qui frém' ssent à l'aspect de
Finnocence opprimée, me rendront assez de justice 2
pour croire qu'il ne m'a pas été possible de m'en disn
penser dans cette occasion, --- Page 47 ---
(25-)
. : - mais en voilà trop 2 sans
C'est lui enfin
contre lui Tindignation
doute, pour exciter
de la République
des fondateurs et des appuis
et de la liberté! B
du ejulletlesindat
Après Tauentatafireoxé Lachapeleatjoses resRigand,pour soustrairé de couleur, fut obligé
sentiment des hommes
pendant quelques
de le faire mettre en prison calma les esprits, 2
jours. Cette sage précaution disje,a Timposetsauva la vie à lingrat, que
déclamer,
anjourd'hni en France
teur qui vient,
et trahir la confiance
contre son bienfaîteur,
de ses commettans.
après cet événements
Ce fut quelque temps
trompé par.
civil Polverel,
que le commissaire
séduit par
simulé de ce caméléon, aux prinle repentir
d'un retour sincére
de la
ses, protestations lui donna dans l'armée
cipes françois 2
d'où il Tetparvemienst
République un grade,
dans tadjudancegenerale
de chef de bataillon
la
et Directeurs ,
Telle est , Législateure de ces deux hommes,
foible esquisse du portrait
Tingratitude au
qui joignent impudemment point de protester
parjure ; qui ne rougissent --- Page 48 ---
(26.)
aujonrd'hni contre leur propre
contre celles de leurs
signatinre, et
dace d'attribuer à commettans;qui ont l'auun citoyen, qui, de notoriété
publique et de leur propre aveu
des écrits dont ils sont
2 étoit absent,
les
eux-mêmes les auteurs 2
rédacteurs, 9 les éditeurs, 9 les
les signataires; ; dont la première colporteurs 2,
arrivant en
démarche 2 en
France, 2 est de faire imprimer
mémoire, dans la première
un,
déclarent
page duquel ils
qu'ils sont des traîtres, et
ne tarderont pas à être
qui enfin
reconnus pour des imposteurs et des calomniateurs.
Mais comment, dira-t-on sans
pu choisir deux individus
douté, 2 a-t-on
rendre
de cette nature, pour.
compte aux premières autorités de la
République d'événemens aussi majeurs? Un tel
choix en effet est
viendra
inconcevable; mais ils le de-,
duite moins 2 lorsque.j'aurai tracé la con-.
perfide qu'ils ont tenue aux Cayes
dantles troublès de fructidor. Jeneleurr pen-,
rendrai
pour calomnies
F
; je leur répondrai par des faits
anthentiques, 5 par des vérités incontestables.
J'ai déjà dit que Garrigon s'étoit
répni, au
emens aussi majeurs? Un tel
choix en effet est
viendra
inconcevable; mais ils le de-,
duite moins 2 lorsque.j'aurai tracé la con-.
perfide qu'ils ont tenue aux Cayes
dantles troublès de fructidor. Jeneleurr pen-,
rendrai
pour calomnies
F
; je leur répondrai par des faits
anthentiques, 5 par des vérités incontestables.
J'ai déjà dit que Garrigon s'étoit
répni, au --- Page 49 ---
D
(47)
aux cide froctidor,
moment de Texplosion général Rigaud. Larassemblés chezle
contre Jétoyens de retour de l'expédition dans la nuit du 13
chapelle, étant rentré en ville
à ceux-ci,
rémie, fractidor, se réunit également aux forts
au 14
à ceux rassemblés ces deux
et Caliernativement
Ce fut alors que
les
PIslet LealaTourienalle devinrent insenaiblement) de
hommes perfides
des assemblées
flambeaux et les régulateurs lieu dans la ville des
commune 7 qui eurent les troubles.
Cayes pendant et après
déclamer, contre la
ne cessoit de
des partiGarrigou
au public
délégation, et d'apprendre être connues que.
cularités qui ne pouvoient d'elle. C'estloi qui,
de ceux qui approchoisnt
fit tconnoître
de Reetetsire-gentinal,
et Rey 2
en sa qualité des délégués, Leborgne faisoit des
cette réponse Kerverseau 7 quileur
par
à leur collègue
effectnées
observations sur les arrestations arrestations, disoit
ordres : De pareilles
Oh!
leurs
sont bien nconeinastomnetient autres, si nous
celui-ci, répondirent les deux
nous ne
parbleu, à suivre la constinution, fit une déclacherchions
C'est lui qui
et la
finirions jamais.
Desfoumeaux,
ration contre le général --- Page 50 ---
(28)
remit au général Martial-Besse
les agens du
; envoyé par
gouvernement dans
mens du Sud et de
les départedes
T'Ouest, pour y prendre
renseignemens sur les derniers
J'invoque à ce sujet le
événemens.
Martial-Besse,
témoignage du général
franc et
actuellement à Paris; il est
trop loyal pour altérer la
trop
mission dont il étoit alors
vérité, et la
aucun doute sur
chargéne doit laisser
Tauthenticité de sa déposition.
Lachapelle, de son côtè,
des citoyens. C'est lui
rédigeoit les écrits
commission du
qui fit l'adresse à la
il étoit rendu gouvernement, dans laquelle
compte des événemens de
dor, et des actes quiles
fructin'est pas nécessaire
avoient provoqués. Il
d'aller à Saint -
pour y chercher la preuve de
Domingue
elle se trouve à Paris dans
cette vérité, 2 car
mune des
un arrêté de la comd'adresses Cayes,qni porte que de trois projets
présentés par trois
celui
présenté par
eitoyens,
Lachapelle a été
qui fut T'auteur de
adopté. C'est lui
celle au
-Direteite-Fadefg) Corps-Législatif et
C'estluiqui eutlabastives (3) L'éloignement où je me trouve des
aux troubles de fractidor,
pièces relame mettant dans la
mune des
un arrêté de la comd'adresses Cayes,qni porte que de trois projets
présentés par trois
celui
présenté par
eitoyens,
Lachapelle a été
qui fut T'auteur de
adopté. C'est lui
celle au
-Direteite-Fadefg) Corps-Législatif et
C'estluiqui eutlabastives (3) L'éloignement où je me trouve des
aux troubles de fractidor,
pièces relame mettant dans la --- Page 51 ---
(49) )
de
afapprobation
avant de la soumettre
de
sesse 2
d'aller 2 en présence
pluses coneitoyens, 2
la miènne, la commusieurs personnes et. en
dont 'la modestie
Rigaud,
niquer atl général qu'il me pria d'engager
fut blessée, au point les lonanges que cette
à supprimer
enfin, qui
Lachapélle
C'est, lui 2
adresse lui prodiguoit
les différens écrits
chez les citoyens
signatures,
colporta.
les présenta à leurs
qui furent faits,
et indiqua les jours
les porta à Timpression,
des assemblées.
Directetrs, voilà
Citoyens Législateurs et
de la
m'oblige à prouver
dès vérités que je
!
manière la plus complette!
en assurant aujourGarrigou et Lachapelle conduite abominable,
Sha.pmerjathariere
de mémoire 1 il m'est imposible de
nécessité d'écrire des écrits que je suis obligé
d'indiquer les dates
assez clairement pour qu'oi
citer ; mais je les désigne
Ces écrits doivent être
ne puisse pas sy méprendre.
et du Diretoire- du
dans les archives du Comps-Laghlaur enyoyées par les citoyens
Esécutif,parmi les pièces
département du Sud. --- Page 52 ---
(30').
qu'eux et leurs
couteau à lag concitoyens à
ont été forcés, le
gorge, signer les
dont ils étoient
différens écrits
faire entendre porteurs 2. veulent sans doute
que la force des
n'a pas permis à quelques
circonstances
leur
citoyens de refuser
signature, Mais 2 même dans.
à qui devroit-on s'en
ce cas,
prendre? ne
pas aux orateurs des assemblées,
seroit-ce
et colporteurs de ces écrits P
2 aux autenrs
Or,s s'il est
que ce soient Garrigou et
prouvé
Lachapëlle, la conséquence ne se tire-t-elle pas que
Garngou, quieux-mêmes:
Lachapelle et
colporteurs de
sontles auteurs et les
à la
ces écrits; quiles ont présentés
V signature des ciroyens 2 et.qui
venus en France pour les
depuis sont
coupables de tout ce
dénoncer, sont seuls
répréhensible P Il qu'ils peuvent contenir de
est possible, je crois même
qu'ilest vrai, que dans cetted
dans toutes celles de la circonstance, comme
toyens n'ont fait
révolution, - quelques cila majorité;
que se conformer au voeu de
mais Garrigou et Lachapelle,
jouissoient d'une entière liberté
qui
faite sécurité,n'étoient
et d'une partcertainement
ce cas-là, En effet,
point dans
qu'avoit à craindre
pelle, lui militaire
Lacharevenoit de
2 adjudant-général P Lui qui
T'expédition contre Jérémie
3 l3 et
comme
toyens n'ont fait
révolution, - quelques cila majorité;
que se conformer au voeu de
mais Garrigou et Lachapelle,
jouissoient d'une entière liberté
qui
faite sécurité,n'étoient
et d'une partcertainement
ce cas-là, En effet,
point dans
qu'avoit à craindre
pelle, lui militaire
Lacharevenoit de
2 adjudant-général P Lui qui
T'expédition contre Jérémie
3 l3 et --- Page 53 ---
(3r)
n'avoir participé
qui étoit au moins présumé mésures et aux actes
en aucune manière aux
de frucoccasionné les événemens
quiavoient le couteau à la gorge lorsqu'il
tidor, avoit-il
adresses meitionnées de
rédigeoit chez lui les
avec
il s'exprimoit
dans lesquelles
lautre part,
la délégation et le général
tant d'énergic contre
lui miliQu'avoit - iLbesoin,
Defoomexux?
P que n'imid'aller dans les assemblées
taire ;
dont la plupart se sont
toit-il ses camarades, est de même de Garabstenus d'y aller? Il en
abandonné la
rigou, qui, depuis qu'il avoit
chez le géprenoit tous ses repas
Oseradélégation,
iservoit de secrétaire.
néral iRigaud,etluise forcé à révéler les secrets de
til dire qu'on l'ait
contre le général Deset à faire
la délégation, déclaration remisepar) lui-même
fourneaux une
Martial-Besse?
aul général
caractérise leur perMais voici un trait qui
De quatre
fidie de la manière la plus frappante.1 faites à la louange
pièces de vers qui ont été
de la conduite
Rigaud, àl'occasion
du général
les troubles de fructidor,
qu'il a tenue pendant d'une, Lachapelle d'une
Garrigon est l'auteur
citoyen puisse quelautre. S'il est vrai qu'an --- Page 54 ---
(3a )
quefois être contraint par la force à
acte contraire à ses intérêts
signer un
a-t-on
ou à son
jamais oui dire
opinion ;
à la gorge de
qu'on ait mis le couteau
monter
quelqu'un 2 pour le forcer de
sur le Parnasse, d'aller réver
sacré vallon, de caresser
dans le
enfin les neufs
pour en obtenir des vers à la
scEurs,
qu'il se propose de diffamer louange de celui
pourtant ce que des traîtres un jourP Voilà
suader au peuple
voudroient perla chanson de
François ! J'ai oublié l'air de
fait
Garrigou; ; mais
une 2 composée de
Lachapelle en a
sur l'air du
sept à huit
vaudeville du
couplets >
qu'ila fait
mariage de Figaro 2
imprimer au nombre de mille
plaires, 2 dont il est possible
exemse trouvent actuellement que quelques-uns
disent
à Paris, Qu'ils nous
fait de maintenant, si tous ceux qui in'ont
chansons sur les
point
ont été égorgés?
événemens de fructidor
Telle a été la conduite de
pendantles troubles
ces deux traîtres
des Cayes, Ah!
d'après cela peut-on être étonné
comment
nommés commissaires
qu'ils aient été
7 à l'effet de
compte en France des désastres
rendre
afligé cette partie de la
qui avoient
colonie! Yavoitilrien.
de
tous ceux qui in'ont
chansons sur les
point
ont été égorgés?
événemens de fructidor
Telle a été la conduite de
pendantles troubles
ces deux traîtres
des Cayes, Ah!
d'après cela peut-on être étonné
comment
nommés commissaires
qu'ils aient été
7 à l'effet de
compte en France des désastres
rendre
afligé cette partie de la
qui avoient
colonie! Yavoitilrien.
de --- Page 55 ---
(33)
de choisir ceux quiavoient
de plus naturel que
doléances et les écrits
rédigé les actes 2 les
et
au Corps-Légilatif
adressés par les citoyens
avoient parn
ceux qui
au Direeeite-Esdewat, la cause de la liberté !
prendre tant d'intérêtà
osent dire aujouret ce sont eux-mêmes qui cette mission 2 que
n'ont accepté
d'hui qu'ils
des assassins, que pour
éviter la fureur
Les
pour
à Tabri de leurs coups!
mettre leurs jours
à leur connoisance
imposteurs ! N'est-il pas
les tribuChaillou; avoué près
que le citoyen
que les
refusé cette mission 2 parce
naux, a
ne lui permettoient
affaires dont il étoit chargé
le citoyen
Ont-ils oublié que
pas del'accepter?
refusé, parce
Desclos, négociant, a également
conabsence auroit causé un préjudice
que son
maison de commerce? Cepensidérable à sa
dit à ces deux
dant qu'a-t-on fait, qu'a-t-on actuellement aux
citoyens P ne sont-ils pas Pestime et de la
Cayes; où ils jonissent de de leurs amis P Ils
colfiance de leurs frères et
restoit, étoit
le seul parti qui leur
ajontent que
Rigaud et
et dc promettre au général
au
d'accepter
de suivre leurs intentions 2
à ses partisans ,
comme si le général Rimépris de la vérité;
nomination et aux
avoit concouru à leur
gaud
C --- Page 56 ---
(34 5
qu'ils avoient reçues de leurs com
instructions
infidèles! nommez donc
mettans. Mandataires
partisans de Rigaud;
ceux que vous appelezles adresses dont vous étiez
publiez les actes etles
été
et dont les duplicata ont depuis
porteurs,
et au Directoireenvoyés au Corps- Législatif
sont les
Exécutif ; alors on verra quels en
! A qui persnaderez-vous que vous
signataires
la mission dont vous
avez été forcés d'accepter
à la
été chargés P Aviez-vous le couteau
avez
des Anglois à bord
gorge lorsque, prisonniers
vous
de PIndostan et de TAventure au môle,
écriviezaRigaud les lettresles plus affectuenses?
Redoutiez-votts lafureur des assassins 9 lorsque
dè
pour T'Angleterre 2 vous
au moment
partir
colvotre
avez remis au citoyen Rénéaume,
une lettre dans laquelle yous lui annonlègue,
ciez, à.ce même Rigaud, votre départ. pour
T'Europe et la ferme résolution de remp'ir
dignement la mission dont vos concitoyens
avoient chargés? Faites donc paroître au
vous
démontrent votre ingrand.jour ces actes qui
famie, votre lâcheté, votre perfidie; exhibez
lettres,
signées comme vous, ,dont
ces
quej'ai
lesrédacvous êtes vous-mêmes les auteurs 2
et les copistes , dont les minutes sont
teurs
Rigaud, votre départ. pour
T'Europe et la ferme résolution de remp'ir
dignement la mission dont vos concitoyens
avoient chargés? Faites donc paroître au
vous
démontrent votre ingrand.jour ces actes qui
famie, votre lâcheté, votre perfidie; exhibez
lettres,
signées comme vous, ,dont
ces
quej'ai
lesrédacvous êtes vous-mêmes les auteurs 2
et les copistes , dont les minutes sont
teurs --- Page 57 ---
(3 35 )
dont vous avez refusé consa
entre vos mains, donner des copies au citoyen
tamment de
d'infortune , mais
Bonnet , mon compagnon
heureusement
Rey-Delmas
que mon collègue transcrire sur son journal ? En
a eu soin de
aujourd'hui à nier leur
vain chercheriez-vous
elles sont entre
existence : car non-seulement
mais
aux Cayes,
les mains du général Rigaud
vous déclare ici que , depuis que je
encoreje
de lui-même la résuis en France , jai reçu
confiance
'à ces mêmes lettres. Quelle
ponse
inspirer aux magistrats 2
après cela devez-vous
la religion
dont vous cherchez à surprendre
commencez par vous annoncer pour
Vous qui
déclarer que vous n'avez acdes traitres, par importante, que pour parler
cepté une mission
absolument contraire.
et agir dans uin sens
dont vous vous êtes
Non 5 la trahison insigne
doute' la révoludont sans
rendus coupables,et
pareil exemple,
fournit pasun
tion françoisene évidemment avec les intérêts et
contraste trop
avecla franchise 2
le voeu de VOS commettans 2
des autole caractère et la dignité
la loyanté,
vous vous adressez, pour que
rités auxquelles
espérer de vous justifier
vous puissiez jamais
auprès d'elles de l'avoir commise.
C 0 --- Page 58 ---
(36)
Je. passe à la réfutation du
compte
qui commence ainsi:
rendu;
., Antérieurement au mois de prairial
29 que del'arrivée de la commission
, épodu
25 nement François dans la colonie de gouverSiint95 Domingue, 2 la partie du sud de cette ville
2, jouissoit d'une tranquillité
apparente.
99 les vices deson administration
Malgré
; le commerce
99 y fleurissoit par le grand nombre de
29 que conduisoientnos corsaires
prises
dans les diffé22 rens ports, 2 et notamment dans celai des
2> Cayes. La culture, assez et
trop
22 abandonnée 2 promertoit
longtemps
2 dans
52 quartiers, une récolte assez abondante quelques
59 café, nous disons dans
en
22 car ceux
quelguesquartiers
du Platon, du
du
>2
Marche-d-Ture,
Palmistici, de' la
Roche-d-Bateau, des C699 tcaux 2 des Trois-Rivières ; des
22 de Tiburon, étoient
Anglois et
absolument en
a
sans aucune culure, etles
friche 2
29 la plupart incendiées
habitations, , pour
2 étoient désertées des
22 cultivateurs et des propriétaires. La haine
les vengeances particulières
et
n'étoient
$, encore éteintes ; le
pas
gouvernement de ce dé59 partement étoit entre les mains d'un ehef
2 des Trois-Rivières ; des
22 de Tiburon, étoient
Anglois et
absolument en
a
sans aucune culure, etles
friche 2
29 la plupart incendiées
habitations, , pour
2 étoient désertées des
22 cultivateurs et des propriétaires. La haine
les vengeances particulières
et
n'étoient
$, encore éteintes ; le
pas
gouvernement de ce dé59 partement étoit entre les mains d'un ehef --- Page 59 ---
(37.)
dirigeoit les actes
5 qoi, par son influence 7 tribunaux civils et
et des
de Tadministration
volontés avoient force de loi,
; ses
militaires;
gémisfoibles et découragés,
39 les citoyens 2
attendant un plus heusoient en silence en
22 reux temps, etc. 99
de
Garrigon et LachaTel est le tableau que de la situation du
préséntent à la France,
pelle
à lépoque de l'arrivée
département du Sud,
à Saintdu gouvernement
de la commission
'comme ils le
Domingue 5 non en prairial 2 maintenanti
mais en floréal. Opposons
disent 2
parles citoyens dela
ce tableau celui présenté même commission
commune des Cayes à cette troubles de frucaprès les
du gonvernement, des citoyens d'une comtidor: Le témoignage
T'emporter sur les
doit certainement
mune ,
individus qui se livrent à
assertions de deux
et de la trahison.
tous lés excès de Timposture
cacherons pas 2 disent les
Nous ne vous
Cayes, que les malleurs dont
ori99 citoyens.des
doivent leur
notre ville a été le theâtre,
imprudentés, arbitraires
aux mesures
29 gine
de vos délégués, 2 et notamment
29 et vexatoires
C 3 --- Page 60 ---
(38 )
92 du général Desfourneanx,
qui ne tendoient
95 qu'à renverser l'union et la fraternité
92 jouissoit un peuple d'amis et de fréres dont
92 plus de trois ans:
depuis
Quand VOs
mis le pied sur cette
délégués ont
terre., elle étoit
99 verte des riches productions
coude la
99 les ateliers étoient
nature, s
remplis d'hommes labo52 rieux 2 les villes peuplées d'ouvriers
99 commerce florissant; ; mais tout à été
2 le
détrait;
29 D'abord la délégation avoit altéré
99 la tranquillité dont
l'union et
nous jouissions ; le
29 néral
ge.
Desfoumneaux 2 après son
a
99 achevé la subversion totale
arrivée,
de cette
29 ainsi qu'il l'a fait au
ville, -
Port-au-Prince, au mois
99 de mars 1794 (vieuas
style); après avoir al99 lumé le flambeau de la discorde
parmi
99 il vient de s'enfuir avec
nous,
ses indignes com92 plices et le délégué
Rey, nous laissant
99 horreurs d'une guerre civile
aux
5 qui n'a été
99 calmée que par l'arrivée du général
99 Sans sa prudence et sa sollicitude Rigaud,
99 eût été livrée aux flammes
2 Ia viile
et au
29 les citoyens se seroient
pillage >et
mutuellement
97 gés. Les circonstances ne
égornous
99 pas d'entrer ici dans de
pèrmettent
plus grands détails
22. nous les renvoyons à un temps
plus calme,
guerre civile
aux
5 qui n'a été
99 calmée que par l'arrivée du général
99 Sans sa prudence et sa sollicitude Rigaud,
99 eût été livrée aux flammes
2 Ia viile
et au
29 les citoyens se seroient
pillage >et
mutuellement
97 gés. Les circonstances ne
égornous
99 pas d'entrer ici dans de
pèrmettent
plus grands détails
22. nous les renvoyons à un temps
plus calme, --- Page 61 ---
(39), connoftré; 5 et à Ia
où nous vous ferons
etleur funesté
55 France entière, nos malhéurs
3 tou25
nous vous protestons que nous
99 origine
à la
Françolsc,
-
fidèles
République
lois. Notre
99 jours
jamais d'autres de la mère-
>> ne reconnotirons de foi est assez connue doute sur
29 profesion qu'il n'existe aucun
29 patrie, pour républicanns. 99,
27. nos sentimens
10 doute, qui diffère
Voici un tableau, sans mais d'ou provient
absolument du premier ;
d'uné
différence qui s'y fait remarquer jamais
cette
si sensible ? Qui pourra le même
manière l'un et Pantre 2 faits sur
croire que
par le même cerveau,
sujet, ont été enfantés
tracés par la
fabriqués par la même main, rien 2 n'est plus cermême plume? cependant
rendu le 17,
Lun est extrait du compte
tain.
et Garrigou,
vendémiaire an 6 par Lachapelle ce même
d'une adresse rédigée par
et l'autre
par lui à Tapprobation
Lachapelle, et présentée
tenue aux Cayes
de Tassemblée de commune fructidot de l'an 4:
les tronbles de
que je
pendant
trois *. adresses qui, ainsi
d'une de ces
par un arrêté
a obtenu,
la
Tai ditprécedethmnent, assemblée de communc,
de cette même --- Page 62 ---
(40)
préférence sur les deux autres, Voilà
un de ces actes infames
pourtant
dont
2, faux - .et liberticides s
parlent Lachapelle et Garrigou dans leur
compte rendu page 50; un de ces actes
2 fabriqués par cei même Lachapelle,et
qu'ilattribue,
avec toutel'audace du mensonge, àun
citoyen,
notoirement et de son propre aveu, absent
à cette
époque, 2 à un citoyenqui, ainsi qu'ilsera
amplement prouvé dans le cours de cette réfutation, n'a fait depuis son retour aux Cayes-le
19 fructidor, jusqu'an moment de son départ
pour France en brumaire suivant, aucun écrit
relatif aux troubles survenus. Le
latifet le Directoire-Exéeutif
Corps-Legisne pourront
mais croire' que les deux écrits
jaque je viens de
citer aient été faits par le même homme; mais
c'est un fait constant dans le département du
Sud, et je prends ici l'engagement solemnel
de le prouver matériellement.,
Carrigou et
Lachapelle, 2 pour dire que la
culture n'est point en vigueur aux Côteaux et
à Tiburon, théâtre de la guerre contre les Anglois 2 mettent l'affectation la plus ridicule à
faire une longue énumération des locaux
fermés dans ces deux cantons ils
ren-
;
foulent aux
même homme; mais
c'est un fait constant dans le département du
Sud, et je prends ici l'engagement solemnel
de le prouver matériellement.,
Carrigou et
Lachapelle, 2 pour dire que la
culture n'est point en vigueur aux Côteaux et
à Tiburon, théâtre de la guerre contre les Anglois 2 mettent l'affectation la plus ridicule à
faire une longue énumération des locaux
fermés dans ces deux cantons ils
ren-
;
foulent aux --- Page 63 ---
(41)
le témoignage de leurs
pieds avec impudence
! N'importe; ne
et le Jeur ptopre!
concitoyens
leurs avantages 5
cherchons point à diminuer
tabieau de situation présenté par
rejettons le
fructidor an 4 ,et
les citoyens des Cayes en
séulement à
tenons-nous-en pour. un moment vendémiaire
eux-mêmes le 17
celui tracé par
les mettrons sur
ce moyen, nous
an 6; par
et nous les battrons de
leur propre terrain,
aul moins
armes. Ils conviennent
leurs propres
du Sudjotisles citoyens du département
que
de l'arrivée de la commission
soient,àl Tépoque
d'une
à Saint - Dominguie,
du gouvernement union
; il ne
et d'une
apparentes
tranquillité
et de les rendre
s'agissoit que de les consolider n'avoient pour
lorsque surtout elles
réelles. 2
de la culture et du combut que la prospérité
et le bonheur du peuple.
merce 2
ici Garrigou et LachaEh bien,jinterpelle
Vous dites que
me répondent.
pelle; ; qu'ils
dune trandu Sudjouissoit en foréal
la partic
la haine et les
quillité apparente ? et que
encore
particulières n'étoient pas
vengeances avoit donc à cette époque deux
éteintes. Il y
sans doute:
? wpwn Oui,
partis à Sainc-Domingue --- Page 64 ---
(42)
celui de la liberté et de
l'égalité, et celui de
T'esclavage etdu
prejngé.-Qui est-ce
en mouvement ces deux
quia mis
l'autre P
Dans
partis l'un contre
le nord, c'est d'abord Lavaux et Perroud; dans toute la colonie,
l'arrivée de la commission du
c'est
dans le sud et dans
gouvernemént ;
l'ouest, c'est notoirement
l'arrivée de Ia délégation aux Cayesde ces deux partis a triomphé de l'autre Lequel
partie du sudp
Cela
dans la
ne se
celui de la
demandepasre'est
liberté et de l'égalité ; maisle
le plus foible s'est réuni en
parti
fort; après
apparence au plus
l'explosion de fructidor. - -
vous a nommés commissaires à l'effet de Qui
rendre
compte au Corpe-Légalatifetau. Directoire-Exécutif des derniers troubles
qui ont eu lieu aux
Cayes P
C'est ce sontles deux
partis en
apparence réunis.
Continucz à dire la vé4
rité, Quels motifs ont pu vous porter à trahir
la confiance de VOs
commettans P -
Notre:
opinion, 2 nos principes 2 notre caractère,
haine de la liberté et de
2 la
l'égalité, la certitude
enfn où nous sommes que la faction, dont
nous servons les intérêts, nous saura bon
de nous être déclarés contre les mulâtres gré
né
grophiles. *- Et! c'est avec de pareils
prin-
la vé4
rité, Quels motifs ont pu vous porter à trahir
la confiance de VOs
commettans P -
Notre:
opinion, 2 nos principes 2 notre caractère,
haine de la liberté et de
2 la
l'égalité, la certitude
enfn où nous sommes que la faction, dont
nous servons les intérêts, nous saura bon
de nous être déclarés contre les mulâtres gré
né
grophiles. *- Et! c'est avec de pareils
prin- --- Page 65 ---
(143 )
intentions, , que vous venez - 1
cipes; de pareillés
2 sûreté,
chercher auprès de la République défenseurs dela
protection et secours contreles erlessoutiens de la
patrie, contreles fondateurs
ne
vous êtes peu pénétrant!
liberté? - Que
sommes protégés par
voyez-vous pas que nous de cette même liune faction qui se dit amie
divisant les
mais dont les mesures, en
berté,
les noirs et les mulâtres
citoyens , et en portant
tendent qu'à rétane
à se hair motuellement,
des couleurs ; que
blir l'esclavage et le préjogé doit nous assurer le
le plan que nous snivons nous nous sommes
succès-le plus complet; que
que nous
du manteau du patriotisme;
couverts
fois contre les hommes
déchainons par
ne nous
donner un instant apràs
de couleur 5 que pour uns d'entre eux ; que
des éloges à quelques E
qu'il est possible,
nous nous abstenons 5 autant
nous ne décontre les noirs; que
de parler
et leur licence,
clamons eonitre leur paresse inconduite aux chefs
que pour attribuer leur
bornons en ce
des mulâtres ; que nous nous
qu'une
à dénoncer ceux- ci, parce
les
moment
sera facile de réduire
fois détruits, 2 ilnous de droits poliriques 2
autres'; et puis 2 plus
voilà le mot de
plus de liberté et d'égalité; --- Page 66 ---
(41)
Ténigme : voilà le but, de tous
nos projets:
Citoyens
Représentans et
les conséquences
Directeurs, voilà
duite infâme
qu'on pent tirer de la
de ces deux hommes,
con-:
iutéressés à déguiser la vérité
etautres
les derniers
sur la situation et
événemens de Saint -
Voyez, en effet, comme les
Dominguetr
contre la licence etla
uns déclament!
paresse des culivateurs,
propagées, disent-ils, par les chefs des
,
de couleur, tandis
hommes
mêmes chefs d'être que les autres accusent ces
les ennemis de la
et d'assujettir ces mêmes
liberté, 2
cultivateurs à
tyrannique; voyez avec quelle
unjoug
ci évitent de parler
perfidie ceuxet de leurs succès des-défenseurs de la patrie,
contre les
que ceux-la s'attribuent
ennemis, tandis
succès auxquels ils n'ont impudemment des
l'obtention
point concouru, à:
desquels leur présence
mis des obtacles
seule eût
insurmontables. Voyez
comme les uns et les autres,
enfin
en apparence
quoi que divisés
d'opinion, sont ardens à
ser sur les citoyens de couleurtout
déverleurs mesures
l'odienx de
tyranniques et de leur systême
désorganisateur. Qu'ils concilient donc des
contradictions aussi manifestes
; qu'ils s'effor:
ention
point concouru, à:
desquels leur présence
mis des obtacles
seule eût
insurmontables. Voyez
comme les uns et les autres,
enfin
en apparence
quoi que divisés
d'opinion, sont ardens à
ser sur les citoyens de couleurtout
déverleurs mesures
l'odienx de
tyranniques et de leur systême
désorganisateur. Qu'ils concilient donc des
contradictions aussi manifestes
; qu'ils s'effor: --- Page 67 ---
(45)
et aux macent de démontrer aux représentans être à la
du penple comment on peut
gistrats
de la liberté 2 en versant son sang
fois P'ennemi Pennemi de la République, en
pour la liberté ;
; fennemi
combattant sans relâche ses ennemis
tous
de son'pays,en appliquant
de la prospérité
florissant Où sont donc les
ses soins àle rendre
dont des intrigans
succés de ces mêmes agens 2 de faire T'éloge le
audacieux ne rougissent point
bonheur
? Qu'ont-ils fait pourle
plus pompeux
desirés et
ces fonctionnaires
de S. Domingue 2
qui,.au lieu de
attendus depuis si longtemps 5
sur les inles bienfaits de la mère-patrie
verser habitans de ces contrées lointaines,
fortunés
deuil,la
parmi eux Tépouvante,le
ont répandu
uniquement
consternation et la mort; qui,
de leurs
de leurs intérêts personnels et
occupés
ont livré ce malheuvengeances particulières horreurs 2
de T'anarchie et
à toutes les
reux pays
mettre en comde la guerre civile Oseront-ils où se trouvent
paraison la situation affligeante du Sud et de
actuellement les départemens
de
T'état de prospérité et splenTOuest, avec
attiroit I'addeur qui, avant leur arrivée 2
>
des hommes justes et
miration et T'étonnement
impartiaux, --- Page 68 ---
(46)
Quipeut voir sans indignation
Lachapelle
Garrigon et
2 avouer dans Tavertissement
précède leur compte rendu,
qui
vec peine
que ce n'est quaqu'ils se voient forcés d'accuser le
général Rigaud, auquel ils étoient attachés
les liens de l'amitié et de la
par
reconnoissance P
Comparez cette déclaration avec Tacharnement
qu'ils mettent à diffamer et à
chefrépublicain,
déshonorer ce
vice de la
couvert de blessures anl serpatrie, dont chacune des
est une preuve parlante de soni
cicatrices
de son zèle pour la
intrépidité et
bornent
à
République. Ils ne se
pas rendre sous les couleurs les plus
odieuses, 2 des événémens 9 horribles à la
mais provoqués par la vexation
vérité,
la tyrannie ; ils ne se contentent 2 Tinjustice et
ces mêmes événemens
pas d'attribuer
au général
à
qui les' citoyens déclarent
Rigaud,
salut et celui du
qu'ils doivent leur
département du Sud ; ils
poussentles excès de leur ragejusqu?a
de pillages faits à
l'accuser
Léogane et à
de la reprise de ces denx villes Tiburon, lors
Ils oublient
sur les Anglois:
qu'aprés s'être emparé de
Rigaud fit une proclamation
Léogane,
qui défendoit le
pillagesous des peines très-sévères. Ils ne disent
Pagehepitcetempeipead. àcesujet furent
épartement du Sud ; ils
poussentles excès de leur ragejusqu?a
de pillages faits à
l'accuser
Léogane et à
de la reprise de ces denx villes Tiburon, lors
Ils oublient
sur les Anglois:
qu'aprés s'être emparé de
Rigaud fit une proclamation
Léogane,
qui défendoit le
pillagesous des peines très-sévères. Ils ne disent
Pagehepitcetempeipead. àcesujet furent --- Page 69 ---
(47)
les ordres qu'il donna
si bien remplies 2 que qu'onarrêta au Petitfurent si bien exéculés,
de vols faits par
Goave douze mulets charges
de
adjudant-gencal
ce. même Lachapelle, accusateur de Rigaud,
Tarmée, aujourdhui
fut assez homain
qui, dans cette circonstance, Thonneur déja perdu de
pour sauver 2 non
Lachapelle, mais sa vie.
à leurs assertions
J'ai promis de ne répondre à leurs calom-.
des faits authentiques ;
que par
vérités incontestables. Oui,
des.
nies, que. par
1 même Lachapelle qui,
citoyens François, ce
aux détenseurs.
dans sa rage délirante, reproche
leur
leur licence,
de la patrie Jeurs pillages,
; Jui qui
indiscipliné et leur insubordination Texemple de
devoit donner à ses subordonnés militaire, sétaya,
Thonneur et de la probité
les
s,
de Léogane sur
Anglois
lors de la reprise
pour se trans-.
de sa
qnalité d'adudane-genecal,
pour faire.
porter -
dans les maisons particulières,
les
enlever le linge, les meubles 2 Targenterie, s'emparer
bijoux, Tor etl Targent, pour ensvite la ville des
qu'il expédia pour
de douze mulets, C
et qu'il a chargés de
Cayes, lieu de sa résidence,
à
a
de'ces effets slesplus difficiles transporter.
ceux --- Page 70 ---
(48,)
militaire du Petit- Goave;
Le commandant
- des ordres qu'il avoit reçus 2 fit arrêter
en vertu mulets, et dressa à ce sujet un
ces douze
qu'il envoya de suite au général
procès-verbal,
lorsque les officiers
Rigaud. J'étois à Léogane, hautement l'inde la garnison manifestérent la conduite abo-.
dignation qu'excitoit entr'eux
minable d'un de leurs camarades, et appetête Peffet de la proclamation du
lèrentsursa
J'étois présent, lorsque ce
général de Parmée.
de
même Lachapelle vint se jetter aux pieds
d'être l'auRigaud, qu'il accuse aujourd'hui
teur des pillages faits à Léogane, 2 et qu'il le pria
le
offrant de faire estimer
de ne point perdre,en
de ses
son vol, et de le prendre en paiement
Que dira-t-il, ce traitre, ce caappointemens.
lui
lorsqu'on
prélomniateur, 2 ce spoliateur,
infâmie P
sentera l'acte qui constate sa triple
vain qu'à notre départ du môle il
C'est en
de m'assasavoit promis à son ami Garrigou
siner, ou de me faire assassiner; je méprise
lâcheté, je brave leurs trames et leurs
leur
calomnics. Les preuves de leurs intentions
criminelles à mon égard, 2 sont déposées au
municipale de Chergreffe de Tadministration
bourg, Qu'ils tremblent 2 les imposteurs ;
S1
a l'acte qui constate sa triple
vain qu'à notre départ du môle il
C'est en
de m'assasavoit promis à son ami Garrigou
siner, ou de me faire assassiner; je méprise
lâcheté, je brave leurs trames et leurs
leur
calomnics. Les preuves de leurs intentions
criminelles à mon égard, 2 sont déposées au
municipale de Chergreffe de Tadministration
bourg, Qu'ils tremblent 2 les imposteurs ;
S1 --- Page 71 ---
(49)
je me résouds à ajonterà
Silas de les mépriser
publique,
que me rendra l'opinion
la justice
sur eux la sévérité
le droit que j'ai d'appeler
à la preuve des -
en les forçant
des tribunaux,
qu'ils ont vomies
imputations calomnieuses
contre moi!
point au tableau pompeux
Je ne répondrai
du général Ridu palais et du luxe asiatique les lecteurs à
gaud;je me bornerai à engager
de
Pacharnement de ces deux apotres
concilier
font dans l'avertisla vérité, avec Paveu qu'ils
rendu, que
sement qui précède leur compte voient
peine qu'ils se
forcés
ce n'est qu'avec
Rigaud, à qui ils étoient
d'accuser le général.
et de la reconattachés par les liens de lamitié
qu'étant
J'ajouterai seulement ici,
noissance.
chefde la force armée dansle
depuis longtemps etjouissant cen cette qualité
départemenrduSad,e
ne posinfluence, 2 Rigaud
de la plus grande abondant en richesses et
sède, dans un pays emplacement sur lequel
en ressources, 7 qu'un
dont
bâtir une maison très - ordinaire ;
il a fait
les frais de construcil doit en grande partie
multitude de faits
tion. Je pourrois citer une
où il SG trouve 5
la gêne excessive
qui prouvent
D
puis longtemps etjouissant cen cette qualité
départemenrduSad,e
ne posinfluence, 2 Rigaud
de la plus grande abondant en richesses et
sède, dans un pays emplacement sur lequel
en ressources, 7 qu'un
dont
bâtir une maison très - ordinaire ;
il a fait
les frais de construcil doit en grande partie
multitude de faits
tion. Je pourrois citer une
où il SG trouve 5
la gêne excessive
qui prouvent
D --- Page 72 ---
(50)
détails
de la réd
mais tous ces
m'éloigneroient
futation, à laquelleje reviens.
du
dans sa
La commission
gouvernement,
proclamation du 23 frimaire, donne pour
de son impartialité et de sa modéraexemple
les citoyens de couleur, et pour
tion envers
motif de la confiance qu'elle devoit leur inspila conduite qu'à son arrivée au Cap elle
rer 2
à
de Villatte et ses compaavoit tenue Tégard
disent
d'infortune. Garrigou et Lachapelle
nons
10 de leur compte rendu)
au contraire (page
le méconcette même conduite a excité
que
de couleur, et a jeté :
tentement des citoyens
de la défaveur sur les actes de la commission
de la délégation. En cela, je pense que
et
ont.raison sans le vouloir; car
ces derniers
et amis de T'humanité
tous les-hommes justes
conviendront qu'un tel acte de sévérité, enet les restaurateurs de la
vers les conservateurs
du nord 2 exercé dans un pays privé
partie
des lois bienfaisantes de la
depuis longtemps
en arrivant
une autorité qui,
mère-patrie 2 par
la constidevoit présenter
à Saint-Domingne,
de la paix de
tution d'une main, et l'olivier
dans
l'autre étoit fait pour inspirer Teffroi
--- Page 73 ---
(51)
de la colonie. Cet effroi est
toutes les parties
qu'on n'avoit
d'autant plus fondé, qu'on'sentoit insurrection
mettre fin à cette
à desirer 2 pour
des deux chefs
provoquée par le despotisme
soins
et déjà calmée parles
Lavaux et Perroud,
Roume
pacificateurs du sage et vertueux
,agent
à Santo-1 Domingo 2
national de la République
du
membre de cette même commission gouet
retour aur Cap des commisvernement, quele
auprés de lui et le rapprochesaires envoyés
ainsi qu'on le verra par
ment des deux partis 2
aux
les lettres de cet agent de, la République
celles du ci-devant ordonchefs divisés , et par
de brigade Baunateur Perroud aux généraux
vais et Rigaud (4).
inconvénient eût pu résulter d'une
Quel
P Pas un seul, , à moins
mesure de pacification
comme tel l'impossiqu'on ne véuille regarder
bilité ouse seroient trouvés les mal-intentionnés
défenseurs de la patrie, aux amis
de nuire aux
produit, au
de la liberté et de, l'égalité. Qu'a
je cite n'étant pas en ce mo-
(4) Les pièces que
contente de les désigner,
ment en ma possession, ,jeme
attendant
je puisse les rendre publiquesen
que
D 2
mesure de pacification
comme tel l'impossiqu'on ne véuille regarder
bilité ouse seroient trouvés les mal-intentionnés
défenseurs de la patrie, aux amis
de nuire aux
produit, au
de la liberté et de, l'égalité. Qu'a
je cite n'étant pas en ce mo-
(4) Les pièces que
contente de les désigner,
ment en ma possession, ,jeme
attendant
je puisse les rendre publiquesen
que
D 2 --- Page 74 ---
(5a)
Pacte de sévérité exercé envers les
contraire, couleur du Cap? des maux indi-.
citoyens de
incalculables 2 et que ne. répareront
cibles,
dans le sein du
jamais les discours prononcés
actuelle de
sur la situation
Corps - Législatif,
Sonthonax et les députés
Saint-Domingue, par
admission.
précédé son
de cettecoloniequiyontp
et Lachapelle 9 dans leur compte
Garrigou
du 23 frirendu, calqué sur la proclamation
plan
maire,jaloux de suivre scrupuleusement/e)
des hommes
combiné et rrece@anéantrleschefe facilement lesde couleur, pour rétablir plus
de
attribuent aux chefs des citoyens
clavages
général qu'excita
couleur le mécontentemnent
du
ceux-cila conduite de la commission
parmi
des troubles du 30
à l'occasion
gotvernement,
commission, de son côté,
ventôse. Cettemme
séduits les noirs
dit que Ces mêmes chefs ont
qu'ils
la crainte du retour de Tesclavage;
par
de couleur, qu'une conspiont dit aux citoyens
livrer leur caste à la
ration étoit formée pour
mais ces bruits
proserigtion et à la mort, etc. ;
de proscription et de mor!,
de conspiration ,
dans Pouest et dans le
n'ont pas pris naissance
sud;ils yont été apportés parles personnesqui --- Page 75 ---
(53-)
de
; les chefs des citoyens
venoient du notd;
ajouter foi; ils chercouleur ne pouvoient y
T'effervescence
à calmer
choient, au contraire, Ces bruits on pris leur
qu'ils occasiorinoienit.
publiées dans la
source dans les proclamations
à l'oecasion
Lavaux et Perroud,
écrits
colonie par du 30 ventôse ; ils étoient
des troubles
dans le mémoire incencaractère de sang
de la
en
le dernier au ministre
diaire adressé par
en date du 26 germinal
marine et des colonies, affreux, qui appelle sur
an 4; dans ce libelle
nationale et celle
la caste proscrite la vengeance alliées ou ennemies; ces
des puissance neutres,
les ordres donnés
bruits ont été accrédités par
les mulâtres,
chefs des noirs pour égorger tous les canaux
effectuées dans
par les arrestations de l'ouest y attenans 3 ces
tons du nord et ceux dans toutes les parties de
bruits ont volé du Cap
les mers 2 et sont parils ont traversé
justes
la colonie;
Torganed edes hommes
venus en France par à tout ce qui sétoitpassé
présens
et impartiaux l'arrivée de cette commission.
au Cap depuis
aux chefs des ciPourquoi donc attribuer
excitée par
de couleur une indignation
toyens
atroces et sanguinaires
des mesures perfides,
D 3
enans 3 ces
tons du nord et ceux dans toutes les parties de
bruits ont volé du Cap
les mers 2 et sont parils ont traversé
justes
la colonie;
Torganed edes hommes
venus en France par à tout ce qui sétoitpassé
présens
et impartiaux l'arrivée de cette commission.
au Cap depuis
aux chefs des ciPourquoi donc attribuer
excitée par
de couleur une indignation
toyens
atroces et sanguinaires
des mesures perfides,
D 3 --- Page 76 ---
(54)
par des hotreurs qui,
mêmes
sans la prudence de
chefs, 2 auroient excité
ce
générale? Tout ceci,
uneinsurrection
prairial, etn'apas
d'ailleurs, s'est passé en
quin'est arrivée empéché que la
aux Cayes que le 5 délégation s
n'y ait été reçue de la manière
messidor,
le procés - verbal de
détaillée dans
sa réception et de son
inwtallation, rédigé par
laisse aucun doute sur. elleminie, et qui ne
l'accueil
y ont reçu,
favorable qu'ils
Alégard des noirs qui, selon la
tion du 23 frimaire,
proclamaGarrigou
et ses deur fidèles échos
et
,'
crainte du Lachopelle, ont été séduits par la
retour de
avant de
lesclavage; il'convient, ,
répondre à ce fait, de le rétablir
gu'ile est. Depuis longtemps
tel
dans le nord,
Lavaux etPerroud,
avoient mis tout en
soulever les noirs
usage pour'
contre les mulâtres
agens du Directoire - Executif
; les'
dans leur
avoient abondé
sens, et sanctionné leurs
les délégués (5), à leur arrivée opérations ;
dans le sud,
des (5) J'observe que toutes les fois que je
délégués, mon intention est
parlerai
Kerverseau, Si ses deux
d'excepter le citoyen
collègues lui eussent resseni- --- Page 77 ---
(55) )
dans cette partie
eroyant ga'ils parviendroient dans Pautre, à diviser les
aussi facilement que
firent des efforts -
noirs et de couleur 2
ilsfirent
citoyens etinutiles pour y parvenif;
ils
incroyables d'eux les chefs des premiers; ;
venir auprès
excitérent leur jalouflattèrent leur ambition,
rompre leurs
sie, dirent qu'ils venoient pour les mulâtres pour
fers; qu'il falloit abandonner mulâtres étoient les
à eux ; que les
pas
se joindre
et qu'il n'y avoit
ennemis de leur liberté,
à perdre pour les exterminer:
an. moment
Représentans et Directeurs,
Voilà, 2 citoyens
préchoient aux
la doctrine que les délégués instant après 2 ne mancitoyens noirs qui, un rendre compté à ceux
quoient pas de venir en
faire ceux-ei? ne
de couleur. Que devoient à désabuser des
devoient-ils pas chercher à égarer ? Ne dehommes qu'on cherchoit
étoient leurs
leur dire qu'ils
voient - ils pas
verscroient tout
frères, leurs amis 2 et qu'ils de lenr liberfé P Deleur sang pour la défense
qu'on vint les
voientils attendre patiemmient
du Sud auroitjoui
blés, je crois que le département
de la plus grande tranquillité.
i? ne
de couleur. Que devoient à désabuser des
devoient-ils pas chercher à égarer ? Ne dehommes qu'on cherchoit
étoient leurs
leur dire qu'ils
voient - ils pas
verscroient tout
frères, leurs amis 2 et qu'ils de lenr liberfé P Deleur sang pour la défense
qu'on vint les
voientils attendre patiemmient
du Sud auroitjoui
blés, je crois que le département
de la plus grande tranquillité. --- Page 78 ---
(56)
égorger? Peut-on leur faire un crime
maintenu entr'eux et les citoyens
d'avoir
union quia déjoné la
noirs 7 une
En vérité, à
conspiration) la plus atroce?
entendre la commission du
vernement, ses. délegués et ses partisans gouestimpossible de ne pas
2 il
ils regrettent de n'avoir s'apercevoir combien
exécrable de faire
pas effectué le projet
détruire tous les
par les noirs.
mulâtres
Il est donc évidentque les
commission dus
premiers actes dela
gouvernement avoient
contre elle les citoyens de
prévenu
Qu'a-t-elle fait
l'ouest et du sud.
fiance? Elle ensuite pour ramener la cona fait une proclamation
corde une amnistie
qui acont livré aux ennèmis générale aux traîtres qui
le territoire de la
blique, et qui ont combattu
Repule pavillon
contre elle sous
anglois ; tandis qu'elle
ses plus ardens
persécutoit
du 5 thermidor défenseurs, au mépris de la loi
an 3, dont le premier article
porte > que les hommes armés quiont
le territoire dela
conservé
République à
ont bien mérité de la patrie Saint-Doningue, ! La
du
commission
de gouvernement ne devoit elle pas 9 en vertu
cette loi, pardonner quelques
erreurs com- --- Page 79 ---
(51 0e )
oùt la France occupée a
mises dans un temps
avoit été
combattre ses ennemis d'Europe 2 citoyens
des
obligée de confier au patriotisme le soin de sa confidèles de Saint-Domingue commises daus un temps
servation; des erreurs
des lois dè
où l'on étoit privé de la connoissance
des erreurs qui, pour la plupart,
la métropole;
but T'intérêt poblic? Qu'avoient
avoient pour
arrêtés ou voulu arrêfait les citoyens qu'on a
livré son territer?a avoient-ils trahi la patrie,
le
porté les armes, contre patoire à T'ennemi,
au contraire,
villon national? n'avoient-ils pas,
et de
les trésors de P'Espagne
foulé aux pieds
la défense
et versé leur sang pour
TAngleterre 2
gloire de ses armes,
de la République, 2 pourla liberté et de l'égalité P
pour le triomphe de la
lance l'os-,
Eh! c'est sur eux cependant qu'on
met
tandis qu'on
tracisme et la proscription,
la
des lois 2 sous sauve-garde,
sous la protection
les personnes et les
sacrée de la République,
qui,
desémigrés, 2 des conspiratenrs
propriétés
déchiré les entrailles de la patrie!
sans pitié > ont
même DirectoireEt ce sont les agens de ce entière T'exemple
Exécurif qui donneàl'Europe
qui ne roude toutes les vertus républicaines,
de faire un crime à des républigissent pas
isme et la proscription,
la
des lois 2 sous sauve-garde,
sous la protection
les personnes et les
sacrée de la République,
qui,
desémigrés, 2 des conspiratenrs
propriétés
déchiré les entrailles de la patrie!
sans pitié > ont
même DirectoireEt ce sont les agens de ce entière T'exemple
Exécurif qui donneàl'Europe
qui ne roude toutes les vertus républicaines,
de faire un crime à des républigissent pas --- Page 80 ---
(58)
cains, d'avoirvu avecindignation une parcille
conduite !,
Je ne releverai point le crime qu'on reproche
d'avoir cherché à fortifier
au général Rigaud,
le fort
Ia ville des Cayes 7 en faisant réparer
YIslet avant l'arrivée de la commission et de la
délégation : bien persuadé que le Corps-Légisne verront dans
latifet le Directoire-Exécudf
nuls les
conduite
Pintention de rendre
sa
que
ennemie, soutenue des
efforts d'une puissance
coalisés avec
hordes d'émigrés et de traîtres
de
elle ; et dans les insinuations artificieuses de nuire
ses calomniateurs $ que le desir ardent
dontlezèle est au dessus
à un chefrépublicain,
Bonnet,
D'ailleurs le citoyen
de tout soupçon.
lui
aide-de-camp de ce général, et chargé par
et au
de rendre compte au Corps Législatif
événemens def fructidor,
Direcoire-Exécutifideé
de la conduite qu'il a tenue avant et pendant
et
tardera
à s'acquitter de sa
ces troubles, ne
pas
à tout
mission. Je lui laisse le soin de répondre
relatif au fort l'Islet, à T'expédion de
ce qui est
militaires.
Jérémic, et aux opérations
de quelques impnJe passe à la rfiutation --- Page 81 ---
(59)
personnellements
tations qui me concernent des événemens de
quoije dirai un mot
après
fructidor.
€
donner du
Garrigou et Lachapelle 2 pour
voudu 23 frimaire,
poids à la proclamation elle, que je suis un des
lant prouver, ; comme de fructidor, commen-,
auteurs des événemens et13 deleur compte
centpar déclarer (page de la 12 ville des Cayes pour
rendu) que j'ai fui ordré de la commission
me soustraire à un
par avouer
Cap; et finissent
qui me mandoitau suis revenu dans cette ville
(page 49) queje ne Ales entendre, ne seroitqu'après les troubles.
ont envie de prouon pas tenté de croire qu'ils
à ces troubles?
n'ai pris aucune part
ver que je
s'y prendre en effet pour y
Peut-on mieux faisant la déclaration et T'aveu
parvenir 7 qu'en
et à la fin
qui SG trouvent au commencement P Je vais tâcher de les
de leur compte rendu dans le torrent de leurs
suivre, s'il est possible,
calomnies.
disent-ils (page13), prit laj fuite,
Pinchinat,
des Cayes, escorté par
et sortit nuitamment.
à leur tête Augustin
quelques dragons, 2 ayant commandant TarronRigaud, chiefde brigade
effet pour y
Peut-on mieux faisant la déclaration et T'aveu
parvenir 7 qu'en
et à la fin
qui SG trouvent au commencement P Je vais tâcher de les
de leur compte rendu dans le torrent de leurs
suivre, s'il est possible,
calomnies.
disent-ils (page13), prit laj fuite,
Pinchinat,
des Cayes, escorté par
et sortit nuitamment.
à leur tête Augustin
quelques dragons, 2 ayant commandant TarronRigaud, chiefde brigade --- Page 82 ---
( (60)
des
'dissement des Cayes, 2 - et se rendit au camp
situé du côté du Petit - Trous
Baradaires >
de bataillon Doyen. Il est
commandé par le chef
.
vrai queje suis parti des Cayes le 29 messidor,
à cinq heures du matin; mais
en plein jour, été escorté par des dragons 2
il est faux que j'aie
Al'égard du
ayant àleur tête Augustin Rigaud.
choisi pour ma retraite, il n'y a
lieu que j'ai
l'ai dit qui le sachent ; et Garque ceux à quije
croient être dans ce
rigou et Lachapelle, qui
cas-là, sont encore là-dessus dans une parfaite
ignorance.
Mais, dira-t-il, (car il la déjà dit), qu'il
d'ètre assassiné ail Cap : tout autre
eraignoit
les délégués du
que. lui auroit-i il pu supposer dassassinats ?
gouvernement) françois capables
j'aie dit, après mon retour
Il est possible que
la fureur des facaux Cayes, que je redoutois
dominoient au Cap ; mais je n'aijatieux qui
d'y être assassiné par
mais dit que je craignois
de commun,
les agens du gouvernement. Qu'a
ce
avec les troubles des Cayes,
au surplus. 2
dit
ces mêmes
queje ne peux avoir
qu'aprés
troubles ?
Il dira peut- être ici, car il Ta dit ailleurs,
E --- Page 83 ---
(6)
de
* les mers 9
quil creignoit 2 en passant des Anglois et des
iomber dans la puissance je le dirai; ceux
très - certainement
ontaffiémigrés;
Lachapelle et Garrigou,
qui, comme
à bord des vaisseaux anglois,
ché Tanglomanie avons été détenus pendant
sur lesquels nous
qui, comme ils viennent
notre captivité 3 ceux Toccasion de l'amnistie
de le faire (page 43)à
du gouvernepar la commission des traîtres qui
prononcée plaident si bien la cause
à Yenment, le territoire de la République
ont livré
craindre de tomber
nemi, peuvent bien ne pas et des émigrés; mais
en la puissance des Anglois la haine qu'ils m'i 'inspimoi, qui connois toute moi,je dirai partont :
rent, et celle qu'ils ont pour
de tomber
la seule idée. de la posibilité d'horreur.
qué leurs mains, me fait frissonner craintes 9
entre
iln'avoit pas eu ces mêmes
iZ
Certes,
Tarrivée de la commission
lors qu'avant
alors j'ai fait taire ces
s'étoit rendu au Cap :
Tintérêt public
craintes, parce que 2 quand doivent dispas :
parle 7 toutes considérations à cette époque au Cap,
roître. Je me rendois
pourFrance, chargé
ouje devois m'embarqtier n'a pu avoir lien, parce
d'une mission, qui
J'ai déjà
m'ont rappelé.
que mes commettans
iZ
Certes,
Tarrivée de la commission
lors qu'avant
alors j'ai fait taire ces
s'étoit rendu au Cap :
Tintérêt public
craintes, parce que 2 quand doivent dispas :
parle 7 toutes considérations à cette époque au Cap,
roître. Je me rendois
pourFrance, chargé
ouje devois m'embarqtier n'a pu avoir lien, parce
d'une mission, qui
J'ai déjà
m'ont rappelé.
que mes commettans --- Page 84 ---
(6a)
rendu compte, dans mon mémoire du 101
maire, de tous ces faits et des motifs
bra:
empêché d'obéir à l'arrêté de la
qui m'ont
en date du 27 pairial. Je n'ai donc commision,
de répéter ce que j'ai dit làpas besoin
dessus; mais je
cipes de
prinSretacnratimn
soumission et d'obéissance d la
a pu se décider à se cacher,
loi, il
un an, chez des
pendant environ
l'exécution de mulatres, pour se soustraire à
l'ordre lancé contre lui
verel en 1793, , vieux style.
par PolJ'airépondu à la note 2, page
dans
mémoire du 10
14,
mon
des motifs
brumaire; j'y ai rendu
de mon voyage au
compte
de la corvette la
Capaprés l'arrivée
Vénus, et de mon retour aux
Cayes avant les événemens du 30 ventôse.
mémoire répond encore àla note 3 de la même Ce
page;je répéterai ici que Jai réclamé, en floréal, le titre de député auprés du
Roume, agent national à
citoyen"
jel l'ai réclamé auprès de la Santo-Domingo; que
commission du gouvernement, aussitôt que j'aiappris son
au Cap; que je l'ai fait connoître à la arrivée
tion, aussitôt son arrivée aux
délégaenfin réclamé ce titre,
Cayes ; que j'ai
aussitôt que cette délé- --- Page 85 ---
(68).
e
rlarrétédu
mise en devoirgexdeuterl je n'aie régations'estr Il est donc faux que
il
27 prairial.
six mois après, comme
clamé ce titre que
est dit dans cette note.
(page 15) àjuger de la
Con'est pasaàr nous
de sa nomination ;
validité; ou non validité
s'il eit obéi
disons avec vérité que,
mais nous
tlancé contre lui,ilauroit évité
aumandat d'arrêt
à ld ville
du Sud, , et notamment
au département
les scènes d'horreur
des Cayes, son chef-lieu,
et qui ne doivent
et de carnage qui ont eu lieu,
de ses
comme le résultat
être regardées que
pas. plus à
sourdes menées. Il n'appartenoit
de juger
qu'àl Lachapelle et Garrigon
Sonthonax
nomination. Pourquoi
de la validité de ma
d'un
déclaré nulle la nomination
donc avoit-il
Pourquoi avoit:il
député faite en germinal?
àmon déen s'opposant
violé la constitution
des autres déFrance, et à celui
ne
part pour
de I'Ouest ? D'ailleurs je
putés du Sud et
bon effet que les invois point du tout le
au Cap, au- $
justices que j'aurois éprouvées
du Sud,
dans le département
roient produit
de la colonie; je
et dans les autres parties
ma retraite,
encore moins comment
cônçois
oit:il
député faite en germinal?
àmon déen s'opposant
violé la constitution
des autres déFrance, et à celui
ne
part pour
de I'Ouest ? D'ailleurs je
putés du Sud et
bon effet que les invois point du tout le
au Cap, au- $
justices que j'aurois éprouvées
du Sud,
dans le département
roient produit
de la colonie; je
et dans les autres parties
ma retraite,
encore moins comment
cônçois --- Page 86 ---
(64)
dans des
des
montagnes fort éloignées de la ville
Cayes 2 a pu y occasionner des
d'horreur et de
scènes
chapelle,
carnage; mais Garrigou et Lapar hazard 2 ne
faire entendre par-là
voudroient-ils pas
revenu du Cap?
que je ne serois jamais
Dans cette
craintes qu'ils disent
hypothèse, 9 les
siné, n'auroient
que j'ai eues d'y être assaspas été si mal fondées.
Enfin, 2 le citoyen Pinchinat,
craintes, s'est décidé à
malgré ses
s'enbarquer 2 0 le 4 brumaire, pour passer en France ; les
qu'il craignoit auparavant (celui de dangers
la puissance des
tomber en
Anglois et des
l'ont plus retenu; $ non sans doute émigrés, 2 ) ne
même raison
: et cela par la
cessité de
que j'ai donnée, qui a été la népasser sur tous les
plir un.devoir devenu
dangers pour rem-"
indispensable.
Nous avons tout lieu decroire
pendant son séjour
que Pinchinat,
auz Baradaires
noit une correspondance
2. entreteRigaud.
secrête avec Augustin
Imposteurs ! Cen'est pas sur des présomptions qu'on accuse un citoyen
toute autre réponse,
françois 3
tribunal, Il
je vous la ferai devant un
en est de même à T'égard des horreurs --- Page 87 ---
(65-)
dans la note.10, page 56,
reurs répandues
pas autrement.
auxquelles je ne répondrai
disent ( page. 23 ),à
Garrigon et Lachapelle
de la commisToccasion d'une proclamation accorde. amnistie
qui
sion du gouvernetent, le. territoire de la Rétraîtres qui ont livré
aux
l'ennemi : Cette proclamation fut
publique à
Rigaud, de Pintrès-mal accueillie du général crurent qu'on ne
chinat et de leurs amis, qui
sous les druvouloit faire entrer ce quartier
chercher d
de la République, que pour de
peauz
euz-mèmes avec plus
facilité.
les asservir
: je n'ai pas
J'ai déjà parlé de cette proclarnation
et
d'émettre à son sujet mon opinion,
craint
dans le sein de la République
de la déposer
me reproche ici étoit
Françoise. Si ce qu'on
de l'avouer 2Sevrai, pourquoi craindrois-je
2 appreroit-il donc criminel le républicatnrqui, des émiseroit question du rappel
nant qu'il
conjurés contre la patrie,
grés, et des traîtres mesure le renversement
croiroit voir dans cette
de la royauté P En
de la constitution et le retour
affirment
Garrigou et Lachapelle
niant ce que
suis donc mû quepar Vintérêt
à ce sujet, je ne
voix du devoir 2 qui
de la vérité et par la
F
reroit-il donc criminel le républicatnrqui, des émiseroit question du rappel
nant qu'il
conjurés contre la patrie,
grés, et des traîtres mesure le renversement
croiroit voir dans cette
de la royauté P En
de la constitution et le retour
affirment
Garrigou et Lachapelle
niant ce que
suis donc mû quepar Vintérêt
à ce sujet, je ne
voix du devoir 2 qui
de la vérité et par la
F --- Page 88 ---
00 j
me prescrit impérieusement de
traitres, et
démasquer les
de,confondre les calomniateurs.
D'abord,je déclare que je n'ai point eu connoissance avant mon départ de la ville des
Cayes, 5 le 29 messidor, 2 de cette
faite au Cap le 19 du même mois. proclamation
Pour s'en
assurer, il suffit'de fixer l'époque de mon départ, et celle de l'envoi de cette même
mation par la délégation anx
proclazifs et judiciaires du
corps administradépartement du Sud: mais
quand bien même j'en aurois eu connoissance'
avant le.ag messidor
2 seroit-ce à Garrigou, à
qui je n'avois jamais parlé avantles troubles
des Cayes, quej'en aurois
témoigné mon mé
contement P Seroit-ceason digne collaborateur
Lachapelle, 2 que je connoissois à la vérité
sa mauvaise réputation, mais dont les' par
cipes, le caracière et les mauvaises
prinmoeurs (6)
(6) Lachapelle, quelques mois après son
mariage, étoit en rupture avec sa femme, premier:
recouis au divorce,
qui a eu,
parce que son mari vivoit
quement avec une de ses sceurs. Je rougis d'être publide révéler de pareilles vérités dans cet écrit; mais obligé
trocité avec laquelle je suis diffamé et
l'arend
calomnié, Je
nécessaire, pour faire connoître toutc
ralité de mcs calomniateurs.
Pimmo- --- Page 89 ---
(67 )
tenu fort éloigné, et chez
m'avoient tanjours
trouvé qu'une fois,
lequel je ne m'étois encore m'en avoit faite luiTinvitation qu'il
d'après
du baptême de son enfant?
même à T'occasion
mon retour: aux
La vérité est que ce n'est qu'à deux individus à la
Cayes que, trouvant ces désastreuses, j'ai ieu
tête de toutes ces affaires leur
Ce n'est
de les voir et de
parler.
occasion
que j'ai pu manifester
donc qu'à cette époque
qu'l est
opinion sur cette amnistie, 2 parce
mon
mon départ de cette ville, 2
imposible qu'avant
parler d'un acte queje
le 29 messidor ,jaie pu
la franJ'admire, en vérité,
neconnoissois pas.
s'inGarrigou et Lachapelle
chise avec. laquelle
innocens , qui
téressent au sort de ces pauvres accusent sans
trahi la patrie 2 tandis qu'ils
ont
mailitrer,quionticfe
miséricorde ces infiàmes
de verserleur
reurde evehontrenbpnhtecanved de l'égalité;
la défense de la libertéet
sang pour
colons leur ont de grandes
mais si les prinées
mettent à plaider
zèle qu'ils
obligations pourle
Sonthonax de ces
leur cause, que doit penser
ces mêmes
ce que
deux chomimtigtoatimsard force contre lui dans
colons ont sontenu avec
aujourd'hui aple cours des débats, viennent n'est que pour se
à la France, que ce
prendre
E 2
ved de l'égalité;
la défense de la libertéet
sang pour
colons leur ont de grandes
mais si les prinées
mettent à plaider
zèle qu'ils
obligations pourle
Sonthonax de ces
leur cause, que doit penser
ces mêmes
ce que
deux chomimtigtoatimsard force contre lui dans
colons ont sontenu avec
aujourd'hui aple cours des débats, viennent n'est que pour se
à la France, que ce
prendre
E 2 --- Page 90 ---
(68) )
de Sonthlionaz que les
soustraire a la fureur
ont livré
etles traîtres dé St.Domingue
émigrés
aux Anglois.
le territoire de la République
de ce qu'ils disent(page26)
Ilen est demême
de Julien Raymond
aloccasion d'une adresse
du
mais ici
de l'ouest et
sud;
à ses concitoyens de contenir son indignation:
il n'estpas possible
sautent trop éviet la méchanceté
la calomnie
Il est démontré que cette
demment aux yeux.
faite en thermidor, au Cap,n'eitparveadresse,
de fructidoràla
dans les premiersjours
nue que
ensuite, en a fait lenvoi aux
délégation 2 qui,
et du sud. Or, comdifférens cantons de l'ouest
notoriété
que Rigaud qui, de
pument se peut-il
au siége des
étoit occupé à cette époque
blique,
gelon eux,refugié dans
Irois, tandis que j'étois;
à une distance de
des Baradaires,
les montagnes
étoit Rigaud? Comcent lieues de T'endfoitoh
rentré le 14, et
cclui-ci,
ment se peut-il que
nous ayons pu
moile 19 fructidor, aux Cayes, dont ils font
avant les évènemens
manifester,
qu'ils nous rele récit, le mécontentement adresse ? Je
à l'occasion de cette
prochent
de cette adresse qu'après
n'ai donc pu parler
de commun avec
les troubles : alors, qu'a --- Page 91 ---
(69.)
tout ce que je penx
ces mêmes troubles 2 été
D'ailqu'ils ont
appaieés? d'éavoir dit après
n'est-il plus permis Si
leurs, depuis quand sur. un écrit pnblic?
mettre son opinion
mes sourdes menées;
c'est-là ce qu'ils appellent prétendent prouver que je
si c'est ainsi qu'ils des évènemens de fructidor,
suis un des auteurs
une idée bien extraordiaient çonçu
ir fautqu'ils
de son nascendant
naire'des effets de la calomnie, des hommes.
la vérité, et de la crédulité
sur
28), à
disent( page
Garrigou et Lachapelle du citoyen Lefranc,
Voccasion de T'arrestation
de Saint-Lonis,
commandant Tarrondisement Tezemple de désocelui-ci, encouragé par
se sauva au
béissance que
du citoyen Pinchinat, le cri de la révoliefort de le Tourterdle,jeient me soustraire à la
Si je disois moi, que, Texemple pour
de Garrigoui,
imité
del T'ordre"
penécution.jai
à l'exécution
qui, pour se soustraire Polverel, s'étoit sauvé et
lancé contre lui, par
on
environ un an, certainément raison;
caché pendant de moi, et Pon auroit
Lese mocqueroit encore cela : le citoyen
mais ce n'est pas la condnite quejai tenue,
franc n'a pu imiter trouvé dans la mêmec ciipuisqu'il ne s'est pas
E 3
-
del T'ordre"
penécution.jai
à l'exécution
qui, pour se soustraire Polverel, s'étoit sauvé et
lancé contre lui, par
on
environ un an, certainément raison;
caché pendant de moi, et Pon auroit
Lese mocqueroit encore cela : le citoyen
mais ce n'est pas la condnite quejai tenue,
franc n'a pu imiter trouvé dans la mêmec ciipuisqu'il ne s'est pas
E 3
- --- Page 92 ---
(10) )
constance que moi.
de m'embarçuer Insitruitquilexinoitene ordre
pour le Cap,j'ai fui tranquillement, à l'insçu de tout le nionde,
ait cherché à
avant qu'on
m'arrêter, et cela, pour éviter
scandale qu'auroit occasionné
le
citoyen librement élu
l'arrestation d'un
défendre
par le peuple, pour aller
ses droits et ses intérêts dans le Sénat
françois,
Si j'eusse été l'ami des
bravé le danger de cette troubles, j'aurois
ameuté le
arrestation ; j'aurois
peuple;jaurois crié à la violation
la constitution.
de
Qu'ai-je fait au. contraire? J'ai
abandonné mes foyers, mes enfans etmes
pour me reléguer au milieu des bois..
amis,
que, réfléchissant sur tout ce qui
C'est-là
depuis le fatal évènement
s'étoit passé -
du 30 ventôse au
Cap,j'entrevoyois, dans l'avenir, les
dont
malheurs
Saint-Domingue alloit encore devenir la
proie, C'est-là que, scrutant dans le calme des
passions tous lés replis de ma
cherchois vainementles
conscience, jy
miotifidetachamement
qu'on mettoit à me persécuter. C'est-là
que, victime du
enfin;
plus pur,je
républicanisme, j'ose dire, le
tinée.
gémissois en secret sur ma triste des-
!Est-ce là la conduite d'un ennemidela --- Page 93 ---
(91)
contraire,
ami de la paix et de Mhiumanité?
ettifetkee
celle d'un
dont limade la véritéy
Ces deux apôtres
à m'attribuer des
gination déréglée et active inépuisable de cadevient une source
en
crimes 2
disent (page 43),
lomnies de tout genre, arrivé récemment du
d'Arnaud Petri,
du
parlant
de la commission
Cap avec les dépêches le sceau de ces. dépèches
gouvernement, que
Rigaud ct Pinclinat: :
a été brisé par le général
j'étois aux Cayes
d'ou il faudroit conclure que Petri dans cete ville,
lors de Tarrivée d'Arnand encore un de ces ménoù il a été tué. Voilà
démentis pat"
atroces et mial-adroits,
49) que
songes
car ils déclarent (page
eux-mêmes :
quét réparut 5
à la suite des massacres,
n'ai rè-.
ce fut
Pinchinat. Si je
aux Cayes, le citoyen
qu'à la suite des
dans la ville des Cayes
paru
étois donc pas lorqu'Ar.
massacres 2 je n'y
et,
ut-ertainemeut,
naud Petti y est arrivé; mon rctour dans cetté
Ton n'aura point attendu
adréssécs à la
ouvrir les dépéches
ville, pour
commission avoit déjà
délégation, , puisqu'une
dé
Téligemient et Tinventaire
été établie pour
à cêt éliQui est-ce qui a coopéré
ses papiers.
a
paru
étois donc pas lorqu'Ar.
massacres 2 je n'y
et,
ut-ertainemeut,
naud Petti y est arrivé; mon rctour dans cetté
Ton n'aura point attendu
adréssécs à la
ouvrir les dépéches
ville, pour
commission avoit déjà
délégation, , puisqu'une
dé
Téligemient et Tinventaire
été établie pour
à cêt éliQui est-ce qui a coopéré
ses papiers.
a --- Page 94 ---
(72 j
gement et à cet inventaire? Garrigon,
taire de la
secrédélégation, et Lachapelle, nommé
depuis avec lui, pour rendre
compte au CorpsLégislatif fetau
Directoire-Ecéentifo de ces tristes
évènemens. Quant à moi, je
prouverai
déclare, et je
que, , pendant le cours des
qui ont eu lieu à ce sujet, je n'ai opérations
dela maison ou étoient
pas approché
la
déposées les archives de
délégation. Ce sont ces deux hommes
quand ils
qui,
trouvoient, en faisantl'éligement des
papiers, quelques pièces
joursur la conduite des propresirépandre du
les
délégnés,se hâtoient de
apporter chez le général
noiente eux-mêmes
Rigand, ou veme les
soni eux-mêmes
communiquer. Ehlce
qui, agjaunflei,matrbuente
audacieusement des faits, dont le blâme
pourroit retomber que sur eux seuls ! O comble ne
dhorreurs, d'intrigue, d'audace et de duplicité!
Enfin, disent Garrigon et
ce
n'est qu'à la suite de Lachapelle (pag-49),
reparut aux Gayes le
ces massacres, 2 que
de réflexions à faire citoyen Pinchinat : que
sur cet aveu forcé!
après avoir observé l'art
Si,
clarent
avec lequel ils dé
que j'ai fui de la ville des
messidor, et que
Cayes, en
je n'y suis rentré qn'à la --- Page 95 ---
(43)
ensuite la scésuite des tronbles: , on examine dans tout le cours de
lératesse aveclaquelle, soin de m'intercaler
leurs récits 5 ils ont eu les effets des événedans toutes les causes et
se faire une
mens de fructidor 7 on pourra
traîtres ,
de cesdeux
juste idée de la perfidie sctuellement
et. de ceux qui les dirigent
, SOI2
2 ajontent-ils
Son air de satisfaction woir le contentement de
visage riant, laissoient témoigué de la satisfaction
son ceur. Mais si j'ai
n'est qu'après. qu'ils
ce
et du contentement,
dans leurs perfides
m'ont sauté au cou, et que
qu'ils s'étoient
embrassemens, ilkmiontappris qui pesoit horridélivrés du joug tyrannique es. n'est
m'aleurs têtes ; ce
qu'aprèsi
blementsur
les écrits qu'ils
voir communiqué les actes,et des-troubles," et sur
faits à l'occasion
n'est
avoient
-
tont-a-Theure; ce
lesquels je reviendrai chanter par Eux-mêmes
qu'après avoir entendu
avoient faits, ala
les vers et les chansons qu'ils sur les événemens
lonange du général Rigaud, ,
ai-je manid'avoir lieu. En quoi
qui venoient
et, de contentements
festé tant de satisfaction et plus satisfait que
étois-je donc plus content s'estmarié dans ces
ce même Lachapelle, qui
'est
avoient
-
tont-a-Theure; ce
lesquels je reviendrai chanter par Eux-mêmes
qu'après avoir entendu
avoient faits, ala
les vers et les chansons qu'ils sur les événemens
lonange du général Rigaud, ,
ai-je manid'avoir lieu. En quoi
qui venoient
et, de contentements
festé tant de satisfaction et plus satisfait que
étois-je donc plus content s'estmarié dans ces
ce même Lachapelle, qui --- Page 96 ---
(r).
temps de calamité (7)? Avoit-il le
la gorge lorsque le
couteau d
donné
2 jour de son
il a
un festin splendide
mariage,
avec bal et illuminations,auxquelse ont assisté,
tion, trois cens de ces mêmes d'aprés son invitad'ussassins
hommes qu'il traite
5 et dont il ditquil redoutoit si
lespoignards P Avoit - il le couteau dla fort
lorsque le capitaine de
gorge 7
après, donna chez
port, quelques jours
son begn-pére une
reille, 2 àlaquelle il présida,
fête painvités et assistérent
2 et à laquelle furent
les généraux
et. Chanlatte
Martial-Besse
2 récemment arrivés du
chargés de missions par la commission Cap s
du
vernement, ainsi que leurs
gou.
Qu'ils déclarentlay
aides-de-c camp?
de dire 3 qu'ils fassent véritésur tout ce queje viens
connoître au
gislatif, au Directoire a
Corps-Le
Exécntif, et à toute la
3 (7) Arussitôt
loi du divorce, l'expiration du délai prescrit par la
nôces avec la femme 7 Lachupelle a convolé en secondes
dant ce même
qu'il la laissée aux Cayes. Cepenbon
Lachapelle , qui n'est ni bon
père, ni bon
époux, ni
rendu,
citoyen, dit, dans son
qu'iz a sacrifé au devoir de sa
compte
familles 2 biens,
conscienee, 2
dans la colonie: intéréts, 2 liaisons et perspeetives
fier; il est
Qitant a Gartigou,iln'st rien pu sacrienropéen, et a toute sa famille en France. --- Page 97 ---
(75) )
conduite que ces deux impostéurs
Frances la
troubles des Cayes, penont tenue après les
fait dans cette ville.
dant le séjour qu'ils ont
et Chanlatte sont
Martial - Besse
m'en
Les générauix
et je déclare
actuellement en France,
là-dessus à leur témoignage.
rapporter
: voilà renda à ces actes infames;
Enfin, me
Garrigou et Lachaet liberticides , que
fauz m'attribuent (pag- 49 - et ativantes);et Ont-ils
pelle
les auiteurs!
dont ils sont eux-mémes semblable à eux,jeise*
donc pu penser que, 2 nier mes propres écrits?
rois assez lâche pour
je ne connois
par déclarer que
Je commence
écrits relatifs aux troubles
point les actes et les
les épithètes qu'ils
des Cayes., : qui méritent
:f ce ne soient
à moins que
leur prodiguent,
les troubles 5
ont été faits pendsnt
ceux qui
fructidor. Ensuite, je
avant mon arrivée, le 19 ceux dont je suis
reconnoitrai et examinerai ferai connoître
véritablement Tauteur , etije de ces deux
sont sortis de la plume
ceux qui
imposteurs.
ici de nier ou d'allirmer; il
Ilne snflit point
Cela sera d'autant
matériellement.
faut prouver
à moins que
leur prodiguent,
les troubles 5
ont été faits pendsnt
ceux qui
fructidor. Ensuite, je
avant mon arrivée, le 19 ceux dont je suis
reconnoitrai et examinerai ferai connoître
véritablement Tauteur , etije de ces deux
sont sortis de la plume
ceux qui
imposteurs.
ici de nier ou d'allirmer; il
Ilne snflit point
Cela sera d'autant
matériellement.
faut prouver --- Page 98 ---
(76)
plus facile 2 2 que toutes les piéces relatives
événemens de fructidor,
aux
en'la
sont en ce moment
possession du
Corps-Législatif et du Di
rectoire-Exécutif
TC
Toame
Quels sont ceux de ces actes et écrits
Jai faitsP
que
Garrigou et Lachapelle en
deux' : une adresse à més
désignent
protestation de la
commettans, et une
commune des Cayes, contre
Tassemblée électorale tenue au Cap'en
dor. En attendant
fructis
qu'ils aientfait connoitre les
antres, je me bornerai à examiner
éctits,
ces, deux
vommus
Qnantan mon adresse à mes
est
commettans, it
eridentqhejent suis l'auteur, Téditeur et le
signataire unique: Alors, il ne sauroit
de contestations-d
y avoir
ce sujet. Mais cette
a été faite dans les
adresse
premiersjours de
elle n'a aucun
thermidors
rapport aux troubles survenus
depuis; elle est purement
de T'arrété
relavive aux motifs
du'2y prairial, dont j'ai parlé dans
mon mémoire justificatif du 1o brumaire;
adressé au conseil des cinq-cens, Je me
dans cette
borne,
adresse, 2 à exposer aux yeux de mes,
commettans le tableau de la conduite
quej'ai --- Page 99 ---
(1)
età leurrendre
avant et après cet arrêté,
d'obéir
tenue
motifs qui m'ont empêché
compte des
Ces motifs sont
à l'ordre de la commission.
de la Répupuisés Idans l'acte constitationnel le desir de m'acFrançoise , et dans
dont, ils m'ablique
honorable
quitter de la mission adresse, il est vrai, n'a
voient chargé. Cette les troubles des Cayes;
été imprimée qu'aprés ?
que l'ayant envoyée
mais pourquoi cela parce qu'elle a été faite, il a
aussitôt
, craià limprimeur obstination de Timprimer,
refusé avec
de la délégation.
disoit-il, le courroux
doit être acgnant,
Lemery, imprimeurs
et
Le citoyen
Cayes ; qu'on Tinterroge 2
tuellement aux
de la vérité. Au surT'on verra si je m'écarte et je regrette sincéplus elle aété imprimée a une copie 2 parce que
rement de n'en-avoir pas de la publier àla suite
je me ferois un mérite vais plus loin : il est présude ce mémoire. Je
des exemplaires à Paris;
mable quils'en trouve ceux qui pourroient en
j'invite fraternellement cette adresse au puavoir, à faire connoitre écrit mérite les quablic, afin qu'il juge si cet
liberticide.
dinfame 2 de fauz et de
lifications
de la commune
A T'égard de la protestation
a
2 parce que
rement de n'en-avoir pas de la publier àla suite
je me ferois un mérite vais plus loin : il est présude ce mémoire. Je
des exemplaires à Paris;
mable quils'en trouve ceux qui pourroient en
j'invite fraternellement cette adresse au puavoir, à faire connoitre écrit mérite les quablic, afin qu'il juge si cet
liberticide.
dinfame 2 de fauz et de
lifications
de la commune
A T'égard de la protestation
a --- Page 100 ---
(78)
des Cayes contre l'assemblée
électorale
au Cap en fructidor, je.vais rendre
ténue
la manière dont j'y ai pris
compte de
part.
retour dans la premiére
Aprés mon
les citoyens
de ces deux villes s
ayant manifesté hautement
tion de protester contre les
l'intendssemblée
opérations de cette
2 quelques- uns d'entr'eux
gérent à jetter suri le papier
m'engas
propres à donner du poids à leur quelques idées
Je m'y prétai d'autant plus
protestation.
ma qualité de citoyen intéressé volontiers, qu'en
de
à la prospérité
Saint-Domingue, , je ne voyois pas d'un ceil
tranquille un choix dirigé et influencé
ceux-là mêmes qui avoient
par
dans la consternation
plongé ses habitans
donc
et le deuil. Je travaillai
au développement des motifs de cette
protestation, et je, les puisai tous dans l'acte
constitutionnel de l'an 3, ainsi qn'il est
de s'en convaincre. Alors
facile
trouver, et me demandamon Lachapelle vinc me
travail, Je luirépondis,que nem'étantr point mélé des dernières
allires, J'étois dans la ferme résolution,de
paroitre en rien dans les
ne
elles donnoient lieu. Li-dessus andmbléeratxquelles
il me
et ie lui octroyai la faculté, de
demanda,
présence, les notes relatives copier,en ma
à cette protes- --- Page 101 ---
(79 )
ces notes qu'il rédigea un
tation. C'est d'après
à Tapprobation des
arrêté, présenté par lui,
Voilà
fit assembler à ce sujet.
citoyens qu'il.
avoir prise à cette
toute la part que j'avoue' du tout relative
protestation , qui n'est point ne tardera pas
troubles des Cayes, et qui
aux mise sous les yeux du Corps-Légiulatif,
à être
de quije la soumets
à la sagesse et au jugement
avec la plus entière confiance.
fait quelques autres
Il est posible que jaie
point; mais que
écrits, dontje ne me souviens
et ils ne
les indiquent,
Garrigou et Lachapelle balancer à les avouer, lorsme verront jamais
de moi. J'en donne
qu'ils seront véritablement viens de faire à
preuve l'aveu que je
pour
que je ponvois
Yoccasion de cêtte protéstation, de ceux qu'ils
nier sans crainte. Je vais parler
ont faits eux-mêmes.
sans doute, d'être
Lachapelle ne niera pas,
adresse
T'auteur de l'adresse à la commission, de ce
dans le cours
dont j'ai cité un fragment
de la
arrêté des citoyens
mémoire : puisqu'un
d'adresses
porte, que de trois projets
commune
présentés par trois citoyens;
à la commission,
is
Yoccasion de cêtte protéstation, de ceux qu'ils
nier sans crainte. Je vais parler
ont faits eux-mêmes.
sans doute, d'être
Lachapelle ne niera pas,
adresse
T'auteur de l'adresse à la commission, de ce
dans le cours
dont j'ai cité un fragment
de la
arrêté des citoyens
mémoire : puisqu'un
d'adresses
porte, que de trois projets
commune
présentés par trois citoyens;
à la commission, --- Page 102 ---
(80)
Lachapelle a été adopté.
celui présenté par
relatifaux troubles
Voila, cependant, un acte
d'être
de fructidor. Il ne niera pas non plus
de T'adresse des citoyens au Corpslauteur
dans laet au
Diretoire-Exéeutf,
Legislatif
autorités
quelle ils instruisent les premières
des désastres qui les ont
de la République,
Voilà
et des causes de ces désastres.
affligés,
de ces actes préparés et fabriqués,
encore un
événemens, pour égarer
2 la suite de ces afreux
et le
(ce sont leurs termes ) le Corps-Ligislatif
Si Lachapelle étoit ÇaDirectoire- - Ezécutif.
de nier ces deux actes, on n'auroit qu'à
pable
T'envoi en France des pièces origiordonner
on en trouveroit
nales, et très-certainement
au
minutes écrites de sa main, déposées
les
municipale edes Cayes,
greffe de Yadministration
laisseroient
du moins, des preuves qui ne
ou,
la véracité de tout ce que
aucun doute sulr
j'avance.
Garrigou ne niera pas non plus la part qu'il
différens actes, adresses ou méa prise aux
Les
moires qui ont été faits à cette époque.
dans les procèspreuves en sont consignées
verbaux des assemblées de commune quiront
eu --- Page 103 ---
-
(88).
ils
en I fructidor. Qnand:
ea. lieu aux Cayes
pas s'eaiposer
disent lun etl'autre que, pour.nel
forcés
ils. - ont été
d la fureur des assassins.,. ils ont été chargés.
d'accepter. la mission.dont
après les, trouils oublient qu'immédiatement de Tenvoi des
bless il n'étoit question, que
ce sont, eux
du sud en France, et que
députés
naitre l'idée d'y envoyer des comqui ont fait
d'être nommés euxmissaires dans l'espoir réalisé après le refus
mêmes : lequel espoir s'est
Ils ne-niecioyens Chaillou, et Desclos.
des
d'avoir été les provocateurs, 2 les
ront pas
et les secrétaires des
régulateurs 2 les orateurs Si les actes qui en sont
assemblées de fructidor.
été
à la signature forcée
émanés ont
présentés
ils sont donc les seuls coupables,
des citoyens,
leur apseuls les ont présentés.à
puisqu'eux
Et c'est ainsi que
probation et à leur signature:
avoir été
déterminés prétendent
des meneurs
forcés le couteaul à la gorge.
aux troubles de fructidor , ou plotôt
Je passe
circonstances' qui les ont proaux actes et aux
ai déjà
voqués et amenés ; mais comme j'en
dans mon mémoire du 10 brumaire, jene
parlé
ici sommairement ce quejai
féraique répéter
F.
A
-
isqu'eux
Et c'est ainsi que
probation et à leur signature:
avoir été
déterminés prétendent
des meneurs
forcés le couteaul à la gorge.
aux troubles de fructidor , ou plotôt
Je passe
circonstances' qui les ont proaux actes et aux
ai déjà
voqués et amenés ; mais comme j'en
dans mon mémoire du 10 brumaire, jene
parlé
ici sommairement ce quejai
féraique répéter
F.
A
- --- Page 104 ---
( 82) )
on dit avantmoi.
ditlàidesshs, et ce qued'autres
Sonthonax aborda -
e Ce'fut en floréal an 4 - que
la commission déléguée par
au Cap, présidant
isles sous le vent. A son
te gouvérnement aux
etrebâties,
villesrepeuplées
attivée,ltronvatesy
florissant,
la culture en vigueur, le commerce libérté 'conen activité, la
Ies arts et T'industrie
bases de la
solidée, l'union et la tranquillité,
les cides peuples. rétablies parmi
prospérité
T'ènnede toutesles couleurs (8);déja
citoyens
étonné du courage des républimi extérieur,
(S)-Lalfaire du 30 ventôse au Cap, pouvoit être
Facilement arrangée par la commission 'da gonvernemême certain que si son arrivée eût été
ment S il est
la tranquillité auroit été
retardée de quelques jours,
les soins
rétablie dans celte. partie de la colonie, par
Roume. Au surplus , je rend compte
du pacificateur
la
françoise de Saintde la situation de toute partie
ou
et j'observe que c'cst par ignorance 2
Domingue.,
qu'on aflecte de croire que tout va
par méchanceté, colonic, lorsque les choses ne vont pas
mhal dans cette
Sad étoit alors dans
bien au Cap. Le départementdu suivant les dernières
un état brillant de prospérité. $
il étoit encore en bon état en messidor
nouvelles 2
Il mérite
dernier, malgré les efforis - de Sonthonax.
donc l'attention du gouveinement. --- Page 105 ---
(8 83 )
des possessions quiloi
cains, avoit vu plusieurs
au pouvoir de la
avoient été livrées 2. remises
lintrépidité de ses défenseurs,
République, parl
et réde tous secours de la métropole, T'ennemi
privés
moyens. Déjà
duits à leurs propres
de Corconfiant dans ses moyens
devenu peu
et de défense 2 avoit perdu
ruption, d'attaque
à Saint-Domingic:
tout espoir de conquête
inattendu,. dans une colonie :
: Ce phénomène
le théâtre
abandonnée à élle-même, 2 n'aguères
du massacre s de Pincendie,
del la dévastation,
de Tanarchie et de
du pillage , de la licence,
les soins, le
s'étoit opéré par
la guerre civile, 2
des chefs,
, et le répablicanisme
zèle infatigable
lors de son départ pour
quie Sonthonax. 2 de l'an 2, avoit laissés charFrance, en prairial
et de T'admigés des rennes du gouvernement parties de Saintnistration dans les différentes
mêmes
Mais hélas! c'étoient ces
Domingue.
avoit si bien défencitoyens de couleur qu'il dans les débats qui
dus, ainsi qu'on le verra
c'étoient
lieu dans T'affaire des colonies ;
ont eu
de France pour sa
avant de partir
enx dont,
il avoit promis et juré la
dernière mission 2
perte !
F 2
Doe
4 -
T'admigés des rennes du gouvernement parties de Saintnistration dans les différentes
mêmes
Mais hélas! c'étoient ces
Domingue.
avoit si bien défencitoyens de couleur qu'il dans les débats qui
dus, ainsi qu'on le verra
c'étoient
lieu dans T'affaire des colonies ;
ont eu
de France pour sa
avant de partir
enx dont,
il avoit promis et juré la
dernière mission 2
perte !
F 2
Doe
4 - --- Page 106 ---
(84)
Frappé du nouveau spectacle
sente à sa vue.
qui se pré2 irrité; de l'amélioration prodigieuse qui se fait: remarquer dans la situation
coloniale; il lance l'anathême de mort:
les restaurateurs et les,
contre
conservateurs de SaintDomingne, parce qu'il ne voit dans. cette,
prospérité que des obstacles à ses. projets do-.
minateurs.
Aussitôt l'horison de la partie françoise de
Saint-Domingue s'obscurcit ; des vapeurs lé-.
thifères couvrent sa surface;le venin
le poison de la calomnie
delenvies
se glisse dans: les,
veines de ses infortunés habitans ; la discorde;
fait siffler ses horribles serpens ; le démon de.
la styrannie 2 accompagné de tout ce que.le
despotisme eut de plus 'affreux, menace d'un:
jougnouveau des citoyens accoutumés. àvaincre,
sous l'étendart de la liberté; Thydre de l'aristocratie ose se montrer avec ses cent, têtes, superbes tel futl l'effet subitde la proscription,
lancée contre les citoyens de couleur!
olab
Bientôt on apprend dans. l'ouest et dans ile le O
sud l'arrestation et la déportation, du général
Villatte, decehéros conservateur et restaurateur --- Page 107 ---
(85 )
du nord, de
corCetinmdbpidenépaiicits
delapartié
n'avoient pu
les trésors de YEspagne de la famine n'aque
dont les horreurs
ville
rompre, 7 affoiblir le courage 2 Torsque la
voient pu
assiégée par terre et parr mer 7
du Cap avoit été
révoltessous
parles Espagnols, les émigrésetles Ses braves comles ordres de Jean-Erangois: éprouvenit le
d'armes et d'infortune
de
pagnons
de citoyèns
même sort; et une mnltitude du nord 2 et
-
couleur de tous les cantons sont entassés
de l'onest y attenante 2.
de ceux
mille fusils, noudans des cachots. Qnarante France avec la comvellement arrivés de
le
distribnés dans département
mission, sont
- a de la peine à en. acdu nord. , tandis qu'on
de l'ouest et du
corder mille aux départeméns avec les Anglois ;
sud, sans cesse aux mains envoyés par la
tandis qu'on prive des secours qui 'ont des
métropole, deux départemens grandes espépar-les
droits à sa sollicitude,
françois.
donnent au commerce
rances qu'ils
silence succède aux transAlors. un morne
excités l'arrivée
ports, d'allégresse 2 qu'avoit appôrtoit à Saint-Dod'une commission 2 qui
de l'an' 3.
de la constitution
mingue le bienfait
F 5
- a
és par la
tandis qu'on prive des secours qui 'ont des
métropole, deux départemens grandes espépar-les
droits à sa sollicitude,
françois.
donnent au commerce
rances qu'ils
silence succède aux transAlors. un morne
excités l'arrivée
ports, d'allégresse 2 qu'avoit appôrtoit à Saint-Dod'une commission 2 qui
de l'an' 3.
de la constitution
mingue le bienfait
F 5
- a --- Page 108 ---
(86) )
La terreur glace et
le bonheur
comprimie tous les esprits;
disparoît, etles citoyens consternés
attendent patiemment les ordres du
tyran.
Ces ordres ne tardent pas à être
par un triumvirat, délégué dans le sud envoyés
l'ouest, et qui arrive le 5 messidor
et dans
où il est reçu avec tous les
aux Cayes,
caractère dont il est revêtu. honneurs dus au
légués étoient
Deux de ses dédéjà connus parleur
le nom de Rey, surtout, étoit immoralités
odieux au département du sud : ils sont chargés de l'exécution de plusieurs ordres d'arrestations
etd'instructions, qui leur prescrivent de
départ des députés du sud et de s'opposer au
l'otest.
ce moyen l'on prive les
Par
citoyens de ces deux
départemens de la faculté de faire entendre
au
Corps-Législatif et au Directoire. - Exécutif les
accens de la vérité, et de leur faire corinoître
leur véritable situation
vrais
par l'organe de leurs
représentans. Déjà l'on avoit déclaré nulle
la nomination faite en germinal, dans l'intention
de substituer à ceux qui avoient été nommés
des députés du choix de Sonthonax.
Nila réception brillante faite à ces délégués, --- Page 109 ---
(S2)
établi dans le
ni le bon ordre qu'ils trouvent ni le patriotiame des
du sud,
parmi eux, nE
département ni Panion qui règne
des
citoyens,
qu'is font à Toccasion
les repreaentations
les propos tenus par
craintes suslenringineanls des délégués, nile specles officiers à la suite
plaine couverte de
tacle riant d'une superbe
de récoltes
sucreries ronlantes, nila perspective dans les montagnes 2
srer-abondantes en café
des arts et de
du coimerce,
Fidèles
ni la"prospérité
les toucher.
Tindustrie, rien ne peut ils apportent avec
de Sonthonax,
leurs premandataires
et - la consternation : des maeux lépouvante démarches sont signalées par
et à
mières tendantes à se faire un parti, blancs
nceuvres scission entre les citoyens
de
opérer une côté, et o ceux de couleur d
et noirs d'un
se laissent) léga
Plusieurs des premiers
lautre.
noirs, pleins de recopnotinnce
rer; mais les
de leur liberté, jurent
envers les défenseurs
de mourif aveç eux:
accorde
de la commission
le
Une proclamation traîtres qui ont livré
amnistie générale aux
à Tennemi, tandis
territoire de la République
de la pauie !
persécute les délenseurs
qu'on
, et o ceux de couleur d
et noirs d'un
se laissent) léga
Plusieurs des premiers
lautre.
noirs, pleins de recopnotinnce
rer; mais les
de leur liberté, jurent
envers les défenseurs
de mourif aveç eux:
accorde
de la commission
le
Une proclamation traîtres qui ont livré
amnistie générale aux
à Tennemi, tandis
territoire de la République
de la pauie !
persécute les délenseurs
qu'on --- Page 110 ---
(-88 )
Enfin, les actes de.
-
la commission, les manoeuyres obscures des délégués, leurs complots
ténébreux, leurs
dilapidations, 2 leur luxe, les
destitutions, 2 les arrestations arbitraires, la violation des asiles, leurs vexations, leur tyrannie,"
portent le mécontentement général au point
que l'arrestation du chef de brigade Lefranc,
commandant nilitaire dans Tarrondissement
de Saint-Louis, donne lieu à une prise d'armes
le 10 fuctidor au soir, jour même de la.
blication de la constitution (9).
pu-
(5) L'autorité de la commission ne pouvoit être
reconnue à Saint-Domingue qu'en vértui de la constitution ; cependant elle en a suspendu la publication,
tant qu'elle a cru cette suspension nécessaire. à l'exercice du pouvoir arbitraire; la constitution de. l'an 3
éloit, à la vérité, connue à Saint-Domingue, ayant
l'arrivée de la commission 2 mais ce n'est que trois
mois après qu'elle en a ordonné la lecture, par U sa
proclamation portant convocation des asseinblées primaires. , pour la nomination des députés au
Législatif. Quant aux pouvoirs qu'elle a
da Corps- Directoire. 1 Exécutif. 7 ils n'ont jamais été reçus: connus dans
les départemens du Sud et de I'Ouest. Pourquoi tenir 1t 2
ainsi lcs citoyens dans l'ignorance de leurs obligations
et de leurs devoirs? --- Page 111 ---
-
(S9 )
impossible de détailler ce qui
: Il ne seroit
parce qu'ayant
s'est passé pendant ces troubles,
jusqu'au
absent depuis le 29 messidor ,
été
fructidor, je ne connois de ces
19 dudit mois
m'en. a été rapporté
événemens que ce qui
Ce que je peux
après mon retour aux Cayes. c'est qu'environ
certain,
dire, et qui paroit toutes les couleurs ont
citoyens de
quaranté
Me préserve
été victimes de cette insurrection.
ici les
ciel d'avoir l'intention de justifier
le
dans ces jours
meurtres :
qui ont été commis
devoir,
manqué à mon
deaurenx/Nanyarois des actes et des masije n'eusse rendu compte
et amenés.
noeuvres qui les ont provoqués
10N
:
ne tarda pas à se rétablir
La tranquillité
du sud. A mon arrivée
dans le département
fructidor , je
dans la ville des Cayes., Ie 19
inis et occupés des moyens
trouvai les citoyens
et le Directoired'instruire le Corps-Léglelatif
La
venoit de se passer.
Exécutit de ce qui
avoient repris leur
cnlture et le commerce
pour France
cours. ordinaire avant mon départ
concitoyens
le 4 brumaire;l et si quelques c'étoient celles
servoient ercore des craintes,
Ia comdes mesures que pourroit piendre
la ville des Cayes., Ie 19
inis et occupés des moyens
trouvai les citoyens
et le Directoired'instruire le Corps-Léglelatif
La
venoit de se passer.
Exécutit de ce qui
avoient repris leur
cnlture et le commerce
pour France
cours. ordinaire avant mon départ
concitoyens
le 4 brumaire;l et si quelques c'étoient celles
servoient ercore des craintes,
Ia comdes mesures que pourroit piendre --- Page 112 ---
(90)
mission pour venger, à ce qu'elle
ses délégués.
prétendoit,
Citoyens Représentans et Directeurs,
répondu à la proclamation des
j'ai
agens du
rectoire - Exécutif, en date dn 23
Diau compte renda
frimaire, ,et
le
par Garrigou et Lachapelle
17 vendémiaire. J'ai prouvé
où ils ont parlé de moi,
que, partout
lomnié. Je vais,
partout ils m'ont ca2 maintenant, examiner le discours prononcé par
Leborgne, 7 sur la situation
actuélle de
Saint-Domingue, dans la
du 17 vendémiaire.
séance,
Après avoir exposé les avantages de la liberté dans les Aptilles, l'orateur fait
la civilisation et du
T'éloge de
patriotisme des
noirs. Loin de chercher à combattre citoyens
a ditl li-dessus,jya
ce qu'il
il
ajouterois au contraire; ; mais
est affreux qu'il parte de ce principe vrai
pour en tirer des conséquences
s
jetter de la défaveur sur
fausses, et pour
si
ceux qui ont concouru
Puissamment, et avec autant de succès, à
inspirer à ces mêmes citoyens noirs l'amour
du travail et T'enthousiasme de la liberté.
Aprés l'incendie du Cap en 1793, la partie
/ --- Page 113 ---
(91)
ne présentoit que
du nord de SaincDomingue du feu, du sang et de
révoltant
après
le speetacle
Sonthonax,
Thorreur. Le philantrope
sa proclamation
avoir essayé vainement, par
de la
à rallier sous les drapeaux
du 29 août,
combattans au nom
République les révoltés sontenir long-tems
du roi d'Espagne, ne put
de Tanarchie et
hideux du désordre.,
T'aspect
résultats de ce qu'ilapfunestes
de la licence,
sa
lui
treademteliemens
pelle philantropie.
et entraîna avec
de la colonie,
cette partie intermédiaire et les principales
la commission militaires et administratives:
autorités civiles,
au Port-deLavaux se retira en même-tems de ligne euroPaix avec toutes les troupes de la ville du
pérmes; et le commandement
, fut
lieux de cette dépendance
Cap, et autres
lui qui, secondé des
confié à Villatte. C'est
sous
de toutes les couleurs 2 employés aucitoyens
service de la République,
ses ordres au
d'infortune, résista,
jourdhui ses compagnons avec une intrépidité
avec une constance rare 9
auexemple, avec un républicanismne de la fasans
aux horreurs
dessus de tout éloge,
et aux
cruelle, à la corruption
mine la plus
des émigrés
efforts combinés des Espagnols,
secondé des
confié à Villatte. C'est
sous
de toutes les couleurs 2 employés aucitoyens
service de la République,
ses ordres au
d'infortune, résista,
jourdhui ses compagnons avec une intrépidité
avec une constance rare 9
auexemple, avec un républicanismne de la fasans
aux horreurs
dessus de tout éloge,
et aux
cruelle, à la corruption
mine la plus
des émigrés
efforts combinés des Espagnols, --- Page 114 ---
(92)
révoltés. C'est lui qui, après la paix
'et des
s'appliqua, et réussit à faire
avec. T'Espagne,
mêmes noirs - jrévoltés.sous les lois
rentrer. ces
l'amour de
de la République, et leur inspira
liberté et du travail. C'est lui iqui, par la
la
administration
confiance qu'avoit inspiré son
àvoit; attiré le commerce
sage et paterneile,
dans cette partie. de
des alliés set des neutres,
mêmes
la colonie, abandonnée par ceux-là
s'attribuent anjourd'hui les progrés. de sa
qui
C'est lui'enfin qui, privé des serestauration.
maintint
cours et des lois de la mère - patrie,
la liberté des noirs et fit renaître, pour ainsi
dire, la ville du Cap de ses. cendres, ainsi
s'en convaincre par le rapport de
qu'on peut
du comité deSalut-Public,
Defermont, au nom
dans la séance du 25 messidor an 3. -
Alépoque du départ des commissaires civils
Polverel et Sonthonax pour-France, en Prairial
de l'an 2 , la partie de Touestgattenante au sud;
présentoit, à la dévastation et à l'incendie près,
le même tableau que celle du nord, quant à
T'anarchie (10) et au désordre. Ce futparles soins
(10) Le mot anarchie a pu quelquefois en obseryer France
êre mal appliqué.; mais on est fondé àfaire --- Page 115 ---
-
(93:)
Bauvais et Rigaud, de l'ad:
:des commandans.
des commandans
Bonnard,iet :
la
ministrareur
sous leurs.ordrés, 2 que
militairés employés
et les.
resfut rétablie',
proprictés e
entranquillité
et lew commerce
-pectécs:1 Alors la culture
dévint un des
trérent en, activité é,iet Jacmel de la colonie.
fréquentés
porslsiplus aol Arer 1 11 sinIs ol
. 1172
:a 19 15
du; Port-Répoblicain, par
71 Après Tinvasion six mille; noirs armés s'éles Angloisur cing .ou
ville,et s'étoient -
toient campés antour. de cette
où ils comvoisines,
emparé des montagnes et des désordres afmettoient des, massacres Sonthonax,ila ne parfreux. Endoctrinés par
les anciens libres,
doient que dl'égorger tous. Envain les géblancs, noirs D et, de. couleurs.. avoient emplayé
néraux. Rigaud et Bauvais douceur.et de. Ja pertoutes les voies, de la
réunir aux déles engager.a se
suation, pour.
et, de leur libertés
fenseurs de la Républigue
qui
rejetté, toutes. les, prôpositions
ils avoient
* 51X A
iC Cf Y'anarchie y a été Vanarchic,
qu'a Saint - Domingue la plus dangerense et la plus,
eera-die, la plaie
être frappee entre des
cruelle dont T'humanité puisse entre des esclaves nouvelhommes, de diverses. rates. nouvellement déurônés.
lement libres et des tyrans
w
et, de leur libertés
fenseurs de la Républigue
qui
rejetté, toutes. les, prôpositions
ils avoient
* 51X A
iC Cf Y'anarchie y a été Vanarchic,
qu'a Saint - Domingue la plus dangerense et la plus,
eera-die, la plaie
être frappee entre des
cruelle dont T'humanité puisse entre des esclaves nouvelhommes, de diverses. rates. nouvellement déurônés.
lement libres et des tyrans
w --- Page 116 ---
(94) )
leur avoient été
faites; et ce ne fut que fort
long-tems après, à la fin de
que ces hommes égarés
pluviose an 4,
bitieux,
par deux chefs amPierre-Disu-Domné (11)et
prêts à être livrés aux
Pompée,
Anglois par les
ciations du: baron de Montalembert,
négoà être: éclairés par les
parvinrent
Beativais,
généraux Rigaud et
sur les intentions perfides et criminelles de ces deux traîtrés, et les livrèrent
autorités constituéés
aux
5 avec les preuves convaincantes de leur trahison,
7 pog ITO
Déjà l'arbre de la liberté avoit été
dans la ville de
planté
Léogane; reprise StIT les Anglois par le général Rigaud
Bauvais,
; déjà le général
après avoir réduit les émigrés
au Sal-Tron, avoit
campés
augmenté le nombre dès
défenseurs de la
sous le
République, en réunissant I
drapeau tricolor, non - seulement les
noirs révoltés dans cetté partie
de la
pendant le cours
révolution, mais encore ceux connus
snciennementsous) la dénomination de
Nigres-
(II) Pierre Dieu-Donné
mhissaire
et
prenoit le titre de comcivil, a déclaré dans son
qu'il tenoit ses pouvoirs de Sonthonax. intetrogatoire, --- Page 117 ---
(95)
dans les montagnes espa:
Marrons 5 refngiés du Doco.
du Maniel et
gnoles
du Sud, il est trop
Quant au département Rigand, T'ami de
évident que c'est atl général à Tadmninitrateur.
la liberté erde Tégalité, militaires de toutes
Gavanon et aux braves
service de la Réles couleurs , employés au noirs doivent le
que les citoyens de leur liberté. Ilest
publique, maintien de leurs droits et
et à leur
évident que c'est à leur intrépidité redevable de
trop
que la France est
de ce déparrépublieaniume, de la prospérité
la conservation,
obtenus dans cettepartie
tement, et des succès
cherche à vépétér
sur les: Anglois, pour quéje les esprits, ce qui est
à tous
ce qui est présent
dans tous les ceeurs.
gravé
C4 1
Réprésehtans et DiTelle a rété, eftoyens
le départ des
la.conduite, qu'aprés
recteurs,
Polverel et Sonthonax,
commissaires civils 2
mêmes citoyens de
de l'an 2, ces
et
en prairial
qu'on
qu'on diffame aujourd'hui,
conleur
de la Répucomme les ennemis
tenue
représente de la liberté et de l'égalité, ont
blique,
Touest et le sud de Saint-Dodans le nord,
N
elle a rété, eftoyens
le départ des
la.conduite, qu'aprés
recteurs,
Polverel et Sonthonax,
commissaires civils 2
mêmes citoyens de
de l'an 2, ces
et
en prairial
qu'on
qu'on diffame aujourd'hui,
conleur
de la Répucomme les ennemis
tenue
représente de la liberté et de l'égalité, ont
blique,
Touest et le sud de Saint-Dodans le nord,
N --- Page 118 ---
(96)
iningue, La vérité en est attestée par le
de Defermont dans'la séancé du's5 rapport
messidor,
d'autant moins susceptible d'être
suspecté de
partialitéen faveur des citoyens de couleur,
qu'ilest conforme'à'c ceux envoyés du Port-dePaix sur la corvette la Musette par le
Lavaux. A qui est-on redevable de la général
vation et de la restauration du.
conserdu nord.?, est-ce àSonthonax
départemen;
qui, ne pouvant
soutenir leis spectacle des horreurs commises
par ses, ordres, avoit abandonné les Cap
se rendre, dans l'ouest, trainant
pour
après lui les
élémens, de la coalition de
Saint-Marc, et dé
la prise du. Port-Républicain (12)P
Est-ce à
Lavaux qui, tranquille et dans labondancesn
Port-de-Paix, avoit défendu, sous peine de
mort, de fournir aucuns Vivres aux habitans
du Cap, desséchés par la famine P Non, c'est
aul général Villatte; c'est au général Toussaint-
(12) La coalition de Saint-Marc et autres lieux,
s'opéra en, présence de Sonthonax, pendant un séjour
de quinze ou vingt jours qu'il-fit dans cette
son retour du Gap, en octobre 1793. La prise yille,à du
Port-Républicain fut une suite dc cette
doit être attribuée à ses
coalition, et
mancenvres, ét auix divisions
qu'il excita parmi les citoyens de toutes les couleurs.
Louverture; --- Page 119 ---
(97)
braves Républicains qui
Louvértures c'est aux
défenseurs de
réunis à' ces infatigables
se sont
aux deux autres départemens,
laPatrie. Quants avoir de doute à ce sujet, puisil ne sauroit y
de la dévastation et de
qu'ils n'ont été préservés ont été soutenns par
lincendie, que parce qu'ils de
et qu'ils
de Rigaud et Bauvais,
le courage
de la présence de Sonthonax.
ont été privés
donc ceux qui, à St.-Domingue,
Quels sont
de la République et
conservé le territoire
ont
relâche ses ennémis ?P Quels
combattu sans
noirs sont redesont ceux à qui les citoyens de leur républicavables de leur civilisation, 2
maintien de leur liberté et delamour
nisme, du
les prétendus
du travail? Ce sont évidemment dhommes, que
de cette même classe
meneurs dénonce (page 12 de son compte
Leborgne
ennemis prononcés et de
rendu) comme les
et de la liberté.
la République
dit-il,ont hérité de tout TorCes hommes, les vices de leurs anciens opgueil ct.de tous
ils ont voulu se
presseurs, à la place desquels
uniquement
Calomnie atroce! Propos
mettre.
C'est ainsi
à diviser et à désorganiser!
propre
G
de cette même classe
meneurs dénonce (page 12 de son compte
Leborgne
ennemis prononcés et de
rendu) comme les
et de la liberté.
la République
dit-il,ont hérité de tout TorCes hommes, les vices de leurs anciens opgueil ct.de tous
ils ont voulu se
presseurs, à la place desquels
uniquement
Calomnie atroce! Propos
mettre.
C'est ainsi
à diviser et à désorganiser!
propre
G - --- Page 120 ---
(98) )
voudroient laisser établir en
que ceux qui ne
social, aucune autorité ,
France aucun ordre
François ont hérité
crient que les Répablicains les vices de leurs ande.tout P'orgueil et de tous
àla) place desquels ils se sont
ciens oppresseurs,
France, comme
mis. Eh! plut à Dieu qu'en
les amis de la libertén'eussent
à St-Domingue,
scélérates
rien à craindre des. manceuvres
plus
et des conspides tyrans, des oppresseurs
l'arme
dont la calomnie est toujours
rateurs, familière et le moyen le plus actif.
la plus a
et du silence.
Ils ont profité des circonstances
pour usurper et la puissance
de la République, Ceci demande à être examiné,
et les richesses.
PolvereletSonthonax,
civils,
Les commissaires
confié
lors de leur départ pour France 2 avoient de St.-
des différentes parties
le commandemen
hommes qui, ainsi que
Domingue à ces mêmes
ont usé deleur
je lai démontré précédemment, confiance parmiles ciautorité pour rétablir la
criminelles des enles trames
toyens, 2 déjoner
ceux de
nemis de Tintérieur, et repousser nationale
Pextérieur. Depuis, la convention mérité de la
appris qu'ils avoient bien
ayant
du 5 thermidor, nommé
Patrie a, par le décret --- Page 121 ---
(99)
quelques - uns de ces
généranx de brigade
de reconnoismêmes hommes qui, pénétrés et de zèle pour
ont redoublé d'efforts
là
sance 2
Y a-t-il
la prospérité de Saint-Domingue. Non, sans doute :
de puissance ?
les
usurpation
maintenant s'ils ont usurpé
je vais examiner
moins que rien; Rigaud
richesses. Villatte a
dans la ville des Cayes,
n'a qu'un emplacement bâtir une maison qu'il doit
il a fait
sur lequel
possède moins anjonrd'hui
en partie; Bauvais
Si je savois quels sont
la révolution:
qu'avant
meneurs, dont Leborgne
les autres prétendus aussi facile derépondre
veut parler, il me seroit
trois
viens de
qu'à celui des
queje
les
à leur égard,
j'ai choisi
mommer : et très - certainement
principaux.
suis vrsisemblablement
â moi, qui
je
Quant dans le nombre de ces meneurs',
compris
le départ des commissaires
déclare que, depuis
de St.-Domingue,
civils Polverel et Sonthonax n'ai exercé aucune
de l'an 2, je
en prairial
aucune fonction puplace, aucun emploi,
aucune puissance.
blique, aucune autorité 5
ni
que je ne possède
Je déclare, en outre, nihabitation en plaine
sucreries, ni caféteries, )
G 2
Quant dans le nombre de ces meneurs',
compris
le départ des commissaires
déclare que, depuis
de St.-Domingue,
civils Polverel et Sonthonax n'ai exercé aucune
de l'an 2, je
en prairial
aucune fonction puplace, aucun emploi,
aucune puissance.
blique, aucune autorité 5
ni
que je ne possède
Je déclare, en outre, nihabitation en plaine
sucreries, ni caféteries, )
G 2 --- Page 122 ---
(10o )
ni maison en ville 2 hi contrats 3
ou en morne,
Ma solide
ni fortune pécuniaire.
ni meubles,
perdre,
fortune, celle que je ne puis jamais
des atteintes de mes percelle qui est au-dessus
de tous les amis de
sécnteurs, 2 c'est l'estime
le bonheur
T'humanité : estime que m'a acquise
ont asété l'auteur des concordats qui
d'avoir
monde,
suré la liberté du nouveau
Réprésentans et Directeurs 5
Oui, citoyens
les fatigues de huit
après avoir blanchi SOTIS
dévoué aul bien
années de révolution, toujours
de St-Domingue - 2 malgré
public, je suis parti
laissant derle poids de Tâge et des infirmités, le
jeune
enfans, dont
plus
rière moi quatre
n'ayant, ni de quoi
a quatre ans et demi,
et à leur entretien,
pourvoir à leur éducation
Voilà,
subsister moi - même
ni de quoi
fruits de mon ambition ? de ma
ceperdant, les
à
le décupidité, et de mon intérêt perpêtuer m'atciel! devais-je
sordre et PanarchielJuste et de méchanceté!
tendre à tant descélératesse
lui-mème, qui les a comblés de
Sonthonaz
reconnoitre leurs droits
bienfaits, qui a fait
rencontroit, a été
maigré Topposition qu'il --- Page 123 ---
V
(Tot )
.
leur audace,, et
souvent
obligé de comprimer
contre sa personne et!
darrèter leurs complots
n'a point fait
Sonthonax
celle des curopéens.
de couleur;
reconnoitre les droits des citoyens : ce n'est
n'est point Pauteur des' concordats est vrai
il
rendu la loi du 4 avril.Ii
pas lui qui a
chargés de son
qu'il a été un des commisszires loi T'eût peutexécntion; ; mais tout autre que d'effusion de sang.
être fait exécuteravec moins
contester â
point au surplus
Je ne prétends
qu'il a prise à T'exécntion
Sonthonax la part
demande si ce
de la loi du 4 avril; mais je de couleur 2 pent
qu'il a fait pour les citoyens faire égorger. Quil
Pantoriser aujourdhui à les
du
achetés au prix
retire donc ses bienfaits, leur rende la tranet de Tincendie : qu'il
avant
sang
bonheur dont ils jouissoient
quillité etle
heureux de
de le connoître, et ils se trouveront aitjamais été
Il est faux qu'il
potvoirtonblien, leur audaces et darrêter
obligé de comprimer
et celle des
contre sa personne
cette
leurs complots
et la fausseté de
européens. La méchanceté
par la série des
assertion sont faciles à prouver Pendant le premier
événemens qui ont eu lieu.
les
à Saint - Domingue,
règne de Sonthonax
les plaines et les
européens étoient égorgés ;
G 3
été
Il est faux qu'il
potvoirtonblien, leur audaces et darrêter
obligé de comprimer
et celle des
contre sa personne
cette
leurs complots
et la fausseté de
européens. La méchanceté
par la série des
assertion sont faciles à prouver Pendant le premier
événemens qui ont eu lieu.
les
à Saint - Domingue,
règne de Sonthonax
les plaines et les
européens étoient égorgés ;
G 3 --- Page 124 ---
(1o2 5
montagnes incendiées : depuis son départ en
prairial de l'an 2, jusqu'au moment de
arrivée en floréal de l'an 4, il n'y a
son
meurtre 9 une étincelle d'incendie pas eu un
naire dans les
révolutionles
départemens du sud et de l'onest;
citoyens blancs, , noirs et de couleur, ont
vécu (réellement ou en
y
on voudra) dans l'union apparence, comme
et la fraternité: Du
moment qu'ilreparoît, les troubles etles
sacres recommencent. A quoi
masbuer, si ce n'est
donc les attriaux horribles manceuvres de
Sonthonax, à sa soifardente de dominer?
Leborgne croit qu'il convient
mentanément de Saintdéloigner maDomingue ces mêmes
hommes,dont la présence pourroit occasionner
beaucoup de troubles, Pourquoi donc m'a-t-il
refusé, avec obstination, le passeport
France que je lui ai demandé pendant pour
légation dans le sud? C'est
sa déqu'en m'accordant
ce passeport, il n'auroit pas s-le plaisir
épronve aujourd'huia m'accuser d'être
qu'il
des. troubles des Cayes, Disons le
l'auteur
doit la possibilité de
mot:ilp perdisposer de ma vie à
coup str. Comment
conduite
expliquer 7 en effet la
des agens et de leurs délégués, qui --- Page 125 ---
(103:)
du sud
à ce que les députés
$e sont opposés
destination ? Que vourendissent à leur
me
se
faire de moi au Cap? Eh! bien, leurs
loient-ils
malgré tous
woillactuellement en France,
dérobant à leurs periécutions
efforts 5 en me
de mes commettans.
j'ai obéi à la loi et au voeu
rendant au Cap,
Oui, si j'eussé cru qu'en me
en
de la commission
conformément à Yarrêté
pour
Prairial ,jeusse été embarqué
date du 27
transporté avec plaisir;
France, je m'y serois
destiné à
évident que jétois
mais il étoit trop
et mon raisonassassiné. Je le déclareici,
yêtre
sans réplique.
nement en est une preuve
dans mon mèmoire
J'ai déjà rendu compte s'étoit passé entre
brumaire, de ce qui
du 10
mon départ des Cayes
Leborgne. et moi avant
retour dans cette
le 29 messidor. Après mon ce-même Leborgue et
ville , le 19 fructidor, chargérent le général
Kerverseau
son collègue
autres citoyens, de m'enBauvais et plusieurs
à voir
à aller les voir. Ma répugnance conségager
consignés; et dont, par
des hommes
être génée, me tint
quent, T'opinion pouvoit à force de sollicitaCependant,
en suspens. furent transmises par les pertions qui,me
le 29 messidor. Après mon ce-même Leborgue et
ville , le 19 fructidor, chargérent le général
Kerverseau
son collègue
autres citoyens, de m'enBauvais et plusieurs
à voir
à aller les voir. Ma répugnance conségager
consignés; et dont, par
des hommes
être génée, me tint
quent, T'opinion pouvoit à force de sollicitaCependant,
en suspens. furent transmises par les pertions qui,me N --- Page 126 ---
Tof)
sonnes qui les visitoient assez fréqu emments
le citoyen Découd, officier de
notamment par
santé, un des députés nommés en germinal
me rendis à leurs instances. Lede l'an 4, je
des événemens
borgne, affligé en apparence dit
ne
venoient d'avoir lieu, me
qu'on
qui
des délégués qu'aux
devoit atmbuerlaconduite
et impératifs de Sonthonax,
ordres pressans
l'éloge. Il convint qutil
dont il ne faisoit pas
l'arrêté pris
n'yavoit rien de plus injuste, que
date du
contre moi par la commission, en
dont l'exécution avoit été confiée
27 prairial,
bien fait de ne
à la délégation ; que j'avois
aurois
me rendre au Cap 2 parce que j'y
pas été sacrifié : il fnit par m'assurer qu'à son.rerien pour fairei retour, il ne négligeroit
Après
venir la commission sur mon compte. heures
entretien qui dura au moins deux
un
ainsi, qu'à
je me retirai, en lui promettant, les voir
Kerverseau, de revenir
son coliègue
le plus souvent qu'il me seroit possible:
s'étant écoulés sans leur tenir
Qnelques jours firent faire de nouvelles insma parole, ils me
à leur
tances, d'après lesquelles je me décidai
craignois qu'eux-mâmes un
faire dire, que je --- Page 127 ---
(io5)
contre moi des vijonr ne tirassent avantage leur rendre. Là-dessus,
sites que je pourrois m'écrivirent de suite
Leborgne et Kerverseau
en louant ma dédans laquelle 2
de tenir
une lettre 2
sollicitoient vivement
licatesse 7 ils me
donnée. J'allai donc
la parole que je leur avois seconde visite, f'enles voir , et dans cette
objets que dans
roula sur les mêmes
tretién
:
la précédente,
tems-là que les
dans ce
Ce fut i-peu-près
Chanlatte arrivérent
généraux Martial-Besse et
de la commisporteurs d'ordres
furent,
aux Cayes,
Les délégués
sion du gonvemenent. renvoyés au Cap avec
immédiatement après,
voulurent les
officiers de leur, suite, qui
les
les
de leur départ, je
accompagner. Le jour
sur le rivage,
non-seulementj tjosques
qui deconduisis,
bord du bâtiment
mais même jusqu'à
destination (13). Ce
à leur
voit les transporter
mains dans les leurs,
fut là que, pressant mes leurs bras , ils me proque. me serrant dans
et Lachapelle
(13) Ceci répond à ce que rendu, Garrigou à Toccasion des
ont avancé dans leur compte
lorsqu'ils s'emqui menagoient les délégués,
dangers pour se rendre au Cap.
barquérent
-
j tjosques
qui deconduisis,
bord du bâtiment
mais même jusqu'à
destination (13). Ce
à leur
voit les transporter
mains dans les leurs,
fut là que, pressant mes leurs bras , ils me proque. me serrant dans
et Lachapelle
(13) Ceci répond à ce que rendu, Garrigou à Toccasion des
ont avancé dans leur compte
lorsqu'ils s'emqui menagoient les délégués,
dangers pour se rendre au Cap.
barquérent
- --- Page 128 ---
(Io6 )
testérent, avec toutes les démonstrations
sincérité, qu'à leur arrivée
dela
vailleroient à
au Cap, ils traréparer les maux qui
afligé la partie du
avoient
la
sud, et à me faire
par commission, la justice
rendre,
Ceux qui connoissent
qui m'étoit due;
commission
la proclamation de la
en date du 23 frimaire
le compte rendu
an 5,et
miaire
par Leborgne le 17 vendéidée de dernier, pourront se former une
sa perfidie. Dira-t-il,
juste
rigou et Lachapelle,
comme Garteau d la
qu'il avoit alors le COLliciter P gorge? Mais, pourquoi me faire soltémoins pourquoi m'écrire d'aller le voir? Les
ne me manquent point; ; la
m'a écrite
lettre qu'il
existe; les généraux
et Chanlatte certifieront
Martial-Besse
délégués
que j'ai conduit les
jusqu'à bord du bâtiment
ils se sont
sur lequel
La
embarqués pour se rendre au
conduite atroce
Cap:
mon
que Leborgne a tenue à
égard, ne démontre-t-elle
demment
pas encore évique, sije me fusse rendu dans cette
commune, conformément à l'arrêté de la commission en date du 27 prairial,
indubitablement
,j'y eusse été
sacrifiéP
Lorsqu'après le départ de Villatte et des --- Page 129 ---
( 1 1o7 )
calme a été rétabli, 012
le
la
'autres Fuctieuft, la culture 2 sans négliger
s'est occupé de
Villatte s'étant rendu dans
partic de la guerre.
sur la frégate la
jours de prairial
même
les premiers
France le 28du
Méduse 2 est parti pour
du nord a été
la partie
de
mois, et cependant
une proclamation
déclarée en danger, par
fructidor.
en date du premier
on a
la commission,
après,
Depuis ce temps 2 et longtemps les noirs campés
contre
le
fait des expéditions et ce n'est que depuis
dans la partie de T'est,
le calme s'est rédépart de Sonthonax, nord. que D'ailleurs 2 peut-on
tabli dans la partie du
dignes de si grands
regarder comme des succès
par des Franéloges, ceux qui sont remportés Ils étoient insurgés 9
çois sur des François ? l'étoient-ils pas avant
dit-on ; mais pourquoi ne ?
Y'arrivée de la commission
de la partie del'ouest
Leborgne 9 en parlant elieetivement se trouvoit
attenante au sud, qui
à Saintde la commission.
âl'époque de Y'arrivée
brillant de prospédans un état
de
Domingue,
en parlant
rité 2 a évité soigneusement, raison la culture et
Jacmel, dont il vante avec derniers troubles
de parler des
le commerce,
TX
S
avant
dit-on ; mais pourquoi ne ?
Y'arrivée de la commission
de la partie del'ouest
Leborgne 9 en parlant elieetivement se trouvoit
attenante au sud, qui
à Saintde la commission.
âl'époque de Y'arrivée
brillant de prospédans un état
de
Domingue,
en parlant
rité 2 a évité soigneusement, raison la culture et
Jacmel, dont il vante avec derniers troubles
de parler des
le commerce,
TX
S --- Page 130 ---
108 )
qniys sont survenus. Cependant des
qu'on peut regarder
noovelles;
comme
apprennent qu'en messidor certaines, 2 nous
civile y étoit
dernier, la guerre
étoient
organisée, et que les deux
en présence. II me semble
partis
événemens aussi
que des
trouver
remarquables auroient dû
place dans un compte rendu
situation actuelle de
sur la
cette
Saint-Domingue. Pourquoi
réticence P n'est-il- pas évident
qu'on ne pourroit attribuer
qu'il sent
qu'aux
ces événemens
manceuvres de Sonthonax,
Il n'en est pas de même des troubles
venus en fructidor aux
surCayes. Il ne parle du
département du sud, que pour s'étendré longuement sur les malheurs que les
de la
manceuvres
délégationy ont occasionnés. J'ena ai parlé
précédemment, et je, ne répéterai point ici ce
que j'ai déjà dit là-dessus.
Leborgne ne fait
qu'effleurer la partie de la culture
silence absolu surle
2 et garde un
commerce brillant de cette
partie de la colonie; mais
forts, la vérité
malgré tous ses ef
faire
perce 2 et il en dit assez pour
connoître au gouvernement les
que ce département
ressources
françois. La
présente au commerce
partie du sud , dit-il, est celle qui --- Page 131 ---
(109)
des biens namoins soufert ; les revenus
; ils
a le
sont trisconsidétables:
tionaua séquestrés millions. A coup sûr > ce
sont de dix à douze dans le sud quela France
n'est pas aux délégués
de ce départeredevable de la prospérité
est
ment.
fasaux descriptions
point
de
Je ne répondrai
de la commision,
tuenses des opérations
de l'état de la cnlses succès contre T'ennemi, dans la partie du nord,
et du commerce
:, ture
de plusieurs points
et de la prise de possession Tout ce que Le-.
ci-devant espagnol.
être
du pays
ne peut
regardé
a dit à ce sujet,
enfantés
borgne
des rêves fantastiques, 9
d'en
que comme
ou par le desir
la crainte du blâme,
l'attenpar
France, et de détourner
imposer à la
de la véritable situation
tion du gonvemement En effet, comment réde Saint-Domingoe. à un homme qui affirme
serieusement
de
pondre
qu'itl porte au nombre
nos corsaires,
navales anque tiennent en échec les forces deuz cens dis
cent, Il en est de même des
pendant les
gloises?
arrivés au Cap
bâtimens étrangers
de son séjour
derniers mois et eingljours
afferdeux
et de toutes ces sucreries
dans cette ville, 2
L
a -
ement En effet, comment réde Saint-Domingoe. à un homme qui affirme
serieusement
de
pondre
qu'itl porte au nombre
nos corsaires,
navales anque tiennent en échec les forces deuz cens dis
cent, Il en est de même des
pendant les
gloises?
arrivés au Cap
bâtimens étrangers
de son séjour
derniers mois et eingljours
afferdeux
et de toutes ces sucreries
dans cette ville, 2
L
a - --- Page 132 ---
(1 110 )
alégard desquelles il convient
mées en argent,
qu'ily a eu une dilapidation épouvantable,pour
certains individus 2 et dont un au
favoriser
) n'auroit pas dic
moins (c'est-à-dire plusieurs
de la place
y prendre part, en considération
aux succès remportés sur
quil occupe. Quant
de l'attaque
Tennemi, je sais qu'à l'exception
de Mirebalais, où l'on a
faite contre le quartier
toutes les autres
obtenu un succès momentané,
des
et ont occasionné
ont été infructueuses,
considérables en hommes 1 2 artillerie et
pertes
suivant les
munitions. Encore le Mirebalais,
été
peu de
dernières nouvelles 9 a-t-il
repris
les Anglois. A l'égard de la baie
temps après par
ni habitans, ni
d'Assua et de Neybe, où il n'ya
seulement des hâtes et des corails ;
culture, mais
L'orateur
cela ne vaut pas la peine d'en parler.
si
auroit eu une belle carrière à parcourir,
du desir de satisfaire sa passion
moins occupé
de rendre
ressentiment, et plus jaloux
et son
des citoyens du sud
hommage au patriotisme dans les détails des
et de l'ouest, il fût entré
qui ont eu lieu 2 soit par terre 3
expéditions avant l'arrivée des agens du gousoit par mer,
de ces actions
vernement. Alors 2 enl parlant
de trouver place dans T'histoire,
d'éclat, dignes --- Page 133 ---
-
(an)
la rea
manqué de dire, qu'après
iln'anroit pas
lan 3, deux chaloupes
prise de Tiburon en enlevé, sous le canon du
avoient
une corvette
républicaines de YIslet à Pierre - Joseph, il a mieux
fort
de vingt canons; mais
angloise armée
que de rendre justice
aimé se taire sur la vérité,
ceux qu'il a intérêt d'accuser.
à
des dilapidaLeborgne, après avoir parlé
sous les
commises au Cap,
tions épouvantables
garde le
des agens du gonvememenr. quand
yeux
celles du sud. Cependant,
silence sur
fidèles et exacts sur les
annonce des détails
on
situation d'une colonie éloignée
événemens etla
de la métropole : quand
de dix-huit cens lieues
pour dénoncer
le ton passionné 2
on prend
de quelques citoyens
l'ambition, et la cupidité
en faveur
on devroit au moins,
iréprochables, rien omettre de ce qui peut
des administrés, ne
et les magistrats du
éclairer les représentans d'intérêt qui dirige les opépeuple, sur l'esprit revêtues de toute l'autorations des personnes donc dû rendre compte
rité. Leborgne auroit
mille francs, déd'une somme de trois cens
dontilfaisoit
du sud,
pensée. par la délégation de deux mois qu'a duré
dans T'espace
partie 2
a
L
rien omettre de ce qui peut
des administrés, ne
et les magistrats du
éclairer les représentans d'intérêt qui dirige les opépeuple, sur l'esprit revêtues de toute l'autorations des personnes donc dû rendre compte
rité. Leborgne auroit
mille francs, déd'une somme de trois cens
dontilfaisoit
du sud,
pensée. par la délégation de deux mois qu'a duré
dans T'espace
partie 2
a
L --- Page 134 ---
(112 )
T'exercice de ses fonctions 2 et notamment
de
mille francs, à Tui
d'une somme
cinquante
remise pour le compte de Tadministration, par
les citoyens Nathan 2 Desclos et compagnie 2
savoir; trente-trois mille
négocians aux Cayes,
francs en or; 2 et le reste en actions sur des corsaires et en letties de change, tirées sur Paris
faveur d'une femme sans moeurs.. Il dira
en
qu'il en a rendu compte à Sonthonax,
peut-être
au Cap; mais cela ne
ou à ladministration démontrer à la France
suffisoit pas : il falloit
dans l'es
entière, comment il est possible que,
de deux mois, , trois subdélégués, logés
pace
de la
2 aient
et meublés aux frais
République
dépensé pour eux une somme d'environ quatre
de sept
cens mille francs 2 indépendamment
millions payés par leurs ordres. Par ce moyen,
Topinion du Corps-Leil auroit peut-être fizé
sur les ingislatif et du Directoire-Esécutf,
demnités à accorder aux fonctionnaires publics
à Saint-Domingué. Si encore ces subdélégués
bornés à se
d'or, la ville des
se fussent
gorger
sur lés
Cayes, hélas ! n'auroit point à gémir
désastres quil'ont affligée, etleurs dilapidations
été ensévelies dans un proauroient peut-être
fond oubli.
II --- Page 135 ---
(r3 )
davaintage sur
Il seroit inutile de m'étendre Je passe à la
rendu par Leborgne.
le compte
parSonthonax
du discours prononcé
réfutation
l'an 6. 5
dans la séance du 16 pluviose
étonné de voir ce mêie SonQui ne seroit
approprié exclusivethonax, quisest toujours fondé la liberté dans les
meht la gloire d'avoir
mission à SaintAntilles, qui, dans sa dernière moyen de conDomingue, n'a négligé aucun
du 29
sa proclamation
sacrer à l'immortalité
seroit étonné 3
vieur style : quine
août 1793,
même Sonthonax, devenu
dis-je 2 de voir ce
modestepar circonstance > reconnoitrequacest la Condécret à jamais célèbre, rendu par
au
le 16 pluviose de l'an 2,
vention nationale
dans les
doit T'abolition de l'esclavage étonné de
qu'on
ne seroit encore plus
colonies ? Qui
passant tout-à-coup
Sonthonax,
voir ce même
assurer qu'en 1791
à une affirmation opposée 2
fixé par le sort 2
étoit déjà
Tétat des personnes
des droits impresdes armes 5 et la jouissauce assurée par les conticriptibles de la nature
les
sur oppreseurs?.
nuels succès des opprimés est non - seulement
Cette dernière: assertion faits, mais encore
faussey et démentie parles
H
a
plus
colonies ? Qui
passant tout-à-coup
Sonthonax,
voir ce même
assurer qu'en 1791
à une affirmation opposée 2
fixé par le sort 2
étoit déjà
Tétat des personnes
des droits impresdes armes 5 et la jouissauce assurée par les conticriptibles de la nature
les
sur oppreseurs?.
nuels succès des opprimés est non - seulement
Cette dernière: assertion faits, mais encore
faussey et démentie parles
H
a --- Page 136 ---
(1)
seroit contraire à la jastification de Sonelle
des
thonax; car sià cette époque lajouissance
étoit assurée, ce ne pourroit
droits politiques
de Sonthonax
être qu'à la cruauté gratuite
de tout le
qu'on pourroit demander compte
qui a été versé à Saint-Domingue pensang
mission. Mais peu imdant sa première
à Sonthonax de se contredire, pourvu
porte
fasse
de vue le
qu'il déclame, et qu'il
perdre
l'accuse. Il raisonne comme il compoint qui
discours n'est, pour celui qui
mande, et son
d'assertions conle suit de près, qu'un tissu
les
tradictoires qui se détruisent les unes
les
mais dont il
on
rapproche
autres, , quand
et dont
cherche à 'tirer avantage en particulier,
se servir tour à tour, pour
il croit pouvoir
les
à son secours, dans tous les sens, 2
appeler
amis de la liberté.
fait le tableau de Ia situation des
Après'avoir l'ancien régime 5 après avoir incolonies sous
les effets de la révolution à
diqué les causes et
établi
la
après avoir
que
Saint - Domingue ;
droits de Phomme
juste ambition de conquérirles
côté, de Tautre lobstination ales refuser >
dun
des guerres civiles les plus ter-.
ont causélune --- Page 137 ---
(is )
dont Thistoire fasse
ribles et les plus sanglantes des malheurs. occaavoir parlé
mention : après
des noirs en- août
Tinsurrection
sionnés par
que les mois de sep1791, Sonthonax ajoute
furent mard'octobre et de novembre
tembre, 2
excès de la part des hommes
qués par les mèmes. et du sud, sous prélezte
de couleur de Touest
droits. C'est ici
de leurs
de la revendication
meurtrières de Sonl'une des assertions les plus
temps et
dévoile en même
thonax 2 celle qui
de son
et l'atrocité
les erreurs de so1l esprit, irrésistible à condamame, et son penchant
et son habitude
à diviser,
ner, et son systême
du
les ennemis gourvernecruelle à miltiplier
en poursnis
en menaçant,
ment en accusant, des castes entiéres. : Ces
vant , en punissant marqués par les mêmes
mois, dit-il, furent hommes de couleur, sous
ezcès de la par! des
de leurs droits.
prétezte de la revendication couleur qui, sont acC'est ici les hommes de
dit-il,portés à
; qui se sont,
cusés en général
qu'ils y ont été
non point parce
des ercès,
en ont eu quelque raison'
provoqués 2 ou qu'ils
ainsi dire , de
2 mais, pour
vraie ou apparente
de la reyendi
gaité de coeur 1 et sous prétezte crnellement
plus
cation de leurs droits.Peut.on
H 2
-
S
- -
prétezte de la revendication couleur qui, sont acC'est ici les hommes de
dit-il,portés à
; qui se sont,
cusés en général
qu'ils y ont été
non point parce
des ercès,
en ont eu quelque raison'
provoqués 2 ou qu'ils
ainsi dire , de
2 mais, pour
vraie ou apparente
de la reyendi
gaité de coeur 1 et sous prétezte crnellement
plus
cation de leurs droits.Peut.on
H 2
-
S
- - --- Page 138 ---
(116)
de
attirer sur une caste entière Tanimadversion
la nation-mère, trop justement jalouse qu'on
trop justement disposée à
prise ses bienfaits,
qui s'en
s'indigner contre des enfans ingrats,
seroient servi pour la blesser? Si cette tournure
pouvoit réussir 2 elle seroit en
d'accusation
funeste aux hommes de couleur, que
effet plus
de Sonthonax ; mais
toutes les persécutions atrocité de l'accusaheureusement T'extrême
invraisemblable. Etl'on sait, dans
tion la rend
les hommes de
les deux hémisphères 2 que confiance et du
couleur ont été le lien de la
de chersalut entre les deux familles ; queloin
cher à détruire ce lien par esprit de jalousie 5
d'envahissement et de domination 2 le plus
tort de Sonthonax est de n'avoir pas
grand tous ses soins à augmenter leur inappliqué On sait que ce sont les hommes de
fluence.
font la sûreté des blancs, et qui
couleur qui
la
des noirs à Saint-Domingue.
sont garantie
de couleur
On sait que ce sont les hommes
fondé la liberté. On sait que ce sont
quiy ont
après y avoir
les hommes de couleur qui,
fondé la liberté, , sont venus à bout d'y fonder
amenânt leurs frères afrile travail libre, en y
égaroit, et dont ils n'ont jamais
çains qu'on --- Page 139 ---
(à17 )
jamais cesser d'a
cessé, dont ils ne peuivent là leur véritable
Et c'est
voir la confiance. irrémissible aux yeux de
erime, leur crime
bien mérité, dans
Sonthonax : le crime d'avoir
de la liberté;
tous les temps 2 de la patrie et dêtre utiles ,
le crime d'être estimés, le crime
Sond'avoir été un obstacle à ce que
le crime
seul écouté,
thonax y ait été seul célebre 9
du nouseul le grand homme
seul puissant,
monde qu'il croit sotteveau monde, de ce
à sa
la révolution a hypothéqué
ment que
tout ce qui a pu coopérer à
gloire. Il faut que
intéressant pays,
planter la liberté dans cet
êtte diffamé, 2
disparoisse en commençant par Tel est le syset en finissant par être proscrit.
Dans
exclusif de gloire de Sonthonax.
tême
la liberté ne ponvoit,
sa première mission,
sans la
selon lui, s'établir à Saint-Domingue
ce
des blancs : dans sa seconde,
proscription
sur lesquels il a
sont les hommes de conleur, d'homicides. . S'il pardirigé ses vues générales
il faudroit
venoit à en obtenir une troisième, famille noire
s'attendre à lui voir décimer la
osé le
conservé la colonie, mais qui a
qui a
favori des hommes
déporter. Telestl'expédient
ni des
pour gouverner 3
féroces 2 qui-n'ont
H3
Am
-
proscription
sur lesquels il a
sont les hommes de conleur, d'homicides. . S'il pardirigé ses vues générales
il faudroit
venoit à en obtenir une troisième, famille noire
s'attendre à lui voir décimer la
osé le
conservé la colonie, mais qui a
qui a
favori des hommes
déporter. Telestl'expédient
ni des
pour gouverner 3
féroces 2 qui-n'ont
H3
Am
- - --- Page 140 ---
(1s )
ni.l l'estime des citoyens :
moyens supérieuis,
diffament;
divisent';i il: faut qu'ils
Il faut qu'ils
leur
détruisent, parce - qu'il
pailfaut: qu'ils
de diffamer et de
roît plus aisé de diviser 5'
la ferde se faire obéir par
dérrnire, que
Sonmeté, par la justice et par Tintelligence.
- il, aujourd'hui prouver
thonax prétendroit droits des hommes de
que la réclamation des
aux excès, dont
couleur n'a servi que de, prétezte
lfaire entendre que ce sont
il parle : voudroitil
en 1791 ,: ont
les hommes de couleur qui,
cendres ?
réduit la ville du Port-au-Prince en convaincre
Je n'ai à lui opposer:, pour le
de fausseté atroce, que ce qu'il
à cet égard
des débats,
dans le cours.
a dit lui-même
à chaque page, aux
dans lesquels il donne,
Croitdecouleurlesplus grandsdloges.
hommes
sur eux, 9
déversant anjourd'hui
il donc qu'en
évidente avec sesanciens
par une contradiction
crimes qu'on lui a
actes, tout l'udieux des
mission; il parreprochés dans sa première
lui
de tous ceux qu'on
viendra à se justifier
Ah! non sans doute,
impute dans la dernière?
mission n'exdans sa première
et sa conduite
tenue
quetrop-celle qu'il a constammentt
plique
dans la seconde.
hommes
sur eux, 9
déversant anjourd'hui
il donc qu'en
évidente avec sesanciens
par une contradiction
crimes qu'on lui a
actes, tout l'udieux des
mission; il parreprochés dans sa première
lui
de tous ceux qu'on
viendra à se justifier
Ah! non sans doute,
impute dans la dernière?
mission n'exdans sa première
et sa conduite
tenue
quetrop-celle qu'il a constammentt
plique
dans la seconde. --- Page 141 ---
-
trg)
tablean de Ja situafait ensuitele
A Sonthonax
lors de son arrivée
tiondé la partie du nord,1 Deux jours plus
floréal lide l'an 4
la colonie: :
au Capren
C'en étoit fait de
tards. dit-i ily
passoient
lès drois parties de Seint-Doningue de la France. Et moi
sous le joug des ennemis
2 que sivotre
réponds, étil est prouvé
du 30
je vous
été différée 2 les troubles avec
arrivéoreht
vous faites la description
ventôse 5 dont
caractérise, 2 eussent
toute: la passion qui vous vertueux Roume; ;
ététerminés par les.soins du servir de prétexte
et ils n'eussent pas pu vous qstveoisntdane
pour ryendcaminbemset et par leur ardent
leur républicanisme
gués par
la liberté et Tégalité. Quoil.vous
amour pour enivré de votre importance , que
êtes tellement
dire que sans votre arrivée
wous osez croire 2 et
étranger: il faucolonie passoit sous le joug
la
depuis votre départ,
droit en. conclure que 7
que pendant
colonie a été livrée aux Anglois,
Mais
la
été intacte,
votre séjour elle a toujours votre première
c'est, au contraire 5 pendant de cette colonie
mission que plusieurs quartiers et aux Espagnols ;
ont été livrés aux Anglois
plusieurs de
pendant: votre absence que
Et
c'est
été repris sur T'ennemi,
ces quartiers ont
-
%
--- Page 142 ---
(120 - y
vons rendre stipposition palpable pour
pour
fausse - 5: apprenez que si vous
supposition
praitial de Tan-2, il est
ne' fussiez pas parti-en
présumable que tout Saint - Domingue séroit
des ennemis de là
passé sous la domination
si vous n'en fussiez pas parti
France, et que
de l'an5, il est incontes
encore en fructidor
table que les divisions qae vous y fomentiez, en
auroient fait, sans retonr , la proie d'un ennemi
habile à profiter de toutes les fautes d'un chef
aussi aisé à s'égarer par ses' mesures violentes et
par ses systêmes destructeurs.
Deux hommes de. couleur, Rigaud et Bau:
gouvernoient le sud et Touest de Tisle: le
vais,
Gela
nord seul obéissoit à un général européen.
et Bauvais obéissoient à ce
est faux : Rigaud
cessé de lui degénéral européen, ils n'ont
mander ses ordres, s et de correspondre avec
le moment du premier départ de
lui depuis
retour à SaintSonthonax jusqu'à celui de son
l'autorisa
Domingue. Leur correspondance,
tion donnée par ce chef pour les assemblées
de l'ouest et du sud' ;
primaires et électorales
de l'an 4, en sont des preuves
en germinal
Villatte ait
incontestables, Il est possible que
aud
cessé de lui degénéral européen, ils n'ont
mander ses ordres, s et de correspondre avec
le moment du premier départ de
lui depuis
retour à SaintSonthonax jusqu'à celui de son
l'autorisa
Domingue. Leur correspondance,
tion donnée par ce chef pour les assemblées
de l'ouest et du sud' ;
primaires et électorales
de l'an 4, en sont des preuves
en germinal
Villatte ait
incontestables, Il est possible que --- Page 143 ---
- a
(12X )
militaire de la
commandant
écrit à quelque
avec lui seul;
partie du nord de correspondre circulaire dont parle
mais il est faux. que, la dans le sud et dans
Sonthonax ait été envoyée
Touest
ors
étoit tellement Le plan. tindépendance du Cap invita, par
ganisé, qué la municipllité celles de la partié frangoise
uné adresse, toutes dans la capitale, pours s'y
à envoyer des députés coloniale. Tout ce que je
réunir en assemblée adresse, c'est que jusqu'à
puis dire sur cette
que par le
je n'en ai eu connoissance
présent
Sonthonax. Mais, , en supposant
discours de
adresse, pourquoi
Texistence réelle de cette
cette muniSonthonax n'a-t-il pas sévi contre
laissé en
Ponrçuoi a-t-il constamment avoir
cipalité?
qu'il a prétendu
paix la municipalité,
à moi,
commis ce délit, pour me Vimputer, m'a-t-il déPourquoi
qui en étois éloigné? arrêté du 27 prairial, comme
noncé par son
du projet criminel de
tinstigateur SECRET
et de foriner
détacher la colonie de la Métropole, me sup*
coloniale? Pourquoi
une assembléc
n'est pour
posoit-il des crimes imponibles,eicen de me
de me persécuter,
avoir des prétextes
An A
S --- Page 144 ---
' 122 )
ponfenivreji de m'anéantir? Pétois, dit-il;
Tinstigateur secret delindépendance. Ohltrès:
sécret; sars doute ; et, avec un' pareil détour;
on peut accuset de tout, Vhomme le plus vertueux. Ce secret étoit en effet inconnu à tous;
à la colonie, au gouvernement, à moi-même.
Ce secret étoit celui de l'amé atroce de Sonété nommé dé
thonax. A cette époque,javois
.
: j'étois revêtu d'un
pité au Corps-Lagislatifs
caractère-légal, dônt on sait que jai toujours
voulu me
été jaloux, et dont-je n'ai'jamais
démettre;: et l'on veut que j'eusse changé le
caractère.anguste de député au Corps : Légist
latif, en celui de député à tne assemblée coloniale.Ilimplique que ceux quim'ontnommé,
cette Nomination,ayons
"
que moiqui ai accepté
évident
si
réunif ces deux idées. Il est
que,
pu
l'on
j'ai été nommé députéau Corps-Législatif,
n'a pas voté; et que je n'ai pas voté Findépendance coloniale. Mais il est bien étrange d'enaccuser d'indépendanice les'
tendre Sonthonax
qui ont tout fait,
citoyens de Saint-Domingue,e
qui font tout, et qui feront toujours tout pour
à: la France; lui qui a été emse conserver
avoirtenté
barqué et renvoyé en Frauce, pour
aussi-abominable qu'exe
d'exécuter ce projet
-Législatif,
n'a pas voté; et que je n'ai pas voté Findépendance coloniale. Mais il est bien étrange d'enaccuser d'indépendanice les'
tendre Sonthonax
qui ont tout fait,
citoyens de Saint-Domingue,e
qui font tout, et qui feront toujours tout pour
à: la France; lui qui a été emse conserver
avoirtenté
barqué et renvoyé en Frauce, pour
aussi-abominable qu'exe
d'exécuter ce projet --- Page 145 ---
(iss )
Raydu citoven
Voyez le rapport
à a Sainttravagant.
du Dreinrebseaers celui du.
mond, agent
an 5;
Domingue, du : 18 fruetidor, e; deil la même
Toussaint t- Louverture adressées au gougénéral d'autres dépêches
date, et
vernement,
W
ne néglige rien pour :
Sonthionax
tirer
Au reste,
et pour S:
aux circonstances,
sur
1 lier sa cause
divers effets des factions
des
de sévérité
sa justification Lorsquil voit quelacte
et ses
les esprits.
envers le général Villatte Peffet
quila exercé d'infortune, , ne produit pas
de ce qu'on
compagnons
il est indigné
en
qu'il attendoit,
: il se plaint amére: été
ne leura pas 8xéexistence: dont ils ont
de la manière humaine
aux - efforts
ment
Il attribue cette douceur à pronver
accueillis.
liberticide. Il'cherclie
d'une faction
csaccnsationsy portées contre
soninnocence parles
comme s'il suffilui par la faction Vaublane, d'être accusé par des
soit, pour être innocent, Mais cet appeldes pasions
hommes coupables.
séduire
ne peut plus aujourd'ut :
au miaux passions, On sait discerner T'innocence la défend
personne. crime qui T'accuse, ou qui
lieu du
Villatte et ses compagnons
pour ses intérêts.
- --- Page 146 ---
( de 124 )
d'infortone n'en seront
et l'équité
pas moins conservéss
républicaine ne trouvera aucun
port: entr'eux et Vaublanc,
rapet lés-amis de la
5 entre les ennemis
République et de la liberté.
Lenbarquemenit de Villatte et des
paux chefs de sa
princi.
faction, 9 rendit la
à
partie du nord. Ceci est
paix la
de Sonthonax,
encore un mensonge
prouvé tel par lui-) même
par ses actes. Après
et
latte, la partie de l'est l'embarquement de Vilsurrection,
n'a cessé d'être en inau pointqué, par une
du premier fructidor
proclamation
an 4, la commission du
gonvernement a déclaré la partie du nord
daniger. Des massacres
en
ont eu lieu
rement dans les
postérieumontagnes du
aux cris de vive
Port-de.Paix,
s'est fait des
Lavauz, vive Sonthonaz ! Il I
rassemblemens à Vallière, à SainteSuzanne, à la Grande-Rivière. Il est donc faux
que l'embarquement de Villatte et de ses compagnons d'infortune ait rien opéré : et il n'est
pas moins faux que les événemens du
aient influé.sur la
sud 1
tranquillité du nord,
les troubles du sud
puisque
ont,été très-postérieurs à
ceux du nord.
Les habitans de l'ouest et du sud, courbés
thonaz ! Il I
rassemblemens à Vallière, à SainteSuzanne, à la Grande-Rivière. Il est donc faux
que l'embarquement de Villatte et de ses compagnons d'infortune ait rien opéré : et il n'est
pas moins faux que les événemens du
aient influé.sur la
sud 1
tranquillité du nord,
les troubles du sud
puisque
ont,été très-postérieurs à
ceux du nord.
Les habitans de l'ouest et du sud, courbés --- Page 147 ---
( 125 )
Rigaua
de fer que leur imposoient nous pressous lejoug
chefs mulatrés ,
autres
des lois
et quelques
jouir du bienfait
soient de les faire
hatàmes d'y envoyer.
Nous nous
sage
frangoises. connus par un patriotisme
trois hommes
leur ardent amour,
et éclairé, ainsi que habitans par
de l'ouest et du
la liberté. Les
et desirent
pour desiroient, depuis longtems,
de la
sud
de jouir du bienfait
encore ardemment
du gouverconstitution. Mais la commission de leur acn'avoit-elle d'autre moyen
nement
que d'en rendre porteurs
corder ce bienfait,
Leborgne et Destrois hommes tels que Rey, dont Sonthonax
fourneaux : Rey et Leborgne, horreur dans ces
savoit que le nom étoit en Leborgne, dont
Rey etle
déclaré 9
deux départemens. sud et le nord, avoient
être
Pouest, le
devoir
plusieurs adresses 2 Tapparition par la haîne
par
cette contrée,
une calamité pour
dont Sonthonax vante
qu'ils y inspiroient. Rey,
ainsi que l'ardent
sage et éclairé, 2
il étoit
le patriotisme
et contre lequel
amour pour la liberté, lui avoient lancé un
notoire que Polverel et
en 1793.
d'arrestation et de déportation
ordre
rendant compte des insSonthonax, en
N
- 1 --- Page 148 ---
(106 )
tructions données à ces effroyables délégués
s'est abstenu de citer les deux
dans le suid,
articles suivans :
Vous nous rendrez compte également, des
'élections. faites au Corps-Legislatif, et, provisoirement, vous vous opposercz au départ des
prétendus députés.
rechercherez si le foyer de la conspiraVous
n'est
dans la partie du sud ; si
zion du Cap
pas
du 30
instigateurs de la journée
les principaux
encore dans la ville des
ventôse ne cabalent pas
leurs
Cayes. Dans le cas oi vous découvririez
,faites arrêter les chefs, et envoyez-les
complots
: vous ferez suivre
all Cap à notre disposition à charge et à déleurs personnes des pièces
Je laisse tout commentaire sur la signicharge.
instruction ponr n'en défication d'une pareille
Vous vous.
velopper que les traits principaux.
C'est
oppos erez au départ des prétendus députés
visiblement dire, comme je veux les accuser
,jai besoin, pour fond'établir Tindépendance
qu'ils restent à Saint-Doder mon accusation,
et je vous ordonne de les empêcher
mingue, sortir. Et de quel droit Sonthonax autod'en
à charge et à déleurs personnes des pièces
Je laisse tout commentaire sur la signicharge.
instruction ponr n'en défication d'une pareille
Vous vous.
velopper que les traits principaux.
C'est
oppos erez au départ des prétendus députés
visiblement dire, comme je veux les accuser
,jai besoin, pour fond'établir Tindépendance
qu'ils restent à Saint-Doder mon accusation,
et je vous ordonne de les empêcher
mingue, sortir. Et de quel droit Sonthonax autod'en --- Page 149 ---
(127 )
as'opposer au départ des
risoit-il ses délégués
et contre
nommés avant son arrivée., elevé audéputés
désquels il ne s'étoit
la nomination
N'y a-t-il pas là usurpation
cune réclamationt
? Vous recheret abus de tous les pouvoirs
du Cap
si le foyer de la conspiration
cherez
du sud. Depuis quand,
n'est pas dans la partic
de conspiraordonne la recherche
avec
lorsqu'on
ainsi vaguement
teurs , les présuppose-t-on:
de loca
intention et cette désignation
cette
si lon n'a pas des hommes
lités P N'est-ce pas,
leur dire : trouvez-moi
délicats pour délégués,
coupables, dans
telle et telle espèce d'hommes moi avec ce qu'il faut
tel lieu, et envoyez-les chercherez, dans le
Vous
pour en disposer.
du Cap. Et
sud, le foyer de la conspiration se trouve dans
présumer que ce foyer
pourquoi
de celle du nord par
la partie du sud, séparée de cent lieues, et par un
distance de plus
une
vu la position des Anglois,
trajet de mer qui,
ne
que
centre de la colonie, permettoit
dansle
à ces deux parties de commutesdificlementa N'étoit-ce pas manifester
niquer ensemble? de trouver des coupables,
esidemmentledeir
qu'il y en eût?
là. ou il y. avoit imposibilité de. cette partie
N'étoit-ce pas livrer les citoyens. --- Page 150 ---
(128)
à l'arbitraire de délégués déjà trop disposés à
brouiller? N'étoit-ec pas activer entre les'
tout
de leurs ennemis, les licitoyens les passions
dénonciations, aux haînes, aux venvrer aux
ouvrir un champ libre à
geances particulières, à toutes les trahisons ?
toutes les calomnies,
N'étoit-ce pas assez à Sonthonax de m'avoir,
dans son arrêté du 27 prairial, dénoncé etlié,
aux troubles du
par une manceuvre pareille,
30 ventôse, sous le prétexte d'un voyage que
tandis
étois parti
j'avois fait au Cap ;
quej'en
mois avant ces mêmes troubles; tandis que
un étois à cent lieues de distance dans la ville
j'en
l'assemblée de ma
des Cayes,, où je présidois
la nomination des électeurs P Mais
section pour
la haîne, point de
il n'y a point d'alibi pour
distance de tems ni de lieu que la tyrannie ne
rapproche : tu troubles l'eau qui remonte, et,
si ce n'est pas toi, c'est ton frère.
maintenant ces deux
Nous allons comparer
des instructions données aux
articles expansifs
immédiadélégués, aveci celui qui les précède
tement : il est ainsi conçu : Vous chercherez à
pratiquer des intelligences au Port-au-Prince,
et à connoitre les dispositions des
cgérémie 2
habitans
a point d'alibi pour
distance de tems ni de lieu que la tyrannie ne
rapproche : tu troubles l'eau qui remonte, et,
si ce n'est pas toi, c'est ton frère.
maintenant ces deux
Nous allons comparer
des instructions données aux
articles expansifs
immédiadélégués, aveci celui qui les précède
tement : il est ainsi conçu : Vous chercherez à
pratiquer des intelligences au Port-au-Prince,
et à connoitre les dispositions des
cgérémie 2
habitans --- Page 151 ---
(1a9) )
Vous pourrez
habitans de ces deux communes. qui n'ont pas"
amnistic à tous ceux
promettre
ou accepté de Temploi
signé les capitulations, Anglois. Vous nous
de la part du ministère
que
de tous les renseignemens
rendrez compte
En comparant envous prendrez à cet égard.
données aux
tr'eux ces articles des instructions révolté de voir d'un
délégués, n'est - on pas
Tes traitres,
indulgence) epour
côté laplusgrande
Ja plus cruelle envers
ét de Pautre la sévérité
versé leur sang
ceux qui ont constamment territoire de la Répudu
pour la conservation de blâmer Jes mesures de
blique ? Je suis loin
égarés et repenclémence envers les hommes même temps la
ilancer en
tans : mais pourquoi diffamation sur les défenseurs
proscription etla
également parNe devoit-on pas
de la patrie?
si toutefois
donner des erreurs moins graves, amis reconnus
avoit été commis par les
il en
et de la liberté ? Avec de pade la République
etd'autres
- reillesinstractions, données parécrit,
être
présumées 2 qui ne peuvent
justement
les ont données ou
connues que de ceux qui
étonnant que
il n'est pas
reçues verbalement, livrés à tous les excés de
les délegués se soient
de couleur, dont
leur haine pour les citoyens
I
-
- so --- Page 152 ---
(130 )
ils redontoient la concurrence en. patriotisme;
et qu'ils aient, par leurs manceuvres infernales,
dilapidations, par leur luxe effréné,
parleurs dissolution de leurs moeurs, par leur
par la
les événemens désastyrannie enfn, provoqué
du
quisont survenus dans le département
treux
sud, en fructidor de l'an 4Rigaud et Bauvais s'étoient
Les généraux
Petit- Goave en prairial , pour asrendus au
de la
sister à la cérémonie du renotvellement
de l'arbre de lan liberté : delà ils se
plantation
inspecter la garsont rendus à Léogane, 2 pour
les fortifications de cette place, sans
nison et
l'ennemi; mais il est faux
cesse attaquée par dans cette ville, comme
qu'ils se soient réunis
délibérersi on recevroit
le dit Sonthonax, pour
déliet encore plus faux, pour
les délégués,
bérer si on reconnoitroit lcs agens particuliers
Je suis d'autant plus
du Directoire - Ezécutif
assertion de
fondé à attester la fausseté de cette
Sonthonax, que'j j'étois alors à Léogane, etique
d'une délibération sems'il y eût été question
chose ; mais
blable, j'en aurois appris quelque démentie
cette assertion. se trouve sufhsamment
l'insde la réception et de
par le procès-verbal
si on reconnoitroit lcs agens particuliers
Je suis d'autant plus
du Directoire - Ezécutif
assertion de
fondé à attester la fausseté de cette
Sonthonax, que'j j'étois alors à Léogane, etique
d'une délibération sems'il y eût été question
chose ; mais
blable, j'en aurois appris quelque démentie
cette assertion. se trouve sufhsamment
l'insde la réception et de
par le procès-verbal --- Page 153 ---
(151 )
rédigé par enx-mêmes
tallation des délégués,
avéc tous les
où ils ont été reçus
aux Cayes,
caractère dont ils étoient
honneurs dus au
revêtus.
Tassure Sonthonax, les délégnés
Si, comme
du sud,
à leur arrivée dans le département avilies, et leurs
trouvèrent les municipalités
de Tétat
bornées à tenir les registres
fonctions
exécution des proclamations
civil, c'étoit en
mission
dans le cours de la première
rendues
L'autorité militaire 2
de Polverel et Sonthonax. lois de la Répus
attendant les nouvelles
en
rien changer aux dispoblique, ne pouvoit l'autorité civile ; et Sonsitions émanées de
en aucune
parieulirement, ne peut,
thonax,
autorisé à trouver mauvais que
manière, être
force de loi depuis le
volontés aient eu
ses
en l'an 2 ,jusqu'à celui
moment de son départ
miarrivée en l'an 4. Les commandans
de son
alors dans le sud et
litaires qui se trouvoient
Sonthonax,
T'ouest, avoient été nommés par
de
Polverel, à Pexception
ou par son collègue blancs nommés par les chefs
quelques citoyens
militaires
leur absence. Ces commandans
dans
le territoire de la République,
ont conservé
I 2
A
le i 2 a --- Page 154 ---
(13a) )
rétabli les
sur T'ennemi,
fait des conquêtes
la rétribution
cultures fait payer exactement leurs droits et
maintenu
due aux cultivateurs,
ne sauroient
liberté. Voilà des vérités que
leur
ni des délégués
contester 2 ni Sonthonax, qui, au lieu de
et sans moralité,
sans pudeur
pour y exécuter les
venir à Saint-Domingue
et
bienfaisantes de la mère-patrie,
intentions
des heureux effets de la
faire jouir les habitans
le
de Tan 3, sont venus porter
constitution
dans les départemens
deuil et la consternation
T'union, 9
du sud et de l'ouest, ou régnoient
T'abondance et la paix.
dit Sonthonax 1 , étoient aux
Les blancs,
ceux-ci étoient aus
hommes de couleur ce que
Tancien régime : les européens
blancs sous à la condition des afranchis :
étoient réduits n'avoit pas changé : on leur.
le sort des noirs
qu'autrefois, et
infligeoit les mêmes supplices
de
barbarie des nouveaux maitres surpassoit
la
des anciens. Pour démontrer
beaucoup celle
asserl'absurdité de ces épouvantables
toute
suffit de mettre sous les yeux des
tions, il me
2 le tahommes sensés, justes et impartiaux
de la colonie. Le nombre des citoyens
bleau
réduits n'avoit pas changé : on leur.
le sort des noirs
qu'autrefois, et
infligeoit les mêmes supplices
de
barbarie des nouveaux maitres surpassoit
la
des anciens. Pour démontrer
beaucoup celle
asserl'absurdité de ces épouvantables
toute
suffit de mettre sous les yeux des
tions, il me
2 le tahommes sensés, justes et impartiaux
de la colonie. Le nombre des citoyens
bleau --- Page 155 ---
(335 )
à Ssint-Domingns
de conlenr est actoellement des blancs : je dis à peu
égal à celui
desblancs
à pen près
lenombre
la rigueur hommes de couleur.
prespagceqoal celui des
pourroit excéder
2 sont,
noirs, sans exagération la
Les citoyens
de couleur, dans prorelativement à ceux D'après ce calcul , comde trente à un.
de couportion
que les citoyens
ment est-il possible
a conéidérablement
leur, dont la population qu'ils ont éprouvées ,
diminué par les pertes droits politiques,. soit
soit en réclamant leurs extérieur ; comment,
en combatanttenneni ces hommes, qui
est-il possible que
des
dis-je ,
Tabolition
- n'ont pris les armes que pour sacrée de la liprojugés, 5 que pour la cause réduit les euroberté et de Tégalité, 7 aient affranchis 2 ctles noirs
péens à la condition des
celui de-Pancien
plus dur que
à un esclavage phénoméne les citoyens noirs
régime ? Parquel
totalité de la forcequi composent la presque
à qui on inflige
armée, ces'mêmes citoyens 2
et à qui on
supplices qu'autrefois 2
les mèmes
surpasse de beauune barbariequi
fait éprouver
anciens maitres , peuventcoup celle de leurs
ont fait pour la conils, après tout ce qu'ils
peuvent-ils en
quête de leur liberté, çomment 13
N
M
e --- Page 156 ---
(134) y
si grand nombre, et les armes à la main
soumetieainsiavec
3 se
résignation au joug affreux
qn'on leur impose P Par quel
ees mêmes
prodige encore
citoyens noirs
toyens de couleur
opprimés,'e et les cileurs oppressenrs, unis de
coeur, d'esprit et d'intention, sont-ils
les uns et les autres à verser la dernière décidés
de leur sang pour la défense commune goutte
droits et de leur liberté?
de leurs
C'est à Sonthonax à
donner la solution de ces
problêmes 3 mais
moi, qui ne possède point l'art de
des' mensonges absurdes,
répondre à -
je dis et
soutenu de l'évidence et de la
j'affirme a
citoyens blancs
réalité, que les
jouissent, dans le sud
de la plénitude des droits
etl'ouest,
assurés par-la constitution; ils y exercent la presque totalité
emplois
des
lucratifs; ; ils y occupent les places civilesscjudiciaires et
administratives, et ils
ticipent oaux fonctions militaires. Je
parqu'eh général ils ne possédent
conviens
fiance entière des
point la con
citoyens régénérés; ; mais
ne tient qu'à eux de la mériter,
il
suadé
et je suis
sans
que
les manceuvres de
peret de ses partisans, l'inion
Sonthonax
et l'amitié régneretaticodtsmemipirmilie citoyens de
les - couleurs, Au reste, il
toutés
5 n'y a rien de plus
aires. Je
parqu'eh général ils ne possédent
conviens
fiance entière des
point la con
citoyens régénérés; ; mais
ne tient qu'à eux de la mériter,
il
suadé
et je suis
sans
que
les manceuvres de
peret de ses partisans, l'inion
Sonthonax
et l'amitié régneretaticodtsmemipirmilie citoyens de
les - couleurs, Au reste, il
toutés
5 n'y a rien de plus --- Page 157 ---
1335 )
avance
ce queSonthonaxs
2videmmientaoxqne noirs : la vérité est que
à Tégard des citoyens
leurs exhortatione
les citoyens de couleur > par l'amour du trafratemelles, leur ont inspiré travaillant par
vail, et en ont fait des hommes françojs sindes citoyens
intérêt et par gout,
et aux intéattachés à la République
de
cérement
métropolitain. Pour prix
rêts du commerce
exactement le salaire
leur travail, ils reçoivent
civils 5
des commissaires
A
fixé par les réglemens
primaires, , ils
votent dans les assemblées
ils
et élus, et ils jouissent
sont électeurs, éligibles des droits des citoyens
dans toute leur étendue
personne, 9 exVoilà des vérités que
intéressés à
françois.
Sonthonax et ses partisans
cepté
sauroit contester.
déguiser la vérité,e
été dit a
point ce qui a déjà
Je ne répéterai
survenus en fructidor
Yoccasion des événemenss
de dire que le
aux Cayes. Je me contenterai Lefranc, ne lui a
d'arrêtlancé contre
mandat
de Saint-Louis
jamais été notifié : qu'appelé
il fut inaffaire de service 2
aux Cayes pour
maltraité par le gedignement et cruellement ordonna de le connéalDefoumeaus, qui TAfricaine. Je dirai
duire à bord de la corvette --- Page 158 ---
(1 136 )
c'est cet acteinutile et arbitraire, précédé
que
arrestations nocturnes, quia donné
de plusieurs
maiheureux événement des Cayes, et
lieu ati
d'un
à des excès provoqués par le despotisme
côté, de l'autre par le désespoir : je dirai que
T'effervescence quia régnépendant ces journées
desastreuses étoit telle 2 parmi des hommes
aussi ardens que les colons, qu'il n'étoit pas
du
Rigaud de l'arrêter toutau pouvoir général
à-coup ; mais que par ses efforts continuels et
son énergie, il est parvenu en très-peu de
par
temps à rérablir l'ordre et la tranquillité publique. Je dirai encore que les citoyens de la
commune des Cayes n'ont point été forcés de
signer une adresse, dans laquelle ils supplient
le général Rigaud de s'emparer du gouvernement. Cette assertion se trouve démentie par
toutes les-adresses des citoyens de cette comenvoyées au Corps-Législatif et au Dimune,
nest-tucolrmttneees et long-tems
après les troubles. Que si l'oipeut arguer des
contre lesquels personne n'a
actes authentiques
réclamé en disant qu'ils ont été souscrits par
et
force : il n'y a rien qu'on ne puisse attaquer
Plus
renverser avec un pareil raisonnement.
dit Sonthonax, ont pérè
de deux cens victimes,
des citoyens de cette comenvoyées au Corps-Législatif et au Dimune,
nest-tucolrmttneees et long-tems
après les troubles. Que si l'oipeut arguer des
contre lesquels personne n'a
actes authentiques
réclamé en disant qu'ils ont été souscrits par
et
force : il n'y a rien qu'on ne puisse attaquer
Plus
renverser avec un pareil raisonnement.
dit Sonthonax, ont pérè
de deux cens victimes, --- Page 159 ---
I à 137 )
Environ qua:
désastreuses.
dans ces jotirnées
ainsi que
citoyens de toutes les couleurs, ont été
rante
dans le cours de cet écrit,
je lai dit
machiavélisme; mais
victimes de son affreux il le dit, ceux déce ne sont point, comme
Ce
sous le titre de la faction frangoise. être de la
signés
ont été reconnus pour
sont ceux qui
il a bien de la difféfaction Sonthonax; et y
rence.
dit Sonthonax;
Le but de tant de massacres, activité 2
de la consla mise en
étoit d'empècher
le jour même
avoit été proclamée
titution s qui
défend la tenue des assemde la révolte. Rigaud
autorité privée il desDe son
blées primaires.
tous les commissaires
zirue les juges de paiz, il met toutes les comdu Directoire-Eateutifs Les arbres de la liberté
munes eu état de siége.
de la patric sont
arrachés, les autels
sont
arrêtés de la délégation méprirenversés, les
foulées aux pieds.
sés, leslois de la République
desiroient
de Ssint-Domingne
consLes citoyens
la mise en activité de la
depuis longtemps
acceptée par la notitution ; ils l'avoient déjà
au Corps-Legialatf,
mination de leurs députés Tarrivée de Sonde I'an 4, avant
en germinal
l
€ --- Page 160 ---
(138 )
thonax $ c'est lui qui en a
suspenda la
gation, parce qu'il a cru cette
promul:
Cessaire à ses vues ambitieuses suspension néet
Rigaud n'a pu suspendre la
tyranniques,
blées primaires
tenue des assem-,
,' puisqu'elles étoient convoquées pour le 11 fructidor,
il étoit à combattre
époque à laquelle
rentréaux
P'ennemi 2 et qu'il n'est
Cayes quelei4; ili n'a point
les juges de paix, et tous les
destitué
commissaires du
Directoire-Esseutif,; il n'a point mis les
munes en état de siége; les arbres de
comavoient été plantés
la liberté
2 les autels de la patrie élevés, dans l'ouest et le sud, avant T'arrivée
Sonthonax ; ils y prospérent
de
n'existe dans
toujours 2 et il
ces deux départemens
individu assez téméraire
aucun
main
pour y porter une
sacrilége; les manccuvres des
y sont exécrées à la vérité,
délégués
3 mais les lois de la
République y sont en vénération. Voilà
pour réfuter les calomnies de
comme,
suffit de rétablir les
Sonthonax, il
faits, et de répondre négativement à tout ce qu'il a avancé, Quelle insigne mauvaise foi, quelle perfidie ne met-il
point en usage pour rendre les citoyens de
couleur odieux à la France! de quelle
magie
d'expressions ne se sert-il pas pour entasser
3 mais les lois de la
République y sont en vénération. Voilà
pour réfuter les calomnies de
comme,
suffit de rétablir les
Sonthonax, il
faits, et de répondre négativement à tout ce qu'il a avancé, Quelle insigne mauvaise foi, quelle perfidie ne met-il
point en usage pour rendre les citoyens de
couleur odieux à la France! de quelle
magie
d'expressions ne se sert-il pas pour entasser --- Page 161 ---
(139)
de
Il parle
contr'enx calomnies sur calomnies! l'accuse de Pavoit
la conetitution, lorsqu'on lorsqu'on lui reproche
violée ; de la liberté,
sacré de la patrie,
3 de lamour
ses efforts
son despotismne
qu'il a fait tous
lorsqu'il est prouvé
en
chefTouinetone
pour porter le général
du respect
verture à entrer dans ses trahisons; lui-méme a
dà aux lois de la République, que d'union, de
de restauration,
foulées aux pieds;
que loi seula rempli
dans un pays
de
pacification,
de dissentions,.
de troubles , de deuil 7 de désastres de toute
haines, de dévastations,
espèce.
pas la
Avec quelle andace ne profane-t-il dit que Rigaud,
tribune sénatoriale, lorsquil essaie de négocier avec
pour couvrir ses crimes, lui- même comment
les Anglois. Ne sachant
depuis plus d'un
couvrir ses propres crimes, celui dont la fidélité
an il accuse de trahison
sont parfaià la République
et Tattachement celui qui, depuis le commentement connus;
s'est signalé par sa
cement de la révolution, les
5 celui qui,
les rois et
tyrans
haine pour coalition des pnissances étrangérés lès
depuis la
n'a cessé de combattre
contre la France,
LS --- Page 162 ---
(110)
ennémis intérieurs et extérienrs de la
blique, avec autant de succès
Répn:
celui enfn
que de
contre lequel Sonthonax courage;
aujourd'hui,
ne s'élève
soumettre à la que parce qu'il n'a pas voulu se
tyrannié insupportable du Robespierre des Antilles
amour pour la
2 que parce que son
patrie lui a fait un devoir de
rejetter avec horreur l'idée de devenir
plice de ses projets destructeurs,
le comet la fausseté de
Si la noirceur
cette calomnie n'étoient
évidemment prouvées par les faits,
pas
rois-je point à dire là-dessus P
que n'aufaire
mais ce seroit
injure au bon sens. 2 que de chercher à
réfuter une imputation
thohax, lui - même, aussiextravagante. Sonvraisemblance
pour donner un air de
à cette accusation, aussi
que perfide, dit,.
atroce
pour se tirer
que Rigaud, surveillé par les
dembarras,
encore en grand nombre
patriotes quisont
dans le
du sud, est dans
département
timpossibilité de
son crime : et c'est ainsi qu'on
consommer
vouloit faire, lorsqu'on
persuade qu'on
ne peut" pas
qu'on ait rien fait. Mais si les
prouver
on n'en sauroit douter,
patriotes, comme -
le
sont en, majorité dans
département du sud, qu'attendent-ils
livrer à la vengeance nationale,
pour
ou, au
moinsa
ont
dans le
du sud, est dans
département
timpossibilité de
son crime : et c'est ainsi qu'on
consommer
vouloit faire, lorsqu'on
persuade qu'on
ne peut" pas
qu'on ait rien fait. Mais si les
prouver
on n'en sauroit douter,
patriotes, comme -
le
sont en, majorité dans
département du sud, qu'attendent-ils
livrer à la vengeance nationale,
pour
ou, au
moinsa --- Page 163 ---
(i4)
de trahison?
destituer un chef prévenu sont en minopour contraire, les patriotes
Si, au
pourroit empêcher Rigaud
rité, qui est-ce qui crime? Les Anglois, assude consommer.s son
la
avec empressement
rément, accepteroient
du sud; et ce n'est
livraison du département
et au
Directoire-Extpas au CompeLigaladf perstadera que le goucutif, que Sonthonax qui a. employé tant
vernemént britannique 2
comme
et de corruption eu Europe
de perfidie
refuseroit de prendre possesion
en Amérique,
si les chefs qui le défendent
de St-Domingne, livrer. Depuis que Sonthonax
vouloient le lui
avec les AnRigaud de négociations
blessures
accuse
reçuplasieora Il faut
panerntenhigadt contre Jérémie.
dans ses expéditions
manière de
convenir que: c'est une singulière de Yattaquer et
négocier avec, Tennemi, que
son terrein.
Nigad,pourierer
le combatiresurs
aux Anglois 2 ne
le territoire de la République qui sont en son poux
néglige aucun des moyens enierementies Anglois de
voir, pour expulser et ce sont là les réponses
Saint - Domingue :
de Rigaud aux
magnanimes et péremptoires
de
calomnieuses et extravagantes
assertions
Sonthonaxi
- --- Page 164 ---
( 142 )
C Sonthonax
avec
ajoute que Rigaud, en négociant
Canglure, cherchoit à se
appuis auprès du
ménager des
avec les agens du gouvernements' et à se lier
ministère
le Conseil des
britannique dans
Cing - Cents. Voilà
nouvelle preuve du délire de
encore une
Sonthonax.
tépondre à cela, il faudroit le
Poor
Quant à moi, qui ne suis ni
comprendre,
dans la
ne veux être versé
politique affreuse du
donne volontiers à
crimé, j'abanpliquer, à
Sonthonax le soin d'exqui il voudra,
chant à se
comment, en cherménager des appuis auprès du
vernement,
gouilfalloit, 7 surtout, se lier
agens du ministère
avec les
des
britannique dans le Conseil
Cing-Cents.
Sonthonax!
que ne donneriez-vous
pour que Rigaud et ses concitoyens,
pas
désespoir par vos manceuvres
réduits au
eussent livré le
abominables, 2
glois P Mais
département du sud aux Annon ; votre espoir est vain : le cruel
despotisme que vous avez
et dont, graces au
appesanti sur eux s
ciel, ils sont
doublera, s'il est possible,
délivrés, repatriotisme.
leur courage et leur
Rigaud est un patriote
républiçain
sincère, un
invatiable, un des plus intrépides
réduits au
eussent livré le
abominables, 2
glois P Mais
département du sud aux Annon ; votre espoir est vain : le cruel
despotisme que vous avez
et dont, graces au
appesanti sur eux s
ciel, ils sont
doublera, s'il est possible,
délivrés, repatriotisme.
leur courage et leur
Rigaud est un patriote
républiçain
sincère, un
invatiable, un des plus intrépides --- Page 165 ---
#
(149) )
liberté et de légalité. Il cona
défenseurs de la
de la Patrie; il consertinuera à bien mériter
9 et toutle
territoire de la République,
vera le
calomnies retombera
poids de vos horribles
de satisfaction
votre tête. Autant jéprouve
celui
sur
età
justice à son répablicanisme
à rendre
5 autant je
de Saint - Domingues
s'ils
dés citoyens
à les dénoncer;
mettrois d'empressement de trahison ou : d'inrendoient coupables
se
dis avec toute la confiance
gratitude. Oui,jele
quej/ai de
m'inspirent et la connoissance ont tenue
que
et la conduite qu'ils
et ses
leurs principes,
affreuse. Rigaud
pendant cette guerre
fidèles à la Répur
concitoyens demeureront force des circonstances ,
blique ; et si, par la
les efforts puissuccomber. sous
ils devoient
des
2 à leur dernier
et
émigrés
sans des Anglois
uniquement
rendant une vie consacrée
seroit
eri, en
de la liberté et de l'égalité 2
et
à la défense
Frangoise, une
celui de vive la République
dans ses coloindivisible jusques
indivisible,
nies.
démigrés, dit SonUne correspondance
pour le
lettre du commandant
thonax, et une
intércepau Port-au-Prince,
roi dAngleterre --- Page 166 ---
(iu)
tées par la
doute à
commission, ne laissent
cet égard, Mais en
aucun
tence de ces
supposant l'exislettrès, qui assurera
pas étéf fabriquées
qu'elles n'ont
à Rigaud la confiance samniquementpour faire perdre
de ses
Qu'ont de
concitoyens P
duite de commun, au surplus, avec la conRigaud, les lettres
Anglois, des
interceptées des
berté
émigrés et des ennemis de la
et de l'égalité P Depuis
lisent-ils pas
quatre ans ne dique Rigaud doit livrer le
tement du sud? et cependant,
dépar:
ans, Rigaud n'a cessé de combattre depuis quatre
les Anglois et les
et de vaincre
émigrés. Pour que ces lettres
pussent faire preuve contre
qu'elles eussent été écrites Rigand, il faudroit
et encore dans
et signées de sa main,
ce cas, on ne seroit pas moins
embarrassé d'expliquer
ment du sud, où
pourquoi le départecommande
toujours au pouvoir de la
Rigaud, reste
République.
Sous le nom de la
il envoya à
municipalité des
Paris, dit Sonthonaz, deur Cayes,
missaires, l'un
comblanc, et lautre homme de
couleur, pour rendre compte des
Ce n'est ni la
évériemens.
municipalité des Cayes, ni Rigaud, mais bien les citoyens de cette
commune
qui
é d'expliquer
ment du sud, où
pourquoi le départecommande
toujours au pouvoir de la
Rigaud, reste
République.
Sous le nom de la
il envoya à
municipalité des
Paris, dit Sonthonaz, deur Cayes,
missaires, l'un
comblanc, et lautre homme de
couleur, pour rendre compte des
Ce n'est ni la
évériemens.
municipalité des Cayes, ni Rigaud, mais bien les citoyens de cette
commune
qui --- Page 167 ---
(145)
à Paris ces deux commisniress dan- la
qui envoyérent
J'ai déjà. dit
Lachapelle et Garrigou. rendn , qu'iis avoiént
réfuration de leur compte commettans. Pour
la confiance de leurs
de jeiter
trahi
il suffit s'en convaincre pleinement, dont ils avoient été
les yeux sulr les pouvoirs dont ils étoient porsur les dépêches été adressécs poschargés,
celles qui ont
tetrs,. et sur
et au Directérieurement au Corpelagilatif de toutes les
par les citoyens Au surplus,
loire-Extenif, du sud et de T'ouest.
en
communes
sont actoellement
deux commissaires
les interces
à Paris: qu'on
les a
France, et pent-êire
si Rigaud
et qu'on sache.deux,
avec les
roge 7
des liaisons
chargés de lui ménager
dans le coildu ministère britannique,
ont proagens
Il est vrai qu'ils cela ne
seil des Cing-Cents.
; mais
leurs signatures
Avec
testé : contre
qu'ils sont des traitres.
rien, sinon
comme Sonthonax;
prouve cela ilsn'ont point dit,
ud avoit
tout
du sud; Rig
dans le departement
primaires 5
que
la tenue des assemblées en état de
défendu mis toutes les communes avoient été
quilavoit
arbres de la liberté
siège; que les
de la patrie renvertés:
a arrachés, 2 et les autels
qui pat donner - à
ils n'ont rien dit, surtout,
K --- Page 168 ---
(146)
Rigaud essayoit de négocier, avec
penser que
les Anglois.
Une chose remarquable dans le discours de
Sonthonax, c'est qu'il ne laisse échapper aucune occasion de tirer le parti le plus avantades accusations portées contre lui par la
geux
terrassée le 18 fructidor; il se
faction royaliste
comme victime de cette faction, et
représente
par cela seul qu'il a été acse prétend justifié
cusé par Vaublanc.
Lorsque Sonthonax a été décrété d'accusation pour les faits résultants de sa première mission à Saint-Domingue, il-s'est'tiré
d'affaire, en peignant ses accusateurs comme
des royalistes-, des indépendants 7 des ennemis
de la- France, de la liberté et de l'égalité. A
il faisoit le plus grand éloge des
cette époque,
n'a
craint de dire
citoyens de couleur, et
pas
termes
avoit d'amis de la
en propres
2 qu'iln'y
France, de patriotes à Saint-Domingue, que
les citoyens de couleur.
de couleur
Depnis que ces mêmes citoyens
;
accabléssous' le poids de sa tyrannie, l'accusent
de la- France, de la liberté et de l'égalité. A
il faisoit le plus grand éloge des
cette époque,
n'a
craint de dire
citoyens de couleur, et
pas
termes
avoit d'amis de la
en propres
2 qu'iln'y
France, de patriotes à Saint-Domingue, que
les citoyens de couleur.
de couleur
Depnis que ces mêmes citoyens
;
accabléssous' le poids de sa tyrannie, l'accusent --- Page 169 ---
(147) )
les désastres quiront
d'être lauteur de tous dans sa dernière misSsine-Domingte
qu'il en a dit luialiligé il oublie tout le bien
sion;
cours des débats , enprésenedes
même dansle
il lès dénonce comme
colons ses accusateurs ; des traitres toujours
comme
des indépendants, territoire de la République
a"livrer le
de la liberté
prêts
comme des ennemis
il ne
aux Anglois >- et dans sa rage délirante,
et de Tegalités.
pour chânter la pasait comment s'y prendre qui l'ont accusé en
linodie à l'égard de ceux style.
vièus
1793, 1791 et1795,
-
est accusé par les citoyens
Aujourd"hui qu'il
sont les ennemis de
noirs, dira-t-il aussi qu'ils liberté P Non, une pala République et de la
; mais
assertion seroit trop extravagante; par
reille
été obsédés et travaillés
il dira qu'ils ont
des
contenéolusione
des émigrés et
prêtres
en conque de contradictions
naires. C'est ainsi
prétend tour - à - tour
tradictions 2 Sonthonax des citoyens blancs 3
le rémoignage
s'accorder peuterpousser
qui, sans
noirs et de couleur,
cependant
leurs motifs, se réunissent
être dans
l'accuser.
tous pour
K 2 --- Page 170 ---
(148 1
Depuis un an 2 dit Sonthonax sje signale Ricomme lassassin des européens. Cela est
gaud
le
mais avant et depuis cette
vrai qu'il signale;
les européens qui habitent le départeépoque,
ment dus aetbreaiés-iais
cessé d'attribuer les malheurs survenus dans
cette partie de la colonie au despotisme, et aux
machiavéliques de Sonthonax et
manceuvres
de ses délégués. Il est encore vrai que, depuis
il'accuse Rigaud de négocier avec les
un an,
du
la livraison du département
sud;.
Anglois
ans les
et les émimais depuis quatre
Anglois
n'ont cessé de dire et de publier que Rigrés
à leur livrer le territoire
gaud ne tarderoit pas
et cependant,
confié à son commandement; F
Rigaud n'a cessé de les atdepuis ce tems-là,
et de
taquer, de faire sur eux des conquêtes,
avec succès. Cette dernière accu4
les combatre
avec la conduite
sation , mise en opposition
de Rigaud, ne prouvevraiment républicaine
Sonthonax ne s'oct-elle pas évidemment, que
à
qu'à réver le crime, et à l'attribuer
cupe
d'accuser?
ceux qu'il a intérêt
des malheureux événemens suri
En parlant
Sonthonax s'és
venus en fructidor aux Cayes,
, de faire sur eux des conquêtes,
avec succès. Cette dernière accu4
les combatre
avec la conduite
sation , mise en opposition
de Rigaud, ne prouvevraiment républicaine
Sonthonax ne s'oct-elle pas évidemment, que
à
qu'à réver le crime, et à l'attribuer
cupe
d'accuser?
ceux qu'il a intérêt
des malheureux événemens suri
En parlant
Sonthonax s'és
venus en fructidor aux Cayes, --- Page 171 ---
(1 149 )
osoit-on m'attribuer ces failss
crie : Comment
du fer assasmes amis seuls sont) frappés
quand.
seuls sous les coups.
sin, quand ils succombent
Voilà
me
calomnient avjourithui?
de ceux qui
qu'il.est I'anteur de
précisément ce qui prouve
pas eu le
désastres: car. ses amis n'ayant
ces
populaire s'est portée
dessus, Telfervescence instrumens de Sonsur les partisans, sur les
dans le départhonax, qui i; depuis lenrarrivée
pour:
du sud, avoient tout mis en usage
tement
parvenir à
diviser les citoyens, et qui, pour
avoient employé des manceuvres.
leur but. 2
les victimes,
dont ils ont été eux-mêmes
des troubles siqui
Après avoir rendu compte
de Saint-
'ont déchiré la malheureuse colonie
fait en
pendant le séjour qu'ily a
Domingue,
centredansl les détails des:
dernier Hien,Sonthonaxe
né seroit réheureiz effets de sa. mission. Qui
à en.
avec laquelle il cherche
volté de Yaudace
de la nation Franimposer aux représentans Ssint-Domingue.
çoise ; lorsqu'il est prouvé que
le séjour
n'a jamais été plus agité que pendant soit dans
fait, soit dans sa première 2
qu'ilya mission; lorsqu'il est prouvé que 7
sa dernière
cette colonie
pendant sa première mission 2
K 3.
4 e
a - a --- Page 172 ---
(150 )
devenne le théâtre de la guerre civile; de
étoit
de la licence et de l'incendie;
la dévastation,
depuis son départ en
lorsqu'il est prouvé que moment de son arprairial de l'an 2 2. jusqu'au il
a eu dans les
rivée en floréal de l'an 4, n'y.
:
de l'ouest et du sud, ni meurtré 2
départemens
est prouvé que son retour'
ni incendie,lorsquil
les troubles ; les'
dans cette colonie a renouvelé
ilrest
divisions et les massacres; ; lorsqu'enfin
le rapport de son collégue'-Ray.
prouvé par
du
Touseminat-Lods
mond, par ceux
général
une * infinité de pièces officielles,
verture, 2 et'par
forcé de s'enibarquer', la
que depiis qu'onl'a été rétablies dans toutes les
paix et Funion ont
néirete
Saint Dumingue, et qu'il
parties.de
malheureuses 5
de ces contrées
aux citoyens
exécration. pour le tyran; adqu'une profonde désastres
les ont afiligés ,
teur- de:tous les
qui lois de la Répuqu'une parfaite soumision aux
qu'one haine profonde
blique et à ses dilègués,
ardent pour?
ses
ennemisi quum-amonr
pour
la liberté et T'égalité!
ont
néirete
Saint Dumingue, et qu'il
parties.de
malheureuses 5
de ces contrées
aux citoyens
exécration. pour le tyran; adqu'une profonde désastres
les ont afiligés ,
teur- de:tous les
qui lois de la Répuqu'une parfaite soumision aux
qu'one haine profonde
blique et à ses dilègués,
ardent pour?
ses
ennemisi quum-amonr
pour
la liberté et T'égalité! la première
N'est-ce pas :en effet pendant ville du.Gap a
amission de Sonthonax," querla
du;
les plaines etles montagnes
été brûlée, que --- Page 173 ---
(35E),
incendiées, queles
de Ponest ont été
sud et
N'est-ce pas pendant
cifoyens ont été égorgés? môle, etJérémic ont
mission que le
sa
première
? N'est, - ce pas pendant
été livrés aux Anglois eten sa présence 2 que
à Saint-Marc. 2
Tisle ontfait une
a
son séjour
de
de cette partie
beaules citoyens
ont été entrainés fucoalition, dans laquelle
et dont les
de la colonié 2
coup de cantons été arrêtés que par le départ
nestes effets n'ont
: 1
TEspérance en
Sonthonax sur la corvette
de
prairial de l'an 2.
dans Tabsence
N'est-ce pas, au contraire, cantons dans les
de Sonthonax, que plosieurs de l'ouest et du sud,
départemens du nord,
les villes et lès
été repris sur T'ennemi ; que
a été mise
ont
été rebâtis ; que la culture
flobourgs ont
est redevenu
; que le commerce ont repris de
en vigueur; les arts et l'industrie
rissant ; que
et la' fratérnité ont regné
Tactivité; que Punion
après avoir donné
entre tous les citoyens qui, de leur amour pour
incontestables
pour
des prenves et la liberté, 2 n'attendoient la mise
la République de leur bonhear, que
le complément
de lau 3.
activité de la constitution
en
de Saint-Do:
-
de la situation
La comparaison
LA --- Page 174 ---
(152) )
mingue à ces différentes époques,
t-élle pas évidemment
ne prouvé:
Sonthonax
que la présence seule de
dans cette colonie est un fléau dévastateur, > et un obstacle invincible à la
périté de ce
pros-
-
pays, livré par sa jalousie de domination à toutes les horreurs des crises
tiorinaires?
révolu1 - Les preuves des heureux
sion rie
résultats de la misS.unthonax se trouvent,
les
de
dit-il; dans
témoignages
ses ennemis
il
à cette occasion un
même; cite
fragment du rapport fait
par Burbé- Marbots au Conseil des
le 28.0 ventôse dernier.
Anciens s
dans le
Cependant on ne voit
passage qu'il cite 7 qu'un
rendu à la
hommage
vérité, 2 qu'un démenti donné à ceux
qui prétendoient que l'abolition de
entraîneroit la ruine des colonies. l'esclavage
toyens amis de la liberté,
Tous les ciquisont actnellement
en grand nombre à
cord sur ce
Saint-Domingue, sontd'acpoint avec Barbe-Marbois. On
voit rien dans son
ne
heurenx résultats
rapport qui prouve les
de la mission de
pussqne c'est pendant son absence Sonthonax,
de la libertéaf fait des
que l'amour
progrès à S.
que la licence, le
Domingue;
vagabondage et les massacres
l'esclavage
toyens amis de la liberté,
Tous les ciquisont actnellement
en grand nombre à
cord sur ce
Saint-Domingue, sontd'acpoint avec Barbe-Marbois. On
voit rien dans son
ne
heurenx résultats
rapport qui prouve les
de la mission de
pussqne c'est pendant son absence Sonthonax,
de la libertéaf fait des
que l'amour
progrès à S.
que la licence, le
Domingue;
vagabondage et les massacres --- Page 175 ---
A -
-
(153 )Y
à
de l'ordre,
ont fait place au recablisvement la culture., 9 le
T'union et à la fraternité ; que de Pactivité;
et lindustrie ont repris leurs habicommerce
sont rentrés sur
que les cultivateurs ont reconnu quel'amour
tationsrespecives, 2 et
lié au.maintien
du travail étoit essentiellement
de leur liberté.
lieu de
Sonthonax et ses partisans 2 au des disSi
à faire des écrits et
leur temps
-
perdre
d'eux mêmes, produicours apologétiques
de Saint-Dode la part des citoyens
soient,
deleur administration
des attestations
beau
mingue 2.
assurément ils auroient
sage et paternelle,
ennemis;
ceux
jeu contre
qu'ils appellentleurs de la part des
mais on ne voits au contraire, des arrêtés et des
administrés, que des actes 2
et
accusent les administrateurs, Direcadresses qui
et au
les dénoncent au CompeLagblatf évident que les déléil est donc
toire-Exécuif:
: car daus un gouvergués. sont répeéhenusbles
on conçoit facinement, républicain surtout,
opprimé,
les clameurs d'un peuple
de
lement que
sur les déclamations
doivent T'emporter prévaricatenre
fonctionnaires
quelques
qu'il rend de
Sonthonax, dans le compte
Se à C --- Page 176 ---
(154)
de Saint-Domingne, prétend qn'il
son départ
Il seroit inutile
a été volontaire de sa part.
volontaired'examiner ici s'ilrs'est embarqué
ment ou par force, parce que les dépêches
adressées au Directoire - Exécutif ne doivent
laisser aucun doute à ce sujet. Jobserverai seulement que Sonthonax, en cherchantàt prouver
de Saint- Domingue 2
qu'il est parti librement
démontre de la manière la moins équivoque *
ta été forcé 2 pnisqu'il
que son embarquement:
dun complot qui
avoue avoir eu connoissance
lui a été révélé par un officier de marque eurodont il lui plaît de taire le nom ; et qu'it, -
péen, d'une rébellion dont le général Toussaintparle
consenti à se,souiller ,
Louverture n'eutjamais travaillé au-delà de
s'il n'eut pas été obsédé,
émipar des prètres et des
toute imagination,
rébellion ne sont
grés. Or ce complot et cette
autre chose que le projet effectué d'embarquer
Sonthonax pour France..
lettrès
lui ont été écrites pour linLes
qni
viter à partir, sont absolument insignifiantes; d'un
seulement que la présence
elles prouvent
pas des sacrifices
tyran est siodieuse, qu'iln'est
Ce n'est
qu'on ne fasse pour s'en débarrasser.
é,
émipar des prètres et des
toute imagination,
rébellion ne sont
grés. Or ce complot et cette
autre chose que le projet effectué d'embarquer
Sonthonax pour France..
lettrès
lui ont été écrites pour linLes
qni
viter à partir, sont absolument insignifiantes; d'un
seulement que la présence
elles prouvent
pas des sacrifices
tyran est siodieuse, qu'iln'est
Ce n'est
qu'on ne fasse pour s'en débarrasser. --- Page 177 ---
(
(155 )
lui ont été écrites avant
sur les lettres qui
celles qui depuis
pas
mais bien sur
et au Dison départ,
au Coarpelagialaire
ont été adressées
peut se faire une juste
qu'on
de Sonseeonetstesshs Thorreur que la présence
idée de toute
de S. Dominguer
inspiroit aux citoyens incertitude à ce
thonax
disparoitre toute
de
Pour faire
transerire ici l'adresse
sujet, il's suffira de
du canton de Plaimunicipale date du 20 venTadminiseation
en
sance an CompeLegalauf,
municipaux
an 6. Les adminitrateurs
démiaire
ainsi:
de ce canton exprinent -
LÉGISLATEURS,
CITOYENS
avec vous de
venons nous réjouir
à la Ré6 Nous
qui a conservé
révolution
Thenreuse
de ses possessions.
la plaspeeciebse envers les deux
27 publique
nous acquitter
Nous venons
92 chefsquiend
bien mérité, et vouer
ont si
MECESE
et d'estime qu'ils
entière linfâme
ide PEurope
autorité, et
99 à Texécration cuirassé de votre
traître qui,
et du
patiotime,
le masqué de la vertu
crimes :2 en
29 sous consommer ses longs
restoit de
5> vouloit colonie et tout ce qui y
la
57 perdant amis de leur pays.
92 François
. - --- Page 178 ---
( 156 )
3 Nons. n'entrerons point dans le détail des.
99 faits quise sont passés ; le gonvernement de
59 Saint-Domingue et la voix
publique vous en
29 ontsuffisamment instruits: : ce seroit d'ailleurs
59 une. tâche trop douloureuse
pour nous d'a29 voir à rappeler ici tous nos malheurs.
99 Vous déplorerez sans doute comme nous,
5> Législateurs, que l'auguste mission
la s
que
> France régénérée avoit à remplir dans le nou2, veaumonde,ait étéa ainsi le partage d'hommes
29 pervers. 2 d'affreux machiavélistes. 3 dont la
29 pratique ait toujours été d'opprimer de
99 corrompre et de diviser, 9 et qui, pour at29 teindre plus sûrement à leur but destractif,
52 n'aient cessé de contrefaire le langage de la
29 justice et de l'humanité,
99 Mais Sonthonax est parti, Législateurs,
25 et Saint-Domingue est sauvé, L'amour de ia
29 vraie vertu et de la loyauté, si longtemps
29 méconnue par la plupart des chefs de cette
99 région infortunée, commence à y luire sous
59 l'influence du commissaire Raymond, et de
29 l'illustre noir qui est à la tête de nos armées;
29 déjà la joie 2 la confiance et la sécurité re4
justice et de l'humanité,
99 Mais Sonthonax est parti, Législateurs,
25 et Saint-Domingue est sauvé, L'amour de ia
29 vraie vertu et de la loyauté, si longtemps
29 méconnue par la plupart des chefs de cette
99 région infortunée, commence à y luire sous
59 l'influence du commissaire Raymond, et de
29 l'illustre noir qui est à la tête de nos armées;
29 déjà la joie 2 la confiance et la sécurité re4 --- Page 179 ---
(157) )
de toutes parts, et nous présagent
> naissent
est réservé à votre sagesse
le bonheur qu'il,
D'Es29
Salut et respect. Signé
29 de consolider.
du Directoire - Exécommissaire
29 TRÉES,
président; HEULAU,
25 cutif; LAVIOLETTE, VACHERIE 2 officier
officier municipal 3
muni29
fils, officier
; LAMBERT,
29 municipal; GRANON, officier municipal;
cipal; A.B.
secrétaire-gyeffer..
29 et LEBLANG,
la manière dont s'exprime T'admiTelle est
du canton de Plaisance, à
nistration municipale Sonthonax. Si l'on ajoute au
l'occasion de
adresse, celui emlangage expressif de cette
Raydu commissaire
ployé dans les dépêches
Toussaint-Lotimond, dans celles du général dans'les adresses
verture; celui enfin du employé sud et : de louest 9 avec
de tous les cantons
doit-on pas entendre
quelle indignation ne heureux résultats de sa
Sonthonax parler des
?
mission à Saint-Domingue
affirmé, contre la vérité, que
Après avoir
avoit été vode Ssint-Domingue
son départ
occasionné beaucoup de
lontaire 2 et avoit Sonthonax cherche à Iemécontentement ,
- --- Page 180 ---
(158 j
Taccusation portée contre lui par le
pousser
relativement au
Tounain-Lotvermure,
général
de déclarer la colonie de
projet abominable
indépendante de la France,
Saint-Doningue
tous les Européens.
et d'égorger
de cette accusation, SonPour se justifier
Tonssint-Louverthonax dit que le général
de brigands
ture, après avoir commandélarmée n'a passé au
ordres du roi catholique, 2
aux
lorsque les néservice des répitblicains 2 que
de paix lui ont appris que. PEspagne
gociations besoin de lui. Il faut observer que
n'avoit plus
n'à été connu
le traité de paix avec PEspagne
qu'à la fin de vendémiaire
à Saint-Domingue
le
Tonssinc-Louvertire
an 4, et que général armée sous les lois de la
étoit rentré avec son
le départ de Sonrépublique en lan 2, avant
i1
France ; et très-certainement,
thonax pour
cette époque, on eut
ne sontiendra pas qu'à
des. négociaconnoissance à Saint-Domingue, ainsi
C'est
que,
tions de paix avec PEspagne. dont on laccuse 2
des crimes
pour se justifier
lui-même et ses paril oublie les éloges que de fois à. donner au
tisans se sont plu tant
c'est ainsi que,
Toussaint Louverture;
général
avant
i1
France ; et très-certainement,
thonax pour
cette époque, on eut
ne sontiendra pas qu'à
des. négociaconnoissance à Saint-Domingue, ainsi
C'est
que,
tions de paix avec PEspagne. dont on laccuse 2
des crimes
pour se justifier
lui-même et ses paril oublie les éloges que de fois à. donner au
tisans se sont plu tant
c'est ainsi que,
Toussaint Louverture;
général --- Page 181 ---
- 159)
de
T'attention des législaténrs,
ponr dérourner
lui, il cherche à
l'accosation portée contre
defavenr sur un chef, au patriotisme
jeter de la
tous les citoyens de la
duquel
et à Phumanité
de rendrejustice, et qui, 7
colonie s'empressent qu'il a rendus depuis à
par les services signalés
les erreurs
a
réparé glorieusement
dans
sa patrie,
il peut avoir été entrainé
dans lesquelles
les têtes étoient exaltées
un temps où toutes
et
éga
quelquefois
T'amour de la liberté,
par
de Tacquérir.
rées sur les moyens
Sonthonax prétend qu'une
Au surplus 2
siufiroit pour
de sa part
simple dénégation
imputation. Cette madétruire cette absurde être bonne pour un
nière de se justifier pent de la vérité commoment; mais le flambeau
les affaires COà répandre sa clarté sur
mence
approche, où les preuves
loniales: 2 et linstant
lui impute; ainsi
amoncelées des forfaits qu'on
quelques inferont revenir
qu'à ses partisans,
encore, et montreront
crédules, s'il en existe
dans un océan
ces hommes noyés
à découvert
de crimes.
des asseravoir réfuté quelques-unes
Après
dans le discours prononcé par
tions insérécs
e --- Page 182 ---
(160) 1
dans la séance du 16pluviôse der:
Sonthonax,
avoir mal rempli le but que
nier, je croirois
T'occasion
suis proposé, , sije ne saisissois
je me
ici, de lui demander pourquoi,
qui se présente
où il a rendu compte des
dans un discours
de ceux de
du 30 ventôse, au Cap;
troubles
et des prétendues néfructidor, anx Cayes,
les
du général Rigaud avec
Anglais,
gociations
le plus absolu sur mon
il a gardé le silence
j'étois éloigné
compte; lui qui, pendant que cessé de me
de la justice, n'a
du sanctuaire
et aul Directoiredénoncer atl Corps-Législatif
Phomme
Exécntif, et de me signaler comme
ait
dangerenx que Saint - Domingue
le plus
sein; lui qui, â son arrivée
possédé dans son
où tout trembloit
et dans un temps
au Cap,
s'est déchaîné
sous son, affreux despotisme,
atroce, : et
contre moi avec un acharnement
lui qui, au mén'a cessé de me persécuter;
les lois, a
de la constitution et de toutes
pris
délégués dans le sud de me
ordonné à sès
etde
sur une corvette 2
faire emlarquer
c'est-àaul Cap à sa disposition,
m'envoyer
l'organe de ces
dire, à la mort; lui qui, par
de
a ordonné, sous peine
mêmes délégués, 2
des dépardésobéissance, à tous les citoyens
temens
é de me persécuter;
les lois, a
de la constitution et de toutes
pris
délégués dans le sud de me
ordonné à sès
etde
sur une corvette 2
faire emlarquer
c'est-àaul Cap à sa disposition,
m'envoyer
l'organe de ces
dire, à la mort; lui qui, par
de
a ordonné, sous peine
mêmes délégués, 2
des dépardésobéissance, à tous les citoyens
temens --- Page 183 ---
(16: )
asile
Pouest et du sud', de refuser
temens de
de nommer, leur repréà celui qu'ils venoiënt
et de Larrêter pargentant au Compelégiuladl, lui qui, par son
tout où ils le rencontereient, dénoncé comme
arrêté duia7 piairialan. 4,m'a
au Cap,
des troubles du 3o.ventôse, criminel
l'auteur
secret du projet
de
et
Commerhanigner colonie de la métropole.
de détacher la
coloniale, tandis qu'il
former une assemblée
mêmes troubles
savoit qu'un mois avant ces rendu dans le dédu 30 ventôse, je m'étois de ma résidence ordidu sud, lieu
que le lendepartement tandisquil savoit encore
à
naire;
le premier germinal,
main du 30 ventôse,
2 à cent lieues
huitheures du matin.jeprésdol, primaire de ma
de la ville du Cap,Tamembiée des électeurs qui
section, pour la nomination choix des députés au
devoient procéder aux substituant savolonté
lui qui,
la vérité
Compeligaluul, qui, craignant que
à celle de la loi,
organe, a ordonné
ne se fit entendre par mon à mon départ pour
délégués de s'opposer
à ses
le voeu fortement proFrance, où m'appeloit
lui qui par sa prononcé de mes commettans; an 5 , m'a dénoncéau
clamation du 23 frimaire tant que de besoin
et en
Direceire-Exenif,
L
S 4 --- Page 184 ---
1 162 T
au Corps-Legislatif, comme Tanteurdestroubles
survenus en fructidor àux Cayes; etprovoqués
son : despotisme et:par les manceavres de
pari
ses délégués, tandis qu'it savoit que: pour me
soustraire à sa tyrannie insupportable etia atix
persécutions de ses délégués,j'ayois étéobligé
dès le 29 messidor précédent, d'abandonner
mes enfans , mes parens retimes
mes foyers,
me reléguer au milieu des bois ;
amis, pour
en trouvant les
lui dont j'ai trompé l'espoir: 3
moyens de m'embarquer pour France, etqui,
aussitôt qu'il a appris quejavois été fait prison:
nier
les Anglois, a mis en usage tous les
par
obtenir d'eux de im'é:
moyens possibles pour
changer au Cap, afin de se procurer le barbare
plaisir de me sacrifier à sa haine 2 à sa venà sa férocité ; lui qui , tandis que je
geance, , dans les horreurs de la captivité la
gémissois
écriplus cruelle à bord des vaisseaux anglois 2
voit au ministre de la marine, que j'avois été
Rigaud pour négocier la Ivraison
envoyé par
du département du sud à l'ennemi. (Pinchinat,
dit-il dans sa lettre du 6 ventôse an 5 à ceiministre, que nous avions cru parti pour Londres,
est resté au môle: il est lame de ces infames
machinations ;) lui, enfin , qui ne pouvant
émissois
écriplus cruelle à bord des vaisseaux anglois 2
voit au ministre de la marine, que j'avois été
Rigaud pour négocier la Ivraison
envoyé par
du département du sud à l'ennemi. (Pinchinat,
dit-il dans sa lettre du 6 ventôse an 5 à ceiministre, que nous avions cru parti pour Londres,
est resté au môle: il est lame de ces infames
machinations ;) lui, enfin , qui ne pouvant --- Page 185 ---
( 163. )
a
à Ssint-Demingne,
me. iencuter
Frances
plns contré. moi sa angeituquen
ont
exerné
de ses. complicet quily:
par, le.ministire étouffant toutes mes réclat
prérédéust qpi iden
consigner pen:
à mefaire.
mations,, 9 ontréust Cherbourgs dans la çoumois.a
tout
dant qmatré
de w'intordite € à jamais
pable intention, nationales
sabroice
accès à la justice
croire assez peu
a-t-it done pume
-Sonthonax :
de mon républica-,
jaloux de. mon honneuret
regarder
vil, assez lache 3 pour
nisme, assez
observé à mon égard dans
le silence qu'il a
, comme un déSOTE discours du 16 pluviose
de confance
saveu. de-sa part? Non : plein rendu dans
dans Téquité de mesijogedjemeseiar répondre aux
le sein de la mère-patrie, pour contre moi, et
qu'il a lancées.
leplus
iraputations
ma conduite à l'examen
pour soumettre
a calomnié un citoyen
Lorsqu'on
de la
scrupuleux. lorsqu'on l'a persécuté fait des
Stéprochable, odieuse , lorsqu'on a
manière la plus
le perdre 2 on lui doit 3
efforts ineroyables pour
revêtu 2
titre qu'on se prétende
de quelque
que Toutrage
aussi anthentique
une réparation a-t-il craint que ma présence,
Yà été. Sonthonax
L %
A 0 --- Page 186 ---
(168)
hefff retomber surlui et : sur ses
le poids de leurs"horribles
complices tont
quelle-opinion
calomnics? Alors,
pent-on avoir de l'audace avec
laquelle cès fonctiomnaires publics accusent
citayens qut se' trouventà une distance de des
mille lieuer, et] par conséquent
deux'
sibilireide faire "éclater leur
dansfimpost
confondre Pimpostore-P: innocence > et de
"T Vils calorinniatenras où sont
crimés dont vous m'avez:
maintehant les
dans lerdeuxhémbghéresz proclamé lauteur
Les.
TOITL
3 T4 erio 3
- f
coupables sont-: ceux, iqui, envoyés: à
SaincDomingue pour faire jouir ses
du
habitans
bienfaitides - dlois de là:
trompé la confiance dui
République , ront
qui,'en:a arrivant au Cap Directoire-Esécutf;
préseriter la :
Francois, auil lieu de
l'autre
constitution 1 d'une main, et de
l'olivier : dè la paixi 5 ont
terreur et la consternation
répandn la
mations de
par des proclamise thors - de la
ont
des citoyens. dans des
loiss
entassé
cachots et à bord des
vaisseaux, et ont proposé la
classe entière des.
déportation de la
citoyens de couleur, ardens
défenscurs de la patrie et de la liberté, dont le
d'une main, et de
l'olivier : dè la paixi 5 ont
terreur et la consternation
répandn la
mations de
par des proclamise thors - de la
ont
des citoyens. dans des
loiss
entassé
cachots et à bord des
vaisseaux, et ont proposé la
classe entière des.
déportation de la
citoyens de couleur, ardens
défenscurs de la patrie et de la liberté, dont le --- Page 187 ---
(365 5
doit étré
pour la Répablique, brisées les
zèle à combattre Técueil oùt se sont
considéré comme
.
espérances de ses ennemis.
:
qui ont usurpé le
sont ceux:
les
Les coupables
déclarant illégales
pouvoir législatif 2 en
jrimaires et électosopérations des assemblées 4, dans les. dérales 5 tenues en germinalan, de: T'ouest ; qui 2 pour
du. sud et
jusqu'at
partemens
la vérité ne parvint
op
empécher que
de la
se sont
sanettaire des lois et
justice, des. vrais repréposés au départ pour France: ont violé la constitusentans dela colonje; qui d'arrêt contre un
un mandat
sans
tion, en lançant
du sud ; qui 2
à
député du département même, ont défendu
motif , sans prétexte de lni accorder asile, ecTont
tous les citoyens
hors la loi; qui ont subsmis, potrainsi dire, du souverain, et des
titué leur volonté à celle à ceux librement élus
députés de leur choix
par le peuple,
accordant
sont ceux quis,en traîtres
Les compables
et aux
générale aux émigrés
à
'amnistie
de la République,
qui ont livré le territoire leurs personnes et
Fennemis qui, en mettant
L 3.
d --- Page 188 ---
(166 y
leurs propriétés sous la sauve-garde de la loi;
ont persécuté, de la manière lai plus horrible
et la plus scandaleuse-;- les défenseurs de la
République; ceux
-
que la loi du 5 thermidor
an Sydéclaroitavoir bien mérité de la patrie.
Les coupables sont ceux qui. accusent les
répablicains de S. Domingue de leurs propres
crimes ; ceux dont la tactique conitanteaéréde
diviser pour regner; qui ont révéillé l'esprit de
parti, secoué les flambeaux de la discordes
armé les citoyens lés uns-contre les autres," et
les ont portés à s' 'entrégorger;
Les coupablès sont ceux qui, au lied d'apporter la paix et le bonheur, ont répandu le
désespoir et la mort dans des contrées livréés
depuis longtemps à elles - - mêmes ; qui, depuis le départ de Sonthonax eri l'an 12, marchoient à grands pas vers leur réstauration, et :
dont les habitans, pour être Parfaitement heus
reux, n'attendoient que l'organisation de la
constitution de lans, 2 et l'exécution des autres
lois de la République;
Les coupables sont ceux qui, après avoir
ur, ont répandu le
désespoir et la mort dans des contrées livréés
depuis longtemps à elles - - mêmes ; qui, depuis le départ de Sonthonax eri l'an 12, marchoient à grands pas vers leur réstauration, et :
dont les habitans, pour être Parfaitement heus
reux, n'attendoient que l'organisation de la
constitution de lans, 2 et l'exécution des autres
lois de la République;
Les coupables sont ceux qui, après avoir --- Page 189 ---
(167 1
e, du crime
de S. Domingue
accusé les citoyens
été A embarqués pout
dindépendance , ont citoyens de Saint-DoFrance par ces mêmes
lindépendance de
mingue pour avoir proposé de tous les blancs;
la colonie et Pégorgement
après avoir
sont ceux qui,
de
Lés coupables
Tégorgement
conseillé à Saint-Domingne en' : arrivant en
tous les blancs , se hâtent 2 de Tinviolabilité
Francé, de saisir le manteau à la tribune sénalégislative: , pour dénoncer
leur seule tytoriale des excès provoqués par à qui onne
accuser des citoyens
les
rannie, et pour
auquel ils
reprocher que le désespoir
peut
réduits;
ont eux-mêmes
du résont ceux qui, 5 jaloux
les
Les coupables
avec lesquels
pabilicanisme et du courage bornés à leurs
citoyens de Saint - Domingue, les ennemis de 1
ont combattu
1 propres moyens, conservé son territoire 2 ont
la République et citoyens et les aceusent
accuisé ces mêmes
avec les
de négocier
encore andaeietsement ils. ont une aversion inAnglois, pourlesquelsi dis-je, ces mêmes civincible; qui accusent ,
con:
Tévidence. des preuves
toyens, >- malgré
- --- Page 190 ---
(168 )
de vouloir livrer le territoire de Sainta
traites,
-
Domingue à l'ennemi , tandis que leur sang
ruisselle de toutes parts pour la défensé de la
la
de ses armes, pour
République, 9 pour gloire
le triomphe de la liberté;
Ti Les coupables sont ceux qui ont dilapidé
les finances, qui ont employé les révenus publics à acheter les suffrages des électeurs; à
gratifier,.ou plutôtà solder les agens de leur
faction, les ministres de leurs vengeances, les
exécuteurs deleurs infames projets;
Les coupables sont' ceux qui; révêtus d'une
autorité respectable 2 :ne s'en sont servi que
et diviser ; qui
pour opprimer 2 corrompre
leur despotisme et leur affreux machiavépar
de l'inlisme, sont parvenus à n'inspirer-que
dignation et, de T'horreur, et qui se trouvent aujourd'hui accusés par la masse des citoyens de
Saint-Domingue, blancs, noirs et de couleur.
deleurs infames projets;
Les coupables sont' ceux qui; révêtus d'une
autorité respectable 2 :ne s'en sont servi que
et diviser ; qui
pour opprimer 2 corrompre
leur despotisme et leur affreux machiavépar
de l'inlisme, sont parvenus à n'inspirer-que
dignation et, de T'horreur, et qui se trouvent aujourd'hui accusés par la masse des citoyens de
Saint-Domingue, blancs, noirs et de couleur. d'être
Les coupables sont ceux qui , jalonx
uniques dela liberté, et prêts à tout
les apôtres
seuls, trousacrifier pour paroitre tout mener
vént leurs: accusateurs: dans les morts mêmes, --- Page 191 ---
a
1169 )
les noms du
etdevant qui on ne peut prononéer Pierrot, et du
capitaine Thomas, du général autant de réLeblanc 2 sans y trouver
délégué de leurs crimes.
yélateurs
actes ini
deshontés,ces
Oûs sont, imposteurs
Lachapelle et
faux et liberticides, que
des
fames,
commisaires de la commune
Les
Garrigou,
de m'attribuer?
Cayes, ont Vimpudence lesquels ces, deux
actes infames sont ceux, par
déclarent quilasrahissent
infidelles
mandataires a les intérêts de leurs commettans;
la confiance et
ouils calomnient des réles actes faux sont ceux degaelvichecdient
publicains, ceuxaumoyen
et des magislopinion des législateurs
à égarer
à grands cris la vengeance
trats, et appellent défenseurs de la patrie; les
nationale sur les
ceux où ils plaident la *
actes liberticides sont
et des traîtres. 2
des émigrés
cause des royalistes,
les par
accusent impitoyablenent
et
tandis qu'ils
défenseurs de la liberté
les amis, les
triotes 2
infâmes, faux et libértide Tégalités les actes
ceux qu'eux et
cides sont, en un mot, tous faits depuis leur arrileurs dignes partisans ont
vée en France.
de celui de
altérés de mon sang et
Tigres --- Page 192 ---
( 0e 170 )
mes frères; plus que les bourreanx 2 Ogane
le furent jamais de:celui de ce glorieax marty?
de la liberté, convuquez done d'occident
en
orienttous les audacieux: apôtres du:
tous
mensonges
les ennernis de la déclaration des droits
de Phomme: dans les Antilles, dévoués comme
vous à notre perte; réunissez-vous en
combinez
faetions;
tous vos moyens; faites un faisceau
de toutes vos forcés pour nous accablér à-lafois. Qu'attendez - vous pour - i:
C
:
dénoncer ces
prétendus crimes, pour produire au grand; jour Et
Ces actes et ces écrits qui doivent, selon vous 50
attirer sur ma tête toute la sévérité des lois, afn 2
que je pnisse les reconnoire, et me faire un
mérite de les avouer? Qui peut vous retenir
encore, lorsque moi-même je vous provoque
solemnellement, en face de Tunivers, de les
produire êt de me confondre.? C'est en vain
que, pour éluder l'obligation où vous he vous
trouvez, de présenter lespiceesalsppui de vos
imputations calomnieuses, vous prétexteriezléloignement des lieux. Le Corps-Législauif etle
Directoire-Ekécudif ont reçu toutes Tes pièces
relatives aux derniers événemens de Saint-Domingue. Hâtez-vous donc d'indiquer celles qui
appellentsur moi la proscription et la mort,.
de me confondre.? C'est en vain
que, pour éluder l'obligation où vous he vous
trouvez, de présenter lespiceesalsppui de vos
imputations calomnieuses, vous prétexteriezléloignement des lieux. Le Corps-Législauif etle
Directoire-Ekécudif ont reçu toutes Tes pièces
relatives aux derniers événemens de Saint-Domingue. Hâtez-vous donc d'indiquer celles qui
appellentsur moi la proscription et la mort,. --- Page 193 ---
-
- 171)
du peuple en ordonnent
afin que les magistrats punition.
la recherche et ma juste
repa-
: je respire : je
Oui: me voicisjexiste succombé à vos persécurois : je n'ai point
:je me suis
échappé à vos poursuites
tions :jai
évité vos poisons:
soustraità vos poignanda:jaid englouti : les fers des
les mers ne m'ont point anéanti: les prisons de
Anglois ne m'ont point absorbé. J'existe :je
Cherbourg ne m'ont point
de mes comparois. Cen'est plus le témoignage celui de mes imc'est
mettans que Jinvoque:
brave aujourd'huis
ennemis, que je
tribunal *
placables
je cite au
Oui, ce sont eux que
des
du
et
magistrats
suprême des législateurs. commej je parois, et
peuple: qu'ils paroissent
forcé à la vérité! !
rendent enfin un hommage
de leurs
fouillent dans tous les. replis
Qnils
déclarent s'ils reconcoeurs gangrenés, et qu'ils qu'ils ont ttant cherché
noissent en moi Phomme calomnieux répanà diffamer dans leurs écrits deux
dans les
hémisphèrest
dus avec profusion
s'avancent, qu'ils
/
à craindre? qu'ils
publique
Qu'ontils
foudre de Topinion
parlenit, et quela éclats ou SUF moi, ou sur
tombea l'instant en
trahila vérité ! Vive
d'entr'eux qui auront
ceux
PINCHINAT
la République.
--- Page 194 ---
--- Page 195 --- --- Page 196 --- --- Page 197 ---
E763
L6515
V a --- Page 198 --- --- Page 199 --- --- Page 200 ---