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N S 2e E
R E PO
AUX
CONSIDERATIONS
DE
DIT
SAINT-MÉRY,
M. MOREAU,
NATIONALE,
DÉPUTÉ A LASSEMBLÉE
LES
COLONIES;
S UR
Citoyen de couleur
PAR M. RAYMOND,
de Saint - Domingue.
Iln'est point de secrets que le temps ne révèle,
D'erreurs qu'il ne dissipe.
Britannic.
RACINE,
A PARIS,
FRANGOIS,
DEIXPRIXENIE DU PATRIOTE
du Théâtre Italien, No. 2o
place
13 M AI 1791. --- Page 4 --- --- Page 5 ---
A L'ASSEMBLEE
NATIONALE,
GRACES soient rendues à
nationale! Elle veut donc enfin l'assemblée
nos défenseurs ! nos écrits
entendre
tomber le
ont donc fait
prestige dont nos adversaires
T'environnoient. Sa séance du 8 mai
comblé de joie les hommes de
a
elle leur prouve
la
couleur ;
que justice ne peut être
long-temps bannie du sanctuaire des
que tôt ou tard les
lois,
des
opprimés y trouvent
protecteurs, et que leur
lant à-la-fois à la raison langage, parpeut
et au coeur, ne
manquer d'être accueilli de
masse de législateurs
cetre
rement le
qui veulent sincèbien, de ces
n'étant
législateurs qui,
pas instruits 2 peuvent balancer
quelque temps, mais qui,
la vérité, se font
convaincus de
leur
un devoir de lui donner
assentiment
teurs, continuez
Respectables sénavotre
avec laquelle
ouvrage. L'énergie
versaires
vous avez repoussé nos ad2 à cette mémorable séance
--- Page 6 ---
vons voulez secouer le joug
prouve que
1 Si vous faites de
des fausses terreurs.
des hommes, des citoyens, qui pournous
redouter? les blancs.
?
riez-vous
clairement, qu'elle nous
Que la loi parle
de leur obéisappuic, et nous répondons
dans l'état
Les esclaves? Quoique
sance.
su SEULS les
d'ignominie - 2 nous avons
Serons-nous moins forts contre
contenir.
les droits de citoyen nous
eux , quand
jamais à nos foyers,
attacheront plus que
rapidement notre populaaugmenteront
tion ?
RÉPONSE --- Page 7 ---
REPON a SE
A M.
MOREAU, DIT SAINT-MÉRY,
M.
MonEAU, dit Saint - Méry, vient de
publier un nouvel écrit sur les colonies:
imperte d'y répondre, je
: il
l'entreprends, sans
trop présumer de mes foibles
serai pas aussi prolixe
moyens. Jene
que lui: accoutumé,
comme il est, à écrire
beaucoup de lignes
pour grossir les rôles, M. M-- a contracté
T'habitude d'être diffus; mais la diffusion
peut êire utile au
qui
rité. Ce ne
mensonge, nuit à la vé
sera donc pas par de
écritures que je combattrai M.
longues
bien par des raisons et des faits M-, mais
serai naivement.
que j'expoJe vais lui prouver, 10,
sement
qu'il a calomnieutattribuéàla société des amis
les troubles des
des noirs
sont les suites colonies; que ces troubles
2 et de lettres incendiaires
envoyées par les députés des colonies
àSaintDomingue, et des
coloniale de
prétentions de l'assemblée
cette ile, et de
décret du 28
Tinexécution du
gens de
mars, en ce qui concerne les
couleur, et de léquivoque
qu'on a
A
,
sement
qu'il a calomnieutattribuéàla société des amis
les troubles des
des noirs
sont les suites colonies; que ces troubles
2 et de lettres incendiaires
envoyées par les députés des colonies
àSaintDomingue, et des
coloniale de
prétentions de l'assemblée
cette ile, et de
décret du 28
Tinexécution du
gens de
mars, en ce qui concerne les
couleur, et de léquivoque
qu'on a
A --- Page 8 ---
(2)
exister dans ce décret. 20. Je détruiprétendu
faussetés avancées par M. M - -
rai toutes les
sur leur
des gens de couleur,
sur l'origine
je proupopulation, sur Taffranchissement; les drois
verai la nécessité de leur restituer
des citoyens actifs.
mettrai
Je commence par déclarer que je
de soin à distinguer la cause des ciautant
de couleur d'avec la
toyens - propriétaires
M. M- a mis d'ascause des esclaves, que
aussi
tuce à lier ces deux causes , qui sont
Tune de l'autre, que la lumièreT'est
séparées
des ténèbres.
des amis des noirs le
Laissant à la société
les traits perfides répandus
soin de repousser
concernent l'abodans cet ouvrage, et qui
de la traite des noirs et de T'esclavage;
lition
suffisamment détruits
traits déjà, peut-étre,
publiés cette
les divers ouvrages qu'a
par
entre autres, dans sa dernière
société, et,
dans la cause des
Adresse,je me renfermerai
à
de couleur. Je suivrai pas
pas
citoyens
je réfuses sophismes,)
M. M-fanalyserai
terai ses mensonges.
S. P R E. M I E R.
des troulles des Colonies.
Sur la cause
un
de M. M- commence par
L'ouyrage --- Page 9 ---
(5)
bistorique trés-infidèle de l'origine des
ciétés des amis des noirs.
SOM.M-n'atissu. cette fable (1), que
en
conclure une atroce calomnie
pour
buer àlasociété
; pour attripaisible et éclairée de Parisle
dessein abominable de soulever
nos colonies.
CC La société des amis des noirs
page 5, Gt
2 dit-il,
imprimer une lettre circulaire à
tous les
bailliages 2 en date du 5 février 1789,
parlaquelle elle recommandoit l'abolition de
la traite >).
On m'assure, et je le crois, que la distribution de cette lettre
circonscrite à la
philosophique a été
eût été
France : mais quand elle
portée ou envoyée dans les colonies,
pouvoit-elle être connue des esclaves
ne savent pas lire ()7Pouvoit-elleles. 1 qui
exciter
(1) Par exemple, et pour nc cirerqu'une seule
M.M- - fait fonder la société des amis des noirs incxactitude, de
M. Brissot, à son retour d'Amérique,
France à
vu des quakers ; ct cette société date de oh, dit-il, il avoit
M, Brissot n'est
février 1788, et
parti qu'en mai suivant pour
(2) M. M- attribue encore
TAmérique.
publié quelque
ces troubles à un écrit
amis des noirs, temps avant, dit-il, par le président des
> M. Condorcer, sous le nom du docteur
Schwartz... Il faut apprendre à M. M-, qui cherche des
crimes par-tout, que cet écrit, récemment publié
l'a été en 1775.
swivant lui,
A 2
ot n'est
février 1788, et
parti qu'en mai suivant pour
(2) M. M- attribue encore
TAmérique.
publié quelque
ces troubles à un écrit
amis des noirs, temps avant, dit-il, par le président des
> M. Condorcer, sous le nom du docteur
Schwartz... Il faut apprendre à M. M-, qui cherche des
crimes par-tout, que cet écrit, récemment publié
l'a été en 1775.
swivant lui,
A 2 --- Page 10 ---
(4)
faut donc chercher une autre
à la révolte?1l
à se
qui ont commencé
cause aux troubles
dans les colonies.
manifester à cette époque
cette cause dans une
Mais qui ne reconnoit
août
écrite de Versailles le 12
1789,
lettre
à
de Saint - Domingue
par les députés' ? Pour s'en convaincre 7
leurs constituans
les
faut
la lire, et en rapprocher
il ne
que
causés. Dans cette
événemens qu'clle a
ils annoncent font qu'ils pas
lettre fatale,
vient de
d'un avis alarmant que
ser copie
1 un de leurs
leur donner M. Mangalon
collègues.
12 août
Il est donc vrai que puisqu'au
cet
ils font passer à leurs commeltans
de M. Mangalon 7 il n'y avoit
avis alarmant
dans ia colonie. Ce qui
pas encore d'alarmes
suit le prouve encore plus. dans zrt double
La colonie, dissentils, est
au
également pressant. Danger
danger
weulent ces waisseaux que les
delors : que
étre sortis
nous apprennent
papiers publics
Danger au dedans - : 010
de PAngleterre?
cherche à soulever nos nègres.
qui
anglois,
Observez que ces vaisseaux
les dépueffaronchoient si prodigieusement
de T'escadre que T'Angletés, faisoient partie --- Page 11 ---
(5)
terre entretient toujours en station
de
ses iles.
près
Observez encore que ce projet de soulè,
vement de nègres n'étoit
comme l'événement l'a démontré, qu'imaginuire, 2
M. Mglisse adroitement ici sur la fable des deux
émissaires et des dix mille fusils des amis
des noirs ; fable imaginée par les dés utés,
pour calomnier cette société 7 pour couvrir
de ce prétexte Tasservissement médité
hommes de couleur,
des
blée
1 pour effrayer l'assemnationale, et s'emparer, à la faveurdela
terreur, de la législation des colonies.
Ilrésulte de la, qu'iln'existoita à cette
nialarmes, ni causes raisonnables
époque
etla suite de la lettre
d'alarmes;
les
va prouver que ce sont
députés eux-mémes qui, sous
de prévenir un incendie, en ont allumé prétexte
Ils n'avoient qu'un but
un.
2 c'étoit
que les principes de liberté ne d'empécher
dans les iles, et que les hommes prévalussent de
libres n'en
couleur
profitassent, pour se relever de
Tignominie où ils les tenoient.
Nous
woyons 7 continuent-ils, et mesurons avec effroi l'un et l'autre de ces dangers ; mais prineipalement le dernier,
le voyons : et nous sommes
nous
forcés de nous
A 3
avoient qu'un but
un.
2 c'étoit
que les principes de liberté ne d'empécher
dans les iles, et que les hommes prévalussent de
libres n'en
couleur
profitassent, pour se relever de
Tignominie où ils les tenoient.
Nous
woyons 7 continuent-ils, et mesurons avec effroi l'un et l'autre de ces dangers ; mais prineipalement le dernier,
le voyons : et nous sommes
nous
forcés de nous
A 3 --- Page 12 ---
(6)
on est ivre de liberté. MM. 2 une
taire 7
qui ont pris le titre
société d'enthousinstes, 1
d'amis des noirs 2 écrit ouvertement contre
Cest à wous 7 MM., à woir le parti
nous.
circonstance aussi
qui convient dans une
Veillons à notre sureté 2 mais
crilique.
weillons J avec prudence. n'a
fait, et
Voilà justement ce qu'on
pas
d'avoir donné une fausse
c'est T'imprudence
qui a
alarme, et de l'avoir trop répandue,
amené les troubles.
C'est ici qu'on a besoin de toute sa téte 3
continuent les députés, ne réveillons pas
dort. Il dormoit donc alors,
lennemi qui
s'il s'est réveillé, ce n'est
cet ennemi, et
bruit
votre fausse alerte a causé.
qu'au
que
de tout côté les AmériNous avertirons
cains de woler à la défense de leur patric.
Sans doute la plupart vont s'embarquer.
d'après ces mots 2 combien les inJugez,
s'exagérer !
quiétudes ont d s'augmenter 7
combien de fausses idées, de fausses terreurs,
ils ont dà faire naitre !
de faux soupçons, 2
ont di être
combien de victimes innocentes
sacrifiées à ces perfides avis!
Observez bien les personnes et les closes;
arrête les gens suspects $ quion saisisse
quon --- Page 13 ---
(7)
'les écrits ork le mot méme de libertô
noncé; redoullez la garde
est protions, dans le
sur 20S habitaCet
willes, dans les bourgs.
appareil effrayant n'étoit-il
pre à réveiller
pas seul
l'ennemi?. - -
prochons les gens de couleur Par-tout attament entendre cette
libres...
Comceles enchainer,
phrase astucieuse ? étoitpar les
au physique; ou les attacher
sentimens, > en les traitant
Le
mieux?
post-scriptum de la lettre
Mais voici la perfidie la plus
T'explique.
mot fatal qui a causé tous noire; voicile.
les troubles.
Méfiez wous des gens de
arrivent
couleurqui vous
d'Europe... Eh pourquoi. is'enméfier?
Eoicilapésunerques s'ils
état amélioré , ils eussent seussenttrouvéleur cherché
des troubles? et si les blancs
à exciter
traité, comme M. Gerard
eussent mieux
sang -mélés
le conseilloit, les
sent-ils
propriétaires; ceux - là n'euspas arrété Ies désordres
voulu faire naitre ceux
qu'auroient
N'allons donc
qui seroient arrivés P
des
pas chercher ailleurs
troubles de
T'origine
ces mots:
Saint-Domingte, que dans
river de mefez-wous de ceux qui vont ar
l'Europe. -
En effet, cette fatale lettre
n'est pas plutdt
noi,
-nnimpatncute
A 4
it, les
sent-ils
propriétaires; ceux - là n'euspas arrété Ies désordres
voulu faire naitre ceux
qu'auroient
N'allons donc
qui seroient arrivés P
des
pas chercher ailleurs
troubles de
T'origine
ces mots:
Saint-Domingte, que dans
river de mefez-wous de ceux qui vont ar
l'Europe. -
En effet, cette fatale lettre
n'est pas plutdt
noi,
-nnimpatncute
A 4 --- Page 14 ---
(8)
méfance, mais le prétexte de la
pas la
des blancs, qui, ne posméfiance, 7 à ceux
convoitoient les possessionsdes
sédant rien,
Ces blancs
victimes qu'on leur désignoit.
nombre,
qui sont en grand
non propriétaires, étendre le
de
intérêt,
p-étexte
devoient par
sur les citoyens
la méfiance non-seulement arriver, mais sur
de couleur qui devoient colon'es, sur les
étoient dans les
ceux qui
dontla conduite n'avoit
propriétaires riches,
donner lieu d'être soupçonnée.
jamais pu l'intérêt de ces petits blancs,
Jl étoit de
les suspecter,
de
paroitre, non-Seulement
des
même de ne voir en eux que
mais
de l'état. Par ce moyen, ils acennemis le droit de les poursnivre 7 de
quéroient de les détruire même ; parce que
les piller,
opposer avec
c'étoit une force qu'on pouvoit
qu'ils se prometsuccès aux brigandages d'cxercer. Cette
toient, et qu'ils ont essayé
est confirmée par les événemens
explication car, on n'a vu que des blancs
qui ont suivij
comme écosans aveu et sans possessions, 2 teneurs de
pacotilleurs, cabaretiers,
nomes,
de maréchaussée 2 pourjeux 2 exempts
de couleur. Les blancs
suivre les citoyens
mélés à ces banhonnètes ne se sont point --- Page 15 ---
(9)
dits; et d'après l'avanture tragique du sénéchal, M. Ferrand, pas un n'a osé prendre
leur parti, de peur d'éprouver le même sort.
Il ne faut donc encore une fois attribuer
les troubles de nos colonies
qu'à ces mots
imprudens Ou perlides : Mefies-vous de ceux
qui vont arriver d'Europe. Envain, M. Gerard, le seul député nommé dans les colonies, le seul qui connoisse bien l'influence
que les gens de couleur peuvent avoir
la prospérité et la sureté des
sur
colonies, a-t-il
ajouté le correctif de ces terribles
dans le post-scriptum suivant
mots,
de
, qui achèvera
prouver que cette fatale lettre a
tous les troubles.
produit
IL est possible, et méme
bruits alarmans
probable, que les
qui se sont répandus 2 et
guifont la matière de cette lettre, ne soient
pas, fondés; et dans ce cas il seroit ficheuz
qne cela Fit une sensation trop forte dans
les colonies, qui, indépendammente des craintes qu'elle inspireroit pourroit peut- étre
donner. lieu à des dangers plus réels; c'est
à pous, MM., i agir avec
Mais nous
circonspection.-
pensons qu'une sécurité
reuse ne doit pas non
dangedavoir
plus wous empécher
les yeue ouverts.. pour maintenir
de cette lettre, ne soient
pas, fondés; et dans ce cas il seroit ficheuz
qne cela Fit une sensation trop forte dans
les colonies, qui, indépendammente des craintes qu'elle inspireroit pourroit peut- étre
donner. lieu à des dangers plus réels; c'est
à pous, MM., i agir avec
Mais nous
circonspection.-
pensons qu'une sécurité
reuse ne doit pas non
dangedavoir
plus wous empécher
les yeue ouverts.. pour maintenir --- Page 16 ---
- d 1 10) :
(celle des esclala paix et la subordination il nous semble
dans wotre sein : et
ves) meilleur moyen à employer, 1 pour
que le
les tems, le repos et l'exisassurer, dans tous
c'est d'affectionner
tence dans la colonie,
de couleur.
à votre cause la classe des gens
de
Ils ne
avec les wôtres , et
cebrireet
confondre leurs intérêts
la sureté comavec zèle pour
de s'employer
de votre part
mune. IL n'est donc question Nous regard'être justes envers eut...
que
comme le vrai boulevard
dons cette espèce colonie. Vous pouvez les
de la sureté de la
sont aussi les
assurer que vos députés qui
de Dasavec zele auprès
leurs, semplayeront
tamélioration de
semblée nationale, pour
la juste conleur sort, et pour leur procurer
qui se
qui est due à tout citoyen
sidération
honnétement.
compore
écrit par un vrai député
Ce post-scriptum
d'une hapropriétaire
de Saint-Domingue,
vivant dans les
bation considérable 7 et
ans 7 ne doit
colonies depuis plus de trente
nonIl prouve, 1°. que
point être suspect.
de troubles dans
seulement il n'y avoit pas
mais même
les colonies avant cette lettre,
aux CQalarmes dont elle fait part
que les --- Page 17 ---
(n)
probables; 2o, ques'ilya
lons, n'étoient pas
lieu de bien traieu des troubles, c'est qu'au
de coules citoyens
ter, comm e il Tindique,
etc. et
leur, on les a poursuivis 2 égorgés, la conde couleur ayant eu
que les citoyens
(1),et voyant
noissance de ce post-scriptum traités, ont été
manière ils étoient
de quelle
forcés à se défendre.
cause des troubles
Voilà donc la première
de menet M. M- convaincu
bien connue;
des
de couleur 1 va
songe, à Tégard
gens
Car
de même à Tégard des esclaves.
T'être
ils n'ont pas fait
pendant tous ces troubles,
eu une
; il n'y a pas
un seul mouvement
quoique
les esclaves,
seule sédition parmi
ententout ce qu'ils
tout ce qu'ils voyoient, naturellement. Tédoient, dût les y porter
maitres pour la
moins de la frénésie del leurs
savoir T'origine de cette lettre ? La voici.
(1) Veut-on
fut déclarée, M. la Luzerne
Aussi-tôt que la révolution des iles de traiter les gens de couécrivit aux gouverneurs Les blancs, qui avoient des espions
leur comme les blancs.
ordres,
dans les bureaux, pour traverser ces incendiaires expédièrent 9 jucette lettre du 12 août, et d'autres plus Et voila l'origine
rèrent une haine éternelle à M. la Luzernc.
de sa dénonciation avortée.
déclarée, M. la Luzerne
Aussi-tôt que la révolution des iles de traiter les gens de couécrivit aux gouverneurs Les blancs, qui avoient des espions
leur comme les blancs.
ordres,
dans les bureaux, pour traverser ces incendiaires expédièrent 9 jucette lettre du 12 août, et d'autres plus Et voila l'origine
rèrent une haine éternelle à M. la Luzernc.
de sa dénonciation avortée. --- Page 18 ---
(12)
liberté, de leur indignation contre le despotisme, deleursexcès contre tout ce quiapparn'étoitil pas naturel de
tenoit au ministère,
craindre que les noirs, par un retour sur euxmêmes sur leur cruelle situation, voudroient
leur liberté? Cependant ils
aussi revendiquer
même tenté; ils sont restés parne l'ont pas
ordinaire. M. Motout, dans leur'sonmission
reau est donc ici doublement calomniateur,
des insurrections des
et lorsqu'il suppose
écrits des
noirs, et lorsqu'il les attribue aux
amis des noirs.
Eh! quand il y auroiteu des insurrections,
auroit-on besoin de recourir à T'existence
en expliquer la cause?
de cette société, pour
dans
Depuis deux siècles les noirs ont tenté,
divers lieux, des soulèvemens; et pourtant
il n'y avoit point encore de sociétés d'amis
des noirs; et si des écrits contre Tesclavage,
les esclaves à la révolte,
pouvoient porter
qui étoi: dans
T'ouvrage de l'abbé Raynal,
les habitans des iles, étoit
les mains de tous
contredit le
à les y porter.
sans
plus propre
fausJe continue de suivre M. M- dans ses
ses allégations. 8: A l'instant oùt la révolution
Il dit, page
commença, il, se trouvoit à Paris plusicurs --- Page 19 ---
(15)
de couleur dont on se Aatta de tirer
Jroimes
de les
M. de Jolyfut chargé
zn grand dparti.
réunir.
à entendre M. M--, que ces
Il sembleroit
étoient à Paris, par
hommes de couleurs
imaginé de
hasard, et qu'ils n'auroient pas des noirs
si la société des amis
réclamer 7
l'idée
servir
ne leur en eit suggéré
2 pour
des vues qu'on lui préte. faux. J'avois été,
Eh !bien, rien n'est plus
dès l'année 1784, chargé par mes compa- les
auprès du ministère
triotes de réclamer
et M. Mdroits des citoyens de couleur,
inQu'il se rappelle son
ne peut Tignorer.
érèque de Blois.
fàme réponse au vertueux
d'avoir lu les mémoires
N'y convient-il pas
tfait faire
qu'un nommé faymond.died.asoit
donnés au maréchal Castries en 1785?
et
Raymond 1, c'est moi; j'ai déCe nommé
à cette làche attaque
daigné de répondre
pendant
d'un hypocrite, qui n'a emprunté démocratie à
jours le masque de la
quinze
satisfaire sa vanité, et servir
Paris , que pour
mais anjourd'hui il
ses vues aristocratiques: ;
et je le ferai.
importe de le démasquer 2
cet aveu de M. M 9
Il est donc prouvé par
ce n'est
ce n'est point le hasard, que
que
mé
à cette làche attaque
daigné de répondre
pendant
d'un hypocrite, qui n'a emprunté démocratie à
jours le masque de la
quinze
satisfaire sa vanité, et servir
Paris , que pour
mais anjourd'hui il
ses vues aristocratiques: ;
et je le ferai.
importe de le démasquer 2
cet aveu de M. M 9
Il est donc prouvé par
ce n'est
ce n'est point le hasard, que
que --- Page 20 ---
(14)
étrangère qui m'a dirigé,
une impulsion
point
dans nos réclamations
moi et mes collègues, existoient en 1785.
en 1789 9 puisqu'elles
à T'assemblée naLorsque nous parimes tellement étrangers à
tionale 2 nous étions des noirs, que nous ignola société des amis
n'est
vers la
existence ; et ce
que
rions son
ses membres respectables
fin de 1789 7 que
secours.
nous ont prété leurs sur ces faits 1 puisque
Il importe d'insister
insidieusement 7
M. M- les a rapprochés à la société des
et toujours pour supposer astucieuses qu'elle
amis des noirs, des vues
n'a jamais eues.
point à la satyre que
Je ne m'arréterai
des citoyens de
M. M- fait de la députation de ses titres, de son
couleur de St-Domingue,d bien de nous repronombre. Il lui sied
petit défauts de nos titres, lorsque ceux que
cherles
phnslegaus.plas
j'ai présentés sontinfiniment des députés blancs,
authentiques que ceux dans des conciliabules
qui n'ont été élus que
lui sied bien
nombrenx à Paris!11
lorstrés-peu
notre petit nombre,
de nous reprocher
les précautions les
depuis la révolution
empèque cruelles ont été prises,soit pour
aux
plus
de couleur de s'assembler
cher les gens --- Page 21 ---
(15)
iles, soit pour
intercepter leur
ce ! Cependant,
correspondanmalgré tous
nous avons obtenu des
leurs efforts,
de nos frères. Ces
lettres et des pouvoirs
sont
pouvoirs 9 à la
pas notariés,
vérité, ne
hommes de loi 2 parce qu'on pendoit les
qui se méloient
Ce défaut ne rappelle
denos affaires.
plus,dontl les blancs
donc qu'un crime de
Mais
se sont rendus
pour n'en être pas notariés coupables.
n'en sont pas moins vrais
2 nos titres
Les tires,
(1).
par les gens ainsifabriguis de
( dit M. M-)
comité de
couleur 2 furent remis au
vérification des
semblée nationale,
pouvoirs i l'asqui ne les adopta
Icije donne à M. M- le
pas.
formel.
démenti le plus
Après onze séances de ce
entravé par les colons, comité, toujours
le comité
que nous devions avoir
décida
l'assemblée ; le
deux députés à
rapport que devoit faire
(r). M. M- parle encore avec dédain
nous avons offerts, ct que nous n'avons des 6,000,000 que
qui doit-on attribuer lc non
pas payés. Mais à
colons blancs, qui ont
paiement? Aux intrigues des
nc s'occupàt du
empéché que l'assemblée nationale
saires à cet cffet, recouvrentent. et elle
Qu'elle nomme des commispatriotisme des mulâtres. ne tardera Pas à être convaincue ds
faire
(r). M. M- parle encore avec dédain
nous avons offerts, ct que nous n'avons des 6,000,000 que
qui doit-on attribuer lc non
pas payés. Mais à
colons blancs, qui ont
paiement? Aux intrigues des
nc s'occupàt du
empéché que l'assemblée nationale
saires à cet cffet, recouvrentent. et elle
Qu'elle nomme des commispatriotisme des mulâtres. ne tardera Pas à être convaincue ds --- Page 22 ---
(16)
qui en étoit chargé,
M. Grelet de Beauregard,
M. l'abbé
attester ce fait; et d'ailleurs
l'a dit
peut
membre du même comité,
Grégoire,
fois.
nationale, eti Limprimédeux
à Tassemblée M- ose-t-il rappeler ici la
Comment M.
fit sous le voile de
hrochure ordurière qu'il
prélat. Il
Tanonyme, contre ce respectable
à
n'y démontre rien, que son impuissance et
de M. Grégoire,
répondre aux argumens
sa fécondité en injures. atissi, en m'appelant
f Il croit m'en accabler
mulâtre.
pas; mais je
Sije T'étois, je n'en rougirois
de pères
suis fils et petit-fis en légitimité
de SL-Domingue.
européens et propriétaires dire autant, et remonter
M. M- peut-il en
de Tignoses ayeux 7 sans se couvrir
jusqa'à
mérite' un homme - , qui méprise
minie que classe dont il sort?
let trahitla
le récit infidèle des événeVient ensuite
la traite. Je ne
mens relatifs à Tabolition-de
qui
je ne m'attache qu'àce
le discuterai pas;
dans la diaconcerne les gens de couleur,
tribe que je réfute.
sait, dit M. M-,
- Page 11: Toutlemonde Colonies eut lieu le 8 mars
que le rapport des
Tout le monde sait
de lannée dernière
encora --- Page 23 ---
(17)
encore quels
dictions wniverselles aplautisemeas, quelles bénédans les deux mondes ont accompagné éetsuivi
Pour moi je
le décret, etc.
avec tous les dis, avec plus de vérité,
papiers publics à
, et
depuis ce fatal
la main,
on n'a cessé de décret, et les
que
verser le
instructions,
lonies.Jer renvoie,
sang dans les
de ces faits
au surplus, pourla
CoM,
, à la lettre de M.
preuve
Barnave, et à la
Brissot à
posée par M. Clavière. nowvelle adresse comle décret du 8 mars Ily est démontré a
plus
est une des
que
puissantes des troubles de
causes les
Essayez, essayez de
nos Colonies.
nemens, et aux faits. répondre à leurs raison.
Cette loi
fuc suivie bimns/mationte, continue M.
dinatructions décrétées
M-,
mémemois.
le 28 dis.
Grigoire demanda
qu'elles
LEEEnt
pressément les hommes de appelassent essemblées primaires;
couleur auxc asQuoi!
lassemblée sy
toujours et
refusa.
teur, ou astucieux par-tout M. Met équivoque
menPeutdémentirdes blée
faits
quand il ne
s'y refusa / Ne trepcomuaiEiaaene
mots 7 que Tassemblée croiroit-on pas, à ces
Trommes de conleur
entendit que les
devoient étre exclus des
B
LEEEnt
pressément les hommes de appelassent essemblées primaires;
couleur auxc asQuoi!
lassemblée sy
toujours et
refusa.
teur, ou astucieux par-tout M. Met équivoque
menPeutdémentirdes blée
faits
quand il ne
s'y refusa / Ne trepcomuaiEiaaene
mots 7 que Tassemblée croiroit-on pas, à ces
Trommes de conleur
entendit que les
devoient étre exclus des
B --- Page 24 ---
(18)
côtés on
-reetie
car de tous
répondit (eb
traire 5
à-M. Tabbé Grégoire
M. Barnavelut-méme) de couleur étoient compris
que les hommes
de
dans l'article IV, sous la dénomination
; et pour se convaincre de
toutes! personnes faut
lire le Point du
cette vérité, il ne
que
M. Barrère de Vieusac,
Jour, composé par
M. Garat,
député; le Journal de Paris, par
et autres Journaux. : En
aussi député 2
M. M- m'inculpe
finissant son récit, 2
encore.s
homme de couleurde SaintM. Raymond,
son nom à Ure 1
Domingue. : 2 a'anssi prété d'observatiois
nouvel imprimés sous le titre
et les progrès du préjugé des cosur-Zorigine
les hommes de couleur;
lons'blancs contre
diatrile porte une lettre upprobative
et cette
ni n'emprunte
de M. Brissot. Je ne prête
sd'un.
rien : j'ai écrit; dans la simplicité
jamais
des observations
homme sans prétentions, après les avoir
justesrjeiles ai fait imprimer Voilà la' vérité.
à M: Brissot.
cominuniquées
n'estpoint une diaCe pamphlet, d'ailleurs; entend ce mot; c'est'
tribe dans le sens où on
fait sans felet sàns invectives, a.
un mémoire la raison et la vérité.
et dicté par
L --- Page 25 ---
(a9)
Cen'est pas lle caractére des
tions de M. M-. Ony.r
considéraviolée à chaque ligne.Lisez. retrouve la vérité
récit qu'il fait du massacre par exemple le
du malheoreux
Tarranddellamdilre vousy
cences, , etinsinuations ytrouverez, et rétiLe 15 novembre
perfides. Voicile fait.
blée paroissiale, 1789 on forme une assemau petit
mer des électeurs
Goave, pour nomqui doivent nommer
suiteleséligibles pour lesassemiblées
encinlessje prie dene pas, oublier la
proving
août. Les personnes de:
lettre du 21
pelées,elles y réclament couleur leurs
y sont appélition rédigée par M.,
droits par une
de la. troupe des blancs, Ferrand. Quelqu'umn
lettre
qui connoissoit la
wluas.aoat, se laissant
mnéfiance qu'elle
entrainer à la
gens de couleur, recommandoit dit
contre les
de formé, que les
qu'il - y a un complos
Jent se-révolter. bommes-de couleur veus
sans armes. ) On (Reniarques se. saisitdes qu'ils étoienc
députés pour présenter la cinqqui étoient
questionnés, ils disent
pétition. Ils sont
qui a rédigé leur
que c'est M. Ferrand
blanc, , que par
adresse ; que c'est un
sompconner de s'être conséquent on ne pentle
teudu.
prété au complot
préB2
a un complos
Jent se-révolter. bommes-de couleur veus
sans armes. ) On (Reniarques se. saisitdes qu'ils étoienc
députés pour présenter la cinqqui étoient
questionnés, ils disent
pétition. Ils sont
qui a rédigé leur
que c'est M. Ferrand
blanc, , que par
adresse ; que c'est un
sompconner de s'être conséquent on ne pentle
teudu.
prété au complot
préB2 --- Page 26 ---
20 )
des blancs sans aveu, sans possesAlors, M. M- doit connoltre l'atrocité
sions 1 et
d'hommes, tranchent la téte
de cette espèce Ferrand; ; elle est promenée
du sénéchal, , M.
action abominable,
surune pique. Après cette dans les paroisses
ces bandits se dispersent Jacmel, et répandent
voisines, à Aquin et
des extraits
T'alarme, en montrant
par-tout
lettre, qui disoit de se méfier.
de cette, fatale
carriverdEudes hommes de couleurquiront nombre est
rope. Ils disent qu'un grand dans les bois :
arrivé ; qu'ils sont cachés blancs contre les
enfin, on arme tous les habitans, honnêtes
hommes de couleur. Les
ce comont beau objecter que
propriétaires,
sans fondement ; ils sont
plot est absurde,
sont forcés, par cette
eux-mémesr menacés,ets considérable dansles
classe de vagabonds, (si mais au moins, ils
colonies) de se retirer ;
chasser
pasà ces brigands pour
ne sejoignent
et les poursuivre
les hommes de couleur Vingt-cing de ces
comme des bêtes féroces. parcourent trois
hommes du quartierd'Aquin
les hommes
habitations des plus riches parmi Deux des prode couleur, pendant la nuit.
se troumon frère et M. Boiroud,
priétaires. ? deleurs habitations; 5 parce qu'ils
vent absens --- Page 27 ---
(r)
avoient été élus
Cayes, où ils avoient pour aller au comité des
étéi invités
méme, à venir prendre
par les blancs
térêts communs
copnoisance
; leur
desinces brigands, leurs maison est pillée par
leurs papiers
épouses insultées, tous.
des
enlevés: : on croyoit y
preuves du prétendu
trouver
Parmi ces papiers,
complot.
lettre de M. de
ces bandits trouvent une
Jarnac, à mon Jarnac 2 écrite de sa terre de
illui mande, frère, au mois de juin
que je lui ai
1789;
Angouléme, mes mémoires; communiqué, à
appuyer par sa famille
qu'il va les faire
lui-méme. En voilà
7 qu'il les appuyera
ces antropophages assez pour faire dire à
que M. de Jarnac est
philantrope, un ami des
un
moins vrai). Ils
noirs, (et rien n'est
de M. de
trouvent encore une lettre
demander ha-Lnzerne, à mon frère,
quelques
pourlui
mémoires que j'avois éclaircissemens remis
sur les
et que celui-ci
à M. de
avoit
Castries,
Luzerne, 2 général alors envoyés à
à M. de la
pour avoir son avis ; ils Sumt-Domingte,
pondance avec mon trouvent ma corresrends
frère, par
compte de toutes
laquelle je
près du ministre. Toutes mes démarches audes crimes
ceslettres
aux yeux de ces scélérats, parurent
> qui
B 3
émoires que j'avois éclaircissemens remis
sur les
et que celui-ci
à M. de
avoit
Castries,
Luzerne, 2 général alors envoyés à
à M. de la
pour avoir son avis ; ils Sumt-Domingte,
pondance avec mon trouvent ma corresrends
frère, par
compte de toutes
laquelle je
près du ministre. Toutes mes démarches audes crimes
ceslettres
aux yeux de ces scélérats, parurent
> qui
B 3 --- Page 28 ---
(sx)
arréter mon frère aux Cayes
envojérent pour
et le faire périr ; mais il fut protégé par
le comité des Cayes, qui avoit apprécié le
dela lettre, fait parM. Gérard,
post-scriptum
de la colonie.
député de cette partie
Il n'en fut pas de même de M. Labadie,
de
homme de soixante-dix anspropriétaire
esclaves ; il fut assailli
plus cent cinquante
reposoit ; on
chez: lui, à minuit s lorsqu'il
de
enfonce lés portes de la maison à coups
luitire vingt-cinq coups de feux,
hache, on
un
à bout portant; trois latteignent;
presque
jeune nègre, son domestique. On
autretueunj
on le conduit au
le saisit, on le maltraite;
on
bourg, à trois lieuès de son habitation;là,
la téte; les habitans propriéveut lui couper
que gémir de ces: désordres.
taires ne peuvent
de personnesde couCépendant une vingtaine réclamer M. Labaleur ont le courage d'aller
Voilàles
T'obtiennent:il estrélaché.
die,etils
Mi. M-, ou détaille
scènes d'horreurs que
eavec
révoltante, oul déguise:
avec une légéreté
une infidélité coupable.
les hommes de
Il est évident, 10. que
manière les
couleur ne méritoient en aucune furent les vicatroces dont ils
persécutions
furent dues
times; 2°. que ces persécutions --- Page 29 ---
(25)
défiances excessives occasionnées par
aux
bientôt
la fameuse lettre du 12 août, quifut
dans toute Tile. Il est évident,
répandue
les auteurs de cette
par conséquent, que
le massacre
lettre doivent seuls se reprocher
du malheureux Ferrand. - Et cependant
résistant à l'évidence des faits et
M. M-,
cette
des preuves, a l'infamie de rejeter
catastrophe sur les projets chimériques des
amis des noirs 1 et sur leurs écrits, qui ne
aux iles !
sont jamais parvenus
tout-à-fait comM. M- a une logique
suivant lui,
mode pour les tyrans. Lorsque,
tentent de secouer
des hommes opprimés
ou de faire adoucir leur sort 7
l'appression,
furieux se livrent à toutes
lorsque les tyrans
cet acte
sortes de crimes 2 pour empêcher
d'humanité; les coupables ne sont pas ces
mais ceux qui réclament pour. les
tyrans ,
des hommes de bien
opprimés. 1 Ainsi,
la
les hommes de couleur,
sollicitent 7 pour
les blancs
restitution de leurs droits,
répondent par des massacres ; et M.M-soutient
blancs sont très - purs, et que les
que ces
les hommes de bien.
assassins sont
quelques noirs se
Au mois d'avril 1789,
leur chef est
révoltent à Saint-Domingue,
B 4
pendu..
mais ceux qui réclament pour. les
tyrans ,
des hommes de bien
opprimés. 1 Ainsi,
la
les hommes de couleur,
sollicitent 7 pour
les blancs
restitution de leurs droits,
répondent par des massacres ; et M.M-soutient
blancs sont très - purs, et que les
que ces
les hommes de bien.
assassins sont
quelques noirs se
Au mois d'avril 1789,
leur chef est
révoltent à Saint-Domingue,
B 4
pendu.. --- Page 30 ---
(24))
s'écrie M. M-, du
Encore une victime,
Observez
des amis des noirs.
systéme
nombreux, ignorés
que ces amis très-peu n'avoient pas encore
alors même à Paris,
la bonne foi
écrit une ligne, ce qui prouve une
de' M. M-. Mais comment avec
pareille de
logique, M. M-- ne fait-il pas bastilles Tapologie Car
tous les tyrans, de toutesles
sil'on a été
pas dire aussique,
ne pourroit-il
les cachots, les fers, les
obligé d'inventer d'écarteler, c'est à cause
oubliettes et Tart philosophie , qui vouloit
de cette diabolique millions d'hommes ne deprouver que des
à quelques indivivoient pas être assujettis
qui
c'étoient les philosophes
dus ; qu'ainsi
de tous les embastillemens,
étoient coupables
secrets, etc.
massacres et emprisonnemens puissante, que
Cest avec cette logique
inconstiveut excuser le serment
M. M -
les blancs' exigent des hommes
tutionnel Ique
dit-il, prétende couleur...1 Les philantropes, couleur étoientnos
doient queles hommes de d'eux un serment
il falloit exiger
egaux;doncs contraire. C'étoit une atrocité,
quiprom Va âtle
seuls en étoient coumais les philantropes
pables
de
Il n'y a d'égal à cette extravagance --- Page 31 ---
(a5).
axec laquelle il enM. M-, que la perfidie
des hommes
tremèle éternellemeut la cause Il croit ainsi
de couleur et celle des esclaves.
mais les
l'assemnblée nationale ;
tromper
éclairés, pour
membres sont aujourd'huitrop
mépriser
tomberdans ce piége, et pour nej pas
avons
celui qui le leur tend, celui que nous d'enconvaincu de mensonge, et
si souvent
touche, et les faits les
venimer tout ce qu'il
nous avons
simples; enfin, celui que
plus
dessein de rejeconvaincu de T'abominable
des atrocités
ter, surune société respectable,
des
sont le fruit des correspondancss
qui
députés blancs.
M- M- fait
En voici encore un exemple: affreuse qui a été
le récit de la catastrophe
Il
des troubles de la Martinique.
le signal
le jour de la fête dieu,
paroit 1 dit-il, que
avoient montré le
les lommes de couleur
celui
de participer à cet honneur,
wifdésir les armes à la procession.
de porter
manière de présenter
Que penser de cette
c'est moins les
saura que
ce fait, lorsqu'on
demandent cet honhommes de couleur qui
été une corvée pour
neur 7 qui a toujours de leurs compagnies
eux 3 que les officiers Eux seuls ont pu maqui sont des blancs?
paroit 1 dit-il, que
avoient montré le
les lommes de couleur
celui
de participer à cet honneur,
wifdésir les armes à la procession.
de porter
manière de présenter
Que penser de cette
c'est moins les
saura que
ce fait, lorsqu'on
demandent cet honhommes de couleur qui
été une corvée pour
neur 7 qui a toujours de leurs compagnies
eux 3 que les officiers Eux seuls ont pu maqui sont des blancs? --- Page 32 ---
(a6)
nifester ce désir; car on sait que ce n'est
soldat
commande à T'officier ; et
pas le
qui
mené les compagnies
si celui-cin'y avoit pas
derniers
des hommes de couleur, ces
n'y
été, et n'eussent pas. été égoreussent pas
gés.
de rixe eut lieu entre un blanc et
Unee espèce étoit de garde. - M. M-ou
un muldtre qui
Il
blie une circonstance
quipontilielemelare,
ce mulâtre étoit en sentinelle
ne dit pas que
blanc voulut le forcer ;
au fort 7 que ce
le blanc s'enfuit
la sentinelle ayant crié, la ville de Saintet alla répandre dans
avoient conspiré
les mulâtres
Pierre > que
falloit les massacrer;
contre les blancs, qu'il
les masaussi-tôt on tombe sur eux, on
soient sans armes. Et qui
sacre queiqu'ils atrocités? Des blancs sans
commettoit ces
des gens tels que
aveu , des vagabonds >
fait
les 150 que M. de Damas a
embarquer Génois,
France, la plupart Anglais,
pour enlin la lie de toute les nations.
<Ah! s'écrie M. M-, sans les incitations
les hommes féroces qui
des amis des noirs 7
contreles gens de
aveientainisoulevdler pays auroient-ils jamais
couleur de la Martinique,
desrebelles?:
réussir àl les montrer, comme
pu --- Page 33 ---
(27)
de mauvaise foi,ditess
Dites aplnon,hommed lettre du 12 août , quipré-
> Ah! sans cette coutre les gens couleur,
choit la méfiance
sconigalAuretent C
cesscélérats en auroientils
des rebelles,
ils réussi à les montrer comme n'avoient pas resi les députés de Paris
tels?
présenté les mulâtres comme êtes encore les
Ainsi vous seuls, députés, dévaste la Martiauteurs de la guerre qui
nique.
dans le récit de tout
Mais c'est sur-t tout
Ogé, que
concerne le malheureux
ce qui
foi de M. M-.
perce la mauvaise
Hlétrir-cet homme de
Il débute par vouloir
condamnéau
couléur,en disant quilavoitété des voies de
carcan à Saint-Donningue, 2 pour
commises contre un blanc.
fait
fait ; mais quand cette conJignore ce
ellene pourroit être
damnation seroit vraie,
On sait que les
fondement de flétrissure.
un
colonies, condamjuges Mlancs, ctpartiesdes
avec la plus
noient les hommes de couleur
mémelorsquils ne faisoient
grande légéreté,
révoltantes:
des vexations
que repousser
enisuite à insinuer, plutôt
M. M-s'attache
est
de France
prouver, que M. Ogé
parti rérolter
qu'à
tout formé pour faire
4 avec un projet
it que les
fondement de flétrissure.
un
colonies, condamjuges Mlancs, ctpartiesdes
avec la plus
noient les hommes de couleur
mémelorsquils ne faisoient
grande légéreté,
révoltantes:
des vexations
que repousser
enisuite à insinuer, plutôt
M. M-s'attache
est
de France
prouver, que M. Ogé
parti rérolter
qu'à
tout formé pour faire
4 avec un projet --- Page 34 ---
les mulitres
(28)
de
plan étoit
de
concerté
et
Saat-Deningie
Warville
entre MM.
que ce
et lui,
Joly, Brissot
Quelles sont ses
étoit, à Paris,
preuves ? Les
lâtres
un des commiseaires voici: >> Ogé
a été présenté muiasemblevent chez M. des mumité de
au roi; Ogé
Joly; Ogé
vérification, le sollicitoit, au comoldtres; Ogé
rapport des titres
tres fussent sollicitoit pour
des
8 et 28
dénommés dans les que les mulaM.
mars ; Ogé étoit
décrets des
Brissot. Il est
en relation
port de la
débarqué à
avec
a
nouvelle
Charleston,
séjourné;d delà il s'est Angleterre, où M. Brissot
gue, où il a levé
rendaà
Et voilà les
T'étendard de Saint-Domin. la révolte.
appuie le
preuves sur
C
plan de
lesquelles M. Mplicité à deux
révolte, et préte une
parce que deux écrivains
Combons respectables. Quoi!
Toppression sous
citoyens, indignés de
frères dans
laquelle
d'écrire
T'autre
gémissoient leurs
en leur hémisphére, 2 n'ont cessé
ndcesairement faveur; il s'ensuit
d'Ogé ! Parce pris part à
qu'ils ont
défendus
que M. l'abbé Tinaurrection
à la
avec chaleur, et dans Grégoire les a
lui dit tribune; il s'ensuit
ses écrits et
grossièrement
qu'il a, comme le
un jour M. Renaud, --- Page 35 ---
(29)
de général à OgélUne
donné une pancarte
atroce, si
pareille logique ne seroit-elle pas
elle n'étoit pas ridicule? Les hommes pervers
mentent tàla vérité, mentent
quilemploient, 2
ils l'emà leur propre conscience 7 quand écrivains resploient. Ils savent bien que les
pectables qu'ils attaquent 2 sont incapables
l'insurrection, lorsqu'il existe
de conseiller
lorsqu'ils sont sûrs
libre,
un gouvernement réussira, un jour ou l'auque la bonne cause
nationale-Ils n'ont
tre, près de l'assemblée
sans doute, besoin de mon témoignage,
pas,
dois
je dois dire que,
je le leur
cependant; dans leur sein
lorsque l'ardent Ogé déposoit ulcérée, ils ne
les ressentimens de son ame
à des
moi, de l'exhorter
cessoient > comme
le
sentimens modérés. Ils lui disoient que
viendroit oùt les artifices des blancs
temps
où l'assemblée natioseroient démasqués,
nale reconnoitroit la nécessité de rendrejussuffisoit de
tice entière aux mulâtres; qu'il
de
persévérer avec patience, de ne cesser
lui adresser dcs pétitions, 9 d'obtenir le plus
que tel devoit être le
de signatures possibles;
but de son voyage.
Tels sont les conseils. que MM. Grégoire,
a
Brissot n'ont cessé de donner à Ogé;
Joly et
'assemblée natioseroient démasqués,
nale reconnoitroit la nécessité de rendrejussuffisoit de
tice entière aux mulâtres; qu'il
de
persévérer avec patience, de ne cesser
lui adresser dcs pétitions, 9 d'obtenir le plus
que tel devoit être le
de signatures possibles;
but de son voyage.
Tels sont les conseils. que MM. Grégoire,
a
Brissot n'ont cessé de donner à Ogé;
Joly et --- Page 36 ---
(50) )
de ces conseils, et de services
et;) pour prix
attestent leur huqui restent cachés, et qui M. M- vient les
manité,. leur générosité, et leur préter le
calomnier avec impudence,
Etsur
les colonies
dessein de bouleverser ? Il accuse M. Joly 1 parce
quels fondemens s'assembloient chea lui.-
que. les miulâtres
étoit coupable, d'asComme si un avocat cliens.- Il accuse M.
sembler chez lui ses
à Charqu'Ogé est débarqué
Brissot , parce
Angleterre 2 ou,
lestown, dans la Nouvelle = Y a-t-ilrien
dit-il, M:: Brissot a séjourné.
ridicule ! Et ce ridicule ne double-t-il
de plus
apprend que M. Brissot n'a
pas, dlorsqu'on
à Charlestown ,
jamais ni: été ni: séjourné
dans
avec tant dignorance
que M. M-place
(1)7-Ainsi, non-seula Nouvelle-Angleiere les faits, envenimeles
lement M. M-altère naturels, pour les faire
événemeins les plus
desseins, mais il
quidrer à ses abominables Voici un autre
éncore: - ..
en suppose
échantillon de ses perfidies.
1 441Charlesoyn cst'la capirale de la Caroline méridio- On
"(1)
dela Norvele-Angidend,
nale, qui ne efait point partic dénominarion, que les états du
ne comprenoit, sous cette
du Connecticur erde
New-Bamphire, de Masesuchett,
Rhode-isand. --- Page 37 ---
(S1)
Il fait entrevoir que tandis qu'Ogé étoit'en GréMM.
insurrection à Saint-Domingue,
Pétion faisoient, pour le seconder,
goire et
de M. Brissot (1);
imprimer à T'imprimerie
lettre aux philanthropes. l'autre 1
Tun, sa
avoit préparé, dit-il, pour
le discours qu'il
la tribune le 12 octobre..
Homme pervers ! serpent astucieux , qui
voit
ou ne veut pas voir, qu'il étoit
ne
pas,
naturel à M. Pétion de se préparer, , pour
défendre àla tribune lesgens de couleur, si,
suivant T'usage de M. BarTiave, la discussion
été fermée avant d'être ouverte !
n'eut pas
voir
étoit naturel.à
qui ne veut pas
qu'il
les pauvres
M. l'abbé Grégoire, qui portoit
mulâtres dans son sein, de les défendre OlL
d'épancher sa douleur, 2 puisqu'on lui avoit
fermé la bouche à l'assemblée nationale,au
moins devant le public! quine veut pas voir
étoit naturel à ces deux députés resqu'il
d'éclairer T'assemblée nationale et
pectables qu'on ne cessoit d' égarertenfin qui
le public,
des desseins sinistres!
aime mieux leur préter
(1) Ce. trait est une peifidic ct un mensonge tour
à-la-fois. Gar.M. Brissotn'est po'nepropistaire de limptimerie du Pariote Frauçois,
ale,au
moins devant le public! quine veut pas voir
étoit naturel à ces deux députés resqu'il
d'éclairer T'assemblée nationale et
pectables qu'on ne cessoit d' égarertenfin qui
le public,
des desseins sinistres!
aime mieux leur préter
(1) Ce. trait est une peifidic ct un mensonge tour
à-la-fois. Gar.M. Brissotn'est po'nepropistaire de limptimerie du Pariote Frauçois, --- Page 38 ---
(5a)
cherchant à rejeter
Ainsi donc, M. M-,
les colodes troubles qui ont agité
la cause
meilleurs et les plus vertueux
nies sur les
les vraies causes. A-t-il
patriotes. , en cache lettre du 12 août, de
parlé de cette fatale
d'Arcy a été
laquelle M. Gouy
celle pour
fois à l'assemblée nationale,
dénoncé deux
revient encore ? A-t-il
et sur laquelle on
des députés
parlé de cette correspondance trouvé écrite de la main
des colons , qu'on a
d'Ogé?
dans les poches
de leur secrétaire,
ble que cette corresN'est-il pas présumi
2 où
qu'Ogé.avoit su se procurer
pondance découvert tout ce qu'on tramoit
il avoit
de couleur libres et procontre les hommes
tramoit contre sa
priétaires 7 tout ce qu'on
(1);
liberté et contre sa sureté personnelle déprésumable, dis-je, que cette
n'est-il pas
le
de reT'a porté à prendre parti
couverte
les attaques qu'on lui
la force,
pousser, 2 par
attribuer encore
Pourquoi ne pas
préparoit? d'insurrection au désir de venger
son projet
avoit fait assasla mort de son frère, quel'on
un de ses esclaves, en promettant
siner par
à celui-ci sa liberté ?
dans dix endroits, 3 qu'il faut se déficr
(1) On y dit,
d'Ogé, arrêter et enchainer Ogé.
Pourquoi --- Page 39 ---
(53 )
Pourquoi M. M - passe-t-il sous silence
plusieurs faits qui expliquent naturellement
l'insurrection. des inulâtres ? Pourquoi ne
l'arrivée d'Ogé à Saintdit-il pas qu'avant
commis tant de masDomingue, on avoit
l'assacres des personnes de couleur, que
semblée coloniale fat si effrayée du parti
désespéréqu'ils paroissoient vouioir prendre,
les appaiser, elle fit un décret qui
que, pour
immédiate e?
les mettoit sous sa protection
sous silence le bruit qui se
Pourquoi passer
vouloit
répandit à Saint-Domingue, qu'on
tous les hommes de couleur longégorger
l'affreuse scène de Saint-Pierre?
temps avant
homme
si
Je demande à tout
pensant,
toutes ces causes n'étoient pas suffisantes
faire prendre à Ogé un parti violent,
pour
aller accuser des hommes quin'ont
sans en
de lexhorter à la modécessé,au contraire,
en défendant avec zèle et génération,
?
rosité la cause de T'humanité
M.M- accuse M. Ogédeplusieurs crimes.
ces crimes ? On n'a que
Sont-ils prouvés 9
appris à se défier de toutes les nouvelles
trop
n'arrivent que par les dédes colonies, qui
putés, ou par le comité colonial, ou parles
négocians: : on ne sait que trop que tous étant
C
de lexhorter à la modécessé,au contraire,
en défendant avec zèle et génération,
?
rosité la cause de T'humanité
M.M- accuse M. Ogédeplusieurs crimes.
ces crimes ? On n'a que
Sont-ils prouvés 9
appris à se défier de toutes les nouvelles
trop
n'arrivent que par les dédes colonies, qui
putés, ou par le comité colonial, ou parles
négocians: : on ne sait que trop que tous étant
C --- Page 40 ---
(54)
ne disent que ce qui leur cor:
de concert,
nuire à
vient taisent tout ce qui pourroit
ne saura
la vérité
leur systême. 1 On
jamais
lorsque les mulâtres des iles pourront
que
librement avec ceux del France,
correspondre
griefs
avecl leurs défenseurs, et envoyerleurs
T'assemblée nationale. Jusque-là.on peut
à
M. M-.
nier tout ce qu'avance
rien, etn'enMais pourquoi n'apprend-on
rien de la bouche de M. Peynier, ,
tend-on
plusieurs mois des
qui est de retour depuis eût éclairé officielcolonies?Ce gouverneur nationale et le public
lement T'assemblée
cache, comme la
par toutes les vérités qu'on
lunière sous le boisseau.
tant de soin les
Pourquoi cache-t-on avec
relations et procès - verbaux envoyés par
qui prouvent que cette colonie
M. Damas,
le civisme et le
n'a été conservée que par
des hommes de couleur? pourdévouement
colons blâncs,
quoi ce mystiretCesiqueles ensevelissent tout ce
à qui tout est adressé,
nationale et le
qui peut éclairer T'assemblée des homies de
public sur la cause juste
couleur,
et Damas avoient eu
Ah! si MM. Peynier
de
à rendre des témoignages désayantageux --- Page 41 ---
(55 0 )
hommes de couleur libres, aula classe des
à ce silence criroient-ils été condamnés
eut fait un
sans doute : on
minel ? Non, les eût invités à se rendre à
grand éclat, on
nationale avec une
la barre de T'assemblée
on
liste de tous nos crimes bien certifiés,
les forfaits dont sont
se fit écrié : Voyez
humanité.et votre
capables ceux que- votre
on
Au liéu de ce fracas,
justice protègent.
morne. Eh bien ! ce
me voit qu'un silence
le civisme,
silence forcé annonce les vertus,
des hommes de conleur.
le patriotisme
et de quelles lâchetés
De quelles perfidies rendent-ils pas coules colons blancs nese
obtenir un
nous.! Ils veulent
pables envers
nationale contre
jugement de T'assemblée
; ils
ils nous accusent sans preuves
nous ;
ils
Calomnient ; et 7 non-seulement
nous
pour nous empétrament mille manceuvres
(1), mais
cher d'être entendus de nos juges témoins
ils font taire et cachent les
encore
véritablement éclairer nos
qui seuls peuvent
juges.
à l'assemblée
(1) L'adresse que nous avions présentéc sur unc motion de
être entendus à la barre, et a été,
de dowze
pour
renvoyée au comité colonial, composi
M. Dillon,
colons.
membres, dont cinq sont
Ca
nous empétrament mille manceuvres
(1), mais
cher d'être entendus de nos juges témoins
ils font taire et cachent les
encore
véritablement éclairer nos
qui seuls peuvent
juges.
à l'assemblée
(1) L'adresse que nous avions présentéc sur unc motion de
être entendus à la barre, et a été,
de dowze
pour
renvoyée au comité colonial, composi
M. Dillon,
colons.
membres, dont cinq sont
Ca --- Page 42 ---
(56 )
la suite des accusations de
Mais reprenons Iil'accuse d'une petite
M. M - contre Ogé.
rivière, il la fait
insurrection : à la petite
que M. Ogé étoit à Saint-Doéciore pendant étoit arrivée deuxmoisavant
mingue, et elle
n'en détaillerai pas
je
son débarquement;
que les homprouveroient
les causes, 1 qui
encore eu raison. Voyezmes de couleur ont la note de la page 59,
en les détails dans. Brissot à M. Darnavede la lettre de M.
fortifierM. Ogé dans
chose a pu
- Si quelqne
c'estqu'il croyoit être fondé
son insurrection,
nationale, et
les décrets de T'assemblée
sur
MM. Grégoire, Brissot,
ila étédémontrépar
qu'il Tétoit.
et Clavière,
avec une naiveté hypoM. M--s'ixtasie
crite, sur une pareille. croyance. 27) Ogé qui
Comment Ogé; dit-il (page du 28 mars,
étoità Paris lors des instructions instructions
a-t-il pu se persuader que ces obtenu par lui,
et
étoient un decret-sollicité
des sang môlés P
en faveur
n d'étoit pas assezimbécille
Jer réponds qu'Ogé le déc ret des instrucpour penser que tout
été sollicité et obtions du-28 mars, avcit
car, 2
en faveur des sang-melés;
tenu parlui,
les instructions ne regartout le décret et --- Page 43 ---
(37 )
seuls hommes de couleur. Mais
doient pasles
en
l'article IV s'expliquoit
Ogé a pensé que
et c'est
faveur des personnes de couleur;
qu'il étoit à Paris, lors de l'adoption
parce
qu'il avoit été témoin
de ce décret, parce
T'ardes débats, qu'il a cru fermement que
ticlelVadmetioitles mulâtresà tous les droits
de citoyen actif. Il l'a cru ; 1'. parce qu'il
faut
savoir lire, pour voir que Tartine
que
n'excluoit, pas texcle 4 des instructions
couleur du droit
tuellement les hommes de
de citoyen, , et que par une conséquence né-.
ils devoient être compris sous la décessaire
nomination de toute personne.
20. Parce qu'étant cheu M. Barnave avec
M. de Joly et les autres députés des homde il entendit demander à
mes de couleur 2
libre, à
M. Barnave 7 qu'il ajoutât le mot
; M. Barnave répondit à
toutes personnes
reM. de Joly > que T'assemblée ne pouvant
connoitre une classe d'esclaves, on ne pouvoit se servir du mot libre qui en supposoit. Alors M. de Joly lui proposa de parler
de la couleur.- Même réponse de M. Bardit-il, ne peut reconnave. - L'assemblée,
noitre deux classes, etfaire une différence
les
Ce seroit CiL, faire une en
entre
citoyens.
C 3
. Barnave répondit à
toutes personnes
reM. de Joly > que T'assemblée ne pouvant
connoitre une classe d'esclaves, on ne pouvoit se servir du mot libre qui en supposoit. Alors M. de Joly lui proposa de parler
de la couleur.- Même réponse de M. Bardit-il, ne peut reconnave. - L'assemblée,
noitre deux classes, etfaire une différence
les
Ce seroit CiL, faire une en
entre
citoyens.
C 3 --- Page 44 ---
(58)
leur couleur. Le mot toute.
Zes désignant par tous les hommes
embrasse
personne
erigée par
Sf
les conditions
yent remplir
kicle.
M. T'évéque de Blois
5°.Parce que lorsque d'une, manière prédemanda d'expliquer de couleur étoient
cise, que les hommes
et Barnave,
compris
y
HaunstantaeaneDuteme
lui dirent qu'ils
et une foule de membres mot toute personne;
étoient compris, sousle
qu'il retiroit sa
alors, M. l'évèque annonça
univerd'après cette explication
motion,
selle.
de M. Cocherel,
4°. Parce que la motion hommes de couleur,
quitendoit à exclure les
fut rejetée par la question préalable.
devoit croire queles per:
Einalement,Ogé remplissant les qualités
sonnes de couleur;
devoient y être comexigées par l'article 4,
commelePoint
prises,parce quelesjournas, de Paris, faits par deux
du Jour et lejournal
de la discussion,
compte
députés 9 rendoient
aucun doute, que les
de maniére à ne laisser libre étoient compris
hommes de couleur
de toute personne.
sous la dénomination
M. M-,Ogé ayang tt
Mais pourquei,dit --- Page 45 ---
(50)
arrive-b-il furtivement à S.-
cette opinion,
la lettre des députés
Domingue.- Parce quel août 1789, avoit
des colons blancs, du 12
des gens de
- TO1IS de ceuc
dit : mefiez
arriver d'Europe ; parce
couleur qui nont
curé de Saint - Doqu'Ogé savoit, et qu'un lui avoit dit dans
mingue, nommé le Clérc,
qu'on le
vive, at Palais-Royal,
une dispute
s'il passoit à Saintpendroit 7 lui Ogé,
l'acharnement
Domingue. Parce qu'enfin,
pour lui
qu'avoient mis iciles scolons députés, lui monfaire fermer les ports de France; lui prépatroit assez le mauvais parti qu'on
franchissoit toutes les entraves qu'on
roit s'il
mettoità son embarquement. les wols et les asPourquoi, dit M. M-,
toutes réclasassinats y pricdtirent-t-ils
mations P
n'existent que
Ces vols et ces assassinats tout ce qu'on a
dans Yécrit de M. M-, et
dans le Moniteur 7 seul papier qui
vu d'Ogé
indique de sa part, la conduite
en ait parlé,
la plus légale; : et je prie
la plus franche et
colons blancs euxd'observer qne ce sontdes les détails sur M. Ogé
mêmes, qui ont fourni
Ainsi, tout ce
rédactenr du Moniteur.
au
dans sa diatribe sur Ogé,est
que dit M,MC 4
Yécrit de M. M-, et
dans le Moniteur 7 seul papier qui
vu d'Ogé
indique de sa part, la conduite
en ait parlé,
la plus légale; : et je prie
la plus franche et
colons blancs euxd'observer qne ce sontdes les détails sur M. Ogé
mêmes, qui ont fourni
Ainsi, tout ce
rédactenr du Moniteur.
au
dans sa diatribe sur Ogé,est
que dit M,MC 4 --- Page 46 ---
( 40) )
faux. Tous ces mensonges, toutes ces fausses
de
massacres 1 tous - ces
terreurs
prétendus
d'esclaves, , ne sont que
faux soulèvemens
dont quelques colons veudes épouvantails,
droits des cilent se servir pour nuire aux
de couleur; et ces fables se distribuent
toyens
doivent
ordinairement avant les rapports qui
être faits sur les colonies (1).
d'autres réflexions
Je ne me permettrai pas
les délits
reproche à Ogé. Jusqu'à
sur
qu'on
les pièces de
ce qu'on ait, non-seulement
des
mais même jusqu'à ce que
son procès,
recueilli la vérité
hommes impartiaux aient
les lieux, et de la bouche de témoins de
sur
toute conleur, on doit suspendre son jugeCut infortuné n'est plus, et Ton me
ment.
de donner ici une, larme à sa
pardonnera
connoissant la droiture de
cendre; ; à moiqui,
lui
ne pouvant voir en
ses intentions, qui
frères,
qu'un frère, quis'est immolé pour ses
ai eherché souvent à tempérer son excessive
ardeur. Mais je nel puis mieux faire que
la relation de la Martinique 1 qui
(1) On se rappelle
On
couroit les rues avant le décret du 8 mars 1789. les y
tous les bluncs étoient égorgés 0e , et que
disoit que
de toutes les femmes blanches.
nègres s'étoient emparés --- Page 47 ---
(41 )
d'emprunter les paroles de M. Brissot, et de
copier ce qu'il a déjà imprimé sur la mort
d'Ogé, et sur les conséquences fatales
en résultent.
qui
>Ogé n'est plus, dit-il, (1) il a
la roueavec ses
expiré sur
compagnons infortunés; il a
expié, non des forfaits, mais le malheur
voir succombé dans la réclamation
d'ades droits
delhomme, de ces droits que les décretsleitr
restituoient, et que l'injuste
des
blancs leur refusoit..
despotisme
sont
Providence,
donc tes desseins ! Tu
quels
France les ennemis de Ia
couronnes en
têtes des
tyrannie; ce sont les
tyrans qu'on y promène sur les
ques; ; et à
pides défenseursd Saint-Domingue, ce sont les tétes
dela
échaffauds;
libertéquirotlent. surles
et c'estpar les ordres d'un tribunal; quine tient ses pouvoirs
que delaFrance
libre, que del la France, impitoyable
de toute espèce de tyrannie!
ennemie
> Quelle différence des
rans à celle de leurs
vengeances des tyécrasé
vainqueurs ! Un peuple
depuis douze. siécles: ssousle
le plus sanguinaire
despotisme
de
2 se contente du sang
quatre victimes; de victimes qu'il
égorge
(1) d Voyez le Patriote François, Ier mai
1791,
voirs
que delaFrance
libre, que del la France, impitoyable
de toute espèce de tyrannie!
ennemie
> Quelle différence des
rans à celle de leurs
vengeances des tyécrasé
vainqueurs ! Un peuple
depuis douze. siécles: ssousle
le plus sanguinaire
despotisme
de
2 se contente du sang
quatre victimes; de victimes qu'il
égorge
(1) d Voyez le Patriote François, Ier mai
1791, --- Page 48 ---
( 42)
dans sa' fureur 3 * et dont le sort le touche,lors:
ressentiment est appaisé; etles
que son juste
tyrans, lesjuges bourjuges parties 2 les juges
froidement
reaux des colonies 1 immolent
vingt-cing victimes à leur cupidité les for
vengeressede tous
5 Ahlsilaliberté ceux-ci, dec quelle mafaits, ne punissoit pas
couvrir ses hypolédictions ne faudroit-ily pas
cou-.
répète, si Ogéest
crites partisans HJele
été condamné, queles
pable, ,s'il a justement donc à Paris, instruire
juges du Cap viennent
notre crime est
le procès de tous les Frauçois;
grand
leméme;que dis-je, notre crime est plus
de
celui d'Ogé. Si linfamie, si Timpiété
que
par les années 9
la tyrannie se prescrivent
que
servitude étoit bien plus légitime
notre
nous
celle des mulâtres. Desiéclesnomnireuxr fers,
et mème adorer nos
avoient vu respecter
quellorsque eles mulâtres ne comptoient que
le.
années. Nous n'avions pour nous que
ques
.
droit naturel, qu'un droit éteint, oublié;mais, leur
droit les mulâtres avcient en
outre ce
5 récemment rendus,et par
faveur des décrets
assemblée dont les blancs respectoient
une
défendre, Ogé a été
T'autorité. Si, pour se
de verser du sang, de bràler quelques.
obligé
ses ennemis , le sang
maisons 2 de rançonner --- Page 49 ---
(455
aitssi teint notre révolution? Les
n'a-t-il pas
aussi dévoré les chàflammes n'ont-elles pas
vonloient s'opteaux de ces aristocrates, 1 qui
? Il n'ya
au torrent de la régénération
poser de milieu; ou ce mulâtre estinnocent,
pasici
Colonsblancs,
ou nous sommes coupables...
corchoisissez... mais votre anti-patriotique
vous trahit; elle nous prouve
respondance
quevous nousauriez Emnuarecjlediroséents Ils sonb
supplice,si nous eussions été vaincus.
à vos commetivres de liberté, écrivier-vous
tans, en parlant de cette assembiéenationale, C'étoit dévoioit vous n'étiez que des intrus.
ler assez votre haine pour laliberté. excès soient
>Je venix quelaplupart de ces
sont
aussi vrais que je suis persuadé qu'ils ne les
faux O1l exagérés ; les circonstances C'étoit la suite
rendroient-ilsy pas excusables?
une interd'une insurrection, 7 produite par
contestée des décrets de l'assemblée
prétation
fut-elle fausnationale. Cette interprétation
se,l'erreur n'étoit-elle pas parionable2Ece avec des gilets et des roues qu'on dissipe,
avec,
des erreurs Il estatlnciledeziganer, de
intentions, dans des temps
les meilleures
devient un detroubles, 2 que l'indulgence C'est un prinvoir,lorsque le mal est passé.
d'une insurrection, 7 produite par
contestée des décrets de l'assemblée
prétation
fut-elle fausnationale. Cette interprétation
se,l'erreur n'étoit-elle pas parionable2Ece avec des gilets et des roues qu'on dissipe,
avec,
des erreurs Il estatlnciledeziganer, de
intentions, dans des temps
les meilleures
devient un detroubles, 2 que l'indulgence C'est un prinvoir,lorsque le mal est passé. --- Page 50 ---
(44)
nationaleà constamment
cipe quelassemblée:
les
les conjurations,
suivi, en pardonnant
Elle avoit montré
séditions les plus graves.
conseil
au conseil du Cap, et ce
T'exemple
déshonore la révolution
le foulant aux pieds,
dilommesinnocens..
par un carnage
n'en doutez pas, et
> La vérité pércera, 1
les mulâtres semalgré vous, colons blancs,
subSi Vos manceuvres ont pu
ront vengés.
colonial par la séducjuguer le comité
de faux tation, et l'assemblée nationale par fausses corbleaux, par de faux rapports, de
et de coupables intrigues, ,vous
respondances
moins la nature; c'est
ne subjuguerez pas au
le supplice des
maintenant
elle qui prépare
innocent, qui
blancs s qui vengera le sang
les mulâtres assujettis au despotisme
vengera
Ogé l'a dit en
le plus odieux. L'intrépide
dit en vain :
mourant (1), et il ne l'aura pas
La
cendre
un wengeur!
Puisse ma
efanter
Unphinature lui en donne des milliers
fermaté, avec cette
(1)11 est mort avec la plus grande adversaires; car des
fermeté que n'auroient pas lachement. ses lâches Il a fait un testament
ryrans meurent toujours cache avec soin, ct CC mystère er
énergique que l'on
annonce le mérite. --- Page 51 ---
(45)
losophe profond, qui a
les elfets de la servitude long-temps étudié
l'a dit avec vérité
uans les colonies 9
maine
: Quand la politique Tuattachie Sa chaine au pied d'un
ve, la justice divine en rive l'autre esclacou du tyran (1).
bout au
>9 En effet, siles fouets
la terreur V engeresse déchire décompentlesnoirs,
du
sans cesse l'ame
tyran ; son imagination ne lui
que des révoltes et la mort. Et
représente
glant sacrifice des
depuis le sans'agrandir et
mulâtres, ces terreurs vont
l'ame féroce bourrelerbien plus cruellement
lâtres
et lâche des blancs : les
étoient en effet, de léur
mulevard le plus surdes
aveu,le boules révoltes des esclaves. blancs, sut-tont.contre
sinat a renversé à jamais Cethoprible assasmulatresnedoivent
ce boulevard. Les
que des
plus voir dans les blancs'
tyrans implacables. Et
maintenant leurs mains
les préteront-ils
Resteront-ils
pour
délendre?
eux-mêmes
liés? Non, ils ne seroient long-tempshumi
On se
pas des lommes.
tait, on dissimule devant la
mais lorsqu'elle fciblit, le jour des force, 2
vengeanPierre, (1) Voyez Etudes de la Nature, par Bernardin de
liv.7.
Saint-"
que des
plus voir dans les blancs'
tyrans implacables. Et
maintenant leurs mains
les préteront-ils
Resteront-ils
pour
délendre?
eux-mêmes
liés? Non, ils ne seroient long-tempshumi
On se
pas des lommes.
tait, on dissimule devant la
mais lorsqu'elle fciblit, le jour des force, 2
vengeanPierre, (1) Voyez Etudes de la Nature, par Bernardin de
liv.7.
Saint-" --- Page 52 ---
(46)
est mise en piéces:
et la tyrannie
cès parolt;
les blancs doivent
Tel est le sort auquel
n'ont
de
s'attendre. - Ils
plus
sintenant
les noirs ; ils ont à redonl
défenseurs contre
éternelles et fondées
ter :des insurrections
C"
les mulâtres méme >).
parmi
sur les trompes
23). Ils comptent peut-eire d'Europe : mais la méqu'on leur enverra
lassera d'envoyer
tropole mieux instruite se
et s'enles-meilleures troupes sé gangrener infect de nos COsevelir dans le cimetière immenses que ne comlonies, avec des frais
dé leur commerce.
pensent point les profits les matelots mieux
Mais les soldats et
et il est
d > sauront 7
uni
instruits 7 apprendront
pas sous
ne Fapprennent sont des
ces
imposiblenull
mulâtres
régime de liberté, que libres comme eux , et
hommes comme eux,
et ils
et contribuables;
deplus , propriétaires
au lieu de les opà leur côté 3
des
se rangeront
de la société
primer. - Lors de V'origine les persécuter,
Quakers, on employa, pour tourmentoient
des soldats. Ceux-ci
Mais
le glaive
amis.
subordination ces vénérables
les
par
leur patience à supporter de
ensuite voyant
émus par la douceur
mauyais traitemens, cessérent de les outrager;
leurs discours,ils --- Page 53 ---
(47)
ils devinrent leurs proils les défendirent,
et bien plutôt
sélytes. Il en sera de même,
les soldats enrôlés aux iles, vis-à-vis
pour mulâtres et des noirs > parce qu'encore
des
bien vite
un soldat libre se révolte
une fois,
Le temps est venu,
à l'idée de toute injustice,
militaire, doit
méme
oùt la subordination,
taire devantla conscience, devantlajustice
se
éternelle >).
blancs veulent cesser d'être
> Si les colons
écouaveugles, si l'assemblée nationaleveut
les conseils de la raison et de l'intéter enfin
donc d'abjurer cette prérét, elle se hâtera
blancs même;
dilection destructive pour les
la fausse marche de cet opielle rejettera
s'il est bien noniâtre présomptuenx, qui,
dans
science
ne lest pas
vice en
politique, dont les bévues
la science de l'intrigue, et
des flots
fait et feront couler encore
ont déjà
mulâtres leurs droits
de sang. Elle rendra aux
actifs )).
plus frappante
> Une autre considération
déchirant
doitly déterminer. C'est le tableau
(4)- Qu'y voit-elle ? Les
de Saint-Domingue
(1) Il est tel, qu'on ne peut assurer que Saint-Domingue coloà la France, > quoiqu'en djse lc çomité
reste long-temps
science de l'intrigue, et
des flots
fait et feront couler encore
ont déjà
mulâtres leurs droits
de sang. Elle rendra aux
actifs )).
plus frappante
> Une autre considération
déchirant
doitly déterminer. C'est le tableau
(4)- Qu'y voit-elle ? Les
de Saint-Domingue
(1) Il est tel, qu'on ne peut assurer que Saint-Domingue coloà la France, > quoiqu'en djse lc çomité
reste long-temps --- Page 54 ---
(48) )
coloniale, qui départisans de V'assemblée et les matelots 2 qui
bauchent les soldats trancher rla tête à ce même
proscrivent et font
nationale a loué le
officier doat T'assemblée
régnant dans
patriotisme ; Linsubordination les vaisseaux 2 les
les troupes de ligne et sur
les commandans
décrets foulés aux pieds,
ou
de fuir,ou de se démettre,
obligés, ou
excès de leurs soldats
de participer aux
sur
donc bien prévu; : (réflezions
Je Tavois
novembre) n' est-ce pas, 2
le décret du 29
pour être
envoyer des troupes
disois-je ,
soutenir les mécontens ?
corrompues, pour
Aléqui-,
tiennent tous ces désordres?
A quoi
des décrets, et sur-tout
voque, al'incertitude les hommes de coude T'article concernant
actif,
Rendez-leur les droits de citoyen
leur.
les frères des blancs ;
alors ils deviennent
leur vie pour protéger
glors ils sacrifieront
tout. Il existe dans ce comité une
nial, qui en impose sur
de Mi. Blanchelande, qui dit
lettre nouvellement arrivée, les désordres les plus grands
quil 'ne répond plus de rien, que
règnent.
a4
déchirer le
y
nationale ponvoit tont-a-coup
elle
Si Tassemblée
enterrés au comité colonial,
voile qui couvre les secrets
3 1 ellc verroit
d'horreur et d'indignation
scroit pénétrée lesquels on la trompc.
lcs ressorts avec
leurs --- Page 55 ---
Teurs
(4s )
les propriétés et celles dès blanes
désordres. Alors vous
; contre
d'envoyer des troupes n'aurez pas besoin
alors, si vous en
pour les défendre ;
maintenues dans envoyez; la
ces troupes seront
mulatres, assez
discipline par ces mémes
pour leur faire téte nombreus; assez
>).
disciplinés
55 On à commis
jusqu'à présent
fautes, qu'on a rendu de
autànt de
donc des leçons de
décrets. Profitonis
prouve que la
Vespérience ; elle nous
justice en tout est la
politique >).
meilleure
51 Nesoyons pas dupesde
gence apparente qui règne cettehonneintells
assemblée de Samnt-Mare entrela ci-devant
nial, La
efle comité
décrets première a da-se
colo-.
par un âcte
soumettre aux
feinte
éclatant ; sans cette
suivie récipiicence, elle auroit
comme cause des
pu être
Et là date de
troubles
poar.
justifilée
son acte de
nouveaux.
par le
pénitence, mal
trop lei mnotifde rapporteur > ne prouvé
leurs,
terrenr qui ila produit. qie
victorieuse à
Dail.
assemblée doit brûler Soins-Doniigue, cette
jouir de son empire
d'y retourner 3 pour
comite
déjà rétabli. -
colonial; les desastrés
Quant au
prouvent Si
dè la colonie
coinplettemens son
impéritie êt
D
nouveaux.
par le
pénitence, mal
trop lei mnotifde rapporteur > ne prouvé
leurs,
terrenr qui ila produit. qie
victorieuse à
Dail.
assemblée doit brûler Soins-Doniigue, cette
jouir de son empire
d'y retourner 3 pour
comite
déjà rétabli. -
colonial; les desastrés
Quant au
prouvent Si
dè la colonie
coinplettemens son
impéritie êt
D --- Page 56 ---
( (50)
qu'il a dà, pour diminuer
son avenglement,
la paix à
le nombre de ses enn: mis,acheter coloniale. Voilà
tout prix avec l'assemblée nouvelle , qui
le noeud de cette intrigue
les inept.es
pourra masquer quelque temps
l'inconité, mais qui n'éteindra pas
de ce
cendie >).
les droits des mu-
> On nous assure que
lâtres doi ent-être le prix de T'arrangement.
colonies 1Malheur à la France,
Malheur aux abominable existe >
si ce pacte tellementlé éciat de la lumière,
> On craint
à écarter la dis-
.que. d'avance on se prépare falt demander l'ecussien, que d'avance on
nt
des instiuctions qui se, fabriqu
xécu:ion
loi
!
comme
provisoire
dans T'obscurité 2
ne trahissoit
Comme si cet empressement et de ieurs
le but secret de ses auteurs
pas
! Comme si Tassemblée pouvoit
complices
détruit
être dupe de ce mot provisoire qui remède
la loi même, loi qui n'est plus qu'un veuille
Ah! que Tassemblée
impuissant
fois s'éclairer de tou es les
donc une be nne
cet objet. - Et ce
lumières rassemllées sur
a fait sa
donc au milieu des ténébres qu'elle
constitution' ? Et peuton jemais rien augurer
veulent envelopper
de bon, des hommes qu --- Page 57 ---
(51)
de ténébrès? Les mu-'
toutes leurs opérations à plaider au grand jour,
lâtres ont demandé
droits et l'indel lassemblec,leurs
à libarte France ce seroit une injustice"
térêt de la
le : leur refuser *1"
révoltante que de
S. II.
des hommes de couleur à,
Sur la situation
et leurs
Saint-Domingue, leur population
droits.
annoncé dans mes observations sur
J'avois
contre les hommes de
l'origine du préjugé
couleur (1): blancs avoient toft d'accuser
1°. Que les
d'ingratitude, qu'il
les hommes de couleur
d'affranchis.
y avoit parmi eux très-peu de couleur étoit
2°. Que la race des gens
peuploit
d'autant plus précieuse 2 qu'elle et
incroyable ?
qu'elle
avec une rapidité seule les colonies, ce qui.
pourroit défendre
d'un fardeau consoulageroit la métropole
sidérable.
XIV avoit accordé à cette
5°. Que Louis
sar Torigine du préjugé, ,ctc,
() Voyez mes observations
D 2
couleur
d'affranchis.
y avoit parmi eux très-peu de couleur étoit
2°. Que la race des gens
peuploit
d'autant plus précieuse 2 qu'elle et
incroyable ?
qu'elle
avec une rapidité seule les colonies, ce qui.
pourroit défendre
d'un fardeau consoulageroit la métropole
sidérable.
XIV avoit accordé à cette
5°. Que Louis
sar Torigine du préjugé, ,ctc,
() Voyez mes observations
D 2 --- Page 58 ---
(5a).
classe tous les droits de citoyen actif, par:
son édit de 1685.
M. MParcourons les objections que
oppose: à toutes les preuves quejaiapportées. les blancs ont un
Il prétend d'abord qué
leurs estrès-grand penchant à affranchir
claves.
s'en convaincre, dit-il, par
Et veut-on
c'est qu'en 1703, les
une prenve évidente i'étoient 2
à St. Domingue
hommes decouleur inscrits sur les vecènseque cent cinquante
de 1799 les
mens ; et que le recensement
à vigequatre mille luit cens qua-.
portè
rahte-lilit.
Ma réplique est toute simple.
on
T
pas;
n'aEn 1703 le préjugé n'existoit donné des ordres,
voit pas à cette époque dans les déclaradésigner leur couleur
pour
les habitans Tont de leurs biens. Par
tions que
les habitans de couleur, êt
conséquent tous
épousé dés filles de
zous ceux qui avoient
leur couleur:
couleur, ne désignoient point ne se forme
et comme le ecensemnent géneral . tous les
que des déclarations particulières n'avoient 2 pas déhabitans de couleur 2 qui
comme
signé leur couleur; 7 étoient comptés n'alloit
le gouvernement
blancs , parce que --- Page 59 ---
(55)
la couleur, des déclarans: Les
pas examiner
it 1H
-
dont parle M, M-, portés sur
cent cinquante
étoient des enfans
les recensemens de colons 1703, blancs, vivants en
naturels, libres, de et
devenues
concub.nage avec leurs. esclaves
libres, Ceux-là étoient portés et désignés sur
déclarations du blanc 1 par plusieurs railes -
les, garçons attachoient
sons; 1°. parce que
cette
encore un amour propre.à
et attachent
qu'à cette époque
paternité (1)5, 2. parce
propriélédit de 1685 ordonnoit a chaque
d'avoir sur son habitation un
taire, d'esclayes
vingt esclaves; ensorte
blanc ou unlibre par
que 1 n'ayant pas de blanc sur une habitation,
il falloit déçlarer qu'on y. avoit, un ouplu721 sieurs 91 homines de.conleur qui équivaloient.
M, M- tombe. donç dansune erreur grossa mauyaise, toi,
sière ou plutôt prouve
de la
qand il conclut de la comparaison
mulâtre actuelle, à celle de 1703;
population
(ay Cela est si vfai 1 que , dans des plusieuis préambules : coutre la
d'urdonnances des admin'strateurs
colonies, ,
classe des hommes de couleur, on se plaignoit que les plus
belles terrEs étoient passées à des. mulâtres; par lai foiblesse
lessentimens
d'hommesg qui cxtdientinbunsgeandeps) - e -
de la paterairé,
D 3
mulâtre actuelle, à celle de 1703;
population
(ay Cela est si vfai 1 que , dans des plusieuis préambules : coutre la
d'urdonnances des admin'strateurs
colonies, ,
classe des hommes de couleur, on se plaignoit que les plus
belles terrEs étoient passées à des. mulâtres; par lai foiblesse
lessentimens
d'hommesg qui cxtdientinbunsgeandeps) - e -
de la paterairé,
D 3 --- Page 60 ---
54)
d'af
qu'il y a' eu une quantité prodigtetuise les rôles
franchistemens: ce fail prouve que d'exacsont faits avec plus
de Fecensement désignation de couléur, 1
titude" quant ala
tres-infideles.
quoiqu'ils soient encore
de reconnois:
Pour prouver conibien peu aux blancs,
sances nous devions à cet' tégard n -
d'allisneli il y avoit 7 jai
combien peu
qu'il Iny avoit pas
avancé (p: 15.'0 "Obsérvat.)
de coudeux cens personnes
à SE-Domingue
tesclavés ctaféte ehtasteiente
leurquiaient
102 me réfuter, altère ét
franchis. M. M-, pour n me Gait dire qu'il
défgure ma proposition, nés dans Tesclavages
n'yen'a pas deux cehs
la differeice des
1l importe de marquer iei
un homme 0
deux propestions. Tenitends par
N celui
qui a élé esclavé et' ensite affranchi, vécu comme :0 es
qui est né esclave 5 qurh
un esclave,
clave,"qui a été traité esclave';, comme êt" qui d'été
'élevé pour demeurer
soutiens que. de
ensuite affranchi ; et je
il n'y eny a pas
de cette classe d'hommes,.
de
çouleur
deux cens. parmi les, pérsonnes y1
libres.
regarder comme ayant été
Mais peut-on affranchi, Tenfant qui, est
véritablement esclave et d'un pére blanic;
né d'une mère
C L --- Page 61 ---
(55)
dans Peiat?
vivant avec son esclave, comme
-
selun Tosnge des colonies
de mariage,
considérer comme esclave"
dis-je,
peut-on;
élevé dans la maison pàlenfant 6 ainsi,
instruit :
comme libre4
ternelle commne libre,
soigné et traité comme libre, non-sea'einent les -
le père et la mère, mais même par
par
a la maison ? Non, sans d ute,
étrangers
être mis sur la ligne dere 3
cet être ne peut
que fi son père ne
clave affranchi, parce
sang dans
son
RAD
vant se résoucre à voir
sanction deslois:"
clavage, aura obtenu parla
la, diraije, :
son fls soit libre. De ceux
que
de deux cens, mais le nombre.
ily en a plus
0 el
n'excède pas mille. d'environ quinze cens 091
J'ai dit aussi que
de mille ! nés )
nègres libres, ily en avoit p'us
et jui
de mères déjà hors de Tesclavage; offre de me
encore dt la vérité. M. M--
de- .
pièces autenthiques S, que
prouver, par
1789, cn a affranchi
puis 1785, ju qu'en
individus.
dix-sept cens soixinte cinq
individus. i
On sent ici la finesse du mot
C nis 3
dans ce nombre de dix- sept
Cet'que
a p'us des deux tier qui
soisante-ci-qailyend coime je T'ai expliqué, par des
l'ont été,
élevés conme lbres et iraiés
pères d'enfans
D. 4
par
1789, cn a affranchi
puis 1785, ju qu'en
individus.
dix-sept cens soixinte cinq
individus. i
On sent ici la finesse du mot
C nis 3
dans ce nombre de dix- sept
Cet'que
a p'us des deux tier qui
soisante-ci-qailyend coime je T'ai expliqué, par des
l'ont été,
élevés conme lbres et iraiés
pères d'enfans
D. 4 --- Page 62 ---
(56)
autres sont de vieux esclaves
méme: 19
Les, 1
- sexe, 311 qui
leur
* lun et de Tautre
pendant
ont amassé un petit Pe
longus servitude, 01. JE.
à un prix
cule, et qui se rachettent valeur toujouge et qui
bjen, an-dessus de Lif leur rti FEtit : (1),
Y
CLECE encore au fisc une grosse, somme,
Hyent ir liberté
1 ont
a
d'une
qaals
powr pouYONr, ron josir voilà d'oi 07
le
payée, chèrement. 4 Et I
: attribue Poent à la.géné
M. 3 demi-million qIE M
esclaves
des colons., pour mettre, des
rosité liberté, ihi
La liberté sacqiert de trois ma- 313 :
en
dans,
colonies ; et pour jouir, de
nières,
622 Pps
comme jer Tai déjà
chacune on, est. olligé,
somme,
ditt de Payer au fisc. une très-forte d'affranchisse- -
Voyons si ces trois espèces
de tous les
sont dus, à la, générosité l JR
ment. J S5.E1 collectivement, comme M. Mcolons 83 Rtis voulo;t. le faire entendre,
semble.
:Y
classe d'atfranchisepuent :
est,
La peipiere
dont.
celle, des, péres envers, I leurs, : endins, S regarder
Mais,
parlé ci-dessus. 4 psut-on
jai D14
commeune générgnite? JI
cet attranchisremente 11
en faire
Le, pére qui crée un .) individu, pour
son esclave, ,n'est-il.pas un : monstre?.Nest.co. 3
V
I
(Ops sent, bien que ceux-là ne vivent pas long.temps, libre,
augmenter la population i
et qu'ils ne peuvent guère
, I leurs, : endins, S regarder
Mais,
parlé ci-dessus. 4 psut-on
jai D14
commeune générgnite? JI
cet attranchisremente 11
en faire
Le, pére qui crée un .) individu, pour
son esclave, ,n'est-il.pas un : monstre?.Nest.co. 3
V
I
(Ops sent, bien que ceux-là ne vivent pas long.temps, libre,
augmenter la population i
et qu'ils ne peuvent guère --- Page 63 ---
(57)
lui
de Taffran.
pas, un devoir, sacré pour E que.d lui est-il
chir 2
puisque c'est : : un devoir the
Et -
que
dà aucune
IT-arosaeve
des services qu'on est
pour des bienfaits,, : n Ai8 ne
rendre.
libre de rendre ou de
pas :
. C
0 de
ici', ce n'est pas
S'il y a
Tingratitude mais t : dans ces, péres
dans Ténfant affranchi,
véulent
avoiralitanchitleus enfans,
quiaprès
de séparation. entre eux, et
tracer une ligne
les : avilir ; car n'est-ce pas un AT crime :: à que cet
son sang ? Je renvoie,
de déshonorer
de
égard, M. M-a la sublime apostrophe Des,
in-40. 25):
M. Clavière (v. Adresse, .
P:
une espèce
hommes peuvent-is procréer
inférieure à la leur? etc.
souvént : -
la mère de l'enfant
Il arrive
que DI01 -
celui-ci est
n'appartient pàs a son père * ;
byif maitre
bien cher au
obligé de payerYenlant
t un
non
de la mère. Celui-ci, met :
prix,
:
ala valeur -
de Tenfant, 7 mais ala tendresse
T,
n
du père de Ten-
"ou moins manifestée
j'ai vu nt des enfans de cinq, ans être
;
des
Rae
jusqu'à 6600 liv.
vendus, à leurs pères,
de la
colonies. Cette cupidité est, si grande
des blancs, qu'il y en a au Cap, qui
part tiennent chez eux de très jolies négresses
provoquer les' blancs, et qui, pour me
pour --- Page 64 ---
(58).
de M. Hiliard d'Auservir de Texpression
de muune manufacture
be tenil, tiennent
-
lâtres (1).
daffranchissement
Cette seconde espèce
rapport au pére, dans la premnière
fombe,part
avec M. ML,
classe. 1 : Mais vantera-t-on. la
qui
du maitre de négresse.
Ia Lénérosité
si haut à la venie de.
exige du père un prix :
celui-ci lui
enfant ? Et croit - on. que
son
reconnoissance ? On doit
doive une grande
2i troces,. et,
s'indigner et de ces spéculations
osent
de leurs infames pan(gyristes 2 qui
de reconnoisances 3
mtodl
parler
aussiles blancs affranchissent.
Qnelquefois mères de leurs enfans. Cest
les negresses
J
0or
.
: ils soulagent
une dette qu'ils aoquittent 5
dun fardeau leur conscience, AU,
e
d'affranchisà la troisième espice
010 Quant : : 11
des vieux esclaves dont.
sement,, c'est celui Ceux-là a se font aux déj'ai parlé plus haut. mais des noirs mémes,.
des blancs,
pens,non - nombreux: et
et ils_sont peu
dont
c.
des allranchissemens
Ily a encore
Mais voici ce qu'en
M., M- ne parle pas.
-
e
par H., D;
(1), Considis a ions sur Saine-Domingtt, bi - a
tom 2, discours 3.
: 11
des vieux esclaves dont.
sement,, c'est celui Ceux-là a se font aux déj'ai parlé plus haut. mais des noirs mémes,.
des blancs,
pens,non - nombreux: et
et ils_sont peu
dont
c.
des allranchissemens
Ily a encore
Mais voici ce qu'en
M., M- ne parle pas.
-
e
par H., D;
(1), Considis a ions sur Saine-Domingtt, bi - a
tom 2, discours 3. --- Page 65 ---
(59)
le même Hiliard d'Auberteuil, dans
disoit
écrit depuis 14 ans, et que je
son ouvrage
- : sin
viens de citer.
vieilles mulatresses
CC On voit', dit-il,' de
acheter
libres-prendre sur leurs besoins pour
enfans mulâtres, que-la mort; la néglides
oiTinsouciance dès pères ont laissés
gence,
pour faire à ces enfans dédans Tesclavage, cher,celui de laliberté.s
laissés le don le plus
tout ce
vient de' lire; qu'on:
' D'après
qu'on àla
àr
juge' si l'on peut attribuer
générosité,
Phumanite de tous les blands des colonies,"
collectivement, la liberté même du petit
pris
d'hommes del couleur qui sont réelnombre affranchis. Qu'on juge de T'impors
lement
colons
qui ne cessent!
tancede ces
blaes;
etd'inde faire rétentir les' motsdaffranchis autre trait de
Qn'on juge enfin dé cet
grats. mauvaise foi de M. M-VII dit (ipage-57),
'affranchis, propre-)
munonsentemmtis etre assimilés aux:
ment dits; ne doiventi pas descendans nés."
blancs, mais méme que leurs
ditil,
libres ne doivent pasTétre; parce que, Edes
nous : avons apposé santefpranehisomoaea desendance.
conditions quivatndenzseria
Il a ici double menisonge - et attracité:
y,
'on
: Li
"éoime on la'vu;
mensonge , parce que, --- Page 66 ---
6p )
doit peu daffranchisemens à la, générosité
des, blancs;. mensonge encore, parce qu'il
est faux qu'il y ait jamais eu des conditions
pareilles stipuléesdans un affranchissement;
et Ton délie M. M-: d'en montrer un. Il y.
a atrocité de vouloir exercer une. pareille
féodalité sur des hommes, lorsque la féodaarévolté tous,
lité sur les choses inaniméss,
d'horles Français, que l'idée en fait frémir
rAUTS et elle ne peut être proposée que par
une de. ces. ames; fiscales et dures, iqui.ne,
respirent que la tyrannie 7 tout. en; parlant
liberté,
tirés
MM, Claviéreet.
Les argumens
par
Rrissot, de: Taugmentation rapide de la-po-i
pulation des. mulatres libres, pour engager,
l'assemblée nationale à la favoriser, encote,.
accordant les. droits de citoyens,
er leur
M. M- à contester, les;
aptifs, a, porté
n'est pas due àrla,
calculs. Il avance.qu'elle.
seule propagation. des-gens de coulcur.libres,
qu'elle, est due aux affranchissemens.
Dira-t-on, s'écrie-t-il, avec M. lalbé:
Grégoires que cette angmentations. qui SIT-.
toutes lespossibilités, 2 n'est dues quia
passe: la propagation. des gens de coyleur ? w
Ouis, on le diras-etje m'explique, M. labhé
n'est pas due àrla,
calculs. Il avance.qu'elle.
seule propagation. des-gens de coulcur.libres,
qu'elle, est due aux affranchissemens.
Dira-t-on, s'écrie-t-il, avec M. lalbé:
Grégoires que cette angmentations. qui SIT-.
toutes lespossibilités, 2 n'est dues quia
passe: la propagation. des gens de coyleur ? w
Ouis, on le diras-etje m'explique, M. labhé --- Page 67 ---
(61)
M. Clavière et moi, si je puis me
Grégoire 2
hommes célèbres, nous
nommer après ces
journalier
avons dits que Taffranchissement
du
contribué à Taugmentation
avoit pen
de couleir libres. J'ai
nombre des personnes
les càuses de cette augmendéjà expliqué
de couleur libres
tation (1). Les personnes elles ont produit
ont produit entre elles ;
filles libres et blancs; elles produisent
entre
libres et blancs; ; elles proentre négresses
les hommes de couleur
duisent encore entre.
avancé, avec des négresses
libres.à un degré
librès. Or, coibien de chances pourrepro- les
duire les! personnes de couleur (2),et dans
blancs n'en ont qu'nne.. Voilà le sens
Grégoire a entendu que
dequel M, l'évèque
nombre si consicette daweavoitmo-tiuns
wable sans le secours des affranchissemiens
nous prouverons encore
journaliers : ce que
évidemment dans in momént.
plus
des Antilles, continué M. M-,
Le climat
sur-tout à celui ide
interditdeparoils progrès;
(i) Voyez mcs obscrvations. chance. Des noirs avec les blanches
(:) J'omets encore une
sont libres sans affranchisqui naissent de mères libres,
sement. --- Page 68 ---
(.6x))
qui est très-peis, L favorable
Saint-Domingue,
aux enfans.
entendu parler
Je ne connois et n'aijamais
au climat
d'influence maligne particulière
et qui nuise à la populade St.-Domingue, voulu
de la malation. M: M- a-t-il
parler
Il
enfans, appelé mal de machoire.
die des
enfans libres en sont peu attasait que les
des soins seuls et des préqués, parce que
ainsi que tous
cautions les en préservent,
quand ils sont soignés.
les enfans nègres,
M. M 1 les seuls
Pourquoi, poursuit
- ils : des influenalfranchis éprouveroient etc.? En 1781 il y
ces aussi benignes 1
ù Saint-Dominmille blancs
5 avoit quatre
nes'en trouve que trente
gue, et en 1790,11
la foiblesse de l'inmille. Qu'elle est donc
concevoir
telligence de M. M 2 pour ne pas
et aussi naturelles?
des choses aussi simples de lui faire comvais tâcher
Eh bien, je
en accroisprendre la cause de la supériorité hommes de
des
sement de la population
mucouleur sur celle des blancs, population
dans vingt ans 1 sera bien - plus
lâtre qui,
sans Ia ressource des
considérable encore,
affranchissemens.
sont dans ce
Des trente mille blancs qui
concevoir
telligence de M. M 2 pour ne pas
et aussi naturelles?
des choses aussi simples de lui faire comvais tâcher
Eh bien, je
en accroisprendre la cause de la supériorité hommes de
des
sement de la population
mucouleur sur celle des blancs, population
dans vingt ans 1 sera bien - plus
lâtre qui,
sans Ia ressource des
considérable encore,
affranchissemens.
sont dans ce
Des trente mille blancs qui --- Page 69 ---
(65 - )
à Ssint-Domingue, ilin'y en a pas
moment de mariés avec des femmes blanla moitié
d'un
ches. De cette moitié de miriés, plus
tiers le sont à de vieilles veuves hors d'ige
d'avoir des enfins, et. qu'ils n'ont épousées
leur fortune; cela n'augmente pas
que pour
b'anche. T us, ces hoinmes
la population mariés, et tous ceux qqui le
qu: ne sont pas
avoir
sont avec des vieiltes femies, peuvent
des enfans avec des fil.es de couleur
et ont
gouvernantes, ou ménagéres,
quils.ont pour
usité. Voilà la cause
pour me St. rvir du terme
à joindre aux différentes cla ances que jai
données plus haut, à quoi on doit attr.buer
de lavintage prodile grand phénomène
de
gieux de la popalation des personnes
couleur sur la blanche ; enteudez-vous,
maintenant, M. M ?
Je viens de donner la mesure de la conde M. M-, je vais montrer sa loception
les biancs des
gique et ses connoiseances.-Si
colonies, dit-il,(P 36,) cont nueliement
recrutés par des émigrans d Euope, ont
arriver à peine à un peu plus du sextupie
pà
comment se peut-l fare
de leur nombre,
les gens de couieur, qui ne sont pas
que
arrivés à une population
recrutés, soyent --- Page 70 ---
( 64)
trente-cinf fois plus rapide ? Ll Comment
M. M, quih rampé sil long-tempsàux pieds
avoir uneintendance dans
des ministres pour
aussi
les colonies 2 montre-t il au public
de connoissances sur les causes et les
peu effets des différentes populations du pays
voudroit administrer ? Que veut-il què
qu'il le public pense de lui, quand il comparera
ee que je vais dire avec la conclusion qu'il
a tirée, et queje viens de'd citer?
ML
1l faut donc encore apprendre à M.
servent à
comment ces émigrans d'Europe
beancoup la population de couaungmenter
la blanche.
lenr, et servent peu dangmenter
c'est
Posons d'abord un faiti incontestable;
infiniment plus d'hommes qué dè
qu'ilpasse
femmes dàns les coloniés. Or ne Voit prespoint dans ces émigrations dé ménages,
que
femine. D'après ces deux
cest-a-dire,mariet
facilité
faits, et en se rappelant avéc quelle
avoir négresses ou mulatresses, 2 et
on peut les blânches sont rares ; on s'excombien
augmentent la
plique comment les émigrans
la
population mélée, et H'angmentent point
blanche.
d'Européens périssent
20. On sait combien
les chuses dé là
datis ces clinats 3 non par
malignité 2
deux
cest-a-dire,mariet
facilité
faits, et en se rappelant avéc quelle
avoir négresses ou mulatresses, 2 et
on peut les blânches sont rares ; on s'excombien
augmentent la
plique comment les émigrans
la
population mélée, et H'angmentent point
blanche.
d'Européens périssent
20. On sait combien
les chuses dé là
datis ces clinats 3 non par
malignité 2 --- Page 71 ---
(65) )
malignité, mais par d'autres causes, qui'il
long et superila de dire ici, Or,
seroit trop
maride 1195
ces hommes qui ne se sont pas
des blanches et qui périssent
NRHDOrLO
à la popusatien Manaucune augmeutation
la
che; ils ont pà au contraire augmenter
population de couleur libre, parce qu'ily en
de cette classe qui vivent en
a beaucoup
des filles ded couleur, libres.
concubinage: eavec
5°. De tous ces hommés blancs non mariés qui passent dans les colonies, beaucoup
revieunent garçons en France 2 après avoir
fait leur: fortune. Ceux - là n'ont point augmenté la population blanche : 7 et.ils ont
augmenté la population de couleur 7' parce
que tous ont eu des gouvernantes de couleur
ils ont pà avoir des
libres, avec lesquelles
enfans de couleur.
4o. Les hommes mariés en France qui, passant dans les colonies pour quelque temps ?
et laissentleurs femmes ici, peuventaugmende couleur, sans augmenter
ter la population
la blanche
la raison qu'il n'y a qu'un
nombre 1 par de filles blanches de France
très-petit
dans les colonies d , et qu'il y a au contraire
nombre de filles de couleur
un' très-grand
libres.
E --- Page 72 ---
(66)
la population blanche, 7 : en gé5°: Enfin,
France
le retour des fanéral, , reflue en
par
de
ont acquis
milles blanches, 7 lorsqu'elles
de
la fortune., au lieu que la population
les colonies.:
couleur reste constammentdansl
Voilà les causes qui font et feront augmenla population mélée, tandis
ter rapidement blanche est stationaire ct.
que la population
c'estmontrer
déclineral bientôt. S'en étonner,
; et s'opposer aux conséquenson ignorance
favoriser
qu'on en tire, pour
ces politiques de couleur 2 c'est prouver sa
les citoyens vanité- et sa résolution de lui
perversité, sa
puisqu'ilest mainsacrifier T'intérêt général,
condémontréque la France ne peut
tenant
encourageant les
server ses colonies qu'en: restituant aux muhabitans indigènes, qu'en
lâtres leurs droits de citoyen actif:
à la
Ennemi de la philosophie, étranger bien des
M: M-s se. garde
vraie politique, adversaires sou's ces points.des
combattre-ses
et son-impuisvues. Son ignorance profonde
le silence;
sancelui faisoient la loi de garder
Tétude des lois lui est plus-famais comme
dans cet arsenal. quelmilière, il a puisé
mulâtres leurs:"
ques sophismes pour ôteraux
droits de citoyen actif.
if:
à la
Ennemi de la philosophie, étranger bien des
M: M-s se. garde
vraie politique, adversaires sou's ces points.des
combattre-ses
et son-impuisvues. Son ignorance profonde
le silence;
sancelui faisoient la loi de garder
Tétude des lois lui est plus-famais comme
dans cet arsenal. quelmilière, il a puisé
mulâtres leurs:"
ques sophismes pour ôteraux
droits de citoyen actif. --- Page 73 ---
(67)
cependant de reconnoltre l'arIl est obligé
accorde aux
ticle 59 du code de 1685, qui
blancs
affranchis les mêmes droits qu'aux
;
il cherche à torturer et à dénamais ensuite
une conturer cet article. Il nous oppose
fiscation de concubines ; et cette citation
précisément ce que j'ai avancé sur
confirme ordonnoit aux blancs de se marier
la loi qui
dont ils avoient eu des enfans.
avec Tesclave des actes de la tyrannie de
El nous oppose
et des intendans 9.
la part des gouverneurs
pouvoient
comme si des: actes tyranniques
fameux
détruire: une loi! Il, soutient que ce
tombe
sur les droits civils ;.
article ne
que
une
comme s'il étoit permis de restreindre
s'est
restreinte d'elle-mème!
loi. qui ne
pas
d'hommes
H nous défie de citerdes exemples
lui:
avancés dans les places ; je
de couleur
ai cité, dans mes observations 2 plusieurs
qui sont à la connoissance de tout
exemplès
n'a
osérdéSaint-Domingue, et qu'il
pas.
mentir: imp
En suivant, M. Moreau dans sa pénible.
discussion sur les lois; 7 on trouve donc qu'il.
de logique, ni plus de bonne
n'a pas plus
Par-tout il est
foi que sur. les autres points.
injuste àl l'égard des hommes de couleur. --- Page 74 ---
(67
T'assembiée ratiom'e mondlle les
Ah! que
protéer, et qu'elle veuille leur resttaer
leurs droits; et alors on verra la liberté produire en eux les mêmes effets qu'en Europe.
On verra dans les colonies la population,
s'aecreitre avec l'industrie 9 les défrichemens
le commerce prospérer 2 CCS
se multiplier,
à la
deredenrées si nécessaires
métropole
nantiplus abondantes, semettre àlla portée
des hommes les moins aisés. La France
fortediune popnlation indigène, quilui sera
attachée par la reconneisance, plus encore
Fintérét, n'aura plus besoin de déque:par àla défense des iles, cest-à-dire à
vouer
troupes européennes,
unemort certaineydes les chaleurs du cliihcapables de supporter
le
mat des Antilles. Moins de dépense pour
trésor public, plus der revenu pour les impots', plus de sécurité sur ces possessions;
la France
voilà les grands avantages que
trouvera dans le décret qui fera des gens
ce
sont, et ce qui est inde couleur,
qu'ils
conteste, DES HOMMES
concevable qu'on-leur
et DES HRANÇOIS. no
9 troil eb
1691 . TIi
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