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S 0 E
R ÉPON
provinciale du Nord de S. Domingue
DE PAssemblée
du Département dc la
à la Lettre du Directoire
Gironde.
MESSIEURS,
avec votre Lettre du 20 Mai un exemplaire
Nous recevons
Gardes nationales de votre Déparde votre Adrefle aux Citoyens
du Mai avait précédé
tement. La nouvelle du funefte Décret décidés 15 à réunir tous
Parrivée de votre dépêche 9 et nous avait
les informer de
les Corps civils et militaires patriotiques, pour
La leéture de votre Lettre et de votre Adreffe,
cette cataftrophe.
dans PAffemblée, la plus nomàla fuite du Décret 2 a continué du Nord, ce filence morne
breufe qu'ait encore vu la Province
Les cueurs
produit Pexcès de la douleur et de l'indignation.
Déque
dilatés à Pannonce de la retraite de nos
fe font cependant
réitérés de
de PAffemblée nationale : les applaudiffemens calomputés
démontrent que vous les avez
leur conduite conféquente 3
calomnié nos intentions. Leur
niés, en leur reprochant d'avoir
juftfifié notre condémarche nous prouve qu'ils ont pleinement fuites du Décret, relatifiance, et mieux apprécié que vous les
fort ultérieur du
des Colons, et au
vement aux difpofitions
Commerce.
lettre terminera notre correfponPréfumant que cette première
les
de
nous allons répondre à tous paragraphes
dance avec vous, 3
la vôtre
La Copie exacte de la Lettre du Diredtoire fera en caradères italiques.
(I)
ftfifié notre condémarche nous prouve qu'ils ont pleinement fuites du Décret, relatifiance, et mieux apprécié que vous les
fort ultérieur du
des Colons, et au
vement aux difpofitions
Commerce.
lettre terminera notre correfponPréfumant que cette première
les
de
nous allons répondre à tous paragraphes
dance avec vous, 3
la vôtre
La Copie exacte de la Lettre du Diredtoire fera en caradères italiques.
(I) --- Page 6 ---
(2)
Les liens gui doivent unir rous les Corps administratifs de
LEmpire suffiraient pour nous intéresser a la sagesse des mesures
que vous prendret pour conserver Pordre, et le calme dans nos
Colonies.
Les mefures de fageffe propres à la confervation de l'ordre, ne
peuvent pas être exclufivement les mêmes dans un Empire dont
les fections occupent partie des deux hémifpheres. La difparité
abfolue entre les inftrumens, les progrès et les réfultats de T'agriculture à Saint - Domingue ct en France, , fubftituraient dans la
Colonie la déraifon à la fageffe, par lidentité des moyens pratiqués en France.
Les relations plus particulidres gu'a ce Département avec vous 2
notre commerce 2 fondé sur voure culture et sur votre prospérité 3
ajoutent encore d cet intérêt, et Vouls répondent, Messieurs, de
norrezéle et de tous nos efforts pour le maintien de la paix, àlombre
de laquelle vous accroissez chaque jour les richesses de PÉtat.
Ces relations devaient vous faire mieux calculer l'intérét de
votre commerce, lié jufqu'à préfent avec la profpérité de notre
culture ; et nous voyons avec peine que l'enthoufiafme et l'irréflexion vous aient fait adopter la doctrine des Briffor 3 des
Grégoire 2 des Péthion, des Lafayette 2 Gc., dont le fyftéme,
fondé fur l'ignorance de nos localités, opérerait néceffairement,
s'il était accueilli 3 avec la perte des Colonies, 3 la ruine des Places
de commerce de France, et conféquemment une infaillible contrerévolution. Avouez, Meffieurs, que les protcftations de votre zèle
ct de VOS efforts pour le maintien de la paix dans notre contrée 3
font une promeffe bien dérifoire; nous dirons même infulrante,
fi nous la rapprochons de votre Adreffe à VOS Concitoyens, dont
vous trompez le zèle 2 en leur propofant de venir immoler au
fanatifine de la philantropie, les Blancs auxquels vous avez vendu,
illible contrerévolution. Avouez, Meffieurs, que les protcftations de votre zèle
ct de VOS efforts pour le maintien de la paix dans notre contrée 3
font une promeffe bien dérifoire; nous dirons même infulrante,
fi nous la rapprochons de votre Adreffe à VOS Concitoyens, dont
vous trompez le zèle 2 en leur propofant de venir immoler au
fanatifine de la philantropie, les Blancs auxquels vous avez vendu, --- Page 7 ---
(3)
à un très-haur prix, les pères de ceux que vous prétendez que
nos reconnaiflions pour nos co-Légiflatcurs et les vôtres.
L'Assemblée nationale 9 après avoir décrêté tour ce qui peut
assurer les propriétés de chaque Citoyen dans toutes les parties de
L'Empire, vous a accordé l'initiative sur les gens de couleur non
libres et sur les affranchis; elle n'a prononcé sur Pétat de ceux qui
sont nes de père et de mère libres, que pour les assemblées futures,
et elle a maintenu dans leur organisation actuelle celles qui existent à présent.
L'Affemblée nationale avait déclaré, le 12 Octobre dernier 9
que les Colonics auraient l'initiative fur l'état DES gens de couleur. D'après ce Décret, celui du I3 Mai était au moins inutile,
et celui du I5 fuivant, une violation révoltante de celui du 12
Octobre.
Voila, Messieurs, quels sont les deux premiers arricles décrétés
le 13 et le IS de ce mois. Nous vous en adressons des exemplaires
conformes aux feuilles publiques les plus authentiques.
Nous attendons avec effroi pour vous et pour nous 7 la nouvelle du refus ou de l'acceptation de ce Décret ; mais quelle que
foit la décifion du Roi s elle ne nous trouvera pas fans confeil
pris fur l'alternative du facrifice ou de la confervation de nos
prérogatives, qui ont été jufqu'à préfent, et feules pourront étre,
la fauve-garde effentielle de nos propriérés.
Ce Lécret a été didé par la prudence et par la sagesse. La
discussion a été Longue. On y a tour-a-tour développé les principes
essentiels de la constitution 2 ou plutôt ceux de Pordre et de la
justice, et les dangers auxquels vos Députes pensaient que les Colonies et le Commerce seraient exposés, si PAssemblée legislatiye
prononçait sur Pétar des gens de couleur,
pourront étre,
la fauve-garde effentielle de nos propriérés.
Ce Lécret a été didé par la prudence et par la sagesse. La
discussion a été Longue. On y a tour-a-tour développé les principes
essentiels de la constitution 2 ou plutôt ceux de Pordre et de la
justice, et les dangers auxquels vos Députes pensaient que les Colonies et le Commerce seraient exposés, si PAssemblée legislatiye
prononçait sur Pétar des gens de couleur, --- Page 8 ---
(4)
En prodiguant ainfi les qualifications de prudence et de. fageffe,
vous n'avez pas prévu que la loi que vous préconifez eft le fléau
de nos fortunes, qui détruira nécefairement les vôtres. Le développement de la conftitution pour le Royaume 3 ne pouvait
avoir aucun rapport avec la difcuffion du Décret, 7 puifque PAf
femblée nationale ( a déclaré (le 8 Mars 1790) qu'elle n'a jaD mais entendu comprendre les Colonies dans cctte conftitution,
> et lcs affujettir à des lois qui pourraient étre incompatibles
> avec leurs convenances locales et particulières >. D'aprés cette loi
fanctionnéc très-librement, ct prefqu'unanimement prononcée, il
appartenait exclufivement aux Aflemblées coloniales d'expofer à
l'Aflemblée nationale Pinconvenance et les dangers dont le détail
cût fait rejetter le projet du Décret rendu le 15 Mai.
Ces dangers ont été présentés avec toute la chaleur de Pesprit
de pari, avec toute la force des prejuges. Les ennemis de la Liberté
ont défendu cette cause ; ils ont saisi avec empressement ce moyen
de conserver encore des priviléges et des exceptions 2 pour. faire
renaitre un jour ceux dont ils déplorent la perte.
Il n'cft aucune analogie entre P'efpèce des priviléges et eXceptions que vous prétendez que les ennemis de la liberté ong
voulu conferver , en s'oppofant au Décret, et ceux dont l'abolition ravalerait ici les Blancs au niveau des fils de leurs affranchis. La fuppreffion de la nobleffe en France 3 a fait rentrer
un petit nombre de privilégiés dans la claffe de leurs ancêtres, >
tandis que lc Décret du 15 Mai place les fils de nos efclaves
dans une fphére à la hauteur de laquelle nous n'avons jamais pu
étre préfumés avoir voulu les élever.
Lorsque ce Décret a été rendu, vos Députés, égarés par le zéle
guils croyaient devoir aux intérêts que vous leur aviez confiés, 5
ont calomnie vos intentions ct celles du Commerce. Ils se sont
claffe de leurs ancêtres, >
tandis que lc Décret du 15 Mai place les fils de nos efclaves
dans une fphére à la hauteur de laquelle nous n'avons jamais pu
étre préfumés avoir voulu les élever.
Lorsque ce Décret a été rendu, vos Députés, égarés par le zéle
guils croyaient devoir aux intérêts que vous leur aviez confiés, 5
ont calomnie vos intentions ct celles du Commerce. Ils se sont --- Page 9 ---
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retiris de PAssemblée; ils ont peint les Colons au désespoir, préts
à renoncer à leur Patrie, et le Commerce ancanti, abjurant la
conftitution.
La conduite de nos Députés après ce Décret, a provoqué
les témoignages les plus vifs de la reconnaiffance de la Commune
du Cap, et des Repréfentans de la Province. Leur retraite fubite
de P'Affembiée leur a étéi impérieufement commandée par la perfeffroyable du défefpoir des Colons, de la fubverlion des
pective Colonies, del l'annihilation de VOS créances, de la ruine de votre
commerce, 2 et de la contre-révolution françaife. Il y a cette différence entr'eux et vous > Meflieurs 7 que vous ne connaiffez la
Colonie que par l'opulence dont ellc a couronné vos fpéculations, 2
fans avoir la première notion de Ia néceflité de laiffer aux Affemblées coloniales le droit de modifier l'état des gens de couleur. Elles
feules peuvent combiner ces modifications avec les autres parties
de notre régime intérieur, qui en fécondant nos travaux, a fait
jaillir pour la France , et fpécialement pour vous, > une fource de
richeffes, qu'elle et vous en particulier femblez vouloir tarir.
Cependant, comment ont-ils pu croire avoir le droit de prononcer des lois auxquelles P'Empire entier se soumertait, tandis que
pour la partic de cet Empire gutils représentent s ils se refusent
aujourd'hui dux Décrets que la majorité prononce ?
La prétention de concourir à la formation des lois pour la
France, a bien moins été l'objet de notre députarion à l'Aflemblée nationale
la crainte trop bien juftifiée de quelques
1 que
motions dictées par Pignorance de nos localités, ou par les
itipendiaires de la vengeance de P'Angleterre. Nos rapports
commerciaux avec la France, et fon influence proteétrice fur
comme Métropole, n'auraient fubi aucune altération 2 fi
nous,
des lois
le royaume edr
PAfemblée nationale, en décrétant
pour
à l'Aflemblée nationale
la crainte trop bien juftifiée de quelques
1 que
motions dictées par Pignorance de nos localités, ou par les
itipendiaires de la vengeance de P'Angleterre. Nos rapports
commerciaux avec la France, et fon influence proteétrice fur
comme Métropole, n'auraient fubi aucune altération 2 fi
nous,
des lois
le royaume edr
PAfemblée nationale, en décrétant
pour --- Page 10 ---
(6)
délégué aux Colonies le pouvoir de s'en crécr qui ne dérogeaffent
point aux grands intérêts politiques de P'Empire. Notre
voyance fe trouvant déçue depuis le 15 Mai, notre repréfentation préy eft devenue fuperflue.
Vous ne leur avepas donné de parcils ordres.
Sur quoi hafardez-vous cctte affertion ? Vous ont-ils
muniqué leurs pouvoirs oftenfibles, et nos inftruétions comlières ? Détrompez vous, Meflieurs; s'ils n'avaient particupareils ordres ce
pas reçu de
n'cût été, > fans doute > que parce
le
motif en aurait paru chimérique.
que
Fideles à votre Patrie, vous avezjuré d'en respecter les lois.
Nous le jurons encore 2 pourvu que ces lois, d'accord avec
celle du 12 Oétobre, , n'ancantiffent pas le fruit-de nos
mis le 8 Mars précédent fous la fauve-garde fpéciale de la Nation, travaux,
Le Commerce, animé du patriotisme le plus
sur P'énergie de ce sentiment dans VOS
pur, compte trop
craintes qu'on cherche à
coeurs, pour partager les
répandrc.
Nous avons jugé le défintére/fement et la purcté de votre patriotifme , d'après votre zèle à prévenir l'abolition de la traite. Vos
Commerçans ont calculé que leurs fpéculations trés-lucratives fur la
Côte d'Afrique, devaient enchaîner leur patriotifme
la
vente
de leurs
jufqu'aprés
cfelaves; qu'alors un nouveau genre d'intérét exigeait qu'ils en déployaffent toute T'énergie en faveur de
de ces mêmes efclaves,
partie
> qui devenant affranchis , ct par fuite
du Décret , pères de ceux qu'on veut rendre nos égaux,
teront la confommation de leurs cargaifons.
augmenDe-1, oui de-là,
Meflieurs, la différence de votre conduite fur les deux motions
concernant la traite des noirs et l'état des gens de couleur. De-là le
érét exigeait qu'ils en déployaffent toute T'énergie en faveur de
de ces mêmes efclaves,
partie
> qui devenant affranchis , ct par fuite
du Décret , pères de ceux qu'on veut rendre nos égaux,
teront la confommation de leurs cargaifons.
augmenDe-1, oui de-là,
Meflieurs, la différence de votre conduite fur les deux motions
concernant la traite des noirs et l'état des gens de couleur. De-là le --- Page 11 ---
(7)
fur lc
du Commerce, que
principe de notre opinion
patriorifme
Si
n'avons jamais vu que fous les couleurs de l'égoifme.
nous
émeut affez votre fenfibilité pour
le fantôme de la philantropie
et les vôtres, que
rendre les enfans de nos efclaves nos égaux
leur
recueillir en Afrique leurs familles éparfes, pour
n'allez-vous
dont vous trouvez naturel qu'ils
procurer en Europe les avantages
T'efpèce des craintes
jouiflent dans les Colonics ? Nous ignorons affurons celles
l'on cherche à répandre; mais nous vous
que
que
rendent inacceffibles à toute autre
qui nous affectent 2 nous
crainte.
gui ont dicté ce Décret.
Vous rendrez, justice aux principes
l'avons déjà fait, en l'attribuant à P'ignorance toujours
Nous
lactivité dévorante de la cupidité falariée par la
fanatique, ou à
des rivaux de la France (x); ou enfin
vengeance et la politique
à la fatalité d'une provoquante verfatilité.
Vous en assurerer Pezécurion.
du contraire, puifque vous recrutez
Vous êtes bien perfuadés
Pour flimuler leur
des Citoyens armés pour venir y préfider. les plus groffières de
vous copiez les impoftures
zèle meurtrier 2
après eux > ( que les gens de counos ennemis : vous annoncez nombreufc de la population des
forment la partie la plus
> leur
libres
font les feuls dans nos
> Colonies en hommes
; qu'ils
généralement à la claffe des
(i) Les lois (anglaifes ) ont imprimé d'infériorité : fa pofition eft un
hommes de couleur libres un caraêère & la liberté originaire ; & par un bill
état intermédiaire entre l'efclavage il a été décidé qu'aucun nègre, mulâtre ou
du mois de Septembre 1774, à l'éeétion du Repréfentant de fa Paroiffe
métis libre , ne pourrra voter Cclonie. Hif. philofop. & politique, par
dans T"Affemblée générale de la
& 24.
G. T. Raynal, tome VII, pages 322, 23
originaire ; & par un bill
état intermédiaire entre l'efclavage il a été décidé qu'aucun nègre, mulâtre ou
du mois de Septembre 1774, à l'éeétion du Repréfentant de fa Paroiffe
métis libre , ne pourrra voter Cclonie. Hif. philofop. & politique, par
dans T"Affemblée générale de la
& 24.
G. T. Raynal, tome VII, pages 322, 23 --- Page 12 ---
(8)
> climats dont le nombre s'accroit de lui - mêmc ; que nés fur
>> lc fol qu'ils cultivent, c'eft eux qui font faits par la nature
3) pour le défendre >. La première de ces affertions eft un fait
dont la fauffeté révoltante ) par l'excès de l'exagération 9 peut
vous être certifiée par vOS Capitaines et VOS Agens, indépendamment des recenfcmens généraux des Colonies : la feçonde eft
ridicule, puifque contre Pévidence, elle nie la reproduétion de
la population des Blancs dans Ces mémes Colonies. Les Créoles
blancs, aujourd'hui trés-nombreux, et nos co-proprictaires nés en
Francc, font à coup sûr plus faits pour défendre notre fol avec
fuccès, que les Créoles de couleur libres, auffi impuiffans par la
modicité de leur population, que par celle de leurs propriétés et
de leurs moyens.
Vous combattrer, par la raison et par la sagesse de votre adminiftration, le delire des prejugés et les manoettyres dangereuses
gui pourraient troubler la paix de PEmpire.
Repofez- vous fur nous du choix des moyens que nous employerons pour combattre le delire des prejugés nés de Pimpofture ct de la manie de l'innovation. Si les troubles dont vous
nous avez envoyé le germe 7 refluent fur tout l'Empire, les
victimes n'en pourront accufer que les premiers auteurs.
Voila, Messieurs, Pespoir de vos Fréres de France, Cet espoir
ne sera pas trompé,
Vous ferez véritablement nos Fréres, fi vous vous joignez à nous
pour faire retirer le Décret du 15 Mai. Voilà notre efpoir; fans
cela, tout eft perdu.
Qn n'abjure pas sa Patrie quan/ elle est libre, et guand des
lois de jujlice et de sagesse assurent sa prospérité.
Le principe clt vrai, mais malheureufement il ne nous eft pas
res de France, Cet espoir
ne sera pas trompé,
Vous ferez véritablement nos Fréres, fi vous vous joignez à nous
pour faire retirer le Décret du 15 Mai. Voilà notre efpoir; fans
cela, tout eft perdu.
Qn n'abjure pas sa Patrie quan/ elle est libre, et guand des
lois de jujlice et de sagesse assurent sa prospérité.
Le principe clt vrai, mais malheureufement il ne nous eft pas --- Page 13 ---
(9)
applicable. Nous ne goûterons jamais lcs fruits de la liberté, tant
qu'il exiftera un Décret qui met nos propriétés en danger.
Cimenter avec nous une nouvelle union.
Notre nouvelle union dépendra de VOS démarches ultérieures.
Nos Citoyens s'empressent à s'inscrire pour allers vous ofrirleurs
services et leurs secours 2 si votre tranguillité était troublée.
Des lettres de vOs Citoyens prouvent au contraire qu'on en inf
crit avant de connaitre leur Vueul. Ce procédé extraordinaire à
tous égards, nous furprend d'autant plus de votre part, qu'il eft
un acte de défobéiffance au Décret de l'Aflemblée nationale, qui
défend à tous Corps adminiftratifs, d'exécuter un Décret avant
fa fanction et fa promulgation ; formalités conflitutionnelles dont
vous ignoriez l'exiftence pour le Décret du I; Mai, puifque vous
nous annoncez n'en avoir connaiffance que par les papiers publics.
Comptez sur leur ardeur et sur leur zéle.
Nous fommes bien convaincus d'avance que lun et l'autre
feront paralifés , quand ils verront ou, pour, 2 et contre qui vouS
les envoyez combattre.
Comptez sIr notre dévouement, 2 et recever-en, Messieurs, les
assurances les plus fincères.
Nous l'apprécions fous tous fes rapports > et recevez - en 2
Mellieurs, les affurançes les plus fincères,
pise
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