--- Page 1 --- --- Page 2 ---
Eilifis
-
D
&
S
LAT 1 -
Joln Carter Brolun. --- Page 3 --- --- Page 4 --- --- Page 5 ---
REFLEXIONS
Suame Lettre de
ex - Colon : franenis, MAZÈRES,
M,J. C. L.
adressce à
SIS MONDI SISMONDE DE
TL SW
S
HEELEXIONS
S UR
YES
NOIRS ET LES BLANCS - --- Page 6 ---
Aeet A henslom
fom
-
ret
ferco
sursyhanif
atwerion
Fiein Hasti 43 A
banont Lara 2
a
Hersit Entoaime
Lswp - tew --- Page 7 ---
REFLEXIONS
Sun une
Lettre de
ex - Colon : franenis, MAZERES,
M,J. C. L.
adressée à
SISMIONDIA SISMONDE DE
Sun les
la Civilisation Noirs et les Blancs
de
Royaume d'Hayti, PAfrique, le
etc,
L'Orgueil et de sa-Misére, est la cause des Erreurs de THoume
Popr, Essai sur IHonme,
Par le Baron DE
VASTEE
-
AU
-
Chez
CAB-HENEYN
P. Roux,
impcimeur du Roi
%
MARS 18:6, L'Ax z3me, --- Page 8 ---
a --- Page 9 ---
A
#
sas C
I
Ummnie cuurutont V €
REFLE
XIONS
Sun une Lettre de M A Z
ex-Colon
ZERES,
français, adressée à M.J.C.L.
SISMONDE DE
SISMONDI,
Sun les Noirs etlés
de
Blancs, la Civilisation
PAfrique, le Royaume
d'Hayti, etc.
Jm ne connaissais du
habitation
nom de Mazères
sante
sucrerie, située dans la riche et qu'ane
plaire du
floriscruautés de tous Quartier-Morin; ; les crimes et les
ses
genres qu'il avait
parens 9 sur les infoctunés noirs commis, ou
tégine colonial, le don de la
dans T'affreux
Ogélai avait fait,
vie que Pinfortuné
Thamoler à la
lorsqu'il était à son pouvoir de
fait périe dans vengeance les
de nos frères qu'il avait
tortares; c'était sous ces ditléy
A
et qu'ane
plaire du
floriscruautés de tous Quartier-Morin; ; les crimes et les
ses
genres qu'il avait
parens 9 sur les infoctunés noirs commis, ou
tégine colonial, le don de la
dans T'affreux
Ogélai avait fait,
vie que Pinfortuné
Thamoler à la
lorsqu'il était à son pouvoir de
fait périe dans vengeance les
de nos frères qu'il avait
tortares; c'était sous ces ditléy
A --- Page 10 ---
fens rapports
( 2 )
que ce nom abhorré était
la Hoytisfavaist tout lieu de penser
connu a
majeure partie de sa caste
que semblable à
l'exil, sur une terre
avilie, il traînait dans
existence; ; mais sa lettre étrangère., sa misérable
de
adressée à M.
Sismondivient de me
Sismonde
que ce Mazères quia désabuser et
a
mn'apprendre
ses crimes, vit
déshonoré Thumanité par
Jes ex-colons ont encore, quelexcès des maux
de les ramener à des éprouvé, loin de les corriger que et
humains, n'avait fait sentimens plus justes et plus
et qu'ils bralent
qu'angmenter leur
de ponvoir
encore plus que jamais du rage ;
du
torturer à leur gré une
désie
genre humain!
grande partie
suscités par un esprit de
de
-
dirés,
malédiction, que d'absurdivagations, 9 de calomnies et
mensongères, 9 ces apôtres de
d'assertions
inventées pour légitimer la traite satan n'ont pas
T'esclavage ! Que de
et les horreurs de
n'ont-ils pas oséj
biasphèmes! ! que d'infamies
T'espèce humaine imprimer !
pour ravaler et
les uns nous refusent dégrader
dhomme, nous assinilent et
le nom
la mêine espèce que les
nous rangent dans
poussent la demoraisation nrang-oufangs, d'agires
disent qu'il faut nouse
jusqu'an dernier degré,
de
esterminer
Tâge de six ans,
jusqu'anx enfans
pour remplacer noire
popu-
! que d'infamies
T'espèce humaine imprimer !
pour ravaler et
les uns nous refusent dégrader
dhomme, nous assinilent et
le nom
la mêine espèce que les
nous rangent dans
poussent la demoraisation nrang-oufangs, d'agires
disent qu'il faut nouse
jusqu'an dernier degré,
de
esterminer
Tâge de six ans,
jusqu'anx enfans
pour remplacer noire
popu- --- Page 11 ---
lation
( 3 )
par d'antres infortanés
leur terre natale !
arrachés du sein de
grand Diea !
Exterminer tout un
chaines de parce qu'il ne veut pas reprendre peuple, 9
deoits
l'esclavage ! Parce qu'il veut
les
qu'il lient de Dieu, de la
jouir des
justice'Ces hommes
nafure et de la
de fonler ainsi à lenrs sobomiablean'ont pas craint
homaines, de braver pieds les lois divines et
contemporsins, le T'opinion générale de leurs
les condamment jugement de la
éternel
à l'exécration et à postérité zjui
: c'est dans le Ig siécle
an opprobre
éclairés des lumières du
que cles hommhes
poser en principe
christianisme ont : osé
nation ! Eh! la voix F'extermination totale d'une
ttiotes ne s'est point élevée universelle de leurs
à ces impies :
pour imposer comapat
donc
Que la France civilisée silence
maintenant de ses
se vante
voix d'un homime de bien lutnières; et lorsque la
prévenir LL72 grand
se fait entendre pour
ment d'un grand malleur et Iucomplizaée
colon, encore tout crime, souillé un Mazères; un exinsuler au verlueux
de notre sang, Ose :
Sismondi ! Parce
et généreux Sismontle de
de coucher sur le qu'il la une certaine facilité
ganies et
papier ses idées
s'est permis superficielles, de vociférer ce pédant de exiravanies les plus atrocès des injures etdes Muzères calhmhaytiens lesrs descendaus. contre les alticains et les
le
ée
colon, encore tout crime, souillé un Mazères; un exinsuler au verlueux
de notre sang, Ose :
Sismondi ! Parce
et généreux Sismontle de
de coucher sur le qu'il la une certaine facilité
ganies et
papier ses idées
s'est permis superficielles, de vociférer ce pédant de exiravanies les plus atrocès des injures etdes Muzères calhmhaytiens lesrs descendaus. contre les alticains et les
le --- Page 12 ---
Laplame
( 4 )
n'a
savante de M. Sismonde de
certainement pas besoin du
Sismondr a
mienne pour réfater Jes
secours de la
mais étant partie intéressée, absurdités de Mazères,
speclateur tranqnille de la je ne dois pas rester,
faire tous mes efforts
discussions je dois
dans la grande
pour aider nes
dois tout
cause qu'ils ont
defenseurs
entier à la défense de embrassees je me
sicomme le dit Mazeres,
mes semblables,et
dait qu'an point d'appini Archimede De demanphysique, j'espère
pour soulever. le monde
oi les philantropes qu'Hayii isera le point d'appui
sant qui doit soulever pourront le
poser, le levier puisennemis du genre homain monde moral, contre les
ces mortels vetuelx,
; j'espére, dis je, 1 que
de leurs travaux
pour prix de leurs veilles et
reconnaisanced trouveront dans la gratitude etla
assuré contre deshaytiens
ees
Linjustice des
wpadibamingreent
hommes généreux et
hommes, Ah! si
parmi leurs semblables, bienfaisans, persécutés
dastile,qu'ils viennent donc, venaient à manquer
trouveront anptès.d'an
au milien de nous, ils
et magnanime, chez souverain, libéral, grand
sant, la
un peuple bon et reconnaisIln'est récompense due à la vertu
point inuile que je; prévienne maihenreuse! !
que je n'aijamais fait une étude
mnes lecteurs,
angue frangaise, ils
particulière de la
excuseront lesfautes d'élocuà --- Page 13 ---
( 5.)
tion et de litérature qui doivent
fourmilledans les ouvrages
ndeessairement
jamais eu d'autres maîles d'oninsnlaire, quin'a
stimulans
que ses livres, d'auires
que'la haine
donc se réjouir de trouver destyrans; ; Mazères pourra
dans mes écrits
preuves d'infériorité morale dans des quelques
impropres, dures,
expressions
que m' 'importe pourva biand-mtendieatee qu'il
ebce
que par les simples donnés m'entende, du bon
9 pourva
prouve qu' 'il n'est qu'un
sens, je lui
qui, ayant toutes les
extravagant, qu'an fat
cependant
prétersions au bel espuit,n'a
pas même le sens commun.
Je vais relever, je ne dirai
il est trop méchant
pas Ses erreurs, car
tude et son insigne pour. en avoir, mais sa turpijuste droit de
mauvaise foi; je vais user da
odieux ; et si représailles j'éprouve pourterrasser cet ennemi
regret, c'est d'être réduit dans ce moment un vif
pour redresser
à me servir de la
pouvoir
ses outrages sanglans, et plume de ne
pasme ser vird'autres argumens
vaincraiente encore
quile cOnespèce n'est pas inférieure atrtnpakuesions à la sienne.
Lesystème de nos détracteurs, étant de
matétialiser l'homme noir,
la
vouloie
tive des races humaines, par diversité primicréation, et dans
démentic le récit de la
d.
T'infétiorité supposée de notre
la
pouvoir
ses outrages sanglans, et plume de ne
pasme ser vird'autres argumens
vaincraiente encore
quile cOnespèce n'est pas inférieure atrtnpakuesions à la sienne.
Lesystème de nos détracteurs, étant de
matétialiser l'homme noir,
la
vouloie
tive des races humaines, par diversité primicréation, et dans
démentic le récit de la
d.
T'infétiorité supposée de notre --- Page 14 ---
espéce, se faire
( 6 5
les plus vils un litre pour nous fraiter
pas seulement animaax; ; je ne
comme
à
répondrai donc
des ex-colons Mazères, maisà toute la
debarrasser français ; je vais
caste
ennemis
mon champ, des commencer par
remonter y jettent pour obscurcir ordures la
que nos
faits,
à la source des
vétité; je vais
les appuyer parles
choses, rétablie les
tables ; je vais combattre antorités les pius respec. -
j'espère que je ne
toutes leurs
et d'orgomens
manquerai pas de ubjections; ;
sophismes et leurs victorieux pour renverser preuves
€n
ah-urdités.
leurs
matibive, je vais
Maisavant d'entrep
sion de foi de
transcrire T'espèce de
Mazères.
profes-
<6 Gonsidérez sous le
$5 le nègre diffère
rapport matériel
95 N'en
bien
Edit-il3
différa-il
évidemment du
95 peaia, la
que par les cheveux et blanc,
3 ii ne faut différence serait déjà
par la
55 Avec les que des yeux pour s'en trésgrande :
S ganes, et mêmes sens, avec les convaincre,
ane
mêmes
$5 biable, ses traits, configaration à peu près Ot55 pourtant des
examinés en détaii, offrent sem55 sans expression, différences essentielles. Une
25 harmonie,
des formes sans
figure
des mains
grâces et sans
2 un ceil
décharnées et
parsemé de filarens
callenses,
sangoins qui luf --- Page 15 ---
65 donnent
( de 7 )
une teinte
8> dans le
rosée; voilà, ce me
nègre, des traits
semble,
95 et qui semblent
évidemment. distincts
$5 particuliere; caractériser en lui, une
55 deux
ilya, si On le veut, espèce
espèces une
entre les
55 a bien ceraînement grande affinité; mais iln'y
s défie de le nier *,
pas d'identité, je vous
Je le nie
par des autorités aflnairemet, et je vais prouver
mitif de la race humaines irrécusables, l'anité du type priPour démontrer son assertion
tombe de suie dans des
impie, Mazères
suggérées par ses
divagations qui lui sont
pour l'espèce -
passions et par le mépris
humaine; il commence
qu'il a
système absurde par faire de
suivant son
espèce distincte de Thomie Thomme noie une
son opinion, il ose
blane; pour asseoir
aux chevaux et veut comparer le
Phommesux ânes et
béres; et tout cala
jnger; par analngie avec les
inférieurs aux blanes pour ! prouver que les noirs sont
colons se
Que Mazères et les
déniggent s' ils le vealent
exparent etsej jugent
; qu'ils se comchevapx.) je ue les par analogie avecles ânes et les
pour moi et mes en empêche pas ! Je soutiens,
plus belle ceuvre da semblables, que Phomme la
gence éternelle,
créatear, doué de l'intelljiformé à son
biance, Thomuc créé
image et ressem.
pour régper sur toute ia
ouver que les noirs sont
colons se
Que Mazères et les
déniggent s' ils le vealent
exparent etsej jugent
; qu'ils se comchevapx.) je ue les par analogie avecles ânes et les
pour moi et mes en empêche pas ! Je soutiens,
plus belle ceuvre da semblables, que Phomme la
gence éternelle,
créatear, doué de l'intelljiformé à son
biance, Thomuc créé
image et ressem.
pour régper sur toute ia --- Page 16 ---
terre et sur tous les
8 )
particulière,
animanx, forme une espèce
distincte,
être comparé, ni
unique, et gu'il ne peut
et les chevaux. jugé par analogie avec les ânes
Mazères et les ex-colons
a Fappui de leur
ne peuvent apporter
rité s ni
opinion aucune version, autotémoignage quelconques
preuves, qu'ils les récusent
; voici mes
< Dieu
s'ils osent :
selon notre ditfaisons Thomme ik notre image
les
ressemblance, et qu'il domine ,
poissons de la
sur
mer, sur les
cious, sur les animauz
oiseaux des
toute la
et
domestiques et sur
terre, sur lout
sur la terre
reptile qui
(r) >5,
rampe
P Mais comme ce qui est autorité
ralité des
pour la
humains, ne l'est sans donte
généex-colons, illeur fout doned'autres pas pour les
dans d'autres sources
preuves puisées
Lcoutez
que dans les livres sacrés.
un auteur célèbre :
< Ily a dans la
un
nature, dit M. de
prototype général dans
Bulfon ,
lequel chaque individu est chaque espèce, sur
semble en se réalisant s'altérer modeld, mais qui
par les
ou se perfactionner
circonstances ; er sorte que
relativement à
(1) La Genèse,
de
a
:
a --- Page 17 ---
de certaines
( 9 )
en
qualités, il y a une
apparence dans la
variation bizara
même
succession des
temps une consiance
individus, en
Tespéce; le premier aninal, adunirable dans touté
par exemple, a étéle modèle le premier chevaly
intérieur sur leqmel tous les extérieur ou le moule
tous ceux qui iexistent et chevaux qui sont nés,
ont étc formés; mais
tous ceux qui
se perfactionner
ce modèle a pu nafitront,
en
s'altérer ef
molipliant,
communiquant sa forme et_se
en son entier dans L'ompreinte originaire subsiste
nuances différentes chaqee dans individa; mais que de
tant dans l'espèce
les divers
tous les
humaine
individus,
végéaux, de tous
que dans celle de
se reproduisent !
les êrres en un mot qui
Or, siM. de Buffon
vida un
reconnait à
protolype, à quiil
chaque indi
ment, comment
appartient
rentes
peat-il exister dies originairefait d'hommes, d'ânes et de espièces difféposé, tout
chevaux ? Ce
Téciafandege de
phismes, ses absurdités tombent Maseres, ses SOqu'il compare an
d'eux. -mémes -
;
à Teuropéen, à physigme et au moral Ialicain
fières; le hotfentof Fasistigue, à
au
laméricain, sés
feskimaus, rien de laponais, le calmouk à
animnaux, les
mieux; qu'il compare les
végeanx, los mniuéraux de
l'AB
Téciafandege de
phismes, ses absurdités tombent Maseres, ses SOqu'il compare an
d'eux. -mémes -
;
à Teuropéen, à physigme et au moral Ialicain
fières; le hotfentof Fasistigue, à
au
laméricain, sés
feskimaus, rien de laponais, le calmouk à
animnaux, les
mieux; qu'il compare les
végeanx, los mniuéraux de
l'AB --- Page 18 ---
( 10 )
frique aux autres
bonne heure; mais prodactions da globe, à la Ta
intelligent
lorsqu'it vondra juger
vrira du par analogie avec la brute, Thomme
dernier ridicule, et il
i! se courougir, mais mourir de
ne devrait pas
grenée en était
honte, si son âme
susceptible,
ganJev vais donner à mes
la bonne foi de Mazères lecteurs unejuste idée de
pourront jnger quels
et des ex-colons; ils
sur les assertions de fondemens l'on doit
ces hommes
faire
pervers.
G Plason considère la
$5 (dit Mazéres )
nature dansses
55 CCS
plus on relronve dans procédés,
harnonies et ces
ses ceuvres
25 quelles Bernardin de consonmances, sur les.
55 charmant $ ainsi SaintPierre a fait un livre
>5 raient
quand les faits ne
pas que les
prouve55 cortespondente formes extécieures des
tavec leur
nègres
pentêtre T'affirmer
intelligence on pourrait
par analogie >,
Lorsque l'on entend citer ainsi M.
Saint-Pierre, tout le monde
Bernardinde
eet homme
ne croirait-il pas
a confirmé vertuenx, dans son livre charmartt, que
Mazères ? T'opinion stupide et méchante de
Econtez
maintenant le savant et
généreux
a a -
139 - --- Page 19 ---
Bernardin
f II )
de
comme
Sains-Piene, et vons allez
Mazères sait citer
juger
juste et à propos:
< Tandis que des;
>5 les espèces de chiens philosophes donnent à toutes
95 d'auires
une origine
-en attribuent de
commune,
> hommes. Ils fondent leur
différentes aux
>5 des tailles et des
système sur la varidté
5 maine
couleurs dans
; mais ni la
l'espèce hu55 sont des caractères couleur, ni la grandenr ne
>> ralistes, Selon
au jugement detous les natu.
>5 dent
eux, la
; la seconde n'est premièren'est qu'onacci-
>> ment de formes,
qu'un grand
La
développe-
>5 vient de la différence différence des espèces
95 caractérise celles
des proportions : or, elle
des
% T'homme
chiens,
ne varient nuile Lespropotiohs de
2; enire les
part; sa couleur noire
% chaleur tropiques, est un
du soleil,
simple effet de la
5 qa'il
qui 'le rembronit à mesure
s'approche de la
3 nous le verrons
ligne. Elle est comine.
un bienfait de la nature
Mazères aura beau
[J 39.
r'approcher Thomme
se creuser la tête
de la
pour
les noirs n'ont
béie.poury
pas élé traités par la prouverque
favorablement que les
nature ayssi
que les ex-coluns
blancs, il ne persuadera
coume lui, qui sont intéressés
Dl
Puadedelranse, tome 1;1 page 83,
che de la
3 nous le verrons
ligne. Elle est comine.
un bienfait de la nature
Mazères aura beau
[J 39.
r'approcher Thomme
se creuser la tête
de la
pour
les noirs n'ont
béie.poury
pas élé traités par la prouverque
favorablement que les
nature ayssi
que les ex-coluns
blancs, il ne persuadera
coume lui, qui sont intéressés
Dl
Puadedelranse, tome 1;1 page 83, --- Page 20 ---
à créer des
( 12 )
affrenx préjogés absurdes, pour soutenir
système, la traite
leur
Certes, la nature n'a etTeselavage!
exception à ses Jois
pas fait pour les noirs une
dans ses
éernelles; toujours constante
égard, elle bienfaiesyelle ne les a pas violées à
nous a traités avec la
notre
que les blancs !
même faveur
< L'homme (dit M.
par toute la terre est Bernardinde
au
Saint-Pierre)
deurs, de tous les
centre de toutes les granmouvemens et de
barmonies; sa taille, , ses
toutes les
ont des proportions
membres et ses
de la
si justes avec tous les organes
nature 9 qu'elle les a rendus onvrages
comme leur
invariables
eusemble; il fait, à lui
genre qui n'ar ni classe, ni
seul, un
par excèllence le
espèce, et qui a mérité
nom de genre humain
Mais pourquoi
>.
faits sur une
chercherai-je à accumuler des
temps ; s'il fallait question déjà décidée depuis
citer ét
longgnage de tous les
rapporter ici le témoirésisté et bravé toutes européens les
vertueux qui ont
des marchands
injures des
et
ex-colons,
pour
trafiquans de chair
prouver notre identité
humaine,
deviendrais
avec les blancs, je
prolixe. Qui doute
excepté les ex-colons,
aujourd'hui 2
frères et
que les hommes sont
qu'ils se r'attachent
tous
même
par leur origine à la
que
faminttesalaahieang
Mazères
- * 5
é toutes européens les
vertueux qui ont
des marchands
injures des
et
ex-colons,
pour
trafiquans de chair
prouver notre identité
humaine,
deviendrais
avec les blancs, je
prolixe. Qui doute
excepté les ex-colons,
aujourd'hui 2
frères et
que les hommes sont
qu'ils se r'attachent
tous
même
par leur origine à la
que
faminttesalaahieang
Mazères
- * 5 --- Page 21 ---
et les ex-colons ( 13 )
hamhain, ont élé ont imptimées contre le genre
plus célèbres. déjà réfulées par les hommes
Des souverains
les
nations entières de
magnanimes, des
à Dieu et au
TEurope ont rendu
genre
hommage
africains : La
homain, en brisant les fers
cause de
des
par les immortels
lhomme a été défendue
autant de zèle, de philantropes européens avec
talens, que les noizs constance, d'ardeur et de
mêmes s'ils
auraient pu le faite euxavaient eu les
me suis déterminé
mêmes
à
avantagesisije
ment pour réfuter écrire, ce n'est pas
les sophismes des
précisé.
Thumantérqutone
enuemis de
ment
éiécombatos
par 5 nos illustres
déjà victorieusesentiment de
protecteurs; mais par un
voulu,
reconnaissance et de
par mes faibles
gratitade, j'ai
tions de nos amis, travaux, appuyer les asserindignation. Défenseur excité en outre, 2 par une juste
de celle de mes
de ma propre cause et
désir de trancher saembablas.je le
n'ai pu résisterau
aux ex-colons,
noeud Gordien, en prouvant
la
moralement et
plume et par
par
l'épée, $
phyniqsenent.p
inférieurs à leur
que nous ne sommes pas
espèce,
Je reviens à Mazères,
C Les colons Edit-il
eiropéens l'évidente 1 en réclamant pour les
la nalure sur les
ptéférence que leur accorde
nègres, ne refusent pas à ceux-ci
e le
n'ai pu résisterau
aux ex-colons,
noeud Gordien, en prouvant
la
moralement et
plume et par
par
l'épée, $
phyniqsenent.p
inférieurs à leur
que nous ne sommes pas
espèce,
Je reviens à Mazères,
C Les colons Edit-il
eiropéens l'évidente 1 en réclamant pour les
la nalure sur les
ptéférence que leur accorde
nègres, ne refusent pas à ceux-ci --- Page 22 ---
de nom d'homme, ( T4 )
elc>,
part des ex-colons, de
Quelle impodence de la
une préférence
réclamerpour les
mêmes
qu'ils ne réclament
européens
! Da qui donc Mazères
que pour euxtolat, pour se rendre
a t-il reçu F'aposd'européens, d'une T'organe de 270 tillions
dans T'opinimn,
poignée d'ex-colons flétris
couverts ? Quelle par les crimes dont iis se sorit
une ptéférence
extravagance d'oser réclamér
encore
absurde,u une impié.é! et ils
qu'ils sont
disent
sont pas en démerce malheureux, !
mais qu'ils ne
demande, des
A-t-on jamais vu, je le
preuves de folie et de démence
Beesmetutpenele
Comthent peuvent-ils
préendionsridieules?
sontenir une thèse aussi
entrarogautoqebile est
avail raison de dire, sabunde7d.3.Rauweas
à
quand fhomme
reisonner, il cesse de sentir:
commence
démontre la vériié de cet
Mazères nous
verbiage!
axiome par tout sOi
Ex-colans, êires
TEurope entière vous orgmeilleux et dénaturés 9
millions d'houmes désavoue,"et cinq cent
répandos sur la
noirs, jaunes ét basanés 9
les droiis
surface du globe,
et les
révenidiquent
Tauteur de la nature privilges !
qu'ils ont reçus de
Je déconvre tant
eelés et d'abjections d'absurdités, de méchandans l'écrit de Mazires,
a
à ly
-
êires
TEurope entière vous orgmeilleux et dénaturés 9
millions d'houmes désavoue,"et cinq cent
répandos sur la
noirs, jaunes ét basanés 9
les droiis
surface du globe,
et les
révenidiquent
Tauteur de la nature privilges !
qu'ils ont reçus de
Je déconvre tant
eelés et d'abjections d'absurdités, de méchandans l'écrit de Mazires,
a
à ly
- --- Page 23 ---
rque je suis
( 15 )
vingt fois tenté de jeler Ia
d'abandonner son fratras au
plume et
m'inspire. Je me sens
profond mépris qu'il
je le sens dans tout bumilié,je suis homme,
facultés, j'ai la
mon être 1 je possède des
tout le sentiment pensée, la raison, la
de ma
force, j'ai
me vois obligé de réfuter sublime existence, et je
surdes sophismes,
dès puérilités, d'ab.
couime
pour prouver à des hommes
ême moi, que je suis leur semblable!
indignée de cet excès de
Mon
méchanceré, me force de
déraison et de
s'ils sont
douter à mon tour,
discussion hommes, ceux qui ont osé
une question aussi
meltre en
morale 9 qu'eile est
impie, aussi im.
5 Mazères, si les caslors absurde ! Cr Mais" 9 dit
>> les ânes, s'il
sont plus intelligens
S
y a des races de
que
en
chiens
intelligences, $ il doit
différentes
5 des espèces d'hommes ndomsinementy y avoir
Eh non imbécile !
inférieurs aux autres >
argument tiré de répond J. J. Rousseau, cet
point et n'est
l'exemple des bites ne
pas vrai.
conclut
chien niunâne.
L'homme n'est point un
les premiers Hlneatqw'éablire danss son
rapports de la
esprit
ses sentimens une moralité société pour donner à
bêtes. Les animaux ont roujoursinconnae aux
mais la sainte
un coeur et des passions
'n'entra jamais image de T'honnête et du bean ;
que dans le coeur de Thomme
--- Page 24 ---
clest donc
[ 16 J
une grande absurdité
juger Thomine
que de
par analogie avec les bêtes, vouloie
V Cartainement, il peut
ont un peu plus d'instinct y avoir des castors qui
des ânes et des chiens
que d'autres castors ;
les uns que les autres qui soient un peu meilleurs
hommes,
; il y a également de
ily en a aussi de
beaux
hommes d'an génie
contrefaits; ; ily a des
sois et méchans
supérieur, il y en a aussi
; par exémple,
de
T'égal de M. de Boffon
Mazères se croit-il
Se croit-il un
en talens et en lumières ?
fat rempli d'orgueil Achille? tandis qu'il n'est
Thersite!
et de vanité,
qu'un
Je le répête,
lâche comme
et se juge s'il veut,
que Mazères se compare
les
par analogie, avec les
chiens, je ne l'en empêche
ânes et
entre lui et ces quadrapèdes pas; il peut exister
les chiens, par exemple, quelques analogies $
dles ex - colons,
ont été les auxiliaires
dévorer les
qui les ont aidé à détruire
noirs; ; ils peuvent
et à
sympathiser ensemble
done très - bien
Thomme
; mais je soutiens
inelignt,espice
que
comparée et jugée
unique, ne pent être
qu'avéc
blable, et les animaux
Thomme son sem.
espèce,
avec les individus de leur
D'aprés
- am
Va
L
, quelques analogies $
dles ex - colons,
ont été les auxiliaires
dévorer les
qui les ont aidé à détruire
noirs; ; ils peuvent
et à
sympathiser ensemble
done très - bien
Thomme
; mais je soutiens
inelignt,espice
que
comparée et jugée
unique, ne pent être
qu'avéc
blable, et les animaux
Thomme son sem.
espèce,
avec les individus de leur
D'aprés
- am
Va
L --- Page 25 ---
( 17
< D'après le système absurde )
ex-colons, les parisiens
de Mazères et des
Sismonde de Sismondi [commele dit fort bienM.
éclairés que les
] parce qu'ils seraient plus
raient d'une
paysans de la Vendée, se croicelle de
espèce patticulière et
ces
supérieure à
et les ex-colons malheureux ; mais ce que Mazères
c'est
ne pourront jamais
que le plus brat des
comprendre,
M. de Buffon aux
hottentols est l'égal de
nelle intelligence! yeux de la suprême et éterMazères. dit, Tanimal
dont la téte s'élève
qui a de belle
vers le
forme)
ment des inclinations
ciel, 3 a ordinairede force et plus
plus genéreuses, 7 plus
qu'est-ce que cela dintelligence ; eh ! bien,
belle taille, bien prouve ? qu'an cheval d'une
posé meilleur proportionné, devrait être
belie
qu'an autre qui aurait de supforme; c'est une règle
moins
périence démontre
générale, mais l'exexacte, cerily des qu'elle n'est pas
- ya
chevaux
loujours
qui sans étrd beaux, sont
petits, et d'autres
Adaptez encore,si vous le cependant excellens.
harmonies et des
voulez, celte loi des
s'ensuivrait
consonnances à
aussi que le génie
Thomme, il
tiellement Tapanage des
devrait être essenrience vient
beaux hommes; ;
encore déruire celle
T'expérègle des har.
C --- Page 26 ---
smonies et des
( 18 J
plus laids. ont congonnances, car les hommesles
Esope le phrygien, toujours été les plus
une belle âne : Je avec ses difformiteés, spirituels, avait
dans la poésie
veux bien que, cette loi
anx arts de beaux comme dans la
il règne
contre les noirs, modèles; ; cela peintore; ne
faus
les
ni contre les
prouve rien
chevaux, quiont
blancs, ni contre
proportions pius ou moins également des formes et des
ait dit admirablemear
belles. Que Virgile
nités vera incessu pour caractériser une divi.
elle parut une vraie patuit dea 25 à son
déesse.
marché,
proave rien encore contre les D'accord, cela ne
dit, pour caractériser
noirs, Que le
patibuleire. Je
un fripon, il a unie peuple
vrai qu'il
suis assez de cet
mine
y a toujours dans noire avis,et s'il est
qne chose d'harigonkque
extérieur quels
lectuelles, avec nos
avec nos facaltés intelavec nos vices et inclinations et nos
avoir un
nos vertus; quel homme penchons,
physique plus hideux
doit
Maicenise pas,ce me
que ce Mazères ?
prouver par ses sotphismes semble, 9 goil a voulu
riorié die la coulear blanche absurdes, c'est la supe.
voulu demoitrer; il aurait sur Ja noire qu'il a
paréablir ia sopériorité
dà donc commencee
chevaux noirs, des chiens deschevanx blancss surles
noirs, el enstite" de thomme blancs sur le chiens
blanc sur Thomme
*
d.
2 an -
que ce Mazères ?
prouver par ses sotphismes semble, 9 goil a voulu
riorié die la coulear blanche absurdes, c'est la supe.
voulu demoitrer; il aurait sur Ja noire qu'il a
paréablir ia sopériorité
dà donc commencee
chevaux noirs, des chiens deschevanx blancss surles
noirs, el enstite" de thomme blancs sur le chiens
blanc sur Thomme
*
d.
2 an - --- Page 27 ---
hoir ; celte marche ( 19 )
aurait montré
anrait été plas
un peu plus de bonne nalurelle, et il,
revanche,que
foi; mais en
rai-il pas rencontrés? denhormas. que d'obstacles n'auPar
professeur de Gottingue
exemple, le savant
mon-seulement les hommes, rémarqne qu'en Guinée,
oiseaux, et surtout les
mais les chiens, les
tandis que l'ours et d'autres gallinacées, 2 sont noirs,
vers les muers Glaciales.
animaux sont blancs
selon Enight, l'attribut La couleur noire élant,
tous les animanx, il
de la race primitive dans
est le lype
penche à croire que le
Hunter
original de l'espède humaine négre
blanchit soutient c'est
que quand la race d'un [r3
veut
une prenve de
avimal
que les chevaux
dégénération, Buffon
soient bannis des haras aux extrémités bianches
cela ne prouve
; mais certainement tout
la variété blanche pas que dans l'espece
soit déginérée.
homsine
formidables L'afique produit aussi des animaux
même trouver que FEurope ; fon ne
bien plus
animal
aucun degré de
pourrai pas
pourrait être
comparaison.
royal de la zone-torride comparé €
au lion et an Qiel
et le loup de la zone
seraient-ce l'ours blanc tigre
juger les hommes glaciale ?
seux de FEurope par anaingie Mlazdresqut avec les aime à
peuvent-ils soutenir le chevans,
paralléle
DJ Littérature des Nigres,
page 16,
urope ; fon ne
bien plus
animal
aucun degré de
pourrai pas
pourrait être
comparaison.
royal de la zone-torride comparé €
au lion et an Qiel
et le loup de la zone
seraient-ce l'ours blanc tigre
juger les hommes glaciale ?
seux de FEurope par anaingie Mlazdresqut avec les aime à
peuvent-ils soutenir le chevans,
paralléle
DJ Littérature des Nigres,
page 16, --- Page 28 ---
avec ceux de
( 20 )
TAfriqne P
son voyage de la Nubie. Ecoutez M. Brace dans
C C'est à Halfaia et à
commence à trouver
Agerri, dit-il,
sijustement
catte noble race de
qu'on
célébre
la
chevaux,
être d'une espèce partoute terre, Ils semblent
tont-à-fait
arabes qu'on voit dans différente des chevaux
Déserte. Si la beauté, les plaines de l'Arabie
formes, la
la régularité parfaite des
grandeur, la force,
plesse des
l'agilité, la soufatigne, ia toovenets, la facilité à supporter ia
docilité et
doivent constitués le lattachement à son maître
est sans cormparaison mérite d'un chevai, le nubien
les auttes. Le plus beau celui qai l'emporte sur tous
celui que montait le que j'ai vu, dit-il, élait
n'avait pas tout-à-fait Sheik Adelan; ; le cheval
paumes de haut : quatre ans, et il avait seize
s'agenoniller
ce cheval était accoutumé à
pour laisser monter
comme pour le Jaisser descendee son maître 9
Les ex-colons disent
tout armé >>,
rieurs aux blanes,
que nous sommes infé.
eux, des traits moins parce que nous avons, suivant
chevcux. crépus. Je purs, la peau noire et les
que le méme
répondrais à nos déiracteurs
légard des
préjugé règne parmi les noirs à
favorisés blanes, ils se croyent plus beau,
plas
et
celte croyance particulièrement par la nature
se fortifie par les
;
exeples fréS
- hg
af trifaty
2 a 0
% --- Page 29 ---
( TE )
quens qu'ils ont scus les yeux. Deg
artivans sous les
eucopéens
santé avec le tcint trplques.beillansite vermeil,
force et de
trois inois de
au bout de deux ou
afftrenx; ceitel résidence, tosbent dans un dtat
devient
peau bianche qui fesait leur orgueil
blème,sale, bariolée, leurs
tres et consternés ne
yeux blancha.
du soleil;le corps
peuvent soutenirles reyons
facultés
déchiarné, est sans vignear, ses
physiques etmorales
blanc n'est plus à leurs
andanties; Thomme
lant, disgracié
la yeux qu'on specire ambu.
supporter Finfluence par nature,qai ie peut méme
de leur
heureuse contrée,
$
elinasynihatferieue
cc Tout ceux quiont voulu
dit le verineux Grégoire, déshériterles negres,
à leurs
Ont appellé l'anatomie
secours, et sur la
sont portées leurs
disparité des coaleurs se
s'il est prouvé premières observations >; mais
entre les
que la couleur noire se trouve
tropiques, et que ses nuances s'étendent
progressivement suivant les différens
température, 2 s'il est prouvé
degrés de
pas supporter la chaleur de que le bianc ne peut
le noir ne peut
la zone torride, que
glaciale; quel supporter le froid de la zone
noir, jaune avantage donc il y aurait-il
ou blanc ?
d'êue
cc Les femmes de la
Nubie, dit Bruce, en voyent
; mais
entre les
que la couleur noire se trouve
tropiques, et que ses nuances s'étendent
progressivement suivant les différens
température, 2 s'il est prouvé
degrés de
pas supporter la chaleur de que le bianc ne peut
le noir ne peut
la zone torride, que
glaciale; quel supporter le froid de la zone
noir, jaune avantage donc il y aurait-il
ou blanc ?
d'êue
cc Les femmes de la
Nubie, dit Bruce, en voyent --- Page 30 ---
la blancheur de
( 22 )
reur, el semblèrent ma la peau, firent un cri d'hor.
l'effet d'une maladie, consiclérer plutôe comme
naturelle >, D'autres que comme une coulene
Irace,sureont
fenmes se
a ses
nezlong et pointu. mequèrent de
plus beile prgjingés; nous trouvens la Charne; -
peuple
que la blanche;
couleer noire
peignent la divinité, les
nos peintres hayiiens
vais génies et les diables anges en nois, les taabeauté, elle consiste dans de en blanc. Quant à la
la régularité des traits
belles fornues et dans
nous croyons aussi
; et sous ce rapport, Dous
blancs, leurs
émiuemment favorisés que les
quelques poids, propres je vais lémoignages étant ici de
Bosman vante Ja
en rapporter plasieurs.
Juida;
beauté des
Ledyard et Lucas
négresses de
Lobo celle des
celledesnègres Jalofes;
abyssins; K ceux du
Andansson, sont les plos beaux Sénégal, dit
Nigrilie; leur laille est sans
hommes de la
on ne trouve point
défant, et parmi FUX,
Gotée des négresses d'estropiés d'ane >9. Cossignyvit àla
taille imposante,
grande benulé,
Ligon parle
avec des traiis à la
d'une
d'une
romaine,
quiréunisait la beanté négrusse de lile Stet la
Xago,
que jamais il n'avait
majesté à tel
Robert
rien va de
Foint,
Chasle, auteur du
compareble,
Femital Daquesne, étend journal da voyage de
cet éloge aux négresseo
tes kuw, : Lre
- a Mr
àla
taille imposante,
grande benulé,
Ligon parle
avec des traiis à la
d'une
d'une
romaine,
quiréunisait la beanté négrusse de lile Stet la
Xago,
que jamais il n'avait
majesté à tel
Robert
rien va de
Foint,
Chasle, auteur du
compareble,
Femital Daquesne, étend journal da voyage de
cet éloge aux négresseo
tes kuw, : Lre
- a Mr --- Page 31 ---
et mulâtresses
( 23 )
Leguat,
de toutes les iles du
Ulloa et Isert rendent le Gap-Vert;
gnage à l'ogard des négresses
inême témoipremier. à Batavia, le
qu'ils ont vues; le
le troisième en Gninée secoud en Amétique, et
Bruce,
[J.
Nubie, en voyant une jeune
exttême s'exprime ainsi : 4 je fus personne de la
beauté, Tousses
frappé de son
une chemise bleue
vélemens consistaient à
pieds, Quoique
qui lui tombait
cette jenne
jusqu'aux
quinize ans s sa taille était personne n'eût pas
ordinairest tous
au - dessus d'une
ses traits
taille
vir de modeleà un
charmans auraient pu serBruce
peintre. Les
9 s'aperçurent à quel dames, continue
decerqueje venais de voir. La point j'étais ému
dit alors : vous avezresté
Glle d'Adelan, me
sinie, que vous devez faire si lorg-temps en Ahysfemmes de rAibara;
bien peu de cas des
de FEurope sont si mais ondit que les femmas
f'omporte, sur celie de blanches, que leur beauté
jamnais étémoins
toutes les autrés. Je n'ai
persuadé de cette
sent,luirépondh
véridqu'a
des
Bruce 52. Ilvante aussila préprinces afticains ; G<
beauté
paraissail avoir
-
Amba-Yesous, ditil,
était grand
vingt six à
et parfaiement vingl-huit ans, il
bienfait, il avait une
[] Littérature dexegre,
page 29. --- Page 32 ---
très-belle
( 24 3
manières Fesn/cioiulsire de
élaient extedmomient pelitetrails, ef ses
voyant ce prince avec le Roi prérenantes; ; en
yais voir, dit Bruce, les trois et Engedan, je croqui ieussent jamais
plus beanx hommes,
frappé mes regardss.
Lesyolofs, dir Mungo
puicsans et
Parck, 5 sont actifs,
leurs lèvres belignenx ; leur Dez est moins
moins épaisses, leur
épass,
noire; et les blancs qui font
peau est très
elaves, les regardent
le commerce d'esnègres de cetie pattie du comme les plus beaux
Les foulahs ont ln continent.
les chevesx
peen d'en noir pen
aiment
soyenx et les traits
foncs,
la vie pasiorale ef 2
agréables; ils
dent dans les
agricole, et se
royarnies
répargers et laboureurs 99, En voisine, pour y êlre ber.
mieux que les satnynieds cela, il font beaucomp
pour exercer les
qei se jettent en France,
professions
neur et de décrotear.
méprisées de ramoPaterson et le Vaillant
sauvage hottentot, des
déconvrent dans le
rait envain chez des
vertus que l'on chercha-
$ Dans la soirée penples civilisés.
hous
du 7 Février, dit
apperçicmee un fen sar le
Paterson,
montegne; vers les huit
penchant d'une
trâmes trois caffres
heures, nous renconqui
à
parurent singulièrement
étonnés
A,
t au
a
ées de ramoPaterson et le Vaillant
sauvage hottentot, des
déconvrent dans le
rait envain chez des
vertus que l'on chercha-
$ Dans la soirée penples civilisés.
hous
du 7 Février, dit
apperçicmee un fen sar le
Paterson,
montegne; vers les huit
penchant d'une
trâmes trois caffres
heures, nous renconqui
à
parurent singulièrement
étonnés
A,
t au
a --- Page 33 ---
étonnés à noire
ment les
aspect, car nous étions
premiers hommes blancs
certainea
vu, ils s'en fairent
qu'ils eussent
au village,
aussitôt, et donnérent l'alarme
les habitans, Cependant, fidèles
quand nous y
Thospitalité,
à Tusage Où iis sont anrivâmes,
vinrent nous offrie
d'exercer
reau gras. Les cafres, dit
da lait et un làuont en général cinq
ce même
pieds dix
voyageur,
anglais de hauteur ; iis sont pouces, à six pieds
et la manière dont ils
bien propnstiounés,
autres bétes féroces combattent lès lions et les
le teint aussi noie 7 prouve leur courage:; ils ont
comme l'ivoire, leurs qu'on jay, et les dents blanches
yeux sont
< Voulez-vons
trés-grands,
des
55 opinion
autorités à
sur linfériorité des T'appai de mon
55 colon Mazères, en thèse
nègres ? dit l'exvous dira : que les
générale, Fontenelle
5 chauds et
habitans des pays trèg.
trésfroids.sont
tions un peu relevées de incapables des opéra.
55 [dit-il J dans
l'esprit, L'abbé
ses
Dubos,
>5 êt la poésie,
réflexions sur la
vous
peinture
2 la vétité de cette assertion expliquera et vous prouvera
>>.
Que Mazères
se fait - il que les explique lni-m'me
nor
comment
russes, quisont dans les wégiens, les suédois, les
pystisfutbhretqusim
D
tions un peu relevées de incapables des opéra.
55 [dit-il J dans
l'esprit, L'abbé
ses
Dubos,
>5 êt la poésie,
réflexions sur la
vous
peinture
2 la vétité de cette assertion expliquera et vous prouvera
>>.
Que Mazères
se fait - il que les explique lni-m'me
nor
comment
russes, quisont dans les wégiens, les suédois, les
pystisfutbhretqusim
D --- Page 34 ---
a
habilans du
( 26 )
Sénégal, qui sont dans les
chauds,sonto de très-beaux
pays trèga
bles des
liommes et
opérations de
trés-capaL'abbé Dubos
Tesprit le plus
ne prouve
sublime,
preuves dans de manvaises rien, ila puisé ses
torien 9 les poètes et les sources, pour un hisdit
orateurs : ce n'est
Montesquieu 9 sur des
point,
qu'il faut fonder des
ouvrages d'ostentation
mettre d'ajouter, systèmes ; etj'oserai me
n'est point
après ce grand
per.
par des subrilités
homme, 9 ce
jeux de incts quel'on
d'esprit et par des
doitjuger le genre
Pour justifier
humain.
Mazères
sa théorie de
appelle le
T'esclavage 9
à son
témoignage de
serours, 9 et en même
Montesquiea
Fauteor de
temps il calomnie
TEsprit des Lois,
Monfesquiea,
énervait le
pour avoir dit que la chaleur
nègres étaient courage, n'a pas imprimé
une espèce
que les
rieure aux blancs ;
particulière et infétraie que les effets Texpérience des
démontre au conTartirulierement
clima Ischands
sur les
influent
cet abattement de force blancs, qui éprouvent
Montesquieu, tandis
et d'esprit, dont parle
torride,dans leur climai que les nois sous la zone
F'is de
natal, sont fiers et
de ftr courage, Ce qui est contraire
remau
Mlontesquieu ; mais nons
jugement
respectons les écarts
Auates ura
ets Texpérience des
démontre au conTartirulierement
clima Ischands
sur les
influent
cet abattement de force blancs, qui éprouvent
Montesquieu, tandis
et d'esprit, dont parle
torride,dans leur climai que les nois sous la zone
F'is de
natal, sont fiers et
de ftr courage, Ce qui est contraire
remau
Mlontesquieu ; mais nons
jugement
respectons les écarts
Auates ura --- Page 35 ---
de ce grand homme: ( 27 )
: voici comme
s'exprime sur le droit affreux
Montesquien
46 L'esciavage
de T'esclavage,
99 ment d'an
proprement dir, est l'éablisse.
>9 propre à un deoii.quirend un bomme
autre
tellement
59 absolu de sa vie humie, qu'il est le
et de
maire
9> bon par sa
ses biens; il n'est
99 ni à
nature; il n'est utile ni au pas
Tesclave: à
maîre
>5 rien faire par vertu celui-ci, parce qu'il ne
5> contracte
: à celui-là,
peut
avec ses
parce qu'il
55 mauvaises habitudes, esclaves toutes sortes de
>> siblement à
qu'ilsaccontame insen-
>> rales , qu'il devient manqaer à toutes les vertus mo99.
fier, prompt, dur,
voluptueux 2 cruel >9.
colère,
L'immortel
nières paroles, Montesquien, en écrivant ces der.
les peindre d'an songeail aux ex colons; il a
seut trait,
voulu
Il continne : 46 Iln'est
95 libre
pas vrai
puisse se
qa'un homme
>> prix, l'esclave vendre, la vente
se
snppose un
99 raient dans la vendant, tous ses biens entre-
>5 ne donnerait done propriété du muire; le mnaître
>> vrait rien, il aurait rien, et l'esclave ne rece-
>> le pécule est accessoire un pécule, dira-ton, mais
>5 pas permis de
à la personne, s'il
se
n'est
> sa pairie
tuer, parce qu'on se
s il n'est
dérobe à
>> vendre >.
pas plus permis de so --- Page 36 ---
Sur
C 28. )
Teselavage des nègres,
prime ainsi: 6 Si j'avais
Mantesquie s'ex55 nous avons eu de rendre à sontenir le droit que
59, voici.ce que je dirai.
les nègres esclaves,
>> Les peuples de
55 ceux de
FEarope ayant exterminé
S; esclavage TAmérique, 9 ils ont dû
ceux de
meltre en,
95 à défticher tant de rAfique, pours'en servit
Siles ex
terres >>,
leurs passions, -
colons n'dtaient pas
ils suraient
avenglés par
dans
sentitout
guilya :
celte ironic,
Tamertame
citer Comment peuvent-ils avoir
Monsquieu pour
Timpudence de.
théorie ? Quoi !
justifier leur affreuse
chaleur énervait parce qu'il aurait écrit
le
que la
que tous les peuples courage, s'en. suivrait : il
chauds, seraient
qui habitent les climats
mats froids et devraient inférieurs aux peuples des clisontiens que c'est une théorie être leurs esclaves ? Je
est absurde, chaque
trés-fausse, qu'elle
nature une complexion homme ayant reçu de la
climat quil'ont va naître relative au pays et au
que les blancs seraient ; pour me convaincre
aux noirs, il faudrait d'ane nature supérieure
blancs pourraient résisterà pouroir me prouver que les
qu'ils poarraient habiter linflnence des climats,
comme
sous le soleil bn élant de
sur
léqusur,
les glaces des pôles,
sans
M A 7o :
- - - :
qu'elle
nature une complexion homme ayant reçu de la
climat quil'ont va naître relative au pays et au
que les blancs seraient ; pour me convaincre
aux noirs, il faudrait d'ane nature supérieure
blancs pourraient résisterà pouroir me prouver que les
qu'ils poarraient habiter linflnence des climats,
comme
sous le soleil bn élant de
sur
léqusur,
les glaces des pôles,
sans
M A 7o :
- - - : --- Page 37 ---
épronver
( 29 )
leur
aucune altératcg n ni changement dans
complexion
mais
des faits et des autorités physiqun:
il est prouvé par
peuvent résister à
irre écesables, qu'ils ne
chauds
peine trois mois
sans dégénérer,
dansles climats
Demanet et Imlay
cendans des portugais remarquent que les des-.
côte de Sierra-I Léone et établis au Congo, sur la
frique, sont devenus sur d'autres point de l'AM. Grégoire, l'ascendant nègres; ce qui prouve dit
plexion et la figure.
du climat sur la comLes français ont-ils donc
nestes effeis de la chaleur déjà oublié les fad'Hayti, et da froid
bralante du royaume;
discourir aussi
glacialde l'empire Russe, pour
de français
légèrement ? Jaiva des miliers
et de très-braves qui ponvaient éré de
soldats daus leur lnésvigoureux
ai vu,disje, et je m'en
conirée; je les
sur la poussière,
rappeile encore,éendos
et de la faiblesse présenter le comble de la misère
tendue
homaine! ! Ou est-done cette
donc sopériorité des blancs surles noirs
pré
ceite prétendue théorie de
? Où est
nous condamne inévitablement Montesqaien qui
Les ex-colons
à
se contredisent lesclavage ?
quandilsegit de leurs intérêts,
sans cesse 9
pule;sagicil de
ils sont sans scraser les noirs, ils prouver la supériorité des blancs
vous disent que les peuples de
homaine! ! Ou est-done cette
donc sopériorité des blancs surles noirs
pré
ceite prétendue théorie de
? Où est
nous condamne inévitablement Montesqaien qui
Les ex-colons
à
se contredisent lesclavage ?
quandilsegit de leurs intérêts,
sans cesse 9
pule;sagicil de
ils sont sans scraser les noirs, ils prouver la supériorité des blancs
vous disent que les peuples de --- Page 38 ---
la zone torride, ( 30 )
cèdent
en ardeur ef en
tous aux
des
poissance, le
ils vous disent peuples
zones tempérées
effrontément
;
mous, effeminés, amis
que les noirs sont
dit cel impudent de durepos ; voyezles nègres
ment sont des efforts, Muzères, tout leur mouvesoulève des fardeaux un porte - faix d'Europe
raient à peine
que deux noits
traite
; mais s'agit il de
soulèveet de lesclavage des
l'abolition de la
vous les voyez
noirs dans les colonies,
Ecoulez ces
touta-coup changer de langage !
de colonie ! chenapans. la
point
terre des
desclangep point
tivée que par des
Antiliesne peut-être culen
nègres i ils sont
Afrique dans l'ardeur
déjà habitués
peuvent résister
du soleil ; eux seuls
ropéen
aux travaux de la
ne pourrait
culture, l'eu-:
bientôt sous
y tenir, il sucomberait
C'est alors linfluence du climat et du
labeurs
qu'ils se soaviennent de
travail!
; qu'ils récapitulent la
nos pénibles
pouvaient extraire de noire
masse d'or qu'ils
années de vie et de
sang, pendant les dix
supposé de notre tortures, qui élaient le terme
trois heures de existence; ; noire gonre de
sommeil dans les
vie,
heures, pour habillement
vinge-pratre
pour nourriture
quelques haillons
terrein le plus queliques racines cultivées sur le 9
ingrat de
heures de repos ; tout bien Thabitation, dans 20s
récapitulé, les colons
4M Tal à 'up,
L -
ées de vie et de
sang, pendant les dix
supposé de notre tortures, qui élaient le terme
trois heures de existence; ; noire gonre de
sommeil dans les
vie,
heures, pour habillement
vinge-pratre
pour nourriture
quelques haillons
terrein le plus queliques racines cultivées sur le 9
ingrat de
heures de repos ; tout bien Thabitation, dans 20s
récapitulé, les colons
4M Tal à 'up,
L - --- Page 39 ---
supputent
( 3r )
ensuite ce que le travail
pourrait leur rendre, le
d'an blans
donner, les heures du pécule qu'il faudrait lui,
nourriture
repos, les
plus saine et
vétemens, une
est bien plus cruel
plus abondante; et ce
de traiter le
pour un colon, c'est d'être qui
blanc avec un
ubligé
que le nègre, de ne
peu plus d'humanité
ses captices ; tout bien pouvoir le torturer suivant /
chi, il leur faat des compté et mûrement réflé.
enavoir, il n'est nègres, des esclaves;
point de
pour
fuges et de mensonges calomnies, de sublern'inventent
que ces odieux
pour obscurcie la
brigands
péluer leur abominable
vérié, afin de perC'est ainsi que
système colonial !
ses efforts, en
Mazeres, après avoi, fait tons
absurde
employant le raisonnement le
vent
pour nier l'identité de
plus
encore que les africains de l'espèce humaine,
tiionale de TAfrique
la partie
soient
septenque les africains de la
d'une autre espèce
Ainsi après avoir partie méridionale.
avec les blancs, il pronvé l'identité des
l'identité
me fandrait
nègres
des alricains avec les encore prouver
blement aussi l'identié des
nègres, et probaniers ; quant à moi,
haytiens avec Ces dercaine, je me crois ayant reça le jour d'ane afrij'aurai désiré
arécidimniliéave
que Mazères nous eit lesafricains ;
lespeuples du midi de T'Earope
démontré si
forment une espèce
vé l'identité des
l'identité
me fandrait
nègres
des alricains avec les encore prouver
blement aussi l'identié des
nègres, et probaniers ; quant à moi,
haytiens avec Ces dercaine, je me crois ayant reça le jour d'ane afrij'aurai désiré
arécidimniliéave
que Mazères nous eit lesafricains ;
lespeuples du midi de T'Earope
démontré si
forment une espèce --- Page 40 ---
( 32 )
particulière d'avec les
a identié entre les
peuples du Notd, s'il 3
les espagnols
français et les
avec les russes
laponais, et
sophismes ! quelles
5 quels misérables
sans doute, pars
puérilités ! Mazères a cru,
rsessubrerfuges,
que l'on pourrait lui faire
sur
éctewrimsobjraibns
tion des
l'ancienne
peuples de la partie
civilisal'Afique, ou bien comme
septentrionale de
de T'Europe qui font
ily a encore des nations
et comme elles
l'odieux trafic des
ne peuvent
hommes;
égyptiens, ni des
pas faire la traite des
ex-colons de leur marocains, il importe peu aux
d'en faire
attzibuer quelques
une espèce séparée des facultés et
Sénégal, du
habitans du
sont selon Monomotapa et du
eux des brutes
Zanguebar, qui
esclaves! !
proptes à faire des
Les ennemis des afelenins
que depuis cinq à six mille veulent persuader
existe PAfiqme a
ans que le monde
tonjours été
barbarie, ei ne ferat
plongee dans la
nature de ces habitens. diguorance est inhérent à la
Ont-ils done
FAfiquea été le berceau des
cublié que
s'ils feignent de Toublier, sciences et des arts ?
faire ressouvenir! !
c'est à nous de les en
Je ne ferai qu'une
pour y puiser les
esquisse rapide de Thistoire,
argumens et les rapprochemens
S
qui
ou
- --- Page 41 ---
( 33 )
qui me sont nécessaires
nies des ex-colons;
pour réfater les calom.
bonheur de faire ; malgré que je n'aie pas eu le
Mazères; ; sans avoir mes élé études, comme ce fat de
l'histoire de Thomme, en sixième, je crois que
à quelques
aux yeux du philosophe,
même, dans exceptions tous les prés, est pour ainsi dire la
dans les diverses
temps, tous les ages, et
D'abord
régions du monde,
l'on voit que les
du berceau du
pays les plus voisins
genre humain furent les
peuplés et les premiers
premiers
civilinés; les peuples se
communiquérent ensuite de proche
premiers rayons des
en proche les
l'on voit
lumières: chez les
les
beillerdéjà les sciences et les
premiers
autres quelques élincelles,
arts, et chez
la terre était couverte
tandis que toute
encore ignorée des d'épaisses ténèbres, et même
beau des lamières hemmes. L'on voit le flampour des
parcourant le
peuples et s'éteindre giobe,S'allumer
des empires puissans s'dlever pour d'autres ;
peuples succombant les
et disparaîire; ; les
ainsi à nos yeux des
uns les autres, montrer
bilité des choses exemples frappans sur l'instaSeptante, il y avait shumaibveiDeptsis déjà 1656
version des
tie de l'Asie et de
années qu'une parT'Europe était
PAfrique était peuplée,
encore inconnue aux
que
hommes: ce
E
,S'allumer
des empires puissans s'dlever pour d'autres ;
peuples succombant les
et disparaîire; ; les
ainsi à nos yeux des
uns les autres, montrer
bilité des choses exemples frappans sur l'instaSeptante, il y avait shumaibveiDeptsis déjà 1656
version des
tie de l'Asie et de
années qu'une parT'Europe était
PAfrique était peuplée,
encore inconnue aux
que
hommes: ce
E --- Page 42 ---
n'est
( 34 )
qu'après le délage,
Noé sont sorties toutes les que des trois enfans de
la terre, Sem f'Asie,
nations qui peuplerent
EEurope; suivant les ChanrAnique, annales
et Japhet
tous les peuples,
et les traditions de
eivilisé du
FEgypte fur le premier
et des
monde, et le bercean des
pays
M.
aris, Cc Cest de ce foyer
sciences
Lesage, d'oà bien.
primitif, dit
l'éincelle antique,
certainement est parti
engendré toute la qui par la suite des siècles a
aujonrd'hui
masse de lumière qui éclaire
FEurope >>a
Tout le monde seit
mnodèles du goûr étaient que les grecs si polis, ces
ignorance, qn'ils
dans Ta plus
se nourrisaient
grossière
glands à Finitation des
d'herbes et de
civilisés par des colonies bètes, lorsqu'.ls furent
le reste de FBnrope était egyptiennes; alors tout
peuples qirhatslntent
ençore inconnu et les
Barbares, aussi
éraient certainement aussi
sont peur-être ighorans : aussi abratis que le
du
aujourd'hui les peuples da
Zanguebar et da
Benin,
Mais Inachus, Monomotapa.
faire la traie des Gécrops et Lelex, au lieu de
le vol, le
blancs,e en enseignant aux
fournir
tillage et lincendie, au
grecs
des armes, des
lieu de leur
liquears fortes
munitions de guerre, des
ter à se vendre pour les égarer lenrs raisons el les
uns les
porautres; au lieu, disje,
S
axv
4 2 - a :
Benin,
Mais Inachus, Monomotapa.
faire la traie des Gécrops et Lelex, au lieu de
le vol, le
blancs,e en enseignant aux
fournir
tillage et lincendie, au
grecs
des armes, des
lieu de leur
liquears fortes
munitions de guerre, des
ter à se vendre pour les égarer lenrs raisons el les
uns les
porautres; au lieu, disje,
S
axv
4 2 - a : --- Page 43 ---
-
de les exciter à
( 35 )
térent le blé, ce trafic inhumai, leur
Jes
leur
apporsciences et les arts enseignérent des
Tagrialiuce,
discuter avec ces grecs
égyptiens ; au lieu de
trer leurs infériories ignorans pour leur démonenseignérent à les imiter phy-iques et morales, ils leur
bien:o. méme à les
dans l'art de la sociéié,et
Corinthe florisseient surpasser ! Aibènes,
encore barbare,
que le reste de FEurope Sparie 9
était
Vers la fin du grme
une colonie Tyrienne, siècle, avant Jésc-Christ,
Carhage; et 138 ans fondée par Didon, blit
tresse de monde, fut après, Rome, ceite maide brigands;tas
fondée par une poignée
grecs ; les décemvits romains se modelérent sar les
tables sur celles des lédigérent, les lois des XII
ment du droit
athéniens, qui sont le fondes
passérent lenterent romain; ; de T'halie les
dans les
lumières
domptées par Jules
Geules.qui furent
et 58 ans avant
César, l'an 69G de Rome,
Alors les
Jesus-Christs
pdens,élaient gaulois, comme la plapatt des
encorei
eurocrasse
idoldires, plongés dans la
tiienses Resanepeaipeant et
des contumes plus
déjà présde barbares; le monde, cependant, supers4000ans
avait
d'existence, et ces
. : YEsrerenbeienr de lumiète;
pu recueilliranes seule peuples de
vainement une ceinture eiincelle
de civili-
les
Jesus-Christs
pdens,élaient gaulois, comme la plapatt des
encorei
eurocrasse
idoldires, plongés dans la
tiienses Resanepeaipeant et
des contumes plus
déjà présde barbares; le monde, cependant, supers4000ans
avait
d'existence, et ces
. : YEsrerenbeienr de lumiète;
pu recueilliranes seule peuples de
vainement une ceinture eiincelle
de civili- --- Page 44 ---
sation la
( 36 )
la Jumière bordait dans sa partie
ne pouvait pénétrer dans méridionale:
forêts des Gaules et dans
les sombres
habilans. Les
l'esprit de ses grossiers
niciens, les éihiopiens, 9 les égyptiens, les pheavaient fait carthaginois, 9 les grecs, les romains
relentir le mnonde du brait
sagesse, de leurs lois et de leur
de leur
que les gaulois étaient
gouvernement,
ignorance
encore demneurés dans leur
primitive.
tes
D'immenses forêts, des haula montagnes, 9 le passage des lacs, des
rigueur des climats froids,
Heuves,
peuples arrêtaient
2 la barbarie des
le nord de.
l'introduction deslumières dans
rentes
FEurope; tandis que des
9 mais d'une même
causes difféla civilisation des
nature, empéchaient
Il était
peuples du midi de
très-difficile aux
"Aftique,
thaginois de
égyptiens et aux carcaines du midi, communiquer avec les nations afiil'immense désert qui sont séparées d'eux
du Sahara; la
par
traverser ces sables
difficulté de
quelquefois des
mouvans qui engloutissent
d'eau et de
caravanes entières 9 le défaut
étaient autant subsistance, sous un soleil bralant,
c'est ce
d'obstacles qu'il fallait
qui engagea sans doute les
franchir;
d'envoyer des colonies
carthaginois
l'Océan. Hanon
par mer sur les côles de
répandit
par ordre du sénat de Carthage
30,000 carhagincis depuis les colonnes
-
a
- --- Page 45 ---
d'Hercule
( 37 )
Jatitnde
jusqu'à Cerné 9 au 25° degré de
Nord, c'est-à-dire jusqu'au
jor, limite de la
Capde Badanavigation des anciens dans
partie de lAfrique.
cette
46 C'est. un beau morcean de
relation d'Hanon, dit
Fantiquité que la
sont comme le
Montesquieu, les choses
merveilleux:
style, il ne donne point dans le
: tout ce qo'il dit
dut
des moears
daclimat, terrein,
$ des manières des habitans
porte à ce qu'on voit
se rapd'Afrique ; il semble aujourd'hai dans cette côte
d'un de nos
[ ditil] que c'est le journal
navigateurs.
>5 Les carthaginois,
étaient sur le chemin des continue Montesquiea s
été jusqu'au 4°
richesses, et s'ils aveient
de longitude, ils degré de latitude Nord et au 150
et les côtes
auraient découvert la Core-d'Oe
voisines. Ils y auraient
merce de loute autre
fait un comy fait aujonrd'hni; importance que celui qu'on
avili les richesses de que TAmérique semble avoir
auraient trouvé des
tous les autres pays j ils y
enlevés par les romains trésors qui ne pouvaient être
Les ex-colons
>>,
quieu avait
la vayent le mépris que Montespour traite des
[ ditilj les richesses de mègres, qui a avili
Mazères, quis s'appuie
tous les autres pays;
souvent sur le témoignage
detsomgainsacresema,
pasceluicisansdoute
ili les richesses de que TAmérique semble avoir
auraient trouvé des
tous les autres pays j ils y
enlevés par les romains trésors qui ne pouvaient être
Les ex-colons
>>,
quieu avait
la vayent le mépris que Montespour traite des
[ ditilj les richesses de mègres, qui a avili
Mazères, quis s'appuie
tous les autres pays;
souvent sur le témoignage
detsomgainsacresema,
pasceluicisansdoute --- Page 46 ---
Je crois
( SS )
les romains, quela dastruction de
est ane des
Carhage, paz
empéché
prinnipales causes
lisée,
quel'Afriqme ne for
quiait
joint à linvasion des enticrethen civi44 C'est au
barbares da Nord.
siècle, dit M. commenceent du
que le pied barbare Lesage, dans soa savant cinquièma
celte terre
foula
ouvfage,
lisation. embellie par plusieurs poir-hapremitne fois e
les
Genséric avec les
siècles de civiromains et bàtit son vandales, en chasa
mêmes de F'ancienne
trône sur Ves * ruines
dales arrachérent Carthage Maissi les vancident, ils s'en virent TAffique à l'empire d'Oc
T'empire
dépouiller à leur tour
sous le génie d'Ocient, qai jeita un lusire
par 1
Ce dernier da célebre et malheutenx éphemèra
ttiomphe ne fut pas
Bélisaire.
échappa de nouveau à la
long.er TAfique
frer encore dans la
civilsaian, pour renavait saccombé d'abord possession des barbares. Elle
Nord; celte fois ce fat sous sous une invasion du
sous les terribles
une invasion da Midi,
plier,sous leur fanatisme Satrasins ni faisaient tout
et lear
Leablisemen du
coarage S).
de la biblishéque mahomédiema, Fincendie
Omar,
dAievandhis, bri'ée
cienne civilsation ncheverenrde dérnire les restes de par
l'anpricent la fuite i ofricaine;less les
muses efliaydes
lelires
disgarurout, les
- n pote
les terribles
une invasion da Midi,
plier,sous leur fanatisme Satrasins ni faisaient tout
et lear
Leablisemen du
coarage S).
de la biblishéque mahomédiema, Fincendie
Omar,
dAievandhis, bri'ée
cienne civilsation ncheverenrde dérnire les restes de par
l'anpricent la fuite i ofricaine;less les
muses efliaydes
lelires
disgarurout, les
- n pote --- Page 47 ---
monumens
( 3g )
morale
farent détruits ef mutilés; la
odieux s'éteigni; et Tinvention de la
lumière
le
trafic, de crities et de
traite, cet -
comble aux grandes
sang, vint mettre
épronvé celie malheureuse calamités qu'avait déjà
Tanciis que Tignorance contrée.
Jugubre cetle antigne
couviait de son voile
arts, T'Europe plus heureuse patrie des sciences et des
dean:a aidés par les lumières soulevait son bangrand Aifed el
du chrisianisme, le
Charlemagne
policer leur
bresde
penple ; parlerai je comunencdrent des
à
Loon le G:and, des
époques célés
tels pro.ectetrs des sciences Alaliga,ces immors
Grand, au 17 siècle, et des arts ? Pierre le
Russie à la civilisation vint encore ajouter la
Malgré le
européenne.
témoignage de
calcimniateurs des noirs
Phistoire, tous leg
ment que
indistinetement
vices
lignorance et la
affirinhévens à la nature des barbarie sont deg
que de tout temps,
afticsins; ils
esclaves
cette partie du
disent
de
: que ce fléan est
globe eut des
malédiciion, Ces
indigene à cette terre
oubliant ainsi leur indignes enfans de
Jeurs frères, et leur propre histoire, Japhce y
et de harbarie dans repruche cet état calomnient
21 eux mêmes pendant iequel ils Ont d'ignorance été
Deioat temps, plns de cinq mille plongés
e1 Aftique; mais disene-ils, ily eut des ans.
ily cn eut aussi de lout esclaveg
teinpe
lobe eut des
malédiciion, Ces
indigene à cette terre
oubliant ainsi leur indignes enfans de
Jeurs frères, et leur propre histoire, Japhce y
et de harbarie dans repruche cet état calomnient
21 eux mêmes pendant iequel ils Ont d'ignorance été
Deioat temps, plns de cinq mille plongés
e1 Aftique; mais disene-ils, ily eut des ans.
ily cn eut aussi de lout esclaveg
teinpe --- Page 48 ---
en
( 40 )
Europe, , et il en existent
romains, les ganlois, les
encore ; les grecs , Tes
eurent des esclaves; ; le SOrL germains, tous les peuples
T'ancienne Grèce
affreux des illotes dans
était notre situation nous représente assez quelle
nable régime
dans ce pays, sous l'abomicolonial.
aux africains leur barbarie Pourquoi reprochent - ils
Les européens n'ont-ils
et leur ignorance ?
rans et barbares
pas été également ignoavant d'être
que les assertions des
civilisés ? Malgré
bien suspectes,
ex-colons doivent nous êtreBeauvois
surtout celles d'un Palissot de
qui a eu l'infamie de
la classe des
nous ranger dans
cessé de nous orangoutangs, et qui n'a jamais
existe
calomuier; il est possible
encore chez plusienrs
qu'il
des contumes
peuples de TAfrique
superstitieuses et
est possible que les béniniens barbares ; il
victimes humaines
sacrifient des
massacrent
9 et que d'antres nations
vouloir diminuer leurs prisonniers ; je suis loin de
Thorreur
trueuses
qu'inspitent ces monsmais c'est le pratiques, 9 et mon coeur en
résuliat de la profonde
gémit;
ces peuples, et ce n'est
ignorance de
civilisation que l'on
que par le seccurs de la
successivement.
pourra les faire.disparaitre
Ile est bien étonnant que les ex-colons
juger les africains sur
veulent
quelques trails de superstition
-
a5 D de
- --- Page 49 ---
tion et de barbarie, ( 4T )
d'oeil sur
s'ils avaient jeté
eu la T'histoire et sur
un coups
conviction
eux-mémes, , ils
les nègres
que ce n'est pas auraient
qui ont été
seulement
cruels et barbares, ignorans, 9
mais que les superstitieux,
également; ; je relrouve chez
blancs l'ont é16
mêmes pratiques
les européens les
les ex-colons
soperatilienses et barbares
même jusqu'a reprochent aux afticains ; il n'est que
Sherbro
l'épreuve à l'eau
pas
admeltait qui se trouve dans la loi rouge du roi de
lusage de la
Salique, qui
lante, ensuite vint la preuve par l'eaa bouiljudiciaire.
preave par le combas
Fautil
que ce soit un insulaire
rappellesans cesse T'histoire du
illetré qui leur
Dans les premiers
genre humain ?
frandes étaient
âges du monde les ofdit
simples ; les premiers
Porplire, ne sacrifiaient
hommes,
lorsquils furent livrés à
que de l'herbe ;
mices des récoltes et les Tagriculture, les préterre étaient offerts à la plus beaux fruits de la
onimmola des
divinité ; par la
animaux ; ces
suite, s
plièrent; et dans les calamités sacrifices se multparaissant trop vil 9 on fit publiques, couler
ce sang
hommes; cet usage barbare
celui des
temonte à la plas haute
et presque universel
antiquié,
T
quils furent livrés à
que de l'herbe ;
mices des récoltes et les Tagriculture, les préterre étaient offerts à la plus beaux fruits de la
onimmola des
divinité ; par la
animaux ; ces
suite, s
plièrent; et dans les calamités sacrifices se multparaissant trop vil 9 on fit publiques, couler
ce sang
hommes; cet usage barbare
celui des
temonte à la plas haute
et presque universel
antiquié,
T --- Page 50 ---
Les
( 42 )
de
gaulois aussi bien que les autres
TEurope étaient livrés à ces
peupleg
titieuses et barbares ; les
ptatiques supersfoutes les cérémonies
plus solennelles de
cueillir le
des druides élaient celles
gui de chêne. Je vais
de
ques anes des principales
rapporter quel.
qui ont été conservées maximes des druides a
qu'ils ne les écrivaient par la tradition, parce
jamais.
< Le gui doit être cueilli
pect, toujours s'il est
avec un grand resla lune, et il faut possible, le dixième jour de
se servir d'une
pour le couper.
faucille d'or
95 Dans les occasions
immoler un homme. On extraordinaires, il faut
selon que le corps tombera, pourra prédiré l'avenic
coulera, ou selon que la
selon que son sang
plaie
>> Les prisonniers de
s'ouvrira.
moiés sur des
guerre doivent êire imautels, ou êire renfermés
paniers d'osier, pour êre brûlés
dans des
des dieux.
vifs en Thonneur
.>> lous les pères de famille
maisons ; ils ont
son rois dans ieurs
leurs
puissance de vie et de mort sur
femmes, leurs enfans et leurs
Teiles étaient les horribles
esclaves 99,
gaulois; ils sacrifiaient
maximes des prêtres
Esus
des victimes
et à € Teutatès; ils
humaines à
leurs
massacraient et brâlaient
prisouniers de guerre daus des
paniers auioy
: --- Page 51 ---
( 43 )
d'osier ; les pères de famille
pouvoir de vie et de
exerçaient Thorrible
enfans
mort sur leurs
et leurs esclaves. Cette
femmes, leurs
laquefle les gaulois élaient
dégradation, dans
par César, Tacite,
plongés, est attestée
sous l'empire de Claude, Lactance et Lucain. Ce fut
l'an 50 de
que ces abominables coutumes
Jésus-Christ,
Tordre des druides ne
furent abolies ; et
où le christianisme cessa d'exister qu'au temps
triompha entièrement des
superstitions des gaulois.
Les peuples du Nord qui reçurent
Jumières conservèrent
plus tard les
jusqa'an nenvième ces mionstruenses pratiques
les arts quiavaient siècle; ils ignoraient encore
des romains. Les adouci les ncears des grecs et
le nombre
peuples du Nord croyaient
trois était chéri des dieux;
que
neuvième mois,on trois fois trois,
; chaque
les grands sacrifices ; ils duraient on renonvelait
l'on immolait neuf
neuf jours, et
victimes, soit
animaux.
hommes, soit
Dans les temps de
victimes parmi les
guerre, on choisissait les
captifs; et, pendant la
parmi les criminels. Neuf
paix,
molées; la volonté des
personnes étaient imensemble
assistans et le sort combinés
réglaient le choix ; les malheureux
désignait le sort étaient traités avec
que
par l'assemblée
tant d'honneue
9 on leur prodiguait tellement de
-
victimes, soit
animaux.
hommes, soit
Dans les temps de
victimes parmi les
guerre, on choisissait les
captifs; et, pendant la
parmi les criminels. Neuf
paix,
molées; la volonté des
personnes étaient imensemble
assistans et le sort combinés
réglaient le choix ; les malheureux
désignait le sort étaient traités avec
que
par l'assemblée
tant d'honneue
9 on leur prodiguait tellement de
- --- Page 52 ---
caresses et de
( 44 )
-qu'ils se félieitaient ptomessès pour la vie à
leur destinée,
quelquefois
venitr,
sur un
Le choix ne tombait eox-ménies de
sang vil;t plus les
pas loujours
plus on croyait racheter victimes élaient
Lhistoire da
la
chères,
rois
Nord est
bienveillance divine.
et de pères
féconde en
obéir à cetie
gui ont fait taire la exemples de
coututne barbare,
nature pour
Lorsque l'on immolait
J'on choisissait
des hommes,
pierre, où ils étaient couchés sur ane ceux que
étaient étouffés ou
grande
quefois on faisait couler
écrasés : quelsité avec laquelle il
leur sang, et
les pius respectés jaillisait était l'un des limpéluoces victimes
; on ouvrait aussi le présage
dléméler
pour consulter leurs
corps de
les
dans leurs coeurs la
entrailles, et
biens et les maux à venir. volonté des dieux, 9
objets sacrifiés étaient ensaite Les tristes restes des
clans un bois sacré,
brâlés ou
dait le
voisin du
suspendas
le bois sang en partie sur le temple ; on répanles
sacré; on en arrosait les peuple, en partie sur
autels, les
images des
dedans et
bancs el les murs
dieux,
au dehors,
du temple au
Piès du temple était
profonde, on y
un puits ou une source
time dévouée à précipitait quelquefois une vic.
élait agréable à la Frigga, déesse, déesse de la terre ; elle
si elle allait
ptompte-
:
a P1e
partie sur le temple ; on répanles
sacré; on en arrosait les peuple, en partie sur
autels, les
images des
dedans et
bancs el les murs
dieux,
au dehors,
du temple au
Piès du temple était
profonde, on y
un puits ou une source
time dévouée à précipitait quelquefois une vic.
élait agréable à la Frigga, déesse, déesse de la terre ; elle
si elle allait
ptompte-
:
a P1e --- Page 53 ---
( 45 1
ment au fond, la déesse alors
le cas contraire, la déesse
l'avait reçue, Dans
pendait dans la forêt
la refusait, et on la sussal, on
sacrée. Près du temple
voyait un bois de cette
d'Upchaque arbre et
espèce, dont
comme la chose la chaque fruit étaient regardés
le bois d'Odin plus sainte. ; ce bois, nommé
hommes et des > était rempli des corps des
animaux
on les enlevait
que lon'avait sacrifié ;
l'hooneur de Thor quelqnefois pour les bràler en
pas que Tholocauste ou le soleil, et l'on ne doutait
que la fumée
ne lui eut été agréable, lorss'élevait
immolait une victime, directement; le
lorsque l'on
dévoue d Odin, je
prêtre disait : Te te
dévoue
Lenvoie à Odin,
pour la bonne
Ou je te
de la bonne saison, récolie, pour le retour
par des festins oùt , la cérémonie se terminait
ficence
l'on déployait toute la
connue dans
magniprincipaux seigneurs cestemps-la. Les rois et les
santés ou saluts
portaient les
en Thonneur des
premiers des
buvait ensuite en faisant
dieux ; chacun
C'en est assez
sa prière et son voeu,
et Pallissot
pour les
de Beauvois ex.colons, que Mazères
leurs ancêtres, dans
étudient l'histoire de
ces faits, et ils cesseront laquelle nous avons puisé
rance
de s'étonner de
superstitiease et barbare des
ligno.
cesseront, dis-je, de s'étonner,
africains ; ils
qae Jabou capiir
buvait ensuite en faisant
dieux ; chacun
C'en est assez
sa prière et son voeu,
et Pallissot
pour les
de Beauvois ex.colons, que Mazères
leurs ancêtres, dans
étudient l'histoire de
ces faits, et ils cesseront laquelle nous avons puisé
rance
de s'étonner de
superstitiease et barbare des
ligno.
cesseront, dis-je, de s'étonner,
africains ; ils
qae Jabou capiir --- Page 54 ---
sfaine des
( 45 )
gardes du Boide
trois homraes dans.
Besin, nit sacrifié
Beauvois a assisté; une fêre, où Pallissot de
bable que Pallissot n'est-il pas même très- prode Beauvois ait
pour quelque chose dans cel
contribué
en fournissant à Jabou
horribie sacrifice,
des liqueurs fortes
Tennivrer, et en égarant sa
pour
procurer quelques
raison, le; porter à lui
fondé dans
esclaves ? Je suis d'autant
cette assertion,
plus
vois dit que Jabou
que Pallissot de Beanavait un grand nombre
d'esclaves,et ce ne pouvait être
tion d'en obtenir
que dans l'inienchez le
- que Palissot se trouvait
il aurait capitaine des gardes du Roi de
dû au moins
Benin; ;
ces trojs
par humanité acheter
viclimes, et empêcher son hôte de
mettre ce crime borible!
comIl appartient bien aux ex-colons
chands ettrafiquians dechair
et aux mardécrire les mauvais
humaine, de vouloir
ignorans font
traiemers que les africains
quand
éamovedleusinuecand
esclaves;
des lumières rmeadetnlenshrinter quiont
9 ont exercé les cruantés les reçu
inouies sur les malheurenx
plus
un regard sur les horreurs esclaves; de
ga'ilsjettent
erimes dont ils se sont
la traite et sur les
colonies, et ils
rendus coupables dans les
ment odieux verront comme ils sont doublede calomnier ces
a
infortunés afri
A Aa --- Page 55 ---
Cains !
( 47 5
ce sont Ces houmes de
colons, couverts de crimes,
sang, ces exa
calomnier; c'est
qui osent encore nous
de
eux, comme le dit M. Sismonde
Sismondi, qai reprochent aujourd'hui
africains ia barbarie qu'ils ont créée ils
aux
gn'on juge ces
;
veulent
peuples sur les crimes
exciés et qu'ils ont payés!
qu'ils ont
Ecoutez le langage de ce fourbe de
considérez "'Aftique, dit-il, considér-z Mazères,
térable, je dirai
son inalpresque son ineffaçcable
qu'a-telle fait ? Qu'a-1-elle imaginé? barbaries
perfectionné ? lorsque la lumière Qu'a-telle
briliait par torrens sur ses bords
européenne
et depuis qu'elle en reçoit les méliterranéens,
des voies si nombreuses !
rayons affaiblis par
Qu'a t-elle fait, 9 ose demander cet
lorsque les lumières brillaient
impndent 9
bords afticains ? Ge
par torrens Sur ses
qu'elle a fait ! elle a
TEnrope, et c'est à la race nègre,
civilisé
ésclave, dit Volney, que ies
aujourd'hui
les arts et ies
européens dolrent
Je demande sciences, et jusqu'à l'art de la parole!
à mon tour, depuis
civilisée est devenue la
que FEurope,
aris, depuis
pairie des sciences et des
qu'elle a éié éclairée des lumières du
christianisme, s qui enseignent aux homines la
chatté,Thumanie envers leurs
i-olle fait pour civiliser
prochains, qa'a
lAftique, cette contrés
Volney, que ies
aujourd'hui
les arts et ies
européens dolrent
Je demande sciences, et jusqu'à l'art de la parole!
à mon tour, depuis
civilisée est devenue la
que FEurope,
aris, depuis
pairie des sciences et des
qu'elle a éié éclairée des lumières du
christianisme, s qui enseignent aux homines la
chatté,Thumanie envers leurs
i-olle fait pour civiliser
prochains, qa'a
lAftique, cette contrés --- Page 56 ---
infortanée
( 48 )
que ce monstre de
deur d'appeller
Mazères à
une terre de
limpue
que T'Europe a fait ! elle a malédiction ? Ce
commerce d'hommes
établi cet effroyable
lion africaine
quia corrompu la
; les progrès de la
populaTagricultare, la morale,
vie sociale,
élouffés par les effets de les Jumières ont été
a fait naître la désolation, cet odieux trafic; elle
genres de crimes et de
la barbarie et tous les
société humaine puisse être brigandages auxquels la
la misère,
réduite; les
lesang des
larmes 9
et demandent
africains crient
justice à la nature
vengeance
auteurs de leurs maux osent
entière ! et les
résisté auc
dire
muelafrique a
à ceux des enseignemens de lar nature,
hommes, lorsque la
comme
péenne brillait
lumière
par torrens Sur ses bords euroditettancons, et depuis
mérayons affaillis
qu'elle en reçoit les
Grand
par des voies
Dieu ! quelle lumiète sinombrouses.
porr civiliser et éclairer
! quelles voies
de la traite !
des hommes que celles
Ce comble d'audace
et de méchanceté
soulève
dire
T'Earope et les auteurs de
tion :
cette horrible
F
généreux Sismonde de
invenforce,
Sismondi,
Clarkson, et vous tous
Wilbereuropéens sensibles
et
: * a
- DuE a
-
: --- Page 57 ---
st vertnenx;
49. )
nous avons rassurez-vous, l'excès des maux
injastes ni éprouvés ne peuvent nous rendre que ni
slhommes ingrats; ce. n'est qu'à cette
féroces et barbares,
classe
humain, que je pois imputer ennemis du genre
tunes ; c'est contr'enx
toutes nos infora
écrits; ils Onit pendant seals que je dirige mes
ealomnié et forturé assez long-temips
soit donc
mes semblables: dénigré,
permis d'user
qu'il me
de représailles,
envers eux du juste
en repoussant leurs
droit
lomniessjomais, non jamais,
odieuses caautant d'injures, ni nous. leur nous ne leur dirons
partie des maux dont ils
ferons la millième
des siècles.
nous ont accablé pendant
Vils
calomniatears des
quia pu done les
afticains, dites- nous
gnemens de la nature empéchier de se livrer aux Ensei
votre infâme avarice et des bonimes, si ce n'est
pas vous qui les
et vOire cupidié? N'est-ce
de la vie
avez dérourné des
pastorale et
douceurs
à la plus horrible de agticole, pour les livrer
La nature a-t-elle
toutes les corruptions ?
père de vendre ses pu jamais euseigner à un
auteurs de leurs jours? enfans, ét à ceux - ci les
les hommes
Pretendezvons
de
puissent se civiliser ets
ansifque
pareils instintuteurs, tels
s'éclaiter avec
que ces batbares,
@
'est-ce
de la vie
avez dérourné des
pastorale et
douceurs
à la plus horrible de agticole, pour les livrer
La nature a-t-elle
toutes les corruptions ?
père de vendre ses pu jamais euseigner à un
auteurs de leurs jours? enfans, ét à ceux - ci les
les hommes
Pretendezvons
de
puissent se civiliser ets
ansifque
pareils instintuteurs, tels
s'éclaiter avec
que ces batbares,
@ --- Page 58 ---
marchands
50 )
et trafiquans de chair
enseignent, pour
humaine qui
cains le vol, le préceptes de morale, aux afiis
fournissent
pillage et lincendie,
au lieu de livres
qui leur
queurs fortes, - des verroreries, d'réducation, des limunitions de guerre
des armes et des
avez encore
pour s'entre détruire ? et vous
européennes Timpudeor de parler des lumières
qui brillaient
sur ces bords africains? partorrens, dites-vous,
que vos barbares
ah! ce n'est pas ainsi
lieu de ces indignes ancêtres ont élé civilisés ! au
péens auront introduit moyens, lorsque les euroles lumières
frique, en y envoyant de
dans l'Ad'habiles artistes;
savans professeurs et
T'agriculure, Tindustrie, lorsqqu'ils y auront fait naître
si les africains
les scien.es et les
ne profitent
arts,
en s'élançant dans la
pas de leurs
alors
carrière de la
leçons 9
vous pourriez avoir raison
civilisation,
sommes d'une espèce
de dire que nous
nous
inférieure à la vôtre
reconmainjons sans
9 et
sort. Mais non, que
mormurer l'injustice du
de civiliser
dis-jet la gloire
une des quaire
immortelle
rendre cent millions
parties du monde,de
d'africains à la soeiété
péenne, ce grand ceuvre
doit
euroce que les peuples des
qui
surpasser tout
ont, fait
temps antiques et modernes
degrands et de glorieux,
curcir tous les genres de
qui doit obsgloire, eppartient à la
a
sort. Mais non, que
mormurer l'injustice du
de civiliser
dis-jet la gloire
une des quaire
immortelle
rendre cent millions
parties du monde,de
d'africains à la soeiété
péenne, ce grand ceuvre
doit
euroce que les peuples des
qui
surpasser tout
ont, fait
temps antiques et modernes
degrands et de glorieux,
curcir tous les genres de
qui doit obsgloire, eppartient à la
a --- Page 59 ---
( 5r )
magnanime et généreuse
grand et vraiment sublime Angleterre! cet ceuvre.
Vaine gloire des
est déjà commencé :u
conquérans
tructeurs des humains
disparaisez : Desphes ont élé
humiliez vous ! vos triomde crimes llénis, ils sont souillés de
et de sang, la
larmes,
mais la vraie
posiérité les
gloire, la gloire de
condamnes
éternelle, et ses bienfais
lAngleterre est
bout des siècles dans la
survivront encore au.
< Les
mémoire des hommes!
portugais, dit Mazères, ont
policer le congo au moyen du
essayé de
congo est resté aussi barbare christianisme; le
y fit cet essai,
qu'ill'étais lorsqu'on:
il est dégénéré FAhyssinie a reçu le
au point d'être
chisianisme,
De toutes les calomnies méconnaissable >.
n'égale
des ex-colons, rien
l'impudence de celle-ci. Parce
chrisianisme a civilisé
que le
aussi civiliser
I'Europe, il aurait da
PAfrique et
blanes, ont-ils snivi
"Amérique : mais les
l'esprit de l'évangile
Hesinfotmnésaficaie et américains
envers
? Les blancs
et le
cheisianisme a civilise
sblancs,
Ctrtoneciet
son humanité,
1 Europe; sa
sa charité ont
douceur,
de ses barbares
adouci les t. ceurs
habnans: mais
dité, et suront le fanatisme lavarice, la cupi-.
ont fait considérer
des europiéens, nous
et le
comme des béles de soime
christianisme, la religion d'un Dieu de
paix
ains
envers
? Les blancs
et le
cheisianisme a civilise
sblancs,
Ctrtoneciet
son humanité,
1 Europe; sa
sa charité ont
douceur,
de ses barbares
adouci les t. ceurs
habnans: mais
dité, et suront le fanatisme lavarice, la cupi-.
ont fait considérer
des europiéens, nous
et le
comme des béles de soime
christianisme, la religion d'un Dieu de
paix --- Page 60 ---
( 52 )
atertlianid, a élé le
sesont servipour
prétexte qne les hommes
cains, et
exterminiert les
pouren faire des
anfiatunbamest
Feux africains ont été
chrériensy les malhenesolavage. C'est
plonges dans le plus cruel
anikmean.ieo oinsiqunits ont déshonoré le chrise
81 L'notorité de ofscicravaticas sa propagation.
poids poar les exialons, Montesquien étant d'un grand
opinion à cet
je vais
aied
tégard, la voici:
rapporter son
àceux Joiaerairanan qui la
dire quei la religion donne
servitude ceux professent un droit de réduire
travailler
qai ne la professent
en
cetle
plus aisément à la
pas, pour
manière de. penser propagation. Ge fut
destracteurs de
qui encauragea leg
C'est sur cetté idée TAmérique dans leurs crimes,
rendre tant de peuples qu'ils fondèrent le.droit de
qui voulaient absolament esclaves; car ces brigands
très-dévots,
êire chrétiens éraient
55 Louis XIII se ft une
loicqui irendait esclaves-les peine extrême de la
mais quand On lui eut
nègres de ses
c'élait la voie la
bien mis dans l'esprit colonies:
consentit >, On plus sûre pour les converir, que
fut la même
peut très-bien
ily
cause qai
préstumer que ce
XVILI, de nos
empécha d'abord
Je vais meltre jours, $ d'abolic la traite des Louis
sous les yeux des
noirs,
ex-colons des
-
AT tes
les peine extrême de la
mais quand On lui eut
nègres de ses
c'élait la voie la
bien mis dans l'esprit colonies:
consentit >, On plus sûre pour les converir, que
fut la même
peut très-bien
ily
cause qai
préstumer que ce
XVILI, de nos
empécha d'abord
Je vais meltre jours, $ d'abolic la traite des Louis
sous les yeux des
noirs,
ex-colons des
-
AT tes --- Page 61 ---
fails
( 53 )
qu'ils ne pourront
comme des hommes recuser; je leur ferai voir,
servi de la religion impies et pervers se sorit
pour assouvir leuts
effrénées et persécuier les
Fassions
A Hayi, par exemple, humains!
colonial, n'avions-nous sous f'affrenx régime
ques ,
pas' des prêires caiholis
apostoliques et romains dans
paroisses de la colonie ?
tontes' les
ignorans que les congos et N'étionsonois les
pas aussi
feret Pourquoi n'dions-nous abyssins penvent
professions cependant le'
pas policés, nous
parce que les prétres éraient christianisme ? C'est
payés et emmployés par les antant d'instrumens
tenir dans un
ex-colons pour nous
de
datdabjetion,
seconer le jong de
PourcoGs empêchee
Tesclavage: ces
représentaient sans cesse dans
préires nous
les blancs étaient des
leurs sermons que
à la nôtre ; ils tous Giresd'une nature supeticure
mission, Thumanié préchaient le respect, la souconsolaient des tortures envers les blancs; ; ils nous
et des chaimens
éproavions, en nous disant qu'il fallait que nous
endurer des peines dans ce monde,
souffrir et
heureux dans l'autre; ils
pour être plus
Gans
nous fagonnaient
Tesclavage, et nous
ainsi
porter-lejoug. Les ex-colunsne accoummaient à ensuipvérité de ces assertions; ils.
démentiront pasla
pire qu'avaiant alors les
sayent très-bien l'enipréires, elquelle élairleur
et des chaimens
éproavions, en nous disant qu'il fallait que nous
endurer des peines dans ce monde,
souffrir et
heureux dans l'autre; ils
pour être plus
Gans
nous fagonnaient
Tesclavage, et nous
ainsi
porter-lejoug. Les ex-colunsne accoummaient à ensuipvérité de ces assertions; ils.
démentiront pasla
pire qu'avaiant alors les
sayent très-bien l'enipréires, elquelle élairleur --- Page 62 ---
atilité
( 54 )
dans pour les ex-colons; ; carils
tous leurs écrits,
proposent encoré
nous ramener dans
comme un sûr moyen de
des prêtres pour nous Tesclavage, de nous
le mantean
enrainerdans l'abime,s envoyer
sachent
respeciable de la religion;
sons'
que nous avons brisé les
mais qu'ils
superstition avec les chaines de
hocheis de la
Dans les pays ou les
Tesclavage.
tacles pour asseoir leur prêres trouvèrent des obsintolérans; ces fanatiques, puisance, ils devinrent
évangelique de notre divin s'eéloignant de la morale
trouble dans les familles, sauveur, e jetèrent le
civiles dans les
excitérent les guerres
saisir de l'autorité, royaumes; des
5 pour parvenir à se
d'autres plus heureux, peuples furent exterminéss
persécution et à la
fatigués d'être en butte à la
chassèrent de lears lyrannie de ces fanatiques, les
ceite manière que contrées, Ex-colons, c'est de
sinie, la Chine, TAmérique, le
le Congo, l'Abysdu
Japon, reçurent les
christianisme ! Tous les
lumières
genre hornain sont
maux qui désolent le
contens de les avoir Touvrage créés,
des hommes ; non
Tauteur de la nature,
ils calomnient encure
Il fallait done introduire
et en Amérique le
en Asie, en Afrique
introduit en Europe, chrisianikme, comme ils'est
d'humanitéer de
avec cet esprit de paix.,
chatié, que Tévaugile prescrit
a .
1 3
urent les
christianisme ! Tous les
lumières
genre hornain sont
maux qui désolent le
contens de les avoir Touvrage créés,
des hommes ; non
Tauteur de la nature,
ils calomnient encure
Il fallait done introduire
et en Amérique le
en Asie, en Afrique
introduit en Europe, chrisianikme, comme ils'est
d'humanitéer de
avec cet esprit de paix.,
chatié, que Tévaugile prescrit
a .
1 3 --- Page 63 ---
( 55 )
aux hormes, il fallait nous
vOs fières, et non pas comme considérer comme
condamnés à
des bêtes de
une servitude
somme
mort même; alors le
plus cruelle que la
disparaître dans les christianisme, au lieu de
profondes
pays ou il avait déjà jelé
racines, au lieu de
de
tres au point d'être
dégénérer dans d'aurépanda sur toute la méconnaisable, se serait
heur du
terre, et aurait fait le
gente humain.
bona On ne croira jamais, dit
c'eut élé la pitié qui eûr établi Montesquien, que
paganisme, et pourra-t-onj
Tesclavage dans le
pour rendre chrétiens les jamais croire que ce fut
del
peuples de
et
TAmdique.quel les
PAfrique
et les plongèrent dans européens les massacrérent
Ce n'est
le plus dur
?
plus
esclavages?
le fanatisme des aujourd'hui la pitié des payens, ni
affreux de
chrétiens, qui autorisent le droit
c'est la l'eslavages mais suivant Jes ex-colons,
prudence,
bolition subite de la léquité et Chumanité, l'atraite, dit Palissot de
vois, sans aucune
Beaupéramment est contraire modification, ni aucun temsont les horeibles
aux lois sociales; telles
mauvaise foi n'a maximes que cet homme de
que Mazères
pas eu honte
son vil flatteur n'a d'imprimer, et
comme un témoijgnege
pas rougide citer
que la pitié, la
respectable, C'est ainsi
religion, Thumanité, les senti-
Chumanité, l'atraite, dit Palissot de
vois, sans aucune
Beaupéramment est contraire modification, ni aucun temsont les horeibles
aux lois sociales; telles
mauvaise foi n'a maximes que cet homme de
que Mazères
pas eu honte
son vil flatteur n'a d'imprimer, et
comme un témoijgnege
pas rougide citer
que la pitié, la
respectable, C'est ainsi
religion, Thumanité, les senti- --- Page 64 ---
mens les
( 56 )
assouvir plus doux Ont servi de
les passions, Forgucil, prétestes pour
méchancelé des hommes.
la-rapacité et la
Pour achever de réfuter
Mazères, je vais jeter un
Jes calomnies de
tion de
coup-d'asil sur la
méme des PAlique, et - c'est par le
sifuas
convaincre voyageurs qu'it a cilés, témoignage
d'impostnce et de
que je vais le
les africains.
calomnies
envers
J'éprouve ici le plus
avoir étudié la langue grand regret de ne pas
privé de ne pouvoir anglaise, et je suis bien
par l'autorité
renforcer mes asserrions
tels
respecrable des hommes
que MM. Clarkon,
élébres,
et en général tous les Wilbeefore, Stephen,
de la grande et
vertuenx whilantropes
qui.ont emnployé magnanime leurst
nation
,
travaux,
stalens, lears veilles biannigue, et
pour le bonbeur ei la
lears
Fespèce humaine,
perfeciion de
Les assertions de M.
sont fondées,
Siemonde de
aniversel
non seulement sur le Sismondi
des voyagets, mais
teémoighage
sance profonde qu'il a des
sur la connaiss
je suis plus à même
hommes et des choses;
d'apprécier la
argumens, 9 que la plupart des
justesse deses
aonnaissent que
européens quine
nbs-inpodfatement le caractère
et
--- Page 65 ---
el les
( 57 )
moeurs des africains et des
descendans.
haytiens leurg
Oui, CC Je soutiens
mondi
avec M.
que rArique est habitée Sismonde de Sisd'hommes nombreuse,
par une race
accoutumée au commerce active, industrieuse et
>>,
Mazères s'étonne et ne
quoi il n'existe pas de villes peut comprendre poure
du Sénégal et de la Guinée; Rorissantes sur la côte
quel est ce mur d'airain il feint aussi
et
dignorer
les
qui écartel les sa
demeure commerçans de ce pays
vans
confonda de
mystérieax; ; il
Mais qu'est - ce
surprise ; il croit
dont vous
que ce mur
révers
rie
nous parlez, si ce n'est dairain, dit-il,
qui résiste, i tous les
une barbaenserignemens et qui
ezemples, à tous les
toutes les voies oit elle reponsse la lumière par
Si' Mazères avait
pourrait pénétrer.
cité les
lu les
dont
noms, ou da
voyagenrs
il a
née par ses passions moins si son âme
réflexion
lai avait laisse
gangre.
et de la raison,
Tusage de la
les causes qui
il aurait pu discerner
florissantes sur empêchent les
qa'il existe des villes
Guinée
côtes da
; il aurait aussi
Sénégal 1 et de la
ce mur diairain
décoavert
qui écarte les
qu'est-ce que
savans de ce pays
H
oms, ou da
voyagenrs
il a
née par ses passions moins si son âme
réflexion
lai avait laisse
gangre.
et de la raison,
Tusage de la
les causes qui
il aurait pu discerner
florissantes sur empêchent les
qa'il existe des villes
Guinée
côtes da
; il aurait aussi
Sénégal 1 et de la
ce mur diairain
décoavert
qui écarte les
qu'est-ce que
savans de ce pays
H --- Page 66 ---
( 58 )
d'or
promet aux unssa poudre
qui
secrets.
mystéieux.,
autres ses antiques
et son ivoire, aux ville sur la côte. du Sénégal
Il n'existe pas, de
cei esprit d'avarice et
et de la Guinée, * parce que les européens à parde cupidité qui excite des mers pour chercher
courir it
la vaste étendue
les a fixé
contrées nouvelles ou imaginaires.
la
des
là, ils attendent
sur les côtes;
en Afrique
et surtout les malheoreux
poudre d'or, Tivoire,
les moyens de pouesclaves; a,iksninvenent que
prix que cè
procurer n'importe à quelque mais leur
voirs'en
pas les crimes;
l'in
soit; ils ne complent ce qui se passe 'dans
profit; per leur importe leur offre que des profitstrop
ledeurdapaysnuinel et des dangers; ; s'il fallait
incertains, des fatigues
viceux-mémes les malheureoses
aller chercher
les crimes de la traite,
'times de leur cupidité:
des européens 9
et les brigandages
dans l'intéles nsnrpalions les natifs de s'enfoncer
sont
ont contraint
côtes jadis si popnlenses,
rieur des terres : ces
dans la barbarie,
devenues désertes et retournent
dans la civile centre fait des progrès
les
tandis que crainte où soni les africains, que
lisation ; la
dans l'intérieur où ils poureuropéens pénètrent mêmes brigandages que sur
raient cominetire les extrêmement méfians, ce
les côless les rendent
T'entrée aux voye
de pormettre
qui lesi etapéchent
-
a - a wve rsle
barbarie,
devenues désertes et retournent
dans la civile centre fait des progrès
les
tandis que crainte où soni les africains, que
lisation ; la
dans l'intérieur où ils poureuropéens pénètrent mêmes brigandages que sur
raient cominetire les extrêmement méfians, ce
les côless les rendent
T'entrée aux voye
de pormettre
qui lesi etapéchent
-
a - a wve rsle --- Page 67 ---
( 59 )
à ces causes
dans leur pays; ajoutez encore le mahogetits
de ces penples professent
;
que la plupart
horreur le nom chrétien
métisme, et ont en est ce mur d'airain qui
alors vous verrez quel dans ce pays mystérieux.
empêche de pénétrer
la curiosité et la gloire
animés par
Des européens
découvertes, ont parconru
de faire de nouvelles
région, Brown péde cetie grande
une partie
Bruce dans TAbyssinie
nétra dans le Darfour ;
Park fit trois
jusqu'au source du Nil; Mungo deshords de la Gambie
cents lieues dans lintétieur Patterson et le Vaillaut
aux bords du Niger; hottentots et des cafres'; ;
ont visité le pays des
ont parcouru l'Aune infinité d'autres voyageurs que ees voyavondrait-on en conclure
ftique ;
et quiignonaient
geurs qui n'ont fait que natifs', passer, auraient pu y inla langue des
?
jusquia
et la civilisation?
troduire les lumières
major Hougihon et
Parce que les infortunés victimes de leur curiosité,
Mungo Park ont péri
les
de TAserait il juste de juger tous
penples Dans les pays
fique sur ce trait de barbarie? arrivé que des
,n'estil jamais
policés de l'Europe,
quelques hordes
farent assassinés par
existé
voyageurs ? En France n'a-t:ii pas hordes les
de brigands
? Les
Cartouches et des Mandrins
des
stlesménusn
ptemenszarane
ce que les infortunés victimes de leur curiosité,
Mungo Park ont péri
les
de TAserait il juste de juger tous
penples Dans les pays
fique sur ce trait de barbarie? arrivé que des
,n'estil jamais
policés de l'Europe,
quelques hordes
farent assassinés par
existé
voyageurs ? En France n'a-t:ii pas hordes les
de brigands
? Les
Cartouches et des Mandrins
des
stlesménusn
ptemenszarane --- Page 68 ---
P018
( 60 )
sont
de nos jours se
primes dont les français
conclure pour
? Doit - on enl
rendus conpables
civilisée, et que la
cela que la France n'est pas sol et à la nature de
barbarie soit inhérente à son
ses habitans ?
au contraire, que
Ne devrait-on pas S s'étonner
tels que les africains.qviont
chez des peuples.
de méfiance contre les
tant de sujets de haine et
voyageurs, il
ces nombreux
blancs, que parmi hommes ? Ne devrait - Onl
n'ait péri que ces deux
aient pu
s'étonner, dis-je, que ces peuples
pas
des européens s, qui
laissé visiter leur pays par à tant de titres , mais
devaient leur être suspecis
des calomnies "des
qui. au contraire, a en dépit
à T'égard de ces voyageurs
ex-colons, ont exercé
les lois de Phospitalité ?
des peuples de la
Si j'élais chef de quelqu'un
déclare que je
Nigrilie, dit J. J. Ronsseau, je du pays : une
ferais élever 9 sur la fronière
rémission le
où je ferais pendre sans
el le
polence, européen qui oserait y pénéirer,
premier
tenterait d'en sortir.
premier citoyen qui
s'introduire à Hayti
Mazères croit-il pouvoir
sur notre situation
pour prendre des renseignemens Lavaysse el Médina ?
intérieure comme Dauxion
donnerai bien
S'il est dans cette croyance, je me vienue donc!
de Ten désabuser; qu'il
de garde
-
-
1 -
A
--- Page 69 ---
( 6r )
ce
étaient aussi barbares que
Si-les africains
bien les représenter ces
veut
vil calomniatebr
pénétrer dans T'iniérient
voyageurs auraientils pu homme sans défense
? Un seul
de lAfrique
avec des mnartlandiget
aurait-il pu voyager
leur rareté, comme
considérées dans le pays par avoir été dépouillé
des richesses immenses, sans voyons dans les
des voleurs ? Lorsque nous
dans Paris
par
de TEurope.
pays les plus policés détrousser les voyageurs pour
môme, des voleurs
s'emparer de leurs butins.
mes assertions
Mais il est temps dappoyer ; oui, je soul'autorité même des voyageurs
46 que la
par
M. Sismonde de Sismondi,
tiens avec
remarquables dans
civilisation a fait des progrès
les côtes retourtandis que
le centre de r'Afrique,
detres-grandes villes
nent à une absolue barbarie;
ont été bâties
commerçantes et inanofacturières elles sont les
milieu du continent africain;
les
au
royaumes où les arts,
capitales des puissans
a'testent les progrès
manufactures et Tagriculture
vie
est assurée,la
de la vie sociale. La propriéiéy est adminisrée
civile y est garaniie, la justice y est respecté >9.
gouvemnement y
les
avec sngesse,etley s'écrie Mazères, à ious
< Je le demande,
ne faut-il pas veuloit
hommes sans préventions :
sous des conleurs
toui dénaturer et tout peindre
-
des puissans
a'testent les progrès
manufactures et Tagriculture
vie
est assurée,la
de la vie sociale. La propriéiéy est adminisrée
civile y est garaniie, la justice y est respecté >9.
gouvemnement y
les
avec sngesse,etley s'écrie Mazères, à ious
< Je le demande,
ne faut-il pas veuloit
hommes sans préventions :
sous des conleurs
toui dénaturer et tout peindre
- --- Page 70 ---
( 62 5
tableau de TAfique;
fausses pour faire n pareil
de Lionires,de
et si vous aviez à parler de Paris, aviez à caractéLyon, ou de Manclester, si vons anglaise, ou de
la constitution
riser les résultatsde
pourriez - vous dire de
la charte française, que Mungo Park, j'adjure
plus ? puisque vous citez de me dire si ce n'est
nombreux lecteurs
ici ses
jusqu'à la [olie, que
pas pousser la prévention des mêmes traits 9
lAfrique
de nous peindre
tout au
o11 un anglais pourrait
dont un français heurense et brillante palrie >>.
plus peindre leur
Park même que je
Eh bien ! c'est par Mango c'est par ce voyageut
vais répondre à Mazères; d'imposture et de caje vais le convaincre
lecteurs de
que
aussi les nombreux
lomnie; j'adjure
de la bonne foi de ce
Mungo Park, de juger
Mazères.
bords du majestneux Niger,
Arrivé sur les
Mungo
la Tamise à Westminster,
large comme
du Bamainsi < : Sego capitale
sur ja
Park s'exprime
villes, deux
bara, se compose de quatre
Ségo-Koro, et
s'appellent
rive septentrionale, deux sur la rive méridionale,
Sego-Bou; les
0, et Sigonteestorre.
Sappellent Segososhorro
murs de terre;
"Toutessont entourées de grands
eiles sont
constrnites en argile;
les maisons sont
; qmuelques - uies
carrées et leuts toits sont plats
a --- Page 71 ---
( 63 ) blanchies. Outre
pnt deux étages : plusieurs dans sont tous les quartiers
bâtimens, on trouve
Les rues
ces
bâties par les Maures.
Sa
des mosqués voitures à roues inconnues.
sont étroites, les environ à trente mille habitans;
populations s'élève réside cunstamment à Ségo:
le, roi de Bambara
un grand nombre d'essce-korro, et il emploie habitans d'un côlé à
les
claves à transporter Le salaire qu'ils reçuivent
l'autre de la rivière. considérable; les canots dont
fournit un revenu
sont d'une forme
on fait usage pour ces faits passages. avec les troncs de deux
singulière ; ils sont bout : de sorte que la jointure
arbres joints bout à
ils n'ont ni pont, ni
est précisément au milieu;
J'en ai vu qui
mais beaucoup de capacité.
chevaux
mâts;
la rivière chargés de quatre
traversaient
et de plnsieurs personnes.
foule me regardait
arrivant au
-
paeage,a
44 En
avec
plusieurs
-
vis
inquiétude
en silence : jy
le rivage pour attendre
Maures; je m'assis sur"
cette grande ville,
mon :
tour e! je contemnplai cette population aclive, 9
nombreex canols 9
au loin
ces
culivées qui s'étendaient
les terres bien l'opulence et la civilisation. Mar
let annonpaient
de deux heures: Le roi
5 J'attendis plus
il me
venais pour le voir,
song fint averli que je
serais pas admis en sa
fit dive aussitôt que je ne
le rivage pour attendre
Maures; je m'assis sur"
cette grande ville,
mon :
tour e! je contemnplai cette population aclive, 9
nombreex canols 9
au loin
ces
culivées qui s'étendaient
les terres bien l'opulence et la civilisation. Mar
let annonpaient
de deux heures: Le roi
5 J'attendis plus
il me
venais pour le voir,
song fint averli que je
serais pas admis en sa
fit dive aussitôt que je ne --- Page 72 ---
( 64 1
sut ce qui m'amenait en son
présence, sans qu'il défendait de passer la rivière. Le
pays, qu'il me
cet ordre, me conseilla
messager qni m'apporta
quil me montra,
d'aller chercher dans un village
disant
pour la nuit, en me
que
un logement
de nouveilles
il m'apporterait
le lendemain,
instructions >.
Mungo Park même 9
N'est-il pas pronvé de
n'a fait que répéet
TSTRLN
que M. Siemonde choses que ce voyageur a vues
ter les mêmes
dit-il, cette grande
rapporters : Je contemplai, canots, cette population
ville, ces nombreuz bien cultivées qui s'étenactive, les terres
et la
daient au loin et annongatontoyelences
civilisation
du roi Mansong à Mungo Park
Cette défense
sut les motifs qui
de passer la rivière sans qu'il
pas cetle
T'amenaient en SOD poeseironesele ont des européens;
juste défiance que les africains lorsqa'ils n'auront
défiance qui ne cessera edesiniustices. que des brigandages
plus rien à craindre
de leur part A ; et cela
de tous genres
et usurpations le Jendemain un messager apporta
est si vrai, que
sac contenant 5000 kauris,
à Mungo Park un
du roi, qui l'invitait en
don de la générosié
de
; le messager
même temps de s'eligner Sego Sansanding, si
avait ordre de le conduire d'aller jusqu'à à Jenné. Je ne pus,
son intention élail deviner les motifs de cette
dit Mungo Paik, bien facile cependant à deviconduite; elle était
neri
à
-
a
à
: : -
a e DRa a
contenant 5000 kauris,
à Mungo Park un
du roi, qui l'invitait en
don de la générosié
de
; le messager
même temps de s'eligner Sego Sansanding, si
avait ordre de le conduire d'aller jusqu'à à Jenné. Je ne pus,
son intention élail deviner les motifs de cette
dit Mungo Paik, bien facile cependant à deviconduite; elle était
neri
à
-
a
à
: : -
a e DRa a --- Page 73 ---
( 65 )
il donc chercher dans le Bambera
ner; que vient
Quels projeis :
a di dire Mansong?
cet étranger,
avoir amener. Thomme
Quelles intentions peuvent de tant de dangers?
blanc de si Icin au travers
ne puis violer
recevoir ce chrdien.nijen
Je ne puis
envers. lui; je le. renverrai
les lois de Thospitalité
et en. lui dondonc, et en lui faisant un présent je satisferais à
le conduire,
nant un guide pour
et aux lois de
la fois à la sûreté de mes peuples motifs qui ont da
Thospitalité. Tels sont les
mais comme
diriger Mansong daus sa condnite; qu'avec des
des biancs ne nous jugent
se
Ia plapart
injustes * ils. ne peuvent
préventions toujonrs
susceptibles de sentifigurer que, nons sommes. enfin si sa majesté le roi
mens généreux:- car l'intention de faire du mal à
Mansong avait en ien.aurail empêché Pve.
Mungo Park, qui
sentimens de prévention
Cest avec ces mênies de Mazères traite de
et de haine que ce monstre femmes humaines et charivieilles négresses les
Mungo Park., lorsqu',l
tables qui acoueillirent
à être dévoré par les
"étail mourant de faim et pièt
récit de Mango
bêies féroces. E.coutez le propre
allet
allez
peut
Park et vous
jager jusqu'oà
T'atrocité de l'âme d'un ex-colon.
décide
dit ce voyageur, 3 j'étais
6. Verslesoit,
I
humaines et charivieilles négresses les
Mungo Park., lorsqu',l
tables qui acoueillirent
à être dévoré par les
"étail mourant de faim et pièt
récit de Mango
bêies féroces. E.coutez le propre
allet
allez
peut
Park et vous
jager jusqu'oà
T'atrocité de l'âme d'un ex-colon.
décide
dit ce voyageur, 3 j'étais
6. Verslesoit,
I --- Page 74 ---
-
( 66 >
la nuit à l'abri
sur l'arbre pour y passer
a grimper
déjà j'avais lâché mon cheval,
des bêtes féroces;
quand une femme,
afinqwilp put paître en liberté,
me regarrevenait des champs,Sareiny pour je la lui
qui
de ma position,
der. Elle s'informe
alors avec un air de
expose en peu de mots :
ma selle et ma
grande compassion 1, elle prend
elle me conbride, et me fait signe de la suivre; étend une
allume une lampe.
duit dans sa hutte, dit
iy pouvais passer la
natte surle sol et me que
j'ai faim et soft
nuit ; mais elle s'aperçoir que
Bientôt elle
à manger.
aussitôt pour me procurer
qu'elle fait griller
revient avec un fort beau poisson charbons et qu'elle me
à moitié sur quelques
me montrant ma
doune ensuite pour souper : pnis m'invite à m'y repobienfaîtrice
natte, ma digne
femmes de sa maison n'aser sans crainte. Les
elle les rappella
vaient cessé de me contempler; à filer du coton.
alors au travail, qui consistait
elles eurent
charmer J'ennui de ce travail,
même
Pour
et en improvisérent
recours à des chansons seule chantait d'abord,
nne sur moi. Une femme chceur. L'air en était
en
les / autres reprenaient
à cellesles paroles répondaient
doux et plaintif.
et la pluie tombait.. 1
ciL Les vents srugissaient faible et faligué, vint
Le
homme blanc,
de mère
pauvre notre arbre. 1 Il n'a point
et s'assit sous
:
-
T
N
a
improvisérent
recours à des chansons seule chantait d'abord,
nne sur moi. Une femme chceur. L'air en était
en
les / autres reprenaient
à cellesles paroles répondaient
doux et plaintif.
et la pluie tombait.. 1
ciL Les vents srugissaient faible et faligué, vint
Le
homme blanc,
de mère
pauvre notre arbre. 1 Il n'a point
et s'assit sous
:
-
T
N
a --- Page 75 ---
( 67 ) de femie pout
lni apporter du lait, poigt
pilié de
pour
- Choeur - Ayons
moudre son grain.
de mère. etc. etc. >%
Thomme blanc, iln'a point le lecteur, donneront
Ces détails minatieux pour
cruelle oû je me
une idée de la position
siinespent-être Emu d'une bonté si touchante, Le matin je
trouvais.
fermer les yeux.
pécée, je ne pus
hôiesse deux des quatre
donnai à ma généreuse restaient à ma veste, c'était
boutors de cuivre qui à lui offtir >>.
le seul don que j'eusse
point dominées
Amessensibles, vous quin'êtes nablorez-sous pas le
par d'injustes préjugés, femmes bienfaisantes 2
vil calomniateur de ces Mungo Park même
Poursuivons, c'est par
que je vais confondre Mazères. du village le 24r
a Je paris, dit ce voyageur. je passai vers
aecompagné de mon guide,
Kabba,
et,
une grande ville appellée
huit heures par
bean
très bien cultivé,
située au milieu d'un
pays, de TAngleterre,
plaiôt à l'intérieur
et ressemblant
Jele demandeà tousles
qu'à celui de "Afrique. > si Mungo Park avait
hommes sans préventions, 1 ou tout antre pays
eu à décrire TAngleterre serait-il exprimé diftécivilisé de TEurope, se
remment ?
sa route vers TomMungo Park dirigeant
couronner le
buctou, qu'il devait atteindre pour --- Page 76 ---
( 68 )
passa par Sansanding;
gnccès de son voyage.
Mouzzan et Silla,
Sibil: Nyura, Nyamee,
sont irèstoutés ces villes plus ou moins grandes Maures, qui
el irès fréquentées par les
peuplées
sel, de la verroterie el du corail,
y apportent du
d'or et de la
échangent contre de la poudre
qu'ils
revendent à un très-grand
toile de coton, qu'ils
des Maures.
bénéfice à Burou et dans le pays
Mungo
fut le dernier terine où s'arrêla.
Silla
saison des pluies,
Paik; la maladie, la fatigue,la
dans
et la crainte de voyager
les marais inondés, les Manres, qui ne veuun pays influencé par
tous ces obstacles le
Ient pas voir les chrétiens ;
vers la
de relourner sur ses pas,
contraignirent la même route qu'il était venu.
Gambie, par
Silla, il prit des renseigneAvant de quitter
la situasur le cours ultérienr du Niger,sur
mens
qui l'avoisinent ;
tion et l'étendue des royaumes
Houssa;
les villes de Jenné, Tombuctou,
sur
considérables de TAfrique,
qui sont les plus
ei encore inconnues aux européens.
se déterarrivé aux environs de Sigo,il
Etant
de savoir jusqu'ou
mina à remonter leNiger,alin direction.
il était navigable dans celte
dans un
à remonter le Niger,
Il continua
cnlivé; il passa à Kapays populeux et bien
arréter; il uaversa
malic, ville murée, sans sy
J L - 2
Tombuctou,
sur
considérables de TAfrique,
qui sont les plus
ei encore inconnues aux européens.
se déterarrivé aux environs de Sigo,il
Etant
de savoir jusqu'ou
mina à remonter leNiger,alin direction.
il était navigable dans celte
dans un
à remonter le Niger,
Il continua
cnlivé; il passa à Kapays populeux et bien
arréter; il uaversa
malic, ville murée, sans sy
J L - 2 --- Page 77 ---
: Og )
marché
Samée, où se lient un grand
uue
encore
de toile el de grain : il traversa
de bétail,
Sai,, qui excita sa curio
grande ville appellée
fossés trés-profonds,
sité; elle est ceinte de deux toises de ses murs;
éloignés d'environ cent
tours
le haut des tranchées sont plusieurs
sur
offre l'aspect d'une fortification
carrées s;le tout
régulière.
coucher du soleil dans KouliLezo, il entra an
marché de sel.
korro, ville considérable et grand versé les villages de
Le 21 Août, après avoir trav arriva à Marrabou 2
il
Kayou et Toulumbou, commerce de sel. Le 23,
ville célèbre par son ville du moyen ordre, dont
était à Bammakou,
les habitans sont très-riches.
il fut dés
Dans les environs de Sibidoulou, dans cette ville,
pouillé par des voleurs; arrivé au Mansa on
Mango Park porta ses élévolé. plaintes Voiciles propres
guuvetteur, quil avait Park: 44 A peine j'eus
expressions de Mungo
bouche, il agita avec
fini, qu'ôtant sa pipe de sa vêlement. Asseyezs
indignation la manche de son rendu
l'ai juré:
vous, me dit-il, tout vous sera donnez, .je dit-il, à
puis s'adressant à un servikeur, à boire. Au point du
Thomme blanc, de Teau
inforirez sur les montagnes et vous
jour vous
de Bammakou, qu'un
merezle douty [ le juge] --- Page 78 ---
-
( 70 )
a
du roi de Bambara,
pauvre blanc, Téttang"t du roi de Fouludou 9.
été volé par les gens ensuite Mungo Park à
Le Mansa invita
du messager, Il le
rester avec luijusqu'au retour et lui envoya des
fit conduire dans sou lngement s'assemblail pour le
alimens : mais la foule qui
Park et mauvoir, qui prenait pitié de Mango
de
les Foulahs de Y'avoir volé,lempécha
dissait
Mungo Park ne voulant
dormir avant mingit.
du Mansa, lui depoint abuser de la générosité Le Mansa Tenmanda la permission de Wonda, partir. oit ii lui promit
gagea d'aller jusqu'à nouvelles de ses effets qui
qu'il aurait des
avaient été volé.
le 30, dit Mungo
Wonda. où j'arrivai
K
ville près d'une haute mouPark,est une petite
Le Mansa
togne, où l'on trouve uue musquée. les deux foncremplissait
qui était mahométan,
et de inaûlre d'école
tions de premier magistrat école dans un hanles enfans. II tenait son
pour
a demeure. Depnis longgar ouvert, oû je ptis accès de fièvre, qui redoutempsje ressentais des
Mon bôe I
bièrent pendant mon séjour à Wonda. il eut été obligé,
s'en aperçut et s'en inquiéia 9 car de me garder
dans J'état de maladie ou jétais, mnourusse s.
jusu'à.ce qe je me guérisse ou
de SibidouLe 6 Septembres deux personnes
-
-
a
. Depnis longgar ouvert, oû je ptis accès de fièvre, qui redoutempsje ressentais des
Mon bôe I
bièrent pendant mon séjour à Wonda. il eut été obligé,
s'en aperçut et s'en inquiéia 9 car de me garder
dans J'état de maladie ou jétais, mnourusse s.
jusu'à.ce qe je me guérisse ou
de SibidouLe 6 Septembres deux personnes
-
-
a --- Page 79 ---
X y1 1
cheval, ses
à Mungo Park son
les
: fou ramenèrent
été volés par
habits et sa heenglesgetaaien Le 8 de Septembre, au mogens du Fouladou. le Mansa donna à Mungo
ment de son départ,
sa lance et un
de souvenir,
Park en témoignage
ses habits. Je convertis 9
sac de cuir pour contenir sandales et je marchai
ditil, mes bottes en
facilement,
lecteurs de
aux nombreux
Je le demande reconnaît-on à ce récit, ces aftiMungo Park,
tels qu'ils sont
cains stupides, féroces et barbares,
de rEuMazères. Dans quel pays
l'on
dépeints par
est la mieux exercée,
rope oàt la police y à des voleurs de remeltre
aurait pu contraindre et où l'on anrait accueilli iavec
des effets volés,
un malbeurenx
d'humanité et d'huspitalité
plus
I
voyageur ?
convaincu d'imposture et
Mazères n'est-il pas
de Sismondi n'est-il
de calornie, et M. Sistuonde d'avoir écrit que l'Afrique
justifié
- 1
pas pleinement
race d hommes. nombreuse,
est habitée par une accoutumé au commerce ?
aclive, indastrieuse et
dans G pays où il y a
N'est-il pas prouvé que
Pune de T'autre
d'aussi grandes villes, aussi proche
doit avoir
nombrenx villages. que ce pays.
et de
considérable ? N'est-ilpas prouvé
une population
ou les campaguess sont bien
que dans tous les pays --- Page 80 ---
il doit y exister de
enltivées, que nécessairement et du commerce ?
Tindustie, de raciv.1é
passages
Il me suffit de citer encore quelques de confondre
Park, et jarsiacheve
de Mungo de Ma zères.
les inapostores
sont les plus nombrenx
a Les mandingues
parcourus M. Park :
habitans dés cantons qu'a
eniendue dans
est parlée, ou du moins
leurlangue
toute celte partie du continent. portent" 'le nom de
>9 On croit que ces peuples leurs pères sont soitis
Mandingues, parce que
del'Aftique. Mais,
du Manding, qniestaud centre républicain de leur
loin d'imiter le gauvetnenents formé dans le voisinage
ancienne patrie, ils n'ont
Cepende la Gambie que des étals monarchiques illivité: dans
leurs rois Il est pas
dant le poveirdst
ils sont obligés de convoles aflairesimporantes. des plus sages vieillards, de
quer une assembléc leurs conseils: : ils ne peuvent, sans
se diriger par
déclarer la guerre ou conclure
ieur asseniment,
la paix.
villes un Alkaid
mliya dans toules ies grandes
l'ordre,
héréditaire. Il maintient
dont la place est
et préside
les droits imposés aux voyageurs
perçoit
de la justice.
de
à Tadininistration
de vieillards
La
est composée
jaridiction
condition
-
-
-
a - : .
- -
sembléc leurs conseils: : ils ne peuvent, sans
se diriger par
déclarer la guerre ou conclure
ieur asseniment,
la paix.
villes un Alkaid
mliya dans toules ies grandes
l'ordre,
héréditaire. Il maintient
dont la place est
et préside
les droits imposés aux voyageurs
perçoit
de la justice.
de
à Tadininistration
de vieillards
La
est composée
jaridiction
condition
-
-
-
a - : .
- - --- Page 81 ---
( 73 )
assemblée s'appelle un palas
condition libre : leur
air, avec la
Ses séances se tiennent en plein
ver.
Là, les affaires sont examiplus grande solennité. les témoins publiquement
nées avec franchise, décisions des juges présque touentendus, et les
générale. Les
jours reçues avec T'approbation écrite, jugent les
negres.n'ayant point de langue coutumes; mais
affaires d'après leurs anciennes fait des
parmi
lIslamisme a
progrès
se
depuis que
institations civiles du prophète
eux, plusieurs
religieux, et +
sont introduites avec les préceptes clair, ils ont
lorsque le koran n'est pas intitulé assez al scharra qui
recours à un commentaire complète et méhodique
contient une exposition
de Islamisme.
des lois civiles et criminelles a done eu encore raie
M. Sismonde de Sismondi était assurée, la vie
son de dire que la propriéié y
est administrée
civile y est garantic, la justice y est respecté. Et
avecsagesse. et le gpuvemement calomniateur y
pour
Mazères est donc un infâme étaient stupides et
avoir affirmé que ces peuples élait inhérente à
féroces, et que la barbarie
TAfrique ?
les peuples del'Aftin
Iln'y a pas de doute que
les naiurels
sont infiniment plus avancés que nord et au
que
et que cenx situés au
de TAmérique,
K.
levant de FEurope. --- Page 82 ---
( 74 )
calculs
faisaient, il est vrai,des
Les mnexicains
de noeuds ou d'hiéros
avec des quipos, espèces servaient à mesurer le temps,
leur
glyphes 2 qui
s'étaient servis pendant longcomme les romains
leur lustre; mais les
temps de clous pour marquer écrire hi chiffrer, et ils
inexicatinis ne savaient pas l'usage du fer; au lieu
même pas
et le calcul,
ire cohniaisaical possedeit l'écrittre
que les afticaitis
les toiles , tannent les cuirs,
inanafactirent le fer,
les nabien plus civilisés qu'étaienr
et enfin.sont
(1).
tutels de TAmérique
rien de comparable
dit Mazètes,
31 Tneriste:
chaussée construite
ans teueraAprinie-aise oui, mais il n'existe nou
sur le lac Mezico:
et les esquimaux cqai
plus Tien chez les iroquois villes, à la police
soit comparable aux grandes et quand aux ruines
et à la culture de PAfrique,
puissent être
du Mexique, , je ne crois pas ruines qu'elles de rEgypte et
comparées aux fameuses Ie
de Carthage.
établir le parallSle entre les
19 Pourquci voulcir
avec les
éclairés de Amérique
peuples les plus
de rAnique? Pourquoi
peuples les plus ignorans
aux égyptiens 9
cum,arer les mexicains
du Zanne pas
les
aux peuples
les iroquois et esquiinaux
des chiffres
de T'écriture et
(1) Les afrirains se servent dans toute l'Europe.
azabes; ces chilfressont GI wnage
.
établir le parallSle entre les
19 Pourquci voulcir
avec les
éclairés de Amérique
peuples les plus
de rAnique? Pourquoi
peuples les plus ignorans
aux égyptiens 9
cum,arer les mexicains
du Zanne pas
les
aux peuples
les iroquois et esquiinaux
des chiffres
de T'écriture et
(1) Les afrirains se servent dans toute l'Europe.
azabes; ces chilfressont GI wnage --- Page 83 ---
75 ) qui sont à pep près 1
et du Monomotapa , les auires ? Pourquoi
guebar sauvages les uns que
de comparai4
aussi
prendre des degrés
ressemvooloirtoujours
qui n'ont ancune
son. dans des objels
entr'eux, pour apblance, ni aucuns rapports sophiniques? n'est-ce point
puyer ses argumens manifestes de Tinsigne
les plus
là les preuves foi des ex colons !
du Nord, tels
mauvaise
pas de ces peuples
a Je ne parlerai
du levant,tels
les ssmoyedesnceaxd
de
queles) laponois,
les mongals, à les tartares
les mingreliens, 9 monde sait qu'ils ne sont
que
Tout le
les peu:
la Bessarabie,
dans la civilisation que
plus avaucés
de la Nigrilie,
pas
du Congo,
blancs
ples du Zanguebar, du nord et du Jevant sont
etc. ces peuples Mazères n'en parle pas. Iyapès
cependant. et
monde existe, el ils sont
de six mille ans que le dans leur ignorance priinféricore à la
aanirentiemaiit aussi d'ane espèce
à
mitive; sont-ils
est elle aussi inhétente
sienne, ou la barbarie
Jeur sol 2...
les afticains sont plus avancés
Nonsenlement
iqueles mexicains
actuellement dans la acivilisation
mais ils sont
de rAmérique,
lors de la déconverte
civilisés que ne lélaient
encore beaucomp plus siècle, Nous même enfin,
les tarpisnasistine dans le Génie du Charise
dit M. de Chatesbiant, --- Page 84 ---
( 76 )
sommes-nous pas un ezempla
lianisme, ne
avec la quelle les peuFrappant de la rapidité
de
civilisèrent ? il n'y a guère plus
ples se
ancêtres étaient aussi
douze siècles que nos
les hottentots, et nous surpasbarbares que
la Grèce dans tous les raffisons aujourdli du luxe et des arts (1).
nemens du golit,
c'est à peine
N'est-il pas bien étonnant que
a
d'une révolution terrible qui
sorti du gouffre
secousses et failli entraiébranlé le monde par ses
? N'es-il
la France à deux doigts de sa perte
ner
raisondis-je,que! a les français
pas bien étonnant,
de facilité et de légénent toujours avec autant
ont de tout temps
reté sur les grands désastres qui
affligé lanivers ?
avaient
alliées de T'Europe
Si les puissances
ont détroit Car
détruit Paris. comme les romains
à celle
leur invasion avait été semblable
thage,sil
de gorhs, d'alains
de cette nuée de vandales,
magnaet de huns : si au lieu de Sonverains
ils n'avaient tronvé que des farouches
nimes,
les Alaric, les Genséric et
conquérans. tels que
aujourd'hui beaules Auila, les français seraient
recuseront pas sans doute Tantorite
(1)Lese sex-Colonsne ministre de la Maison du Roide
de M. de Chateaubriant,
Erance, etc,
A
:
s.
, d'alains
de cette nuée de vandales,
magnaet de huns : si au lieu de Sonverains
ils n'avaient tronvé que des farouches
nimes,
les Alaric, les Genséric et
conquérans. tels que
aujourd'hui beaules Auila, les français seraient
recuseront pas sans doute Tantorite
(1)Lese sex-Colonsne ministre de la Maison du Roide
de M. de Chateaubriant,
Erance, etc,
A
:
s. --- Page 85 ---
77 5
et ils ne discnpreraient
toup plus eirconspecis, autant de frivolité sur
'si à leur aise et avec
pas
humain.
Thistoire du genre
Babylone, Aihènes, ces
Thèbes, Memphis,
! A peine mouve-t-on
villes célèbres ne sont plus existence,et les débris
les traces qui attestentleur leur orgueil ; elles
des monumens qui faisaient
et opulenres,
tombées, ces villes superbes
et dn
sont
des revolutions
sous les coups des barbares,
croi ellesenie
Paris, ville peémpiueusetsee
temps!
loi du sort P uu jour peuiees
exempte de cette
vain sur les rives de la
le voyageur cherchera en existée : aul lieu de ses
Seine , la place où elle aura
des ronces et des
monumens. il ne trouvera parni
faibles restes de son archilecture.
épines que de
loin d'égaler les fameuses
Que ces débris seront
faible idée se forruines des égyptiens ! Quelle
des sciences
de ia puissance,
mera ce voyagaur
et des arts des français! blasée par des siècles de
Alors la vieille Europe
dans la barlumière et de civilisation retournera
jusdans l'état de nature et d'ignorance,
barie,
et le concours des ciconsqu'à ce que le temps formés de nouveaux élétances aient réunis et
à la civilisation.
la rappeller encore
mens pour
T'Af frique
après un long repos,
Alors peut-êire,
recueilli assez de
séchauffée et rajeunie aura --- Page 86 ---
( 78 )
la scène de
forces et de faculés pour occuper et pent-être
monde,en s'élançant de nouvean, la carrière de
avec plus de vigueur, dans
encore civilisation et des lumières.
des
a la
comme Vexistence
La durée des empires T'arbitre suprême de
hommes sont mesurées par
ont atau bout du terme 5 lorsqu'ils
Tanivers i vicillesse et de vélusté, ils meurent
teint l'état de
les autres producr
renaissent ensuite comme
el
tions de la nature.
empires niles mêmes
Ce ue sont pas les mêmes
c'est toujours la
hommes qui renaissent , mais et des hommes;
même répéition, des empires froppante, lorscelle vérité devient encore plus
et la succonsidère l'existence : 9 la durée, lour à tour
qu'on
qui se sont légués
cession des peuples lumières comme un héritage,
la puissance et les
êire transmissible à
devait
dont la possession
Grec a duié 2 près de
L'Empite
d'autres peuples.
Romain, le plus puissant
onze siècles; TEmpire
celuid'Ajamais existé, près de cinqsiteles,
quiait
sa vie sculement:
lexandre n'a daré quel pendant
française
la monarchie
voilà près de I 400 ans que sOn zénith, elle se
sabsiste; la France a dépassé la nuit de Tignoranoes
précipitea grands pas dans transmette à d'anires
nl'estil pas temps qu'elle
desromains ?
Thesitage qu'elle a reçu
pouples
onze siècles; TEmpire
celuid'Ajamais existé, près de cinqsiteles,
quiait
sa vie sculement:
lexandre n'a daré quel pendant
française
la monarchie
voilà près de I 400 ans que sOn zénith, elle se
sabsiste; la France a dépassé la nuit de Tignoranoes
précipitea grands pas dans transmette à d'anires
nl'estil pas temps qu'elle
desromains ?
Thesitage qu'elle a reçu
pouples à - T - p --- Page 87 ---
t 49 3
réfaté Tes SO4 Je crois avoir sufisamment les calomnics de T'exTes absnrdités et
les biancs,etl la
fhismes: Mazères sur les noits et
colon
civilisation de PAfrique: hommes impartianx, que
R Je demande aux taisonnement ianoble 1 de
lui reste-til de son de toutes ses imyostuares 9
toutes ses calomonies, Tespèce humaine ? un
pour ravaler et dénigrer
fait la honte et l'inéternel! Mais que
opnsobre
ex-colon ? Que fait l'exécration
fanie pour un
future pour des monstres qui
et
contemporaiat qu'ils ne sont pas philantropes, à cette
disent ouverement donnent pas si facilement
et qu'ils ne se
humain ? Qu'imporie
bienveillance pour le genre
toutes les
fléaux de la société de corrompre et des imà ces de la morale par des calomnies aient des
sonrces
alroces, pourva qu'ils
postures. les plus
pourva qu'ils aient des
hommes pour esclaves, Yor de leur sang, afin de
extraire de
noirs pour avarice et leur cupidité insariablet
salisfaire leur
de voir U31) ex colon, un fat, le
L'on s'indigne tel que Mazères, prenrite des
un présomptieux. faire des menaces et
ton de litonie ponr
mais que penrent faire
insultes aux philantropes ; les sarcasmes et les
sur ces hommes vertueux, du crime et de Vesclainjures de ce vil suppôt
la philosophia comvage ? De tous les temps, --- Page 88 ---
-
( 80' )
celle-ci de fa
pagne fidèle de la philantropie, et ont été les
liberté et du bonheur des hommes,
de la haine et de la persécutjon des tyrans;
8 objets
buvant la
pour avoir prêché
je vois Socrate
cigne vois ouviir les veines
la morale aux arhéniens ; je
de. Thraséas,
couler le sang de Sénèque et
et
résisté à la corruption; malgré tous
pour avoir
vois que la sainte philoles efforts des tyrans, 9 je
d'étudier ce qui est
sophie est éternelle ; le désir
inné dans le
bon et uiile à ses semblables est
coeur de Thomme !
philantrope
Sismonde de Sismondi!
Généreux
: vous pouvez braver s
vertueux ! consolez-vons
les mede la philosophie.,
coeme ces martyrs
Oui, sans doute,
et les
injures eserevonalo
de
naces
bien noble et bien digne
c'est un beau :ôle,
le genre bumain
de plaider pour
vous - que
talens sopérieurs et la bonté
tout entier ! aveedes
contribuer puissamde voire coeir, vous pouvez
cause de T'husuccès de la grande
ment aux
manité!
vous habiez; qu'importe
Q.importe let pays sque
avant tout, vous
Ia nation à rqvi vous appartenez.
hamain et
vons vous devez au genre
de
êles hommes,
dit M. Bernardin
s'ordonne pas,
à Dieu'Quines
au genre hamain,
St-Pienre, à sa pauie; sa pauie
et
à
:
a A
Aie
contribuer puissamde voire coeir, vous pouvez
cause de T'husuccès de la grande
ment aux
manité!
vous habiez; qu'importe
Q.importe let pays sque
avant tout, vous
Ia nation à rqvi vous appartenez.
hamain et
vons vous devez au genre
de
êles hommes,
dit M. Bernardin
s'ordonne pas,
à Dieu'Quines
au genre hamain,
St-Pienre, à sa pauie; sa pauie
et
à
:
a A
Aie --- Page 89 ---
F
€
[ 81 J
leg
humain à Dieu, n'a pas plas connu 4
etlegente
celui qui, se fajsant une
lois de la politique que
ses relations
physique pour luiseul, élémens, et: séparant la ierre et le
personnelles d'avec les les lois de la nature. >>
soleil.n'aurail pas connul sentimens, mais avec de
C'est avec les mêmes
commencé d'abord
plus faible moyens, que j'ai
mes ancêires :
défendre la cause des africains
mes
par
discuter les droits des baytiens
avant que de
traîner sur les traces de
compatriotes ; jaiosé me
pour plaider
hommes célèbres et bienfaisans
de mes
ces
de Thumanité, celle
la grande cause
el avilie. Ah!
semblables, tant de fois dégradée totalement fermé
si le coeur des hommes n'est pas et de justice, ma
à tout sentiment d'hamanité sans doute 1 je n'aurai
faible voix sera écoutée Thumanité, l'équité et la
pas en vain imploré
bienveillance des européens!
dont je vais
maintenant
C'est de mon pays
infortuné qui a gémi
parler; c'est d'un peuple dans le plus barbare
plus de r5o ans
sa
pendant qui est parvenu par sa constance, et
esclavage,
à conquérir sa liberté
valeur et son conrage.
plus sablime. plus
Quel sujet
la
son indépendance. fécond, plus digne o d'occuper
vaste , plus
plume d'un patriote :
--- Page 90 ---
I 82 1
henreuse : terre de prédilecSalot terre
! seul asile de la
ton! 0 Hayt! 0 ma patrie
lever la tête,
Niberté, où Thouame noir puisse
universel,
contempler les bienfaits du père
jouiret
des hommes, salut !
vais rapporter, 9 à
Témoin des faits que je
besoin
de mes assertions , je n'aurai plus fouiller
Tappui
d'autrui, de
d'empronter le témoignage
garantie
dans les relations des voyageurs. haytien, pour et desleur authenticité. C'est comme
aux
d'africain, que je vais répondre
cendant
de Mazères, sur m.on auguste
infâmes calomnies
et mon pays.
Sonverain. mes compatiotes
[dit Mazères]
avoirparlé de l'Afrique
46 Après
de Sisr mondi, comme on1 parlerait
à M. Si-monde
civilisées et les plus
à peine des panties les plus dissertez sur Saintbiillantes de TEurope - 9 vous
admiratif encore ; jouet
Domingue, d'un ton plus
inexplicable dans
ainsi d'une crédulité, qui 'serait
comme vous 9 sans les préventions
un homme
c'est dans les gazeltes faqai vous sabjuguent, les agens de Christophe
briquées à Londres, par
vous prenez et que vous adoptez,
[le Roi] que
dont les bases sont
les élémens d'une opinion,
ou supposées. >>
toutes hypothétiques
le même
Ne voit-on pas dans ce passage,
de
qui a dirigé
esprit de haine et
prévantion
nAs a A
, qui 'serait
comme vous 9 sans les préventions
un homme
c'est dans les gazeltes faqai vous sabjuguent, les agens de Christophe
briquées à Londres, par
vous prenez et que vous adoptez,
[le Roi] que
dont les bases sont
les élémens d'une opinion,
ou supposées. >>
toutes hypothétiques
le même
Ne voit-on pas dans ce passage,
de
qui a dirigé
esprit de haine et
prévantion
nAs a A --- Page 91 ---
[ 83 1
et qul
Mazères contre les africains,
la plume de
de violence contre les
Tanime encore avec plus
la mauvaise foi
haytiens ? N'y découvret-on pas,
et l'atrocilé
insigne, toute la méchanceté
la plus
de l'âme d'un ex-colon. Sismonde de Sismondi, sur
L'opinion de M.
fondée sur des bases hyHayti, bien loin d'êre
comme le prétend cet
pothéliques ou supposées,
exacte vérité, sur
repose sur la plus
imposteur,
vivans. Nous senappelons
des faits et des exemples
qui fiéquentent
des étangers
aux témoignages visité l'intérieur du royaume:
nos ports, et qui out
constitués et org i S
ne sommes-nous pas civilisées de I Europe ? N'acomme les narions
stable et monarvons nous pas un gouveruement
des instituchique, une charte constittionnelle., n'est-clle pas adnaitions et des lois? La justice armées nombreuses
nistrée avec intégrité ? Nos
aussi bien discine sont-elles pas
et aguérries,
toupes du monde
plindes que les premières élevé des ciadelles impréN'avons nous pas
toutes les sègles de l'art,
rables. constrnites dans oàil a fallu surmone
ca is des lieux inancessibies. faisant des iravaux de
ter tous les obstacles, en bati des pala's. des
romains? N'av ns-nous pas
de noire payse et
écifices publics, ,cqui font la gloire nous pas des
Yadmitationdes étrangers ?N'avons --- Page 92 ---
-
T 84 1
? La
de poudre et de salpêtre
emannfactures.
n'est-elle pas entièremasse :
de notre popalation
? Nos
livrée à Tagriculture et an commerce
ment
traverser la vaste
marins ne peuvent - ils pas
pas avec
des mers, et ne n'aviguent-ils
a étendue
les
bâtihabileré sur nos côtes, sur
plus grands Encore
mens P Nous écrivons et nous imprimons.
des
de notre nation a eu déjà
dans son enfance ,
défendu sa cause
écrivains et des poètes, qui ont
l'on n'a point
A la vérité
et célébré sa gloire.
des Voltaire', des
tronvé dans eux la plume
n'avons pas
Rousseau et des De Lille, mais nous mille ans en
vécus comme leur nation,
encore
donc tout lieu de ne pas
civilisation: nous avons
avons également
- nous
nou désespérer
les beaux arts - et nous
fait des essais dans
qu'il ne nous mannous sommes convaincus,
avoir biendes maitres habiles, pour
quait que
nos Rameaux
nos Mignard,
tôt nos Leponssin, Enfin lexpérience a prouvé
et nos Gootry. etc.
comme les blancs avaient
au monde que les noirs
et aux arts par les
la même aplitnde aux sciences
fais dans les
progrès immenses que nous avons T'histoire du
Parcourez
lumières et la civilisation.
prodige
humain, jamais vit-on un pareil citent
genre
les ennemis des noirs
dans le monide 5 que
soit trouvé
seul exemple d'aucun pcuple quise
an
Enfin lexpérience a prouvé
et nos Gootry. etc.
comme les blancs avaient
au monde que les noirs
et aux arts par les
la même aplitnde aux sciences
fais dans les
progrès immenses que nous avons T'histoire du
Parcourez
lumières et la civilisation.
prodige
humain, jamais vit-on un pareil citent
genre
les ennemis des noirs
dans le monide 5 que
soit trouvé
seul exemple d'aucun pcuple quise
an --- Page 93 ---
[ 85 1
semblable à la nôire, et quiait
dans une situa'ion
nous dans moins
ca ses que
fait de pius grondes non-seulement le peuple
d'un quart de siècle; druis immortels i T'admihaytien s'est ac,uis des
mais encore #
et de la postérité,
ration a. fonivers -
à la
qui milite en
d'autres titres
gloire
du sein
ii a acquis
élevé de lui-même ,
sa faveur, pour s'être
au faîte de la
et de T'esclavage,
de lignorance
oû il est maintenant
gloire et de la prospérité,
par esprit de pré-
! Ce n'est donc point
à Londres,
parvenu
fabriquées
vention, ni sur les gazettes fourbe de Mazères, que
comme le prétend ce
a pnisé les élémens
M Sismonde de Sismondi. les haytiens - mais
qui fondent son opinion sur des pièces ré.ligées
bien sur des faits notoires, sur des hayliens : tout le
et imprimées à Hayi. par
il n'y a que les
monde civilisé en est instruit,
d'en douter,
ex-colons seuls qui ont la scélératesse effrénées
dominés par les passions
tant ils sont
qui les subjiuguent !
sur les outrages que
Je ne mn'appesantirai pas
contre mon auMazères vomit dans sa rage,
et moil pays;
Snuverain, mes compattioles ontrage pour
guste
facilement lui rendre
son
je poorrai
en est vaste et ferile;
outrage; le champ
donnent tant àu ridicnles
souverain et sa nation
ignobless
fureurs barlesques, ses expressions
ses
dominés par les passions
tant ils sont
qui les subjiuguent !
sur les outrages que
Je ne mn'appesantirai pas
contre mon auMazères vomit dans sa rage,
et moil pays;
Snuverain, mes compattioles ontrage pour
guste
facilement lui rendre
son
je poorrai
en est vaste et ferile;
outrage; le champ
donnent tant àu ridicnles
souverain et sa nation
ignobless
fureurs barlesques, ses expressions
ses --- Page 94 ---
t 86 1
la bassesse de son âme, et méricent
démontrent
mépris de ma part. Sans l'impéle plus profond
le
où je suis de
rieuse nécessité, je
repête,
semblables, tant de fois
défendre la cause de mes
ennemis
'humiliés et dégradés par ces éternels
humain, j'aurai cru m'avilir, si je
du genre
répondre à un ex-colon tel
n'écrivais que pour
Mazères convert de crimes et dignominie.
que ce m'arrêter donc sur ses invectives, je pourSans
suis la tâche que j'ai entreprise.
de
s
ans, d'erreurs et
leçons
<6 Après vingt
beau spectacle dans
dit-il, vous ne voyez qu'un
ce qui se passe à Hayti. >9
le
Mazères ; le plus bean et plos digne
Oui,
les méditations du phid'atirer les regards et
losophe.
l'avarice des planL'orgueil, les préjugés,
fait de T'homme noir, une erpèce
teurs, avaient
de Thomme blanc;
particulière et distincte
fut assimilée
notre race avilie et dégradée pare eux,
l'éoutang: (tout en faisant
au rang de l'orang
écrasant de trade nos forces, en nous
preuve
un rai-onneforcés, ils soutenaient , par
vaux
et absurde, que nous leurs étions
ment sophistique
et morales, et sur
inférieurs en facultés physiques
le
infériorité, ils s'arrogérent
cette prétendue
barbare de nous réduire : dans un perpédioit
a
:
maa 11
e
l'éoutang: (tout en faisant
au rang de l'orang
écrasant de trade nos forces, en nous
preuve
un rai-onneforcés, ils soutenaient , par
vaux
et absurde, que nous leurs étions
ment sophistique
et morales, et sur
inférieurs en facultés physiques
le
infériorité, ils s'arrogérent
cette prétendue
barbare de nous réduire : dans un perpédioit
a
:
maa 11
e --- Page 95 ---
[ 87 1
et de nous traiter comme les plus
tuel esclavage,
événement plus glorieux 1
vils animaux. Quel l'attention du monde, que
plus digne de fixer
des faits et des exemples
celui qui a renversé par
du crime et du menvivans, tout léchafaudage des siècles contre T'essonge élevé par eux depuis
tes ceuvres sont
humaine ! Grand Dieu! que
pèce
C'est du sein d'an troupean d'esclaves 9
grands !
forma les élémens nécesque ta tonte puissance divines lois ! tu soufflas
saires pour venger tes divin de la liberté; soudain
dans nos coeurs le feu
dischaînes furent brisées, nos opprssseurs
nos
et lenrs préjugés et leur
parurent de notre sol,
jamais ! Ex colons,
orgueil furent confondus pour reconnaissez done
êtres superbes et orgneilleux, la main divine et
dans ce qui se passe à Hayi, ! Humiliez- vous
qui vous chatie
toute puissante
au devant des dédonc, fléchissez vOs genoux, hommes, que vous
crets du père nniversel des méconnus et outragés!
avez trop long-iemps
semleur orgueil est indomptable!
Mais non,
infernaux dans leurs alfreux
blables à ces esprits
nuus sonl dépeints par
ounciliabules, tels qu'ils
leur chute,lesex-colons,
l'immortel Milon : après
dans
vaincos, foudroyés et précipités
quoique
les moyensl'abime, cherchent encore partout méchantetés à
qui leur sont suggérés par leurs --- Page 96 ---
[ 88 1
qu'an Dieu juste el
se ressaisir de l'empire,
jamais.
rénumérateur leur a fait perdre pour
( dit
de reconnaitre
>> Vous vous empressez commelegiimeceriMazères le Belzebuthcolon)
européenne
puissance
datecarentiageavend
Vous déclarez assezformellen'a encore reconnu.
indépendante
mentla Colonie de Suin-Domingue
à
droit, comme par le fait et consacrez
par le
heureux, la
la fois en faveur d'un brigand
légiime de
déchéance de la France 9 souveraine subversive du repos
la colonie, et cette maxime
des peupies :
soldat heureux s.
qui fut Roi fut un
Le premier
de la phrase que
le complémetit
Et moil'ajoule
Mazères évite.
besoin d'ayeux.
Quisert! bien sonk pays n'a pas
cette
d'abord à Mazères, que
Je répouds
des penples, n'est pas
du repos
le
masimnesubvensive
Di de Monsieur
de Mi. Sismonde de Sismondi, elle est bien du grand
eomte de Limonade, mais servi de l'auorité
homme. dont Mazères s'est
les
ies blancs, les nègres,
pour prouver que
les chinois, les américains
albinos, les houlentois,
jour M.
différentes. Par respect
éraient de races
de relever cette
de Voltaire, je n'ai pas essayé
errear e
@
masimnesubvensive
Di de Monsieur
de Mi. Sismonde de Sismondi, elle est bien du grand
eomte de Limonade, mais servi de l'auorité
homme. dont Mazères s'est
les
ies blancs, les nègres,
pour prouver que
les chinois, les américains
albinos, les houlentois,
jour M.
différentes. Par respect
éraient de races
de relever cette
de Voltaire, je n'ai pas essayé
errear e
@ --- Page 97 ---
E 89 3
mais il me semble que Mazères quis'est aurait
erreur,
autorité pour nous combattre,
servi de son
les maximes politiques
dà au moins respecter s'il le récuse lorsqu'il
de ce grand homme; j'aurai-aussi car
le droit de le
nous est favorable, notre défaveur; mais co
récuser lorsqu'il est en
je passe volonsont de ces inconséquences il aurait que dû songer que
tiers à cet ex-colon 3
ailleurs et avec
M. de Voltaire avait exprimé de philosophie, ed
noblesse les mêmes sentimens des orgueilleuse
quiln'éait pas toujours en faveur
insensible ensevelisons! sTherbe ;
Cet insecte
qui plâne au haut du ciel,
Cet aigleaulacienx dans le néant aux yeux de Téternel;
Rentrent
ce n'est point la naissance,
Les mortels sont égaux; fait leur différence;
C'est la seulc vertu qui favorisés des cieux,
I est de ces mortels enx-taémes, et tien parl leursayeux,
Quisont tout par
ni rejetter ces sentimens 9 je
Sans adopter
Sa Majesté Henry
qu'un sonverain, 9 tel que
qui a été placé sur son trône
E roi d'Hayti,
l'amour de SOIE
par le choix unanime et par
sa
combattn pour
peuple, qui a constamment a su vaincre ses
liberté et son indépendance , qui
crois,
et
;je
a
gloire
onnemis, , qui Tregneavecsagesee
dutout riditel souverain n'est point
dis-je, qu'an
M
t4
Henry
qu'un sonverain, 9 tel que
qui a été placé sur son trône
E roi d'Hayti,
l'amour de SOIE
par le choix unanime et par
sa
combattn pour
peuple, qui a constamment a su vaincre ses
liberté et son indépendance , qui
crois,
et
;je
a
gloire
onnemis, , qui Tregneavecsagesee
dutout riditel souverain n'est point
dis-je, qu'an
M
t4 --- Page 98 ---
[ 90 1
Mazères, et qu'il-est
cule, comme le prétend
et aussi grand yu'un
pour le moins aussilégiline rien par luimème, , inais
souverain qui ne serait Mazères a voulu nous mystout-par ses ayeux ; si
Souverain, il me
notre auguste
tifier en insuliait
Ini-même par de cerserait facile de le mystifier
les rieurs de
taines allusions qui ne mettraient pas le roi Henry est
côlé; je pourrai lui dire que
son
hommes du Nouvean Monde,
un des plus beaux
franc, généreux
qu'il est le modèle des guerriets,
qu'à ses
sobre, actif et infatigable,
et intrépide,
il joint la sagesse d'un législaqualités guerrières
d'un bon et grand Roi;
teur et toutes les verlus
sait parfaisans être bigot, : qu'il
qu'il est religieux
adorer] Dieu,
tement que tous les hommes peuvent cesser
cela
leur manière sans
pour
chaoun en
de fidèles citoyens; que son
d'être de bons et
est sigrand
son patriotisme
vrais
ne
anorposremjayseis
penser qu'aux
quilcianbie toujours pour et que le roi Henry I".
intéréis de son peuple,
je m'arrêles
bien loin de ressembler à
.;mais je porte aux
et le respect que
la eirconspection m'empêchent de poursuivre.
têles eoronnées,
Mazères, si
encore mystifier
t Ce serait vonloir
avec lui., pour prouver
je voulais argumenter de fait, malgré toute sO11
notre indépendance
douter de gette falale
incrédulilé, il ne peut
roi Henry I".
intéréis de son peuple,
je m'arrêles
bien loin de ressembler à
.;mais je porte aux
et le respect que
la eirconspection m'empêchent de poursuivre.
têles eoronnées,
Mazères, si
encore mystifier
t Ce serait vonloir
avec lui., pour prouver
je voulais argumenter de fait, malgré toute sO11
notre indépendance
douter de gette falale
incrédulilé, il ne peut a --- Page 99 ---
[ 91 ] donc reconnue 3
de fait étant
vérité; la question
eux, il ne s'agit plus que
bon gré ou malgré par de droit, et si la justice et
de discuter la question résoudre, elle le sera encora
Téquiié doivent la
en notre faveur.
foi, les crnautés de
la mauvaise
les
Si Tinjustice,
des droits à ceux qui
tous gehres, donnent
les ont exercés 2
contre ceux qui
ont éprouvés,
de droit à Tindépenpeuple à jamais eu plus
quel
le peuple haylien ?
de la
dance que
le lieu de faire le tableau
Ce serait ici
étions plongés sous
situation déplorable ou nous faisant la nomenlaffreux régime colonial, en
des ex colons 5
clature des crimes innombrables loin : jerenvois mes
mais cela m'entrainerait trop Dévoilé, où j'ai
lecteurs au Système Colonial hélas : avec tout le
horrible :
déjà traité ce sujet
d'être utile à la cause
vrai et
: désir que j'ei d'êire
dépeindre aux yeux de
de Thumanité ; pourraije horreurs de Tesclavage ?
lecteurs toutes les
mes
les cadavres de mes infortunés
Irai-je exhumer
ont fait enterrer vivans. pour
qu'ils
humains
compatrioles, mâmes et eponvanterlal
interogerleurs
des crimes de ces monstres
par le récit horrible
de tracer ces horreurs 2
Mais paije besoin
féroces les
Mazères qui est un de ces ex-colonc
dès son
Lniquiles a mis en pratique
guoretal?
reurs de Tesclavage ?
lecteurs toutes les
mes
les cadavres de mes infortunés
Irai-je exhumer
ont fait enterrer vivans. pour
qu'ils
humains
compatrioles, mâmes et eponvanterlal
interogerleurs
des crimes de ces monstres
par le récit horrible
de tracer ces horreurs 2
Mais paije besoin
féroces les
Mazères qui est un de ces ex-colonc
dès son
Lniquiles a mis en pratique
guoretal? --- Page 100 ---
E 92 3
bas age; Tuiqui dès son enfance s'exerçait
plus
les petits noirs de son habitation 9
à tourmenter le lait
nounri, apprit àdevenit
Jniqui, avec
itqail'a dans son cceur barbare
impitoyable. et à étouffer
besoin que je
fout sentiment d'humanité; a-t-il
deshorribles supplices que
lui fasse la description
d'infliger à
avaient coututne
lui et ses pareils
f Certes, il n'en a pas
Teurs infortunés esclaves
moi, et son coeur
Tesoin, il les connaît mieux que
bien loin de s'apitoyer, s'en réjotiraic
de bronze,
encore !
suis fait cette question, quels
Souvent je me
donc de torturer
droits les ex-colons avaient-ils Quoi?y aurait-il
ainsi leurs infortunés esclaves? l'autre une race de
dans ce monde comme dans
les humains ?
bourreaux destinée à tourmenter
sont ils sur la terre, ce que
les EX : colons dans T'enfer ? mais il n'y a,.
sont Ies démons
criminels qui soient conme disais je, que les éternelles, et les innocens
damnés aux fammes
pendant leurs vies
sont ici bas condamnés,
; non, me
horrilles supplices;
entières, aux plus calomnier un Dienjuste, bon
disais-je encore,c'est
d'alribuer à
et bienfaisant ; c'est ane impiété qve
l'esclal'auteur universel nos crueis inforunes;
et
des bommes corrompus
vage est Touvrage
la plus affrense qui ait
méchane; c'est la plaie
-
aux fammes
pendant leurs vies
sont ici bas condamnés,
; non, me
horrilles supplices;
entières, aux plus calomnier un Dienjuste, bon
disais-je encore,c'est
d'alribuer à
et bienfaisant ; c'est ane impiété qve
l'esclal'auteur universel nos crueis inforunes;
et
des bommes corrompus
vage est Touvrage
la plus affrense qui ait
méchane; c'est la plaie
- --- Page 101 ---
E 93 1
s'est
Thumsnié; c'est le droit que
jarbais désolé
faible, du plus rasé
arrogé le plus fort sur le plus les hommes se sont.
le
; or , si
dans
sur plus ighorant
d'autres hommes
atrogé le droit de réduire
ci n'auraient ils
le plus barbare esclavage, fers ceax ? Quoi ? vous pcurpas le droit de briser leurs
me ravir le plus
de la liberté,
riez me priver
vous pourvriez, me.
précienx de tous les biens; moi, votre frère et
d'indignes fers, et
charger
pas révendiquer
votre semblable, je ne pourrai
que nul ne
droits
je tiens de Dien seul,
briser
les
que
pas, dis-je,
pent me ravir ; je ne pourrais accabler de leurs propres
mes chaînes, et vous
abominable ! quelle
poids ; quelte logique de vouloir admettre en
affreuse moralité! que un mal, et que T'esclaprincipe que la liberté est
persuader aux
vage est un bien 5 de vonloir le droit de réduite
hommes que les uns auraient esclavage, sans que
les autres dans un perpétnel de
jamais en
n'auraient le droit
pouvoir
ceux-ci
sortit !
feront jamais des adeptes
Les ex-colons ne
à qui
hous dans la science de Tesclavage! un bien?
parmi
-ils que f'esclavage est
les
persuaderont
toutes
Est-ce à nous qui en avons épiouvé étaient vraies 9
assertions
horreurs ? Ehisileurs
iis nous
à notre place,
que ne SC mettent-ils --- Page 102 ---
C 94 1
des
bien mieux encore per
convaineraient
absurdes.
exemples, que par des raisonnemens le droit universel
Je mellrais de colésil'on vent
les hommes ont à la liberté..
que tous
placé dans une
Le peuple haytien se tronve
qui assure à
circonstance tout-à-fait particuliète,
la bonté et la justice de sa canse. la France
jamais monde entier n'ignore pas que
Le
la liberté dans cette ile:
républicaine proclama
dix ans
avoir joui sous ses lois pendant
après
avoir combattu et versé
de ce bienfait, après
lui avoir donné des
notre sang pour elle, et
et de reconnaisde zèle, de filélité
préuves
que nous en avions reçus,
sance pour les bienfails
aucuns motifs quelces vils républieains, sans ravir la liberté qu'ils
conques, voulurent nous
si Thomme, en
nous avaient donnée, comme devait quitter ou
des tyrans,
butte aux caprices
leurs
chaînes de Teslavage.snivant
reprendeelese
pas d'empleyerla
volontés; ils ne se contenrèrent
abhorré,
raiener sous ce joug
force pour nous
la ruse et le mensonge;
ils employèrent encore
séduire et fous
tout fut mis en usage pour nous nous étions tous
tromper; ils nous disaient que Dieu et devuntla
frères et tous égnua deconi étaient venus dans la
tandis qu'ils
nous extermites
République
intentionde 1
barbare el criminelle donsTesclavage,
ou de nous réduiro
AA
contenrèrent
abhorré,
raiener sous ce joug
force pour nous
la ruse et le mensonge;
ils employèrent encore
séduire et fous
tout fut mis en usage pour nous nous étions tous
tromper; ils nous disaient que Dieu et devuntla
frères et tous égnua deconi étaient venus dans la
tandis qu'ils
nous extermites
République
intentionde 1
barbare el criminelle donsTesclavage,
ou de nous réduiro
AA --- Page 103 ---
L 95 3
$
dansleurs' belles promesses
Pleine de confiance
- se considérant
partie de la population.
la majeure
sconmeframpaise, se renditsans
depaistongstemps tirer un seul coup de fasil; mais
coup férit, sans étrangement désabusés; lorsbientôt nous fimes
les plus forts, ils comque les français se crurent
de proscriplions 1;
mencèrent à établir leur systême intentions, et ils
leurs véritables
ils montrèrent
Tescilavage!
hautement
proclamérent
les africains sur
Mazères qui veut que T'on juge
fixer SOil
ont commis, pourra
les crimes qa'ils
9 par la faible
jegement sur ses compat-iotes des crimes et des cruautés
esquisse queje vais faire
ont exercés sur
de tous gerres que les français
nos cceurs
horrible ! quiremplit
nous. O souvenir
de haine et de
d'amettums, 9
des sentimens
vengeanco' 1
se
nos amis,nos
Nous avons vu nos concitoyens. femmes, enfans,
nos frères, hommes,
parens 9
distinction d'àge nidesexe, traînés
vieillards, sans
ces inonstres : ceux-ci
aux derniers supplices flammes par des bachers; ceux-là
expiraient dans les
de pature aux oiseaux
altachés aux gibets sservaiant livrés aux chiens pour être
de proie; les uns étaient heureux périssaient sous
dévorés, les autres plus
: dans
de poigpard et de bayonnette
lgs çoups --- Page 104 ---
t 06 1
évacuaient des milliers
des places que les frarignis combattu avec eux, dans
d'haytens qui avaient la crédulité de se conlier à
leurs rangs, avaient
abandonnet les
ne voulant pas
leur générosités détresse, ils les suivaient et
framgais dans leur
leurs vaisseaux avec
à bord de
sembanquaisnt leurs enfans et les effets qu'ils
leurs femmes 2
; mais à peine y
avaient. pu sauver du pillage étaient chargés de
étaient ils que ces infortunés de cale des vaischaines, précipités au fond affreux supplices,
seanx, pour être livrés anx plus
monter sur le
soir, ces barbares faisaient
Chaque
evsimer.l,ehiséaiens
pmnetremnoemaina renfermées dans de grands
liées, garrottées et
des enfans , et comme
sacs, l'on y joignait souvent devait venirà leur secours,
si dans cet état un Dieu
au travers
et les sauver ; elles élaient poignardées à la mer, pour devenir
des sacs avant d'être jetées
D'autres fois ils
la proie des monstres marins.
à l'instar de
républicains
faisaient des mariages homme et une femme
ceux de la Vendée, un
un boulet-ramé
étaient attachés ensemble avec les abimes de la
dans
au cou, et ensuite précipités eris de joie de ces
et aux
mer, aux acclamations de victimes enfermées
monstres ! des centaines
périssaiens
le fond de cale des bâtimens,
dans
asphyxiées
2 4 :
res marins.
à l'instar de
républicains
faisaient des mariages homme et une femme
ceux de la Vendée, un
un boulet-ramé
étaient attachés ensemble avec les abimes de la
dans
au cou, et ensuite précipités eris de joie de ces
et aux
mer, aux acclamations de victimes enfermées
monstres ! des centaines
périssaiens
le fond de cale des bâtimens,
dans
asphyxiées
2 4 : --- Page 105 ---
t 97 1
le joue
les vapeurs du soufre;
asphyxices par les crimes de la nuit ; nos rivages
venait éclairer
compade cadavres de nos infortunés
couverts
les forfaits des français, ,et
triotes nous attestaient
du sort funeste
étaient pour nous le précurseur
qui nous était réservé!
et toutes
S'il fallait raconter toutes les injustices
ont exercées sur nous,
les cruautésque les français
suffit de signaler
Tenflerais des volumes ; il me
de la
traits $ mes lecteurs jugeront
les principaux dont nous avons été traités.
manière barbare
auriculaira des faits que je
Témoin oculaire et
de leur véracité,
rapporte, on ne peut douter bràlés vifs sur la
Trois hommes devaient être
du Cap-Henry ( alors Cap-Franplace Royale,
bruit circule en ville; une
çais). Dès le matin ce
voir
immense se rend sur la place pour
foule
horible auto-da-fé, les uns
les appareils de cet curiosité, les autres pour
attirés par une cruelle
yeux jusqu'ois
par leurs propres
se convaincre barbarie et la cruauté de nos
pouvaient aller la
dernier le coeur contristé
tyrans. Je suivais ces
Arrivé
l'action horrible qui allait se passer.
de
vis deux poteaux plantés,
sur la place Royale,je de fer,et l'aufre n'ayans
uu ayant deux anneaux recevoir les cous des trois
qu'an senlannean pour
N --- Page 106 ---
-
[ 98 1
arrandes tas de bois sont artistement des
victimes; des poteanx 2 on y met
copaux,
gés autour
pour rendre la matière
on y. jelte du goudron le feu plus actif et plus
iallammatie,et
à Tentoue
plus
Tout le monde se place
violent.
ont la tête basse et n'osent
du bàcher; les uns fixer ce terrible appareil; les
lever les yeux pour
acolytes I font éola-
[ les ex-colons et leurs
autres
franter leur joie.
le général
A trois heures de Tapres-midi. la ville du Cap, se
Claparède, commmandant
d'un nomçais
accompagné
rend sur la place Royale trois victimes étaient placées
breux état major. Les voisin, en attendant T'heure
dans le corprdegarde Claparède donne l'ordre de
de leurs sepplices ;
ils arrivent aux bruits
les conduire au bacher; dans une marche triomdes lambours comie
capitaine de la genphale. L'infame Collet, la joie et la férocité sont
darmerie les précéde, chacune des victimes a
peintes sur son visage; dans la main ; elles sont placées
une canneà sucre attachées aux poteaux par les
sur le bâcher et
le sacrifice va
de fers ; tout est prêt,
parmi
anneaux
; un morne silence règne de mettre le
se consommer Claparède ordonne
les
les spectateurs ;
la flamme pétille :
feu au bâcher : à Tinstant
à être embrasés i
commencent
pieds des patients
a
a
e
a
peintes sur son visage; dans la main ; elles sont placées
une canneà sucre attachées aux poteaux par les
sur le bâcher et
le sacrifice va
de fers ; tout est prêt,
parmi
anneaux
; un morne silence règne de mettre le
se consommer Claparède ordonne
les
les spectateurs ;
la flamme pétille :
feu au bâcher : à Tinstant
à être embrasés i
commencent
pieds des patients
a
a
e --- Page 107 ---
t 99 1 cris; o1l croit les
croit déjà entendre leurs
tourmens 5
OD
débattre dans ces horribles
ne
voir se
6 intrépidié rare' ! ils
mais,0 courage stoique!
ils restent immopas même les pieds;
leuts bourremuent
fixes, ils bravent
sont
biles, les regards. les dévore; bientô: ils
reaux et le feu qui flammes ; leurs corps se
enveloppés par les coule sur le hacher; une
fendent, la graisse
une odeur de chait
fumée épaisse s'élève avec
leurs
des spectateurs,
l'effroi S empare
froide coule de
grillée; s'hérissent, unie sueur
péneiré
cheveux
chacun fui et se disperse
leurs corps. sentiment de haine et de vengeance
d'horreur; un
consterné 5 les
s'élève dans le coeur de Thaytien la
et ne se
hourreaux seuls restent sur
place, sont entièrelorsque leurs victimes
relirent que
cendres !
ment rédaires en
mes lecteurs une description
Pourraije donnerà
qui ont
de mes compatriotes
exacte du supplice
exercée p
les chiens; ; ma plume peu
été dévorés par
parfaitement un tapourra.t-elle jamais peindre
et T'âme
aussi horrible ? L'imagination
bleau
suppléront à mon défaus
sensible de mes lecteurs
d'éloquence et de moyens.
furent dévorés par
hommes qui
Les premiers
au couvent des reliles chiens Tont été au Cap, --- Page 108 ---
t 1OO I
yeuses, et dans la maison da général français
chef d'état-major de Rochambean!
Boyer,
le théâtre de cette
Depuis, ils transporèrent
T'habitation
scène d'horteurs au Haut-du-Cap, sur
avait conduit les dogues, et pour
Charrier ; on y
dévorer les hommes, ils
leur donner du goût à
autres de chairhumaine;
étaient nourris detempsà victimes à faire dévorer,
lorsqu'ilse avaient quelques les bourreaux : Collet,
c'était un jour de fête pour
Darac, commisForestier, Teissert, Laurent t.
de
de la ville du Cap ( tous français,
saires police s'habillaient de leurs uniformes,
tous ex-colons )
municipaux,
de leurs écharpes
et. se revêlaient
d'une
se rendre sur les lieux, accompagnés
à
pour
curieux d'assister
foule de dogues Dipèdes 1
mille
Thortible curée des dogues quadrupedes
fois noins féroces qu'eux.
avaient eu la pré-
. Plusieurs jours d'avance, ils
stimuler"
cantion de faire jeâner les chiens, pour
de temps en temps on leur présentait
leur faim,
l'on retirait aussitôt que les
une victime, que
dessus pour la dévorer;
chiens voulaient S 'élancer
hommes
enfin,le moment fatalarriveoà définitivement quelques livrés ;
ou femines vont leur être à des poleaux, en
ces infortunés sont attachés
les empêcher
présence des conmissaires, pour
se sauver ni de se défendre,
dop pouvoir
a
-
les chiens, pour
de temps en temps on leur présentait
leur faim,
l'on retirait aussitôt que les
une victime, que
dessus pour la dévorer;
chiens voulaient S 'élancer
hommes
enfin,le moment fatalarriveoà définitivement quelques livrés ;
ou femines vont leur être à des poleaux, en
ces infortunés sont attachés
les empêcher
présence des conmissaires, pour
se sauver ni de se défendre,
dop pouvoir
a
- --- Page 109 ---
[ IOI 1
sue
sont lachés; ils se précipitent sont
Les dogues
les victimes
dans un instant
leurs proies;
est en lambeaux,
déchirées, leur chair palpitante
n'entend plus
ruisselle de toutes parts; ; on
;
leur sang
douleur et d'une horrible agonie
que les cris de la
la pitié de ces
les victimes aux abois implorent la mort comme
monstres; en vain ils demandent superflues i rien ne
une dernière faveur 9 prières
ils se sont déémouvoir le coeurde ces tigres,
accens
peut
humains : aux
pouillé de tous sentimens
ne réponlamentables de leurs tristes victimes,ils
à
et ils continuent
un ris sardonique
dent que par
mieux dévorer leurs proies.
exciter les dogues à
s'est éteinte, l'on
la voix des victimes
et leurs
Cependant,
plus leurs gémnissemens, ,
n'entend presque
encore ; les dogues
cadavres décharnés palpitent
de chair et de
haletans, sont lassés ; ils sont repus les excitent
humains : en vain les bourreaux leur horrible
sang
ils refusent de continuer
dans
encore,
les faire rentrer
curée ; on les retire pour
à figures humaines
leurs repaires, et les monstres
le reste de
d'ôter à coup de poignard
achevent
victimes.
vie des infortunées
J'autre les mêmes cruautés
D'un bout de riie à
par les français.
se commetaient
s'élait démis volontaireToussaint Louverture a7ait déposé les armes:
ment de son astorité et
usent de continuer
dans
encore,
les faire rentrer
curée ; on les retire pour
à figures humaines
leurs repaires, et les monstres
le reste de
d'ôter à coup de poignard
achevent
victimes.
vie des infortunées
J'autre les mêmes cruautés
D'un bout de riie à
par les français.
se commetaient
s'élait démis volontaireToussaint Louverture a7ait déposé les armes:
ment de son astorité et --- Page 110 ---
[ 102 I
def toutesa gran.
goremensneieett célèbre, il cultivait de ses
deur,tel que ceromain
défendue par
mains cetle mêne terre quilavait
et
il nous engageait, par ses paroles
ses armes ;
à travailler et à vivre
à l'imiter,
son exemple,
familles. Contre la
paisiblement au sein de nos
dans un piéges
foides traités 1 les frangaisl'atirento
enfaus,
ilest arrêlé, chargé de fers; sa femme,ses funeste sort.
ses ofliciers éproavent SOI
sa famille,
vaisseaux français, ils vont en
Jetés à bord des
carrière, par
Europe terminer leur malheureuse dans les fers!
dans les cachots et
le poison,
Maurepas et Charles
Les généraux Jacques
: Maurepas
meurent dans les sopplices
Bélair
le
mat du vaisseau
est cloué vivant sur
grand
et de ses
de son épouse
FAnnibal, en présence
à la mer avec toute
enfans; son cadavre est jeté
fusillé avecson
Tinfortuné Bélair est
sa famille :
hércine avant de mourir
intrépide épouse ; cette l'imiter et à mourir en
l'exhorte à
le console,
Lamahotière, une
Domage,
brâve : Thomany,1
de marques éproufoule d'officiers et de citoyens
ceux qui
la mort des scélérats, sont pendus ;
vent
fers assassins ou aux gibets D
échappent à leurs
Vilatte D
le poison : les généraux
ineurent par
éprouvent ce funeste sort 5
Léveillé et Gaulard
êire vendus à la Caled'autres sont déporiés pour
ee --- Page 111 ---
t 103 ]
France où ils ont terminé leur cars
Ferme ou en
tière dans les galères.
et de forfaits, nous
Lassés de tant de crimes
mesurâmes avec
nous nous
courâmes aux armes;
batiîmes corps à corps 9
bourreaux; nous nous
et de
nos
homme, à coup de pierres
homme pour
notre liberté, notre
bâtons ferrés, pour conserver femmes et de nos enfans.
existence , celles de nos flots de notre sang. conavoir versé des
nous restâmes
Après
celui de nos tyrans .
fondu avec
de bataille,
les maîtres du champ féroce et de mauvaise
Mazères, ce colon
des instigateurs
Que
été le témoin et un
foi, qui a
que ges compattiotes
des cruautés de tous genres,
dans sson imagiexercées sur nous, les repasse
de victimes
ont
combien
nation : qu'il se rappelle
a égorgées de ses
fait immoler ou qu'il
avons des
il a
alors il verra si nous
propres mains,
que nous
droits à la liberté et à Viadépendance, tant de sang et de
conquises au prix de
avors
les
sacrilices !
de vouloir contester
Je suis bien éloigné
ont eu pour se rendre
droits que les autres peuples assurer 9 sans crainte
indépendans : mais j'ose
pevple n'a eu plus
d'avoir le démenti, qu'aucun
que le
droit à la libérté et à Tindépendance
de
peupla haytien,
à la liberté et à Viadépendance, tant de sang et de
conquises au prix de
avors
les
sacrilices !
de vouloir contester
Je suis bien éloigné
ont eu pour se rendre
droits que les autres peuples assurer 9 sans crainte
indépendans : mais j'ose
pevple n'a eu plus
d'avoir le démenti, qu'aucun
que le
droit à la libérté et à Tindépendance
de
peupla haytien, --- Page 112 ---
4>
a
E 104 1
de vue que l'on voudrait con*
Sous quel point
elle
cette grande et importante question,
sidérer
résolue en notre favenr;soit que f'on
sera toujours
où nous étions
considère la situation déplorable colonial; soit que
plongée sous l'affreux régime
nous ont
considère les circonstances qai
l'on
et de la liberté à l'indépenamenés à la liberté,
de tous genres
les injustices et les cruautés
dance ;
épronvées ; nos souffrances et nos
que nous avons
l'on considère la sagesse de
malheurs ; soit que
indépenconduite depuis que nous sommes
notre
être donnés des lois, un gouvernedans, de nous
d'avoir tonjours vément stable et monarcbique; les colonies de toutes les
cus en bons voisins avec
démontré par
poissances : d'avoir constamment fondamentales, que
notre conduite et par nos lois
nous immisétions déterminés de ne jamais
nous
indirectement dans les affaires
cer directement ni
neutrahors de notre ile; de garder la plus parfaite
de
que
lité; de nous être occupés uniquement faisant fleurie
intérieure, 9 en
notre prospérité
le commerce: 5
et en protégeant
potre agriculture
efforts
nous avancer
d'avoir fait tous nos
pour parmi nous
dans la civilisation, en introdaisant soit que l'on
les sciences et les arts;
les lumières,
élendue des mers qui nous
çonsidère la vaste
sépare
S --- Page 113 ---
€
:
[ To5 I
S situation ; enfin, notre
eépare de nos oppresseurs
nous donne
morale, politique et Rogaphtinuetoan
et
à findépendance,
des droits inconresrables considérer
nous ravir ce bien précieux, sans qu'il y aurait dans
atroce et Tinhumanié
justice
pouvoir nous exterminet,
cette action, il faudrait
dernier.
5 O01 d
tant de
jasqu'au : 4EIE des hommes qui ont donné
Cest sur :
de vertu, d'énergie et de
de sagesse,
les
preuves Ck Mazère, a osé imprimer plus
conrage, que
n'a
eu honte
: inepties i c'est lui qui
pas enfant
plates
le négre est un grand
d'affirmer, 45 que
inconsidaré, 7
nesentant
borne, léger > mobile,
ni la douleur ; sans
avec force ni le plaisir
ni dans
-.5 sans ressort dans Tesprit les êtres
prévoyance, insouciant comme tous
Tame.
chant, les femmes et Ls
parersenz: le repos, 2 le cercle étroit de ses gouts. 5
composent le
parure
3 car les offecne dis pas de ses affections sont trop fortes pour
je
dites,
tions proprement aussi molle, aussi peut réactive que
une ame
la sienne. 5> il fau: être stupide ou aveuglé par,
Je dis donc
d'écrice
pour avoir eu Timpudence
ses passions
! Si Mazères avait eu la
de telles impostures réféchit, il aurait senti quil
faculté de ponvoir
O
de ses gouts. 5
composent le
parure
3 car les offecne dis pas de ses affections sont trop fortes pour
je
dites,
tions proprement aussi molle, aussi peut réactive que
une ame
la sienne. 5> il fau: être stupide ou aveuglé par,
Je dis donc
d'écrice
pour avoir eu Timpudence
ses passions
! Si Mazères avait eu la
de telles impostures réféchit, il aurait senti quil
faculté de ponvoir
O --- Page 114 ---
a -
[ r06 3
dernies
lai-même et les ex-colons au
se réduisait de la race. humaine ; car. enfin, ces
échellon
i
:, qui n'ont de
grands enfans bornés 7 légers
les ont
55 ni dans Tesprit ni dans tâme, 19
ressort
et leut
:
dans les combals, les exécrent 1 .i1
vaincus :
et ils ont une ame
vouent une haine implacable; forte que Yàme de
siatrenient trémpée, autrement
et de boue des ex-colons : ces 291 n impostears 1
fange
: inventer des calomnies pour atténuer
auront beau
de notre cause, ils ne pour- .
le mérite et la justice
existé,. et ce qui
détruire ce qui a
ront jamais
leurs dénégations,
existe maintenant à Hayi;
à la postérité -
de
mensongères t'emptcberont vaincus pas dans les com
croire que nous les avons efforts, nous sommes
bats, et que malgré leurs
-
à nous constituer en peuple civilisé,
parvenus
libre et indépendant.
de soutenir que
CYest ainsi qu'il a limpudence
Tinstruclion
f
jamais introduire
nous ne pourrons et cela ( dit-il) par une.
publiqué à Hayti :
qu'il ne se trouve pas
raison ires-simple, parce
( d'Henry)
dans tout le royaume de Christophe
qu'il
hommes en état de lire courramment;
dix
d'assez instruit
ne s'en trouve bien certainement
milicomprendre le sens des mots tactique
pour
foreiflea
J
mathématique,
taire, geogrophie
fion CICt
.
a
a
Pas
. --- Page 115 ---
107 1
- A
[
sde Mazères sont réft
Les grossières impostures la situation réelle du
tées par le fait même, par
ceuvres; 3
d'Hayli, et par nos propres
royaume
nos écrivains,
nos ingénieurs,
des faits
nos généranx, prêts à démontrer par
seront tonjours
de Mazères.
la fausseté des assertions de venir se
positifs
jugeront à propos
Lorsque les français
leur donnemesurer avec nous 9 nos généraux tactitiens; ils troudes
s'ils sont bons
et des
ront
preuves
des Blucher
veront ici, des Wellington, citadelles formiPlataw : nos redoutes et nos l'art de fortifier les
dables. les convaincront que ne sont pas étranplaces. et les maihénuatiqies haytiens ; nos écrivains,
gers aux ingénieurs
aussi qu'ils savent
leur prouveront
la
nos po8les,
célébrer et chanter
défendre leurs droits,
hommes qui ont
de la patrie et des grands
gloire
su la défendre.
fortunée 9 où nos
En attendant lépoque se dire lettrés, car
hommes de lettres pourront
les mêmes prénous n'avons certainement pas soutient que nous
tentions de Mazères; lui qui
ni dans
de ressort, ni dans Tesprit
n'avons
nous ne sa vons même pas
Tâme, quiaffirme que
néanmoins par
lire courrammient; ; il commence avec M. le comte
entamer une discussion littéraire
ligues
Limonade ; il trouve daus quatorze
de
poque se dire lettrés, car
hommes de lettres pourront
les mêmes prénous n'avons certainement pas soutient que nous
tentions de Mazères; lui qui
ni dans
de ressort, ni dans Tesprit
n'avons
nous ne sa vons même pas
Tâme, quiaffirme que
néanmoins par
lire courrammient; ; il commence avec M. le comte
entamer une discussion littéraire
ligues
Limonade ; il trouve daus quatorze
de --- Page 116 ---
An
£ 108 J
imdeux ezpressions
trois lourdes Fautes,
ane
dure, bizarre. prés
propres, une expression de pléonasme. Il est
tentieuse et une espèce
comme
dommage que je ne suis pas un puriste
de
ex-colon, je me serai donné la peine
cei
et j'autai peut-être pu lui dédisséquer son style, ila de torts de vouloir pointiller
montrer combien
Mais, nous sommes irèsavec nous sur des mots.
rédui's
heureux de voir queles ex-colons sont déja de rien,
cruelle extrémité. Ne désespérons
à cette
de honte d'entrer en
bientôt ils ne rougiront pas
réfussient'ine
discussion avec des hommesaquils abstraites. 0 que
tellect 9 sur les questions les plus
les hommes !
T'orgueil et les préjugés, aveuglent n'a pu sentir que
Comment ce sot de Mazères,
contre Juicalomnies retournaient
ses grossières
de commeltre
même, et ques'il est pardoonable
de bons
fautes de langue, les fautes
quelques
sens sont inexcusables.
de ses passions S, MaEmporté par la fougne délire; il divague,
zères tombe dans un affreux
très-grave au
il fait un reproche
il déraisonne;
de s'être servi au figuré de
comle de Limonade,
lattachement
Texpression idole, pour exprimer comme si c'était
qu'il porte à la famille royale, certes, nous les
crime d'idoldtrer ses rois :
un
êure
cela des idoldtros,
idoldtrons, sans
pour
ables.
de ses passions S, MaEmporté par la fougne délire; il divague,
zères tombe dans un affreux
très-grave au
il fait un reproche
il déraisonne;
de s'être servi au figuré de
comle de Limonade,
lattachement
Texpression idole, pour exprimer comme si c'était
qu'il porte à la famille royale, certes, nous les
crime d'idoldtrer ses rois :
un
êure
cela des idoldtros,
idoldtrons, sans
pour --- Page 117 ---
H 109 1 l'idée d'adoren SOI
Je conviens cependant que ut français: a M. le
doit-être étrange Lour
à Mazeress
roi,
poarrair répondre
qui
comte de Limonade scythe a cet ashénien mcS
comme ce philosopha Fhonore mon pays par
lavait insuité : toi tu fais la honte du tien.
sentimens. et Mazères contemple nos progrés dans
A mesure que
sa rage s'augmeutes ;
.
dans la civiisation. oi il est de ne pouvoir exhale se venger toutes
Timpuissance encore dans notresang,i.e ignobles : les
se baigner
des injures les plus
ses fureurs par les plus viles, les plus eg.oamten: se dit Si
expressions de la plume de cet homie épithètes
échappent iln'a pes de honte d'employer) de Henry IV, pour
poli; de Jocrisse et de Paillasse si cet insolent avait eu
nous insulter. chercher comme de si loin, des Jocrisses les
basoin de
pouvait famille.
des Paillasses
de la même
OmLsIV.eTA
et trouver à Paris, dans le sein la cause des fureurs
Je vais vous dire horribles - lectenrs, convulsions de M.
burlesques et des osé affirmer et imprimer que
Mazères ; il avait
desgrandes opérales noirs stalenzincapablen étaient inferieurs aux
tions delesprit; quils des grands enfans s
blancs, que c'étaient mconsideres , qui w'avaient
légers , mobiles, ni dans Tesprit ni dans Tâme. enfans s'evide ressort
pas, que ces grands
des
Ne voila-til
des citadelles, d'édifier des
sent de construire des almanachs, d'avoir des
palais, de rédiger
des minisires et
écrivains . des poôtes -
matheurs 1 Quels
hommes d'état noirs," quels
vuilà les
désappointemens pour un ex-colon! --- Page 118 ---
ENU
L. ITO 1
véritables causes des fureurs de cet énergumines à MM
ont valu tant d'injures et de sottises
et qui
et de Limonade.
de Sismondi M. Mazères, prenez patience -
Patience 9 colère, laissez nous le temps d'étamodérez votre
écoles nationales, sur le
biir comme il faut nos
laissez-nous
plan et la méthode de donnez-nous Lancaster; le temps de
établir nos colléges, hommes instruits dans les principes 2
former des
littérature des anglais : car il
la langue et la
que nous voulons
est bon que je vous informe, de la langue française :
renoncer jusqu'à l'osage donner à cette époque,
nous pourrons vous
vous le pensez,
le temps d'étamodérez votre
écoles nationales, sur le
biir comme il faut nos
laissez-nous
plan et la méthode de donnez-nous Lancaster; le temps de
établir nos colléges, hommes instruits dans les principes 2
former des
littérature des anglais : car il
la langue et la
que nous voulons
est bon que je vous informe, de la langue française :
renoncer jusqu'à l'osage donner à cette époque,
nous pourrons vous
vous le pensez, n'est pâs aussi éloignée que
produclions de la littérature haytienne.
ques
bien mienx que
Tet
vous convairicront les encore noirs ont du ressort dans l'esnach royal, l'âme que
mais alors
deviendrezprit et dans
: ces
ne fassent
vous ? je crains que
ATASE
le même effet que la tête de Méduse,
sur vous
d'un
almanach vous fait
puisque la vue donne simple des altaques de nerfs, et
trépigner, s vous dans d'hortibles convulsions :
vous fait tomber dis-je, tel qu'un démoniaque
je crains très fort, d'abord dans l'épilepsie. et que
vous ne tombiez
votre carrière ignominicuse
vous ne terminiez
par Thydrophobie! de nos guerres civiles pour
Mazères profite
du roi Henry et le.
calomnier le gouverement démontrer que nous ne
peuple haylien ; pour
nous mêmes, et
ponvous vivre en paix parmi
mains,
nous nous égorgeons de ncs propres ouvrages;
ex-colons nous reprochent leurs propees - --- Page 119 ---
La
t YII a font des voeux
g'est- eux et leurs complices qui
et c'est
pour que. les hayliens Sentregongent de nous calomnier ;
eux qui ont Timpudence la traite,. ils reprochent aux ont
c'est comme pour qu'ils ont excités et qu'ils
africains les crimes
civiles sont leurs propres
payés; nos dissensions
contre nous.
et ilss'en prévalent
des ex-colons *
est cependant le leurs langage entretiens secrets 9
dans
LEe
quand ils sont les nouvelles wuncsangiana
quand ils reguivent livrée entre les haytiens 1 Laissez- se chahataille s'est disent-ils, laissez.les bien d'euze
les- faire,
ss'affaiblir
les
mailler rdesbrisnumains nous aurons beau jeu;nous les
memes; àla fin
en les exterminant
mettrons daccord,
et
uns et les autres. : n'est-ce point-là votre langage
Ex-colons favori; nous les tsemnetet bien les plas stupidos
votreplan
ou devenions les inshommes, si jamais destructeurs nous
!
de vos projets
beau inventer
ETE
trumens Mazères et les ex-colons auront les vertus et les brildes calomnies
roi ternir Henry, ils ne rénssiront
Jantes qualités Tete l'obiet de leur haine et de leurs
jamais: plus il est l'aimons, plus il est grand à
diatribes,
nous
honorable d'être calomest toujours
in'ont
nos
qui
Ra
yeux. des
tels que les ex.colons, que par
nié foi, par ni
et qui ne se gouvernent
;
ni
AAC
intérêts et les passions qui les sobijugnenrs il est
leurs
leurs louanges pour Pation;
qu'ils réservent encensé par de pareils monsirest
digne de luid'être continuerai-je à réfuter les assertions
Pourquoi
grand à
diatribes,
nous
honorable d'être calomest toujours
in'ont
nos
qui
Ra
yeux. des
tels que les ex.colons, que par
nié foi, par ni
et qui ne se gouvernent
;
ni
AAC
intérêts et les passions qui les sobijugnenrs il est
leurs
leurs louanges pour Pation;
qu'ils réservent encensé par de pareils monsirest
digne de luid'être continuerai-je à réfuter les assertions
Pourquoi --- Page 120 ---
e2 2 I
T 112 17
assez di -
de Mazères, n'ai-je pas
snfa?
mensongères
de calomnie 2Nal-je pas
pour le convaincre
les noirs n'éraient pas in-'
fisamment prouvé que
leuts faculiés sont
férieurs aux blancs, ont les que mêmes avahiages?
égales, lorsqu'ils
ces reflexions
j'ai
1E Je vais donc terminer
de zèle et caltc bonne
avecbeancoupplese
entreprises de talens et de lumières Taisouvent
volonté, que infériorité [ non point celle que
senti mor Mazères 1 pour traiter une cause aussi mes
m'attribue la mienne. Heureux si par
sublime que dissiper les préventions qui planent bonefforts jai pu des siècles et contribuer au
sur nous depuis
de mes seniblables !
heur et à Tavancement défend la cause des 6 ex-colons; de cette les
Mazères
dont le systéme affreux. et
caste d'hommes, font frémit la nature;et moi la cause
crimes inouis est celle de Thumanité entière. a
que je défends et noirs, nous somnmes tous frères 9
Blanes, - jaunes
éternel; tous intéressés dans
tous enfans du père
quelque Soit la couleur de
cette cause : 6 homme! soient ta nation et la reliton épiderme ! quels P tu es intéressé au triomphe
gion que tu prolesses moiris que tu n'ait élouffé tous les
des haytens.a
et d'equilé que Dieu a gravés
sentimens de justice
meltre dans la
dans tous les coeurs ; lu ne caste peux d'hommes flélris
balance les intérêts d' une sintérêts du genre humain!
par les crimes, aveclesi
FIN,
-
a --- Page 121 ---
XIONS
RÉFLE
de partie
Aprsssins aux Haytiens Phorrible.
POuest et du Sud, sur
de
Général DELVARE,
Assassinat du
dans la
commis au Port-au - Prince, $
Décembre 1815 - 1 par les
nuit du 25
ordres de PETION.
Royale du 24 Mai, j'ai
Daxs la Gazette
généde l'assassinat de l'infortuné
rendu compte
hâte aujourd'hui de jeter
ral Delvare ; je me
m'ont été
réflexions sur le papier, qui
crime
quelques
Phorreur que m'inspire ce
suggérées par
abominable.
avoir émis franLe général Delvare, pour la nécessité oû les haychement son opinion sur leurs dissentions civiles,
tiens étaient de terminer
contre sa
fut accusé par Pétion de conspiration d'un conseil de
personne, traduit en présence
à cinq années de détention,
guerre et condamané
lui avait été inApeès avoir subi la peine qui
d'être rendu
Digée,1 le général Delvare, espérait A --- Page 122 ---
asve --- Page 123 ---
E816
V341r --- Page 124 ---
a
Sr