--- Page 1 --- --- Page 2 ---
-
Jabit Carter Brolur
Lilnary
Erusmtalatoeratitg
1DI ENAT
de --- Page 3 --- --- Page 4 ---
(40)
rivent dans ce pays malheureux sur des vaisseaux
des secours que vous destinez à vos frè:
chargés
fassent parler la raison, la justice, au
res; qu'ils
du,
législatif et du roi; qu'ils parlent
nom
corps
et des
avant de parler en magistrats 3
en pères dont le caracière sensible saisit si rapiFrangais,
l'empreinte de la génédement lout ce qui porte
réurosité, ne résisteront pas à tant de moyens
à tant de emotifs de reconnoisnis de perswasion 2
sance; ct.tel homme qui périroit aveugle, pour
sontenir l'empire du préjugé, si l'on employoit
laissera tomber les armes des ses mains,
la force,
et sentira son coeur altendri, renoncer à tout projet de résistance.
du
de M. GenJe conclus à l'adoption
projet
sonné pour St.-Domingue seul, 3 àjce que les
comnissaires emploient les moyens de persuasion
de douceur avant de faire exécuter la loi : je
et
PAssemblée discute séparément la
demande que
etsi l'Asnature des pouvoirs des commissaires,
semblée nationale ou'lc roi doivent les nommer.
Je demande enfin qu'un article du décret dise
l'Assemblée nationale ne s'ocpositivement que
cupera de la loi du 24 septembre que.lorsqu'alle
aura les députés des colonies parmi ses membres,
et je reserve de proposer un article additionnel
qui demandera quelque développement.
CCMS
rodo apCsC
BAaNcaDAcs ARRIE:.2
NATIONALE
DE LIRPRIMERIE --- Page 5 ---
R
ÉFLE
XIO N S
POLITIQUES
suemoscsmsenanar
DE LA PARTIE
FRANÇOISE
DE
SAINT-DONINGUE
Publiées par les commissaires des.
couleur de Saint-Marc et de
citoyens de
de cette colonie,
plusieurs paroisses
nale et du roi.
auprès de l'assembléc natioA PARIS,
DE
TIMPRIMERIE DU PATRIOTE
Place du Théâtre Italien. FRANCOISA
JUIN 1792, L'AN 4me DE LA
LIBERTÉL --- Page 6 ---
A C 1 X
a 20r -
2IUO - 1
FOITAUTELIG
21 ILUE
- 3
d0
T
Pgolio Bste saerinmon a 1B AAUS
ROnt siwsiator
X SE
unturoo
Daus 85103419221
a
stroloa osl
Rortady PLAAS
A
40109X ART ATOIATAS TI SIRTEOAIA a4
sapilnt Te AT ub ooctf
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V
REFLEXIONS
POLITIQUES
SUR LES TROUBLES ET LA SITUATION
DE LA PARTIE FRANÇOISE
DE
-
SAINT-D O MINGUE,
Publiées par les commissaires des
de couleur de Saint-Marc
citoyens
et de
paroisses de cette colonie
plusieurs
semblée
auprès de Pas
nationale et du roi,
No, I,.
Lisw
insurgens de la partie françoise de SaintDoningtéravaillent, depuis deux ans,
traire cette colonie à la domination
àsouspole. Ne
de la métropouvant Soutenir leur systême
force, ils l'ont
par la
du
convert, aux yeux de la nation,
prétexte des nouvelles lois ; ils ont
la discorde et le
appelé
leur
ravage, pour que T'objet de
conquête n'excitât plus de regrets. Le chef.
d'ceuvre de leurs
de
manceuvres a été jusqu'ici
tromper la France, de se donner des
protecteurs et de T'appui jusques dans le
de la
eins
métropole et atiprès du commerce, --- Page 8 ---
(4)
II.
-
Pour déconcerter ces factienx, l'assemblée
nationale avoit pris de sagès mesures ; mais
Tinexécution de son décret du 12 octobre 1790,
les a rendues inutiles ; celui du 15 mai 1791,
la masse des bons François, auen. augmentant le règne de la justice et de la
roit consolidé
fausses
paix, si T'on avoit opposé la force aux
du
Cette autre loi ayant été
alarmes
préjugé.
méprisée par la première classe, les indépendans
en frent un prétexte de plus pour rompre avec
la métropole.
II.
Les malheurs de Saint-Domingue, quitiroient
de T'assemblée de Sainr-Marc, s'agraleur origine
difficile, oùt T'esprit
vèrent ainsi dans un moment
résidoit pas même chez les planteurs
public ne
ne voulurent pas élever
etles propriétaires s qui
les citoyens de couleur jusqu'à eux. Leurs plaintes et leurs murmures donnèrent une nouvelle
audace aux indépemdans, qui ne craignoient
l'arrivée de la station et le
plus rien depuis
massacre du colonel Mauduit.
IV.
principes sur T'origine et le
Voici quelques
icile, oùt T'esprit
vèrent ainsi dans un moment
résidoit pas même chez les planteurs
public ne
ne voulurent pas élever
etles propriétaires s qui
les citoyens de couleur jusqu'à eux. Leurs plaintes et leurs murmures donnèrent une nouvelle
audace aux indépemdans, qui ne craignoient
l'arrivée de la station et le
plus rien depuis
massacre du colonel Mauduit.
IV.
principes sur T'origine et le
Voici quelques --- Page 9 ---
N
(5)
desir de Tindépendance. Un
germe de
qui ne manquoit que de prétextes
division
existoit à Saint-Domingue
pour éclater,
révolution ; il provenoit long-temps avant la
rables que le
des avances considé
commerce ne cessoit de faire aux
habitans, et des énormes créances
avoient contractées.
que ceux-ci
V.
Ilnei falloit autrefois que du crédit
rir d'immenses propriétés dans
pour acquésol établissoit
les colonies. Le
ce crédit auprès du
quifournissoit les forces nécessaires commerce, à la
et à T'exploitation des
cultire
les objets nécessaires denrées, ainsi que tous
à la vie:
de travail et de revenu suffisoient quelques années
éteindre la dette
ensuite pour
principale.
VI,
Les grandes alliances, le luxe et les
ont consumé les fortunes et
plaisirs
d'habitans à Saint-]
appauvri beaucoup
cusé de concussion Domingue, lesquels ont acle gouvernement et le commerce, parce qu'ils avoient eux-mêmes
des obligations à
de granremplir.
VII,
Les chefs de la faction ont bien
plus éteridu
A 3 --- Page 10 ---
(6)
Ils ont voulu trouver dans la régéleurs vues. fin de leurs embarras; et pour ne
néraiion la
lois dont ils redoutoient les
plus dépendre des
d'indépeneffets, ils ont adopté un systême
dance. (1)
VIII.
résistance des bons François,
La généreuse
couvrirent
et la loi mémorable du 12 octobre,
Ils
d'humiliation et d'opprobre.
nos insurgens
dessein, celui
ajouterent alors à leur premier
vengeance. Le généreux
d'une épouvantable
Mauduit tombèrent
Caudère etl le brave colonel
leurs coups.
. A peine les 85 Loparsous
de retour à Saint 1 Domingue,
dins furent - ils
les esclaves
grande révolte éclata parmi
qu'une
du Nord. Il semble qu'ele dede là province
d'avoir, plus que
voit la première être punie
de Tascontribué à Tembarquement
les autres,
quelques jours après l'ins-
(1) Il est connu que, assemblée de Saint-Marc, le
1allation de Tancienne
Les frères
président B. D. L. C. fnda une lrge: lui, de préter
4 'il choisit étoi nt dignes, comme jnsqu'à la dernière
Thorrible serment de répandre la partie françoise
goutte de leur sang pour rendre des lois et de la
indépendante
de Saint-Domingne
domination de lal métropoie,
après l'ins-
(1) Il est connu que, assemblée de Saint-Marc, le
1allation de Tancienne
Les frères
président B. D. L. C. fnda une lrge: lui, de préter
4 'il choisit étoi nt dignes, comme jnsqu'à la dernière
Thorrible serment de répandre la partie françoise
goutte de leur sang pour rendre des lois et de la
indépendante
de Saint-Domingne
domination de lal métropoie, --- Page 11 ---
V
(7)
semblée coloniale. Le
voit se décider,
çommerce de Franee de:
àla. colonie le par cette catastrophe, à
soin de se
laisser
ellomemesest lois: : ce succès préserver, en faisant
convenir aux
pouvoit-il ne pas
indépendans P (I)
IX.
Lorsqute les
leurs droits, citoyens de couleur
ils
réclamérent d
attachement à la protestèrent de Ieur inviolable
leur valut une mére-patric. Cet acte de fidélité
justifier, il falloit proseription les
générale. Pour la
récrimination et de provoquer à des actes de
des cocardes
vengeance, enleura arrachant
les chassant nationales, en les
des villès avec
désarmant, en
mour de la
Jes blancs
lenr.c
paix et de la justice
que l'acause; il falloit leur
avoir unis à
opposer le plus d'ha-
(2) Une lettre
M.
imprimée en France,
nombre Goui-dArey, fut'
souscrite par
envoyée au Cap, en
du Nord d'exsmplaires, edt éclaté. avant même que la grand
gui
Elle renfermoit des révolta
le indiquoient un grand
principes
de moyen la
le plus propre à bonlevenement, écarter
comme
métropole sur la colonie.
toute influence
pas davantnge cette
Nous n'analyserons
noncée à Tasscmblée incendiaire lettre; qui fut dénationale par M. Bieuzac.
A 4 --- Page 12 ---
(8)
bitans:qu'on pouvoit; et qu'on attiroit dans les
villes' du render-vous, oii, par de fausses alarmes, ils venoient seréfugier;il falloit corromles Inoirs, exciter par-toitt la désolation et
pre
sous Ja désignation de
le carnage, envelopper
brigands et de rebelles, les confédérés de toute
la colonie, tourner ensuite contre eux les forces
mêmes de la nation. Que d'horreurs devoit produire çette dernière disposition,: ménagée avec
la suppression des subsistances et de tous les
objets nécessaires à la vie ! La ville du Cap a
fait cause commune avec. lesindépendans, sans
le savoir, et pour perpétuer le sort primitif des:
hommes de couleur.; parce qu'outre le préjugé
lequel elle étoit dominée, on ne vouloit
par convenir dans cette ville que T'affaired'Ogé
pas
et de' Chavannes étoit un meurtre juridique,
qui fait frémir la nature.
X.
Une dernière opération couronnoit cet ollvrage,c'étoir la promesse et le partage des biens
des hommes de couleur à tous ceux qui pouvoient servir d'instrument à la' grande et détestable conjuration.
S XI.
90R
Ce plan a été fidélement exécuté à SaintDomingue .
ée, on ne vouloit
par convenir dans cette ville que T'affaired'Ogé
pas
et de' Chavannes étoit un meurtre juridique,
qui fait frémir la nature.
X.
Une dernière opération couronnoit cet ollvrage,c'étoir la promesse et le partage des biens
des hommes de couleur à tous ceux qui pouvoient servir d'instrument à la' grande et détestable conjuration.
S XI.
90R
Ce plan a été fidélement exécuté à SaintDomingue . --- Page 13 ---
(9:))
Domingue, depuis le 21
la France ne venoit
novembre dernier.Si
sa colonie, il faudroit pas: bientôt au secours de
n'en seroit pas moins la reconquérir ; mais il
phit, après plusieurs problématique que T'état
des frais de sa
annéesy se- dédommager
conquête.s
wnfo unice
XII,
Nous pouvons avancer
web
pire français, nulle
que, dans tout l'em-,
fidélement attachée classe dhommes n'est
des
a la mère. - patrie
plus,
citoyens de couleur. La moitié de qner celle,
gine fait tout leur trésor,
leur ori-;
I
toute leur gloire.
XIII,
Si-les prérendus patriotes de
n'avoient eu que desi intentions Saint-Domingue
lant préserver la colonie des pures, en-von-r
abus de T'ancién:
gouvemnement, les
ils auroient élevé
citoyens de couleur :
jusqu'à eux
alors les partisans de
pouvoient-ils craindre
T'ancien
VI D1
régime A
It 151
XIV.
Si Télévation des
lité des: blancs
ciroyens de couleur à légaau systme.c colonial, poirvoit porter quelquatteinte
ilfaudroit
uns et les autres du
donc priver les
partage de l'autorité publiA 5 --- Page 14 ---
((ro )
Cependant, en unissant deux classes contre
que:
d'inconvéniens à craindre.
nne; il n'est plus
XV.
soit un jour la constitution de
Quelle que
certain
trente mille
Saint-Domingue, il est
que
hommes, et dont la progression est incalculable
dans l'intervalle de quelques années, presque
au sol
leurs
tous issus de François 2 attachés
par
supporteront pas.
moeurs et leurs propriétés, n'y
servi-i
à celui de' la
désormais un opprobre égal
tude, ni la privation des charges publiques.
aniole
X V I.
Les malheurs qu'on impute aux hommes de
leur incouleur - proviennent en grande partiede
attachement à la mère-patrie; plus les
violable
indépendans se sont efforcés de les corrompreet
leur résistance a été terrible.
de les trahir, plus
dai
XVIL
On leur a donné d'ailleurs de trop mauvais
exemples. Ils n'avoient pas encore osé réclamer
leurs droits, qu'on avoit, sous leurs yeux, mas--
sacréunhomme (1) qui sollicitoit T'amélioration
1 thor
iyM Ferrand de Baudièress
attachement à la mère-patrie; plus les
violable
indépendans se sont efforcés de les corrompreet
leur résistance a été terrible.
de les trahir, plus
dai
XVIL
On leur a donné d'ailleurs de trop mauvais
exemples. Ils n'avoient pas encore osé réclamer
leurs droits, qu'on avoit, sous leurs yeux, mas--
sacréunhomme (1) qui sollicitoit T'amélioration
1 thor
iyM Ferrand de Baudièress --- Page 15 ---
w
de
a - ii)
leursort; on avoit' immolé le
colonie, cet homme à qui
boulevart de la
avoit décerné desdloges nseailicnatoeas
redoublé les vexations et hononabiles on avoit
les individus de leur
le mépris pour tous
avoient été portés sur classe ; le fer et' le feu
sein de leur famille, leurs proprictés, dans le
tunés avoient
et plus de cinquante
reçu Tinfamie et le
inforTéchafand du Cap.
supplice sur,
XVIIL
3 Jamais lési hommes
senti le poids du
de couleur n'ont plus res-:
état
préjugé et de
politique, que depuis la Texclusion à tout
citoyen blanc, actif our
révolition;
eux un espion de leur armé, est devenu chaque pour
toujours prêt à les conduité,
de quelque
dénoncer comme delesspropos, t0
patrie. Les desir de mériter les bienfairs coupables
prétendus patriotes
de la
unehorrible
établissoient ainsi
qu'alors
inquisition et un
inconnu, et trop
asservissement juscipes promulgués des droits contradictairga aux prinlégalité;
de Thomme et de
XIX
Un observateir
tions de
impartial, 2. témoin des révolasumcbonape, prouvera quand il vouA 6 --- Page 16 ---
(1) 2 )
dra
les hommesde couleur étoient plusdoux
que humains que les blancs de la,colonie: on
et plus
a
même leur reprocaer un seul attentat
ne peut a
une. série d'événemens
qui n'ait été provoqué par;
nC
n: ol
atroces.
:. i 13
X
et
est celui
- Le dernier période . de Toppression
Thomme flétri se dénature lui - même et se
our-1
laisse entrainer au désespoir.
X X I.
de couleur de la province de
Les citoyens
N
traités aveç le,
TOuest ont fait trois ou quatre.
et, les autres paroisses, au,
Port - au - Prince,
nombre de treize ; mais l'assemblée provincialede,
la
et le chef de la garde,
TOuest, municipalité :
nationale, etc. etc. ont tous violé., tous trahi
été
les hommes de couleur. Ils ont également -
à Jacmel, dans l'Artibonite, au
trahis et attaqués
du Sud ont
petit Goave. Ceux de la 1o province
Jérétraité toutes les fois qu'on, a voulu; mais à
Cavaillon, aux Caimites, aux Cayes, ils
mie, E a
inouies. La nature fréont éprouvé des,perfidies
traimitau souvenir dessupplices et des indignes
sans honte dans plutemens qu'on a exercés
les
seus.villesoubaurge de cesprovincetssoual
vOo1ge On2 mo
Zeb enoit
oylibos
petit Goave. Ceux de la 1o province
Jérétraité toutes les fois qu'on, a voulu; mais à
Cavaillon, aux Caimites, aux Cayes, ils
mie, E a
inouies. La nature fréont éprouvé des,perfidies
traimitau souvenir dessupplices et des indignes
sans honte dans plutemens qu'on a exercés
les
seus.villesoubaurge de cesprovincetssoual
vOo1ge On2 mo
Zeb enoit
oylibos --- Page 17 ---
(13)
auspices de Tassemblée
province du Nord,
coloniale, Ceux de la
certés par la révolte peu des nombreux, et déconn'ont pas eng général
nègres, à laquelle ils
dans divers
contribué, se sont retranchés
lieux, ou ils sont restés
tranquilles, et prêts à
spectateurs
au Port-de-Paix,
défendre leur vie; mais
T'oeuvre
sommée,
abominable a été conXXIL
Avant la
révolution, ils
ment le
supportoient
despotisme de quelques
patiempréjugé de toute la classe
grands, et le
n'avoient à cràindre
des blancs ; mais ils
justices des petits que les violences et les inréprimés par. une blanes, autorité qui étoient à leur tour
ils ne peuvent souscrire légitime. Aujourd'hui
qui élève et
à un ordre de choses
Privilégie le blanc
sable 4 ils ne voient
le plus mépridespores dans. leurs
que des tyrans et des
ils périront tous, plutôt concitoyens... de plus,
pendance,
que de favoriser l'indéinvesticempsiacipe
constitutionnels,
XXIIL
Tant que Tassociation
existera à
des soi-disant patriotes
principes San-Demingie, sur
2 elle professera les
lesquels elle s'est
établie;s sa corrup- --- Page 18 ---
(14)
elle grimacera ler vertus cition sera déguisée,
libres
viques; ; mais les individus ne se croiront
que quand ils serontindépendans,
X X I V.
L
les hommes de couleur
E Il est impossible cate
l'escla-
-aient eu lel projet déterminé de détruire
la richesse du sol sur lequel ils
vage, puisque
naissent et meurent serdit nulle sans propriétés
associé des'
mobiliaires. S'ils ont quelquefois
à leurs armes, c'est qu'ils n ont pas eu
nègres
la force à la force,
dautre moyen pour opposer
la récrimination à la proseription.
XXV.
La corruption des esclaves à Saint-Domingue
avoir eu 13 plusieurs causes ; mais une
pourroit
avec 3 vraisemseule trame se défile avéc clarté,
blance. La vérité ne peut être cachée long-temps
nous devons citer des
encore : en' attendant,
faits notoires.
r.L'assemblée coloniale a refustalean.Frannationaux-ciçois (1) et à MM.les commissaires
livils, d'user de clémence, d'accorder quelques
terminer tous les malheurs, et faire
bertés pour
Son dernier
rentrer'les rebelles: dans les ateliers.
€1) Cliefdes nègres révoltés de Ia province du Nord,
ne peut être cachée long-temps
nous devons citer des
encore : en' attendant,
faits notoires.
r.L'assemblée coloniale a refustalean.Frannationaux-ciçois (1) et à MM.les commissaires
livils, d'user de clémence, d'accorder quelques
terminer tous les malheurs, et faire
bertés pour
Son dernier
rentrer'les rebelles: dans les ateliers.
€1) Cliefdes nègres révoltés de Ia province du Nord, --- Page 19 ---
V
(15)
refus a provoqué la
dévastation de la paroisse
dOssnaniaie, du quartier de
le massacre d'une centaine de Mari-Barou, et
29, Un membre de
blancs.
été envoyé daus la
Tassemblée coloniale a
sence, lestorches province du Sud, A sa préde
ont étéallumées, , des
sang ont couléde toute
ruisseaux
du crime,a
part ; le missionnaire,
étéaccusé, dénoncé,
té, traduit devant Tassemblée poursuivi, arrêété absous.
coloniale: Là, il a
il a produit Malheureusement pour ce
un mémoire
coupable,
damnation Sort de sa
justificatif, et sa con3% Un
propre bouche.
myope qui étoit de l'ancienne
blée, et qui a été hardiment
assemdans la nouvelle
poussé et admis
; un homme
une haine invétérée
qui a professé
posèrent à ses désseins contre tous ceux qui s'op- €
toutes les
; un homme quia dirigé
tions; ; un homme manceuvres, présidé à toutes les fcqui a offert
citoyensde couleur ;
les Tindépendance aux
et repoussés,
qui a tour à tour attirés
his; un homme caressés ét joués, rassurés et trajets, se! retira de qui, pour l'exécution de ses proT'assemblée
dans la province de
coloniale, et restaTassemblée
TOuest, oùr il fut revêru par
provinciale du titre
mandant général des gardes
Pompeux decom-"
un homme à qui
nationales delOnest;
plus de vingt mille François --- Page 20 ---
(16)
ileurs parens etleurs amis;
demandent anjourdhuil allumé la
civile de
un homme qui seul a
guerre
dont la fortune étoit encore
T'Ouest; un homme
subordonnée à un tribunal, qu'il a Sul renverser
inébranlablement furieux,
à temps; cet homme;
enfance, a le premier
despote et cruel dès son
seul
armé douze cens nègres au Portau-Prince;
l'auteur du soulèvement des esil est reconnu
claves de la riche plaine du Cul-de-Sac.
XX V I.
des
de la corruption des,
Voici encore
preuves
coloniale
esclaves. Un membre de Tassemblée d'Afrila formation d'un régiment
ayant proposé
on vit l'assemblée
cains dans chaque province, ordonner à tous les habiprovinciale du Sud (1)
forces. Celle de
tans d'armer le dixième de leurs'
du Port-au-Prince,
TOuest, et la municipalité dernier, des arrêtés pour
rendirent, le 13 février
Paris, non
le mème objet. Enfin il fut un foyeràl amis de la
chez les amis des noirs, non chez les
mais
,nondans T'assemblée nationale,
constitution,
et l'immoplutôr dans un hôtel, oit Timpolitique
des
ralité ont combiné des manoeuvres et agité
fixer la durée de
ressorts par lesquels on croyoit
la constitution.
(1) Par unarrêté, du 25 décembre.
, le 13 février
Paris, non
le mème objet. Enfin il fut un foyeràl amis de la
chez les amis des noirs, non chez les
mais
,nondans T'assemblée nationale,
constitution,
et l'immoplutôr dans un hôtel, oit Timpolitique
des
ralité ont combiné des manoeuvres et agité
fixer la durée de
ressorts par lesquels on croyoit
la constitution.
(1) Par unarrêté, du 25 décembre. --- Page 21 ---
(17)
XXVIL
Pour ramener les,
vail,ilnyaplus esclaves au devoir et aul trales détruiroit
qu'unn moyeri, car la force seule
plus aisément
roit à des principes
qu'elle ne les rameneopposer Tunion
métaphysiques. Il faut leur
des hommes de couleur. constitutionnelle des blancs et
toujours une infinie
Un nègre libre qui voit
non libre,
distance entre lui et le
peut en imposer à son
nègre
pire de celui-ci est le
atelier, et. l'emqui lie tous les autres. premier anneau de la chaine
XXVIIL
Les hommes de couleur
sont tellement resserrés
et nègres libres se
de T'homme,
dans les termés des droits
qu'ilsne
de
demandent que la
T'opprobre, des
cessation
vexations, de
Tacquisition du nom:et des
linjustice, et
droits des François.
XXIX
9l eacb
Si les
tracasseries, les
testine duroient
divisions, la guerre in.
mingne, six
encore longsremps à
cens mille esclaves
Saint-Doles maitrès,
en resteroient
comme les jusqu'à ce qu'ils fussent détruits
anciens Caraibes, --- Page 22 ---
(18) )
X X X.-
Le nègre transporté est un être grossier;, sa
vie entière ressemble à T'enfance d'un blanc :
mais cette enfance ne peut manquer d'être corTexemple des tracasseries insépararompue par
déchiré Saint-Domingue.
bles des factions qui ont
XXXL
Ce n'est pas la force,ce n'est pas le préjugé
soutenir le systême colonial; c'est le
qui peut de la concorde et de la vigueur des
spectacle
lois qui divise les classes libres et non-libres,
les enchaîne toutes.dans la même subordination.
X XXIL
La meilleure constitution pour une colonie
seroit impossible à érablir, avant d'avoir dissipé
les factions et assuré à une foule d'êtres souffrans la. sécurité qu'ils ne trouvent plus que
dans les montagnes.
XXXIIL
La commission nationale envoyée à SaintDomingue avoit peu de forces, et, par une
suite a
d'horribles manceuvres , elle a été déponillée de celles qui pouyoient, soutenir. ses --- Page 23 ---
(19)
opérations. C'est par une conduite admirable
et une fermeté à touteé
a
épreuve, que
des
préservé
M.St-Léger
quartiers considérables de la
province de T'Ouest. Il a mille fois
les mesures des
déconcerté
indépendans ; il a rassuré les
citoyens de couleur ; il a purgé
tiers des brigands qui Tinfestoient quelques quartout ce qu'il a pu Si les
; il a fait
dispositions
sont
futures
heureuses, on dira de lui qu'il est de ces
hommes auxquels il ne manque qu'une circonstance,
Signés, les députés des citoyens de couleur de
Saint-Marc et de plusieurs
Domingue,
paroisses de SaintCHANLATTE jeune, capitainegénéral, VIART, DUBOURG,
F. OUVIÈRE,
premieradjoint à la députation.
Paris, ce 3 Juin 1792:
a pu Si les
; il a fait
dispositions
sont
futures
heureuses, on dira de lui qu'il est de ces
hommes auxquels il ne manque qu'une circonstance,
Signés, les députés des citoyens de couleur de
Saint-Marc et de plusieurs
Domingue,
paroisses de SaintCHANLATTE jeune, capitainegénéral, VIART, DUBOURG,
F. OUVIÈRE,
premieradjoint à la députation.
Paris, ce 3 Juin 1792: --- Page 24 ---
4135'
--- Page 25 ---
U
M E M OI
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Gyjo
HISTORIQUE
DES DERNIÈRES
RÉVOLUTIONS
DES PROVINCES DE L'OUEST ET DU SUD
DE LA PARTIE
FRANÇOISE
DE
SAINT-DOMINGUE.
Publié par les Commissaires
Couleurde
des Citoyens de
de la Colonie, Saint-Marc et de plusieurs Paroisses
nale et du Roi. auprès de VAssemblée NatioQuis talia fando temperet à lacrymis?
A PARIS,
DErINrAIsmIE: DU PATRIOTE
place du Théâtre Italien. Faasçors,
JUIN 1792, L'AN 4me DE LA LIBERTE, --- Page 26 --- --- Page 27 ---
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