--- Page 1 --- --- Page 2 ---
a
- &
J
a
K 29
I
-
- 1 f F
3abn Cuter
Sraton.
A
. --- Page 3 --- --- Page 4 ---
HTC
D.6.- --- Page 5 ---
Jyl. Cure Colors de 8v. Dowine ques. Pas. 1789
3 2.Precis remuis puv d le darg uis
de
A' Uneyg .
Vesuullos - 1789.
3.
ee de
AECYE
dledlequir
clu Cuilleau.
Daur ) 1789
A.bupplque ex Peritisu des Cerog:
eus de Couleur
(-m
5.Oritis Temus par ler Depures de
fr. Nom ugue :. Yonuillen.7ag.
6. Obonatenur de dde Cockevel. Pavii 1789
Y.appro ovintouwzw de dr
Bow uipi
e Venuille 1789
S.Repliaue cler Bepurès -
4- Eclavr cirs emreudi. Jur lee deuawde
der Deputes de dr. Sewavoguelu ay9g)
1o.Cddrene à ('dssew blee na 11
tinale
(S.L.. vyeg)
41-2di dulongres de Cratr -
wuii dawlkerom 2 - Raris 2W759
X .Lolire chen Chy eur de Coulour IL 1789
13.0 Brecis des qevairewicus dey
Jang- melet
te 1789
ILL Obervatious d'uw haburaut
der Colonses1759
der
le Couliaw - te
x
15 Jcure
Cioyeu
à urle Woiri l.
R S
16 Brisbetdlewesis
V39
19 47 Op U wou de ddlelowert- 1789)
20- +8. Oborvatisus Aur wu Paupiterls ryey)
Nouvat ey 2 e
Trsey 5,d.
172 8 Serfy Altmms tA nei
- Zn meansy
A
Ans. 3, 1788 --- Page 6 ---
- --- Page 7 ---
REPLIOUE
DEs Députés des Manufactures
Gdu Commerce de France à MM.les
Dépurés des.Domingue, concernant
Eapprovifionnement de cette: y
Colonie.
20.
Maes les Députés de St. Domingue trouvent extraordinaire que nous
ayions répondu par un Mémoire de quat
rante-huit pages, a neuf Pieces ou Mémoires qu'ils: avoient produits à MM. les
Commiflaires 3b & qui réunis formoient
enfemble foixante-dix à quatre-vingt
pages. Il - eût éié plus commode fans doute,
pour MM. les Députés de S. Domingue,
qu'ils euffent pu attaquer, fans qu'il eût
été permis de fe défendre.
extraordinaire que nous
ayions répondu par un Mémoire de quat
rante-huit pages, a neuf Pieces ou Mémoires qu'ils: avoient produits à MM. les
Commiflaires 3b & qui réunis formoient
enfemble foixante-dix à quatre-vingt
pages. Il - eût éié plus commode fans doute,
pour MM. les Députés de S. Domingue,
qu'ils euffent pu attaquer, fans qu'il eût
été permis de fe défendre. --- Page 8 ---
(2)
répliquent au MéMM. les Députés
trois
moire de quarante-huit pages, par
cottés 123113 & 14, qu'ils
Mémoires
Note, Réintitulent: Courtes Ofervations,
Cesabrégés forment cepenpoefe/iecinde
Ils feront
dant encore dix-huit pages. leur réponétonnés que nous
peut-être
Mémoire de quatre pages 5
dions par un
vraifemblablemais comme, nous aurons d'étonnement à
ment bien d'autres fujets dans cette preleur donner, lailipnis-les
& pourluivons:
miere furprife, dit que. la farinc ne valoit
Nous avons
des Illes, à la fin de
que 132 liv. argent
il n'y avoit pas
Juille, & qu'à ce prix,
MM: les Députés en demandent
de difette. ils veulent que nous produifions
la preiive;
lettres renferment des
nos lettrés. Ces
efti inviolables nous
affaires dont le fecret
bon
MM. les Députés de trouver n'en
prions
divulgué; mais nous
qu'il ne foit pas
à la condition de
fatisferons pas moins
effet nous
donner une preuve 2 qu'en
devons adminiftrer. --- Page 9 ---
MM. les
(3),
Dérurés nous
premiere dans leur Mémoire fourmiffent la
Tapportent un avis de
N.12. Ils
St. Domingue,
Adminifration de
fe15
qui annonce au public
Juillet, on vendra dans les
que,
Roi, de lafarine de premiere
magafins du
le baril, Gc. MM. les
qualité, à 120 L
habilement
Députés concluent
que c'eftle figne d'une
famine, & que les
grande
fait main-baffe fur Adminifrateurs avoient
tous les magalins des
particuliers, MM.
pour éviter les
les Députés fe
saccagaremens,
dans bien d'autres trompent, ici, comme
font tres-ordinaires occalions : ces ventes
Roi; elles ont lieu dans les magalins du
trop
chaque fois qu'ils font
vieilli, pleins, 3 O1l, que les denrées
Laprovifiommenene
y ont
indépendant de
militaire eft
enforte qu'il Toprorifiomesen civil;
le
peur Y avoir rareté
public, 2 lorique les
pour
font remplis. L'avis magafins da Roi
dit
des
que ces farines
Adminifrateurs
vires nouvellement proviennent de Nadoivent être le
arrivés. Ces Navires
Robufte, qui avoit
pour
pleins, 3 O1l, que les denrées
Laprovifiommenene
y ont
indépendant de
militaire eft
enforte qu'il Toprorifiomesen civil;
le
peur Y avoir rareté
public, 2 lorique les
pour
font remplis. L'avis magafins da Roi
dit
des
que ces farines
Adminifrateurs
vires nouvellement proviennent de Nadoivent être le
arrivés. Ces Navires
Robufte, qui avoit
pour --- Page 10 ---
1500 barils.
fa cargpifos. s
- "1700.
La Jeme-Rofe, de Monteil: 1200.
Le Comte de Buch: e e - 1000.
La Rofe
51400.
arriver au Cap, en Juillet; de
Ils ont dà
des 51400 barils
en avoir
& Iinaggendamen ils pouvoietit lel Néville
leur cargaifon, du Roi,aing que
pour le compte
&. qui en porte barils
qui vient de partir,
& 1200
fa cargaifon,
barils pour
du Roi.
pour le compte
les Adninitratirs
Nous penfons que ne vendant qu'un
fait fagemient, en
parce que
ont deux barils par perfonne, faifant décupler
ou fauffés inquiétades, en
ordinaire 9
de
S habitant fa provifion
rareté.
à un
caufer une plus grande
poivoient
de 120 liv. il a Été réglé de
Alégard du prix cours de Ia farme
fur le cours. Le
donc de 120 liv,
qualité étoit
premiere
à St. Domingue.
lc,15 Juillet, --- Page 11 ---
(3)
Nous tirons la feconde preuve d'une
Gazette du Cap du 29 Juillet. Le poids
du pain fe trouve fixé à19 onces. Or le
de 19 onces, fuivant le tarif établi
poids
d'Ennery & de Vaivres, le 5
par MM.
& cité dans le No. 13 de
Juillet 1776,
la farine
MM. les Députés, - a lieu, lorfque
fe vend de 1OS à120l.
de premiere qualité
Ce qui doit établir la farine commune
liv. Cette Gazette eft dans les
de 80 à 90
de la Luzerne.
mains de M. le Comte
de
Nous fupplions MM.les Commiffaires
la lui demander.
de 105 à 120 liv.
On voit que le prix
dont fait mention
eft le renchériffement
M. le Mal, de Caftries, dans fa lettre que
nous avons citée, & quilef une, compenfation nécefaire des temps oit le Commerce
efforce de donner à vil prix aperte.
Nous avons demandé à M. le Comte
de la Luzerne l'autre lettre de M. le
Maréchal de Caftries, que citent MM.les
Députés , qui enjoint aux Adminiftrateurs
de St.
d'ouvrir tous les porsd'Amiraué
eft le renchériffement
M. le Mal, de Caftries, dans fa lettre que
nous avons citée, & quilef une, compenfation nécefaire des temps oit le Commerce
efforce de donner à vil prix aperte.
Nous avons demandé à M. le Comte
de la Luzerne l'autre lettre de M. le
Maréchal de Caftries, que citent MM.les
Députés , qui enjoint aux Adminiftrateurs
de St.
d'ouvrir tous les porsd'Amiraué --- Page 12 ---
06)
dans le
Domingue aux farines étrangeres laiffer enlever les
temps de difette, & de Miniftre nous a
denrées coloniales. Ce connoiffance :
déclaré n'èn avoir aucune
de faire des recherches
il nous a permis
elles ont été vaines.
dans les bureaux 5 feront shrement plus
MM. ies Députés
les invitons à faire
heureux que nous: 5 nous adminiftrer une preuve
& à
ces recherches,
dont ils fe couvrent.
de MM. d'ArQuant à 1'Ordonnance MM. les Dé.
gout & de Vaivre, citée Juillet par 1778, temps
putés, elle eft du 20
étoient fermés
où les trois grands ports où on ne poupar des efcadres Angloifes, par les petits
voit être spprovifionné que qui n'étoient
de la côte,
ports ol points
Février 1757, le Marpas Ulequé -
Le 15 & M. de la Porte Laquis de Vaudreuil
Ordonnance:
lanne renditent une pareille regle, pendant
Cet-écart de la grande néceflité de la
démontre la
la Euerre
la paix. MM. lesD6conferver pendant
ainfi les
peuvent - ils confondre
putés t --- Page 13 ---
(7)
époques ? le temps de
temps de paix ? les périls guerre avec le
Enfin MM. les
avec la sûreté?
eux-mêmes
Députés nous difent
(Mémoire No,
conftant gue la Colonie de 32),quil St.
eft
étoit encore pourvue de
Domingue
du mois de Juillet.
farines, à l'époque
Nous les prions d'accorder
doutons pas
(& nous ne
qu'ils ne le faffent
cet aveu avec les états de M. aifément) du
leau, qui annoncent
Chilà cette époque.
une famine abfoluc,
de ces états;
Nous nions l'exaétitude
tiffent. Ils
MM. les Députés la garanM. le Comte invoquent de
le témoignage de
plions MM.
la Luzerne. Nous
les Commiffaires
fuprecours ; car ici nous fommes d'y avoir
avec MM. les Députés.
d'accord.
MM. les Députés, dansleur
N.12, difent
Mémoire
fifte que par la que S.Domingue ne fubl'ont pas en horreur, conurehands, & qu'ils De
ofé le penfer.. Ils
comme nous avions
qu'ils Jone amis de difenr, dans le No13,
l'ordre 6 ennemis de la
erne. Nous
les Commiffaires
fuprecours ; car ici nous fommes d'y avoir
avec MM. les Députés.
d'accord.
MM. les Députés, dansleur
N.12, difent
Mémoire
fifte que par la que S.Domingue ne fubl'ont pas en horreur, conurehands, & qu'ils De
ofé le penfer.. Ils
comme nous avions
qu'ils Jone amis de difenr, dans le No13,
l'ordre 6 ennemis de la --- Page 14 ---
3 a
(8)
bien encoreles
contrebande Ils trouveront
cette contradidion.
moyens d'arranger ne veulent pas qu'ent
MM. les Députés du Roi à porter des fafatigue les Flatcs
Nous leur derines dans les Colonics. de leur oblerver
mandons la permillion bien entretenu fe
qu'un vaifeau a la mer
Les commoins que dans un port.
un
fatigue
ce moyen par
merçans ont propofé MM. lès Députés ne papatriotine dont
à leur tenir compte,
roiffent pas difpofés
coûteroit convrai qu'il
Il eft cependant
fdérablement aux commerçans. MM. les
que
3 Comme nous penfons
hi mên'ont détruits 2 ni-affoibli, que
Députés
à aucuns des moyens
me répondu
notre Mémoire
nousiavons -
propofés dans
MM. lcs
de 48 pages, nous relire fupplions & de les conCommiltaires de les
& bons ; & fur le
fidérer comme entiers à M. le Comte de la
furplus : de demander
& pieces
Luzerne tous les renfeignemnehs befoin. Nous
dont ile" croiroient avoir les Députés de
ainfique MM.
penfonss --- Page 15 ---
St,
(9)
Domingue, 5 que ce Miniftre
en donner d'excellens.
peut leur
Nous finiffons en détruifant les
d'aecaparement qu'on
craintes
naître,
s'eft/plu à faire
2 fi la farine n'étoit
dans les trois grands
introduite que
ment cft impoflible: ports. L'accapareles plus légers
tout homme, qui a
fait que les
principes du commerce 3
n'ont jamais fpéculations fur une denrée
dante. Il
lieu que lorfqu'elle eft abonfaudroit renverfer toute idée
commerciale, être fou enfin,
ler fur une denrée
pour fpécu-
& qui eft
qui ne fe conferve
au moment de fa plus pass
cherté, parce que cette
grande
eft fon dernier
grande cherté
terme. Il appelle l'abondance, en appellant tous les
neurs. C'eft ainfi
approvifiondance eft toujours qu'une grande abonfuivie d'une
ou moins grande. C'eft la
rareté plus
relle de tout
marche natuniftration
commerce; ; & une Admiqui voudroit rendre ce
ment uniforme
mouve3 arrêteroit bientôt tout
mouvemenr. St. Dominguc eft' au
moment
fon dernier
grande cherté
terme. Il appelle l'abondance, en appellant tous les
neurs. C'eft ainfi
approvifiondance eft toujours qu'une grande abonfuivie d'une
ou moins grande. C'eft la
rareté plus
relle de tout
marche natuniftration
commerce; ; & une Admiqui voudroit rendre ce
ment uniforme
mouve3 arrêteroit bientôt tout
mouvemenr. St. Dominguc eft' au
moment --- Page 16 ---
(10) )
l'avons
dc T'abondance ; nous fe font à
de jouir
qui
prouvé par les expéditions être répétées
3 & qui peuvent
celle
Bordeaux,
de mer ; par
dans les autres ports déjà (1) 2000 badu Neville qui emporte l'ouverture des ports
rils de farine ; par
étrangeres s jufd'entrepôt aux farines
de M. Ga(chet de "ile,
(1) Nous joignons le certificat proprisuize du navire
Membre de TAffemblée Nationale,
le Nétille.
Membre de
de M. Gachet de TIe,
Député
BILLET
Nationale, à M. Corbun,
TAfemblie
du Commerce de Bordeaux.
faluer M. Corbun, & dele
c J'ai Phonneur de
du départ de mon navire
fur la circonftance
de
>> fixer
avec une cargaifon
Néville de Bordeaux,
>>
le
farine, avec la panicnlatié qu'il
53 800 barils de
le compte du Roi.
1200 en outre pour
le
>> en porte
navire eft décerminé pour
de mon
cette com*
>> Le départ d'O@tobre. Je fouhaite que
DE
2> 2 du mois
falle
Signé GASCHET
lui
plaifir.
>> munication
>> L'ISLE >, --- Page 17 ---
tn)
fuivant la lettre
qu'au premier Février, 9
Étatsdu Roi; par P'avifo expédié aux
donner connoiffance de cette
Unis pour
la grande récolte de
ouverture ; enfin par
dans
bled dans les Etats-Unis, S annoncée
lettre de M. Barboutin à M. Corbun,
la
écrite de
& par une autre lettre originale
Philadelphie, le 6 Août, 3 ainfi que par
des
courans des marchandifes à Phiprix
Cette récolte fervira nonladelphie (1).
Colonies, mais
feulement à fournir nos
à
la difette que la France
encore foulager
favorable. Nous
éprouveaprès une moiffon
perliftons donc à conclure qu'il n'y a
lieu à délibérer.
(1) Nous joignons ici ces pieces, ainfi que P'Arrêt du la
Parlement de Bordeaux du 7 Septembre, raifon qui permet d'un baril
fortie des farines pour les Colonies 3 à
par tonneau.
d'une Lettre de M. le Maigre, à
EXTRAIT
M, Barboutin, à Bordeaux.
Philadelphic, le 6 Août 178gi
e Notte boiffeau de bled doit pefer 60 liv. C'eft
'y a
lieu à délibérer.
(1) Nous joignons ici ces pieces, ainfi que P'Arrêt du la
Parlement de Bordeaux du 7 Septembre, raifon qui permet d'un baril
fortie des farines pour les Colonies 3 à
par tonneau.
d'une Lettre de M. le Maigre, à
EXTRAIT
M, Barboutin, à Bordeaux.
Philadelphic, le 6 Août 178gi
e Notte boiffeau de bled doit pefer 60 liv. C'eft --- Page 18 ---
-
( 1 1a)
admife: : le plus ou le moins eft com-
>> une regle
difette en France a fait angmenter
32 penfé. Votre
100, & confâquemment
> cct article de 25 pour
à proportion ; mais
>) les farines & autres grains eft la plus abondante
a notre récolte qui eff faite, & fous peu nous aurons
>> qul'on ait jamais vue,
baife 39.
2 une grande
a
Extrait des Gageizes de Philadelphie.
la farine fuperfine 5 le baril
Le 20 Juin 1789,
liv. tournois.
196 livres, valoit 31
le baril
pefant
la farine fuperfine,
Le Ier Aoûit 1789,
liv. iof. tournois.
196 livres, valoit 27
pefant
du fieur le Maigre, du
N. B. Suivant la Lettre
bailfe > à
Sattendoit à une grande
6 Août 2 012
de la récolte.
caufe de Vabondance
de Bordeaux,
du Parlement
Extrait des Regifres
1789.
du 7 Septembre
ordonne que chaque Armateur
c La Cour 8c.
fon Navire qu'un baril
charger dâns
5> ne
pourra
dencombrement, réglé
>> de farine par tonneau
fans quillnifoit.
fuivant la jange de TAmirauré,
>) --- Page 19 ---
(13 )
d'excéder ladite quanticé, fous quelque
3 permis
l'Arce
duquel chargement
> prétexte que foit;
à PAfera tenu de faire fa déclaration
>> mateur fur laquelle ilfe purgera par ferment,
>> mirauté,
fera exécuté
>, s'il en eft requis: ce qui
jufqu'an
Avril
fauf à y être pourvu à
> premier
prochain,
fuivant l'exigence des Ças,
2 cette époque, >
Cet Arrêt ef en pleine exécution ; 8 beaucoup d'autres 31
Navires que, le Néville font partis ou prêts à partir avec
des cargaifons de farine. Cet approvijfionnement combiné avec
fouverture des Ports de nos Colonies , ordonnée parla lettre
du Roi, avec l'avis de cette ouverture expedit aux EtatsUnis , avec la prodigieufe técolte de grains qu'on y a faite,
doit enfn ôter tout prétexte à MM. les Députés de St. Domingue,
-
SUPPLE M EN T.
Mellieurs les députés de
Noos apprenons que
Saine-Domingue, adoptant une méthode que le
laiffent à l'écart nos
fuccès a quelquefois juftifice,
raifonnemens & nos calculs qui les preffent 2
répéter, dans les fréquens entretiens qu'ils ont
pour avec Meflieurs les fix commiffaires, leurs premieres
déclamations. Ils infiftent fur-tout fur l'extraction
des denrées coloniales en payement des farines
éctangeress,
és de
Noos apprenons que
Saine-Domingue, adoptant une méthode que le
laiffent à l'écart nos
fuccès a quelquefois juftifice,
raifonnemens & nos calculs qui les preffent 2
répéter, dans les fréquens entretiens qu'ils ont
pour avec Meflieurs les fix commiffaires, leurs premieres
déclamations. Ils infiftent fur-tout fur l'extraction
des denrées coloniales en payement des farines
éctangeress, --- Page 20 ---
3 Res -
(145 obfervation; mais
feule
Nous ne ferons qu'une
V qu'elle frappera
elle eft d'une telle importance,
T'Afemblée Nationale. la verfatilité des principes
Les marchandifes que
foibleffe ont permis
& fa
-
de TAdminiftration
dans nos Colonies >
aux Étrangers d'introduire befoins rares & paffagers
les farines que des
été payées en firops;
y ont appellées, ont toujours de notre crà ou de nos
taffia, en marchandifes & aflez rarement foldées
manufaétures d'Europe,
en piaftres (s)-
avec rEcranger;
Ces moyens de s'acquitter Nations ont été éga
varié. Les deux
( n'ont jamais
citer aucun temps
lement fatisfaites 5 & on ne peut
aît
manqué adapprovrifionnemens
où la Colonie
Adminifrateurs ont appellées
Les farines que les
ainfi; celles que
Mars dernier, ont été payées
en
Chilleau vouloit faire entrer
M. le Marquis du
fon ordonnance
dans tous les ports dAmiraute, 2 par refferrées dans
Mai, & que le Confeil a
du 29
n'ont pu Pètre autrementles ports d'entrepôt,
pat, les E(pagnols; elley
(:) La piaftre y eft apportée abondante ; mais depuis que des
étoit autrefois extrémement vicieufement exécurés, ont écarté
réglemens vicieux & plus la feule Nation étrangere qui ne
des ports de nos Colonies,
des métaux,
indtyéctacsmdiee
commergantqwavee eft devenuc moins abondante.
etle --- Page 21 ---
(15) )
Et quoiqu'on poilfe dire, nous avons pronvé que
la Colonie de Saint- Domingue étoit beaucoup
mieux fournie & à beaucoup meilleur marché que
la France.
Ce n'eft pas - que fouvent les Miniftres n'aient
été follicités de permettre la fortie des denrées
Coloniales, par navires étrangers 5 & les prétextes
qu'on étale avec tant d'appareil & de fentiment
devant T'Affemblée Nationale ont été fouventpréfentés avec la même force aux Miniftres ; mais
malgpéTimportunité des follicitations & la puilfance
des folliciteurs, ils n'ont jamais ofé frapper ce
dernier coup au Commerce National. Ils ont fenti
arrèteroient le débouché de nos Manufac- -
qu'ils
la Métropole du bénéfice"
Aures; qu'ils ptiveroient
du tranfport des denrées, qui lui appartient;
qu'ils porteroient une main coupable furla propriété
publique, en ôtant au peuple le travail qui eft
fon feul pattimoine. Ils réfiftent depuis trente ans
d'indéà l'obfeflion la plus opiniâtre, que T'efprit
pendance &c l'oubli de tous les devoirs puiffent
entretenir.
Sil'Affemblée Nationale,fandlifant. dupremier
pas, ce grand intervalle qu'a toujours refpecé
l'ancien Gouvernement, prononçoit la fortie des
denrées Coloniales, par les navires étrangers >
n'importe en quelle quantité & pour quelitemps,
iftent depuis trente ans
d'indéà l'obfeflion la plus opiniâtre, que T'efprit
pendance &c l'oubli de tous les devoirs puiffent
entretenir.
Sil'Affemblée Nationale,fandlifant. dupremier
pas, ce grand intervalle qu'a toujours refpecé
l'ancien Gouvernement, prononçoit la fortie des
denrées Coloniales, par les navires étrangers >
n'importe en quelle quantité & pour quelitemps, --- Page 22 ---
-e
(16) avec tout le courage que
devoir eft de dire
eft dû
notre
& tout le refpeck qui décret
la vérité infpire, de la Nation, que ce
comme
aux repréfentans
& les Ports,
frapperoir les Mamufaétures avoir fi longtemps
de tonnere, & qu'après
&
un
toumnéleurs
coup nouvel ordre de chofes,
defiré un
les auteurs de la liberté,
dernicres efpérances vers & de vcux fi ardens,
le fruit de tant d'attente e8 du découragement.
fersitle comble de la mifere
les députés de
Aucan fophifme de Mellieurs colorer leur demande
Ssin-Doningse, ne peut coloniales par navires
des denrées
eft
d'exportation Colonie de Saint - Domingue
étrangers. La
de profpérixé qui étonne
parvenue à un degré Elle doit cette profpéricé au
toutes les Nationsauroir abfurdité &
Commerce national. Il y
du Sud languit
à le nier. Si la partie
inggatitude
doit être pinopaleamene
encore, cette langueur du Commerce national
attribuée à la concurrence Une'Tévere prohibition
& du Commerce étranger. donneroient bientôt
& Faffurance des payemens,
à laquelle elle
toute la fplendeur loix
&
à cette partie
faut que des
fages
prétendre. Il ne
elle commengoit.
peut exécution couragoafe. Déjà
couvertes,
une
néant, fes rades éroient
à fortir de fon
fes cultures croiffoient
fe peoploienr,
la.
fes arteliers
Gouverneus méprifant
rapidement, lorfqu'an
ient bientôt
& Faffurance des payemens,
à laquelle elle
toute la fplendeur loix
&
à cette partie
faut que des
fages
prétendre. Il ne
elle commengoit.
peut exécution couragoafe. Déjà
couvertes,
une
néant, fes rades éroient
à fortir de fon
fes cultures croiffoient
fe peoploienr,
la.
fes arteliers
Gouverneus méprifant
rapidement, lorfqu'an --- Page 23 ---
(171)
de faire exécuter, & fc mettant
loi qu'il avoit juré
frippée de mort, en
à fa place; Ta de nouveau de deux Nations qui ne
la rendant à la rivalité
& qui ne dévelopinquiétude,
fe mefurent qu'avec
crainte.
pent leurs moyeris qu'avec & on a foutenu que la
On a mis en queftion
fes
exploitet & approcifionner
France ne pouvoit
foutenir
Colonies, 5 il falloit au contraire
qu'avee
la France pouvoit
de bonnes loix commerciales, du Monde entier. Des opiexploiter le commerce
avec affurannions hardies & infenfées, 2 préfencies fains qu'il
préfent des efprits
ce, ont égaré jafqu'à
Il eft tems que les Coloeft enfin tems de ramener.
le tribut qu'elles lui
nies payent à la Mere-Pattie
a créées
doivent, CC font des manufaétures qu'elle richef
grande
fa pluss grande 9
richefle. La.plus
pour d'ane Nation eft un ttavail fans limites, pour
fe
la conftruétion desvaiftous les citoyens; ceft par
denrées coloniales
feaux , par le tranfport des de millions de
le débouché
dans nos ports, par
eft
dans les Colonies, qu'on parnos manufactures fomme de travail: vouloirla
venu à cette grande atteinte à la fortune pablidiminners" ceft porter
Mellieurs
que, ceft néanmoins ce que prétendent dans
tems
les députés de St. Domingue 5 &c
quel oû
formveng-ils cette entreprife ? Dans un tems
l'oifiveté mendiante & armée ne peur eue légiti-
bouché
dans nos ports, par
eft
dans les Colonies, qu'on parnos manufactures fomme de travail: vouloirla
venu à cette grande atteinte à la fortune pablidiminners" ceft porter
Mellieurs
que, ceft néanmoins ce que prétendent dans
tems
les députés de St. Domingue 5 &c
quel oû
formveng-ils cette entreprife ? Dans un tems
l'oifiveté mendiante & armée ne peur eue légiti- --- Page 24 ---
(18) lé travail. C'eft dans ce
mement détruite que par
des
on deroindefitergsilfontkte
tems malleureuxon
qu'on veut livrer les denmétiers de deffous terre,
afin que nos navires
rées coloniales à TEtranger , les marelots&el les
reftant défarmés dans les ports >
les Mafoient fans occupation 5 afin que
ouvriers,
d'envoyet dans nos Ifles des
mufsaures, s ceffant n'achetera plus:s ceffent
étoffes que MÉtranger bras
le traité de commerd'emplover le peu del
que laiffé.
TAngleterre leur avoit
ce avec
de St. Domingue feroientles Députés
- Mellieurs
à la légiflation Françaile s
ils venus prendre part la Nation, un commerpour faire fanctionner par 'de la Nation 2 & lorfquel eles
deftruéteur
ce étanger les villes, les corps, , les communauté,
provinges ,
foule courber leur tête
viennent en
les particuliers
de la liberté & de Tégalité,
fous le joug honorable
leurs franchifes, leurs
anéantir leurs privileges, >
devant le bonheur
biens 8t jufqu'à leurs parfonies de St. Domingue 3
Meflieuts les Députés
de 26. millions
pablic; feroiencils venus sifoler au milieu
la
des troubles qui agitent
d'hommes, 8 profiter
& relàfe couvrir de vains prétextess
France, pour
a
entiétement les
cher > peut - être même la rompie
? ou ce qui
liens qui les attachent à Métropole donner: des loix, 8c
étrange, lui
feroit encore plus
diéter les articles de leur union?
lieuts les Députés
de 26. millions
pablic; feroiencils venus sifoler au milieu
la
des troubles qui agitent
d'hommes, 8 profiter
& relàfe couvrir de vains prétextess
France, pour
a
entiétement les
cher > peut - être même la rompie
? ou ce qui
liens qui les attachent à Métropole donner: des loix, 8c
étrange, lui
feroit encore plus
diéter les articles de leur union? --- Page 25 ---
Admis à
(19 )
partager les fublimes fonétions de
gilateurs d'un grand peuple, ils pefent
lédans leurs mains les énormes chaines maintenane
gémiffoit ce bon
&
fous
peuple > les
lefguelles
blent encore. Qu'ils
impôtsqui Taccation d'un cultivateur comparent la déplorable fituala proie des taxes
François, dont le revenu eft
. avec la fituation
teur Américain dont la
d'un cultivaAh! qu'au moins
propriété eft franche
3 dans cette diftribution (1),
gale contre laquelle nous ne
finé
A
renoncent. a des prétentions réclamons pas, ils
qui bleflent les intérêrs de la anciennes8 injuftes s
rent dans fon temple de
patrie, > & qu'ils jufes ennemis ! C'eft le feul ne plus commercer avec
facrifice
mande, ceft lefeul tribur
qu'elleleur dequ'elle doit leur impofer.
Signé.
Lefebure ,
Lelfguillier,
Députés de Paris.
Rottagny,
Abeille s
Députés de Marfeille.
ni (1):lny taille, a dans nos Ifles ni vingtieme, ni fous
raites
nitaillon, ni gabelles, ni
Pour livre,
> ni induftrie, ni
aides, ni devoirs, n;
ni timbre, ni contrôle, ni fans-fief, entrées
ni lods & ventes >
cun de cesdroits perçus en France fous de villes, ni enfin aufes, & dont la nomenclature
tant de formes diverlivrc.
barbarc feroir feule un gros --- Page 26 ---
20)
tA de Bayonnei
Boyetet,
Corbunzde Bordeaux.
Bechade,
Marchand
de la Rochelle.
Nairac ,
- de NantesMofneron ainé 3
Mofneron de TAunsy, 2
v
de TOricnt.
Pachelbetgs
.de Saine-Malo:
Bodinier ,
Quefnel 2.
du Hayré.
Blanche, 3
Legand, .
de Rouen.
Defchamps,
De Montmeau,
Dupont, .
de Dieppe.
Niel, .
dAmiens.
De. Bray :
S
ede Lille.
Du Rieus
dEDumkirgec
Golfelin
S,
A V
VERSAILEES Premier Imprimeur
De Vimprimesie de RCD.PIERRES. Roi, rue S. Honoré, No 23.
Ordinaire du
.de Saine-Malo:
Bodinier ,
Quefnel 2.
du Hayré.
Blanche, 3
Legand, .
de Rouen.
Defchamps,
De Montmeau,
Dupont, .
de Dieppe.
Niel, .
dAmiens.
De. Bray :
S
ede Lille.
Du Rieus
dEDumkirgec
Golfelin
S,
A V
VERSAILEES Premier Imprimeur
De Vimprimesie de RCD.PIERRES. Roi, rue S. Honoré, No 23.
Ordinaire du --- Page 27 ---
No, I.
ECEATACISSEMENTS
Sur la demande de
M-fieurs les
de
Dégutés
saist-Dontingue.
Minuseas les
Députés de
ont adreffe, le 30 Juiller
Saint-Domingue
de la Marine
dernier, 3 au Miniftre
Colonie. Elles > plufieurs demandes relatives à cette.
ont été mifes le
a yeux du Roi & de fon Confeil. 9 Août fous les
Ils y défiroient Ipécialement
dant deux ans , des farines fincrodudion, s pentous les ports d'Amirauté, par PEtranger Bons
bleds dans l'intérieur du attendu la difette des
d'en porter dans les
Royaume, G la defenfe
a
Le Roi & fon Confeil Colonies.
ftaruer fur CCt
n'ont pas cru devoir
objer 5 1°, parce
diferte, il eft, pour fubvenir
qu'en Cas de
lonies s d'autres
au befoin des CoPrompts > & dont moyens légaux,-ufités, 2 plus /
cacité. -
lexpérience a prouvé l'effi2°, Parce que l'admifion des navires
étrangers
A --- Page 28 --- --- Page 29 ---
E763
L6515
v.5 --- Page 30 --- --- Page 31 ---
- --- Page 32 ---