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Holn Cutr Srvim
Libranu
Arom llninersity --- Page 3 --- --- Page 4 ---
--- Page 5 ---
REL ATION
AUTHENTIQUE
DE tout ce quis'est passé ce SAINT-Do
MINGUE avant et après le
de PAssemblée
départforcé
coloniale,
de 85
composée /
membres, sur le vaisseau de
guerre le Léopard,; commandé
M. de Santo -
par
cette
Dominguo,: créole de
isle, et bon patriote ;
Avzcla correspondance des sieurs de
gouverneur, Coutard, et autres Peynier;
dants et officiers tant de terre
commanennemis des colons patriotes, que de mer, *
l'activité de T'Assemblée interceptée par
Municipalités de
Coloniale et des
Saint-Doringue. --- Page 6 ---
S
- --- Page 7 ---
RELATIO N
AUTHENTIQUE
De tout ce quis'est passé ce SAINT-DoMINGUE avant et après le départforcé
de l'Assemblée coloniale,
Du 9: aodt 1790,
Nors nous trouvons dans les circonstances
alarmantes : la colonie, après
les
du
Tea
joug despotisme ministériel avoirgémisous et
trateurs qui en étoient les agents, des adminisvoir participer à l'heureuse
avoit cru pouFrance venoit d'éprouver les régénération dont la
Les parties dunord et du sud de effets cette bienfaisants.
formé des assemblées
isle avoient
Cayes; celle del'ouest avoit provinciales choisi au Cap et aux
vincial au Port-au-Prince (2),
un comité probli, dansles
Ils'étoiten outre éta.
représenter diverassparoissesy les communes; les des comités pouren
s'étoient fondnes en
; anciennes milices
les trois parties de la troupes patriotiques; enfin
arrêté la convocation colonie.avoient, d'une
de concert,
les membres nommés
les assemblée coloniale;
par
paroisses s'étoient
(1) Ce comité y remplissoit en même
fions de comité paroissial.
temps les fonce
A2
toiten outre éta.
représenter diverassparoissesy les communes; les des comités pouren
s'étoient fondnes en
; anciennes milices
les trois parties de la troupes patriotiques; enfin
arrêté la convocation colonie.avoient, d'une
de concert,
les membres nommés
les assemblée coloniale;
par
paroisses s'étoient
(1) Ce comité y remplissoit en même
fions de comité paroissial.
temps les fonce
A2 --- Page 8 ---
*
(4)
réunis dans la ville de Saint-Marclea5 mars dernier,. et s'étoient constitués, le 14 avril suivant, de
assemblée générale de la partie françoise
Saint-Domingue.
Le sieur Barbé de Marbois, intendant, de étoit ia
parti pour France aux premieres nouvelles gérévolution. Le comte de Peynier, gonverneur
néral, homme sans caractere, variant chaquejour ou
dans sa conduite lorsqu'il estl livré sàlui-même,
cédant à l'impulsion de ceux qui T'approchent,
avoit perdu dans le sieur de Marbois son conseil
et son guide. Dans cette position, il avoit assisté paru
se tourner du côté des citoyens, et avoit
plusieurs fois aux séances du comité provincial le
de l'ouest, après avoir prêté soleninellement, mar15 janvier, lë sérment de ne jamais faire à
cher les troupes contre les citoyens, si ce n'est dus
la requisition des officiers municipaua, ensuite reconnu ou la
comité c leur défaut. Il avoit
légalité de l'assemblée générale, s'y étoit rendule de
29 avril, X avoit fait sa profession de foi con- les
courir avec elle au bien de la colonie par tous
moyens quidépendoient delui.
Pendant qu'elle s'en occupoit, le décret rendu,
le 8 mars, par: l'assémblée nationale concernant
les colonies, étoir parveni à Saint: - Domingue,
Ce décret y avoit excité la reconnoissance accordées générale poteli protection et la sauvegarde encore
aux propridtis des colons : mais illaissoit
les
beancoup à desirer pour eux; la crainte que
alarmes qui l'avoient nécessité ne se renouvellas- différence -
-sent sous'lest législatures suivantes, la du
des lieux, du climat, des-propriétés et
genre
ale concernant
les colonies, étoir parveni à Saint: - Domingue,
Ce décret y avoit excité la reconnoissance accordées générale poteli protection et la sauvegarde encore
aux propridtis des colons : mais illaissoit
les
beancoup à desirer pour eux; la crainte que
alarmes qui l'avoient nécessité ne se renouvellas- différence -
-sent sous'lest législatures suivantes, la du
des lieux, du climat, des-propriétés et
genre --- Page 9 ---
A
(5)
de population, leur
faire cuamémes démontroient la nécessité de
- Ces vérités avoient Hleletee/aemesmse intérieur
générale, et avoient étédéja donné senties parl'assemblée
28 mai, qui fixe les bases lieu à son décret du
la partie françoise de
conutitutionnelles de
voie à lacceptation Saint-Domingue de
et les endu roi,
l'assemblée nationale et
boulevard Ce décret, que l'on peut regarder
des propriétés de
comme Ie
servit de prétexte à
Saint. - Domingue,
provincizle du nord, linsurrection de l'assemblée
ment, s'étoit emparée 4:to tous depuis les son établissebitionnoit colonie. une suprématic sur tout' ponvoirs le
et amCette assemblée,
reste de la
de robe, avoit eu camposée en partie de
S décret de l'assemblée beaucoup à se plaindre
qui réformoit des abus criants générale, du 14 mai,
ciaire. Le vrai moyen
dans f'ordre judide s'opposer à ce que la pour colonie enanéantirl'effet fit
étoit
régime intérieur. Le décret du ses. loix surson
mis en avant, et dès lors
8 mars fut donc
n'épargna rien pour faire dissoudre T'assemblée du nord
le générale: elle crut en
l'assemblée
décret de l'assemblée avoirtrouvéles moyens dans
qui laissoit au choix des nationale, du 28 mars',
nies de confirmer ou d'anmuller paroisses dans les colocoloniales. Tout fut mis en
leurs assemblées
roisses de Sain-Domingue ceuvre amprès des paquerent à cet effet; arrêtés lorsqu'elles se convocent l'assemblée générale 2 imprimés qui dénondécrets de la nation,1 lettres comme opposante aux
commissaires, rien ne futoublié, séduisantes., envoi de
Mais non seuleA3
nationale, du 28 mars',
nies de confirmer ou d'anmuller paroisses dans les colocoloniales. Tout fut mis en
leurs assemblées
roisses de Sain-Domingue ceuvre amprès des paquerent à cet effet; arrêtés lorsqu'elles se convocent l'assemblée générale 2 imprimés qui dénondécrets de la nation,1 lettres comme opposante aux
commissaires, rien ne futoublié, séduisantes., envoi de
Mais non seuleA3 --- Page 10 ---
(6)
ment ces efforts ont été vains, etl'assemblée
nérale a été confirmée, à la très
des paroisses
grande
mede
(confirmation proclamée
le
comte de Peynier le 13 juillet), mais encore par la
tés plupart des paroisses du nord ont retiré les dépnqu'elles avoient auprès de l'assemblée
ciale. Celle-ci, pour Se renforcer, s'étoit provinavec le pouvoir exécutif, qu'elle S' 'étoit d'abord liguée
subordonné, mais auquel elle se subordonna à
son tour. Le comte de Peynier, qui, dans le
cipe, avoit vu avec étonnementles entreprises prin- de
l'assemblée ministre provinciale et les avoit dénoncées au
de la marine sans néanmoins
contre elle les forces qui étoient entre ses déployer
flatté ensuite par celle ci, se laissa bientôt mains), à
ses insinuations. Mais ce
aller
festantdes sentiments
gonverneur, en manisemblée
contraires aux vues de l'asgénèrale,se contentoit alors deles
prouver, s'en rapportant à ce qui seroit décrétéà désapcet égard parl'assemblée nationale,
Le décret du 8 mars autorisoit l'assemblée
loniale à établir les municipalités
COcrets de l'assemblée:
d'après les détions que les convenances nationale, locales avecles modifical'assemblée générale avoit,
exigeroient :
rendu, le'20
d'après ce principe,
des
mai, un décret portant organisation
municipalités. àt Saint-Doutingue: celleda
établie Poabecmpwismmhiay
Cap,
du nord, fut confirmée en par elle se provinciale
à la nouvelle organisation,
conformant
Dans le mois de juin suivant, arrive à Saint
Domingue le sieur du Plessis Mandnit, colonel
du régiment du Port-au-Prince, homme ambi-
avoit,
exigeroient :
rendu, le'20
d'après ce principe,
des
mai, un décret portant organisation
municipalités. àt Saint-Doutingue: celleda
établie Poabecmpwismmhiay
Cap,
du nord, fut confirmée en par elle se provinciale
à la nouvelle organisation,
conformant
Dans le mois de juin suivant, arrive à Saint
Domingue le sieur du Plessis Mandnit, colonel
du régiment du Port-au-Prince, homme ambi- --- Page 11 ---
(7)
tieux, entreprenant, que les
France ont peint comme ennemi papiers de la publics de
avoit et qu'un voyage récemment fait à Nice révolution, et à
rendu très suspect. Avec de
Turin
manege,il s'empare
l'adresse et du
neur, qui change encore bientordellespriedn de
gouverDès ce moment, le comte de plan de conduite.
par le sieur Mauduit, non seulement Peynier, stimulé
front tous les travaux de l'assemblée heurte de
refuse de faire mettre à exécution le générale et
des muicipalités, mais
décret même
ment, etdans des
encore il déclare hantedes
ACAtIEEE
tants
agureskr-tnmetien
de
deariadesropnieu
SameDomingue, et s'annonce
dépositaire de la volontép publique.
comme
Ces mesures se. manifesterent
ville du Port-an-Prince. Lors de bientôt dans la
paroisse, du 13 juin,qui a maintenu l'assemblée de
générale, l'église od se tenoit la séance l'assemblée
investie pardes soldats armés. Le sieur avoit été
commandant en second (1), à la tête Coustard,
major et des officiers du
de l'état
ficiers dejustice, de commis régiment, des entouré d'ofvernement et de T'intendance, de bureaux du goul'administration et tous à la
gens attachés à
voulu se rendre maftre dela soldedu public, avoit
délibération : mais la
(1) Le sieur Coustard ne se ressouvenoit
leur qu'il avoit été mandé
pas sans douraison d'abus d'autorité dont par il étoit l'assemblée générale en
obligé de comparoltre à la barre de accusé, et avoit été
précédent,
l'assemblée le 26avril
A4
oul'administration et tous à la
gens attachés à
voulu se rendre maftre dela soldedu public, avoit
délibération : mais la
(1) Le sieur Coustard ne se ressouvenoit
leur qu'il avoit été mandé
pas sans douraison d'abus d'autorité dont par il étoit l'assemblée générale en
obligé de comparoltre à la barre de accusé, et avoit été
précédent,
l'assemblée le 26avril
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(8)
fermeté du comité provincial,
dont les droits étoient si
aidé des citoyens,
étoit parvenu à expulser cette ouvertement attaqués,
dantne s'endormit pas, ainsi faction, cepenqu'on va e voir.
La plus grande partie des
une adhésion formelle
paroisses, donnant
blée générale, mettoient aux travaux de l'assemtion son décret portant établissement d'elles-mémes à exécucipalités, et affermissoient ainsi la des munipublique. Les officiers
régénération
nommés dans plus de la municipaux moitié de étoient déja
lition forméc entre le
Visle. La coaprovinciale du nord se gouverneur manifesta et T'assemblée
niere la plus authentique. Le
alors de lamarefusé à T'otablissement des gouverneur s'étoit
sembléedus nord
municipalités. L'asjet de détrnire Ja forme,à son tour, le hardi
membres, choisis municipalité lej
du Cap, dont RTe
crime que de recevoir par avec peuple,n'avoient d'autre
baux de l'assemblée
respect les procès vercitoyens de cette ville générale. la Elle persuade aux
corps depotique,
lepeuple municipalité est un
néantir. Lesintrignes
aledroit del'ares
l'assemblée, ses émissaiE
des envoyés dans tous les districts, les
agents des pouvoirs exécutif et mancenvres
parviennent à renverser l'édifice sur judiciaire,
semblée hationale a assis la régénération lequel da l'asE la françois, colonie, Parvenir au même but dans le reste peudespotisme qu'elle c'étoitlar venoit treplonger de
dans les fers du
évènement ne pouvoit avoir lieu secouer dans les : mais cet
stances mêmes où les paroisses
circonT'énergio, sans que le fen de la montroient de
guerre civile ne
parviennent à renverser l'édifice sur judiciaire,
semblée hationale a assis la régénération lequel da l'asE la françois, colonie, Parvenir au même but dans le reste peudespotisme qu'elle c'étoitlar venoit treplonger de
dans les fers du
évènement ne pouvoit avoir lieu secouer dans les : mais cet
stances mêmes où les paroisses
circonT'énergio, sans que le fen de la montroient de
guerre civile ne --- Page 13 ---
(9)
noient s'allumât. la Les horrenrs de la guerre civile entraftion d'une destruction colonie de la colonie, et. la destrucmerce tiennent à l'existence dont les cultures et le comde François
de six à huit millions
portoit un coup fatal au royaume.
Tel étoit le projet de contre.
suites ont manifesté. La
-révolution que les
samment s'établir au. Port-au-Prince, municipalité alloit incesprovincial avoit indiqué
le etle comité
mois l'assemblée de paroisse pour premier de ce
merles officiers. On
qui devoit en nomle aux citoyens : sous prétexte ionSTeRAO
colonel Mauduit leur fait d'exercerles troupes,
des promenades militaires dans faire les journellement
charger les armes àvec affectation rues, leur fait
toyens; ; des patrouilles
devant les cidirigés sur la ville et sur menaçantes, les
des canons
poudres transportées dans les avenues, toutes les
de-garde placés dans
casernes, , des corpsment dans la maison différents du
postes et notamqu'on veut sonmettre colonel, tout annonce
armes; le
l'opinion par la force des
les rues sans particulier être
ne peut plus paroître dans
Le gouvernement exposé aux insultes du: militaire.
une cohorte
rallie alors sous sa banniere
périeur et autres compostedemembres officiers de
du conseil StIdes bureaux, de gens attachés justice, à
de commis
d'hommes nouvel
en un mot qui ont zout Tardininistration, à
ordre des choses. A ceux-là perdre dans le
quelques citoyens abusés
la se joignent
graces
par promesse des
çants SRCENE à qui l'on persuade
le
commerpeut seulleur faire payer ce que qui leur gouvernement est
da; et
sous sa banniere
périeur et autres compostedemembres officiers de
du conseil StIdes bureaux, de gens attachés justice, à
de commis
d'hommes nouvel
en un mot qui ont zout Tardininistration, à
ordre des choses. A ceux-là perdre dans le
quelques citoyens abusés
la se joignent
graces
par promesse des
çants SRCENE à qui l'on persuade
le
commerpeut seulleur faire payer ce que qui leur gouvernement est
da; et --- Page 14 ---
(10 $
les quoique districts tous ces particuliers fussent classés
du
dans
drapenux
Port-au-Prince et enrôlés sous les
patriotiques, le
desdécrces detassembiee
gouverneur, aul mépris
velle corporation qui nationale, antorise cettel noures, avec la marque prend le nom de volontaiau chapean; il fait arrêter distinctive d'un pompon blanc
tambonr major des
par six grenadiers le
ordre du conité provincial, tronpes patriotiques, qui, par
portant défense a tont citoyen publioit de
un arrêté
peaux pour former ancine
quitterses dracolonel Mauduit, à la tête corporation (1). Le
son régiment, protegela maison d'une compagnie de
volontaires s'assembloient
où les prétendus
ilyesta admis, et assiste à un pour leur formation:
gnal de la guerre civile. sconentinstiliensysi.
Pendant qu'an
der les
Port-au-Prince. 3 pour intimiune autre citoyens, on fait des préparatifs
arme bien plus
hostiles,
ployée contre les
dangerense est emcalomnie enfante dans représentants les
du peuple. La
ciation qui livre les chefs du casernes comité une dénonjudiciaire, à ce même pouvoir armé au pouroir
citoyens. Denx soldats,
contre les
encouragés par lappat
le (1)Ilest mois de à observer que cet arrêté avoit ét6
dans
à la séance mars du précédent, et que le gouverneur pris assistoit
neur avoit
comité où il a été pris. Le même gouvercoopéré à la formation des
sant délivrer des armes du
districts en leur faiassisté à la bénédiction des magasin du roi. Ilavoitensuite
somité provincial attestent drapeaux. Les registres du
ces faits.
ouragés par lappat
le (1)Ilest mois de à observer que cet arrêté avoit ét6
dans
à la séance mars du précédent, et que le gouverneur pris assistoit
neur avoit
comité où il a été pris. Le même gouvercoopéré à la formation des
sant délivrer des armes du
districts en leur faiassisté à la bénédiction des magasin du roi. Ilavoitensuite
somité provincial attestent drapeaux. Les registres du
ces faits. --- Page 15 ---
(1I)
de leur congé et d'une somme
déclarent qu'il existe un complot pour d'argent, faire déserter
le régiment et assassiner les sieurs de Peynier et
Mandnit, et le président du comité est annoncé
comme chef de la trame. Le colonel le dénonce
au gouverneur etl le gouverneur au ministere
blic. On instruit la procédure avec
pumais le président du comité provincial appareil; à qui on
vouloit inspirer de la terrenr et faire prendre la
fuite, déconcerte par sa fermeté les calomniateurs ; il ne leur reste plus
la honte d'une
entreprise sans succès, et AE colonel est contraint de justifier, par la voie de la gazette, la
dats promesse de qu'il avoit faite par écrit aux deux solleur congé et d'une somme d'argent (4).
Cependant les paroisses s'alarment des
ratifs hostiles faits.au Port-au-Prince ;
s'arment, d'autres font
MIntr
Il suffit de rapporter l'arrêté éclater de leur la indignation.
Petit-Goa, da 19 Jnillet. Après avoir commune du
le tablean énergique de ce qui se passe, présenté la commune ajoute:
Cc Les projets du comte de Peynier ont
C et ce sont nos concitoyens du
éclaté,
C qui doivent être les premieres Port-au-Prince victimes
Cc fureur insensée. Soutenu dans
de sa
cc seins par un de ces vils suppôts ses des noirs aristocra- desC tes, qui en France avoient juré la perte de
< monarchie, par celui qui promettoit la des- la
(1) Les affiches américaines 'rapportent l'écrit contemant la promesse, etlajustification du colonel.
sont nos concitoyens du
éclaté,
C qui doivent être les premieres Port-au-Prince victimes
Cc fureur insensée. Soutenu dans
de sa
cc seins par un de ces vils suppôts ses des noirs aristocra- desC tes, qui en France avoient juré la perte de
< monarchie, par celui qui promettoit la des- la
(1) Les affiches américaines 'rapportent l'écrit contemant la promesse, etlajustification du colonel. --- Page 16 ---
(12) )
e truction de Tassemblée
C que la France a vomi de nationale (1), par celui
Cc avoir été
son sein, et qui
*e
d'Artois, long-temps fugitifà la suite du après
est revenu
Comte
K un des officiers de Ce dans Prince. cette colonie avec
C Cesont ces
ec nier et le sieur hommes, Mauduit c'est le comte de PeyC perte; ce sont eux
qui ont juré notre
e la partie françoise de qui ont déclaré la guerre à
C eux enfin qui ont Suint-Domingner ce sont
Cc moyens surs
annoncé qu'ils avoient des
cc c'està-dire pour nous ramener à la
C verge du pour nous asservir de nouveau raison, à la
despotisme.,
< D'après toutes ces
G mune dénonce, au consilérations, la comcc blée nationale et à peuple françois, à l'assemcc partie françoise de Tassemblée générale de la
Cc coupables de lese Saint-Domingue, comme
KC de divisions
-nation, de s0ulévements,
sc contre les représentants intestines, de calomnies atroces
c cette isle,
du peuple françois de
(c les citoyens, d'nsurpations de
sur les droits de tous
€c habitants de la ville préparatifs du
hostiles contre les
KC Jaquelle sont retranchées Port-au-Prince, les
dans
CC grossies d'une
troupes soldées 9
Cc nom de volontaires soi-disante corporation sous le
Cc gent de concert et à : la qui insultent et outraEc et enfn comme
tranquillité
ENNEMIS PUBLICS les publique, sieurs
(1) Ceci a traità un propos. attribué
duit, et mentionné dans le
au colonel MauParis;
no 40 des Révolutions de
préparatifs du
hostiles contre les
KC Jaquelle sont retranchées Port-au-Prince, les
dans
CC grossies d'une
troupes soldées 9
Cc nom de volontaires soi-disante corporation sous le
Cc gent de concert et à : la qui insultent et outraEc et enfn comme
tranquillité
ENNEMIS PUBLICS les publique, sieurs
(1) Ceci a traità un propos. attribué
duit, et mentionné dans le
au colonel MauParis;
no 40 des Révolutions de --- Page 17 ---
(13)
ce comte de Peynier et Mauduit et
cc complices et
leurs fauteurs,
Cc mune les rendre adhérents 9 et déclare la comC nements qui pourroient responsables de tous les évéC prises dans la
résulter de leurs entres
cc cent vouloir opérer contre-révolution dans
qu'ils annonc çoise de
toute la partie franSaint-Domingue >).
soient Pendant le que les préparatifs hostiles se
colonel Manduit n'oublioit
fais
moyen de s'affectionner les soldats du aucuiz
qu'il vouloit rendre les instruments régiment
qu'il méditoit. Le vin répandu à du projet
dans les casernes ; des repas
grands flots
étoient appellés les canoniers fréquents et
anxquels
bâtiments dn roi; des orgies
équipages des
nel présidoit et qu'il
auxquellés le colode pieces
encourageoit; des lectures
magination supposées, des
2 faites pour enflammer, l'itroupes : tous ces
duisirent au but qu'il s'étoit
moyens confaire faire en chartre privée proposé de leur
ment dont les termes n'ont été un nouveau. serla dénonciation faite à
connus que par
un sergent, un caporal lassemblée et
générale
chement en garnison à
une partie du Vakar
se présentent, le 26 Saint-Marc. Ces militaires
rale, lui dénoncent juillet, les à l'assemblée génécapitaine du
que
sieurs de Ligneris,
régiment , et Brunet la
licutenant, se sont transportés du
aux casernes de
et ont
RLIRE:
préter au détachement Saint-Mare, le
vouluy. faira
<Je
sernient suivant: :
jure au nom de
<
Thonneur,
tout c@
K E à Xi loi plus et sacré, d'être Tades à la naauroi, de ne jamais abandon-
, lui dénoncent juillet, les à l'assemblée génécapitaine du
que
sieurs de Ligneris,
régiment , et Brunet la
licutenant, se sont transportés du
aux casernes de
et ont
RLIRE:
préter au détachement Saint-Mare, le
vouluy. faira
<Je
sernient suivant: :
jure au nom de
<
Thonneur,
tout c@
K E à Xi loi plus et sacré, d'être Tades à la naauroi, de ne jamais abandon- --- Page 18 ---
(14)
du régiment et de ne recorti
K ner les drapeaux
coloniale ni les muee noitre en rien consentant, Tassemblée si je manque au prée nicipalités; d'étre réputé traître, de passer
K sent serment, conseil de guerre et d'étre pendun.
k par un
géncrale de
Cet attentat. excite l'indignation la'
au tril'assemblée qui en renvoie toutes poursuite les machinabunal de justice .(1); lui mais font sentir en même
tions qui se la trament colonie est perdue si les troupes
temps que elle et consacrées à sa défense inpayéas par
contre les citoyens, et
térieure sont employées
des munirefusent de marcher à la réquisition milice
L'exemple de la généreuse décret aite
cipalités. risienne lui devient utile. Par un du Cap et
change Torganisation des régiments convertit en gardes
du Fort-au.Prince, 9 qu'elle
de
nationales soldées avec une angmentation
de ce décret répandlallé
paie. La connoissancé détachement de Saint-Marc, qui
gresse dans le sous la nouvelle dénomination.
s'enrôle aussitôt
instant les
Cet acte de vigueur déconcerte un son conseil
projets du gouverneur; Coustard il assemble : Mauduit ; de
composé des sieurs colonel du régiment; de
Cournoyer, lieutenant directeur des fortifications; de
la Merveillere, commandant des forces nala Galissonniere
commandant de la frégate
vales; et de la Jaille,
Le formulaire du serment et. la dénoneiation ont
(1)
du roi de Saint-Marc, qui en a
été remis au procureur
xendu plainte pardevant la sénéchaussce.
ets du gouverneur; Coustard il assemble : Mauduit ; de
composé des sieurs colonel du régiment; de
Cournoyer, lieutenant directeur des fortifications; de
la Merveillere, commandant des forces nala Galissonniere
commandant de la frégate
vales; et de la Jaille,
Le formulaire du serment et. la dénoneiation ont
(1)
du roi de Saint-Marc, qui en a
été remis au procureur
xendu plainte pardevant la sénéchaussce. --- Page 19 ---
t15)
(1). Ce conseil décide
plus temps à
n'y &
rgHer
ment de Saint-Marc perdre. L'exemple IL détachele surplus du
pouvoit et devoit entraîner
velle, le faire régiment, marcher lni enl dérober la noutoyens pour
sans délai contre les ciattaquer le comité l'accoutmer a en verser le sang >
tionales des districts; provincial les
et les gardes 1ale'f feu, 1 et forcer ceux vaincre par le fer et
carnage à se soumettre à qui l'ancien échapperoient au
marcher le régiment du
régime: ; faire
de Passemblée du nord Cap et les stipendiaires
rale ; la dissoudre
contre l'assemblée
des
; se saisir, s'il est
généreprésentants de
possible, 2
suite de
Saint-Domingue; aller entir toutes; municipalité combattre en municipalité, les anéanles
qui tenteroient de s'opposer citoyens aux efforts courageux du
potisme; Voilà le. mettre ainsi la colonie en combustion. desplan que des lettres
vent avoir été concerté entre interceptées le
proudifférens commandants du
gouverneur du
3 les
officiers de la marine
Cap, môle et les
serments, de ne jamais royale, au mépris de lenrs
toyens les troupes qui sont émployer sous leurs contre les ci-.
ordres.
Tout fut disposé
se saisir
comité provincial de Rount et
d'abord du
nationales des districts du anéantirles gardes
sieur de la Galisonniere Port-an-Prince. Le
promet les secours du
(1). La connoissance de ce
par l'interception de plusicurs lettres conciliabule a été acquise
ministre,
de M, de Peynier au
mépris de lenrs
toyens les troupes qui sont émployer sous leurs contre les ci-.
ordres.
Tout fut disposé
se saisir
comité provincial de Rount et
d'abord du
nationales des districts du anéantirles gardes
sieur de la Galisonniere Port-an-Prince. Le
promet les secours du
(1). La connoissance de ce
par l'interception de plusicurs lettres conciliabule a été acquise
ministre,
de M, de Peynier au --- Page 20 ---
( 16)
vaisseau le léopard et de la
monillés dans la rade du mégaiaT'omgageante, s
canoniers et des hommes armés Port-an-Prince : des
dre dans les différens forts de la devoient se ren- -
d'attaque écrit de la main du sieur ville. Le plan
lieutenant de vaissean, a été trouvé de à France, 9
léopard, dans les papiers du sieur
bord du
sonniere,
de
de la Galisvu sans effroi Léquipage tout
ce vaisseau n'avoit
quelques
ce qui se tramoit
pas
jours contre la ville, il avoit depuis
d'assister aux orgies des
refusé
avoit été invité ; il avoit casernes, résisté auxquelles il
même que son capitaine lui
aux instances
et avoit annoncé
faisoit à cet
préteroit
assez hantement égard(),
les
jamais à aucun acte d'hostilité quil ne se
ses citoyens forces. qu'il secourroit au contraire de contre
toutes
Le sieur de la Galissonniere
surpris de ces dispositions
ne fat pas peu
tôt de concert avec le deléquipage, etaussiparti d'éloigner le vaisseau gouverneur, du
il prend le
Port-au-Prince;
- (1). Extrait d'une lettre Interceptée,
par M. de la Jaille à M.
écrite le 28 juillet
C chasseurs du
d'Hector : C Les grenadiers et
régimentvoulurent
cc des bâtiments du roi l'honnéteté rendre auxcanonniers
a de ceux de
: ils
qu'ils avoient reçue
Cc
canonniers de LEngageane la
inviterent à leur feteles
< ces derniers seuls Levrette, du Curieux et du Léopard;
a en fht faite par leurs refuserent, camarades quelque instance qui leur
sonniere luiméme.
et par M. de ia Galis-.
RCNN
C Les grenadiers et
régimentvoulurent
cc des bâtiments du roi l'honnéteté rendre auxcanonniers
a de ceux de
: ils
qu'ils avoient reçue
Cc
canonniers de LEngageane la
inviterent à leur feteles
< ces derniers seuls Levrette, du Curieux et du Léopard;
a en fht faite par leurs refuserent, camarades quelque instance qui leur
sonniere luiméme.
et par M. de ia Galis-.
RCNN --- Page 21 ---
-
les
(17)
blée citoyens de cette ville en instruisent
générale, et. la supplient de
l'assempour garantir la ville de
retenirle vaisseau
est menacée. C Par un
l'oppression dont elle
< rale reqniert, au décret, Tassemblée
C triotisme, de la nom de Thonneur, du géné.
CC
nation, de la loi, du
pa- et
la
roi,
(C
Domingue, porticaibrement.del l'officier partie françoise de SaintC le Léopard, de nep commandant le vaisseauz
C an-Prince, et de ne point quitter la rade du PortCc çoise de Saint -
pas priver la partie frane destinées à sa défense Domingue, 1 des forces navales
(1) >).
Le 28 juillet ce décret est
par deux officiers de la garde apporté nationale au vaisseau
lissonniere au-Prince, commis à cet effet. Le sieur de du la Portde
instroit de leur
les Gas'éloigner du bord, sans mission,
force
au caporal qui les
y monter, en disant
gueus-là. (Ces faits annonçoit sont
: Chassezmoi ces
procès-verbal de ces
constatés tant par le
de Téquipage du commissaires, que par celni
décret étoit déjà. vaisseau). Mais la nouvelle du
est d'antant plus parvenue déterminé à Téquipage. Celni-ci
même jour à huit heures du à y obéir, que le
que la frégate
soir, il est informé
le sieur de la Jaille, Engageance, vient
commandée
deux canots chargés de d'envoyer au fort LidiCE
armés de sabres,
matelots et
cer la troupe de 2 terre. pistolets et fusils, pour canoniers, renforniere s'apperçoit alors Le sieur de la Galissonque tout est découvert; il
(1)Ce sont les termes du décret.
uit heures du à y obéir, que le
que la frégate
soir, il est informé
le sieur de la Jaille, Engageance, vient
commandée
deux canots chargés de d'envoyer au fort LidiCE
armés de sabres,
matelots et
cer la troupe de 2 terre. pistolets et fusils, pour canoniers, renforniere s'apperçoit alors Le sieur de la Galissonque tout est découvert; il
(1)Ce sont les termes du décret. --- Page 22 ---
(18)
heude Peynier,, à nenf
écrit aussi-tôt au comte
avec
res et demiedu soir. <Mong neindra.iatente de donner T'ordre
d'ètre à même
le donne-
< impitience vous jugez bien que je ne
désoC de virer, prévois être formellement
C rai pas, sije seroit
Ce qu'il y a de singu- de
(C béi; tout l'envoi perdu. M. de la Jaille a fait
< lier, c'est
au que fort Lislet qui a tout
C quinze hommes L'équipage en a eu connois-
< achevé de perdre.
alété obligé d'envoyer
C sance parun canot que dèslors, il a pris unani-
< à bord de la fregate; de refuser d'appareiller. Ne
mement le parti
HOSTILES d'ici à deC prenez aucunes mesures de cette lettre a été
C main, etc. >). La copie du sieur de la Galissonfrouvée dans les papiers le billet suivant, écrit et signé
niere, ainsi que
daté de quelques jours
du comte de Peynier,
mon cher la Galisprécédents : C Je vous rendre prie, à terreà trois heures
< sonniere 2 de vous et de garder votre canot.
C au gouvernement, six heures du soir, vous aurez trois
C Vers les
de Thorloge, dont deux AR-
< canots à la calle PAROISSE >).
< MÉS SANS QUE CELA
M. de la Galissonniere, pour vain- les
Cependant
de son équipage, emploie
cre la résistance
et lui peint le comité proprieres, les menaces 2 des districts, comme dés
vincial, et les citoyens
L'éfactieux qui véulent se rendre le comité indépendants. et les citoyens
lui répond : Cc Si
nous devons
se rendre indépendants,
TEEL C
conscrver la Colonic à la nation;
C rester pour
on veut les opprimer, nous
Sc si au contraire, resterpour leur donner du SGa
S dsyons encore
ie
cre la résistance
et lui peint le comité proprieres, les menaces 2 des districts, comme dés
vincial, et les citoyens
L'éfactieux qui véulent se rendre le comité indépendants. et les citoyens
lui répond : Cc Si
nous devons
se rendre indépendants,
TEEL C
conscrver la Colonic à la nation;
C rester pour
on veut les opprimer, nous
Sc si au contraire, resterpour leur donner du SGa
S dsyons encore --- Page 23 ---
NE
(19)
dans < cours. > Cette réponse, digne d'être consacrée
officiers P'histoire, de
irrite le capitaine et plusieurs
l'état-major qui
seau.
abandonnent le vaise
Sa résistance ne fait que retarder d'un
projets hostiles qui se tramoient
jour les
inité provincial, et les citoyens des contre le COprend alors des mesures contre le districts. Oa
de nombrenx détachements
vaisseax méme;
forts, on en Fait lever les sont placés sur les
les bombes et les boulets canons, on apprête
ger sur le vaisseau (1). rouges pour les diriLe même jour, 29 juillet,
au-prince, - deux citoyens de la arrivent au Port4
la ville des Cayes: ils étoient garde nationale de
quets da comité paroissial de cette porteurs d'un paau comité provincial. Dans
ville, adressé
renfermées des dépêches
ce paquet, étoient
an comte de Peynier, et Anatemnleraaicaes récemment
Cayes, par l'aviso le Serein; ; les arrivées aux
avoient déterminé le comité à
circonstances
sance de ces dépèches, et
prendre connoisnouvelles
n'yayant trouvé que des
il s'étoit empressé satisfaisantes d'en en date des 11 et 12 juin, *
envoyer des copies au
(1)Extrait de la lettre du sieur de la
tor : C Je vous envoie un billet
Jaille à M. d'Hec-
(c d'écrire au capitaine de la que M. de Peynier vient
C s'occupe dans ce moment frégate à
LEngageante, qui
< équipage le fort PIsletet Ze armer des gens de Sor
& qu'on craint une coalition entre fort la Saint-Joseph, parceville et le vaisseau.s
Ba
date des 11 et 12 juin, *
envoyer des copies au
(1)Extrait de la lettre du sieur de la
tor : C Je vous envoie un billet
Jaille à M. d'Hec-
(c d'écrire au capitaine de la que M. de Peynier vient
C s'occupe dans ce moment frégate à
LEngageante, qui
< équipage le fort PIsletet Ze armer des gens de Sor
& qu'on craint une coalition entre fort la Saint-Joseph, parceville et le vaisseau.s
Ba --- Page 24 ---
(20)
comité provincial, et les
neur, avec expédition de son originaux arrêté au gouver
tant que CC M. le général seroit
du 26 pora
ec former aux wues
de engagé à se con-
€ et à se départir des pacifiques notre bon roi,
C roft avoir adoptés, et faux dont principes il
qu'il pa-
€ sonnellement
demeurera perEC
les ordres responsable, qui lui sont s'ily persiste, mal.
€C S roi de s'en
donnés de la part
Cc les circonstances désister, et de faire tout ce que
ec paix et Tunion, dans exigeront le pour maintenir la
e de commander >2.
pays qu'il al'honneur
Telle étoit en effet la substance de
ches : suppression de toute
ces dépé.
et de tout signe qui seroit marque distinctive,
fester des divisions et des propre à manitoyens, établissement de la partis entre les cis
monie entre ceux-ci et les plus grande hardre au gouverneur de se troupes réglées, ordérations qu'ils voudroient préterà toutes les féles autres; regrets dans le faire les uns avec
coloniale n'auroit
cas où l'assemblée
contraire, recommandation pas eu lieu, et dans le cas
guider par le voeu de cette assemblée. au gouverneur de se
intentions paternelles de sa
Voilà les
nistre manifestoit au comte Majesté, de
que le miPeynier.
à dix Les heures porteurs du de ces dépêches étoient arrivés
les
soir. Le comité provincial, dont
dessus séancesordinaires. du
se tenoient dans unes salleancorps-de.garde
ennordinairement chez M. mational,s'nsembia. exanembres, où la lecture Duchemin, un de ses
eu répandant T'allégresse dans publique les de ses pieces,
coeurs des. cis
CHMR
manifestoit au comte Majesté, de
que le miPeynier.
à dix Les heures porteurs du de ces dépêches étoient arrivés
les
soir. Le comité provincial, dont
dessus séancesordinaires. du
se tenoient dans unes salleancorps-de.garde
ennordinairement chez M. mational,s'nsembia. exanembres, où la lecture Duchemin, un de ses
eu répandant T'allégresse dans publique les de ses pieces,
coeurs des. cis
CHMR --- Page 25 ---
(213
intéressantes toyens présents leur fit croire que ces nouvelles
ses préparatifs obligeroient hostils; le gouverneur à cesser
le contraire.
mais l'événement prouya
la La tenue du comité quel'on
salle ordinaire de ses séances croyoit réuni dans
lonel Mauduit, une circonstance 9 parut au COà négliger, qu'une seule
d'autant moins
pour se saisir du comité attaque suffisoit alors
en méme-temps le
provincial, et détruire
le danger des
eorps-de-garde national, où
insulte. avoient circonstances, attiré
, et la crainte d'une
et une garde plus forte l'état-major qu'à l'ordinaire. des distriets,
séquence, tout est disposé non-seulement En conl'attaque mais encore pour
pour
secours ne parvienne aux empécher qu'ancun
ment est sur pied, des pelotons citoyens. de Tout le régiplacés à tous les carrefours ; tout soldats sont
d'être paroft dans une rue, a ordred dei
particulier qui
tué; un détachement erentrer, , sous peine
de l'église, pour empêcher s'empare des portes
aux cloches
que l'on ne parvienne
etqr'onnesomnier le toesin.
à la Enfin, suite d'une au milieu des ténebres de la nuit, et
le colonel
orgie dans sa propre
Mauduit, à la tête des
maison,
dela régiment, commandés
le sieur grenadiers diz
compagnie des
Campan, et
de volontaires à
suivi d'une
t.RLns
che avec quatre pompon canons blanc de s' se met en troupe marmitrailles; il divise ensuite campagne chargés à
corps, le premier arriye
sa troupe en deux
frontforts; la sentinelle au coin de la rue des
de-garde national, entendant postée en avant du corpsle bruit de cette
B3
des
maison,
dela régiment, commandés
le sieur grenadiers diz
compagnie des
Campan, et
de volontaires à
suivi d'une
t.RLns
che avec quatre pompon canons blanc de s' se met en troupe marmitrailles; il divise ensuite campagne chargés à
corps, le premier arriye
sa troupe en deux
frontforts; la sentinelle au coin de la rue des
de-garde national, entendant postée en avant du corpsle bruit de cette
B3 --- Page 26 ---
: 22 )
troupe qui paroissoit vouloir entrer dans la rue
dauphine , où est situé le
qui vive? et sur la réponse corps-de-garde, de cette
crie :
caporal, et quatre citoyens de la
troupe 9 un
se présentent pour recevoir le mot garde nationale
leur est donné par ce
d'ordre qui
lieu de continter sa marche, détachement; il se
mais au
taille au carrefour des deux
range en barue dauphine.
rues, en cernant la
Peu de temps après, le second
sente du côté opposé au coin des rues corps se prédauphine; la sentinelle crie, le mot bonnefoi et
demandé et reçu; et la troupe aussi-tôt d'ordre est
en bataille, fermant la rue
de rangée
que le corps-de-garde national dauphine, sorté
bloqué entre les deux
se trouvoit ainsi
troupes.
Le sieur Nicolas, capitaine
des
tricts, , prévoyant moins le
général
disles
danger qui menaçoit
que citoyeus l'on avoit 2 que dessein l'insulte de qu'il.ne doutoit pas
aales, donne ordre aussitôt faire aux gardes natioau sieur de la Souchere-Riviere, 9 major général, de se
avec un détachement de la garde transporter
la salle hante, destinée
nationale dans
provincial,
aux séances du comité
étoient déposés. pour garantir les drapeaux qui y
surplus de la 1 se dispose Jnui-même avec le
garde à reponisser l'insulte.
Mais voyant l'inaction des deux
restoient sans mouvement, il
troupes qui
à l'officier qui commandoit sort, et se présente
ments, et lui demande
un des. deux détacheréponse de celui-ci: ponrquoi il est là. Sur la
Que zels sont ses ordres, le CaHA
séances du comité
étoient déposés. pour garantir les drapeaux qui y
surplus de la 1 se dispose Jnui-même avec le
garde à reponisser l'insulte.
Mais voyant l'inaction des deux
restoient sans mouvement, il
troupes qui
à l'officier qui commandoit sort, et se présente
ments, et lui demande
un des. deux détacheréponse de celui-ci: ponrquoi il est là. Sur la
Que zels sont ses ordres, le CaHA --- Page 27 ---
- C
a3 )
livrer pitaine bataille général ajoute : avez-vous dessein de Mons
ficier lui
et de nous égorger? A quoi l'ofpréserve de répond pareils avec dissimulation : Dicu nous
sentiments !
A peine le capitaine général a-t-il rejoint Ia
coeps-de-gardo sont désarmées national, que les deux sentinelles
deux détachements par ordre du sieur Mauduit, les
et resserrent l'intervalle se rapprochent sur le centre,
corps-de-garde.
qui étoit entre eux et le
Aussi-tôt le
touré d'officiers, et précédé colonelMauduit, de
enentendre 9 et crie à la garde nationale sapeurs, se fait
rendre. Elle répond,
de se
se rendra pas. Dans le qu'elle est à sor poste et ne
crie du haut de la
moment, le major général
et s'adressant à la galerie : Citoyens 7 ne tire(pas,
C ne tireront pas les tronpe ennemie : C Les citoyens
premiers >). (1)
Le colonel Maudnit, qui, ponrsed
desiré que le premier feu ent été disculper, fait
les edt
toyens, trompé dans son attente
par cidesubrerfugertf faitaussi-tôt
9 voulut user
mais sa ruse n'ayant aucun succès. brilertrois amorces;
plus;les bataillons
, il ne balance
jusqu'alors,
s'ouvrent, et les canons, cachés
queterie; les , joignent leur feu à celui de la mousmais la mitraille citoyens des assaillis font leur décharge;
rigé d'une
canons, et le feu mieux dien déroute; troupe les soldats, expérimentée les a bientôt mis
7 la bayonnette au boutd du
(1) Tous ces faits sont attestés par des procès
dressés en bonne. forme.
verbaux
B4
jusqu'alors,
s'ouvrent, et les canons, cachés
queterie; les , joignent leur feu à celui de la mousmais la mitraille citoyens des assaillis font leur décharge;
rigé d'une
canons, et le feu mieux dien déroute; troupe les soldats, expérimentée les a bientôt mis
7 la bayonnette au boutd du
(1) Tous ces faits sont attestés par des procès
dressés en bonne. forme.
verbaux
B4 --- Page 28 ---
(24)
fusil, forcent le
lier, capitaine des corps-degarde; districts,
le sieur Bourdereux citoyen, veut leur
intrépide et valeuquinze coups de
résister; il est percé de
a peine à
bayonnete, et la rage des soldats
les corps s'assouvir de deux sur lui, même après sa mort,
méme-temps (les sieurs autres citoyens assassinés en
sont foulés aux pieds, une Brogniars et Flandrin)
une trentaine faits
vingtaine sont blessés,
outragés par les soldats prisonniers, et cruellement
nent aux casernes; le quiles pillent et les traisalut que dansla fuite surplus : le
ne troute plus de
abandonné est forcé de capitaine général ainsi
Les furieux montent dans prendre la le même parti.
major général ne
salle haute, où le
drapeaux,
put long-temps défendre ses
fut fait qu'il ne voulut point abandonner. Il
prisonnier. Les
et trainés
drapeaux furent enlevés
bours ignominiensement les caisses des
brisées, 9 les registres des gardes
tams
arrachés et emportés.
nationales,
Les soldats, entrent ensuite dans la
cent les appartements
cour, forcette cour par un traiteur occupés très dans le fond de
meubles sont brisés
accrédité; ses,
le pillage et le butin 3 sont son la argenterie enlevée ;
mise à cette troupe, payée parles récompense prodépouillent; elle s'en
citoyens qu'ils
et ajoute à son atrocité retourne en
avec sa proie, 7
son des clarinettes et des cimballes. faisant entendre le
Le colonel Manduit, furieux de
trouvé les membres du
n'avoir point
tôt des piquets de soldats, comité, chez envoie aussid'entre eux pour se saisir de leurs les principaux
personnes;
CITAE
ée ;
mise à cette troupe, payée parles récompense prodépouillent; elle s'en
citoyens qu'ils
et ajoute à son atrocité retourne en
avec sa proie, 7
son des clarinettes et des cimballes. faisant entendre le
Le colonel Manduit, furieux de
trouvé les membres du
n'avoir point
tôt des piquets de soldats, comité, chez envoie aussid'entre eux pour se saisir de leurs les principaux
personnes;
CITAE --- Page 29 ---
(a5)
majs le: bruit de la scene horrible
de se passer les avoit éveillés et mis qui venoit
gardes. 1ls ne purent être trouvés,
sur leursToute la nit,le: reste des
et la
ration resterent sur pied dans troupes les rues corpoquiconque leur paraissoit du parti 7 arrêtant
Le sieur Mauduit se rend
des citoyens.
le gourverneur Peynier, les au gourvernément où
lissonnicre et plusieurs officiers ssieur-Coustard, tant du
la Gaquedelamarine et de la corporation, le régiment
comme un héros qui vient de renporter reçoivent la
tandis glorieuse victoire sur les ennemis de
que c'est dans le
mbis
vient de
sang des citayens qu'ii
avecdes troupes tremper ses mains 9 taudis que c'est
tenues de canans disciplinées, qu'il vient bien armées, etsozide garde, on plutôt une simple d'assiéger maison un corps
geoise défendue par une troupe de
bourexpérience, et mal armés. Il
citoyens sans
cc général, yous voyez bien s'écrie en entrant: :
C ment pour le conseil que ce n'est pas seuletend aussitôt' sur un que je suis' bon, >> il s'6citations des
canapé, où il reçoit les féliassistants. (i)
S
la A peinelejour euti il éclairé
nuit, que la consternation Thorriblescene de
dans tous les coeurs des
s'est répandue,
d'entre eux craignant citoyens la ; beaucoup
devint générale, se sont que proscription ne
ville, et d'en emporter cmpressés de quitter la
une partie de leurs ef-
(1) Un témoin digne de foi, présent à cette
rapporté le fait et les paroles de ce colonel.
scene; a
ants. (i)
S
la A peinelejour euti il éclairé
nuit, que la consternation Thorriblescene de
dans tous les coeurs des
s'est répandue,
d'entre eux craignant citoyens la ; beaucoup
devint générale, se sont que proscription ne
ville, et d'en emporter cmpressés de quitter la
une partie de leurs ef-
(1) Un témoin digne de foi, présent à cette
rapporté le fait et les paroles de ce colonel.
scene; a --- Page 30 ---
(28 5
fets. Le pouvoir exécutif et
de Tadministration et du militaire, les agens
soutenus d'une corporation pouvoir jndiciaire,
cien regime 2 des soldats interessée à l'anen maison, et forçant le sabre courant à la de maison
citoyens enrôlés sous les
main les
nationales à remettre leurs drapaux des gardes
çoit que le
alloit armes 2 tout annonle port au despotisme prince, Le
senl régner dans
réprésentants le
peuple n'avoit plus de.
le
comité étoit poursuivi
militaire, ses membres avoient été forcés par
prendre la fuite; : et, comme si une
de
pression fait
pouvoit être justifiée, le pareille opdans paroftre ce même' jour une gonverneur a
laquelle il qualifie
proclamation
turne, la rémion des gardes d'aurorinement noccorps de garde; il suppose
nationales les
à leur
comité en faisoient partie
il membres du
qu'à dire,
20 va même
tés,
qu'ily en avoit eu
jusce qui étoit démenti
plusieurs le fait d'arrécherche à justifier l'assassinat par
même: il
avançant qu'ils ont tiré les
des citoyens en
soldats tués O11 blessés premiers, il cite les
cacher au public la 2 et a, grand soin de
d'un grand nombre de mort et les blessures
autorité
il citoyens, enfin de son
créé
abuolue, Casse le comité
par les représentants de la partie provincial, de l'ouest.
Le
gouverneur ne s'en, tient pas à cet acte.
(1) Le sieur Isnardy, citoyen
membre du comité qui se trouvoit paisible, est le seul
il étoitlui-méme de service.
au corps-de-garde, ot
Cahe
soin de
d'un grand nombre de mort et les blessures
autorité
il citoyens, enfin de son
créé
abuolue, Casse le comité
par les représentants de la partie provincial, de l'ouest.
Le
gouverneur ne s'en, tient pas à cet acte.
(1) Le sieur Isnardy, citoyen
membre du comité qui se trouvoit paisible, est le seul
il étoitlui-méme de service.
au corps-de-garde, ot
Cahe --- Page 31 ---
(27)
Il faity paroftre, le même jour 30 Juillet, nne
conde
selaquello, proclamation en date de la veille; dans
jonrs
onbliant qu'il a lui-méme, dic
lonie, auparavant, le
proclamé, dans toute la
voeu des
R
semblée
paroisses qui maintient l'astrois
générale et adhere à ses travaux, que
jours après ila a écrit à l'assemblée
annoncercétte
pourlui
seroit empresé proclamation, de
et lassurerqu'il
public 5 oubliant concourir avec elle au bien
il accuse cette même ces circonstances: intéressantes, 7.
se rendre
assemblée, d'avoir voulu
d'avoir indépendante dès SOTL principe, et
contimé à agir en
geant ensuite, lui-méme, conséquence; s'ériSOUVERAIN DES
tout-à-coup en JUGE
françois de S. REPRESEXTAXTS il les du peuple
et leurs adhérents Domingue, traitres à la déclare eux
minels envers la nation et le patrie, roi; il et cril'assemblée générale 7 déclare
va casse faire
marcher les troupes contre elle, qu'il
tous les officiers pour le roi, de le ordonne à
avec les forces qu'ils ont en mains seconder
invite les citoyens qui
; enfirs
tion, ce la loi et cuL restent/ideles roi, i se réunir à la napour concourir. à sauver la patrie.
à lui
Cette proclamation devenoit le
de
guerre civile: en effet la grande signal
la
paroisses avoit confirmé
majorité des
et adhéré à ses
l'assemblée générale,
comme adhérens travaux à
et à ses principes ;
l'assemblée
citoyens de ces paroisses sont déclarés générale, les
gouverneur traitres cs la patrie et
par le
ervers la nation et le roi, D'un autre criminels côté la
à sauver la patrie.
à lui
Cette proclamation devenoit le
de
guerre civile: en effet la grande signal
la
paroisses avoit confirmé
majorité des
et adhéré à ses
l'assemblée générale,
comme adhérens travaux à
et à ses principes ;
l'assemblée
citoyens de ces paroisses sont déclarés générale, les
gouverneur traitres cs la patrie et
par le
ervers la nation et le roi, D'un autre criminels côté la --- Page 32 ---
(28 )
ville du Cap, et quelques
par des intérêts particuliers paroisses déterminées
dissolution de l'assemblée avoient voté pour la
verneur les appeile fdeles générale:(s) à
Le Goiet au roi; et les invite à la nation, i la loi
milutaives, qu'il a à sa
se réunir aux forces
déployer contre l'assembléc disposition: : et qu'il va
rens : ainsi d'après son
générale et ses adhévont s'armer contre leurs invitation, les citoyens
freres contré les freres.
concitoyens, s les
de la nuit
Déja' dans le massacre
son pere di précédente, un
de on avoit vu un fils blesser
pes
coup
fusil (2); ainsi
réglées 9 loin d'être
les trouavec les gardes nationales invitées à se fédérer
crivoit, vont être mises comme le roi le prèsen action contre elles;
(1) Il seroit difficile d'assurer
majorité des citoyens du
quel est le voeu de la
générale : lorsque les districts Cap au sujet de l'assembiée
le donner, il ne se trouva dans ont été convoqués pour
viron trente à quarante
chacun d'eux qu'encomposé de trois à
personnes 3 tandis qu'il est
dés émissaires de l'assemblée quatre cents. Les procédés violents
écarté la plus grande partie des provinciale en avoient
notaire , homme
citoyens. Le sieur Tach,
plaider la cause de paisible l'assemblée et considéré, ayant voulu y
générale, a été tellement
maltraité, qu'ilen est mort peu de jours après.
(2)Lesienr Martin
de service au corps-de-garde pere,honnête citoyenaubergiste, (
,étoit.
chez les sieurs Trottier et national; son fils, commis
comme ses bourgeois arboré Michereau, le
négociants, avoit
pompon blanc, et étoit à
ur Tach,
plaider la cause de paisible l'assemblée et considéré, ayant voulu y
générale, a été tellement
maltraité, qu'ilen est mort peu de jours après.
(2)Lesienr Martin
de service au corps-de-garde pere,honnête citoyenaubergiste, (
,étoit.
chez les sieurs Trottier et national; son fils, commis
comme ses bourgeois arboré Michereau, le
négociants, avoit
pompon blanc, et étoit à --- Page 33 ---
(29)
tel étoit le résultat du plan déja
le gouverneur, l'assemblée du combiné entre
du pouvoir exécutif en cette Cap, et les
ments subséquents le
ville : les PaRts
démontrentdep plus en plus.
La nouvelle de Phorrible scene du
ainsi que de la proclamation
29 au 30,
comte de Peynier, parvient à monstruense du
Deux citoyens des districts Saint-Marc,le 31.
sacre, viennent l'apporter échappés au masgnation s'empare de tous eux-mêmes. les
L'indimune de cette ville se
esprits ; la comgénérale, Ini demande transporté à l'assemblée
ses freres, et jure à son vengeance tour de du sang de
la derniere goutte de son répandre jus2a5 les
sang, pour déreprésentants de Saint-Domingue
le Déjalesieur roi à Saint-Marc, de Grimouville, commandant
avoit donné sa
pour ne pas êtré
MhutpeNr
de ses
l'instrument de
le sieur concitoyens Bourdon : son exemple est T'oppression imité
tration
de' Trimont, officier
par
chargé du service dans le d'adminisdépartement
l'attaque du corps-de-garde. La blessure
le
reçut irrita tellement la mere, qu'armée que pere
elle courut dès le lendemain chercher d'un sabre,
poignarder : il fut obligé de se cacher. son fils pour le
bre des volontaires qui ont combattu
Dans le nomet ont été blessés, on a remarqué le sieur contre les citoyens
à cette époque fonctions de
Clark, faisant
seil supérieur, et un sieur chevalier procureur-général des
au condu comte d'Artois,
Brosses, offiçier
lement la mere, qu'armée que pere
elle courut dès le lendemain chercher d'un sabre,
poignarder : il fut obligé de se cacher. son fils pour le
bre des volontaires qui ont combattu
Dans le nomet ont été blessés, on a remarqué le sieur contre les citoyens
à cette époque fonctions de
Clark, faisant
seil supérieur, et un sieur chevalier procureur-général des
au condu comte d'Artois,
Brosses, offiçier --- Page 34 ---
(30) )
de Saint-Marc. cc Oui, monsieur
Cc soit le sieur Bourdon dans le président, diC blée, ili n'cest pas possible à sa lettre à l'assemC manité d'enteridre
tout ami de P'huC le récit des horreurs sans frémir d'indighation
C ser au Port-an-Prince; qui viennent de se"pascc poids des attentats ; agité, oppressé, du
Ec publiqne, je déclare commis contre la liberté
C entre les mains de solemnellement abjurer
€C service qui m'attache T'assemblée à des
générale, un
Cc, gouvernément
relations avec un
& mes
qui a décidé le massacre de
concitoyens >.
L'assemblée générale par un décret
jour C invite au nom de
du même
Cc lut de la patrie en
Thonneur, et du saG de la partie française danger, de S. toutes les paroisses
CC courir très
Domingue, d'acC freres du promptement, au secours de leurs
C
Port-an-Prince,
clare le comte de
qu'on égorge ; dé-
< duit, Coustard, Peynier , et les sieurs MauC et de la Merveillere Couznoyer, la Galissonniere
Cc la nation, ennemis (ses conseils) traîtres à
CC les proscrit >).
publics > et comme tels
Considérant ensuite qu'elle a été
près le veu libre du peuple, maintenue formée d'asccond voeu, exprimé en exécution des, décrets par un
semblie nationale des. 8, et
de l'assecond décret
28-Mars, elle rend un
<C séditieuse et attentatoire qui (C déclare 7 incompétente,
Cc l'assemblée nationale
tant aux décrets de
EC toyens de la partie
qu'aux droits des ciCc la proclamation française de S. Domingue,
R le sieur comte de mensongere et despotique qué
Peynier a Qsé Publier le 29
exprimé en exécution des, décrets par un
semblie nationale des. 8, et
de l'assecond décret
28-Mars, elle rend un
<C séditieuse et attentatoire qui (C déclare 7 incompétente,
Cc l'assemblée nationale
tant aux décrets de
EC toyens de la partie
qu'aux droits des ciCc la proclamation française de S. Domingue,
R le sieur comte de mensongere et despotique qué
Peynier a Qsé Publier le 29 --- Page 35 ---
(31)
C juillet dernier contre leurs
Cc qu'il n'a rendu que
représentants, et
C nats qu'il préméditoit pour de faire autoriser les assassiC citoyens dans la nuit suivante exécuter sur. les
Cc Manduit; déclare
par le colonel
< comte de Peynier est. que d'antant ce nouyeau crime du
<c qu'il P'ac cominis au mépris des orires plus punissable,
Cc transmettent les dernieres
du roi, quilui
C en, faveur des citoyens, des dépêches du ministre
CC sur-tout de l'assemblée
municipalités, et
C tantsdela
générale des représenpartiefrançoisé de
Cc
Saint-Dominguee
Enfin par un troisieme
€c relatéles crimes dont le comte décret, de , après avoir
CC souillé, elle déclare
Peynier s'est
CC titué, par le seul fait, qu'il du est et demeure desCC
françoise de
gouvernement de la
C Fertr à
Saint-Domingne fait déCc qualité, qui sous que ce soit de lui obéir en cette
peine d'être
<C sa trahison >), Le' décret relate réputé complice de
lits qui éloignent du
ensuite les déS.-Vincent et Coustard, gouvernement les sieurs de
pelloit après le sieur de que l'ordonnance y, apC déclare à P'unanimité Peynier. c L'assemblée
Cc général de la partie que le commnandement
C gue est et demeure françoise dévolu de Saint-DominCC qu'a ce qu'ily ait été autrement provisoirement et jusC à M. de Fierville,
pourvu par le roi,
CC particulier de la ville actuellement des
commandant
C triotisme s'est fait connoître Cayes, dont le paCC dans les circonstances
sans équivoque
CC cette colonie>.
critiques où se trouve
le Ces décrets sont reçus avec
peuple de Saint-Marc, qui acclamation fait
par
aussitôt des
gue est et demeure françoise dévolu de Saint-DominCC qu'a ce qu'ily ait été autrement provisoirement et jusC à M. de Fierville,
pourvu par le roi,
CC particulier de la ville actuellement des
commandant
C triotisme s'est fait connoître Cayes, dont le paCC dans les circonstances
sans équivoque
CC cette colonie>.
critiques où se trouve
le Ces décrets sont reçus avec
peuple de Saint-Marc, qui acclamation fait
par
aussitôt des --- Page 36 ---
(32 )
préparatifs à
pour opposer une
quiconque se rendroit en cette vigourense ville défense
cipalité projets hostiles. Le comité (et ensuite la avec des
installée six jours
muniet nuit des mesures
après) s'occupe jour
plus pressantes, que convenables, des
et d'autant
Prince anmonçoient le nouvelles du Port-augageante, et ajoutoient départ de la frégate l'encontre Saint-Marc. qu'elle portoit des troupes
Sur ces informations,
instrnite du patriotisme 7 l'assemblée générale,
seau le léopard, nomme qu'avoit montré le vaisse transporter à son
deux dans commissaires
au-] Prince. Ces.
bord,
la rade du Rour
Marc le même jour commissairés 31 juillet. partent de SaintPrince Les préparatifs faits dans les forts du
du fort pour détruire le vaisseau mouillé Port-auTIslet, la nouvelle
auprès
mes devoient venir la nuit que deux cents homle départ subit de la
pour le surprendre -
ces considérations avoient frégaté l'engageante ; toutes
mandéalors par M. le baron forcé de Requipage comchevalier de S. Louis,
dudit vaisseau, prendre lientenant en pied' à
toutes
eTinet
cessaires pour ne pas le laisser les mesures névoirdes agents du
tomber au pouce: ill'avoit fait torer gonvernement. hors de la En conséquen-.
lets ronges et des bombes;
portée des bousuite député au sieur de la Téquipage avoit enl'inviter à. venir, reprendre son Galissonniere pour
le ainsi queles officiers qui iétoient commandenient,
sieur dela Galisomniere
descendus. Mais
à M. de
avoitrépondu parécrit
Santo-Domingo : C Je ne me rendrai
pouce: ill'avoit fait torer gonvernement. hors de la En conséquen-.
lets ronges et des bombes;
portée des bousuite député au sieur de la Téquipage avoit enl'inviter à. venir, reprendre son Galissonniere pour
le ainsi queles officiers qui iétoient commandenient,
sieur dela Galisomniere
descendus. Mais
à M. de
avoitrépondu parécrit
Santo-Domingo : C Je ne me rendrai --- Page 37 ---
(33)
Cc point à bord
Cc desirer: J'ai quoique Péquipage paroisse le
C puis plus prétendre perdn sa à confiance; le
; dès lois je ne
comnander (1): >).
tant D'après cette répouse, les effets
atl sieur de la Galissonniere appartenants.
officiers de Pétat-mnajor
qu'à cenx des
le vaisseau, avoient été qui avoient abandonné
des papiers' du sieur de la renvoyés fà l'exception
visite fot faite à la demande Galissonniere, dontla
parmi lesquels ont été trouvées de Téquipage, et
qui dlémontrent, entre "autres plusieurs lettres
tion du gonvernenr, de
choses, la coalides antres "officiers de la ce chef de la station et
mandants au Cap, aux Môles marine et royale, comempécher ou contrarier de tout aux leur Cayes, ponr
leablissement des munieipal.tés.
pouvoir
devant L'inutilité et le danger d'un
le
plus long séjour
seaude en Port-au-Prince, avoit déterminé le
henres du appareiller le premier de ce mois, vaisMarc les ordres matin, de 9 pour aller prendre à Saint- cinq
rendre en France, attendu Tassemblée la fin générale, et se
de la station.
(1) Cette lettre, ainsi que tous les faits qui
lavaisseau, ont été
concernent
à bord, et. signé tant consignés dans, ai n procès verbal dressé
et les ofliciers de par M. le baron de
l'état major,
Sanio-loeninguo
niers et tout féquipage. Le que par lès officiers marités ou qui vont l'être sont tirés surpit us des faits déja rapporde pieces authentiques,
Oil de procès verbaux ou
l'assemblée générale, soit déposés des dans les archives soit de
enfin des mwsicip-lités.
comités paroissiaux, soit
C
signé tant consignés dans, ai n procès verbal dressé
et les ofliciers de par M. le baron de
l'état major,
Sanio-loeninguo
niers et tout féquipage. Le que par lès officiers marités ou qui vont l'être sont tirés surpit us des faits déja rapporde pieces authentiques,
Oil de procès verbaux ou
l'assemblée générale, soit déposés des dans les archives soit de
enfin des mwsicip-lités.
comités paroissiaux, soit
C --- Page 38 ---
Il est rencontré
(34)
missaires de l'assembléc. par le bateau qui portoit les comavec, toute la considération Ceux-ci due y sont reçus
tants de la colonie ; ils lui
aux représentant des décrets de l'assemblée donnent connoissance
ministérielles
que des dépêches
Récemmentarrivdely les
d'allégresse ne peuvent se contenir transports
intentions paternelles du roi en
au récit des
toyens de toutes les classes
faveur des cis'eflorce de maintenir la
2 parmi lesquels il
dekiveler roi! Ywvelanatinl paix et l'union. Les cris
retentissent dans tout le vaisseau. Vive lamemitegendrmid
composée d'un officier de
Une députation
maîtres et de guatre hommes Tétat-major, dé
dequatre
dans le même instant sur le T'eguipage, part
saires
aller porter à bateau des commisl'offre Tonr secours du
l'assemblée générale
de la'colonie.
léopard contre les ennemis
la baie Cependant de
le vaisseau louvoyoit à l'entrée de
pris pour la Saint-Marc, frégate
dans Tdloignement il est
répand dans la ville; T'engageante, les
et l'alarme se
étoient à peine commencées mesures de défenses y
rale qui siegeoit en cet instant, 7 l'assomblée géne
pliée instamiment parle comité de est. aussitôt suppourvoir à la surcté des
cette ville, de
ce représéntants de Saintres
des
Deminpie.nemas
lui permettent de 9.c
mesures ultérieuprend des précautions
garantir. L'assemblée
d'aller continuer sa pour ses archives, et arrête
à une demi-lieue de séance, la
au lieu dit les Guères,
tée par la compagnie des ville, où elle est escordées, par un grand nombre gardes de nationales solcitoyens, et er
suppourvoir à la surcté des
cette ville, de
ce représéntants de Saintres
des
Deminpie.nemas
lui permettent de 9.c
mesures ultérieuprend des précautions
garantir. L'assemblée
d'aller continuer sa pour ses archives, et arrête
à une demi-lieue de séance, la
au lieu dit les Guères,
tée par la compagnie des ville, où elle est escordées, par un grand nombre gardes de nationales solcitoyens, et er --- Page 39 ---
(35) )
outre précédée et suivie de deuix canons de
pagne.
camdu L'arrivée des commissaires et de la
vaissean rassure les citoyens et dépntation
semblée dans le lieu ordinaire de ses ramene l'asdéputation de
y est reçue avec de vifs séances; la
satisfaction : CC Messieurs, a dit transports
C l'officier quiportoit la
modestement
c pli nos devoirs et satisfait parole,nous avons rem-
<c tnissant à IOS freres, les nos bons cceurs, en nous
C partie françoise de
citayens de la
cc mes aux ordres del l'assemblée Saint-Donningue, nous somC la soutiendrons de toutes
générale et nous
c que dans son maintien réside nos forces, le
1 petsnadés
C lonie, et que sauver la colonie c'est salut de la Cocc lement la Frances. L'assemblée
servir uticrété que le vaisseau le Léepard, générale a déjour, Surnommé le sauveur des
seroit, dès ce
noms, tant des officiers que du François, surplus et de que les
page, seroient inscrits sur ses registres. l'équiLemême jour un brigadier de
déguisé en matelot, est arrêté par maréchausoée, le sieur
exempt. Il se trouve nanti d'un
Coste,
mant deux lettres,Tune écrite par paquet le sieur rénfer4
noyer, lieutenant colonel du régiment du Cours
an-Prince, et membre du conseil du Portneur. Cette lettre adressée à l'officier gouvermandoit ci-devant le détachement en qui comSaint-Marc, lui faisoit le récit du garnison à
massacre du
Dats-nukoneteaphale cetre
C matheureusementr nos canonsne,
phrase atrore:
< ter assez liaut pour les joindre, pouvoientsel poin.
sc monsqueterie quilattpas. Il iln'ys a que la
ajoutoit: vous zud
Ca
-Prince, et membre du conseil du Portneur. Cette lettre adressée à l'officier gouvermandoit ci-devant le détachement en qui comSaint-Marc, lui faisoit le récit du garnison à
massacre du
Dats-nukoneteaphale cetre
C matheureusementr nos canonsne,
phrase atrore:
< ter assez liaut pour les joindre, pouvoientsel poin.
sc monsqueterie quilattpas. Il iln'ys a que la
ajoutoit: vous zud
Ca --- Page 40 ---
(56 )
verrez dans peu de jours à
détachement.
Saint-Marc, avec Un
de L'autre la
écrite par le sieur le Fievre,
Prince, corporation étoit
des volontaires du capitaine
taires de
adressée à la compagnie des Port-au- volonRaynand, Saint-Marc, sous le couvert du sieur
négociant, leur
apprenoit la scene du 29 au capitaine. 30
Elle leur
Tintelligence,
juillet, vantoit
lonel Mauduit, Tintrépidité et le sang-froid du COcorporation se joindroient annonçoit que 50 membres de la
ment qui marcheront
aux troupes du régirale, exhortoit enfin les contre l'assemblée généMarc à concourir de toutes volontaires de Saintcès de cette expédition.
leurs forces au sucCes lettres lues à
sence du comité de l'assemblée la
générale en préles saisissent d'une nouvelle commune de Saint-Mare,
sident du comité
indignation; ; le prélité des volontaires, proteste dont la' sur le champ dela lidécréée dèsles premiers moments compagnie de la avoit été
renonvelle, d'être
au nom de la
révolution,
fidele àila nation, à commune, la
le serment
constitution de
loi, au roi et à la
cun des citoyens Saint-Deningen, est
et déclare que chapour le maintien de déterminé à tout sacrifier
l'assemblée
protestations: se renouvellentle générale. Ces
officiers des troupes
même jour parles
qui se rendent à cet eflet patriotiques de Saint-Marc,
alassemblée.
La commune
taine général pour s'assemble, commander et nomme un capiplan de défensess son choix tombe et ordoriner le
sur M, le mar-
à la
cun des citoyens Saint-Deningen, est
et déclare que chapour le maintien de déterminé à tout sacrifier
l'assemblée
protestations: se renouvellentle générale. Ces
officiers des troupes
même jour parles
qui se rendent à cet eflet patriotiques de Saint-Marc,
alassemblée.
La commune
taine général pour s'assemble, commander et nomme un capiplan de défensess son choix tombe et ordoriner le
sur M, le mar- --- Page 41 ---
(37)
tis de Cadusch ancien
créole, font dont les talents, le zele major de cavalerie,
concevoir les
et le patriotisme
L'assemblée générale espérances les micux fondées.
des douge de surveillerles charge alors son comité
de se concerter avec la dangerse qui ila ineriacent,
taine général, et de lui faire municipalité part de et le capipourroit intéresser le salut pablic. tout ce qui
Le lundi, denxdece
un citoyen du Cap, mois, arrive à Saint-Marc
diligence: il venoit qui en étoit parti en toute
cent, commandant annoncer de la que le sieur de Vinbarquoit le même jour surla partie du nord,s'emescortant plusieurs
frégate la Vestale,
et d'artillerie, destinés bâtiments chargés de troupes
desseins de Tasemblee, contre Saint-Marc, Les
Hord.a'6toientenfine dévoilés. qualifiée provinciale du
des paroisses du nord, dout Irritée delad défection
avoientretiré de son sein leurs plns des denx tiers,
adhéré aux travaux de
députés, 9 etavoicnt
vivement encore affectée P'assemblée du
générale, 9 plus
assemblée générale
maintien de cette
2 elle n'avoit
ménagement: ; déja elle avoit
plus gardé de
mnissaires de T'assemblée
forcé quatre comville pour rétablir la paix et générale Lunion, envoyés à sortir au Cap
a. champ, à peine d'être pris
de la
les bargués, (tant ellé craignoit
al corps et en2yeux des citoyens de cette qu'ils ne déseillassent
pris des décrets de l'assemblée ville). Déjà au mé28mnnrs, qu'eile ne cesse néanmoins nationale des 8 et
dit regle de sa condiite J elle avoit, d'annoncer comme
plus haut, fait casser par le ainsi qn'il a été
cipalité de cette ville, confirmée peuple la munipar l'asseinC3
les bargués, (tant ellé craignoit
al corps et en2yeux des citoyens de cette qu'ils ne déseillassent
pris des décrets de l'assemblée ville). Déjà au mé28mnnrs, qu'eile ne cesse néanmoins nationale des 8 et
dit regle de sa condiite J elle avoit, d'annoncer comme
plus haut, fait casser par le ainsi qn'il a été
cipalité de cette ville, confirmée peuple la munipar l'asseinC3 --- Page 42 ---
(38) )
blée coloniale, et s'occupoit elle- méme à
ganiser une nouvelle, après avoir tenté
en orzicuer un lieutenant général de
de luisubsla proclamation du
police. Déja malgré
guoit la confirmation gouverneur de
qui promulelle avoit fait publier un l'assemblée arrêté
générale;
faisoit défense à toute la partie insidieux qui
reconnoitre. Tous ces excès avoient du.nord de la
T'assemblée générale à rendre un décret déterminé
maintenant ia municipalité du
qui en
la dissolution de la soi-disante assemblée Cap, prononçoit
ciale dunord. Cet acte d'une autorité
provincita toute sa fureur; le
légitime exnotifié,se garda bien de gouvernenr à qui il fut
tissement d'ue
préter la main al'anéancessaire pour corporation qui lui étoit si 1éP'exécntion de ses
au contraire ordre au sieur de projets; ; il donne I
de Cambefort, colonel du
Vincent, au sieur
sieur de Moncabrier,
régiment du Cap, au
royale audit lieu 7 enfin commandant à tous
de la marine
de se concerter avec elle dans ses subordonnés
cette exécution.
devoit L'entreprise la plus hardie 1 et dont le succès
dispersion garantir celui de toutes les autres, étoit la
f'avoit del'assemblée générale.
annoncé par Sa
Legouvernenr
mettre en exécution avec proclamation les
: mais la
sG seule autorité, eût été forces militaires de
reux
un parti aussi dangecitoyens qu'impraticable, de marcher Se faire requérir par des
leurs secours à cet effet, contre étoit elle et d'accopter
plus habile
un coup de la
ne le négligea politique : le conseil du gouverneur,
les
point; la ville du Cap lui en offroit
moyens, I savoit que beauconp de citoyens
mettre en exécution avec proclamation les
: mais la
sG seule autorité, eût été forces militaires de
reux
un parti aussi dangecitoyens qu'impraticable, de marcher Se faire requérir par des
leurs secours à cet effet, contre étoit elle et d'accopter
plus habile
un coup de la
ne le négligea politique : le conseil du gouverneur,
les
point; la ville du Cap lui en offroit
moyens, I savoit que beauconp de citoyens --- Page 43 ---
(39)
de cette ville, ou abusés par les mancenvres de
l'assemblée provinciale, ou déterminés
intérêts personnels, serviroient ses vues et par se lais-" des
seroient entraîner; dès lors il paroissoit n'avoir
qu'accédé aux desirs et à la réquisition d'une
partie des citoyens, et en même
il
noit à les faire marcher les uns contre temps les autres. parveMalhoureusement pourlui les pieces
et la mal-adresse. - de Ses proprès agents interceptées ont
prouvé cette intelligence secrete.
Le 30 juillet, les agents du pouvoir
s'étoient réunis à l'assemblée soit-disant exécutif
ciale, qui avoit arrêté, de concert avéc eux, provindouze commissaires 9 tirés tant de
que.
que des troupes
l'assemblée
lendemain
patriotiques, 9: s'embarqueront le
pour se rendre au
( porter en corps au gouverneur Port-au-Prince C
C voeu de
général
%
la province du nord, etle
C déclarer, au non de tous les
requérir de de
C province 3 à l'assemblée des. Marc citoyens cette
c parelle de s'étre conformée aux décrèts que,/aute
C et28 mars, il a charge de la dissoudre. dès &
>(1)
(1) Cette assemblée, qui n'étoit plus qu'un
d'assemblée provinciale, ou plutôt qu'une simple squelette COrporation émanée du Cap et de quatre ou cinq
avoit tort de s'annoncer pour l'interprele du voell paroisses, dé la
province du nord, composée de vingt-six paroisses , et
de parler au nom de tous les citoyens de cette province.
Elle écrivoit dars une lettre du premier aott, qui a
C4
re. dès &
>(1)
(1) Cette assemblée, qui n'étoit plus qu'un
d'assemblée provinciale, ou plutôt qu'une simple squelette COrporation émanée du Cap et de quatre ou cinq
avoit tort de s'annoncer pour l'interprele du voell paroisses, dé la
province du nord, composée de vingt-six paroisses , et
de parler au nom de tous les citoyens de cette province.
Elle écrivoit dars une lettre du premier aott, qui a
C4 --- Page 44 ---
(40)
C'étoit le 3i Juillet que les commissaires
toient embarqués. Ils ne pouvoient
s'6sont réellement arrivés que le3 de arriver, ce mois et ne
midi au Port-an-Prince; et cependant, dès après
la frégaté la Vestale, commandée
le les,
Montcabrier, et déux bàtiments
par sieur
tent du Cap, portant le sienrde marchands, Vincent partroupes destinées contre S.-Marc. La
et "les
dont on devoit au moins paroitré ignorer députation,. le succès', n'étoit donc qu'un effet de la connivance
d'entre le gouverneur, T'assemblée du
et le
sieur de Vincent,
devoit faire marcher Cap, les
troupes de cette
ce qui est encore
tré
Tadr
par un billet écrit, le28 jeillet, de la démon-.
du comte de Peynier, et adressé au sieur main de la
Jeille, commandant l'Engageante: C Les
C du Cap de M. de Vincent, dit ce
lettres
Cc marquent qu'iln'a aucun secours gouverneur à
ci les quarante liommes qui sont au donner
<c phin >). Ces's
Homcodue
dés par le gonverneur. secohrslutavotent Enfin, dans doncété la lettre demanIe sieur de Vincenta adressée à la commune
dontil
S.-Marc,et
sera ci-après parlé, il
a desorilres précis de son général
se ditqu'il
à S.-Marc. Le sieur de Vincent étoit pour rendre
temps l'agent de l'assemblée du
ils en étoient même
doncd d'aecord, etladéputation: n'étoitdonc Cap:
vain simulacre.
qu'un
été interceptée: ( Nous avons envoyé au général douze.
e commissaires, dont quelqués uns seront employés à des
& missions particulieres auprès des paroisses voisinesn.
é, il
a desorilres précis de son général
se ditqu'il
à S.-Marc. Le sieur de Vincent étoit pour rendre
temps l'agent de l'assemblée du
ils en étoient même
doncd d'aecord, etladéputation: n'étoitdonc Cap:
vain simulacre.
qu'un
été interceptée: ( Nous avons envoyé au général douze.
e commissaires, dont quelqués uns seront employés à des
& missions particulieres auprès des paroisses voisinesn. --- Page 45 ---
(41)
La nouvelle de l'armement fait at Cap
la
coalition du gouverneur et de l'assemblée par de
de cette ville, est suivie, le même jour 2 de ce mois,
l'annonce de trois conmissaires du bourg des
Gonaires, , qui viennentau: nom de quatre-vingts
citôyens de cetté paroisse offrir. leurs secours à
Passemblée générale. Elle reçoit en meme
avis du comité des Verettes, que leslabitants temps de
cette paroisse sont en marclie pour se rendré à
S.-Marc. Ils y sont bientôt suivis de ceux de la
peti le riviere.
rade Dans.l'après de
midi, le vaisseau mouille dans la
Saint-Marc, M. de Santo Domingo SC
milien présente à l'assemblée générale, otil esti reçu au
Cris de des vive applaudissemens la
sans nombre, et des
nation, vice le Roi, vive SantoDomingo, et Léqmipage duvaisseaile.
que intsiotentretenurtnt les membres de Leopard, l'assemblée qu'une afflnence prodigieuse de citoyens
occupoient les galeries; M. le Président a
son
RAt
de
patriotisme et son dévouement au salut
Saint-Domingue, qui voyoit à la tête de ses
libérateurs un de ses enfans , portantson
non (1).Il a ajonté : CC Nous avons été propre
C niés ; on nous a accusés de vouloir briser calom- les
Cc liens quinous imnissent à la France; mais vous
< avez rendu justice à nos sentiments : vous
C êtes joints à nous pour défendre notre liberté. vous
(1) M. de Santo-Domingo est créole, des mots
gro S Santo - Domingo, ont été formés ceux françois espat-Domingue.
libérateurs un de ses enfans , portantson
non (1).Il a ajonté : CC Nous avons été propre
C niés ; on nous a accusés de vouloir briser calom- les
Cc liens quinous imnissent à la France; mais vous
< avez rendu justice à nos sentiments : vous
C êtes joints à nous pour défendre notre liberté. vous
(1) M. de Santo-Domingo est créole, des mots
gro S Santo - Domingo, ont été formés ceux françois espat-Domingue. --- Page 46 ---
k Il viendra
(43)
C éloigné), où un la jour ( et il n'est
< mingue
partie françoise peut-être de
pas
C droits dont rentrera dans toute la
Saint-Docc possession; nos freres
plénitude des
C triomphe alors vous viendrez d'Europe sont déja en
C alors les : vous partagerez notre jouir de notre
C ront : Nous citoyens de cette belle
bonheur;
<C vons au
sommes heureux, et contréese di29 générale, courage etaux travaux de nous le de-
<c page du nous le devons au
T'assemblée
(C çois; nous le
générenx équiCC
devons au
FranraLRenLeen
mingo. >>
baron de Santo DoMM. Croisier,
bre du
président, et Dnchemin,
Techerohes pominepno.fmneanl du
de l'ouest,
memgouverneur,
échappesaurx
Saint-Mare, blée
et regoivent dina arrivent ce jour à
générale oùt ils sont admis lesein de T'assomclamations du
au bruit des acperséeutions qu'ils peuple, un diadiommnagoment des
blique.
éprouvent pour la cause
pule Zamarin3,amcilat comité des
bruit qui s'étoitr
générale à se douze devoit engager répandu que
seau le Léopard; transporter les
aux Cayes sur. lassemblée le vaisque des autres
citoyens tant de Saint-Marc
accourent dans paroisses son sein qui s'y étoient
point quitter la ville,
et la supplient rendus, de
de répaudre
renouvellant lenr
ne
sang,
jusqu'a la derniere
serment
pour empécher
gontte de leur
L'assemblée reçoit avec qu'elle ne soit dissoute.
témolignnges de
sensibilité ces nouveaux
quiayoient été à patriotisme portée de de la part de ceux
suivre ses travaux, et
Saint-Marc
accourent dans paroisses son sein qui s'y étoient
point quitter la ville,
et la supplient rendus, de
de répaudre
renouvellant lenr
ne
sang,
jusqu'a la derniere
serment
pour empécher
gontte de leur
L'assemblée reçoit avec qu'elle ne soit dissoute.
témolignnges de
sensibilité ces nouveaux
quiayoient été à patriotisme portée de de la part de ceux
suivre ses travaux, et --- Page 47 ---
(43)
continue au milieu des préparatifs de
%
s'occuper de T'organisation des assemblées guerre de dé
partement de Saint-Domingue.
On apprend le même jour
de trouver des citoyens
que Ja difficulté
dre aux troupes réglées destinées qui voulussent se joinMarc, avoit déterminé les chefs des contre Sainttriotiques du cap à les faire tirer au tronpes sort; pales cent grenadiers
mais I
Borl tombé, avoient refusé patriotes, , sur quile sort
leurs
de
de s'armer contre
triotiques concitoyens; embarquées, sorte que les tronpes pames de de la corporation consistoient des
en 300 hoinJes quels on avoitjoint cent negres et volontaires, mulitres
auxtroupes réglées, en deux cents
libres, et
du régiment du Cap que du
hommes tant
avec quatre pieces de canons, On corps d'artillerie
temps informé
est en même
instruites des que plusieurs paroisses du nord
l'assemblée projets hostiles du Gap contre
défense.
générale, s'arment pour aller à sa
$ En effet le lendemain
ment des troupes
4 9 un détachemandé par MM. patriotiques de Plaisance, comarrive à Saint-Marc, delaTouraudais et d'Arrigrand,
nuit pour s'y rendre; après il avoir marché jouret
Ini du Port-Margot,
est bientôt suivi de cecinq lienes;' sous le paroisse éloignée de trentedais de
commandement de M, Lanarriver Longehamp. Les jours suivans
ceux du Gros-Morne et
voient
commandés par MM. de Cressac duPort-de-Paix, et Flanet de
Vieuxhourg; ces différens corps envoyés
des
paroifes qu nord se présentent à Tassemblee par
géné-
s'y rendre; après il avoir marché jouret
Ini du Port-Margot,
est bientôt suivi de cecinq lienes;' sous le paroisse éloignée de trentedais de
commandement de M, Lanarriver Longehamp. Les jours suivans
ceux du Gros-Morne et
voient
commandés par MM. de Cressac duPort-de-Paix, et Flanet de
Vieuxhourg; ces différens corps envoyés
des
paroifes qu nord se présentent à Tassemblee par
géné- --- Page 48 ---
( 44)
rale, etlni apportent les délibérations de ces
roisses qui, adhérant de nouveau aux travaux paetprincipes de l'assemblée générale, ainsi qu'ala
proscription de
qu'elle a prononcée contre les sieurs
tiendront Peynier et Maudwit, déclarent qu'ils la soudu
et periront plutôt que de retomber sourlejoug
Jeur despotisme. Ces citoyens généreux font éclater
indignation contre
du Cap et les agens du l'assemblée despotique
lent de
gouvernement. ils bràle repousser Tennemi de la liberté,et de
venger sang de leurs freres. Le ressentiment
général est à son comble
que le colonel Mauduit, 2 Jorsqu'on les
par
ordres
verneur, a fait
gouEmont
sons des casernes arrêter MM. et conduire dans les prinégociants, membres de Camfrancq l'assemblée et Glaumé,
de retournerau Portau-Prince
générale,
escouade de soldats s'est
par congé, qu'une
crerie de M. Cottes, membre transportée de Passemblée sur la Sttque les soldats ne l'y ayant point
(1),
voulu se saissir de son économe trouvé, ont
trouvé son salut que dans la gérant, forcé quin'a
d'abar donneràla merci des fuite,
ainsi
du
negres tous les biens
propriétaire, enfin qu'une autreravagé et pillé une habitation sise près brigade di Port- a
au-lrinice, appartenant à M. Prat-des-Prés, che-
(2) Il est à remarquer que M: Cottes, conseiller au
conseil supérieur du Port-au-Prince, créole, est le seul
oflicier de cette cour qui ait mérité la confiançe de ses
concitoyens, etait été choisi par eux pour les
soit au comité provincial , soit à l'assemblée représenter des électeurs, soit enfn afawembléegenénke,
di Port- a
au-lrinice, appartenant à M. Prat-des-Prés, che-
(2) Il est à remarquer que M: Cottes, conseiller au
conseil supérieur du Port-au-Prince, créole, est le seul
oflicier de cette cour qui ait mérité la confiançe de ses
concitoyens, etait été choisi par eux pour les
soit au comité provincial , soit à l'assemblée représenter des électeurs, soit enfn afawembléegenénke, --- Page 49 ---
(45 )
valier de S. Lonis, dont
ment montrée en faveur l'opinion dcs
s'étoit hauteSaint-Domingue.
représentans de
Unsentiment d'horreur
les esprits, et la chaleir du acheve de pénétrertous
feste à un tel point, que si patriotisme se maniru cejonr, toute la prudence l'armée del du cap elt parale n'eit pu arrêter
l'assemblée générenfermés dans Saint-Marc. Timpétuosité des citoyens
le Pour danger, prévenir elle l'effusion dn sang et faire
nert tant
crut qu'il étoit
cesser
aux troupes' qu'aux nécessaire de dontis du cap, connoissance des citoyensabusts, parrielles, récemment arrivées. dépêches ministésont nommés par les habitans Cing commissaires
Marc, de la petite' riviere et des rémnis de Saintlettres rendent avec ces dépêches aux verettes, et se
iuterceptées
Gonaives, oùt des
ment du sieur de Vincent annoncent devoit que le débarques'opérer.
de Dans la nuit du 5 au 6 : est entré
Saint - Marc la goélette du dans la rade
drine. commandée par le
roi, l'Alexanéleve de la marine; il s'est vicomte de
da vaisseau, qu'il
rendu aussitôt Beaunay: à bord
de la
croyoit commandé parle sieur
de la Jaille. Galisonniero, Sa
et à son défaut par le sieur
décele un
surprise en ne. les y trouvant
parole mystere; il est interrogé et donne point, SCt
quet; cependant ahoninenr. qu'il n'est chargé d'aucun
chus. Ce paquet est on en trouve un dans ses paen présence de deux ouvert à une heure du
membres de
mufer
l'assemblée go-
de la
croyoit commandé parle sieur
de la Jaille. Galisonniero, Sa
et à son défaut par le sieur
décele un
surprise en ne. les y trouvant
parole mystere; il est interrogé et donne point, SCt
quet; cependant ahoninenr. qu'il n'est chargé d'aucun
chus. Ce paquet est on en trouve un dans ses paen présence de deux ouvert à une heure du
membres de
mufer
l'assemblée go- --- Page 50 ---
(46)
nérale, de deuxofficiers
Haogiscpiaveae municipaux et del l'étatlettre du Sr. deMoncabrier, Ils'ye est trouvéine
gate la Vestale, adressée commandant la fréniere, et écrite du bord de au sieur de la Galissonplate. forme; cette lettre
cette frégate, sous la
où l'on étoit encore att quidémontrel lignorance
noit le vaisseau, fait le détail cap, de sur ce qui concerjetée, donne le nombre des
l'expédition protroupes
triotiques. 1 ainsi qu'il étoit déja réglées et paquées, savoir, cent hommes de connu, embaret quatre canons decampagnesuria troupes réglées
cents volontaires sur Je navire
frégate, trois
royale, capitaine Pillet, et cent nantois, hommes la Fleur
pes régiées sur la goélette la
de trouannonçoit que M. de Vincent Patrie; enfin elle
cette petite armée, feroit
2 qui commandoit
Gonaives.
son débarquement aux
A cette lettre étoit jointe unc
ayant pour snscription : CC L'as. longue épitre,
ICC ciale du nord, C nos
embléc provin-
< sieurs les bons citoyens très-chers de la
fréres mesa
CC. Marc CC. Le préambule de cette wille de Saintdiatribe contre Tassemblée des épitre étoit une
Saint-Domingue, qu'elle traite représentants de senat
de
cieux quiforge de3 Jers ce la
audatendrit ensuite sur le sort des colonie; elle s'atMarc, qu'elle assure être
citoyens de Saintblée générale. <Nous
tyrannisés parl'assem-
(C tirer de létat de venons, leur dit-elle, vous
détresse et
CC vous trouvez : il est des d'anxiété oùr vous
C moyens de conciliation sont circonstances où les
<c avons donc cru, chers freres; sans effet, nous
qu'il falloit les
ux quiforge de3 Jers ce la
audatendrit ensuite sur le sort des colonie; elle s'atMarc, qu'elle assure être
citoyens de Saintblée générale. <Nous
tyrannisés parl'assem-
(C tirer de létat de venons, leur dit-elle, vous
détresse et
CC vous trouvez : il est des d'anxiété oùr vous
C moyens de conciliation sont circonstances où les
<c avons donc cru, chers freres; sans effet, nous
qu'il falloit les --- Page 51 ---
(
(47 )
fait appuyer par T'appareil de nos
ensuite le détail de ces
forces . cc. Elle
citoyens de Saint-Marc à forces ; elle invite les
ciliter T'entréc de
s'y joindre, à leur famoyens d'assistance Saint-Marc, à leur
ments du
et de protection procurer des les
Cc
commerce et de son
batiavant, ajoute-t-elle,
monde. CC Il faut
< clouer les
s'assurer des forts 1
C mieuz, canons, 2 si vous ne pouvez 71 enCc mes et des empécher toutes introdactions Jaire d'ar-
< lité et attachement troupes,
Nous vous jurons fidé-
< T'assurance et
jusqu'à. la mort, recevez-en
< de yos treshumbles comptez toujours surles secours
< lassemblée provinciale serviteurs, du
les membres de
La Jecture de cette lettre nord. Cc
des citoyens des sentiments éxcite dans le coeur
d'ine cenx quele cap en attendoit, et bien l'idée contraires à
bles,les atroce auroit perfidie dont on les croyoit humiliante
si leur ressentiment portés anx dernières
capagu'ils avoient dans la n'eit cédé à la extrémités, confiance
rale; elle devoit croire saeasederwsecmabiesl que le sieur
généaprès avoir pris
de Vincent,
roi, manifestées connoissance dans les
des intentions du 1
se retireroit, sans persister dépêches dans
de
da-miuistres
fide, mettre aux mains les son dessein
dre toyens., la les ans contre les autres troupes et les PE
décision de l'assemblée , et saufà attentravaux des représentants de nationale, sur les
Mais cette espérance.
Sum-Doningus
bons citoyens, . fut
dontse Rattoient tous les
des commis: aires a bientôt évanouie. Le retour
de Saint Mac, une apporté leitre le 7 à la
en forme de commune
manfeste,
fide, mettre aux mains les son dessein
dre toyens., la les ans contre les autres troupes et les PE
décision de l'assemblée , et saufà attentravaux des représentants de nationale, sur les
Mais cette espérance.
Sum-Doningus
bons citoyens, . fut
dontse Rattoient tous les
des commis: aires a bientôt évanouie. Le retour
de Saint Mac, une apporté leitre le 7 à la
en forme de commune
manfeste, --- Page 52 ---
(48 )
où ce général d'armée,
prisant sur les lettres ministérielles gardant un silence méa été requis par l'assemblie
5 déclare qu'il
dissoudre une
générale du nord, pour
assemblée, non constitués
puisque ce n'est pas le veeu
logaiement,
Cc près cela,
général : < C'est d'aC et du nord continumtil.qpcles (1), ont pris la mêmc parties del'onest
CC sans s'être entendues
résoiution
dix-huie heures,
(2) >). Enfin il donne
se divise, et
pour que l'assemblée générale
surleurs
que les membres se retirent chacnn
cc res, nos possessions, chers freres et de il ajoute : C Ah! nos freCC ses qui vous y êtes jointes, Suint-Marc, voudriez-vous et paroisctenir, au péril de la vie de vos freres et
souC une cause semblable?, >> Oni,
des notres,.
les citoyens qui assistoient à cette s'écrierent tous
nous la sontiendrons an péril de notre lecture, oui,
pent même ajouter que le péril n'étoit vie, On
sil'on considere l'état de défense
pas grand,
la: ville de
qu'offroit alors
Saint-Marc, et les obstacles
posoient ait succès de P'ennemi; il qui s'ops'en convaincre, de donner une idée suflit, de la pour
tion de cette ville, et du
fait
situade guerre par le capitaine général. rapport
au conseil
& Saint-Marc est situé dans l'enfoncement d'une
(1) II veut dire les volontaires du Cap et du Port-auPrince,
(2) Il est requis par l'assemblée générale du
plus bas il annonce qu'il a des ordres
nord; ; et
néral qui est à l'ouest. Quelle
précis,de son goquée!
intelligence plus mar-
suflit, de la pour
tion de cette ville, et du
fait
situade guerre par le capitaine général. rapport
au conseil
& Saint-Marc est situé dans l'enfoncement d'une
(1) II veut dire les volontaires du Cap et du Port-auPrince,
(2) Il est requis par l'assemblée générale du
plus bas il annonce qu'il a des ordres
nord; ; et
néral qui est à l'ouest. Quelle
précis,de son goquée!
intelligence plus mar- --- Page 53 ---
( 49 2
baia,surmer
ville bâtie au plaged'environ bord de la une liene delong; la
assez grande distance mer, est cernée à une
tagnes qui ne permettent par nl cordon de monJes denx
d'y aborder que dans
y conduit extrêmités, est renfermé nord de et. sud, et le chémin qui
dont le défilé est très chaque. côté dans une
STe la gorge, et pour arriver périllenx. à
Ala sortie
suit le long de la mer, et le la ville, le chemin
monillé en face, Kondroseroit-aisiment moindre bâtiment
1 passerbient. En outre, du
ceux qui
batterie
côtédusud, se trouve
ville, et à chaque Belleomée,h extrémité un quart de liene de la
une batterie de quatre pieces de de Saint-Mare, est
L'armée du sieur de
canon.
des Gonas à Saint - Marc, Vincent, devoit pour se rendre
plus grandes difficultés : il étoit non éprouver les
nécessaire de
de traverser les rivieres de -seulement l'Ester
P'Artibonite, (celle-ci la plus
et
et
profonde de la partie françoise large de
la plus
lieues mingue); : mais encore de faire au Saint-Dodans des chemins couverts moins dix
boue 2 sur un terrein
d'eau et de
ont, dans cette saison, gras 1 où les cavaliers
voyager, et sur lequel les beaucoup canons de de peine à
eussent pu être difficilement trainés. campagne
n'eit En supposant qu'une marche aussi
point arrêté le transport dés pénible;
découtagéles le
citoyens. forcés de
canons, et
passage de PArtibonite n'eût voyager à pied,
sans Berte de beaucoup de monde. pu être effectué
placés depuis le.bourg des
Des piquets
observer tous les mouvements Gonnives, de
devoient
l'ennemi; si
de de peine à
eussent pu être difficilement trainés. campagne
n'eit En supposant qu'une marche aussi
point arrêté le transport dés pénible;
découtagéles le
citoyens. forcés de
canons, et
passage de PArtibonite n'eût voyager à pied,
sans Berte de beaucoup de monde. pu être effectué
placés depuis le.bourg des
Des piquets
observer tous les mouvements Gonnives, de
devoient
l'ennemi; si --- Page 54 ---
7 50 5
pour éviter une partie de la
se fit embarqué dans des route par terre, il
cendre à la saline, un
chaloupes pour desnons de 18 servis par poste armé de trois cacés à ce service, et
cinquante saliniers exerde la Chicotte, leur commandés brave
par M. Rossignol
péché le
capitaine, auroit emnemi fut d@barquement parvenu à mettre et lors même que l'enrestoit encore cinq lienes à pied faire à terre, il lui
impraticable dans cette saison dans un
river à la gorge des Guépes. 2 avant que R2
lc S'il ent
la route de terre,
bac de
ett été 9 à son approche
ment
pAhret
qui avoit été aussitôt conlé; un retrancheen deça, présentoit trois construit sur la rive
futs roulants, dont le feu canons battoit de quatre, à af
posé; ; cent hommes d'infanterie le chemin opgons placés dans ce
et cinquantedrade Verneuil, ancien poste, officier sous les ordres de,M.
périmenté, attendoient l'ennemi d'artillerie, très exavantage, et pouvoient se
avec un grand
plus bas s'il y tentoit le porter plus haut OIZ
suite en cas que sa
passage. Ils devoient enle passage, battre en supériorité retraite
parvint à forcer
se replier sur la gorge des avec leurs canons
par où l'ennemi
Guépes 7 seul endroit
Marc.
pouvoit se rendre à SaintCette gorge étoit entièrement barrée
retranchement deux de
garni de denx canons par un
M. de Noiremont, quatre. Cent hommes sous les de18, ordres de et
de Cineinnatus, chevalier de Saint-Louis et
lieutenant-colonel
défendoient ce poste qui auroit été d'infanterie, renforcé
par
sur la gorge des avec leurs canons
par où l'ennemi
Guépes 7 seul endroit
Marc.
pouvoit se rendre à SaintCette gorge étoit entièrement barrée
retranchement deux de
garni de denx canons par un
M. de Noiremont, quatre. Cent hommes sous les de18, ordres de et
de Cineinnatus, chevalier de Saint-Louis et
lieutenant-colonel
défendoient ce poste qui auroit été d'infanterie, renforcé
par --- Page 55 ---
(5i)
s'y seroit replice. Le feu de ce
fTavant-garde qui
dans Pendroit oùt la gorge
retrancliement, placé le front de l'armée ennemie
est très étroite et oà
ne
que la
n'auroit Pu se développer, 2
pouvoit le retranchemettre en déroute; enfin en cas placé que sur la crête
ment ett été forcé, un fortin, deux
de quatre,
du morne, et armé de
et pieces donner le temps
devoit inquiéter de Pennemi, S. Marc de sortir de la gorge
aux troupes sur la ville 7 ce qui se fe.pit avec
pours se replier
P'ennemi àl'issue de
d'antant plus de facilité que le feu d'un bâtiment
la gorgesomitiongton par
7 et
avoit été embossé la Vish-vislonvenure, direction de MM. de la
Sont Tartillerie, sous
et de Nogérée,
Combe, chevalier de Saint-Louis
les deux anciens lientenants de vaisseaux 7
tous
tout le chemin jusqu'à la ville.
balayoit
Dans le cas où le colonel Mauduit eût de fait Saint- une
à six lieues
descente au Montrouis, cette ville par le côté
Marc, pour venir attaquer avoit fait les disposisud, le capitaine général le recevoir. Un piquetde
tions nécessaires pour Montrouis devoit éclairer ses
dragons posé La au
du canot présentoit une
mouvements.
gorge de
défendue par
batterie de trois canons les quatre, ordres de M.Didier,
cinquante hommes sous
de Saint-Marc, esademajor-gendral, citoyen
Cette
timé
son courage et son intrépidité. lieu couvert qui
tn.tr étoit placée dans un
plonge sur la ravine du canot que de T'ennemiétoit distance enobligé de. traverser. A un peu fort, dominant
deçà avoit été construit un'] petit
où il étoit
ane seconde ravine très profoude, D2
quatre, ordres de M.Didier,
cinquante hommes sous
de Saint-Marc, esademajor-gendral, citoyen
Cette
timé
son courage et son intrépidité. lieu couvert qui
tn.tr étoit placée dans un
plonge sur la ravine du canot que de T'ennemiétoit distance enobligé de. traverser. A un peu fort, dominant
deçà avoit été construit un'] petit
où il étoit
ane seconde ravine très profoude, D2 --- Page 56 ---
(5a)
attendu. Vingt-cinq hommes et deux ca
encere défendoient ce petit fort. En cas que l'ennons nemi forçàt ces deux postes, ce qu'il de monde, ne pouvoit les
faire sans avoir perdi beaucoup avoir encloué les
troupes de Saint-Marc, retraite après facile par les bois'
canons, circuit avoient les une amenoit au fort Bellecombe,
dont le
de douze et
hommes
où des canons
commandées quatre-vingts par M. Amide troupes soldées,, ancien officier au régiment du
dieu Daclaux, devoient faire le plus grand mal à l'enCap (1),
toute l'artillerie du vaisseau
nemi. tandis devant que la gorge, et battant à découvert
mouillé demi-lieue de terrain depuis cette gorge jusune
devoit achever de T'anéantir.
qu'à la ville,
de SaintLe surplus des troupes riviere, patriotiques des Verettes, du
Marc, de la petite de Plaisance, 2 du gros Morneu et
Margot,
les batteries de la
Rort port de Paix, garnissoient
ville, ou étoient destinées à se transporter. partout oà le besoin l'exigeroit.
Tel étoit le plan de défenses que s'il le capitaine fat venu
général devoit opposer les à côtés T'ennemi nord et sud; mais
en même temps par
officier, beau-frere du sieur Cournoyer, lieu-
(1) Cet
du régiment du Port-au-Prince, indigné
tenant-colonel consignée dans la lettre de celui-ci, rapde la barbarie
écrit
le recevoir à
portée plus haut, lui a
qu'il comptoit que ses cala tête de l'avant-garle, et qu'ille ni prévenoit bas.
ne porteroient ni trop haut trop
pons
BRN
à côtés T'ennemi nord et sud; mais
en même temps par
officier, beau-frere du sieur Cournoyer, lieu-
(1) Cet
du régiment du Port-au-Prince, indigné
tenant-colonel consignée dans la lettre de celui-ci, rapde la barbarie
écrit
le recevoir à
portée plus haut, lui a
qu'il comptoit que ses cala tête de l'avant-garle, et qu'ille ni prévenoit bas.
ne porteroient ni trop haut trop
pons
BRN --- Page 57 ---
(55 )
aly avoit lieu de croire que l'armée du sieur de
Vincent seroit la seule que l'on auroit à combattre, parceque les paroisses de l'ouest et du
sud qui s'armoient ne permettroient pas aul gouverneur de dégarnir le Port-au-Prince: Dans cette
position, le capitaine général pourroit porter
toutes ses forces contre cette armée 2 qui, composée en grande partie de citoyens peu faits A
la fatigue, se seroit rebutée au premier échec, 7
et se seroit aisément rappellé qu'ils étoient venus
attaquer'des concitoyens et des freres (4).
Tontes ces considérations qui étoient encore
fortifiées par des lettres reçues le même jour de
diverses paroisses dont les secours étoient anà J'assemblée
noncés n'échapperent point
générale lorsque la municipalité de Saint-Marc est
vente en corps, le7 de ce mois , lui faire part
de la lettre du sieur de Vincent. Mais les avantages de la victoire devoient entraîner l'effusion
du sang des citoyens et les horreurs de la guerre
civile que prén néditoient les fauteurs de la contre-révolution. Cette idée douloureuse affeetoit
les représentants de Saint-Domingue, qui, d'un
autre côté, voyoient dans la dissolution de l'assemblée générale le rétablissement assuré du
despotisme et la perte de Ja colonie. Dans cette
alternative affligeante se présente à eux un moyen
(1) On voyoit dans l'armée du sieur de Vincent les
sieurs Trainier et Ballon > dont les freres étoient dans
les troupes patriotiques, 2 accourues au secours de SaintMarc.
D3
eetoit
les représentants de Saint-Domingue, qui, d'un
autre côté, voyoient dans la dissolution de l'assemblée générale le rétablissement assuré du
despotisme et la perte de Ja colonie. Dans cette
alternative affligeante se présente à eux un moyen
(1) On voyoit dans l'armée du sieur de Vincent les
sieurs Trainier et Ballon > dont les freres étoient dans
les troupes patriotiques, 2 accourues au secours de SaintMarc.
D3 --- Page 58 ---
(54)
aussi sûr que magnanime, de
ennemis de la
déconcerter les
porter en corps régénération, dans le sein c'est de de se transJui demander justice contre
la nation pour
sent elle-même sous le
ceux qui la trahispour ses intérêtsi, et masqne d'an faux zele
fidélité des habitants de rassurer la France sur la
evoit si indignement calomniés. Saint-Domingue, qu'on
Cette démarche fiere et noble étoit
représentants Cette
de la premiere colonie de digne l'univers. des
courageuse résolution est
que conçue. Ni les hasards d'un aussitôt arrêtée
nile peu de temps pour
pareil voyage 2
judice d'un
s'y, préparer, ni le préde la nature déplacement quiles
aussi
ni la voix
ses et de leurs
rappelle auprès leurs épou
LICi
enfants, ni
part d'entre eux, rien ne l'âge avancé de lai
ce généreux dévonement peut arrêter l'effet PE
rale déclare cc. qu'elle cede (i). L'assemblée généec le sang d'un peuple de au desir d'épargner
C nement astucienx' et
freres qu'un gouverec enneris pour les détruire barbare a transformés en
Cc tres 9 et leur faire
les uns par les auEc épuisement, le calme préférer du
3 après un long
C tations de la liberté, En despotisme aux
CC crete qu'elle se
conséquence elle HRE
€c vaisseau le léopard transportera prêt à en France sur le
mettre à la voile,
(1). La plus grande partie d'entre
plusteurs mois du lieu de leur eux, éloignés depuis
à cette époque dénués
domicile, se trouvoient
yemps d'en faire venir. d'argent et de linge, sans ayoir le
:
férer du
3 après un long
C tations de la liberté, En despotisme aux
CC crete qu'elle se
conséquence elle HRE
€c vaisseau le léopard transportera prêt à en France sur le
mettre à la voile,
(1). La plus grande partie d'entre
plusteurs mois du lieu de leur eux, éloignés depuis
à cette époque dénués
domicile, se trouvoient
yemps d'en faire venir. d'argent et de linge, sans ayoir le
: --- Page 59 ---
(55)
aller
à la nation et au roi les asK pour
de porter l'inviolable attachement que leur
C surances
portion de François qui habite
C a voué cette
exposer à l'assemblée
C l'isle Ssint-Domingne: ourdie
le comte de
C nationale la trame Mauduit par et leurs fauteurs 9
C Peynier, , les sieurs sieur de Vincent, pour opéc et hoimémentles
dont la
Cc rer en France une contre-révolution lui dénoncer les
Cc colonie devoit être le foyer;
lâches assassinats commis par ces scélérats
C
du Port-au-Prince dans la
C contre les citoyens 30 Juillet dernier; les autres
C nuit du 29 au
sont rendus coupables ;
Cc attentats dont ils se
dissoudre,
C leur criminelle entreprise pour dont le RARNE
c la voie des armes, une décrets assemblée de l'assemblée naC tien a pour base les
une vengeance
< tionale elle-même; provoquer forfaits. 2 et sollici-
< éclatante de ces horribles nationale de lancer con
c ter enfin l'assemblée Saint-Domingue ces mêmes
o tre le despotismeà lont exterminé en France d'une.
ce foudres qui victorieuse >. Elle décrete en
e maniere aussi
d'être en acmême temps < qu'elle continnera et de s'occuper
ce tivité à bord dudit vaisseau 2
travaux
font l'objet de sa mission>.
< des
qui
de toutes les paroisses réunis au
Les citoyens
n'avoient écouté
Saint-Marc, quijnsqu'alors
au salut de 21
leur courage et leur dévouement connu la détermipatrie, n'eurent pas plutôt et les motifs qui
nation de l'assemblée générale
admira
en faisoient la base, d'cux. qu'une Ils profonde ont senti que de
tion s'est emparée celle qui épargne le sang,
toutes les victoires,
D4
de toutes les paroisses réunis au
Les citoyens
n'avoient écouté
Saint-Marc, quijnsqu'alors
au salut de 21
leur courage et leur dévouement connu la détermipatrie, n'eurent pas plutôt et les motifs qui
nation de l'assemblée générale
admira
en faisoient la base, d'cux. qu'une Ils profonde ont senti que de
tion s'est emparée celle qui épargne le sang,
toutes les victoires,
D4 --- Page 60 ---
( 56 )
est la
et dans les reiu citoyen
plus glorieuse; ils n'ont vu
présentants de Saint-Domingue
que
les libérateurs de la patrie. CC Soyez les témoins disoit
fideles de nos dernieres. l'assemblée délibérations, à la municiM le président de
serez désormais
6 palité de Saint - Marc. Vous- la liberté du
soutiens de
peuple;
g les uniques
la volonté de l'as-
€s vous lui rapporterez constamment de faire
<
a
alico
semblée générale
hésité à se dé-
< soll bonheur; et qu'ellen'a
lorsqu'elle
<
aux
grands
henticet
terminer
plus menacer leurs têtes. Le parti
< a yu le péril de
attestera à la cologs qu'elle vient entiere, prendre combien elle a trem-
> nie, à la nation
s'armer les uns contre
e blé de voir les citoyens désormais tout prétexte de (
c les antres. Que L'assemblée
va s'ar.
< discorde cesse. de votre villé, générale et alors les
c racher du milieu
n'auront
le droit
€ ennemis du bien public feu dans pas les mains.
fer et le
6 d'en approcherle maintenir les droits qui vous sont
K Vous saurez
faire
votre terL confiés; vous saurez
ainsi respecter les bénédictions
cc ritoire. Vous mériterez nous entoure et que nous por-
< du peuple toujours qui dans nos coeurs >>.
< terons
Le même jour la municipalité a envoyé lui att
sieur de Vincent deux de ses membres pour
annoncer la détermination de lassemblée génél'assurant
avoit été prise < conrale, en
de toutes qu'elle les personnes quis se trou32 tre le voeu
avoient fait serment
L voient en ville, lesquelles
c'estaprès
cc del la défendre; c'est, ajoutoit-elle, délibération et de TarE: avoir été témoins de la
peuple toujours qui dans nos coeurs >>.
< terons
Le même jour la municipalité a envoyé lui att
sieur de Vincent deux de ses membres pour
annoncer la détermination de lassemblée génél'assurant
avoit été prise < conrale, en
de toutes qu'elle les personnes quis se trou32 tre le voeu
avoient fait serment
L voient en ville, lesquelles
c'estaprès
cc del la défendre; c'est, ajoutoit-elle, délibération et de TarE: avoir été témoins de la --- Page 61 ---
(57)
d'avoir T'hon-
< rêté
nous nous empressons Nous
d'auC neur te vous écrire.
applaudissons la résistance
Cc tant plus à ce sage parti, que auroit
avoit été préparéo
C vigourense qui
le carnage le plus REAE
CC duit infailliblement Monsieur, que d'après ce
C ble. Nous peasons, 1 mettrez pas en marche;
( détail vous ne yous
fort
< les têtes encore échauffées interpréteroient Nos fonctions,
< mal un mouvement quelconque.1 à ramener la paix et le
C ni tendent toujons
de vous en faire
C bon ordre, nons prescrivent Signés, BAETTON DES CHAC la priere formelle. BesxanD-BoisSur, procureur de
< PELLES, maire;
C la commune, etc.>.
L'après-midi du même jour Passemblée généràle s'est réunie en la salle de ses séances La pour salle
se rendre au lieu de Tembarquement. tous les ciet ses avenues étoient remplies ceux par des autres
toyens de Saint-Marc et
Les
desréunis en cette .htE
gradins
paroisses tinés à MM. les suppléants étoient occupés étoient par veles dames et meres de familles qui des autres cinues mèler leurs regrets à ceux s'étoit rendue en
toyens. La municipalité qui de M. le maire,
corps a témoigné, 9 parlorgane CC tous les sentiments
à l'assemblée ville générale de Saint-Marc étoit pénétrée pour
< dont la
de Saint-Domingue, qu'elle
C les représentants de posséder dans son sein,
C avoit eu l'avantage suivi les travaux et dont nui
C dont elle avoit
patrione ponvoit manifesterle
< mieux qu'elle le zele
la cause du peuple. Elle
C tisme et
pour
onblier les témoie
K les a suppliés de ne point
organe CC tous les sentiments
à l'assemblée ville générale de Saint-Marc étoit pénétrée pour
< dont la
de Saint-Domingue, qu'elle
C les représentants de posséder dans son sein,
C avoit eu l'avantage suivi les travaux et dont nui
C dont elle avoit
patrione ponvoit manifesterle
< mieux qu'elle le zele
la cause du peuple. Elle
C tisme et
pour
onblier les témoie
K les a suppliés de ne point --- Page 62 ---
e
(58) )
c 9ME leurs qu'ils y avoient reçu de Pattachement
€c leurs séances concitoyens, dés leur et d'y venir continuer
C que quelques efforts retour 2 les assurant
CC ennemis 5 l'assemblée que pussent faire leurs
C toujours le même
générale y retrouveroit
a ensuite déclaré que dévouemisnt la salle des >>, M. le maire
semblée resteroit dans le
séances de l'asson absence.
même état pendant
Après de nouveaux
exprimés par M. le' témoignages à
de sensibilité
àtonsl les citoyens, l'assemblée président la municipalité et 1
en marche. L'appareil militaire générales'est mise
instant. 2. ajoutoit à la majesté du déployé dans cet
troupes patriotiques réunies des spectacle. Les
roisses bor doient la haie sur
différentes
puis la salle jusqu'au
plusieurs lignes Be
soldées escortoient rivage; les gardes nationales
précédée del la
T'assemblée générale qui étoit
nombreux. La municipalité consternation et suivie. d'un penple
les visages,le silence le plus étoit peinte sur tous
rompu que par les hénédictions Amposentnltontintes dont les
couvroient festé
l'assemblée et dont l'essor citoyens
sur-tont au moment de
s'est manifectué sur les chaloupes
T'embarquement efvive la nation, vive le roi, vive du.vaisseau.Les L'assemblée
cris de
pénétré tous les coeurs des
générale,ont
Domingue 1 dont le
représentants de Saintcitoit Tattendrissement généreux dévouement exles larmes d'un cortege général et faisoit couler
quiles avoient
nombreux de citoyennes
wrage,
acompagaesjnsyean bord du riLes gardes nationales soldées dont l'assemblée
ive la nation, vive le roi, vive du.vaisseau.Les L'assemblée
cris de
pénétré tous les coeurs des
générale,ont
Domingue 1 dont le
représentants de Saintcitoit Tattendrissement généreux dévouement exles larmes d'un cortege général et faisoit couler
quiles avoient
nombreux de citoyennes
wrage,
acompagaesjnsyean bord du riLes gardes nationales soldées dont l'assemblée --- Page 63 ---
759)
pour les sous4
avoit ordonné T'embarquomenat du colouel Mauduit, détraire à la vengeance
trois couleurs et aux
ployant leur drapeau anx les adieux du publicz.
armes de France, ont reçu du courage avec lequel, 2
récompense précieuse de France, elles avoient rePexemple des régiments leurs armes contre les citoyens.
fusé de tourner
du comité provincial
M. Croisier 2 président
sur
de l'ouest s'est réuni à l'assemblée générale, secrétariat
le vaissean le Léopard;! les archives,le ététransportés
etles bureaux delassenbléeyent
Tassemblée générale a teHier, 8 de ce mois du 1 vaisseau, s'est occupé de
nu sa séance à bord
et a reçu une députason adresse aux paroisses qui est venue lui appor:
tion dela derniers municipalité, hommages ; le vaisseau a appater ses
France à huit heures du soir (1)-
reillé pour
aujourd'hui
les paroisses
Nous apprenons et du sud, à la Mabaie du massacre
de l'quest
comte
du Port-an-Prince et des proclamationada de
de Peynier, se sont armées et ont de juré défendre venger leurs
le sang de leurs concitoyens et
représentants.
des délibérations de
Il nous est parvenu
laissent aucun Paéles
sieurs de ces paroisses celle quine! du petit Goave, en date
sur leurs desseins, s'exprime ainsi :
du premier août,
L'assemblée générale se trouvoit alors de 85 mem-
(1)
des personnesatachées à sa suites
bres, indépendamment
de Peynier, se sont armées et ont de juré défendre venger leurs
le sang de leurs concitoyens et
représentants.
des délibérations de
Il nous est parvenu
laissent aucun Paéles
sieurs de ces paroisses celle quine! du petit Goave, en date
sur leurs desseins, s'exprime ainsi :
du premier août,
L'assemblée générale se trouvoit alors de 85 mem-
(1)
des personnesatachées à sa suites
bres, indépendamment --- Page 64 ---
( 60 ;
* Après mire
a rêté que, jostement délibération, la commune a ar.
d manité qui ont été affligée des traits d'inhuk de
exercés de l'ordre du
Peynier, 9 sar nos
comte
e Prince, elle est prête à concitoyens du Port-au
& prêter secours et
marcher pourleur aller
& freres ne soient nssistance, et afin que nos
a troupe soldée et pas des sacrifiés à la fureur de la
XC trie, invite au nom de autres ennemis de la patc tisme, toutes les
l'honneur et du patrioG réunir le plus
paroisses de la colonie, à se
C ler délivrer nos promptement possible, pour alK de l'esclavage où concitoyens les,
du Portau-Prince
< et pour que le comte a de plongé le despotisme ;
C les dispositions de cette Peynier n'ignore pas
e dignation des cruautés dont paroisse et sa juste ine pable en ordonnant le
ils'est rendu cou-
<
massacre des citoyens
c
a.Port-autrinmas arrêtequele
adressé, et ont les citoyens
présentlui sera
signé. CC
du Extrait de la délibération de la même
2 août : c La commune
paroisse
Kc proclamations du comte de considérant que les
< des 29 et 30 juillet
Peynier, en date
Cc despotisme
dernier, sont des actes d'un
c de dissoudre eltrayant, des
attendu qu'il se permet
4C légitime du peuple, assemblées formées par ie vaeu
ec sur lesquelles, reconnues par lui-môme, et
e voir exécntif, ilna comme simple agent du pouC du
prétend fixer aucune lest espece d' autorité, attenec et ASTA leurs
bornes del leurs droits
CC étre le juge, et pouvoirs, dont a aucun titre il ne peut
& lever à la colonie que son les but est évidemment d'en-
* doit retirer de ces
avantages infinis qu'elle
assemblées, et dela réplou-
aeu
ec sur lesquelles, reconnues par lui-môme, et
e voir exécntif, ilna comme simple agent du pouC du
prétend fixer aucune lest espece d' autorité, attenec et ASTA leurs
bornes del leurs droits
CC étre le juge, et pouvoirs, dont a aucun titre il ne peut
& lever à la colonie que son les but est évidemment d'en-
* doit retirer de ces
avantages infinis qu'elle
assemblées, et dela réplou- --- Page 65 ---
(61)
le
de T'antorité arbitraire;
a ger sous jong criminels projets on a 8
C pour exécuter ces
des forces publicontre ces assemblées
< déployé
du
exécutif ne
C ques dont les agents la pouvoir liberté et les propriétis
C sont armés que. pour defendre ex cite ainsiles citoyens con
<C des citoyens, qu'on armer des freres contre des
KC tre eux, ce qui est
CC freres. C
ces proclamations sont des
C Considérant que et de rébellion 2 ouverte en
< actes de tyrannie
et
toute la nation françoise, principale.
< vers
la
françoise de Saint-DoCC ment contre partie
C mingue.
Arrête
les placards de ces proclamations
<
que
aux archives de la municipa-
< resteront déposés consacrer à jamais les vues de cet
K lité, pour du y
exécutif, le voue de nouveau à
< agent pouvoir le déclare dès ce moment in-
< Pexécration publique à > aucun Frangois, ET NE LE RE:
K digne de commander POUR GOUVERNEUR DE CETTE ISLE 9
< cONNOTT PLUS comme citoyens françois, ils e
< déclarant d'étresoumis que
à la nation, à la loi et au roi
K cesseront reconnoitront toujours pourleur chefsu-
<c qu'ils et ont tous les citoyens signé. CC
K prème,
La paroisse du Petit-Goave a expédié aussitôt
un de ses capitaines de district, pour porter ses
délibérations et les nouvelles du Port-au-Prince
dans toutes les paroisses du
et de Saint-Marc arrive le lendemain 3 août à
sud. Ce capitaine
réunissent aussitôt dans
Aquin ; les habitants se des
ils
l'église, et après lecture
paquets,
pren:
nontlarrêté suivant:
*
signé. CC
K prème,
La paroisse du Petit-Goave a expédié aussitôt
un de ses capitaines de district, pour porter ses
délibérations et les nouvelles du Port-au-Prince
dans toutes les paroisses du
et de Saint-Marc arrive le lendemain 3 août à
sud. Ce capitaine
réunissent aussitôt dans
Aquin ; les habitants se des
ils
l'église, et après lecture
paquets,
pren:
nontlarrêté suivant:
* --- Page 66 ---
(62)
la commune d'Aquin délibérant,
& Sur quoi
entièrekc arrête d'une voix unanime qu'elle adopte de la
39 mert les décrets de lassemblée générale des 31
de Saint-Domingue,
C partie françoise et l'arrêté de la commune du
EC juillet dernier, du 2 du courant, auquel clle adhere
EC Petit-Goave
qu'indignée et grièC danstoutson ulcérée contenu;déclare des assassinats commis envers
CC vement freres du Portau-Prince, elle jure sur l'aucc ses Thonneur et de la patrie de verserjusqu'd.
<C tel de
de son sang pour en tirer vengeance;
C la derniere goutte
donné sur le champ
CC qu'il sera en conséquence et les plus précis
ECc les ordres les plus tous prompts les habitants et'citoyens
ec pour rassembler
armés au
de se trouver
bourgdA
ce actifs àl l'effet
jouretheure, et à l'effet de
tc quin, pour prendre lieu du ralliement, pour
C se rendre à Leogane, freres, déclarant traitres
K joindre leurs autres de porter le nom franC I la patrie et indignes
au jour
C çois, ceux qui ne se moins rendront de raisons point valables
à
C qui sera indiqué,
ce dont ils justifieront.c
K qui les en empêchent,
la concPrenant au surplus en considération du vaisseau,
Cc duite du maître et de l'équipage en rade devant S.-
cle Léopard, présentement d'Aquin s'engage ici de se
< Marc, la commune
pour lui assurer
C joindre aux autres paroisses des sentiments patrioticun traitement digne
citoyens viennent de
CC ques que ces dans générenx la circonstance. >
< manifester
sera
< Arrête en outre qu'extrait du des présent Cayes
< envoyé, tant à la commune enfin
renant au surplus en considération du vaisseau,
Cc duite du maître et de l'équipage en rade devant S.-
cle Léopard, présentement d'Aquin s'engage ici de se
< Marc, la commune
pour lui assurer
C joindre aux autres paroisses des sentiments patrioticun traitement digne
citoyens viennent de
CC ques que ces dans générenx la circonstance. >
< manifester
sera
< Arrête en outre qu'extrait du des présent Cayes
< envoyé, tant à la commune enfin Arrête
qu'estrait
K celle duPetitGoave. --- Page 67 ---
(65)
adressé par le secrétaire de la
5 présent sera sieur comte de Peynier. >
< commune at
de la commune, 2 et
Fait en assemblée générale
ont tous les citoyens signé.
Lecapitaine des districts dul PetitGoave estarrivé
da3an 4dece mois.. A quaà Cavaillon danslanité
s'est assemtre heures du matin, ordres, Inmunicipalité le ocsin a été sonné,
blée, et, par ses et des exprès envoyés dans
T'alarme a été tiré, rassembler les habitants.
toute la paroisse pour la
du procuA huit heures, 2 19 sur représentation dans un instant
<c reur de la commune, qu'étant
en marche
CC de crise et sur le point de se mettre freres
voler au secours de nos
opprimés,
C étoit instant de se procurer des poudres, fucc Iran
munition dont le quartier manCC sils et autres 1l a été arrêté par la municipalité qu'à
ec quoit:
MM. les gardes nationales arrive-
< mestre que la
du bourg, ils seront comc roient sur place 'an nombre de vingt-cing, pour
C mandés jusqu'
espéroit d'obteCc escorter les munitions quel'on S.-Louis. >
€c nir dela municipalitéde
Fait et clos etc. signé Berret, maire, Ruffiveuille, procureur de la commune, etc.
Une lettre de la même municipalité en date
du lendemain, , s'exprime ainsi:
hier assemblée, parC La commune 2 depuis
ne
K tage tous nos sentiments : elle
respire daris
elle ne voit
d
E vengeance et désespoir 7 Néron, qu'un CaliS comte de Peyhier qu'un
itions quel'on S.-Louis. >
€c nir dela municipalitéde
Fait et clos etc. signé Berret, maire, Ruffiveuille, procureur de la commune, etc.
Une lettre de la même municipalité en date
du lendemain, , s'exprime ainsi:
hier assemblée, parC La commune 2 depuis
ne
K tage tous nos sentiments : elle
respire daris
elle ne voit
d
E vengeance et désespoir 7 Néron, qu'un CaliS comte de Peyhier qu'un --- Page 68 ---
(64)
e gula. Nous nous
6c comptez sur notre reposons sur votre prudence, *
courage. >>
Extrait d'une lettre de la
quin, dela même date: Cc. MM. municipalité de
d'A-
< manqueront pas de vous
Saint-Lonis ne
* chement de Cavaillon est marquer qu'un détacc M. de Saint-Vilmé
venu demander à
C dant) les clefs de la (lientenant de roicommanCc
sur son refns ils poudriere ont
et de l'arsénal,
c Alnadtes où étoient
enfoncé les portes de
ec tombereaux des
les glefs, a
et ont chargé des
munitions
a cessaires.
qui leur étoient né
C Ces soir,neufdenos braves
C allésà Saint-Lonis
jeunes gens sont
a pour) y prendre les 2 précédés d'un tombereat
< d'unautred côté ont fait munitions venir, du nécessaires 1 et
Cc deux pieces de canon poir la bord dela mer,
garde du
C On a surpris une lettre
bourg.
< Coustard au sieur
adressée par le sieur
C régiment du
Canderc, (ancien officier au
C du régiment Port-an-Prince, du Cap,
et ensuite major
cc des Cayes, et zélé
habitant dans la plaine
ec par laquelle il lui donme partisan avis du gouvernement)
cc rasser d'un cas de polissons que, pour se débarc cipalités, on a déjà commencé qui composent les muniC et qu'onira de suite de ville en par ville le Port-au- Princes
(1 ). Deux cents
cipalités (1)C'est principalement contre l'existence des munique les agents du pouvoir exécutif
né leurs efforts; tous les commandants ont combiel ordre du gouyerneur de
pour le roi onf
protester contre cet établis-
lui donme partisan avis du gouvernement)
cc rasser d'un cas de polissons que, pour se débarc cipalités, on a déjà commencé qui composent les muniC et qu'onira de suite de ville en par ville le Port-au- Princes
(1 ). Deux cents
cipalités (1)C'est principalement contre l'existence des munique les agents du pouvoir exécutif
né leurs efforts; tous les commandants ont combiel ordre du gouyerneur de
pour le roi onf
protester contre cet établis- --- Page 69 ---
(65)
suivies de deux
* braves citoyens des Cayes da aller 7, cematin chez
C pieces de campagne ont
delui et de tous
se saisir
K M. de Cauderc, pour
ic ses papiers.
le
ont fait dans plusieurs paroisses,
gement, ce qu'ils
coinmandant un bâtisieur Robert de Saint-Fincent, Saint-Nicolas, écriment du roi en station, au Mole le. 17juillet : C M. de
voit au sieur de la Galissonniere particulier au Mole )
C Sainte- Croix ( commandant de la lettre du général, a envoyé
c aussitôtle réception
qu'on avoit laissé
à la municipalité,
6 sa protestation laisser user d'aucuns de ses droits.
k nommer sans lui
le renfort des gardes qui a
ainsi que
K Cette démarche,
inquiéter. la municipalité, qui
< eu lieu ce matin 2 a paru
vis-à-vis M. de
tout de suite une députation
& a civoyé
lui manifester ses craintes : celui-ci
< Sainte-Croix) pour
ainsi qu'en vertu d'ordres
s les a assurés qu'iln'agissoit
étoient des
7 et que les ordres supérieurs
t supérieurs lui. Ily a eu ce matin une assemblée chez
K loix pour
craint qu'ils ne remuent cette
c le maire Genton, on
mais est-on bien sûr de la
< nuit; : on les fait guetter > le désire ardemment, ,etc.
€ garnison? ? on dit que oui;jel
lettre du 1'0 du même mois; le même sieur
Dans une
écrivoit : C J'ai eu Phonneur de vous
de Saint-Vincent
j'étois disposé à terendre compte de la conduite que
avec
de ces Messieurs (de la municipalité)
nir vis-à-vis
pas à titre de maire 7 pour
lesquels je ne traiteraiméme avoir à discuter avec eux.
les objets que je pourrois
vaisseaux, en station
Le sieur Leyrits, lieutenant de
E
du 1'0 du même mois; le même sieur
Dans une
écrivoit : C J'ai eu Phonneur de vous
de Saint-Vincent
j'étois disposé à terendre compte de la conduite que
avec
de ces Messieurs (de la municipalité)
nir vis-à-vis
pas à titre de maire 7 pour
lesquels je ne traiteraiméme avoir à discuter avec eux.
les objets que je pourrois
vaisseaux, en station
Le sieur Leyrits, lieutenant de
E --- Page 70 ---
(66 )
c Enfn on ne pent voir plus d'énergie - 5 qu'en deux
tout sera prêt sous
K montrent les paroisses:
nouvelles certainies
point'de
< jours,etsil'onn'a
une lettre du 15 juillet, demandoit aii
aux Cayes; par
des ordres pour s'opposer aus
sieur de la Galissonniere
lc 25.
prétentions de la municipalité qui wa s'établir
Les lettres du sieur de Moncabrier sont dans lesmênxes
il plaint sur-tout le sieur de la Galissonniere,
principes;
l'établissement prochain de la municipade ce qu'après
celui-ci va être exposé au despolité au Port-au-Prince,
eisme de M. le Maire.
Toutes ces Jettres' ont été trouvées dans les papiers du
sieur de la Galissonniere. Il ne faut pas en oublier une du
sicur de Saint-Vincent, qui ayant vu avec douleur l'établissement de la municipalité du Mole, cherche àla tourmer en ridicule. Elle est du 14 juillet 1790.
avois annoncé, par Bussy, la prochaine élecc Jevous'
lieu dimanche
€ tion du Môle, elle a eu effectivement élection n'a
M. Genton a été élu maire; cette
e dernier.
trouble. Hier le corps municipal
a occasionné aucun le courier la nouvelle constitution de
K ayant appris par
M. de Sainte-Croix
< l'assemblée générale 2 a prévenu
heures,
un Te Deum chanté ce soirà cinq
k quilyauroit de
de cette nouvelle. Il n'a pas parlé
e en actions graces
des troupes qui eût été
du serment
sc du renouvellement
du
Tous ces inci-
< refusé (c'est le serment 14 juillet).
homdonnent lieu à des fêtes où toutle monde,
4 dents
L'élection de diC mes et femmes, trouve à se réjouir.
chez M, le
s manche a été suivie d'un souper splendide
soirà cinq
k quilyauroit de
de cette nouvelle. Il n'a pas parlé
e en actions graces
des troupes qui eût été
du serment
sc du renouvellement
du
Tous ces inci-
< refusé (c'est le serment 14 juillet).
homdonnent lieu à des fêtes où toutle monde,
4 dents
L'élection de diC mes et femmes, trouve à se réjouir.
chez M, le
s manche a été suivie d'un souper splendide --- Page 71 ---
(67)
rétablie et
fc que la tranquillité est parfaitement maintenue dans
soit
Cc que l'assemblée générale
à
ses droits, O11 se rendra sur le champ
cc- tous.
e Léogane.
lieutenant
cc M. le chevalier Duffreley (ancien
à Ade
colonel d'infanterie et habitant
G roi,
à
en a coftédeuz gourdins, , (41 liv. 2 sous
C maire, quiil
ont été
K 6 den.) le vin et le taffia (1) non compris, qui
fournis un honorable vicillard., nommé Bernard;
(C
par
a élevé au grade ct konneur Sua
ec que la voix publique
c'est-à-dire de commisk préme de commisairederade,
Ce soir la inilice patriotique
e saire sans commission. le Te Deum et après la cérémocc prend les armes pour
c'est M. le maire qui
cc nie, , grand bal et illumination ;
saiz
lire, et
c fait les frais, M. le secrétaire qui ne
pas doivené
est le charpentier du roi,
cc M. le trésorier qui
être maitres de cérémonies :, tout cela sera magniC
e fique. >)
le sienrde Saint-Vincent a con;
D'après l'opinion que
de lui,
des municipalités, il n'étoit pas surprenant
çue voir dire dans sa letfre du 26 juin : cj'ai appris que jan
comme allant
e vois été dénoncé à lassemblée gémérale,
les tétes contre elle; /
c de porte en porte, faire ferinenter
une dénonciaheureux que ce ne soit pas
CC je m'estimel
j'aie. été bien gratuitement dénoncé
c tion : car quoique
de Brest,je ne m'ac,
K plusieurs. fois d la municipalité
ce régime lie. >)
& coutumerai pointl
() Le taffia est une eau de vie de cannes, qui n'est buc que par
les negres.
w
été dénoncé à lassemblée gémérale,
les tétes contre elle; /
c de porte en porte, faire ferinenter
une dénonciaheureux que ce ne soit pas
CC je m'estimel
j'aie. été bien gratuitement dénoncé
c tion : car quoique
de Brest,je ne m'ac,
K plusieurs. fois d la municipalité
ce régime lie. >)
& coutumerai pointl
() Le taffia est une eau de vie de cannes, qui n'est buc que par
les negres.
w --- Page 72 ---
(685
e quin), a déclaré que son
< de la Haye
neveu, le chevalier
e Prince), actuellement (officier au régiment du Port-au4 rejoindroit
sur son habitation, ne
c qu'il en avoit point son régiment malgré l'ordre
EC plus être
reçu, et
lui-même ne vouloit
employé dans d colonie en sa
cc' ded colonel, 9 qu'il
qualité
fuisoithommagedes ses services
& àla paroisse, et qu'il se rendroit avec ses cone citoyens à Léogane.
Cc Les habitants d'Aquin se
€ pour vengerles assassinats faits sacrifieront sur leurs tous
* Quand même on cesseroit toute hostilité freres.
C ne suffit point, iZ faut encore.
cela
e de ceux qui les ont commandés et de qu'on fasse justice
'cc les exécuter. Signé de
ceux qui ontosé
C my,secrétaire
Maupin, maire de S.-Regreffier.>
palité Nous du
par une lettre de la munici0A0a7Ge Goave, du 3 de ce mois,
sitôt que la nouvelle de ce qui s'étoit qu'ansort-au-Prince y. a été connue, C tous passé au
<c toyens, même les plus
les ciec nis en armes
voler éloignés 2 se sont réuCc freres; et ce matin pour il est arrivé au secours ici un de leurs
te des citoyens de la paroisse de
détachement
K en marche pour voler aussi au Baynet,quiétoient secours de
ec freres >). SignéDavid Roi, maire, d'Arnaud leurs etl le
comtedes Rivieres, officiers municipaux.
Une lettre d'Aquin, en date du 5 de ce
nenf heures du soir, 2 s'exprime ainsi: (C mois,
C prens à la hâte la plume
vous
Je res
4 d'une scène qui vient de se pour
faire part
*larrivée de M. Huguet, passer au Cayes. A
députédela commune
toient secours de
ec freres >). SignéDavid Roi, maire, d'Arnaud leurs etl le
comtedes Rivieres, officiers municipaux.
Une lettre d'Aquin, en date du 5 de ce
nenf heures du soir, 2 s'exprime ainsi: (C mois,
C prens à la hâte la plume
vous
Je res
4 d'une scène qui vient de se pour
faire part
*larrivée de M. Huguet, passer au Cayes. A
députédela commune --- Page 73 ---
AUALLE E
(doj
nationales se sont
<du Petit Goave, de 200 Caudere, gardes qui, à leur vue,
k rendus chez M.
économe et quelques
< s'est réfugié avec son de cannes, d'oû ila tiré
C Negres dans une piece de fusil sur les gardes
< environ vingtcing
d'autre moyert
C nationales. Voyant
à la
de
Antreneats
la
on a mis le feu
piece emC de prendre,
en est sorti on s'en est
Cc canne, et sitôt qu'il conduit aux Cayes : la munici-
< paré, et on l'a compétente pour le jugerl'a
<. palité n'étant pas sous bonne garde; mais les
< enyoyé en prison échauffées : on s'est. porté à la
< têtes étoient
brisé les
et il a été
C prison, on en a
où il a portes, été fusillé et a ett
C conduit sur la place,
voilà ce que. lui vaut
C ensuite la tête tranchée; avec M. Coustard,
< sà belle correspondance ainsi queles Peynier 9 les MauC qui mériteroit, le même sort. Vous ne tarderez
s duit,, etc.
elle a été
tae
< à avoir cette corespondance. est ,
il doit la
< ceptée, et M. Huguet en du Petit porteur; Goave,. pour la
Cc remettre à la commune l'assemblée générale, Le temps
CC faire passer à
vous en dire davanK me
S.M.de je ne puis S. Vilmé (commandanta
< tage, RECESTA etc.
la même carriere que M. de
C SaintLouis court
C Cauderc.>
des paroisses paroit avoir
La fermentation même. Nous venons ORE
gné la ville du Cap
volontaires, désignés
informés
l'armée vingt-neuf du sieur de Vincent, ne
pour être s
refusant.d'otre coms'étoient point embarqués; alloit commettre, et que
plices de l'attentat
à bord un proois-verbal
avoient
aI
les autres
Eij
même carriere que M. de
C SaintLouis court
C Cauderc.>
des paroisses paroit avoir
La fermentation même. Nous venons ORE
gné la ville du Cap
volontaires, désignés
informés
l'armée vingt-neuf du sieur de Vincent, ne
pour être s
refusant.d'otre coms'étoient point embarqués; alloit commettre, et que
plices de l'attentat
à bord un proois-verbal
avoient
aI
les autres
Eij --- Page 74 ---
(70.)
en forme d'arrêté
Eraitres à la' patrie, Ceux-ci, 9 qui déclaroit les vingt-nenf
lilication, leur
ont fait propager révoltés leur de cette quacolere; ils ont
indignation et
ce mois, un conseil provoqné et obtenn, le 5 de
qui a cassé l'arrêté d'admmistration dans
du
< que les volontaires
lequel il a été décidé corps,
<c texte ne marcheront patriotiques sous aucun
ec çois, à moins
contre des
pré-
< perturbateurs que du ce ne fat contre citoyens des
fran-
<e
sition seule des repos public; et sur brigands la
€ bandonneront olferers municipaus. Qu'ils requi-
< naire de leur point la ville du Cap, lieu ordi- n'aC quelleils sont résidence, et à la défense de laC quence ils invitent spécialement dévonés. En consée rades déja partis leurs chers et braves camaC rage à sans doute pour S-Marc, et queleur couC leur sein >. On ajoute égarés 7 de se rendre dans
plu à T'assemblée soi-disant que cêt arrêté a fort dépas craint d'autoriser
provinciale,
n'a
ment du Capàarmer les aussitôt le colonel A régicanons, tant: surla ville batteries,de en pointerles
fait remettre les poudres que aux sur les avenues, et a
troupes soldées. Une lettre de ordres la des chefs des
Dondon, même
paroisse voisine du municipalité du
jour, apprend
Cap, en date du
stiles, < joints aux
que Ces mouvements hoC cent à percer ont éolaircissements fait
qui commenC coup de monde; ; les ouvrir les yeux à beanc, toyens se sont assemblés volontaires et
et autres ciec bord à expédier un
se sont décidés d'a.
< eamarades, partis sous exprès pourrappeller leurs
ec comte de Grasse. Ils
les ordres de M. le
a ce matin pour se faire s'assemblent rendre
de nonveau
compte de tous
, < joints aux
que Ces mouvements hoC cent à percer ont éolaircissements fait
qui commenC coup de monde; ; les ouvrir les yeux à beanc, toyens se sont assemblés volontaires et
et autres ciec bord à expédier un
se sont décidés d'a.
< eamarades, partis sous exprès pourrappeller leurs
ec comte de Grasse. Ils
les ordres de M. le
a ce matin pour se faire s'assemblent rendre
de nonveau
compte de tous --- Page 75 ---
1A
(7)
e et s'emparer des forces militaires 55. Signé de la
Four, mairc; Allenet, secrétaire-greflier.
Telestletablenn Bi-d-t-lautbseionentinus où
nous nous tronvons ; il est à craindre que les premieres lettres n'apprennent des nouvelles encore
plus affligeantes , si le gouvernement persiste
dans ses projets hostiles.
EXTRAIT d'une lettre de Saint - Domingue,
du 10 aoit 1790.
DANsla sitnation critique où nous nous trouvons, , nous avons tout à craindre des fureurs de
la guerre civile. D'un côté, le plus grand nombre
des paroisses, adhérant aux principes et aux travaux de l'assemblée générale, ont secoué le joug
del'ancien réginie, et juré de soutenir leurs municipalités ct leurs représentants jusqu'à la derniere goutte de leur sang. De l'autre côté, quelques paroisses, , égarées par des hommes pervers
et interessés, se joignent au pouvoir judiciaire,
quilance les forrdres de la justice, et au' gouvernement, qui les soutient dès forces militaires.
Leur butest la conservation de l'ancien système,
etil est aisé d'en connoître les motifs.
L'établissement des minicipalités entraîne la
suppression des états majors et l'anéantissement
dé leur autorité despotique; et dès lors tous les
agens dri pouvoir exécutifet sur-tout les officiers
dcs régimens de la colonie, à qui ces places étoienz --- Page 76 ---
(72)
infniment au nouvel ordre de
réservées, perdent
choses.
de département vont faire supLes assemblées
cortege dés
primer l'intendant et le nombreux de l'administracommis et chefs des bureaux
tion.
borne l'auL'existence de T'assemblée lui ôte générale la faculté de faire
torité du gouverneur; de donner essor 2 à sa volonté arbitraire,
des loix, de concert avec le ministre, le souveet d'être,
rain arbitre de Saint-Domingue.
La formation des gardes nationales en les anéan- espétiséant les anciennes milices, renverse riches, qui,
rances de nombre d'habitants les paroisses et LOTE
cette voie, commandoient croix de saint Louis; véritable hochet
roient à la
les amuse encore pour les
dont le gonvernementl
attirer à son parti.
La nouvelle organisation du ponvoir à des judiciaire hommés,
enlevera les officès de judicnture ministres ou des adminisIa plupart créatures des accoutunés à regarder
trateurs 1 presque tous.
doivent
leurs places comme un patrimoine qu'ils
améliorer par tous les moyens possibles.
municipale surveilleEnfin une administration sur-tout dansles villes,
ra, parune essaim police de sévere, gens sans aveu et de mauvais suce nombreux
réfugient dans les colonies et y
jets d'Europe quise du jeu, ou du briganingedun
vivent des.rapines
sommerce nocturne.
adminisIa plupart créatures des accoutunés à regarder
trateurs 1 presque tous.
doivent
leurs places comme un patrimoine qu'ils
améliorer par tous les moyens possibles.
municipale surveilleEnfin une administration sur-tout dansles villes,
ra, parune essaim police de sévere, gens sans aveu et de mauvais suce nombreux
réfugient dans les colonies et y
jets d'Europe quise du jeu, ou du briganingedun
vivent des.rapines
sommerce nocturne. --- Page 77 ---
LA - RESA
273)
Woilk sans doute, de la partde tant de monde;
de puissants motifs de coalition contre le nous'est renforcé dela
veau régime. Ajontons qu'elle de la colonie, à quil'on
plupart des négociants
ou
a. persuadé que des habitants administratuurs d'entraves au
législateurs metiroient toute sorte
du
paiement des dettes, comme sila suspension
paiement des dettes n'entrainoit pas l'extinction
du crédit, etl'extinction du crédit la ruine del'habitant, comme si le commerce et la culture des
colonies n'existoient point l'un par l'autre, et que
tout ce qui tend à l'accroissement de l'un, ne vivifioit pas l'autre.
Le gouvernement, 7 se fiant à cette coalition à
osé répandre le sang des citoyens; et s'il persiste
dans ses projets incendiaires, il est, à craindre
cette belle colonie, si utjle, si nécessaire à
la que France 7 ne Soit bientôt plus qu'un monceau
de ruines et de Gendres: le générenx dévouement
de notre assemblée coloniale, qui, sans calculer
les hasards et les sacrifices du voyage, s'est embarquée. , le 8 de ce mois, surle vaisseau le Léopard,
aller mettre sous les yeux dela nation
et du Port l'état déplorable de cetté intéressante
portion de l'empire; ce généreux dévouement,
dis-je, sera inutile, si l'assemblée nationale ne, se
hâte de nous renvoyer nos représentants, de les
protéger contreles ennemis dela régénération de
8.Domingue, de décréter la poursuite judiciaire
du Comte de Peynier, des sieurs Mauduite Coustard et Vincent, et dc tous ceux qui ont tourné
les armes des troupes contre les citoyens, ainsi
que le rappel de ces mêmes troupes assassines- --- Page 78 ---
(74)
C'est par le prompt retour de l'assemblée générale cisssi-soraismng
de faire respecter ses utiles travaux, que la charge paix
se rétablira dans la partie françoise de Saint-Domingue; c'est par la création de gardes nationales
soldées, uniquement destinées à la défense inté-,
rieure de l'isle, et par l'envoi de vaisseaux,
teurs d'officiers et équipages connus par leur por- patriotisme: c'est par ces mesures aussi sages qu'indispensables que les agents du despotisme ministériel et leurs adhérents, pourront être contenus.
Alors les muntcipalités acheveront de s'établir,
les assemblées de département se formeront, l'assemblée générale continuera à s'occuper de la
constitution de Saint-Domingue ; et la colonie,
en applaudissant à son travail , bénira chaque
jour l'assemblée nationale quil'aura protégée, et
ie monarque qui aura veillé à sa tranquillité, --- Page 79 --- --- Page 80 --- --- Page 81 --- --- Page 82 --- --- Page 83 ---
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R382a --- Page 84 ---